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- SOMMAIRE Tome XXVI
- (DÉCEMBRE 1924)
- Lumière et Matière.....................................
- Le curieux mariage séculaire d’un insecte avec un champignon..............................................
- L’ionoplastie ou galvanoplastie par voie sèche.........
- Comment choisir un bon récepteur de T. S. F............
- Nouveau type de turbine aérienne à axe horizontal .. ..
- Le gigantesque croiseur aérien construit par l’Allemagne pour les États-Unis...............................
- Le rire chez l’homme et chez les animaux...............
- )
- Les progrès récents de la voiture automobile...........
- On expérimente actuellement un carburant qui serait supérieur à toutes les essences pour moteurs............
- Mue électriquement, la brosse à dents accomplit son office mieux et rapidement..............................
- Les ondes lumineuses et celles de T. S. F. ont une origine absolument identique............................
- Les applications du quartz fondu.......................
- Une seule machine parvient, aujourd’hui, à imprimer, perforer, débiter, numéroter et classer les feuilles de timbres-poste...........................................
- Un mégaphone électrique très puissant..................
- Comment certaines catégories d’insectes se protègent ou se défendent ........................................
- Une voiture automobile à quatre roues motrices, directrices et indépendantes.................................
- Un nouvel appareil, le “ Stéthophone ”, permet très commodément l’auscultation collective des malades..
- Noël et le Jour de l’An approchent : l’industrie des marrons glacés bat son plein............................
- Nouvelle cireuse électrique pour parquets..............
- La T. S. F. et la vie. (Conseils et informations utiles aux amateurs de T. S. F.)...............................
- Nouveau régulateur de température pour le chauffage électrique..............................................
- Pour trouver pratiquement les pôles d’une génératrice..
- Un appareil qui réalise artificiellement la lumière du jour..
- Nouvelles données sur la chaîne-hélice.................
- Les A côté de la science (inventions, découvertes et curiosités).............................................
- Jean Perrin.................... 471
- Membre de l’Institut.
- Pierre Viala et Louis Mangin 481
- Membres de l’Institut.
- L. Houlievigue................. 489
- Professeur à la Faculté des Sciences de Marseille.
- Constantin Vinogradow .. .. 495
- Ingén. diplômé de l’École supérieure d’Electricité.
- S. et V........................ 508
- Pierre Chanlaine................ 509
- Raphaël Dubois................. 517
- Professeur honoraire de l’Université de Lyon.
- Charles Faroux................. 523
- Docteur ès sciences.
- Charles Fernet.................. 535
- S. et V........................ 538
- Merry Cohu..................... 539
- Ingénieur E. S. E.
- E.-E. Free ..................... 543
- Meinb. de l’Assoc. améric. pour l’avanc. des sciences.
- H. Tasta..................... 551
- S. et V...................... 556
- C. Pierre.................... 557
- Membre de la Société ento-mologiciue de France.
- Auguste Candiot.............. 566
- André Crober ............ 569
- Jean Clément ................ 571
- S. et V...................... 576
- Constant Grinault............ 577
- E. Thaï...................... 581
- Paul Marval.................. 583
- S. et V...................... 585
- S. et V...................... 586
- V. Rubor..................... 587
- M. Paul Painlevé, Président de la Chambre des Députés, Membre de l'Institut, nous avait promis un article pour notre numéro de Décembre ; mais ses multiples occupations, encore accrues par la rentrée du Parlement, l'ont empêché de nous le faire parvenir en temps utile. Nous comptons bien pouvoir le publier dans un numéro ultérieur.
- On trouvera, à la page 534, l’explication du sujet de la couverture du présent numéro.
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- M. JEAN PERRIN AUPRÈS DES APPARETES QU'IL GRAPHIE, D’IMAGES DE LAMES MINCES D'EAU DE
- UTILISE POUR METTRE EN ÉVIDENCE, SAVON, LA NATURE PÉRIODIQUE DE LA
- PAR LA PROJECTION SUR UN ÉCRAN, OU LA PHOTO-LUMIERE ET LA NATURE DISCONTINUE DE LA MATIÈRE
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- LA SCIENCE DÉCEMBRE
- ET LA VIE 1S24
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- Paris (10e) Par Jean PERRIN PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES SCIENCES I)E PARIS MEMBRE DE L’INSTITUT Tome XXVI
- ®®®®®®®® ®®®®®®®®
- Nous avons tous au moins l’idée confuse du rôle de la Lumière dans la nature, non seulement pour tout ce que nous perdrions si nos yeux cessaient de s’ouvrir sur l’univers, mais, de façon plus profonde et moins personnelle, parce que, sans la grande Animatrice, tout ce qu’il y a sur la Terre de Mouvement, de Vie ou de Pensée disparaîtrait d’un coup. Tout cela, en effet, ne subsiste que grâce au rayonnement venu du Soleil, qui maintient gazeuse l’atmosphère, puise dans l’océan l’eau des pluies fécondantes et nourrit, aux dépens de l’air, les plantes nécessaires à la vie des animaux.
- Je vais m’efforcer d’indiquercom-rnent cette impression prend une force de plus en plus grande et se justifie sans cesse davantage à mesure que nos connais-. sauces s’étendent et qu’elles se précisent
- I
- Vitesse de la Lumière. - Continuellement émise ou renvoyée par les objets que nous apercevons, la Lumière se manifeste, avant tout, comme une chose essentiellement en mouvement, qui se propage en ligne droite avec une vitesse prodigieuse, mesurable pourtant. Qu’un rayon de lumière, passant entre deux dents d’une roue dentée en rotation
- PLAGES D EPAISSEUR RIGOUREUSEMENT UNIFORME ET A CONTOURS CIRCULAIRES NETS OBSERVABLES SUR L’IMAGE CONSIDÉRABLEMENT AGRANDIE ET PROJETÉE SUR UN ÉCRAN D’UNE LAME MINCE D’EAU DE SAVON ÉCLAIRÉE INTENSÉMENT EN LUMIÈRE BLANCHE
- Chaque plage est formée par la superposition de feuillets élémentaires identiques dont Vépaisseur est environ de quatre millionièmes de millimètre et qui correspondent à des lits de molécules. Ces feuillets ainsi rendus visibles permettent de saisir sur le vif, à la fois, la structure discontinue de la Matière et la nature périodique de la Lumière.
- unilorme autour de son axe, se réfléchisse à quelques kilomètres de là et revienne sur lui-même, il sera arrêté si, pendant le temps connu où une dent prend la place d’un creux, la lumière a eu juste le temps d’aller au miroir et de revenir. Qu’un phénomène de durée connue (révolution d’un satellite) s’observe près de Jupiter pendant que cette planète âoigne de nous,' sa durée nous paraîtra augmentée du temps nécessaire à la lumière pour franchir l’accroissement également connu de la distance. Par ces moyens et par bien d’autres, on a trouvé que la vitesse de la Lumière est environ 800.000 kilomètres par seconde, dans le vide (et, à peu de chose près, dans l’air). Cette vitesse dans le vide est rigoureusement la même pour toute sorte de lumière, de n'importe quelle couleur, et. propriété merveilleuse qui a nécessité le remaniement d’idées sur l’espace et le temps qui n’étaient bonnes que dans le cadre ordinaire de notre expérience (Einstein), les mesures donnent la même vitesse encore quand on cherche à fuir devant la lumière ou à courir au-devant d’elle. C’est ainsi que nous trouvons exactement la même vitesse à la lumière qui vient d’une étoile, quand la Terre s’éloigne
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- de l étuile que lorsqu'elle s'en rapproche.
- Dans une substance transparente de densité notable comme l’ean ou le verre, la vitesse de la lumière est sensiblement plus petite et, cette fois, dépend de la couleur, plus grande par exemple pour le violet que pour le rouge. Au changement, de vitesse, selon les milieux, correspond la réfraction.
- Couleurs simples et spectres. -On sait bien, à ce sujet, que, si un rayon lumineux frappe obliquement une surface plane qui sépare deux milieux transparents (tels l’air et le verre), il se réfléchit pour une part (comme ferait un projectile qui, lancé contre un mur poli, rebondirait), mais, pour une autre part., pénètre dans le second milieu en se coudant à angle vif au point de traversée.
- Une lumière simple, qui se révèle à l'œil par sa couleur, se distingue encore par bien d’autres effets. Le bleu et le violet, par exemple, noircissent le bromure d’argent, ce que ne fait pas le rouge. Mais il est une action qu’exerce toute lumière simple : c’est d’échauffer tout obstacle qui l'absorbe. A ce propos, c’est une grande erreur de regarder une lumière comme plus efficace qu’une autre au point de vue thermique. Dans le spectre solaire, un écran s’échauffe plus dans le rouge que dans le bleu, mais il en serait autrement dans le spectre d’une étoile beaucoup plus chaude. Toute lumière est, en effet, de la
- PRISME
- FIG.
- Cette réfraction permet de définir une lumière ou couleur simple, c’est-à-dire monochromatique et de décomposer en lumières simples une lumière quelconque. Parexemple, la lumière jaune issue d’une flamme d’alcool salé est simple parce qu’un rayon de cette lumière ne s’étale pas, ne se disperse pas quand il se réfracte. Au contraire, de la lumière qui jaillit de la gueule d’un four porté au blanc éblouissant, frappant de la même layon la même surface réfringente, se disperse en une infinité continue de rayons dont la couleur varie graduellement du rouge au violet en passant par le jaune, le vert et le bleu, comme on le voit en recevant sur un écran diffuseur la lumière réfractée (fig. 1). Chacun des rayons de cette suite continue n’est plus, d’ailleurs, dispersé par une réfraction nouvelle, et, par suite, est simple.
- La suite des couleurs simples, qui se trouvent superposées dans le rayon blanc et que la réfraction sépare, constitue ce que l’on a appelé le spectre de la lumière blanche.
- - DECOMPOSITION l)Ii LA LUMIERE BLANCHE BAlt LE PRISME
- Lorsqu'un pinceau de lumière blanche est amené à passer d'un milieu dans un autre (en l'espèce, de l'air dans le verre du prisme) et, par suite, à subir le phénomène de la réfraction, il se disperse en une infinité continue de rayons, dont la couleur, dans le spectre visible, varie graduellement du rouge au violet, en passant par le jaune, le vert et le bleu, comme on le voit en recevant sur un écran diffuseur la lumière réfractée. On nomme Spectre l'image de la lumière ainsi décomposée en ses éléments constitutifs ou lumières simples.
- ble pour existence, ges et ul-à notre vue, que le cristal-de l’œil humain
- retent. pas aux bords rouge et violet de ce spectre. Bien loin au delà de ces bords, de la lumière invisi-nous manifeste son Ces rayons infra-rou-tra-violets échappent soit simplement parce lin et l’humeur aqueuse ne leur sont pas transpa-
- rents (cas du premier ultra-violet), soit, plus généralement, parce qu’ils n’exercent pas d’action chimique sur notre rétine.
- Caractère vibratoire de la Lumière. — Il est aisé, maintenant, de montrer que chaque lumière simple est un phénomène périodique, en sorte que tout rayon de cette lumière est constitué par un train d’ondes identiques cheminant sans se déformer avec la vitesse constante que nous avons indiquée. Quand les vagues d’une houle régulière se succèdent, la dénivellation est à tout instant la même en deux points que sépare une distance égale à celle qui sépare deux crêtes contiguës et qu’on appelle longueur d'onde ; elle est de même importance avec des sens contraires en deux points que sépare la moitié de cette
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- LllMIÈIlE ET MAT] EUE
- 17.
- longueur. C’est un caractère qu’on retrouve, avec une rigueur absolue, le long d’un rayon de lumière simple. A tout instant (infiniment court), le phénomène élémentaire qui constitue la lumière est le même en deux points que sépare une longueur d’onde (ou un nombre entier do longueurs d’onde). Au contraire, les états du rayon, en deux points «pie sépare une demi-longueur d'onde, sont exactement inverses, en sorte' qu’ils se neutraliseraient si on pouvait les superposer. Dès lors, en tout point fixe où passe le rayon, l’état change périodiquement, et la longueur d’onde L est forcément égale au produit de la vitesse V de la lumière par la période T de vibration. La fréquence n, ou nombre de vibrations par seconde, égale à 1/T, est aussi bien égale au quotient V/L, qui exprime combien il tient de longueurs d’onde dans l’espace que la lumière parcourt en une seconde de temps.
- J’ai dit qu’il est aisé de prouver le caractère vibratoire de la Lumière. Nous le pourrions en résumant les expériences (l’Young et Fresncl sur les interférences. Mais, plus simplement, cette vérité est imposée par nos observations sur les belles couleurs que prennent des lames très minces, des bulles de savon, par exemple, quand on les éclaire par de la lumière blanche.
- Couleurs des lames minces. —
- Considérons un pinceau de rayons d’une lumière simple, tombant à angle droit sur une lame mince (eau de savon, huile étendue sur l’eau, lame d’air entre deux surfaces de verre, etc.). Une partie de cette lumière se réfléchit sur la première face rencont rée, puis une partie de ce qui a pénétré à l’intérieur se réfléchit sur la seconde face ; par suite ces deux lumières réfléchies se superposent dans tout l’espace situé au-dessus de la lame.
- Si la Lumière est périodique, les deux rayons réfléchis (pii se recouvrent ainsi sont faits de deux trains d’ondes identiques, glissant dans le même sens avec la même vitesse. Ces trains d’ondes se contrarient exactement en se neutralisant s’ils sont décalés l’un par rapport à l’autre de une demi-longueur d’onde (ou d’un nombre impair de demi-longueurs d’onde). La lame paraîtra alors
- FIG.2. ANNEAUX DE NEWTON
- En faisant réfléchir la lumière sur la lame mince d'épaisseur lentement croissante qu'on réalise en posant sur un plan de verre une lentille à. faible courbure, Neivton a montré, le /)rentier. qu'on obtenait l'intage (Vanneaux aller nalivcm en t brillants et obscurs autour d'une tache noire centrale. Ces anneaux mettent en évidence le phénomène des interférences lumineuses.
- obscure pour un œil qui observe la lumière réfléchie. Elle brillera, au contraire, avec un éclat maximum quand, décalés exactement d’une longueur d’onde, les deux trains d’onde ajouteront exactement leurs effets.
- Le train d’ondes réfléchi par la seconde face est, évidemment, en retard sur celui qu’a réfléchi la première, et ce retard grandit avec l’épaisseur de la lame, c’est-à-dire avec le temps qu’il faut à la lumière pour traverser la lame et revenir à la première lace. Supposons qu’il y ait discordance exacte pour une certaine épaisseur, et faisons croître iducllement cette épaisseur : la lumière réfléchie réapparaîtra, s'éteindra de nouveau, réapparaîtra, et ainsi de suite. C’est ce que Newton montrait en faisant réfléchir la lumière sur la lame mince d’épaisseur lentement croissante qu'on réalise en posant sur un plan de verre une lentille à faible courbure. Des anneaux alternativement brillants et obscurs se voient alors autour d’une tache noire centrale (fig. 2). L’accroissement d’épaisseur de la lame entre deux anneaux obscurs consécutifs se calcule d’après les diamètres de ces anneaux et la courbure connue de la lentille; la période 7 est le temps nécessaire à la lumière pour parcourir deux fois cet accroissement d’épaisseur, et la longueur d’onde, égale à VxT, s’obtient du même coup. Cette longueur d’onde vaut environ la moitié d’un millième de millimètre, plus exactement 0,(5 micron, pour le jaune. Elle s’élève à (U.8 pour l’extrême rouge et s’abaisse à Oai pour l’extrême violet, ce qui fait environ une octave pour l’ensemble des lumières visibles.
- Les colorations des lames minces en lumière blanche sont maintenant faciles à comprendre. Une lame infiniment mince ne réfléchit pratiquement aucune couleur ; la lame est noire et ce fait montre qu’il y a discordance exacte entre les trains d’ondes alors réfléchis sur les deux faces (ce n’est pas la même chose pour la lumière de se réfléchir dans le verre sur l’air, pour la première face, et dans l’air sur le verre, pour la seconde face). Supposons maintenant (pie l’épaisseur croisse progressivement ; nous verrons se
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- LA SCI FS CF F T LA VIE
- succéder les apparences suivantes : d’abord, l'épaisseur étant encore faible au regard de la longueur d’onde, toutes les couleurs seront à peu près également réfléchies et encore très peu ; la lame sera grise et peu visible.
- Puis elle se teintera en jaune rougeâtre, les deux trains d’ondes commençant à se contrarier pour les vibrations visibles de la plus courte période ; puis le violet s’éteindra, le rouge étant encore notablement réfléchi ; l'épaisseur doublant, le violet deviendra brillamment réfléchi, mais le rouge ne le sera plus ; pour une épaisseur plus grande encore, la lame nous apparaîtra d’un vert intense, parce qu’elle choisira, pour les réfléchir, seulement le jaune et le bleu du spectre. Bref, la couleur changera graduellement avec l’épaisseur, jusqu'à ce que, les couleurs renforcées devenant de plus en plus voisines et nombreuses dans le spectre, la lame semblera redevenue blanche. Mais le spectre de cette lumière pseudo-blanche sera coupé de stries noires, qui supprimeront à peu près la moitié de chacune des teintes du spectre de la lumière blanche incidente.
- II est particulièrement ins- PRiSME À '
- REFLEXION TOTALE
- près ce qu’est celui-ci par rapport à notre vision directe, tout fluide nous apparaîtrait comme fait de grains distincts en mouvement rapide, se heurtant sans cesse au hasard, d’autant de sortes différentes que nous savons reconnaître d’espèces chimiques dans le fluide, et qui sont des molécules cons-titutives de ces espèces. De plus, dans les molécules mêmes, nous distinguerions alors des pièces constituantes, appartenant; à un beaucoup plus petit nombre de types, correspondant à nos différents corps simples, et qui sont ce qu’on a appelé les atomes.
- Ces molécules et ces atomes, dont l’existence apparaît ainsi comme certaine, échappent, cependant, en général, à l’observation
- PRISME A REFLEXION TOTALE
- ARC
- I
- LENTILLE-
- LAME MINCE DEAU DE SAVON
- APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE
- FIG. fl.-SCHÉMA DU DISPO-
- SITIF OPTIQUE PERMETTANT DE PROJETER SUR UN ÉCRAN OU DE PHOTOGRAPHIER I,’IMAGE AGRANDIE DE DAMES MTNCES D’EAU DE SAVON
- tructif et il est facile de reprendre ces observations sur ces lames d’eau de savon qui ont émerveillé notre enfance..le n'aurai rien de nouveau à dire ici sur les grandes bulles de savon, mais, en étudiant au microscope de petites lames horizontales, j’ai eu la chance d’apercevoir de nouveaux aspects où se révèle, en même temps que la périodicité de la lumière, la discontinu)lé de lu Matière.
- Il
- Les molécules. Cette discontinuité est, aujourd'hui, bien établie. De nombreux phénomènes, profondément différents : combinaison chimique, viscosité des gaz, mouvement brownien, coloration bleue du ciel, t ransmutations radioactives, et bien d'autres, s'expliquent si la matière est faite de molécules et d’atomes, et concordent exactement dans les déterminations qu’ils imposent poulie poids de ces éléments, concordance admirable qui a entraîné toutes les convictions. On peut dire que. à un grossissement qui serait à celui (pu- donne le microscope à peu
- directe. Pourtant , on peut compter un à un les atomes d’hélium qu’expulse une préparation radioactive, parce que chacun de ces at omes, lancé avec une vitesse énorme, porte assez d’énergie, malgré sa petitesse, pour déterminer une scintillation visible quand il est arrêté par du sulfure de zinc ; après quoi, il retombe dans l’inconnaissable.
- A défaut d'une molécule unique, un lit fait d une seule couche de molécules pressées les unes contre les autres peut être directe ment perceptible. C’est le cas de ces voiles, si ténus et capables pourtant de calmer les tempêtes, qui s'étendent à la surface de l’eau quand on y verse de l’huile. S’ils manifestent leur existence par divers effets, molécules et atomes sont encore, dans ces conditions tout au moins, invisibles.
- Mais, observons, comme il est schématisé sur la ligure fl, une petite lame d’eau de savon (solution fraîche d'oléate alcalin pur), tendue sur un trou percé dans une plaque métallique. La lumière, venue d'un arc (-t eoncenlrée par une lentille, est envoyée
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- L l ' M J È liE E T M A T1 E H E
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- sur la lame par un petit prisme à réflexion totale, au travers d’un objectif de microscope. La lumière réfléchie par la lame mince, et seulement celle-là, repasse en sens inverse dans l’objectif, à côté du petit prisme, et peut être observée directement au travers d’un oculaire, ou bien grâce à un nouveau prisme à réflexion totale donnant l’image dé la lame mince sur un écran ou une plaque photographique.
- Dans ces conditions, et suivant l’épaisseur de la lame (variable d’un point à l’autre par écoulement spontané du liquide), onaper- : çoit d’abord les colorations ordinaires des bulles de savon, sans qu’aucune discontinuité sépare deux régions de couleurs différentes. Puis un ré-arrangement se produit : des globules liquides se rassemblent en divers points de la lame et celle-ci se partage en plages à bords circulaires parfaite ment nets. Chaque plage a une couleur uniforme (et par suite une épaisseur uniforme), qui tranche sur les plages contiguës, tout e on lotir marquant donc une discontinuité brusque dans l’épaisseur de la lame.
- La richesse extrême des colorations est plus frappante que pour les bulles de savon ordinaires ; cela tient à ce que telle couleur, disons tel pourpre, qui occuperait peu de place dans les gradations insensibles des teintes de ces bulles et serait donc à peine perçue, peut ici s’étendre en teinte plate sur un espace considérable. Selon l’épaisseur des plages, on observe des noirs, des gris, des jaunes, des rouges, des bleus, des verls. des pourpres, e1 ainsi de suite, jusqu’à
- des pseudo-blancs à spectre strié. (On n’a pu, évidemment, reproduire dans cet article, en photographie, que les plages noires et les plages grises de diverses images choisies parmi les plus caractéristiques.)
- L’examen qualitatif de ces lames stratifiées m’a suggéré, avant toute mesure, que la différence d’épaisseur de deux plages
- ___ contiguës ne peut s’abaisser au-
- dessous d’une certaine valeur, et (pie cette différence élémentaire, sorte de marche d’escalier, est contenue un nombre entier de fois dans chaque plage. De même, si l’on jette des cartes à jouer sur une table, l’épaisseur en chaque point est celle (l’un nombre entier de cartes, sans que toutes les épaisseurs possibles soient forcément réalisées, deux ou trois cartes pouvant rester collées les unes aux autres. Les lames liquides stratifiées seraient ainsi formées par l’empilement de feuillets identiques, débordant plus ou moins les uns s u r 1 e s a u très, 1 e u r é t a t liquide imposant aux contours libres la forme d’arcs de eercle. Des mesures précises ont confirmé cette impression. Ces mesures portent sur l’intensité de la lumière réllé-cliie ; pour une lumière simple, nous avons expliqué que cette intensité, nulle pour une épaisseur nulle et pour une épaisseur qui est parcourue dans un sens en une demi-période, est maximum pour la moitié de cette dernière épaisseur. Une théorie plus complète donne l’épaisseur exacte qui correspond à toute intensité intermédiaire.
- On vérifie ainsi que, dans une lame liquide stratifiée, chaque plage est bien formée par
- UN AUTRE ASPECT DES PLAGES CIRCULAIRES QUI ACCUSENT LA NATURE STRATIFIÉE DES LAMES MINCES D’EAU DE SAVON, D’HUILE, ETC.
- üe-ci (le-là, on aperçoit des globules liquides qui se sont rassemblés en divers points de la lame.
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- LA SCIENCE ET LA VtE
- superposition de feuillets élémentaires identiques, dont l’épaisseur est environ quatre millionièmes de millimètre (4,4.10 "7).
- Il est remarquable que la différence d’épaisseur entre plages consécutives, qui correspond à l’addition d’un feuillet aussi mince, puisse créer une discontinuité optique d’une netteté aussi grande que celles qu'on perçoit sur les diverses images reproduites, à litre d’exemples, au cours de cet article.
- Comme cette épaisseur est de l’ordre des dimensions qu’on peut attribuer aux molécules des corps gras par les déterminations indirectes (pie je rappelais tout à l’heure, nous sommes conduits à penser que nous saisissons ici véritablement sur le vif la structure discontinue de la Matière.
- III
- Au point actuel, nous savons que la Lumière est périodique et que la Matière est granulaire, une même expérience suffisant à la rigueur pour rendre manifestes ces deux caractères essentiels. Mais nous n’avons encore aucune idée précise sur les relations de la Lumière avec la Matière.
- Kn fait, il ne se produit et il ne disparaît (le Lumière que là où existe de la Matière. En rélléchissant aux conditions de cette émission ou de cette absorption, nous allons en venir à supposer que, réciproquement, la Matière ne doit pas évoluer sans que la Lumière intervienne.
- Emission thermique. — Nous connaissons tous, d’abord, un mode d’émission où la Matière, bien qu’indispensable, n’imprime pas de marque personnelle à la lumière émise. C’est l’émission thermique, par laquelle nous avons défini la lumière blanche, comme on l’obtient en perçant une ouverture dans un four incandescent de température intérieure uniforme et bien définie. La lumière qui sort alors du four, évidemment identique à celle qui l’emplissait en régime stationnaire, est entièrement définie par la températ ure, sans (pie les dimensions du four ou de la sorte de matière qui le constitue interviennent en rien, bille a un spectre continu, où chaque couleur simple est représentée, avec une intensité qui, très faible pour les basses fréquences, dans l’in-fra-rouge, grandit d’abord avec la fréquence, passe par un maximum et redevient négligeable dans l’ultra-violet. Quand la température du four s'élève, l’intensité grandit beaucoup pour chaque couleur simple, en même temps que le maximum se déplace vers l’ultra-violet. Le maximum est dans l’infra-rouge pour un four de verrier, voisin
- déjà du rouge pour le cratère d'un arc électrique, dans le jaune à la température du Soleil, dans le bleu pour certaines étoiles. Mais, même à basse température, dans la cave la mieux fermée par exemple, toute lumière est représentée, mais seulement en trop petite quantité dans sa partie visible pour impressionner notre œil ; une telle lumière en équilibre isotherme baigne toute matière dont la température est définie.
- Peut-être est-ce le moment d’indiquer de combien la lumière peut s’étendre en deçà du rouge et au delà du violet. Du côté des lumières graves (par analogie avec les sons graves, degrandelongueurd’onde) émises spontanément par la matière, on a atteint des longueurs d’onde de l’ordre du tiers de millimètre ; du côté des courtes longueurs d’onde on a rejoint les rayons X qui forment un groupe de lumières aiguës, allant au moins jusqu’à des longueurs d’onde dix mille fois plus courtes que celles du jaune. Cela fait plus de vingt octaves, dont une seule agit sur notre œil, qui, en somme, physiquement parlant tout au moins, est presque aveugle. Et encore n’ai-je pas parlé des ondes hertziennes, qui peuvent se prolonger indéfiniment vers les grandes longueurs d’onde.
- Sans se refermer sur lui-même en enceinte isotherme à l’intérieur de laquelle le rayonnement est défini, tout corps rayonne de la lumière par le seul fait qu’il est à une certaine température, tel un bec Auer, un tisonnier incandescent, une perle de verre liquide. On démontre alors, et on peut vérifier, que, pour chaque couleur, le corps émet moins de lumière que ne le ferait l’ouverture d’un four de même température, vue sous le même diamètre apparent. C’est pourquoi l’émission thermique d’un four, supérieure pour toute couleur à toute autre émission thermique, s’appelle émission thermique intégrale. Par exemple, la perle de verre émet moins de lumière visible, et le bec Auer moins (l’infra-rouge, qu’on n’en trouve dans le rayonnement intégral qui correspond à leur température. Cela peut être utile : il ne pourrait qu’être nuisible, dans bien des cas, par exemple en ce qui concerne l’éclairage au gaz, qu’un bec Auer rayonnât plus (l’infra-rouge qu’il ne fait.
- Emission sélective. — Il est des cas, enfin, sans doute les plus intéressants, où la matière émet de la lumière qui n’a plus aucun rapport avec sa température. C’est ce qui arrive pour un ver luisant, par exemple, qui rayonne, dans le jaune et le vert, colossalement plus d’énergie que ne le fait un four à la température de ce ver luisant.
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- Tel est aussi le cas de ees tubes à vapeur de mercure, ou à néon, que la décharge électrique illumine sans les échauffer beaucoup. On a parfois, assez fâcheusement, appelé « lumières froides » ces lumières visibles ; en fait, elles ne sont nullement froides, mais elles ont l’avantage d’être pratiquement exemptes de radiations coûteuses, inutiles et même nuisibles à notre œil.
- Il est, au reste, bien entendu qu'il faut payer l’énergie de ees radiations, énergie
- nous conduit à penser que, du moins pour les réactions nombreuses qui se déroulent paisiblement, les rencontres efficaces sont très rares. On sait, par ailleurs, que même un faible accroissement de température (disons, quelques degrés), (pii augmente faiblement l’agitation moléculaire, subit, pour accélérer très sensiblement une vitesse de réaction (disons subit à la doubler).
- Arrhenius a réussi à expliquer ces caractères et a trouvé la loi précise d’inlluenee
- LES FEUILLETS EMPIÈTENT PLUS OU MOINS LES UNS SUR I/ES AUTRES ; C’EST LEUR ET \ I' LIQUIDE QUI IMPOSE AUX CONTOURS LIBRES LA FORME D’ARCS DE CERCLE
- Selon Vépaisseur des plages, on observe des noirs, des gris, des jaunes, des rouges, des bleus, des verts, des pourpres, etc., etc... bref, une mosaïque extrêmement riche de tons et de couleurs, dont, hélas, la
- photographie ne conserve que les gris et les noirs.
- que ne fournit plus le refroidissement du radiateur ; c’est ce que nous allons maintenant étudier brièvement.
- La réaction chimique. — Les molécules présentes dans un lluide ne gardent pas forcément leur individualité pendant leur mouvement et leurs chocs. 11 faut bien que certaines disparaissent, remplacées par de nouvelles molécules, quand une réaction chimique se produit. S’il se forme de l’acide iodhydrique lorsqu’on mélange de la vapeur d’iode et de l’hydrogène, c’est que parfois, quand une molécule d’iode et une molécule d’hydrogène se rencontrent, ce sont deux molécules d’acide iodhydrique qui se séparent .
- Ce qu’on sait de l’agitation moléculaire
- de la température. Il a imaginé qu’une molécule doit être amenée dans un état actif ou critique avant (le pouvoir réagir, et qu'il y a pour chaque corps, à chaque température, un équilibre entre molécules ordinaires et molécules critiques, la proportion de ces dernières étant, au reste, toujours excessivement faible et celle des molécules en voie de passage entre les états ordinaire et actif étant encore beaucoup plus faible.
- Une comparaison grossière pourra être instructive : tout le monde connaît ces boîtes à surprises d’où un diable peut se détendre brusquement. Nous comparerons la molécule ordinaire au diable détendu, et la molécule critique au diable enfermé dans la boîte
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- après compression <lu ressort. S'il faut bien admettre que parfois un diable se comprime ou se détend, il n’y a du moins aucun diable qui subsiste dans un état intermédiaire, ni comprimé, ni détendu. En sorte qu’un quantum indivisible d’énergie sépare les deux états qui peuvent subsister stationnaires.
- Pour chaque espèce chimique, par exemple pour de l’hydrogène à températ ure fixée, que eet hydrogène soit mélangé ou non à des corps sur lesquels il peut réagir, il apparaît continuellement, de-ci de-là, quelques molécules critiques avec absorption d’énergie, en même temps qu’un nombre égal de molécules ordinaires se régénèrent avec dégagement d’énergie. Cette énergie, qui est nécessaire pour atteindre l’état critique, peut être fournie par des chocs moléculaires ; elle peut aussi être fournie par l’absorption d’une certaine lumière. Cela est conforme à notre expérience familière qui nous enseigne qu’on peut se chauffer les mains soit en les mettant dans l’eau chaude, soit en les exposant devant un brasier. De façon générale, rayonnement et conductibilité peuvent se remplacer pour obtenir le même effet.
- Réciproquement, après une certaine vie moyenne dans l’état critique, et à la suite de liasards que nous ne savons pas analyser, la molécule critique (si du moins elle n’a pas disparu dans une « réaction » avec une molécule critique d’un autre corps) retombe spontanément dans l’état ordinaire en dégageant l’énergie critique. Ce dégagement spontané ne peut guère se faire que sous forme de lumière (éventuellement transformée dans le voisinage en énergie cinétique).
- La lumière capable d’amener les molécules dans l’état critique peut être puisée dans le rayonnement isotherme où baigne forcément la matière en expérience, du seul fait qu’elle est à une certaine température. On conçoit, d’ailleurs, que, si cette lumière excitatrice est jaune, il y en aura colossalement peu, à la température ordinaire, dans ce rayonnement isotherme. Mais, si nous faisons pénétrer de l’extérieur dans notre fluide un pinceau de lumière jaune (sans pourtant laisser la température s’élever notablement), nous accroîtrons énormément la densité de la lumière excitatrice. La formation de molécules critiques deviendra donc beaucoup plus fréquente ; du même coup, la régénération spontanée se trouvera accrue dans le même rapport que la densité des molécules critiques présentes s'est trouvée augmentée. La lumière engendrée par ces régénérat ions pourra, par la suite, devenir notable.
- Cette lumière est une Jtuoresccnce ; elle
- peut être tout aussi bien visible ou invisible,
- La fluorescence. — Nous devons voir si cette conception, fortement imprégnée d’hypothèses, concorde ou non avec les caractères de l’émission visible déjà désignée par ce mot de fluorescence.
- On sait comment cette émission est définie : une substance est fluorescente si, placée sur le trajet d’une lumière excitatrice convenable, elle s’illumine en émettant dans tous les sens une autre lumière. C’est le cas, en solution aqueuse ou gîycérique, pour l’éosine qui luit en vert dans la lumière bleue, ou pour le bleu de méthylène qui luit en rouge dans la lumière orangée.
- Ces deux fluorescences durent indéfiniment dans l’eau à l’abri de l’air. Mais, dans la glycérine, éosine ou bleu de méthylène disparaissent peu à peu sous l’action de la lumière excitatrice ; une réaction photochimique s’est alors produite.
- Théorie de la réaction chimique. — Cela se comprend aisément dans la conception précédente. Discutons, par exemple, le cas du bleu de méthylène. En l’absence de lumière venue de l’extérieur, par le seul fait que la température est définie, il se forme, de-ci de là, des molécules critiques de bleu de méthylène et des molécules critiques de glycérine, mais en proportion très faible, en sorte que la réaction, qui exige la rencontre de ces deux sortes de molécules critiques, est extrêmement lente et, par suite, nous échappe totalement.
- Mais éclairons par de la lumière orangée : la proportion en molécules critiques de bleu de méthylène est énormément augmentée, et la vitesse de réaction qui doit croître dans le même rapport peut bien devenir notable, comme on le constate d’ailleurs.
- Sans changer cet éclairement excitateur, élevons la température ; ceci n’agira pratiquement pas sur le bleu de méthylène en raison du grand excès de lumière orangée qui l’excite, mais cela accroîtra cette fois la proportion en glycérine critique, et par suite la vitesse de réaction. C’est bien là ce que l'on constate.
- Notons qu’au lieu d’exciter le bleu de méthylène par une lumière extérieure, nous pourrions aussi bien chercher à exciter la glycérine par une lumière convenable (qui, en fait, serait un certain infra rouge de longueur d’onde 8,8 microns).
- On conçoit, par cette discussion, comment la lumière peut jouer un rôle essentiel dans les réactions chimiques. Sans doute, son action peut être remplacée par celle de « chocs » équivalents produits au cours de
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- LUMIÈRE ET MATIÈRE
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- l’agitation moléculaire, mais nous ne pouvons pas choisir, dans cette « mêlée confuse » (Job), les chocs utiles, alors que, dès que nous l’aurons déterminée, nous pourrons faire agir de l’exté-
- rieur la lumière excitatrice convenable.
- Ceci peut avoir un jour de très notables conséquences.
- Au surplus, on sait bien, depuis longtemps, l’importance de certaines réactions déjà considérées comme «photochimiques » et dont la plus célèbre est sans doute l’action de la lumière visible sur la chlorophylle des plantes vertes. Mais ce qui est nouveau dans le point de vue moderne, c’est que même les réactions considérées jusqu’ici comme purement thermiques puissent être regardées comme suscep tiblcs d’être produites à froid par des radiations convenables.
- Radiations antagonistes. — Il est clair,
- en outre, que, si une radiation peut déterminer une réaction, une autre radiation pourra déterminer la réaction inverse. Il peut ainsi n’être pas seulement coûteux et inutile, mais tout à fait nuisible de ne pas sélecter les radiations qu’on charge de produire une transformation photochimique.
- Par exemple, l’oxygène se transforme en ozone sous l’action d’une certaine lumière ultra-violette (longueur d’onde, environ 0,16 u), mais l'ozone régénère l’oxygène sous l’action d’une autre lumière ultraviolette (longueur d’onde, environ 0,26 u). En éclairant l’oxygène, comme on fait pratiquement pour l’ozoniser, par de l’ull ra-violet non sélecté, on s’expose donc à un mauvais rendement, et c’est, en effet, ce qui a lieu. On conçoit, quand il s’agira de réactions industriellement aussi importantes, par exemple, que la fixation de l’azote, quel sera l’intérêt d’une telle sélection.
- 11. K ST REMARQUA II LK QUE RA DI IT'ÉRENCK ]VKPAISSF.UR ENTRE PEAGES CONSÉCUTIVES, QUI EST DE R’ORD RK DU IM I El .10 NIÈ .ME DE IMIRRIMETRE, PUISSE CRÉER UNE DISCONTINUITÉ OPTIQUE AUSSI NETTE
- .J’ai dû laisser de côté, dans ce bref exposé, la phosphorescence et, avec leurs véri beat ions, la plupart des raisonnements , qui sont l’essentiel des théories radiochimiques récentes. Je me suis limité à éveiller le désir de connaître ees théories, qui nous font un peu mieux concevoir et apprécier tout ce qu’on doit à la Lumière, âme vivante de la Matière.
- .Jean Perrin,
- île l’Institut.
- VERS UN ÉCLAIRAGE DES STUDIOS CINÉMATOGRAPHIQUES MOINS DANGEREUX POUR LES YEUX DES ARTISTES
- On éviterait les effets nocifs de la lumière des lampes à arc ou à incandescence des studios sur les yeux des artistes de cinéma en plaçant devant cette lumière des écrans de verre jaune. Mais, dans ces conditions, il faut remplacer le film ordinaire par le film panchromatique, c’est-à-dire également sensible à toutes les radiations lumineuses, qui, à l’encontre des films ou plaques ordinaires, reproduit exactement les valeurs des tons les uns par rapport aux autres.
- Malheureusement, des expériences sur ce lilm, laites récemment à l'Olîice National des Recherches et Inventions, ont montré qu’il exigeait, en lumière jaune, vingt-cinq fois plus de pose qu’un film ordinaire, et, par ailleurs, des essais d’hypersensibilisation tentés sur lui ont donné de mauvais résultats. Dans ces conditions, l’éclairage en lumière jaune des studios de cinéma, tout en demeurant vraisemblablement la solution de l’avenir, ne peut encore être envisagé.
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- PALESTINE
- Les vignobles dent MM. Mangin et Viala ont reçu des ceps attaqués par la Cochenille et son champignon sont indiqués en caractères plus apparents.
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- LE CURIEUX MARIAGE SÉCULAIRE D’UN INSECTE AVEC UN CHAMPIGNON
- En le révélant, la Science atteste la vérité de données purement historiques
- PAR MM.
- Pierre VIALA Louis MANGIN
- PRÉSIDENT DE 1,’ASSOCIATION FRANÇAISE POUR l’avancement DES SCIENCES, MEMBRE DE i/lNSTITUT
- DIRECTEUR DU MUSÉUM N ATI ON AI, d’histoire NATU R EDI .E, MEMBRE DE L’iNSTITUT
- L’histoire que nous allons narrer et qui a fait l’objet d’une communication de l’un de nous au dernier Congrès de l’Association Française pour l’avancement des Sciences, qui s’est tenu à Liège (1), a tout l’aspect d’un roman. Mais c’est un roman vrai que cette association, ce mariage, si l’on veut, d’une Cochenille et d’un Champignon, roman si fécond par les déductions historiques et géographiques qui en sont résultées. C’est grâce aux méthodes pasteuriennes et à la collabora-tion de géographes, de géologues, d ’ e n t om ol og i s t e s, d’historiens, d’hé-braïsants et de tal-mudistes, que nous avons pu résoudre une des questions les plus discutées d’après les textes de la Bible et du Tal-mud, celle qui est relative au changement de climat survenu en Palestine depuis les temps hébraïques. Notre Cochenille blanche (le Dactylopius vilis), dans son mariage avec le Champignon ( Bornetina Corium), a mis pleinement d’accord nos nombreux collaborateurs.
- Pour bien comprendre cette étonnante histoire d’association, ou plutôt cette histoire romanesque, il nous faut d’abord parler du
- (1) Celte communication a été faite par M. Pierre Yiala, de l’Institut, en qualité de Président de l’Association Française pour l'avancement des Sciences.
- climat actuel, comparé au climat ancien de la Palestine surtout et de la Syrie.
- La Palestine, où il ne tombe souvent que trente centimètres d’eau et, au plus, par exception, soixante centimètres dans l’année, est, à l’époque actuelle, un pays aride dans presque toutes ses régions, un pays oii la
- production agri -cole, à cause de la sécheresse persistante et de la forte chaleur, est intime et inférieure à celle des régions agricoles les plus pauvres que nous connaissions.
- Or, il n’en était j) a s ainsi aux temps hébraïques, d’après les textes sacrés et les documents historiques.
- Ainsi, l’historien de la Palestine, S. Munck, estimait la population de ce pays, à l’époque des Hébreux, à cinq millions d’habitant s pour la Judée, chiffre qui était encore de quatre millions au temps de Titus. Strabon dit que les seuls territoires de Jamnia et de Joppe (Jaffa) pouvaient armer quarante mille hommes. Il fallait donc, pour nourrir une population aussi dense, que les produits agricoles fussent très abondants, et que, par conséquent, le climat fût moins sec et le sol moins aride qu’à l’époque actuelle.
- Elisée Reclus, étudiant le climat de la Palestine, dit que l’aspect actuel du pays semble prouver que ces contrées « découlant
- M. P. VIAL,A M. L. MANGIN
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- ŒUFS DU « DACTVKOPIUS VITIS )) OU COCIIENILKK BLANCHI1’. DK LA VIGNK A, œuf mûr; B, œuf en voie d'éclosion; C, œuf un peu avant Véclosum
- de lait et de miel » avaient jadis un climat plus humide. Tl ajoute à ce sujet, : « Les auteurs anciens s’accordent à dire que la Palestine était couverte de forêts sur une grande partie de son étendue ; maintenant, elles ont entièrement disparu. »
- Dans la Vie de Jésus, Renan écrit : « La Galilée était un pays très vert, très ombragé, très souriant , le vrai pays du Cantique des Cantiques et des chansons du Bien-Aimé... » et il ajoute : « L’horrible état où le pays est réduit, surtout près du lac de Tibériade, ne doit pas faire illusion. Les bains de Tibériade, qui sont aujourd’hui un affreux séjour, ont été autrefois le plus bel endroit de la Galilée. Josèplie vante les beaux arbres de Géné-sareth, où il n’y en a plus un seul. Antonin Martyr, vers l’an 000, cinquante ans par conséquent avant l’invasion musulmane, trouve encore la Galilée couverte de plantations délicieuses et compare sa fertilité à celle de l’Egypte... »
- Les découvertes archéologiques faites dans le désert de Syrie, de vestiges de villes très importantes concordent entièrement avec ces données de l’histoire.
- Le changement du climat de la Palestine, qui tient aussi à des causes locales (déboisement), est, d’autre part, confirmé par M. A. de Lapparent, le géologue si estimé, membre de l’Institut, qui avait étudié cette
- question sur notre demande. D’après lui, la modification de ce climat tiendrait, en outre, au dessèchement progressif des régions de l’Asie centrale et orientale dû aux vents du sud-ouest, qui balayent tout l’Ancien Monde en écharpe, à travers la Perse, la Syrie, la Palestine, l’Égypte et le Sahara... où toutes les nappes d’eau qui existaient à la fin des temps tertiaires ont été peu à peu complètement asséchées par ces vents.
- Un autre fait agricole qui corrobore ceux-ci est relatif à l’époque de maturation du blé et surtout de la vigne. La l'êtc des Tabernacles ou des Cabanes, dont parlent souvent et la Bible et le Talmud, indiquait, pour les Hébreux, « la fin de toutes les récoltes, la rentrée de tous les fruits des arbres et de la vigne ». Cette fête coïncidait avec les premiers jours d’octobre. C’était donc fin septembre qu’avaient lieu les vendanges et que mûrissaient les raisins. Or, les fruits des variétés de vignes indigènes (cépages) de la Palestine y sont actuellement mûrs au plus tard en août, souvent fin juillet, bien avant la fête des Tabernacles, sous un climat devenu plus chaud et surtout plus sec.
- Mais ces quelques données de l’histoire, prises parmi beaucoup d’autres, n’ont, évidemment, que la valeur de tout document historique ; elles sont susceptibles de critiques et permettent toutes les discussions.
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- INSECTE ET Cil AM PIGNON EN MÉNAGE
- •ASh
- La biologie de notre Cochenille blanche, du Dactylopius vitis, apporte des faits d’expérience qui confirment pleinement les données sur le changement du climat palestinien et les asseoient sur des bases expérimentales décisives, les seules qu’admette et reconnaisse la vraie science. C’est cette histoire curieuse et attachante à plus d’un titre que nous allons présenter ici à la lumière du laboratoire.
- Le Dactylopius vitis est un fort joli insecte ; il est d’une blancheur de fiancée avant sa liaison égoïste avec l’étonnant Champignon, le Bornetina Corium. Son vêtement (tégument), mince comme un voile, est orné de mille arabesques proéminentes et couleur de lis sur fond d’ivoire ; sa parure est plus ornementée encore en Palestine qu’en Europe ; notons-le. Mais, sur tous les continents, combien est sensible cette peau délicate ! La moindre sécheresse l’impressionne ; toute la pensée de notre Cochenille blanche est de se prémunir des moindres rides que la
- chaleur ou l’atmosphère sèche pourraient provoquer sur son revêtement neigeux. Elle fait des prodiges pour atteindre ce but, même en Europe, mais son mariage palestinien, par lequel elle a enchaîné, en l’entretenant, le Bornetina, est la plus complète expression de cette crainte invincible et tenace de la chaleur sèche.
