La science et la vie
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- France et Colonies. Étranger ............
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- Arithmétique, 1 cours et 10 devoirs... 75. »
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- Géométrie, 1 cours et 10 devoirs..... 75. »
- Trigonométrie, j cours et 5 devoirs.... 50. »
- Physique, 1 cours et 7 devoirs....... 50. »
- Mécanique, 1 cours et 7 devoirs...... 50. »
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- Technologie, 1 cours et 5 devoirs...... 40. »
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- Dessin industriel, x cours et 10 devoirs. 75. »
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- législation de l’Electricité, x cours et
- 5 devoirs................................ 30. »
- Construction mécanique, x cours et
- 5 devoirs................................ 50. »
- Régulation des machines, x cours et
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- Mécanique, x cours et 10 devoirs ...... 100. »
- Résistance des matériaux, x cours et
- 5 devoirs................................ 50. »
- Construction mécanique, x cours et
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- Régulation des machines, 1 cours et
- 5 devoirs................................ 50. »
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- x cours et 3 projets................ 150. »
- Chauffe rationnelle, x cours et 5 devoirs. 50. »
- Electricité, 2 cours et 10 devoirs..... 100, »
- Production et distribution de l’électricité, x cours et 5 devoirs............. 150. »
- Installation d’usines et projets, x cours
- et 10 devoirs........................... 100. »
- Technologie industrielle, 3 cours et
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- Chimie industrielle, x cours ci 5 devoirs. 50. »
- Hydraulique, x cours et 10 devoirs.... 70. »
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- Résistance des matériaux, x cours et
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- Thermodynamique de la vapeur d’eau,
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- Electrotechnique, 2 cours et 10 devoirs. 100. » Calcul des machines thermiques,
- x cours et 5 devoirs.............. 75. »
- Calcul des machines électriques, x cours
- et y devoirs.......................... 75. »
- Projets divers.......................... 150. »
- Prix de la préparation complète...... 750. »
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- La Puissance qui coûte le plus cher...
- ...Celle qui n’est pas utilisée
- Il n’est qu’une faible partie de la puissance motrice transmise aux machines de fabrication qui serve à la transformation des matières premières en produits finis. La plus grosse part de cette puissance, s’emploie à vaincre les résistances dites passives et se gaspille en frottement.
- Or, ce frottement est cause d’usure. De sorte que l’industriel paie très cher de la force motrice qui, non seulement ne lui sert point, mais qui use son matériel et qui l’oblige, par conséquent, à des frais de réparations, de remplacement, à des arrêts.
- La puissance non utilisée est donc bien la plus coûteuse.
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- Un curieux poisson : l’esturgeon à spatule.............
- La pêche de la sardine, son industrie en Californie .. ..
- Depuis des milliers d’années, des gisements de charbon brûlent au sein de certaines montagnes.................
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- L. Houllevigue............... 195
- Professeur il la Faculté des Sciences de Marseille.
- Pierre Chanlaine............. 199
- Lucien Fournier.............. 203
- Marcel Boll ................. 207
- Jean Marchand ............... 209
- Le Tesson.................... 213
- Lieutenant de vaisseau.
- Pierre Labadie................217
- L.-D. Fourcauit......... .. 221
- S. et V.......................224
- L. Kuentz.................... 225
- Henri Le Celte................231
- A. Caputo................. 239
- M. de Bru.................... 245
- La T. S. F. et la vie .. La T. S. F. et les constructeurs Joseph Roussel J. M . 249 . 253
- Les A côté de la science (Inventions, découvertes et curiosités )
- Cette nouvelle machine frigorifique ne demande aucune surveillance F. Thall ' » & Jtf
- Le dessin est le plus utile de tous les arts A travers les Revues S. et V S. et V . 2Ç1 . 262
- Dans le but d'éviter à nos lecteurs des frais de correspondance inutiles, nous“ tenons à les informer que, à l'exception des nos 1, 2, 4, 5, 6, 18, 19, 21, 27 et 40 qui sont épuisés, les 105 numéros qui composent actuellement la collection de La Science et la Vie peuvent être fournis : de 1 à 17 inclus, au prix de 3 francs l'un ; de 20 à 66 inclus, au prix de 5 francs, et 67 et suivants, à leur prix marqué. Pour recevoir franco (France et Colonies) chaque numéro, ajouter à son prix la somme de 0 fr. 50, et, pour l'étranger, la somme de 1 fr. 50.
- La prochaine conférence radiophonique de vulgarisation scientifique, organisée par « La Science et la Vie » avec le concours du poste d’émission du « Petit Parisien » (longueur d’onde 358 mètres), aura lieu le lundi 8 mars, à 21 heures. Elle sera faite par M. Pierre Hamp, qui traitera le sujet suivant : i« La beauté et la photogénie des machines. »
- La couverture du présent Numéro représente un poste radiogoniométrique destiné à^Ia recherche des postes clandestins de T. S. F. (Voir l’article sur l’organisation de cette
- recherche à la page 209.)
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- SALUE DES VINS AU LABORATOIRE CENTRAL DU SERVICE DE LA REPRESSION DES FRAUDES
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- La Science et la Vie
- MAGAZINE MENSUEL DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE
- J^édigé et illustré pour être compris de tous Voir le tarif des abonnements à la fin de la partie rédactionnelle du numéro (Chèques postaux : N° 94-07 - Paris)
- RÉDACTION, ADMINISTRATION et PUBLICITÉ : i3, rue d’Enghien, PARIS-Xe_ Téléph. : Bergère 37-36
- Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Copyright by La Science et la Vie, Mars 1926. - T{. C. Seine 116.544
- Tome XXIX
- 'Mars 1926
- Numéro io5
- COMMENT LA SCIENCE NOUS PROTÈGE-T-ELLE CONTRE LA FRAUDE?
- Par Eugène ROUX
- DOCTKUIt ÈS SCIENCES, DIRECTEUR DES SERVICES SCIENTIFIQUES ET SANITAIRES DE LA RÉPRESSION DES FRAUDES
- La fraude est l'une des tares les plus tenaces de Vhumanité. Autrefois, les gouvernements, à court de moyens d'investigation, devaient exercer une surveillance, plus ou moins efficace, sur les fabrications. Mais la science est venue à leur secours. Encore défaillante dans quelques cas, elle ne fournit pas moins des ressources immenses aux techniciens charges de veiller à la santé publique et à la loyauté des transactions, par l'examen des produits alimentaires livrés à la consommation. La chimie, la micrographie, la spectroscopie, la cryoscopie, la biologie, l'électricité interviennent, à tour de rôle, pour leur faciliter la tâche. L'étude que notre éminent collaborateur consacre à cette question sera lue avec infiniment d'intérêt et de profil.
- ON rapporte que Hiéron, tyran de Syracuse, soupçonnant son orfèvre d’avoir mêlé de l’argent à l’or d’une couronne, consulta Archimède sur le moyen de reconnaître la fraude sans détériorer l’objet. Archimède s’avisa de plonger la couronne clans l’eau et parvint, dit-on, en calculant la perte de poids, à mettre la fraude en évidence, O11 assure que l’illustre géomètre découvrit, à cette occasion, le principe qui porte son nom.
- On voit que, trois siècles avant Jésus-Christ, la science était déjà sollicitée de concourir à la répression des fraudes ; mais il s’en faut qu’elle l’ait été habituellement par la suite. Au Moyen Age encore, et jusqu’à la Révolution, la répression, inhabile à surprendre la fraude dans ses effets, était obligée de recourir aux mesures préventives. On contrôlait minutieusement
- la fabrication, on surveillait étroitement le commerce. La technique de la profession était réglée par la profession même. Le contrôle en était laissé à la discrétion des hommes de l’art.
- La règle générale était l’unité de la profession. Selon le vœu de Platon, chacun ne devait faire qu’un métier, afin de le bien faire. Un statut de J 647 interdit formellement aux marchands de vins « de vendre, dans leurs maisons, magasins, caves ou celliers, aucune bière, cidre, poiré, eau-de-vie, liqueurs et breuvages incompatibles avec le vin ». En 1752, un arrêt du Conseil d’Etat interdit même la simple présence de ces produits dans les locaux du marchand.
