La science et la vie
-
-
- Page de titre n.n. - vue 1/148
-
-
-
- ECOLE DU GENIE CIVIL
- PLACÉE SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L ETAT
- 132, avenue de Wagram, 132 — Paris-17c
- J GALOPIN, J.S;, O I, Directeur — 22° Année
- Cours sur place (Nouvelle rentrée à Pâques) Enseignement par correspondance (^‘époque)
- Section Industrielle
- Section Administrative
- Diplômes d’Apprentis, Ouvriers, Contremaîtres, Dessinateurs, Conducteurs, Sous-Ingénieurs, Ingénieurs.
- ÉLECTRICITÉ
- Electricité générale, construction, production, installation, hydro - électricité, métropolitain, chemins de fer, tramways, entretien d’usines.
- T. S. F.
- P.T.T.-Manne deguerre - Marine marchande-Armée - Industrie - Amateurs.
- MÉCANIQUE
- Atelier, machines à vapeur, moteurs à pétrole, à gaz, Diesel, automobile, aviation, machines frigorifiques, entretien d’usines, machines marines, locomotives.
- BATIMENT
- Construction métallique, en ht ton armé, en bois, en maçonnerie - Architecture - Chauffage central.
- TRAVAUX PUBLICS
- Entreprises privées - Grandes sociétés - Géodésie, topographie, levers divers.
- COMMERCE
- Employés, comptables, sténos-dactylos, experts comptables, ingénieurs et directeurs commerciaux - Banque - Bourse.
- AGRICULTURE
- Chefs de culture, mécaniciens agricoles, directeurs de domaine, ingénieurs du Génie agricole.
- MÉTALLURGIE - MINES
- Installation, production, conduite.
- CHIMIE
- Toutes les spécialités de la chimie.
- PONTS ET CHAUSSÉES
- Elèves ingénieurs de travaux publics de l’Etat, adjoints techniques, divers emplois de la Ville de Pans, agents voyers, génie rural, mines.
- MARINE DE GUERRE
- Sous-officiers mécaniciens et de pont élèves officiers mécaniciens et de pont, ingénieurs mécaniciens, apprentis mécaniciens, P. S. F., etc. Ecole du génie maritime.
- MARINE MARCHANDE
- Officiers mécaniciens, capitaines, élèves officiers, commissaires, officiers radios.
- CHEMINS DE FER
- Piqueurs, dessinateurs, mécaniciens, chefs de dépôt, de district, emplois divers, ingénieurs.
- P. T. T.
- Employés, surnuméraires, dames, mécaniciens, monteurs, dessinateurs, école supérieure, et~
- ADMINISTRATIONS DIVERSES
- Manufactures (mécaniciens, vérificateurs), ministère des finances (douanes, poids et mesures, contributions, trésoreries, banques, etc.).
- ARMÉE
- Admission au 8e génie, au 5° génie dans l’aviation, etc., Cours d’élèves officiers et d’E. O. R. - Tous les emplois militaires des réformés et retraités.
- UNIVERSITÉ
- Brevets, baccalauréats, litences, grandes écoles
- COLONIES
- Emplois administratifs des colonies. Ingénieurs coloniaux et conducteurs de travaux.
- PROGRAMME N 807 GRATIS
- p.n.n. - vue 2/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Institut du Génie colonial
- annexé à l'ECOLE DU GENIE CIVIL
- 152, avenue de Wagram, Paris-17‘
- ENSEIGNEMENT ORAL ET PAR CORRESPONDANCE
- 4 Sections :
- GENIE COLONIAL - AGRICULTURE COLONIALE COMMERCE COLONIAL - ADMINISTRATION COLONIALE
- Formation d’ingénieurs, Adjoints techniques,
- Surveillants, Directeurs et Chefs de Comptabilité
- Les cours ont lieu sur place ou par correspondance.
- L’Institut a pour but de former des chefs de service capables de diriger n’importe quelle exploitation aux colonies, en général, et en Indochine, en particulier. Le chef de service se trouve obligé de faire face à une quantité de légers problèmes que ne rencontrent pas, en général, ses collègues de la métropole. En raison du coût excessif des techniciens, les entreprises réduisent ces derniers au minimum, et chacun d’eux doit assurer de multiples services.
- Certain de nos amis, qui a dirigé, au Tonlun, une usine électrique avec annexe de glace et eaux gazeuses, était en même temps chargé des services commerciaux de l’exploitation. 11 dut établir un cinéma et présider à ses destinées, faire construire des bâtiments, des puits, organiser des coupes de bois en forêt, etc...
- Un autre, qui fut officier mécanicien de la Marine, dirige actuellement, à la Réunion, une des plus importantes exploitations de canne à sucre.
- Nous pouvons donc dire que le jeune homme destiné à l’industrie doit acquérir .une multiplicité de connaissances, sans qu’il soit besoin d’approfondir énonnément chacune. C’est un enseignement pratique latéral qui lui convient. L’Institut du Génie Colonial a réalisé à trois degrés l’enseignement nécessaire aux techniciens coloniaux.
- La préparation doit se borner, d’ailleurs, à être pratique, en laissant de côté les mathématiques supérieures proprement dites. Mais, en général, un jeune homme, qui postule pour un emploi aux colonies, irait volontiers au poste qui se présente s’il pouvait en remplir l’emploi. Il faut conc que ce candidat soit en mesure de s’adapter rapidement à n’importe quoi, quitte à se spécialiser par la suite. C’est, d’ailleurs, ce qui assure le succès des étrangers qui passent avec une extrême facilité de l’exploitation agricole à la fabrique de tuiles, de la plantation de caoutchouc à l’entreprise de béton armé.
- Des jeunes gens ainsi formés pratiquement peuvent répondre à toutes les exigences d’une quelconque exploitation coloniale, où il s’agit exclusivement de diriger et d’avoir de l’initiative. Cette préparation convient à deux catégories d’élèves : les techniciens pratiques, désireux d’aller aux colonies, et les fils de riches propriétaires, négociants ou industriels annamites, auxquels s’ouvriront ainsi de larges horizons.
- Par ces temps de vie chère et de situations difficiles, en France, nous conseillons aux jeunes gens ayant commencé des études techniques, une orientation vers les carrières coloniales, où il n'est pas rare d'atteindre des gains de 60.000 à 100.000 francs par an.
- Envoi gratis d’une des brochures coloniales
- Génie, Agriculture et Commerce.....n° 837
- Administrations.................... n° 802
- 11
- p.r1 - vue 3/148
-
-
-
- TI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- PIPE L
- 36 Modèles différents
- positivement imbouchable Condensateur
- r . et Purificateur
- alurni
- Condensant 38 % de nicotine----
- Fumée refroidie et debarrassée do SCS principes nocifs
- se nettoyant automatiquement.
- Approuvée à l’unanimité par la Société d’Hygi ène de France.l’urs modèles anglais d’une ligne impeccable, remarquablement finis, robustement taillés en plein cœur de vieille racine de bruyère odoriférante.
- Curieuse brochure : Ce qu'un fumeur doit savoir et ta manière de choisir et soigner vos pipes, envoyée gratis par la PIPE LMB,
- ------182, rue de Rivoli, Paris. ------
- l’n vente : L. M. B. PIPE, 182, rue de Rivoli ;
- 125, r. de Rennes, Paris ; 9, r. des Lices, Angers. Grand; Magasins & bonnes Maisons Articles fumeurs.
- Remarquez . il ny a ni trous ni tuyautage donc
- pas de-oouchage possible
- lee impure
- saturée do principes nocifs
- R. C. Seine 53.7S0
- Le MICRODION a obtenu l’une
- des plus hautes récompenses aux ARTS DÉCORATIFS :
- Le DIPLOME D’HONNEUR
- Malgré la hausse, le prix de ce véritable “VERÀ8C0PE DE LA T. 8. F.”, reste inférieur à sa valeur technique
- Le MICRODION 1926
- allie la grande puissance à une extrême pureté
- Reçoit TOUT depuis 40 mètres de longueur d’onde
- CATALOGUE A. 2 contre bon-poste de 1 fr. 5D
- VENEZ L’ENTENDRE...
- VOUS SEREZ SURPRIS ET... CHARMÉ
- ONDOPHONE à galène MICROPOST-POCKET MICRODION MICRODION-ÉMETTEUR MEUBLE pour Microdion
- PARAFOUDRE“PROMÉTHÉE”
- à mise à la terre automatique
- MICRODION-STENTOR
- de très grande puissance pour hôtel, etc.
- Horace HURMS
- rue j..j._RoussealI; paris-1<
- MAISON FONDÉE EN 1910
- Créatrice de la T. S. F. d’amateur et de la MICRO-T. S. F.
- PROFESSEUR DE T. S. F. -
- automatique idéal pour l’étude chez soi des signaux Morse et de la manipulation
- Pour Situations Marine, 8° Génie
- adressez-vous à la
- 1 ECOLE de T.S.F.
- Médaülü d'Or - Agréée gar l'Etat, les P. T, T„ les ri,B maritimes
- 67 a et 69 b, rue Fondary, PARIS-15e
- Elle fournit avec garanties
- LES MEILLEURS POSTES DE T. S. F.
- re-evant les Concert? sons antenne sans terre.
- Prix avantageux - Grandet référença Guide de l'amateur «t du candidat (on timbre#) ; 6 50
- MODÈLE DÉPOSÉ
- EMPLOYEZ
- LE
- Redresseur R. A.6.
- COMPLÈTEMENT
- SILENCIEUX
- Redressant les deux Alternances
- ............ GARANTI ...........
- Demandez le type C 190 fr. chez votre Electricien ou aux
- Etabl'3 R. BAUTIER
- 9, rue de Prony, Asnière* (Seine) Téléphone 953 — R, C. Seine 155.91!
- p.r2 - vue 4/148
-
-
-
- LA
- SCIENCE ET LA VIE
- est le Récepteur le plus puissant du Monde
- p.r3 - vue 5/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- IV
- Pl
- 25i
- T. S. F
- AlloüAlloü ici , \
- 39 Rue La Fayette _ Paris-Opéra N
- JCa. pCu-ê ^Txp<3^tcurute_yVLcLL^<>i‘u .-Ope^<-a.Pj..ôéji
- pour £g K?e i~i.be -cte-^tou-b -ce.cpiui.- .c.t3i~uceÆi~ue. -Ea RADIO. ^
- Appareils Hauts-Parleurs Casques Lampes Etc?
- PIÈCES DETACHEES
- Démonstrations Gratuites _ Catalogue Général Gratis
- ^Am^^ur^^^"peTÔto_ Faites vosTÂchat^" aux Etabli PHOTO PLAIT
- 37 Rue LaFavette _ PA R I S - OPÉRA
- tigananman
- «=» CATALOGUE. PHOTO GRATIS-»
- li!!!lll!!lifilllllllllll!l!lllllllllllllllillllllll!lllllllllllllllllllllllllllllll
- MMiroaEH
- ^fàcylmunv 1 difPurete et
- Une REVOLUTION domestique par le
- Radiateur “ LE SORCIER ”
- BREVETÉ S. G. D. G. FRANCE ET ÉTRANGER
- Chauffe par la vapeur ou par circulation d’eau chaude sans tuyauteries, ni canalisations o
- Fonctionne au pétrole ou à l’essence
- o
- ,'lisoliimeiii garanti SANS ODEUR et SANS DANGER
- O
- Indépendant et transportable
- o
- Plusieurs Récompenses obtenues jusqu ’à ce jour Nombreuses lettres de références
- Envoi franco, sur demande à notre Service N° 1, de la notice
- L. BRÉGEAUT, invr-constr, 18-20, rue Volta, PARIS
- r.c. seine 254.920
- V. articles dans les noa 87, septembre 1924, et 73, juillet 1923
- p.r4 - vue 6/148
-
-
-
- p.r5 - vue 7/148
-
-
-
- iiimiiiiitiiuuiiuumtiii
- VI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- TRÉSORS CACHÉS
- Toute Correspondance de Négociants, Banquiers, Notaires, Grefliers de paix et de Tribunaux, des années 1849 à 1880, renferme des Timbres que la maison
- Victor ROBERT, 83, rue Richelieu, Paris
- paye à prix d’or Fouillez donc vos archives
- Renseignements et Catalogue Timbres-poste sont envoyés tranco gratis à toute demande.
- Achète cher les collections
- GROS DÉTAIL
- • a m
- Les meilleures marques centralisées, aux mêmes prix que chez les fabricants, chez
- A. PARENT
- 242, faubourg Saint-Martin, PARIS-Xe
- R. C. 56.048 Tel. NORD 88-22
- AMATEURS, dem. cat. A, contre 0 fr. 30 REVENDEURS, demandez nos conditions
- s Le plus grand progrès dans la T. S. F. réalisé cette année ! jj | La SUPPRESSION TOTALE des piles et accus par : |
- 1 “LE TRANSFORMER G. P. F.” 1
- j§ Boite d alimentation complète (plaque et filaments) sur le secteur alternatif §{
- Cet appareil alimente sans aucune modification ff n’importe quel poste, sans ronflements, §| c’est-à-dire avec la même puissance et la s même pureté que les meilleurs piles et accus, s
- C’est l’appareil |
- le plus économique, |
- sa consommation étant de 30 M
- à 38 watts pour 4 à 3 lampes,
- soit 4 centimes à l’heure. §§
- Ü Les Établissements ARIANE sont à la disposition de leurs Clients pour toute démonstration sur ||
- Ü n’importe quel poste. Ü
- H Réclamez, dès à présent, dans toutes les maisons de T. S. F., la notice concernant cet appareil ==
- IL Établissements ARIANE, B, rue Fabre-d’Églantine, Paris-12e M
- ^^lllllillllll!lllllllllllllllllll!lllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!illllllHllllllllllllllllllllllllllllllll!llllllll!lllllll^^r
- ..iiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiimimiiiiiiiiiiiii^
- POMPE MULTICELLULAIRE DAUBRON !
- A ESSENCE : 1.000 à 4.000 1./h., =
- ÉLÉVATION : de 10 à 35 mètres. ' =
- ENCOMBREMENT : 0 m. 050 X 0 m. 350. =
- POIDS : 50 kgs. =
- VITESSE : 2.000 à 3.000 t./m. =
- PRIX UNIQUE, le groupe complet : S
- ________________2.850 frs___________________ |
- POMPES DAUBRON !
- 57, avenue de la République — PARIS 2
- R. C. Seine 74.4S6 S
- .................................................. mi
- p.r6 - vue 8/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- VII
- La Science et l’Art d’être pleinement soi-même sont à la base du succès
- Si vous désirez le succès sans parvenir à l’atteindre cet exposé vous intéressera
- Malgré les obstacles et la concurrence, Monsieur L., Pelmaniste, aspirait à commander. — Il se dit : Je veux réussir, et il réussit.!1)
- COMMENT Monsieur L. lutta contre des jalousies mesquines ? Comment il garda son calme lorsque d’autres semblaient vouloir amoindrir son travail et ses efforts ? Comment il se rendit insensible aux critiques injustes ? Voilà ce que tout être sainement ambitieux doit savoir. Les uns émergent de la lutte triomphants, les autres succombent.
- Pour réussir il faut être ou merveilleusement doué ou scientifiquement entraîné.
- Le Système Pelman met cet entraînement à la portée de tous
- Savoir s’imposer, devenir quelqu’un est une œuvre délicate et complexe. Peu de personnes y réussissent par leurs propres moyens. Elle nécessite une méthode éprouvée. Aucune n’est aussi efficace que le Système Pelman, car il représente trente années d’expérience sur plus d’un million d’adeptes de tous les âges.
- Qu’est-ce que le Système Pelman ?
- Le Système Pelman est un entraînement
- scientifique des facultés de l’esprit. Sans rien d’occulte ni de mystérieux, il développe la personnalité entière : attention, mémoire, volonté, jugement, imagination. Il s’enseigne par correspondance, et il suffit de l’étudier une demi-heure par jour. Vous en ferez l’application joyeusement pendant l’exercice de votre profession, dans les études ou la vie privée. „
- Un premier pas vers le succès
- C’est de demander aujourd’hui la brochure explicative du Système Pelman. Elle vous sera envoyée à titre gracieux et sans engagement de votre part.
- (1) D'après son propre récit.
- INSTITUT PELMAN
- 33, rue Boissy-d’Anglas Paris-80
- eloppement scientifique de [toutes les facultés mentales dÉ
- LONDRES TORONTO STOCKHOLM [BOMBAY NEW-YORK DUBLIN MELBOURNE DUKBAN
- p.r7 - vue 9/148
-
-
-
- VIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- NOTICE EXPLICATIVE GRATUITE: ELS LA CORNUE, Rue du Chemin de 'tç.v .Courbevoie, (Seine)
- p.r8 - vue 10/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA l’JE
- IX
- LE PREMIER RECEPTEUR DE
- T.S.F.
- A REGLAGE AUTOMATIQUE
- SYSTEME ABELE-BERRENS
- BREVETÉ POUR TOUS TAYS
- Le simple déplacement d’un index sur un cadran gradué en longueurs d’ondes règle d’avance et automatiquement le récepteur sur les émissions du poste choisi.
- FONCTIONNEMENT ABSOLUMENT GARANTI FABRICATION ET PRÉSENTATION IRRÉPROCHABLES
- La réception de tous les radio-programmes européens est assurée en haut-parleur.
- La brochure illustrée est envoyée franco sur demande aux Etablissements
- 86, avenue des Ternes, PARIS-XVII* . Tel.: Wagram 17-33
- SYSTEME BREVETE POUR TOUS PAYS
- CLICHÉ N° 4
- p.r9 - vue 11/148
-
-
-
- X
- LA SCIENCE ET LA
- VIE
- Le nouveau récepteur RaüIOMUSE, type mural, est logé avec tous ses accessoires, comme le montre la figure (1), dans une étagère-bibliothèque, d’un cachet artistique indéniable. Cette étagère peut s’assortir avec l’ameublement le plus élégant. Elle est aussi facile à poser qu un tableau mural. Ce récepteur est un modèle à résonance de grande sensibilité. La figure (2) présente l’étagère ouverte montrant le poste et les accessoires.
- Notice et références autographes sur demande
- MANUFACTURE FRANÇAISE D’APPAREILS DE RADIOTÉLÉPHONIE 40
- rue Denfert-Rochereau PARIS
- Se compose : 1° D’un projecteur il croix do Milite en acier dans un carter bain d’huile, volet automatique de sécurité tm-fou, objectif foyer au choix, enrouleuse automatique il l’arrière ou A l’avant, bras supérieur avec réenroulcuse; 2° D’une lanterne tôle forte avec condensateur et cône, éclairage par lampe à incandescence 000 ou 1.200 bougies fonctionnant directement sur courant 110 volts ; 0° De deux bobines pour 400 mètres de film, prise de courant, interrupteur, fil, etc. Ijf tout monté sur un vlatrau chêne verni et cn/criaé dans un coffre en métal verni.
- fi
- L’apprrail complet, prêt à fonctionner............... Fr. 69S
- Le même, fonctionnant avec moteur et rhéostat ... Fr. 995
- Demander Catalogue SV envoyé franco contre timbre de 0.50
- Lmb 10 et 10 bis, Boulevard Bonne-Nouvelle, PARIS tam
- FERS A SOUDER
- CHAUFFÉS PAR L’ARC
- Température meximum tenue : 600 degrés.
- ob-
- Fonctionne sur courant de 40 à 220 volts.
- Toutes soudures industrielles
- Fonctionne sur continu et alternatif.
- Chauffe en 3 minutes.
- Fers à Souder
- “ARCTURUS”
- AUX
- Etabl,s CŒUILLE & Cle
- 7, rue Saint-Sébastien, PARIS r. c. seine 208.484
- p.r10 - vue 12/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xi
- BE
- n f ai h
- il
- I,'ÉCOUTE AU CASQUE «UEST UN PLAISIR AVEC LE
- ÉPHY
- CASQUE EXTRA LÉGER ET DE HAUTE SENSIBILITÉ QUI SE PORTE ABSOLUMENT SANS FATIGUE------
- moins de ISO grammes BRUNET & Ce, Constructeurs, 5, Rue Sextius-Michel, PARIS XV*
- Atelier» : 30. rue de» Uiinet. PARIS XV*
- Le catalogue complet : casques, haut-parleurs, transformateurs, est envoyé franco sur demande aux Établissements BRUNET.-™" -
- p.r11 - vue 13/148
-
-
-
- XII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- MACHINE A CALCULER
- Pour calculer Prix de Revient, Factures, Inventaires, etc. — Sans erreurs, sans fatigue, sans apprentissage
- 20 FOIS PLUS VITE
- DEMANDEZ LES TROIS BROCHURES
- NOTICE ILLUSTRÉE 16 PAGES RECUEIL DE RÉFÉRENCES 32 PAGES TRAITÉ DE CALCUL MÉCANIQUE 48 PAGES
- Elles vous seront adressées gratuitement, et cela ne vous engage à rien
- 59, rue de Richelieu, 59 — PARIS
- Gut. 15-15 et 01-23
- R.C.seine.155 754
- Tubes
- Electroniques
- "METAL
- PourTélégraphie et Téléphonie sans Fil PourTélégraphie et Téléphonie avec Fil
- FABRICATION EXCLUSIVEMENT FRANÇAISE
- COMPAGNIE desLAMPES "METAL’
- 54,Rue delà Boétie.Paris (8Ç)
- Elysée 69-50
- <§DE^>
- p.r12 - vue 14/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA CIE
- xiti
- *5t VbuA fU>Wf&L'éM)VL~
- \fow> tlouvaglPESSINER
- La méthode A. B. C. de Dessin vous permettra de devenir rapidement un artiste en utilisant 1 habileté graphique que vous avez acquise en apprenant à écrire.
- Cette Méthode toute spéciale, enseignée uniquement par correspondance, vous mettra à même de choisir, parmi vos moments de loisir, le temps nécessaire à cette étude à la fois instructive et récréative.
- Dessin exécuté par un de nos élèves à sa sixième leçon, c'est-à-dire apres quelques mois d'études.
- En dehors des leçons du dessin en général, le cours peut donner l’instruction pratique nécessaire pour se spécialiser. Depuis sa fondation, l’Ecole A. B. C. a formé 10.400 élèves, parmi lesquels il y a des artistes qui ont acquis un talent suffisant pour pouvoir créer et vendre des dessins de toutes sortes pour illustration de livres ..et journaux, décoration, dessins d’annonce, affiches, mode, etc. S’il est donné aux autres d’arriver à un pareil résultat, pourquoi n’en feriez-vous pas autant?
- Ecrivez-nous pour nous demander notre album de luxe (entièrement illustré par les élèves), qui montre les résultats obtenus et donne tous les renseignements désirés. Nous envoyons cet album gratuitement à toute personne qui en fait la demande à :
- L’ÉCOLE A. B. C. DE DESSIN (Atelier 67)
- ' 12, rue Lincoln (Champs-Elysées), PARIS
- p.r13 - vue 15/148
-
-
-
- XIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- La MOTOGODILLE
- PROPULSEUR amovible (comme un AVIRON) pour tous BATEAUX
- (Conception et Construction françaises)
- PÊCHES - TRANSPORTS - PLAISANCE . ^
- 2 CV y,.. 2.800 francs -----IJ—.. -3--- “
- 5CV...... 8.000 — —
- 8 CV..... 12.000 —
- Véritable instrument de travail Plus de vingt années de pratique Nos colons français l'utilisent de plus en plus
- G. TROUCHE, 26, pass. Verdeau, Paris (9°)
- CVTAIOCUE GRATUIT
- Devenez
- ingénieur- électricien
- ou dessinateur, conducteur, monteur, radiotélégraphiste t par études rapides CHEZ VOUS.
- LISEZ
- la brochure n° 30 envoyée gratis et franco par
- Tlnstitut Normal E1 e c t r o technique
- 40, rue Denfert-Rochereau, PARIS 84 bis, chaussée de Gand, BRUXELLES
- DIPLOMES DÉLIVRÉS A LA FIN DES ÉTUDES
- La NÉ« ar>lus haute ^ distinction =
- '‘(jrcwLol' Vp-pï cL'HcmneMr'
- Jicrrs Concours - FéiieUatums du Jury* ont été- décerné*! au TéeeftteurF. Gri//<21., JJ looduGnssirtCcmcotusde. <§lc5- F eut- 5 Ba^cUoCU*i>de,Scuioî&-Cociobns.iç>2^)— JJ 'narre. qice le.JuryetfeJ œm/vétUeurj jué- m Aentd Lut ont reconnu- à. l'unanimités Q
- = tim piUôanœ. mcofitiormelle,, g -une- -pureté* idécUe^, JJ
- ^etAurtcuC une facilité de. réglage JJ
- inconnue, iiurqu alors, fiermettcuvb de changer d'écoutepreiqu. 'ùiStasvtcuiésns/U^jjp (eiwùxmlo Secondes).
- APPAREILÔ RÉCEPTEURS!
- DE T.5.F;
- Brevets
- Av. de Genève ANNECY
- OPTIMA
- -CI
- > ,///£///' yp . 0,“;
- GRANDE QUALITE
- DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE
- Ne vend qu’en GROS
- RADIO-CONSORTIUM, 15, rue Montmartre, Paris
- Tél. t Louvre 01-04 GROS - COMMISSION - EXPORTATION
- p.r14 - vue 16/148
-
-
-
- XV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- BOITE A 4 VITESSES
- Les nécessités de la vie moderne vous obligent, Madame, à savoir conduire. Pour vous a été créée la
- voiture de ville idéale, légère, élégante, très maniable, d’un entretien facile et peu coûteux.
- PARIS
- 152, Avenue des Champs-Elysées
- LYON
- 239, Avenue Berthelot Usines à MONPLAISIR-VENISSIEUX
- PARIS
- 183, Rue de la Pompe
- FREINS SUR LES 4 ROUES
- p.r15 - vue 17/148
-
-
-
- XVI
- LA SCI EXCE ET LA
- VIE
- S. E R T I C
- SaiJtc /isionyni* au Capital Be 100.000 fruit*
- Téléphone: Elisée' tS-^o
- Télégrammes : Serlcoli-Paria
- Ctcques-PostAfx : Paris o
- r. c. *2ijiE : 209.9/83
- Rrfnrnccé : S/ X
- LES PRODUITS VÎQ,
- 2, Rue du Colisée — PARIS ( S")
- Pans le 1er Février *9 26
- Monsieur,
- Vous vous rasez avec un rasoir de sûreté â lames flexibles et Êtes â la recherche de lames irréprochables. Peut être, comme beaucoup, êtes-vous persuadé que seules les lames américaines sont bonnes.
- Nous vous proposons un essai avec nos lames VIC, de fabri-cation française: elles sont quarante pour cent meilleur marché que les lames américaines et elles vous feront le même usage.
- Les lames VIC sont prises dans de l'acier suédois le meilleur au monde, elles sont trempées selon un procédé spécial qui leur donne le maximum d'élasticité et de résistance, elles sont contrêlées une à une après l'affûtage ce qui est la plus sûre garantie.
- Faites un essai. Si vous n'êtes pas satisfait, dites-le nous. Mais si vous êtes satisfait devenez notre client.
- Cinq lames VIC franco .. six francs
- Dix lames Vie franco .. douze francs.
- Des francs qui resteront en France, dt non des dollars qui feront baisser le franc.
- N'écoutez, pas les avis intéressés : utilisez le bon ci-dessous et jugez : c'est tout ce que nous vous demandons.
- Vos bien dévoués.
- Ia—Mrte-Qte'ur.
- P.S. - Notez bien que jusqu'à nouvel ordre vous rié trouverez le3 lames’ VIC qu'en vous adressant directement à nous. Il vous est aussi facile de nous écrfre que d'aller chez un coutelier.
- Ma
- rque
- VTL
- Déposée
- Veuillez adresser à M
- ....................................................................Trois lames « Vie » d’essai.
- Ci-inclus TROIS FRANCS en timbres-poste.
- Remplir ce bon et le retourner à S. E. R. T, I. C,, 2, rue du Colisée, Paris-8C
- p.r16 - vue 18/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XVII
- |lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lllllllllllll!IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!llllllllllllll|||||||in
- [ ÉTUDES CHEZ SOI |
- = Vous pouvez faire chez vous, sans déplacement, à peu de frais, en utilisant vos heures = = de loisirs,-et avec autant de profit que si vous suiviez les cours d’un établissement = E d’enseignement oral, des études complètes conformes aux programmes officiels de =
- | L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE |
- 1 Ct de L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE. I
- s Les programmes de Y École Universelle par correspondance de s S Paris, la plus importante du monde, embrassent les classes complètes de ces ü = deux ordres d’enseignement. ü
- E Si vous avez déjà fait des études primaires ou secondaires, vous pouvez en obtenir = = la consécration officielle en vous préparant chez vous à subir à bref délai, avec E E toutes les chances de succès, les examens des =
- | BREVETS et BACCALAURÉATS. |
- E Vous pouvez vous préparer dans les mêmes conditions aux concours d’admission aux =
- | GRANDES ÉCOLES |
- H et à tous les concours d’accès aux =E
- | CARRIÈRES ADMINISTRATIVES. |
- S L’efficacité des cours par correspondance de =
- I VÊcole Universelle |
- S PLACÉE SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L’ÉTAT =
- = est garantie par des MILLIERS DE SUCCES aux divers examens et concours publics. =5
- S L’École Universelle vous adressera gratuitement et par retour du courrier =
- = celles de ses brochures qui vous intéressent. Vous y trouverez des renseignements =
- E complets sur toutes les études et carrières : =§
- Brochure n° 2202 : Classes primaires complètes (Certificat d’études, =
- Brevets, C. A. P., Professorats) ; SE
- Brochure n° 2212 : Classes secondaires complètes, ‘Baccalauréats, =
- Licences (lettres, sciences, droit) ; =
- Brochure n° 2224 : Toutes les Grandes Écoles spéciales (Agricul- ==
- ture, Industrie, Travaux publics. Mines, Commerce, =
- Armée et Marine, Enseignement, Beaux-Arts, Colonies) ; =
- Brochure n° 2231 : Toutes les Carrières administratives ; =
- Brochure n° 2269 : Langues Vivantes (anglais, espagnol, italien, allemand) ; =
- Brochure n° 2264 : Orthographe, Rédaction, Calcul, Calcul extra» |Ë
- rapide, X)e?sin, Écriture, Calligraphie ; EE
- Brochure n° 2273 : Carrières de la Marine marchande ; =
- Brochure n° 2288 t Études musicales (solfège, harmonie, transposition, ||
- contrepoint, fugue, composition, orchestration). =5
- Brochure n° 2298 : Études artistiques (Dessin d’illustration, Composition =
- décorative, Dessin de f gurines de modes, Anatomie ar- =
- tistique, Histoire de l'art, professorats de dessin). =
- _ Ecrivez aujourd’hui même à l’Ecole Universelle. Si vous souhaitez en outre fi
- E des conseils spéciaux à votre cas, ils vous seront fournis très complets, à titre abso- = P, lument gracieux et sans aucun engagement de votre part. E
- Biiiiii£COL£ UNIVERSELLE, 59, Boulevard Exelmans, PARIS-16eiimS
- ia
- p.r17 - vue 19/148
-
-
-
- XVIII
- LA SCI EX CE ET LA VIE
- le Porte-mine qui ne s'enraye pas
- p.r18 - vue 20/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- R.C Paris 14.697
- La \errepîei]Sfcientîfi
- y
- Chèques Pï; 329-60
- îque
- Adr. télégr :
- SCIENTIVER PARIS
- Code Ttle-sr. ; AZ
- e Pla^e
- SEGUR : 84-83 FLEURUS : 01-63
- L' ELECTROGRAPHE
- NOUVELLE MACH’INE A TIRER LES BLEUS A TIRAGE CONTINU
- V duÆsdnz.Qtuû^-
- Cafcalocjuu.5 fcogas.o
- *]OUREjpl 4C'-<
- p.r19 - vue 21/148
-
-
-
- XX
- LA SCI VN CE ET
- LA VIE
- Le dernier crL.
- qui sont ÉLÉGANTS, SIMPLES, PUISSANTS, SÉLECTIFS, PURS,
- f—~ CADEAU UTILE™*
- L’ÉTABLI DE MÉNAGE
- INDISPENSABLE brevetées.g.d.g. PRATIQUE
- Franco : 40 francs (France) Il
- Très recommandé aux amateurs sans>filistes, photographes, automobilistes, bricoleurs, etc.
- Vous permet d’exécuter tous travaux de menuiserie et serrurerie. - S’adapte instantanément à toute table, caisse, etc.
- Se case riimporte où. Il
- N’EST PAS ENCOMBRANT
- Etabli de Ménage %
- Indispensable pour l’enseignement pratique de presque tous les métiers manuels, emploie tous les outils.
- Demandez notice S. V. gratuite à
- A. ONIGKEITÏ*, Fabricant
- Quartier des Ors, ROMANS-s-ISÈRE (Drôme)
- C. C. Chèques postaux Lyon 6-29 — R. C. Romans 87
- Camp de Tiaroye (Sénégal), 28 janvier 1925. Cher Monsieur, J’ai reçu dans de très bonnes conditions “ L’Etabli de Ménage ». Il est simple, pratique et ingénieusement combiné. Etant donné son faible poids et son volume réduit, c'est l'appareil idéal du colonial... Je voudrais que tous mes camarades de l'Armée connaissent ce petit appareil.
- Agréez, etc... Capitaine Lile.
- Appareil à résonance pour ondes de 60 à 3.800 mètres, permettant la réception sur 2, 3 ou 4 lampes, par simple manœuvre d’une fiche.
- Réglage automatique par suite de l’étalonnage du secondaire.
- Tous les Radio-Concerts en haut-parleur
- APPAREILS A QUATRE LAMPES DEPUIS
- 600 francs
- Notices M. 3 et tous renseignements gratuits, aux
- Etablissements A. GODY
- à AMBOISE (Indre-et-Loire)
- Spécialisés f.n T. S. F. depuis 1912
- CÉLÉRITÉ EXACTITUDE
- RÉFÉRENCES : Des milliers d’appareils sont en service dans le monde entier et donnent grande satisfaction partout, ce qui est une preuve indéniable de leur supériorité.
- 2 MÉDAILLES D’OR aux Concours de T. S. F. de PARIS
- DIPLOME D’HONNEUR Exposition de SAINT-ÉTIENNE 1925
- Catalogue illustré B. 5, franco 1 fr. 50
- Société Anonyme au Capital de 2.500.000 fr.
- ASTRA-SOLEIL
- LAMPES
- Rclairage de précision aux combustibles ( <9 1 a Sécurité Iiconomie Propreté
- liquides LUMIÈRE BLANCHE
- Les lampes
- ASTRA SOLEIL
- plus de verres qui cassent
- plus d’odeur, ni de suintement
- fonctionnent au pétrole ordinaire
- plus de lampes qui fximent
- la plus belle lumière 300/0 d’économie
- 6, me de Milan, PARIS
- Tél. : Louvre 62-90 Tél. : Louvre 62-91
- Notice détaillée gratuitement sur demande
- A*
- p.r20 - vue 22/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xxi
- PARI S
- J'ai effectué le montage de mon hangar avec SIX hommes non spécialistes, sans la moindre difficulté. Nous avons mis exactement sept heures pour terminer et mettre le tout debout. Je suis émerveillé de Vinterchangeabilité de vos éléments,
- J. Courtillet, 15, rue Orfila,
- Série 39
- CINQUANTE
- COMBINAISONS
- PORTÉES : 5 à 10 mètres. — TRAVÉES :4m.,4 m. 50, 5 m. HAUTEUR: Sous auvent jusqu'à 4 m., sous faîtière jusqu’à 8 m. LONGUEUR : A volonté.
- Prix : Charpentes seules à partir de 25 fr. le mètre carré de superficie couverte. Toitures en tôle ondulée galvanisée au taux de 13 fr. 82 le mq, ou en fibro-ciment ondulé à 12 fr.35 le mq. Grosse fabrication de charpentes en acier en série et à façon. Livraison rapide de tous projets.
- % 11 a 111 j
- iMimiiiM
- Nous ne chercherons pas à dissimuler le plaisir nue nous donne l’appréciation -- même trop généreuse — de M. Courtillet. Son atelier est une construction réellement importante. Naturellement, nous sommes bien contents que M. Courtillet ait pu trouver dans notre série 30 la CHARPENTE EN ACIER qu’il a su si bien et si rapidement monter.
- Voilà maintenant cet atelier bien et solidement planté en pleine banlieue de Paris. Il y restera pendant de nombreuses années. Notre vœu sincère pour l’année 1920 est que notre travail rende à M. Courtillet des services vraiment intéressants.
- L’atelier a 15 m. 00 sur 9 in. 75. Il comporte dans son ensemble les éléments suivants :
- CHARPENTE EN ACIER (Série 39). — 4 fermes n° 12, s’espaçant à 5 mètres, ayant 0 mètres entre poteaux et Om.50entre lesextrémitésdes auvents au prix unitaire de 040 francs, complètes, avec les
- auvents ..................................... l r.
- 3 séries d’entretoises à treillis complètes avec contre-tiches et goussets de pose au taux de 410 francs la série....................................... 1« r.
- 2.500
- Fr.
- L248
- 3.808
- TOITURE. — Fibro-ciment en plaques ondulées prêtes à poser sans découpage ni gaspillage, faîtières comprises.......................Fr. 2.771 98
- PANNES. — ]3astings en sapin du Nord avec toutes éclisses et accessoires de pose.......Fr. 1.313 20
- Total....................... Fr. ~7T893~ 18
- La somme globale de 7.893 fr. 18 représentait la construction complète, avec toute la boulonnerie d’assemblage, les vis de pose du übro-eiment, ainsi que la première couche de peinture. La livraison complète s'effectuait en vingt jours.
- La série 39 se prête aussi bien à l'atelier fermé qu’au hangar ouvert. Les pignons, ainsi que les côtés, se prêtent à des parois en tôles, briques, hbro-ciment et agglomérés.
- Nous fabriquons les portes coulissantes, les châssis de vitrage et les lanterneaux surélevés, selon les besoins de nos clients.
- EXPORTATION. — Notre série 39 se prête tout particulièrement aux Colonies. Nos expéditions maritimes se font entièrement démontées, les longues barres reliées fortement ensemble, les goussets et les petites pièces en caisses. Le supplément de prix pour l’exportation est de 5 %.
- Nous produisons vingt-huit modèles de la série n° 29 (A nom écrire pour le Tarif n° 40)
- Etablissements John REID
- INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS
- 6 bis, quai du Havre, ROUEN
- TOLES ONDULÉES GALVANISÉES (premier choix : 6/I0e). Largeur : 90 %. Longueurs : 165, 200. 250, 300 %. Expédition directe de notre Usine de banlieue (13 fr. 82 le mq.).
- p.r21 - vue 23/148
-
-
-
- XX TI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Automobilistes
- N’oubliez pas
- de mélanger à votre essence
- jesoomoo **
- a&intmmon
- Essence bleue
- Garanti ne contenir ni plomb soit fixe, soit tetra-éthyle, ni éther, ni nitro-benzine.
- Innocuité absolue, aussi bien pour les usagers que pour tous les organes du moteur.
- Proportion du mélange:
- 1 ccntil.tre pour 10 litres
- SIÈGE SOCIAL :
- 79,
- rue de Miromesml PARIS-8e
- Té'.épH : Laborde01-29
- détruit les dépôts de calamine, donne au moteur son rendement maximum. Kilométrage supérieur pour même consommation de carburant.
- Départ immédiat en toutes saisons
- ÉCONOMIE IMPORTANTE
- En vente chez tous les garagistes, marchands d’essence, d’accessoires et marchand* de couleurs.
- Paris
- p.r22 - vue 24/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXIII
- Exigez la marque S, E, R, sous le socle, avec le numéro de garantie, assurant l'origine
- Agence exclusive: S. E. R., 12, rue Lincoln, Paris
- p.r23 - vue 25/148
-
-
-
- XXIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- j'l|llllll!lllll!lllllllli:ill!lli:!!lllii;illllllll!ll!lllllllll!l!!!IIIIIIIU!!llllllllll!l!IIUllllllll!IM
- 40 ans de progrès réalisés en T.S.F. !!!...
- 66
- L’APPAREIL
- SI F~ SECTEUR
- se branche sur une prise de courant comme une simple lampe portative.
- Il ne nécessite ni piles, ni accumulateurs, ni antenne, ni prise de terre.
- AUDITIONS RIGOUREUSEMENT PARFAITES
- L’Appareil “ SIF-PHONIE ” est le poste le plus perfectionné existant à ce jour.
- Les Transformateurs démontables à entrefer SIF, les Condensateurs moulés SIF, la Clé anti-capacité SIF, les Rhéostats et Commutateurs SIF sont réputés dans le monde entier.
- Envoi du Catalogue contre 1 fr. 50 en timbres-poste français ou par mandat
- ..........................................•••*...........................
- SOCIÉTÉ INDÉPENDANTE DE T.S.F.
- Société anonyme au capital de 1.800.000 francs
- 76, route de Châtillon, MALAKOFF (Seine)
- Téléph. : Vaugirard 04-00 et 04-01 Adr. téîégr. i INDEPENTEL-MALAKOFF R. C. 107.825 B
- p.r24 - vue 26/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXV
- ’un maniement a la portée de tous, d’une présentation élégante d’un rendement certain et garanti, il vous donnera toute satisfaction.
- Le RCj alternatif ne nécessite ni piles ni accumulateurs il se branche directement sur le secteur d'éclairage
- --------------- électrique (courant^ alternatif) ------------
- “NOMBREUSES RÉFERENCES -
- ÉTABLISSEMENTS
- —G. M. R.—
- 8. Bd de Vaugirard. PARIS
- CATALOGUE FRANCO -SUR DEMANDE-
- fi°£J
- p.r25 - vue 27/148
-
-
-
- XXVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Aussi
- pratique etplus économique que le gaz
- LES FOURNEAUX S.E.C.I.P.
- au gaz de pétrole
- permettent de faire la cuisine aussi commodément qu’avec le gaz, car ils sont réglables et peuvent être mis en veilleuse ou remis à grand feu instantanément ; de plus, ils possèdent un dispositif de décrassage automatique et instantané.
- Ils fonctionnent sans bruit, sans odeur, sans fumée. Leur consommation est de un litre de pétrole en 7 à 12 heures, suivant l’allure.
- De forme élégante et de construction soignée, ils s’imposent à toute ménagère n’ayant pas le gaz à sa disposition et désireuse d’augmenter le confort dans sa 1 cuisine en excluant tout danger, car le pétrole est le seul combustible liquide ininflammable à la température ordinaire.
- Madame,
- Fer électrique |
- CALOR
- repassera votre linge économiquement sans vous imposer la moindre fatigue.
- Les appareils CALOR sont vendus chez les électriciens et dans les grands magasins : plus de deux mdlions d’appareils en usage. Vous saurez pourquoi le connaisseur ne veut que CALOR, en réclamant l’envoi gratuit de la notice Le Bien-Etre chez soi
- à la
- Société CALOR
- p.r26 - vue 28/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXVII
- f?
- GRANDS PRIX
- FRANCE & ÉTRANGER
- HORS CONCOURS
- MEMBRE DU JURY, PARIS 1924 0
- AUTO-6
- Longues portées
- (TAHITI, NEW-YORK, 8.000 kilomètres)
- LABORATOIRE
- Grande sélectivité
- TROIS CIRCUITS FILTREURS INDÉPENDANTS)
- »
- Établissements André HARDY
- PARIS - 5, avenue Parmentier, 5 - PARIS
- Demandez nos Notices ou notre Guide-TARIF (Franco 1 fr. 50) ..........- --------------------
- p.r27 - vue 29/148
-
-
-
- xxxvm
- LÀ SCIENCE ET LA VÏË
- La RÈGLEàCALCULSde Poche'MARC"
- 7 8 9
- “ i !
- 7 il
- » 6
- 5 “ 8
- NOC
- LA RÈGLE EN CELLULOÏD livrée avec étui peau et mode d’empl oi : 27 fr.
- GROS exclusivement : MARC, 41, rue de Maubeuge, Paris - DÉTAIL : Opticiens, Libraires, Papetiers, Appareils de précision
- METEOROLOGISTES!
- , 81, nie Edouard-Taillant, 81, Montreuil (Seine)
- SPÉCIALITÉ DE
- „ G. RAPPENEAU, 79, rue Daguerre, PARIS-14e
- Jîe/> JtrtïcleA SrrmçcuÀ ôorvtjustement renorrunéô comme le/) meilleur au TTLonde
- LE "
- ZODIAC IRIDIA
- fabrique en France, est le porte - plume - réservoir sérieux mis à la portée de tous.
- Ce porte-plume est, en effet, muni d’une plume «Iridia », en argent contrôlé inoxydable et à pointes d’iridium, en lieu et place d’une plume d’or coûtant cinq fois plus cher.
- Pour un prix modique, on peut donc enfin acheter un article de fonctionnement parfait et garanti, dont la plume «Iridia» a toute la souplesse d’une plume d’or.
- Prix : 16 et 18 fr»
- Pour le Gros: Plume c/Or
- 63, Çlu&de/> Archive/)
- J-
- PA RIS 111 ?
- LES ETUDES CHEZ SOI
- PRÉPARENT AUX
- MEILLEURES CARRIÈRES:
- 1° Commerciales Comptable, Ingénieur commercial ;
- 2° Industrielles Electricité, Mécanique, Chimie, Béton, Architecture Mines ;
- 3° Agricoles Agronome, Aviculture, Régisseur ;
- 4° Artistiques Dessin, Musique, Professeur ;
- 5° Universitaires Philosophie, Droit, Sciences, Dentiste, Ingénieur.
- Demandez le Catalogue gratuit
- Institut BUCHET frères (24e année) 42, rue dé la Verrerie, Paris-40 DIPLOMES FIN DES ÉTUDES
- p.r28 - vue 30/148
-
-
-
- LA SCIES CE
- ET LA VIE
- XX IX
- VOYAGE et TOURISME AUTOMOBILE
- Projeteur « LUCIFER ” acétylène, avec chalumeau ; diamètre, 160 %. - Miroir “MANGIN ” démontable, fourche tournante et oscillante.
- Cuivre nickelé................ 280. »
- Email et nickelé.............. 290. »
- Couvertures de voyage Plaids écossais avec franges, qualité
- réclame............................. 72. »
- Plaids é'ossais avec franges, pure laine,
- bonne qualité, 200 X 150 ........ 110. »
- Extra............................. 149. »
- Extra supérieur........ 169. » à 350. »
- Grand choix d’autres modèles et qualités.
- Fare-chocs “HARTSON”, breveté S.G.D.G., indispensable au meilleur conducteur. Protège tous les accessoires : ailes, projecteurs, radiateurs, réservoirs à essence, etc... En fer à T entièrement nickelé sur cuivre. Pour
- voiturettes........ ........... 275. » j
- Fortes voitures.. de 285. » à 350. » Pose rapide sans percer le châssis.
- Garniture de cantine maroquin, comprenant : I cantine fumeur avec cendrier, carnet et 1 cantine pour dame contenant 2 flacons hauts, 1 boîte à poudre, 1 glace biseautée. Long., 200 %. Hauteur, 100 %. La paire........................... 335. »
- Grand choix d’autres modèles jusqu’à............................ 3.000. »
- Lanterne “LUCIFER” forme Louis XV, verre rayé bleu haute fantaisie.
- Grand modèle nickelé :
- La paire....................... 230. »
- Petit modèle nickelé La paire....................... 180. »
- Malle " RES1ST O SCHOCK ”, forme coffre, fût contreplaqué, recouveit tissu cuir noir doublé toile. Avec 2 mallettes, long. 90 %, larg. 37/42, haut. 40 %............... 852.50
- Avec 3 mallettes, long. 90 %, larg. 37/42, haut. 55%........................... 1.072.50
- Autres modèles, jusqu’à. . . ..... 1.400. »
- Manteau véritable agneau, cuir tanné 1 cr choix, forme croisée; extra-soUple et imperméable, col à revers transformable, manches raglan avec coupe-vent, fermeture aux poignets, martingale mobile, poches raglan . . 1.275. » Le même, en mouton, cüir tanné : 875. »
- Se fait dans les teintes havane et lêie-dc-nègre.
- Manteau simili - cuir, imperméable, très léger et très souple, imitation parfaite du cuir. Façon soignée.. 220. » Se fait dans les teintes havane et acajou.
- Tapis-Décrottcir “HANDY”, modèle A, cadre en aluminium poli renforcé ; long. 300 %, larg. 225 % ; tapis caoutchouc de qualité supérieure ; butoir en aluminium poli, à poser contre le bavo-let, long. 300 %, haut. 85 %, saillie 10 %, livré complet avec boulons de fixation nickelés....................... 80. »
- MESTRE & BLATGÈ
- 46-48, avenue de la Grande-Armée
- ---------- PARIS -----------
- Tout ce qui concerne l'Automobile, la Vélocipédie, l'Outillage, les Sports et la T. S. F.
- Nouveau Catalogue S.V. “SPORTS ET VOYAGES ” (400 pages, 6.000 gravures, 25.000 articles) franco contre 2 fr. 50, Nouveau Catalogue S.V, “ SECTION FOOTBALL-TENNIS ”, franco sur demande.