- Le Dactylopius vitis habite, sur les vignes, toutes les régions maritimes de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie ; notre Cochenille ne s’éloigne jamais, cependant, des bords de la mer, où elle trouve un état hygrométrique assez élevé et qui ne peut froisser ou rider sa peau délicate et sensible. On la trouve sur le littoral de la mer Noire et de la mer Morte, sur tous les bords de la Méditerranée et de l’Océan, dans les régions assez chaudes : en Portugal, dans le Sud de la France, en Algérie et en Tunisie, au Caucase, etc. Dans les vignobles maritimes de l’Europe ou de l’Afrique, elle vit sous les feuilles ou sur les raisins protégés
- l'EMELLE DE COCHENILLE BLANCHE VUE DE DOS, EN « A », ET l’Ail LA LACE VENTIIALE EN «B»
- I il de dos, Vinsecte montre ses deux paires de stigmates si; a sont les antennes; o, les yeux; s, les stylets. On a figuré sur les anneaux de l'abdomen les filières en pomme d'arrosoir.
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- LA PALESTINE EST, A L EPOQUE ACTUELLE, COMME LE MONTRENT CES DEUX DOCUMENTS PHOTOGRAPHIQUES, UN PAYS A1UDE ET INCULTE DANS PRESQUE TOUTES SES RÉGIONS. AUX TEMPS HÉRRAIQUES. C'ÉTAIT, AU CONTRAIRE, UN PAYS TRES FERTIXE
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- du soleil direct par le feuillage supérieur. Là. sur les feuilles surtout, elle pique en dessous le tissu, et la sève, abondamment puisée, est dégorgée à travers son tube intestinal sous forme d’un liquide glucosé, qui, en tombant sur la face des feuilles inférieures, leur donne un aspect vernissé. L’aspiration et le dégorgement de. ce liquide sont tellement intenses que le sol, en Tunisie par exemple, paraît comme arrosé sous les ceps envahis ; ce liquide sucré est particu lièrcment favorable au développe ment de divers champignons saprophytes, tels la Fumagine, qui noircit les organes de la vigne et, parfois, par son exubérante prolifération, en mettant obstaclé à leur respiration, les déprime gravement. Ce parfait milieu de culture pour un Champignon est à retenir.
- Cette horreur du Dactylopius vitis pour une atmosphère sèche se dessine déjà dans le vignoble français ou européen;
- car, 1 orsque les vignobles sont un peu éloignés de la mer, on ne le trouve que sur les vignes cultivées contre les murs (treilles) et seulement à l’exposition du nord. 11 se manifeste surtout en Tunisie, à climat chaud et sec, et aussi certaines années, en France (Gironde 1893), lorsque le temps sec est persistant. Notre Cochenille cherche, dans ces deux
- cas, un refuge extrême, pour ne pas être détruite, en descendant vite dans le sol et en se Axant sur les grosses racines, où elle passe la mauvaise saison, au lieu de la passer sous les écorces lacérées de la tige.
- D’ailleurs, une expérience précise de laboratoire a bien mis en lumière cette crainte instinctive de la blanche Cochenille pour l’atmosphère chaude et sèche. Nous avons élevé, sur des ceps de vigne en pots, une première série de Dactylopius venus de Pales-
- PHTHI1UOS1
- Coupe longitudinale ou cldré longitudinalement Cochenille circulant
- tine et, dans un autre essai, le même insecte récolté en France. Les élèves palestiniens ont été, d’après leur habitat actuellement normal, déposés dans le sol sur les racines ; les européens ont été déposés sous les feuilles, où ils vivent à leur état habituel. Par un dispositif spécial, l’atmosphère de la salle d’expérimentation a été maintenue à un état hygrométrique assez élevé et à une température moyenne (20 à 25°). Le Dactylopius vitis originaire de France a continué à vivre sur la face inférieure des feuilles ; mais le palestinien, mis sur les racines, est remonté, au bout de peu de jours, sur les rameaux et sur les feuilles.
- Une contre-expérience, dans une al mosphère progressivement desséchée à la même I empérat ure, a orovoqué un phénomène bien déni onstrat i f : t outes les Cochenilles des deux groupes se sont agitées et sont toutes peu à peu descendues dans le sol, sur les racines.
- Ces p rél i m inaires étaient indispensables pour coin p rend re le roman si curieux du ménage de noire blanche fiancée avec son associé Champignon. le Bornctina.
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- Le Dactylopius a existé de
- champignon dô- to,lt temPS cn P:llcstine‘ pour montrer la L’interprétation des textes sur la racine. hébreux de la Bible et du
- Talmud ne laisse aucun doute à cet égard, le toUCat des Hébreux est bien notre Cochenille blanche. Pour en avoir la preuve indiscutable, nous avons dû avoir recours, dans l’interprétation des textes de la Bible (Deuteronome) et du Talmud Babli, à la collaboration d’éminents spécialistes. Ce ne fut pas une de nos moindres satisfactions morales que de voir un évêque, professeur à la Faculté catholique de Paris (Mgr Gratïin), un rabbin de Paris (M. G. Weill) et divers rabbins de Palestine, un membre du Consistoire protestant de Paris,
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- associer, en communauté de travail et de pensée, leur haute compétence, pour résoudre une question qu’il ne nous eût pas été possible d’élucider définitivement et complètement par nos seulsmoyens.
- Le texte de la Bible, confirmé par les longs développements du Talmud, dit : « Tu planteras la
- vigne et tu la travailleras, mais tu ne boiras pas le vin, parce que le ver (le tola’at) la mangera.» Les prières de la fête des Tabernacles, où l’on invoque Dieu pour la pluie, ajoutent «... préserve la vigne du t ola’at ». C’est encore le ver que Dieu envoie au prophète J omis-dans le désert pour le punir de ses plaintes et détruire la plante (le qui-q u a y on) qu’il avait fait pousser pour l’abriter des rayons trop ardents du soleil.
- Divers auteurs grecs (Strabon),
- 1 a tins, et d e s écrits des x°, x;e et J: 11e siècles’, dont il serait trop fastidieux de rapporter les textes (pii ont été traduits et interprétés pour nous, par des savants spécialistes en grec, en latin et en linguistique, confirment les textes sacrés et la gravité en Palestine du ver ou Cochenille blanche. Ces textes sont tous confirmés par d’autres relations ou des traditions orales recueillies (Cte Berton) sur les données du
- traitement de la vigne au moyen de l’huile extraite de l’asphalte de la nier Morte (Catraneum). Le procédé consistait à enduire la tige et les bras de la souche, pour empê-
- SPORES NATURELLES, CONSIDERABLEMENT AGRANDIES, DU CHAMPIGNON « BORNETINA CORIUM »
- Ces spores n'ont, environ, que 9 millièmes de millimètre de diamètre, b, manche; e. calotte.
- ASPECT
- cher le ver, par cette glu nauséabonde, de monter du tronc, où il hivernait alors, sur les rameaux et les feuilles, qu’il épuisait en les piquant.
- La Cochenille vivait donc bien, aux temps anciens, sur les rameaux, les feuilles et les fruits pendant la période végétative de la vigne. Or, on ne la trouve plus aujourd’hui sur les organes aériens de cette plante. On ne l’a observée qu’une seule fois, en vingt années, en 1907, lorsque de grandes pluies exceptionnelles et assez continues eurent lieu au printemps ; mais, dès fin mai, elle s’était réfugiée dans le sol pour se mettre à l’abri de ses deux ennemis : la sécheresse et la chaleur.
- Pourtant, même dans le sol, presque toujours sableux, brûlant et desséché de la Palestine, elle ne se trouve pas suffisamment protégée, et c’est pour se garantir avec certitude que notre blanche Cochenille forme cette étonnante association et se met en ménage avec le Champignon, le liornetina Coriuni.
- Celui-ci fut bien intrigant pour nous ; sa nature et son organisation qui ne correspondaient à rien de connu ne purent être éclaircies que par les méthodes pasteuriennes de culture en milieux artificiels, qui l’impressionnaient, d’ailleurs, d’une façon surprenante et modifiaient, par les dominantes de ces milieux, son aspect et sa constitution. Jusqu’à son isolement en milieu artificiel par une méthode particulière d’en-
- TRES GROSSI DE RACINES ET RADICELLES ENVELOPPÉES PAR LE CHAMPIGNON
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- COUPK TRANSVERSALE MONTRANT LA RACINE ATTAQUliH, J,A PARTI li ANNül.AIRK HABITEE PAR TES COCIIENILLES ET LA GAINE FORMÉE PAR LE. CHAMPIGNON A, gaine mycélienne ; B, espace habité par les insectes ; C, galeries creusées par eu.v.
- seniencement (bouturage), nous restâmes assez longtemps à nous demander si cet organisme n’était pas d’origine animale et ne résultait pas d’une excrétion de la Cochenille, d’autant qu’il constituait des masses énormes à zones d’accroissement bizarres. La vraie nature mycologique fut définitivement fixée par ses organes de reproduction et par ses graines (spores) de couleur chocolat . Ce n’est que cette formation de spores (ou graines) obtenues, une première fois, par les cultures en laboratoire qui nous a permis d’éclaircir cet accouplement si particulier d’un Insecte et d’un Champignon et de comprendre que l’un sans l’autre ne pourrait vivre sous un climat chaud et sec.
- Et voici le dénouement de cette idylle biologique. Sur les racines, le Dactylopius fait comme sur les feuilles : il les pique et dégorge un abondant liquide sucré, aux dépens duquel se développe, avec une luxuriante végétation, le Bornctina. Celui-ci forme un énorme feutrage blanc nacré et consistant comme du cuir, qui enveloppe les racines, les plus grosses comme les plus petites, et remonte souvent sur le tronc souterrain en volumineuses masses, qui entourent, comme
- d’une gaine, racines et tiges. Mais la masse dense, feutrée et imperméable du mycélium du Champignon n'adhère aucunement aux organes qu’elle englobe sans discontinuité ; elle n’est comme collée au bois qu'aux extrémités des diverses gaines et laisse toujours un vide entre les racines et sa paroi interne. C’est dans cette chambre nuptiale et close que pullule et circule la Cochenille, à l'abri de l'air desséchant du sol et de la chaleur, et qu'elle irrigue et alimente par scs piqûres la demeure hermétique que continue à construire ou à renforcer le Bornctina. Sans la Cochenille, le Bornctina ne pourrait prospérer, faute de nourriture ; sans le Bometinu, le Dactylopius périrait de sécheresse et de chaleur. Us sont donc obligés de faire bon ménage, mais c’est aux dépens de la vigne qu’ils exploitent et qu’ils tuent.
- Mais que vont-ils devenir, lorsque le cep sera épuisé et périra. La bonne harmonie, dans la lutte pour la vie, va continuer. Pendant la période hivernale, lorsque la vigne morte ou presque épuisée ne peut plus fournir d’aliments au Dactylopius et, par suite, par lui, au Bornctina, la Cochenille blanche, au corps si artistement orné, sommeille ;
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- elle maigrit même un peu, ce qui accentue ses ornements. Lentement, le lionietina se dessèche petit à petit ; l’épaisse trame mycélienne, n’étant plus irriguée par les dégorgements de l’insecte, se rétrécit peu à peu, jusqu’au printemps, au retour du fonctionnement du système radiculaire. Cette dessiccation fait que la trame mycélienne se fend et laisse ainsi des ouvertures par lesquelles la Cochenille émigrera sur les racines des ceps voisins non en core attaqués.
- Mais — et voyez combien tout est ad mirablemciit âge neé pou r cette vie commune — vers la lin de le dessiccation di cuir my ditn, L surface interne de celui-ci se couvre a b o n -dammentde spores, couleur brun foncé, si bien qu’en sortant de sa demeure, désormais inhabitable, car elle y périrait de faim, la Cochenille, qui est amenée à frotter son corps sur la paroi interne du cuir mycélien rétractée sur les racines, emporte, sur ses ornements, des quantités de spores. C’est sa nouvelle maison que la graine du Champignon, irriguée par elle, reconstruira à nouveau. Ainsi se termine le cycle de collaboration étroite et heureuse de notre Cochenille et de son Champignon. 11 se reproduit depuis des siècles, depuis que le climat de la Palestine a changé et est devenu plus sec et plus chaud qu’à l’époque hébraïque.
- Malgré toute la sympathie que nous inspire son délicieux roman, nous ne pouvons oublier que, si notre Cochenille nourrit son compère Champignon, c’est aux dépens de la vigne, qu’elle tue ! Heureusement que notre vignoble européen n’a pas à la redouter sur ses racines.
- 1 N A UT UK ASl’ECT Uli RAC IJEES DANS l.KS AMAS l'I
- D’ailleurs, si ce subtil insecte venait établir son ménage dans nos contrées, il serait bien vite et bien facilement combattu par les vapeurs de sulfure de carbone injectées dans le sol, au moment de sa migration, au printemps, de sa première à sa nouvelle demeure.
- Ce traitement serait infiniment plus efficace que celui appliqué depuis l’antiquité et pendant des siècles par les Hébreux
- ou les Arabes, et qui consistait, comme nous le rappelions plus haut, en un anneau de bitume de Judée mélangé d'huile, que l’on peignait autour du tronc et de chaque sarment delà vigne, pour empêcher la Cochenille de monter des racines aux bourgeons, ou inversement.
- Ainsi, par l’étude biologique attentive de l’insecte , la lutte contre ce dernier a été décisive en Palestine.
- C’est,d’ailleurs, grâce à la science que t ou tes les maladies de la vigne, en Kurope et dans les autres pays du monde, ont pu être combattues, que nos vignobles, menacés à plusieurs reprises d’anéantissement par le phylloxéra, le mildiou, le black rot, la pourriture grise, le pourridié et autres maladies mortelles pour eux, ont été sauvés et que la France a pu continuer de fournir au monde entier ses excellents vins. Les viticulteurs de tous les pays reconnaissent, avec gratitude, ce rôle prééminent de la science dans la victoire remportée contre tous les parasites qui ont assailli leur culture et l’ont bien souvent compromise.
- P. Viala et L. Mangin de l’Institut.
- INES ET RADICEIJ.ES ENRO-’.ETRÉS DT1 n HOKNETTNA ))
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- L’ION OPLASTIE
- OU GALVANOPLASTIE PAR VOIE SECHE
- Par L. HOULLEVIGUE
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES SCIENCES 1)1’. MARSEILLE
- Depuis les orfèvres de Tout-Ank-Amon, qui recouvraient de feuilles d’or battu le mobilier funéraire du pharaon, jusqu’aux modernes miroitiers de Cliauny ou de Saint-Gobain, l’art de la métallisation a utilisé maints procédés : le battage et l’application pour les métaux malléables comme l’or et l’argçnt, l’étamage et la « galvanisation » pour les métaux fusibles comme l’étain et le zinc, la méthode du vaporisateur, si ingénieusement adaptée par le Hollandais Schoop aux lins industrielles (voir La Science et la Vie, n° G!)), la peinture avec des métaux pulvérulents ou à l’état d’écailles, comme l’aluminium, l’argenture chimique, enfin la galvanoplastie électrique, dont chacun connaît les multiples applications.
- Ue fait, il n’est pas d’opération plus courante que celle qui consiste à recouvrir les objets d’une pellicule métallique, destinée, soit à les protéger, soit à les orner, soit à les rendre conducteurs du courant ou réfléchissants pour la lumière. Et la diversité de ces fins explique la variété des moyens mis en œuvre, dont chacun a son domaine, si bien qu’au lieu de se concurrencer, ces diverses techniques se développent côte à côte et vivent en bonne harmonie.
- De tous ces procédés, celui qui présente le plus de souplesse est, assurément, la galvanoplastie ; cependant, à moins d’artifices bien connus et
- médiocrement efficaces, elle ne saurait s’appliquer aux isolants, comme le verre, la porcelaine, le bois. Mais la lee électrique n’a pas dit son dernier mot : un procédé vient de naître, qui permet de métalliser les isolants aussi bien que les conducteurs, qui s’applique à toutes les surfaces sans exception, comme à un grand nombre de métaux. Ce procédé a reçu le nom (Vio no plastie.
- Notre revue manquerait à sa mission, si elle ne présentait à ses lecteurs ce nouveau-né de la technique scientifique et industrielle.
- Voici comment on procède
- La galvanoplastie par voie sèche exige, pour devenir pratique, une bonne machine pneumatique ; elle l’a trouvée dans la pompe double de Gaede (fig. 1), outil robuste, actif, ellicace, qui s’est imposé aux constructeurs de lampes à incandescence, de lampes à vapeur de mercure, d’ampoules radiographiques : un moteur électrique actionne deux pompes, dont les actions surajoutées ne demandent que deux ou trois minutes pour vider un récipient de
- FIG. 1.-LA DOUBLE POMPE DE GAEDE, L UN DES BONS APPAREILS
- FRÉQUEMMENT EMPLOYÉS POUR FAIRE LE VIDE
- plusieurs litres jusqu’au millième de millimètre de mercure. Il n'en faut pas tant pour procéder aux opérations iono-plastiqucs ; le centième de millimètre suflit, amplement:. La pompe de Gaede sera réunie, par un conduit large et court, avec le récipient où ee vide devra être maintenu. La forme de ee récipient variera suivant les dimensions de l’objet à métalliser ; II, une des
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- plus commodes, consiste ( fig. 8) en une cloche en verre, appliquée contre une platine métallique F creusée d’une rainure garnie de graisse consistante où s’engage l'ouvert un' de la cloche C. Le vide est produit à travers le tube T relié à la pompe ; la tubulure supérieure laisse passer une tige métallique, sur laquelle on peut lixer, à distance convenable, un disque K du métal qu'on veut projeter. La surface L à métalli-ser, lame de verre, miroir de télescope, etc., repose sur la platine, par l'intermédiaire d’un trépied métallique A. Kn somme, ee dispositif réalise tout simplement un tube de (Jeissler, dont l’anode ( + ) est constituée par la platine F et la cathode (—-) par le disque I\. Pour actionner ee tube, les électrodes F et 1\ sont reliées aux pôles • et — d'un générateur électrique. Le plus commode (parce qu’on le trouve dans tous les laboratoires) est une bobine de Rulnnkorff, donnant une dizaine de centimètres d’étincelles dans l'air ; mais on peut aussi bien employer un transformateur de courant alternatif conjugué avec un redresseur (soupape électronique ou Kénotron), une batterie d’accumulateurs, une dynamo à haute tension. Tous les moyens sont bons, pourvu qu’on fasse passer, de l’anode à la cathode, un courant de quelques milliampères sous une tension d'un millier de volts.
- Dans ees conditions, et le vide étant main-
- tenu au voisinage du centième de millimètre, la cathode K paraît entourée d’un espace sombre, enveloppé lui-même d’une lueur assez vive ; il importe' que la surface à mé-talliser soit placée entièrement dans cette lueur, car aucun dépôt ne se produit dans l’espace sombre qui se trouve à l’intérieur.
- Si l’on respecte ces conditions, le succès est certain ; au bout de quelques minutes, la surface à métalliser prend un éclat spécial, et il ne faut souvent pas plus d’un quart d’heure pour obtenir un dépôt métallique doué du merveilleux pouvoir réflecteur qui est comme la « marque de fabrique » des projections ionoplastiques. Il subira alors de faire rentrer l’air sous la cloche et d’en retirer l’objet métallisé.
- Bien entendu, l’opérateur disposera, suivant sa convenance, la forme du récipient ionoplastiquc ; la figure 4 montre un dispositif réalisé avec une éprouvette à gaz ; nous en verrons un autre tout à l’heure, et on en
- SCHÉMA D’UN KKCIPIKNT IONO-PPASTIQUF.
- (Voir, dans le tarte de cette page, Vexplication des lettres portées sur la figure.)
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- LA CAL
- A NOP LA STïK PA P
- VOIE SÈCHE
- Kl (J. 1. AUTRE FORME SCH ÉMATIQUE DK RÉCIPIENT lONORKASTIQUK
- A, anode ; K, cathode; L, .surface à ntétalfiser ; C, éprouvette fermée par un bouchon entouré par un collier de métal M, maintenu par de la glu G; T, tube d'aspiration.
- peut imaginer des centaines.
- Cette méthode s ’ applique, avons - nous dit, quelle que soit la matière à recouvrir ; nous avons métallisé par ce procédé, outre des métaux, du verre, de la porcelaine, du celluloïd, du caoutchouc, du bois. Il y a pourtant une ombre au tableau : si l’opération réussit très bien avec les métaux nobles. c’est-à-dire dont le poids atomique est élevé (or, argent, platine, palladium, bismuth, etc.), elle demande déjà un peu plus de soins avec les métaux communs (cuivre, fer, chrome, nickel...), et l’insuccès est de règle avec les métaux légers (aluminium, magnésium, sodium). Du reste, sir William Crookes, le grand physicien anglais, a pris la peine de mesurer les poids relatifs des différents métaux déposés dans les mêmes conditions de temps, de courant et de vide ; voici la nomenclature qu’il en donne :
- Palladium, 108; or, 100; argent, 82,88 ; plomb, 75,04 ; étain, 56,90 ; platine, 44 ; cuivre, 40 ; cadmium, 82 ; nic-
- kel , 10.99 ; iridium , 10,49 ; fer, 5,50 ; aluminium, 0 ; magnésium, 0.
- Une curieuse expérience
- Au cours de nos recherches sur l’ionoplastie, nous avons eu l’occasion d'observer un phénomène inattendu : une lame de verre soumise à l’argenture était partiellement masquée par un écran ; l’opération, arrêtée au bout de cinq secondes, ne montrait aucun dépôt visible, mais, en
- FIG. 6.--KAMI': DK VKlUtK
- DONT KF. CENTRE A ÉTÉ EXPOSÉ CINQ SKCONDKS AUX PRO.TKC TIONS CATHODIQUES
- FIG. 7. — KA MÊME LAME DK VF.RRK APRÈS UNE EXPOSITION DK CINQ SKCONDKS AUX VAPEURS DE MERCURE
- FIG. 5.-ON DÉVKKOPPK I.A KAMI'. 1)K VERRE IMPRESSIONNÉE EN U EXPOSANT AUX VAPEURS DK MERCURE
- approchant la lame pour mieux l’observer, on put constater que la buée de la respiration, condensée sur cette lame, y dessinait nettement la partie découverte par l'écran. Pour fixer cette apparence trop fugitive, il sullit de remplacer la vapeur d’eau par celle de mercure ; en exposant la lame au-dessus d’un bain de mercure chauffé à 60° ( iig. 5), on voit apparaître, comme en un développement photographique, l’image impressionnée par les projections (lig. 6 et 7). Portons maintenant la lame mereurisée sur la platine
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- d’un microscope (fig. 8); nous verrons, dans la partie centrale impressionnée, une multitude de petites gouttelettes ( nous en avons compté, dans une expérience, deux cent dix-huit mille par millimètre carré), tandis que la partie protégée par l’écran ne montre que des gouttes très clairsemées (flg. 9 et 10).
- L’explication de cette apparence est très simple : chacune des particules d’argent projetées sur la partie centrale de la lame de verre est devenue e noyau de condensation de la vapeur mercurielle, et les gouttelettes produites rendent visibles et permettent de compter les particules d’argent qui, sans cet artifice, eussent échapp.é à l’observation. Nous ne dirons pas comment cette expérience nous a permis de « peser » les grains métalliques ainsi détachés de la cathode ; nous nous contentons d’en indiquer le résultat : chaque grain d’argent projeté pèse les six millièmes d'un milliardième de milligramme !
- Surchaque centimètre carré d’un miroir argenté par ce procédé, sont juxtaposés cinquante millions de particules accolées les unes aux autres, comme les grains de ciment projeté contre un mur par le balai du maçon qui prépare un enduit de pisé ; et c’est ce dépôt qui apparaît à nos pauvres yeux comme un miroir éclatant de poli et de finesse ! Le résultat a vraiment de quoi surprendre.
- FIG. 8.—SUll l/F. FLATEAU OU MICROSCOPE, LA LAME RÉVÈLE LE SECRET DE SA CONSTITUTION
- FIG. 9. - PHOTOGRAPHIE
- DE LA PLAGE NON ENCORE IMPRESSIONNÉE
- Quelques applications
- L’ionoplastie constitue le moyen le plus pratique dont nous disposions actuellement pour recouvrir les isolants (verre, porcelaine, etc., etc.) d’or, de platine, de 1er, de nickel, de cuivre, de bismuth, etc. Pour l’argenture, elle peut, dans certains cas, se substituer à l’argenture chimique, lorsqu’il s’agit de pièces de dimensions modérées, avec l’avantage d’un pouvoir réflecteur beaucoup plus parfait.
- Une application voisine de celle-ci consiste à réparer les glaces argentées : il arrive fréquemment que les glaces présentent, surtout lorsqu’elles sont anciennes, des piqûres où la couche métallique a disparu ; la réargenture totale serait sans doute dispendieuse , mais il est aisé de « remettre une pièce » à la glace au moyen du dispositif représenté par la figure 11 : la cloche A est métallique et forme anode ; elle se ferme par application
- contre la glace L à réparer avec interposition d’un anneau de caoutchouc N ; la cathode argentée K est portée par le tube en lait on V, qui communique avec la pompe à vide ; avec cct appareil, il suffit d’un quart d’heure pour obtenir un dépôt d’argent, qu’on n’a plus qu’à protéger par une couche de vernis. Nous avons utilisé encore les procédés ionoplastiques pour réaliser, en argent ou en platine, de grandes
- FIG. 10. - PHOTOGRAPHIE
- DE LA PLAGE CENTRALE IMPRESSIONNÉE
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- LA GALVANOPLASTIE PAII VOIE SÈCHE
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- résistances électriques ( fig. 12 ) de très faible encombrement , utilisables en T. S. F. Nous nous en sommes encore servi pour protéger, sous une couche d’or,les membranes de caoutchouc de certains appareils enregistreurs. iMinn, nous avons pu constater l’intérêt qu’il y aurait à décorer, par ionoplaslie, le verre ou la porcelaine. Certains métaux, comme le cuivre, l’or et le chr me, employés avec des cathodes « ponctuelles » (c’est-à-dire terminée.', en pointe), produisent de splendides irisations, qui pourraient enrichir le domaine
- FIG. 11. RÉ PA 1 IAT IO N DES
- GLACES ARGENTÉES
- A, cloche nuHnlli'pie formant anode; I . jlacc à réparer; N. minet m de caoutchouc ; K. cathode argent! e : V. luhe en laiton.
- FIG. 12. -- PRÉPARATION DES GRANDES
- RÉSISTANCES ÉLECTRIQUES
- artistique de la verrerie et de la céramique. Ces quelques applications, qu’aucun brevet ne protège, ne peuvent manquer d’en suggérer de nom elles. Il y a, disait-on jadis, quelqu’un qui a plus d’?sprit que Voltaire, c’est tout le monde: c’est pour cela ' que nous ne doutons pas de voir fructifier les méthodes dont, modeste chercheur, nous nous sommes efforcé de doter la science et la technique, dans un intérêt général.
- L. IIOULLEVIGUE.
- UNE INGÉNIEUSE MACHINE A LAVER LES FUTS
- Cette machine, conçue et réalisée par M. Charles Bracq, utilise, pour laver les fûts extérieurement, des brosses ordinaires et, pour les nettoyer intérieurement, avec le plus grand soin, des chaînes spéciales. Elle est actionnée électriquement.
- Les brosses, qui sont équilibrées, se relè vent et s’abaissent au moy 1 d’un I < v i place sm '' ili s côtes <l< machine.
- Lorsque le brosses sont relevées, le fû est poussé su des galets en o il t c h o n , lesquels touillent dans l’eau ; les brosses sont abaissées et la la machine mise en marche.
- Le lut, en tournant dans l’eau, prend immédiatement par sa bonde, et de lui-même, la quantité d’eau qui lui est nécessaire pour son lavage ; les chaînes (chaînes douces garnies de crin p<mr fûts laqués, ou chaînes rugueuses pour fûts non laqués) sont entraînées dans le mouvement de rotation et nettoient les parois intérieures du fût ;
- un tuyau placé extérieurement laisse couler sur les parois extérieures et les fonds une quantité d’eau facilement réglable.
- Lorsque les fûts sont lavés, ils sont immédiatement enlevés et remplacés par d’autres pendant que l’on procède au lavage intérieur
- des fonds en les plaçant sur un plan incliné rotatif ; le fût • s t ensuite ince intcricu-i i m e n t a u muy e n d'u n p ulvérisateur se trouvant à proximité.
- L’écartement les galets se nodilie en qiu 1-ues secondes pour admettre tous les diamètres de fûts, depuis 50 jusqu’à 150 litres et davantage.
- Cette machine rend aussi des services très appréciables dans le goudronnage des fûts, qui répartit uniformément la laque à l’intérieur et évite, par la suite, les dépôts.
- Par ce qui précède, il est facile de se rendre compte qu’un seul ouvrier peut, sans grande fatigue, et très commodément, laver un nombre assez élevé de fûts en quelques heures.
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- TOUTE TA FAMILUE EST ATTENTIVE LORSQUE LA MYSTERIEUSE VOIX DE I/ETIIER SE FAIT ENTENDRE
- I î)4 LA SCIENCE ET LA VIE
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- COMMENT CHOISIR UN BON RÉCEPTEUR DE T. S. F.
- Par Constantin VINOGRADOW
- UCKNCIÉ ÈS SCIENCES, INGÉNIEUR DIPLÔMÉ DE I.’ÉCOLE SUPÉRIEURE d’ÉLECTRICITÉ
- Vous êtes décidé à acheter un poste de réception ; vous voulez entendre chez vous les divers concerts donnés parles multiples stations de diffusion ; vous avez déjà compulsé les divers catalogues, brochures et annonces, et vous restez perplexes. Quel appareil allez-vous donc bien choisir ?
- Voici X... qui fait une réclame abondante pour son ma-lériel, Y... qui prétend fournir les meilleurs postes et les moins chers, par surcroît ; Z..., qui vous assure que vous pourrez recevoir, sans bouger de votre fauteuil, les deux Amériques et même toutes les stations du globe, avec ses appareils.
- Vous vous rendez bien compte que la réclame n’a que la valeur d’une indication et aussi que le poste bon marché n’est pas nécessairement le meilleur.
- Mais que faire, comment fixer son choix, éviter aussi bien le poste mal construit ou mal étudié que celui trop délicat, trop diflicile à régler ? Sur quoi peut-on se baser ?
- Quel critérium adopter, pour juger à bon escient, en matière si spéciale et si neuve, si mystérieuse aussi pour bon nombre d’entre nous ?
- be but que nous nous proposons d’at-
- teindre est, précisément, d’établir, sinon des bases rigides d’appréciation, du moins des éléments logiques et sulïisants pour mettre chacun à même de distinguer et de reconnaître rapidement les part icularités qui définissent un bon radio-récepteur.
- Nous partirons de deux principes : 1° le récepteur est un appareil destiné au grand public ; 2°
- l’appareil parfait est celui qui répond entièrement aux besoins qui l’ont créé, avec les moyens les plus simples.
- Chaque poste récepteur, comme, d’ailleurs, n’importe quelle machine, est à examiner à deux points de vue : 1° au point de vue théorique (le poste doit être capable de fournir le travail pour lequel il a été conçu); 2° au point de vue construction (la construction du poste doit permettre à celui-ci de fonctionner d’une façon aussi régulière que rationnelle.
- Ces deux points de vue ne peuvent ni ne doivent être confondus, mais comment vérifier à la fois et la va 1eur théorique d’un radiorécepteur et sa parfaite construction Y Nous allons, précisément, nous efforcer île l’indiquer clairement, en examinant ces deux points en détail et en déterminant, pour
- France, Paris : la Tour Eiffel, 2.(100 m., concert et météorologie.
- — ltadiola, 1.780 m., nouvelles,
- Bourse, trois concerts par jour. — École supérieure des P. T. T.,
- 450 m., communications diverses, concerts.
- Station du Petit Parisien, 340m., essais, concerts, conférences. Belgique, Station de Haven : 1.100 m., prévisions
- météorologiques. — Bruxelles : Radio-Belgique, 2G5 m., nouvelles, deux concerts par jour.
- Hollande : LaHaije, 1.050 m., concert.
- — Amsterdam, 2.000 m., nouvelles, Bourse.
- Angleterre : Aberdeen, 495 m. .
- — Birmingham, 475 m
- — Glasgow, 420 m.. .
- Newcastle, 400 m. .
- — Bournemouth, 085 m
- — Manchester, 375 m.
- — Londres, 305 m. . .
- — Cardiff, 351 m. . .
- — Chencsjield, 2.000 m
- Allemagne : Berlin, Koenigswusterhausen, 680 à 2.800 m., concerts, 2.400 m. à 3.150 m., nouvelles etconcerts. Iiberswalde, 2.930 m., nouvelles et musique.
- Berlin, Vox Hans 400-500 m., Bourse, météorologie, concerts.
- Suisse : Genève, 1.100 m., concert, presse, conférences.
- — Lausanne, 850 m., presse, concerts.
- Italie : Rome, essais, musique. *
- — Rome, 452 m., presse, concerts.
- EIG. 1. - STATIONS D’ÉMISSION RADIOTÉLÉPIIO-
- NIQUES DONNANT UNE BONNE AUDITION EN FRANCE, AVEC UN RÉCEPTEUR A QUATRE LAMPES BIEN CONÇU ET BIEN CONSTRUI T
- Concerts, nouvelles, danses, opéras.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- 490
- chacun d’eux, les caractéristiques ou les éléments qui interviennent dans l’appréciation judicieuse des qualités nécessaires.
- Considérons donc, tout d’abord, le point de vue théorique. Pour la clarté de la discussion. nous sommes amenés à diviser la question en plusieurs chapitres bien distincts.
- I. — Portée et nombre de lampes
- Un des plus grands attraits de la radiophonie réside dans la possibilité qu’elle offre de recevoir un très grand nombre d’émissions diverses. Mais, parmi le grand nombre de postes travaillant dans le monde, quels sont \/ ceuxqui doivent être reçus par un bon récepteur? La pratique quotidienne montre que nous pouvons facilement écarter les postes des pays éloignés, car l’écoute de leurs émissions n’est pas de nature à intéresser ou, tout au moins, à satisfaire la grande majorité des amateurs. Ces émissions lointaines sont, en effet, excessivement affaiblies par la distance. Leur intensité est inférieure à celle des divers bruit s et parasites locaux. En amplifiant les signaux, on amplifie temps ees bruits parasites et, quent, l’on obtient rarement pure et agréable. En outre, lointains sont, bien souvent,
- I*’U1. 2
- MONTAGE CT.ASSTQITF. ])’UN KKCKPTKUR A QXTATRK LAMPES
- 1, self du premier circuit oscillant ; 2, capacité variable de ce circuit ; 3, 4, self et capacité variables du deuxième circuit oscillant; 5, self de réaction; fi, capacité détcctrice ; 7, résistance détcctrice de 3 à 5 mégotons ; 8, 9, transformateurs IL F. ; 10, résistance de 200.000 ohms; 11, capacité de 2 microfarads; 12, batterie rendant le potentiel des grilles négatif ; 13, capacité de. H1000 microfarad
- empêchant /'accrochage d'oscillations parasites.
- en meme par consé-
- et par « amateur » nous entendons désigner tous ceux qui sont les usagers de la T. S. F. — doit exiger que son récepteur reproduise nettement, en haut-parleur, les émissions des pays voisins, en particulier celles des grandes stations de diffusion (de broadeasting, si l’on préfère) françaises, belges, britanniques, suisses, allemandes et italiennes. Nous disons bien en haut-parleur, car, pour être vraiment, une bonne distraction de famille et au sein de celle-ci, un instrument d’éducation artistique, scientifique et sociale, le broad-casting doit pouvoir parler haut.
- Le tableau (fig. 1) de la page précédente indiqueles principaux postes de radio-di lîusion
- (avec leurs longueurs d’onde) situés dans despays européens susceptibles d’être entendus en haut-parleur dans l’un quelconque de ces pays et plus parti-culièrement en France — qui en est le centre géographique — au moyen d'un poste à quatre lampes bien construit. Le m ont âge classique d’un semblable poste est donné par la figure 2. La même portée et la même efficacité peuvent, d’ailleurs, être attein-artilices, même avec
- + 4v
- -4v., - 80v
- « + 80v.
- l’émission ces postes situés dans des pays présentant, par rapport au nôtre, un grand écart horaire. C’est ainsi, par exemple, que l’écoute des postes américains obligerait l’amateur à passer une partie de la nuit auprès de son appareil (de minuit à 4 heures du matin). La réception de ces postes lointains est plutôt du domaine de ce que l’on est tenté d’appeler le « radio-sport », puisqu’elle peut être considérée non pas comme un délassement, mais bien comme un sport, qui, comme tel, suscite ses champions. Or, ne peut être champion que celui qui a subi l’entraînement adéquat, possède la foi et a acquis la technique nécessaire.
- 11 n’empêche que l'amateur conscient —
- tes, grâce à certains un nombre moindre de lampes.
- Il est donc évident que tout poste d’amateur ayant plus de quatre lampes sera un appareil ou trop sensible — ce qui, nous le répétons, est loin d’être une qualité vis-à-vis de l’amateur — ou un appareil dans lequel les lampes en surplus ne serviront qu’à compenser les défectuosités du montage. Dans un cas comme dans l’autre, ce sera un appareil nojn économique, puisqu’il gaspillera inutilement, dans des lampes superflues, l’énergie des accumulateurs.
- De ce qui précède, nous pouvons déjà former deux conclusions :
- 1° Un poste d'amateur ne doit pas avoir plus de quatre lampes ;
- 2° Un bon poste doit permettre la réception en haut-parleur des stations de radio-diffusion de tous les pays voisins
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- LE CHOIX irux RÉCEPTEUR DE T. S. F.
- 497
- zoom.
- 400m.
- LONGUEURS
- Comparons maintenant les divers montages susceptibles de permettre la réalisation d’un poste répondant à ces desiderata.
- L’exposé qui va suivre suppose que le lecteur a déjà des notions élémentaires de la théorie et du fonctionnement d’un récepteur de radiophonie (1).
- II. — Nombre des circuits oscillants
- Toutes les oscillations recueillies par l’antenne sont, indifféremment, transmises au circuit oscillant de cette antenne, circuit qui se compose, comme on sait, d’une self et d’une capacité, et que nous qualifierons de circuit oscillant primaire. Celui - ci fait fonction d’un filtre.
- Les oscillations ayant la longueur d’onde correspondant à la longueur d’onde propre du circuit oscillant, prennent dans ce circuit une très grande amplitude. Par contre, toutes les autres sont plus ou moins étouffées. Plus la longueur d’onde d’une oscillation est éloignée de la longueur d’onde propre du circuit oscillant , plus cette oscillation est étouffée.
- Supposons que l’espace soit le siège d’oscillations ayant la même amplitude (I K, fig. 3), mais toutes les
- longueurs d’ondes possibles. Portons, le long de l’axe horizontal A B, les longueurs d’ondes et, le long de l’axe vertical, les amplitudes correspondantes à ces longueurs d’ondes.
- Le lecteur n’ignore pas que nous pouvons accorder le circuit oscillant, c’est-à-dire
- donner à sa longueur d’onde propre une valeur déterminée en faisant varier sa
- teneur en self ou en capacité.
- Supposons, maintenant, que ce circuit soit accordé sur la longueur d’onde de 600 mètres. La courbe DEF de la figure 3 donne les amplitudes des oscillations des diverses longueurs d’onde dans le circuit oscillant.
- Les oscillations de haute fréquence,
- filtrées par le circuit oscillant, peuvent
- (1) Le lecteur pourra, au besoin, se reporter à de précédentes études publiées dans cette revue ou à l’ouvrage de notre collaborateur M. René Brocard, édité par La Science cl la Vie el intitulé : La Téléphonie sans fil pour Ions.
- 600m. D 'ONDE
- FIG. 3. -- COURRE DK RÉSONANCE MON-
- TRANT LES SÉLECTIVITÉS RESPECTIVES, EN LONGUEURS D’ONDE DIVERSES, DES POSTES A UN ET DEUX CIRCUITS OSCILLANTS
- La courbe D E F correspond à un seul circuit oscillant ; la courbe G II, correspond à deux circuits oscillants ; la droite I K représente Vamplitude uniforme, dans l'espace, des diverses oscillations de toutes longueurs d'onde.
- être soit immédiatement converties en oscillations audibles, c’est-à-dire ayant été « détectées », ou transmises à un deuxième circuit oscillant, dit circuit secondaire, pour y subir un nouveau filtrage.
- Si le circuit oscillant secondaire est accordé sur la même longueur d’onde que le premier, il est évident qu’il va affaiblir à nouveau les oscillations n’ayant pas la longueur d’onde d’accord, déjà affaiblies par le premier circuit, mais qu’il conservera toute leur valeur à celles qui sont de cette longueur. La courbe G II de la figure 3 donne les amplitudes des oscillations des diverses longueurs d’ondes dans le circuit oscillant secondaire.
- La présence de deux circuits oscillants permet, comme on le voit, d’éliminer presque complètement toutes les oscillations autres que celles que l’on désire recueillir.
- Le nombre des postes d’émission travaillant sur des longueurs d’onde voisines augmentant sans cesse, cette propriété sélective du récepteur à deux circuits oscillants prend une importance considérable. En effet, pour recevoir régulièrement les émissions de son choix sans être brouillé ni par les stations voisines de radiophonie, ni par les postes radiotélégraphiques, on ne saurait concevoir, ni employer, un appareil qui ne possède point ces deux circuits oscillants.
- Mais il y a une autre considération qui, à elle seule, suffit à proscrire l’emploi d’un appareil récepteur à un seul circuit oscillant ; c’est celle-ci : dans tous les postes modernes, on fait réagir sur un circuit oscillant les oscillations déjà amplifiées par une ou deux lampes, afin d’obtenir du poste le maximum d’amplification. Si cette « réaction «dépasse une certaine limite, des oscillations ininterrompues, entretenues, se trouvent engendrées dans le circuit oscillant. Si celui-ci est unique, donc couplé avec l’antenne, les oscillations en question lui sont transmises ; l’antenne les rayonne dans l’espace et, de récepteur, le poste devient émetteur ; il est, dans ces conditions, excessivement gênant
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- pour les voisins. On dit alors que le poste produit de la réaction dans l'antenne. Quel est l’amateur qui n’a pas pesté contre les sifllements et miaulements, brouillant des auditions entières, imputables à la maladresse, la négligence ou l’ignorance de certains collègues ! La figure 4 donne le schéma d’un poste apte par son montage à brouiller la réception de tous ses voisins.
- Seuls les postes ayant deux circuits oscillants et dans lesquels la « réaction » s'opère dans le deuxième ne risquent pas do gêner autrui. Encore est-il rigoureusement indispensable que les deux circuits oscillants soient couplés par une lampe et non induetive-
- est vrai, dans une mesure assez laible, d’ailleurs, mais la multiplicité des circuits oscillants n’est pas à recommander. La sélectivité offerte par deux circuits oscillants est, en effet, plus que suffisante, comme l’examen fie la courbe G II de la figure 8 permet de s’en convaincre. Par ailleurs, l’accord simultané de trois circuits oscillants et les réactions permanentes que ees circuits exercent les uns sur les autres, créent des difficultés de réglage qui ne peuvent pas être compensées par l’augmentation minime de la sélectivité du récepteur.
- Nouvelle conclusion: il est nécessaire, mais suffisant, que le bon récepteur possède dette
- ® 4- 4 V.
- HAUT-PARLEUR
- KIG. 4.-SCHÉMA L)’UN POSTE DK RÉCEPTION APTE A BHOUlU.Kll, PAU LKS DÉFEC-
- TUOSITÉS DK SES MONTAGES, UA RÉCEPTION DE TOUS SES VOISINS
- 1 et 2, capacité cl self de l'unique circuit oscillant ; 3' self de réaction, qui, dans les montages à réaction par capacité, est remplacée par un condensateur variable H" (indiqué en pointillé); 4, capacité détectrice; ~>, résistance détectrice; (5, résistance en série dans Valimentation des plaques; 7 et 8, transformateurs II. F.; !), capacité shuntant la haute tension.
- ment, c’est-à-dire par induction mutuelle (couplage Tesla). En effet, un poste à deux circuits oscillants équivaut à un poste à un seul circuit si scs circuits sont couplés induct ivement, car le deuxième circuit induit des oscillations dans le premier, et celui-ci les rayonne dans l’antenne. Plusieurs pays, la Grande-Bretagne et la Belgique, entre autres, prohibent, l’emploi des postes ayant la réaction dans le circuit d’antenne, des postes dans lesquels, bien que la réaction s'opère dans un second circuit, le deuxième circuit se trouve indirectement couplé avec l'antenne, etc., bref, tous les montages sus-cep ibles de rayonner (on dit aussi « d’accrocher des oscillations ») dans l’antenne.
- Le poste à deux circuits oscillants étant infiniment supérieur au poste à circuit oscillant unique, on pourrait penser, a priori, que le récepteur à trois circuits oscillants permettrait une sélection encore meilleure. Cela
- circuits oscillants couplés par une lampe.
- III. — Gamme de réception
- Les longueurs d’ondes des stations de diffusion sont actuellement réparties entre ‘200 et 8.000 mètres. La limite supérieure semble être atteinte ; par contre, la limite inférieure tend à s’abaisser. 11 est fort possible que, dans un avenir très prochain, nous voyons apparaître des postes de broadeas-ting fonctionnant sur moins de 200 mètres. Par conséquent, tous les postes ne permettant pas de recevoir n’importe quelle station dans les limites de 200 à 3.000 mètres ne peuvent être considérés comme bons. Entre plusieurs appareils permettant de couvrir sans interruption la gamme indiquée, la préférence doit être donnée au réeepleur permettant de descendre plus bas que 200 mètres de longueur d’onde.
- Nous résumons : un bon radio-récepteur doit
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- LE CHOIX D'LX RÉCERTEL R DE T. S. F.
- 499
- KIG.O.
- SK LL-' EN NID D ABEILLE NON PROTÉGÉE
- permettre la réception de toutes les longueurs d'ondes comprises entre 200 et '{.000 mètres.
- S’il permet de descendre’ au-dessous de 200 mètres, il n'en est que meilleur, car la radiophonie se dirige nettement vers les courtes longueurs d’ondes.
- IV. — Passage d’une gamme de longueurs d’ondes à* une autre gamme
- Il est bien évident que la préférence doit encore aller au récepteur qui permet de réaliser la gamme en question de la façon la plus simple.
- Pour que le circuit oscillant puisse être accordé sur diverses longueurs d’ondes, la valeur de sa self-induction doit, nécessairement, varier dans de grandes limites. Cette variation de la self, dans les postes actuels d’amateurs, s’opère suivant l’un ou l’autre des deux procédés suivants :
- 1° En employant des bobines de self facilement interchangeables et de valeurs diverses ;
- 2° En prenant sur une self fixe le nombre de spires correspondant à la valeur désirée au moyen d’un ou de plusieurs combinatcurs.
- Le premier procédé présente de grandes facilités au point de vue construction et, pour cette raison, il est actuellement adopté par la grande majorité des fabricants. Mais,
- au point de vue de la simplicité des manœuvres, il est nettement inférieur au second procédé. Pour passer d’une gamme à l’autre, il exige, en effet, le remplacement de deux ou même trois bobines de self. L’opération est. par suite, longue et délicate. Par ailleurs, la manipulation répétée de ces bobines est néfaste à leur bonne conservation, car leurs enroulements sont relativement fragiles.