- Ce régime, s’opposant à tout changement, s’opposait à tout progrès. Il devint, à la longue, si tyrannique que la Révolution s’empressa de le supprimer. Il s’explique par l’absence
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- AMIDON DK P.LK
- presque totale de méthodes proprement scientifiques capables de reconnaître la fraude avec certitude, car l’exemple d’Arclii-mède n’est qu’une brillante exception.
- Faute de méthodes scientifiques, on recourait aux procédés empiriques. On y recourt encore dans certains cas.
- L’un des plus curieux, et qui a fourni pendant longtemps la base de l’alcoométrie en Angleterre, est l’épreuve à la poudre à canon qui servait à délinir l’alcool type, le proof-spirit, terme de comparaison pour évaluer la force d’un alcool donné. Voici comment se pratiquait cette épreuve : on plaçait de la poudre a canon dans une cuillère, puis on la recouvrait d’alcool
- (d'esprit, comme on disait) et on enflammait l’alcool. Si, à la fin de la combustion, la poudre s’enflammait, l’esprit était dit au-dessus de l’épreuve. Il était proof ou over-proof. Si l’eau de l’esprit empêchait la poudre de fuser, l’esprit était au-dessous de l’épreuve, under-proof.
- Ces deux exemples suffisent pour faire ressortir l’imperfection des méthodes défensives contre la fraude, avant l’intervention de la technique scientifique.
- Organisation administrative
- Nous avons dit qu’avant la Révolution la répression des fraudes était assurée par les règlements corporatifs. Le Code pénal, encore timidement, prévoit et réprime la tromperie sur le titre des métaux précieux,
- AMIDON DF. HIZ
- sur la qualité des pierres fines et, généralement, sur la nature des marchandises.
- La loi du 1er août 1905, en s’incorporant les dispositions antérieures, en a comblé les lacunes, précisé les points importants, aggravé les sanctions. Mais c’est surtout en conférant de nouveaux pouvoirs à l’Administration qu’elle a réalisé un progrès essentiel.
- Elle a créé une procédure spéciale de recherches et de constatations des délits de fraude. Elle a donné, en outre, une base solide à la répression, en permettant de définir par des règlements la nature véritable des différents produits susceptibles de falsification.
- D’une manière générale, les textes réglementaires définissent les produits et énumèrent les pratiques et manipulations que
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- comporte une préparation loyale. Les décrets déjà parus s’appliquent à la plupart des denrées alimentaires : vins, cidres et poirés, bières, eau-de-vie et spiritueux, liqueurs et sirops, lait, beurre, fromage, margarine, graisses comestibles, huiles, charcuterie, conserves, confiserie, cacaos et chocolats, café, thé, farines, etc.
- La recherche et la constatation des fraudes sont assurées, depuis 1907, par un service spécial placé sous l’autorité du ministre de l’Agriculture (direction des services sanitaires et scientifiques et de la répression des fraudes).
- Le personnel de ce service est composé d’agents nommés par arrêté et répartis dans treize divisions englobant l’ensemble du territoire (France continentale et Corse).
- AMIDON DK MAÏS
- La procédure usitée pour la répression des fraudes est très simple. Elle comprend deux phases bien distinctes : la phase administrative (prélèvement d’échantillons et analyse) et la phase judiciaire (expertise contradictoire).
- Le prélèvement est, en général, une mesure de contrôle, qui n’implique aucune suspicion à l’égard de celui qui en est l’objet. Il ne vise pas quelqu’un, mais quelque chose. Il appréhende un produit mis en vente suspect ou non.
- Tout prélèvement comporte la prise de quatre échantillons identiques, placés aussitôt sous scellés et munis d’une étiquette. L’un des échantillons est laissé en dépôt à l’intéressé ; les trois autres sont envoyés, avec un procès-verbal, à la préfecture du département. Le service préfectoral qui
- FÉCULE DE POMME DE TERRE
- reçoit ces échantillons en dépôt, transmet l’un d’eux au laboratoire dans le ressort duquel le prélèvement a été effectué. Les laboratoires agréés à cet effet sont au nombre de quarante-trois, dont dix-huit sont des laboratoires municipaux et les autres des stations agronomiques ou des laboratoires de l’État.
- L’échantillon à analyser est anonyme. Il n’arrive au laboratoire qu’avec le talon de l’étiquette qui lui a été apposée par l’agent du prélèvement. Ce talon ne porte aucune autre mention qu’un numéro et la dénomination de vente du produit. Dans les huit jours de la réception, le laboratoire adresse au préfet un rapport, où sont consignés
- AMIDON DE EÈVES
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- LA SCIENCE ET LA
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- DIVISION DK L,A FRANCE EN REGIONS, POUR LE SERVICE DE LA RECHERCHE DES FRAUDES
- les résultats qui se dégagent de l’analyse.
- Si ce rapport ne révèle aucune infraction, le préfet en avise sans délai l’intéressé. Dans le cas contraire, le procureur de la République est saisi de l’affaire qui entre alors dans la phase judiciaire. L’intéressé, s’il conteste les conclusions du laboratoire, a droit à une expertise contradictoire, confiée à deux experts, l’un désigné par lui, l’autre par le juge d’instruction.
- Les experts sont libres d’opérer comme bon leur semble, mais ils doivent présenter leurs conclusions dans un rapport commun. S’ils sont en désaccord, ils désignent un tiers expert qui les départage. Les fabricants sont donc assurés que leurs intérêts sont complètement sauvegardés.
- Méthode analytique
- Tel est, en gros, le mécanisme administratif de recherche et de constatation des fraudes. La science y joue un rôle essentiel. Un échantillon d’un produit quelconque ayant été prélevé, il s’agit de savoir si, par sa nature, sa composition, sa teneur en certains principes essentiels, il répond bien à sa dénomination de vente et, dans l’affirmative, si, pour masquer, le cas échéant, sa défectuosité ou son altération, il n’a pas été l’objet de pratiques frauduleuses, telles que l’addition d’un antiseptique ou d’un colorant artificiel, par exemple.
- Seuls les procédés de l’analyse chimique, souvent fort délicats à appliquer, permettent
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- d’arriver à ce résultat avec une certitude sufïi-sante pour entraîner la conviction des juges.
- L’intervention de la science n’a pas été moins nécessaire dans la préparation des règlements. Car, si l’homme du métier peut préciser les pratiques normales de sa profession, il ne peut pas, en général, les traduire sous une forme qui se prête au contrôle des produits obtenus. Ce rôle délicat ne peut revenir qu’à l’homme de science.
- Mais il ne suffit pas de savoir analyser. Il faut aussi savoir interpréter les résultats de l’analyse pour en dégager des conclusions. Sans doute, ces conclusions apparaissent-elles sans peine dans beaucoup de cas. Ainsi, la falsification est manifeste quand l’analyse révèle la présence d’acide salicylique dans un vin, de saccharine dans un sirop, de fécule dans un chocolat, d’aldéhyde benzoïque dans un kirsch, de gélose dans une confiture, etc.
- ANALYSE DES ALCOOLS. DOSAGE COLORIMETRIQUE DES ALCOOLS SUPÉRIEURS
- Par les données qu’elle fournit sur la composition des divers produits ; par la détermination de la nature et de la proportion de certains éléments ; par les moyens qu’elle nous donne pour rechercher et mettre en évidence la présence, même en quantité infime, de certaines substances dont l’addition est interdite, ou révèle une manipulation frauduleuse, l’analyse chimique est à la base de la recherche des falsifications. Mais si la chimie joue, dans la recherche des falsifications, le rôle principal, ce rôle n’est pas exclusif. La physique, la botanique, la micrographie surtout fournissent aussi de précieux moyens d’investigation.
- Il n’en est plus ainsi lorsqu’il s’agit de rechercher l’addition d’eau, par exemple, dans un lait ou dans un vin, parce que l’eau entre normalement dans la constitution du lait et du vin, et qu’à cet égard le vin et le lait n’ont pas une composition constante. Il en est d’ailleurs ainsi de tous lfcurs autres éléments constitutifs.
- Dans la plupart des cas, pour caractériser la fraude ou la falsification d’un produit, il faut connaître les variations de composition qu’il peut normalement présenter du fait de son mode de préparation, ou, pour les produits naturels, des circonstances diverses qui ont pu influer sur leur production.
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- Le travail d’établissement des méthodes analytiques a donc pour complément obligatoire un autre travail non moins important : l’établissement des compositions types et des variations admissibles, la fixation des normes et des écarts tolérés.