- p.r29 - vue 31/148
-
-
-
- XXX
- LA SCI EN ('K K T LA I IK
- Le Cinéma.
- Catalogue A. B. francosurdemande.
- —o—
- Toutes les Marques I ous les Modèles au
- Pnx de Fabrique. Cl. 167
- Arnold
- LF cinéma, c'est la vie elle-même avec son mouvement.
- Quelle différence avec la photographie qui, malgré tous ses avantages, ne peut donner que des images immobiles, figées !...
- N’est-ce pas par leurs gestes familiers que ceux que vous aimez restent toujours dans vos souvenirs? Un paysage même n’est-il pas cent fois plus évocateur quand il est animé, quand on peut sentir la caresse du vent et le frémissement de l’eau ?
- 1 out cela, c’est le cinéma seul qui peut le traduire, et le cinéma est devenu aujourd’hui facile et peu coûteux.
- VOUS RÉUSSIREZ A COUP SÛR SI VOUS ÊTES BIEN GUIDÉS, BIEN CONSEILLÉS DÈS LE DÉBUT.
- Or, le grand spécialiste Tiranty met à votre service son expérience et sa compétence bien connue. Gratuitement, il vous apprendra à obtenir les meilleurs résultats des appareils les plus recommandés pour les débutants, comme la
- CAMERA PATHÉ et le PATHÉ BABY.
- Ses précieuses leçons vous éviteront les erreurs, les tâtonnements, les pertes de temps et d’argent, elles feront de vous, dès le début, un opérateur habile et maître de son appareil.
- Utilisez donc les services et profitez de l’expérience de
- TIRANTY
- 91, Rue Lafayette (angle faubg. Poissonnière)
- P/\ R I -S
- p.r30 - vue 32/148
-
-
-
- ».« SOMMAIRE Tome XXIX.
- (FÉVRIER 1926)
- Les nouveaux radiophares français Q1
- Membre île l’Académie (les Sciences, inspecte général, adjoint au directeur du Service des phares et balises. Cap. de corvette Laboureur .. 103
- Les dangers qui menacent les sous-marins et leurs équipages ;
- Une pompe centrifuge qui s’amorce automatiquement .. Qu’est-ce que la lumière? Qu’est-ce que la couleur?. .. L. D. F 114
- Marcel Boll lis
- Professeur agrégé de l'Université, docteur es sciences,
- Comment, aux États-Unis, on changea une église de place 1?6
- Les rayons ultra-violets et leur rôle dans l’industrie.. .. Jean Labadié.. .. 129
- Avec les « pangrafics », on peut graver cent lettres dans une surface de un millimètre carré René Doncières .. 140
- Le détectographe est un appareil de téléphonie secrète que l’on ne vend pas au public M. de Bru 143
- * Un intéressant progrès dans la construction des avions. Lucien Fournier .. 145
- Les meilleures pages des grands savants (M. Marin Mol-liard, doyen de la Faculté des Sciences) M. B . 149
- Les aveugles pourront-ils un jour lire les journaux ? .. V. Mercier 151
- La T. S. F. et la vie
- La T. S. F. et les constructeurs J. M 157
- Le Salon de l’Automobile de Bruxelles A. Caputo .. .. .. 159
- Les nouveaux signaux horaires français .. S. et V . 164
- Les A côté de la science (Inventions, découvertes et curiosités) V. Rubor .. .. . 165
- Les horloges électriques seront désormais munies d’une sonnerie 1 fiQ
- Les tubes en fer et en acier remplacent avantageusement les tuyaux en plomb dans tous leurs usages.. .. La cuisson, sans surveillance, des rôtis et pâtisseries. .. Chez les éditeurs .. * S. et V 171
- S. et V 172
- S. et V.
- A travers les Revues Ç. Pt V -T7*
- La prochaine Conférence radiophonique de vulgarisation scientifique organisée par « La Science et la Fie » avec le concours du poste d'émission du « Petit Parisien » (longueur d'onde 35S mètres), aura lieu le lundi 15 février, à 21 heures. Elle sera faite par M. Jean Labadié, qui a choisi comme sujet : « La révolution probable dans Vindustrie électrique future. »
- La couverture du présent Numéro représente un.bateau-feu équipé en radiophare. (Voir l’article sur les nouveaux radiophares français, à la page 91.)
- p.89 - vue 33/148
-
-
-
- 90
- LA SCIENCE ET LA VIE
- LK NOUVEAU RADIOPHARE DU CAP GRIS-NEZ
- p.90 - vue 34/148
-
-
-
- La Science et la Vie
- MAGAZINE MENSUEL DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE
- 7\édigé et illustré pour être compris de tous Voir le tarif des abonnements à Ja fin de la partie rédactionnelle du numéro Chèques postaux : N° 91- 07
- RÉDACTION, ADMINISTRATION et PUBLICITÉ : i3. rue d’Enghien, PAR1S-X* — Téléph. : Bergère 37-36
- Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réserves pour tous pays.
- Copyright by La Science et la Vie, Tévrier 1926. - 7^. C. Seine 116-544
- Tome XXIX Février 1926 Numéro 104
- LES NOUVEAUX RADIOPHARES FRANÇAIS
- Par André BLONDEL
- membre de l’académie des sciences
- INSPECTEUR GÉNÉRAL, ADJOINT AU DIRECTEUR DU SERVICE DES PHARES ET BALISES
- Les radiophares sont destinés à produire des ondes hertziennes, dont les navigateurs déterminent l’orientation à l’aide du radio-compas ou radiogoniomètre. Deux types de radiophares ont été proposés et essayés : les radiophares fixes, qui sont de simples postes émetteurs automatiques de signaux indicatifs, et les radio-
- phares à tournant aérien, qui produisent des ondes dirigées, concentrées dans un angle aussi étroit qu’on peut le réaliser et auxquelles on donne une vitesse de rotation régulière, en faisant tourner l’appareil émetteur. Ce dernier type 11’a pas été utilisé en France, jusqu’ici, pour diverses raisons, les unes techniques, les autres financières.
- UN COIN DE LA SALLE DES MACHINES DU RADiOPHARE D'OUESSANT
- 18
- p.91 - vue 35/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 92
- Dès 1912-1913, trois radiophares fixes automatiques à étincelles musicales, sur ondes courtes de 125 mètres, avaient été installés par le Service central des Phares (avej du matériel de la Société française radioélectrique) au port du Havre et aux îles de Sein et d’Ouessant. L’expérience, prolongée jusqu’à 1925. a montré la nécessité d’adopter une longueur d’onde beaucoup plus grande ; la Commission internationale a fixé cette longueur à 1.000 mètres. Si l’on trace autour de chaque radiophare un cercle représentant sa portée, les différents cercles doivent se couper à une distance suffisante en mer pour que les navigateurs puissent cons-
- d’heure, et, en lin, les radiophares de grand atterrage, destinés à permettre au navigateur de faire des relèvements à grande distance, pour lesquels il paraît suffisant de faire une émission pendant cinq à six minutes au début de chaque heure.
- Enfin, comme le î elèvement simultané des deux radiophares voisins peut présenter quelques difficultés, malgré la différence de tonalité musicale des émissions, il paraît
- Poteaux de 11m50
- Grillage sur 25"
- Plaque de zinc
- L ANTENNE DU RADIOPHARE DU CAP GRIS-NEZ
- A, isolateur de support d'antenne; B B, isolateurs d'antenne.
- tammcnt fixer leur position par deux relèvements ; d’où résulte la nécessité absolue de distinguer les radiophares voisins, à la fois par des sons musicaux caractéristiques différents et par des signes indicatifs.
- Dans les radiophares français, on s’est conformé aux suggestions de la Commission internationale de T. S. F. de 1921, en adoptant la composition suivante pour les signaux : émission de la lettre indicative pendant trente secondes, précédant et suivant une émission de traits longs durant quinze secondes, chaque groupe étant séparé du suivant par un silence de soixante secondes, ce qui donne une périodicité totale de cent vingt secondes. Les traits longs ont pour but de faciliter les relèvements à l’opérateur qui manœuvre le radiogoniomètre.
- Nous verrons plus loin comment ces groupes de signaux sont produits par un manipulateur automatique ; il convient, à ce point de vue, de distinguer les différents postes en trois catégories, suivant qu’il s’agit de radiophares de brume de très faible portée (entrée des ports), pour lesquels il parait utile de répéter presque constamment le groupe caractéristique, comme il est dit plus haut ; les radiophares normaux de brume, pour lesquels on peut répéter le groupe caractéristique seulement pendant cinq à six minutes au début de chaque quart
- intéressant cpie ces émissions soient décalées d’une façon fixe, de manière que celles que peut recevoir le même observateur aient lieu successivement avec ou sans recoupement ; par exemple, une émission de brume du radiophare d’Ouessant doit avoir lieu au commencement de chaque quart d’heure et durant six minutes ; l’émission du radiophare de Sein commencera au quart d’heure plus cinq minutes ; l’avenir démontrera s’il y a lieu d’augmenter ou de diminuer les durées de recoupement (1).
- C’est d’après ces principes généraux que sont actuellement construits les radiophares français, dans les limites des crédits.
- Les grandes lignes du programme adopté, le 15 juin 1925, après des discussions approfondies devant la Commission des Phares, par M. Daniélou, sous-secrétaire d’Etat des Ports, de la Marine marchande et des Pêches, d’ailleurs susceptible d’être modifié au cours de sa réalisation, pour tenir compte des résultats obtenus, sont les suivantes :
- Le système des radiophares fixes est adopté à l’exclusion du système des postes de relèvement à terre, et de préférence, au moins pour le moment, à celui des radio-
- (1) Les différences de tonalité établies entre différents postes ne servent donc pas à les identifier séparément, mais constituent simplement une caractéristique supplémentaire qui s’ajoute à la différence des indicatifs des mêmes radiophares.
- p.92 - vue 36/148
-
-
-
- LES NOUVEAUX RADIO P HA RES F R A S Ç AÏS 93
- phares tournants, d’un emploi plus exceptionnel, dont l’essai se poursuit outre-Manche.
- Trois catégories de radiopliares sont envisagées :
- 1° Les radiopliares dits de grand atterrissage, d’une portée allant jusqu’à 200 milles (370 kilomètres) et fonctionnant pendant cinq minutes au début de chaque heure, quel que soit l’état de l’atmosphère. Ces fadio-phares sont prévus au nombre de cinq : à La Hague, Ouessant, Belle-Ile, La Coubre et Porquerolles, ce dernier en Méditerranée.
- 2° Les radiopliares de brume proprement dits, d’une portée de l’ordre de 50 milles, (92 kilomètres) et dont certains occupent les mêmes emplacements que les cinq précédents, avec lesquels leur matériel pourra être souvent en partie commun.
- Ils seront au nombre de vingt-cinq : bateau-feu Sandettié, Gris-Nez, déjà en service, Ailly, Ver, Barlleur-Gatteville, La Hague, parages de l’île de Bréhat, Ouessant,
- Sein, Penmarch -Eckmühl, Belle-Ile, Yeu, les Baleines, La Coubre, Arcachon (cap Ferret), cap Béar, Planier, Porquerolles, cap d’Antibes ou cap Ferrât, cap Corse, Calvi, Sénétose, Porto-Vecchio.
- 3n Les radiophares d'entrées de ports, qui émettront, en temps de brume, des signaux atteignant une portée de 15 à 20 milles (28 à 37 kilomètres au maximum).
- Ils sont prévus au nombre de neuf : bateau-feu Ruvtingen, bateau-feu Dyck ou Dunkerque, Boulogne, bateau-feu du Havre, digue de Cherbourg, Groix, La Banclie, Le Pilier, Cette (seul pour la Méditerranée).
- Pour chacune de ces trois catégories de radiophares, il n’y aura, en principe, qu’un fonctionnement automatique. Tous utiliseront des ondes entretenues modulées, exceptionnellement et provisoirement des ondes amorties, aux points où elles ne troubleront pas, d’une manière appréciable, les autres communications.
- VUE GÉNÉRALE DE L’ANTENNE ET DU CONTREPOIDS DU RADIOPUARE D’OUESSANT A B C D E F, isolateurs A ancrage des deux nappes descendant à gauche et à droite de Vaxe du bâtiment du phare; II, isolateur de départ du réseau des deux contrepoids; L M N, isolateurs supportant le contrepoids de gauche, au-dessus des toits; I J K, isolateurs supportant le contrepoids de droite, au-dessus des toits; P Q R S, isolateurs A ancrage du contrepoids de droite. La direction du large correspond au plan qui passe par la montée A antenne et Vaxe. de la toiture, à gauche.
- p.93 - vue 37/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 94
- S
- Enfin, Jes postes seront établis dans un ordre réglé à la fois d’après les possibilités techniques ou financières et d’après les besoins qu’en manifesteront les usagers, en prenant comme point de départ, jusqu’à nouvel ordre, le tableau qui précède.
- Le radiopharc de Gris-Nez a servi de laboratoire d’études pour comparer successivement les divers types, au point de vue de leur réglage, de leur fonctionnement en service et des perturbations qu’ils pouvaient causer aux services voisins. Pour, ces émissions, Gris-Nez était bien choisi, en raison du voisinage immédiat du poste récepteur d’aviation de Saint-Inglevert, qui communique avec les avions sur une longueur d’onde de 900 à 950 mètres ; du poste de Castelnau, qui reçoit les navires sur une longueur d’onde commerciale, et des chalutiers de Boulogne-sur-Mer, qui reçoivent sur une longueur d’onde de 300 mètres.
- En septembre 1922, fut mis en essai ie poste à ondes amorties (étincelles musicales), qui avait été construit avant la guerre pour le bateau -tèu Sandettié, et dont le matériel a va i t été mo d i fi é po u r réaliser une longueur très au lieu de 125
- RADIORIIAEE D OUESSANT. SCHEMA DE PRINCIPE
- 1). II. T, dynamo haute tension; Sj S2 C5, filtre haute tension formé de deux selfs et d'un condensateur; S, self d'arrêt empêchant le retour des oscillations en arrière; L, lampe triode contenant : F, filament chauffé par les accumulateurs ; P, plaque; G, grille reliée à la self Lx par le condensateur C3 shunté par la résistance H ; X, point de' liaison, circuit-grille et plaque ; C1; condensateur pur lequel la plaque met en oscillations le circuit oscillant en A ; AB, circuit oscillant ; L2 Llt selfs réglant la période d'oscillation ; Lls self servan t à l'entretien du circuit-grille ; C2, condensateur du circuit oscillant ; I.3, self d'antenne ; A, point d'attaque du courant-plaque; V, variomèlre ; AM, alternateur de modulation ; T, son transformateur variable shunté par le condensateur C4.
- voisinage avec aucun autre service ; on en verra plus loin la description.
- En septembre 1923, on mit en essai, à Gris-Nez, un poste à ondes entretenues modulées, construit par le Service central des Phares lui-même, avec alimentation directe des plaques par alternateur ; il donna lieu encore à des brouillages provenant, en partie, d’une construction insuflisam-ments élective des postes récepteurs voisins, et, en partie, des harmoniques que provoque l’alimentation par courant alternatif direct. Pour éliminer ces harmoniques, nous avons dû introduire un circuit oscillant de résonance entre les lampes et l’antenne ; les ondes obtenues ainsi sont devenues parfaitement pures et. se prêtent à une parfaite syntonisation des récepteurs. Bien que l’excitation par alternatif direct ne soit pas la plus favorable au point de vue de la pureté du son musical, ce dernier est cependant agréable et très facile à distinguer, grâce à son ton élevé (fréquence 1014), des autres émissions voisines.
- Quelques perfectionnements ultérieurs ont permis d’assurer la régularité de l’alimentation des lampes triodes, malgré l’entraînement direct des groupes électrogènes par les moteurs à es-
- d’ondes de 1.000 rnè-mètres. Ces émissions suscitèrent de violentes réclamations de la part des services voisins mentionnés ci-dessus, par suite des brouillages excessifs auxquels elles donnaient lieu sur les longueurs d’onde de 300, 500 et même 900 mètres, par suite des harmoniques que provoquent les phénomènes internes des triodes.
- L’appareil fut 'donc enlevé et installé à l’île de Sein, où il ne peut interférer dans son
- sence; la consommation a été réduite à moins de 300 watts, pour une puissance modulée utile dans l’antenne d’environ 12Ô à 150 watts ; et les relèvements obtenus au radiogoniomètre, notamment par le bateau-baliseur Patricia, du Service des phares angais (Trinity House), ont fait ressortir des portées utiles de plus de 50 milles et une précision de relèvement d’un à deux degrés, ce qui est un résultat magnifique, qui a, d’ailleurs, pleinement confirmé les espérances..
- p.94 - vue 38/148
-
-
-
- LES NOUVEAUX R Al) 10 P H A RES FRANÇAIS
- 95
- Les antennes
- Nous nous sommes préoccupés d’utiliser le mieux possible les installations existantes pour la réalisation d’antennes efficaces des radiophares. En ce qui concerne les bateaux-feux, qui sont de dimension assez faible par rapport à celle des navires de commerce, le développement qu’on peut donner à l’antenne est très limité ; sur les bateaux - feux étrangers, on a tendu une simple nappe verticale, constituée de trois ou quatre fils, entre les mâts d’avant et d’arrière, en réunissant la montée de l’antenne à l’une des extrémités; mais une telle antenne a des propriétés directrices qui peuvent être gênantes, et une surface relati-vementlimitée; nous avons réalisé, au bateau-feu du Havre, une disposition plus efficace, permettant d’obtenir une capacité d’antenne atteignant jusqu’à 0,001)5 microfarad, au moyen, de la disposition qu’on voit sur la photographie ; la montée d’antenne se fait verticalement, tout près de la lanterne; au-dessus de celle-ci est établi un support métallique en fer à cheval, qui supporte deux nappes prismatiques, attachées d’autre part, aux deux mâts ; ces nappes sont formées de fils tendus aux six sommets d’hexagones en bambou de 1 m. 50 de côté, ce qui donne une surface de radiation considérable. Ces nappes étant courtes et bien tendues, l’antenne résiste bien au vent et ne donne pas lieu à des variations sensibles de capacité ; sur les bateaux-feux français, grâce à l’emploi du système de quilles
- d’amortissement du regretté directeur Ribière, le roulis est très peu sensible et n’inllue que fort peu sur la capacité. Cette condition et l’absence de propriétés directrices de l’antenne en grand T, permettent de réaliser une constance très suffisante de la longueur d’onde et de la puissance des ondes hertziennes rayonnées par cette antenne.
- Dans les phares situés à terre, nous avons
- pu éviter de construire des pylônes en accrochant au sommet de l’entablement de la tour la nappe descendante, dont l’autre extrémité est retenue à un ou plusieurs poteaux de haute u r aussi grande que possible; la montée de l’aérien est faite par une antenne de petite 'section, en harpe, sortant du poste. On cherche ainsi à se rapprocher delaréalisation d ’ une bonne antenne - parapluie, mais les conditions locales imposent forcément des limites au développement de la nappe. Par exemple, à l’ile de Sein, où le phare est mal placé, sur des rochers, au voisinage immédiat de la mer, on a dû se contenter de nappe prismatique de même section .que celle du bateau-feu du Havre. Au phare de Cris-Nez, au contraire, on a pu réaliser une grande nappe descendante . épanouie en forme de V, formée de cinq câbles de 60 mètres de longueur, les poteaux extrêmes étant espacés entre eux de K) mètres. On voit sur le plan page 98, qu’à Créach-d’Ouessant, on a pu donner à l’antenne un développement beaucoup plus considérable en la formant de' deux nappes en V symétriques, descendant
- ARMOIRE DE HAUTE TENSION DU RADIOPIIARE D’OUESSANT
- p.95 - vue 39/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 9b
- à droite et à gauche de l’axe des bâtiments, au-dessus des logements des gardiens.
- Dans tous ces établissements, on rencontre de grandes dilïicultés pour obtenir de bonnes prises de terre, parce que le phare est construit sur des rochers (cas de Sein et de Créach), ou même au sommet d’une falaise crayeuse (cas de Cris-Nez) ; il a donc fallu constituer des prises de terre par des treillages métalliques de grande surface enterrés
- nues exige une surveillance constante, et il a fallu, par conséquent, placer les ? ostes d'émission dans la salle principale des machines, au voisinage des groupes électrogènes de l’éclairage, des compresseurs d’air qui alimentent les signaux sonores, etc... I.a photographie de la salle des machines de Gris-Nez montre ici combien on est obligé de serrer le matériel, faute de place. La sortie de l’antenne se fait par une ligne posée sur
- Isolateur J
- -'-"'''"‘Antenne en forme de prisme// hexagonal de fm 50 de côté Jj
- ,non prévu? par* leS^Hocai
- Descente d'antenne Solution N° 1— Solution N° 2 -/-
- flottaison
- VUE GÉNÉRALE DE L’ANTENNE DU BATEAU-FEU DU HAVRE
- dans le sol, qu’on a soin d’arroser assez fréquemment pour maintenir l’humidité.
- A Créach-d’Ouessant, la disposition des bâtiments ne permettait même pas cette solution, et il a fallu, par conséquent, remplacer la prise de terre ordinaire par un contrepoids formé de fils métalliques tendus sur des poteaux et potclets, et passant au-dessus des toits des logements ; disposition assez compliquée et plutôt originale, ainsi que le montre la figure de la page 98, mais qui est la seule efïicaee en pareille circonstance.
- Une autre diiliculté assez grande, qu’on a rencontrée, a été pour faire aboutir la descente d’antenne à la salle des machines. Dans les anciens phares (et dans celui de Sein, qu’on n’a pas modifié à ce point de vue), le matériel émetteur à haute tension était logé dans une cabine construite spécialement, et à l’emplacement le mieux approprié ; cela était suffisant pour un matériel exigeant, en définitive, fort peu de surveillance ; et on pouvait, d’ailleurs, placer le groupe générateur dans la salle des machines du phare et alimenter par une ligne aérienne ou souterraine les transformateurs de l’armoire d’émission. Mais l’adoption de postes émetteurs â lampes triodes pour ondes entrete-
- isolateurs et qui traverse le vitrage d’une des fenêtres, ainsi qu’on le voit dans les plans d’installation de Gris-Nez et de Créach-d’Ouessant. Dans ce dernier établissement, un autre fil isolé relie la borne de terre du poste au point central du contrepoids d'antenne qui est, lui-même, isolé ; des para-foudres sont prévus, d’ailleurs, pour mettre antenne et contrepoids à la terre, en cas de décharge atmosphérique.
- Le matériel
- Jusqu’en 1923, il n’existait pas, sur le marché, de matériel approprié aux conditions extrêmement dures auxquelles sont soumises les émissions de radiophares : durée de marche continue fort longue en temps de brume, pouvant atteindre dix-liuit heures et même davantage (1) sur les côtes de l’océan en temps bouché ; il faut que tout le matériel puisse subir, sans échauffement exagéré et sans panne, ces marches prolongées et fournir, pendant une année, des durées totales effectives de marche, pouvant atteindre mille deux cents heures et même davan-
- (1) On n constaté des périodes de brume d’une durée do 72 heures consécutives à Belle-Ile. et de 90 heures Gris-Nez.
- p.96 - vue 40/148
-
-
-
- LES NOUVEAUX HAD10PHARES FRANÇAIS
- 97
- tage si, comme nous l’espérons, l’usage des radiophares se montre très utile pour la navigation, même en temps de brume l'iiiver.
- Il a paru également nécessaire de simplifier le plus possible le matériel, parce qu’il doit être confié à un personnel généralement non spécialisé et déjà fort occupé ailleurs, et que les nécessités budgétaires actuelles ne permettent pas d’augmenter, ni d’améliorer
- surtensions dans l’un ou l’autre des circuits.
- Des puissances d’émission différentes ont encore été prévues pour le jour et pour la nuit, afin d’obtenir sensiblement les mêmes portées dans les deux cas ; un groupe de lampes d’émission de rechange doit être constamment disponible et facilement substitué au groupe en service, en cas de rupture d’un filament de l’une d’elles.
- GROUPE CONVERTISSEUR ÉLECTROGÈNE DU RADIOPIIARE D’OUESSANT
- notablement. Les conditions sont donc tout à fait différentes de celles qu’on rencontre dans les postes d’émission des services militaires ou maritimes ou les postes de télégraphie. On a été ainsi conduit à proscrire le plus possible l’emploi des accumulateurs, à réaliser l’entraînement direct des machines génératrices par des moteurs à essence, qui doivent être exceptionnellement robustes et munis d’une régulation de vitesse rigoureuse. Il faut prévoir un matériel de secours complet et des changements périodiques de matériel au cours d’une émission.
- Dans les postes à lampes triodes, afin de réduire les frais de remplacement des lampes très coûteuses, on a dû utiliser des lampes robustes, soumises à des tensions de plaque et surtout de chauffage rigoureusement constantes, et les compléter par des dispositifs automatiques de coupure pour parer aux
- Enfin, les tensions d’alimentation des lampes doivent être modérées pour limiter les chances d’accidents du personnel et du matériel, et réduire le coût de la lampe ; nous avons été ainsi conduits à adopter, de préférence, des lampes à tension assez basse : 1.200 à 2.000 volts, en les groupant en parai lèle en nombre convenable, plutôt que des lampes à haute tension ; le rendement s’en est trouvé amélioré.
- Les expériences faites à Gris-Nez ont encore montré combien il est nécessaire, pour un radiophare fonctionnant sur 1.000 mètres de longueur d’onde, de purifier les ondes hertziennes produites avec beaucoup plus de soin qu’on n’a cherché jusqu’ici à purifier les ondes usuelles de faible longueur : 300 à 600 mètres ; cela tient à ce que les harmoniques supérieurs de ces dernières ondes ne peuvent gêner que des émissions de
- p.97 - vue 41/148
-
-
-
- 1)8
- LA SCIENCE ET LA VIE
- LA CABINE DU R AD IO PII A UK DE GRIS-NEZ
- 200 mètres de longueur d’onde ou au-dessous, qui n’ont pas d’importance au point de vue du trafic commercial ou maritime, tandis que les harmoniques de l’onde de 1.000 mètres se produisent sur 333 mètres et 500 mètres. La modulation est, comme on le sait, une cause de production d’har-moniques, soit parce qu’elle produit et interrompt brusquement la conductibilité des triodes au moment où varie le voltage, soit parce qu’on fait varier trop brusquement le voltage des plaques, par exemple, par l’emploi d’ondes découpées ou par l’emploi d’alimentation di -recte en alternatif.
- Nous avons donc été conduit, pour ces raisons, à adopter, sur le bateau-feu du Havre, une lampe intermédiaire, dite excitatrice, qu i. agissant sur le circuit de plaque, sert à l’entretien des oscillations de grille des lampes émettrices Ces dernières jouent simplement le rôle d’amplificatrices et peuvent ainsi travailler seulement dans les parties rectilignes de leurs caractéristiques, condition qui n’est pas possible dans le cas d’une réalisation de l’auto-excitation directe.
- Dans les autres établissements, il a paru plus simple et plus général, comme solution, d’interposer un circuit oscillant intermédiaire entre les plaques des lampes émettrices et l’antenne ; ce circuit oscillant formé par un condensateur et une self, dont on attaque un point par les plaques chargées, au moyen de la source de courant (avec interposition d’une bobine d’arrêt), est bien connu des sans-fîlistes.
- Le fonctionnement automatique
- Pour assurer les conditions spéciales d’émission que nous avons exposées on a dû réaliser des appareils automatiques, non seulement pour la production des signaux, mais aussi pour la commande des machines.
- Dans le radiophare du type de port, représenté par le bateau-feu du Havre, le groupe caractéristique est répété constamment, parce que le navigateur qui entre dans-un port, doit repérer sans cesse sa position. Le manipulateur automatique est consti-
- VUF. EN COUPE VERTICALE DE L’ANTENNE ET DU CONTREPOIDS DU RADIOPHARE DE
- créacii-d’ouessant
- A, attache supérieure île Vantenne; B B, harpe de montée d'antenne; A D, A D\ file des deux nappes; P’ P”, fil d'entrée de poste; F, isolateur central du contrepoids ; G G’, isolateurs supportant les
- fils des deux nappes du contrepoids.
- p.98 - vue 42/148
-
-
-
- LEE MOL VE A U X H ADI O P U A UES F R A M ÇA l S
- !)!)
- tué par un appareil à quatre cames, tournant constamment, qui diffère peu du type que nous avons réalisé en 1912.
- Dans les ra-diophares qui ne doivent fonctionner qu’au début de cha-q u e q u a r t d’heure, en temps de brume, tels que les radiopliares de Gris-Nez et de Sein, on ajoute au manipulateur précédent une cinquième came, dont la révolution complète a une durée de six minutes et qui provoque l’arrêt du manipulateur lorsque l’émission, dont la durée est également de six minutes, est terminée. La mise en marche est provoquée par une horloge.
- Enfin, dans le radiopliare d’Ouessant,qui doit assurer, en temps clair, des émissions de grande puissance au commencement de chaque heure pendant cinq minutes et ajouter à ces émissions, en temps de brume, d’autres émissions de plus faible portée au début de chaque quart d’heure, le même récepteur d’horloge électrique agit sur deux circuits différents, respectivement par une came des heures et par une came des quarts d’heure.
- Le premier circuit provoque le démarrage
- du groupe électrogène par la batterie d’accumulateurs, puis l’émission, pendant six minutes, des ondes de grande puissance reproduisant l’indicatif, enfin l’arrêt du système. Le deuxième circuit, utilisé quand le groupe électrogène tourne constamment, provoque l’émission de l’indicatif par ondes de petite puissance et les durées de silence intermédiaires de neuf minutes.
- On peut juger, par ce qui précède, des grands efforts qui ont été faits depuis 1912 par le Service des phares, qui, comme le rappelait le regretté directeur Ribière, en 1908, à la Commission interministérielle de T. S. F., a eu l’initiative, en matière de radiopliares et de ' radiogoniométrie (l),pour faire profiter la navigation maritime de tous les progrès que peut réaliser, dans la signalisation des côr les, l’emploi de la radiotélégraphie ; d’autres progrès sont, d’ailleurs, en cours d’études en vue d’une simplification
- (1) Voir nos brevets américains n01 783.923,783.992 et 824.682 de 1900 et anglais n° 11.127 de 1902 (cadre radiogoniométriqno), et la Nolico sur les travaux du service des Phares exposés à l’Exposition franco-britannique de 1908,
- DÉTAILS DE LA FIXATION DE LA DOUBLE ANTENNE AU-DESSUS DE l.A LANTERNE DE 1.’OPTIQUE DU BATEAU-FEU DU HAVRE
- A celle antenne est fixé un U renversé, en cornière, au sommet duquel sont retenus, par deux chaînes d'isolateurs Vedo-velli, les fils des deux nappes d'antennes. A droite et à gauche, on voit les hexagones en bambous maintenant l'écartement des fils (V antennes qui forment deux prismes de 3 mètres de diamètre.
- p.99 - vue 43/148
-
-
-
- 100
- LA SCIENCE ET LA VIE
- du matériel employé, afin d’en permettre la plus rapide généralisation.
- La création d’un réseau de radiophares resterait stérile si. d’autre part, les navigateurs n’installaient pas sur leurs navires les radiocompas nécessaires pour utiliser leurs indications, c’est-à-dire pour relever la direction des radiophares.
- Le radiogo-niomètre est. d’ailleurs, indispensable pour permettre à un navire de déterminer la direction d’un autre navire, soit pour éviter les iisquos de collision entre des bâtiments naviguant en sens inverses sur la même route, soit pour se porter rapidement au secours d’un navire en détresse.
- U ne faut pas compter, en effet, que celui-ci puisse toujours transmettre son point par T. S. F. en cas de sinistre ; et même, s’il le transmet, l’ex-p é r i e n c e a prouvé que, bien souvent, ce point n’est pas donné assez exactement pour fournii-une indication aussi précise que la radiogoniométrie.
- S’inspirant de ces considérations, dès le 2 mai 1922, M. Babin, directeur des Phares et Balises, signalait au directeur des Services du Travail et de l’Enseignement maritime au sous-secrétariat des Ports, de la Marine marchande et des Pêches, l’opportunité
- d’imposer aux navigateurs l’installation de radiogoniomètres de bord.
- Si l’administration n’a pas cru possible, jusqu’ici, d’introduire cette obligation dans la réglementation de la T. S. F. à bord des
- navires, ce n’est pasqu’elle en méconnaisse l’importance et l’utilité, mais elle craint, en imposant de nouvelles charges à l’armement français, de le mettre en état d’infériorité vis - à - vis de ses concurrents étrangers, tant qu’une entente internationale ne sera pas intervenue pour formuler cette nouvelle obligation.
- L’emploi de la T. S. F. à bord des navire s de commerce et de pêches, au point de vue de la sécurité maritime, a été réglementé par un décret du 6 avril 1923 et circulaire du 7 septembre 1923 du sous-secrétariat des Ports.
- On s’est préoccupé de donner aux navires la possibilité de lancer et de recevoir le signal S. O. S. ; en répartissant les navires en trois catégories suivant les obligations à leur imposer pour sauver les navires en détresse, d’après leurs moj7ens d’action, l’article 51 stipule que le capitaine a l’obligation de se rendre à l’appel de tout navire en danger, obligation déjà inscrite dans la Conven-
- RADIOPIIAHE DU BATEAU-FEU DU HAVRE Vue intérieure de la cabine du capitaine, contenant un appareil d'émission; à droite, Varmoire d'émission contenant, à la partie supérieure, derrière le grillage, les lampes d’émission; en avant, un tableau de réglage et de contrôle. Dans le bas du tableau, on voit les poignées de commande des selfs-induction de plaque et d’antenne; à gauche, le tableau de mise en marche et de couplage des deux groupes convertisseurs ; à droite, sur la planchette, un petit convertisseur rotatif alimentant le poste de téléphonie sans fil, non représenté. En dessous, les accumulateurs de chauffe; dansl'angle du plafond, l’isolateur de sortie de l'antenne.
- p.100 - vue 44/148
-
-
-
- LES NOUVEAUX 1{ AD 10 P H A Ii E S FRANÇAIS
- 101
- tion de Londres, du 20 janvier 1914 (1).
- L’avenir
- Les trois types de radiophares qui ont été décrits dans le présent article ne sont pas les seuls dont le service des Phares envisage actuellement l’utilisation, mais ils ont l’avantage d’ctre parfaitement au point, ainsi que l’ont, démontré les réceptions qui ont été faites des signaux par les services de l’Aviation, des P. T. T. et de la Marine. C’est ainsi que, lors que le transatlantique la France ramenait, il y a quelques mois, des États-Unis la mission financière française, ce navire a pu relever très facilement sa position par rap-P o r t à 1 ’ î 1 e d’Ouessant, au
- (1) Première catégorie : navires de plus de 2.000 tonnes, ou cinquante hommes à bord, ou douze passagers. Elle se répartit en trois classes, suivant l’importance et la vitesse.
- L’écoute est permanente pour la première classe, temporaire pour la deuxième classe, quelconque pour a troisième classe.
- Deuxième catégorie : navires de moins de 2.000 tonnes et plus de 500 tonnes, ou portant douze passagers ; ils doivent être munis de postes récepteurs.
- Troisième catégorie : navires de moins de 500 tonnes-Aucune obligation sur les navires appartenant aux deux dernières catégories ; le service est assuré par un opérateur breveté, assisté de un ou deux agents écouteurs, respectivement pour la deuxième et la première classes.
- moyen de son radiogoniomètre de bord, à plus de 180 milles du phare de Créach. Tout le littoral français peut être doté bientôt, sans aucun aléa, d’un réseau complet de radio-phares, défini par le programme exposé plus
- haut, si les crédits nécessaires sont votés.
- L’état actuel de nos finances n’est malheureusement pas très favorable, mais il faut espérer que le Parlement trouvera les ress urces suffisantes (350.000 francs) pour réaliser, en 1926, une modeste tranche dudit programme.
- Les commissions des Finances de la Chambre et du Sénat ont indiqué, du reste, que l’on pourrait se procurer des ressources, pour le fonctionnement et le développement de l’éclairage et du balisage des eôv tes, par l’établissement, sur la navigation maritime, d’un « droit de feu » analogue à celui qui est perçu, depuis plusieurs siècles, sur les côtes anglaises.
- Déférant à cette indication, le ministère des Travaux publics (sous-secrétariat des Ports) a préparé, en mai dernier, un projet de loi réorganisant sur ces bases le service des Phares et Balises. Il faut espérer qu’une décision ne tardera pas à être prise, qui permettra d’accroître la sécurité de nos côtes. André Blondf.t..
- TABLEAU DE .COUPLAGE ET DE BATTERIE POUR L’ÉCHANGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES En haut, les inverseurs permettant la charge de la batterie de chauffage et une batterie couplée en parallèle, pour le chauffage des filaments (en dérivation aux bornes de la dynamo de chauffage et en série pour la commande du convertisseur rotatif du poste téléphonique). A gauche, le conjoncteur-disjoncteur. En dessous, les inverseurs de haute et basse tension, permettant de remplacer un groupe électrogène par l'autre; à gauche, le commutateur rotatif, destiné à couper le circuit de la dynamo haute tension pendant la charge des accumulateurs.
- p.101 - vue 45/148
-
-
-
- t
- I
- I
- t
- \
- ?
- i
- t
- î
- r
- i
- i.
- i
- i
- ON VOIT ICI LE COMMANDANT D’UN SOUS-MARIN EN PLONGÉE OBSERVANT L’HORIZON AU. MOYEN DE SON PÉRISCOPE
- l
- 102 LA SCIENCE ET LA VIE
- p.102 - vue 46/148
-
-
-
- LES DANGERS
- QUI MENACENT LES SOUS-MARINS ET LEURS ÉQUIPAGES
- Par le Capitaine de corvette LABOUREUR
- La catastrophe du sous-marin italien Sebastiano-Ventero, disparu en octobre dernier avec tout son équipage, la perte du sous-marin anglais M-l, le 13 novembre 1925, enfin l’explosion survenue à bord du soiis-marin français Néréide, le 12 novembre, après avoir fait répandre des larmes et porté le deuil dans nombre de familles maritimes, attirent l’attention du public-sur ces petits navires, qui restent tant soit peu mystérieux.
- Ils ont, comme l’avion, la mobilité dans les deux plans. Mais l’onde glauque a remplacé l’air ! Et leurs équipages n’ont ni la griserie de l’espace, ni celle de l’air, ni celle du bruit. Confinés dans leur cercueil d’acier où le silence est maître, ils vont pour ainsi dire à tâtons à travers la mort invisible et n’auront pas même la consolation de mourir en regardant le ciel !
- Il faut avoir vu les yeux des hommes confiants, braqués, à l’heure du péril, sur le visage calme du commandant au périscope, qui, seul, sait et voit, attendant de sa bouche la parole rapide, nette, décisive, qui les sauvera ; il faut avoir vu cela, dans le silence impressionnant où ronronnent seulement les moteurs électriques, pour comprendre l’intensité des drames qui se- jouent, sous les eaux en quelques.jnst&nts !
- La liste est déjà longue de ces navires qui dorment leur dernier sommeil dans les profondeurs abyssales. Ne parlons pas de la guerre où le devoir est de détruire : nos sous-marins ont très largement payé leur tribut à la patrie, puisque treize d’entre eux n’ont pas vu se lever l’aurore glorieuse ! Us meurent en paix comme en guerre, et chacun se souvient, en France, des catastrophes du Lutin, du Farfadet, du Pluviôse, du Ve?idémiaire et de tant d’autres sous-marins étrangers.
- Nous allons passer en revue tous les dangers extérieurs ou intérieurs qui menacent les héros de l’onde, étudier les réactions possibles de leur part contre ces dangers, enfin examiner les secours qui peuvent leur être donnés de l’extérieur et qui arriveront souvent trop tard !
- Sous-marins et submersibles
- Depuis le premier sous-marin, la Tortue, de Bushnell (1776), le Nautile, de Fulton (1800), le Brandtuu-cher, de Bauer (1850). le Plongeur, de Bourgeois et Brun (1864), le Gymnote, de Gustave Zédé (1886), le Gustave-Zédé, de Gustave Zédé et Roma-zotti (1889), depuis tous ces précurseurs, bien des progrès ont été réalisés pour aboutir aux sous-marins de plus.de 2.0.00. tonnes, qui ont bien failli nous
- FIG. 1.
- JvVater ballast
- Coque épaisse
- COUPE DE COQUE DE SOUS-MARIN (Type « Émeraude » 1005)
- Pont
- (Type « Pluviôse » 1907.)
- p.103 - vue 47/148
-
-
-
- 104
- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 3. — I.A « TORTUE », DE BUSIINELL (1776)
- O, O, waler-ballasts; Q, P, pompes pour la vidange des ballasts; B, plomb de sécurité détachable; N, manœuvre de lar-guage; E, hélice propulsive; F, hélice d’immersion à axe vertical; M, manivelle; L, panneau d'accès; J, I, hublots; T, mine pouvant s'appliquer sur une coque ennemie; G, gouvernail.
- enlever la victoire par l’ctranglement du trafic économique allié sur mer.
- Toutes ces imités sont désignées sous le nom générique de « sous-marins ». Cependant, il importe de définir les différences entre le sous-marin et le submersible, ces différences ayant des influences considérables sur les risques courus et les moyens de les éviter.
- Sous-marins et submersibles se composent essentiellement d’une coque très épaisse, en forme de cigare, et susceptible de résister à une pression de 100 mètres d’eau. A cette coque sont adjoints des water-ballasts. réscr
- voirs que l’on remplit d’eau de mer pour annuler à peu près la flottabilité. Le réglage précis est effectué par les caisses d’assiette ou de réglage munies d’un niveau, et dans lesquelles on introduit plus ou moins d’eau, en tenant compte des variations de poids à bord (équipage, vivres, combustible, etc.).
- Los sous-marins ont leurs ballasts à l’intérieur de la coque, les submersibles les ont à l’extérieur. Dès lors, la différence de construction apparaît nettement.
- Sur les sous-marins, les ballasts intérieurs sont nécessairement, pour des raisons d’encombrement, de volume très réduit (de 3 %à 12 % du déplacement total). Ils supportent la pression de l'immersion et devront, par suite, être construits en tôle aussi robuste que la coque sous-marine elle-même (fig. 1).
- Sur les submersibles, au contraire, les ballasts sont à l’extérieur de la coque sous-marine, autour de laquelle ils forment une double coque. Leur volume peut atteindre de 25 à 33 % de déplacement. Etant h l’exté-rieur, on peut les laisser communiquer librement avec la mer par une vanne de rem-
- fig. 4.
- plissage à la partie basse et une évacuation d’air à la partie haute. Leurs tôles ne sont pour ainsi dire qu’immergées dans l’eau, dont elles ne supportent pas la pression. Elles peuvent donc être légères (fig. 2).
- Quand il navigue en surface, le sous-marin, avec sa flottabilité réduite, émergera
- très peu de l’eau. Le submersible, allégé de l’énorme volume d’eau de ses ballasts, fer-més pour la navigation de surface, émergera à peu près comme un navire ordinaire. Sa double coque lui en donne d’ailleurs les lignes. Il pourra, comme un torpilleur, affronter les plus mauvais temps, tandis que le sous-marin, recouvert par les lames et les embruns, n’aura souvent d’autre ressource contre la tempête que de prendre la tenue de plongée.
- La force de l’habitude a fait à peu près abandonner le terme de submersible, pour désigner sous le seul nom de sous-marins tous les bateaux qui vont sous l’eau, quels que soient leur forme et leur tonnage. Ainsi ferons-nous dans la suite.
- LES DANGERS SOUS-MARINS
- I.
- Les menaces intérieures
- Lanier.— Un sous -mari n comporte, naturellement. un certain nombre d’ouvertures : panneaux d’accès, manches d’aération, etc..., qui doivent être fermés avant de prendre la plongée, et un tuyautage très compliqué, qui doit pourvoir à tous les besoins de la navigation et de la plongée : remplissage et vidange des ballasts, des caisses d’assiette, épuisement des cales, alimentation des lances d’incendie, etc...
- La première préoccupation du commandant et des officiers doit être de connaître ce tuyautage dans ses moindres détails. Un
- LE « PLONGEUR », DE BOURGEOIS ET BRUN
- (Construit en 1864.)
- p.104 - vue 48/148
-
-
-
- LES DANGERS QUI MENACENT LES SOUS-MA RJ NS 105
- ordre précis ne peut être donné qu’en connaissance parfaite du matériel.
- Chaque sous-oilicier doit connaître son compartiment, chaque homme, son poste.
- Avant l’ordre de plonger, un appel est fait de toutes les ouvertures. A l’appel de l’ouverture dont il est chargé, chaque homme répond : « Fermé. »
- Ces précautions n’ont pas empêché le
- tendue vers ce danger sans cesse menaçant. Le silence ne sera jamais trop grand pour percevoir les bruits de l’onde perfide.
- Les explosions. — Nombreuses sont les causes d’explosions à bord. Les torpilles automobiles, les bouteilles d’air comprimé, les munitions de combat ou d’exercice, les accumulateurs électriques sont autant de volcans qui n’attendent qu’une étincelle.
- El G. 5. — LF SOUS-MARIN FRANÇAIS « ÉMERAUDE » A SON APPONTEMENT D’AMARRAGE
- sous-marin Farfadet de couler devant Bizertc, en 1905, par suite d’un panneau non fermé ou mal fermé (flg. 9 et 10).
- La mer veille comme un fauve toujours prêt à bondir. Une simple ouverture d’un robinet ou d’une vanne suffît à mettre l’intérieur du sous-marin en communication avec la mer et peut causer une catastrophe.
- Les ballasts intérieurs des « sous-marins » constituent un danger spécial, puisqu’ils peuvent éclater à l’intérieur. Ce fut la perte du sous-marin Lutin, en 1908, une vanne ayant été mal fermée par sufte d’un gravier (fig. 8).
- L’attention de chacun doit être sans cesse
- Si les torpilles ne portent pas, en temps de paix, leur charge d’explosifs, elles ont cependant un énorme réservoir d’air comprimé à 150 kilogrammes pour les lancements d’exercice. Cet air alimente le moteur qui entraîne les hélices. Un choc, une chute, au’ cours d’une manipulation, peuvent provoquer une explosion du réservoir capable de déchirer la coque du sous-marin et de causer sa perte.
- L’explosion du réservoir d’air comprimé d’une torpille lancée par le Jauréguiberry et revenant heurter la coque par suite du blocage de son appareil de direction, occasionna une large voie d’eau à ce cuirassé.
- p.105 - vue 49/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- KHi
- A/^Ballast A/.f 9
- 9 )Ballast .
- Coque extérieure
- Coque sous marine
- SCHÉMA DES CHASSES d’AIR d’üN SUBMERSIBLE
- G, groupe de bouteilles d'air comprimé; 1, collecteur d'air comprimé; 2, collecteur de chasse ; 3, soupape de chasse générale; 4, soupapes de chasse des groupes avant, milieu, arrière; 5, soupapes individuelles.
- .Même danger pour les bouteilles d’air comprimé, qui sont cependant une très grande ressource pour le sauvetage, comme nous le verrons plus loin.
- Les munitions d’artillerie exposent le sous-marin aux mêmes dangers que les navires de surface. Les explosions de l’Iêna et de la Liberté sont encore présentes à toutes les mémoires.
- Enfin, les accumulateurs électriques dégagent, pendant leur charge, des gaz très inllammables.
- Cette recharge ne se fait qu’en surface, et une large-ventilation doit balayer cette atmosphère dangereuse. Mais, si la ventilation est insullisante et si une étincelle se produit accidentellement dans le mélange explosif, la catastrophe est inévitable. C’est la cause certaine de l’accident de la Néréide, à Toulon, le 13 novembre de l’année dernière. Ce fut un accident de même nature qui fit couler le Gustave-Zédé à Cherbourg, en 1916.
- Ce dernier genre d’accident pourrait se produire en plongée en temps de guerre, par suite d’une plongée trop rapide sans ventilation, provoquée par une surprise de l’ennemi.
- Il est heureusement à éliminer en temps de paix, ce qui est rassurant.
- II. Les menaces extérieures
- Les abordages. — Moins manœuvrant qu’un navire de surface, avec une perception uipins nette au périscope des mouvements félatifSjJe, ^oqs-rpariji pe peut souvent trou-
- ver son salut, dans un abordage imminent; que par une plongée rapide et profonde. Quelques secondes de retard dans la décision ou l’exécution peuvent lui être fatales.
- On se souvient des catastrophes du Pluviôse (fig. 11) et du Vendémiaire, le premier coulé par un paquebot devant Calais, le 26 mai 1910, le second abordé par le cuirassé Sàint-Louis, dans la Manche.
- Un cas beaucoup plus rare est l’abordage de deux sous-marins en plongée. Voir un périscope dans un autre périscope est chose impossible. En temps de paix, chaque sous-marin opère dans un secteur bien délimité, avec un espace neutre, et l’accident est presque irréalisable. Cependant, deux sous-marins du type Oursin se sont abordés devant La Pallice.