- Les appareils dans lesquels il est fait application du
- deuxième proeé-
- F I G. 8. S Kl. F
- PROTÉGÉE PAR DES COQUILLES DE CELLULOÏD
- FIG. 0. - SKI,F
- EN NID D’ABEILLE PROTÉGÉE PAR DES BANDES DE
- celluloïd (a, a)
- dé, bien que plus difficiles à construire et, par conséquent,plus chers, présentent de réels avantages. Pour passer d’une gamme à l’autre, la simple manœuvre d’une ou de deux manettes suffit. Les selfs sont immobiles à l’intérieur du coffret de l’appareil et, par suite, à l’abri de tout accident et de l'usure. Il est évident que, dans les appareils du premier type, la préférence doit être donnée à ceux pour lesquels on emploie des selfs protégées. La figure 5 représente une self en nid d’abeille non protégée ; la figure (i montre une self analogue protégée par des bandes de celluloïd. En vue de protéger radicalement les selfs interchangeables, certains constructeurs les noient dans la masse de
- 0 0
- FIG. 7. — BOBINES DE
- SELF INTERCHANGEABLES NOYÉES DANS LA MASSE D’UN ISOLANT
- a a, plots de contact; b, lames de contact fixées à l'appareil; d. bouton servant à démonter l'appareil.
- — 4v.+ 90 +
- Q£) Ç£) fjLAM
- RÉCEPTEUR CLASSIQUE DE T. S. F.
- FIG. 9.
- A TROIS BOBINES DE SELF INTERCHANGEABLES ET ORIENTABLES
- a, self d'antenne ; b, self du circuit oscillant ; e. monture recevant la self de réaction.
- 51
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-
-
-
- ÔOO
- LA SCIE N CK ET LA CIE
- l’isolant (fig. 7) ou bien encore les enferment dans des coquilles de celluloïd fermées hermétiquement (fig. 8).
- La figure 9 représente le poste classique à trois selfs interchangeables orientables.
- Examinons maintenant les appareils du deuxième type. 11 est indiscutable qu’ici la préférence doit être donnée à l’appareil le plus simple et, par conséquent, à l’appareil muni d'un seul combinateur.
- La figure 10 représente un appareil ayant
- REACTION
- FIG. 10. -- RÉCEPTEUR EXIGEANT, l’OUIt
- PASSEE D’UNE GAMME A I.’AUTRE DES LONGUEURS D’ONDES, LA MANŒUVRE DE TROIS COMBINATEURS (a)
- trois combinateurs ; la figure 11 nous montre un récepteur n’ayant qu’un seul combinateur. Le premier exige trois mouvements pour passer d’une gamme à l’autre ; le second, n’en nécessite qu’un seul.
- Nous allons attirer maintenant l'attention du lecteur sur un phénomène très particulier et bien propre à étonner l’amateur non averti. Il s’agit de l’action de la main de l’opérateur sur les selfs. Qu’on approche la main à quelques centimètres de la self, et voilà les réglages changés et le poste désaccordé. Cet inconvénient est beaucoup plus prononcé avec les appareils à selfs amovibles
- -------------------
- FIG. 11. -RÉCEPTEUR NE NÉCESSITANT POUR
- LF, MÊME OBJET QU’UN COMBINATEUR (<7)
- FIG. 12.---FARADISATION DES SELFS
- Toutes les bobines de self sont enfermées dans des compartiments métalliques formant autant de cages de Faraday; a, bornes de connexion; b, compartiments métalliques; c, compartiment des transformateurs 71. F. démuni de son carter.
- qu’avec les appareils à combinateurs, dont les selfs sont enfermées à l’intérieur du coffret.
- Pour obvier à ce désavantage, les postes bien conditionnés utilisent des bobines cuirassées, c’est-à-dire enfermées dans des boîtes métalliques. La figure 12 nous montre la vue arrière d’un appareil de ce genre. Nous distinguons facilement les boîtes cylindriques contenant les selfs.
- D’autres constructeurs combattent l’action perturbatrice des mains de l’opérateur en recouvrant d’une plaque métallique la paroi antérieure de leurs appareils. La figure 13 montre un écliant.llon de l’isolant employé aux États - Unis pour le panneau de devant. On aperçoit les toiles de cuivre, formant filet et cage de Faraday, noyées dans l’épaisseur de l’ébonite.
- Pour terminer cette partie de notre étude, nous allons maintenant classer les récepteurs d’après la commodité du procédé adopté pour le passage d’une gamme à l’autre, en commençant par les meilleurs.
- Appareils à un combinateur et selfs fixes protégées par cuirasse métallique ;
- Appareils à un combinateur et selfs fixes non protégées :
- Appareils à deux combinateurs et selfs fixes protégées par cuirasse métallique ;
- FIG. 13. - SELF PROTÉGÉE
- CONTRE L’ACTION PERTURBATRICE DE LA MAIN La self se trouve protégée par un tissu métallique formant cage de Faraday et qui est noyé dans l'épaisseur d'une planche d'ébonite.
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- 501
- LE CHOIX I)’UX RiïCEPTEU R DE T. S. F.
- Appareils à deux combinateurs et selfs fixes non protégées ;
- Appareils à trois combinateurs ;
- Appareils à deux selfs interchangeables noyées dans un isolant protecteur ;
- Appareils à deux selfs interchangeables nues ;
- Appareils à trois selfs interchangeables protégées ;
- Appareils à trois selfs interchangeables non protégées.
- V. — Réaction
- Les oscillations de haute fréquence du deuxième circuit oscillant sont transmises
- par plots ou combinateur, ou selfs extérieures interchangeables, tandis que la réaction par capacité utilise le même condensateur pour toutes les longueurs d’onde.
- Si la réaction magnétique est employée, il faut prendre les précautions suivantes :
- a) Des vis sans fin ou de longues manettes doivent être prévues pour le déplacement de la self de la réaction par rapport à la self du circuit oscillant. Il ne faut pas que la main de l’opérateur s’approche des selfs de réglage pour les manier, car l’action de la main sur les selfs peut empêcher tout réglage convenable. La figure 15 représente un support mal compris : l’opérateur doit presque
- + 4v.
- T RANSF. Z£M5
- — 41/
- -4v.
- -4V.
- FIG. 14 a ET 14 b. - COMPARAISON DES DEUX MONTAGES A RÉACTION SUSCEPTIBLES D’ÊTRE
- UTILISÉS (MAGNÉTIQUE A GAUCHE, ÉLECTROSTATIQUE A DROITE)
- Dans les deux cas, il s'agit de monter en réaction les deux premières lampes de l'appareil. —, grille de la première lampe; 2, 8, circuit oscillant; 4, 5, capacité et résistance détectrices; 0, self de réaction (dessin de gauche); G', capacité de réaction, que l'on nomme « compensateur » ou « réacteur » (dessin de droite); 7, transformateur B. F.; 8, troisième grille; 9, deuxième plaque; 10, vers la troisième plaque.
- à la lampe détectrice qui les transforme en oscillations audibles. A la sortie de cette lampe, les oscillations détectées, grâce à une liaison convenable, cèdent une partie de leur énergie au circuit oscillant, où elles renforcent de cette façon les oscillations transmises par l’antenne. Cette liaison ou réaction peut se faire de deux façons :
- 1° Par couplage magnétique (self) (figure 14 a) ;
- 2° Par couplage électrostatique (capacité) (fig. 14 b).
- Théoriquement, les deux moyens sont lions, mais la réaction par capacité variable (dite à réacteur ou compensateur) est plus douce et plus progressive que la réaction par self. En outre, cette dernière exige des bobines de selfs appropriées aux diverses longueurs d’onde : selfs intérieures variables
- toucher les selfs pour les manier. La disposition illustrée par la figure 15 b fournit une solution beaucoup plus rationnelle ;
- b) Pour renforcer les oscillations dans le circuit oscillant, le courant doit parcourir la self de réaction dans un sens déterminé. La self de réaction, par conséquent, doit pouvoir se monter sans erreur et, par suite, être munie de broches appropriées. Seules les selfs à broches doubles remplissent cette condition. La figure 16 reproduit une semblable self. Le courant arrive par la broche 1 et sort par la broche 2, en suivant le sens de la flèche. Si même nous retournons la self, le courant la parcourra encore dans le même sens, car nous aurons retourné les broches en même temps que la self.
- 11 n’en est pas de même avec la self du système représenté sur la figure 17. Le cou-
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-
- ->(Y1
- LA SCI LS CE LT LA VIL
- FIG. 1 5 A. LES BOUTONS (I, (I, SONT TROP RAPPROCHÉS DES SELFS : VACTION DE I A -MAIN EMPÊCHE TOUT lt GG CAGE PRÉCIS
- rant rentre toujours par le support- 1 et sort par le support 2, en suivant le sens de la flèche, mais on voit qu’il suflit de retourner
- a...a pour changer logues seraient
- la self autour de l’axe le sens du courant.
- Notons les résultats de notre discussion des systèmes de réaction :
- 1° La réaction par capacité est pins souple et plus simple, donc préférable.
- 2° Si, pourtant, la réaction par self est employée, le in ode de montage de la bobine de self doit pouvoir s'opposer à l'inversion du sens du
- courant dans l'enroulement de cette dernière.
- 8° Le déplacement de. la bobine de self doit pouvoir se faire à distance suffisante pour que la main de l'opérateur n apporte pas d'action perturbatrice très sensible dans les réglages.
- que du récepteur dépend plus, en effet, de la construction rationnelle des étages basse-fréquence que de toute autre partie de l’appareil. Nous pouvons certifier que quatre-vingt-dix pour cent des déformations que l’on impute ordinairement au haut-parleur ou à la station d’émission, ont leur cause dans Vappareil lui - même et, particulièrement, dans sa partie basse fréquence.
- Examinons quelques causes possibles de déformation et les mesures à prendre pour les éviter. La figure 18 donne le schéma de la part ie basse fréquence d’un récepteur. Les oscillations basse fréquence fournies par la lampe détectrice parcourent le primaire du transformateur ïVr Nous supposerons que ces oscillations ne sont pas déformées et reproduisent exactement les paroles ou la musique. Des oscillations absolument ana-
- l'IG. 15 15.-LES SELFS É
- DES LONGUES MANETTES NE SE FAIT
- nécessairement observées dans l’enroulement secondaire du transformateur, si ce secondaire était fermé sur un circuit ordinaire, c’est-à-dire sur une résistance ohmique.En réalité, l’enroulement secondaire est connecté, d’un côté, à la grille et, de l’autre, au filament. Or, le circuit grille - fila -ment possède une conductibilité unilatérale Av courant ne le traverse, en effet, que lorsque la grille est positive. 11 en résulte que les alternances négatives du courant dans le secondaire du transformateur font descendre le potentiel-grille plus que les alternances
- TANT DEPLACEES AU MOYEN
- a, a, l’action de la main
- PAS SENTIR
- VI. — Amplification en basse fréquence
- Les oscillations de haute fréquence sont transformées par la lampe dét ect rice en courant audible, qualifié de laisse fréquence. Ce courant « délecté » doit être amplifié. Pour permettre une bonne audition en haut-parleur, deux lampes à basse fréquence sont nécessaires (se reporter au schéma donné par la figure *2). Les plus grande* précautions doivent être prises par le constructeur pour éviter la déformation des auditions musicales et vocales dans la partie basse fréquence du récepteur. Le rendement artisti-
- c
- DÉPART OU COUR AN J
- ARRIVEE.
- OU COURANT
- FIG. 1 (). — LES SELFS A DEUX BROCHES JUMELÉES PEUVENT ÊTRE DÉPLACÉES DE 180° SANS QUE LE SENS DU COU-
- RANT. DANS LEURS ENROULEMENTS. SOIT INVERSE
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-
- LE CHOIX OCX B É CE PTE VH l)C T. S. I'
- 508
- ! ! •
- -, ! !
- / y >
- r •
- DEPART \DU COURANT
- DEPART DU COURANT
- ARRIVEE DU COURANT
- ARRIVEE I OU COURANT
- FIG. 17. EN FAISANT TOURNER FA SEFK UK 180° AUTOUR Dlî 1,’aXK (l-(l, ON PltODUT I,’ IN VERS I ON DU SENS DU COURANT DANS 1,'ENROULEMENT
- positives ne le font monter, car, tandis que la grille se trouve complètement isolée pendant les premières, elle se décharge dans le courant plaque durant les secondes.
- Les caractéristiques de la lampe sont indiquées par la figure 19. Au repos, le potentiel de la grille est égal à zéro ; le courant plaque correspondant est de 1,4 milliampère. Les fluctuations du potentiel de la grille sont représentées par la courbe AB. Nous voyons que ces fluctuations sont asymétriques. Elles feront varier le courant plaque de 1 à 1,65 milliampère, comme le montre la courbe CD. bar conséquent , les oscillations de ce courant seront, elles aussi, asymétriques, « déformées », bien que l’amplitude du courant fourni par la lampe détectrice soit parfaitement uniforme. Pour réduire cette déformation, nous pouvons slmnter le secondaire du transformateur par une résistance d’une centaine de mille ohms. L’introduction de cette résistance aura pour résultat de décharger la grille très fortement durant les deux alternances, si bien que la décharge originale due au passage des oscillations positives, et qui, nécessairement, subsistera, sera pratiquement noyée dans celle artificiellement provoquée pendant les deux phases et n’aura plus d’effet appréciable. Il est, cependant, aisé de concevoir que ce moyen diminue fortement l’amplification. N’étant qu’un artifice, il ne peut, par ailleurs, prétendre à la rigueur d’une solution et pro-
- curer une réception absolument pure. Il existe heureusement un autre moyen d’éviter la déformation produite par le courant de la grille. Donnons à la grille le potentiel
- fixe de----f volts, par rapport au filament.
- en interposant une petite batterie de piles sèches entre ce dernier et le transformateur. Le point de fonctionnement de la grille se transportera en A' (voir la lig. 19). Comme il ne peut, dans ces conditions, exister de
- ______________t+4V courant grille (c’est-
- à-dire entre grille et filament), la charge négative de la grille repoussant les électrons rayonnés par le filament, les oscillations positives nepour-ront provoquer une décharge quelconque dans le courant plaque, car elles ne par-
- viendront jamais à rendre la grille positive. Les fluctuations du potentiel de la grille seront alors identiques pour les deux sens des oscillations, et la courbe de ce potentiel, qui devient A’ B\ sera symétrique. Le courant plaque, égal, au repos, à 0,85 milliampère, oscillera entre 0,45 et 1 .‘25 milliampère, comme le montre la courbe C l)\ également symétrique et, par conséquent, non déformée.
- Si l’amplitude des variations de potentiel grille était plus grande, cas représenté par la courbe A”B", nous rencontrerions une nouvelle déformation, due, cette fois, non au courant grille-filament, mais à la courbure de la caractéristique. Les alternances positives augmenteraient le courant plaque plus que les alternances négatives ne l’abais-
- HAUT- PAR, [(in
- — 80,-4u
- FIG.
- PARTIE RASSI-', FREQUENCE d’un BON RÉCEPTEUR
- 1, capacité de 1 à 2 millièmes de microfarad : g et 6, transformateurs B. F. ; 8 et 4, résistances de 200.000 ohms; 5, batterie de 4.6 volts.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- » X
- COURANT PLAQUE
- FIG. 19. - ÉTU-
- DE DE IA DÉFORMATION DU COURANT PLAQUE SOUS l’influence DU POTENTIEL DE LA GRILLE
- grande amplitude; C courant plaque; C" grâce au fait que
- A B, courbe du potentiel grille ; C D, courbe déformée du courant plaque correspondant à A B ; A ' B ', courbe du potentiel grille en l'absence d’une décharge de la grille; C' D', courbe correspondante du courant plaque; A” B”, potentiel grille de " D ", courbe correspondante, déformée, du 1 D'", même courbe, mais non déformée la tension plaque est portée à 80 volts.
- seraient. Le remède serait facile : il suffirait d’augmenter le potentiel plaque jusqu’à 80 volts ; ainsi, la caractéristique serait déplacée vers la gauche et la lampe pourrait travailler sur la partie droite de la caractéristique. La courbe C’” D’” représente la valeur du courant plaque dans ce dernier cas.
- Le même raisonnement s’applique à la deuxième lampe d’amplification en basse fréquence et même d’autant plus que l’amplitude des oscillations transmises à cette lampe est sensiblement supérieure à celle des oscillations de la première lampe.
- Nous avons raisonné, jusqu’ici, comme si le transformateur lui-même n’engendrait aucune déformation. En réalité, cela n’est jamais absolument le cas, c ar, d’une façon générale, les transformateurs transmettent mieux les oscillations des fréquences élevées que les oscillations lentes ; autrement dit, les notes aiguës sont mieux transmises que les notes graves. Cette inégalité est d’autant plus accusée que les enroulements du transformateur comportent moins de spires et que le fer du noyau est moins volumineux. La figure 20 donne les courbes d’ainplilication, pour les diverses fréquences, d’un bon transformateur (trait plein) et d’un mauvais (trait en pointillé). Les fréquences sont portées sur l’axe horizontal et les amplitudes correspondantes sur l’axe vertical. La pratique montre que, pour
- donner de bons résultats, le primaire du transformateur doit comporter, au minimum, 5.000 spires et le secondaire de 15.000 à 25.000, suivant que le rapport des enroulements est de 3 /I ou de 5/1. Le rapport 5 /I doit être employé pour le transformateur placé entre la lampe détectrice et la première lampe basse fréquence ; l’emploi du rapport 3 /I pour ce premier étage diminue considérablement l’amplification. Par contre, pour la liaison entre la première et la deuxième lampe basse fréquence, le rapport 3 /I donne sensiblement les mêmes résultats que le rapport 5 /I.
- L’expérience montre également que les transformateurs dont le noyau a une section inférieure à un centimètre carré donnent des déformations très prononcées.
- Pour résumer ce chapitre, nous dirons : dans un bon récepteur :
- 1° Les grilles des lampes amplificatrices basse fréquence doivent être rendues négatives en permanence par une batterie de piles sèches de 3 à 4 volts, connectée entre grille et filament;
- 2° Les transformateurs employés doivent comporter un grand nombre de spires et posséder un noyau de fer de forte section.
- VII. — Chauffage des lampes
- Les appareils actuels peuvent indifféremment fonctionner avec des lampes de faible consommation (0,06 ampère) ou des lampes normales consommant 0,7 ampère. Trois
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- O 1000 2000 3000 4000
- r Ft É QUCNCCS
- FIG. 20. -— COURBES D’AMPLIFICATION
- COMPARÉES D’UN BON TRANSFORMATEUR ET D’UN MAUVAIS
- La courbe en trait plein se rapporte au bon transformateur; celle en trait pointillé se réfère au mauvais,
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- LE CHOJX D'UN R FA' E ET E U It DE T. S. F.
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- QU! DOIT AVOIR
- cas peuvent se présenter : a) l’appareil est pourvu de lampes économiques ; b) l’appareil reçoit des lampes de consommation normale ; c) l’appareil utilise tantôt les premières, tantôt les secondes.
- Supposons que l’appareil travaille avec des lampes de faible consommation. Ces lampes exigent un réglage assez précis du voltage filament, aux environs de 3,8 volts. Bien souvent, ces lampes sont alimentées par des piles sèches donnant 6 volts. Dans ce cas, il est, évidemment, indispensable de prévoir un rhéostat de chauffage. Ce dernier devra avoir une résistance de 8 ohms environ et pouvoir être varié d’une façon très progressive.
- Passons maintenant au récepteur travaillant avec des lampes normales. Les lampes sont habituellement alimentées par-----vers j. appareil
- une batterie de deux accumulateurs, dont le voltage décroît graduellement de 4,2 à 3,8 volts. Les variations de voltage entre ces limites étant sans
- influence sur le bon fonctionnement d’un poste bien construit, il n’est point nécessaire d’employer un rhéostat de chauffage. Cependant, afin d’éviter toute chute de tension entre les bornes de la batterie et les bornes des lampes, les conducteurs amenant le courant de chauffage aux lampes devront avoir une très forte section ; par ailleurs, les soudures et jonctions devront
- A J . . I/OLTMETRE
- etre parfaites. L’essai suivant doit être effectué avec chaque appareil: allant allume les lam- i',G-pes, on mesurera avec un voltmètre la tension aux bornes delabat-terie, comme indiqué sur le schéma de la figure 21. La batterie, bien chargée, doit donner 4,2 volts. Ensuite, en conservant les lampes allumées, on enlèvera une lampe et on mesurera la tension existant entre les fiches desservant le filament, comme indiqué sur la figure 22.
- La différence de voltage constatée ne
- VOLTMETRE
- 'SES LAMPES ALLUMÉES
- FIO. 21. - VÉRIFICATION Dli LA TENSION
- AUX BORNES DE LA BATTERIE QUI ASSURE LE CHAUFFAGE DES FILAMENTS
- MESURE DE VOLTAGE AUX BORNES d’une LAMPE
- Durant cette opération, toutes les lampes doivent être allumées.
- doit pas dépasser 0,1 volt. Une chute de tension supérieure à cette valeur indique que la section des conducteurs n’est pas assez forte et qu’une partie de l’énergie de la batterie se dissipe inutilement à échauffer les connexions de l’appareil.
- Certains constructeurs préconisent l’emploi d’une batterie d’accumulateurs de G volts, dont ils ramènent la tension à 4 volts au moyen d’un rhéostat d’environ 1 ohm de résistance. Nous ne considérons pas cette pratique commebonne, car elle conduit à consommer inutilement de l’énergie dans le rhéostat. Pour les 11,2 watts alors consommés dans le circuit des quatre lampes, 5,5 watts sont consommés dans le rhéostat, soit 33 % de la puissance totale fournie par les accumulateurs. Si, par ailleurs, on chauffe les filaments un peu plus fort, soit à 4,5 volts, on réduit la vie des lampes dans une proportion considérable. La nécessité de chauffer à 0 volts est presque toujours Vindice d'un appareil mal construit et, en tout cas, d'un appareil non économique.
- Si nous passons maintenant aux appareils employant tantôt des lampes de la première catégorie, tantôt des lampes de la seconde, une remarque s’impose immédiatement : ii savoir, que le rhéostat qui convient pour les lampes de faible consommation, n’est pas toujours bon pour les lampes normales. Pour qu’il convienne dans l’un et l’autre cas, il
- faudrait, en
- C£S BORNCS DüiVENT effct qu’jl ffa
- au voltmètre capable de sup-
- p o r te r, sans s’échauffer, le courant de 2,8 ampères, nécessaire aux lampes de consommation normale. La chose étant douteuse, il est préférable, pour alimenter ces dernières, de court-circuiterle rhéostat des lampes économiques et d’employer la batterie de 4 volts. Si le poste est, dans ce cas, prévu pour fonctionner
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- sous (5 volts, il est alors indispensable de disposer d’un rhéostat séparé pour l’alimentation des lampes normales.
- En résumé :
- 1° L'appareil travaillant avec des lampes ordinaires doit être alimenté par une batterie de 4 volts et n'a pas besoin de rhéostat de chauffage ;
- 2° Un appareil utilisant les lampes dites à faible consommation doit posséder un rhéostat capable de procurer un réglage très progressif du chauffage du filament.
- Ayant terminé l’examen des conditions qui, du point de vue théorique, caractérisent un bon poste récepteur et, nous l’espérons du moins, suffisamment guidé l’amateur dans le dédale des innombrables montages et dispositifs soumis à son choix, nous allons maintenant discuter de la construction proprement dite du bon récepteur et t ra it er s u c c e s s i v e -ment les différents points qui interviennent comme éléments d’appréciation dans cette importante question. (N’oublions pas qu’une construction défectueuse est de nature à rendre inutilisable l'appareil le mieux conçu.)
- VIII. — La solidité
- L'appareil d’usage quotidien, destiné, comme nous l'avons dit, au grand public, doit, avant tout, être solide. Les chocs légers ne doivent pas y provoquer des déplacements d’organes ou des ruptures de connexions. La vérification est facile : en donnant de légers chocs à la lampe détcc-triee, le haut-parleur doit faire entendre un beau son de cloche ; c’est l'indice classique du bon fonctionnement de la partie basse fréquence de l’appareil. En secouant légèrement l’appareil, on doit entendre également un son de cloche pur et puissant, auquel nul craquement ou autre bruit parasite ne doit être mêlé. Si des bruits secs, des crépitements se produisent, c’est un indice certain que les connexions à l'intérieur du poste ne sont pas faites d’une façon convenable : les bornes sont mal serrées, les soudures peu soignées. Ouvrons le poste. Les parties mobiles de divers organes ne doivent pas être connectées aux parties fixes par des fils souples. Les meilleurs fils
- souples se rompent tôt ou tard. Partout où cela est possible, les fils doivent être remplacés par des ressorts d’horlogerie (fig. 23). Entre autres, doivent être absolument reliées de cette façon les armatures des condensateurs, des réacteurs, les prises des selfs de réaction, etc., etc...
- IX. — Invariabilité des constantes électriques
- J .a capacité électrique existant entre les différents organes et les diverses connexions de l’appareil joue un rôle important dans le fonctionnement d’un radio-récepteur ; il est donc nécessaire que la valeur de cette capacité soit invariable ; si elle se modifiait d’elle-même, par suite, notamment, de
- déplacement s d’organes ou connexions internes, le poste n’aurait jamais un fonctionnement stable. C’est surtout pour cette raison que les connexions doivent être laites avec des fils rigides et immobiles et que les éléments du poste doivent être solidement fixés aux parois de l’appareil. Tl faut aussi que les capacités et résistances fixes soient protégées contre l’action de l'humidité et contre la poussière. La résistance des divers circuits ne varie pas avec le temps, si, comme nous en avons, pour d'autres raisons, signalé l’utilité, les connexions à l’intérieur de l’appareil sont soudées partout où cela est possible.
- X. — Isolement
- L’isolement des circuits doit être parfait. Cette condition est encore plus impérative en ce qui concerne les circuits haute tension, c’est-à-dire les circuits alimentés par la batterie de plaque. Celle-ci, habituellement, est line batterie de piles sèches d’assez faible capacité. Le mauvais isolement des circuits haute tension provoque un courant, «pii, bien qu’excessivement faible, circule jour et nuit et épuise vite les meilleures batteries. Il est donc recommandé, avant de faire l’acquisition d’un appareil, de procéder à l’essai d’isolement suivant de la ligne haute tension (fig. 24) : ayant éteint les lampes, on branche un galvanomètre très sensible (microampèremètre) entre le plus ( + ) de la batterie haute tension et la borne j
- â
- rit SOUPLE.
- ’ART/F MOBIL
- El G. 23. MAISON ENTRE ORGANES MOBILES
- ET ORGANES EIXES
- a, montage défectueux ; la liaison est assurée par un fil souple qui se rompra tôt ou tard ; b, montage correct; la liaison est réalisée par un ressort spirale (ressort d'horlogerie).
- 0
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- LE CHOIX D'UN HECEPTEC U DE T. S. E.
- RECEPTEUR
- H. T. de l’appareil. Nulle déviation ne doit être décelée dans ces conditions.
- XI. — Aspect extérieur
- La forme extérieure d’un radio récepteur est loin encore d’être unifiée. Comme partout et toujours, les formes les plus simples doivent être préférées, mais, évidemment, rien ne s’oppose à ce qu’un appareil, d’aspect, aussi compliqué qu’on voudra, fonctionne convenablement... Sur un point nous attirons ’ particulièrement l’at -tention du lecteur : le nombre de boutons de réglage n'est nullement facteur de la qualité de l'appareil, bien au contraire !
- Plus il y a de réglages possibles, plus il y a de chances pour que l’appareil se dérègle.
- Les meilleurs appareils d’amateurs, d’usage courant, ne possèdent que quatre boutons destinés respectivement à régler : 1° combi-
- iMICROA M PER EMET RL
- Kl G. 24. —- VÉRIFICATION DK d’iSOUKMKNT DK KA DIGNE HAUTE TENSION
- L'aiguille du microampèrcmèlre ne doit pas dévier quand les lampes sont éteintes.
- celui du
- nateur de self ; 2° condensateur primaire ; 3° condensateur secondaire : 4° réacteur. *
- Nous avons terminé notre examen des conditions auxquelles doit satisfaire un bon radio-récepteur. Étant limités par l’espace, nous n’avons pu qu’indiquer, et encore souvent d’une façon très sommaire, les principes généraux d’une sélection rationnelle. Nous serons, du moins, pleinement heureux si nos indications permettent à certains amateurs de comprendre pourquoi ils ne retirent pas entière satisfaction d’un poste acquis sans discrimination préalable et, aux lecteurs de cette revue qui désirent « faire de la T. S. F.», de voir un peu clair dans le problème qui les tourmente et souvent aussi choix d'un bon radio-
- C. VlNOGRADOW, Ingénieur E. S. E.
- BATTERIE
- HAUTE-TENSION
- les retient récepteur.
- NOUVEAU GROUPE ÉLECTROGÈNE ÉCONOMIQUE
- Bien que l’électricité ait pénétré dans la plus grande partie des campagnes, il existe cependant encore pas mal de fermes, de villages et même d’agglomérations proches des grandes villes qui en sont dépourvus. Aussi a-t-on créé de nombreux groupes électrogènes, de puissances variables, suivant leur destination, capables de suppléer à ce manque de courant électrique.
- Le petit groupe que nous présentons aujour-d’hui à nos lecteurs, d’un maniement très facile, possède une puissance de 300 watts sous 25 volts et permet donc l’éclairage économique d’une
- habitation moyenne. Les propriétaires d'appareil de T. S. F. trouveront en lui un aide précieux pour la recharge de leurs accumulateurs. Ne consommant qu'un demi-litre d’essence à l’heure et 5 % d’huile, ce groupe, baptisé le «Colibri», est extrêmement économique. La dynamo est entraînée par un moteur mono-cylindriquc à deux temps, de 50 mm. d’alésage, de 50 mm. de course, tournant à 2.500 tours par minute, d’une puissance de 3/4 C. V. et ne pesant que 14 kilos 500. L’allumage se fait à l'aide d’une magnéto, la mise en marche est automatique.
- KNSKMHDK DU GKOUI’K KDKt TROGKNK ( I.K. (OI.IUHI
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- NOUVEAU TYPE DE TURBINE AERIENNE A AXE HORIZONTAL
- Nous avons déjà présenté à nos lecteurs des modèles de machines destinées à permettre l’utilisation industrielle du vent. La force du vent, souvent considérable, toujours variable, à la disposition de tous, a fait l’objet de nombreuses recherches en vue de sa transformation en une énergie pratique. Ne citons que pour mémoire les moulins à vent dont le rénde-mcnt est faible et qui exigent une force considérable pour les faire tourner. En outre, leur orientation est effectuée à la main, suivant la direction générale du vent, et ils utilisent très mal les variations rapides de cette direction. Les éoliennes, que tout le monde connaît, sont beaucoup plus sensibles, grâce à la disposition judicieuse des aubes de la roue, et, de plus, elles s’orientent automatiquement suivant le sens du vent. On a également imaginé les turbines aériennes à axe vertical, toujours orientées puisqu’elles sont complètement symétriques par rapport à leur axe. Elles utilisent ,-
- également les moin-dres souffles du vent lorsque les aubes présentent une courbure convenable, ce qui est le cas de tous les
- Sa
- appareils construits soigneusement.
- La nouvelle turbine aérienne inventée par M. Jourdain est un des plus récents modèles des machines destinées à capter la force du vent. M. Jourdain s’est attaché à résoudre ce problème, en conservant à la turbine sa légèreté et en réalisant une distribution rationnelle des filets d’air sur t oute la surface afin d’aug mentor le rendement de l’appareil. Contrairement aux turbines aériennes généralement connues, celle de M. Jourdain tourne autour d’un axe horizontal. En réalité, l’appareil comprend
- TURBINE
- AÉRIENNE A CINQ ROUES
- plusieurs turbines, de diamètres croissants, ainsi que le montre le dessin ci-dessous. Un gouvernail assure l’orientation de l’ensemble de manière que les filets d’air arrivent sur la machine d insune directionparallèle à son axe.
- La première turbine, de faible diamètre, est précédée par un cône qui oblige une quantité d’air plus grande que ne le comporterait le diamètre de la turbine à traverser complètement cette dernière. Mais l’air, qui a travaillé dans cette première roue à ailettes, possède encore une certaine vitesse. Cette vitesse, et, par suite, la force vive qui en est la conséquence, agit sur une deuxième roue dont le diamètre est un peu supérieur à celui de la première roue. En outre, un anneau conique ouvert permet d’augmenter l’action de la nouvelle roue par l’adjonction de filets d’air nouveaux arrivant sur sa périphérie. Le modèle représenté ici comporte cinq turbines élémentaires. Chaque roue facilite, en tournant, l’échappement de l’air sortant de la roue précédente, ce qui augmente le rendement.
- C’est donc là un principe nouveau dans l’utilisation de la force du vent, principe qui paraît intéressant. Son application évite l’emploi de roues de grands diamètres. L’équilibrage de l’ensemble est facile à réaliser, de même que la construction des turbines ne présente pas de grosses difficultés. L’encombrement se trouve réduit, le poids de la machine doit être faible. La commande des appareils d’utilisation qui sont situés au bas du support de la turbine (ce sont, en général, des appareils pour l’élévation de l’eau) se l'ait de la même façon que pour les éoliennes à axe horizontal. Il est probable que la réalisation pratique de cette machine démontrera le bien-fondé des espoirs conçus par son inventeur.
- AXE IIORIZONTAI MOTRICES
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- LE GIGANTESQUE CROISEUR AERIEN CONSTRUIT PAR L’ALLEMAGNE POUR LES ÉTATS-UNIS
- Par Pierre CHANLAINE
- Le dirigeable « Amerika », ou «ZR-3», a franchi l’Atlantique, d’une rive à l’autre, en moins de 60 heures
- Le traité de Versailles a stipulé que l’Allemagne devait livrer à la République des États-Unis, au titre des réparations, un dirigeable du modèle le plus perfectionné. Ainsi est né Y Amerika (LZ-126 de la série Zeppelin et ZR-3 de la série américaine), avec lequel un équipage 'allemand et quelques officiers américains — l’aéronef ne devait être pris en recette que s’il parvenait sans encombre de l’autre côté de l’Atlantique — devaient ga-gner Lake-Hurst, sur la côte des États-Unis. Il est parti de Friedrichs-hafen le 12 octobre à 6 h.30, et l’on sait que, le temps ayant été propice, il est parfaitement arrivé à destination.
- La traversée de l’Atlantique par V Amerika (ZR-3) a représenté un gain de deux journées et demie sur le temps employé par les paquebots les plus rapides. La vitesse de croisière, c’est-à-dire correspondant au régime normal des moteurs, du nouveau dirigeable a atteint , environ, 115 à 116 kilomètres à l’heure. A pleine allure, il aurait pu facilement faire du 140 à l’heure, mais en diminuant notablement son rayon d’action. A l’allure économique de cette
- vitesse de croisière, avec l’approvisionnement prévu (vingt-six tonnes d’essence, deux tonnes d’huile, quatre tonnes d’eau), il pouvait tenir l’air pendant cent vingt heures ; or, les établissements Zeppelin comptaient n’en pas dépasser soixante pour la traversée de l’Océan. Us ont eu raison.
- Les premiers essais du comte Zeppelin datent de 1000. Us eurent lieu, comme les suivants, au bord du lac de Constance — le Bo-densée — parce que l’inventeur pensait avoir avantage à utiliser l’élément, liquide pour faire rentrer son rigide au hangar. L’eau, selon lui, devait jouer le rôle d’un amortisseur naturel.
- Amerika est le cent vingt - sixième dirigeable construit par les ateliers Zeppelin (vingt-cinq avant la guerre quatre-vingt-huit pendant les hostilités, treize depuis 1919). Il est interdit aux Allemands de construire de nouveaux zeppelins.
- Les caractéristiques du dirigeable germano-américain sont les suivantes :
- Volume de gaz.......... m3 70.000
- Longueur............... mètres 200
- Diamètre au maître couple - - 27,64
- FIG. 1. — l’un DES BALLONNETS A GAZ LOGÉS DANS LA CARCASSE DE I.’ (( AMERIKA »
- Ces ballonnets, ou cellules, gonflés tout d'abord à l'hydrogène, pour l'être ensuite à l'hélium, sont au nombre de huit.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- Hauteur maximum (comprenant les amortisseurs de chocs
- des nacelles)........ mètres 31
- Force motrice (5 moteurs
- Maybach de 400 CV)......CV 2.000
- Lest.................... tonnes 16
- Combustible............... — 26
- Poids total del’aéronef (carcasse, moteurs, appareils divers et
- tous accessoires) ......kg. H. 100
- Force ascensionnelle totale.. . — SI . 300
- Force ascensionnelle disponible (pour enlever le carburant et l’huile, le lest liquide, les rechanges et l'outillage, l’équipage, les passagers et leurs bagages, etc.), environ . . . kg. 1-0.000
- Rayon d’action avec cinq moteurs :
- a) A pleine allure (46 heures
- démarché).............km. 5.600
- b) A l’allure économique de
- croisière (78 heures de marche) ..............km. 8.400
- DESCRIPTION GÉNÉRALE
- Le corps du ballon proprement dit (figure schématique 2 ci-contre) comporte :
- Une carcasse en duralumin avec des tendeurs en fil d’acier, une enveloppe générale extérieure en tissu de coton, une série de ballonnets à gaz, les nacelles spéciales contenant les moteurs, la cabine des passagers et les différents organes de manœuvre.
- La carcasse. - La carcasse est composée d'anneaux rigides d'armaturage perpendiculaires à l’axe du ballon. Ces anneaux se présentent sous la forme générale d'un polygone régulier de vingt-quatre côtés. Toutefois, ceux qui viennent former l’arrière du ballon n’ont que huit côtés. Ils sont de deux types : les anneaux principaux, dont les sommets correspondants sont reliés les uns aux autres par des tendeurs (fig. 3 à la page suivante) ; les anneaux intermédiaires, qui ne présentent pas cette particularité. Il en résulte :
- 10 Que les anneaux principaux constituent le squelette du ballon ou, si l’on préfère, l’armature qui assure sa rigidité ;
- 2° Que les tendeurs en fil d’acier de ces anneaux créent, perpendiculairement à l’axe du ballon, de véritables compartiments (voir fig. 1). Ces compartiments ont une longueur de quinze mètres ; trois d’entre eux, pourtant, aux extrémités du dirigeable, n’ont que dix et onze mètres. C’est entre ees compartiments que sont logés les ballonnets gonflés d’hydrogène ou d’hélium. Cintre les anneaux principaux cpie nous
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- L E ZEP P EU S Lll'ltfi
- avons signalés plus liant,, apparaissent, de cinq mètres en cinq mètres les anneaux intermédiaires, formés de poutres en treillis.
- Les anneaux principaux sont constitués par deux longerons entretoisés par une contre-fiche. Les sommets des angles de ces anneaux sont réunis les uns aux autres, dans le sens de la longueur, par un armaturage longitudinal. Par ailleurs, les sommets des anneaux principaux et des anneaux intermédiaires sont reliés entre eux, diagonalement, dans le plan de la surface. Enfin, un réseau secondaire de fils d’acier, complété par un filet, sert de support aux cellules ou ballonnets à gaz et à l’enveloppe extérieure (fig. 2).
- La partie inférieure de la charpente est renforcée, sur toute sa longueur, depuis h* point d’ancrage (extrémité avant) jusqu’aux plans fixes arrière, par un poutrage creux, à l’intérieur duquel est ménagée une coursive ou couloir de quille, qui va d’une extrémité à l’autre de l’aéronef (fig. 4), en permettant de répartir entre les anneaux principaux la charge de l’appareil, et aussi d’assurer une communication permanente avec les divers organes (fig. 5).
- La partie avant du dirigeable a été renforcée à la demande du gouvernement américain, qui a l’intention d’ancrer VAnierika à des mâts d’amarrage. L’arrière supporte des stabilisateurs et le gouvernail (fig. G).
- U enveloppe. — L’ensemble de la carcasse — coursive comprise — est recouvert d’un
- l/'.V fi T A TS-l’MS 511
- tissu de coton, dont l’épaisseur et la résistance dépendent de la destination des organes recouverts. Les lisières de chaque bande d’étoffe sont renforcées par une doublure cousue, à l’intérieur de laquelle sont
- pris les anneaux d’agrafage, qui serviront à la fixation des bandes sur la carcasse. Le laçage de et s bandes est une opération délicate ; il faut régler avec soin la tension de l’étoffe en tenant compte des variations que la température et l’état hygrométrique de l’air feront subir à la carcasse recouverte. L'enveloppe est enduite de plusieurs couches de vernis cellulosiques, auxquels de la poudre d’aluminium est ajoutée, de manière que la partie superficielle ch1 l'enveloppe reste absolument mate.
- Les ballonnets. — 11 y en a huit, (pii sont
- placés, ainsi qu’il a été dit, entre les cloisonnements des anneaux principaux. L'étoffe qui les enrobe a été choisie en tissu de coton parce que ce tissu est solide. Mais pour qu'il y ait étanchéité absolue, on l'a doublé intérieurement d’une baudruche.
- Les nacelles. —Tout d’abord, à l’avant du dirigeable, on trouve une nacelle principale (fig. 2 et 12) pour le pilote et les passagers. Cette nacelle, placée directement au-dessous de la coursive, est reliée d’une manière rigide à l’ensemble de la carcasse. Cinq autres nacelles, disposées à l’arrière de la précédente, portent les moteurs de propulsion. La forme de ces nacelles leur donne une résistance minima à l’avancement (fig. 7).
- mo. !5
- —- DISPOSITION 1) UN ANNEAU PRINCIPA1
- MO. 4. VUE DE LA PARTI K INFÉRIEURE DK LA CARCASSE AVEC LE COULOIR DE QUILLE OU COURSIVE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- Elles sont accrochées à l’aéronef au moyen de traverses rigides en tubes métalliques et de câbles souples. Une échelle, dont les éléments peuvent se replier sur eux-mêmes, permet d’accéder à chaque nacelle (fig. 8 et 9).
- LES ORGANES DE MANŒUVRE
- Soupapes. — Chaque ballonnet à gaz (à l’exception du ballonnet d’extrême arrière, qui reste en communication avec celui qui le précède) est pourvu de soupapes de surpression, qui s’ouvrent automatiquement quand la pression intérieure du gaz ascensionnel dépasse une limite déterminée, lies plus gros ballonnets en ont deux. Le diamètre de ces soupapes est de cinquante centimètres. Le gaz qu’elles évacuent monte dans des cheminées ménagées entre les ballonnets et se répand dans l’espace compris entre ces ballonnets et la partie supérieure de l’enveloppe générale. Cet espace est ventilé très efficacement au moyen de sept manches à air, disposées de part et d’autre de l’aéronef (voir fig. 2).
- Les huit ballonnets sont, en outre, pourvus de soupapes, commandées directement par le pilote au moyen de câbles.
- Moteurs. — Les moteurs ont été spécialement étudiés pour répondre aux services que doit rendre VAmerika. Us appartiennent au type Maybach aéronautique n° 7. On s’est efforcé de leur donner une grande robustesse, d'augmenter leur sécurité de marche en même temps que leur durée, tout en leur conservant une consommation réduite. La vitesse de rotation de l’hélice a été déterminée en tenant compte, d’une part, de son rendement, qu’on voulait aussi élevé que possible, et, d’autre part, du souci de n’interposer aucun engrenage entre le moteur et l’hélice, l’introduction d’un organe de ce genre devant nécessairement se traduire par une perte de vitesse et un accroissement sensible de poids, surtout si l’on avait voulu lui donner la robustesse indispensable au service commercial du dirigeable.
- Les quatre moteurs possèdent chacun douze cylindres accouplés en V ; ils sont alimentés par quatre carburateurs, du type Maybach, comportant des améliorations encore inédites. L’allumage, dans les douze cylindres, est assuré par douze magnétos Bosch, dont le fonctionnement est indépendant du sens de rotation des moteurs.
- La mise en marche de ces moteurs s’opère au moyen d’un dispositif de lancement actionné par de l’air comprimé.
- Hélices. — Les hélices propulsives sont placées directement dans le prolongement
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- LE ZEPPELIN LIVRÉ AUX ÉTATS-UNIS
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- des moteurs, à l’extrémité arrière des nacelles qui se terminent, dans cette région, par une pointe effilée (fig. 8 et 9). Elles ont un diamètre de 3 m. 70, un pas de 1 m. 70 et tournent à 1.400 tours à la minute (vitesse maxima). Elles sont en bois contreplaqué ; les extrémités des pales sont protégées contre les chocs par des garnitures en tôle d’aluminium.
- Combustible et lubrifiant. —
- Le combustible liquide, du benzol normalement, est contenu en partie dans des réservoirs placés auprès des moteurs et, poulie reste, dans des soutes de réserve (fig. 10). Des pompes puisent le benzol dans les soutes, puis le refoulent dans les réservoirs disposés à l’aplomb des moteurs et dont la capacité unitaire est de 440 litres. Quelques-unes des soutes sont suspendues de manière à pouvoir être détachées aisément en cas de besoin ou de danger. D’autres peuvent être démontées et remplacées, dans le cas d’un voyage de faible durée, par des réservoirs à lest liquide.
- La répari i-lion de l’huile de graissage est sensiblement la même que celle du benzol, mais le réservoir à huile correspondant à chaque nacelle motrice n’a qu’une contenance de vingt-cinq litres. Pour alimenter ces réservoirs, cinq soutes à huile sont prévues.
- Gouvernails. — Quatre gouvernails, dont deux de profondeur et deux de direction.
- Les gouvernails, qui ont une surface de dix-sept à dix-neuf mètres carrés, sont placés à l’arrière. Leur manœuvre est commandée du poste de navigation.
- Appareils de navigation. — En ce qui concerne la navigation à l’estime (hors de la vue de la terre) on a prévu l’emploi du compas gyroscopique «Anschiitz» qui permet d’indiquer les changements de cap de l’appareil avec une approximation de l’ordre du dixième de degré, c’est - à - dire avec une précision qui autorise une sécurité satisfaisante.
- Pour vérifier l’altitude, le pilote dispose d’un appareil gyroscopique « Anschiitz », à horizon artificiel, qui fournit à chaque instant l’angle formé par l’axe du ballon et le plan horizontal, avec une approximation qui est, elle aussi, de l’ordre du dixième
- de degré. Les données de eet appareil sont infiniment plus précises que celles fournies par le niveau à bulle commun.
- Enfin, parmi les divers appareils de bord emportés par le dirigeable, signalons un indicateur de vitesse d’un nouveau type, un appareil de mesure de la dérive et un appareil de détermination optique des pressions barométriques en cours de route.
- Lest. — Le lest, dans les Zeppelins, n’est constitué que par de l’eau additionnée de produits qui la protègent contre la congélation. Ce lest liquide est renfermé dans des
- FIG. (). - la CARCASSE DE LA PROUE DE L’AÉRONEF EN
- COURS DE MONTAGE DANS LES IMMENSES ATELIERS DK FRIEDRICIISIIAFEN, SUR LE LAC DE CONSTANCE
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- l.A SCI EX CE K T LA VIE
- sacs en tissu caoutchouté disposés de pari et d’autre de la coursive.Douzc de ces sacs (six à l’avant et autant à l’arrière) portent le nom de pantalons d'eau; ils ont cette particularité de pouvoir — grâce à des e o m mandes spéciales — sc vider instantanément; ilscon-tiennent, chacun, un quart de tonne d’eau.