- Une pareille tâche suppose de vastes enquêtes chimiques, portant sur un grand nombre d’échantillons d’authenticité indiscutable, produits dans des conditions variées et soigneusement déterminées. Un coup d’œil jeté sur les traités et les périodiques spéciaux (par exemple sur le traité des falsification s des produits alimentaires,de Villiers, Collin et Fayolle ; sur la collection des manuels pratiques d’analyses chimiques, publiée sous la direction de MM. Bordas et Roux ; sur les Annales des falsifications, pour ne parler que des publications françaises) suffira pour fixer le lecteur à cet égard.
- Faut-il ajouter que l’ingéniosité des fraudeurs et, heureusement aussi, celle des chimistes font que la tâche n’est jamais terminée. Chaque jour apporte une nouvelle pierre à cet édifice d’un développement encore inégal, mais solidement bâti et de dimensions déjà fort imposantes.
- Déjà, grâce à la sensibilité et à la précision des méthodes, la majeure partie des fraudes
- peut être caractérisée sans ambiguïté. Mais les méthodes sont, généralement délicates. On ne saurait trop mettre en garde le public contre l’emploi de ces instruments ou de ces procédés simplistes, qui sont préconisés,
- de temps à autre, pour permettre à tout un chacun de reconnaître certaines falsifications. Us ne peuvent que donner une fausse sécurité, à l’exemple de la trop fameuse épreuve à la pièce d’argent pour distinguer les champignons comestibles d’avec les vénéneux.
- Il ne saurait être question de donner ici la description de ces différentes méthodes. Cela nous entraînerait bien au delà du cadre de cet article. Mais il ne sera pas sans intérêt d’indiquer sommairement le parti qu’on a tiré de certaines techniques spéciales.
- Techniques spéciales
- Au premier rang de celles-ci, il faut placer la micrographie. Il est d’usage constant de procéder à l’examen microscopique des produits solides, en poudre surtout, avant de les soumettre à l’analyse chimique. Le microscope permet, en effet, de caractériser des éléments dont la détermination serait très laborieuse ou impossible autrement. C’est ainsi qu’il permet de distinguer entre elles les diverses farines et de recon-
- lCIiKMKNTS ANATOMIQUES DU POIVKK PULVÉRISÉ il, grains simples d amidon; ne, grains composés d'amidon; ag, gruaux d’amidon; er, cristaux de pipérine ; eu, cuticule; ep, épicarpe ; J'p, fibres péricycliques ; go, glandes oléifères ; mese, partie externe du mésocarpe ; mesi, partie interne ; per, périsperme ; pt, poil lecteur ; sele, cellules scléreuses externes ; seli, cellules scléreuses internes, vues de face; self, les mêmes, vues de profil; sclm, cellules sclérifiées du mésocarpe ; te, enveloppe colorée du tégument ; te’, te”, te’”, la même prise au sommet du fruit ; tcb, la même prise à sa base ; th, enveloppe incolore du tégument.
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- LA SCIENCE CONTRE LA F R AV DE
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- naître, par exemple, l’addition d’une farine étrangère : féverole, seigle, riz, etc., à une farine de froment.
- Le microscope permet de reconnaître la falsification du poivre par de la poudre de grignons d’olives ; du tlié par mélange avec des feuilles de rosier, de saule, de laurier, etc., préparées à la façon des feuilles de thé ; du café par de la chicorée, et de la chicorée par des cossettes de betteraves ; de la moutarde par addition de fécule ; du safran par substitution de fleurs de souci, etc. De même, il permet de reconnaître la présence de fécule ou de matières amylacées
- dans le chocolat ; ee 11 c de potiron ou de carotte dans les confitures et dans les conserves de tomates : de soie artificielle dans les tissus ; d’identifier les papiers et de reconnaître le poil du lapin domestique dans beaucoup de fourrures actuellement vendues sous le nom d’animaux fabuleux, en ce sens qu’ils n’ont jamais existé que dans l’imagination des vendeurs. Enfin, c’est le microscope qui permet de découvrir la trichine dans la viande de porc et, d’une manière bien plus générale, de déceler, par la présence de certains microbes, les produits souillés par
- MESURE UE T.A RADIOACTIVITÉ AVEC l.’ÉLKCTROSCOPE DE Mmo PIERRE CURIE
- EXAMEN AU MICROSCOPE DES PRODUITS ALIMENTAIRES : FARINES, TIIÉ, CONDIMENTS, ETC...
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- SCIE y CE ET LA VÏE
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- contamination (lait, eaux, etc.) ou en voie de corruption et dangereux à consommer.
- Les méthodes optiques nous fournissent encore de précieuses données sur la constitution chimique de certains corps, dans des cas où les méthodes de la chimie ne nous conduiraient que malaisément ou, même, ne nous conduiraient pas au résultat.
- On sait que certains corps ont la propriété d’agir sur la lumière polarisée en faisant tourner le plan de polarisation des vibrations lumineuses. On dit que ces corps sont doués du pouvoir rotatoire. L’instrument qui permet de mesurer cette déviation du plan de polarisation, le polarimètre, est couramment employé pour l’analyse des sucres, des confitures, des miels, des huiles essentielles, utilisées en confiserie et en parfumerie, des essences de térébenthine, etc...
- L’indice de réfraction, que l’on mesure à l’aide de réfraetomètres, est une donnée physique fort importante dans l’examen des matières grasses. On sait que l’huile d’olive, en raison de son prix élevé, est fréquemment
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- ÉLÉMENTS ANATOMIQUES OU NOYAU D’OLIVE
- alb, albumen de la graine ; fin, partie interne du noyau ; lfvn, faisceau fibro-vasculaire du noyau ; mès, partie pulpeuse du mésocarpe de l'olive ; sel, cellules scléreuses du noyau ; te, enveloppe externe du tégument séminal ; ti, enveloppe interne ; tin, enveloppe intermédiaire ou moyenne.
- COUPE d’une feuille de tiié de chine (nervure médiane)
- falsifiée par addition d’huiles diverses dont le prix est notablement moindre. L’examen à l’oléoréfractomètre fournit des indications très sûres et très sensibles pour déceler de telles falsifications.
- L’une des particularités intéressantes du réfractomètre est qu’il permet d’opérer, au besoin, sur une seule goutte de liquide, c’est-à-dire dans des cas où l’analyse chimique serait impossible. La réfractométrie se prête très bien aussi au dosage de petites quantités d’alcool.
- La spectroscopie. qui a fourni de si intéressants résultats dans la chimie minérale, n’a pas été, jusqu’ici, d’un grand secours pour la recherche des falsifications. Tl se pourrait, en raison des applications que l’on entrevoit pour cette technique, qu’il n’en fût pas de même dans l’avenir.
- A\ -ec la cryoscopie, la chimie physique nous fournit une méthode précieuse pour distinguer les laits anormaux, les laits pathologiques et les laits additionnés d’eau : les laits mouillés. Le lait contient en dissolution du lactose, du chlorure de sodium (sel), des matières azotées, etc. Il y a entre ces substances des relations d’équilibre qui s’expliquent par des considérations d’ordre physiologique, si bien que, lorsque l’une diminue, les autres augmentent, en sorte que la concentration moléculaire de la solution reste constante. C’est ainsi que, dans la tuberculose, le lactose diminue et peut même disparaître, tandis que le chlorure de sodium augmente, de manière à maintenir l’équilibre. Or, c’est précisément cette constance de la concentration moléculaire, exprimée par l’abaissement du point de congélation du liquide, que traduit la cryoscopie. L’expérience confirme que l’abaissement du point de congélation du lait ne varie que dans des limites très étroites. Or, l’addition d’eau
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- LA SCIENCE (ONT UE LA Eli AV DE
- modifie la concentration moléculaire, si bien que le sérum d’un lait mouillé se congèle à une température moins basse que le sérum d’un lait pur. Ainsi, la détermination de la température de congélation permet, dans beaucoup de cas, de mettre en évidence des mouillages, même peu importants, qui échapperaient à l’analyse ordinaire.
- Dans le cas d’un lait provenant d’un animal malade, le point de congélation reste normal, mais l’analyse permet de reconnaître, par la diminution du,lactose et l’augmentation des chlorures, qu’il s’agit d’un lait pathologique.