- En temps de guerre, les secteurs de sécurité disparaissent. Chacun court à l’ennemi. Et les deux aiguilles se rencontrent dans le tas de foin ! C’est ainsi que le sous-marin Gay-Lussac aborda le Berthelot en Méditerranée, en 1917, lui occasionnant une sérieuse voie d’eau.
- Les épaves et les roches. — Une épave entre deux eaux est naturellement invisible pour un sous-marin. Les sous-marins n’ont pas les glaces féeriques du Nautilus de Jules Verne. De minuscules hublots sont seuls pratiqués dans le kiosque : ils servent au commandant à contrôler l’immersion et l’émersion, mais, en plongée, personne ..n’yaventure. un ..gejj., P’aillejirs,.;' la
- manœuvre de P\
- Sous - mari n à moitié rempli d'eau
- FIG. 7. — SOUS-MARIN POURVU
- D’UN SAS « S » AVEC SCAPHANDRIER INDIVIDUEL
- p, porte intérieure; P, porte extérieure; r, robinet pour le remplissage du sas; t et r’, tuyau et robinet pour la vidange du sas.
- p.106 - vue 50/148
-
-
-
- LES DANGERS QUI MENACENT LES SOUS-MARI NS 107
- clarté de la nier permet rarement de voir plus loin qu’une vingtaine de mètres devant soi.
- L’épave constitue donc pour le sous-marin un danger inévitable, mais qui, toutefois, ne semble pqs devoir être mortel.
- Plus perfide est la roche pour le sous-marin naviguant au voisinage du fond. Une erreur du manomètre ou de l’enregistreur d’immersion, et le bâtiment peut aller se déchirer sur un écueil, demeuré invisible pour lui.
- Hâtons-nous de dire que ce cas ne peut être ni celui du Veniero italien (fig. 12) ni du M-l
- 1° Les plombs de sécurité ;
- 2° L’air comprimé.
- Si le navire est irrémédiablement coulé sur le fond, il reste encore quelques moyens de tenter de sauver le personnel. Ce sont •
- 1° Le canot ou flotteur détachable ;
- 2° Le sas avec scaphandrier autonome.
- Les plombs de sécurité. — Ce sont des masses de plomb de plusieurs tonnes, placées généralement dans la quille du sous-marin. La manœuvre d’un simple levier les fait tomber. Le navire se trouve brusquement
- FIG. 8. - L’ÉPAVE DU SOUS-MARIN « LUTIN », COULÉ EN 1908, PAR SUITE D’UNE ENTRÉE D’EAU
- DÉTERMINÉE PAR UNE VANNE MAL FERMÉE
- anglais (fig. 13) — catastrophes encore récentes — tous deux coulés par 80 mètres de fond, alors que les profondeurs normales de plongée ne varient qu’entre 10 et 40 mètres.
- Les mines. — Danger inexistant avant la guerre, les mines semées un peu partout ont causé, pendant les hostilités, la perte de nombreux sous-marins alliés et ennemis.
- Malgré les dragages très serrés, nous sommes convaincus que ce danger n’a pas, à l’heure actuelle, complètement disparu.
- LES MOYENS DE SAUVETAGE
- I. Les ressources intérieures du sous~marin
- Pour sauver son bâtiment en cas de danger, le commandant dispose de :
- allégé de leur poids et, si la rentrée d’eau est inférieure à la masse des plombs, le sous-marin continuera de flotter et remontera comme un bouchon à la surface.
- On peut alors avoir le temps d’évacuer le personnel avant que la voie d’eau n’ait fait couler le sous-marin.
- L'air comprimé. — Il existe à bord un grand nombre de bouteilles d’air comprimé chargées à 180 kilogrammes (de 2.000 à 4.000 litres environ, suivant le tonnage) et réparties en trois groupes, à l’avant, au milieu et à l’arrière.
- Les ballasts sont divisés en six ou huit compartiments par des cloisons étanches et. à la partie supérieure de chacun d’eux, aboutit un tuyau communiquant avec les réservoirs d'air et appelé « tuyautage de chasse ».
- 14
- p.107 - vue 51/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET
- LA VIE
- 108
- FIG. 9. — LE « FARFADET », COULÉ EN FACE DE BIZERTE (TUNISIE), EN 1905
- FIG. 10. — L’ÉPAVE DU « FARFADET » DANS LE BASSIN DE RADOUB DU PORT DF. BIZERTE
- p.108 - vue 52/148
-
-
-
- LES D ANGE RS QUI MENACENT LES SOUS-MARINS 109
- Ce fractionnement des ballasts présente l’avantage incontestable de réserver la possibilité de chasser presque partout, en cas d’abordage ou d’échouage ayant crevé un ou deux compartiments.
- Le tuyautage de chasse est disposé de telle sorte que l’on puisse chasser soit dans tous les ballasts à la fois, soit dans un groupe ou dans un seul ballast (on peut ainsi isoler avec une certaine rapidité le ou les ballasts crevés).
- L’air comprimé arrivant à la partie haute des ballasts, expulse très rapidement l’eau de mer (30 tonnes environ dans l’espace d’une minute sur un sous-marin type Pluviôse).
- chait ensuite du sous-marin et remontait ensuite assez rapidement à la surface.
- Ce procédé a été complètement abandonné, peut-être à tort, pour des raisons d’encombrement et de résistance à la marche. On a aussi objecté que la rapidité des catastrophes sous-marines n’en permettrait presque jamais l’emploi avec quelque utilité.
- Le sas avec scaphandrier individuel. — C’est un compartiment S (fig. 7) communiquant avec l’intérieur du sous-marin par une porte p et avec l’extérieur par une porte P. Ces deux portes sont manœuvrables de l’intérieur du sas et de l’intérieur du sous-marin.
- FIG. 11. — LE « PLUVIOSE », COULÉ PAR UN PAQUEBOT DEVANT CALAIS, EN 1910
- Si le sous-marin se trouve en danger de couler, le premier réflexe du commandant sera de commander : « Chassez partout ! » Si cette manœuvre n’allège pas suffisamment le sous-marin, on commandera : « Larguez les plombs! » Enfin, si, sous l’effet de ce double délestage, le bâtiment ne remonte pas, il peut être considéré comme perdu.
- Il ne restera plus alors qu’à sauver le personnel quand la coque reposera sur le fond.
- Sauvetage du personnel
- Le canot ou flotteur détachable. — Ce moyen de sauvetage avait été imaginé par Bourgeois sur son Plongeur (1864). Il consistait en un flotteur fermé, extérieur au sous-marin et communiquant avec l’intérieur par un panneau. L’équipage s’y réfugiait, puis on fermait l’orifice d’accès au flotteur par des manœuvres intérieures ; le flotteur se déta-
- Un robinet r, dans le sas, permet son rem plissage et un tuyau t, avec robinet r’, permet sa vidange dans l’intérieur du sous-marin.
- Le sous-marin étant coulé, le premier homme ouvrant la porte p s’introduit dans le sas. Il referme p, puis ouvre le robinet r. L’eau s’introduit dans le sas, laissant une poche d’air à la partie haute.
- L’homme referme r quand l’équilibre de pression est établi. Il peut alors, sans difficulté, ouvrir le panneau P et il est expulsé au dehors par la remontée de l’air.
- On referme de l’intérieur le panneau P, on vide le sas dans le sous-marin par le robinet r’; le deuxième homme recommence la manœuvre, et ainsi de suite.
- Avant de sortir, chaque homme aura revêtu son scaphandre individuel. C’est un casque de scaphandrier portant un habit étanche serré à la ceinture et un appareil
- p.109 - vue 53/148
-
-
-
- 110
- LA SCUËNCË ËT LA VlË
- fa
- s{ w :1
- " ' -
- \ C .
- . . f ' • ârÿ 4
- FIG. 12. - LE SOUS-MARIN ITALIEN « SEBASTIANO-VENIERO », COULÉ LE 26 AOUT 1925,
- PAR SUITE D’UNE CAUSE INCONNUE
- générateur d’air à oxylitlie. L’eau monte dans l’habit jusqu’à équilibre de pression, laissant la tête dans l’air.
- Il ne reste plus que le danger de la remontée avec changement de pression trop brusque qui expose à des accidents graves. Mais cela vaut encorè mieux qu’une mort certaine et terrible dans une carapace d’acier !
- Les suprêmes ressources. Les cloisons étanches. La bouée téléphonique. -— A défaut de tous ces moyens, il ne reste plus à l’équipage, s’il le peut, que la ressource de se réfugier dans les compartiments non envahis par la mer. Généralement, le sous-marin repose incliné sur le fond, et il se produit une poche d’air à l’avant ou à l’arrière. Les cloisons étanches pourront résister. Mais là, si de prompts secours ne viennent pas de l’extérieur, c’est la mort lente, assurée, dans l’asphyxie et le désespoir.
- L’équipage aura pu, peut-être, larguer la bouée téléphonique. C’est une bouée que l’on peut décrocher de l’intérieur et qui remonte à la surface en déroulant un câble relié à un téléphone dans le sous-marin. Les sauveteurs peuvent y adapter un second téléphone et correspondre avec les sinistrés.
- Ironique consolation, qui ne procurera, le plus souvent, que de faux espoirs aux condamnés à mort, étant donné la lenteur des moj'ens extérieurs !
- Ainsi périrent nos infortunés camarades du Farfadet, après avoir eu, deux fois, l’espoir d’être sauvés, les chaînes qui les sou-
- levaient s’étant brisées à deux reprises.
- II. Les ressources extérieures
- La recherche de Vépave. — Si aucune trace à la surface (bulles d’air, taches d’huile) ne révèle le lieu du sinistre, la recherche ne pourra être effectuée que par des scaphandriers.
- Les scaphandriers ordinaires ne peuvent guère, à cause de la pression, descendre au delà de 40 mètres. Les Allemands ont construit des sortes de cloches à plongeurs qui permettent d’explorer le fond jusqu’à 150 mètres. En voici la description :
- Un nouvel appareil de recherches sous-marines. — Quatre plongeurs avec deux appareils ont été utilisés à Portland pour rechercher le M-l. Ces appareils diffèrent essentiellement du scaphandre ordinaire en ce sens qu’ils sont rigides et peuvent résister à la pression de 250 mètres d’immersion. La pression à l’intérieur demeure donc la pression atmosphérique, tandis que le scaphandre souple doit travailler à la pression d’immersion (une atmosphère par dix mètres d’eau), ce qui rend le travail très pénible aux grandes profondeurs (maximum : 50 mètres) et nécessite d’infinies précautions dans la descente et surtout dans la remontée, pour éviter les embolies (fig. 13 bis).
- L’appareil allemand de MM. Neufeld et Huhnke est, en réalité, un sous-marin auquel il ne manque qu’un moyen de propulsion. Il comporte, en effet, comme le sous-marin, des ballasts intérieurs pour annuler la flot-
- p.110 - vue 54/148
-
-
-
- LES DANGERS QUI MENACENT LES SOUS-MARINS 111
- FIG. 13. — LE SOUS-MARIN ANGLAIS « M-l », COULÉ LE 12 NOVEMBRE 1925 EN FACE DE PORTLAND, DANS DES CIRCONSTANCES NON DÉTERMINÉES
- tabilité et des chasses d’air comprimé pour en expulser l’eau. Il consiste en un cylindre en alliage d’aluminium, prolongé par des bras et des jambes articulés par des rotules. Un casque, portant des hublots, est vissé pardessus. L’homme étant « embarqué », l’appareil, qui pèse une demi-tonne, est immergé. Le câble est filé et le plongeur, admettant de l’eau dans ses ballasts, descend à la vitesse de 80 mètres à la minute.
- Il n’est relié à la surface que par le câble de hissage, qui renferme trois fils téléphoniques. Le tuyau d’arrivée d’air des scaphandriers ordinaires, avec tous les dangers qu’il comporte, est ainsi évité. Le plongeur règle sa flottabilité pour avoir une adhérence convenable sur le fond. Il travaille au moyen de griffes d’acier aux extrémités de chaque bras et mues de l’intérieur par des volants.
- La régénération de l’air est assurée : 1° par un masque contenant une pastille qui absorbe l’acide carbonique et régénère l’oxygène ; 2° par des bouteilles d’oxygène comprimé.
- Pour remonter, l’appareil est hissé par le câble. Mais, en cas d’urgence, le scaphandrier peut, par une manœuvre intérieure, larguer le câble. Il chasse ses ballasts et remonte comme une bouée, à la vitesse de 125 mètres à la minute.
- L’appareil présente sur le scaphandre ordinaire l’avantage de pouvoir être utilisé par n’importe qui, sans entraînement préalable.
- Les ultra-sons. — Un beau progrès de la science (1915) permet d’explorer le fond
- des mers et d’y découvrir une épave. On utilise pour cela la réflexion, l’écho d’ondes ultra-sonores. A la fréquence de 40.000, elles jouissent de la propriété remarquable d’être dirigées dans un cône de 3 à 5°. La réception de leur écho peut donc donner la direction d’un obstacle. Ces ondes sont produites par un courant alternatif, qui charge un condensateur à lames de quartz. Le quartz transforme le courant alternatif en onde ultra-sonore et, inversement, transforme une onde ultra-sonore en un courant alternatif. On peut donc mesurer, par enregistrement, le temps qui s’écoule entre l’émission d’un train d’ondes et la réception de son écho. De plus, cet écho produit sur l’enregistreur une courbe qui varie avec la nature du fond et est susceptible de révéler la présence d’une épave.
- Si le sous-marin est repéré par des fonds accessibles, on pourra tenter de le soulever ou d’en faire sortir le personnel.
- Les docks de relevage. — On a construit, avant la guerre, de puissants docks de relevage composés de deux gros chalands écartés d’une quinzaine de mètres et réunis par un très fort pont métallique, d’où pendent des chaînes mues par de puissants treuils. Des scaphandriers peuvent accrocher ces chaînes à des boucles rivées sur la coque du sous-marin (fig. 15.)
- Mais, étant donné la lenteur de la mise en action de tels moyens, on n’arrivera jamais qu’à sauver le matériel (cas du Pluviôse), l’équipage ayant péri depuis longtemps.
- p.111 - vue 55/148
-
-
-
- 112
- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 13 bis.-L’Al’PAHEIL allemand utilisé FOUIt LES rLONGÉES de grande profondeur
- p.112 - vue 56/148
-
-
-
- LES DANGERS QUI MENACENT LES SOUS-MARINS 113
- FIG. 14. - LE SOUS-MARIN « NÉRÉIDE », A BORD DUQUEL UNE EXPLOSION FIT DEUX VICTIMES,
- A TOULON, LE 13 NOVEMBRE 1925
- Et quand les sous-marins de Toulon appareillent, en sortant de la Darse Missiessy, les équipages peuvent contempler d’un œil mélancolique cette charpente formidable et coûteuse, qu’ils espèrent immobile à jamais !
- La manche de sauvetage. — Ce moyen de sauvetage avait été imaginé avant la guerre. Il a été expéri-inenté, mais sa réalisation définitive n’a jamais été poursuivie.
- C’est un long tube flexible, muni d’une échelle à l’intérieur et pouvant livrer passage à un homme. Une de ses extrémités peut être vissée par un scaphandrier sur un panneau spécial du sous-marin. Le panneau est ouvert et la communication établie avec l’atmosphère. Le sauvetage pourrait ainsi être assuré, mais, hélas ! dans la plupart des cas, la communication avec l’atmosphère aura pour résultat immédiat le remplissage complet du sous-marin, par voie d’eau, ou tout qu moins une décompression bru-
- tale susceptible d’occasionner des embolies.
- Le renflouage à l'air comprimé. — Un dernier moyen consiste à envoyer dans le sous-marin de l’air comprimé, qui expulsera l’eau et fera remonter le sous-marin. Celui-ci
- est muni, à cet effet, de raccords spéciaux à l’avant et à l’arrière, permettant de visser une tubulaire d’air.
- Conclusion
- Nous croyons avoir passé en revue toutes les causes possibles des catastrophes sous-marines et tous les moyens humainement possibles de secourir les équipages.
- Pendant ce temps, les héros du Veniero et du M-l — et de tant d’autres— dorment leur dernier sommeil, sans qu’on puisse même connaître le lieu de leur éternel repos.
- Notre opinion est que ces dernières cata; -trophes sont dues à une explosion intérieuie ou à la rencontre d’une mine ou d’une épave, et non à une collision avec un bâtiment naviguait en surface. C* Laboureur.
- FIG. 15. - COUPE SCHÉMATIQUE D’UN DOCK EMPLOYÉ
- POUR LE RELEVAGE DES SOUS-MARINS
- p.113 - vue 57/148
-
-
-
- UNE POMPE CENTRIFUGE QUI S’AMORCE AUTOMATIQUEMENT
- Lks pompes centrifuges ont, depuis longtemps, remplacé les pompes à piston dans tous les usages où il est nécessaire d’avoir rapidement de gros débits, ce qui est le cas, notamment, pour les engins de sauvetage : pompes à incendie, d’épuisement pour bateaux, mines, etc... Mais un inconvénient subsiste dans la difficulté d’amorcer la pompe, laquelle ne peut commencer son travail d’aspiration que lorsque l’air qui se trouve dans les tuyauteries et le corps de pompe a été évacué.
- On a remédié, jusqu’ici, à cetle difficulté, par 1 ’ ad j onction d’une pompe auxiliaire à piston, qui est généralement accouplée par engrenages à la pompe principale. Mais cette solution donne des machines coûteuses et encombrantes, et des nouvelles recherches à ce sujet ont conduit les ateliers Siemens-Schuckert à établir une nouvelle pompe auxiliaire, très simple, que représente la figure schématique ei-contre.
- l)’une forme analogue à la pompe centrifuge, cette nouvelle pompe comporte une roue à palettes qui tourne à l’intérieur d’une boîte cylindrique, laquelle est excentrée par rapport à la partie mobile. Cette chambre d’amorçage contient de l’eau, qui se trouve entraînée au démarrage, et projetée circu-lairement dans la boîte. Mais, par suite de la forme de celle-ci, il se constitue, entre la couronne d’eau projetée et la roue, des vides commençant dans le « croissant » de l’excentrique, puis augmentant progressi-
- vement sur le côté droit de la boîte. Ces cavités se remplissent de l’air qui se trouve ainsi puisé dans la tuyauterie d’aspiration de la pompe principale, puis est évacué par le refoulement.
- Cette sorte de pompe à vide peut se monter facilement sur l’arbre de la pompe centrifuge, laquelle se trouve ainsi amorcée automatiquement presque aussitôt que mise en marche. Des systèmes de démarrage de ce genre ont été installés sur des pompes à incendie, puis sur des pompes de bateaux, et notamment pour le remplissage des réservoirs de sous-marins. Dans cette dernière application, il est particulièrement nécessaire d’obtenir un fonctionnement automatique et rapide, puisque de ces pompes dépendent toutes lès manœuvres et la stabilité du bateau. Cette utilisation indique donc que le nouveau dispositif est considéré comme présentant toute sécurité de fonctionnement.
- Le couplage de la pompe avec un moteur électrique, mode usuel sur les bateaux, est extrêmement facile, puisque moteur, pompe et dispositif rotatif d’amorçage se montent directement sur un même arbre. Il en résulte que le poids d’un tel groupe électro-pompe est réduit, par rapport à une pompe à piston de même capacité, de trois tonnes et demie à une demi-tonne. Or, l’abaissement du poids est une considération majeure et qu’on ne saurait négliger dans la machinerie des bateaux. L.-D. F.
- COUPE DE LA POMl’E CENTRIFUGE A AMORÇAGE AUTOMATIQUE
- p.114 - vue 58/148
-
-
-
- QU’EST-CE QUE LA LUMIERE ? QU’EST-CE QUE LA COULEUR ?
- Par Marcel BOLL
- PROFESSEUR AGRÉGÉ DE L’UNI VERSITÉ, DOCTEUR ÈS SCIENCES
- Des erreurs qui courent les rues
- Si la lumière fait partie intégrante de la vie sur la terre — et cela depuis le temps où il est apparu progressivement des yeux à l’un de nos lointains ancêtres — ce phénomène physique est d’un usage si courant qu’il est passé au ran des « choses qui vont de soi » et que chacun se trouve, par cela même, dispensé de réfléchir à son sujet. Aussi, le nombre de gens qui se sont demandé : « Qu’est-ce que pourrait bien être la lumière ? » est-il infime.
- La science, a-t-on dit fort à propos, n’est possible qu’à celui qui sait s’étonner. Toutefois, il ne suffit pas de s’étonner et de lâcher ensuite, sans bride, son imagination : tel est le mécanisme par lequel apparaissent une foule de théories saugrenues, qui en imposent au grand public — « Pensez donc ! c’est un ancien élève de l’École polytechnique ! » — mais qui déforment l’esprit et découragent les bonnes volontés. C’est que, pour comprendre le monde extérieur, il nous est, aujourd’hui, indispensable de connaître fort bien les travaux de nos devanciers : n’a-t-on pas vu dernièrement un chroniqueur scientifique proclamer que « les physiciens ne savent pas ce qu’est un rayon lumineux », alors qu’en toute franchise il devait modestement avouer : « Je n’ai jamais bien compris ce que c’est » ?
- Demandez à quelqu’un qui passe pour un savant : « Qu’est-ce que la lumière ? » Il y a quatre-vingt-dix-neuf chances sur cent qu’il vous réponde : « La lumière
- consiste en des vibrations de l’éther. » Et
- si, déçu par cette explication verbale, vous vous renseignez sur l’éther, vous entendrez tomber ces paroles doctorales : « L’éther est un milieu hypothétique, infiniment ténu, ce qui ne l’empêche pas d’être mille fois plus rigide que l’acier le plus dur. » Avouons-le franchement, ces paroles doctorales sont, aujourd’hui, des âne-ries, mais c’est ce caractère mystérieux de l’éther qui fit son succès auprès du public... Eh bien ! l’éther a été rayé de la science, fort heureusement et sans retour, par Einstein, en ce qui concerne l’interprétation des phénomènes lumineux tout au moins ; ce faisant, Einstein justifiait une tendance plus ou moins inconsciente des physiciens,qui.depuis 1905, avaient à peu près banni ce mot de leur vocabulaire. II faut renoncer à fabriquer de toutes pièces un milieu sur le modèle grossier de la matière. C’est dire qu’au cours de cet exposé familier, nous ne prononcerons plus le terme désuet d’ « éther ».
- Nous allons donc préciser quelque peu la nature de la lumière. Quelque peu, car ce que nous savons de positif sur ce sujet est exposé dans une demi - douzaine d’in-folio, bourrés d’équations différentielles ! Ne vous attendez donc pas à ce que je vous dise louic la vérité : ainsi ai-je dû sacrifier la diffraction, la polarisation et tous les effets magrié-toptiques et électroptiques, qui imposent tyranniquement à l’esprit la théorie électromagnétique de la lumière. Mais je m’appliquerai à dire rien que la vérité, telle, du moins, qu’elle est actuellement admise par les savants compétents.
- Quand on a bien compris en quoi consiste la lumière, ce n’est plus qu’un jeu de défi-
- JAMES C LE R Iv MAXWELL, SAVANT ANGLAIS (1831-1879) L'auteur de la théorie électromagnétique de la lumière et le précurseur de la radiotélégraphie.
- p.115 - vue 59/148
-
-
-
- 116
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Point de chute
- i
- FIG. 1. -- ASPECTS SUCCESSIFS DE LA SUR-
- FACE d’une EAU TRANQUILLE OU ON A JETÉ UNE PIERRE
- La figure est dessinée en coupe ; en e, puis en i, le point central a repris son état primitif ».
- nir la couleur, dans les trois significations que comporte ce mot, et de montrer que la couleur d’une émeraude ou d’une violette n’est pas une de leurs propriétés essentielles, intrinsèques, puisque la couleur varie avec la composition de la lumière éclairante. Nous signalerons, à ce propos, une application, toute d’actualité, qui a beaucoup impressionné les amateurs de théâtre.
- Faisons des ronds dans l’eau
- Si l’on en croit la légende, faire des ronds dans l’eau est une distraction favorite du soldat qui ne sait pas comment tuer les longues après-midi du dimanche. Inutile d’ajouter qu’aucun d’entre eux — fût-il adjudant -— n’eut jamais l’idée d’ima-
- giner un rapprochement quelconque entre les rides concentriques qui se forment sur la nappe liquide et la lumière du soleil qui éclaire ce tableau champêtre.
- Au moment où un corps quelconque — mettons, si vous voulez, une pierre — atteint une surface d’eau, cette dernière se trouve un instant creusée (fig. 1, a), mais elle revient bientôt à sa position d’équilibre (fig. 1, b) et la dépasse, par suite de la vitesse acquise, en formant un monticule (fig. 1, c), retourne en arrière (fig. 1, d, e), et ainsi de suite. En un mot, le point de chute devient une source de vibrations.
- Ce n’est pas tout. Comme l’eau forme un milieu pratiquement continu, le mouvement se communique de proche en proche aux parties voisines, et il se propage progressivement des rides, dont les divers aspects sont représentés en coupe par la figure 1, et dont l’une d’entre elles est dessinée en perspective par la figure 2.
- Il est facile de se convaincre qu’il s’agit là d’une propagation de mouvement sans déplacement de matière : un bouchon disposé sur le trajet de l’onde oscille sur place, sans aucune tendance à avancer ni à reculer. Il n’y a déplacement de matière que
- fig. 3.
- INTERFERENCE DE DEUX ONDES
- Longueur
- d’onde
- FIG. 2. - ONDE SE PROPAGEANT A LA SURFACE DE
- l’eau
- Q.
- m
- Espace parcouru en une seconde ou vitesse de propagation
- Sur cette figure en perspective, on a fait abstraction des ondes voisines.
- On voit comment deux mouvements vibratoires peuvent, en se combinant, donner, en certains points, le repos.
- lorsque les vagues déferlent, mais c’est là un tout autre phénomène.
- On appelle période du mouvement vibratoire, le temps qui s’écoule entre l’aspect 1 a et l’aspect 1 e, c’est-à-dire la durée au bout de laquelle le phénomène se répète à nouveau. Cette période sera, par exemple, d’un dixième de seconde ; autrement dit, le nombre de vibrations par seconde est dix.
- La figure 2 montre clairement ce qu’il faut entendre par longueur d’onde : c’est l’ensemble formé par un creux et le monticule voisin, ensemble qui se propage sans
- p.116 - vue 60/148
-
-
-
- QU'EST-CE QUE LA LUMIÈRE ?
- 117
- déformation sensible. Cette longueur d’onde est de l’ordre de cinq centimètres. Si nous jetons un dernier coup d’œil sur la figure 1. nous voyons aussi que la longueur d’onde est le trajet parcouru par l’onde entre les aspects a et e, c’est-à-dire précisément pendant une période.
- Ainsi donc, notre onde parcourt cinq centimètres pendant un dixième de seconde : la vitesse de propagation (fig. 2) est, par suite, de cinquante centimètres par seconde. C’est là un - résultat essentiel, valable aussi pour la lumière. Il s’ensuit qu’on obtient le nombre de vibrations par seconde (10) en divisant la vitesse de propagation (50) par la longueur d’onde (5).
- Tout cela est un peu abstrait, je m’en rends bien compte, mais, si vous avez de la peine à suivre ce chapelet d’évidences successives, en toute franchise , arrêtez - vous, et laissez à d’autres la satisfaction d’entrevoir en quoi peut bien consister la lumière.
- Sur la figure 3, nous avons supposé que deux pierres ont au même instant franchi la surface d’une eau tranquille : les deux rides produites se contrarient au milieu de la distance qui sépare les deux points de chute, car la droite de la ride de gauche est exactement disposée en sens inverse de la gauche de la ride de droite, comme le montre
- FIG. 4. -- LA MAIN PEUT DÉMONTRER L’EXISTENCE
- DES VIBRATIONS LUMINEUSES Il suffit de la placer à quinze centimètres de l'œil et d'observer un fond uni très éclairé à travers l'intervalle entre l'index et le médius. Au contact, il apparaît des rayures alternativement claires et obscures.
- la figure 2. Résultat extraordinaire : deux centres d’ébranlement, en combinant leurs effets, peuvent, en certains endroits, provoquer du repos ; de même, deux sons, en se détruisant l’un l’autre, donnent parfois du silence. On dit, dans ces divers cas, qu’il y a interférence.
- Nous voici bien loin des phénomènes lumineux, et, cependant, nous nous y retrouvons sans effort : si, avec la lumière, il est possible de produire d( s interférences, autrement dit si, en certains endroits, on peut réaliser des zones d’obscurité sans interposer d’écrans op; -ques, nous ai> rons affaire à un phénomène ondulatoire, ainsi que le proposait déjà le savant anglais Huygens, il y a près de trois siècles. Pour vous en convaincre, regardez le ciel bleu à travers la mince feule constituée par votre index et votre médius accolés, la main à quinze centimètres de l’œil : vous apercevrez alors (fig. 4) de fines rayures verticales, alternativement sombres et claires, dues au contournement de la lumière autour des doigts et à l’interférence des ondes ainsi formées. La main est donc l’appareil d’optique le plus simple pour démontrer l’existence des vibrations lumineuses et pour prouver que de la lumière, ajoutée à de la lumière, peut donner de l’obscurité. Mais ce résultat est trop important pour que nous ne nous y arrêtions pas un peu plus longuement.
- MIROIR FIXE!
- MIROIR FIXE!
- FIG. 5 ET 6. - MESURE DE LA VITESSE DE LA PROPAGATION DE LA LUMIERE
- Pendant le temps qu'a mis la lumière pour effectuer le double trajet vertical, le miroir supérieur a tourné d'un petit angle et la lumière ne revient plus à l'endroit même dont elle était partie.
- p.117 - vue 61/148
-
-
-
- .118
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 70 centimètres.
- Obscuritéy
- 5
- 6
- Lumière.
- \V
- \ ArN vv <NV
- o°
- 9 <v<
- <*
- FIG. 7. - MESURE D’üNE LONGUEUR D’ONDE
- LUMINEUSE
- Les deux ondes ne parcourent pas le même trajet ; l'une a acquis un retard par rapport à Vautre. Au point où elles se rencontrent, leurs états vibratoires respectifs sont représentés par la figure 8.
- Les ondes lumineuses
- Pour se faire une première idée des ondes lumineuses, il faut savoir avec quelle vitesse elles se propagent, et déterminer quelle est leur longueur d’onde.
- Il existe plusieurs méthodes permettant de mesurer avec une grande précision la vitesse de la lumière. Je me bornerai à faire comprendre le principe de l’une d’entre elles, celle qui fut imaginée par le physicien Foucault (üg. 5 et 6). Soit une source lumineuse envoyant des ondes sur deux miroirs, l’un incliné à 45 degrés, l’autre horizontal. Il est bien évident que, si les deux miroirs sont iixes, le trajet du retour se confondra avec celui de l’aller. Mais si, tout en maintenant fixe le miroir horizontal, on fait tourner rapidement l’autre miroir autour d’un axe horizontal (dans le sens de la flèche), ce miroir aura eu le temps de tourner d’un petit angle pendant le tempe qu’aura mis la lumière pour parcourir, aller et retour, la distance qui sépare les deux miroirs : l’onde de retour suivra une direction différente de celle d’aller. On trouve ainsi, pour la vitesse de la lumière (dans le vide ou dans l’air), le nombre énorme de 300.000 kilomètres par seconde. Il est facile de calculer que, si le miroir tournant est à
- cinq mètres de la source de lumière et à cinq mètres du miroir fixe, si, de plus, il tourne à raison de soixante tours par seconde, la déviation observée (fig. 6) serait de l’ordre d’un dixième de millimètre ; et il n’est pas très compliqué de rendre la méthode cent fois plus sensible...
- La détermination de la longueur d'onde de la lumière ne soulève pas non plus de difficultés insurmontables. La figure 7 schématise une des nombreuses méthodes employées. Une source lumineuse ponctuelle (jaune, pour fixer les idées) envoie de la lumière à travers deux trous ; ces deux trous vont jouer le même rôle que les deux pierres jetées en même temps à la surface de l’eau. Considérons deux ondes circulaires partant de ces trous et deux trajets particuliers de ces ondes ; observons alors leurs effets combinés sur une lame de verre dépoli : il s’y produit une apparence analogue à celle que vous aviez constatée entre l’index et le médius de votre main. On peut remarquer que les deux ondes n’arrivent pas en même temps à leur point de jonction : la seconde est en retard par rapport à la première. Si ce retard est égal à une demi-longueur d’onde, l’état vibratoire de la deuxième onde sera en retard d’une demi-période par rapport à la première : leurs effets simultanés s’annuleront (fig. 8), et on observera l’obscurité. C’est ainsi qu’on trr uve,
- FIG. 8. — DEUX ONDES LUMINEUSES QUI, EN INTERFÉRANT, DONNENT L’OBSCURITÉ
- Ce sont les deux ondes de la figure 7. Elles sont en parfaite opposition ; le phénomène vibratoire s'éteint : il y a donc obscurité par superposition de deux lumières.
- p.118 - vue 62/148
-
-
-
- QU'EST-CE QUE LA LUMIÈRE ?
- 110
- comipe longueur d’onde du jaune, six dix-millièmes de millimètre. La figure 9 donne, dix mille fois grossies, les longueurs d’onde comparées de diverses couleurs simples (c’est-à-dire formées d’une seule sorte de vibrations) : la longueur des ondes violettes est environ deux fois plus petite que celle des ondes rouges.
- La confrontation de la vitesse de la lumière et de la longueur des ondes lumineuses va nous conduire à des résultats fantastiques. Il n’est besoin, pour cela, que de reprendre le raisonnement indiqué plus haut pour les ondes à la surface de l’eau. Si la lumière jaune parcourt 300.000 kilomètres en une seconde, d’une part, et six dix-millièmes de millimètre pendant le temps d’une vibration, autant de fois 0,0006 millimètre sera contenu dans 300 milliards de millimètres :
- Secteur à
- Plaques de cuivre isolées ‘distantes de “produisant entre elles ZI
- 7.
- ,un champ électrique vertical
- Bobine longue de 3m et de 5cmde rayon forméepar30D0spires d’un fil de maillechort ( ViOtnm.de diamètre)< I se produit ai > centre un chanrp'TTTagnetiqne horizontal
- 300.000.000.000
- 0.0006
- 500.000.000.000.000 autant il y aura de vibrations lumineuses pendant une seconde ; on trouve ainsi cinq cent mille milliards de vibrations par seconde! Doit-on s’étonner que nous ne voyions rien vibrer lorsque notre œil est impressionné par une onde lumineuse ?
- Qu’est-ce qui vibre dans la lumière ?
- C’est l’illustre physicien anglais Maxwell qui, vers 1865, établit la nature électromagnétique de la lumière. Pour comprendre de quoi il s’agit, il est indispensable de rappeler deux notions très simples, celle de champ électrique et celle de champ magnétique.
- On produit un champ électrique entre deux plaques métalliques, lorsqu’on réunit chacune de ces plaques à l’un des pôles
- Jaune
- WWVVVWVVert WVAAAAAAAA, Bleu VWXAAAAAAAAA violet
- FIG. 9. — COMPARAISON DES LONGUEURS D’ONDE LUMINEUSES Grossissement : 10.000 diamètres.
- FIG. 10. -- CE QUE c’est QU’UN CHAMP ELEC-
- TRIQUE ET QU’UN CHAMP MAGNÉTIQUE Les données de la figure correspondent à deux champs équivalents au point de vue de leurs énergies.
- d’une source d’électricité, par exemple à l’un des pôles d’un secteur électrique à 110 volts (fig. 10) ; dans la figure, le champ électrique est vertical et dirigé vers le haut. Dire qu’il y a là un champ électrique, cela signifie tout simplement qu’une balle de sureau, chargée positivement, y prendrait un mouvement de translation du bas vers le haut. Qu’y a-t-il de mystérieux dans tout cela ?
- On produit un champ magnétique à l’intérieur d’une longue bobine, en la faisant traverser par un courant électrique (fig. 10) : ici, le champ magnétique est horizontal et dirigé de la gauche vers la droite, suivant l’axe de la bobine. Dire qu’il s’y trouve un champ magnétique, cela veut dire que, si on y plaçait une petite boussole, l’aiguille prendrait un mouvement de rotation jusqu’à ce qu’elle soit dirigée suivant l’axe de la bobine, le pôle nord de l’aiguille à droite et le pôle sud à gauche.
- Remarquons que, sur la figure 10, les deux appareils (condensateur et bobine) ont été calculés de telle façon que les deux champs soient équivalents au point de vue de l’énergie qu’ils représentent.
- Remplaçons maintenant le secteur à courant continu par un secteur alternatif à cinquante périodes par seconde ; le champ électrique du condensateur et le champ magnétique de la bobine deviendront, eux aussi, variables avec le temps, balle de sureau et boussole étant sollicitées dans une direction et dans la direction contraire, à raison de cinquante fois par seconde pour chacune.
- Nous sommes à même de comprendre maintenant ce que c’est cpi’une onde lumineuse. Supposons que le condensateur soit
- p.119 - vue 63/148
-
-
-
- 120
- LA SCIENCE ET. LA VIE
- Sensibilité pholographique-
- Alternateurs
- 10
- illions
- 300
- millions
- 10 milliards
- Nombres de vIbrations par seconde
- de milliards de milliards de milliards
- FIG. 11.--LES DIFFÉRENTES MODALITES DE L’ÉNERGIE RAYONNANTE
- L'œil n'est sensible qu'au petit intervalle marqué en noir; la planque photographique est impressionnée par tous les rayonnements à grands nombres de vibrations.
- disposé au centre de la bobine ; admettons, de plus, qu’on puisse rendre les inversions du courant dix millions de millions de fois plus fréquentes. Eh bien ! nous aurons réalisé, dans l’espace commun aux deux appareils, une source de lumière jaune, émettant des ondes capables d’impressionner la rétine... Est-il bien utile de faire remarquer que la réalisation de courants aussi rapidement variables est une utopie irréalisable ? Mais il suffît d’avoir les plus élémentaires notions de T. S. F. pour se rendre compte que c’est ainsi — ou à peu près ainsi — qu’on monte un poste émetteur d’ondes hertziennes. Ce qui nous fait pressentir déjà la nature foncièrement identique de ces deux modalités du rayonnement, comme le montre plus en détail la figure 11.
- Nous avons représenté en perspective (fig. 12) la constitution d’une onde lumineuse en divers points de l’espace., à un ins-
- tant donné. L’onde consiste en deux champs, l’un électrique, vibrant, par exemple, dans un plan vertical, l’autre magnétique vibrant, alors, dans un plan horizontal. La courbe en traits gras indique la valeur du premier de ces champs en divers points, à l’instant considéré ; la courbe en traits fins a la même signification pour le champ magnétique. On voit que ces champs s’annulent en même temps et atteignent en même temps leur plus grande valeur : on dit qu’ils sont synchrones. De plus, nous le savons, ils sont équivalents, c’est-à-dire que l’énergie lumineuse de l’onde se répartit également entre le champ électrique et le champ magnétique. Le rayon lumineux est perpendiculaire au plan de l’onde ; c’est donc lui qui joint la source lumineuse au lieu où on observe la lumière. Rappelons, en outre, que, si la source de la figure 12 rayonne de la lumière jaune, la longueur d’onde est de six dix-millièmes de millimètre, ou, si l’on préfère, que la figure correspond à un grossissement de cent mille. Cette configuration, enfin, se déplace vers la droite, à raison de 300.000 kilomètres par seconde.
- Voilà donc, expliquée aussi simplement que possible, ce que c’est que la lumière. Point n’est besoin de faire intervenir un milieu extraordinaire et paradoxal, qui, au surplus, n’apporte aucune clarté nouvelle. Aurait-on l’idée d’invoquer le dit milieu pour expliquer la translation
- Source
- Chemin parcouru par l'onde au bout d'une période et quart--»
- CONSTITUTION D’UNE ONDE LUMINEUSE
- IS/0/TW7-/0/V AMa/V£: '7-/(?<y£-ji
- sxP LAN DE V i B R AT IO N DU CHAMP ÉLECTRIQUE; ;
- v---------Longueur d'onde---------*
- Le plan de l'onde à l'endroit considéré est vertical et hachuré verticalement ; les champs électrique et magnétique sont au maximum au moment actuel. La courbe en traits gras représente au même instant le champ électrique présent aux autres points; la courbe en traits fins représente le champ magnétique. Le pointillé correspond aux parties situées en dessous du plan horizontal (pointillé gras) et derrière le plan vertical (pointillé fin).
- p.120 - vue 64/148
-
-
-
- QU’EST-CE QUE LA LUMIÈRE ?
- 121
- d’une balle de sureau entre les armatures d’un condensateur ou la rotation d’une aiguille aimantée à l’intérieur d’une bobine (fig. 10) ?
- Les trois effets principaux de l’énergie rayonnante
- Pour résumer en quelques mots les résultats qui viennent d’être rappelés, la lumière est une forme très particulière de l’énergie rayonnante, de nature identique à’ celle des ondes hertziennes, des rayons infrarouges (ou chaleur rayonnante), des radiations ultraviolettes, des rayons X et des rayons gamma, émis par les substances radioactives (fig. 11). Et l’énergie rayonnante n’est que de l’énergie électromagnétique se propageant à travers l’espace avec une vitesse, toujours la même, de 300.000 kilomètres par seconde. Ce qu’on entend par « rayon » est la trajectoire décrite par l’énergie ; quant à l’intensité du rayonnement, elle est sous la dépendance directe du maximum des valeurs des champs électrique et magnétique qui constituent l’onde, tout
- Rouge
- Les sensations colorées perçues par l’œil ( Cercle, chromatique )
- u r
- O I
- O t tn i
- < ! ce i L_ I 2 !
- '0.1 CT) C 0) C H Z3 0)
- <ü O O
- L. O nJ > CO >
- I U I _l I O
- ïi
- l oc
- * J— J 3
- Les radiations simples
- classées d’après les nombres croissants de vibrations par seconde (Spectre normal)
- FIG. 14.-LA COULEUR PROPRIÉTÉ PHYSIOLO-
- GIQUE ET LA COULEUR PHÉNOMÈNE PHYSIQUE Pour l’œil, toutes les couleurs possibles et imagina-nables se placent suivant un cercle ininterrompu ( cercle chromatique ) .Ces couleurs perçues par l’œil sont dues à l’addition de radiations simples qui forment une suite linéaire (spectre normal).
- T
- L.
- CL
- <0 <D <n
- E
- </>
- <D
- tn
- c
- O
- 50.000
- milliards
- 300.000
- milliards
- comme la violence d’une tempête se mesure par la hauteur des vagues.
- Le rayonnement possède trois propriétés essentielles — calorifique, mécanique, chimique — que nous allons brièvement passer en revue.
- 1° Tout rayonnement, quel qu’il soit, qu’il corresponde à quelques vibrations par seconde ou à quelques milliards de milliards de vibrations pendant le même temps, est transformé en chaleur sensible (c’est-à-dire en agitation moléculaire), lorsqu’il rencontre un corps capable de l’absorber complètement : c’est, d’ail 1 eurs, aussi la destinée des vagues de la mer lorsqu’elles ont déferlé sur la côte. Cette propriété, extrêmement générale, peut servir à mesurer l’énergie (ou l’intensité) d’un rayonnement ; on est arrivé à des appareils tellement sensibles qu’ils peuvent déceler, à 10 kilomètres, le rayonnement d’une bougie. C’est ainsi qu’on a reconnu que les corps solides émettent un rayonnement continu, représenté par le- graphique 13 ; remarquons, en passant, qu’il faut atteindre de très hautes températures pour qu’une fraction notable de l’énergie émise soit comprise dans les limites de la lumière visible, et ce fait est primordial dans les problèmes d’éclairage par incandescence ;
- 2° Le rayonnement peut exercer des effets mécaniques, effets extraordinairement faibles; c’est ainsi qu’une surface d’un mètre carré, exposée au rayonnement solaire, se trouve repoussée par une force équivalente au poids d’un milligramme. On conçoit qu’Ein-stein et Langevin aient été conduits à attribuer au rayonnement une certaine inertie, une certaine masse : une lampe électrique de cent bougies devrait rester allumée pendant trente ans pour projeter dans l’espace ambiant une masse de l’ordre du milli-
- Nombres devibrations par seconde
- FIG. 13. — RÉPARTITION DE l’énergie entre les diverses RADIATIONS Chaque courbe correspond à une seule et même température ; l'œil n’est sensible qu'au petit intervalle marqué en noir.
- p.121 - vue 65/148
-
-
-
- 122
- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 15. - LA RÉFRACTION DE LA LUMIÈRE
- EST DUE A UNE BRUSQUE DIMINUTION DE LA VITESSE DE PROPAGATION
- On voit que, dans le verre, les ondes sont plus rapprochées les unes des autres : c’est pour cela que le rayon incident est dévié.
- gramme ! Par ailleurs, cette inertie de l’énergie rayonnante cadre avec l’attraction, prévue par Einstein, d’un rayon lumineux lorsqu’il passe au voisinage d’une énorme masse de matière, telle que le soleil ;
- 3° Enfin, le rayonnement provoque des effets chimiques, et cette parenté entre l’énergie rayonnante et l’énergie chimique est si étroite que Jean Perrin s’est appuyé sur elle pour proposer une théorie séduisante (1), qui renferme une certaine part de vérité. C’est sur ces phénomènes, dits photochimiques, qu’est fondée la photographie, et, par suite, le cinématographe. C’est grâce à la photochimie que l’atmosphère reste respirable, puisque les plantes, au soleil, absorbent le gaz carbonique, le transforment en amidon et rejettent l’oxygène. Enfin, la vision elle-même est un phénomène photochimique, qui a son siège dans la rétine ; l’œil humain est aveugle pour l’immense majorité des radiations électromagnétiques (fig. 11), et, même pour la lumière visible, sa sensibilité est très inégale : maximum pour le jaune, elle s’annule pour le rouge et le violet extrêmes. A tel point que, en ce qui concerne la formation des images, le savant allemand Plelmholtz a pu dire avec quelque raison que l’œil est un mauvais instrument - d’optique. Mais il faut ajouter, pour sa défense, que l’œil voit les étoiles de sixième grandeur, ce qui correspond à la perception d’une énergie tellement minime que, si elle était absorbée par un milligramme d’eau, l’opération devrait se poursuivre pendant deux mille siècles pour que la température de ce milligramme d’eau s’élevât d’un degré !
- (1) La Science et la Vie, décembre 1924, p. 470-479.
- Les trois sens du mot « couleur ».
- Par suite des longs développements qui furent indispensables pour donner une idée de ce qu’est la lumière, il nous restera peu de choses à dire pour faire comprendre en quoi consiste la couleur. Ce terme est employé dans trois sens tout à fait différents, puisqu’il signifie à la fois :
- 1° Une lumière colorée, comme la lumière rouge qui éclaire les chambres noires photographiques ou comme la lumière blafarde émise par l’arc au mercure ;
- 2° Une matière colorante, telle que l’indigo, ou un objet opaque, naturellement coloré ou teint artificiellement. La chimie des matières colorantes organiques a fait dans ces derniers temps des progrès importants, puisqu’on commence à connaître les relations qui existent entre la couleur et la constitution chimique, et qu’on parvient d’une part à reproduire synthétiquement les colorants naturels, d’autre part à fabriquer de toutes pièces des colorants nouveaux, qui ne le cèdent en rien — bien au contraire — aux produits simplement extraits des plantes et des minéraux. Il n’est pas sans intérêt de faire remarquer que, depuis la guerre, la France est arrivée à se suffire à peu près complètement à elle-même dans ce domaine et qu’elle commence même à exporter des matières tinctoriales ;
- 3° Enfin, le mot « couleur » désigne aussi la sensation produite sur l’œil, soit par une lumière colorée, soit par une matière colorante. Opposition fondamentale : tandis que
- PRISME de verre
- ’o
- PRISME de verre
- FIG. 16 ET 17. - COMMENT DEUX RAYONS
- LUMINEUX IDENTIQUES A L’ŒIL PEUVENT ÊTRE PHYSIQUEMENT TRÈS DIFFÉRENTS
- p.122 - vue 66/148
-
-
-
- Q U’EST- CE QUE LA COULEUR ?
- 123
- Source
- *-
- de lumière blanche
- FIG. 18. - UN DES MÉCANISMES DE I,’ABSORPTION
- Pourquoi les métaux sont-ils opaques à la lumière ? qu'ils sont bons conducteurs de Vélectricité.
- les vibrations lumineuses simples se rangent en une suite qui possède un commencement (le rouge) et une fin (le violet), les sensations colorées peuvent toutes se disposer le long d’une circonférence ininterrompue (fig. 14).
- Ceci posé, nous nous bornerons à quel-
- Obscurité
- ABSORPriON\ par conductionI
- pour n’en conserver Lame qu’une (ou quelques-unes),
- métallique on utilise l'absorption par les corps absorbants (fig. 19) : un corps transparent est rouge, lorsqu’il laisse passer les rayons rouges et que les autres radiations s’y trouvent éteintes et transformées en chaleur.