- On utilise ces pantalons d’eau lors des manœuvres d’atterrissage, quand il est nécessaire de procéder à des déplacements rapides de l’équilibre de l’aéronef.
- Les réservoirs à lest, qui ne sont pas des pantalons d'eau, sont au nombre de treize. Ils ont une capacité d’une tonne et sont, comme les précédents, manœuvrés directement du poste de pilotage.
- Installations radio-télégraphiques et téléphoniques. — Eclairage. — Lien entendu, l’aéronef est pourvu d'un poste de télégraphie et de téléphonie
- ll(i. H. — LA NACELLE MOTRICE ARRIÈRE (VUE EN COURE)
- 1, groupe de réservoirs à benzol; 2, mât de fixation de la nacelle ; .‘5, réservoir d'eau de circulation ; 4, admission d'air froid pour V échappement; », fenêtre; 0, radiateur; 7, conduite d’eau de circulation ; 8, bouteille d'air comprimé pour le lancement du moteur; !>. amortisseur de choc à /’atterrissage ; 10, embrayage à griffes.
- du courant basse fréquence fourni par cet alternateur est élevée par des t.ransf or m a -teurs ; le courant résultant est redressé par deux lampes à vide pour l’alimentation du poste). L’alternateur et sa turbine sont montés à l’extérieur de la nacelle et à l’ex-t rémité d’un support qui s’oriente de lui-même dans la direction d’où souffle le vent.
- L’émissi on téléphonique se fait par ondes dont les longueurs peuvent varier entre 300 et 500 mètres. Afin de proportionner l’énergie dépensée à la distance à laquelle on désire transmettre, le poste comporte trois étages de puissance.
- L’antenne, en éventail, est à trois brins de cent vingt mètres de longueur chacun. Les brins peuvent être enroulés ou développés, suivant les circonstances, au moyen de trois tambours conjugués.
- L'appareil de réeep-
- sans fil, et, comme c'est le seul moyen de liaison du dirigea ble avec la terre, il est particulièrement soigné, tant au point de vue technique qu’en ce qui concerne sa construction.
- Le poste d'émission a, sur mer, un rayon d'aet ion de 2.500 kilo-mèt res pour l’émission télégraphique et de 500 kilomètres pour l’émission téléphonique. Il est alimenté par un alternateur qu’une turbine à air actionne (la tension
- RIO. 0.---LA MÊME NACELLE VUE EN l’LAN
- L palier de butée de Vhélice; 2, arbre dentrainement de Vhélice ; 3, palier intermédiaire ; 4, frein; 5, embrayage à griffes; 0, embrayage élastique du volant; 7, réservoir à eau et siège du mécan icien ; 8, radiateur; 9, réservoir à huile; 10. échappement; 11. moteur 400 CC; 12, échelle; 13, rambarde ou garde-corps.
- tion comporte huit lampes pour la détection et l’amplification en haute fréquence et deux lampes pour l'amplification en basse fréquence.
- Les appareils d'émission et de réception sont installés dans une cabine protégée contre les bruits du dehors et parfaitement étanche, même au gaz qui pourrait fuir d’un ballonnet. Cette cabine spéciale est placée immédiate-ment derrière 1 e poste de navigation.
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- LE ZEP P ELI N LIP HÉ AUX ÉTA'FS-U MS
- La dynamo excitatrice de l’alternateur du poste de T. S. F., qui est calée sur le même arbre que la génératrice, procure tout l’éclairage du bord. En cas de défaillance, cet éclairage est assuré par une batterie d’accumulateurs. Enfin, l’excitatrice peut être, elle aussi, branchée sur cette batterie et fonctionner en moteur pour entraîner l’alternateur ; de cette façon, le dirigeable peut encore, au repos, procéder à des émissions de T. S. F.
- La nacelle du pilote est reliée au poste de veille par un téléphone muni d’un haut-parleur.
- Emménagements. — La visite des emménagements est très intéressante. On distingue ceux de l’équipage et ceux des passagers.
- Dans les locaux affectés au personnel du bord on remarque (fig. 13 et 14) : la cabine du commandant, deux chambres d’officiers, six chambres de sous - officier-; avec chacune deux lits, le carré des officiers, deux postes d’équipage avec tables et bancs ; enfin,
- FIG. 11. - MONTAGE DES SURFACES FIXES DE STABILISATION
- FIG. 12.
- CARCASSE DE LA NACELLE PKINC'Jl’ALE
- FIG. 10. - UN DES GROUPES DE SOUTES A BENZOL
- un cabinet de toilette avec lavabos et W.-C. Tous ces locaux sont disposés de part et d’autre du long couloir de quille.
- Les passagers — ils peuvent être au nombre d’une, vingt aine - - sont logés dans la nacelle principale, à l’arrière de la cabine de navigation (voir les ligures page suivante).
- Cinq compartiments ont été prévus (trois à tribord, deux à bâbord) sur le modèle des -wagons-lits Pullmann. Dans chaque compartiment, il y a deux groupes de deux couchettes placées chacune l’une au-dessus de l’autre. Ces deux groupes, qui sont orientés perpendiculairement à l’axe de l’aéronef, sont séparés par une tenture. Le jour, les couchettes de l’étage supérieur peuvent être transformées en sofas de repos, celles de l’étage inférieur devenant des fauteuils. On peut alors mettre, de plus, une table en place. Chaque compartiment est aéré par une large baie vitrée. Le parquet est recouvert d’un lapis feutré. A bâbord arrière, on trouve le cabinet de toilette pour messieurs, le
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- AMÉNAGEMENTS DE LA NACET.LE PRINCIPALE (VUE EN PLAN)
- 1, dynamo d'énergie; 2, réservoir à eau potable; 3, walcr-closels et cabinets de toilette; 4, 5, (i, cabines des passagers; 7, échelle donnant accès à la courswe ou couloir de quille régnant sur toute la longueur de l'aéronef; 8, poste de commande du gouvernail de direction ; 9, gouvernail; 10, connexion pour la commande des ballasts de soupapes; 11. coin pas; 12, poste de commande du gouvernail de direction;
- 13, poste de commande du gouvernail de profondeur; 14, amortisseur d'atterrissage.
- El CL 14.-DISPOSITION DE LA NACELLE PRINCIPALE (VUE EN PLAN)
- 1, réchaud électrique de cuisine; 2, évier; 3, office; 4, porte d'accès; 5, tablette à effacement; (5, table de jeu; 7, coin fuis; 8, poste de commande du gouvernail de direction; 9, réservoir èi eau potable; 10, poste de commande du gouvernail de profondeur; 11, dynamo d'éclairage; 12, compartiments de passagers; 13, toilette pour hommes; 14. toilette pour dames; 15, appareil èi eau chaude.
- cabinet de toilette pour dames et deux W.-C.
- A tribord on aperçoit, d’une part, un couloir d’accès, d’autre part, une cuisine. Le couloir d’accès est exclusivement réservé au garçon de service pendant les voyages. Dans la cuisine, la préparation des mets se fait au moyen d’un cuiscur électrique.
- Les bagages, la poste et les marchandises sont disposés dans vingt compartiments répartis au-dessus du couloir de quille ; d'autres soutes sont réservées à l’emmagasinage des provisions, à la réserve d’eau potable, au matériel de rechange, etc.
- MERVEILLEUX VOYAGE AÉRIEN
- Un voyage de la côte européenne à la côte américaine, et vice versa, accompli en soixante heures, voilà qui laisse entrevoir —• et la traversée de VAmcrika en confirme la possibilité, non pas sportive mais commerciale' - — un bouleversement radical et-profita in-dans les relations (les deux .conti-
- nents. Songeons bien que soixante heures ne font que deux jours et demi... Partant le hindi matin d’Angleterre ou de France, on arriverait aux Etats-Unis le mercredi à midi, et vice versa. Quelle perspective pour les hommes d’affaires et même pour les touristes ! Quels débouchés nouveaux pour l’exportation des marchandises légères ou périssables ! Bien que construit par nos ennemis d’hier, VAmcrika porte en lui trop d’espoirs pour que nous songions un instant à lui reprocher son origine.
- D’autre . part, nous sommes heureux d’apprendre que nos amis américains, séduits parle raid heureusement réalisé, ont décidé de former des sociétés puissantes pour exploiter commercialement une ligne de dirigeables transatlantiques. Avec la décision et l’audace de leur race, ils rêvent déjà d’une flotte et de ports pour des navires aériens du type Ame-—rika, qu’ris-vont , d’tnTltrurs; débaptiser et appeler Los Angeles. P. Ciianlaine.
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- LE RIRE CHEZ L’HOMME ET CHEZ LES ANIMAUX
- Par Raphaël DÜBOIS
- PROFESSEUR HONORAIRE DE T,’UNI VERS1TÉ DE LYON
- Après beaucoup d’autres, sans doute, Rabelais a déclaré péremptoirement que «le rire est le propre de l’Homme ». Alphonse Karr est allé plus loin : pour le spirituel auteur des Guêpes, l’Homme est le plus gai des animaux ; bien plus, il est le seul qui soit gai, le , seul qui rie.
- Avons - nous vrai -ment le monopole exclusif du rire ? Et, en admettant qu’il en soit ainsi, serait-ce une raison pour nous considérer comme les animaux les plus gais de la création et même les seuls qui soient gais ? Il y a tant de façons de rire !
- Voyons ce que dit, à ce sujet, la psychophysiologie comparée.
- Voici, d’abord, un jeune lévrier auquel on présente un morceau de sucre (fig. 1).
- L’animal, les pattes tendues en avant, regarde la proie enviée.
- La lèvre supérieure est relevée par une sorte de rictus : les dents et les gencives sont mises à découvert et les mâchoires sont légèrement écartées, comme pour s’apprêter à saisir l’objet convoité. Les narines sont dilatées ; les oreilles, rejetées en arrière et abaissées, impriment par ce mouvement une légère traction sur l’angle postérieur de l’œil qui prend, à ce moment, une expression très particulière. Le même aspect de la physionomie de l’animal apparaît encore quand sa maîtresse le regarde en le caressant et en lui souriant sans lui présenter de sucre, ou même simplement en lui disant de rire. Elle est persuadée que son chien rit, et c’est
- aussi l’impression qu’il produit sur les personnes qui le regardent à ce moment (fig. 2).
- Le mécanisme du rire
- Dans son livre bien connu : La Physionomie et les Mouvements (Vexpression, Gratiolet dit
- que le sourire des yeux existe chez les animaux carnassiers ; il a pour cause, d’après lui, la contraction d’un petit muscle qui agit sur l’angle externe de l’œil, et il ajoute : « Les chiens, on le sait, ont le sourire au suprême degré. » Le savant naturaliste pensait que cet épanouissement joyeux de la face était, comme chez l’Homme, un indice de la respiration libre et heureuse que donne l’inspiration d’un air pur. Ainsi, il y aurait dans le sourire, et par conséquent aussi dans le rire muet, une certaine relation entre la mani-l'est at ion ext érieure de la joie parla mimique faciale et la respiration. Cela devient évident quand éclate le rire. 11 survient alors une série de petites expirai ions, qui, lorsqu’elles sont faibles, n’empêchent pas l’inspiration, mais qui, lorsqu’elles deviennent très rapprochées et très saccadées, ne permettent qu’une inspiration bruyante et presque convulsive. Les agents de ces mouvements sont principalement les muscles intercostaux internes, les dentelés, les muscles de la paroi abdominale, c’est-à-dire les expirateurs. Quand leurs contractions sont très répétées et très violentes, quand on rit à se tenir les côtes,
- El G. 1. - UNE. RISETTE: POUR UN PETIT
- MORCEAU de: sucre:
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- r>i,s
- LA SCIENCE ET LA VIE
- il .survient une douleur intercostale ou sacro-lombaire assez vive. Pin fin, quand on rit aux larmes, les pleurs peuvent jaillir, et parla s’alïirme déjà une certaine parenté d’origine entre la joie et le chagrin, du seul point de vue physiologique s’entend...
- D’ailleurs, le muscle du pleurer, qui porte le nom de petit zygomatique, est très proche voisin du muscle de la joie, le grand zygomatique (lig. 3).
- Tous deux prennent leurs insertions, d’une part, sur l’arcade zygomatique, qui établit un pont entre l’os de la pommette de la joue et celui du temporal, et, de l’autre, à la lace interne de l'orifice h uccal. Tous deux sont animés par des branches voisines du nerf facial, et leurs libres motrices respectives doivent venir de points très rapprochés d’un même centre de l'encéphale. Les origines cérébrales du rire ont été peu ou mal étudiées au point de vue de la psychophysiologie expérimentale. Il n’en est pas de même du mécanisme extérieur, de la mimique du rire, (pii a été complètement élucidée, ou à peu près, par Duchêne, de Boulogne, au moyen des excitations faradiques électriques des muscles de la face, en particulier du muscle grand zygomatique et des faisceaux musculaires de la paupière inférieure (lig. 4). Il ne s’est pas contenté d’expérimenter sur le vivant et a pu reproduire sur le cadavre l’expression du rire, mais d’un rire macabre lamentablement triste, qui ne saurait faire croire que l’Homme peut être gai même après
- avoir perdu la vie.
- Le rire n’évoque pas, nécessairement, l’idée de gaîté, car le chatouillement, principalement sous les aisselles, peut le provoquer par une action réflexe qui peut devenir pénible à un certain degré, comme le chatouillement de la muqueuse nasale qui produit l’éternuement. Il y aurait là une nouvelle preuve de la relation entre le rire et l’acte respiratoire, dont parle Gra-tiolet. Chez le chien, le rire est le plus souvent silencieux. Pourtant, PI. Ooupin a, jadis, donné dansle Cosmos la photographie (fig. 5) d’une chienne qui «riait aux éclats».
- Le caractère révélé par le rire
- J’ai connu une chienne épagneule qui répondait au doux nom de Flora. Elle accourait, en bondissant joyeusement , au-devant de son maître, montrant de jolies dents blanches, en même temps qu’elle émettait des séries de sons rappelant beaucoup celui de la voyelle i. Un auteur a noté que ce rire en i, i, i est celui des enfants et des personnes naïves. Il dénoterait une nature serviable, dévouée, mais timide, irrésolue. Les blondes rient en i, ce qui ne veut pas dire qu’elles soient toutes naïves, mais le rire de Flora s’accordait bien, sinon avec la couleur de son poil, tout au moins avec le caractère attribué aux gens qui rient en i. D’après l’auteur en question, on peut connaître le caractère d’une personne par sa manière de rire. Il y a autant de rires que de voyelles. Les personnes qui rient en a sont franches,
- FIG. 3. — « A », LK GRAND ZYGOMATIQUE, MUSCLE DU RIRE ; « B », LK PETIT ZYGOMATIQUE, MUSCLE DU PLEUR Kl!
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- FIG. 4. - L’EXPRESSION DU RIRE CHEZ l/HOMME,
- PROVOQUÉE PAR ÉLECTRISATION FARADIQUE DU MUSCLE GRAND ZYGOMATIQUE
- inconstantes, amoureuses du bruit et du mouvement. Le rire en e est le propre des flegmatiques et des mélancoliques ; o indique la générosité des sentiments, la hardiesse dans les mouvements : y prendre garde, si l’on appartient au sexe faible ! « Evitez comme la peste les gens qui rient en u ; ce sont des avares, des. hypocrites, des misanthropes. Pour eux les plaisirs n’ont aucun charme. »
- 11 est certain que le larynx, par ses cordes vocales qui vibrent dans le rire, fait aussi partie de son appareil psycho-physiologique et mériterait d’être étudié sous ce rapport par la méthode graphique, aujourd’hui si perfectionnée pour la connaissance du phonétisme.
- Mais les animaux ont bien d’autres moyens que le rire, muet ou bruyant, pour exprimer leur joie, le chien en particulier : Victor Hugo n’a-t-il pas dit de lui qu’ « il rit avec sa queue et sue avec sa langue » ? Il faut croire qu’Alphonse Karr n’avait jamais vu bondir, en faisant les plus joyeuses cabrioles, les chevreaux, ni regarder jouer les petits chats. Il est vrai que les animaux paraissent devenir presque tous sérieux avec l’âge, ce qui, soit dit en passant, n’est pas toujours le cas des hommes. Ces derniers expriment aussi parfois leur joie par le chant, qui est, en somme, caractérisé par des mouvements rythmés du larynx et de l’appareil respiratoire. Le chant serait-il le rire de l’oiseau? Certains oiseaux, tels que le perroquet, la perruche, le corbeau, imitent à la perfection la musique du rire humain, mais c’est le rire des sots, qui éclate à tout propos, sans discernement, tout simplement pour rire. 11 n’en serait pas pourtant
- FIG. 5. - CHIENNE RIANT AUX ÉCLATS
- toujours ainsi, d’après un observateur digne de confiance. Celui-ci possédait une pie très intelligent e, qui riait en poussant des sons saccadés. Elle était voleuse, comme toutes les pies. Un jour, un voisin lui montra une broche en argent doré ; il nargue la pie en lui disant : « Jaca, tu n’auras pas cela. » L’oiseau, après quelques instants d’hésitation, s’approche de la personne, se pose sur son bras et, par un bon coup de bec sur le pouce de la main qui tient la broche, fait tomber celle-ci. Aussitôt la pie s’en saisit, vole sur le toit, la dépose, puis se met à rire en ouvrant largement son bec et émettant des sons saccadés, cascadés. Le propriétaire de cette pic moqueuse aurait pu, prétend-il, citer d’autres exemples typiques de ce rire intentionnel, significatif et parfaitement approprié aux circonstances.
- L’expression du rire chez les animaux
- Nous donnons les photographies du cheval d’un entrepreneur de maçonnerie (pii est.
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- LA SCI l<: X ( ' E ET LA I ’ 1 IC
- convaincu que son cheval rit (fig. 6 et T). Quand on lui montre un morceau de sucre, les lèvres s’écartent, la lèvre supérieure se retrousse fortement, les coins de la bouche tirés en arrière se relèvent, en même temps que les oreilles sont rejetées en arrière et abaissées, comme chez le chien de la ligure 1. Chez ce dernier également, la longueur de l’ouverture des paupières s’allonge en même temps que leur écartement diminue, l’œil prend une expression spéciale. Les dents, les gencives sont mises à découvert et semblent s’apprêter à saisir l’objet convoité ; mais, chose remarquable, la même expression générale de la physionomie se reproduit quand on prononce seulement le mot sucre. Un de mes élèves, le savant professeur Mai-gnon, de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, m’écrit avoir vu, maintes fois, les chevaux exprimer leur contentement en retroussant la lèvre supérieure, mouvement généralement accompagné du relèvement de la tête avec extension sur l’encolure. Dans le gros rire, chez l’homme, la tête est souvent aussi rejetée en arrière.
- En somme, chez le cheval et chez le chien, il semble bien que ce soient les mêmes muscles qui expriment ce que les propriétaires des animaux appellent « le rire ». Il serait bien intéressant de se servir de l’excitation électrique comme moyen d’exploration de la mimique animale et plus important encore d’explorer, par ce moyen, le rôle des centres céré-
- braux qui commandent directement au mécanisme psychophysiologique du rire animal. Des recherches expérimentales, dans ce sens, seraient particulièrement abordables chez le chimpanzé.
- Duchêne, de Boulogne, avait un singe apprivoisé dont les coins de la bouche s’élevaient très légèrement quand on lui offrait une friandise : « c’était du sourire et de la satisfaction ».
- Darwin a également admis l’existence du sourire et même du rire chez le singe. Les chimpanzés, dit-il, ont plusieurs manières d’exprimer leurs sensations. Les jeunes font entendre une sorte d’aboiement pour manifester leur joie du retour d’une personne à laquelle ils sont attachés. En produisant ce bruit, que leurs gardiens qualifient de rire, ils avancent les lèvres. Ce mouvement est, d’ailleurs, commun à l’expression de diverses autres émotions : toutefois, d’après une observation, la forme des lèvres est un peu différente suivant qu’elle exprime le plaisir ou la colère. Lorsqu’on chatouille un jeune chimpanzé, c’est surtout l’aisselle qui est sensible au chatouillement, comme chez l’enfant : il articule alors un rire joyeux ou un rire assez caractérisé. C’est cependant quelquefois un rire muet. Les coins de la bouche sont alors tirés en arrière, ce qui plisse, par moment, un peu les paupières inférieures, mais ce plissement des paupières, qui est un trait caractéristique du rire humain, s’observe
- Klg. 7.
- PROFIL DU CIIKVAL QUI RIT
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- LE RIRE CME/ /,’ Il O M ME ET EUE/ LES ANIMAI X Vil
- mieux chez d’autres singes. Les dents de la mâchoire supérieure ne se découvrent pas, ce qui, d’apres Henri Ooupin, distinguerait le rire du chimpanzé du nôtre. En outre, d’après W.-L. Martin, les yeux deviennent en même temps pétillants et plus brillants.
- Le rire de l’enfant
- Le fait que le chimpanzé ne découvre jamais scs dents supérieures dans le rire peut, en effet, le différencier de l’hom me adulte, qui a souvent le rire ouvert (fig.
- 9).L’enfant,qui est, d’ailleurs, comme le singé, quadrumane et grimpeur, a souvent le rire fermé A.a figure 8 montre un bébé dont i’at-tention est éveillée par un papillon en papier que le photographe tient suspendu au bout d’une ficelle à l’aide d’un bâton.
- L’objet, d’abord immobile, est mis en mouvement, en même temps que l’appareil qui enregistre les diverses phases successives de l’évolution du rire.
- C’est, le début du film cinématographique employé jadis par le célèbre physiologiste français Marey pour analyser les divers mouvements du vol des oiseaux, de la marche chez l’homme et chez les animaux.
- C’est l’enfance du rire, et la bouche est fermée comme chez le chimpanzé adulte (un de nos ancêtres prétendus). Le jeune chimpanzé montre aussi sa joie en avançant les lèvres par un mouvement analogue à celui du nourrisson qui veut prendre le sein. C’est un geste de préhension des aliments, comme aussi ceux qui ont été décrits à propos du chien et du cheval. On peut se demander si
- le rire ne tire pas plutôt ses origines de cette fonction de première importance, qui donne les jouissances de la gustation et apaise la faim, que de celle de la respiration, comme semble l’admettre Gratiolet. On pourrait invoquer à l’appui de cette thèse le principe exposé par Darwin dans son ouvrage de VExpression et des Emotions. D’après lui, les mouvements utiles à l’accomplissement d’un désir ou au soulagement d’une sensation
- pénible finissent, s’ils se répètent fréquemment, par devenir si habituels, qu’ils se reproduisent toutes les fois qu’apparaissent ce désir ou cette sensation, même à un très faible degré, et alors que leur utilité devient nulle ou très contestée.
- On peut donc imaginer que c’est la préhen-sion des aliments plutôt que la respiration qui a donné naissance à la faculté du rire. On peut faire remarquer, en outre, que c’est la bouche, et non le nez,par où pénètre l’air respiré, qui joue le rôle principal.
- Toutes ces considérations, pas plus d’ailleurs que les subtilités quintessencielles des psychologues subjectifs, introspectifs, trop souvent nébuleux et parascientifiques, ne nous expliquent le mécanisme physiologique intime du déclenchement du rire sous l’influence d’une émotion. Mais, en raisonnant par analogie, on peut proposer une explication d’ord re objeet if, qui me semble très acceptable.
- Le mécanisme du pleurer est analogue à celui du rire
- Les muscles et les nerfs du rire sont, comme on l’a vu, très proches parents de ceux du
- < Cliché Couadou, Toulon.)
- FIG. 8. — l’KNKANCK DU 1URK. 1.12 111IU2 FERMÉ KT SON ÉVOLUTION CHEZ UN BÉBÉ DK SIX MOIS
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- la sri /: xr/•: l:t l a i ' / /:
- pleurer : on peut pleurer de joie et avoir le rire amer, triste ; enfin, les hystériques rient et pleurent sans cause extérieure apparente, alternativement et parfois simultanément. Dès lors, n’est-on pas en droit de penser qu’il existe une grande analogie entre le mécanisme physiologique ou même pathologique du rire et du uleurer.
- Dans ma note du 22 avril 1928 à l’Académie des Sciences sur Les larmes et la fonction de la glande lacrymale, j’ai exposé comment on pouvait expérimentalement démontrer que le pleurer est le résultat d’une auto-intoxicat ion. Cette découverte n’aurait dû occasionner aucune surprise. En effet, les anciens médecins humoristes n’avaient-ils pas été conduits par l’observation clinique à admettre que les « humeurs noires », le chagrin , la mélancolie (de deux mots grecs : mélaina, noire, et choie, bile) proviennent de la présence dans nos humeurs de 1’ « atrabile » (de deux mots latins: atra, noire, et bilis, bile).
- Il s’agissait donc bien de ce que nous appelons aujourd’hui une auto-intoxication. Je n’ai donné à cette conception empirique, par l’expérimentation, que la précision qui lui manquait. Les pleurs, avec tout leur cortège convulsif caractéristique, sont le résultat de l’activité particulière d’une toxine, que j’ai nommée lacripnaline. Elle est en pai'tie détruite dans la glande lacrymale et en partie éliminée par les larmes. La lacrymaline peut être sécrétée instantanément et aussitôt déversée dans la circulation sous l’influence d’une excitation émotive, de même qu’une subite frayeur fait éclater la jaunisse. Ne sait-on pas que la vue ou simplement l’idée d’un mets succulent, d’un condiment, comme le vinaigre, fait subitement venir beau à la bouche, déverser dans un estomac vide un abondant sue gastrique absolument superflu, llien plus, le grincement « a igre » d’une machine ou d'un outil, transmis par l’organe auditif, pourra jouer le même rôle que le vinaigre.
- Kl G. 9.-I,E RIRE OUVERT CHEZ L’ADULTE
- On pourrait multiplier les exemples d'excitations psychiques d’origine externe engendrant à distance des manifestations physiologiques ou pathologiques, telles que la nausée et le vomissement, qu’on ne peut expliquer, comme le pleurer, que par une auto-intoxication. Pourquoi n’en serait-il pas de même du rire? Ce dernier s’observe dans un certain nombre de maladies, telles que la manie et les fièvres graves dues à des toxines : on rit alors comme on éternue, comme on tousse, comme on larmoie. Le sourire se montre dans les méningites,
- la fièvre typhoïde ; on le dit parfois sardonique (du nom de la sardoine ou renoncule scélérate. qui était sensée lui donner naissance). Les faits abondent en faveur du rire par intoxication plus ou moins fugace, comme est celle par le protoxyde d’azote, qui a reçu d’Humphry Davy le nom si suggestif de '(gaz hilarant ». Il y a des vins gais comme celui de Champagne. Il y a aussi beaucoup de poisons que les humains emploient pour combattre la t ristesse : l’alcool, l’éther, l’opium, la cocaïne et tout l’arsenal des stupéfiants, qui, hélas ! ne font rire personne. Peut-être disparaîtraient-ils si l’on découvrait le principe actif du rire, la « toxine hilarante », l’antitoxine de la lacrymaline ! Après tout, c’est peut-être le même agent qui tantôt donne la gaîté et tantôt le chagrin, tantôt le rire et tantôt les larmes, selon les conditions de milieu dans lesquelles il agit. Ne sait-on pas qu’un même ferment, une même zymase, peut briser en morceaux une molécule chimique et la reconstituer en ressoudant, par une action inversive, les fragments, selon qu’il travaille dans un milieu alcalin ou acide ? Mais n’y aurait-il pas à redouter l’abus du rire, car le rire continu, a dit Lévêque, est plus insupportable de beaucoup que la tristesse continue. Les animaux pleurent peu et ne rient guère: en cela, peut-être, sont-ils plus sensés que les hommes ? Raphaël Dubois.
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- LES PROGRES RECENTS DE LA VOITURE AUTOMOBILE
- Par Charles FAROUX
- ANCIEN KM', VF, 1)1', L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE, nOCTF.riî ÈK SCI ENCF.S
- Chaque année, le Salon de l'Automobile offre une occasion tout indiquée de passer en revue les plus récents progrès réalisés par une industrie extrêmement active entre toutes. Tous les constructeurs prennent prétexte de cette grandiose manifestation pour exposer au Grand Palais leurs dernières nouveautés et pour faire connaître celles qui, en période d’expérimentation, seront appliquées sur les prochaines séries des fabrications. Ce n’est donc pas seulement à travers les stands qu’il faut aller chercher les derniers perfectionnements, mais surtout dans les bureaux d’études. C’est pourquoi le lecteur ne devra pas être surpris s’il trouve ici la mention de certaines nouveautés qui ne figuraient pas au
- Salon de Paris, ou qui, tout au moins, n'y étaient pas visibles. Je veux parler, notamment, des tout derniers progrès enregistrés dans la technique du moteur.
- Il ne saurait être question, dans l’étude qui va suivre, de faire une revue absolument complète de tous les organes d’une voiture automobile. Certains étant depuis longtemps parvenus à leur forme définitive, je ne ferai état, ici, que des perfectionnements les plus importants enregistrés au cours de ces derniers mois, en ce qui concerne successivement : le moteur, la transmission, la suspension, les freins et enfin les carrosseries.
- Le moteur. — D’un examen superficiel des moteurs exposés au Salon, et particulièrement, des types les plus récents il ressort
- LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE QUITTANT LE GRAND PALAIS DES CHAMPS-ELYSEES APRES LA VISITE D’INAUGURATION DU SALON DES VOITURES DE TOURISME
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- LA SC1HXCH HT LA Cl H
- que le dessin s’est nettement amélioré ; l’école italienne a fait des adeptes ; l’accessibilité des organes annexes : carburateur, magnéto, a l'ait également travailler les constructeurs. Mais toutes ces considérations n’ol'frent qu’un intérêt secondaire en comparaison des problèmes beaucoup plus importants, comme celui concernant le rendement du moteur notamment, car c’est bien, en définitive, cette question qui retient l’attention de tous les automobilistes, puisque c’est d’elle seule que dépend l’économie d’emploi de l’automobile comme engin de travail aussi bien que d’agrément.
- Les seuls perfectionnements intéressants touchant le moteur sont ceux qui entraînent les améliorations, soit dans le rendement thermique, soit dans le rendement mécanique. C’est à ces deux points de vue que les progrès du moteur méritent d’être envisagés.
- Un moteur à explosions est, en réalité, un moteur à air chaud, autrement dit, un transformateur de chaleur en t ravail. La chaleur est fournie par Pinllammation d’un mélange d’air et de carburant ; le t ravail pro-
- duit est rendu utilisable par l’intermédiaire du pist on, sur la face duquel agit directement la pression du mélange combustible explosé, et par l’intermédiaire de la bielle et du vilebrequin commandés par le piston.
- Dans l’action sur le piston, une partie seulement du travail fourni sous forme de calories est utilisée, les deux tiers, environ, des calories étant complètement perdus. Le rapport entre le travail réellement disponible sur le piston et le travail total fourni par la combustion des gaz constitue le rendement thermique du moteur. Une partie non négligeable du travail disponible sur le piston est encore perdue sous forme de frottements : frottement du piston dans le cylindre, frottement des axes de piston, des coussinets, des paliers, perte de puissance provenant de la commande de la distribution, etc... Une autre partie sert à vaincre l’inertie des masses en mouvement. Le rapport entre le travail réellement utilisable sur l’arbre du moteur et le travail disponible sur le piston constitue le rendement mécanique.
- Voyons ce qui a été fait, ces derniers
- LE DESSIN DES MOTEURS S’EST AMÉLIORÉ ; ON SOIGNE 13EAUCOUP LA PRÉSENTATION, QUI EST SOBRE ET ÉLÉGANTE ; EN OUTRE, TOUS LES ORGANES ANNEXES : CARBURATEUR. MAGNÉTO, VENTILATEUR, ETC... SONT, MAINTENANT, TRÈS ACCESSIBLES
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- GAZKUX DxUNS CHACUN DKS CYLINDRKS
- temps, pour améliorer le rendement thermique et le rendement mécanique.
- Rendement thermique. — Carburation. —
- Le premier point dont dépend l’amélioration du rendement t hermique est le dosage parlait du carburant (l’essence) et du comburant (l’air) : e’est l’œuvre du carburateur. Les remarquables résultats obtenus, à cet égard, par l’emploi de plusieurs diffuseurs échelonnés sont certainement le principal progrès enregistré dans le domaine de la carburation. Ce n’est pas, à proprement parler, une nouveauté du Salon, mais ce qui est à enregistrer, e’est son succès de plus en plus grand, qui consacre la valeur de la formule.
- L’emploi du correcteur, c’est-à-dire d’un appareil permettant d’enrichir ou d’appauvrir en carburant le mélange gazeux, suivant les circonstances (temps froid ou chaud, marche à allure réduite ou marche à pleine puissance), constitue un autre perfectionnement intéressant puisqu’il permet de réaliser des économies notables de combustible. Je dois mentionner également, répondant au même but d’économie, un nouveau carburateur à double régime d’alimentation
- (riche ou pauvre), qui commence à se répandre, et un gicleur à double émulsion (c’est-à-dire permettant deux brassages différents de l’air et de l’essence dans le jet même), répondant aux mêmes fins, applicable sur n’importe quelle marque de carburateur ou sur un carburateur spécial dû à son inventeur.
- Tubulures d'admission. — Il ne sulfit pas au mélange gazeux d’être parfaitement dosé à sa sortie du carburateur, encore laut-il qu’il reste constant jusque dans les cylindres, d’où la nécessité d’éviter les condensations qui occasionnent des pertes d’essence appréciables, et des irrégularités dans les proportions du mélange. Le réchauffage, un moment abandonné, revient aujourd’hui en faveur, réalisé de façon à peu près générale par la circulation de l’eau chauffée par les cylindres autour de la tubulure d’admission des gaz, tubulure qui est alors noyée dans le bloc. C’est, du moins, toujours ce qui se passe avec les carburateurs horizontaux. Avec les carburateurs verticaux, la tubulure d’admission rapportée se trouve généralement réchauffée par la proximité de la tubulure d’échappement et quelquefois même,
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- LA SCIEXCE ET LA LIE
- LE MOTEUR SANS SOURARKS, DONT NOUS VOYONS ICI UN MODELE, EST TOUJOUHS TUÉS APPRÉCIE. A REMARQUER, KNTRI! UK CARBURATEUR ET LE TABLIER, LE DISTRIBUTEUR D’UN NOUVEAU SYSTÈME DE SERVO-FREIN AGISSANT PAR L’ACTION DE I,A DÉPRESSION ENGENDRÉE PAR LE MOTEUR DANS LA TUYAUTERIE D’ALIMENTATION
- mais beaucoup plus rarement, par une circulation propre dans une chemise prévue tout autour. Ceci m’amène à parler de la question des tubulures d’admission.
- Il y a deux ans, une tendance très nette vers l’adoption des tubulures d’admission de forme rigoureusement droite, comportant des coudes très brusques, s'était manifestée au Salon. Elle devait , dans l’esprit des constructeurs qui avaient adopté cette formule, provoquer un brassage énergique des gaz susceptible d’améliorer la rapidité d’inflammation du dit mélange dans les cylindres.
- Le résultat le plus tangible obtenu avec ees formes de tubulures, dont le principal avantage était la simplicité, fut un freinage du moteur, celui-ci devenant incapable de s’alimenter aux hauts régimes, ce cpii pouvait encore, à la rigueur, se soutenir sur des moteurs de gros alésage à régime relativement lent et possédant, néanmoins, un énorme excédent de puissance, mais n'était pas admissible sur des moteurs de faible cylindrée. C’est ce que n’ont pas tardé à comprendre les constructeurs spécialisés dans ce genre de fabrication ; aussi est-on revenu, cette année, aux formes de tubulures
- ramifiées, exemptes de tout coude brusque. Certaines même possèdent une cloison intérieure disposée dans l’axe de la tubulure, permettant une meilleure répartition du mélange gazeux dans chacun des cylindres.
- Soupapes. — Le mélange d’air et de carburant étant ainsi amené jusqu’aux cylindres dans les meilleures conditions possibles, il faut envisager son passage dans l’intérieur du cylindre. Cette introduction se fait forcément par des orifices, qui laisseront passer d’autant plus de gaz qu’ils seront plus grands et resteront ouverts plus longtemps. Les temps extrêmes d’ouverture et de fermeture des orifices ne peuvent être, on le conçoit, décalés au delà de certaines limites, sous peine d’avoir des retours au carburateur. On ne peut donc agir que sur la grandeur des orifices et sur la vitesse de leur ouverture et de leur fermeture.
- Au point de vue de l’élargissement des ouvertures de passage des gaz, nous sommes à la limite sur les moteurs à soupapes. On ne peut, en effet, augmenter indéfiniment le diamètre des soupapes, car on serait alors entraîné à donner à la chambre d’explosions une surface trop grande, ce qui irait à
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- LES PROGRÈS 1)E LA VOITURE A UTOMORI LE
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- l’encontre d’un des buts primordiaux que l’on doit tendre à réaliser dans la recherche de l’amélioration du rendement.
- En ce qui concerne la rapidité d’ouverture et de fermeture, on ne peut pas impunément, même en multipliant le nombre des ressorts, accroître indéfiniment leur action, les soupapes risquant d’être entraînées à fournir un travail trop grand, dont elles ne pourraient s’acquitter longtemps sans rupture. Aussi, je crois fermement que l’on reviendra à la commande positive, c’est-à-dire asservie au moteur, celui-ci ouvrant lui-même, au moment voulu, et pour le laps de temps nécessaire, les différentes soupapes.
- Touchant la commande des soupapes, je dois signaler que l’on revient, cette année, à l’arbre à cames disposé au-dessus des cylindres ; on semblait, au dernier Salon, avoir délaissé cette disposition pour recourir à l’arbre à cames dans le carter, attaquant les soupapes par tringles et culbuteurs. Je me réjouis de ce retour à l’arbre à cames païen dessus, qui semblait, il y a deux ans, ne plus avoir à connaître de vicissitudes.
- L’attaque des soupapes se fait généralement par l’intermédiaire de culbuteurs interposés entre les cames et les queues de soupapes. L’attaque directe par les cames, qui constitue une solution simple et parfaitement mécanique, est abandonnée par certains constructeurs qui en avaient pourtant fait de très belles applications, car elle n’est pas à l’abri de certaines critiques. La réaction absorbée par la queue de la soupape ne va pas sans occasionner une usure rapide des guides de soupapes sur les moteurs à hauts régimes. En outre, le profil de la came attaquant le plateau dont est surmontée la soupape, provoque, au moment de l’attaque de cette dernière, une énorme accélération, qui n’est pas sans nuire au ressort, que son inertie prédispose à la rupture.
- Le sans-soupapes a vu, au cours de cette année, se consolider la situation déjà enviable qu’il avait sur le marché. Il est certain que, au point de vue de l’alimentation du moteur, il constitue une solution supérieure à toutes autres, car il permet une ouverture et une fermeture des orifices aussi rapides qu’il est
- MONTAGE « BLOC-MOTEUR » ADOPTÉ PAR LA MAJORITÉ DES CONSTRUCTEURS. IL CONSISTE EN LA RÉUNION, EN UN MEME GROUPE, DU MOTEUR, DE L’EMBRAYAGE ET DE LA BOITE DES VITESSES. ON OBTIENT DE LA SORTI; UN ENSEMBLE A LA FOIS PLUS SIMPLE, PLUS ÉLÉGANT,
- PLUS FACILE ET MOINS ONÉREUX A USINER
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- « BLOC TRANSMISSION », C’EST-A-DIRE RÉUNION KN UN TOUT Dlî LA BOITE DES VITESSES, DIT FOURRE.AU ENVELOPPANT L’ARBRE DE TRANSMISSION ET DU FONT ARRIÈRE, DISPOSITION QUI FACILITE BEAUCOUP LES VÉRIFICATIONS ET LES DEMONTAGES
- permis de le souhait er, et on peut donner aux sections de passage de grandes dimensions.
- Compression. — Suralimentation. — J.es gaz se trouvent donc dans les cylindres ; ils ont été aspirés par le piston dans son mouvement de descente. Au moment où celui-ci remonte, il comprime devant lui les gaz qui remplissent le cylindre. La compression, en réduisant le volume du gaz, permet une inflammation plus rapide, la flamme se propageant dans toute la masse gazeuse en augmentant à la lois la température et la pression de cette masse, et cela d’autant plus vite que la compression est plus élevée.
- Il n’est guère possible de dépasser sur les moteurs à explosions un rapport de compression égal à 7, sans courir le risque d’auto-allumage, étant entendu, cela va de soi, que le cylindre est parfaitement rempli à fin de course d’aspiration, car, s’il en était autrement et si, à ce moment, la pression était à peine de 0,5, par exemple (chiffre pris uniquement pour fixer les idées), il est bien évident que le rapport de compression pourrait être très supérieur à 7, sans que l'on courût pour cela le risque
- d’auto-allumage. S’il est facile d’établir un moteur dont le rapport de compression soit égal à 7, il est beaucoup plus difficile d’obtenir la compression maximum permise par Pemploi d’un hydrocarbure déterminé ; aussi a-t-on songé à améliorer sur la voiture de course le remplissage du cylindre, pour se rapprocher le plus possible, en fin de course, d’une pression voisine de la pression atmosphérique ou même supérieure.
- Ce dispositif n’est pas encore appliqué sur les voitures de tourisme, mais nous ne tarderons pas à l’y voir apparaître : c’est surtout une question de mise au point.
- Combustion et détente. — Aux Etats-Unis, de nombreuses recherches ont été entreprises, au cours de ces dernières années, dans les magnifiques laboratoires dont est dotée l’industrie automobile américaine, en vue de découvrir les moyens d’améliorer la combustion à l’intérieur des cylindres. Ces recherches ont eu surtout pour but de prévenir ou de retarder le régime de dét onation ou de cliquetage des moteurs, et, en outre, d’augmenter la vitesse de propagation de la flamme au sein du mélange explosif.
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- Un constructeur américain a, récemment, adopté une méthode très originale consistant à revêtir la paroi interne de la chambre de combustion du moteur d’une substance qui exercerait sur les éléments du mélange explosif une action catalytique, c’est-à-dire une action due à la simple présence de la substance et non à des propriétés chimiques. Cette méthode est connue sous le nom de procédé catalytique et a été étudiée par le Dr Edward Sokal, de New-York. Jusqu’ici, elle a été considérée, par les ingénieurs qui en ont eu connaissance, avec un certain scepticisme. Il n’empêche que les résultats des essais effectués par le Bureau of Standards américain (équivalent aux laboratoires d’essais de notre Conservatoire des Arts et Métiers) confirment la valeur du procédé.
- Avec l’allumage du mélange carburé commence le temps moteur : la détente.
- Dans le moteur à explosions, qu’il soit à deux temps ou à quatre temps, on cherche à se rapprocher le plus possible du cycle théorique qui comporte une combustion à volume constant, cette combustion devant théoriquement s’effectuer au moment où la pression dans le cylindre est le plus élevée.
- Pour réaliser ces deux conditions, volume constant et pression maximum, il faudrait donc que la combustion soit instantanée et qu’elle soit provoquée au moment précis où le piston est au point mort haut. Or, pratiquement, l’explosion n’est pas instantanée, il s’agit plutôt d’une combustion. La flamme qui prend naissance dans les particules de gaz situées au voisinage des pointes de la bougie, se propage de proche en proche depuis ces pointes jusque dans les coins les plus reculés de la culasse. Pour que toute la masse soit brûlée au moment où le piston commence sa course de détente, il est nécessaire de faire jaillir l’étincelle un peu avant que le piston ait atteint le point mort haut, et d’autant plus tôt que la vitesse linéaire du dit piston est plus grande.
- La forme de la culasse qui convient le mieux à une inflammation rapide est la culasse hémisphérique, que la disposition des soupapes au-dessus des cylindres permet de réaliser assez aisément. Cette forme de culasse possède plusieurs gros avantages au point de vue du rendement thermique. Toutefois, il en est une autre de plus en plus en faveur auprès des constructeurs, c’est la
- AUTRE EXEMPLE DU BLOC-MOTEU1J, MONTRANT LA DISPOSITION DES ORGANES DE MANŒUVRE : PÉDALES ET LEVIERS, MONTÉS DIRECTEMENT SLÏR LE BLOC. A REMARQUER LE CYLINDRE CONTENANT LE PISTON DU SERVO-EREIN A DÉPRESSION
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- LA SCI KM'U K T LA CIE
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- culasse genre Ricardo. Voyons en quoi elle consiste : Ricardo, restant fidèle aux soupapes latérales, emploie la culasse hémisphérique de la façon suivante : supposons une culasse hémisphérique d’un moteur à soupapes païen dessus, par conséquent une culasse disposée exactement au-dessus du cylindre ; si nous la déplaçons latéralement de façon à l’amener au-dessus des soupapes, nous obtenons la culasse Ricardo.
- lie passage entre la culasse et le cylindre se fait ainsi par un conduit de section sensiblement moitié de la surface du cylindre, le surplus de cette surface étant occupé par un fond plat dont le piston vient, à fond de course se rapprocher jusqu’à le toucher; cette forme hémisphérique de chambre, outre la simplicité de commande de distribution qu’elle permet, possède tous les avantages de la culasse hémisphérique à soupapes en tête et favorise, en outre, la turbulence provoquée par compression du mélange carburé entre le piston et le fond du cylindre. Ce genre de culasse est à juste titre apprécié par les constructeurs, ses avantages au point de vue rendement thermique du moteur étant manifestes.
- Comme je l’ai dit au début, la majeure partie de la chaleur produite par la combustion des gaz sert à échauffer en pure perte les parois de la chambre d’explosions. Pour (pie cette perte soit réduite, il y a donc lieu de diminuer : la surface de la chambre, ce que réalise la forme hémisphérique de la culasse ; la surface des parois, résultat obtenu par la diminution de l’alésage : enfin la durée du contact entre les gaz et les parois ; autrement dit, il faut obtenir une détente courte dans le temps et diminuer le plus possible l’importance du refroidissement.
- Un grand nombre de facteurs influent sur la vitesse d’inflammation des gaz : le tourbillonnement, la compression, la vitesse de rotation du moteur, la richesse du mélange, la température, la nature du combustible, le volume et la forme du cylindre et de sa culasse, la position des bougies, etc.
- Je n’ai pas la prétention de passer en revue toutes ees questions, ce qui m’entraînerait trop loin. Une simple nomenclature suffit à prouver la complexité d’un des problèmes touchant au moteur, et fait ressortir que le champ des perfectionnements qui peuvent être encore apportés au rendement de ce dernier est extrêmement vaste.
- Allumage. — Bougies, magnéto, distributeur. — La position des bougies a, en général, préoccupé le constructeur ; on ne rencontre plus de bougies disposées dans
- une position oblique, les électrodes étant tournées vers le haut, par conséquent dans une position favorable à l’encrassement. On trouve encore quelques bougies disposées horizontalement, mais, en général,le constructeur a fait un effort pour les placer à la partie supérieure de la culasse, en un point se rapprochant autant que possible du sommet de celle-ci. Une telle disposition dispense du double allumage, qui ne se rencontre plus guère que sur les moteurs de très grosses cylindrées ou plutôt de gros alésages.