- On ne s’étonnera pas que des méthodes empruntées à la biologie aient trouvé une application dans l’étude d’un produit physiologique comme le lait. On sait que le lait constitue un milieu de culture excellent pour les micro organismes , en particulier pour les ferments lactiques. Le développement de ees microorganismes dans le lait est corrélatif de la production d’une diastase réductrice, dont l’action s’ajoute à celle des produits réducteurs existant déjà dans le lait. Lorsqu’on ajoute du bleu de méthylène au lait, cette diastase a pour effet de le décolorer. On a fondé sur ce fait une méthode, qui permet de juger l’importance de l’envahissement microbien du lait d’après la vitesse avec laquelle cette décoloration se produit.
- La chaleur a pour effet de détruire les diastases, et une température de 100 degrés annihile tout effet diastasique. Or, le lait cru (c’est-à-dire le lait non bouilli) renferme une diastase appelée peroxydase, qui possède la propriété d’oxyder facilement le gaïacol, le paraphénylènediamine, etc., en présence d’eau oxygénée. La disparition ou l’affaiblissement de l’action de la peroxydase, qui
- se traduit, pour le paraphénylènediamine, par une coloi’ation bleue, permet de caractériser un lait cuit ou l’addition de lait cuif à un lait cru.
- Dans le même ordre d’idées, signalons encore la méthode de diagnose des viandes, fondée sur l’action des sérums précipitants. Lorsque l’on injecte à un animal un extrait d’un certain tissu, l’animal réagit et, au bout d’un certain temps, on constate que son sérum sanguin, ajouté à un extrait de ce même tissu, y détermine, par précipitation,
- un trouble caractéristique . Si donc on injecte, à différentes reprises, à un lapin, par exemple, un extrait de muscle de cheval, on aura, au bout d’un certain temps, un véritable animal réactif, dont le sérum, ajouté à un extrait obtenu par macération dans l’eau d’un fragment d’une conserve de viande ou d’un saucisson, produira un précipité caractéristique si la con-serve ou le saucisson sont mélangés de viande de cheval.
- Quant à l’électricité, elle joue un rôle peu important dans les laboratoires de répression des fraudes. Cependant, l’électrolyse est employée pour reconnaître la présence du cuivre et doser ce métal avec précision dans les conserves de petits pois, de haricots et d’épinards, que les fabricants sont souvent obligés de reverdir au sulfate de cuivre, pour répondre aux exigences des acheteurs, lesquels s’obstinent, on ne sait pourquoi, à préférer les légumes reverdis aux conserves naturelles.
- La mesure de la résistance au passage du courant électrique est également utilisée, parfois, à l’analyse des boissons. Elle fournit rapidement des indications très précises pour l’identification des eaux minérales naturelles et permet de reconnaître leur falsifi-
- ANALYSE DES MATIÈRES GRASSES. EXAMEN RÉFRACTO-MÉTRIQUE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- DÉSIGNATION Année 1907 Année 1912 Année 1918 Année 1924
- Nombre total des prélèvements
- d’échantillons 30.720 80.458 38.430 41.849
- Echantillons trouvés suspects à
- l’analvse 0.052 11.828 12.201 13.302
- Nombre de condamnations obte-
- nues 1.188 4.071 0.547 8.484
- Chiffre total des amendes pénales . 272.082 fr. 504.209 fr. 1.039.275fr. 2.200.924 fr. (1)
- Chiffre total des amendes fiscales .. » 979.402 fr. 2.142.810fr. 0.152.709 fr.
- (1) Depuis la loi du 29 juin 1920 portant création do nouvelles ressources fiscales, les amendes pénales doivent être multipliées par le coefficient 3.
- cation par mélange avec des eaux ordinaires.
- Signalons enfin deux techniques d’application encore récente à la recherche des falsifications. La première est celle des rayons X, la seconde est l’application de la fluorescence déterminée par les rayons ultra-violets : l’application de la lumière de Wood a déjà donné des résultats intéressants en chimie biologique. Nous avons de sérieuses raisons de croire que cette technique sera également féconde dans la recherche de certaines falsifications.
- Conclusions
- Le tableau ci-dessus résume les résultats obtenus par le service de la répression des fraudes depuis sa création.
- Ces chiffres appellent deux observations : d’abord il faut bien se garder de conclure que, dans les produits du commerce, la proportion d’échantillons fraudés ou falsifiés est du même ordre que dans les prélèvements. Rien que le prélèvement soit, en général. une mesure de contrôle, qui n’implique aucune suspicion à l’égard de celui qui en est l’objet, il faut dire qu’une bonne partie des prélèvements porte sur des produits que l’on est fondé, pour diverses raisons, à considérer comme suspects, de sorte que le pourcentage très élevé d’échantillons fraudés indique moins une généralité
- de la fraude que le zèle et le flair des agents de prélèvement.
- D’autre part, on constate, dans la période d’après guerre, un fléchissement marqué dans le nombre d’échantillons prélevés. Ce fléchissement ne s’explique pas par un relâchement de la surveillance. Il a une tout autre origine : ces prélèvements sont très
- onéreux et représentent une lourde charge budgétaire.
- Nous avons essayé de montrer, au cours de cette étude, les ressources que nous donne la science pour combattre la fraude. C’est la science qui a permis à notre société moderne de se libérer de la surveillance inquisitoriale de l’ancien régime, tout en garantissant la pureté et la salubrité des produits livrés aux acheteurs. Grâce à cette surveillance, toute en faveur du commerce honnête, la France, qui est le pays d’origine de tant de produits sans rivaux, développe son commerce sur tous les marchés du monde. En même temps, les travailleurs, les vieillards, les enfants, tous ceux dont la santé est particulièrement sous la dépendance d’une alimentation irréprochable, lui doivent une protection efficace. Il n’est guère de résultat qui soit plus désirable.
- E. Roux.
- 1907 1908 1909 1910 1911 1912
- / • >4 "Nombre lotôl des
- LEGENDE \ EchantiHonr, trouvés suspects
- | Nombre de condamnations
- 19)8 1919 1920 1921 1922 1923 1924 échant 11 Ions prélevés
- à I analyse obtenues
- DIAGRAMME DES DIFFERENTS TRAVAUX EXECUTES FAR IÆ SERVICE DES FRAUDES
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- LES ANTIDËTONANTS
- PERMETTENT D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES MOTEURS A EXPLOSIONS
- Par Jean LABADIÉ
- Le maigre rendement des moteurs d'automobiles est du à une trop faible compression du mélange gazeux dans la chambre d'explosions. Si on parvenait à augmenter celte compression, le moteur V gagnerait en puissance, sans que la consommation en f ut plus élevée. Ce résultat peut être atteint en ajoutant à l'essence un corps dit antidétonant, dont la présence a pour effet de retarder le moment où, Vauto-allumage pourrait se produire. Jusqu'ici, Vutilisation de ce corps, qui est le plomb tétraéthylc, a été interdite parce qu'il est un toxique dangereux. N'en existerait-il pas d'autres? Dans cet article, l'auteur signale divers travaux effectués dans le but de trouver un antidélonant inoffensif. Ceux de MM. Moureu et Dufraisse sont particulièrement intéressants et ouvrent, ainsi que nos lecteurs le verront, une ère nouvelle dans la recherche des corps
- antidétonants inoffensifs.
- Lk moteur à explosions, aujourd’hui vulgarisé à des millions d’exemplaires grâce à l’automobile et à l’avion, touche certainement à sa perfection mécanique. Cependant il est loin de réaliser la machine thermique idéale.
- Si vous conduisez une auto parfaitement réglée et si vous avez oublié momentanément ce que coûte l’essence, il ne vous viendrait jamais à l’esprit que l’engin moteur de votre voiture est un organe extrêmement rudimentaire du point de vue du rendement.
- Votre moteur ne transforme pas en travail la moitié des calories contenues dans l’essence. Le reste est semé sur la route par l’échappement ou dispersé dans l’air par le radiateur.
- Le moteur d’auto fonctionne suivant le fameux cycle à quatre temps, inventé en 1861 et publié en 1884 par Beau de Rochas.
- L’un des quatre temps est le temps de compression. Or, Beau de Rochas a vu tout de suite (et cela se démontre) que le rendement thermique du moteur (rapport des calories utilisées aux calories dépensées) est d'autant plus grand que la compression est plus forte.