- L’œil est incapable d’analyser les couleurs ; par exemple, deux rayons verts paraissant
- Source
- de lumière blanche
- Rayon lumineux
- FIG. 19. - L’AUTRE MÉCANISME DE
- l’absorption
- Lumière rouge
- / ABSORPTION \ \ par résonanceI
- Pourquoi le rubis est-il rouge ? Parce qu'il ne contient pas d'électrons capables d'osciller synchroniquement avec les vibrations lumineuses rouges.
- ques remarques d’intérêt tout à fait général.
- La lumière dite blanche (soleil, bec Auer, lampes à incandescence) est formée par la juxtaposition d’une série continue de radiations simples, et deux méthodes s’offrent à nous pour la transformer en lumière colorée :
- a) On peut utiliser le phénomène de dispersion, c’est-à-dire ce fait que. dans un milieu autre que l’air, les diverses radiations simples (correspondant à des nombres différents de vibrations par seconde) ne se propagent pas avec la même vitesse.
- La figure 15 fait comprendre qu’à toute variation de vitesse de propagation correspond une déviation brusque du trajet de l’onde, c’est-à-dire du rayon lumineux. Deux couleurs différentes seront donc inégalement déviées (fig.
- 17). C’est ainsi que les diverses radiations se trouvent isolées par le prisme ou dans l’arc-en-ciel ;
- b) Quand on sacrifie un grand nombre de couleurs
- Morceau identiques (fig. 16 et 17) de rubis pourront bien être constitués l’un par du vert pur (radiation simple), l’autre par une juxtaposition de jaune et de bleu. Il s’ensuit qu’on pourra reproduire de la lumière blanche sans avoir recours au grand nombre des lumières colorées présentes dans l’arc-en-ciel, mais qu’il sulfira pour cela de deux lumières simples convenablement choisies ; telles sont le rouge et le vert. Et c’est là, soit dit en passant, la grande différence qui distingue les .lumières colorées et les matières colorantes : deux lumières colorées « complémentaires » donnent du blanc, deux matières colorantes « complémentaires» donnent du gris, plus ou moins noir.
- Ajoutons, — et ceci est essentiel pour la photographie des couleurs, -qu’il est possible de reproduire une lumière colorée quelconque par le mélange de trois lumières colorées appropriées : orangé, jaune-vert et bleu-violet (1).
- (1) Ces trois couleurs partagent en trois secteurs égaux le cercle chromatique représenté sur la ligure 14.
- FIG. 20. - UN ÉPISODE DU MATC1I.
- CARPENTIER-SIKI
- Carpentier est blanc parce que, son épiderme diffuse toutes les couleurs ; Siki est noir parce que le sien les absorbe toutes. Et voilà pourquoi les Américains continuent à lyncher les « coloured men ».•
- 15
- p.123 - vue 67/148
-
-
-
- 124
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Fie. 21. — une toile de fond ÉCLAIRÉE en lumière roug!'. (Procédés Caméléon)
- La scène représente un paysage du Japon dévasté par un tremblement de terre : maisons en ruines, végéi<itio)i déchiquetée. Il suffit de tourner un commutateur électrii/ne...................
- fig. 22. — la même toile de fond éclairée en lumière bleue (Procédés Caméléon)
- La scène représente la rénovation du Japon : paysage plein de vie, habitations gaies, massifs de fleurs, arbres fruitiers... Cotte modification s'étend également aux costumes des acteurs qui restent tous en scène.
- p.124 - vue 68/148
-
-
-
- QU'EST-CE QUE LA COULEUR ?
- 125
- Epilogue.
- Parvenu au terme de cet exposé, où je me suis appliqué à relater l’essentiel de nos idées sur la nature de la lumière, je m’en voudrais de laisser le lecteur sur cette impression fallacieuse que le sujet est parfaitement débrouillé et qu’en gros, l’humanité n’a plus grand’chose à y apprendre. Certes, la lumière est un phénomène électromagnétique, et on ne se compromettrait guère en avançant que c’est là une conquête définitive que la science de demain ne nous obligera pas à abandonner. En ce qui concerne la propagation des ondes, il serait prudent d’être beaucoup moins affirmatif. Mais il ne faut pas craindre d’avouer que nous savons très mal comment la lumière est fabriquée par la matière et comment elle est détruite par elle : c’est alors qu’interviennent ces fameux quanta, auxquels je faisais récemment allusion ici même (1) et qui risquent fort de tout révolutionner ; bien plus, la confrontation de la théorie électromagnétique et de la théorie des quanta conduit à des contradictions dont on ne voit pas, en l’état actuel de nos connaissances, le moyen de s’affranchir. Ce sera l’œuvre de l’avenir de construire une théorie synthétique, qui pourra embrasser l’ensemble de la lumière : au triple point de vue de son émission, de sa propagation et de son absorption. Maucel Boll.
- LUMIERE!
- FOND >- ROUGE
- DE MÊME
- BLANC COMPOSÎTiON
- %
- S
- 'N,
- Aspect du drapeau japonais en lumière blanche
- LUMIERE
- Aspect du drapeau japonais en lumière blanche
- FIG. 23 ET 24. - DEUX ASPECTS DU DRAPEAU
- JAPONAIS
- Dans le premier cas, il apparaît en rouge uni; dans le second, on voit un disque noir sur fond vert
- Nous terminerons par quelques indications sur la vision des corps opaques. On perçoit les corps opaques parce que, leur surface étant relativement rugueuse, ils diffusent la lumière incidente en tous sens et fonctionnent par suite comme des sources lumineuses secondaires. Un corps est blanc quand il diffuse toutes les lumières colorées ; il est noir lorsqu’il les absorbe toutes (fig.
- 20) ; il est rouge, s’il diffuse le rouge, uniquement , donc s’il absorbe toutes les couleurs sauf le rouge ; il pourra aussi paraître rouge, à la condition qu’il diffuse à la fois l’orangé et le violet. Des multitudes de petites taches voisines, les unes orangées, les autres violettes, donneront une sensation de rouge : c’est sur cette « fusion » de plusieurs couleurs dans l’œil, que reposent les théories impressionnistes de la peinture.
- La couleur d’un corps opaque dépend essentiellement de la composition de la lumière qui le frappe :
- à la lumière de l’arc au mercure, la peau est verte et les lèvres violet-noir, ce qui n’est pas du plus,heureux effet artistique. Les figures 23 et 24 donnent, dans deux cas différents, l'aspect d’un disque rouge sur fond blanc; cette propriété très simple des lumières colorées et des matières colorantes a été mise à profit pour représenter plusieurs sujets complètement différents sur la même toile de fond sur une scène de théâtre ; le brusque passage d’une lumière colorée à une autre produit un effet tout à fait inattendu et particulièrement saisissant (fig. 21 et 22).
- (1) La Science et la Vie, décembre 1925, p. 493.
- p.125 - vue 69/148
-
-
-
- COMMENT, AUX ÉTATS-UNIS,
- ON CHANGEA UNE ÉGLISE DE PLACE
- Par Louis CHARVIER
- Le problème du transport des maisons, quand le site a cessé de plaire à leurs propriétaires, a été résolu dans plusieurs pays. Rappelons qu’en France, notamment, avant l’Exposition de 1900, la galerie de 30 mètres adossée à la Galerie des Machines, côté du Champ - de -Mars, fut ainsi déplacée avec une aisance remarquable.
- L’Amérique est le pays de transport des habitations — en bois le plus souvent — d’un coin de village à un autre coin. Ces sortes de déplacements donnent souvent lieu à des fêtes familiales, dont les rites se déroulent pendant le transport. Le temps n’est-il pas de l’argent ?
- L’inauguration se fait en cours de route !
- L’année dernière, les habitants deCleveland, désirant agrandir l’église Sainte-Philomène, construite en pierre, convinrent de l’édifier à un emplacement plus favorable, plus au centre de la localité. Plutôt que d’agrandir d’abord la vieille église à son emplacement et de la transporter ensuite, ils décidèrent de la couper en deux, suivant la ligne X Y, comme le montre le plan que nous publions figure 1, puis de déplacer d’abord la partie A, qui viendrait se raccorder à une façade neuve, de construire ensuite un allongement en D (fig. 4) et enfin de transporter la partie B. La solution était, en somme, suffisamment originale et pratique.
- Après le sectionnement X Y, la partie antérieure A fut montée sur des poutres, puis, soulevée à l’aide de vérins. Ensuite, un chemin de roulement fut construit en poutres de bois ; la partie dégagée, placée sur des rouleaux, fut lentement poussée vers sa destination définitive. Remarquons, d’après
- notre figure 5, que le chemin suivi par l’édifice fait un angle droit ; il fallut, arrivé à ce point du trajet, soulever de nouveau l’église sur des vérins pour lui faire accomplir un quart de révolution sur elle-même, opération certainement assez hardie quand il s’agit d’une construction maçonnée qui ne se prête pas à des mouvements de torsion. Tout marcha à souhait.
- Pendant ce temps, on avait fermé avec une cloison en planches le vide laissé à la partie avant de l’église, c’est-à-dire l’abside, qui ne fut mise en route à son tour, d’après les mêmes procédés, que lorsque la construction neuve de la partie centrale fut achevée.
- Le transport de cette dernière partie s’effectua dans les mêmes conditions que celui de la première et avec moins de difficultés, puisque la maçonnerie en était moins importante. L’église nouvelle s’est trouvée ainsi allongée de 26 m. 50, c’est-à-dire que sa longueur est presque le double de celle de l’ancienne construction. On voit sur le plan figure 4 que la largeur des parties neuves donne à l’ensemble un aspect architectural tout à fait différent de celui de la vieille église.
- D’après les renseignements fournis sur cette curieuse opération par les journaux américains locaux, les travaux durèrent six mois, et une équipe d’une centaine d’ouvriers y fut employée. Le plus difficile fut le soulèvement de chacune des parties de l’église. Il fallut d’abord la séparer de ses fondations au ras du sol, puis glisser sous les murailles et les piliers de soutènement (fig. 2) d’énormes poutres de fer, puis, sous ces poutres de fer, disposer de massives poutres de bois supportées par de puissants vérins.
- El G. 1. — PI.AN DE L’ÉGLISE AVANT SON DÉPLACEMENT
- X Y, ligne suivant laquelle l'édifice fut préalablement sectionné.
- p.126 - vue 70/148
-
-
-
- UNE ÉGLISE DÉPLACÉE AUX ÉTATS-UN IS
- 12
- FIG. 2. — partie antérieure de l’église sur son support de poutres et de vérins
- La masse fui déplacée ensuite et poussée, au moyen de rouleaux, sur un chemin de roulement, dont
- la figure ci-dessous montre la disposition générale.
- FIG. 8. — DE CHEMIN DE ROULEMENT, QUI A DÉJÀ SERVI A DÉPLACER LA PARTIE ANTÉRIEURE
- de l’église, doit être prolongé sous l’abside, pour transporter a son tour celle-ci Ce chemin de roulement est constitué par des poutres posées sur des massifs de maçonnerie,
- p.127 - vue 71/148
-
-
-
- 128
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ----10 m-----*
- I'IG. 4. - PLAN DÉFINITIF DE L’ÉGLISE DÉPLACÉE ET DE SES ADJONCTIONS
- A et B, portions qui formaient la première église; C et D, parties ajoutées.
- La construction du chemin de roulement à angle droit (lig. 5) demanda, à elle seule, plus d’un mois. Ce chemin lut constitué par une série de poutres de bois parallèles et assez rapprochées les unes des autres, reposant sur des assises de maçonnerie. Pour placer les rouleaux, on dut soulever chaque partie de l’édifice d’un mouvement uniforme et avec les plus grandes précautions, pour ne point provoquer d’écroulement. Chacune des opérations demanda plusieurs journées d’elïorts.
- L’avancement sur le chemin de roulement se fit à raison de trois mètres par jour pour la partie antérieure du monument et de quatre mètres pour l’abside, moins volumineuse et moins pesan-
- POSÎTiON DÉFiNÎTiVE. te que la nef.
- -S?
- ~rç>
- .CL
- O
- C
- C
- CL
- <0
- •<L
- L.
- U
- Z3
- C
- (0
- >
- <
- Les travaux furent exécutés en deux périodes, car il fallut édifier la partie supplémentaire centrale avant de pouvoir y accoler la partie postérieure de la vieille église.
- Ces déplacements d’édifices ne sont des procédés recommandables qu’autant que les constructions intéressées sont relativement légères et solides et que le déplacement s’effectue en terrain plat ou très légèrement en pente. Tl ne faudrait pas songer à hisser ainsi des maisons au - dessus des collines, sous prétexte de changer le point de vue environnant sa demeure. Ce sont des travaux exceptionnels qui répondent à des besoins exceptionnels. L. Charvier.
- POSITION
- initIale
- Rue Adjacente .
- FIG. 5. -- SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’OPÉRATION
- ï.cs lignes poiniillées indiquent le chemin de roulement. A, partie antérieure de l'édifice déplacée la
- première; B, abside; C D, parties ajoutées.
- p.128 - vue 72/148
-
-
-
- LES RAYONS ULTRÀ-VIOLETS ET LEUR ROLE- DANS L’INDUSTRIE
- Par Jean LABADIÉ
- Le « xvme siècle avait vu naître les machines à feu, le xixe siècle, les machines électriques, le xxe siècle est en train de voir naître les machines à lumière. »
- Ainsi, dès 1912, s’exprimait le savant chimiste et physicien Daniel Berthclot.
- La lumière, on le sait, n’est autre chose qu’une onde électromagnétique, une vibration de l’étlier. Les machines destinées à produire ou à utiliser de semblables ondes sont, en effet, choses toutes modernes.
- N’insistons pas sur l’éclairage proprement dit : depuis vingt ans, l’électricité a accompli, dans ce domaine, une révolution dont nous saisissons difficilement l’importance parce que nous la vivons. Mais si vous voulez bien regarder d’un œil frais les boulevards de
- Paris la nuit ou, mieux encore, cette partie de Broadway, à New York, qui a pour surnom : « la grande route blanche » (the great white ivay) et qui est, sans doute, le point de l’univers où est concentré le plus de lumière artificielle en plein air, vous réaliserez vite combien pauvre était, naguère, la technique de l’éclairage.
- La Tour Eiffel, par exemple, était devenue, sans effort, l’année dernière, une immense enseigne lumineuse, sur le simple désir d’un grand industriel, mais cette tour émet une lumière encore plus puissante que celle dont M. Citroën s’était plu à la revêtir, c’est sa lumière « hertzienne ». Et celle-ci empiète déjà sur le champ industriel des compagnies télégraphiques et aussi des concerts patentés.
- FIG. 1. - COMMENT ON STÉRILISE FAR LES RAYONS ULTRA-VIOLETS UN VOLUME ANCIEN
- ATTAQUÉ FAR DES MOISISSURES
- p.129 - vue 73/148
-
-
-
- 130
- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 2.-DIVERSES CUVES DE QUARTZ, A FACES PARALLÈLES, DANS LESQUELLES M. BERTHELOT
- FIT SES PREMIERS TRAVAUX SUR LES RÉACTIONS CHIMIQUES DU RAYONNEMENT ULTRA-VIOLET
- Machine à lumière encore, ce phare que prépare Mareoni, dont le réflecteur parabolique, tout comme le miroir d’un phare d’auto, projettera un faisceau d’ondes de 4. à 6 mètres, mille fois plus courtes que celles des grands postes de T. S. F. Ce faisceau
- tournant signalera leur route aux navires et aux avions à travers la brume et les écrans des montagnes, à des distances où les phares lumineux sont totalement invisibles. C’est là simple progrès technique de machines à lumière déjà en service.
- PI G. 3. - LES RAYONS ULTRA-VIOLETS DÉCHARGENT UNE PLAQUE MÉTALLIQUE ÉLECTRISÉE
- Ln plaque est reliée à un électroscope à feuilles d'or. L'observateur (ici. M. Daniel Berthelot) mesure
- exactement la déperdition électrique.
- p.130 - vue 74/148
-
-
-
- LU LT RA -VIOLET ET L'INDUSTRIE
- 131
- Mais, qu’il s’agisse de télégraphie ou d’éclairage, jusqu’ici, l’industrie de la lumière était confinée dans les opérations de « signalisation ». Seule, la photographie utilisait l’énergie chimique lumineuse, sans fabriquer, toutefois, autre chose que des images.
- Or, voici qu’avec les ondes inférieures en longueur à celles du spectre visible, tout change, c’est l’application chimique que l’on va rechercher.
- Les lampes à rayons ultra- violets, les ampoules à rayons X et le tube minuscule d’où la parcelle de radium rayonne indéfiniment ses rayons X ultra-durs, ou rayons y, sont ou seront des machines véritablement industrielles, c’est-à-dire des leviers méthodiquement appliqués par l’intelligence à la matière brute.
- Pour l’instant, c’est la lampe à rayons
- ultra-violets qui est la plus avancée dans cette voie. Elle permet d’obtenir des réactions qui relevaient uniquement, jusqu’ici, du four thermique à haute température ou, encore, de la cuve à électrolyse. Il existe, désormais, une énergie radiante spécifique, grâce à laquelle une « photochimie » est en train de naître, venant à la rescousse de l’électrochimie et de la thermochimie classiques, dont les applications industrielles se sont grandement développées au cours de ces dernières années.
- Le domaine de l’énergie radiante
- Dans un tableau synoptique, qui a déjà été présenté bien des fois, on montre l’unité de ce qu’on pourrait appeler le spectre électromagnétique intégral.
- AH
- COUPE D’UN BRULEUR A MERCURE
- FIG. 4.
- ORDINAIRE AVEC SES AILETTES DE REFROIDISSEMENT (Dr Saïdman)
- FIG. 5. — EXPÉRIENCE DESTINÉE A DÉCELER LES DEGRÉS DE TRANSPARENCE DE DIVERS CORPS SOLIDES AUX RAYONS ULTRA-VIOLETS
- Sur une large feuille de papier sensible sont disposés des écrans en fluorine, en quartz, en spath, en sel gemme. Le degré de transparence est donné par le degré de noircissement du papier sensible.
- p.131 - vue 75/148
-
-
-
- 132
- LA SCIENCE ET LA VIE
- En sériant les ondes électromagnétiques par grandeurs décroissantes, on passe, sans interruption, des plus grandes longueurs d’onde du type hertzien (plusieurs myria-mètres) aux plus petites du même type, qui sont les ondes de Nichols et Tear (deux dixièmes de millimètre). Aussitôt après et même un peu avant, on trouve les ondes infra-rouges, encore invisibles, dont les plus longues mesurent trois dixièmes de millimètre ; viennent ensuite les ondes visibles et, après elles, les ultra-violettes, dont le spectre rejoint celui des rayons X et même le chevauche, puisque certains rayons ultra-violets de Millikan possèdent des ondes plus courtes que celles des rayons X les plus mous (rayons d’Holweck). Et des rayons X produits dans le tube cathodique, on passe de même., sans solution de continuité, aux rayons y. Il suffira d’avoir à sa disposition une tension électrique de 2 millions de volts pour reproduire artificiellement ces rayons par l’ampoule cathodique. Et cela, on peut le faire demain.
- Comme on le voit par le tableau ci-dessous, dans la gamme totale des vibrations lumineuses, la lumière visible n’en couvre qu’une •faible partie (une octave), alors que l’ultraviolet en couvre cinq.
- Par contre, les rayons ultra-violets sont affectés d’un grave inconvénient : ils sont de plus en plus absorbés par les matériaux optiques au fur et à mesure qu’on monte vers leurs notes les plus aiguës (les ondes les plus courtes). Le quartz cesse d’être transparent à partir de l’onde 2.200 angstrôms (1) et la fluorine elle-même refuse tout service à partir de 1.200 angstrôms. Plus loin, vers l’in-finiment petit, les physiciens sont obligés d’opérer dans le vide. lies industriels, on le conçoit, ne pourraient les suivre dans ce pur éther. Aussi les applications de Fultra-violet se bornent-elles à des régions assez restreintes, les plus rapprochées de la lumière visible.
- La longueur d’onde la plus féconde en applications constitue la « lumière de Wood » (longueur d’onde : 3.050 angstrôms). Cette
- TABLEAU DONNANT LA POSITION DU SPECTRE ULTRA-VIOLET
- PAR RAPPORT AU SPECTRE VISIBLE
- LONGUEUR d’onde EN ANGSTROMS (1) FRÉQUENCE
- RÉGION VIBRATOIRE PA RT1CULA RITÉS
- DU SPECTRE EN TRILLIONS PAR SECONDE
- Rouge 0.700 447
- Violet 3.900 770 Le violet est déjà, chimiquement, la
- plus active des couleurs visibles (photographie).
- 1 3.050 825 Lumière de Wood (une des ondes les
- plus actives et les mieux connues).
- Ultra - violet < 2.020 1.027 Limite de l’ultra-violet solaire dans
- ordinaire . . 2.350 1.275 l’atmosphère terrestre. Ne traverse plus le verre des opticiens.
- 2.200 1.303 Ne traverse plus le quartz.
- Ultra - violet 2.000 1.500 Les plaques photographiques à gélatine
- lointain.. . . 1.850 1.620 ne sont plus impressionnées.
- Ultra-violet de Schumann. 1.250 2.400 L’air devient opaque et absorbe cette radiation autour de la lampe.
- Ultra - violet ^ 1.200 2.500 La fluorine devient opaque, il faut tra-
- de Lyman . 1 000 5.000 vailler dans le vide (dispositif de Lyman).
- Ultra - violet de Millikan. 200 15.000 Empiète sur le spectre des rayons X ultra-mous de Holweck.
- (1) L’angstrôm vaut 1 dix-millionième de millimètre, soit : 0%000.000.1.
- p.132 - vue 76/148
-
-
-
- L'ULTRA-VIOLET ET L'INDUSTRIE
- là;
- lumière est, comme on voit, assez proche de l’extrême violet visible.
- Les machines à lumière
- Il ne faut pas compter sur le soleil pour fournir en abondance la lumière ultraviolette. L’absorption atmosphérique est beaucoup trop forte. Tout au plus le soleil est-il çapable de nous brûler l’épiderme à Pultra-violet quand nous montons un peu
- Un tube de quartz légèrement arqué contient du mercure en chacune de ses extrémités. Le mercure ainsi divisé réalise deux électrodes que l’on met en charge sous un courant continu. On fait basculer le tube jusqu’à ce que, par un rapprochement suffisant des surfaces libres du liquide, l’arc électrique s’allume entre elles. Une fois l’arc amorcé, on lui donne toute son extension en rétablissant le tube dans sa position normale.
- FIG. 6. — DE GAUCHE A DROITE, ON VOIT DANS CES TUBES LES DÉVELOPPEMENTS RELATIFS
- DE GRAINES VÉGÉTALES
- Ces développements sont inversement proportionnels à la durée d’une exposition préalable des graines
- au rayonnement ultra-violet.
- trop haut dans l’atmosphère (coup de soleil des montagnes).
- Les sources industrielles d’ultra-violet sont assez variées, mais inégales.
- Le rayonnement ultra-violet est propre à tout corps incandescent à haute température. Le charbon de l’arc électrique et surtout la flamme gazeuse de cet arc sont riches en ultra-violet. Pour les mêmes raisons, l’étincelle électrique (la plus chaude des sources thermiques terrestres) constitue un foyer intense d’ultra-violet.
- Mais c’est l’are à vapeur de mercure obtenu dans le vide (dispositif classique des « brûleurs » à mercure) qui présente la source la plus riche, la plus économique et la plus commode de ce rayonnement. Nous allons décrire sommairement le brûleur :
- La puissance de rayonnement de l’arc est fonction du potentiel électrique appliqué.
- Le « régime » du brûleur, c’est-à-dire son meilleur rendement pour un potentiel donné, n’est atteint qu’au bout d’un certain temps nécessaire à réchauffement du mercure et à sa vaporisation sous la pression optimum. D’après les tensions de vapeur du mercure, cette pression est atteinte quand le brûleur est chaud à 140° C. Afin de rester en deçà de cette limite, on refroidit le tube par ses extrémités, en munissant ces dernières d’ailettes en aluminium (fig. 4).
- Un savant physicien, M. George, a, récemment, perfectionné tout cela.
- Au lieu de faire éclater l’arc au mercure dans un tube simplement vidé d’air, M. George remplit son brûleur d’un gaz
- p.133 - vue 77/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- i :u
- FIG. 7. --- LES RAYONS ULTRA-VIOLETS PEUVENT EMPÊCHER LA GERMINATION
- A droite, une culture de champignons sur gélatine ; à gauche, la culture témoin, ensemencée mais non germée grâce à une stérilisation par rayons ultra-violets.
- inerte jargon). Par un ingénieux procédé de chauffage (filament rouge), ce gaz est progressivement dilaté (fig. 8).
- Quand sa dilatation et la pression correspondante atteignent un certain taux, le gaz * vient séparer en deux la colonne de mercure, jusqu’alors continue, et dans laquelle on avait lancé le courant. Aussitôt, l’arc s’allume automa- + < > tiquement. Et la pression régnante (grâce à l’argon dilaté) étant de 8 kgs environ par centimètre carré, les raies du spectre rayonné sont considérablement élargies. L’intensité du rayonnement est très accrue. La lampe prend son régime quasi instantanément. Si elle vient à se désamorcer, le dispositif d’allumage joue de nouveau et r ‘amorce l’arc automatiquement.
- Un autre perfectionnement d’ordre plus général est venu faciliter la production de l’ul-tra-violet. C’est l'application du
- courant alternatif à la lampe à mercure, grâce au dispositif à trois électrodes de MM. Maurice Leblanc fils et Gallois, ce qui est d’un grand intérêt industriel.
- Enfin, M. George utilise des courants à haute fréquence (750.000 périodes), ce qui n’est possible que dans son brûleur sous pression d’argon.
- Quelques spectres de comparaison, ci-joints, montrent 'l’efficacité de tous les procédés que nous venons d’énumérer. Ces spectres ont été obtenus par MM. Bayle, Fabre et George, au Laboratoire de Videntité judiciaire (lequel est devenu, personne ne l’ignore, l’un des centres de recherches les plus féconds en matière d’ultra-violet).
- U convient de signaler encore les appareils médicaux où l’ultra-violet est produit le plus souvent par une étincelle, ce qui permet de concentrer à l’extrême
- wwwyv
- CATHODE
- ANODE
- N____
- FIG. 8. — LE BRULEUR GEORGE VU EN COUPE
- Le tube illuminant est E. Avant l'allumage, le mercure remplit la lampe jusqu’au niveau horizontal NN.‘ Aussitôt le courant donné, celui-ci porte au rouge le filament qui prolonge l’anode, en B. La chaleur du filament dilate le gaz inerte formant l’atmosphère intérieure de la lampe. Le gaz, en se dilatant, chasse le mercure vers un réservoir auxiliaire A, d’une part, et vers le réservoir de cathode R2, d'autre part. Vient un moment où la colonne mercurielle est rompue. L'arc éclate en E. Et le filament anodique »’alimentant plus que cet arc, cesse d’être au rouge. La lampe a pris son régime de fonctionnement.
- p.134 - vue 78/148
-
-
-
- L'ULTRA- VIOLET ET L'INDUSTRIE
- 135
- la source d’émission et de la « localiser » facilement jusque dans le traitement des parties internes du corps. Les lampes du Dr Saïdman sont particulièrement ingénieuses à cet égard.
- Tel est, à l’heure actuelle, et dans un état que l’avenir trouvera probablement rudimentaire, l’appareillage le plus moderne pour fabriquer la lumière « chimique ».
- L’ultra-violet et les microbes
- Les applications pratiques de ce matériel sont déjà extrêmement répandues.
- Au Ve Congrès de chimie industrielle, qui se tenait à Paris, le mois de septembre
- dernier, un ingénieur chimiste, spécialiste très averti, M. Maurice Guyol, énuméra, dans son rapport, les appl -cations déjà réalisées ou en instance de l’être dans un avenir plus o u moins rapproché.
- Rappelons, pour mémoire, les usines épuratrices des eaux par l’ultraviolet dans les villes importantes. La Science et la Vie a décrit (en 1913) celle qui fonctionna avant la guerre à Lunéville. L’eau de la Meurthe était, par le traitement à l’ultra-violet, radicalement purgée de tout colibacille, bien qu’elle en contienne de 10.000 à 30.000 colonies par mètre cube, comme celle de beaucoup de rivières.
- FIG. 9.-I/E BRULEUR GEORGE ET SON PROJECTEUR
- FIG. 10. — INTENSITÉS COMPARÉES DES DIFFÉRENTES SOURCES D’ULTRA-VIOLETS Dans chacune des bandes abc, se trouvent juxtaposées les photographies de six spectres ultraviolets obtenus avec des temps de pose croissant de quatre en quatre secondes. La bande a représente Tintensité de rayonnement d’un brûleur à mercure ordinaire. La bande b, l’intensité d’un brûleur George à gaz inerte sous pression. La bande c, l'intensité du brûleur George spécial alimenté par des courants à haute fréquence. En d, on a juxtaposé trois spectres choisis dans chacun des cas abc, au même degré de pose photographique. Ainsi apparaît V immense progrès réalisé dans
- la technique de production de Ftdtra-violet.
- p.135 - vue 79/148
-
-
-
- 13(3
- LA SCI EN CL ET LA VIE
- FIG. 11. - APPAREIL PROJECTEUR
- UE RAYONS ULTRA-VIOLETS POUR TRAÏTEM ENT COLT.ECTIF
- La grande difficulté du traitement des eaux réside dans la nécessité d’opérer sur une matière très limpide. L’eau est, par elle-même, assez transparente aux rayons ultra-violets, mais, si elle porte en suspension des albumines, des colloïdes, des matières végétales, ce sont là des écrans d’une opacité extrême.
- La technique du traitement des eaux par l’ultra-violet est donc assez délicate. On lui préfère, aujourd’hui, la « javellisation », traitement suffisant et beaucoup moins coûteux.
- La stérilisation des aliments liquides à l’ultra-violet, celle du lait par exemple, est d’une technique non moins délicate, mais économiquement plus justifiable. Le lait est une émulsion de corps albuminoïdes, donc très absorbants pour l’ultra-violet. JVL Victor Henri a résolu le problème au moyen de serpentins de quartz. Grâce à M. Victor Henri et à ses
- émules, on connaît, d’ailleurs, aujourd’hui la résistance des différents microorganismes aux rayons ultra-violets. Il y a une échelle de résistance, dont l’application permet de sélectionner les levures, certains ferments. Si l’on obtient, un jour, l’ultra-violet à bon marché, le traitement de l’oïdium et du mildiou des vignes (qui, à l’heure actuelle, est si coûteux, si peu sûr) ne sera plus qu’un jeu.
- Par contre, les rayons ultra-violets, comme s’ils représentaient une arme à deux tranchants, possèdent certaines propriétés de ces ferments qu’ils tuent si bien.
- Ils réalisent « la nitrification des sels ammoniacaux et des matières azotées en présence de l’air », tout comme le font les microbes, dont l’activité est aujourd’hui parfaitement connue.
- FIG. 12. — DISPOSITIF UTILISÉ AU LABQRATOIRE DE POLICE JUDICIAIRE PAR MM. BAYLE, FABRE ET GEORGE Une lampe George projette son rayonnement ultra-violet sur la substance fluorescente à analyser. La lumière fluorescente est mesurée photométriquement par un ingénieux dispositif ,le spcctrophotomètre des auteurs, installé sur la table. -
- p.136 - vue 80/148
-
-
-
- L'ULTRA-VIOLET ET L'INDUSTRIE
- 137
- M. Berthelot a, d’ailleurs, montré l’identité de l’action ultra-violette et de T action « diastasique » de certaines fermentations.
- L’ultra-violet à l’usine chimique
- Savez-vous que les meilleurs cuirs vernis s’obtiennent, aujourd’hui, par oxydation sous rayons ultra-violets? Le brevet allemand Cornélius, mis en pratique outre-Rhin, consiste à traiter dans ce sens les huiles de lin.
- Si on prolonge l’action du rayonnement sur l’huile bien aérée, celle - ci s’oxyde très vite et s’épaissit jusqu’à fournir un véritable linoléum.
- Dans le même ordre d’idées, on vulcanise à froid le caoutchouc.
- Le mélange soufre - caoutchouc s’amalgame sous l’action de l’ultra-violet, avec un meilleur rendement que sous l’action de la chaleur.
- Le blanchiment des toiles de lin ou de coton se trouve également pratiqué : l’action de l’oxygène est accélérée par ce rayonnement, et le mécanisme chimique n’est pas autre que celui par lequel blanchit un drap mis à sécher, au soleil, sur l’herbe.
- Le blanchiment des huiles et des corps gras par l’ultra-violet est également réalisé (procédé Crouzet).
- Pendant la guerre, les rayons ultra-violets furent mis à contribution pour la fabrication des gaz toxiques, notamment le gaz phosgène (composé de chlore et d’oxyde de carbone). Dans cette réaction, ainsi que l’explique M. D. Berthelot, le rayonnement ultra-violet semble intervenir comme catalyseur. Les
- deux corps en présence sont prêts à se combiner, mais la réaction demeure en suspens par un équilibre factice que l’on pourrait comparer au « grippage » d’un piston sur un cylindre. Il ne manque qu’un lubrifiant pour déclancher le mécanisme. Ce rôle lubrifiant, c’est, en chimie, celui des catalyseurs dont la seule présence suffit pour favoriser les réactions ; ici, c’est celui du
- rayonnement ultra-violet.
- Les rayons ultra-violets et la vie
- Mais les plus étonnantes applications des rayons ultraviolets sont celles qui viennent accélérer les phénomènes biologiques dans les cultures végétales.
- M. Pougnet, dès 1910, signa-lait que des gousses de vanille, cueillies vertes et, par conséquent, sans parfum, pouvaient être mûries et parfumées en très peu de temps (au moment de la vente), par exposition à l’ultra - violet. En 1919, des expériences effectuées aux îles Sandwich démontrèrent que des rayons ultra-violets artificiels ajoutés au rayonnement solaire (pointant intense à ces latitudes) activait la croissance et la maturation des ananas et des bananes.
- Le savant japonais T. Tsuji réalisa, vers la même époque, l’expérience suivante : des cannes à sucre ayant été cultivées dans l’obscurité à une température de 22°, furent divisées en deux lots. Tous deux étaient, naturellement, décolorés par étiolement (atrophie chlorophyllienne). Le premier lot, exposé au soleil, ne parvint pas à recouvrer
- FIG. 13. - INSTALLATION ü’UN AFFAREIL A HAYONS
- ULTRA-VIOLETS FOUR STÉRILISER L’EAU DE LAVAGE DES BOUTEILLES DANS UNE FABRIQUE D’EAU GAZEUSE
- p.137 - vue 81/148
-
-
-
- 138
- LA SCIENCE ET LA VIE
- son vert, c’est-à-dire à rétablir sa fonction chlorophyllienne. Le second, exposé au rayonnement ultra-violet, recouvra cette fonction en deux heures et demie!
- D’autre part, des cannes à sucre cultivées sous verre absorbant les rayons ultra-violets solaires et ceux-là seulement, subirent un déficit de sucre de 10 %.
- On voit sans peine quelle tournure nouvelle peut et doit prendre dans l’avenir l’industrie des cultures forcées. Des serres chaudes, c’est entendu, mais éclairées à l’ultra-violet, voilà la formule.
- De telles expériences ont, en outre, un intérêt théorique de premier ordre. Elles prouvent la relation intime de l’assimilation
- chlorophyllienne _______________
- des plantes (nutrition par absorption du carbone de l’air) et du rayonnement ultra-violet. Dès 1910, M. Daniel Rerthelot a poussé l’investigation au laboratoire jusqu’à réaliser une synthèse organique qui semblait réservée jusqu’ici à l’activité biologique des végétaux : la synthèse de l’aldéhyde for inique à partir de l’eau et de l’acide carbonique, sous l’influence des rayons ultra-violets. « Il n’est pas impossible, concluait l’éminent chimiste et physicien, que l’avenir voie s’édifier dévastés usines où les lampes à mercure rempliraient les fonctions des plantes et fabriqueraient nos aliments aux dépens de l’air. »
- La thérapeutique et l'ultra»violet
- En attendant cet empiétement de l’usine sur la nature, il faut reconnaître aux rayons ultra-violets une puissance extraordinaire dans le domaine de la vie.
- Dans son livre si complet : Les Rayons ultra-violets en thérapeutique, le Dr Saïdman détaille toutes les applications médicales de ces rayons. Les diverses tuberculoses, les maladies de la circulation, de la nutrition, des voies respiratoires, le rachitisme des enfants, les plaies atones et les fistules, les brûlures profondes, relèvent avec bonheur du traitement en question.
- Les rayons ultra-violets et la police
- Il n’est pas jusqu’au point de vue social où les rayons ultra-violets n’aient leur uti-
- lité. Ils sont des policiers admirables, grâce à leur propriété de susciter la « fluorescence » de certaines matières.
- La lumière fluorescente est une lumière visible induite par l’invisible rayonnement ultra-violet. C’est comme un phénomène d’écho appliqué aux ondes lumineuses, mais un écho dans lequel l’onde incidente prendrait de l’ampleur. Ainsi, la lumière ultraviolette de Wood (3.650 angstrôms), tombant sur de l’huile d’olive raffinée, illumine aussitôt cette huile d’une couleur verte (4.860 angstrôms). L’onde courte s’est transformée en onde plus longue, visible. Si on projette la même lumière de Wood sur de l’huile d’olive naturelle, non raffinée, c’est une teinte orangée ( 6.000 an gstrôms ) qui apparaît.
- Dans les farines, chaque espèce se révèle d’une teinte fluorescente différente. Le douanier, l’inspecteur des fraudes peuvent analyser à vue d’œil les mélanges les plus complexes.
- La fluorescence induite par le rayon -nement ultra-violet a été maniée de façon prestigieuse par M. Bayle, directeur du service d’identité judiciaire, et ses collaborateurs, MM. Fabre et George. Dans ce laboratoire, où la psychologie de Machiavel s’allie à la science pure, on décèle la falsification des tableaux et celle des valeurs (billets de banque, timbres-poste, titres d’emprunt), par une simple exposition à la lampe George.
- Grâce à une méthode originale, la spec-trophotométrie, ce trio de physiciens a instauré un procédé de mesure qui permet de comparer entre elles les différentes fluorescences, non plus seulement sous le rapport des teintes, mais encore sous celui des intensités lumineuses. Par ce détour, la fluorescence permet d’étudier photométri-quement l’ultra-violet de même que la lumière visible.
- Et ceci n’est pas sans importance, si l’on songe que les physiciens n’ont pu encore se mettre d’accord sur la définition métrique de l’intensité du rayonnement ultra-violet.
- Il ne saurait être question ici, en effet, de « bougies » pour mesurer ledit rayonnement. L’œil est en défaut pour évaluer une
- FIG. 14. — APPAREILS LOCALISATEURS DE RAYONS ULTRA-VIOLETS DU Dr SAÏDMAN, EN VUE DE LA THÉRAPEUTIQUE
- Les rayons sont produits par l’étincelle électrique et concentrés par un projecteur minuscule, à V intérieur ou à l’extrémité d’un tube.
- p.138 - vue 82/148
-
-
-
- L'ULTRA-VIOLET ET L'INDUSTRIE
- 189
- «bougie» d'ultra-violet. Les substances lluo-rescentes constituent de bons auxiliaires pour relier métriquement, par une sorte d’écho lumineux, le visible à l’invisible.
- Perspectives et difficultés théoriques
- Mais encore cela n’ira pas tout seul.
- Il est, en effet, nécessaire d’aboutir finalement à la fixation, en termes d’énergie, de l'unité de ce rayonnement. Or, les actions chimiques de l’ultra-violet apparaissent tellement originales, sui generis, que la mesure de leur énergie par les ac-tinomètres classiques semble insuffisante. Peut-être faudra-t-il adopter finalement un ac-tinomètre chimique mesurant, par exemple, une réaction-type due à l’ultra-violet et à lui seul. M. Daniel Bertlielot propose, depuis quinze ans, dans ce sens, un actinomètre basé sur la décomposition des cétoses, et notamment du lévulose, qui se transforme en alcool et acide carbonique sous l’ul-tra-violet, dans une véritable fermentation a-bio-tique.
- On connaît, en effet, la théorie personnelle, si originale et si profonde, de l’éminent savant : l’énergie radiante doit être considérée en elle-même, comme l’énergie thermique.
- On sait, en effet, que la mesure du potentiel thermique, la température, peut s’établir suivant une échelle absolue (Kelvin).
- Le facteur qui, dans l’énergie radiante, est l'analogue^de la température serait, d'après M. Berthelot, la fréquence des radiations envisagées. Tl y a des « fréquences critiques »
- dans certaines réactions chimiques (du type réversible), comme il existe des « points critiques » de température, bien définis en thermo-chimie.
- D’ailleurs, parmi les réactions propres à l’ultra-vio-Iet, on en rencontre, avons-nous vu, qui intéressent au plus haut degré l’être vivant. On est alors conduit à se demander si, pour maîtriser et diriger, un jour, le phénomène de la vie, la science ne devra pas instaurer une dynamique d’espèce supérieure, une photo-dynainique ayant ses lois propres - -qui ne détruira pas la vieille et solide thermodynamique (ce serait absurde), mais la transcen-dra, en se superposant à elle, comme la thermodynamique s’est superposée jadis à la mécanique rationnelle.
- Et cette révolution, logiquement appelée par l’évolution même de la science, sera probablement le terme des difficultés dans lesquelles se débat la physique moderne avec la théorie de la relativité et celle, plus féconde, des quanta.
- M. Daniel Berthelot aura l’honneur d’avoir été le précurseur et, pour tout dire, le Sadi Carnot de cette dynamique propre à la lumière.
- Jean Labadie.
- 10
- FIG. 15. - CETÏlî FONTAINE DÉBITE DE ÉKAU
- STÉRILISÉE PAR I.E RAYONNEMENT ULTRA-VIOLET Un appareil de ce genre a fonctionné, pendant un certain temps, à la gare, des chemins du Nord, à Paris, où elle distribuait de Veau aux voyageurs.
- p.139 - vue 83/148
-
-
-
- AVEC LES « PANGRAFICS »
- ON PEUT GRAVER CENT LETTRES DANS UNE SURFACE DE UN MILLIMÈTRE CARRE
- Par René DONCIÈRES
- Inventés récemment par le colonel C. Dévé, directeur de Y Institut (V Optique théorique et appliquée, les pan gra fies ont une étroite parenté avec les pantographes et les pantograveurs ; mais leur construction repose sur un nouveau principe, qui a permis de réaliser à la fois une grande économie et une extrêmé finesse des tracés reproduits. Nous allons d’abord en exposer le principe avant de passer à l'étude des applications.
- Le
- comporte un fléau rigide (voir nos lig. 1 et 4), auquel est fixé l’outil à graver, qui peut être une fraise, un burin, une pointe de diamant, etc., et repose sur la pièce à graver. A l’autre extrémité du fléau se trouve un curseur s’appuyant sur un pupitre, sur lequel est tracée l’inscription à reporter. Près de l’outil à graver, le fléau présente une coulisse dans laquelle. est engagé un pivot fixé sur le socle de l’appareil.
- D’après ce que nous venons de dire, on comprend que, si le curseur décrit un arc de cercle autour du pivot, l’outil en décrit un autre, plus petit, sur la pièce à graver. La réduction est proportionnelle aux deux distances considérées : distance pivot-outil et distance pivot-curseur.
- Si le pupitre présentait une surface courbe dont le centre serait à la pointe de l’outil, tout déplacement du curseur sur le pupitre laisserait l’outil immobile. Si, d’autre part, le pupitre présentait une surface parallèle à
- celle de la pièce à graver, l’outil reproduirait, en vraie grandeur, les déplacements du curseur dans le plan de la figure. Or, le pupitre est susceptible de prendre une infinité de positions entre ces deux inclinaisons extrêmes ; dans chacune de ces positions, le déplacement du curseur sur le pupitre entraînera toujours un déplacement plus ou moins réduit de l’outil sur la pièce à graver. Si, par exemple, la pente du pupitre est de un cinquième, les déplacements du curseur, le long de cette pente, feront décrire à la pointe à graver, à l’outil, un chemin cinq fois moins grand. Lorsque la pente est égale au rapport des bras de levier, pivot-outil et pivot-curseur,on obtient sur la pièce à graver la reproduction exacte, mais réduite, de la figure tracée sur le pupitre : un carre tracé par le curseur donnera un carré réduit sur la pièce à graver. On a donc réalisé par cette construction originale et d’une technique élégante, une sorte de pantographe qui ne possède aucun axe ni aucune articulation.
- Il n’existe qu’un seul jeu dans l’appareil : celui de la coulisse sur le pivot ; il est, d’ailleurs, complètement annulé en sollicitant le fléau sur la droite ou vers la gauche, par l’adjonction d’une surcharge ou contrepoids indiquée sur nos figures 1 et 4.
- Le colonel C. Dévé, étant directeur de l’Institut d’Optique théorique et appliquée, a naturellement appliqué d’abord son inven-
- Gurseur
- 1 Fléau
- Pupitre
- Curseur
- Pointe de diamant)
- Coulisse
- Pivot
- Cont repoids
- \. çV Contrepoid,
- av\ Pièce à graver Pivot Coulisse
- FIG. 1.
- .---DESSIN MONTRANT LE « PANGRAFIC »
- D'OPTICIEN. DE FACE ET DE PROFIL
- p.140 - vue 84/148
-
-
-
- LES PA N (IRA El ('S
- 111
- 1m/m
- lion à des objets intéressant particulièrement l’optique et la précision.
- Pour des raisons techniques qu’il nous est impossible d’aborder ici, la reproduction ne peut être rigoureusement semblable au modèle, car le taux de réduction varie un peu du centre au bord de la surface gravée ; il existe une déformation analogue à celle que donne un miroir courbe ou une lentille, et elle dépend de plusieurs causes, comme la forme du pupitre, l’inclinaison du pivot, etc. Elle peut être réduite ou, au contraire, exagérée dans un sens voulu, comme l’a demandé la Société des Lunetiers, pour laquelle a été étudié le pangrafic d'opticien que représente notre photographie, figure 4.
- Avec cet instrument, toute écriture tracée sur le pupitre avec le curseur, est gravée sur un verre de lunetterie suivant un arc de cercle, et les lettres sont d’autant plus petites et plus serrées que l’arc de cercle est pris plus près du centre.
- La pointe à graver est un éclat de diamant réglé d’une façon spéciale, de manière à tracer des traits lins en tous sens, avec des pleins et des déliés comme dans l’écriture courante. La réduction moyenne est de l’ordre du huitième ; elle impose l’emploi d’une forte loupe pour déchiffrer l’inscription gravée. Le fléau est dirigé avec un crayon conducteur dont la pointe est remplacée par une petite rotule d’acier, qui se loge dans une cavité pratiquée dans la tête du curseur, au-dessus de la pointe.
- L’écriture à graver peut être tracée d’avance sur un pupitre en opaline, que l’on peut gommer lorsque l’opération est terminée ; l’index du curseur permet de suivre le tracé. De même, une vignette fixée sur le pupitre peut être parcourue par la pointe du curseur et reproduite dans les mêmes conditions que l’écriture. Ainsi, un opticien peut graver sa marque sur les verres, y inscrire le résumé de l’ordonnance de l’oculiste et même y apposer sa signature, s'il le désire.
- Lorsque l’on veut employer le pangrafic comme machine à diviser, il faut lui accorder un taux de réduction supérieur à un cin-
- 1 m/m
- 1m/m
- FIG. 2. - GRADUATION PAR
- DEUX DIXIÈMES DE Ml ELI MÈTRE EXÉCUTÉE AU PANGRAFIC ET VUE AU MICROSCOPE
- Le champ du microscope est représenté par la circonférence pointillée.
- Loupe \ Stanhope
- Pivot
- FIG
- GRAl-’lC AMPLIFICATEUR
- L'outil à graver est remplacé par une loupe Stanhope.
- quième ; on le porte à un vingtième.
- L’appareil se monte sur le chariot d’une machine à diviser ; son pupitre porte un accotoir, contre lequel on appuie là pointe du curseur pour tracer un trait, comme on trace un trait au crayon à l’aide d’une règle. Lorsqu’une division est tracée, on peut, sans lever le diamant, tracer le chiffre attaché à ce trait, ün sait (pie, dans les fines graduations, l’inscription des chiffres au droit de certains traits est une opération très délicate et le champ du microscope employé pour la lecture étant très petit, ne laisse souvent apercevoir qu’un seul chiffre, quelquefois même aucun chiffre ; il en' résulte une incertitude dangereuse de lecture.
- L’appareil du colonel Dévé, traçant les chiffres attachés aux traits, lève cette incertitude. La figure 2 représente une graduation par deux dixièmes de millimètre vue au microscope, le champ de celui-ci étant représenté par la circonférence pointillée. Les chiffres supérieurs indiquent les millimètres et les chiffres inférieurs les dixièmes de millimètre reliés aux traits correspondants.
- Les résultats obtenus avec ces appareils ont déterminé le colonel Dévé à en étudier d’autres modèles pour répondre à des besoins industriels. Le pangrafic industriel est une sorte de fraiseuse capable de graver à la fraise des marques de fabrique et autres inscriptions sur toutes sortes d’objets : calibres, vérificateurs, instruments divers, montures d’objectifs, becs de clarinette, etc.