- Le refroidissement de l’électrode est réalisé, en général, par l’emploi d’une électrode creuse de grand diamètre ; quant à l’encrassement, il est évité, sur certains types nouveaux, par une électrode triangulaire.
- La magnéto (instrument générateur d’énergie) et le distributeur (organe répartiteur de l’énergie des accumulateurs) continuent à se livrer un âpre combat. Les événements ne permettent pas encore de prétendre que ce dernier ait des chances de triompher, encore que cela soit ma conviction intime ; mais, puisqu’il s’est imposé déjà en Amérique sans que l’automobiliste ait eu à s’en plaindre, il n’y a pas de raison pour qu’il ne connaisse les mêmes faveurs chez nous. On ne peut, en effet, retirer à l’allumage par la batterie sa grande simplicité ; par ailleurs, les voitures actuelles possèdent toutes, sous la forme d’accumulateurs, une source d’énergie électrique. En outre, ce système d’allumage marque un très gros avantage au moment du démarrage ou lorsque le moteur tourne à bas régime, l’étincelle conservant, pour toute vitesse de rotation du moteur, son intensité maxima.
- D’ailleurs, si la magnéto a progressé et ne cesse de le faire, il faut bien, pourtant, constater que les ennuis qu’elle occasionne sont de jour en jour plus nombreux, ce qui est dû aux conditions plus pénibles de fonctionnement qui lui sont imposées par les moteurs dont la vitesse de rotation croît sans cesse (ce que l’on traduit, en langage d’atelier, en disant que les moteurs sont de plus en plus poussés).
- Couiise et alésage. —• La tendance est à la multiplication des cylindres. Dans cette voie, un très léger progrès se manifeste, puisque l’on a pu voir au Salon quelques moteurs nouveaux à six et huit cylindres, mais ce n’est pas encore la généralisation souhaitable de cette formule.
- La rapidité de la détente est une conséquence de l’augmentation de la vitesse linéaire du piston, qui dépend, évidemment, de sa course dans le cylindre ; à ce sujet.
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- je dois constater que nos constructeurs n’ont pas marqué de progrès sensibles sur les années précédentes. Si, en effet, les vitesses de rotation s’accroissent lentement, il n’en va pas de même des vitesses linéaires, car, en général, une certaine tendance se manifeste vers l’augmentation de l’alésage par rapport à la course, et, dans cette voie, il n'est pas exagéré de dire que les constructeurs travaillent à rebours. Ce sont les règlements des courses de vitesse qui les ont poussés dans cette voie, dans la recherche de la puissance spécifique, sans s'inquiéter suffisamment du rendement thermique.
- Refroidissement du moteur. — Le refroidissement par air est, à n’en pas douter, la formule de l’avenir. Les Américains, gens pratiques par excellence, ont depuis longtemps fait bon accueil aux solutions, souvent d’ordre très moyen pourtant, réalisées dans cette voie, et il n’est pas douteux que chez nous le refroidissement par air, réalisé scientifiquement, connaisse avant longtemps la faveur à laquelle il a droit.
- Rendement - Éc nique. — Le rendement mécanique dépend de deux facteurs primor-
- diaux : les pertes par frottements et celles par inertie des organes en mouvement.
- 11 y a longtemps que ees solutions de rendement mécanique ont été l’objet de nombreuses recherches, et cela presque toujours de façon indirecte. En effet, lorsque, dans le but d’accroître la puissance spécifique des moteurs, on a été amené à tourner vite, il a bien fallu diminuer également le poids des organes en mouvement ; aussi, les progrès sont-ils toujours très lents et peu appréciables d’une année à l’autre, d’autant qu’il s’écoule toujours pas mal de mois entre l’instant où, après avoir fait son apparition sur les voitures de course, un perfectionnement profite aux voitures de tourisme. Il semble, à ce moment, qu’il s’agit de choses déjà anciennes ne pouvant plus être qualifiées de progrès. 11 en est ainsi de l’usage des roulements à billes dans les paliers. On en rencontre sur quelques châssis, principalement lorsque le vilebrequin ne comporte que deux paliers, par conséquent sur des moteurs de petite cylindrée. Les roulements à rouleaux, d’emploi général sur les moteurs de voitures de course, n’ont pas encore été
- TRANSMISSION « A ARBRE DE RELAIS » ADOPTÉE SUR LES CHASSIS TRÈS LONGS EXIGÉS PAR LES CARROSSERIES SPACIEUSES DES FORTES VOITURES MODERNES, l’ARBRE DE RELAIS EST INTERPOSÉ ENTRE LA BOITE DE VITESSES ET I.’ARBRE D’ENTRAINEMENT DES PIGNONS DU PONT ARRIÈRE. II, FACILITE BEAUCOUP LES DÉMONTAGES ET LES VÉRIFICATIONS
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- appliqués aux moteurs normaux ; on en est toujours aux coussinets lisses régulés.
- En ce qui concerne l'allégement des pièces, YAlpax est aujourd’hui à peu près le seul alliage employé pour les pistons. L’adaptation des alliages d’aluminium à cet usage n’a pas été sans de nombreuses ditlicultés, mais tous les constructeurs ont, maintenant, acquis l’expérience nécessaire.
- Enfin, dernier point, et qui n’est pas le moins important, l’emploi du duralumin dans la fabrication des bielles donne des résultats absolument remarquables.
- Je n’ai plus grand’chose à dire concernant le moteur, les questions graissage et refroidissement étant au point depuis déjà quelque temps. Toutefois, en ce qui concerné le graissage, on commence à envisager l’épuration de l’huile au cours de son circuit, mesure qui contribuera à accroître très sensiblement la durée du moteur.
- L’épuration de l’air admis au carburateur constitue le problème de demain, cette question étant loin d’être au point, quelle que soit la valeur des solutions fort incomplètes qui nous viennent d’Amérique à ce sujet.
- Embrayage. — L’embrayage mono-disque s’est imposé définitivement. Ses avantages permettaient d’augurer de son bel avenir.
- L’embrayage à disques multiples ne se rencontre plus guère que sur des châssis de grande puissance, sur lesquels il permet une grande progressivité et une liaison parfaite entre le moteur et la boîte de vitesses, sans être obligé de recourir à l’emploi de ressorts très puissants pour obtenir le contact intime entre les surfaces en présence. Toutefois l’effort à exercer sur la pédale se trouve restreint, quelle que soit la force des ressorts d’embrayage, grâce à un nouveau dispositif de servo-débrayage, qui constituait l’une des nouveautés du Salon. Ce dispositif est basé sur la mise en action par la pédale d’un ressort antagoniste, (pii équilibre presque complètement l’action du ressort de l’embrayage.
- Borne de vitesses. - Dans ce domaine, nous trouvons deux innovations très intéressantes de boîtes à engrenages toujours en prise. Pour l’une, la commande s’opère automatiquement par la pédale de débrayage, après que le conducteur a préparé la combinaison qu’il désire au moyen d’une manette disposée bien à portée de la main sur le volant ou sur le tablier (1). Pour l’autre, l’emprise des engrenages est obtenue par un système original de clavetage manœuvré
- (1) Notre numéro de janvier 1925 renfermera une description plus détaillée de ee système.
- ET LA I 1E
- directement par le levier à main classique.
- La formule bloc-moteur est adoptée par la majorité des constructeurs. Quelques-uns, cependant, lui préfèrent la disposition suivante : la boîte de vitesses est reportée à l’avant du tube de cardan ; il n’y a de ce fait qu’un seul joint flexible entre la boîte et l’embrayage. Ce sont là deux solutions d’égale valeur; il m’est difficile de pencher en faveur de l’une ou de l’autre. Cependant, il semblerait que la première soit tout indiquée pour les petites voitures, la seconde étant plus recommandable pour les grosses.
- Suspension. — La suspension ne semble pas avoir préoccupé les constructeurs autant que l’année dernière. Il est vrai que l’apparition du pneu « Ballon », ou pneu « Confort », leur a permis d’améliorer, sans rien créer de nouveau, la suspension de leur châssis.
- Les freins. — D’énormes progrès sont à enregistrer touchant l’importante question du freinage. Si j’ai pu dire, il y a quelques années, que le Salon d’alors était le Salon du freinage, je peux dire que le dernier fut le Salon des freins, c’est-à-dire celui des réalisations en matière de freinage. Une bonne partie des constructeurs ont des freins de leur modèle, qui, évidemment, se ramènent tous à des types déjà connus et décrits.
- On connaît déjà le frein le plus courant, dont la commande est fixée à l’essieu par une de ses extrémités, au longeron du châssis par l’autre ; celui dont la commande est fixée sous l’essieu, le système à commande flexible, etc... Par contre, il est une question que l’automobiliste en général ignore : c’est celle du servo-frein, et cela parce que le frein avant seul constituait déjà un tel perfectionnement que beaucoup l’ont regardé jusqu’à ce jour comme suffisant. Cependant, l’usage d'un servofrein offre tellement plus de sécurité, qu’il est fort possible qu’on en voie l’application, non seulement sur les grosses voitures, mais même sur les voitures légères.
- La presque totalité des servo-freins actuellement construits utilisent, pour la mise en action des freins, l’énergie cinétique emmagasinée par la voiture en mouvement. Us sont presque tous constitués par une sorte d'embrayage monté sur un arbre solidaire de l’arbre de la transmission ; la pédale de frein agit pour mettre en œuvre cet embrayage, qui, à son tour, tire sur la timonerie. Certains de ces servo-freins sont excellents et ont un bon fonctionnement. Mais tous, quels qu’ils soient, exigent une construction spéciale de la voiture, puisqu’ils comportent un arbre en rotation perma-
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- les rnocutis de la
- nente, arbre qui doit être en relation avee la transmission du véhicule. Ils ne peuvent donc être adaptés à un véhicule existant et doivent nécessairement avoir été étudiés et construits en même temps que le châssis.
- Or, il est extrêmement intéressant d’avoir un organisme indépendant du châssis, pouvant être monté sur une voiture déjà construite, et cela à peu de frais et sans modification des organes de cette voiture. Un nouveau servo-frein à dépression réalise précisément ce desideratum. Il ne comporte aucun organe en mouvement permanent et ne nécessite aucune adjonction ni modification à la partie mécanique de la voiture.
- Le principe de ce servo-frein à dépression est le suivant : un cylindre disposé sur le châssis et fermé à une extrémité. Dans ce cylindre se trouve un piston étanche qui est relié à la timonerie des freins. Le côté fermé du cylindre peut être mis en communication avec la tuyauterie d’aspiration du moteur, au moyen d’un appareil appelé distributeur en relation avec la pédale de frein.
- Le mécanisme de fonctionnement du servo-frein est facile à comprendre : lorsqu’on
- I OIT U UE . /ETO MOU/ Lti
- appuie sur la pédale de frein, on ouvre la communication entre la tuyauterie d’aspiration et le cylindre de frein ; le piston, qui est placé à l’intérieur de celui-ci, est aspiré avec une grande force, tire sur la timonerie des freins et en provoque le serrage.
- Ce principe, très général, est celui de tous les servo-freins à vide ; sa première application date d’environ vingt-cinq ans. Il est donc du domaine public, mais ce qui fait l’originalité du système, c'est, d’une part, l’asservissement complet de la valeur de la dépression du cylindre par la pédale de frein, et, d’autre part, le report sur cette même pédale d’une partie de l’effort exercé sur la timonerie par le frein. Ce dernier système est dit système de réaction. Ainsi, le conducteur sent, tout aussi bien qu’avec un frein à action directe, l’action qu’il produit sur ses freins ; s’il ignorait que la voiture fût dotée du servo-frein, rien ne le renseignerait sur la présence de celui-ci ; il constaterait simplement que la commande des freins est particulièrement douce.
- Les carrosse mes. — Dans le rayon des carrosseries, un grand progrès d’ensemble
- I.E l'NliU « BALLON )), OU « CONFORT », DONT L’EMPLOI SE GÉNÉRALISE SUR LES PETITES ET MOYENNES VOITURES, AUXQUELLES II. ASSURE UNE MEILLEURE SUSPENSION
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- LA S ('1 ESC K ET LA LIE
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- UN EXEMPLE TUES CARACTERISTIQUE DES TENDANCES ACTUELLES EN MATIERE DE CARROSSERIES A LA FOIS SOBRES DE LIGNES, LÉGÈRES ET CONFORTABLES
- est à remarquer, non pas précisément au point de vue ligne de la carrosserie, mais au point de vue confort. Ce n’est pas moi qui m’en plaindrai : nous avons trop long-
- temps souffert de la recherche exclusive de la ligne, qui nous a toujours procuré des carrosseries absolument inconfortables.
- Chari.es Faroux.
- LE RELEVAGE DES NAVIRES ALLEMANDS VOLONTAIREMENT COULÉS JADIS A SCAPA-FLOW
- Le 21 juin 1919, les équipages de la flotte de combat allemande internée par la Grande-Bretagne à Scapa Flow, coulèrent volontairement; près de soixante-dix navires, après les avoir, tout d’abord, rendus inutilisables. S’enlisant tous les jours un peu plus dans la vase et le sable, rongées par l’eau de mer, les plus belles unités d’une llotte dont s’enorgueillirent si fort Guillaume, von Tirpitz et le Reich tout entier, semblaient bien devoir dormir leur dernier sommeil jusqu’à leur ultime anéantissement. Mais les nécropoles marines ont, comme les cimetières, leurs profanateurs. Une compagnie anglaise de sauvetage et de démolition de navires a résolu, avec ^autorisation de l’Amirauté, de récupérer la plus grande partie de ces épaves submergées en les remontant à la surface, pour les démanteler ensuite et les vendre au prix de la ferraille.
- La tâche, comme bien l’on s’en doute, n’est pas aisée ; comme elle peut se montrer pleine d’enseignements, nos voisins et, sans doute aussi, les autorités navales du monde entier
- la suivent avec le plus grand intérêt. Pour aider à arracher du fond les navires allemands, la compagnie anglaise fait amarrer solidement à leurs flancs, par des scaphandriers, des enveloppes analogues à celles des ballons. Ces enveloppes sont ensuite gonflées avec de l’air. La force ascensionnelle, dans l’eau, de ces « pontons d’air », comme on les nomme de l’autre côté du Détroit, est énorme. Grâce à ce procédé, un contre-torpilleur a pu être remonté suffisamment pour qu’on ait réussi à passer des chaînes sous sa coque et à le suspendre en quelque sorte à deux chalands de mer en ciment armé, qui, solidement entretoisés, forment une espèce de dock flottant. Dans cet équipage, on l’a remorqué dans une cale de radoub, où l’on pourra le démanteler facilement après avoir enlevé son artillerie.
- Les experts en ces sortes de travaux calculent que neuf années seront nécessaires pour mener à bien ce treizième travail d’IIer-cule... et nous savons ce que valent les évaluations des experts, même britanniques!
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- ON EXPERIMENTE ACTUELLEMENT UN CARBURANT QUI SERAIT SUPÉRIEUR A TOUTES LES ESSENCES POUR MOTEURS
- Par Charles FERNET
- Nous avons, jusqu'ici, entretenu très fidèlement nos lecteurs de toutes les recherches et expériences effectuées depuis quelques années pour résoudre le fameux problème des carburants. Or, une solution intéressante semble avoir été trouvée par l'ingénieur russe Ivan Makhonine, qui a réussi à faire marcher les moteurs à essence au moyen d'un carburant très facilement obtenu en partant des résidus graisseux d'origine minérale ou végétale. Voici, sur les premiers résultats acquis et sur les conséquences possibles de cette découverte, les renseignements que nous apporte un collaborateur qui connaît l'ingénieur russe et qui a pu apprécier son procédé.
- L’importance de la question des carburants est bien connue des lecteurs de La Science et la Vie. C’est un problème qui doit, d’ailleurs, préoccuper tous les bons Français. De divers côtés, savants et ingénieurs se sont mis au travail, et il faut convenir que, parmi les nombreuses solutions préconisées, certaines sont des plus intéressantes et prouvent, de la part de leurs auteurs, une ingéniosité grande.
- On peut classer ainsi les diverses méthodes proposées :
- 1° Emploi de succédanés de l’essence, généralement mélangés d’alcool et de benzol, dits « carburants nat ionaux ».
- (L’alcool est un produit de notre agriculture ; le benzol peut être obtenu par distillation des houilles, lignites, tourbes, etc., dont il existe de grandes quantités en France.)
- 2° Transformation des moteurs à essence en moteurs à gaz et emploi de gazogènes à bois ou charbon de bois ;
- 3° Fabrication du pétrole synthétique, en partant de produits peu coûteux, tels que les lignites ou encore certaines mat ières grasses.
- Il ne semble pas à de nombreux spécialistes de la question que tous ces procédés apportent au problème une solution radicale.
- Solutions incomplètes
- En effet, si l’on examine le principe des trois «solutions mères» que nous venons
- M. IVAN MAKHONINE
- d’énumérer, on se rend compte qu’elles sont toutes plus ou moins bâtardes :
- 1° Les mélanges d’alcool et de benzol seront toujours relativement coûteux, car, d’une part, notre production d’alcool n’égale pas et n’égalera sans doute pas de sitôt la moitié de nos besoins en essence. D’autre part,le mélange alcool-benzol n’a pas un pouvoir calorifique aussi grand que l’essence de pétrole.Nous notons, en effet, que la «gazoline » a un pouvoir calorifique voisin de 11.095 calories par kilogramme, alors que l’alcool pur à 90 degrés ne donne que 5.900 calories et le benzol 10.000 calories environ.
- En pratique, le carburant dit national (50 % d’alcool, 50 % de benzol) a un pouvoir calorifique de 7.878.
- En supposant que l’on arrive à intensifier la production d’alcool et de benzol et que l’on remplace dans tous les moteurs l’essence par le « carburant national », il faudrait, pour avoir la même puissance effective dans ces moteurs, majorer de 30 % environ la dépense de carburant : on perdrait donc, de ce fait, une grande partie de l’économie réalisée. D’ailleurs, les mélanges alcool-benzol n’ont guère eu, jusqu’ici, d’application importante que dans les moteurs des autobus parisiens.
- 2° La solution des gazogènes à bois est-elle meilleure, plus satisfaisante ?
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- LA SCI KM'K K T LA VIE
- r>8<»
- Nous ne pouvons mieux faire que de consulter à cet egard le Bulletin de VOjJice national des Recherches et Inventions, puisque cet organisme olficiel a pris, récemment, l'initiative d’une longue série d’essais méticuleux pour élucider la question. Or, nous y lisons (numéros du 15 avril et du 15 septembre 1924) que l’emploi des gazogènes a deux conséquences fâcheuses : une réduction de la puissance du moteur, qui entraîne une diminution de la capacité de transport du véhicule, et l’impureté du gaz, qui conduit à une usure prématurée du moteur.
- On combat la perte de puissance par l’emploi de « compresseurs » ou de gazogènes sous pression, et, pour épurer le gaz, les constructeurs ont dû recourir à des complications telles que l’injection de vapeur ou des lavages à l’eau ou à l’huile. De plus, le système alourdit sensiblement le véhicule.
- Faut-il en conclure que cette solution soit «à rejeter radicalement ? Non, certes, car elle peut, dans bien des cas, être pratique et constituer une économie, par exemple dans les transports agricoles et forestiers.
- 3° Ferons-nous également la critique de la méthode du pétrole synthétique ?
- 11 semble qu’il soit encore bien tôt pour cela, car ce procédé n’est pas encore entré dans la voie d’exploitation industrielle, ou, plus exactement, aucun prix de revient positif n’a encore pu être établi au moment où nous écrivons ces lignes.
- M. Pineau, directeur du Service des Pétroles et Essences au ministère du Commerce, a résumé la question en quelques mots :
- « Dès la création d’une industrie des carburants nationaux, a-t-il dit, il y aura fatalement lutte de prix : si cette industrie n’a pas des prix de revient inférieurs à ceux du pétrole, elle est inévitablement vouée à la faillite et occasionnerait à la fortune nationale des pertes qui peuvent atteindre des centaines de millions.
- « Comme on le voit, le problème est d’importance et demande, avant le passage aux réalisations, une longue et minutieuse étude, où l'extension de la production des matières premières occupe une place prépondérante. »
- On peut conclure de ce sage avis que la solution du problème du carburant national n’aura de valeur qu’autant qu’elle pourra être généralisée, c’est-à-dire qu’elle utilisera des matières premières à bas prix dont il sera facile de s’approvisionner largement.
- Le procédé Makhonine
- Tel semble êt re le cas pour le procédé inventé par M. Ivan Makhonine, procédé
- qui permet de tirer de n’importe quelle matière grasse, liquide ou liquéfiable, le maximum de produits combustibles, sous une forme immédiatement utilisable dans les moteurs dits à explosion. Cette solution a un caractère général, en ce sens que l’appareil Makhonine peut utiliser, d’une part, les huiles brutes, végétales ou minérales (pétrole brut), d’autre part, les résidus du raffinage de ces huiles, par exemple le mazout, résidu de la distillation du pétrole brut, et aussi les graisses épaisses végétales. Enfin, il peut utiliser beaucoup plus facilement les huiles artificielles, par exemple les goudrons provenant de la distillation des houilles, lignites, tourbes, etc., ou encore les pétroles dits synthétiques.
- Comment expliquer cette différence foncière, qui distingue cette solution des précédentes ? Seulement par le fait que M. Makhonine s’est attaché à résoudre le problème intégral. Il en a étudié les deux faces, en déterminant, tout d’abord, la constitution chimique que doit avoir le carburant idéal, puis en cherchant le moyen le plus simple de produire ce carburant, en partant de matières premières extrêmement abondantes et peu coûteuses.
- En ce qui concerne la composition du carburant, il a montré qu’un mélange intime d’hydrocarbures liquides voisins de leur état de dissociation chimique est, en tous points, le meilleur carburant ; il se distingue de l’hydrocarbure relativement simple et chimiquement stable qu’est la gazoline, par un pouvoir calorifique supérieur et par une explosion dans le moteur plus progressive, plus lente, ce qui augmente considérablement le rendement du dit moteur.
- Ce point acquis, il a remarqué que ce mélange « dissocié » d’hydrocarbures peut être facilement obtenu en traitant par la chaleur et la pression les matières grasses qui les contenaient à l’état combiné.
- Son procédé est donc à la fois physique et chimique : physique, par la distillation, dans des conditions déterminées, qui accompagne l’opération ; chimique, par la décomposition que subit la matière première, qui livre, d’un côté, le maximum d’hydrocarbures utilisables, de l’autre les cendres ou résidus imbrûlables.
- Le résultat pratique est un carburant liquide (ou, dans certains cas, gazeux ou semi-gazeux), ininflammable à la température et à la pression ordinaires, possédant une densité supérieure à celle de l’essence (ce qui prouve la richesse du mélange), parfaitement épuré (ce qui se traduit par une
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- UNE NOU VELLE ESSENCE POUR
- MOTEURS
- absence de fumée à la combustion) et de capacité calorifique élevée. Son prix de revient n’est pas sensiblement supérieur à celui de la matière première traitée.
- En admettant les prix maxima actuels des mazouts, par exemple, ce carburant reviendra, d’après l’inventeur, à près de 300 francs la tonne, alors que l’essence revient à 2.000 francs, soit une économie de 85 %.
- Une solution aussi radicale serait destinée à avoir d’énormes conséquences : l’industrie
- tenus par l’utilisation de mazouts de qualité inférieure et du goudron de houille.
- Le capitaine Eudier, qui fait partie de la commission des expériences, a dit au sujet du carburant Makhonine :
- «Ce qui nous étonne tous, c’est qu’en partant d’un produit qui ressemble plus à un cirage qu’à une huile, nous obtenions un liquide limpide, qui, en bien des points, est supérieur à l’essence. Ce liquide est ininflammable. 11 peut supporter les hautes
- LE TRAIN ÉLECTRIQUE DE M. MAKIIONINE A LA GARE NIKOLA1EVSK, A PÉTROGRAD
- Ce train, qui a roulé pendant un an et demi entre Pétrograd et Moscou, était actionné par un dispositif à peu ])rès analogue à celui expérimenté à Vinccnnes.
- tout entière pourrait être considérablement influencée par cette découverte, qui touche non seulement l’automobile en général, mais aussi la Guerre, la Marine, l’Aviation. l’Agriculture, les Chemins de fer.
- Au laboratoire de l’Artillerie de Vin-cennes, où les procédés de M. Makhonine sont expérimentés depuis le mois d’août dans les conditions les plus rigoureuses, on montrerait une satisfaction de bon augure.
- L’appareil qui fonctionne à Vincenncs ayant été établi par l’inventeur, à la demande de M. Paul Bénazet, commissaire général à la Guerre, celui-ci s’est rendu plusieurs fois déjà au laboratoire, et il aurait constaté de visai les résultats probants ob-
- eompressions sans faire cogner les moteurs. II augmente leur couple, évite tout grippage des organes en mouvement , n'encrasse pas les bougies et coûte cinq fois moins cher.»
- Il convient de faire remarquer que le carburant qu’on expérimente actuellement en France a déjà plusieurs années d’existence, mais il était resté à peu près complètement dans l’ombre. Alors qu’il se trouvait en Russie, M. Makhonine avait organisé un train électrique, dont les appareils producteurs de courant étaient mus par des moteurs alimentés par le produit inventé par lui. Ce train a fait pendant un an et demi un service très régulier entre Pétrograd et Moscou. Charles Fernet.
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- MUE ÉLECTRIQUEMENT, LA BROSSE A DENTS ACCOMPLIT SON OFFICE MIEUX ET RAPIDEMENT
- Encore que Ton se soit préoccupé, par divers artifices de forme et de dimension, à améliorer l’action de la brosse à dents, Ton n’est certainement pas encore parvenu à assurer, au moyen du brossage manuel, un parfait nettoyage de la dentition ni, par conséquent, une bonne hygiène de la bouche. Cela tient à plusieurs causes, mais surtout à la difficulté d’opérer les mou-
- vements nécessaires au brossage vertical de la face intérieure des dents, surtout sur les côtés de la dentition. Ces mouvements étant dilli-ciles, on ne les effectue pas ou à peine et le nettoyage est forcément incomplet, d’autant que la brosse ne présente, le plus généralement, qu'une face utile. Par ailleurs, on ne consacre pas à cette opération de propreté et d'hygiène tout le temps ni l’attention qu’il faudrait.
- Pour améliorer et en même temps abréger le nettoyage des dents, un Italien, M. Zerollo, a imaginé d'utiliser de petites brosses auxquelles, par l’intermédiaire d’un câble llexible, un moteur électrique miniature communique une grande vitesse de rotation. U s’est, somme toute, inspiré de la commande électrique des fraises et autres outils employés par le dentiste moderne. Cette solution ne pouvait donner que d’excellents résultats, car, grâce à sa rotation, la brosse est capable de travailler dans tous les sens, à l’intérieur de la bouche aussi bien qu’à l’extérieur, et sans que la main et
- l’avant-bras aient à prendre des positions ou à effectuer des mouvements difficiles.
- Deux formes de brosse sont prévues : Tune, cylindrique, plus particulièrement adaptée au brossage vertical, intérieur et extérieur ; l’autre, conique, qui convient mieux au nettoyage des molaires et de certaines irrégularités de la dentition. On passe de Tune à l’autre instantanément, puisque chaque brosse se fixe sur le mandrin qui termine le câble llexible au moyen d’un emmanchement à baïonnette, aussi facilement par conséquent qu’une lampe électrique dans sa douille. Aussi les membres d’une même famille peuvent se nettoyer successivement les dents avec le même appareil, mais en employant leurs brosses personnelles.
- Il est à peine besoin de dire que la dépense quotidienne d’électricité est pratiquement nulle : la loree du moteur étant d’un quarantième de che\al, sa consommation n'excède pas. en effet, celle d’une lampe de 20 bougies durant le temps infinitésimal exigé par un nettoyage de la dentition, même extrêmement soigné. P. Y.
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- LES ONDES LUMINEUSES ET CELLES DE T. S. F., L’EXPÉRIENCE VIENT DE LE PROUVER, ONT UNE ORIGINE ABSOLUMENT IDENTIQUE
- Par Merry COHU
- LICENCIÉ ÈS SCIENCES, INGÉNIEUR E. S. E.
- Qu’est-ce que la lumière ? C’est une question qui, depuis des siècles, on pourrait dire même des milliers d’années, a passionné ies hommes et en particulier les savants. Aujourd’hui, ère de la radiotélégraphie, la notion d’onde est devenue courante et surtout la notion d’onde électro-magnétique ; grâce à la T. S. F., il est plus aisé d’en comprendre la nature.
- Young, Maxwell, Hertz,
- Langevin, Belin, Langlev, ont montré que la lumière est une v bration électromagnétique de même nature que les ondes de T. S. F., mais de longueur beaucoup plus courte. Jusqu’à ces dernières années, il restait une séparation entre ces deux types d’ondes et on n’avait pas pu passer des unes aux autres ; en d’autres termes, on n’avait pu trouver des appareils susceptibles d’émettre et de recevoir indifféremment des ondes de longueurs aussi courtes que celles de la lumière et aussi longues que celles de la radiotélégraphie.
- Les pat ients travaux du Dr Nichols,le regretté directeur du laboratoire de science pure à Nela l’ark, décédé en juin dernier, ont permis de fermer le dernier chaînon d'une longue suite d’expériences en fournissant la preuve finale du bien-fondé de la théorie éleetro magnétique de la lumière due au génial Maxwell.
- Maxwell, l’un des plus brillants physiciens anglais, fut l’Einstein d’il y a soixante ans. Sa théorie fut, au début, considérée comme obscure et discutée par les physiciens de son temps comme il en est de nos jours pour les théories d’Finstein. La théorie de Maxwell
- embarrassait tout le monde, car elle heurtait les idées alors admises. Il faut dire qu’à cette époque on n’avait pas à sa disposition d’autres ondes électriques de comparaison ni aucune indication sur la possibilité d’en produire d’une façon ou d’une autre.
- Depuis Maxwell, et grâce à lui, la science a progressé à pas de géant. Elle a mesuré les ondes de T. S. F., qui ont des longueurs variant de 50.000 mètres jusqu’à un centimètre. Elle a mesuré aussi les radiations de la lumière visible pour toutes les couleurs du prisme. Ces longueurs sont beaucoup plus petites et s’étendent de 0,4 à 0,8 micron (le micron, désigné par la lettre grecque a, est le millième de millimètre) ; pour donner une idée de ces longueurs, nous dirons qu’elles peuvent à peine être distinguées au microscope ; les meilleurs instruments montrent seulement comme distincts deux points distants de 0 a 2. Enfin, on a mesuré les longueurs d’onde des radiations calorifiques, qui sont des radiations infra-rouges de longueur comprise entre 10 et 814 microns. Ces radiations sont émises non seulement par les corps incandescents, mais aussi par tous les corps chauffés, tels qu’une théière bouillante.
- Jusqu’au récent travail du professeur Nichols, il existait une solution de continuité entre les plus longues radiations calorifiques de longueur d’onde, 0 cm. 0814, et les plus courtes radiations électriques, qui ont environ 2 millimètres de longueur ; il n’avait pas été possible de produire d’autres ondes ayant des longueurs intermédiaires. 11 était
- LE DOCTEUR ÈS SCIENCES AMÉRICAIN E. E. NICIIOLS, DÉCÉDÉ. EN JUTN 1924, PEU DE TEMPS APRES AVOIR ÉTARLI EXPÉRIMENTALEMENT l’origine ÉLECTROMAGNÉTIQUE DE LA LUMIÈRE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- donc d’un haut intérêt scientifique de taire l’expérience décisive capable de prouver que « Maxwell avait raison », bien qu’il soit juste de mentionner, à ce propos, que du Bois et Rubens avaient déjà montré l’analogie des deux types d’ondes, sans établir, toutefois, la continuité du phénomène.
- Les résultats obtenus par le professeur Nichols ont confirmé les espoirs les plus optimistes. Au moj^cn de nouveaux instruments conçus par lui, il a été possible d’obtenir et de mesurer des ondes électriques de 0 cm. 02, et il a pu utiliser le même récepteur pour détecter et mesurer à nouveau des radiations calorifiques de 0 cm. 03 émises par des corps chauds. La soudure se trouve donc ainsi faite. Pour la première fois, des ondes calorifiques et des ondes électromagnétiques ont pu être émises, comparées et trouvées de caractères identiques.
- Principe des appareils. — Dépouillé de tous accessoires et réduit à l’essentiel, voici le principe de l’appareil (fig. 1). O est l’émetteur ; il consiste en un oscillateur avec les réglages nécessaires et une lentille Lx condensât rice en paraffine. J est un réflecteur ou ondemètre fonctionnant sur le principe d’un interieromètre. R est le récepteur sur lequel les radiations sont renvoyées au moyen d’une deuxième lentille L2. Ce récepteur, sur lequel nous reviendrons dans quelques instants, est suspendu par deux fils fins F1 F2, autour desquels il peut pivoter.
- Ses faibles déplacements sont enregistrés au moyen d’un petit miroir, sur lequel une lampe envoie un faisceau lumineux qui est ensuite réfléchi sur une échelle graduée, où il fait tache lumineuse. Le déplacement de cette tache sur l’échelle est donc
- lié aux déplacements du miroir et , permet de les mesurer.
- FIG. 1.
- DISPOSITIF DU
- DOCTEUR
- NICIIOLS POUK LA PRODUCTION ll’ONDKS ÉLECTRIQUES l'.XTItKM K MENT COUIITKS F. T LA MKSriîK DF. I.IAUt I.ON'Gl’F! I!
- Oscillateur. — La figure 2 montre les parties essentielles de l’o cillateur. Il est formé de deux cylindres de tungstène TIl et II2, séparés par un très
- court intervalle G, dans lequel éclate l’étincelle. Le
- -- FIG. 2.---- SCHÉMA DES PARTIES
- ESSENTIELLES DE I.’OSCILLATEUR DU DOCTEUR NICIIOLS
- tout est immergé dans du pétrole. Ces cylindres de tungstène sont scellés aux extrémités de fins tubes de verre T1 et 1\ et forment un oscillateur fermé analogue à celui de Ilertz.
- L’éclateur prend son énergie au moyen de charges qui lui sont communiquées par des conducteurs Vlt V2 branchés sur une bobine d’induction. Les charges traversent l’espace d’air A1 A2 jusqu’à ce que Hlt H2 soient chargés à un assez haut potentiel pour briser l’isolement, du pétrole, qui se trouve en G, dans l’espace d’éclatement. Une étincelle jaillit alors, une décharge oscillante s’ensuit et donne naissance à un train d’ondes courtes tel que celui de la figure 2. La longueur d’onde de la radiation émise dépend des dimensions et du montage des cylindres de tungstène IIV 1I2.
- Pour les petites longueurs d’ondes obtenues, les cylindres mesuraient environ un dixième de millimètre et étaient si petits qu’on pouvait à peine les distinguer à l’œil nu ; on conçoit l’énorme difficulté de construction de tels appareils. La radiation divergente de l’oscillateur émise au foyer d’une lentille de paraffine Ll est rendue parallèle par la dite lentille et, après réflexion sur l’ondemètre, est reçue au foyer d’une deuxième lentille L2 (fig. 1) ; au foyer de cette deuxième lentille se trouve l’appareil récepteur et enregistreur R.
- Récepteur. —• Le récepteur est d’invention nouvelle; il est basé sur les principes suivants :
- a) Quand des radiations électriques tombent sur la surface d’un conducteur, elles y engendrent, à l’intérieur, de faibles courants oscillants de même fréquence que
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- LUMIÈRE ET T. S. E. SONT 1)E MÊME NATURE
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- leur fréquence propre. Par suite de la résistance ohmique du conducteur, le passage du courant échauffe légèrement ce dernier.
- b) Une surface exposée à des radiations calorifiques subit de la part de celles-ci une certaine pression, très faible, mais qu’on peut mettre en évidence. Tout le monde connaît le radiomètre de Croo-kes, qu’on voit souvent aux devantures des opticiens et pharmaciens. Il consiste en une boule de verre creuse partiellement vidée d’air. Dans cette boule se meuvent de petites pales (généralement au nombre de quatre) montées sur un axe et dont l’une des faces est polie, tandis que l’autre est noircie. Ces pales peuvent tourner librement.
- Quand la lumière les frappe, elle est absorbée par la surface noircie, qui subit une pression, et réfléchie par la surface polie ; le radiomètre se met alors à tourner. Le récepteur, construit d’après les deux principes précédents, est représenté schématiquement (fig. 3). L’axe du système est formé de fils très fins en verre élire ; il est suspendu en K au sommet de la boîte du récepteur B au moyen d’un fil de quartz F. A la rotation partielle de l’équipage s’oppose normalement la torsion correspondante imposée au fil de quartz.
- La suspension est libre de tourner, mais la torsion est équilibrée par le couple antagoniste du fil de quartz.
- V-, et V2 sont deux fines bandes de mica, attachées sur les traverses M My. La face antérieure de Vy et la face postérieure de U, sont recou-v e ries d ’ u u
- dépôt de platine P. Quand une radiation vient frapper le système, les faces P sont échauffées, et les forces de Crookes tendent à faire tourner le système, qui se comporte comme le rad'omètre précédemment décrit. Sous des conditions convenables, la torsion du fil de quartz est proportionnelle à l'intensité de la radiation qui frappe la surface.
- Le poids du système suspendu complet est inférieur à un milligramme, et les différences de températures mesurées peuvent être moindres qu’un dix-millionième de degré centigrade.
- Ondcmètre. — L’ondemè-tre (fig. 1) est basé, pour la mesure dçs longueurs d’onde, sur les phénomènes bien connus d’interférence.
- La radiation émise par O tombe en quantités égales sur deux miroirs parallèles My Mo- Quand My est légèrement derrière Mo, un train d’onde réfléchi par My aura un chemin plus long à parcourir pour arriver au récepteur que le train d’onde réfléchi par M2. 11 arrive donc plus tard au récepteur et, quand les deux moitiés de la radiation sont réunies au récepteur, elles se composent, c’est-à-dire que leurs amplitudes s’ajoutent ou se retranchent suivant la position relative de My et M2. Les trains d’onde peuvent alors donner un effet maximum ou s’annuler, c’est-à-dire faire dévier l’équipage mobile /£(fig. 1 ) au maximum ou le laisser immobile. On a ainsi un moyen direct d 1 mesurer la longueur d’onde de la radiation. Conclusion. - On peut conclure des belles
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- l-’IG. 3. — RÉCEPTEUR PER-
- METTANT DE DÉCELER UNE RADIATION CALORIFIQUE TRÈS PEU INTENSE
- LE DOCTEUR NICIIOLS ET LE DOCTEUR TEAR, SON ASSISTANT, AUPRÈS DES APPAREILS QUI LEUR ONT PERMIS D'ÉMETTRE, OE RECEVOIR ET DE MESURER DES ONDES ÉLECTRIQUES ET LUMINEUSES DE MEME LONGUEUR
- On voit en H le récepteur pour ondes électriques ; en I,, les ten-titles ; en O, Voseilluleur ; en Mj et ,\L, les miroirs parallèles. de.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- expériences du Dr Nicliols, que, non seulement les radiations émises par les corps très chauds contenant de l’infra-rouge sont de nature électrique, mais aussi que les radiations ultra-violettes et, entre les deux, les radiations du spectre visible sont de même nature, ainsi que les rayons X et les rayons gamma du radium. Les longueurs d’onde électrique s’étendent donc sur une gamme énorme, puisque, et c’est, cela qu’il était difficile de se représenter, l’onde électrique de 20 kilomètres et une courte radiation gamma, qui est de 20 millions de billions de fois plus petite, sont des phénomènes de même nature. On peut, en présence de ces faits, rester surpris de la faiblesse de perception de l’œil humain, qui est pourtant si merveilleux à d’autres points de vue. Notre œil n’est seulement sensible, en effet, qu’à des radiations lumineuses comprises seulement entre 0,4 et 0,8 micron environ.
- Devant une telle disproportion dans les longueurs d’onde, il est impossible de dresser un schéma représentant toute l’étendue de ces longueurs, car, si nous donnions sur une feuille de papier une étendue raisonnable aux grandes longueurs d’onde de T. S. F., l’étendue du spectre visible serait trop petite pour être représentée en totalité ; inversement, si nous représentions par une longueur appréciable (disons seulement un centimètre) l’étendue du spectre visible, il nous faudrait une feuille de papier de plus de 150.000 kilomètres de longueur pour représenter les grandes ondes de T. S. F.
- N’est-il pas admirable qu’on ait réussi à identifier et assimiler des phénomènes d’ordres de grandeur aussi différents, ainsi que, par voie de conséquence, à leur appliquer les mêmes lois et traiter de la même façon les problèmes qui se rapportent aux uns et aux autres ? Meiuiy Coiiu.
- AUTOMOBILISTES, VEILLEZ A L’AÉRATION DE VOS VOITURES A CARROSSERIES FERMÉES
- Un accident survenu, il y a quelque temps, en Belgique attire à nouveau l’attention sur le danger qui résulte de la présence constante d’oxyde de carbone dans l’échappement des moteurs d’automobile, ce gaz se formant en quantité appréciable et dangereuse chaque fois — et l’occasion ne s’en présente que trop souvent dans la pratique — que le mélange carburant est trop riche en essence.
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- On a coutume d’organiser, dans certaines villes de ce pays, des courses pédestres nocturnes d’un genre particulier, mettant à l’épreuve non seulement les qualités physiques des coureurs, mais encore leurs facultés d'orientation. C’est, ainsi que l’on enferme un certain nombre de compétiteurs dans une voiture fermée, qu’on les transporte en pleine nuit, en utilisant des chemins détournés, à une certaine distance de la ville et qu’on leur donne alors la liberté... et la mission de rejoindre le plus vite possible le lieu fixé pour l’arrivée.
- Or, dans une course ainsi organisée, une vingtaine de compétiteurs avaient pris place dans une camionnette fermée pour être emmenés au point de départ de la course. Les premiers instants furent joyeux, puis les chants se turent peu à peu ; certains coureurs ayant demandé de l’air, un petit guichet fut ouvert plusieurs fois et refermé, le eondue-.
- teur craignant que les hommes ne pussent s’orienter. Lorsque la voiture fut arrivée au terme de sa course et qu’on voulut libérer les coureurs, on constata qu’une douzaine de ceux-ci étaient sans connaissance, et, malgré les soins qui leur furent immédiatement prodigués, l’un d’eux succomba. L’analyse du sang de la victime prouva que la mort était due à une intoxication par l’oxyde de carbone, et l’analyse des gaz d’échappement du moteur montra que ceux-ci contenaient une assez grande quantité de ce gaz. Nous devons, cependant, ajouter que le pot d’échappement se trouvait vers le milieu du châssis et non tout à fait à l’arrière, comme d’ordinaire, et que le plancher n’était pas parfaitement étanche. 11 n’en reste pas moins vrai que, la voiture étant en marche, les conditions d’une dilution complète des gaz dans l’air étaient les plus favorables.
- Bien que les voitures de tourisme fermées ne présentent pas ces imperfections, il est donc de toute nécessité de les aérer convenablement. 0,n doit, en outre, éviter de se glisser sous la voiture pour effectuer une réparation quelconque sans arrêter le moteur, car la moindre fuite dans la tuyauterie d’échappement peut avoir des conséquences fatales. De même, il est absolument nécessaire d’aérer le plus possible les garages d’automobiles où de nombreux moteurs sont mis en marche simultanément, créant ainsi un danger permanent pour le personnel,
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- LES APPLICATIONS DU QUARTZ FONDU
- Elles vont rapidement s’étendre, car on est parvenu, récemment, à produire cette matière sous un haut degré de transparence.
- Par E.-E. FREE
- DOCTEUR ÈS SCIENCES PHYSIQUES
- MEMBRE DE L’ASSOCIATION AMÉRICAINE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES
- On se préoccupait, depuis quelques années, de trouver le moj^en de produire commercialement du quartz Tondu très clair, très transparent, si l’on préfère, en raison des nouvelles et très intéressantes applications que l’on envisageait pour cette précieuse matière. Rappelons tout de suite, à ce propos, pour mieux faire comprendre l’importance de cette préoccupation, que le quartz (silice cristallisée,
- dénommée vulgairement cristal de roche) possède, lorsqu’il a été fondu, entre autres qualités remarquables, sur lesquelles nous aurons, un peu plus loin, l’occasion de nous étendre, celle d’être pratiquement insensible aux variations brusques de température. Cette qualité, en tant qu’on considère le quartz fondu comme une matière solide transparente, le distingue du verre dans une mesure aussi grande que le verre se distingue
- M. BERRY, DOCTEUR ÈS SCIENCES AMÉRICAIN, DEVANT UN BLOC DE QUARTZ FONDU SUIVANT LE PROCÉDÉ DONT II, EST I,’AUTEUR ET QUI PERMET D’OBTENIR CETTE MATIÈRE SOUS UN
- DEGRÉ REMARQUABLE DE TRANSPARENCE Dans ce bloc ont été sciées les feuilles minces que nous apercevons sur la table.
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- L I SCI E X ( ' E ET LA LIE
- lui-même d'un corps opaque. C’est dire l’importance qui s’attache à tout perfectionnement apporté à l’industrie du quartz fondu. Déjà, en effet, cette matière est utilisée dans la fabrication des récipients et creusets soumis à de brusques échauf-fements et refroidissements, des tubes de thermomètres, des étalons de mesure, ete...
- Malheureusement, on n’était pas encore parvenu à produire, autrement qu’au laborat oire, du quartz fondu très transparent, en raison de la grande difficulté que l’on rencontre à fondre le quartz sous une forme ou sous une autre.
- 11 y a quelques mois, cependant, des ingénieurs des laboratoires de la G e ne r a 1 Electric Company, à Lynn (Etats-Unis). sont parvenus à vaincre cette dilliculté ; ils produisent, aujourd’hui, en quantité appréciable, du quartz fondu présentant un haut degré de t ranspa rence et nous laissent espérer, dans un avenir prochain, une mise au point de leur procédé, qui permettra vraisemblablement de satisfaire aux demandes les plus considérables en cette matière.
- Rappelons, à propos en la production du quartz fondu, que c’est au physicien français Gaudin que l’on est redevable des premiers résultats intéressants. A la séance du 29 avril 18119 de l’Académie des Sciences, Gaudin annonça à la savante assemblée
- qu’il était parvenu à hier, avec une extrême facilité, le cristal de roche fondu. Dans une séance ultérieure, il commenta plus en détail les propriétés très particulières du verre de silice, propriétés qu’il mit en évidence par des expériences demeurées célèbres. 11 prit, notamment, une petite tige de quartz, la
- chauffa au rouge, puis la plongea brusquement dans de l’eau froide. Alors que chacun s’attendait à voir la tige se rompre, on put constater que ce traitement inusité n’avait fait que la tremper, c’est-à-dire en augmenter la dureté et l’élasticité, absolument comme si la tige avait été en acier ! Gaudin laissa ensuite t omber une goutte de quartz en fusion dans l’eau et mont ra qu’il était presque impossible de briser la bille de quartz qui s’était formée.