- Rappelons d’abord comment cette com-
- pression se mesure. Si le volume intérieur maximum du cylindre est, par exemple, de 1 litre quand le piston se trouve au bas de sa course, et que son volume minimum soit de 0 1. 20 lorsque le piston est dans sa position haute, nous dirons que « la compression volumétrique » est égale h 100 : 20 = 5.
- L’influence de ce coefficient sur le rendement thermique du moteur est aujourd’hui exactement mesurée. Comme de Rochas l’avait prévu, il y a intérêt à le prendre le plus élevé possible.
- Je suppose que votre moteur est caraotérisé par une compression volumétrique égale à 4 et qu’il est impeccablement construit. Pour 100 calories brûlées dans le cylindre, il peut, dans ces conditions, en transformer quarante-deux en travail sur le fond du piston.
- Naturellement, comme le piston frotte sur le cylindre, la bielle sur le vilebrequin et le vilebrequin sur ses paliers, comme les engrenages de la boîte de vitesse et ceux du différentiel donnent encore lieu à des frottements ainsi que les essieux moteurs, le travail livré par le moteur sur le fond du piston va se dégrader et ne parviendra aux roues que fortement diminué. Mais ceci est le lot de toute
- M. DUMANOIS
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- construction mécanique. N’empêche que, si nous augmentons le travail purement thermique à l’intérieur du cylindre, le travail mécanique final sera lui-même accru.
- Ceci posé, admettons que l’on puisse remplacer votre moteur de compression 4 par un autre identique, mais de compression 8. Aussitôt, le travail sur le piston se mesure par la transformation de 56 calories, au lieu de 42. Et cela sans que le carburateur ait consommé une goutte d’essence de plus. La dégradation mécanique du travail dans sa transmission aux roues étant supposée la même, c’est donc un gain de 14 calories-travail dont vous auriez bénéficié. Grâce à cette heureuse substitution, un bidon d’essence de 10 litres se comporterait comme s’il en contenait réellement 11 et demi. Bonne affaire, n’est-ce pas ? Malheureusement, une telle substitution n’est pas encore possible. Non que le moteur s’y refuse. Rien n’est plus simple que de réduire une c h a m b r e d e c ompression.
- Mais le classique gaz carburé, formé d'un mélange d’air et d’essence, ne supporte pas de compression pratiquement supérieure à 4 ou 4,5, bien qu’avec certaines précautions on construise des moteurs à compression 5. Aux compressions supérieures, le moteur se met à cogner.
- Le cognement se différencie de l’autoallumage
- Ce « cognement », il convient d’en discuter l’origine, puisqu’il est le seul obstacle.
- On l’a très longtemps attribué à un phénomène à'auto-allumage. Ce phénomène repose sur le principe du briquet à air : si l’on comprime brusquement un gaz, de l’air par exemple, dans une paroi imperméable à la chaleur (compression adiabatique), il s’échauffe au point de pouvoir allumer un brin d’amadou. L’éehauffement est en raison précisé-
- ment du taux de la compression volumétrique. 11 semblait donc que, dans un cylindre d’auto surcomprimé, la brusque compression pratiquement adiabatique suffisait pour conduire le mélange détonant jusqu’au point d’allumage spontané. Dans cette hypothèse, le piston se trouvait alors n’avoir pas terminé sa course de montée, qu’il était déjà repoussé par l’explosion. D’où un choc, le cognement.
- U n’existe rien de tout cela, la plupart du temps. Le phénomène d’auto-allumage peut se produire, certes, mais à des compressions volumétriques qui devraient atteindre, pour l’essence, un taux au moins égal à 9. L’expérience montre, en effet, que, dans le moteur Diesel, c’està la compression 9 seulement que s’allume un mélange gazeux carburé au pétrole lampant. Pourtant, le même mélange produit le cognement dans u n moteur à explosions , à une compres -sion bien moindre, inférieure à 5. Le cognement du moteur exige donc uneautre explication que l’auto-allumage.
- Voici comment, d’après M. Dumanois, l’éminent, ingénieur en chef de la Marine, se passent les choses, dans une chambre d’explosions surcomprimée, au moment du cognement.
- Le mélange carburé est allumé par l’étincelle de la bougie. La vitesse de propagation de la combustion à l’intérieur de ce mélange est relativement assez lente au début (quelques mètres à la seconde). Mais la combustion déclenche autour d’elle, par dilatation thermique, une onde de pression, c’est-à-dire une onde qui équivaut à une compression adiabatique très forte en chaque point où elle passe. Cette compression adiabatique accroît donc la température et, quand survient la déflagration partie de la bougie comme centre, cette déflagration trouve, pour ainsi dire, son chemin préparé par l’élévation de la température : la déflagra-
- ONS
- COURBES JJES VARIATIONS DU RENDEMENT P'iJN MOTEUR AVEC I.A COMPRESSION
- 1, courbe de /’amélioration obtenue dans le rendement thermique quand on augmente la comjtression ; 2, courbe de la diminution du rendement organique d'un moteur donné quand on augmente, la compression. On voit que, pour un moteur donné, il existe un point optimum P qu'on ne saurait dépasser dans Vaccroissement de la compression. Ce point dépend, évidemment, du perfectionnement de la technique de la construction.
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- LES A NTIDÉTONANTS
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- tiou accélère donc sa vitesse. Il se produit un choc ondulatoire. Et c’est en cela que réside finalement le cognement du moteur d’auto.
- Voilà bien du désordre, mais voici le remède : on a découvert des corps appelés antidétonants qui ont pour effet d’amortir le cognement. Parmi eux, le plus efficace, fort malheureusement toxique et, de ce fait, inutilisable, est le plomb tétraéthyle.
- Les propriétés de ce corps ont été signalées,
- pourvoit. L’étanchéité entraîne un frottement plus grand sur les parois et l’on perd en rendement mécanique ce que l’on gagne en rendement thermique.
- La marge qui, mécaniquement, peut encore être gagnée dans l’auto, n’est donc pas illimitée. Cependant elle n’est pas négligeable. Aussi les constructeurs attendent-ils avec impatience qu’on leur offre un carburant rebelle à la détonation. Ils porteront aussitôt
- LABORATOIRE DE CHIMIE DU SERVICE TECHNIQUE DE L’AERONAUTIQUE
- C'est dans ce laboratoire (pie M.Dumanois a procédé depuis 1922 à ses recherches sur le plomb tétraéthyle et les antidétonants, avec la collaboration de MM. Moulte et Dixmier.
- pour la première fois aux Etats-Unis, par l’ingénieur Thomas Midgeley. Peu de temps après, M. Dumanois révélait, en France, ses propriétés.
- Elles sont curieuses : ajouté à l’essence dans la proportion de 1 à 1.300 (une quantité infime comme on voit), le plomb tétraéthyle freine la « détonation « et permet d’atteindre, sans cognement, des compressions volumétriques voisines, cette fois, du point d’auto-allumage. Le problème de la compression optima est pratiquement résolu.
- Toutefois, on ne saurait envisager pour l’auto des compressions volumétriques supérieures à 8. Le tout n’est pas, en effet, de fabriquer de la pression, il faut la maintenir. C’est l’étanchéité du piston qui y
- la puissance massique de leurs moteurs à un taux encore inconnu.
- Les antidétonants et l’aviation
- Dans les moteurs d’avion, la compression n’intervient pas seulement au point de vue du rendement moteur. Elle est encore essentielle pour l’accomplissement de la fonction même de l’avion qui est de naviguer à une certaine altitude, c’est-à-dire dans une atmosphère plus ou moins raréfiée. L’avion de chasse, en particulier, est tenu de grimper aussi haut que possible, afin de dominer son adversaire.
- Mais, à mesure qu’il s’élève, la dépression atmosphérique a pour effet de sous-alimen-ter le moteur. C’est un air de plus en plus
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- raréfié qui se présente à l’entrée du carburateur. Finalement, la puissance du moteur se trouve diminuée. Arrive un moment où l’avion ne peut plus monter. Il a atteint son plafond.
- Les constructeurs, afin d’élever le plafond de leurs avions, ont donc poussé la compression des moteurs, pris au ras du sol, à ses limites extrêmes, de manière à ce que la perte de compression au cours de l’ascension se trouve moins sensible.
- Pour éviter le co-gnement au départ, le moteur surcomprimé est alimenté au benzol, qui supporte, sans cogner, de plus fortes compressions que l’essence. Parvenu à une altitude suffisante, l’aviateur coupe l’alimentation au benzol et donne de l’essence au moteur. Cela exige deux réservoirs. Manœu -vre délicate. La soudure entre les deux régimes d’alimentation : « benzol » et « essence », ne se fait pas toujours instantanément de façon parfaite.