- La précision réalisée dans les types de pangrafi.es dont nous venons de parler n’est plus utile ici : le fléau et le pivot sont rendus assez robustes pour conduire une fraise de plusieurs millimètres de diamètre, en reproduisant en creux un modèle que l’on suit avec le curseur sur le pupitre. Les applications de cette petite machine sont exactement les mêmes que celles des pantograveurs modèle Taylor et similaires ; mais le principe des pangrafics permet d’établir des modèles incomparablement moins chers que ces appareils étrangers à bras articulés.
- gravée
- PRINCIPE DU PAN-
- p.141 - vue 85/148
-
-
-
- 142
- LA SCIENCE 'ET LA VIE
- Tour les ciseleurs, graveurs sur pierres fines et médailles, le pangrafic possède un taux de réduction d’un cinquième environ. Toute pression de la main de l’artiste sur le crayon conducteur est transmise à l’outil, fraise de dentiste, burin ou ciseau, qui s’enfonce plus ou moins dans l’objet à graver et se relève en même temps que le crayon conducteur. Un dispositif optique, adapté à l’appareil, donne une image redressée,
- reposera sur le modèle à agrandir. En plaçant l’œil sur la loupe, on pourra tracer, en agissant sur le curseur, tous les traits du modèle, qui se trouveront agrandis sur le pupitre. On aura, ainsi, réalisé une opération inverse des précédentes, qui permettra, en partant de ce report sur le pupitre et en remplaçant la loupe Stanhope par un outil, de graver une pièce identique au modèle.
- Une autre application encore de ce curieux
- l’IG. 4. — LE PANGRAFIC DU COLONEL DEVÉ, MODÈLE D’OPTICIEN
- grossie cinq fois, de la pièce à ciseler et de l’outil, de sorte que l’artiste compare constamment son travail à l’esquisse qu’il a tracée sur le pupitre du pangrafic.
- Ces deux derniers appareils sont actuellement en construction ; le colonel Dévé nous annonce l’apparition prochaine d’un pangrafic pour miniaturistes, dans lequel les fraises du précédent appareil seront remplacées par de petits pinceaux.
- Viendra ensuite le pangrafic amplificateur, dans lequel l’outil à graver sera remplacé par une loupe Stanhope (fig. 3), dont la face inférieure, légèrement bombée, contiendra le foyer et un repère tracé au diamant ; elle
- instrument réside dans la possibilité d’écrire de longs messages en une écriture extrêmement fine, sur une pellicule enroulée sur un cylindre. Ce seront des messages microscopiques mis sous l’aile des pigeons pour être transportés au loin.
- Enfin,* la possibilité de faire tenir, dans une surface d’un millimètre carré, une centaine de lettres ou chiffres suscitera, sans aucun doute, d’autres applications encore insoupçonnées. Ajoutons, pour résumer les possibilités de ces instruments, que l’on pourrait graver le texte de trois romans ordinaires sur une seule plaque de verre de 9 centimètres sur 12 centimètres. R. Doncières,
- p.142 - vue 86/148
-
-
-
- LE DÉTECTOGRAPHE
- EST UN APPAREIL DE TELEPHONIE SECRÈTE QUE L’ON NE VEND PAS AU PUBLIC
- Par M. De BRU
- Il y a bien longtemps que nous avons entendu raconter qu’en plaçant un microphone dans la cellule de deux inculpés, on pouvait entendre leur conversation. Ce fut imaginé dès l’apparition de ce merveilleux instrument qu’est le microphone, mais le fait n’était vrai qu’à la condition de placer l’appareil tout près des causeurs, c’est-à-dire que, n’étant pas dissimulé , il était incapable de rendre les services désirés.
- Les microphones haut -parleurs ordi -naires sont tout à fait insuffisants pour recevoir une application aussi intéressante que celle que nous signalons.
- Mais celui que nous avons décrit dans notre n° 101, de novembre 1925, convient. Il n’existe, entre lui et celui dont nous allons parler, d’autre différence que les dimensions. Ce dernier bénéficie d’une sensibilité merveilleuse, qui lui permet d’être placé en un endroit quelconque d’une pièce, dissimulé même derrière une tapisserie, à l’intérieur d’un tiroir de bureau, dans une armoire, sous un tapis, sans que, malgré les obstacles,
- il cesse d’enregistrer les conversations tenues, même à voix très basse.
- L’installation d’un tel instrument n’offre aucune difficulté : il suffit de le relier par des
- fils qui traver-sent le mur avec un casque à deux récepteurs dans la pièce voisine, pour que la personne cjui aura coiffé le casque puisse sténographier toutes les con-versations échangées en un endroit quelconque de la salle du microphone.
- Cependant, les fils de liaison, ou plus exactement le . circuit télépho-nique, ne relient pas directement le microphone aux écouteurs. Us passent par un rhéostat portant un com-mutateur, qui permet d’augmenter ou de diminuer le courant du microphone, que l’on désigné, en téléphonie, sous le nom de courant de conversation, pour permettre de percevoir plus ou moins nettement la conversation engagée. Une pile sèche ordinaire fournit le courant nécessaire.
- Le détectographc est utilisé largement par les services de plusieurs administrations étrangères, de la police, auxquelles il rend les
- UNE STÉNOGRAPHE REÇOIT AU CASQUE if ÉCO UTE, DANS SON BUREAU, TOUTES LES CONVERSATIONS TENUES A VOIX BASSE DANS UNE PIÈCE QUELCONQUE
- p.143 - vue 87/148
-
-
-
- 144
- LA SCIES CK ET LA VIE
- plus grands services. On le place dans tous les endroits où il est nécessaire de saisir la conversation de personnes suspectes.
- Les établissements financiers, par exemple, ont tout intérêt à installer, dans les souterrains où sont aménagés leurs coffres-forts, un ou plusieurs microphones extra-sensibles, qui révèlent à un « écouteur » les moindres bruits produits dans tout le souterrain. Il peut intervenir, d’ailleurs, pour la protection de tous les objets de valeur, et les bijoutiers, si souvent victimes des cambrioleurs, auraient avantage à recourir à une telle installation qui doublerait la sécurité qu’apporte la sonnerie électrique.
- Mais sa principale application réside dans la surveillance des personnes suspectes. IJ s’en trouve, d’ailleurs, dans tous les milieux, et, si la police olïicielle peut user largement d’un système téléphonique secret et l’instal-
- lité de recourir aux services du détec-tographe, pour surveiller ceux de leurs employés dont ils auraient des raisons de suspecter la délicatesse.
- Le microphone peut également être utilisé en téléphonie sans fil en raison de son extrême sensibilité ; peut-être serait-il supérieur à ceux actuellement en service dans les grands postes radiotéléphoniques.
- Mais les applications tout à fait spéciales de cet appareil ne permettent pas de le livrer, sans garantie, au premier acheteur venu qui en ferait la demande. Le représentant du détectographe se réserve, en effet, le droit de procéder à une enquête avant de consentir à la livraison de ses appareils : il veut connaître l’usage auquel ils sont destinés avant de les fournir à un acheteur éventuel. C’est qu’un tel instrument, au service de personnes mal intentionnées ou simplement curieuses, pourrait être cause de bien des surprises désagréables, car il est, en quelque sorte, la réalisation, limitée, il est vrai, mais pourtant exacte, des lunettes de la légende qui permettraient de lire la pensée de chacun.
- Et si nous sommes partisans du progrès, nous n’en restons pas moins convaincus que certains progrès ne sont désirables qu’autant que perçu microphone du détectograpiie, d’un modèle sonne ne puisse en souffrir. Leur
- très réduit, s'installe dans un endroit quel- généralisation ne doit pas être per-
- c onqi e de la j’iècg ou des conversations soni mise si elle s’accompagne d’un excès
- a surveiller de pouvoir, M, de Bru.
- DE MICROPHONE
- DE L’APPAREIL DE TÉLÉPHONIE SECRÈTE « LE DÉTECTOGRAPIIE »
- Ils peuvent être dissimulés dans un placard, dans le tiroir d'un bureau, d'une caisse, voire même sous une tapisserie bu une tenture.
- 1er dans tous les lieux où ont l’habitude de se réunir les malfaiteurs, dans les pièces spéciales du dépôt, les commerçants doivent également être mis dans la possibi-
- p.144 - vue 88/148
-
-
-
- UN INTÉRESSANT PROGRÈS DANS LA CONSTRUCTION DES AVIONS
- Par Lucien FOURNIER
- Ainsi que le constatait déjà notre éminent collaborateur, M. Louis Bréguet, dans son intéressant article sur l’aviation de l’avenir (Voir n° 102 de La Science et la Vie du 1er décembre 1925), la construction des appareils plus lourds que l’air marque une tendance très prononcée vers la simplification des lignes. Cette simplification peut être envisagée de diverses manières, et l’avion Louis de Monge, que nous allons décrire rapidement, représente une des solutions les plus intéressantes qui aient été réalisées jusqu’ici.
- Les documents photographiques que nous reproduisons en montrent l’allure générale. Il est caractérisé par une construction massive représentée par une aile dont l’épaisseur, dans la partie centrale, est telle qu’elle a permis la suppression du fuselage. C’est donc
- dans l’épaisseur même de l’aile que sont logés tous les objets volumineux, aussi bien les moteurs que les réservoirs, les postes des pilotes, les cabines des passagers, les bagages et tous les accessoires indispensables.
- Dans les avions actuels, les ailes seules portent le poids total de l’appareil, tandis que le fuselage, en dépit des soins apportés à le profiler, constitue un poids mort offrant une résistance considérable à l’avancement. Comme la présence d’un empennage à l’a: -rière est toujours obligatoire, il est soutenu, ici, par deux poutres très étroites, ne présentant qu’une très faible résistance à l’air. De sorte que toutes les parties de la machine concourent à la sustentation de l’ensemble. Dans ces conditions, l’avion se présente avec de nouvelles qualités, dont la plus importante réside dans une grosse économie de
- l’avion DIS MONGE EN l'OSITlON OE DÉl'AUT
- p.145 - vue 89/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 1 IG
- L’AVION DE MONGE VU D’ARIUÈKE
- puissance motrice et, par conséquent, de consommation. Ajoutons encore que le principe nouveau améliore la sécurité du vol en disposant plusieurs moteurs à l’avant de l’aile et de telle sorte que leurs axes de traction présentent un minimum d’écartement, qui se traduit par un minimum de couple perturbateur en cas d’arrêt de l’un des moteurs, l’autre entraînant seul l’avion.
- L’appareil que représentent nos ligures est un biplace équipé avec deux moteurs d’automobile ordinaires, d’une puissance nominale de t) chevaux chacun.
- L’aile unique est composée de trois parties : une partie centrale, qui remplace le fuselage habituel, et deux parties latérales qui constituent le prolongement, à droite et à gauche de la partie centrale. L’appareil est à double commande et les deux pilotes sont assis l’un à côté de l’autre. Chacun d’eux possède une commande, conjuguée avec la voisine, constituée par l’appareil connu sous le nom de manche à balai. Le pilote, (pii domine le bord d’attaque de l’aile, bénéficie d'une visibilité parfaite au moment de l’atterrissage ; pour lui faciliter l’observation du sol pendant les voyages à haute altitude, des glaces, disposées dans le plancher, assurent une visibilité totale du terrain.
- Chacune des deux poutres soutient, à son extrémité, un gouvernail vertical précédé d’une dérive fixe. L’empennage est complété par un plan fixe rectangulaire à incidence réglable et par un équilibreur compensé de grande surface et de forme elliptique, encadrant le plan stabilisateur sur trois côtés.
- Les ailes qui flanquent, à droite et à gauche, la portion centrale, lui sont réunies chacune par un système de quatre rotules démontables et réglables qui permettent un assemblage sans aucun jeu. Leur forme est trapézoïdale et elles se terminent à leurs extrémités par une courbe elliptique. Elles ne comportent aucun hauban et leur forme va en décroissant vers les extrémités. Leur charpente est constituée par deux longerons en forme de caissons, faits de bois de spruce contreplaqué, et dont la section est progressivement décroissante à partir de sa base d’encastrement où sont amarrées les rotules (l’acier qui servent à la l’aison avec la partie centrale. On peut observer, d’après a forme générale de l’aile, que les longerons sont fortement convergents vers leur extrémité, ce qui contribue à donner à l’aile une grande rigidité à la torsion. Quant aux nervures, également faites en spruce contreplaqué, elles bénéficient d'une construction .spéciale
- p.146 - vue 90/148
-
-
-
- UN PROGRÈS DANS LA CONSTRUCTION DES AVIONS 147
- L AVION DE MONGE QUITTANT LE SOL
- qui leur communique une très grande légèreté, puisque leur poids total par aile latérale ne dépasse pas 2 kilogrammes.
- L’aileron, très étroit et très long, est soutenu par un faux longeron. Enfin, le croi-sillonnage dans le plan de l’aile est réalisé de la manière habituelle. En quelques minutes, chacune des deux parties latérales de l’aile peut être démontée ou remontée.
- I>a cabine affecte, à l’avant, la forme du prolil de l’aile ; elle est faite de deux cadres transversaux parallèles, dans le prolongement desquels se rattachent les longerons des ailes latérales, et de quatre entretoises longitudinales, qui constituent, avec les poutres, une sorte de boîte rectangulaire. Les poutres d’empennage viennent se relier, par des ferrures, aux angles postérieurs de cette boîte et le train d’atterrissage s’y rattache également. L’espace compris entre les depx cadres est occupé par le pilote et le passager •— ou les deux pilotes — placés côte à côte et, latéralement, par les deux moteurs et les réservoirs d’essence.
- Les moteurs qui équipent cet appareil sont des moteurs Bugatti à 4 cylindres, de 1.500 centimètres cubes seulement de cylindrée totale ; ils attaquent à 3.200 tours une hélice Lumière à deux pales, de 1 m, 00
- de diamètre, par l’intermédiaire d’un arbre de transmission. A ce régime, la puissance des moteurs atteint 35 C. V. ; leur refroidissement est obtenu par deux petits radiateurs. Par suite de leur disposition, les moteurs se trouvent à l’aplomb du centre de gravité de l’appareil et sont complètement dissimulés dans l’épaisseur de l’aile. La mise en marche se fait comme pour une automobile, par une manivelle disposée à l’arrière de la cabine. Les réservoirs d’essence, en duralumin, répartis en deux groupes, alimentent en charge chacun des moteurs derrière lesquels ils sont placés. Quant à l’huile, la consommation en est tellement faible que la provision contenue dans le carter est plus que suffisante pour un voyage de plusieurs heures.
- L’atterrissage est assuré au moyen d’un châssis de roulement, composé de deux trains indépendants comportant chacun une roue et de deux béquilles placées aux extrémités arrière des poutres longitudinales portant les gouvernails de direction.
- Cet appareil, qui est un modèle sport:f, mesure seulement 11 m. 50 d’envergure, 5 m. 97 de longueur et 1 m. 49 de hauteur ; la surface portante est de 21 mètres carrés, lie fait, pour ce bi-moteur, de pouvoir poursuivre son vol avec un moteur arrêté rend
- p.147 - vue 91/148
-
-
-
- 148
- LA SCIENCE ET LA VJE
- pratiquement nul le risque d’atterrissage obligatoire sur un terrain impropre ; de plus, la faible charge de 33 kilogrammes par mètre carré, donnant une vitesse d’atterrissage inférieure à 50 kilomètres à l’heure, contribue encore à accroître la sécurité en facilitant l’atterrissage sur un terrain médiocre. Enfin, la présence de moteurs ordinaires d’automobiles ne nécessitant aucun soin spécial, permet de considérer l’avion de Monge un peu comme une automobile aérienne économique, capable de fournir, avec une très grande sécurité, des croisières à la vitesse commerciale de 140 kilomètres à l’heure, avec deux personnes à bord, la dépense totale de combustible n’étant pas supérieure à 18 litres aux 100 kilomètres.
- Le poids à vide est de 485 kilogrammes ; en ajoutant le poids du pilote, du passager et celui du combustible pour trois heures de vol, on aboutit à un poids total de 700 kilogrammes seulement.
- Confiant dans la construction et les qualités de son petit avion, l’inventeur met en construction un autre appareil semblable, mais plus important, qui sera équipé avec trois moteurs, en vue de réaliser un but commercial. Conçu pour transporter trente personnes, l'avion comportera trois mo-
- teurs, développant chacun une puissance de 500 C. V. au régime de 2.190 tours par minute. Les hélices, de 3 m. 90 de diamètre, tourneront à^la moitié de la vitesse des moteurs. L’aile aura une envergure de 36 mètres,
- pour une pro-fondeur de 7 m. 20, qui atteindra 10 mètres à la partie centrale, qui reçoit les moteurs, la cabine et les soutes. La longueur totale de l’appareil sera de 18 m. 20. A vide, il pèsera 6.500 kilogrammes et 12.000 kilogrammes en charge.Le salon des passagers aura 7 mètres de largeur sur 3 m. 60 de profondeur et 2 mètres de hauteur; vingt-six passagers y seront à l’aise. A l’arrière du salon sera aménagé le poste de T.S .F., émission et réception, et, non loin de là, le cabinet de toilette. La vitesse prévue de cet avion sera de 210 kilomètres à l’heure et l’atterrissage pourra se faire à la vitesse de 80 kilomètres à l’heure. L’accessibilité des moteurs en vol, que les techniciens considèrent comme la condition' indispensable pour entreprendre, en toute sécurité, les grands voyages sans escale, qu’imposera le développement des lignes aériennes internationales, va donc trouver, grâce à la conception de M. de Monge, sa réalisation pratique. Dans peu de temps, ce nouveau géant de l’air prendra contact avec son élément. Lucien Foukntkr.
- p.148 - vue 92/148
-
-
-
- LES MEILLEURES PAGES DES GRANDS SAVANTS
- Choisies par Marcel BOLL
- PROFESSEUR AGRÉGÉ DE L’UNIVERSITÉ, DOCTEUR ÈS SCIENCES
- M. MARIN MOLLIARD
- Fn consacrant deux pages, chaque mois, à reproduire les pages les plus caractéristiques — et en même temps les plus accessibles — des grands savants contemporains, nous avons pensé que nos lecteurs ne désireraient pas rester complètement étrangers à des sciences qui sont peut-être quelque peu éloignées de leurs préoccupations habituelles : les sciences biologiques figureront donc de temps à autre dans cette anthologie. Aucun biologiste français ne méritait mieux que M. Marin Molliard d'y trouver place : savant de laboratoire dans toute l'acception du terme, il poursuivit toutes ses rècherches à la Sorbonne, où il est professeur de physiologie végétale et, de plus, doyen de la Faculté des Sciences, ainsi que membre de l'Institut ; il s'est surtout occupé des effets du parasitisme et de F influence des matériaux nutritifs sur les modifications, tant physiologiques que morphologiques, des plantes. Par les lignes qui vont suivre, le lecteur se rendra compte de l'intérêt actuel des sciences biologiques et de l'œuvre considérable d'un savant, encore jeune, qui honore la biologie française aux yeux de l'étranger. M. B.
- La physiologie végétale
- E désirerais, tout d’abord, indiquer très brièvement de quelle idée générale mes travaux dérivent.
- Malgré leur apparente diversité, qui ne porte, en fait, que sur la nature des objets envisagés, il s’agit toujours de l’étude des relations existant entre les végétaux et le milieu extérieur, soit que j’aie considéré les variations qui surviennent de ce fait dans le fonctionnement des plantes, soit que j’aie en vue celles qui ont trait à leur structure ; dans tous les cas, j’ai cherché à établir le déterminisme de certains phénomènes physiologiques ou morphologiques et, par suite, à me rendre compte des relations qui existent entre la nutrition et la forme.
- Les résultats précédemment acquis avaient montré (pie la structure des plantes est sous la dépendance des agents extérieurs : ce sont des expériences faites surtout par des botanistes français qui nous ont révélé cette relation, et ainsi s’est progressivement créée la branche nouvelle et très importante de la science botanique
- qu’on désigne sous le nom de morphologie expérimentale ou de morphogénie.
- Mais il n’apparaissait, jusqu’à présent, étant donné le point de vue auquel on s’était placé dans ces premières recherches, qu’une corrélation un peu lointaine entre les conditions extérieures et les changements morphologiques qui en dépendent ; il ne suffit pas, en effet, de constater la réaction très complexe d’un organisme vis-à-vis d’un facteur externe pour se rendre compte de la nature des phénomènes qui ont amené telle ou telle modification ; entre les deux termes extrêmes, action du milieu et changement de structure, il existe toute une série de chaînons qu’il s’agit de définir nettement.
- Les modifications survenant dans les conditions extérieures n’a mènent-elles pas, tout d’abord, des changements dans les échanges de matière et ne sont-ce pas ces changements qui retentissent à leur tour sur les caractères morphologiques ? Pour répondre à la question, j’ai cherché à reconnaître les relations qui existent entre les phénomènes de nutrition et les caractères de
- AI. MARIN AIOLLIARD
- p.149 - vue 93/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 150
- la forme ; j’ai utilisé, à cet effet, la propriété que possèdent les végétaux supérieurs d’absorber diverses substances mises directement à leur disposition et dont on peut, à volonté, varier la nature et la quantité.
- L’une des difficultés à vaincre dans toutes les expériences relatives à la nutrition des plantes supérieures aux dépens des substances organiques est de réaliser la culture de ces végétaux à l’abri des microorganismes variés, qui peuvent modifier à chaque instant la nature des aliments pénétrant dans la plante ; j’ai pu, après les recherches de M. J. Laurent et de M. Mazé, instituer une méthode qui permet d’obtenir facilement le développement complet d’une plante supérieure en cultures Pasteur, et qui est utilisée actuellement par plusieurs chercheurs. Je vais citer, à titre d’exemples, quelques-uns des résultats obtenus.
- J’ai montré qu’il existe un antagonisme très accentué entre l’assimilation du carbone de l’air par la fonction chlorophyllienne et l’absorption des sucres par les racines ; on peut donc, en supprimant cette assimilation, faire pénétrer dans la plante une quantité maxima de sucre ; on y arrive, par exemple, en établissant des cultures aseptiques à la lumière, mais dans un air dépourvu de gaz carbonique.
- On peut signaler, dans ces expériences, une modification assez inattendue de certains tissus ; les cellules conductrices du liber qui, dans la tige aérienne normale, sont toujours extérieures aux vaisseaux conducteurs du bois, non seulement deviennent beaucoup plus nombreuses à l’extérieur du bois, mais aussi apparaissent à l’intérieur même du tissu ligneux ; cela est dû à une accumulation plus considérable des matériaux qui doivent être transportés par ces tissus conducteurs du liber ; nous sommes en présence d’une démonstration expérimentale particulièrement nette du principe lamarckien, bien connu sous sa forme concise : La fonction crée l'organe.
- J’ai montré également comment il était possible de produire chez les feuilles définitives la structure qui est caractéristique des feuilles embryonnaires (cotylédons), comment la formation des fleurs, des tubercules, de certaines substances telles que l’anthocyane ou les acides organiques, était sous la dépendance étroite de la quantité de sucres fournie à la plante ; comment, dans certaines conditions physico-chimiques bien déterminées, on pouvait obtenir à volonté des tubercules blancs ou noirs à partir des graines de radis à tubercules roses. La diffé-
- renciation en épines des feuilles et des tiges ou encore la formation des fleurs cléisto-games (fleurs restant toujours fermées) apparaissent également comme étant en rapport avec la concentration des substances sucrées dans la plante. On obtient des résultats identiques en faisant agir la lumière dans des conditions naturelles d’assimilation ou en remplaçant ce phénomène par l’absorption des sucres qui, normalement, résultent de l’action chlorophyllienne.
- Les conditions dans lesquelles j’ai opéré au cours des divers travaux auxquels je viens de faire rapidement allusion peuvent sembler quelque peu artificielles ; en réalité, elles nous éclairent sur les détails du mécanisme exercé par l’ensemble du milieu extérieur ; la méthode que nous avons employée n’est, en somme, on le comprend, qu’un détour qui nous permet de nous rendre compte du déterminisme des caractères morphologiques et d’isoler les divers facteurs qui agissent ensemble dans les phénomènes naturels.
- Plusieurs des études entreprises dans le même esprit sont relatives à l’action ceci-dogène des parasites, c’est-à-dire à la production .de galles, qui n’est qu’un cas particulier du problème de la morphogénie...
- Par ces différentes recherches, j’ai été logiquement amené au problème du déterminisme des cécidies et j’ai réussi à obtenir artificiellement des phénomènes d’hyperplasie (accroissement du nombre des cellules) et d’hypertrophie (augmentation du volume des cellules).
- Enfin, mes recherches ont précisé le rôle fondamental joué par les éléments minéraux dans le chimisme des êtres vivants et établi, pour ces éléments, une spécificité au point de vue de leur rôle individuel ; cette spécificité se traduit de deux manières, chimiquement et morphologiquement ; de la confrontation des deux sortes de résultats, nous devons pénétrer plus avant dans l’étude des rapports qui existent entre les réactions chimiques et le développement morphologique de la matière vivante.
- En résumé, la notion la plus générale qui se dégage de mes travaux, c’est que les végétaux, même les plus différenciés, sont extrêmement plastiques, beaucoup plus qu’on ne l’admettait jusqu’ici, que leur structure est sous la dépendance étroite de leur chimisme, celui-ci étant lui-même influencé par les conditions extérieures ; c’est donc une confirmation expérimentale que mes recherches apportent à la théorie lamarckienne dans ce qu’elle présente d’essentiel.
- Marin Molijard.
- p.150 - vue 94/148
-
-
-
- LES AVEUGLES POURRONT-ILS BIENTOT LIRE LES JOURNAUX ?
- Un dispositif nouveau permet de l’espérer
- Par V. MERCIER
- Imaginez, d’une part, un support sur lequel on fixe une feuille imprimée éclairée suffisamment et, d’autre part, un pupitre de mêmes dimensions comportant un grand nombre de tiges métalliques très fines, juxtaposées, qui reproduiront en relief, automatiquement, le texte noir de la feuille imprimée. Voilà ce qu’a conçu et ce que veut réaliser un humble inventeur,
- M. Thomas, ouvrier mécanicien.
- Pour y arriver, il suffisait de trouver le moyen de faire saillir sur le pupitre chaque tige correspondant à une région noire du texte, les régions blanches n’ayant aucune action sur les tiges correspondantes.
- La première phase des recherches de M. Thomas a donc été de construire l’appa-
- reil élémentaire qui consiste à faire fonctionner automatiquement une tige correspondant à un petit tableau, blanc ou noir à volonté.
- On conçoit, dès lors, que la juxtaposition d’un grand nombre de systèmes identiques à celui-ci réalise pleinement le problème.
- Les vues (fig. 2 et 3) montrent le petit tableau blanc a et le cache.noir b. Ce tableau, qui reçoit la lumière d’une lampe c, dont les rayons sont dirigés par la lentille condensatrice d, est « photographié » par la chambre noire e, dans le fond de laquelle, au lieu d’une plaque sensible, se trouve l’enroulement d’une cellule photo-électrique (sélénium ou potassium).
- Cette cellule, qui est une véritable résistance électrique, a pour propriété de devenir
- EIG. 1.-SUR CE PUPITRE EST PLACÉE, A GAUCIIE,
- UNE FEUILLE IMPRIMÉE ; A DROITE, LE TEXTE SE REPRODUIT EN RELIEF
- FIG. 2. -- VUE DE L’APPAREIL ÉLÉMENTAIRE PERMETTANT DE RÉVÉLER MÉCANIQUEMENT
- L’APPARITION OU LA SUPPRESSION D’UNE TACHE NOIRE SUR UN FOND BLANC a, tableau blanc; b, cache noir; c, lampe éclairant le tableau; d, lentille condensatrice. Le tableau est photographié par la chambre noire e, dans le fond de laquelle se trouve la cellule photo-électrique f (voir fig. 3). Les variations de courant dues aux divers passages du cache noir devant le tableau blanc sont
- révélées ici par un galvanomètre g.
- p.151 - vue 95/148
-
-
-
- 1 .”>2
- LA SCIENCE ET LA VIE
- plus ou moins résistante au passage du courant électrique selon qu’elle est plus ou moins éclairée. Nous voyons immédiatement l’usage que l’on peut faire de cette propriété — obtenir automatiquement deux courants correspondant à deux résistances, l’une pour le tableau blanc, l’autre pour le tableau noir — ce qui permet, par un jeu de relais et d’électros très simple, de ne faire lever la tige de démonstration que lorsque le tableau est noir (fig. 4).
- Pour réaliser l’appareil définitif, il faudrait juxtaposer autant de systèmes élémentaires qu’il serait nécessaire pour qu’un texte noir sur blanc se trouve reproduit d’une manière satisfaisante sur le pupitre de lecture. Si l’on voulait obtenir une netteté identique à celle de la trame des grands journaux, il faudrait six cent cinquante tiges par cen-timètre carré, ce qui, au point de vue mécanique, est extrêmement difficile à construire ; néanmoins, on pourra aboutir rapidement à
- m
- FIG. 3. - CETTE VUE MONTRE LA CELLULE PHOTO-ÉLEC-
- TRIQUE (f) PLACÉE AU FOND DE LA CHAMBRE NOIRE (e)
- Chambre noire
- Cellule photoélectrique
- celle d’un mol. Enfin, on devra envisager l’adoption de procédés électro-mécaniques appropriés pour simplifier l’ensemble et réduire l’énorme quantité d’organes semblables.
- Ces procédés, sur lesquels on ne peut s’étendre dans un article forcément limité, sont similaires à ceux imaginés par M. Belin, le célèbre ingé-nieur qui a réalisé, il y a quelque temps, l’expérience fondamentale de la télévision. Leur viabilité est donc certaine.
- Quoique considérable, la bibliographie des ouvrages mis à la disposition des aveugles est extrêmement limitée. Sa préparation onéreuse ne permet pas de traduire tout imprimé, livre ou article de journal de quelque valeur, qui élargirait ce domaine spécial de la pensée écrite. La réalisation de l’invention de M. Thomas serait un bienfait considérable pour quantités d’aveugles,, qui pourraient ainsi, sans le secours de personne, c’est-à-dire par la lecture directe, prendre connaissance de toutes les nouvelles
- Pu pii re
- Relais
- SCHEMA EXPLIQUANT LE MECANISME DE L APPA-' REIL REPRÉSENTÉ FIGURES 2 ET 3
- quelque chose d’extrêmement pratique :
- 1° En amplifiant l’échelle du texte reproduit en relief, afin de pouvoir augmenter la grosseur des tiges du pupitre et rendre leur construction possible ;
- 2° En limitant la surface du texte à reproduire à la valeur d’une ligne ou même à
- que renferment les quotidiens et lire des ouvrages qui ne sont point traduits en caractères Braille. Les aveugles sont trente mille en France ; leur nombre s’est trouvé sensiblement augmenté par suite de la guerre, qui a privé de la vue des milliers de soldats. V. Mercier.
- p.152 - vue 96/148
-
-
-
- LA T. S. F. ET LA VIE
- Par Joseph ROUSSEL
- t
- I. Instruisons-nous. — II. Un montage pratique. — III. Les idées de nos Lecteurs. —^ IV. La T. S. F. à l’Etranger. — V. Horaire de
- principaux postes de diffusion.
- I. Instruisons-nous
- Pour augmenter le rendement des appareils, réduisons au minimum les pertes dans les capacités
- i le rendement d’un poste est fonction de la bonne disposition de ses divers constituants, d’une manière générale, il est, à dispositif égal, lié surtout à la bonne utilisation de la très faible énergie disponible.
- Celle-ci doit être convenablement canalisée, utilisée par transformations successives et surtout le moins possible dissipée.
- La loi de bonne économie, qui doit être la base de toute administration, est également celle qui doit présider à l’établissement de dispositifs corrects de T. S. F.
- Parmi les sources les plus importantes de pertes se trouvent les capacités diverses entrant en jeu dans les récepteurs.
- Nous aurons l’occasion de revenir plus tard sur cette question extrêmement importante, en cherchant à dé Unir les conditions que doit réaliser un bon condensateur d’accord.
- Aujourd’hui, nous n’envisagerons que la capacité qui fait partie du système connu sous le nom de « bloc détecteur à résistance shuntée », qui comprend une résistance de 2 à 5 mégohms, de préférence réglable, aux bornes de laquelle on place en parallèle (d’où le terme de « shunt », qui signifie littéralement voie dérivée) une petite capacité.
- Le rôle de la résistance est d’abaisser, par la chute ohmique, le potentiel de la grille et d’amener le point de fonctionnement de la lampe au lieu d’inflexion d’une des caractéristiques qui jouit du pouvoir détecteur.
- Ce genre de détection, dont la théorie a été donnée par MM. Laüt et Beauvais, a le double avantage de la simplicité et d’un bon travail de grille pour un courant extrêmement faible.
- Mais cette résistance de grille offre un chemin très difficile aux oscillations de haute fréquence dont le circuit de réception est le siège ; le rôle du condensateur, en parallèle sur la résistance, est justement de les transmettre avec le minimum de pertes.
- Ce condensateur est beaucoup trop souvent traité par les amateurs comme appareil négligeable. C’est pourtant lui qui assume le rôle le plus important d’un appareil de réception, celui de la détection, en qualité et en quantité.
- Trop faible, il ne pourra transmettre intégralement à la grille les oscillations reçues ; trop fort, sa constante de temps nuira à la fidélité de la reproduction; trop résistant, il absorbera de l’énergie et diminuera le rendement total dans de grandes proportions.
- Il faut donc qu’il soit : 1° De capacité supérieure à celle des électrodes de la lampe utilisée ;
- 2° De capacité inférieure à celle qui peut provoquer des distorsions par hystérésis ;
- 3° A pertes par résistance réduites au minimum.
- Si nous ajoutons qu’en pratique son volume doit éviter d’être excessif, nous voyons que, pour le réaliser correctement dans tous les cas, il est nécessaire d’avoir recours à un dispositif spécial.
- Nous avons imaginé un condensateur très simple qui réunit toutes ces conditions : fixe, peu encombrant, facilement variable et à diélectrique air. Ce dispositif s’étant révélé,
- M
- /-----------------1
- FIG. 1. — CONDENSATEUR FIXE, POUVANT PRENDRE FACILEMENT DIVERSES VALEURS, ET A TRÈS FAIBLES PERTES
- p.153 - vue 97/148
-
-
-
- 154
- LA SCIENCE ET LA VIE
- après essais répétés, d’un rendement excellent, nous avons pensé être utile à nos lecteurs en leur donnant les caractéristiques de*” construction de cet appareil excessivement simple (fig. 1).
- Sur un plateau de matière isolante, ébonite mince de préférence, sont fixées deux pièces métalliques A et B, formant les armatures élémentaires du condensateur ; ces pièces, placées en croix, se chevauchant, sont distantes d’un millimètre, les surfaces en présence étarit de 16 centimètres carrés. Des prises électriques sont réalisées sur ces armatures par les bornes C et D.
- La capacité de la surface ainsi constituée est de l’ordre de 12 centimètres C. G. S. ; elle convient au neutrodynage dès circuits ou comme capacité de détection d’ondes très courtes. Pour l’augmenter, tout en conservant les qualités électriques du dispositif et tout en conservant le faible encombrement, il suffit d’emboîter sur les armatures existantes, en rang alternativement pair et impair, des armatures complémentaires de forme M (Mx représente en trait ponctué une armature en place).
- Pour diminuer encore la résistance de carcasse, il est possible d’évider la plaque P de support.
- Ce dispositif permet, avec quelques armatures de complément, de réaliser, d’une façon exacte, la meilleure capacité exigée pour le bon fonctionnement d’un appareil quelconque, où ces condensateurs jouent le rôle - de capacité de détection ou de liaison entre les différents étages.
- II. Montages pratiques
- Pour bien des gens, avec juste raison, le montage récepteur à galène sera toujours l’appareil préféré. On peut même prédire que, par suite de la multiplication des postes émetteurs et de leur répartition sur tout le territoire, la vogue de ce dispositif si simple ne fera que s’accroître. Toutefois, s’il a pour lui le mérite d’une exquise pureté d’auditions, il a contre lui son peu de puissance ainsi que le manque de sélectivité, causé par l’amortissement élevé qu’amène dans tout circuit l’emploi d’un détecteur très résistant.
- Ce sont ces raisons, jointes aux demandes nombreuses de nos lecteurs, qui nous ont incité à publier un dispositif pratique à combinaisons, qui rendra certainement de grands services aux amateurs.
- La figure 2 représente le schéma de mon-
- RECEPTEUR A GALENE A COMBINAISONS
- tage de ce poste. Les inductances L,LX et L2 seront toutes bobinées à une seule couche et, de préférence, sur carcasse de soutien réduite au minimum.
- Pour cela, un certain nombre de procédés peuvent être employés avec succès, par exemple bobinage sur carcasse en forme de prisme hexagonal ou octogonal, dont les arêtes sont formées par des baguettes d’ébonite, de fibre ou de verre maintenues entre deux joues isolantes ; on peut encore, pour simplifier, prendre un tube de carton laqué, dans les parois duquel on pratiquera, au canif, de larges évidements convenablement répartis.
- On utilisera, pour ces bobinages, du fil de 5 à 9 dixièmes de millimètre de diamètre recouvert de deux couches coton, qui ne sera laqué, bakélisé ou paraffiné dans aucun cas.
- La self-inductance L, de complément d’accord, sera indépendante des inductances Lx et L2 et placée à angle droit de l’ensemble de ces deux dernières. Le but de ce dispositif est d’augmenter la sélectivité de l’appareil.
- Lx et L2, à couplage fixe et serré, seront bobinées sur la même carcasse.
- L 2 représente la bobine secondaire d’accord. Elle est à prises multiples, et l’on pourra disposer entre chaque prise, soit un nombre égal de spires, soit des nombres en progression arithmétique.
- Les capacités C et Cx seront d’un millième ou d’un demi-millième ; C2, fixe, sera d’ordinaire de 2 millièmes ; remarquons, cependant, que sa capacité optimum varie suivant l’impédance du téléphone E utilisé.
- Les combinaisons diverses seront réalisées à l’aide de fiches amovibles, appareils très commodes et très sûrs, d’une simplicité d’emploi plus grande que les commutateurs à plots.
- M, N, P, R et S représentent les broches mobiles de distribution, alors que 1, 2, 3, etc., représentent les douilles de prise de contacts.
- Nous n’insisterons pas sur la description du détecteur à galène D, qui sortirait du cadre de cette étude.
- Nous insisterons cependant sur la nécessité de réalisation d’un excellent isolement de tous les organes du poste récepteur, qui seront montés soit « dans l’air », soit sur ébonite, mais jamais sur bois, même soigneusement paraffiné.
- Le tableau suivant, indiquant le nombre de spires, pourra guider les constructeurs
- p.154 - vue 98/148
-
-
-
- LA T. S. F. ET LA VIE
- 155
- pour la réalisation des inductances bobinées sur carcasse de 8 centimètres de diamètre.
- LONGUEURS d’ondes L L, L2 TOTAl.K
- 200- 300 15 5 25
- 300- -600 30 10 50
- 000 1 .500 00 20 100
- 1.500- 3.000 75 25 175
- Voici maintenant les combinaisons que ce dispositif permet de réaliser :
- Réception des ondes courtes en direct, montage pratique à utiliser près d'un émetteur et, en l’absence de brouillages, effectuer les connexions M3, P2, S5.
- Réception des ondes moyennes en direct, connecter Ml,
- Né, P2, S5. .
- Dans ces deux cas, le circuit L2 Cj, réalisé en connectant R à l’une des prises 0,
- 7, etc., peut être utilisé comme circuit de mesure ou d’élimination par absorption.
- La réception par induction, beaucoup plus sélective, sera facilement réalisée :
- 1° Pour réception d’ondes courtes, en connectant Mo d’une part au circuit primaire et PU, S12, RIO, 9, 8, etc... au circuit secondaire ;
- 2° Pour réception d’ondes moyennes, en réalisant Ml,
- Né au primaire et les combinaisons ci-dessus au circuit secondaire
- Si l’on désire augmenter la puissance de réception de cet excellent appareil, il sera nécessaire de lui adjoindre une ou plusieurs valves convenablement disposées. Nous reviendrons sur ces montages dans une prochaine étude.
- III. Les idées de nos Lecteurs
- Montage d’un cadre avec circuit élimina* teur d’une émission voisine
- Levesque, à Octeville (Manche), a son poste récepteur situé à 2 kilo-* mètres de l’émetteur en amorties F. U. C. des Rouges-Terres. Considérablement brouillé par cet émetteur, qui lui interdisait toute réception correcte, il a eu recours à l’artiliee suivant :
- Sur son cadre de réception, il a établi deux séries de spires : l’une, M (lig. 3), est connectée au poste récepteur et accordée sur l’onde à recevoir par le condensateur C ; l’autre, concentrique, N, est accordée par le condensateur C1 sur l’onde d’émission de F. U. C.
- Grâce à ce dispositif, notre correspondant élimine d'une façon absolue l’émission gê-
- nante, cependant très voisine, et reçoit sans difficulté, aux environs de Cherbourg, les concerts anglais, les P. T. T., Radio-Belgique, Rome, etc...
- Il a varié le procédé, toujours basé sur le même principe d’emploi d'un circuit d’absorption à self-inductance de grande surface, en utilisant deux cadres voisins, l’un de quatre spires de 2 m. 20 x 2 m. 20, accordé sur le poste à éliminer et, dirigé vers lui, l’autre de 0m.85x0m.85, accordé sur l’onde à recevoir et dirigé vers son émetteur; l’élimination totale du gêneur fut encore parfaite, les deux cadres étant distants de 1 m. 20 ; mais, au cours de cette seconde expérience, les réglages étaient beaucoup plus délicats.
- Les cas de gêne de cette nature étant extrêmement frequents, nous espérons que ces dispositifs très sûrs pourront tirer d’embarras nombre de nos lecteurs.
- Quelques conseils
- Jacques Reut, président de la section ge-nevoise du Radio-Club Suisse, nous adresse une série de préceptes bien choisis, que tout amateur devrait avoir présents à la mémoire.
- Voici les plus utiles : Chargez vos accus jusqu'à ébullition ; contrôlez alors la densité, du liquide, elle doit être de 1,24 ou 28° Baume.
- Ne mettez jamais plus de 4 volts aux bornes des lampes à faible consommation, sinon elles servait vite hors d’usage.
- Veillez à ce que les parties métalliques des supports des inductances, réaction ou résonance, ne puissent entrer en contact avec les mêmes parties métalliques des inductances du circuit antenne-terre, vous brûleriez vos lampes.
- Si vous entendez un sifflement et qu’il varie de ton lorsque vous tournez le condensateur, c’est vous qui rayonnez, et votre négligence peut gâter le plaisir de vos voisins ; pensez-y et surveillez votre réaction.
- Lorsqu’une station d’émission reste silencieuse après un morceau, ne vous impatientez pas; laissez vos manettes tranquilles et attendez que le programme continue. Ne réagissez pas afin de savoir « ce qu’il y a ». Tout le monde a le droit d’entendre les auditions, même si vous recevez mal.
- Mettez la tension de plaque avant (.l’allumer les lampes et éteignez avant de la couper : vous épargnerez vos enroulements en fils fins.
- Une antenne trop longue est généralement inutile. Un lil de 40 mètres ou deux de 15 à 25 mètres sont bien suflisants.
- Avant de construire un cadre, essayez toujours une simple antenne intérieure.
- N
- El G. 3. — MONTAGE U’UN CADRE AVEC DISPOSITIF FD/i'REUR
- p.155 - vue 99/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 15(5
- Quand vous entendez des parasites, déconnectez l’antenne et constatez s’ils viennent bien de l’extérieur. C’est peut-être un mauvais contact , un fil brisé, une vis desserrée ou une borne sale qui en sont la cause.
- IV. La T. S. F. à l'étranger
- Une curieuse conception aile" mande
- Tous les amateurs, surtout ceux de la première heure, ont largement pratiqué le type d’amplificateur à résistances, dû aux si remarquables travaux de MM. Brillouin et Beauvais. Si beaucoup d’entre laissé de côté, c’est en partie certains dispositifs récents né-
- fig. 4. — CE TUBE A VIDE CONTIENT DANS SA GAINE DE CKISTAL DEUX VALVES ORDINAIRES ET I.EUIIS ORGANES DE LIAISON , CAPACITÉS ET RÉSISTANCES
- eux l’ont parce que
- eessitent moins de valves pour l’obtention d’une même puissance et que la valeur de l’amplification diminue, sauf construction spéciale, à mesure que la fréquence des ondes à recevoir augmente, la raison principale des difficultés rencontrées étant la présence de capacités nuisibles.
- Le Dr Lœwe, de Berlin, a pensé pouvoir tourner ces difficultés par une disposition ingénieuse des éléments du poste.
- Dans l’intérieur d’un seul tube de cristal, il a logé les éléments complets de deux valves, ainsi que les organes de liaison, capacités et résistances (fig. 5).
- De cette façon, les capacités nuisibles sont
- réduites au strict minimum et l’amplification obtenue est, paraît-il, égale, pour ce seul élément, à celle que procurent trois étages montés selon la méthode usuelle. De plus, le coefficient d'amplification sérail le même
- elephone
- FIG. si-Il E.\I A DE
- TÉlilKIUI IM Tl'lî K A
- I. 1N-VI DK
- vers 200 mètres de longueur d’onde qu’à f .000 mètres.
- Ce tube, que représente la figure 4, n’est pas encore sorti du domaine expérimental. L’essai valait toutefois d’être signalé.
- Une seule chose nous intrigue : comment le haut degré de vide nécessaire dans un tel tube peut-il être réalisé en présence des multiples éléments qu’il renferme?
- Souhaitons de voir bientôt, en France, des dispositifs de ce genre, qui, par un choix convenable des éléments, permettraient de construire un puissant superhétérodyne avec, au plus, quatre lampes.
- V. Horaire de principaux postes de diffusion
- France :
- Tour Eiffel, 2.G50 m., puissance G k\v. ; 18 h., jour-; nal parlé, radio-concert, informations ; 19 h. 15 à 19 h. 45, éventuellement, dimanche seulement, émissions diverses ; 20 h. 15 à 20 h. 30, éventuellement le dimanche seulement, émissions diverses sur l’onde de 2.740 mètres ; 19 h. 30 à 21 li., radio-concert sur l’onde de 2. 740 m. dimanche, mercredi, vendredi et dernier samedi de chaque mois. Hadio-Paris, 1.750 m., puissance 4 k\v. ; 12 h. 15, concert ; 13 h. 45, informations ; 13 h. 50, cours d’ouverture de la Bourse de Paris ; 20 h. 15, informations et concert ; 20 h. 15 à 22 h., dimanche, radio-dancing.
- Lyon (La Doua), 550 m., puissance 500 w. ; 10 h. 30, concert phonographique, information ; 16 h. 15, Bourse de Paris, change, Bourse de Commerce ;
- 20 h., concert.
- P. T. T. (Ecole supérieure des postes et télégraphe-, de Paris), 458 m., puissance 0,45 kw.; 20 h. 30, concert, causerie; scientifiques.
- Petit Parisien (Paris), 358 m., puissance 0,5 kw. ;
- 21 h. 15 à 23 h., dimanche, mardi, jeudi, samedi, concert, causerie.
- 'Toulouse, 441 m., puissance, 2 kw. ; heures diverses, concert, informations.
- Oméga (Casablanca), 250 m. ; 17 h. à 19 h., concerts, essais.
- Belgique :
- Bru.vellcs-IIaren, 1.100 m., puissance 3 kw.; 13 lu,
- 14 h., 16 h. 50, météorologie; 18 h. 50, service avions. liadio-Bclgique, 2G2 m., puissance 1 kw. ; 17 h. à 18 lu,
- 20 h. 15 à 22 h., concerts, presse, causerie. Angleterre :
- Daventry, 1.600 ni., puissance, 25 kw. ; 19 h. 30 à
- 22 h. 30, concert ; dimanche, jazz jusqu’à minuit ;
- 15 h. 30 à 17 h., concert.
- Londres ...... 365 ni. puis. 3 kw.
- Cardiff...... 353 m.
- Manchester... 378 m.
- Bourncmouth . 386 m.
- Newcastle .... 403 m.
- Glasgow...... 422 m.
- Belfast...... 439 m.
- Birmingham . 479 m.
- Aberdeen . ..“. 495 m.
- Bradford..... 310 m.
- Dundee....... 331 m.
- Edimbourg ... 328 ni.
- Hull.......... 335 m.
- Lccds......... 346 m.
- Liverpool .... 315 m.
- Jdymoulh .... 338 m.
- Shefficld.... 301 m.
- Stoi;e-on-Trcnt 306 m.
- Swansca...... 492 m.
- 1 IV»
- I Concert. I J Causeries, [j-. ,
- v Jazz.
- Musique ,
- 1 religieuse.V \ Presse. \
- 23 h. 30
- Postes de relais à faible puissance 100 il 300 watts.