- C’est aussi Gaudin qui, au cours de ses nombreuses expériences, découvrit que le quartz en
- fusion (il ne pouvait fondre le quartz qu’à l’aide de la' flamme du chalumeau oxy-
- acétyléniquc, car le point de fusion de cette matière n’atteint pas moins de
- 1.800° C.) présentait, à toute température,
- une consistance visqueuse ; en augmentant fortement la température, il arrivait bien à produire la volatilisation, mais sans
- obtenir, au préalable, l’état exactement
- liquide. Cette particularité demeure encore l’une des plus grandes difficultés rencontrées
- VOUll ÉLECTRIQUE’ POUR I.A PRODUCTION DU QUARTZ FONDU, A RA GENERAL ELECTRIC C° (E.-U.)
- Les tubes ou barres de quartz fondu sortent à la partie inférieure ; on les coupe sur-le-champ à la longueur désirée.
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- LES A r EL IC A Tl O Y S I) l! qiAH’l'A FOShl
- dans le travail du quartz fondu. Gaudin constata, enfin, qu’on ne pouvait obtenir que de très petites quantités de verre de silice limpide, que la substance se désagrégeait si on la soumettait à un trop long traitement thermique, que son coefficient de dilatation — ceci résultait des premières expériences mentionnées ----- était extrêmement faible et que les produits siliceux donnaient, par fusion, une substance ressemblant au verre, mais plus translucide que transparente.
- La silice (Si O2) est le constituant le plus commun de l’écorce terrestre.
- Encore que cette écorce contienne, comme un musée d’échantillons, la collection complète des éléments chimiques, on constate, en effet, que la couche d’environ 20 kilomètres sur laquelle les phénomènes de la géologie proprement dite nous fournissent des notions assez précises (puits de mines et sondages les plus poussés n’ont pas dépassé 2 kilomètres en profondeur) est à peu près exclusivement formée d’un silicate
- d’alumine (c’est-à-dire de minéraux dans lesquels la silice est en combinaison avec l’alumine) surtout, par conséquent, d’argile. En fait, la silice entre dans la composition de la plus grande partie des roches.
- La variété de silice qui se prête le mieux à la préparation du quartz fondu est le cristal de roche ; sous la forme de beaux et purs cristaux, ce dernier est très rare et très disséminé. Plus abondants, mais moins purs sont les dépôts de petits cristaux de quartz que l’on désigne sous le nom de geysérite (silicate semi-hydraté déposé par de l’eau qui contenait de la silice dissoute) et qui se rencontrent en Allemagne, en Suède et ailleurs. La plus commune des matières
- TUBES DK THK11MOMKTKES KN QUARTZ FONDU
- premières aptes à la production du quartz fondu, celle qui, par surcroît, joue le rôle le plus important dans la fabrication du verre, est le sable siliceux (silicate terreux). Pour la préparation du quartz fondu, on emploie les sables les plus purs, c’est-à-dire ceux qui renferment une proportion de 99 % de silicate. On les trouve surtout en France, pays exportateur sous ce rapport. Le Brésil en fournit aussi de très bonne qualité, notamment aux États-Unis (ce sont des sables brésiliens que la General Electric Company emploie, par raison de commodité, d’ailleurs).
- Mais, revenons à la fabrication du quartz fondu et à l’extension de son industrie.
- Ce n’est qu’en 1878 que Gautier put montrer de petits tubes de quartz fondu obtenus au chalumeau oxy-acétylé-nique. En 1887, Vernon Boys imagina une remarquable méthode pour la production de fils de quartz fondu très ténus : il employait, pour cela, une sorte d’arbalète (fig. 1) dont la flèche étirait, sur une dizaine de mètres de longueur, de fines tiges issues d'une masse de quartz chauffée à blanc par un chalumeau.
- Ce n’est, cependant, que grâce au célèbre physicien anglais, sir Charles Parsons, que l’industrie du quartz fondu put se développer, car c’est lui qui lui appliqua, le premier, la méthode électrique. 11 employa pour cela une résistance en charbon traversant un lit de sable siliceux ; la fusion s’opérait dans un cylindre clos et sous une pression variant de 700 à 4.200 kilogrammes par centimètre carré. Threlfall, en 1899, fondit des quantités relativement importantes de quartz dans un four chauffé par un arc électrique de 100 kilowatts. 11 ne réussit pas, cependant, à tra-
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- 5-Mi LA SCIES CE ET LA l’IE
- vailler convenablement la matière fondue. C’est à l’Exposition Internationale de 1900, à Paris, que Seliott et Genossen exposèrent les premières lentilles en quartz fondu.
- En vue d’obtenir un produit exempt de bulles d’air, aussi transparent que possible par conséquent, Kent imagina un dispositif d’alimentation du four électrique permettant de ne faire tomber entre les deux électrodes que de petites quantités de sable quartzilere pulvérisé (lig.2); la matière fondue était alors travaillée, mise en forme, à l’aide du chalumeau oxy-acétylénique. 11 est évident, toutefois, qu’on ne pouvait obtenir, de cette façon, que des tiges et des tubes.
- Comme nous l’avons laissé pressentir, la grosse diiïiculté que l’on rencontre lorsque l’on se propose d’obtenir du quartz fondu clair, réside dans la curieuse particularité que nous avons signalée au sujet de cette matière, à savoir, qu’elle ne prend jamais l’état d’un liquide parfait, mais demeure visqueuse (Day et Shepherd ont constaté que le quartz ne devient pas liquide, même lorsqu’il est surchauffé sous une pression de 35 atmosphères).
- Ce sont les innombrables petites occlusions d’air alors retenues dans la masse visqueuse de la matière fondue qui donnent aux objets fabriqués en quartz l’aspect laiteux et semi-opaque sous lequel ils apparaissent, pour peu qu’ils soient d’assez grande dimension.
- En 1902, ElihuThom-son, le grand physicien américain, imagina de fondre électriquement le quartz autour d’un noyau en charbon ou graphite ayant une forme appropriée à celle de l’objet à obtenir : une tige pour un tube, une cuvette pour un récipient, etc. (fig. 3). Il travaillait à la pression atmosphérique ; le sable siliceux était porté à la température voulue, puis, le courant étant coupé, on séparait 1(> noyau de la
- portion extérieure non fondue ; il ne restait plus qu’à terminer l’objet mécaniquement. On eut aussi l’idée de fondre le quartz dans le vide. Nous ne pouvons songer à passer en revue tous les procédés utilisant ou non le vide, la pression atmosphérique ou des pressions plus ou moins élevées ; cela nous prendrait trop de temps et de place. Arrivons donc, maintenant, au nouveau procédé de la General Electric Company, puisqu’il permet d’obtenir des résultats très supérieurs à ceux de ses devanciers. Auparavant, toutefois, nous devons signaler une autre grande diiïiculté rencontrée dans la préparation du quartz fondu transparent. Cette diiïiculté est due à la tendance très marquée de la matière à prendre une de ses formes cristallisées, celle de la tridymite ou celle de la crystobalite. La transformation en crysto-balite s’opère à des températures relativement basses et, en tridymite, entre environ 870 et 1.470° C. A partir de 1.470°, la transformation en silice amorphe commence, et l’état pâteux, visqueux. apparaît entre 1.750° et 1.800°.
- Le Dr Edward Berry, de la General Electric Company, emploie un four électrique dont le creuset est en graphite. La silice y est portée à une température voisine de 2.000° C. pendant dix-huit minutes et dans le vide le plus parfait qu’il est actuellement possible de produire.
- Ce vide tend à libérer un grand nombre des bulles d’air ou de gaz qui se forment dans la matière en fusion. Au moment où l’on évacue celle-ci du four, par des orifices appropriés qui « débitent » à volonté des tiges ou des
- FIG. 1. - MÉTHODE DITE DE l’ARBALÈTE, IMAGINÉE PAR VERNON BOYS, POUR ÉTIRER DES FILS DE QUARTZ FONDU TRÈS FINS
- FIG. 2. --- PROCÉDÉ DE FABRICATION ÉLEC-
- TRIQUE DU QUARTZ FONDU, IMAGINÉ PAR KENT
- 1, Electrodes entre lesquelles jaillit l'arc électrique ;
- 2, noyau; 3, réservoir contenant le sable quarizifèrc pulvérisé ; 4, hélice entraînée par la roue dentée 5 et la vis sans fin (i pour ne laisser pénétrer dans le
- four que de petites quantités de sable à la fois.
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- LFS APPLICATIONS UC QUARTZ FONDU
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- FIG. 3. -- PROCÉDÉ ELIIIU THOMSON
- Le sable siliceux 5 est fondu dans le four 1 par Varc jaillissant entre les électrodes 2 et 3, autour A un noyau 4 en carbone ( graphite ) ayant une forme appropriée à celle de l'objet à obtenir: une tige pour un tube, une cuvette pour un récipient, etc.
- importante, sans doute, des propriétés physiques connues du quartz fondu : son faible coeiïicient de dilatation, qui le rend pratiquement insensible aux variations de température les plus brutales. Ce coefficient de dilatation, qui est de 0,000000059 (.ce qui le compare très favorablement avec celui de l’alliage non dilatable invar, qui est de 0,00000008), n’est cpie la sixième partie1 de celui du meilleur verre Pyrex (avec lequel on fabrique, depuis quelque temps, des casseroles, plats, biberons, bref, des récipients allant au feu), la dix-septième partie du platine (le métal le moins dilatable) et la trente-quatrième partie de celle du cuivre.
- * *
- tubes, elle est refoulée par un piston en graphite qui écrase la plupart des bulles restantes, de sorte que tiges ou tubes sont très transparents. Pour les lentilles ou planches de quartz fondu, on emploie un four différent, dans lequel, lorsque la fusion s’est convenablement effectuée, le vide est supprimé et la masse soumise à une pression de gaz d’environ 300 kilogrammes. Cette pression écrase, elle aussi, les bulles que renferme encore la matière fondue et permet, par conséquent, d’obtenir des produits de grande pureté optique.
- Lorsqu’on emploie des creusets en graphite, on constate toujours que la réaction de cette matière (qui est du carbone) avec la silice donne naissance à du carbure de silicium, dénommé dans l’industrie carborundum. Cette réaction cesse, toutefois, des que le creuset se trouve ainsi recouvert d’une couche de carborundum.
- Une autre très grande difficulté rencontrée par M. Berry a été la construction d’un four qui pût demeurer parfaitement étanche sous la haute pression intérieure utilisée pour écraser les bulles d’air et de gaz, encore qu’il dût pouvoir s’ouvrir pour permettre d’introduire les sables quartzifères ; ce n’est qu’après de longs et patients essais que M. Berry parvint à surmonter cette difficulté.
- Une curieuse expérience, illustrée par la gravure de la page 548, témoigne à la fois de la grande transparence du quartz fondu par le procédé du Dr Berry et d’un remarquable pouvoir réflecteur de la substance.
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- TRAVAIL D’UNE TIGE DE QUARTZ AU CHALUMEAU
- Nous avons rappelé, au commencement de cette étude, la plus
- On remarquera que l'opérateur peut tenir, sans danger de se brûler, la tige entre les doigts, le quartz étant mauvais conducteur de la chaleur ; il doit, par contre, se protéger les yeux contre Véclat de la flamme, et le corps contre les projections de particules incandescentes.
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- LA SCIES CE ET LA VIE
- Qu’on en juge : un opérateur tient dans sa main droite un tube recourbé de quartz fondu d’environ 50 centimètres de longueur, dont il déplace l’extrémité libre au-dessus d’un texte imprimé. Sous l’autre extrémité, celle qu’il tient en main, il place l’ampoule d’une lampe électrique de poche ; or, les rayons lumineux de cette ampoule suivent la courbure du tube de quartz et vont éclairer brillamment les lignes du texte imprimé, absolument comme si la lumière était canalisée. Le fait que l’opérateur parvient à lire
- EXPERIENCE MONTRANT Lli HAUT DEGRE 1JE TRANSPARENCE ET I ,E DEMARQUA BLE POUVOIR R E ELECTEUR DU QUARTZ FONDU PAR UE NOUVEAU PROCÉDÉ DE. M. BERRY
- L'opérateur parvient t'i lire an le,vie imjirimé en s'éclairant éi l'aide d'une petite lampe électrique de poche placée sous l'extrémité non recourbée du tube de quartz. La lumière de cette lampe juircourl le tube, à /•’intérieur, sur toute sa longueur, et suit, pur conséquent, un chemin courbe.
- ce dernier, nonobstant le faible éclat de la source lumineuse, atteste que le quartz est extrêmement transparent, puisque la lumière, du point de pénétration dans le tube au point d’émergence, sur une longueur, somme toute, assez grande, ne subit pas d’absorption notable de la part du quartz. Par ailleurs, il est très remarquable que les rayons lumineux ne s’échappent pas du tube à l’endroit du coude de ce dernier. On explique ce curieux phénomène en disant que les parois internes du tube sont si douces, si polies si l’on préfère, que les rayons lumineux se trouvent réfléchis par elles un nombre considérable de lois, à la façon d’une balle qui rebondirait entre deux murs, jusqu’à l’extrémité du tube tournée vers le papier.
- Dans les limites du spectre lumineux visible, le verre de quartz transmet 1)2 % de la lumière qui le frappe, alors que le meilleur verre optique n’en transmet (pie 55 % et le verre à vitre, environ 85 %. Cette propriété rend le quartz fondu de grande transparence extrêmement précieux pour la transmission des rayons ultra-violets (lig. 4). Déjà, grâce à son point de fusion élevé, le verre de quartz permet la construction de lampes à vapeur de mercure ayant un très haut rendement (1) et rayonnant une lumière plus jaune, par conséquent moins blafarde que celle des lampes à vapeur de mercure à tube de verre. Or, on sait, et
- cette revue a eu l’occasion de le signaler (2), que le rayonnement des lampes à vapeur de mercure est le plus riche qui soit en radiations ultraviolettes et que ces radiations ont, sur la cellule végétale et animale, une action qui
- (1) Ce haut rendement est dû à la pression relativement élevée à laquelle on peut produire la vapeur de mercure dans les lampes de quartz, pression qui oblige à laisser les lampes s'échauffer considérablement et à une température qui excéderait le point de fusion du verre.
- (2) Se reporter à l'article intitulé : « L’Ultra-Violet et la Vie » (nu 5, août 191g).
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- LES APPLICATIONS DU QUARTX FONDU
- i-l!)
- peut être, suivant la durée d’exposition et l’intensité du rayonnement, ou bienfaisante, ou destructrice. Convenablement dosé, l’ultra-violet peut donc, à volonté, soit stimuler la vitalité de la cellule, soit en arrêter le développement, soit encore la détruire complètement, d’où la possibilité de l’utiliser pour renforcer l’organisme humain (traitement du rachitisme, notamment), pour hâter la cicatrisation des plaies, stimuler le développement des plantes, activer la maturation des fruits, détruire les tissus gangréneux ou cancéreux, stériliser les eaux, etc... C’est aux radiations ultra-violettes que nous sommes redevables des propriétés bienfaisantes, microbicides et germicides du soleil, mais, s’il est heureux que l’atmosphère terrestre atténue l’effet de ces radiations au point de ne nous exposer qu’à la morsure d’un coup de soleil (due à l’action trop intense ou prolongée de l’ul-tra-violet), il est, on le conçoit, de nombreux cas où il est désirable de pouvoir, à volonté, accroître considérablement cet effet. Or. si le quartz ordinaire est perméable aux radiations en question, contrairement au verre, il l’est d’autant plus, cela va de soi, cpi’il est plus transparent. C’est donc à une amélioration sensible du rendement des sources de rayons ultraviolets (lampes à vapeur de mercure à tubes de quartz) que conduira le progrès de fabrication réalisé par le Dr Berry et ses collaborateurs. Par ailleurs, la possibilité de
- EIG. 4. -- PEliMKAHlUTÉ
- COMPAliKE DE D IEEE RENTES SUBSTANCES AUX BAYONS UI,THA-VIOI,ETS
- LE DOCTEUR BERRY ET SES COLLABORATEURS EXAMINANT DIEEÉ BIC NT S OBJETS FONDUS EN QUABTZ PAB LEUR PROCÉDÉ
- On distingue une grosse lentille, tenue en main par le Dv Berry, un diapason étalon, an tube de thermomètre, une petite lentille, et aussi un bloc de yuarlz non fondu, c'esl-à-dire de cristal de roche naturel.
- faire suivre aux radiations lumineuses un chemin courbe à l’intérieur d’un tube de quartz très transparent permettra, sans doute, en amenant de cette façon l’ultraviolet au sein même des blessures, plaies et tumeurs à traiter, d’en simpliiier et améliorer le traitement.
- J,e quartz fondu très transparent permettra de fabriquer des lentilles qui, étant insensibles aux variations de température, seront exemptes de certaines aberrations des lentilles de verre, aberrations qui ont, en astronomie et en spectroscopie, en particulier, une très grande importance et dont il n’est pas facile de tenir compte exactement. Ces lentilles pourront également remplacer, dans les objectifs des appareils de projection cinématographique à arc électrique, les lentilles ordinaires, qui, très fréquemment, éclatent lorsqu’elles sont soumises pour la première fois à la
- formidable température de l’are.
- Bref, c’est un grand pas que l’industrie du quartz fondu vient de faire et aussi de faire accomplir à de nombreuses applications de la science.
- Nous devons, cependant, ajouter qu’il s’écoulera encore un certain temps avant que le procédé du Dr Berry puisse être transféré du laboratoire où se poursuit, d’ailleurs, le perfectionnement de la mét hode — à l’usine, où ce quartz très transparent devra pouvoir être produit industriellement en grande quant ité et, ce qui csl important, à bon compte.
- E.-K. Bref.
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- LA SCI EX CE ET LA VIE
- VITF. GFNFRAT.E DU IIAU. DES MACHINES D’OU SORTENT,
- timiïkes-eostk et les yalkers eiduciairks di
- CHAQUE ANNEE, DES MILLIARDS DE : FRANCE ET DES COLONIES
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- UNE SEULE MACHINE PARVIENT, AUJOURD’HUI, A IMPRIMER, PERFORER, DÉBITER, NUMÉROTER ET CLASSER LES FEUILLES DE TIMBRES-POSTE
- Par H. TASTA
- Un décret du 24 août 1848, relatif à la révision des taxes postales, prévoyait la création, à partir du 1er janvier 1849, de timbres ou cachets destinés à l’affranchissement des correspondances. Étant donné le trop court intervalle qui lui était imparti pour organiser un service de fabrication, l’administration dut faire appel au concours d’un graveur de la « Monnaie », M. Hulot, qui, mettant à profit la découverte récente de la galvanoplastie, put, non sans grandes difficultés, faire face, dans d’excellentes conditions, aux besoins, d’ailleurs très restreints, du trafic de l’époque.
- Depuis lors, cpic de chemin parcouru !
- Après des tribulations diverses, l’atelier de fabrication des timbres est installé, depuis 1895, dans de vastes bâtiments de l’administration, situés 78, boulevard Brune.
- On y fabrique, actuellement, non seulement les timbres-poste de la métropole, du Maroc, de la Tunisie, de toutes les colonies françaises et de certains pays étrangers, mais aussi toutes les valeurs fiduciaires postales de la France et de ses colonies : cartes-postales, cartes-lettres, correspondances pneumatiques, bandes timbrées, mandats-poste, timbres d’épargne, timbres-
- VUE GÉNÉRALE I) K LA NOUVELLE .MACHINE A FABRIQUER LES Tl Al 1511 ES, EN ACTION
- Cette merveilleuse machine utilise fies rouleaux de papier préalablement gommé, que Von voit à droite. A Vautre extrémité sont débitées les planches de cent timbres-poste, imprimées, perforées, numérotées, rangées en paquets de cent et prêtes à être livrées aux bureaux de poste.
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- LA SC! EX CE ET LA VIE
- GROUPE DES PRINCIPAUX TIMBRES
- EN USAGE
- COLONIES
- « ® ©
- Cas vignettes représentent généralement des types des pays ou elles servent à Vaffranchissement d e s cor res pon dances.
- DANS LES
- FRANÇAISES
- @ ® ®
- Leur originalité et leur caractère artistique les font particulièrement apprécier des collectionneurs du monde entier.
- 1)K HAUT K N BAS KJ', SDH CHAQUE MCNK, DK (lAl’CUK A DltOlTK : OlîOCK, 1893-94; COXCO FRANÇAIS; COTK FRANÇAISK DKS SOMALIS ; MADAGASCAR KT DÉPENDANCES ; DJIBOUTI, 1893-94; hautk-yolta (afriqi'k occidentale française); sénégai.; Guadeloupe; INDO-CHINE ; MAROC, SERVICE POSTAL AÉRIEN
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- L A F A B HIC A T10 S I) K S TI MB B E S - P O S T E
- PRINCIPALES FIGURINES FRAN-TION UES TIMBRES-POSTE,
- De gauche à droite et de haut en bas, timbres de 1849; 1852, présidence /le Louis Bonaparte ; 1853, empire français, non dentelé; 1862, empire français, dentelé; 1868, télégraphe;
- 1870- 71, siège de Paris; 1870 lithographiés, émission de Bordeaux;
- 1871- 75, tête de Liberté, ou Cérès;
- ÇAISES ÉMISES DEPUIS LA CRÉA-
- c’est-a-dire depuis 1849
- 1876-77, groupe allégorique ; 1900, droits de l'homme; 1902, droits de l'homme ; 1903, semeuse; 1906, semeuse avec sol. On sait que, depuis celle époque, on utilise, en France, à part les timbres spéciaux, les figurines de la semeuse où celle dernière ne repose sur rien.
- p j i / Q
- f -- y v < 1 P fS/ZhC
- UNE DES PREMIÈRES ENVELOPPES QUI FUT AFFRANCHIE
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- LA SCIES'CR RT LA VIR
- retraites et autres sortes,et lettres de crédit.
- Pour la fabrication des timbres-poste, qui, seule, nous intéresse aujourd’hui, il n’y a, en dehors du cadre technique proprement dit, qui, en contremaîtres et ouvriers d’état, comprend environ cent cinquante unités, qu’un nombre à peu près égal d’ouvrières et de jeunes apprentis, pour assurer les différents travaux de second plan, comptage des figurines, notamment, qui n’exigent pas des connaissances spéciales. Or, la consommation des timbres-poste a suivi, depuis leur création, une courbe sans cesse ascendante.
- cessives : l’impression des vignettes, le gommage et la perforation du papier.
- Lorsque l’émission d’un nouveau timbre est envisagée, l’administration, après Avoir choisi le dessin qu’elle désire reproduire, confie à un artiste graveur la fabrication du coin original, qui consiste en une gravure en relief, ayant les dimensions de la figurine adoptée. Cette pièce, généralement en métal (acier ou bronze dur), quelquefois en buis, doit, ensuite, être reproduite à un certain nombre d’exemplaires, reproduction pour laquelle on utilise les procédés ordinaires de la galvano-
- PnOTJGKAPUIK 1)H I.A MACHINE CIIAMBON, REPRÉSENTÉE EN ACTION AU DÉBUT DE CET ARTICLE
- en pourn i juger par les chiffres ci- dessous
- 1849 . . 51. .807 .300
- 1859 .. .907 .200
- 1869 .. 514, .279 .800
- 1879 . . 800, .214, .600
- 1889 .. 1.292. . 726 .700
- 1899 .. 1.548. . 038, .250
- 1909 .. 2.950. . 224, .150
- 1922 .. 3.861. . 763, . 050
- Comment, avec un personnel relativement restreint, l’Administration des Postes parvient-elle à assurer une production suffisante pour faire face aux besoins quotidiens du public? C’est, on va le voir, grâce à un outillage des plus perfectionnés et des plus modernes.
- La seule fabrication des timbres-poste comporte, en effet, en dehors des travaux de gravure et de clichage, trois opérations suc-
- plastie. On obtient ainsi des poinçons en cuivre, sur lesquels sont alors gravées les valeurs prévues dans l’émission, et dont la multiplication galvanoplastique permet de constituer les planches de cent figurines qui doivent servir à l’impression des vignettes.
- L impression elle-même est réalisée suivant les méthodes typographiques, qui permettent d’obtenir le maximum de garanties contre les tentatives éventuelles de falsification. L'outillage du début, qui se composait surtout de presses à bras, dut naturellement, en raison même de son insuilisance, céder la place, au fur et à mesure de l’accroissement constaté dans la consommation, à des machines plus perfectionnées et d’un meilleur rendement. C’est ainsi qu’aux presses à bras ont succédé les « presses à platine », puis les « presses en blanc ». encore utilisées
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- LA FABRICATION DES TIMBRES-POSTE
- r>r>r,
- actuellement, concurremment avec des appareils perfectionnés, système Chambon, dont il sera question un peu plus loin.
- Pin ce qui concerne le gommage, ce travail était exécuté, à l’origine, au pinceau, au moyen de gomme arabique pure. Les séchoirs étaient constitués par des claies en bois que l’on disposait dans des bâtis ; mais ce procédé était très lent, puisque le résultat dépendait essentiellement de l’état hygrométrique de l’air. Aussi fallut-il songer à une autre solution et recourir à l’utilisation d’une machine spéciale.
- Celle-ci comporte une bassine remplie d’une dissolution de gomme naturelle du Sénégal, une série de rouleaux distributeurs, un cylindre analogue à celui des machines à imprimer et enfin un séchoir mécanique. Ce dernier comprend, à son tour, une série de tambours, sur lesquels glissent deux chaînes «Galle», qui entraînent les feuilles gommées par la machine; les feuilles effectuent leur trajet à une faible distance de ventilateurs à ailettes et de caissons en tôle chauffés par des lampes à gaz. Le parcours total, qui est de 121 mètres, est effectué en moins de dix minutes.
- Les feuilles de timbres-poste, une fois gommées, sont découpées en deux parties égales de cent cinquante ou soixante-quinze figurines en vue de leur perforation. Seize perforeuses sont, actuellement, en service aux ateliers du boulevard Brune.
- L’organe essentiel d'une perforeuse est une platine animée d’un mouvement alternatif vertical et agissant sur des poinçons en acier qui font l'oUice d’emportc-pièces et viennent pénétrer dans une plaque-matrice percée de trous. Les feuilles à perforer sont superposées, au nombre de cinq, dans un châssis qu’on peut rendre solidaire d’une crémaillère. La platine s’abaisse et la première rangée de timbres est perforée. Après dix-sept avancements successifs de la crémaillère, la perforntion des cinq feuilles est achevée.
- On peut alors considérer que la fabrication des timbres-poste est terminée.
- Ainsi qu’on a pu le constater, l’outillage dont disposent les ateliers des postes serait, dans l’ensemble, assez satisfaisant, si la consommation des timbres n’accusait, chaque année, une progression constante et n’obligeait à rechercher sans cesse des procédés de fabrication de plus en plus rapides.
- Par ailleurs, il est apparu que les frais d’exploitation pourraient être diminués de façon appréciable, si, à une main-d’œuvre forcément importante et, par suite, assez onéreuse, il devenait possible de substituer un machinisme approprié, susceptible de réduire le nombre des différentes manipulations précédemment examinées. C’est dans cet esprit que l’administration a décidé, récemment, l’acquisition de rotatives « Chambon », pour l’impression des timbres-poste. Ces machines, qui emploient du papier gommé, impriment, perforent et débitent des feuilles de cent figurines, qu’elles numérotent et rangent en paquets de cent. Une de nos gravures représente la rotative en plein fonctionnement ; une autre en donne une vue d’ensemble.
- Si l’on considère que les timbres ont été, jusqu’à ce jour, et sont encore, en partie, d’abord imprimés sur une machine, ensuite gommés sur une autre, et enfin perforés sur une troisième, et qu’au début et à la fin de chacune de ces opérations les feuilles doivent être l’objet d’un comptage, qui demande nécessairement pas mal de temps, il apparaît immédiatement que les machines «Chambon », en évitant ces manipulations successives, permettront d’atteindre une production beaucoup plus considérable et à meilleur compte. jj rpASTA
- Les photographies qui illustrent ces articles sont dues à l’obligeance de l’administration des P. T. T. En ce qui concerne les timbres-poste, nous avons pu puiser largement dans les magnifiques collections de M. V. Robert, que nous remercions.
- Olympiades
- Ronsard
- TIMBItKS SPÉCIAUX ÉMIS UN
- 192,3 1ÏT 1924
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- UN MEGAPHONE ELECTRIQUE TRES PUISSANT
- Lks applications d’un bon téléphone haut-parleur sont excessivement nombreuses : communications sur les chantiers de construction, dans les usines, les marchés, les garages, sur les terrains de sport et, d’une façon générale, toutes les enceintes où se presse un nombreux et turbulent public, dans les cuisines des grands restaurants, etc..., dans certains bureaux même, ("est donc avec grand intérêt que nous enregistrons le remarquable système de haut-parleur téléphonique que vient d’introduire sur les divers marchés européens, notamment en France, l’une des plus importantes maisons spécialisées de Grande-Bretagne, la firme Brown, déjà bien connue par ses hauts-parleurs de T. S. F.
- Notre ligure du haut de la page, à droite, représente le modèle à la fois transmetteur et récepteur de l’appareil en question (les (leux éléments étant montés côte à côte), lequel a été baptisé « Electro-Mégaphone ».
- On aperçoit, sur la face antérieure du coffret qui renferme les transformateurs et les connexions, l’embouchure du transmetteur. Le récepteur est construit sur les mêmes principes que les hauts-parleurs Brown de T. S. F. C’est donc un récepteur à membrane vibrante. Il conserve aux sons, pour une amplification considérable (l’audition est encore parfaite à près de vingt mètres de l’appareil, même dans un entourage bruyant) toute leur pureté et reproduit les moi n (1res i n -flexions de la voix. Dans ce modèle, le pavillon a été aplati pour rendre l’appareil compact et moins encombrant.
- VU IC KXTKR1KURK DU TRANSMKTTKUR-RKCKI’-TKUR, I.1C l’AVll.I.ON KTANT API,ATI
- Ce modèle convient pour les usages normaux, notamment sur les navires, pour les transmissions d’ordres aux machines ; également à un grand nombre d’applications industrielles. Là où une amplification encore plus forte est nécessaire, par exemple dans les ateliers, sur le pont des grands bâtiments, etc., le récepteur reçoit un pavillon plus développé et, par conséquent, plus sonore, qui lui assure une portée de 50 mètres en plein air. Il existe aussi un transmetteur à main, très léger et très maniable, qui, dans certains cas, peut remplacer avantageusement le transmetteur normal. C’est ainsi que, sur un navire, on peut répartir un grand nombre de boîtes de contact, permettant aux officiers débrancher instantanément leur transmetteur à main sur le circuit des récepteurs, et de passer leurs ordres à l’aide de ces derniers sans avoir à regagner le transmetteur central.
- 1/ « Electro-Mégaphone » requiert, pour fonctionner, un ampère sous 12 volts ; il peut être aisément branché, moyennant, bien entendu, l’interposition en série d’une résistance appropriée, sur n’importe quelle canalisation d’éclairage à 110 ou 200 volts.
- 1,1'. TltAXSM KTTKl ' R A MAIN
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- COMMENT
- CERTAINES CATÉGORIES D’INSECTES SE PROTÈGENT OU SE DÉFENDENT
- Les" uns, puissamment armés, luttent face à l’ennemi; les autres se déguisent pour tromper leurs adversaires; quelques-uns émettent des liquides ou des gaz asphyxiants, ou bien encore lancent des bulles détonantes.
- Par C. PIERRE
- MEMBRE DK LA SOCIÉTÉ ENTOMOI.OGTQUE DE FRANCE
- Les insectes ont de nombreux ennemis, auxquels ils essaient d’échapper, usant des moyens dont la nature les a «ratifiés. Je ne parle pas de ceux qui possèdent la force et peuvent lutter avec avantage contre de redoutables adversaires. Tels, certains d’entre eux, dont les mandibules sont capables de couper, déchiqueter des téguments même résistants. Un Searite (fig. 1) possède une robuste mâchoire vraiment redoutable, et vous prendrez des précautions pour le saisir ! La Guêpe mord aussi ; de plus, elle possède un terrible aiguillon, dont elle use facilement. Les insectes chasseurs le savent bien. Une Guêpe vient-elle se jeter étourdiment dans une toile d’Araignée ( fig. 2) : celle-ci se tient à une distance respectable de la dangereuse proie qui lui arrive !... Elle n’ose entamer une lutte, laisse la Guêpe s’engluer dans les fils, jusqu’à ce qu’elle se soit ligotée elle-même et cpie tous ses mouvements soient paralysés. Alors l’Araignée va la tuer, en plant ant ses crochets venimeux dans une partie vitale de rHyménoptère.
- Les moyens de défense brutale, qui deviennent à l'oeeasion de puissants moyens d’attaque, sont trop connus pour que nous nous y arrêtions. Examinons plutôt comment les bestioles inoflc nsives, les plus connues, arrivent à se dérober aux mille dangers (psi menacent leur brève existence.
- 1° Fuite par le vol, le saut, la course. — Beaucoup d’insectes ont pour eux la vivacité des mouvements, la rapidité du vol. A la moindre alerte, une Mouche part comme l’éclair, s’éloigne, disparaît, sans chercher à se dissimuler ou à s’abriter. Les Diptères agissent généralement de cette façon, certains d’échapper à ceux qui les poursuivent. Mais tous les insectes n'ont pas cette prodigieuse mobilité, et ne possèdent vraiment cette faculté de fuir rapidement que dans des circonstances bien déterminées. Voyez la Cicindèle (fig. fi), à la démarche vive, au vol assez court, cpii la met en un clin d’œil hors de portée de son ennemi. Eh bien ! ce petit animal ne jouit de cette mobilité qu’en plein soleil ! Voulez-vous capturer un de ces jolis coléoptères? Interposez-vous entre le soleil et lui, de façon à ce qu'il soit dans votre ombre. Immédiatement, il semble désorienté : sa fuite devient lente, maladroite, il ne cherche pas même à s’envoler, et vous le saisissez facilement.
- La Sauterelle, le Criquet (fig. 4) ont des moyens de fuite combinés. Il y a d'abord le saut, provoqué par la détente des pattes postérieures, qui les transporte brusquement à une grande distance du point de départ. Puis, si l'insecte déploie ses ailes, il allonge considérablement la longueur du saut qui l*éloigne encore davantage du danger.
- Fig. I : Scarite.— Ce robuste insecte vit enterré dans
- le sable. ou caché sous les pierres. Ses formidables mandibules en font un adversaire redoutable.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- K* S
- Fig. 2 : Ahakjnkk contiuj Güèi’k. — Celle dernière vient de se je 1er dans une toile d'araignée où Ale va s'engluer et se ligoter. L'araignée, craignant les mandibules et l’aiguillon de sa proie, se lient à distance respectable, attendant (pic la guêpe soit complètement immobilisée pour la dévorer.
- Les bestioles aquatiques qui viennent respirer à la surface de l’eau, plongent aussitôt qu’elles se sentent menacées, et celles qui vivent au lond, savent se cacher soigneusement dans la vase ou les débris végétaux.
- 2° lielraite dans les Irons, terriers, sous les pierres, les écorces, etc. — Certains insectes, moins agiles, ne peuvent échapper à leurs ennemis qu’en se dissimulant sous des abris de fortune, ou en se retirant dans les retraites qu’ils se sont ménagées. Poursuivez un Carabe sur un terrain découvert, il cherchera à se cacher sous une motte de terre, un caillou, une pierre. Inquiétez un Grillon, il se précipitera vers son terrier, où il disparaîtra vivement. Restez immobile, vous le verrez bientôt revenir à l’ouverture de son trou (fig. 5), et s’y enfoncera de nouveau, si vous accusez votre présence par le moindre mouvement. Si vous tenez à capturer l’animal, prenez une tige de graminée assez longue, enfoneez-la dans
- le terrier, et frictionnez délicatement, en opérant un vif mouvement d’aller et retour. Quelques secondes après, le Grillon, effaré, sortira de sa retraite, et vous le prendrez facilement, moyen bien connu des pêcheurs qui emploient cet insecte comme appât.
- Voyez ce gros Capricorne qui se chauffe au soleil, sur une branche morte (fig. 6). S’il vous aperçoit, il s’empresse de déguerpir, soit en se dissimulant de l’autre côté de la branche, soit en s’introduisant sous un morceau d’écorce, ou, mieux encore, en regagnant le trou d’où il est sorti.
- Beaucoup de larves de coléoptères vivent dans des retraites souterraines, où elles se dissimulent de leur mieux. Elles attendent qu’une proie passe à leur portée, pour s’en emparer, mais elles se hasardent rarement au dehors. D’autres espèces se creusent de longues galeries sinueuses sous l’écorce des arbres. Quantité d’Hyménoptères, pour mettre à l’abri leur famille, construisent
- Fig. o : Cicindki.i;. — Joli coléoptère carnassier, très agile, qui ne jouit de sa grande mobilité qu'au soleil.
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- Fig. 4 : Criquet. — Insecte orlhoplère, dont le vol, combiné avec le saut, le met facilement hors de portée des attaques de scs ennemis.
- de véritables nids. Ces derniers revêtent les formes les plus diverses : tantôt aériens, présentant un aspect papyracé, tantôt maçonnés contre les murs, les rochers, fabriqués avec de la terre, ou encore cachés sous les herbes, la mousse, dissimulés dans des cavernes ménagées ad hoc.
- Les Araignées du genre mygale poussent la précaution plus loin.
- Elles creusent d’abord, dans la terre, une sorte de puits presque vertical, dont les contours sont tapissés de soie fine et serrée, puis elles mettent un véritable couvercle à leur
- habitation. Ce couvercle s’adapte exactement, à l’ouverture. Le dessous est soyeux, comme l’intérieur du nid, mais le dessus est revêtu de mottes de terre agglomérées avec des grains de sable, de même aspect que le terrain environnant . Au moindre danger, l’Araignée se précipite dans sa maison et ferme sa porte... On n’aperçoit aucune trace de ce repaire si bien camouflé...
- Les Bousiers, qui, d’habitude, ne sortent que le soir, habitent de profonds terriers, où se développe leur progéniture.
- 3° Mimétisme. — On désigne sous ce nom la faculté, que possèdent quelques animaux, de pouvoir se confondre avec les accessoires qui les entourent, ou de se vêtir des débris du milieu où ils vivent, afin d’échapper aisément aux ennemis qui les guettent.
- Certains insectes ont des livrées naturelles qui leur permettent de se soustraire auy regards les plus avertis. Dans un précédent numéro (avril 1924) nous avons vu un papillon, le Ivallima, relever ses ailes, se coller à une branche de magnolia, dont il figure exactement une feuille sèche. Nous avons également signalé les Volucelles, qui vivent
- Fig. 5 : Grillon des champs. — La bestiole, alertée, s'est réfugiée dans son terrier. N'entendant plus aucun bruit suspect, elle se hasarde prudemment au dehors.
- presque en sécurité parmi les Bourdons et les Guêpes chez lesquels elles pondent (novembre 1922). Il en est d’autres qui savent se poser où il faut pour s’adapter avec ce qui les entoure. Nombre de Noctuelles au repos, sur un tronc d’arbre, disparaissent complètement, grâce à la couleur et au dessin des ailes qui les fondent avec la couleur et le dessin de l’écorce (fig. 7).
- Quand la Mouche-feuille s’immobilise, elle devient imperceptible parmi les feuilles de l’arbuste sur lequel elle s’est posée.
- Mais il est des bestioles, surtout à l’état de larves, qui sont obligées de se vêtir pour se dissimuler à la vue de leurs ennemis. Chez nous, dans les coins négligés des vieilles maisons, nous découvrons les larves des Réduves (fig. 8), recouvertes de débris de laine, de coton, déambulant lentement. N’essayez pas d”en saisir une. Le rostre acéré de l’animal vous ferait vivement lâcher prise. Cette piqûre douloureuse peut provoquer l’engourdissement d’un membre
- Fig. 0 : Capricorne.'— Ce bel insecte se chauffe au soleil, prêt à fuir s'il est menacé. Il se cachera soit dans le trou d'où il est sorti, soit sous un morceau d'ccorce.
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- pendant plusieurs heures consécutives.
- Nous avons également la chenille de la Teigne des tapisseries, qui se tisse un fourreau formé par des lils de laine ou de coton, suivant la nature des tissus qu’elle dévore. Cet uniforme ainsi confectionné lui permet de ne pas se faire remarquer sur les tapisseries, rideaux ou tentures qu’elle est en train de ronger (lig. 8 bis).
- La larve du Criocère du lis se promène sur cette plante, dans nos jardins.
- Pour se protéger, elle s'entoure de ses déjections (lig. 0), les déversant sur son dos. Si on lui enlève sa cuirasse, elle se met à manger avec avidité, pour renouveler vivement sa misérable livrée.
- Vous connaissez certainement les larves de Phryganes ou vers de vase (lig. 10). Celles-ci se couvrent de débris hétéroclites : grains de sable, fragments de brindilles, etc. 11 est même curieux de remarquer qu’elles se vêtent de débris semblables, suivant leur espèce, lies unes n’emploient que les grains de sable ou mottes de terre, b s autres préfèrent les petits morceaux de bois mort, etc., qui défendent la mollesse de leurs téguments contre les chocs et la voracité des carnassiers.
- Quelques insectes vivant en plein air savent aussi s’habiller de brins de mousse, de lichens. Il faut un œil vraiment exercé pour les aperce-
- voir sur les troncs d’arbres on ils circulent.
- 4° Simulation. — Nous allons maintenant nous occuper des simulateurs, et ils ne sont pas rares. Voyez le Cloporte que vous venez de découvrir sous une pierre. Ebloui par la lumière, il reste d’abord immobile, puis essaye de fuir. Si vous voulez le saisir, il se roule immédiatement en boule, ne présentant extérieurement que la partie de sa carapace la plus résistante (lig. 11). j. 11 fait le mort ! Cette Pii grande Iule ou Mille-mÊ pattes, qui chemine Bp tout près sur le sol, ^ agit de même, si elle est menacée, mais, au lieu de se mettre en boule, elle roule son long corps en un bourrelet serré, dur et luisant, ses nombreuses pattes refermées en dedans (ûg. 12).
- Quantité de bestioles simulent la mort quand elles se croient attaquées. Les Anthrènes, les Der-mestes, que nous rencontrons trop communément dans nos maisons, savent aussi s’immobiliser momentanément. S' on les retourne sur le dos, on voit qu’ils ont ramené leurs pattes en dessous, et conservent la plus parfaite immobilité, jusqu’à ce qu’ils croient tout danger définitivement écarté (fig. 13).
- Les Elaters ou Taupins, si communs dans les prairies, les bois, sont aussi de parfaits simulateurs, mais plus curieux encore. En voici un qui se promène lentement sur une feuille. Touchez-lc, il se laisse tomber sur
- y -1 -7,
- Fig. 7 : Noctueelk. -— Ce petit papillon est presque invisible, car sa couleur est à peu près la même que celle de l'écorce de la branche sur laquelle il s'est posé.
- Fiu. 8 : Kéduvk et sa lakve.— La larve de cet hémiplère passe à peu près complètement inaperçue, car elle s'habille de poussière et de débris de laine ou d'étoffes diverses.
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- Fig. 8 bis : Teigne des tapisskuies.— Cette mite se dissimule dans une sorte de fourreau composé
- avec les débris des étoffes qu'elle ronge.
- le sol, niais il est resté sur le dos, immobile, les pattes repliées sur le eorps !... Il 11e bronche pas !... A votre tour, ne faites aucun mouvement et vous assisterez à une drôle de résurrection Le Taupin, rassuré commence par agiter ses pattes, pour reprendre sa position naturelle.
- Il n’y parvient pas. C’est alors qu’il use du grand moyen : il s’arc-boute, prenant pourpoints d’appuis l’extrémité de son corps et sa tête (lig. 14), puis vous entendez un claquement sec. Il exécute un véritable saut périlleux qui le replace sur ses pattes ! Parfois, le rétablissement ne réussit pas du premier coup, et il est drôle de voir l’animal faire plusieurs sauts avant de réussir à reprendre son aplomb.
- Cette faculté de sauter est due à la conformation tout à fait spéciale de l’articulation du thorax avec l’abdomen.
- Il est à remarquer que les bes-liolesqui simulent la mort ont, généralement, une allure lente et aucun autre moyen de défense. Quelques-unes d’entre elles 11e cherchent même pas à conserver l’immobilité :
- lorsqu’on les surprend, cheminant paisiblement sur un brin d’herbe, une branche, une feuille, elles se laissent tout simplement choir sur le sol, où, parmi l’inextricable fouillis des végétaux, elles espèrent éviter d’être poursuivies par leur agresseur.
- 5° Ilorrification. -- Nous nommons ainsi
- l’acte par lequel un insecte cherche à intimider l’ennemi q u i l’attaque, soit en prenant une pose menaçante, soit en produisant extérieurement des organes qui se trouvent dissimulés en temps normal.
- Un grand Capricorne, un Carabe vrai, un Lucane, surpris, se préparent à la résistance s’ils se croient capables de tenir tête à l’adversaire. Us se campent sur leurs pattes
- et, relevant la tête, exhibent leurs redoutables m a 11 d i b u 1 e s , qu’ils écartent largement, prêts à mordre. Et puis ils ont confiance dans la solidité de leur carapace... Mais tous les insectes ne sont pas ainsi armés pour le combat. Quelques-uns bluffent vraiment et lâchent, de mettre ragressseur en fuite par des moyens aussi curieux que variés.
- Fabre a sullisammcnt décrit les mœurs
- Fig. !) : Criocère du lis. — Larve très commune sur les lis où elle circule. Pour se protéger, elle trahie sur son dos une véritable cuirasse formée par ses déjections.
- Fig. H) : Larve de Piirygane. — Le ver de vase se forme un abri avec des débris végétaux : bûchettes, brindilles, ou encore avec des grains de sable, des petites mottes de terre, etc.
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- de la Mante religieuse pour que nous n’ayons pas à y revenir longuement. Rappelons simplement l’attitude spectrale que prend la Mante si elle se croit menacée (fig. 15).
- Elle se dresse sur ses deux paires de pattes postérieures, lève ses deux pattes antérieures, soulève ses élytrcs, écarte les ailes, et apparaît ainsi formidable à l’ennemi. Cet essai d’intimidation se produit surtout quand l’animal est surpris. D’autre part, pour comparer les deux poses, voici la Mante avec son allure ordinaire (fig. 16).
- Une toute petite bestiole, le Malachus, joli coléoptère d’un vert métallique, très commun chez nous au printemps, essaye aussi d’horrifier ses adversaires, mais d’une autre façon. Il fait sortir, de chaque côté de son abdomen, des vésicules d’un rouge
- vif, cpii modifient complètement son aspect et le l'ont paraître beaucoup plus volumineux. Une fois l’alerte passée, les vésicules disparaissent comme par enchantement.