- On voit quel avantage il y aurait à alimenter, dès le départ, le moteur avec un carburant antidétonant.
- Naturellement, en eas de guerre, on ne reculerait peut - être pas devant la toxicité du plomb tétraéthyle. D’autant qu’il suffirait à un personnel spécialisé de prendre certaines précautions très précises pour se mettre à l’abri des risques d’empoisonnement lors du démontage des moteurs.
- Un mélange d’alcool éthylique absolu (15 %), d’essence (50%) et de benzol (35%) est déjà suffisamment antidétonant pour qu’il ait permis d’utiliser des compressions fort intéressantes sur avions de chasse. C’est ainsi qu’avec un mélange de ce genre, le 17 mars 1923, l’adjudant Moutonnier put monter à 9.000 mètres en vingt-trois minutes. L’alimentation de son appareil était, d’ail-
- leurs, maintenue constante au taux de compression le plus élevé par un appareil auxiliaire, le turbo - compresseur Rateau, dont nous avons donné la description dans notre numéro 52, de septembre 1920.
- Ces essais démontrent toute l’importance qu’aurait la découverte d’un antidétonant capable de donner à l’essence ou même au vulgaire pétrole les mêmes propriétés, — d’ailleurs très accentuées —de ces mélanges.
- Effets économiques : usage du pétrole ; standardisation des appareils
- Car un effet économique indirect de l’emploi des antidétonants serait, comme l’a signalé avec insistance M. Dumanois, de permettre l’usage du pétrole lampant dans les moteurs tels qu’ils sont actuellement.
- Si vous alimentez actuellement une automobile ordinaire au pétrole lampant, non seulement il y a co-gnement, mais encore dépôt de charbon : le moteur fume abominablement. Les bougies s’encrassent. Tout, bientôt, s’arrête. L’adjonction du tétraéthyle plomb, toujours à une dose infime, évite ces inconvénients. Que se passe-t-il donc ?
- L’explication de M. Dumanois est simple. Dans le gaz carburé, l’éminent technicien nous invite à considérer, avant l’explosion, la grosseur des sphérules du liquide volatil en suspension. Si ce liquide est l’essence, les sphérules sont très petites : au passage de Fonde de pression évoquée plus haut, elles s’échauffent et brûlent ensuite, quasi instantanément, de la périphérie au centre. Mais, si les sphérules sont relativement grosses (cas du petrole, carburant lourd), l’onde de pression ne se contente pas de les chauffer. La pression élevée de l’onde fait « craquer » — au sens technique —lesdites sphérules, qui dégagent alors du carbone à l’état libre.
- PROPAGATION DE L’EXPLOSION DANS UN MOTEUR
- 1, propagation lente (quelques victres à la seconde) de la combustion à partir de l'étincelle comme centre;
- 2, onde de pression rapide (vitesse du son dans le milieu gazeux considéré ) ; sur le passagede l'onde (2) se produit une compression quasi instantanée assimilable à une compression adiabatique. D’où une forte élévation de température sur le passage de celte onde. Celte élévation préparatoire permet à l'onde de combustion qui suit d'accélérer subitement sa marche et de provoquer ainsi le phénomène de la
- détonation.
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- LES ANT1DÊT0N ANTS
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- Ce carbone brûle difficilement, d’où fumée.
- Il est évident que l’antidétonant, en freinant l’onde explosive, doit, par la même occasion, supprimer le « craquage » de la sphérule d’hydrocarbure. C’est ce qui arrive. M. Dumanois est peut-être le seul automobiliste de France qui ait pu faire, sur une auto de modèle courant, des milliers de kilomètres avec du pétrole mélangé à son
- gaz), on corrigerait ensuite, par l’anti-détonant, le point de détonation du carburant choisi.
- Une théorie séduisante des antidéto* nants
- Et, maintenant, quelle explication théorique peut-on fournir à l’action des antidétonants ?
- VOITURE 10 C. V. DE SÉRIE AYANT SERVI DEPUIS 1922 AUX EXPÉRIENCES DE M. DUMANOIS
- C'est avec cette voiture que fut effectué, en juillet 1922, le parcours Paris-Toulouse et retour avec un carburant composé d'alcool éthylique et de pétrole lampant. C'est avec cette voiture, également, que M. Dumanois a vérifié ses théories sur la propriété qu'ont les antidétonants de permettre l’utilisation de combustibles plus lourds que l'essence. 10.000 kilomètres ont été ainsi effectués avec un combustible composé par moitié d'essence et de pétrole lampant sans aucune modification au moteur. •
- essence — et dans de telles proportions qu’il estime à 100 millions l’économie annuelle que pourrait réaliser la France automobiliste tout entière, s’il lui était permis de l’imiter. Le pétrole est, en effet, bien moins cher que l’essence.
- Un dernier avantage, cette fois industriel, des antidétonants a été indiqué par M. Dumanois. Les antidétonants permettraient de fabriquer un moteur standard, de type unique, capable d’utiliser à volonté, soit le pétrole, soit l’essence, soit l’alcool, soit le gaz de gazogène. Il est facile de comprendre qu’en établissant le moteur standard sur la compression la plus élevée (celle du moteur à
- Cette explication n’a pas qu’un intérêt théorique. L’on conçoit, en effet, très bien que, si l’on parvient à dresser une théorie chimique solide de l’action antidétonante, non seulement du plomb, mais d’autres corps, c’est, du même coup, la voie ouverte à la recherche méthodique. C’est donc l’espoir de découvrir l’antidétonant pratique, c’est-à-dire bon marché, non toxique et d’un rendement optimum. Cette voie, il faut croire qu’elle est désormais ouverte, grâce aux travaux de MM. Moureu, professeur au Collège de France, et Dufraisse, son savant collaborateur. ,
- L’effet spécifique des antidétonants a
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- d’abord donné lieu aux explications les plus variées.
- Voici, par exemple, la théorie de MM. Jolibois et Normand. La détonation des vapeurs carburées est activée par la présence d’arêtes vives, de poussières, bref, de corps à faible rayon de cqurbure. Des expériences effectuées dans un moteur ont démontré que l’arrondissement des arêtes vives de l’orifice de distribution retarde l’allumage spontané des gaz. Dès lors, ces auteurs expliquent que, dans la décomposition du plomb tétraéthyle, le plomb se dépose de préférence sur les arêtes vives incandescentes. En les recouvrant, il en arrondit les angles et leur enlève leur pouvoir d’accélérer la réaction.
- D’autres chimistes,
- MM. Wendtet Grimm, ont envisagé un effet « électronique » à l’intérieur du phénomène de combustion. La Hannne d’une combus-tion est électrisée comme toutes les flammes, autrement dit les gaz, dans la combustion, s’ionisent et l’ionisation, se propageant dans le milieu non encore brûlé grâce à l’émission d’électrons par la flamme, accélère la combustion. En d’autres termes, les électrons émis par le feu dépassent en vitesse la propagation du feu lui-même et lui préparent la voie, comme, tout à l’heure, l’onde explosive de M. Dumanois. Effectivement, les auteurs ont constaté que l’addition de plomb tétraéthyle ou encore d’aniline à des vapeurs de benzène diminue l’ionisation à laquelle ces vapeurs ont été préalablement soumises par des moyens de laboratoire. D’où ils concluent que le même phénomène de contre-ionisation doit se produire dans le cylindre.
- Mais, de toutes ces théories, c’est celle de MM. Moureu et Dufraisse qui est certainement la plus vaste. Elle embrasse, en effet, non seulement cette combustion très particulière qu’est l’explosion d’un gaz carburé comprimé dans un cylindre, mais la combustion, en général, ou, pour parler avec précision, Vautc-oxydation des corps par l’oxygène libre.
- Les chimistes ont, en effet, observé que certains corps, facilement oxydables à l’état pur, deviennent, au contraire, rebelles à l’oxydation quand on leur incorpore une
- minime proportion d’autres corps. Et ces corps « antioxygènes » sont toujours, eux-mêmes, des matières oxydables! C’est une sorte d’homéothérapie ou, si vous préférez, de vaccination d’un corps par son semblable.
- JJ acroléine, très « autoxydable », est, par exemple, stabilisée par une série de phénols.