- p.156 - vue 100/148
-
-
-
- LA T. S. F. ET LA VIE
- 157
- Allemagne :
- Dresden, 294 ni., puissance, 1,5 kw. ; 18 h. à 21 li., concert, informations.
- llunnovcr, 296 m., puissance 1 kw. ; 16 h. 30 à 22 li., concert, informations, causerie.
- Bremcn, 279 m., puissance 1 kw. ; 13 h. 30 à 21 h. 30, concert, causerie, informations.
- Hambourg, 395 m., puissance 1,5 kw. ; 17 h. à 21 h. 30, concert, causerie, informations (retransmis par Mannovcr et Bremen).
- Munster, 410 m., puissance 1,5 kw. ; 18 h. 30 à 22 h., concert.
- Brest au, 418 m., puissance 1,5 kw. ; 12 h. à 13 11, 19 h. 30 à 21 h. 30, concert, informations.
- Stuttgart, 413 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h. à 19 h.
- et à 20 h. 30, concert, causerie.
- Leipzig, 452 m., puissance 700 w. ; 10 h. 30 à 12 h.,
- 15 li. 30, 18 h. à 21 h. 30, concert, informations. Konigsberg, 463 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h. à 17 h.,
- 19 li. à 22 li., concerts, causerie.
- Frankfurt, 470 ni., puissance 1,5 kw. ; 15 h. 30 à 17 li., 18 h. à 21 li. 30, concert.
- Berlin, 505 m., puissance 1,5 kw. ; 16 h. 30, concert ; 18 h. à 22 li., informations, concert ; dimanche, 9 li., service religieux.
- Kwnigswurterhauscn, plusieurs ondes : 4.000 m., 3.150 m., 2.800 m., 2.550 m. ; 6 h. à 20 h., presse et nouvelles irrégulièrement, toute la journée. Kwnigswurterhauscn, 2.800 m., 11 h. 50, concert, dimanche.
- Kœnigswurlcrhauscn, 680 ni. ; 9 h. 40, concert, dimanche.
- Autriche :
- Vienne, 530 m. ; 10 h. à 11 h., 13 h. à 11 h., 19 h. à 22 h., concerts.
- Graz, 404 m., puissance, 0,5 kw. ; 5 h. à 6 h. et 8 h. à 10 li., concerts, informations.
- Tciiéco-Slovaquie :
- Prague (Kbely), 1.150 m. ; 9 h., 10 li. 30, 12 h. 50,
- 16 h., 17 h., cours ; 19 h., concert.
- Danemark :
- Lingsbg, 240 ni. ; 18 h. 15, cours et nouvelles ; 20 h. 30 à 21 h., concert: ; 8 à 9 h., dimanche, concert.
- Copenhague, 470 m., puissance 2 kw. ; 19 h., concert dimanche, mercredi, jeudi.
- Suède :
- Goeleborg, 460 m., puissance 0,3 kw. ; 19 h. à 21 h., concert.
- Stockholm, 127 m. ; 11 11., concert dimanche (service religieux) ; de 18 h. à 21 h., concert en semaine. Stockholm-Radio ART, 470 m. ; 19 h., concert. Baden, 1.200 m. ; 10 li. à 11 h., service religieux le dimanche ; 16 h. à 18 h., concert ; 18 h. à 20 h., semaine, concert.
- Suisse :
- Genève, 1.100 m., puissance 1,5 kw. ; 20 h. 15 à 22 h., concerts, causerie, sermon (dim.), dancing (lundi). Lausanne, 850 m., puissance 0,5 kw. ; 19 h., divers. Zurich, 515 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h., 19 h. 15, concerts.
- Italie :
- Rome (U. R. 1.), 126 m., puissance 1 kw. ; 15 h. 30 à 16 h. 30,19 h. 30, 21 h. 40, concert.
- Rome (R. A.), 470 m. ; 11 h. 30, 15 h. 20, nouvelles ; 12 li., 16 h. 30, concerts.
- Rome (I. C. D.), 1.800 m. ; 15 h., 19 h. 30, concert. Milan, 495 m.; 21 h., concerts.
- Espagne :
- Madrid (R. I.), 392 m., puissance 1 kw. ; 18 h. à
- 20 li., 22 h. 30 à 24 lu, concert.
- Madrid (R. E.), 430 m. ; 18 h., concert.
- Barcelone, 325 m., puissance 0,6 kw. ; 18 h. et 21 h.,
- concert.
- Hollande :
- Amsterdam, 2.000 ni., puissance 1 kw. ; 9 h., 17 h., bourse, presse, change.
- La liage, 1.050 m., puissance 0,5 kw. ; 20 h. 40,
- 21 h. 40, concert dimanche; 19 h. 40, concert mardi; 21 li. 40, concert vendredi.
- La Haye, 1.070 m., puissance 0,5 kw. ; 18 h. 40, concert dimanche ; 20 h. 10, concert lundi et jeudi.
- Russie :
- Moscou, 3.200 m., puissance 4 kw. ; 12 h. 30 à 13 h. 30, causerie, musique, irrégulier.
- J. Rousskl.
- LA T. S. F. ET LES
- Deux nouveaux appareils redresseurs de courant
- Nous avons tenu nos lecteurs au courant des différents appareils redresseurs de courant permettant d'alimenter les postes récepteurs de T. S. F. avec du courant alternatif, ou d'utiliser ce courant pour recharger les batte-ri es d'accumulateurs.
- Nous voulons signaler aujourd'hui deux nouveaux appareils construits dans le même but.
- 1° On peut alimenter les postes de T. S. F. avec du courant alternatif
- a question de l’alimentation des postes récepteurs de T. S. F. est, de plus en plus, à l’ordre du jour. On cherche, en effet, à supprimer les piles et accumulateurs, dont l'élit rcl ion présente certains ennuis lors-
- CONSTRUCTEURS
- qu’on ne dispose pas de courant continu. Alimenter directement le poste au moyen du courant alternatif, transformé naturellement par un appareil spécial, semble donc être le but recherché par tous, à condition que cet appareil ne soit pas une cause de ronflement et s’adapte à n’importe quel poste. C’est le cas de celui que nous présentons ci-dessous.
- Aucun organe mobile n’est employé dans ce dispositif. Les seuls accessoires utilisés sont des transformateurs de courant, des eon- vvf. tif « transformer d e n sn I e u r s a. e. f. »
- p.157 - vue 101/148
-
-
-
- 158
- LA SCIENCE ET LA VIE
- fixes, des cellules de filtrage et trois lampes dont une spéciale à deux plaques, pour redresser la tension destinée au filament et deux lampes ordinaires, même régénérées, dont le but est de redresser chacune des alternances du courant alternatif, pour la tension-plaque, qui peut varier de 0 à 120 volts.
- D’autre part, on a prévu, en plus du rhéostat réglant la tension de chauffage, un potentiomètre d'équilibre, pour annuler les différences des caractéristiques pouvant exister dans la construction des lampes.
- On se rend aisément compte que cet appareil n’exige aucun entretien. Sa consommation de courant est, pour un poste de cinq ou six lampes, de 88 watts au maximum, soit, 4 centimes à l’heure.
- 2° Redresseur de courant à grand rendement et silencieux pour la recharge .des accumulateurs sur courant alternatif
- u redresseur est basé sur le fonctionnement des valves thermoioniques, qui sont, on le sait, un relais idéal, par suite de leur inertie à peu près nulle.
- 11 comprend une valve redresseuse (tube argenté à quatre broches), redressant les deux alternances du courant, et une valve régulatrice (tube clair à trois broches), cette dernière remplaçant le rhéostat, car elle contient à son intérieur une résistance de fer dans l’hydrogène étouffant les variations du secteur et réglant automatiquement l'intensité du courant de charge de la bai l ('rie, sous 2 à 14 volts suivant les modèles.
- L’appareil est entièrement automatique ; sa mise en marche est instantanée, ne demande aucune manœuvre. En cas de panne du secteur, la batterie ne peut se décharger dans le redresseur, car le circuit de charge est complètement coupé.
- Le rendement de ce redresseur est, d'après le constructeur, de 30 à 40 % environ.
- Aucun danger de court-circuit n’est à craindre et l’on peut réunir les deux bornes + et — sans aucun dommage pour les valves.
- Le fonctionnement de l’appareil est absolument silencieux, et l’on peut procéder à la recharge de la batterie même pendant l’écoute, ce qui 1.I-; m:miKssKun permet d’utiliser une
- a. a. n. batterie de faible
- 9
- capacité et, par conséquent, d’un coût peu élevé. Aucun bourdonnement ne vient troubler la réception pendant cette charge. Cette particularité est duc précisément à la présence du tube régulateur que nous avons signalé, qui absorbe toutes les variations du secteur d’alimentation.
- En dehors de l’application de ce redresseur à la recharge des batteries d’accumulateurs alimentant les postes de T. S. F. émetteurs ou récepteurs, on peut, évidemment, en entrevoir d’autres, pour l’électrolyse, la galvanoplastie, l’électrothérapie, la signalisation sur les voies de chemins de fer, les relais et, en général, toutes les fois que l’on aura besoin de redresser le courant alternatif du secteur.
- NOUVEAU C U K a -CIIKUR LIS « VOCALIS ))
- Chercheur perfectionné pour détecteurs à galène
- Lks qualités à rechercher pour un chercheur de détecteur à galène sont, on le sait, la souplesse, la stabilité et l’inoxy-dabilité. Celui que représente la gravure ci-dcssus, qui s’adapte instantanément sur tous les détecteurs à galène, est spécialement étudié pour obtenir le maximum de rendement des appareils récepteurs de T. S. F. à détection par cristaux.
- La composition de l’alliage avec lequel il est constitué le rend absolument inoxydable. Si sa grande teneur en argent l’expose à la sulfuration, cette sulfuration éventuelle et superficielle ne change rien aux qualités du chercheur ; en effet, la galène est,. elle-même, constituée par du sulfure de plomb et c’est précisément la présence du soufre qui lui donne ses qualités détectrices.
- Une très grande souplesse, impossible à obtenir avec un fil rond, résulte du laminage de ce chercheur, ainsi que de la forme de la spirale. Il en résulte une grande facilité de réglage.
- En outre, sa forme générale, très étudiée, permet à la pointe (en forme de lance) d’osciller très librement dans le cône formé par la partie plate. Les chocs et les trépidations extérieurs sont, de ce fait, considérablement amortis et la pointe reste en contact avec le point sensible de la galène.
- On sait que la recherche de ce point sen sible demande beaucoup de doigté et que la position de la pointe par rapport à la galène, ainsi que la pression de cette pointe, qui doit être la plus faible possible, sont des facteurs de bons rendements très importants. La stabilité de ce nouveau chercheur, dénommé «Vocalis», une fois réglée, et sa facilité même de réglage seront donc très appréciées des amateurs radio. .T. .M.
- p.158 - vue 102/148
-
-
-
- LE SALON DE L’AUTOMOBILE DE BRUXELLES
- Par A. CAPUTO
- Bien que la France ail été privée de son Salon annuel de VAutomobile, La Science et la Vie devait à ses lecteurs de les renseigner sur les tendances qui se sont manifestées au Salon belge — presque un salon français. Pour eux, noire excellent collaborateur A. Caputo est allé à Bruxelles, et les impressions qu'il a rapportées de ses visites au Salon de l'Automobile ne manqueront pas d'attirer l'attention dès fervents de l'auto et surtout des constructeurs. C'est que, en effet, personne plus qu'eux n'est intéressé par l'offensive de grand style que, Vindustrie américaine paraît préparer contre les marques européennes, bien qu'elle soit fortement- atteinte par le change. La lutte n'est pas d'aujourd'hui, d'ailleurs, et on peut voir, par l'effort persévérant des constructeurs français et belges, notamment, pour ce qui concerne les moteurs, le freinage, le graissage, les pneumatiques, la carrosserie et môme les accessoires, qu'elle ne deviendrait dangereuse que si des défaillances se produisaient. Or, rien ne peut laisser prévoir une telle éventualité, et l'industrie française de l'Automobile peut avoir confiance en l'avenir.
- L’immobilisation du Grand Palais par les Arts Décoratifs n’a pas permis, cette année, à notre industrie de l’automobile d’organiser, en octobre, son Salon annuel. On doit le regretter amèrement, car cette manifestation a toujours provoqué un vif mouvement de curiosité et d’affaires.
- Londres a eu son Salon habituel, Berlin ouvrit le sien aux premiers jours de décembre, mais la grande exposition d e caractère vraiment international fut le Salon belge.
- C’est donc à Bruxelles qu’intéressés, spécialistes et techniciens ont dû se rendre pour juger de l’évolution de cette industrie active entre toutes qu’est celle de l’automobile.
- On se fera une idée de l’importance de cette exposition en constatant que plus de quatre-vingt-dix constructeurs de châssis figuraient au Cinquantenaire.
- L’ofïènsive américaine
- La caractéristique dominante de première impression pour les visiteurs du Cinquan-
- tenaire fut le nombre imposant des marques américaines, qui ont accentué, cette année, un mouvement de pénétration, que l’on doit considérer, à juste titre, comme dangereux pour le marché européen, malgré les conditions actuellement défavorables du change pour le vendeur d’outre - Atlantique.
- Tout le monde connaît la Ford ; les automobilistes sont fam i 1 i ar is és avec la Buick, la Cadillac, la Mar m on, la Packard, introduites en France depuis la guerre*
- Au Salon belge, vingt-huit maisons amé -ricaines étaient représentées, non seulement des lirmes comme Essex, Oldsmobile, Dodge, (pii produisent des voitures de service d’une classe supérieure à la Ford, mais par ph s de vingt spécialistes de la voiture de demi ou de grand luxe à six ou huit cylindres.
- Au point de vue mécanique, la construction américaine est très différente de la nôtre.
- L’état des routes aux Etats-Unis ne permettant pas les très grandes vitesses, et l’usage de la voiture étant surtout intensif
- p.159 - vue 103/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 100
- en ville, elle a done été conçue très souple. Pour obtenir cettè souplesse, on a été conduit à adopter de fortes cylindrées et des cylindres multiples. La plupart des boîtes de vitesses n’ont que trois combinaisons en marche avant, la prise directe étant maintenue presque constamment. Les moteurs à quatre cylindres ne se rencontrent (pie sur les véhicules populaires, comme le Ford, le Chevrolet; tous les autres sont à six cylindres en ligne ou à huit cylindres en ligne ou en V.
- Ces moteurs sont généralement à consommation élevée, considération de second plan dans un pays qui est le principal producteur d’essence. Les voitures n’ont pas été étudiées pour soutenir le plein régime pendant de longues étapes, et certaines se fatiguent sur la distance.
- Le dessin des châssis américains est de beaucoup moins élégant que celui des châssis français, belges et italiens.
- De cette construction nous avons maintenant peu à apprendre ; nous en avons retenu déjà : la culasse détachable complètement usinée, l’équipement électrique, les pneus-ballons ; nous lui demanderons demain les épurateurs (Pair et les épurateurs (Plante, auxquels nous réserverions une étude spéciale dans une prochaine causerie. Quant au moteur souple, nous saurons le réussir aussi agréable et plus économique ; la six cylindres de Talbot en est un exemple de réalisation de très grand ordre.
- Par contre, en ce qui concerne les carrosseries et leur aménagement de réel confort, nous avons à nous en inspirer.
- Là encore, les conditions d’utilisation de la voiture américaine ont naturellement influé sur les fabrications. Ne demandant pas aux véhicules de très grandes vitesses, les caisses sont plus spacieuses, plus larges, plus hautes, offrent une plus grande résistance à l’avancement. Pour nos voitures rapides, qui doivent être mieux proportion-
- nées, ce qu’il faut c’est développer l’ingéniosité de l’équipement, afin que le confort soit sans reproche. Il nous subit de nous intéresser à cette question.
- La construction belge
- Plusieurs des constructeurs belges sont des habitués de notre Salon de Paris : Excelsior, F. N., Métallurgique, Mincrva et Nagant.
- Excelsior, F. N., Métallurgique et Nagant ont des moteurs à soupapes en tête, les trois derniers avec commande par culbuteurs, Excelsior avec arbre à cames en tête du bloc des cylindres. Minerva et une très jeune marque, qui s’est acquise une très bonne réputation, Impéria, ont le sans-soupapes. Minerva est fidèle, depuis quinze ans, aux deux fourreaux concentriques dans chaque cylindre, du type Ivnight. Impéria a des tiroirs verticaux logés dans des encastrements prévus dans la paroi même des cylindres («g. 2).
- Tous les équipements électriques sont à organes séparés, mais la dynamo est combinée en un groupe avec la magnéto, selon l’orientation donnée par Robert Bosch. Pour les suspensions, Excelsior, Nagant et Minerva conservent, à l’arrière, les ressorts cantilevers. Les freins sur les quatre roues sont d’emploi général. Excelsior, Minerva et Nagant ;ont le servo-frein à dépression Dcwandre. Le servofrein agit en parallèle avec la pression que le conducteur exerce sur la pédale, et le soulage ainsi d’une grande partie de l’effort musculaire qui lui est habituellement demandé avec les commandes classiques. Ainsi, lorsqu’une pression directe de 109 kilogrammes sur la pédale est nécessaire pour provoquer le blocagedes roues d’une voiture de 1.500 kilogrammes, ce qui est excessivement dur, une pression de 29 kilogrammes sera se lement utile avec le servo-frein, soit donc un effort quatre fois moins grand.
- l’IG. 2. - TIROIRS DE DISTRIBUTION l)lT
- MOTEUR IMPÉRIA, SANS SOUPAPES
- A et B, tiroirs logés dans des encastrements prévus dans la paroi du cylindre. On remarque, vers leurs extrémités supérieures, les orifices (Vintroduction (A) et d'évacuation (B) ; C, culbuteurs faisant monter et descendre les tiroirs A et B ; D, arbre portant les cames qui font osciller les culbuteurs C ; E, axe de tiroir ; F, axe de culbuteur.
- p.160 - vue 104/148
-
-
-
- LK SALON DK L'AUTOMOBILE DK BRUXKLLKS 101
- Ce servofrein est appelé à se répandre beaucoup, car il est facile à installer sur toutes voitures.
- La construction française
- Quarante et un de nos constructeurs étaient à Bruxelles, où nos stands furent très entourés et très admirés.
- Notre école, qui peut s’intituler Vécole de la jouissance spécifique (puissance relative développée par le moteur, en rapport avec sa cylindrée), reste dominatrice dans la production du véhicule utilitaire, comme dans celle des châssis de sport.
- Où la maîtrise de cette formule se manifeste de la façon la plus suggestive, c’est dans l’exécution de nos 6 et 7 CV. Les 5 CV Citroën et Peugeot, la 6 CV Renault, les 7 CV Berliet et Mathis, sont connues de tous. De nouvelles 7 CV sont nées, avec châssis spacieux pour quatre places franches, présentées par de Dion - Bouton, Hurtu, Salmson, Th. Schneider.
- C’est la voiture d’utilité par excellence : petit moteur nerveux très économique, fournissant plus de 20 CV, permettant des carrosseries à quatre places, dans lesquelles les occupants trouvent le même confort que dans les voitures puissantes.
- Et n’cst-ce pas logique ? La voiturette étriquée à quatre places était un non-sens ; ses passagers sont-ils moins grands et moins gros, parce que leurs goûts ou leurs moyens leur font choisir une 7 CV.
- Toutes nos vaillantes 10 CV ont ici le même succès que chez nous : Chenard et Walcker, Citroën, Corre la Licorne, de Dion-Bouton, Delahayc, Donnet-Zedcl, Mathis, Panhard-Levassor, Peugeot, Renault, Talbot, Unie, Vermorel, Voisin. Pour les voitures de sport, nos Amilcar, les Bugatti, les 2 litres de Ballot, Bignan, Chenard et Walcker, Georges Irat, Sizairc frères, sont des plus recherchées.
- Toute l’élite de notre construction de luxe était là : Delage, Dekumay-Belleville, Hispano-Suiza, Ilotelikiss, Lorrainc-Dié-tricli, Morris-Léon Bollée, Panliard — avec le nouveau radiateur plus haut et plus étroit, donnant une ligne très légère — Peugeot, Rochet-Sch neider, Voisin...
- En dehors des 7 CV déjà citées, nous devons noter, parmi les nouveaux châssis : le 12 CV Delaunay-Belleville à quatre cylindres 75 X 120, à soupapes par culbuteurs : le 12 CV Hotchkiss, à moteur quatre cylindres 80 X 120 à culbuteurs, et la 2 litres 500 Talbot, à six cylindres de 70 x 110 à culbuteurs également.
- Dans la catégorie sport, le Vagova est. appelé à connaître les suffrages des jeunes sportsmen, avec un six cylindres de -19,7 X 04, dont le vilebrequin est monté sur billes et les bielles sur roulements à galets ; c’est le plus petit moteur à six cylindres que l’on ait encore construit en série.
- Pour les tendances générales, la construction française maintient ses orientations.
- P - 109 Kg»
- FIG. 8. — INSTALLATION I)'UN NKRVO-l'RKIN Dl’AVANDHE-HKPUSSEAU A 1 )KCItKSKION SOI? CNE
- COMMANDU DH FREINS SUR LES QUATRE ROUES ]. La commande par action directe.— 2 .Lanterne commande, avec le servo-frein agissanten parallèle avec l'effort du pied du conducteur sur la pédale. A, pédale ; B et C, secteurs de renvoi ; D, levier d'attaque des câbles ; E E’, câble ; F, F’, leviers d'attaque des cames des freins ; G et G’, cames des freins ; Il et H’, tambours de freins ; I et J, liaisons du servo-frein à la pédale ; K, servo-frein. Pour obtenir la meme efficacité de freinage, si, dans l'action directe, on est obligé de faire sur la pédale un effort de 109 kilos, avec le servo-frein on n'aura plus à développer que 29 kilos, soit quatre fois moins.
- p.161 - vue 105/148
-
-
-
- 102
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Sur le châssis Delaunay-Belleville, excellente étude de l’ingénieur Vibert, les freins directs sur roues arrière ont été supprimés. Le freinage sur les quatre roues est obtenu par les freins avant et un frein de mécanisme, placé à l’arrière de la boîte des vitesses. Le pont arrière est ainsi plus léger, ce qui améliore, nettement la suspension. Talbot ouvre la voie à la six cylindres de puissance moyenne, très agréable et très souple.
- Une solution remarquable de la suspension dont le succès se confirme — et tout particulièrement sur les mauvaises routes belges — est, celle de la Sizaire frères sans essieux, à roues indépendantes. C’est une solution d’avant-garde qui sera certainement suivie; les résultats en sont exceptionnels ; le montage est simple et robuste, et il a fait ses preuves maintenant suides centaines de châssis.
- Notons que les pneus-ballons régnent sur toutes voitures, petites ou grosses.
- Quelques discussions encore pour ces dernières : on préfère, pour les très fortes sections, les enveloppes à talons armés de câbles d’acier, maintenus sur la jante
- par un segment d’accrochage mobile, montage qui prévient toute sortie de l’enveloppe en dehors de la jante, éventualité si dangereuse lorsqu’elle se produit, par exemple, dans un virage pris très vite.
- Les constructions étrangères
- Alfa-Roméo, la grande triomphatrice des Grands Prix de Spa et de Monza ; Ansaldo, dont la 2 litres ht récemment, à Miramas, une marche de six jours sans arrêt ; Ceirano, Diatto, Fiat, dont la 7 CV voisinait avec de puissantes six cylindres ; Isotta-Fraschini, châssis de très grand luxe ; Itala, au dessin très pur ; Lancia, spécialiste de la voiture de sport ; O. M. sont tous noms réputés de l’industrie italienne.
- La construction autrichienne comprenait : Austro-Daimler et Steyr. (
- La suspension arrière du châssis Steyr à six evlindres 1,500 centimètres cubes est
- très particulière. Le carter de différentiel est attaché au châssis. Les trompettes portant les loues s’articulent sur lui par rotules et sont reliées aux longerons par des jambes de force en tôle emboutie. Le ressort de suspension est transversal. De la sorte, les roues sont relativement indépendantes et le poids non suspendu est notablement réduit.
- Pour la construction anglaise, deux seuls représentants : Morris, qui exposait ses modèles avec sa production française des usines Léon Bollée ; Rolls-Royce, dont on rencontrait de superbes voitures chez plusieurs carrossiérs.
- Les firmes allemandes n’avaient pas été invitées.
- NA CAS 1) ESSIEUX, K T S15 S ROCKS SONT I NDÉl’END ANTES
- Quand une roue franchit un obstacle, clic n'influence en rien la roue opposée ; le châssis garde son équilibre, cl les réactions sont considérablement amorties. Le confort procuré par cette suspension est exceptionnel.
- Les carrosseries
- La Belgique a de très grands earros -siers: d’Iéteren, Gan-gloff, Snutsel.
- D’Iéteren est le licencié de Weymann. La voiture gainée, à armature souple, connaît en Belgique beaucoup de faveur.
- Versters ctNeirinck ont créé un modèle de conduite intérieure qui a grande vogue. Les panneaux avant et arrière sont légèrement convergents et réunis au toit par des arrondis. Une seule portière est prévue de chaque côté, mais très large. L’assise des sièges avant coulisse dans des rainures, et ils peuvent être ramenés vers le tablier, afin de dégager l’entrée aux places arrière (fig. 5).
- Toutes les voitures américaines sont enduites avec l’émail à la cellulose de Duco, d'une présentation aussi chatoyante que le plus soigné des vernis gras, mais beaucoup moins fragile et très commode a entretenir.
- Nous avons, en France, le cellémail, et voici le nopaz, le cerrik qui entrent en concurrence.
- Pour les gainages en simili-cuir, on adoptait généralement jusqu’ici un seul ton. La mode nouvelle est aux tons en opposition.
- Poids lourds et accessoires
- Plusieurs constructeurs belges sont spécialisés dans les poids lourds : Bovy, Brosse], Dusse, Miesse, Pipe.
- Minerva construit un tracteur avec rc-
- p.162 - vue 106/148
-
-
-
- LE SALON DE L'AV TOM OBJ LE DE BRUXELLES
- 10.3
- FIG. 5. --- UNE CONDUITE IN’i'ÉlilEUIÏE DE DIGNES OKIGINAI.ES
- Les panneaux avant et arrière sont légèrement convergents vers le haut et réunis au toit par fies arrondis. Il fi'existe de chaipic côté qu'une seule porte très large, avec sa ligne avant oblique, parallèle au montant.
- morque à deux roues très bien conçu. Nos nationaux : Berliet, Delaliaye, Renault, Saurcr, pour les grosses unités ; Chenard et Walcker, avec son train F. A. R. ; Citroën, Corre la Licorne, Panhard-Levassor, Unie, pour les camionnettes, ont, chez nos voisins, un marché étendu.
- Au groupe de l’aviation, on remarquait les moteurs d’IIispano-Suiza, de Renault, qui sont fournisseurs de toutes les aviations étrangères.
- Côté accessoires, il nous faudrait citer tous nos spécialistes.
- Nous serons forcément bref, car la matière serait inépuisable. Rappelons trois nouveautés marquantes. La chambre à air Air container est rendue indégonflable par perforation, du fait de sa fabrication même ; elle ne contient ni matière solide ou liquide ; sa paroi est renforcée à la partie supérieure par un croissant épais de gomme, dont les libres sont en tension dans toutes les directions. Un clou vient-il à traverser le croissant, toutes les. fibres se resserrent sur lui et empêchent Pair de passer ; le clou enlevé, les fibres se rapprochent, se compriment entre clics et. masquent le trou.
- Le pare-brise Clair a sa surface extérieure enduite d’une matière hygrométrique et
- transparente, grâce à laquelle les gouttelettes de pluie ne font plus ventouses, mais s’étalent, et l’eau s’écoule normalement, sans gêner la vision.
- L’élévateur hydraulique Ever-Ready comporte une pompe disposée dans un carter fixé au marchepied de la voiture et relié, par des flexibles, à quatre vérins attachés aux étriers des ressorts. Une manette permet d’orienter le refoulement vers une des quatre roues que l’on désire soulever. La pompe est actionnée à l’aide d’un long levier à va-et-vient. Le liquide refoulé repousse le piston du vérin, (pii prend contact au sol, puis sert d'appui à la réaction pour lever l’essieu et dégager la roue. La manœuvre est rapide et supprime tous les tâtonnements de l’emploi du cric mobile.
- Une visite au Salon belge fut, comme on le voit, des plus instructive. Sa décoration simple et plaisante, la belle ordonnance de l’ensemble, le soin apporté dans les détails d’installation font honneur au Comité d'organisation, dont le dévoué président est le comte Jacques de Liedekerke et le grand animateur, le commandant Brassine. Leur satisfaction aura été le très gros succès (pii a récompensé leurs efforts.
- A. C-aputo.
- p.163 - vue 107/148
-
-
-
- H>1<
- LA SCIENCE ET LA VIE
- LES NOUVEAUX SIGNAUX HORAIRES FRANÇAIS
- ----------iiimiiiiiiiin------
- Dcjniis le 1er janvier 1926, la slation de Lyon la Doua (YN) n’émet plus aucun signaux horaires.
- Les stations de Ooix-d’Hins (LY) el de la 'Pour Eiffel (l'L) assurent seules ce service avec l’horaire ci-dessous
- HEURES
- TEMPS MOYEN OltEKNW IC.II
- NATURE DES ÉMISSIONS
- POSTES
- ÉMKTTEL’XIS
- CA 1 >v ACTERISTIQU ES TECHNIQUES
- De 7 h. 06 m. 05 s. à 8 h. 00 in. .. j
- i
- De 8 h. 01 ni. à 8 h. 06 m..................j
- i
- De 8 h. 06 m. 05 s. à 8 h. 08 ni. .. >
- i
- !
- \
- De 9 h. 26 m. 05 s. à 9 h. 30 m. .. /
- i
- De 19 h. 56 m. 05 s. à 20 h. 00 m.}
- i
- De 20 h. 01 ni. à 20 h. 06 ni...............]
- i
- De 20 h. 00 m. 05 s. à 20 h. 08 m.v
- /
- !
- 22 h. 15m....................................y
- (
- I
- Signaux automatiques inter- ( „ . rHi >
- nationaux. , croix a unis ,
- Signaux horaires scientifi- { r . rl.lT:n„ ; ques (rythmes). V Cioix-ü llms ,
- Envoi des heures des signaux ) '
- rythmés émis par Croix- Tour Eiffel ^ d’Hins, 24 heures avant. ' f
- Signaux automatiques inter- î -rrfff„i
- nationaux. * loui imiei
- 18.900 mètres entretenues (arc ou alternateur).
- 18.900 mètres entretenues (arc ou alternateur).
- 2.650 mètres étincelles.
- 75 mètres /entretenues 32 mètres j (lampes).
- 2.650 mètres étincelles.
- Signaux automatiques internationaux.
- Signaux horaires scientifiques (rythmés).
- Envoi des heures des signaux rythmés émis par Croix-d’Hins, 21 heures avant.
- t Croix-d’Hins i
- ( Croix-d’Hins i
- 1 Tour Eiffel \
- Signaux semi-automatiques, *: tops à 22 h. 15, 22 h. 17 et Tour Eiffel 22 h.19. )
- \ 18.900 mètres entretenues ( (arcou alternateur).
- i 18.900 mètres entretenues / (arc ou alternateur).
- ] 75 mètres (entretenues
- > 32 mètres) (lampes).
- 2.650 mètres étincelles.
- Notes. — 1° Les émissions de EL, à 9 h. 30 el 22 h. 15, seront supprimées dans trois ou quatre mois. Les émissions à étincelles (le la Tour Eiffel pourront être remplacées prochainement par des émissions à ondes entretenues modulées. A ce moment, la 'Pour EitTel enverra aussi les signaux horaires de 19 h. 57 à 20 h. 00 sur 2.650 mètres de longueur d’onde (entretenues modulées).
- 2° Après quelques mois d’essais, une des deux émissions à ondes très courtes (75 mètres et 32 mètres) sera supprimée, la meilleure des deux, choisie par expérience et après avis des intéressés, étant seule conservée-
- MODIFICATIONS APPORTÉES AUX SIGNAUX Signaux horaires automatiques internationaux
- Les trois traits qui étaient émis auparavant à la fin de chacune des minutes sont remplacés par six points, dont le commence ment tombe aux secondes 55, 56, 57, 58, 59, (50 et de telle sorte que le début du dernier point de chacune des trois séries de points donne en heures le temps moyen de Greenwich :
- . 7 h. 58 7 h. 59 i 8 h. 00
- soit 19 h. 58 soit ' 19 h. 59 soit ' 20 h. 00
- / 9 h. 28 ' 0 h. 29 ( 9 h. 30
- suivant l’émission considérée el le signal préliminaire.
- Signaux horaires scientifiques (battements rythmés)
- L’intervalle des battements est réglé de manière qu’il y ait fil battements en 60 secondes de temps moyen. Les battements n" 1, 62, 123, 181, 215 et 306 sont constitués par des Iraits d’une durée de 0 m 4 s, environ. Les débuts de deux traits consécutifs sont donc exactement espacés d’une minute de temps moyen.
- L’émission est réglée de telle sorte que les débuts de ces traits tombent aux heures exactes (temps moyen Greenwich) ci-après :
- 8 h. 20 h.
- 01 m. 0 s.
- 20 îi! I "2 m- 0
- 8 h. / 20 h. i
- 03 m. 0 s
- 8 h. , 20 h. <
- 01m. 0 s.
- 8 h.
- 20 h. i
- f 05 m. 0 s.
- 8 h. 20 h.
- 06 m. 0 s.
- Les Iraits sont destinés à rendre plus faciles l’application de la méthode des coïncidences ainsi que les mesures des enregistrements des signaux. Ils permettent également d’utiliser, éventuellement, dans certains cas, les signaux scientifiques comme signaux horaires ordinaires.
- L’heure en lemps moyen de Greenwich extrapolée des signaux 1 et 306 (début) est transmise lentement et répétée trois fois dans les conditions suivantes :
- Si le signal considéré 1 ou 306 a été passé en retard de 0 s. 11 par exemple,on transmet la seconde et fraction de seconde du retard, c’est-à-dire, dans l’exemple considéré, les trois chiffres : 014.
- Si, au contraire, le signal a été passé trop tôt de 0 s. 09, par exemple, on transmet le complément, c’est-à-dire les trois chiffres 991.
- Tous renseignements relatifs à ces nouvelles émissions figurent dans la circulaire n° 5 du 8 décembre 1925 du Bureau International de l’Heure (Observatoire de Paris, France).
- p.164 - vue 108/148
-
-
-
- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Un outillage pratique et simple pour le déguipage des fils électriques
- Les outils spéciaux pour électriciens ne manquent, certes, pas. Aussi pçut-on s’étonner de voir constamment les ouvriers monteurs électriciens se servir d’un simple canif bien affûté pour débarrasser les fils des isolants qui les recouvrent.
- Il faut n’avoir jamais vraiment essayé d’ajouter, à une installation électrique déjà existante, une prise de courant, une lampe supplémentai -re, pour ignorer l’ennui qui résulte de cette nécessité du déguipage des fils, en même temps que les d ifficultés qu’elle présente pour être convenablement effectuée, surtout sur les fils souples, composés, comme on le sait, d’un grand nombre de fils de cuivre fins, leur ensemble étant recouvert de caoutchouc et de soie ou de coton.
- Il arrive donc fréquemment que la lame du canif dépasse le but et coupe quelques-uns de ces fils, diminuant ainsi la résistance mécanique du câble souple.
- C’est pour rendre plus facile cette obligation du déguipage des fils qu’un de nos compatriotes, M. Peutcuil, a imaginé les petits appareils représentés sur la planche ci-dessus. Le petit outil figuré à gauche est réservé au déguipage des fils d’enroulement de petites dynamos, qui ne sont recouverts que d’une couche de coton.
- Il semble que ce soit l’outil du centre de la planche qui doive obtenir le plus de succès, car il répond aux besoins de tous ceux qui ont à travailler sur les fils souples. Comme on le voit, c’est une simple pince constituée par deux lames d’acier embouti. La partie inférieure sert simplement à trancher le fil. A la partie supérieure, les tranchants des lames se présentent sous la forme de deux V
- se faisant face-La vis que l’on aperçoit sert à régler l’ouverture restant en* tre les pointes des deux V, lorsqu’on serre la pince, de manière à gratter l’isolant du câble souple sans en couper un seul brin.
- Enfin, adroite , se trouve l’outil destiné au travail sur les câbles plus importants. Il permet de trancher aisément, de couper l’isolant dans le sens de la longueur, pour qu’il ne reste plus qu’à l’ouvrir comme un livre. Ilcom-portc, en outre, un grattoir (déplié vers le haut), pour dénuder les fils composant le câble dans les interstices où un simple canif ne pourrait pénétrer.
- Pour couper juste l’épaisseur de l’isolant du câble, sans entamer le métal lui-même, on se sert de la bague de cuivre visible sur la photographie. En l’éloignant plus ou moins de la partie supérieure de l’outil, on fixe l’angle d’ouverture des lames. Après avoir appuyé sur la lame pour arriver au métal, on règle la bague à cette position et il suffit de faire tourner tout l’outil autour du câble pour couper l’isolant complètement, tout le tour du câble.
- C’est la petite lame triangulaire, visible à la partie supérieure de la branche de gauche, qui sert à trancher longitudinalement l’isolant.
- TllOIS OUTII.S PRATIQUES POUR LE DÉGUIPAGE RAPIDE DES FILS ÉLECTRIQUES
- De gauche à droite : outil pour fils de dynamo, outil pour file souples, outil pour câbles.
- p.165 - vue 109/148
-
-
-
- 1 (ï()
- LA SCI ESC U ET LA l JE
- Pour ouvrir les huîtres très rapidement et sans risque de blessure
- Par leur fraîcheur et leur saveur particulière, les huîtres sont appréciées de tous les gourmets. Si c'est une lapalissade de dire qu’il faut les ouvrir pour les manger, il n’en est pas moins vrai que cette opération exige, quand on ne dispose pas d’appareils spéciaux, une certaine l'orce et une certaine adresse, afin d'éviter des blessures qui peuvent présenter une certaine gravité.
- Les dispositifs imaginés pour ouvrir les huîtres sont nombreux, depuis les couteaux à coquille, empêchant la lame de glisser et de pénétrer dans la main de l'opérateur, jusqu’aux véritables appareils basés sur le principe du levier, appareils très pratiques, mais dont l'emploi ne se justifie guère que pour les personnes ayant une grande quantité d’huîtres à ouvrir quotidiennement.
- La gravure ei-des us montre un nouveau dispositif, qui semble tenir le milieu entre le couteau ordinaire et l’appareil auquel nous faisions allusion II se compose d’un support de bois, d'un outil dont la lame en acier trempé est plate, pointue et porte deux ergots, et enfin d’un cou! eau al filé seulement à son extrémité servant à détacher l'huître de sa valve supérieure.
- Le support étant appliqué sur le bord d'une table, on maintient l’huître d’une main, tandis que l’on pousse l'outil pointu dans la charnière du mollusque, en lui imprimant un mouvement de rotation alternatif.
- Instantanément, la charnière est tranchée et les deux ergots de l’outil l’empêchent de pénétrer dans l’huître, écartant ainsi tout risque de blessure. Enfin, on détache l'huître de son couvercle avec le couteau spécial.
- COMMENT ON1 SJ'’, SERT DE J, Al'PA-RK.IL A OUVRIR LES HUITRES
- AK) I ) Kl,EN DE R ROSSES ET J)E RALAIS CONTENANT UN LIQUIDE ANTISEPTIQUE
- 1 rop profondément
- Balayons sans faire voler la poussière, source de nombreuses maladies
- i, n’y a plus à revenir sur les dangers de la poussière. Nous lui devons la plupart des maladies dont nous souffrons et notamment la tuberculose. Depuis que le génie de Pasteur nous a révélé les microbes.
- les hygiénistes se sont évertués à trouver un moyen de balayage pratique et rationnel. Les ménagères, avec leurs balais, leurs torchons et leurs plumeaux, enlèvent la poussière d’un endroit pour l’envoyer en suspens dans l’air ambiant, qûi la redéposera ensuite. Or, il est nécessaire, non de la déplacer, mais de l’agglomérer. pour pouvoir ensuite la jeter au loin, sans a u c u n e p o s s i b i 1 i t é de retour.
- Le balai à réservoir permet de résoudre ce problème. C’est un balai ordinaire en crins, dont le corps est constitué par un réservoir métallique. Ce réservoir est rempli d’un liquide spécial, qui vient légèrement et automatiquement humecter les crins du balai. Le contenu du
- réservoir se vide en une semaine environ.
- Le liquide dont on emplit le réservoir a la propriété d’agglomérer la presque totalité de la poussière contenue dans les tapis et les parquets, et (pie l’on peut évaluer au minimum à !)() %. Et cela sans tache d’aucune sorte et sans dégagement d'aucune odeur. L’évaporation du liquide, au lieu de rendre leur liberté aux poussières légères, comme dans le cas de l’eau pure, accentue encore leur agglomération. Il est donc facile de jeter le tas poussiéreux dans une poubelle après avoir acquis la certitude <pie, partout où le balai a couru, il a effectivement et définitivement enlevé les miasmes dangereux.
- Ce liquide détruit les mites, les insectes
- p.166 - vue 110/148
-
-
-
- LES A COTÉ DE LA SCIES CE
- Km
- et les larves qui peuvent se multiplier dans les parquets. Il supprime donc en eela les causes de bien des maladies, notamment de celles qui ont pour origine l’inoculation dans le sang d’un germe par une piqûre.
- Un manelie se visse à ce balai et permet de donner à celui-ci l’inclinaison désirée.
- Une brosse à habits, construite sur le même principe, permet de brosser et de détacher simultanément les vêtements, tentures et intérieurs d’autos, en usant d’un liquide spécial.
- Enfin il existe une brosse à chiens. Dans son réservoir on introduit un autre liquide, qui, sans aucun danger pour l’animal, tue implacablement les puces et les poux et évite les maladies qu’ils propagent. On pourra ainsi éviter aux ch'ens les maladie 5 du système îespiratoire qui résultent des bains trop fréquemment renouvelés.
- Brûle-parfums économique
- L’usage des brûle-parfums électriques se répand de plus en plus. Quoi de plus naturel, en effet, que d’utiliser la chaleur rayonnée par une lampe à incandescence pour répandre dans un appartement une odeur agréable, purifiant même l’air de la pièce où l’appareil est installé? II
- n’est donc pas étonnant cpie d’innombrables modèles de brûle-parfums aient été lancés dans le commerce, et ce sont de véritables œuvres d’art, que l’on peut voir dans les vitrines des magasins. Mais, commetoute œuvre d’art, ces modèles sont d’un prix assez élevé. De plus, leur emploi exige l’installation d’une prise de courant supplémentaire dans les pièces où on désire les allumer.
- On a songé, pour établir un brûlp - parfums économique, à utiliser, non plus la chaleur rayonnée par l’ampoule, mais réchauffement du culot de la lampe elle-même. Tout le monde sait, en effet, que, lorsqu’une lampe est restée allumée uncertain temps, il est presque impossible le îutru-i'Ai:- de toucher le culot ou la F u ai s en vt,acf. douille sans se brûler. On
- COUVF. mi LA MIJOTEUSE
- LA CASSEROLE A DOUBI
- d’un plat foiiai
- a été amené ainsi à construire le petit appareil représenté ci-dessous sur une lampe. Ce brûle-parfums est simplement constitué par une bague creuse, en laiton, dans laquelle on a introduit une mèche.
- IJ sullit de verser quelques gouttes d’un parfum quelconque sur cette mèche
- pour obtenir, lorsqu’on allume la lampe d’éclairage ordinaire de h appartement, un intérieur agréablement parfumé. Son prix modi-
- quepermet,d'ailleurs, d’en installer plusieurs.
- Dans cette casserole, au -cun aliment ne s’« attache » au fond
- n des soucis les plus constants de la cuisinière E FOND, SURMONTÉE j cst éviter que ICS ant couvercle jnets qu’elle prépare
- ne s’«attrapent » au fond de la casserole, inconvénient qui résulte souvent d'un feu trop vif. Un de nos compatriotes a chei’ché et réussi à réaliser une casserole qui assure .aux préparations qu’elle contient une cuisson lente, sans risque d'attachement au fond.
- L’inventeur a obtenu ee résultat en constituant la casserole de la façon suivante. En aluminium très épais, elle comprend, comme le montre la coupe ci-dessus, un double fond dans lequel on a placé de l'amiante. Lorsque la casserole est sur le feu, la chaleur reçue par le fond qui est en contact avec le gaz se propage le long des parois, puisque l’amiante est mauvaise conductrice de la chaleur, et on peut constater, en effet, que l’ébullition se produit sur tout le pourtour de la casserole et non au fond. Comme les matières (pii risquaient de s’ «attraper» sont précisément au fond, on voit (pie l’inconvénient que nous avons signalé est complètement évité.
- En outre, l’inventeur a prévu (voir la photographie ci-dessus) un plat creux, en aluminium, s’adaptant parfaitement sur la casserole et permettant, soit de maintenir de l’eau à l'ébullition, soit de faire cuire un deuxième mets avec la même source de chaleur.
- p.167 - vue 111/148
-
-
-
- 108
- LA SCIENCE ET LA VJ E
- Les lampes à essence ou à pétrole ne fumeront plus
- Voici une lampe, fonctionnant à l’essence, qui ne peut fumer, quelque élevée qu’en soit la mèche, qui ne dégage aucune odeur, consomme extrêmement peu (5 centimes pour dix heures) et dont le verre ne peut casser.
- On sait que la combustion s’effectue d’autant mieux* dans la cheminée de verre qui
- enrobe une flamme, que l'air passe plus vite.Onadonc cherché à aug-menter la quantité de comburant sans toucher au combustible. Dans ce but, o n a transformé la cheminée cylindrique pour lui donner trois sections bien distinctes :1° la base, qu’on a faite aussi large que possible pour permettre l’arrivée du maximum d’air ; 2° un étranglement .étroit, afin que l’air ne trouve autour de la flamme qu’un tout petit passage. La 11 a m m e appelant toujours la même quantité d’air, celui-ci est obligé de passer beaucoup plus vite; 8° la cheminée de tirage proprement dite, d'un diamètre très supérieur à celui de l’étranglement et de dimensions telles qu'elle permet avec le maximum de vitesse l’évacuation des gaz chauds.
- Le verre employé — le verre Pyrex - -réfractaire à l’influence de la chaleur, ne casse pas. Enfin, pour éviter les inconvénients d'asymétrie de l’étranglement, on le remplace par un diaphragme métallique.
- L'activité de la combustion est suffisamment. accélérée pour que, même si l’on veut faire fumer la lampe en montant exagérément la mèche, on n'y puisse parvenir.
- la.MI'K A ESSENCE SURMONTEE BU VERRE SPÉCIAL On remarquera que la flamme reste, jtarallèle au verre.
- Pour que vos tableaux se tiennent droits
- Une des causes les plus fréquentes qui font que les tableaux suspendus aux murs ne conservent pas leur position verticale est le glissement du cordon sur le piton supportant le tout. Il est évident que, si le tableau n’est pas suspendu par le milieu du cordon, il perdra l’équilibre qu’on aurait pu lui donner grâce au frottement du cadre sur le mur. Au contraire, si, par un moyen quelconque, on peut rendre le milieu du cordon solidaire du piton, les trépidations de l’immeuble causées par les véhicules circulant dans la rue amènent fatalement le tableau à la position verticale.
- Pour obtenir ce résultat,
- M. Giroud a inventé le petit crochet ci-dessus, en laiton doré, qui s’adapte au piton. En faisant suivre au cordon le trajet figuré sur le dessin, de façon que son milieu passe sur le piton, il est évident qu’aucun glissement n’est à craindre.
- Tampon-réservoir pour teinture d'iode
- Nous ne nous étendrons pas sur les propriétés antiseptiques de la teinture d’iode, bien connues de tous. Son emploi s'est généralisé à un tel point cpie le premier soin de chacun est de badigeonner de teinture d'iode les moindres blessures ou égratignures. Malheureusement, on n’a pas toujours à sa disposition le flacon et le coton nécessaires pour cela.
- Désirant combler cette lacune, M. Millot a imaginé le petit dispositif ci-contre, qui est un véritable réservoir de teinture d'iode, combiné avec un tampon de feutre. Ce tube
- CET APPAREIL EMPÊCHE TOUT GLISSEMENT DU CORDON S OU-TENANT LE TABLEAU
- VUE DU TAMPON-RESERVOIR DEMONTE
- se compose de trois parties. A droite, le réservoir lui-inême, que l’on garnit du liquide antiseptique. Au centre, le porte-tampon, dont la base est percée d’un petit trou permettant au liquide d’imbiber, par capillarité, le tampon contenu dans ee‘ bouchon spécial, qui se visse sur. le réservoir ‘ A gauche, un capuchon se vissant sur le tout.* L'appareil étant en ébonitc. peut être garn avec n’importe quel liquide. V. IL i>.nu.