- N’oublions pas la chenille du papillon Machaon (fig. 17). On la trouve communément sur les Ombcllifères, surtout le fenouil et la carotte, en mai et en juillet. Si on la touche ou qu’on agite seulement la tige qui la supporte, elle fait immédiatement saillir, au-dessus de sa tête, deux espèces de cornes orangées, et répand aut our d’elle une odeur nauséabonde. L’ensemble de cette double action a pour but de tenir à distance l’ennemi qui approche : c’est vraiment de l’horri-fication. Plusieurs autres chenilles, voisines de cette espèce, sont aussi munies de ce curieux tentacule fourchu qui est rétractile.
- Fig. 12 : Iule. — Ce mille-petites se roule en bourrelet quand il se sent tant soit peu menacé, mettant à l'abri les téguments tendres qui constituent la partie ventrale.
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- Fig. 13 : Dermicste. — Comme les Anlhrènes, le Dermesle surpris simule la mort, ramenant ses pattes en les tenant étroitement appliquées sur son corps.
- diètes à bon Dieu», répandent aussi une sécrétion épaisse, blanchâtre, à odeur pénétrante bien spéciale.
- Les Carabiques, les Sauterelles, Criquets, Grillons, émettent, quand on les saisit, des liquides peu colorés, ayant une action corrosive qui teinte la peau en jaune et produit une démangeaison.
- Je ne parle pas des Hémiptères ou Punaises de toutes sortes, qu’on trouve dans les bois, les prés, les champs. A part leur rostre acéré, dangereux, ccs nombreuses bestioles ont la l'acuité de répandre une odeur fétide, désagréable.
- Elles se défendent de belle façon, et vous aurez un vrai courage, si vous essayez de les manipuler
- Fig. 14 : Elatkr ou Tauimn. — En haut, Vinsecte en marche, dans sa />osition, naturelle; en bas, à gauche, le Taupin simulant la mort; à droite,la bestiole s’arc-boutant pour exécuter son rétablissement quand le danger lui. semble complètement conjuré.
- G0 Production de liquides, odorants ou non. — Il est une catégorie d’insectes, appartenant à des familles tout à fait différentes, qui produisent, quand on les saisit, des liquides plus ou moins colorés et plus ou moins odorants. Ce moyen de défense est très répandu. T/exemple le ‘plus caractéristique de ce fait nous est offert par le Timarcha, nommé vulgairement « craclie-sang» (fig. 18). C’est un coléoptère très commun, massif, épais, d’un noir bleuâtre, qu’on trouve partout, cheminant lentement, dans les jardins, le long des routes, des sentiers. Quand on s’empare de l’animal, il laisse couler sur les doigts un liquide rouge, particulièrement visqueux. 11 pense certainement écœurer celui qui l’attaque.
- Le Méloé (üg. 20), autre coléoptère aptère, avec des élytres réduites, chagrinées, a une allure encore plus lente et plus lourde que le Timarcha. 11 se défend de la même façon que ce dernier, mais le liquide qu’il produit est de couleur jaune.
- Les gentilles petites Coccinelles, nommées
- Fig. 15 : Mante religieuse. — Surprise par tin Carabe, l'animal prend l'attitude spectrale pour effrayer son ennemi.
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- avant de leur avoir donné la mort en les faisant passer par le flacon insecticide !
- Il existe même des Hémiptères exotiques, de la famille des Fulgorines, qui laissent coider par leurs articulations, et surtout par l’ex-trémité de leur abdomen,une sorte de cire blanche, qui tombe en longs flocons ou en filaments ténus. Ces curieux insectes vivent au Brésil.
- Inutile de citer les liquides dangereux inoculés par les piqûres de guêpes ou de Scorpions. Certaines Araignées sont venimeuses, mais le venin est introduit non par piqûre, mais par morsure, à l’aide des crochets de la mâchoire. Ce venin, plus ou moins actif, suflit pour anesthésier les proies trop vigoureuses et à les paralyser p endant un temps plus ou moins long.
- 7 0 Émission de gaz visibles. —
- Ce cas est assez rare, mais nous pouvons cependant signaler celui des Brachines. Ces petits coléoptères de la famille des Carabiques sont facilement reconnaissables à leur thorax ferrugineux et leurs élvtres d’un bleu métallique. On les trouve souvent, réunis en tribus parfois nombreuses, sous les pierres, dans les endroits très secs.
- Voici un coin à Brachines. Levez cette pierre plate, mais évitez d’approcher trop près votre visage. A peine la pierre a-t-elle
- qu’une série de crépitements très perceptibles se font entendre. En même temps, s'élève une petite nuée blanchâtre. Attention, voilà les gaz ! En effet, ces vapeurs lancées avec bruit sont le seul moyen de
- défense de ces jolis insectes longs de quelques millimètres. Et de quels noms formidables, les naturalistes les ont baptisés ! Nous avons les Brachinus crepitans ! sclo-
- peta ! explodens ! bombarda ! etc., noms qui indiquent l’action bruyante de ces différentes espèces de Brachines, lorsqu’ils se croient menacés ou attaqués (fig. 19, p. suivante). *
- * *
- Ce classement général des moyens de défense ou de protection des insectes ne cite que les cas les plus connus et les plus communs. C’est ce qu’un observateur averti
- peut constater tous les jours, pendant la belle saison. Il n’y a qu’à circuler dans un jardin, dans les bois, les champs, les prairies, pour assister à ces drames curieux où l’instinct de la conservation fait ruser les plus petits animaux. Bien d’autres cas, encore plus curieux, ne peuvent trouver place dans un article aussi restreint. Et puis, que de choses extraordinaires il reste à découvrir ou à constater !
- Ce que nous remarquons immédiatement, c’est qu’en général les insectes à l’état de larves se montrent peu ou pas du tout. La mollesse de leurs téguments, la lenteur de leurs mouvements les obligent à se dissimuler pour échapper à leurs ennemis. Ils sont forcés de ne pas quitter leurs retraites provisoires sous peine de devenir la proie des insectivores. Parvenus à l’état parfait, ils modifient totalement leur existence. Semblant ignorer le danger qui les menace, ils comptent sur leurs moyens naturels pour
- Fig. 16 : Mante religieuse. — Voici l'attitude naturelle de l'insecte cheminant en terrain découvert.
- Fig. 17 : Chenille du Machaon. — La bestiole, à la moindre <dertc,fait saillir deux cornes orangées au-dessus de sa tête, et dégage une odeur nauséabonde, pour éloigner son ennemi.
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- LES MOYENS DE DÉFENSE DES INSECTES
- r,r,r,
- Fig. 19 : Bhaciiinrs. — Colonie de Brachines découverte sous une pierre. Ces insectes se défendait en lançant, avec bruit, des sortes de bulles gazeuses.
- braver ceux qui les poursuivent. Certains d’entre eux se signalent par leur taille, leur couleur, leurs multiples évolutions en pleine lumière. Les papillons diurnes, par exemple, ne peuvent passer inaperçus... Leurs chenilles ont été étudiées, décrites ; on connaît même les végétaux qui les alimentent.
- Mais, à côté de cela, combien d’autres insectes ont, jusqu’à présent, échappé aux recherches des naturalistes?... Si vous pouviez voir ce qui se passe dans une fourmilière, vous seriez étonné d’y trouver quantité d’hôtes hétéroclites et surtout de constater comment les fourmis se comportent avec eux.
- Il faudrait des volumes pour décrire la vie souterraine de certaines bestioles. Un hasard seul peut faire découvrir le secret de ces existences cachées. A mon humble avis, les observations doivent être faites en pleine nature. C’est dans le milieu où ils vivent, qu’il faut étudier les insectes. Mettez-les dans un tube, dans une cage, que vous placez dans votre studio, ils seront dépaysés. Ils ne trouveront chez vous, ni la même température, ni les mêmes accessoires, et surt out
- ni la même disposition des choses qui les entourent. Us modifieront leur façon d’agir, d’après le cadre restreint d’action que vous leur avez donné. Ce que vous aurez vu et noté sera sujet à caution. Vous vous en convaincrez facilement en modifiant le dispositif des accessoires de votre compartiment à expériences. Les résultats obtenus en dernier lieu seront souvent diamétralement con traires aux précédents.
- Pour la même raison, il est difficile d’observer et d’élever les insectes aquatiques. Il ne s’agit pas seulement de les placer dans un aquarium de chambre. Pour réussir, il faudrait reconstituer le fond de la mare ou de la rivière où vous les avez capturés, avec son terrain, ses débris végétaux, ses minuscules habitants qui grouillent dans la vase, ses plantes de surface, etc.
- Voyons donc surtout ce qui se passe au dehors, multiplions nos moyens d’investigations, rusons avec les bestioles, sachons bien voir et simplement constater, sans laisser aller notre imagination à des suppositions fantaisistes qui éloignent la science de la vérité. C. Pif.rre.
- Fig. 20 : Méloé. — Coléoptère bizarre, lent d'allure et qui répand un liquide jaune quand il se sent menacé.
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- UNE VOITURE AUTOMOBILE A QUATRE ROUES MOTRICES, DIRECTRICES
- ET INDÉPENDANTES
- Par Auguste CANDIOT
- Il n'est pas, aujourd’hui, de voiture automobile qui ne puisse, sur une route ordinaire, réaliser la vitesse de 50 à 60 kilomètres à l’heure. La même voiture pourra, tout aussi bien, rouler sur une route en mauvais état, à la condition de réduire sa vitesse ; elle le fera encore, sa suspension lut-elle défectueuse. Mais ce n’est pas d’un résultat aussi médiocre que doit se contenter la solution du problème de la circulation. Le progrès demande que l’automobile s’accommode de l’ensemble de trous et d’ornières qui constituent, aujourd’hui, la majeure partie de notre réseau routier jusqu’au jour où l’on aura trouvé le revêtement parfait, résistant,
- inusable et les fonds nécessaires pour le réaliser, ce qui demandera encore quelques nombreux printemps et quelques non moins nombreux hivers. Le problème se pose donc de construire le véhicule qui pourra, sur ces mauvaises routes, conserver la vitesse qu’il est susceptible d’atteindre sur les bonnes, sans nuire aux organes du châssis, sans déposer, dans les cahots, les voyageurs sur les bas-côtés du chemin. Nous avons eu maintes occasions déjà de décrire ici des systèmes de suspension, d’amortisseurs, d’essieux spéciaux, de chenilles même qui atténuent en partie le mauvais effet des obstacles du sol, mais qui n’empêclient pas
- LE CHASSIS MOLLE, GIIACE A SA CONSTRUCTION TOUTE SPÉCIALE, PEUT CIRCULER ET ÉVOLUER
- EN TOUS TERRAINS A SA VITESSE NORMALE
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- AUTOMOBILE A QUATRE ROUES MOTRICES 567
- complètement le ralentissement obligatoire lorsque l’importance de ces obstacles augmente. Il semble bien que l’étude d’un châssis nouveau s’impose , ou tout au moins d’une disposition nouvelle de l’ensemble des organes divers déjà connus qui le composent, si l’on veut que ce châssis et la liaison souple, ressorts ou autre dispositif, qui l’unit aux roues, puissent épouser les inégalités du sol, sans que la carrosserie transportée cesse d’être confortable et habi table, même aux vitesses accélérées. C’est ce que vient de tenter, non sans succès, l’ingénieur anglais Ilolle, dont l’engin, construit d’après des données nouvelles, a été essayé dernièrement dans la forêt de Mari}7, non seulement sur des portions de routes dont le pavé iné al remonte au temps du roi Louis XIV, mais sur le ten rain tourmenté où se faisaient, pendant la guerre, les essais de réception des tanks et chars d’assaut. Ce véhicule q u i a, d’ailleurs, au repos, l’aspect d’un châssis ordinaire de tourisme sur lequel peut s’adapter
- une carrosserie d'un modèle courant, prêté facilement à toutes sortes d’évolutions sur un sol très accidenté, montueux,
- bosselé, parsemé de fossés, de touffes d’arbrisseaux et d’obstacles naturels variés.
- Les principales caractéristiques du châssis Ilolle sont : l°la suspension individuelle des roues ; 2° la traction et la direction par les quatre roues. Si l’on examine le problème en détail, on voit que la première chose à réaliser est que le poids non suspendu doit être réduit au minimum. Il faut, pour cela, que chaque roue puisse isolément, à la rencontre d’un obstacle, se mouvoir dans un plan vertical. Dans tous les systèmes où les roues sont montées parallèlement, deux par deux, aux extrémités d’un même essieu, cette condition ne peut
- être remplie ; en effet, lorsqu’une roue heurte un obstacle, elle entraîne avec elle la roue montée à l’autre extrémité de l’essieu, d’où déplacement du châssis. L’entière indépendance de chaque roue est donc indispensable. Elle est obtenue à l’aide de quatre ressorts cantile-ver, disposés en diagonale, symétriquement, l’une des extrémités lixée au centre du châssis, l’autre à la roue, le milieu pouvant se déplacer dans une glissière solidaire du châssis. Les essieux articulés dans le milieu
- DÉTAILS DE MONTAGE DE LA TRANSMISSION ET DE LA DIRECTION D’UNE ROUE
- Le déplacement d'une roue n'influence en rien les autres roues, qui sont indépendantes les unes des autres. (Les lettres sont expliquées dans la légende de la figure ci-dessous.)
- SUSPENSION ET COMMANDES D’UNE ROUE ARRIÈRE
- La roue est braquée. — A, carter du couple conique de transmission; B, support du pivot de la roue ; C, arbre de transmission ; 1) E F, bielles de liaison ; (i, châssis; 1, ressort eantilcver; H, support à glissière du ressort ; II, attache <i rotule du ressort de suspension; J, barres de connexion <i rotule; K, renvoi èi. rotule des commandes de direction.
- s’est
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- VUE D’ENSEMBLE DU CHASSIS IIOELE
- A, carter du couple conique; C, arbres de transmission ; P, carter du petit pignon de commande; ED, bras de liaison articulés; M, bielle de direction ; J, barres de connexion ; G, châssis ; I, ressorts cantilever ; D, échappement; S, boîtes des engrenages et différentiel.
- permettent ainsi le déplacement de la roue dans le sens vertical, sans que la position horizontale du châssis lui-même en soit notablement influencée.
- Un système de cardans, dont l’emploi est généralisé dans le châssis Holle, permet aussi à la roue de monter ou de descendre dans le plan vertical sans engendrer de poussée latérale sur le pneu, la partie de celui-ci en contact avec la route restant toujours dans un plan perpendiculaire. Chaque roue est donc montée sur une fusée pivotante autour d’un axe vertical et maintenue par le sommet de deux triangles métalliques rigides, superposés au châssis de la voiture.
- De même que la suspension, la transmission est directe pour chaque roue. Le moteur, d’un modèle courant, entraîne une boîte de vitesse qui, à son tour, transmet la force motrice au couple conique qui commande le différentiel, dont les arbres actionnent par pignons d’angle quatre arbres de transmission diagonaux reliés symétriquement aux roues. Celles-ci se trouvent ainsi mécaniquement accouplées deux par deux, une roue avant et une roue arrière, d’un même côté. Ces deux roues, dans les virages, décrivent le même chemin et suivent la même trace, diminuant, de ce fait, la tendance à déraper. D’autre part, on connaît la diiïi-culté d’ajustage et de réglage des tambours de frein sur les quatre roues ; le dispositif Holle permet de freiner les quatre roues en même temps avec un scid tambour, tout en permettant l’action du différentiel dans les virages. Il a, enfin, le double avantage de supprimer le pont arrière ordinaire des voitures, de même que le pont avant dans le cas des quatre roues motrices et de donner aux arbres de commande à cardan une plus grande longueur indispensable à leur bon fonctionnement, l’angle décrit par eux, pen-
- dant la flexion des ressorts et le déplacement vertical des roues, se trouvant ainsi très réduit. La direction des quatre roues s’obtient par un axe longitudinal qui commande symétriquement la barre de connexion des roues avant et arrière.
- Telles sont, sommairement décrites, les caractéristiques originales de ce châssis dont la complication est moins grande qu’on ne croit. La disposition symétrique des organes réduit, en effet, sensiblement leur nombre. Les deux essieux, fort simples, sont semblables ; semblables aussi les suspensions, commandes et transmissions pour chaque roue. Il suffit de multiplier par quatre ces différentes pièces interchangeables pour constituer l’ensemble d’un châssis. A. Candiot.
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- UN NOUVEL APPAREIL, LE “ STÉTHOPHONE ”, PERMET, TRÈS COMMODÉMENT, L’AUSCULTATION COLLECTIVE DES MALADES
- Par André CROBER
- Chacun sait que l’auscultation des battements du cœur, des râles provenant des poumons et des bronches, et, d’une façon générale, de tous les bruits normaux ou anormaux de la poitrine et de l’abdomen, est le moyen le plus apte à fournir au praticien des données précises sur les désordres dont les organes internes peuvent être le siège. Pour faciliter l’auscultation, les médecins utilisent fréquemment, depuis Laënnec — auquel on doit d’ailleurs la découverte de l’auscultation — une sorte de cornet acoustique dénommé stéthoscope, qui amplifie les bruits et concourt, par ailleurs, à les mieux faire entendre, du fait qu’il les isole, jusqu’à l’oreille, des bruits extérieurs.
- Pas plus que l’auscultation directe, le stéthoscope ne permet, cependant, à plusieurs docteurs, ou à un professeur de médecine et ses élèves, de faire une auscultation simultanée. Or, dans les cas graves, il peut
- être très fatigant, sinon même dangereux, pour un malade que plusieurs praticiens viennent à tour de rôle procéder sur lui à la même opération. Si tous pouvaient écouter en même temps, il est certain que cela simplifierait les choses et, surtout dans les hôpitaux ferait gagner beaucoup de temps. Dans les cas compliqués ou délicats, notamment lorsque les bruits révélateurs de désordres n’apparaissent que par intermittence, le diagnostic serait aussi plus sûr, puisque les différents spécialistes appelés en consultation entendraient tous à la fois les mêmes perturbations. Enfin, l’écoute collective permettrait au professeur ou au chef de clinique d’attirer l’attention de tous ses élèves sur la caractéristique du bruit justement perçu et d’en expliquer immédiatement la cause et les conséquences.
- Ayant eu connaissance des nombreux avantages qu’offrirait l’auscultation eollec-
- AUSCULTATION COLLECTIVE, SOUS LA DIRECTION D’UN PROFESSEUR, DANS UN HOPITAL
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- tive, les ingénieurs de la eélèbre société américaine de construction de matériel électrique et téléphonique Western Electric s'attelèrent au problème et eurent le bonheur de le résoudre, en collaboration avec plusieurs médecins, les l)rs Gamble, II.-K. Williams, Richard C. Cabot et Paul-D. Wliite.
- La solution adoptée prend la forme d’un stéthoscope électrique, baptisé Stéthophone. Cet instrument est un microphone ultrasensible que l'on appuie à l’endroit, du corps à ausculter. Le Stéthophone est relié, d’une part, à un ampli fi ateur à lampes de T. S. F. comprenant trois ét ages, d’autre part à un groupe de filtres électriques permet t ant d’éli miner les bruits des organes que l’on ne cherche pas à ausculter, et, enfin, à un nombre quelconque d’écouteurs téléphoniques (jusqu’à cinq cents s’il est nécessaire), du type à olives, c’est-à-dire que l’on s’introduit dans l’oreille. L’amplificateur, les batteries d’alimentation et les filtres sont montés sur un petit chariot (pii rappelle assez bien la taille à thé roulante.
- L’amplificateur — et en cela il se distingue de tous les appareils similaires que l’on a cherché à employer dans le même but— -amplifie jusqu’aux sons des fréquences les plus basses que l’oreille humaine puisse percevoir, ce qui est extrêmement important. Les filtres combinaisons de selfs et de capacités -— éliminent tous les bruits dont la fréquence se trouve au delà ou en deçà de la gamme étroite de ceux (pic l’on désire entendre. Ils élimineront, par exemple, à volonté, tous ceux qui ont une fréquence supérieure à 1.100, 050, 400 ou 95 périodes, respectivement, ou bien encore inférieure à 130, et cela est indispensable puisque presque tous les sons ou bruits présentant de l’intérêt à l’auscultation ont une fréquence inférieure à 1.100 périodes et même, pour beaucoup d'entre eux. à 050. Si l’appareil n'offrait pas un liant degré de sélectivité, on entendrait
- tous ces bruits en même temps et l’on serait incapable — cela se conçoit aisément — de les distinguer les uns des autres.
- Ainsi le filtre qui éliminera tous les bruits de fréquence supérieure à 95 périodes permettra d’ausculter un cœur très affaibli : celui qui éliminera les bruits d’une fréquence inférieure à 130 périodes supprimera les sourds battements de cet organe et permettra d’entendre plus clairement les râles et autres bruits de poitrine qui, généralement, donnent une note sensiblement plus aiguë.
- En outre des avantages inhérents à l’écoute collective que nous avons mentionnés plus haut, le Stéthophone offre encore celui de permettre au professeur ou au chef de clinique de transmettre auxdif-férents auditeurs telles remarques ou tels commentaires sans interrompre, à proprement parler, l’auscultation. Tout en maintenant le microphone sur la partie du corps en examen, il peut, en effet, approcher ses lèvres à quelques cent imètres de l’instrument et parler bas ; ses paroles sont, en quelque sorte, captées par le corps du malade, transmises par lui au microphone, puis amplifiées à un degré très intense et reçues avec beaucoup de netteté dans les écouteurs.
- Le Stéthophone permet, enfin, d’enregis-I rer sur des disques de phonographe les bruits caractéristiques issus d’organes internes malades, d’oîi la possibilité de constituer des collections de phonogrammes se rapportant à des cas typiques et commentés par des maîtres. Ces phonogrammes augmenteront grandement la valeur de l’enseignement purement didactique donné en classe et permettront, en outre, aux spécialistes de vérifier la sûreté de leur diagnostic, en comparant les résultats de leurs auscultations à ceux, nettement déterminés et identifiés, enregistrés dans les feuillets de cire de ces ouvrages classiques d’un nouveau genre.
- Andiuc Ciîohku.
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- NOËL ET LE JOUR DE L'AN APPROCHENT : L’INDUSTRIE DES MARRONS GLACÉS BAT SON PLEIN
- Par Jean CLÉMENT
- Lu marron glacé, tendre et moelleux, d’un goût lin, bien vanillé, est une délicate friandise et l’un des meilleurs bonbons que l’on puisse offrir à l’occasion de Noël ou du Jour de l’an ; aussi s’en prépare-!-il, vers celte époque, des quantités considérables ; sa saison est bien courte, et rares sont les amateurs qui le dégustent en dehors de cette période.
- Les meilleures qualités de provenance française, que l’on utilise pour leur fabrication sont surtout ceux du Luc (Var), de l’Ardèche et de Lyon,
- Le marron de Lyon n’est pas produit dans les environs de Lyon, comme son nom pourrait le faire croire ; il provient du Vivarais, du Forez, du Bu-gey, du Dauphiné et du canton de Condrieu. Il faut les rechercher gros et sans cloisons. Mais les uns et les autres ne suffisent plus depuis longtemps à nos besoins, et l’industrie doit s’approvisionner en partie à l’étranger, sur les marchés de Turin, de Florence, de Bologne, de Naples. Les marrons de Turin, plus particulièrement ceux de San Giorio et de Busso-leno, récoltés dans la vallée de Suse, sont d’ailleurs de toute première qualité, et ils donnent moins de déchets à la cuisson que les sortes françaises. Triés pour confire, ils fournissent à l’état naturel de 58 à 62 fruits au kilogramme, année moyenne ; confits, ils font de 50 à 52 fruits au kilogramme. Les marrons de Naples sont recherchés
- à cause de leur volume, car ils sont les plus gros de tous, et aussi en raison de leur bon marché ; mais leur qualité laisse à désirer : ils ont la chair plus ou moins coriace lorsqu'ils sont confits. Leur forme particulière, un peu allongée et très plate sur un côté, les fait aisément reconnaître. Ils s’expédient surtout en Angleterre.
- Enfin, un fruit du Japon, le tumbit, de fort volume et sans cloisonnement, pourra
- faire une sorte recherchée de marron glacé, quand son importation aura pris une certaine importance.
- Dans le Piémont, aussitôt après leur récolte, alors qu’ils sont encore garnis de leur invol ucre chargé d’épines, enveloppe piquante appelée communément hérisson, on met les marrons destinés à la confiserie en silos couverts de feuilles, où ils sont soignés pendant trois semaines ou un mois. Cette préparation est nécessaire pour obtenir la bonne maturité du fruit : le hérisson, de vert qu’il était, devient progressivement brun et se fend de lui-même ; c'est ce (pie l’on appelle la déhiscence. On achève la séparation du marron d’avec cette première enveloppe à l’aide de râteaux spéciaux, et cette opération se nomme pic.otti. Les marrons picots sont attendus impatiemment par les confiseurs, car seuls ils se prêtent convenablement aux diverses manipulations qu'ils doivent subir avant d’être livrés à la consommation, et seuls ils donnent
- marrons, de
- ÉCORÇAGE MÉCANIQUE DES MARRONS
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- des produits de première qualité. Ces manipulations sont nombreuses et délicates, comme nous allons pouvoir en juger.
- Le travail de cette très importante spécialité de la confiserie n’est pas précisément difficile, mais il est minutieux ; il demande un matériel spécial, et, comme le fabricant est limité entre le commencement de la réception du fruit, les premiers jours de novembre, et le moment le plus important des expéditions, à partir de la mi-décembre, c’est une période de travail intensif qu’il faut savoir régler.
- L’époque la plus favorable à la préparation est celle qui suit immédiatement la récolte ou les prélèvements aux silos, quand on utilise ce procédé (car la mise en silos ne se fait pas dans tous les pays) ; mais les industriels préfèrent généralement attendre, plus ou moins longtemps, que la période de grossè ve: te soit arrivée, car le marron glacé ne se conserve pas, et il doit être consommé peu de temps après son glaçage. C’est presque au jour le jour que l’on doit procéder à ce glaçage, dont on parlera plus loin.
- Mais, pour s’opposer au commencement de germination et au noircissement qui ne tarderaient pas à se produire et qui amoindriraient la qualité des marrons, ceux-ci sont placés en chambre froide, ou bien, après un premier écorçage, qui, jusqu’ici, s’est fait à la main, ils sont passés à la soufrière, chambre close où ils restent pendant un
- certain temps en contact avec des vapeurs de soufre (acide sulfureux). Un lavage à grande eau leur enlève ensuite l’excès d’acide. Les marrons soufrés sont d’un beau blond et, par suite, d’une vente plus facile. Mais on leur reproche, à tort ou à raison, de n’avoir pas tout à fait la saveur exquise de ceux qui ne subissent pas ce traitement, et c’est ce qui fait la grande supériorité des maisons importantes fabriquant leurs produits sans soufrage préalable.
- On a essayé de remplacer ce soufrage par une petite quantité de bisulfite de chaux, que l’on ajoute à l’eau du blanchiment et aussi dans le sirop de la mise au sucre ; ce produit s’élimine à peu près complètement a cours de la fabrication ; mais il en résultait une saveur sulfureuse, qui, bien qu’elle fût presque imperceptible, rendait le procédé inappliquable.
- Le premier écorçage, ou enlèvement du péricarpe coriace, qui précède le soufrage, quand celui-ci est pratiqué, se fait avec la pointe d’un petit couteau spécial ; on entaille le talon du marron sans toucher à la seconde peau et on détache l’écorce sans attaquer la pointe qui doit rester intacte ; si la pulpe était coupée ou simplement endommagée, elle rougirait aux endroits atteints.
- Une machine, inventée par M. Paul Baudot, et qui n’est encore utilisée que par cet industriel, facilite Ijeaueoup l’opération
- BASSINES CHAUFFÉES A LA VAPEUR POUR LA CUISSON A ÉEAU DES MARRONS ÉCORCES
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- L'INDUSTRIE DES MARRONS GLACÉS
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- BASSINES A CONFIEE CHAUFFÉES A LA VAPEUR, COMME LES PRÉCÉDENTES
- en incisant l’écorce sans toucher à la pulpe.
- Les marrons écorcés sont mis dans un panier d’osier ou de cuivre rouge percé de trous, lequel est plongé dans une bassine, également en cuivre, remplie d’eau froide, de façon qu’ils y baignent largement. On ne doit se servir d’aucun ustensile de fer qui ferait noircir les fruits. La cuisson est délicate, et elle doit durer trois ou quatre heures sans jamais atteindre l’ébullition, car celle-ci ferait ouvrir les marrons, ce qui occasionnerait beaucoup de perte. Dans l’industrie, les bassines sont divisées en plusieurs étages par des cloisons à grilles ou percées de trous, sur chacune desquelles reposent seulement quelques couches superposées de fruits. Lorsque l’eau commence à se colorer en rouge, sous l’influence du tannin de la pellicule, on retire le panier et on le met dans l’eau bouillante, cette fois. Ou bien on vide toute l’eau de la bassine et on la remplace par de l’eau bouillante (fig. page 572). Certains fabiicants y ajoutent de la farine délayée à l’eau froide dans la proportion de 250 grammes pour 20 litres d’eau, ce qui facilite le blanchiment, lequel dure environ deux heures. On reconnaît que le marron est assez cuit quand il s’écrase bien sous le doigt ou qu’une épingle peut le traverser sans rencontrer de résistance. On change encore une fois l’eau et on retire une à une les grilles portant les fruits « blanchis »,
- pour enlever la pellicule à l’aide d’un petit couteau pointu en cuivre. L’opération demande une certaine habileté, car il ne faut absolument pas écorner les marrons ; autrement ces derniers perdraient beaucoup de leur valeur marchande ; elle est particulièrement minutieuse pour certaines espèces où la pellicule forme des replis pénétrant plus ou moins profondément dans le fruit. On tient celui-ci sans le serrer et on commence par la grosse veine, vers la pointe, qui ne doit pas être entamée.
- Un procédé, qui occasionne moins de perte que le précédent, consiste à ébouillanter le marron, c’est-à-dire à le plonger simplement dans l’eau bouillante pendant quelques minutes seulement, ce qui suffit pour que la pellicule puisse s’enlever soit à la main, comme il est dit précédemment, soit à l’aide d’un appareil agissant par la force centrifuge, analogue à la Parmentière utilisée pour éplucher les pommes de terre nouvelles ; le fond et la paroi de cet appareil portent une garniture en chanvre comprimé à surface mamelonnée très rugueuse ; le fond étant mobile lance les marrons contre les parois fixes qui les arrêtent et les fait rebondir ; ils tourbillonnent et se frottent ainsi les uns contre les autres et contre les parois du récipient. En même temps, ils sont arrosés d’eau bouillante ; en quelques secondes, ils sont donc presque complète-
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- ment net toyés. Ils sortent d’eux-mêmes de l’appareil, étant projetés au dehors.
- Portés sur une table mobile, ils y subissent la vérification ; les nervures sont soigneusement enlevées, les cassés et les ébréchés passent dans les débris, les tachés et les véreux sont jetés. Seuls les entiers, sans taches, ni brèches, sont mis par rangées sur des claies spéciales pour subir la cuisson, qui réclame une grande expérience et une surveillance toute spéciale. Les claies sont
- Suivant le degré de fermeté des marrons, on les recouvre de sirop de sucre plus ou moins concentré, d’abord à froid, puis chauffe au bain-marie ou par la vapeur. Par évaporation, le sirop se concentre peu à peu, passant de IS à 20° Baumé le premier jour, à 32°, (pii marque la température du sirop bouillant. Au delà, le marron prend une teinte très brune, devient dur et le sucre se cristallise. D’ailleurs, cette cristallisation est toujours à craindre ; pour l’éviter
- OPÉRATION DU GLAÇAGE DES MARRONS DANS LE SUCRE CUIT
- placées par piles de six dans des cuves en cuivre chauffées par la vapeur ; la cuisson dure environ trois heures (lig. page 573).
- Apres refroidissement., les marrons sont de nouveau triés, rangés sur des claies ou grilles, en une seule ou en deux couches comme il est dit plus haut, que l’on superpose dans les bassines à confire. Le sirop dans lequel ils doivent baigner est versé par un entonnoir disposé sur le côté, de manière qu'il arrive par le fond de la bassine. Des robinets sont placés à diverses hauteurs afin de vérifier la densité du sirop. Cette ingénieuse disposition permet, de confire les marrons sans aucunement les déranger ni. par eonséquenl, risquer de les briser.
- et aussi pour augmenter la concentration du sirop sans avoir à redouter que le fruit blanchisse après le sucrage, on ajoute une petite quantité de glucose. Pour compenser les déperditions par évaporation et par absorption, on ajoute de temps à autre du sirop chaud, en quantité voulue.
- On reconnaît qu'un marron est confit, lorsqu’il se forme sur le sirop une mince pellicule ; il marque alors 32° et on arrête le chauffage. L’opération ne dure pas moins de trente-six à quarante heures, quand on ne veut obtenir qu’un produit de^ qualité ordinaire, et cinq jours si l'on veut réaliser un produit de tout premier choix.
- La lenteur, d’ailleurs, dans toute cette
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- V//-V DUSTJtlE DES MARRONS GLACÉS
- période de confiserie proprement dite, est, une condition de succès. Si les particuliers qui veulent préparer eux-mêmes leurs marrons glacés échouent souvent, c’est parce que l'imprégnation par le sucre est insudisamment prolongée ou mal conduite, ou parce qu’ensuite la cristallisation superficielle se produit trop vite. 11 est, en outre, essentiel que les marrons soient blanchis bien à point, afin qu’ils puissent s’assimiler facilement le sirop dans lequel on les plonge. Ce sirop est fortement vanillé avec de la vanille du Mexique exclusivement ; celle de toute autre provenance ne donnerait pas de
- ment de caramélisation). La bassine, aussitôt retirée du feu, est placée sur une table, où les ouvriers confiseurs frottent d’abord, à l’aide d’une spatule en bois, le sirop contre la paroi intérieure de la bassine, afin de le faire glacer ou masser, puis étendent ce sirop massé sur les marrons, que l’on retire alors qu’il est encore très fluide, pour qu’il n’y ait pas excès de glaçage. Comme ils sont très fragiles, les ouvriers doivent, là, faire preuve d'une certaine habileté pour ne pas les briser ou les écorner. Pour les sortir de la bassine et les placer sur les grilles constituant leur support d'égouttage, ils se servent d’une grande
- LUS MARRONS GLACES SONT MIS EN TAMIS TOUR LA VENTE EN GROS
- parfum, car celui-ci serait détruit par la haute température d’ébullition du sucre ; quant à la vanille artificielle ou vanilline, elle donnerait un mauvais goût. Les marrons, une fois confits, sont retirés de la bassine ; on a soin d’attendre qu’ils soient complètement refroidis, afin d’éviter qu’ils ne se brisent. On les trie de nouveau pour écart elles défectueux et on les met en terrines ou eu pots de terre vernissée ; ils y baignent dans un sirop assez concentré, afin d’éviter les moisissures et se nourrissent de sucre jusqu’au cœur, acquerrant ainsi le moi lieux qui fait leur qualité. On ne les en retire que pour le glaçage,qui doit précéder d’aussi peu de temps que possible la vente ou la consommation.
- Cette opération consiste;! jeter les marrons, après égouttage, dans un sirop très concentré bouillant à 112° centigrades (il marque alors 38° Baumé et il subit un commence-
- fourchette en métal à sept ou huit dents, longues de 15 centimètres, qu’ils manœuvrent par sa poignée de bois (fig. page 574).
- Le séchage se fait sur les grilles portées à l’étuve légèrement chauffée, puis le triage sépare les qualités d’après les différentes grosseurs ; les marrons sont ensuite emballés dans des boîtes plus ou moins ornementées.
- Après ces manipulations, (pii ont duré une quinzaine de jours, sait-on combien on obtient de fruits intacts? Dix pour cent en\ iron ! C’est ce qui explique les hauts prix auxquels ils doivent être vendus.
- Ces prix tendent d'ailleurs de plus en plus à s’élever, depuis que les châtaigneraies sont dévastées par la maladie de l'encre.
- Jean Cu mi.'t.
- Photographies prses dans la fabrique de conserves de fruits de MM. Paul Paudol et fils, à Poulogne-sur-Sbino, que nous remercions.
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- NOUVELLE CIREUSE ELECTRIQUE POUR PARQUETS
- L’entretien des parquets d’un appartement est une source d’ennui et de fatigue si l’on n’utilise pas les appareils créés spécialement pour cet usage. Passer la paille de fer, puis la cire et enfin la brosse constituent trois opérations longues et pénibles, qui gagneraient, comme nous avons eu l’occasion de le montrer, à être effectuées à la machine. Revenons sur cette question, puisqu’une nouvelle cireuse électrique se signale à notre attention.
- Imaginée par un ingénieur français,
- M. Georges Routin, cette machine est essentiellement constituée par un moteur électrique universel capable d’entraîner des brosses cylindriques à très grande vitesse. En utilisant des brosses en fil d’acier, le décapage du parquet est très rapidement obtenu ; en les remplaçant par des brosses ordinaires en crin ou en tampico, on effectue le dépôt de cire et le lustrage du parquet grâce au dispositif suivant. Les brosses, au nombre de trois, deux latérales et une centrale, supportées par un axe horizontal, tournent en face de pains de cire sèche, à la façon des roues de voitures par rapport à des sabots de frein. Après que le parquet a été décapé au moyen de la brosse en fils d’acier, qui joue le rôle de la paille de fer ordinairement employée, on place un jeu de
- brosses de crin. Lorsqu’on désire cirer, on amène les pains de cire à frotter légèrement contre les brosses à l’aide de la vis de manœuvre. On les en écarte à nouveau pour, avec les mêmes brosses, faire reluire les parquets. La cire étant déposée sèche, il est inutile d’attendre entre ces deux dernières opérations.
- L’ensemble du moteur électrique, des brosses et de la cire est monté sur un châssis
- EN
- EN
- HCGLAGL TROT TCMC NT
- oc s brosses
- COuRRÜtL RESSORT
- ARTICULATION-
- G AL CTS PORTEURS PAINS DC CIRC
- SCHEMA DE LA CIREUSE PARKETT
- BAS : VUE DE LA CIREUSE, LE CARTER RELEVE HAUT : VUE PAR-DESSOUS DU CHARIOT MONTRANT L’AGENCEMENT DES BROSSES
- métallique reposant sur des rouleaux feutrés qui permettent, à l’aide d’un manche, de déplacer l’appareil sans effort, puisqu’il ne pèse que 10 kilogrammes, et sans risques de rayer les parquets. Le moteur et les brosses sont recouverts par un carter, qui met la partie mécanique à l’abri de la poussière. Le manche portant un interrupteur, on n’hésite pas à couper le courant chaque fois que, même pour un instant très court, on peut se dispenser de laisser tourner le moteur.
- Le changement des brosses s’effectue très aisément. On pose le manche de l’appareil sur le parquet et on relève le châssis de manière que l’arrière repose sur ce manche. Chacune des petites brosses latérales est fixée à la façon d’une ampoule électrique dans sa douille. Après avoir enlevé ces deux brosses, on libère facilement la brosse du milieu en retirant complètement son axe.
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- LA T. S. F. ET LA VIE
- Conseils, remarques et informations utiles aux amateurs de T. S. F.
- Par Constant GRINAULT
- Bien souvent, le récepteur ne donne pas entière satisfaction à son propriétaire : la réception est ou trop faible, ou inégale, ou enfin déformée. Nous allons consacrer la présente chronique à l'étude de certains de ces défauts de réception en indiquant chaque fois le remède à apporter.
- Zone de silence
- Il arrive parfois qu’un appareil qui marche bien en un certain endroit ne donne que de mauvais résultats en une autre localité. Si l’antenne, la terre et les batteries ne sont pas responsables, c’est que l’on se trouve en une zone de silence ou « blind spot » (endroit aveugle), comme disent les Anglais. La cause de ces mauvaises réceptions est souvent due à la présence de grandes masses de substances plus ou moins métalliques, tels que les tas de scories que l’on trouve autour des villes dans lesquelles on travaille le fer et l’acier. C’est ainsi que Shef-field,la ville anglaise de l’acier, est considérée e o m m e un «blind spot» des plus typiques.
- Une autre raison de ces mauvaises réceptions est la nature du sol : les terrains poreux se sèchent rapidement et deviennent parcheminés à une certaine distance au-dessous du sol. Sur les terrains secsj les ondes hertziennes se propagent très mal. On a calculé (fig. 1) qu’une station émettrice dont la portée au-dessus d’une surface parfaitement conductrice peut atteindre 1.000 kilomètres, par exemple, peut ne couvrir pas plus du vingtième de cette distance sur les terrains très secs, et ces calculs ont été vérifiés sou ventes fois par l’expérience.
- Une zone de silence peut toujours être identifiée en comparant le fonctionnement des divers appareils de la localité. Si tous les appareils, dans une surface déterminée, sont affectés de la même façon, il faut en rechercher la cause dans des conditions locales. Si, au contraire, un appareil ne donne pas de bons résultats dans une maison, alors que ceux des maisons voisines donnent toute satisfaction, c’est qu’il existe une cause perturbatrice dans la maison elle-même :
- bâtiment en fer, escalier en fer, ou même simplement système compliqué de tuyauteries pouvant former écran pour les ondes hertziennes à recevoir.
- Intensité variable de réception
- x l’intensité du signal varie considérablement par intervalles, la cause en est due, le plus souvent, à des antennes voisines maintenues en état d’oscillation, par exemple à la suite d’une réaction ti’op poussée. Ces oscillations peuvent ne pas être assez puissantes pour donner naissance à des hurlements, mais si les appareils dont elles
- émanent sont peu syntonisés, elles peuvent causer soit une légère augmentation, soit une légère diminution de l’intensité du signal dans les autres récepteurs, suivant la différence de phase entre les ondes rayonnées localement et celles de la station d’émission. C’est probablement pour cette raison que l’on entend parfois parler de portées étonnantes réalisées avec de simples appareils à galène ; dans certaines conditions, ces appareils sont aidés par le rayonnement des autres antennes. Cela explique aussi dans une certaine mesure certains cas de « fading » dans les localités où existent de nombreux postes récepteui’s.
- Réception faible
- Les causes de mauvaise réception, indiquées plus haut, ue peuvent pas être supprimées par l’amateur. Arrivons maintenant à l’étude de celles dont il peut se rendre maître. Il n’est pas toujours facile de les trouver, mais quand on les a découvertes, il est aisé de les corriger.
- Une des causes de mauvaise réception les plus communes est due à l’effet d’écran qui pexit se manifester aux deux extrémités
- VARIATION DE. LA PORTEE O UNE EMISSION RADIOTELEPHONIQUE EN PONCTION DE LA NATURE DU SOL PORTÉE. EN KILOMÈTRES 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
- AU-DESSUS
- DE
- U-
- -4-
- L-
- x\
- , ÿ .....................................................................
- fs>\sunrACn supposée
- PARFAITEMENT
- CONDUCTRICE.
- SURFACE DE LA ME R
- DOUCE OU MARAIS
- 56 %
- SOL HUMIDE
- 27 % \ . j SOL LEGEREMENT HUMIDE
- SOL SEC
- SOL COMPLETEMENT DESSECHE
- EIG. 1. - INFLUENCE DE LA NATURE DU SOL SUR LES
- l’ORTÉES R AD I OTIi LÉ PI 1 ON I QU E S
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- LA SCI E N CE ET LA VIE
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- de Fantenne (lig. 2). L'arbre lait, écran à l’extrémité libre de Fantenne ; la maison forme écran à l’autre extrémité. Avec une
- antenne de ce genre, la réception peut être bonne en hiver, lorsque l’arbre est sec et sans feuilles, mais, en été, les résultats qu’elle donne sont moins bons, surtout si l’arbte se trouve sur la ligne joignant l’extrémité libre de Fantenne à la station émettrice. Dans le cas représenté sur la figure, il faudrait élever Fantenne et la suspendre à une cheminée, d’une part, et à une perche assez élevée plantée sur l’arbre, d’autre part.
- Cela ne subira pas d’ailleurs dans tous les cas. La figure 8, extraite de Modem Wireless, représente un ensemble de défauts qui ne paraissent pas à première vue. En premier lieu, l’extrémité libre est la plus basse des deux extrémités ; ceci est mauvais. En second lieu, les lils de descente sont fixés à une certaine distance des isolateurs et non exactement à l’extrémité de Fantenne.
- On remarquera aussi que le fil de descente représenté sur le des
- surface, à moins qu'ils ne soient couverts d’une couche conductrice de suie ou de poussière. Mais il peut se produire une perte considérable par capacité. La Figure 4 montre un isolateur du type ordinaire dans lequel le fil d’antenne est séparé du fil de support par une épaisseur de porcelaine. Il y a une capacité entre les deux, capacité que nous pouvons représenter par le petit condensateur C, le diélectrique étant constitué par la porcelaine. Or, si nous plaçons des condensateurs en série, leur capacité totale est réduite. Un seul isolateur pourra, par ses effets de capacité, offrir un chemin parfaitement libre à la terre pour les courants oscillants, mais si nous en ajoutons d’autres en série, la capacité est tellement réduite que les courants ne peuvent sensiblement plus passer. Il vaudra donc mieux avoir deux isolateurs
- fig. 3. — DISPOSITIF DÉFECTUEUX
- sin est long et n’est pas tendu.
- En cas de vent, il se balancera, ce qui produira des changements dans l’intensité du signal par suite de la variation de capacité par rapport à la terre. La prise de terre est également trop longue et repose sur la surface du sol avant d’assurer le contact avec la plaque enterrée. Ce conducteur devra être aussi court que possible, d’une forte section, et isolé par rapport au sol ; sinon, il en résulte une résistance considérable qui affecte sensiblement la réception.
- Un autre défaut de Fantenne représentée figure 3 est (pie nous n’avons prévu qu’un
- FIG. 4. — UN SEUL ISOLATEUR FORME CAPACITE
- seul isolateur à chaque extrémité de chaque fil. Si les isolateurs sont de bonne qualité, les pertes de Fantenne réceptrice ne se produiront pas, en général, à travers leur
- placés en série à chaque extrémité des deux fils, et un à la jonction entre le fil de support et la bride de fixation.
- Les causes de la déformation
- ares sont les amateurs qui n’ont jamais constaté une déformation plus ou moins grande de la musique ou de la parole dans leur récepteur. Cette déformation est imputée tantôt à la station d’émission, tantôt au haut-parleur, mais presque jamais au récepteur lui-même. Or, la station de diffusion ne peut guère être mise en cause, car elle est toujours établie avec le plus grand soin ; l’absence de déformation est un des points sur lequel est tout particulièrement attirée l’attention du constructeur. Le haut-parleur est plus sujet à caution. Cependant, les déformations qu’il peut introduire sont, dans la plupart (les cas, insignifiantes par rapport à celles dont le récepteur lui-même ou les récepteurs voisins sont aptes à occasionner. Les lampes basse fréquence notamment apportent des déformations. Nous en parlons d’autre part dans l’article consacré au choix rationnel d’un bon radio-récepteur (page 495).