- La théorie explicative des auteurs invoque un effet de « catalyse ».
- Si l’on considère simultanément, dans le cas qui nous occupe, le corps oxydable (carburant), M’oxygène (de l’air) et le stabilisateur (antidétonant), il se produirait une série de réactions qui serait loin d’être simple. Il se formerait des matières instables, de transition, qui seraient comme les marches d’un escalier destiné à amortir la chute du potentiel chimique total, ou, plutôt, de régulariser cette chute tout le long de la réaction, entre l’état initial et l’état final.
- Les matières de transition, d’ailleurs, joue-raient tantôt une fonction d’accéléra -tion (catalyse positive), tantôt une fonction de freinage (catalyse négative). Le phénomène total serait une de ces régulations par compensation réciproque de potentiels contraires, qui sont familières aux chimistes depuis que M. Le Chatelier a énoncé sa fameuse loi de l’équilibre.
- Le travail de MM. Moureu et Dufraisse, qu’ils se proposent de développera loisir,est, dès à présent, très suggestif. Il donne un sens aux recherches, jusqu’ici empiriques, sur les antidétonants. C’est ainsi que ces chimistes ont déjà suggéré, comme un antidétonant possible, sinon probable, le phosphore ou son sesquisulfure.
- Mais — ô prudence et désintéressement de la science ! — ils font bien remarquer que ces « catalyseurs » possibles (phosphore ou sesquisulfure de phosphore) peuvent se révéler, à l’expérience, aussi bien positifs (accélérateurs de l’oxydation, donc agents de détonation) que négatifs (retardateurs, donc antidétonants).
- L’avantage de la théorie est seulement de régler le travail expérimental. Et une théorie n’eut jamais, en réalité, d’autre fonction. Jean Labadie.
- VARIATIONS DU RAPPORT DE COMPRESSION I, conditions normales; r, rapport volumétrique éged 5, maximum pratique ; 2, avec l'emploi des antidétonants, ce rapport peut être porté à S.
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- LE PLUS GRAND CANAL SOUTERRAIN DU MONDE
- L’INAUGURATION DU CANAL DU ROVE, DE MARSEILLE A L’ÉTANG DE BERRE
- Par L. HOULLEVIGUE
- PROFESSEUR A UA FACULTÉ DES SCIENCES DF. MARSE1LLF:
- La grande œuvre touche à sa fin ; jamais, sauf à Suez, à Panama et dans les tranchées de guerre, la fourmi humaine n’avait remué tant de terre ; mais il s’agissait de réparer une trahison de la Nature, en donnant au Rhône sa véritable embouchure dans notre grand port de la Méditerranée : tâche souvent rêvée, longtemps retardée par l’immense difficulté de traverser, entre Marseille et l’étang de Berre, la chaîne rocheuse de la Nerthe. Sans la persévérante ténacité de la Chambre de Commerce de Marseille, qui, voulant l’œuvre, en a voulu les moyens, jamais on n’aurait abouti.
- Le bilan de l’entreprise
- Résumons en peu de mots (car un exposé plus complet a été donné dans notre numéro d’avril 1914) ce qui a été fait : un canal sans écluses réunit maintenant Marseille à Port-de-Bouc, situé sur le goulot étroit par où l’étang de Berre s’abouche à la mer ; sa longueur est de 35 kilomètres, sa largeur courante de 25 mètres, avec une profondeur d’eau de 4 mètres. Son tracé, partant du bassin Nord de Marseille, suit, en bordure, le littoral, puis, brusquement, s’enfonce sous les montagnes de la Nerthe. Ce canal
- ASPECT DU CANAL SOUTERRAIN DU ROVE AVANT LA MISE EN EAU. VUE PRISE DE LA TETE NORD. ON APERÇOIT LA TÊTE SUD A PLUS DE 7 KILOMÈTRES
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- souterrain du liove, occupant la cuvette d’un tunnel long de 7.120 mètres, large de 22 ni. et haut de 15 m. 40, a formé la partie la plus pénible et la plus onéreuse de l’entreprise ; il aura coûté, à lui seul, 120 millions de francs sur un total de 220 millions ; cette dépense ne paraîtra pas exagérée, si on se rappelle que le cube de rocher extrait du tun-n e1 atteint 2.500.000 mètres cubes, soit deux fois le déblai des deux souterrains accolés du Sim-plon, longs de 20 kilomètres chacun.
- Au sortir du tunnel, le canal se hâte, d’abord en tranchée, puis en terrain plat, vers l’étang de lierre, dont il suit ensuite la rive méridionale ; il écorne, en passant, la vieille cité de Martigues et s’engage dans le goulot, désigné sous le nom d’étang de Ca-ronte, qui relie à la mer la vaste nappe de l’étang de Berre ; il s’arrête, pour l’instant, à Port-de-Bouc, port de grand avenir situé sur le golfe de Fos, en face de Saint-Louis-du-Rhône. Le projet complet comporte, outre les travaux gigantesques déjà accomplis dans cette région, l’approfondissement à 2 m. 50 et l’élargissement à 25 mètres du canal qui traverse actuellement, de Bouc à Arles, sur mie longueur de 47 kilomètres, la plaine basse du Rhône ; cette seconde entreprise, très importante et déjà amorcée aux deux extrémités, ne sera complètement achevée qu’en des temps plus propices.
- Les résultats acquis
- Dès à présent, il faut bien affirmer que l’essentiel a été fait ; les plus grands chalands utilisés par la navigation fluviale française, portant 1.200 tonnes, pourront se rendre, sans rompre charge, de Marseille au Rhône
- ou inversement, en utilisant le grand canal maritime qui s’amorce dans le golfe de Fos et ouvre aux cargos de haute mer l’accès de Saint-Louis-du- Rhône ; le trajet comporte évidemment une traversée maritime de 10 kilomètres à travers le golfe de Fos, mais ce golfe est bien protégé, sauf contre les vents du sud-est, et les chalands re-morqués traversent aisément sa nappe aussi tranquille que celle d’un lac. Ainsi, l’achèvement ultérieur du canal, entre Bouc et Arles, n’apporterait pas une amélioration essentielle aux communications de Marseille avec le Rhône ; il permettrait surtout un assèchement plus complet de la plaine basse qui s’étend au sud-est d’Arles, et cette question est importante pour l’agriculture.
- La mise eh relations directes du Rhône avec Marseille constitue un résultat d’ordre national, que compléteront, il faut bien l’espérer, l’aménagement de notre grand fleuve et sa mise en rapports plus aisés avec le Rhin et la Seine, de façon à créer la grande artère fluviale Nord-Sud du trafic européen.
- ÉTAT DES TRAVAUX, UE 5 SEPTEMBRE 1925, DE LA TRANCHÉE DE EOS, PRÈS DE PORT-DE-BOUC
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- LE PLUS GRAND CANAL SOUTERRAIN
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- Mais la portée de cette amélioration ne doit pas faire perdre de vue un résultat de haute importance régionale : par le canal de Marseille à Port-de-Bouc, le port de Marseille et l’industrie marseillaise assurent leur futur développement ; l’étang de Caronte creusé, muni de quais et de grues par la Chambre de Commerce de Marseille, qui, en retour, y per-: çoit des redevances, et pourvu de voies ferrées par la Compagnie du P.-L.-M., devient
- bitée. Cette situation va, heureusement, prendre fin ; les 68 kilomètres de côtes de l’étang de Berre, reliés par eau à Marseille, au Rhône et à la mer, pourront se border d’appontements, et les industries de toute nature ne manqueront pas de s’y établir ; ainsi, du même coup, Marseille, étouffée entre ses montagnes se décongestionnera dans un vaste hinterland, où la place ne manquera ni pour elle ni pour les autres.
- DÉBOUCHÉ DU SOUTERRAIN DU ROVE DANS LA TRANCHÉE DE GIGNAC. ÉTAT DES TRAVAUX
- EN AVRIL 1925
- une véritable annexe de'notre grand port
- Iméditerranéen (1), où tout a été conçu et exécuté largement, où l’espace ne manquera pas pour les manipulations et les transfor -! mations industrielles.