- p.168 - vue 112/148
-
-
-
- LES HORLOGES ELECTRIQUES SERONT DESORMAIS MUNIES D’UNE SONNERIE
- Par Pierre MEILLERAIE
- Jusqu’à ces derniers temps, on faisait encore à la pendule électrique d’appartement le reproche assez grave de ne pas se prêter à des réalisations simples et pratiques de pendules à sonnerie. On devait prévoir pour le fonctionnement de cette sonnerie, l’adjonction d’un ressort ou d’un poids remonté par le mouvement principal, ou encore une . source auxiliaire d’énergie électrique. La pendule électrique autonome qui nous occupe aujourd’hui, inventée par M. Bardon, ingénieur, n’emploie aucun artifice compliqué et demande uniquement à l’énergie cinétique emmagasinée dans le pendule le soin d’actionner la sonnerie.
- Ondémontr que, pour une même variation de la période d’oscillation du pendule, celui-ci perd une quantité d’énergie proportionnelle à son poids. On peut donc dire que le pendule corrigera d’autant mieux les actions perturbatrices à courte période ( v a r i a -tions de la force motrice, variations des résistances) qu’il sera plus lourd.
- En définitive, on conçoit que, pour une énergie déterminée d c m a n d é c par la sonnerie, on peut choisir le poids du pendule de façon que la variation d’amplitude soit suffisamment faible pour que les oscillations puissent être considérées comme isochrones. La pratique a montré que le poids du pendule constitué par l'annanl'cn fera cheval
- FIG. 1. - PENDULE ELECTRIQUE A
- SONNERIE, SYSTÈME BARDON
- et les deux disques était nettement suffisant pour remplir ce but. Ce principe étant établi, on comprend qu’il est facile de réaliser la mise en action de la sonnerie au moyen d’un simple embrayage solidarisant, au moment opportun, le mouvement de sonnerie avec le mouvement actionnant les aiguilles, le compte des heures et des demies se faisant à la manière habituelle, au moyen d’un râteau et d’une came en limaçon.
- Pour la sonnerie des demies, le dispositif s’explique ainsi : sur la roue G, dont le canon porte l’aiguille des minutes et qui fait, par conséquent, un tour à l’heure, sont fixées deux chevilles m et h. La distance de m à l’axe xl est plus petite que la distance de h au même axe. Lorsque la roue G tourne dans le sens de la flèche, la cheville ni pousse le levier d (ai'ticulé en o et ramené dans sa position de repos par le ressort l). Simultanément, le râteau r, articulé sur le levier d en o1, s’abaisse et vient buter en b sur le levier n o- b articulé en o2. Le système est alors préparé pour sonner une demie. En effet, lorsque la cheville m libère le levier d, celui-ci est ramené dans sa position de repos par le ressort /. Simultanément, le râteau, qui porte treize dents, remonte et engrène avec le pignon p entre la deuxième et la troisième dent à gauche (le pignon dYmbrayngc esl fou sur Taxe r r
- p.169 - vue 113/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 170
- tant qu'il n'est pas embrayé avec le pignon C) ; en même temps, le levier a o2 b est soulevé et le bec b agit sur un levier j o qui embraye le pignon e de commande du marteau de la sonnerie. A ce moment-là, la roue D est actionnée par l’intermédiaire de la liaison des axes z z et v v (Taxe v v est commandé par la tige de suspension du pendule par l’intermédiaire de la roue de rochct Ii). Le marteau frappe un coup sur le timbre, le râteau avance d’une dent vers la droite sous l’action du pignon p et reprend sa première position en li, sous le levier a o2 b. Le levier j o3 i est alors ramené dans sa position de repos sous l’action du ressort F,, ce qui a pour effet de débrayer le pignon e.
- La roue G a fait un demi-tour.
- Pour la sonnerie des heures, on a monté sur l’axe de celles-ci une came K, sur laquelle peut venir buter un nez N solidaire du râteau. La roue G continuant son mouvement, la cheville h pousse à son tour le levier d ;
- mais, comme la distance de n à l’axe x est
- Kl G. 3. -- DETAIL,
- DK LA COMMANDE DE LA SONNE1ÎIE F, ressort de levier d’embrayage ; j o3 i, levier d'embrayage ; a o2 b, levier de détente ; p, pignon du rideau ; r, rideau ; d, levier de commande du rideau ; o, axe de ce levier de commande ; B, point de butée du râteau ; N, nez de butée ; o1, axe mobile du nez et du râteau ; K, came; G, plateau portant les chevilles ; m, h, chevilles commandant le levier cl; 1, ressort de rappel du levier dp S, ressort d'impulsion ; x, axe des heures; x\ axe des minutes,
- EIG. 2. — VUE VAlt-DESSO U S DU MÉCANISME DE LA SONNERIE *
- a o2 b, levier de détente ; j o3 i, levier il'embrayage ; F, ressort de levier d'embrayage ; e, embrayage ; z, axe d’embrayage ; A B C, train d’engrenage assurant la liaison entre les axes v v et z z (voir figure suivante) ; D, roue de commande du marteau ; M, doigt du marteau ; B, roue de rochet du balancier; r, râteau; N, nez de butée; o1, axe mobile du nez et du râteau ; 1, ressort de rappel ; x, axe des heures ; x1, axe des minutes.
- plus grande cpie la distance de m au même axe, la course du levier d est plus grande que précédemment et le levier d libère complètement le râteau r, qui pivote vers la gauche et est arrêté par le nez N qui vient buter sur la came K. Lorsque la cheville h libère le levier d, celui-ci reprend sa position de repos et le râteau engrène avec le pignon p, mais le nombre de dents situées à gauche de p dépend uniquement de la position du nez N sur la came. L’embrayage est actionné comme précédemment et le marteau frappe autant de coups qu’il y a de dents à gauche du pignon p. Ce dispositif a donc pour but de supprimer les ressorts', les poids ou tout autre moyen d’actionner la sonnerie d’une pendule électrique autonome et de leur substituer uniquement l’énergie cinétique d’un pendule ordinaire entretenu électriquement et cela sans aucune source auxiliaire d?énergie électrique, IL Metlt/erate.
- p.170 - vue 114/148
-
-
-
- LES TUBES EN FER ET EN ACIER REMPLACENT AVANTAGEUSEMENT LES TUYAUX EN PLOMB DANS TOUS LEURS USAGES
- Depuis quelque temps, nous assistons à un mouvement d’opinion dans tous les milieux techniques en faveur de l’emploi des tuyaux en fer et en acier, en remplacement des tuyaux en plomb dans la construction. Cet emploi n’est p’as nouveau, d’ailleurs ; depuis plus de cinquante ans,, les tubes de fer sont connus et employés. Partout, sauf en France, ils ont complètement remplacé les tuyaux en plomb.
- L’on cite même certains pays où l’emploi de ces derniers est complètement interdit par l’autorité administrative. Si nous tournons, notamment, nos regards vers l’Est, nous apprenons qu’en Alsace, sous le régime allemand, un règlement administratif prescrivait d’oiïice, depuis de longues années, l’emploi de la tuyauterie en fer galvanisé pour l’eau et en fer noir pour le gaz.
- Le plomb, trop sensible au choc et suspect pour des raisons d’hygiène, n’était toléré que dans des cas spé-
- rieur, qui est d’un emploi très courant dans les installations d’eau. Nous trouvons que :
- 1 mètre de tuyau en plomb de 20 X 33 coûte 23 fr. ;
- 1 mètre de tuyau en fer de 20 X 27 coûte 4 fr. 35.
- Voici, n’est-ce pas, des chiffres qui sont éloquents par eux-mémes. Il en résulte que le tuyau en fer coûte au moins cinq fois moins cher que le plomb.
- Comment se fait-il donc que, malgré toutes ces qualités, l’on s’obstine encore, dans notre pays, à employer le plomb lourd, mou et cher?
- En mettant à part les raisons.que pensent avoir certains installateurs, qui ne comprennent pas que leur véritable intérêt n’est pas de faire un petit nombre d’installations à un prix très élevé, mais, au contraire, d’en faire beaucoup à un prix moindre, il est certain que le tube en fer représente encore, dans notre pays, un matériau dont l’emploi est mal connu.
- A part certaines maisons qui s’y sont spécialisées
- e/L' avtc- to a
- ciaux, en raison de sa résistance à certains agents chimiques.
- Il n’y a donc aucune raison pour qu’une méthode éprouvée avec avantage en Alsace ne soit pas étendue aux autres régions de la France.
- Il y en a, au contraire, d’excellentes pour que notre pays tout entier profite de l’expérience que nos frères de l’Est ont ainsi acquise, et, ces raisons, nous allons les résumer ci-après :
- Santé publique et sécurité
- Nul n’ignore que le plomb, au contact de certaines eaux non calcaires et très aérées, peut donner naissance à un oxyde très toxique : l’oxyde blanc, dont la présence dans l’eau ne peut être reconnue qu’à l’analyse.
- Donc, au point de vue santé publique, l’emploi du fer ne présente que des avantages.
- Au point de vue sécurilé, qu’il s’agisse de l’eau ou du gaz, le fer possède, grâce à sa résistance à la pression, au choc, a la llexion, et à la chaleur, des qualités dont le plomb est à peu près dépourvu.
- Il présente enfin, un maximum de sécurité contre les accidents provoqués par la gelée, le feu, les rongeurs, etc... etc...
- Economie
- Quelques chiffres suffisent pour montrer l’économie considérable qui résulte de l’emploi des tuyaux en fer. Comparons, par exemple, le prix du tube de 20 inté-
- beaucoup d’installateurs s’imaginent encore qu’il se travaille difficilement, qu’on ne trouve pas facilement les appareils nécessaires pour se monter dessus, bref que l’économie d’achat est compensée par une augmentation considérable de main-d’œuvre. Il n’en est absolument rien. En fait, dans les pays où l’emploi du fer est répandu, on ne trouve plus d’installateurs qui veuillent se charger de la pose des tuyaux en plomb, et la raison qu’ils invoquent est précisément celle que l’on invoque ici : la difficulté de pose et l’impossibilité de trouver la main-d’œuvre spéciale qui leur est nécessaire.
- Il est, en effet, beaucoup plus facile de poser un tube en fer et de faire un bon joint que de faire une bonne soudure. C’est à la portée de n’importe quel ouvrier en fer. En fait, c’est à la portée de n’importe qui, après quelques heures d’apprentissage.
- D’autre part, tous les fabricants de robinetterie, chauiTe-bain, etc... construisent maintenant leurs appareils pour être montés sur des tuyaux en fer.
- La figure ci-dessus donne, avec le numéro de catalogue des raccords employés, quelques exemples de montag s, considérés comme difficiles et, en réalité, fort simples.
- Par conséquent, ce qu’il faut retenir de celte étude, c’est que les tuyaux en fer constituent un matériau tout à fait au point, très connu, très économique, parfait au point de vue technique et qu’il est de l’intérêt de tous d’insister pour qu’il soit employé à l’exclusion de tous autres, dans les travaux que l’on peut avoir à faire exécuter.
- 18
- p.171 - vue 115/148
-
-
-
- LA CUISSON, SANS SURVEILLANCE, DES ROTIS ET DES PATISSERIES
- P Ait leur technique et le fini de leur construction, les appaieils à préparer rôtis et pâtisseries représentent un progrès très réel, puisqu’ils parviennent à concilier toutes les satisfactions gastronomiques avec les exigences des estomacs les plus délicats.
- Les tours ménagers risquent, en effet, de dessécher les viandes et les pâtes qui leur sont confiées parce que ces mets cuisent dans une atmosphère trop sèche. Dans le four que nous décrivons ici, la vapeur d’eau dégagée par la combustion se mélange à celie provenant des mets eux-mêmes et iin-p.-ègne constamment les rôtis soumis à une température qui atteint 400 degrés.
- L’appareil se présente sous la lorme d’un petit four constitué par deux tôles, l’une intérieure, l’autre extérieure, séparées par un espace vide de 3 centimètres d’épaisseur. La tôle intérieure est garnie extérieurement d’une feuille d’amiante qui l’enveloppe entièrement. La tôle extérieure laisse à découvert cette feuille d’amiante dans la partie basse réservée aux brûleurs. J,a tôle extérieure, également doublée d’une feuille d’amiante, mais intérieurement, s’arrête de part et d’autre de cette sorte de chambre de combustion, où s’ouvrent, par conséquent, les deux baies qui recueillent les
- Enveloppe extérieure "
- Chambre ' annulaire
- Tôle
- intérieure
- Cloisons de r .
- Couloirsanriulaires ,
- DESSIN MONTRANT LA DISTRIBUTION DES CHAMBRES ET COULOIRS DF. CIRCULATION D’AIR CHAUD
- LA ROTISSEUSE-PATISSIERE “ LA CORNUE
- gaz pour leur permettre de pénétrer dans la double paroi et de chauffer le four.
- Arrivés à la partie supérieure, ils trouvent une large ouverture, qui leur permet de pénétrer dans le four par le haut, par conséquent.
- Près de chaque extrémité du four, la chambre annulaire porte une cloison, qui soustrait à cette chambre un couloir également annulaire, ouvert à l’air libre au sommet. De plus, chacun de ces deux couloirs est pourvu d’ouvertures pratiquées, à leur base, dans la tôle intérieure. Ce sont les ouvertures de sortie de l’air chaud du four. Cet air, pénétrant par le sommet, s’échappe donc par la base ; la cuisson peut ainsi s’effectuer très régulièrement, puisque la pièce à cuire est soumise de toutes parts à une même température et régulièrement humidifiée.
- Ce four, qui a fait l’objet de longues et minutieuses études pour sa mise au point définitive, peut être utilisé sur la flamme de n’importe quel combustible : rampe à gaz, réchaud à pétrole, à alcool, à charbon de bois, voire même sur un feu de bois, e’est-à-dire dans toutes les cuisines les plus modernes comme dans les plus primitives, aussi bien en pleine brousse que dans la plus élégante des pâtisseries parisiennes.
- p.172 - vue 116/148
-
-
-
- CHEZ LES
- ARTS
- LA TECHNIQUE MODERNE DU BOIS GRAVÉ, par
- Maurice Busset. 1 vol. in-S, broché. Prix :
- 38 francs (Librairie Delagrave, Paris).
- Au cours de cct ouvrage, orné de bois gravés par l’auteur et de nombreuses reproductions de gravures de maîtres, l’auteur étudie, au double; point de vue historique et technique, les procédés pratiques qui caractérisent les deux grandes écoles de tailleurs d’images : les xylographes du xvie siècle et les graveurs japonais. De patientes recherches, poursuivies pendant vingt ans, ont permis à Maurice Busset d’expérimenter des procédés oubliés et de se placer, le plus exactement possible, dans les mêmes conditions de technique et de travail que les anciens xylographes. Son livre sera apprécié, non seulement par les artistes et les amateurs, mais encore par tous les lecteurs, de plus en plus nombreux, qu’intéresse l’histoire de l’art.
- CINÉMATOGRAPHIE
- L’histoire du cinématographe, par G.-Michel
- Coissac. 1 vol. in-8 de 050 p., 188 illustrations.
- Prix : 88 francs, 80 francs pour l’étranger
- (Librairie Gauthier-Villars et Cle, Paris).
- L’ouvrage, pour lequel M. J.-L. Breton, membre de l’Institut, a écrit une très intéressante préface, comporte quatre parties.
- La première remonte aux origines de la projection lumineuse, que l’auteur avait déjà étudiées, voici quelque quinze ans, dans un ouvrage extrêmement documenté : la Théorie et la Pratique des Projections, ouvrage qui fait loi aujourd’hui, mais malheureusement introuvable ; elle analyse le mouvement, la lanterne magique, la fantasmagorie, les ombres chinoises, les précurseurs : Paye, du Mont, Ducos du Ilauron, Jansen, Muybridge, Friesc-Greene, pour ne citer que quelques-uns des nombreux savants (pii se sont occupés de cette question.
- La deuxième décrit les principes généraux du cinématographe, les premiers appareils et détaille le curriculum de l’invention depuis Lumière, Marcy, Demeny, Gaumont, avçc l’analyse des nombreux essais tentés antérieurement ou postérieurement à l'appareil Lumière.
- La troisième partie est consacrée à l’industrie cinématographique : elle initie le profane aux secrets de l'édition et de l'exploitation, à la fabrication du lilm et à toutes les industries secondaires et annexes qu’elle a suscitées.
- Knlin, la quatrième est réservée à la question du jour, le rôle du cinéma dans l’enseignement : enseignement, primaire, secondaire, supérieur, etc., etc...
- ÉCLAIRAGE
- I/éclairage, par Lucien Fournier. 1 vol. iri-JO
- avec 155 gravures. Prix : 7 fr. 50 (Hachette,
- Paris).
- C’est pour le grand public que l’auteur a écrit ce livre, dépouillé de tout caractère technique C’est aussi pour rendre service aux industriels
- EDITEURS
- et aux municipalités qu'ont été exposées simplement les règles de l'éclairage des ateliers et des villes, auxquelles fait suite une présentation d’appareils, accompagnée d’une étude relative à leur construction et à leur fonctionnement.
- Désirant, en outre, montrer jusqu’à quel point l'éclairage pénètre dans la vie des peuples, .M. Fournier consacre quelques chapitres aux éclairages spéciaux : éclairage aux théâtres, éclairage des phares, éclairage des appareils de projections et de cinémas, etc... Un dernier clnqiitre sur la lumière froide laisse au lecteur une vision d’avenir, dont la réalisation n’est peut-être pas très lointaine.
- Ce volume est donc un résumé de l’histoire et de la science de l’éclairage mis à la portée de tous.
- HYDRAULIQUE
- Etude sur u'écoudement générai, des euui-des, par A. Lebrasseur et F. D'Espinc. Prix :
- I 1. francs (Edité par « Chaleur et Industrie. », Paris).
- Cette étude, qui avait paru par fragments dans Chaleur et Industrie de I!)22 à 1021. est le fruit d’une longue et consciencieuse recherche. Elle donne une forme aisée et cohérente à une théorie délicate, parfois très discutée et demeurée éparse en un grand nombre de travaux.
- Pour en présenter un exposé complet, immédiatement utilisable par les techniciens, M. Lebrasseur a. réuni et classé tous les résultats connus, théoriques et empiriques, des recherches et expériences ; il les a confrontés et critiqués, et a établi entre eux un départ destiné à éliminer ou à mettre au plan convenable tout ce qui était, périmé, contestable ou simplement épisodique.
- De la sorte, il a dégagé les lois et établi des formules accommodées aux différents cas de la pratique.
- C’est ainsi que sont envisagées toutes les circonstances qui influent sur l'écoulement des fluides : rugosité, viscosité, frottement, détente, pertes de charge, intervention des oriiiees et des ajutages et des changements de section et de direction, et de tous les incidents de route intéressant le calcul des canalisations.
- MÉTALLURGIE
- Forge et chaudronnerie (Cours pratique), par G. Cabiac. 1 vol. in-10 de 820 p., 81(5 fig. dans le texte. Prix : 15 francs (Gaston lloin. éditeur, Paris).
- II a paru indispensable à l'auteur de cet ouvrage de grouper, avec les différents traitements du fer et de l’acier, les notions de géométrie et de tracé nécessaires à la réalisation des divers ouvrages en fer, les procédés de mise en œuvre à froid et à chaud de ces métaux.
- Ce volume* très intéressant, permet ainsi à l’apprenti de comprendre et de résoudre les divers problèmes qui peuvent se présenter à lui. Les principales divisions de ce livre sont les suivantes : Généralités sur le fer et l’acier (classification, propriétés). Traitement thermique. Notions de Tracé. Forge (travail à la main cl
- p.173 - vue 117/148
-
-
-
- 174
- LA SCIENCE ET LA VIE
- mécanique). Laminage. Etirage. Tôlerie et chaudronnerie. Emboutissage. Soudure autogène. Découpage au chalumeau.
- Ce livre s’adresse donc à tous ceux qui, à quelque titre que ce soit, ont à s’occuper du travail du fer et s’intéressent à sa transformation.
- La sidérurgie, par C. Derulle. 1 vol. in-10 de 300 ]). avec fig. dans le texte. Prix : 10 francs (Caston l)oin, éditeur, Paris).
- Apres un court exposé du rôle du fer dans la vie moderne et un historique sommaire de sa fabrication jusqu’à l’emploi des procédés actuels, l’auteur étudie dans cet ouvrage — qui n’est pas un traité technique destiné à des spécialistes, mais a pour but de faire connaître au public des notions exactes sur une des branches les plus importantes de l’industrie nationale — la technique de la fabrication de la fonte du fer et de l'acier (hauts fourneaux, électrométallurgie). Il passe en revue les différents travaux du métal (laminage, forgeagc, fonderie).
- Un chapitre est consacré à l’étude du point de vue économique français et termine par ‘ un aperçu sur le point de vue social dans cette industrie (organisation du travail, législation générale concernant, les ouvriers, etc...).
- OUTILLAGE
- Machines-outils rouit un tkavaii. .métaux. par C. Home. 1 vol. in-10 de 350 p., lîiO iig. dans le texte. Prix : 15 francs (Gaston Doin, éditeur, Paris).
- ( et ouvrage, consacré, aux machines-outils spéciales pour le travail des métaux, complète un autre ouvrage du même auteur, encore sous presse, qui traite des machines d’usage général. L’auteur ne se borne pas à décrire des machines, il analyse les conditions d’emploi, étudie les méthodes de travail et les compare entre elles pour déterminer le champ d’application de chacune. Il examine successivement les tours à décolleter, les machines à iileter, les fraiseuses spéciales, les machines à tailler les engrenages, les machines à reetiiier, affûter, polir, etc., les machines travaillant par compression du métal, les machines à mandriner, etc.
- Indispensable pour compléter la formation professionnelle de l’apprenti, ce livre s’adresse également à tous les techniciens de la mécanique.
- SCIENCES PHYSIQUES
- Introduction a l'étude dus colloïdes, par 11’. Kopaczczvski. 1 vol. in-10 de 220 p., 00 iig. dans le texte. Prix : 10 francs (Librairie Gau-thicr-Villars, Paris).
- Le but de cct ouvrage est de faciliter la diffusion des notions concernant l’état colloïdal de la matière, aussi bien dans les milieux scientifiques que dans les sphères industrielles. Ce but étant essentiellement didactique, l’auteur s’est efforcé de faire un travail impersonnel : énoncer les faits bien établis, les grouper, signaler les applications de cette science nouvelle et donner, de cette façon, une impression générale.
- Toute interprétation des résultats expérimentaux a été écartée, toutes les hypothèses et les théories concernant les colloïdes passées sous silence...
- C’est donc au groupement des faits bien établis qu'est consacrée la première partie de ce livre.
- Pour démontrer l’importance des colloïdes dans l’industrie, l’auteur a choisi quelques exemples où ses applications sont aujourd’hui déjà intéressantes a connaître...
- La dernière partie est consacrée aux applications de nos connaissances sur l’état colloïdal de la matière aux phénomènes vitaux. Dans ce domaine mystérieux de la vie, les faits se font désirer ; mais « il nous semble, dit l'auteur, et c'est là une impression personnelle, que l'application des notions physiques et physicochimiques commence de disperser les ténèbres. En retraçant ces théories biologiques les plus générales et les plus importantes, nous avons écarté celles qui ne s’appuient pas sur des expériences bien faites et suffisamment nombreuses. >;
- Lk radium, par F. Honoré. 1 vol., 100 p. (Librairie Gauthier-Villars et Clu, Paris).
- La science de la radioactivité, dont les données générales sont d’une exposition très simple, se complique d’hypothèses physiques et de calculs d’algèbre supérieure, qui la rendent un peu aride, meme pour les personnes possédant une instruction scientifique au-dessus de la moyenne. Dans son ouvrage, M. Honoré a cherché à « expliquer » suffisamment pour intéresser à la fois, et le lecteur ayant une culture scientifique élémentaire, et l’intellectuel plus averti.
- Tout ce qui touche la radioactivité est passé en revue dans ce livre, d’importance cependant réduite. Après un chapitre intitulé : le Radium et la lumière, suivi d’un historique sur la découverte de la radioactivité et du radium, l’auteur expose successivement les curiosités du radium, ses radiations, comment on mesure les émanations, la désintégration atomique, l’origine de l’énergie radioactive.
- Le radium dans la nature, les familles radioactives, l'industrie du radium, ses emplois usuels, le radium en thérapeutique et une vision d’avenir sont successivement étudiés dans cet intéressant ouvrage.
- Après avoir donné la table internationale des éléments radioactifs, l’auteur termine en donnant deux notes présentées à l’Académie des Sciences, l’une par M. Becquerel, en 1890, sur les radiations invisibles émises par les corps phosphorescents ; la deuxième de M. P. Curie, de Mme P. Curie et de M. G. Brémont, présentée, en 1898, par M. Becquerel, sur une nouvelle substance fortement radioactive, contenue dans la pechblende.
- LIVRES REÇUS
- La volute, pur E. Béncl (Imprimerie Comte-.Tacquet, Bar-le-Duc).
- Méthode simple pour prévoir le temps, pur l'abbé Th. Morcux (Dunod, éditeur, Paris). Les ennemis de J.-II. Fabre et de Ferton, par Marcel Coulon (Editions du Monde .Modernes, Paris).
- Instruction pratique sur le téléphone et la signalisation en campagne, par R. Burlet. I vol. in-8 de 230 p., 121 fig. Prix : 12 francs (Gauthier-Villars et Cle, éditeurs, Paris). Travaux pratiques et récréatifs de menuiserie (première série), par R. Molino (Librairie Delagrave, Paris).
- Etude sur les incendies de forêts, par Félicien Micholtc. Prix : 0 francs (Institut de la Science du Feu, Paris).
- p.174 - vue 118/148
-
-
-
- A TRAVERS LES REVUES
- AUTOMOBILISME
- Lu Salon de Bruxelles, par A. Capulo.
- L’envoyé spécial de notre confrère Omnia, au Salon de Bruxelles, a rapporté de très intéressantes observations qui font l’objet d’un impor-lant article.
- 11 a noté, notamment, une ardente offensive américaine, puisque, sur 95 constructeurs de châssis figurant au cinquantenaire, on comptait : Kl belges, 41 français, 28 américains, 9 italiens, 2 anglais et 2 autrichiens.
- Cependant, la construction américaine ne peut rien nous apprendre au point de vue mécanique, mais nous devons méditer le soin apporté par cette construction à l’équipement des voitures.
- M. Caputo signale les lignes nouvelles et originales présentées pour le torpédo et la conduite intérieure. On pouvait également remarquer la coalisation de' l’émail et du simili-cuir contre le veinis gras classique.
- L’exposition comportait un hall spécial pour les véhicules lourds et un coin était réservé à l’aviation, où furent présentées des nouveautés intéressantes concernant les accessoires.
- « Omnia » (n"> 6S).
- CAOUTCHOUC
- Production et consommation du caoutchouc,
- par Emile Girard.
- Le déficit de la production par rapport à la consommation de caoutchouc est apparu brusquement ces derniers mois, ainsi que cela ressort des diverses statistiques.
- Dans une étude très documentée, M. Girard étudie la situation actuelle de cette production, en déterminant, aussi exactement que possible, quelle est la capacité de production des « plantations v. d'hévéas (ces plantations donnent actuellement de 90 à 95 % de la production totale).
- Après la production, la consommation. Celle-ci n’a cessé de progresser, en raison surtout du prodigieux développement de l’automobile, qui absorbe les 75 % de la production totale.
- Des différentes évaluations faites, il semble ressortir une situation assez difficile. Cependant M. Girard estime que les lois habituelles de l'offre et de la demande équilibreront cette situation. Il ressort qu’un très gros effort peut et doit être fait pour augmenter la production du caoutchouc. Notre colonie de l’Indochine peut, en particulier, être le siège d’un important développement, ainsi, d’ailleurs, que la plupart de nos colonies africaines.
- « Revue générale du Caoutchouc i> (n°< 15 et 16).
- CHEMINS DE FER
- Etude sur les causes principales des accidents de chemins DE eer, par J. Mainccnt.
- Un accident résulte presque toujours de la concordance d’une ou deux causes principales, dangereuses en elles-mêmes, et d’un certain nombre de conditions secondaires, souvent impossibles à déterminer, et qui ne sont pas à
- éviter isolément. On ne peut donc chercher une relation directe entre une certaine cause et la fréquence des accidents qui devraient en résulter. Il arrive, d’ailleurs, que les causes essentielles d’un accident étant réunies, cet accident n’a pas lieu, soit par suite de la présence d’esprit d’un agent, soit par un heureux hasard.
- M. Maincent étudie successivement les causes des accidents, qu’il divise en deux classes : déraillements, tamponnements. Les premiers peuvent se produire, soit en pleine voie, dus généralement à un défaut du matériel — ils sont, d’ailleurs, de plus en plus rares — soit aux passages des aiguilles. Dans ce dernier cas, il faut envisager les excès de vitesse ou les « bi-voie » qui font que, tandis qu’une partie du train est aiguillée sur une voie, l’autre partie continue directement.
- Les tamponnements ne devraient jamais se produire. L’auteur signale les dispositifs étudiés : « block System », blocks mécaniques électriques, blocks semi-automatiques ou automatiques, etc., pour les éviter. Enfin, une étude des collisions (prises en écharpe) termine cet article.
- « Les Chemins de fer et les Trannvaps» (16e année, n° 12).
- CHIMIE
- Utilisation industrielle des laves de
- VOLCANS.
- Dans les laves volcaniques, il existe, en plus ou moins forte quantité, un minéral appelé leucite. Or, dans les laves des volcans italiens, la leucite est en grande abondance. Après ch; longues recherches et diverses tentatives infructueuses, on a enfin trouvé le moyen de séparer les éléments industriellement utilisables : sels de potasse (précieux eu chimie et pour l’agriculture), oxyde d’aluminium (dont on retire le métal) et silice amorphe pulvérulente, très recherchée en raison de ses propriétés absorbantes (fixation de produits gazeux, décoloration de solutions, etc.). A Fontanaradina, près Sessa Arunca (Cascrte), il existe déjà un établissement qui traite les leucit.es de Roccamon-fina par le procédé Blanc ; un autre établissement est en construction à Civitacastellana (près de Rome) ; ce dernier est destiné à la production du nitrate de potasse par le procédé àlessersclimit.
- « La J'ic d'Iialia » (n° 10, 31e année).
- GAZ
- Récupération de la vapeur produite par
- l’extinction du coke.
- On sait que, dans les usines à gaz et les coke-rics, le coke est extrait, à l’état incandescent, des cornues et des fours où il est produit.
- Ordinairement, on procède à son extinction par un arrosage d’eau, et l’unique récupération employée jusqu’à ce jour, a consisté à souffler la vapeur qui se dégage sous la grille d’un gazogène afin de produire du gaz mixte.
- On applique actuellement un nouveau procédé dit d’extinction à sec.
- Le coke, alors qu’il sort des fours, est introduit
- p.175 - vue 119/148
-
-
-
- 17 a
- LA SCI EX CE ET LA VIL
- dans une chambre cylindrique, en matériaux réfractaires, terminée en troncs de cône à ses deux extrémités. Un ventilateur, placé à la partie inférieure, fait circuler de l’air (qui est toujours le même) suivant un cycle constitué par la chambre où se trouve le.coke et une chaudière tubulaire à deux corps. La chaleur disponible1 dans le coke est ainsi cédée à l’eau emplissant la chaudière, générant ainsi de la vapeur à haute pression utilisable pour tous les usages.
- On peut ainsi produire de 8.000 à 4.200 kilogrammes de vapeur à 10 atmosphères par tonne de coke éteint, selon que l’on part d’une température de 000 degrés à celle de 1.200 degrés. ( es chiffres correspondent à une production de .100 à 780 kilowatts-heure.
- « L'Ingcgncria » (F année, n° S ).
- TÉLÉGRAPHIE, TÉLÉPHONIE
- La téléphonie iiautk fréquence sur les
- LIGNES HAUTE TENSION, ])Ur M. P.
- Le principe de ce mode de transmission de la parole consiste à produire des oscillations -à liante fréquence, modulées par un microphone et transmises au poste récepteur par des lignes à haute tension. Ce procédé présente les avantages suivants : puissance d’émission moins grande, installation moins encombrante et moins complexe, impossibilité de brouillage.
- L’une des plus grandes difficultés réside dans le choix et l'établissement du mode de couplage entre les appareils à haute fréquence et la ligne à haute tension. Ce couplage peut être fait par antennes, par condensateurs, ou par cadres.
- L’auteur étudie successivement ces divers modes de couplage, donne le schéma de principe d’un poste à haute fréquence et termine en mentionnant les-essais qui ont été effectués aux Forces Motrices du Haut-Rhin.
- u VElectricien » (n° 13S5).
- T. S. F.
- Le régime de la T. S. F. en France, par
- Francis Delaisi.
- Tout le monde admet que la transmission des correspondances, quel que soit le procédé technique employé, ne peut pas être entièrement libre et sans contrôle. 11 est des dépêches et des nouvelles qui, en répandant des bruits faux ou tendancieux, peuvent compromettre la sécurité de l’Etat ou l’ordre social. Il en est de même pour la publication rapide de cours truqués ou de rumeurs destinées à fausser les cours.
- C’est pourquoi, dans tous les pays, que le service postal soit géré par l’Etat liii-même ou par des sociétés privées, les pouvoirs publics imposent une réglementation relevant, de leur fonction générale de police.
- En France, l’Etat exerce pleinement son droit de contrôle en radiotélégraphie. 11 a le monopole absolu sur les relations à l’intérieur ou avec les colonies. Les relations internationales se font par le poste de Sainte-Assise, mais toutes les dépêches sont reçues ou distribuées par l’administration des P. T. T.
- Pour la radiophonie, la réglementation générale est celle de la presse pour ce qui concerne les fausses nouvelles, etc... De plus, les exploitants doivent obtenir un brevet technique de l’administration et les autorisations données peuvent être, à tout moment, modiliées ou supprimées.
- L’auteur de cet article étudie la question de savoir si le monopole (l’Etat est possible et désirable, à tous points de vue, et examine les risques financiers. Pour terminer, il indique une solution consistant dans l’arbitrage des usagers. Ainsi, dans un même organisme seraient réunis des hommes connaissant à la fois les besoins du publie, les moyens techniques de les satisfaire, et les droits et devoirs de la puissance publique.
- « La Technique moderne » (17e année, n° 23).
- PRIX DES ABONNEMENTS A «LA SCIENCE ET LA VIE»
- Envoi simplement allran- \ 1 an., chi................... Mî mois
- FRANCE ET COLONIES
- 8.1 fr. ., , .
- , „ Envoi recommande.
- 1 an...... 41 fr.
- (i mois... 21 —
- ÉTRANGER
- Pour les pays suivants :
- Albanie, Angleterre, Brésil, Canada, Chine, Congo belge, Danemark, Dantzig, Esthonie, Egy/de. Finlande, Guatemala, De Maurice, Iles Philippines, Indes britanniques, Indes néerlandaises, Irlande, Islande, Japon, Lithuanie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Bépublique Dominicaine, Rhodésia, Suisse, Turquie, Union de P Afrique du Sud, Venezuela.
- ..... . . . . , ( 1 an...... (L1 fr.
- Allranelussemcnt simple.
- 1 M> mois. . . 88 - -
- ,, \ 1 an...... 77 fr.
- r.nvoi reroininandc.......
- i <> mois. . . 8!)
- Pour les pays ci-après :
- Allemagne, Argentine, Autriche, Belgique., Bulgarie, Grèce, Hongrie, Italie et ses colonies, Cuba, Espagne, Etats-Unis, Ethiopie, Lettonie, Paraguay, Perse, Pologne, Suède, Terre-Neuve, Union des Républiques soviétiques (Russie), Uruguay, Luxembourg, Portugal et scs colonies, Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougo-Slavie.
- , .... . . . . , \ 1 an..... ,1;1 fr.
- Allranelussemcnt simple.
- 1 i (> mois... 28 -
- ,, . .. I 1 an..... 07 fr.
- Envoi recommande..........
- v I (» mois. . . 04
- Les abonnements parlent de l'époque désirée; ils sont payables d'avance, par mandais, chèques postaux ou
- chèques tirés sur une banque quelconque de Paris.
- « LA SCIENCE ET LA VIE » — Rédaction et Administration : 13, rue d’Enghien, Paris-X0
- chèques postaux : 01-07 Paris
- Le Ciéranl : Lucien Josse.
- Paris, -
- lmp. Hémi-hiv, 18, rue d’Englùen,
- p.176 - vue 120/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXXi
- NOTICES ILLUSTREES sur demande : USINES A PUTEAUX
- et chez tous les représentants de la marque
- p.r31 - vue 121/148
-
-
-
- XXXII LA SCIENCE ET LA VIE
- CINÉMA Projection
- PHONOGRAPHES & DISQUES
- Nos C 119iis en PIÈCES DÉTACHÉES (faciles à construire soi-même)
- 21. 31. 4L 51. 61.
- 275 319 337 397 450
- ET NO S MODÈLES MONTÉS DE TOUTES PUISSANCES
- I défient ou point de vue de leur perfection et
- de leur/pr* modère/ toute concurrence
- NOTICE CONTRE 0.25 « CATALOGUE COMPLET0.751
- v/>7£>
- iiiiiiiiiiimiiiiimmimimimiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiimiiiiiimiiim
- L'entretien des accus est un plaisir
- imiiiiiiiiiiiiiiiiii AVEC UN iiiiiiiiiiiiiiiiinii
- Groupe convertisseur
- iiiiiiiini (jUERNET 111111111111
- 44, rue du Château-d’Eau, Paris
- DÉBIT : 6 AMPÈRES
- GARANTIE ABSOLUE DE FONCTIONNEMENT PARFAIT
- Se branche sur un simple bouchon lumière
- Complet, prêt à fonctionner sur 110-130 volts
- 490 fr.
- NOTICE DESCRIPTIVE COMPLÈTE CONTRE 25 CENTIMES
- Etablissements CREO Compagnie Radio-Electrique de l’Opéra
- 24. rue du 4-Septembre, PARIS-20 Tél. : Central 31-11
- UN APPAREIL RÉALISANT LE MAXIMUM DE PERFECTIONNEMENT
- Le Super-Récepteur
- RÉSULTATS EXTRAORDINAIRES
- Demandez la Notice le concernant et le Catalogue C. 24 contre 1 fr. 50 remboursable.
- iiiiiiiiiiiiniiiiiiiiMiièiiiiiiiiiMHiiMiMimmiiiMiiifMiiiiiiniiiiiiiinii
- p.r32 - vue 122/148
-
-
-
- XXXIII
- LA SCI EX CE ET LA VIE
- UN GUIDE
- QUI A CONDUIT AU SUCCÈS PLUS D’UN MILLION D’ADEPTES
- N vous a dit : « Pratiquez le Système PELMAN et vous réussirez dans la vie. » Vous avez vu les milliers de témoignages de ceux qui ont eu recours au Système PELMAN.. Au fond, vous êtes tout disposé à essayer, mais vous hésitez encore. Quoi de plus naturel que l’indécision quand on croit se lancer dans l’inconnu?
- Le Système PELMAN n’a rien de mystérieux, rien d’occulte. Son but, c’est de développer harmonieusement toutes les facultés de l’esprit. Son enseignement est étayé sur leS principes d’une logique sûre et d’une psychologie vivante et avant tout éducative. Sa valeur a été éprouvée par une expérience de trente années. Et le Cours, strictement personnel, sera adapté à votre cas, grâce à une correspondance suivie et à des exercices très simples de gymnastique mentale. Vous arriverez rapidement à développer en vous les qualités d’énergie, de puissance de concentration, de clarté, de confiance, qui assurent le succès dans la vie.
- La vie ne doit
- être dure à personne !
- Si elle ne vous a pas apporté tout ce que vous désirez et si vous voulez
- savoir pourquoi, écrivez à l’Institut PELMAN. Non seulement vous recevrez une brochure explicative sur le Système PELMAN, mais vous aurez encore un véritable diagnostic mental sur votre cas. Si vous le désirez, une consultation d’essai, personnelle et gratuite, vous sera accordée sur simple demande et sans engagement de votre part.
- N’hésitez pas : la France compte déjà 18.000 Pelmanistes en trois ans ; il V en a plus d’un million dans le monde entier. L’Institut PELMAN garantit l'efficacité de son enseignement à tous ceux qui suivent le cours jusqu’au bout. Vous pouvez obtenir des précisions, vous avez des milliers de témoignages, une garantie absolue. Que voulez-vous de plus?
- La brochure explicative et La Preuve sont envoyées gracieusement par l’Institut PELMAN, .33, rue Boissy-d’An-glas, Paris (8e).
- A Monsieur le Directeur,
- Institut Pelraan, 33, rue Boissy-d'Anglas, Paris-8C !
- Veuillez m’envoyer la brochure explicative et \
- « LA PREUVE » h litre gracieux et sans enga- \ gement de ma part.
- Nom................................................ l
- Adresse............................................ ;
- Profession................................
- Toute correspondance est strictement confidentielle
- (Voir annonce, pacte vu.)
- p.r33 - vue 123/148
-
-
-
- XXX1V
- LA SCI L'.YCfJ ET LA VIE
- (
- S,
- iiiiHiiiiiiiiimiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiimiiiiiiiiimimiiiiiimiiiiHiiiiiiiiiimmi
- “ RAPID DÉFENSIF”
- Grâce au “PISTOLET MAGISTER”, tous objets d’usage courant peuvent se transformer immédiatement en armes de défense
- Sécurité
- PISTOLET ACCESSOIRE D'AUTOMOBILE - LEVIER CHANGEMENT DE VITESSE
- Extincteur - Canne - Cravache, etc.
- SPÉCIALITÉ D'ARMES ET APPAREILS DE PROTECTION
- Rapidité
- Cannes armées « Matraques « Avertisseurs
- “ RAPID DÉFENSIF ”, société anonyme au capital de 1.000.000 fr. Usines : LAC ou V1LLERS (Doubs) - Bur. : 12, r. d’Enghien, PARIS - TOI. I Beffl. 61-2G
- Nolices .............................................................................
- sur demande Toutes armes et accessoires d’automobiles
- llllllllllllllllllUlltlllllllllllllllllllll>lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllIllmlll'llllllllll
- ! La RADIO - INDUSTRIE
- : 25, rue des Usines
- z Tél. : Ségur 60-32 PARIS XVe Tél. t Ségur 92-79
- Tous postes émetteurs ou récepteurs de T. S. F.
- ACCESSOIRES
- Pièces détachées pour émission et réception
- Poste 1 lampe : depuis 275 fr.
- — 2 — — 375 fr.
- — 4 — — 825 fr.
- — 5 — — 1.350 fr.
- RÉCEPTION PARFAITE DE TOUTES ONDES DE
- 80 à 4.000 m.
- MAGASIN DE DÉTAIL :
- 119, Fg Saint-Martin, Paris (près la gare de l’Est)
- CATALOGUE S : franco 1 fr. 50
- R. c. seine 202.549
- JUMELLES Stéréo - prismatiques
- et tous instruments d’optique
- »
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE D'OPTIQUE
- 76, boulevard de la Villette, PARIS
- FOURNISSEUR DES ARMÉES ET MARINES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES
- EN VENTE CHEZ , TOUS LES OPTICIENS
- rül
- Exiger la marque hul ri
- s ' 1 R. c, seine 148.367
- ürimmmiiimiiiimurimimctrtmiKiiiiimiHniniimiimiiimiiiiiimtimuitittmiEmmt'B’' I
- p.r34 - vue 124/148
-
-
-
- LA SI '.IUS CK LT LA I ' / L
- \ X X S'
- illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
- NOTRE NOUVEAU POSTE A 4 LAMPES
- I ANGELICA I
- U à effet neutrodyne l
- PURETÉ
- SENSIBILITÉ
- PUISSANCE
- NOMBREUSES
- RÉFÉRENCES
- TOUS NOS APPAREILS SONT FORMELLEMENT GARANTIS
- SÉLECTIVITÉ
- SIMPLICITÉ
- B P • . 1 OOA VENTE A CRÉDIT j|
- === 1 I IX. « CJw lit aux conditions du comptant =
- EEE La notice illustrée, nos grands catalogues illustrés 1926 des postes =
- 5EE récepteurs à tous prix (à partir de 48 fl-.), des pièces détachées =E
- EEE vendues à crédit, notre Livre d'Or et de Nouveautés sont adres- :=
- SES sés franco contre 1 fr. 50, remboursés à la première commande. EEE
- 1 RADIO-HALL, 23, rue du Rocher, PARIS |
- H! (GARE SAINT-LAZARE) H|
- EEEE Maison de confiance fondée en 1922 =
- m
- p.r35 - vue 125/148
-
-
-
- XXXVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- IGRAftlC °)
- '' ViADlV \
- CE QUI SE FAIT DE MIEUX :
- Bobines et Supports - -Variomètres sans carcasse Résistance de grille - - -
- Rhéostats..............
- Amplificateurs BF - - -
- Transformateurs BF, HF Coupleurs apériodiques -
- Potentiomètres.........
- Condensateurs fixes - -Postes à galène.....
- CONCESSIONNAIRE:
- L. MESSINES!
- 12 5,av.des Champs-Elysées
- PARIS (8e)
- ht -t - l i Elysces 66-28 1 eleph.^ _ 66.29
- R. C. Seine 224-643
- p.r36 - vue 126/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xxxvn
- Le plus beau cadeau iih
- I UNE FOLDING
- SOM BERTHIOT
- gj MONTÉE UNIQUEMENT AVEC LES OBJECTIFS RÉPUTÉS
- I O LO R, FLOR ou EURYGRAPHE |
- | ELLE RÉPOND 1
- 3 AUX BESOINS DE L’AMATEUR LE PLUS EXIGEANT :-
- En Vente dans toutes les bonnes maisons de fournitures photographiques
- TARIF S ENVOYÉ FRANCO SUR DEMANDE p
- SOCIÉTÉ D’OPTIQUE & DE MÉCANIQUE DE HAUTE PRÉCISION
- (ANCIENS ÉTABLISSEMENTS LACOUR-BERTHIOT)
- 12S à 133, boulevard Davout, PARIS (XXe)
- p.r37 - vue 127/148
-
-
-
- XXXVIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- w JF%. WA RÉSONANCE.,
- LES POSTES EOLIA de HÆéUTEQUALITE’ |
- TANT ATTENDUS PAR LES CONNAÎSSEURS SONT AU POiNT
- Fabriqués par les Établissements Frailong, fournisseurs de la marine el de la guerre. Les plus grands soins apportés à leur fabrication et la grande expérience de leur constructeur en font des appareils parfaits. Tous les postes européens sont entendus avec une grande netteté
- et une grande facilité.
- Disponible : Postes 4 lampes nus à 8GO fr. et 660 fr.
- Éts FRAILONG, 61, rue de la Santé, Paris — Tél. : Gobelins 07-21
- iimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiifiiiiiiiiiMiiiiiitiimiii
- ClIAR(iILR SOI meme ses ACCllMlILATEURS
- sur II* ( ornant Alternatif drvu'nl baie
- avc,c le
- Chargeur L.ROSENGART
- n \* s G D G.
- MODULE V M EN. h.
- sur‘simple prise de
- k\
- f\
- courant de lumière
- Titirgeimkbalhm
- le 4 «i Gwilts sous bampènes
- SIMPLICITÉ
- SÉCURITÉ ÉCONOMIE
- Sol/ce qraiude sur demande
- 4?
- ,<N <&
- A/
- y -v >
- 21. Champs-Elysées. PARIS
- ^atP-ONE ELYSÉES 66-60 V '
- IIIIIIIIIIIIIMIIIMIMIIIMIIlllllllimilllllIIIIIIIIMimllllllMIIIIIIIII
- SITUATIONS d'AVENIR
- PAR ÉTUDES RAPIDES CHEZ 501. ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ DANS LES5 BRANCHES CAPITALES DE INDUSTRIE MODERNE
- Aviation
- F
- Automobile
- Cnauffaqe Central
- Electricité
- Béton
- Armé
- L'INSTITUT MODERNE POLYTECHNIQUEKMfflS
- 40,R. DETIFERT-ROCHEREAU
- sur demande sa brochure E gratuite gui donne le moÿen d'arriver à bref dâau eià peu de. frais aux épiâmes de llonteur, Chef d ateuer, dessinateur ,<$oui-ingénieur et Ingénieur spe&âlûé.
- imiimiimiiiiiiiiiiritiiiimmimttiimiimiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiimi
- UN PROBLÈME DOMESTIQUE :
- LA CRISE DU BLANCHISSAGE SCIENTIFIQUEMENT RÉSOLUE PAR LES APPAREILS “ TECHNIQUE ”
- MACHINE A LAVER de ménage, avec ou sans foyers, pour le lavage à la main BLOCS LAVEURS électriques sur courant lumière, pour le lavage automatique.
- POTENCE murale technique sur courant lumière, pour l’électrification ménagère.
- ESSOREUSES centrifugea pour le ménage ou l'industrie à lu main ou au moteur, po’** le séchage instantané du linge.