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- Brouillages occasionnés par des stations émettrices travaillant sur des longueurs d’onde voisines
- IL arrive souvent que les réglages les plus précis, à la réception, ne permettent pas d’éliminer les postes émettant sur des longueurs d’onde voisines de celles de la station que l’on désire entendre. Ainsi, les concerts de Radio-Paris peuvent être brouillés par les émissions en ondes amorties de F L et les concerts dnPetit Parisien ou des P. T. T., par les émissions des navires en mer. Ce manque de sélectivité du récepteur peut être causé par un circuit oscillant trop résistant et, par conséquent, trop amorti. Dans le cas d’un récepteur à plusieurs circuits oscillants, c’est l’action réciproque de ces circuits, l’un sur l’autre, qui peut empêcher tout accord précis.
- Schéma d’un récepteur sélectif
- Nous allons décrire un schéma permettant une élimination complète de postes brouilleurs. Ce schéma comprend un circuit oscillant d’antenne couplé en Tesla (ou inductivement) avec le circuit de la première lampe. Un troisième circuit sert de liaison entre la première et la deuxième lampe (fig. 5).
- L’antenne ^
- A, de un ou *^NT, plusieurs fils, ne doit pas dépasser une trentaine de mètres de longueur et doit être faite en fil de cuivre de 1,5 à 2 mi limctres de diamètre. Elle doit être soigneusement iso-lée au moyen de deux ou trois œufs de porcelaine pla- _ cés en série. La
- descente d’antenne doit être éloignée au moins d’un mètre des murs et des toits. L est l’inductance d’antenne. Les dimen-
- d’abeilles d’une cinquantaine de spires. Pour la réception des concerts Radio-Paris et des concerts de la tour Eiffel, on pourra employer une bobine de 200 spires également du type en nid d’abeilles.
- C est le condensateur d’antenne, qui sera variable et aura une capacité maxima d’environ 1/1.000e de microfarad.
- La bobine L est couplée de façon lâche
- avec la bobine Lx du circuit secondaire. Lx est également une bobine en nid d’abeilles ayant le même nombre de spires que la bobine L.
- Cx est un condensateur variable à air analogue à C. Il constitue avec Lj un circuit oscillant que l’on règle sur l’onde à recevoir.
- C., est un condensateur de grille au mica de l/10.000e de microfarad. Il est shunté par une résistance R de 2 mégohms.
- L4 Lh sont deux bobines en nid d’abeilles ou cylindriques, dont les dimensions varient suivant la longueur d’onde à recevoir.
- La réaction est assurée par la bobine L;; couplée avec L4. Le nombre de spires de Lh est environ la moitié de celui de la bobine L4.
- La bobine L4 doit avoir le même nombre de spires que les bobines L et Lx. Un double support doit être prévu pour les selfs L4 et Ls afin de permettre le couplage variable.
- Le condensateur variable C3 est analogue aux condensateurs C et Cx (1/1.000° ml.) ;
- c est un condensateur fixe de 2/1,000e de microfarad placé en dérivation sur les écouteurs téléphoniques T. Le téléphone T peut être remplacé par l’enroule ment primaire du transformateur d’entrée d’un amplificateur B. F.
- Si l’on possède déjà un récepteur, sa puissance sélective peut être augmentée grâce à l’artifice suivant. Déconnectez l’antenne et
- L ’ALIMLNTfiTlON
- RÉALISATION D’UN RÉCEPTEUR SÉLECTIF AVEC UN RÉCEPTEUR ORDINAIRE
- sions de cette inductance dépendent de la longueur de l’antenne et des stations que l’on désire recevoir. D’ailleurs, des précisions à ce sujet étaient données dans une chronique précédente. Rappelons que, pour les ondes voisines de 450 mètres (stations de broadeasting anglaises et concert des P.T.T.), on pourra employer une bobine en nid
- la terre de votre récepteur, et couplez inductivement avec la self du circuit oscillant de ce dernier la self d'un nouveau circuit oscillant, composé de la capacité variable C et de la self L. Ce circuit oscillant est absolument semblable au circuit L C de la ligure 5. Cette modification très simple de montage est représentée sur la ligure 0.
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- LA SCI K S CE ET LA VIE
- Bruits provoqués par la batterie haute tension
- Quand la batterie de IL T. vieillit, elle commence à provoquer des bruits dans le récepteur. Ces bruits ressemblent à s’y méprendre aux bruissements des décharges atmosphériques, bien connues de tous les amateurs. Rien n’est plus facile que de déterminer immédiatement l’origine des bruits.
- Déconnectons le fil d’antenne de la borne « antenne » du récepteur. Si les bruits s'arrêtent, les piles de H. '1'. sont bonnes. Si les bruits persistent, décrochons le fil de la borne « Terre ». Si les bruits continuent encore, il est nécessaire de remplacer notre batterie H. T. car c’est elle qui provoque les crépitements.
- B
- Déformation produite par les lampes basse fréquence
- ikn souvent, les lampes R. F. introduisent aussi des déformations. Ces déformations sont surtout apparentes pour la
- deuxième lampe B. F. La cause en est la suivante : l’amplitude de variation de la tension-grille dans les 1a m p e s B. F. est considérable. Au moment où la grille est positive, le courant grille - filament n’est pas négligeable. L’existence de ce courant pendant les alternances positives diminue le potentiel positif maximum de la grille, tandis (pie le potentiel maximum négatif n'est pas diminué. Par conséquent, le courant-plaque qui suit le potentiel-grille se trouve déformé.
- En branchant une petite batterie de piles sèches de 4 ou 6 volts entre le secondaire du transformateur et la borne négative du filament, on porte la grille au potentiel — 4 ou --- 0 volts par rapport à cette borne, et, par conséquent, on fait travailler la lampe
- CltlU.K NEGATIVE, ON DIMI-NUK I.KS DEFORMATIONS PRODUITES PAR l.RS LAMPIÎS B. F.
- dans la partie de caractéristique où le courant grille-filament n’existe pas. Il est évident que, de cette façon, on évitera la déformation due au courant grille-filament.
- La figure 7 montre comment on doit effectuer le montage de ces piles sèches.
- Il est nécessaire de signaler que, en rendant la grille négative, il est indispensable de donner aux plaques la tension minimum de 70 volts pour permettre à la lampe de travailler sur la partie droite de la caractéristique et éviter un autre genre de déformation dû à la courbure de la caractéristique.
- Amélioration de la réception en haut-parleur
- N écoutant des auditions en haut-parleur, on éprouve, évidemment, la sensation que le son émane du pavillon de l’appareil. Cette localisation d’émission ne présente aucun inconvénient pour la parole ou le chant, car il nous semble tout naturel que ces derniers nous arrivent d’une direction bien déterminée.
- Mais, dans le cas d’un orchestre, il est anormal d'entendre la musique venir d’un seul point. L’artifice suivant a u g m e n t e beaucoup le « naturel » de l’émission : placez le haut-parleur dans un angle de la pièce, mais, au lieu de diriger le pavillon vers le centre de cette dernière, tournez-le dans la direction du coin, de façon que les sons se rélléchissent contre les murs A et B (lig. 8) vers le milieu de la pièce. L’auditeur placé dans la chambre aura l’impression d’entendre vraiment l’orchestre, car les sons des divers instruments émaneront d’une surface relativement grande et non de l'orifice étroit du pavillon.
- Constant Grinault.
- MUR
- HAUT-PARLCUR
- FIG. 8.
- EN TOURNANT I.E
- PAVILLON VERS 1.’ANGLE DE LA PIÈCE, LES SONS SONT MIEUX DIFFUSÉS
- MÉTHODE DE RECEPTION EXTRA-RAPIDE DES SIGNAUX DE T. S. F.
- U.v système de réception extra-rapide des radiotélégrammes vient d'être imaginé par M. Xoss, ingénieur en chef aux laboratoires de la « Radioposte » à New-York. Grâce à son procédé, on peut enregistrer jusqu'à mille mots par minute, du moins théoriquement, car l'émission n'a pas encore acquis une assez grande rapidité pour qu’il soit possible de tenter une expé-
- rience. Le dispositif est d'ailleurs réglable et permet de recevoir de dix à mille mots par minute. La réception se fait sur bande, sous forme de traits et de points, suivant le code Morse, mais aucun dispositif encreur n'est utilisé. Les signaux, d'une lecture facile, sont, en effet, imprimés sur une bande de papier chimique par l’intermédiaire d’un circuit comprenant un amplificateur.
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- NOUVEAU REGULATEUR DE TEMPERATURE POUR LE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE
- Par E. THALL
- Un inventeur suédois, le Dr A. Appel-berg, vient d’imaginer un nouveau régulateur de température, dont l’interrupteur, en tungstène, fonctionne dans le vide pour les faibles courants, sans être détérioré par les étincelles de rupture.)
- Le régulateur Birka consiste en un tube de verre vidé d’air et renfermant deux contacts en tungstène l’un fixe, l’autre faisant ressort contre le premier (fig. 3, à gauche). Sur le contact-ressort s’appuie une bande en bimétal, e’est-à-dire une plaque composée de deux métaux soudés de co-eiïicients de dilatation différents. Ce bimétal, en s’échauffant, s’allonge en exerçant une pression sur le contact-ressort, qui se sépare alors de l’autre contact. Les dimensions de la bande bimétal ont été calculées pour que cette séparation, et par suite la rupture du courant, ait lieu à une température bien déterminée.
- L’appareil ne mesure que 2 centimètres de diamètre sur 7 centimètres de longueur. Il est branché en série dans le circuit d’utilisation ; une résistance est interposée pour que l’intensité
- du courant qui traverse l’appareil ne soit que de 2 ampères au maximum.
- Ce régulateur simple est donc réglé une lois pour toutes sur une température donnée
- et fixe. Mais, pour une température différente, il faut faire appel à un autre régulateur réglé sur la nouvelle température. L’utilité du régulateur simple est limitée aussi par le fait qu’un tube de dimensions si restreintes ne peut pas couper un courant d’intensité de plus de 2 ampères. Il y avait là un inconvénient, que l’on a tourné de la façon suivante :
- Sur le dessin schématique (figure 3, à droite), on voit en A un régulateur du type que nous venons de décrire, mais non renfermé dans le tube à vide. Il se trouve à l’air libre et peut être réglé pour des températures différentes à l’aide d’une vis de
- réglage. La position initiale des contacts peut être modifiée au moyen de cette vis, de sorte que les contacts se touchent à des températures déterminées.
- Tant que la température fixée n’est pas atteinte, les contacts B et C restent séparés. Au moment où elle est obtenue
- FIG. 1. RÉGULATEUR MONTÉ SUR RADIATEUR
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- LA S CI UN CE ET LA VIE
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- dans l’appareil d’utilisation, par exemple un appareil de chauffage comportant le régulateur A, la bande de bimétal se courbe et le circuit se ferme.
- Un courant traverse alors le fil résistant enroulé autour des bandes de bimétal dans le tube auxiliaire E et dans le relais D. La chaleur produite par ce courant dans l’enroulement force la bande de bimétal G à se courber en tirant, par l’intermédiaire d’un crochet F, sur le contact II ; ce mouvement produit la rupture du circuit d’utilisation.
- Un instant plus tard, le bimétal dans le tube auxiliaire E se courbe pour la même raison et les cont act s de ce t ube se séparent. Alors le courant cesse dans les enroulements, la bande de bimétal en E se refroidit et se rétracte, d’où une nouvelle fermeture momentanée dans le tube auxiliaire E ; un courant, d’une durée très brève, traverse le ül et est suivi d’une nouvelle rupture.
- Pendant toute la durée où les contacts du régulateur A se touchent, et par conséquent, où le courant d’utilisation est coupé, les contacts du rupteur auxiliaire oscillent de quelques dixièmes de millimètre, fermant et coupant ainsi le circuit tandis <pie lescontacts principaux du tube relais D restent séparés.
- Le circuit prin-cipal reste donc coupé et le courant ne
- passe plus à travers l’élément de chauffage de l’appareil, qui n’est plus chauffé. Ce dernier, sur lequel est monté le régulateur A, se refroidit, la température tombe d’un degré. Cerefroidissement sufFit pour séparer les contacts du régulateur ^4; le courant ne passe plus à travers l’enroulement du rupteur principal D, la bande de bimétal dans celui-ci se rétracte, le contact se ferme et le courant passe de nouveau à travers l’appareil de chauffage . Le circuit d’ut i-lisation reste fermé jusqu’à ce que la valeur déterminée de la température soit atteinte ; alors le même phénomène recommence.
- Comme le montre la figure, le régulateur A est branché en parallèle sur le circuit d’utilisation et shunté par une résistance pour qu’un courant très faible, 0,04 ampère seulement, passe à travers le régulateur. Ce faible courant est d’ailleurs, le plus souvent, coupé par le rupteur auxiliaire E, de sorte que l’usure des contacts devient presque
- négligeable, malgré leur fonctionnement en air libre.
- Le tube-relais et le tube auxiliaire sont actuellement combinés en un seul appareil dans une capsule ; le tout peut donc plus facilement être monté dans l’appareil d’utilisation où il fonctionne très régulièrement comme thermostat.
- E. Tiiali..
- FIG. 3.--DEUX MODÈLES DE RÉGULATEUR BIRIvA
- A gauche : régulateur simple pour le maintien cl'une température préalablement fixée : A, tube de verre; B C, contacts en tungstène; D, lame fixe; E, contact faisant ressort ; F, bande de bimétal qui se recourbe sous l'influence de la température et, par Vintermédiaire de la pièce G, appuie sur H et coupe le courant. A droite : régulateur combiné avec un relais permettant de faire varier la température que l'on désire obtenir : A, régulateur ; B C, contacts en tungstène; D, tube - relais ; E, tube auxiliaire; F, crochet;
- G, bimétal; II, contact.
- FIG. 4. - LE RÉGULATEUR PERMET DE MAINTENIR
- CONSTANTE I,A TEMPÉRATURE D’UNE ÉTUVE
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- POUR TROUVER PRATIQUEMENT LES POLES D’UNE GÉNÉRATRICE ET MESURER SA VITESSE DE ROTATION
- Par Paul MARVAL
- Au moment de procéder à la mise en marche d’une dynamo neuve, il ne faut jamais oublier que le plus souvent ses inducteurs n’pnt pas de magnétisme rémanent et qu’en outre ses divers enroulements peuvent être « mal isolés » entre eux.
- On s’aperçoit de suite de l’absence de Kr magnétisme persistant au refus d’amorçage de la dynamo. On a beau faire tourner son induit indéfiniment, la génératrice ne s’excite pas. La seule chose à faire alors consiste à lancer dans les bobines inductrices un courant auxiliaire et passager pour en aimanter les noyaux. Mais on n’a pas toujours à sa disposition une source auxiliaire d’électricité, on est quelquefois obligé d’établir une ligne de fortune amenant le courant continu d’une usine voisine ou d’une batterie d’accumulateurs.
- La perte du magnétisihe rémanent, si important pour l’amorçage rapide de la machine, provient en général du démontage des pièces de la dynamo et de
- FIG. 1. -- MESUllE DE L’ISOLEMENT DE
- l’induit d’une dynamo Le courant de la pile passe dans la résistance du voltmètre et se ferme d'un côté sur le collecteur et de Vautre sur l'axe x y de Vinduit A. Le voltmètre indique le courant de perte pouvant exister entre les enroulements de l'induit (mal isolés) et l'arbre de la dynamo.
- le courant d’une pile, ou d’une petite batterie d’accumulateurs, ou d’une magnéto passe dans un voltmètre (appareil résistant) et se ferme d’une part sur le collecteur et, d’autre part, sur l’arbre xi) de l’induit A.
- Le voltmètre enregistre le courant de perte qui s’établit aussitôt entre les enroulements de l’induit, mal isolés alors par rapport à l’arbre de la dynamo. Ce courant de fuite est alimenté par la source d’électricité et peut être ainsi dévoilé aisément.
- On remplace quelquefois le voltmètre par une simple sonnerie à trembleur. Ce disposit if, employé dans les ateliers de réparation, ne donne évidemment que des indications très grossières, quoique parfois suffisantes ; c’est ce qu’on appelle, en terme de métier, faire sonner Vinduit, terme impropre, mais expressif.
- Voyons maintenant la façon pratique de rechercher les pôles d’une génératrice quelconque. Il y a divers procédés, dont le plus simple est le procédé électrolytique. On
- FIG. 2.
- leur remontage, des trépidat ions p e n d a n t 1 c I ransport, ainsi cpie de fausses manœuvres p en-dant le montage et la mise en route (connexions de l’inducteur et de l’induit mal établies).
- Pour mesurer l’isolement de l’armature (induit.) de la machine, on se sert d’un dis-posilif bien connu (voir fig. I ) et dans lequel
- RECHERCHE DES ROLES D UNE DYNAMO (COURANT continu)
- On applique sur le « papier chercheur de pôles » légèrement humecté (gouttes d'eau) les deux fils métalliques (conducteurs) A et B, reliés aux pôles de la génératrice. Le papier réactif, imbibé de phtaléinc de phénol, se colore de suite en rouge groseille au con tact du pôle négatif (auréole ).
- fait décomposer par le courant continu de la dynamo un sel alcalin ou alca-lino terreux (potasse, chaux) dissous dans l’eau et on caractérise la présence de l’alcali basique, mis en liberté au pôle négatif, au moyen d'un réact if colorimétrique connu dans tous les laboratoires, c’est-à-dire avec du papier indi
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- cateur de polarité (papier chercheur de pôles).
- Pour préparer ce réactif, on trempe une feuille de papier à filtrer dans une dissolution concentrée d’un sel de potasse ou de soude (du sulfate ou du nitrate, par exemple), puis on le laisse bien sécher. Ensuite, on imbibe le dit papier avec une solution alcoolique de phtaléine de phénol, et on laisse sécher à nouveau.
- Cette phtaléine est une matière solide, d’appa ence résineuse, extraite du goudron de houille; on la trouve dans le commerce sous la forme d’une poudreblanche, très soluble dans l’alcool. Enfin, on découpe le papier ainsi imprégné en longues bandes, que l’on conserve en boîtes. Lorsqu’on veut se servir du papier, on en humecte un petit morceau avec quelques gouttes d’eau ou un peu de salive, et on applique exactement sur la surface du papier deux fils métalliques A et B (iig. 2) reliés aux pôles de la dynamo.
- Le passage du courant, toujours de même sens, à travers le liquide (l’électrolyte), bon conducteur, décompose le sel, par électrolyse, et met en liberté la pot asse ou la soude au pôle négatif et l’acide libre (sulfurique ou azotique) au pôle positif.
- Or, mieux que le papier de t ournesol, le phé-nolphtaléine possède la propriété précieuse de donner, avec les alcalis, une petite coloration rouge groseille, de telle sorte qu’une faible auréole rouge se forme aus-sitôt au contact du fil négatif et du papier réactif. Cette méthode est donc d’une grande commodité d’emploi, car elle s’accommode de toutes les tensions, c’est-à-dire que la même bande de papier « cherehc-pôles » sert aussi bien pour une pile à force éLctromotiice de 2 volts que pour une puissante machine de 500 volts
- En outre, pour mesurer facilement la vitesse de rotation d’une dynamo, on se sert ordinairement d’un compte-tours et d’un chronographe à secondes, très exact.
- On trouve dans l’industrie un grand nombre de modèles de compte-tours; nous ne décrirons ici que l’un des plus employés. Une vis sans fin à faible pas est taillée sur un arbre V F’ (fig. 8) qui passe dans un collier C et se trouve retenu par un écrou D, en s’appuyant contre un butoir B ; elle entraîne rapidement dans son mouvement rotatif une roue dentée P, qui porte 100 dents et une graduation circulaire divisée en 100 parties égales. Une aiguille A est fixée au support de l’appareil et reste immobile. Un petit bouton N, très brillant, est installé sur le plateau P, en face du zéro de la division, comme le montre la figure.
- Quand un opérateur, tenant le compte-tours à la main, presse l’extrémité pointue V' de la vis sans fin V contre l’extrémité creusée en cône E de l’arbre de la dynamo, celle-ci entraîne alors dans son mouvement de rotation la vis V F’ et la roue dentée P. Au moment où le bouton visible N passe devant l’aiguille fixe A, l’opérateur met en marche l’aiguille du chronographe, puis il compte, à liante voix ou mentalement, le nombre de passages du bouton N devant le repère A (aiguille) ; au bout d’une minute, il arrête le chronographe et retire le petit compte-tours.
- Si, pendant une minute, le bouton N est passé dix-huit fois, par exemple, devant l’aiguille A, cela signifie que, pendant ce temps, la roue dentée a fait dix-huit tours complets, ce qui correspond donc à 1.800 tours de l’arbre de la dynamo
- Patu, Mauvai,,
- V V’, arbre sur lequel est taillée une vis sans finV (faible pas) ; C, collier de passage de l'arbre V V’; D, écrou de rete-
- F1G. 3.
- MESURE DE T.A VITESSE DE
- ROTATION DE L’iNDUIT
- (compte-tours) nue ; B, butoir ; P, roue dentée ( 100 dents), entraînée par la vis sans fin ; A, aiguille fixe ; N, petit bouton brillant installé sur le plateau mobile P, en face du zéro de la graduation ; E, partie creusée (en cône) de l'arbre de la dynamo. Le nombre de passages du bouton N devant le repère A (aiguille) donne, par minute, le nombre de tours de l'induit.
- FIG. 4.--TACIIIMÈTRE POUR MESURER
- I.A VITESSE D’UNE DYNAMO
- L'appareil est muni d'un véritable petit régulateur à force centrifuge et possède une longue aiguille se déplaçant sur un cadrdn gradué par comparaison. Par simples lectures directes, on obtient aisément le nombre de tours de Vinduil.
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- UN APPAREIL QUI REALISE ARTIFICIELLEMENT LA LUMIÈRE DU JOUR
- L'éct.aikaoe artificiel réalisé par l’élec tricité, le gaz, etc., produit une lumière qui, si elle n’est pas modifiée, dénature les coloris et fatigue les yeux. Cela tient à la grande proportion de rayons rouges, jaunes et orangés qui entrent. dans leur composition par rapport aux autres couleurs du spectre solaire.
- Pour obtenir une lumière artificielle semblable à celle du jour, il faut donc absorber l’excès de ces rayons par rapport aux rayons bleus par exemple.
- On utilise pour cela plusieurs moyens, parmi lesquels nous pouvons citer : l’interposition, entre la source lumineuse et l’objet à éclairer, d’une plaque de verre bleue ; l’interposition d’une plaque formée de lamelles entre-croisées et superposées de deux couleurs (bleu pâle et vert léger) ; l’interposition d’un diffuseur, formé d’un globe ou d'un verre opalin doublés d’une couche de verre bleu ; la réflexion de la lumière émise sur des petites surfaces en carton mat coloré ; l’emploi d’un verre bleu dans une armature peinte en blanc intérieurement ; l’emploi de verres de trois couleurs ; la disposition d’une verrerie prismatique taillée et bleutée source lumineuse placée elle-même dans un réllee-teur en verre taillé, doublé d’un réflecteur métallique.
- On sc rend compte de toute l’ingéniosité dont ont fait preuve les constructeurs pour imiter la lumière que le soleil nous dispense pendant le jour. Tous ces dispositifs ont pour but de laisser passer tous les rayons bleus et d'arrêter une grande partie des rayons jaunes.
- ENSEMBLE DK L'APPAREIL REALISANT All-TIFICIKTJ.KMKNT ET AVEC EX A CTITl '"DE LA LUMTÈHE or .ion!
- sous
- COUPE SCHEMATIQUE 1)E L’APPAREIL
- La lumière émise par le. filament 1 est réfléchie sur les secteurs h 2, 3, 4, diversement colorés ; o. écran de couleur
- violette: t>, verre plombagine arrêtant les rai/ons ultra-viobls.
- 11 faut reconnaître que ces procédés atténuent dans une large mesure les effets néfastes de la lumière artificielle.
- M. ( lamain, par un procédé complètement nouveau, a mis au point un appareil qui effectue la reconstitution artificielle de la lumière du jour. Il emploie une source lumi-eonstituée par une lampe électrique spéciale, à atmosphère d’argon,et dont le filament se trouve survolté. Ainsi la lampe prévue pour unetension de 105 volts sera utilisée sur le secteur de 110 volts. Le but de ce survoltage est «le faire émettre au filament une plus grande quantité de radiations bleues. Le verre de l’ampoule est d’ailleurs bleuté, pour le motif dont nous parlons plus haut. La lumière produite est réfléchie sur une série de secteurs réflecteurs, les uns incolores, les autres colorés en divers tons gradués dans le voisinage du bleu et du violet . Ces réflecteurs, en verre argenté, réfléchissent les radiations émises par l’ampoule et les combinent. Un écran violet est interposé sur le trajet des rayons lumineux et peut être combiné avec un verre plombagine, «pii arrête les radiations ultra-violettes. La lumière fournie par cet appareil donne absolument l’impression de la lumière du jour. D'ailleurs, des expériences faites avec des phupies photographupies ont mon-Iré que cette lumière est très aotinhpio et impressionne fortement les sels d’argent. Ces appareils sont doue «l'une grande utilité dans tous les cas ou il faut voir les objets avec leurs couleurs réelles (magasins, ateliers de peinture, etc.;.
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- QUELQUES NOUVELLES DONNEES SUR LA CHAÎNE-HÉLICE
- A la suite des nombreuses demandes de renseignements qui nous sont parvenues au sujet de l’appareil élévatoire décrit dans notre n° 86 d’août dernier, nous pensons qu’il n’est pas inutile de donner à nouveau quelques détails complémentaires concernant cet intéressant appareil.
- Le fonctionnement de la chaîne-hélice est basé sur le phénomène bien connu de la capillarité. Tout le monde a certainement remar- . qué qu’après chaque chute de pluie, il se forme, le long des fils télégraphiques, sur les
- grillages, etc., des gouttelettes d’eau, qui, contrairement à la loi de la pesanteur, restent adhérentes, par suite des actions capillaires qui se manifestent. C’est cette particularité que l’inventeur de la chaîne-hélice, M. Bessonnet-Favre, a eu l’idée d’utiliser pour l’élévation de l’eau. La chaîne, dont nous avons donné la description dans le numéro précité, est placée sur la poulie d’un appareil mécanique et est descendue dans un puits, sous forme de chaîne sans lin tendue au moyen d'une poulie contrepoids maintenue en place par un stabilisateur. En faisant tourner la poulie, soit à la main, soit à l’aide d’un moteur quelconque, l’eau est entraînée par le mouvement ascensionnel de la chaîne jusqu'au moment où elle arrive à la tangente de la poulie. Kllc est alors chassée par l’effet de la force centrifuge et est recueillie dans un petit bac métallique attenant à l’appareil. Dans le cas où l’on veut refouler le liquide à un certain niveau, on adjoint à la chaîne-hélice une pompe rotative, dont le type importe peu évidemment.
- Quelles que soient la vitesse de la chaîne et la profondeur du puits, l'eau est toujours
- 1,’EAU EST MIO.JKTÉK VIO-LE.MM K N T A SON ARRIVÉE
- a i.a rouir e suréiueure
- PAU l.A FORCE CENTRIFUGE. VUE DE U APPAREIL I,E CARTER ENLEVÉ
- entraînée par la chaîne. Aucune limite théorique de profondeur n’est donc imposée à cet appareil. En fait, des installations élevant l’eau d’une profondeur de 102 mètres ont déjà été effectuées. Seule, la résistance de la chaîne elle-même peut empêcher d’atteindre des profondeurs beaucoup plus considérables.
- Par sa forme et sa constitution, la chaîne-hélice, composée d’une chaîne centrale entourée de spirales en fils d’acier, ne peut fournir que des débits limités pouvant cependant atteindre 10.000 litres à l’heure. Pour obvier à cet inconvénient, M. Gennevois, lieutenant-colonel d’artillerie en retraite, a imaginé un autre système de chaîne élévatoire, qu’il appelle « Spirogal », que nous avons d’ailleurs déjà signalée et qui est capable de fournir des débits de 5.000 à 120.000 litres à l’heure. Rappelons <pie le système élévateur de cette chaîne est constitué par des ressorts en spirale aplatis, à un ou plusieurs rangs de fils enchevêtrés ou superposés. C’est la suppression de toute chaîne ou câble dans l’intérieur
- des fils qui permet l'utilisation complète de l’élévateur et augmente le débit. La chaîne est simplement soutenue par une double chaîne latérale à lames articulées, dans le genre des chaînes Galle. Ces chaînes, très robustes, sont spécialement, destinées aux installations industrielles, telles que les mines, les services d’irrigation, qui possèdent la puissance nécessaire pour la manœuvre convenable de ces appareils à grand débit.
- INSTALLATION DE LA CHAINE - IIÉLICE DANS UN RUTTS
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Le principe des balais mécaniques, appliqué à l’enlèvement des miettes de pain sur les nappes
- Il est d’usage, avant le dessert ou le repas fini, si l’on désire'rester à table pour consommer cale et liqueurs, de faire disparaître de la nappe les miettes de pain et autres reliefs du repas. La brosse et le ramasse-miettes généralement utilisés dans ce but ne sont pas d’un emploi très pratique. En raison de leur élasticité, les poils de la brosse forment ressort et, à chaque instant, font sauter les miettes dans toutes les directions, ce qui oblige souvent à s’y prendre à plusieurs reprises pour nettoyer une très petite surface. Cet inconvénient se retrouve, d’ailleurs, dans l’usage des balais ordinaires. L’apparition des balais à brosses cylindriques tournantes, qui font rentrer les poussières dans un compartiment ad hoc, l’ayant supprimé pour le nettoyage des parquets, un inventeur a imaginé de recourir au même principe pour débarrasser la nappe des miettes qui la souillent à la fin du repas.
- Dans la boîte qui forme le corps du ramasse-miettes de cet inventeur, est placée une brosse cylindrique rotative, dont les poils dépassent légèrement une fente lon-
- gitudinale ménagée à la partie inférieure* Deux petits disques de caoutchouc fixés sur l’axe de la brosse et appuyant sur la surface à nettoyer, lorsque l’on promène l’appareil sur la nappe, obligent la brosse à tourner et. par suite, à projeter les miettes
- II. SUFFIT DE KO U LFR L’APPAREIL SUll LA NAPPE POUR FAIRE DISPARAITRE RAPIDEMENT TOUTES LES MIETTES
- dans la boîte, où elles se trouvent retenues par deux petites saillies. Pour les en retirer, il sulïit d’ouvrir le couvercle de l’appareil.
- Des châssis de fenêtres en pierre artifi.de lie armée
- On a employé, jusqu'à maintenant, le bois et le fer dans la construction des châssis de nos fenêtres. L'utilisation de l’un et de l’autre n’est pas sans inconvénients. Le bois est spongieux : il prend l’humidité et se gonfle sous son action ; fermer une fenêtre devient alors difficile ; il faut faire un effort, qui, bien souvent, reste vain et qui, s’il est trop brusque, risque de briser les vitres. D’un autre côté, quand le châssis est aisément manœuvrable, ce sont la pluie et le vent — celui-ci surtout — qui pénètrent par les jours. Lutter au moyen de bourrelets est inesthétique, inélégant, sale. Par ailleurs, quand le bois mouillé sèche, il se fendille. Avec le temps, ii pourrit.
- Le fer? 11 est soumis aux dilatations thermiques; il s’oxyde et est attaqué par les acides,
- l.E RAMASSE-MIETTES OUVERT
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- CHASSIS DE FENKTHE ORDINAIRE
- Un constructeur français a eu l’idée d’ctablir des châssis en pierre artificielle armée, sur laquelle ni la chaleur, ni le froid, ni la sécheresse, ni les acides n’ont d’action. On peut donc donner à ces châssis une herméticité pratiquement absolue, définitive, et supprimer. dans les appartements, les entrées d'air, si désagréables pendant la saison froide ou venteuse.
- Ces châssis sont incassables, rigoureusement incombustibles et n’ont besoin d’aucun entretien, à ce point qu’on peut les laisser indéfiniment sans peinture, comme on laisse d’ordinaire, la pierre exposée aux intempéries. On est arrivé à leur donner l’aspect du bois, à y imprimer des moulures, et il est impossible de les distinguer, à la vue, des croisées de fenêtres en chêne.
- La baie étant à la maison ce que l'œil est au visage, il était essentiel de la rendre esthétique. On y est parvenu. Le constructeur a créé un certain nombre de types, qui s’adaptent aussi bien aux constructions industrielles qu’aux habitations particulières ; ils comportent des modèles à guillotine, d’autres composés de parties à guillotine et de parties fixes, des croisées ordinaires dont les battants ont le grand avantage de ne jamais «baisser du nez », et aussi des châssis basculants sur des pivots latéraux, dont certaines variantes présentent des parties fixes et des portions basculantes (fig. ci-dessous).
- On pose ces châssis de la même manière que les châssis en bois. Dès qu’ils ont pris logement dans les baies qui leur sont réservées, on les cale fortement et on les maçonne avec un mortier de ciment ou de chaux.
- En ce qui concerne la pose du vitrage, il est rcconimandé, comme, d’ailleurs, on devrait toujours le faire, de mastiquer des deux côtés de la vitre, et non d'un châssis rascitsnt
- seul, car ce n’est qu’à cette condition que le verre sera assuré d’une tenue impeccable.
- Le plus petit moteur à explosions
- U
- n de nos lecteurs, M. Cagnet, a construit entièrement un petit moteur à explosions, que l’on peut, considérer comme le plus petit appareil de ce genre. C’est un moteur à essence à quatre cylindres de 37 centimètres cubes de cylindrée pour les quatre cylindres ; la course des pistons est de 28 millimètres, l’alésage des cylindres de 21 millimètres. Le groupe est taillé dans la masse et possède une circulation d’eau ; la culasse est rapportée et porte les huit soupapes commandées par culbuteurs, ainsi que l’on peut s’en rendre compte sur la photo
- EN PIERRE ARTIFI-C I E I, I, E A R M É E , CELTE CROISÉE EST I NDÉFORMAÏÎI.E
- LE PETIT MOTEUR A EXPLOSIONS CONSTRUIT PAH M. CAGNET
- Ce moteur, à quatre cylindres, dont Vallumage est assuré par la magnéto visible à gauche, alimenté par le réservoir placé au-dessus, est capable d'entraîner une machine à coudre.
- ci-dessus. Les bougies, construites egalement par M. Cagnet, ont un culot de 7 millimètres. La circulation d’eau se fait au moyen d’une pompe commandée par une came. Le carburateur, en bronze, est taillé dans la masse ainsi que les pistons et le vilebrequin.
- Ce moteur, dont la hauteur totale, y compris le réservoir d’essence cylindrique placé au-dessus, est d’environ 23 centimètres, est évidemment d’un fonctionnemen t délicat, vu la précision que doivent présenter toutes les pièces, et ne peut être considéré connue un jouet. Il est capable cependant d’entraîner, sans défaillances, une machine à coudre.
- On conçoit et on admire l'habileté et la patience dont M. Cagnet a dû faire preuve pour la construction de ce moteur minuscule.
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- Un téléphone amplificateur portatif pour les personnes du res d'oreilles
- Les progrès réalisés dans la construction des appareils téléphoniques et particulièrement dans l’établissement des microphones ont incité les inventeurs à chercher une nouvelle solution pour améliorer le sort des personnes dures d’oreilles. Le problème consiste à amplifier les sons de façon à les rendre perceptibles au tympan le moins sensible. A cette fin, M. Des-maretz a songé à faire agir les ondes sonores
- LE TELEPHONE AMPLIFICATEUR PASSE INAPERÇU
- crmses par un interlocuteur sur un microphone qui module le courant électrique fourni par une pile, absolument comme en téléphonie, et de faire recevoir par la personne infirme le courant modulé dans un récepteur téléphonique. La pile fournit donc la puissance permettant l’amplification des sons par le « Fhonophore ».
- En conséquence, l’appareil comprend : un microphone transmetteur, une pile et un récepteur. Ce dernier peut présenter soit la forme d’un écouteur ordinaire, soit celle d’un petit cylindre terminé par une olive, que l’on fixe dans le conduit de l’oreille.
- Les microphones, très légers, peuvent être dissimulés dans un sac à main, un portefeuille ou encore dans une petite boîte, analogue aux étuis de petits appareils photographiques, ou encore sous les vêtements.
- Les récepteurs téléphoniques sont reliés aux transmetteurs au moyen de fils conducteurs très fins et très flexibles.
- DIVERS ORGANES CONSTITUANT LE TÉLÉPHONE
- I gauche, le microphone ; à droite, la pile ; en avant, les écouteurs téléphoniques spéciaux.
- Le montage de l'appareil est simple : après avoir déroulé les conducteurs, on enfonce la fiche à deux broches formant l’extrémité d’un des cordons dans deux petites ouvertures ménagées à cet effet à la partie supérieure de la pile. Etant donné qu’il est très important de brancher convenablement les pôles positif et négatif de la pile, les ouvertures précitées ont des diamètres différents s’ajustant exactement aux diamètres des broches correspondantes. Le transmetteur étant en place et le récepteur à l’oreille, l’appareil est prêt à fonctionner.
- Lit -on mieux l'heure avec une seule aiguille ?
- Cette question peut paraître, à première vue, un tantinet paradoxale : d’aucuns trouvent, pourtant, qu'il leur arrive fréquemment de confondre les deux aiguilles des pendules ou horloges ordi-
- SUR CE CADRAN, ON LIT FACILEMENT I.'lIKl RR AVEC UNE SEULE AIGUILLE
- naires, en prenant la plus petite pour la plus grande et vice versa. Cette assertion n’est pas absolument sans fondement, et il est bien certain que les jambages des chiffres romains, en prolongeant souvent pour l’œil la petite aiguille, incitaient à des lectures erronées, mais, aujourd’hui, les chiffres arabes, presque universellement adoptés, ne permettent guère la confusion.
- Quoi qu’il en soit, un horloger américain a jugé bon, nous informe notre confrère Popular Mechanics Magazine, de mettre sur le marché une pendule à une aiguille, qui
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- LA SCIENCE ET LA 1/7,'
- obtient, à tout Je moins, un large succès de curiosité. Sur le cadran de cette pendule, les intervalles entre les heures sont gradués de cinq en cinq minutes. Pour faciliter la lecture, les traits de division se distinguent de la façon suivante : le premier, correspondant à l’heure cinq, est un petit trait qui coupe également un cercle concentrique au cadran ; le second, correspondant à l’heure dix, est un grand trait dont la plus grande longueur est extérieure au cercle ; le troisième, correspondant à l’heure quinze, est un petit trait partant du cercle vers le centre du cadran ; le quatrième reproduit le premier, le cinquième le second, le sixième le troisième, et ainsi de suite. Cet arrangement ingénieux permet de disposer les inscriptions numérales suivant trois rangées circulaires concentriques et, par conséquent, de lire sans aucune erreur le nombre vers lequel pointe l’unique aiguille, à condition que le cadran soit sullisamment grand pour que les dits nombres aient pu être inscrits lisiblement, et c’est ici que le remède apparaît pis que le mal !
- Pour faciliter le graissage des automobiles
- In fallait jadis, pour assurer la parfaite lubrification des si nombreux organes travailleurs de l’automobile,emplir périodiquement de graisse» consistante une inii-nité de godets, et songer, en outre, à donner fréquemment un tour de vis aux couvercles de ces derniers, pour que la graisse ne lit jamais défaut à l’endroit où le frottement d’une pièce en mouvement exigeait impérieusement sa présence. D’où la nécessité de prendre toutes les'positions imaginables pour atteindre les godets graisseurs et l’impossibilité de terminer l’opération sans avoir souillé ses mains et ses vêtements. Ajoutons à cela que les couvercles, généralement peu vissés au départ, lorsque les godets étaient pleins, se perdaient fréquemment ; leur remplacement était dillicile par suite de la non-interchangeabilité des pièces des différents constructeurs, et la perte d’un couvercle exigeait le remplacement toujours onéreux du godet tout entier.
- Pour remédier à ces multiples inconvénients, on a imaginé le graissage sous pression, bien connu aujourd'hui de tous les automobilistes. Il sulïit de raccorder h»
- EN FAI-SANT TOUR-NER LA CUII,-LÈRE DANS LE POT ON PRÉLÈVE LA QUANTITÉ DE GRAISSE POUR CHARGER LA POMPE
- COMMENT ON INTRODUIT, FACILEMENT ET PROPREMENT, LA GRAISSE DANS LA POMPE
- tube souple de la pompe au godet graisseur, de donner quelques tours de vis et l’opération est terminée. Le remplissage de la pompe se faisait encore, cependant, d’une manière tout à fait primitive, soit avec une palette de bois, soit avec... les mains. Il ne faut pas oublier, en effet, que la graisse est trop consistante pour pouvoir être aspirée directement.
- Grâce au petit appareil dont les ligures ei-contre indiquent le mode d’utilisation, le problème du remplissage paraît devoir être élégamment résolu. L’appareil est essentiellement constitué par une sorte de pelle en tôle C terminée par un manche B dans lequel coulisse une tige A ; cette tige est terminée à l’extrémité par une rondelle d’acier D.
- Pour prendre de la graisse dans un récipient quelconque, on retire la tige en arrière et on emplit la pelle en la tournant dans la graisse. On introduit le tout dans le corps de pompe, on tire sur le manche D pour le dégager et la pompe est chargée. La rondelle D n'est pas destinée à comprimer la graisse dans le corps de la pompe, dans lequel elle ne pénètre d’ailleurs pas. Son rôle est uniquement de maintenir la graisse afin de l’empêcher de ressortir.
- Si le récipient contenant la graisse est presque vide, rien n’est plus simple que d’en prendre successivement plusieurs « cuillerées » pour remplir complètement la pompe. L’appareil peut tout aussi bien servir pour vider, en une seule fois, la pompe de son contenu, opération qui permet le nettoyage rapide et complet de la pompe à graisse.
- Un puits d’une profondeur remarquable
- l s’agit d’un forage pratiqué près de la ville de Houston, Etats-Unis, pour atteindre une nappe de pétrole. On a dû parvenir à la profondeur de 1.525 mètres pour trouver le précieux combustible, dont le sous-sol de notre planète commence à se montrer terriblement avare. On a calculé, en effet, que la quantité de pétrole restant à extraire des gisements connus ne pourrait suffire à nos besoins, sans cesse grandissants, que pendant une quinzaine d’années. Le débit initial de ce nouveau puits a été de 3.000 barils par jour, soit près de 500 tonnes. C’est le plus profond des puits en exploitation sur la côte du golfe de Mexique. 11 est situé à l’extrême sud de la région d’Orange où l’on avait creusé des puits jusqu’à une profondeur de 1.402 mètres sans résultat. V.’Rubok.
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- La Poule aux œufs d’Or
- Qu’as-tu fait, malheureux, il faut que tu sois jol ?
- Elle qui nous pondait ses œufs d’or : ou Dentol !
- e Dentol (eau, pâte, poudre, savon), est un dentifrice à la foi?
- souverainement antiseptique et doué du parfum le plus agréable.
- Créé d’après les travaux de Pasteur, il raffermit les gencives. En peu de jours il donne aux dents une blancheur éclatante. Il purEe l’haleine et est particulièrement recommandé aux tumeurs, il laisse dans la bouche une sensation de fraîcheur délicieuse et persistance.
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- I.XVI
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- SOMMAIRE DU COURS
- CROQUIS COTÉ et dessin industriel - Tirage de bleus.
- PHYSIQUE - Hydrostatique - Chaleur - Vaporisation.
- MÉCANIQUE - Pesanteur - Moteurs, bielles, etc. RÉSISTANCE des MATÉRIAUX - Boulons, chaînes, câbles, cylindres, poteaux, arbres, cisaillement, etc.
- CONSTRUCTION MÉCANIQUE - Boulons, engrenages, filetage, paliers, crapaudines, tuyaux, chaînes, etc.
- MACHINES-OUTILS - Outillage, machines, traçage, etc, MACHINES alternatives et à soupapes - Diagrammes, etc.
- TURBINES à VAPEUR- Laval, Bréguet, Curtis, etc. CHAUDIERES - Différents types. Conduite et entre tien. MOTEURS à PÉTROLE - Moteur à 2 et 4 temps. Divers types.
- MOTEURS à GAZ - Gaz de ville, gazogènes, etc-MOTEURS DIESEL à 4 et 2 temps. Conduite et entretien. MOTEURS HYDRAULIQUES-Roues, Turbines, Pompes.
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- payables en dix mensualités de 25 francs Envoi des premières leçons contre mandat de 25 francs
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- École de plein exercice reconnue par l’Etat avec diplômes officiels d’ingénieurs.
- L’Ecole Chez Soi. Enseignement par Correspondance, créé en 1891.
- INGÉNIEURS ET TECHNICIENS
- de l'Industrie et des Grandes Administrations publiques
- sont préparés et perfectionnés au moyen de
- L’ECOLE CHEZ SOI
- Créatrice, il y a un tiers de siècle, de l’Enseignement par Correspondance pour la formation des Ingénieurs et Techniciens, l’Ecole Chez Soi s’appuie sur une Ecole de plein exercice reconnue par l’Etat, avec diplômes officiels d’ingénieurs, et analogue aux plus grandes écoles de l’Etat. Elle justifie ainsi les Diplômes d’ingénieurs, de conducteurs et les Certificats d’aptitude quelle délivre et qui, sans avoir la sanction officielle comme ceux de l’Ecole de plein exercice, rencontrent partout la même faveur. Pour certaines préparations, les cours imprimés remis aux élèves ont, à eux seuls, une valeur de librairie égale au prix de la préparation.
- En dehors des Chefs d’industrie, des Directeurs et Ingénieurs des grandes maisons industrielles, plus de 2.000 Ingénieurs de l’Etat ont été formés par l’Ecole Chez Soi, qui, en 30 ans, a conquis le monopole des préparations du personnel technique des grandes administrations.
- Plus de 100.000 élèves ont passé par l’Ecole. Des anciens élèves des grandes Ecoles d’ingénieurs de l’Etat viennent s’y compléter, reconnaissant ainsi la haute valeur des cours enseignés.
- L’Association des anciens élèves de l’Ecole, qui compte plus de 9.000 membres, est reconnue d’utilité publique.
- Les plus hautes récompenses, officielles et autres, sont venues consacrer la méthode créée par le Directeur de l’Ecole, qui a été fait successivement Chevalier, Officier, puis Commandeur de la Légion d’honneur. -________________
- DIPLÔMES ET SITUATIONS AUXQUELLES CONDUIT L’ENSEIGNEMENT
- 1° Situations Industrielles
- Diplômes et certificats d’aptitude d Ingénieurs, Conducteurs, Dessinateurs-projeteurs, Chefs d’ateliers, Chefs de fabrication, etc., dans les spécialités suivantes:
- Travaux publics
- Bâtiment
- Mécanique
- Electricité
- Métallurgie
- Mines
- Topographie
- 2° Situations Administratives
- Presque tous les Techniciens et Ingénieurs recrutés au concours dans les Administrations suivantes :
- Ponts et Chaussées et Mines Postes et Télégraphes Services vicinaux Services municipaux ville,) Génie rural Inspection du travail Travaux publics des Colonies Cies de Chemins de fer Guerre et Marine, etc.
- Notices, Catalogues et Programmes sur demande adressée à i
- ÉCOLE DES TRAVAUX PUBLICS
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- en se référant à “ La Science et la Vie ”
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