- NOTICES GRATUITES
- iiicwttittl
- UNION INDUSTRIELLE, 75, cours Emile-Zola, 75 — Lyon
- p.r38 - vue 128/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXXIX
- Une aiguille à déplacer
- sur un cadran repéré à Vacance
- POUR OBTENIR
- LE POSTE DÉSIRÉ
- SELECTADYNE
- (DÉPOSÉ)
- s'est imposé par ses merveilleuses qualités :
- Sélectivité Pureté
- Puissance Elégance
- Il permet de recevoir les postes européens sans antenne, ni cadre
- Exposition de T. S. F. de Grenoble 1925 : Diplôme d’honneur 1er Prix pour l’ensemble des récepteurs exposés
- GARANTIE : Tout poste ne donnant pas les résultats promis sera échangé ou repris
- Établissements MERLAUD & POITRAT
- 23, avenue de la République, Paris (XIe) - Téléphone : Roquette 56-08
- NOTICE
- sur
- LE SELECTADYNE et TARIF contre 0 fr. 30
- CATALOGUE GÉNÉRAL contre 1 fr. 25
- FUB. G. TANNEUR
- p.r39 - vue 129/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XIj
- _ Cours
- SlNAT
- de PIANO
- par Correspondance Agréable, facile à suivre
- Economise les 3/4 du temps d’étude. Donne son splendide, virtuosité, sûreté de jeu. Rend facile tout ce qui semblait difficile.
- COURS SlNAT D’HARMONIE (très recommandé)
- pour composer, accompagner, improviser, analyser.
- Cours tous degrés,Violon, Soif., Chant, Mandoline Demander très intéressant programme gratuit franco. De SlNAT, 1, Rue Jean-Bologne, PARIS 16-. Tél.Aut.25-14
- 11111111111111111111111111111111111111111111111111111111)11111111111111111111111111
- 'fîE6Üdjm,!
- mais un
- BLOC
- THERMO-SECTEUR
- PILE THERMO-ÉLECTRIQUE
- COMPTOIR SAINT-JACQUES
- 1, boul. de Sébastopol, PARIS
- J.-G. GUÉRINDON, Ingénieur A. M. et I.E. G.
- Illlllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllll
- LA RAPIDE-LIME
- Diplôme d’Honneur Garni 1913
- s’adapte instantanément aux ETAUX
- Travaille avec précision l'Acier, le Fer, la Fonte; le Bronze
- et autres matières. Plus de Limes!
- Plus de Burins !
- -- TOUT LE MONDE--AJUSTEUR-MÉCANICIEN
- --- NOTICE FRANCO —
- JACQUOT &TAVERDON
- 56-58, r. Régnault, Paris (13e) ^__R;<CSeineJ0349_^^^
- POUR AVOIR VOTRE
- MAISON ISOTHERME
- aü printemps 1926, commandez-Ia dès maintenant pour bénéficier de notre TARIF 1925 encore en vigueur.
- Construite en charpente métallique, ciment armé, liège aggloméré, elle constitue une maison définitive, d’ün confort incomparable, et réalise une
- ÉCONOMIE DE 30 0/0
- sur la maçonnerie ordinaire.
- Notice et Devis gratuits sur demande
- Etablissements Raoul DECOURT
- 34, rue de Miromesnil, PARIS-8e (Tel. : Elys. 48-29)
- Usine à HAM (Somme)
- piimmiiimmmiiiMiimimiiiiimimimim
- Pour augmenter vos Ventes
- Pour tous vos Travaux de COPIES rapides
- Plans, Tableaux, Musique, Dessins, etc.
- DUPLICATEURS DELPY1
- 1er PRIX Concours GRAND PALAIS 1921
- CIRCULAIRES SANS AURÉOLE GRAISSEUSE
- Tirage illimité à 120 Copies par minute
- Construction irréprochable
- Demandez les 2 Notices A B
- Tél". t Gobelins 19-08 R. C. Seine 67.50*7
- Î7, Rue d’Arcole PARIS (IVe)
- p.r40 - vue 130/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XLI
- A la minute
- %
- %
- que vous choisirez
- \
- àf &O*
- sans préparatifs, sans tâtonnements vous fera entendre 1 émission que vous souhaitez
- Ses nouveaux Postes 2 et 3 lampes sont
- entièrement automatiques II suffît de brancher la fiche du casque ou du haut parleur pour allumer les lampes, et de tourner la molette pour s’accorder à la longueur d’onde voulue. Donc, réglage simple, instantané, présentation élégante et pratique en un seul coffret et surtout
- une garantie d’un an
- La simplicité dans l'excellence"
- 3 puissances - 3 prix
- Demandez-nous, ou à nos agents, une audition à domicile ou le catalogue n 00-20 envoyé sut simple demande, 16, rue Jacquemont, Marcadet 31-22. Notre meilleure référence : nos célèbres bobines Gamma en fil divisé.
- t>ubt, henru mosiC,
- N’OUBLIEZ PAS
- que les bobines GAMMA, en nid d’abeilles, sont les seules à rendement vérifié, augmenté de 40 °/0 et garanti constant pour un étalonnage
- déterminé.
- p.r41 - vue 131/148
-
-
-
- XLII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- CAFETIERE DE TABLE
- “KIRBÏ-CONA”
- FABRIQUÉE D’APRÈS / :P'^
- LES DERNIÈRES DONNÉES SCIENTIFIQUES
- La seule permettant d’obtenir un café PARFAIT
- AROME - GOUT - LIMPIDITÉ
- | DU 22 FÉVRIER AU 7 MARS |
- Aile*
- à LUNA-PARK
- visiter à
- L’EXPOSITION DE LA PHOTOGRAPHIE
- le Stand des
- KIRBY, BEARD & C‘
- ESTABLISHED 1743
- 5, rue Auber, PARIS
- Catalogue n° 1.400 franco
- Objectifs HERMAGIS
- Tous les renseignements que vous pourriez désirer vous y seront fournis
- Etablissements HERMAGIS
- 29, rue du Louvre, PARIS - Tél. : Gut. 41-98
- iiilllliiiiiilillilllllilllllilliilllllllliiliiliilllliiiiiliiiiiiiiliiliiiillii^
- =jiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinijj|
- = La revue mensuelle =
- organiser
- = S’adresse aux hommes d’affaires, indus- = EE triels et commerçants, désirant améliorer = = leur organisation ; aux chefs de service et = =S à ceux qui aspirent à le devenir. =
- || Scmmaire du n° 6. — L. CHAMBON- jjf
- =: NAUD : Vue d'en haut. — Lucien ~
- “ ROMIER : Les cadres régionaux de Zjjt
- EE l'industrie française. — J. POUPART- Z2
- — LEBRUN : La publicité au ralenti. — *
- iEE Le baromètre des affaires. - Les Banques jj=:
- — ont faim. — Un entretien avec FORD. =
- | QUI N’AVANCE PAS RECULE ! |
- = Abonnez-vous pour 20 francs 1 an. = =j Cette somme vous est remboursée EE EE plusieurs fois. - =Ë
- = ADMINISTRATION ET REDACTION : =
- p 21. boul. Bonne-Nouvelle, PARIS (2°) §Ë
- ~ Compte chèques postaux ': Réalisation 51*2-07 EE
- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiMiiiiiiiiii SUPPORT DE SELFS
- A ROTULES AVEC DISPOSITIF SPÉCIAL
- d’auto freinage
- CONSTANT & SANS == TORSION =
- LICENCE
- ERICSSON"
- MONTURE NICKELÉE SOCLE EN ÉBONITE AVEC LEVIERS DE MANŒUVRE = ISOLANTS =
- ___ „___ NU . . . 26 F,
- l||||||||l|llU II
- INDISPENSABLE DANS TOUS LES MONTAGES SOIGNÉS A RÉACTION
- En vente dans toutes les bonnes maisons de T. S. F.
- RtBET & DESJARDINS
- constructeurs
- 19, Rue des Usines, à PARIS-XV*-
- Demander la notice illustrée " {.'UTILISA T ION DES FICHES ET DES JACKS EN T. T."
- Illllllllllllllll ENVOYÉE FRANCO IlillSIIIIMIIII
- p.r42 - vue 132/148
-
-
-
- LA SCIn! N CE ET LA VIE
- XI,XII
- I Le VOCALIS |
- CHERCHEUR FRANÇAIS ES ULTRA-SENSIBLE ET ES INOXYDABLE ES
- augmente considérablement par =
- sa souplesse, | sa stabilité | et sa forme |
- générale |
- le rendement d’un poste à cristal. I
- == G. DUBOl?, AGENT GÉNÉRAL POUR LA FRANCE = = =
- = Les amateurs vont saluer avec plaisir s
- |Ë l’apparition sur le marché d'un =
- 1 CONDENSATEUR I
- | FIXE A AIR |
- H A ARMATURES ADDITIONNELLES =
- = Système J. ROUSSEL 1
- = (Voir le principe de ce condensateur, page 153) —
- | MONTURE EN ÉBONITE PURE |
- | Améliore la détection | | Purifie Vaudition | | Supprime les pertes en H. F. |
- = Ce condensateur est présenté par SES
- | G. DUBOIS |
- = spécialiste de la pièce détachée E
- | “AU PIGEON VOYAGEUR ” |
- = 211, boulevard Saint-Germain, PARIS =j
- — Catalogue complet illustré (55 pages).......... 1 fr. 25 ~
- LE MONTAGE LE PLUS PUISSANT DU MONDE
- |
- g
- g
- g
- 1
- g
- La SUPER-RÉACTION modifiée par notre dernier brevet 206.240 et son addition n° 20.442 est un appareil absolument au point.
- C’est celui qui correspond le mieux à l’état actuel de la RADIOPHONIE (emploi des ondes courtes.)
- Aucun effet de capacité du corps, réglage facile.
- L'appareil à 2 lampes fonctionne sans antenne, sans terre, sms accumulateur. Appareil facilement transportable.
- Elimination à peu près complète des bateaux et des côtiers.
- La super-réaction offre aux amateurs et aux chercheurs le plus passionnant champ d’expérience.
- Si la SUPER-RÉACTION
- n’était pas un montage intéressant, on n’en parlerait pas si sou\ent, spécialement dans les revues françaises de T. S. F. et la télégraphie militaire française ne s’en servirait pas couramment.
- I
- On demande des agents pour donner des démonstrations— conditions très libérales ; appareil facilement transportable, installation en 10 minutes.
- Envoi du catalogue contre 3 fr. en timbres
- I
- i
- Dr TITUS KONTESCHWELLER
- Ingénieur-Constructeur
- 69, rue de Wattignies PARIS (12e)
- p.r43 - vue 133/148
-
-
-
- XLIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- -* LE VALVOID
- charge tous les accus de 4 à 12 v.
- Modèle 1 lampe..... 1,5 A
- Modèle 2 lampes.... 3 A
- Sans modification ni réglage
- LES FILTRES ar-
- 1S4 — 208 — 228
- et le RECTIFILTRE vous donneront une alimentation parfaite de la tension-plaque, de vos postes, avec le courant du secteur.
- V. FERSING, Ingr- Constr
- 14, rue des Colonnes-du-Trône, Paris
- I ARBRE 1
- | MONTÉ POUR SCIE j
- H LE MIEUX FAIT - LE MOINS CHER || 1 El §§
- 1 ARBRE RECTIFIÉ, COUSSINETS BRONZE 1
- POUR LAME DE 500 m
- prix..... 175 fr.
- El
- SCIES A BUCHES SUR BATI FER BANC DE SCIE A DÉRIVER
- NOTICE AVEC GRAVURES SUR DEMANDE
- Société Auxiliaire de Matériels d’Usines
- 7 2, rue de Flandre PARIS
- Sans les
- TROPAFORMERS
- (fabriqués aux États-Unis)
- la construction d’un vrai récepteur
- TROPADYNE
- (marque déposée)
- le montage deClyde Fitch, Radio-News, N.Y.
- est impossible.
- Vous pouvez construire ce poste
- vous-même en quelques heures.
- Les TROPAFORMERS
- sont vendus par
- tous les meilleurs marchands deT. S. F.
- Seuls Concessionnaires pour l’Europe continentale :
- MALHAMÉ Industries, Inc.
- 295, 5th Avenue I 14, Via Cavour New-York C. (U. S-A.) 1 Florence (Italie)
- Demandez Ta brochure :
- Comment construire le Tropadyne Prix : 3 fr. 50. - Envoi franco contre 4 fr. 50 adressés à
- Wm ABOUSSLEMAN
- 71er, Cour des Petites-Ecuries, Paris.
- Le maximum de rendement sur toutes ondes n’est obtenu qu’avec
- Les Selfs Duolatéral RAMO
- BOBINAGE SPÉCIAL A PERTES NULLES (Toutes les bobines montées sont livrées en boîte)
- Les Supports de Selfs RAMO
- en ébonite
- LA RADIOPHONIE MODERNE
- G. PATARD, constructeur 189, avenue Gambetta, 189 — PARIS (XX0)
- p.r44 - vue 134/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XLV
- éà
- 99
- RAPIDE
- Machine à. Glace Machine à Vide
- |j Glace en une minute, à la main ou avec moteur
- g sous tous climats, à la campagne,
- aux colonies, pays tropicaux, etc...
- GLACIÈRES POUR MÉNAGE, TOUS COMMERCES ET INDUSTRIES
- Glacières pour Laboratoires
- U
- OMNI A”
- permettant d’obtenir de basses tem-pératures constantes avec une très faible consommation de glace. Indispensable dans tous laboratoires pharmaceutiques, industriels, etc...
- Machine à Glace
- “FRIGORIA”
- produisant en 15 minutes
- sous tous climat?
- 1 kilogr. SOO de glace
- en huit mouleaux et glaçant crèmes et sorbets
- U OMNIUM FRIGORIFIQUE (Bureau Technique du Froid)
- e=s 35, boulevard de Strasbourg, PARIS (Tel. : Nord 65“56) — Notices sur demande — R. C, 93.626
- liÜiii.iiJiiiiiiidiiiillllilIlilliil
- /
- \
- “ûnQv \/oVor*T7” Apfeilp#rlalilâ
- DxiD I V X xrWi-è. résonance à 4 lampes
- Le “BABY VOYAGE ” permet, par son circuit d’accord spécial, la réception des ondes comprises entre 180 et 5.200 mètres. Portée en haut-parleur : 1.300 kilomètres.
- Un commutateur placé sur l’appareil permet à volonté la réception des concerts sur grandes ondes (G. O.) ou sur petites ondes (P. O.).
- La sélection absolue du système d’accord est telle que l’élimination d’une émission gênante est très facilement obtenue, même si celle-ci est plus rapprochée que l’émission à recevoir.
- Le système de réception à résonance de cet appareil supprime totalement tout rayonnement dans l’antenne. Poids: 4 kgs 900 - Dimensions: 420x230x270
- PRIX : 880 FRANCS
- 1ICEXCE COMPRIME
- Notice franco - Catalogue général 1 fr. 50
- Étab<? P. A. R. M., 27, rue de Paradis, PARIS
- Tél. : Louvre 48-84
- S
- p.r45 - vue 135/148
-
-
-
- XI .VI
- LA SC IK X CE ET LA VIE
- La Scie circulaire combinée
- JOHN REID
- coûte aujourd’hui 880 francs sur wagon Rouen
- EXPORTATION :
- Elle coûte 950 francs sur bateau Rouen ou Le Havre, démontée et emballée dans une forte caisse.
- Elle vaut bien son prix
- NOTRE SCIE est (l’abord de construction TRÈS ROBUSTE
- — plutôt lourde nue légère — comme une telle scie devrait être. Nous vous présentons une machine-outil de construction impeccable nue vous pouvez commander, si vous voulez, par Tracteur ou Locomobile, sans craindre des trépidations pendant le travail.
- Vous pouvez également la commander — tant pour le sciage du bois de chaulïage nue pour le débitage en long — par un moteur il essence de S IFP. Nos propres moteurs de 3 IIP et de 4 IIP commandent notre scie combinée partout en France. Au moyen de l’accessoire spécial—dit GLISSIÈRE —que nous mettons sur notre scie, notre 3 IIP peut débiter CINQ stères de bûches il l’heure — et des grosses bûches, bien entendu.
- Rien que pour cette glissière, la
- SCIE CIRCULAIRE REID
- vaut son prix' de 880 fr., mais cela est loin d’être tout. Notre scie combinée est aussi bien pour le débitage en long que pour le sciage des bûches.
- Elle est munie d’un guide pour tenir le bois il réquerre pendant le sciage — elle a un couteau derrière la lame pour agrandir le trait de scie et faciliter le t ravail.
- La table de la scie — laquelle est une belle pièce de fonte rabotée — est rayée en lignes s’espaçant il *25 millimètres, ce qui permet de bien mesurer*la largeur il scier.
- NOTRE SUIF CIRCULAI R F COMBINÉE a autant de succès (pie nos MOTEURS. — File fait bien sou travail et ne demande pas grand’ehose comme entretien. Son arbre tourne continuellement dans un véritable BAIN A HUILE qui assure un graissage automatique et régulier. La lame elle-même tourne entre des guides qui la tiennent bien droite pendant le travail
- — chose indispensable dans une scie circulaire.
- Laissez il notre scie le soin de débiter votre BOIS DE CHAUFFAGE, vos RONDINS, vos PIEUX DE CLOTURE, vos BAS-TINGS et tout votre BOIS DF CHARPENTE. Elle vous permettra également d'établir toutes sortes de CONSTRUCTIONS et MOBIL1FR de FERME.
- Nous construisons notre scie en nos ateliers français. Seule la lame, nous la prenons dans nos Usines, il SIIEFEIELD, en Angleterre — car nous mettons dans nos scies les meilleures lames circulaires (pii peuvent se trouver dans le monde entier — celles qui sortent de NOS USINES de SIIEFEIELD — de 30 centimètres jusqu’il 110 centimètres.
- La SCIE CIRCULAIRE JOHN REID rembourse son prix d’achat en t rente jours. Ceux de nos Lecteurs qui ne la possèdent pas déjil devraient assurément nous écrire AUJOURD'HUI même* pour demander la notice explicative.
- A
- Etablissements John REID
- INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS
- 6 bis, quai du Havre, ROUEN - R. C. Rouen A 342
- JISIIIIIIBIIIII IBBIIIBIII1IIQL
- Qu’ils soient
- à galène ou à lampes
- Catalogue A franco sur demande
- Poste R 2 nu 360.
- .....R 3 nu 440-
- .....R 4 nu 780-
- Etabli Perfe et a
- Société o responsobilité limitée ou Capital de 75ooo Fcs.
- 51.Rue du Cardinal-Lemoîne.PARIS 5?
- Tél: Gobelins 46-45 JJ
- p.r46 - vue 136/148
-
-
-
- tlllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllîllllllllllllllllllllllillllllilllllllllillillllllllllllllllllllü
- LA SCI LA CL ET LA VIE
- XL, VU
- t
- QU’IL S’AGISSE
- d’un HAUT-PARLEUR
- d’un CASQUE
- d’un TRANSFORMATEUR
- .. d’un CONDENSATEUR VARIABLE
- *
- Exigez un
- U
- PIVAL”
- PIVAL (S. A.), Usine de la Gibrande, à TULLE (Corrèze)
- DÉPÔTS DE VENTE EN GROS A :
- PARIS, LYON, TOULOUSE, MARSEILLE, BORDEAUX, LILLE, REIMS, ALGER, BRUXELLES, AMERSFOORT, LONDRES, DERBY
- Vlllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllinillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllflllll
- ..........................................................iiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinii^
- p.r47 - vue 137/148
-
-
-
- XLV11I
- LA SCIENCE ET LA VIE
- MAIGRIR
- LE BAIN DE LUMIÈRE ÉLECTRIQUE PORTATIF
- vous permettra de revenir progressivement à un état normal de grosseur, grâce à son action douce et bienfaisante, obtenue par une sudation rationnelle inoffensive.
- RHUMATISANTS - ARTHRITIQUES - GOUTTEUX l’emploient également avec succès et le préfèrent à tous les autres systèmes de bain de sudation. Guérison assurée.
- Encombrement minime Poids : 3 kilogr.
- Dépense insignifiante
- 0.25 par bain.
- permettant de récupérer le prix de l appareil en peu de temps.
- Se branche sur le courant de la ville, 110 ou 220 volts, continu ou alternatif.
- Notice franco sur demande.
- Établissements J. DESMARETZ
- 174, Rue du Temple, PARIS (3e)
- Téléph. : Archives 41-41 et 04-88 Métro : Temple
- INSTRUMENTS DE PRÉCISION
- Enregistreurs Richard
- écrivant
- d’une façon continue à l’encre leurs indications ; adoptés par le Bureau Central Météorologique de France et par les Observatoires du Monde entier.
- NOS BAROMETRES
- rendus réglementaires à bord des navires de la marine de l’Etat, par décision ministérielle en date du 7 juin 1887, sont l'objet d'imitations grossières.
- EXIGER LA MARQUE DE FABRIQUE POINÇONNÉE SUR LA PLATINE
- Instruments de bord pour l’aviation : Altimètres, Barographes, Manomètres, Thermomètres, Hygromètres, Pluviomètres Anémomètres et Anémo-Cinémographes, etc., etc.
- Envoi franco des catalogues
- Établ i RICHARD, 25, rue Mélingue, Paris
- A la même maison, le VÉRASCOPE. Exposition et Vente: 10, rue Halévy (Opéra) r. c. seine 174.227
- r...............^
- LE HAUT-PARLEUR [
- Musical P. H. A, I
- I L’ÉLECTRICITÉ | à la Campagne
- L’EAU ET LA PETITE FORCE MOTRICE
- 1 GROUPE “COLIBRI” 300 watts
- = pour habitations de 4 à 15 pièces avec communs
- LE MUSICAL P.H.A.”
- L
- Ateliers P. HUGUET D’AMOUR
- 52, RUE CROIX-N1 VERT, PARIS TÉL. I EÉGUR 03-82
- J
- = Ets S. E. R., 12, rue Lincoln, PARIS
- NOTICE S FRANCO
- Vuimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ^jPi iiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin
- p.r48 - vue 138/148
-
-
-
- ]iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii[iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiini[i!ii
- xr.ix
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ^lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllll
- HAUT-PARLEURS I
- LE LAS
- Type BB Type M Type A
- Réglage par bouton moleté. Réglage par boulon moleté. Réglage par vis micrométrique.
- Pavillon droit. Pavillon col de cygne. Pavillon col de cygne.
- Téléphones LE LAS
- L
- 131, Rue de Vaugirard, PARIS - R
- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
- J
- p.r49 - vue 139/148
-
-
-
- L
- LA SCIENCE ET LA VIE
- .#*'*“**X
- güüiwii# LE Ibiinm^i I HAUT PARLEUR î
- E锣ffQtj\
- &rt te hcudparfeur | du.“home" |
- = FTix= i
- 250fr 1
- SOCIÉTÉ DES TÉLÉPHONES
- “ERICSSON” |
- 7, boulevard d’Achèves g
- COLOMBES (Seine) |
- Tél. : Wagram 93-58, 93-68 1
- NOTICE ILLUSTRÉE ENVOYÉE FRANCO SUR DEMANDE
- #IIIVIII
- L#
- PHARECYCLE
- lu zy
- Marque déposée
- À RÉGULATEUR
- pour l'éclairage électrique des. bicyclettes
- //EcJÊf Breveté en France 6.GM
- Pour la vente a adresser :
- SOCIÉTÉ D'ÉCLAIRAGE
- ET D'APPLICATIONS ÉLECTRIQUES
- Société anonyme au capital de 5.000.000 de francs
- 16.18 et 20. Rue Sot et J/et _ PA RIS < x x ^ Tel. Roq. 53~5t-flétroiflartin-Nadaud Tê/ég.LâMPAttRfiS-PAfUS R. C. Seine 55.077
- 99
- pour Bicyclettes
- Embrayage progressif
- Roulements sur Billes — Volant magnétique Transmission par chaîne
- MONTE TOUTES LES COTES
- CATALOGUE GRATIS SUR DEMANDE
- P. LACOMBE
- INCÉNIEUR E.C.P.
- 6b", rue Denis-Papin, ASNIÈRES (Seine) R.C. 276.205
- SITUATION LUCRATIVE
- DANS L’INDUSTRIE SANS CAPITAL
- Pour faire travailler un ingénieur dans une usine, il faut vingt représentants apportant des commandes ; c’est pourquoi les bons représentants sont très recherchés et bien payés, tandis que les ingénieurs sont trop nombreux. Les mieux payés sont ceux qui ont des connaissances d’ingénieur, même sans diplôme, car ils sont les plus rares et peuvent traiter les plus grosses affaires.
- Pour une situation lucrative et indépendante de représentant industriel, écrivez à 1 '.Union Nationale du Commerce, service P, association d’industriels, patronnée par l’État, Chaussée d’Antin, 58 bis, Paris.
- Fait toutes opérations
- Vite, sans fatigue, sans erreurs INUSABLE - INDÉTRAQUABLE
- En étui portefeuille, façon
- cuir.........
- En étui portefeuille, beau cuir : 40 fr. - SOCLE I pour le bureau : 10 fr. -BLOC chimique perpétuel spéc. adaptable : 5 fr. Franco c. mandat ou rembours4 Etrang., paiem. d’av. port en sus
- S. REYBAUD, ingénieur 37, rue Sénac, MARSEILLE CHÈQUES POSTAUX: 90-63
- p.r50 - vue 140/148
-
-
-
- LA SCIiïX CE ET LA VIE
- u
- . «i:r '
- t
- OOQOOOOOOOOOOOOOOOOOOO-
- FOYERSJOUCLARD
- à feu continu ou intermittent et à décendrage automatique BREVETÉS S. G.D.G
- brûlant Copeaux, Tannée, Déchets de bois, Sciures, Grignons d’olives, Paddy de Riz, Crasses de coton, etc.
- sans nulle préparation préalable, sans compression, sans mise en briquettes.
- Même quand ils ne sont pas secs, ces combustibles brûlent parfaitement dans nos foyers, leur séchage dans la trémie de chargement étant assuré d une façon progressive et complète par les gaz provenant de la combustion (Voir “La Science et la Vie ”, n° 62, fi 557.)
- S'appliquent aux Poêles d’ateliers et de bureaux» Chaudières à vapeur et à eau chaude,
- Chauffage central»
- Chaudières industrielles pour séchage des bois» Appareils spéciaux pour chauffage des colles.
- L. B O H A IN, Ingénieur-Constructeur 22, rue des Roses, PARIS - Tel. : Nord 09-39
- R. C. Seine 112.129 fi
- PRIMÉ AU CONCOURS DE LA VILLE DE PARIS 1921 MÉDAILLE D’OR EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Devis et renseignements .gratuits sur demande Concessionnaires demandés France et Co.onies JH
- \yQOQQQQQQQGQQQQQQQQQQQQG^r
- LES MIRACLES DE LA T. S. F.
- -------------.+----
- UNE AUDITION CONFORTABLE ET PURE
- EN HADT-PARLEUR
- SANS ANTENNE
- ni cadre, ni accus, ni secteur électrique
- Voici que nous entrons, décidément, dans l’ère des réalisations miraculeuses. Car comment qualifier autrement ce merveilleux poste de T. S. F. qui, simplement posa sur la table, sans antenne, sans cadre, sans accus, sans secteur électrique — sans rien, en un mot, de ce qui représente les petits ennuis de l’amateur sans-filistc — donne à Paris une audition très nette des radio-concerts anglais?
- Il y a près de deux ans déjà que la « Science Nouvelle et ses Applications Pratiques » — universellement connue sous le nom de SNAP — avait complètement supprimé sur tous les postes les accumulateurs, si fertiles en inconvénients de (outes sortes. Mais le gros progrès qu’elle avait réalisé dès cette époque, n’était rien en comparaison de celui qu’elle vient de faire faire à la T. S. F. avec son HADIO-SNAP modèle 1926, à qui le nouveau montage neu-trodyne assure une incontestable supériorité sur tout ce qui s’est fait justpVà ce jour et dont l’exemple donné plus haut ne donne qu'une faible idée. Car, si, sans antenne ni cadre, le neutrodyne donne une audition en haut-parleur à 500 kilomètres, il est bien évident qu’avec quelques mètres de til, tendu à rintérieur ou à l’extérieur de l'appartement, sa portée ne connaît plus les distances et sa puissance devient formidable.
- Mais il convient de ne pas laisser croire qu’un aussi merveilleux appareil soit inaccessible aux budgets modestes. Il est, au contraire, de prix forl abordable1. Ht, comme tout HADIO-SNAP, il est livré avec certificat de garantie et payable en 12 mois, au tarif strict du comptant.
- N’oubÜez pas, en effet, qu’il existe 20 modèles de HADIO-SNAP, à partir de 225 francs, en ordre* complet de marche, et epic tous ces modèles, ainsi epie tous amplis, super-amplis, casques, liaul-parlcurs, accessoires, etc..., etc... sont vendus avec les memes facilités elc paiement, sans aucune majoration sur le prix du comptant.
- La SNAP est une des plus grandes Firmes mondiales de T. S. F. Son Livre d’Or de références (franco 1 fr.) est universellement célèbre, ainsi que la haute valeur de sa garantie cl la loyauté de ses prix. Vous feriez bien de vous renseigner : la notice illustrée n° 6 du HADIO-SNAP 1926 (bien indiquer le numéro) vous sera envoyée gratuitement, sur simple demande à SNAP, 13, avenue d’Italie.
- p.r51 - vue 141/148
-
-
-
- imimuiitmimm
- LU
- LA SCIENCE
- ET LA VIE
- LE MEILLEUR
- ALIMENT MÉLASSE
- 3 Grands Prix
- CRUXCUIS 1910 runiN 1911 6AIM0 1913
- PAIL’MEL
- (PAIL'MELJ i ml. ,
- L l'OURY_ j
- •ARQU« OCPOStl
- POUR CHEVAUX ET TOUT BÉTAIL^
- USINE FONDÉEcn1901àTOURY 'EURE&LOIR,
- Heg. Comm.Chartres 8.il
- * MANUEL-GUIDE ~ GRATIS
- OBTENTION DE 8REVETS EN TOUS PAYS
- DÉ PÔ T DE MARQUES DE FABRIQUE
- H BOETTCHER Fils Ingénieur-Conseil39 BDSTMaRTIN>ARIS
- g .miiiiiiiiiimiiiiuiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiuii
- § GROUPES ÉLECTRO-POMPES ï
- 11 ELVA”
- = Marchant sur courant lumière - Tous courants-Tousvoltages =
- S Aspire à 8 mètres ;
- PUISSANCE 1/10 1/8 1/8 1/8 1/6 1/6 1/4 1/3 1/2
- Débit (litres) 300 400 600 800 800 1000 1200 1500 1800
- Elévation totale (mètres) 15 20 15 12 15 12 25 28 30
- PRIX 575 675 700 725 775 800 1000 1100 1350
- Etablissements G. JOLY, Ingénieurs-Constructeurs = 10, rue du Débarcadère, PARIS-170 — Wagram 70-93 ï
- ^iiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiimiiiiiimMiiiiimiiimi^
- LA RELIURE chez SOI
- Chacun peut
- TOUT RELIER soi-même
- Livres - Revues - Journaux avec la
- RELIEUSE MÈREDIEU
- R. C. 2.010
- Fournitures générales pour la Reliure
- Notice franco 0 fr. 60
- V. FOUGÈRE & LAURENT, Angoulême
- L'ÉLÉVATEUR fEAU ;
- DRAGORj
- est le seul passible pour tous les puits et particulièrement S les plus profonds. •
- Pose sans descente dans le puits. - L'eau au premier tour de manivelle, actionné par un enfant, à 103 mètres « de profondeur. - Donné à • l’essai 2 mois, comme supé- rieur à tout ce qui existe. Garanti 5 ans J
- Élévateurs DRAGOR • LE MANS (Sarthe) J
- VIT R EX
- remplace le verre
- pour châssis de couche, poulaillers, baraquements, constructions légères, serres, etc... — Incassable et transparent, armé fil de fer. - Lots provenant des stocks, très bon état ; le m. carré (val. 15 fr.) : 8 fr". 25
- 5 0/0 ds remise et franco par 20 m. carrés
- CELLOPHANE (verre souple), absolument neuf, en rouleaux d'origine, le mètre (largeur : 0 m, 80). 2 fr. 75
- Échantillon gratuit — 5 0/0 de remise et franco par 50 mètres Demandez le catalogue illustré n° 99 de nos Stocks Occasions, articles de jardin, de basse-cour, literie, draps, serviettes, articles de ménage, grillage pour clôtures, lits américains, etc.. Franco sur demande.
- G.A.D., 315-317, rue de Belleville, PARIS (Métro: St-Fargeau)
- DIMANCHE-ILLUSTRÉ
- SPÉCIMEN FRANCO SUR DEMANDE
- 20, Rue d’Enghien, PARIS
- MAGAZINE ILLUSTRÉ EN COULEURS POUR LES GRANDS ET LES PETITS
- 16 pages - prix 40 cent.
- ABONNEMENTS
- * 3 mois 6 mois I an
- France, Colonies et
- Régions occupées. 5 frs ÎO frs 20 frs
- Belgique.......... 6 frs 12 frs 24 frs
- Étranger .. 12 frs 21 frs 40 frs
- p.r52 - vue 142/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- LUI
- 3 El El El El El El El El
- pour votre intérieur:..
- un Haut Parleur Petit Modèle
- j3Tbc'25ofo
- Haut Parleur Grand Modèle
- prix495-ft5
- Tmnôforrrnciteunî) HFetBF. CondsnOClteUf^,vipiciHei<Jeppédalon
- NoUos franco Our demande ÔtaSîi^>ernje4i1&
- 61,5-Notionaf CLICHY —Seine -
- fi
- Téléphone.
- MA RC AD ET 06-75-15-71
- El El EJ El El El El El El
- jgÇROUQt
- larrupÆ
- Micno.(o.o6Amp]qu01'on
- REGENERE-INSTANTANÉMENT
- SOI-MÊME
- grâce
- a ses 2 filaments
- TtXle xx la durée de 2, lampes pow la pr>ix jd’une seule,
- MmS&Ês
- A-BERTRAND,! Rue deMeL PARU’ ~Nôlicef- avec hon d-essai-
- Gmfessa ^-92etZeë
- Poignée à ressort
- l
- Corps embouti Vis Micro de déc* Viseur clair Viseur iconomètre Levier d'armem* Obturâtr Compur Porte object'fondu Boutons de blocage Chariot pliant Abattant alumin.
- VENDU AVEC GARANTIE ÉCRITE D’USINE
- RENSEIGNEMENTS GRATIS - CATALOGUE 1 Fr.
- cJ.eiiOTARD
- Concessionnaire exclusif
- 57, rue de Seine, 57 - PARIS — R. C. Seine 84.143 EN VENTE PARTOUT
- Bouton d’ouvert. Déclencheur mét. Soufflet peau Objectif -J Tendeurs Ecrou de pied -J Déclenchr doigt Ecrou de pied —| Levier radial Béquille
- p.r53 - vue 143/148
-
-
-
- mmmiiimiim
- LIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- FAITES VOS ARROSAGES
- avec
- les appareils d’arrosage automatiques modernes
- u ni I C 77 Brevetés S.G.D.G.en
- rLU V IvJOEi France et à l'Etranger
- “PLUVIOSE” type E
- à chariot arroseur pouvant arroser de 1.G00 à 60.000 m‘
- sans aucune main-d’œuvre
- Gar. 15 ans. Dem. catalogue
- Etabl13 Ed. ROLLAND
- constructeur breveté 23, rue Lazare-Hoche, 23 BOULOGNE-SUR-SEINE
- E,s V. M. M., 11, r. Blainville, Paris (Ve) POSTES A GALÈNE
- depuis 60 fr.
- POSTES A LAMPES
- toutes longueurs d'ondes
- Pièces détachées
- APPAREILS SCIENTIFIQUES
- NEUF ET OCCASION
- MatérieldeLaboratoire, Produits chimiques Notices gratuites T et S Catalogue général P. C. : 1 fr. 23
- -BREVETS
- Adr.vousà: WINTHER-HANSEN, ingén.eur -Conseil
- 35 Rue de la Lune, PARIS (2‘) JBrOchurerjratîsf
- CHAUFFAGE DUCHARMEl
- 3,RUE ETEX . PARIS (18*J
- FOURNEAU DE CUISINE SPÉCIAL ET RADIATEURS A EAU CHAUDE BV S G DG
- UN SEUL FEU -
- POUR
- LE CHAUFFAGE CENTRAL LA CUISINE
- L’EAU CHAUDE DES BAINS
- I 20* Année ) NOTICE GRATUITE
- CHIENS
- de toutes races
- 11111111111111111111111111111111111111(11111111
- de GARDE et POLICIERS jeûnas et adultes supérieurement dressés CHIENS DE LUXE et D'APPARTEMENT, CHIENS de CHASSE COURANTS, RATIERS. ENORMES CHIENS DE TRAIT ET VOITURES, etc.
- Tente avec faculté échange en cas non-convenance. Expéditions dans l» monde entier. Bonne arrivée garantie à destination.
- SELECT-KENNEL
- BERCHEM-BRUXELLES (Belgique)
- Téléphone : 604-71
- •mmmmmmmmÊmmmmmmmmmammmmmmmm
- ^ Le PLUS MODERNE des Journaux ^
- I
- Documentation la plus complète ♦ ♦ et la plus variée ♦ ♦
- I
- EXCELSIOR
- I
- I
- GRAND QUOTIDIEN ILLUSTRE
- ®®
- ©
- I
- I
- Abonnements à EXCELSIOR Seine, S.-&-0., Départements...........
- TROIS MOIS
- 17 fr.
- 23 fr.
- SIX MOIS UN AN
- 32 fr. 60 fr. 43 fr. 80 fr.
- I
- Spécimen franco sur demande. En s'abonnant 20. rued’En-ghicn, Paris, par mandat ou chèque postal (Compte 5970), demandez la liste et les spécimens des Primes gratuites Jort intéressantes.
- I
- »•
- LA PERFECTION en PHOTOGRAPHIE
- LENILMELIOR
- (STÉRÉO 6x13)
- MONTÉ AVEC ANASTIGMATS F:45 de MARQUE
- à 650 frs
- LE CHRONOSCOPE PAP
- < PHOTOM ÊTRE AUTOMATIQUE )
- MACRIS'BOUCHER Consï lô.r.Vaugirard.
- Notice A Vdemande R.C.17G 017 PARIS
- TIMBRES-POSTE AUTHENTIQUES DES MISSIONS ÉTRANGÈRES
- Garantis non triés, vendus au kilo Demandez la notice explicative au Directeur de l’Oîflce des Timbres-Poste des Missions. 3 4, rue des Redoutes, TOULOUSE (France).
- R. C. Toi loi fc 4.368 A
- *
- Acheter une Galène “CRYSTAL B’ * c’est contracter une assurance contre les mauvaises réceptions |
- TrÉiui» aN-37 Conditions de Gros : UNIS-RADIO, 28, rue Saint-Lazare I
- • -BF
- ..................................................MIIIMM..... a I « I « > R I». n n
- p.r54 - vue 144/148
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- JL.V
- - ij/tlA. Ol>wL^jL -f-UlSKjJXJi- LoiaA^O -UAJU$ cUsM-fc» ! • • otfe
- UntW£uÙ^ &- &CuA-%>£- * . « , . ÙÈ. ^bc£ ÔOJÿOttJb &£4~Q-0 • , *
- L6 DENTOL (eau’ P^e’ poudre, savon) est un dentifrice à la fois ^_____ souverainement antiseptique et doué du parfum le plus agréable. — Créé d’après les travaux de Pasteur, il raffermit les gencives. En peu de jours, il donne aux dents une blancheur éclatante. Il purifie l’haleine et est particulièrement recommandé aux fumeurs. Il laisse dans la bouche une sensation de fraîcheur délicieuse et persistante.
- Le DENTOL se trouve dans toutes les bonnes maisons vendant de la parfumerie et dans toutes les pharmacies.
- Dépôt général : Maison FRÈRE, 19, Rue Jacob, Paris
- f* n 1\17 II fl II suffit d’envoyer à la Maison FRÈRE, 19, rue V,f| Il JP. IA II Jacob, Paris, 1 fr. 20, en mandat ou timbres-poste, en se recommandant de.La.Science et la Vie, pour recevoir franco par la poste un délicieux coffret contenant
- un petit flacon de Dentol, un tube de pâte Dentol, une boîte de poudre Dentol et une boîte de savon dentifrice Dentol.
- ' ' ' ' H. C. Seine 124.350
- p.r55 - vue 145/148
-
-
-
- TiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiHiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnf
- LVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ,nl
- ÉCOLE DE NAVIGATION ET DE T. S.F.
- (22e année) maritime et aérienne (22e année)
- PLACÉE SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L'ÉTAT ET DE LA LIGUE MARITIME FRANÇAISE
- 132, avenue de Wagram, PARIS-17e
- PRÉSIDENT D’HONNEUR : M. Léon MEYER, O. Député, Ancien Sous-Secrétaire d'Etat à la Marine marchande
- DIRECTION GÉNÉRALE:
- Directeur : J. Galopin, y 1. Ingénieur de la Marine. Directeur-Adjoint : F. Bord, î$î, if, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, ex-professeur d'Hydrographie. Directeur des Cours pas Correspondance: Bertin, O. i$î, ££ I., Prof, princip. d’Hydrographie (E. R.).
- CONSEIL DE PERFECTIONNEMENT : Président : M. le Vice-Amiral Guépratte, G. C. &• Vice-Pré idents :
- M. le Vice-Amiral Jaurès, O. ;
- M. Wolff, O. commissaire général de la Marine (E R.) ; M. Hardy, Ingénieur en chef de l’Aéronautique,
- COURS SUR PLACE ET PAR CORRESPONDANCE
- MARINE DE GUERRE
- PONT. — Ecole navale. — Elèves-officiers. — Ecole de sous-officiers. — Officiers des équipages, — Brevets de spécialités. — Aspirants de réserve.
- MACHINES . — Ingénieurs mécaniciens. — Ecole des élèves-ingénieurs mécaniciens. — Ecole des sous-officiers mécaniciens. — Brevets simple et supérieur. — Ecole des apprentis mécaniciens de Lorient. — Dessinateurs.
- AVIATION. — Brevets simple et supérieur de mécanicien et de pilote.
- T. S. F. — Brevets simple et supérieur. — Chefs de poste. — Officiers des équipages. BUREAUX. — Commissaires de bord. — Administrateurs de l’Inscription maritime. — Ecole d’Administration de Rochefort. — Officiers de direction de travaux.
- CONSTRUCTIONS NAVALES. — Ecole du Génie maritime. — Ecole technique élémentaire et Ecole technique supérieure des Arsenaux. — Agents techniques et officiers des travaux hydrauliques.
- MARINE MARCHANDE
- PONT. — Entrée dans les écoles de navigation et au navire-école J.-Cartier. — Cours d’élèves-officiers, de lieutenants et de capitaines au long cours, de capitaines de la marine marchande, de capitaines et patrons de pêche. — Concours d’inspecteur de la navigation.—Pilotins et yachlmen. MACHINES. — Cours d’entrée dans les écoles de navigation, d’élèves-officiers mécaniciens, d’officiers mécaniciens de 2e et de lre classe, de mécanicien pratique pour machines à vapeur et moteurs Diesel. — Emplois d’élèves-mécaniciens électriciens et d’élèves-électriciens T. S. F. T. S. F. — Diplômes d’officier radiotélégraphiste de lre et de 2e classe, d’opérateur.
- BUREAUX. — Diplôme officiel d’officier-commissaire et diplômes des Cles de Navigation. CONSTRUCTIONS MARITIMES. — Diplômes de dessinateurs, contremaîtres et ingénieurs. Cours spéciaux de moteurs Diesel.
- FLEUVES ET RIVIÈRES. — Brevets de capitaines et de mécaniciens.
- ARMÉE
- Lecteurs au son, manipulants et chefs de poste T. S. F. pour le 8e génie. — Préparation aux bourses de pilotage, à l’examen de mécanicien d’aviation, à celui de T. S. F. — Cours spéciaux de mécaniciens-électriciens-radios. — Préparation à Polytechnique, Saint-Cyr et les différentes écoles d’élèves-officiers.
- AVIATION CIVILE
- Préparation au concours d’élève-ingénieur de l’Aéronautique ; à l’Ecole supérieure d’Aéronau-tique ; aux brevets simple et supérieur de l’Aéronautique ; aux emplois d’agent technique, de chefs de station, de contrôleur, etc., des services de l’Aéronautique.
- T. S. F.
- Brevets d’opérateurs de 1re et de 2e classe des P. T. T. et des officiers de bord. — Préparation au 8e génie, à la marine et emplois administratifs divers. — Diplômes d’amateurs, d’opérateurs et d’ingénieurs.
- PROGRAMMES ET RENSEIGNEMENTS GRATIS
- p.r56 - vue 146/148
-
-
-
- L’École Universelle
- par correspondance de Paris
- PLACÉE SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L’ÉTAT
- la plus importante école du monde, vous offre les moyens d’acquérir chez vous, sans quitter votre résidence, sans abandonner votre situation, en utilisant vos heures de loisirs, avec le minimum de dépense, dans le minimum de temps, les connaissances nécessaires pour devenir :
- IIMGrÉIsTIEUE,
- SOUS- UNI GKÉINriEUFl,
- CONDUCTEUR,
- DESSINATEUR,
- CONTREMAITRE,
- Etc....
- dans les diverses spécialités :
- Electricité Eaciiotélé graphie A/Ié o anicpi e Aufoiuofoile Aviation ]\Æétallnr*cfie Mines
- Travaux publics Architecture Topographie Industrie du froid Cliimie
- Exploitation agricole Etc., etc.
- Demandez Yenvoi gratuit de la Brochure n 2.239.
- Une autre section spéciale de YÉcole UniVerselle prépare, d’après les mêmes méthodes, aux diverses situations du commerce :
- Administrateur commercial Secrétaire commercial Correspondancier Sténo-dactylographe Représentant de commerce Adjoint à la publicité Ingénieur commercial
- Expert-comptable Comptable Teneur de livres Commis de Banque Agent d’Assurances Directeur-gérant d’hôtel Secrétaire-comptable d’hôtel
- Demandez Yenvoi gratuit de la Brochure n° 2.248.
- L’enseignement par correspondance de YEcole Universelle peut être suivi avec profit certain, quels que soient l’âge, la profession, la résidence, le degré d’instruction de l’élève.
- École Universelle
- 59, Boulevard Exelmans, PARIS-XVIe
- p.n.n. - vue 147/148
-
-
-
- ÉCOLE SPECIALE DES TRAVAUX PUBLICS
- DU BATIMENT ET DE L’INDUSTRIE
- M. Leon EYROLLES, C.
- 12, rue Du Sommerard et 3, rue Thénard
- PARIS (V )
- , Çï I., Ingenieur-Directeur
- Polygone et Ecole d’Application ARCUEIL-CACHAN, près Paris
- ECOLE DE PLEIN EXERCICE
- RECONNUE PAR L’ÉTAT, AVEC DIPLOMES OFFICIELS D’INGÉNIEURS
- 1.000 élèves par an - 106 professeurs
- QUATRE SPÉCIALITÉS DISTINCTES :
- 1° École supérieure des Travaux publics
- Diplôme d’ingénieur des Travaux publics
- 2° École supérieure du Bâtiment
- Diplôme d’ingénieur Architecte
- 3° École supérieure de Mécanique et d’Electricité
- Diplôme d’ingénieur Electricien
- 4° École supérieure de Topographie
- Diplôme d’ingénieur Géomètre
- SECTION ADMINISTRATIVE :
- Pour la préparation aux grandes,administrations techniques (Ingénieurs des Travaux publics de l État, de la Ville de Paris, etc...)
- L’“ÉCOLE CHEZ SOI”
- (ENSEIGNEMENT PAR CORRESPONDANCE)
- 25.000 élèves par an - 213 professeurs spécialistes
- L’Ecole des Travaux Publics a créé en 1891, il y a trente-quatre ans, sous le nom d’ECOLE CHEZ SOI, Y Enseignement par Correspondance pour ingénieurs et techniciens, qui est donné au moyen de Cours imprimés ayant une réputation mondiale et représentant, à eux seuls, le prix de l’enseignement.
- La méthode d’Enseignement par Correspondance, l’ECOLE CHEZ SOI, n a, d ailleurs, pas d’analogue dans aucun pays et les diplômes d’ingénieurs délivrés, bien que non officiels, ont la même valeur que ceux obtenus par l’ECOLE DE PLEIN EXERCICE, sur laquelle elle s’appuie et qu’elle est seule à posséder.
- DIPLOMES ET SITUATIONS AUXQUELS CONDUIT L’ENSEIGNEMENT
- 1° Situations industrielles : Travaux publics - Bâtiment - Electricité - Mécanique - Métallurgie - Mines - Topogranhie.
- 2° Situations administratives : Ponts et Chaussées et Mmes - Postes et Télégraphes - Services vicinaux - Services municipaux - Génie rural - Inspection du Travail - Travaux Publics des Colonies - Compagnies de chemins de fer, etc., etc...
- Notices» Catalogues et Programmes sur demande adressée à l
- ÉCOLE DES TRAVAUX PUBLICS
- 12 et 12bis, rue Du Sommerard, Paris (5e)
- en se référant de “ La Science et la Vie ”
- p.n.n. - vue 148/148
-
-