- Ce n’est pas tout : du même coup, l’étang de Berre s’ouvre à la vie. Les voyageurs que les express de la Côte d’Azur entraînent, aux premières lueurs de l’aube, le long de cette vaste mer intérieure, en admirent le charme mélancolique et regrettent, en passant, l’abandon presque total de cette nappe de 15.000 hectares qu’encercle une terre presque inlia-
- (1) Lire dans La Science et la Vie de septembre 1923 : L’agrandissement du port de Marseille, par Lucien Fournier.
- Les projets
- Vivre, c’est se transformer sans cesse; l’œuvre réalisée, on ne s’arrête pas à en attendre les effets ; mais déjà d’autres projets s’élaborent pour faire face aux exigences de l’avenir ; cet avenir, la grande cité phocéenne s’y prépare sans défaillance ; elle a vécu pendant soixante-quinze ans sur le plan inauguré avec le bassin de la Joliette et qui comportait l’établissement progressif d’une série de bassins, à l’abri de la grande digue et parallèlement au rivage, jusqu’à l’Estaque. Mais, à mesure que ce plan se développait, les inconvénients s’en montraient plus visibles ; en même temps qu’il était plus
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- malaise de réaliser, dans les nouveaux bassins, la profondeur exigée par les grands navires modernes, le trafic devenait plus incommode, partant plus onéreux, à mesure qu’on s’éloignait du centre de la cité.
- Frappé de ces inconvénients, l’ingénieur en chef Bezault vient d’établir un nouveau plan, dont la caractéristique est de ramener le trafic vers le centre par la construction,
- faut pas oublier que, sur 787.456 voyageurs qui ont transité par mer à Marseille en 1923, près de la moitié, soit 345.852, ont eu pour origine ou pour destination l’Algérie, la Tunisie et la Corse ; ces pays, auxquels il faudrait bien joindre le Maroc, sont également de grands exportateurs de primeurs (37.000 tonnes en 1923), qui doivent' être convoyées avec délicatesse par les voies les
- UES NOUVEAUX PROJETS D’AGRANDISSEMENT DU PORT DE MARSEILLE La (ligue actuelle est indiquée par deux traits pleins. Les traits pointillés, plus apparents, limitent les travaux du plan proposé par M. V ingénieur en chef Bezault. On voit, sur ce plan, P importance considérable de Vextension prévue pour le port.
- au large des bassins actuels, depuis la Joliette jusqu’à la Pinède, d’une seconde digue en eaux plus profondes enfermant de nouvelles surfaces d’eau. Regardez le plan joint à cet article et vous comprendrez aussitôt l’économie du nouveau projet : à l’abri de la nouvelle digue, longue de 3.700 mètres, de larges môles s’avancent en audacieuses presqu’îles, permettant d’accueillir à quai tous les navires et de les raccorder directement aux voies ferrées dans des conditions qui donneront plus de confortable au transbordement des voyageurs et plus de célérité à la manutention des marchandises. U ne
- plus rapides. Les nouveaux bassins permettront d’assurer ces services dans des conditions nouvelles, infiniment plus confortables ; la gare de la Joliette sera remaniée ; du train au navire il n°y aura que quelques mètres à franchir, et le changement sera apprécié par tous ceux qui subissent actuellement l’ennui des longs stationnements à quai et des inconfortables transbordements. 11 faut que le beau projet devienne réalité, car le développement prodigieux de notre France africaine exige qu’on rende ses communications avec la métropole plus rapides et. plus aisées. L. Houlleviguè.
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- LES INTERVIEWS DE « LA SCIENCE ET LA VIE »
- QUE PEUT-ON ATTENDRE DE LA TÉLÉVISION ?
- Conversation avec M. Édouard Belin,
- Inventeur des procédés de phototélégraphie et de téléautographie
- Rapportée par Pierre CHANLAINE
- Un visage jeune, net, illuminé de deux yeux intenses, dont le lorgnon atténue à peine l’éclat. Le geste est sobre, la voix agréable, la phrase vivante. Les mots viennent aisément, mais sans volubilité. M. Belin dit bien ce qu’il veut dire, mais il ne dit que ce qu’il veut bien.
- — Le public entend beaucoup parler de la télévision, mais il reste assez peu fixé sur ce que peut être cette invention nouvelle et surtout sur ce qu’elle peut devenir. J’aimerais que vous vouliez bien me donner, à ce sujet, quelques précisions.
- M. Belin laisse tomber sur ses yeux vifs le rideau de ses paupières. Au fond de sa pensée, il va chercher une réponse qu’il veut solide et littéraire. Et puis résolument :
- — Si on écrivait un volume sur la vue des inventions, il faudrait diviser, dans le temps, chacune d’elles en au moins trois chapitres : le début, l’ultime perfectionnement et la période intermédiaire. La télévision n’en est qu’à ce tout premier chapitre -— je devrais dire à ce prologue — auquel on pourrait donner ce titre : « Aujourd’hui ». Son cadre est le laboratoire. Le chapitre suivant, qui se passera partout, doit être déjà, au point de vue social, plus intéressant. Et le troisième — « Après-demain » — qui peut modifier complètement les habitudes des individus et des masses, sera passionnant.
- « Ce que j’aimerais donc, c’est de vous parler surtout des chapitres II et III. Malheu-
- reusement, je n’y ai que vaguement réfléchi. Dans le livre final, ce n’est, d’ailleurs, presque sûrement pas moi qui les écrirai. C’est encore un enseignement qui vient de l’étude de la vue des inventions. Dans l’édifice à construire, on pose la première pierre. On la consolide, on la cimente. Et puis surgit un technicien, avec un cerveau frais, alerte, et des idées neuves. Il profite du travail fait, le complète, badine... Après lui en vient un autre, puis un quatrième, un cinquième et peut-être da vantage, avant que l’édifice soit complètement achevé. Si vous aimez le cinéma et que vous y alliez parfois, pensez que les réalisations merveilleuses qui défilent devant votre regard n'ont été possibles que parce que Daguerre a pu fixer sur une plaque métallique les images produites par la chambre noire.
- « Il semble toutefois que, dans le perfectionnement d’une invention, le facteur temps sera de plus en plus écourté. Daguerre opérait vers 18.il). De son invention à la production des premiers beaux films, ou, si vous voulez, du chapitre I au chapitre III du livre total, il a fallu près de trois quarts de siècle. Je crois qu’en ce qui concerne la télévision, les choses iront beaucoup plus vite.
- « Un mot, si vous voulez, sur le problème lui-même, un mot seulement. Vous comprendrez, en effet, que, dans l’état actuel des choses, je ne puisse rien divulguer de mes recherches personnelles. D’autres cher-
- M. ÉDOUARD niSLTN
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- cheurs de nations voisines sont, eux aussi, penchés sur la solution du problème. Je tiens à ce que l’honneur de l’avoir trouvée revienne à mon pays seul. Orgueil légitime, n’est-ce pas?
- « En réalité, la reproduction d’une image à des distances de plusieurs centaines et même de plusieurs milliers de kilomètres peut être entrevue sous trois formes différentes :
- « 1° L’image a déjà été reproduite sous l’aspect d’un document durable, — dessin ou photo. Il s’agit de la reproduire sous un aspect identique, à grande distance. C’est la téléphotographie. Ici, le facteur temps n’intervient pas ou, du moins, il n’apparaît qu’au point de vue du rendement. On explore chaque point de l’image et on le reproduit à l’aide des ondes radioélectriques ;
- « 2° L’image à reproduire se présente sous l’aspect de la vie. La reproduire telle qu’elle est, sur un écran placé à grande distance de l’image, tel est Je problème de la télévision proprement dite. Ici, pas d’opération intermédiaire, comme celle qui consiste à coucher, au préalable, ce que l’on désire voir sur un document durable, tel qu’un dessin ou une photo. La transmission doit être instantanée. Et voilà le facteur temps qui s’insinue. Si l’image vivante originelle se meut et s’anime, sa reproduction sur l’écran doit s’animer ou se mouvoir dans une imité de durée strictement égale. En un mot, les variations de forme de l’image doivent être visibles, comme les variations phonétiques sont audibles au téléphone ;
- « 3° La forme intermédiaire entre les deux précédentes, qui est la télécinématographie. Elle consiste à reproduire le film qui se déroule sur un écran lumineux —- à l’intérieur d’une salle de Paris, par exemple •— simultanément dans des salles de Londres, de Vienne, de Berlin, de Moscou, etc...
- « C’est, je le répète, une forme intermédiaire entre les deux précédentes. Ce n’est pas la télévision, puisque ce n’est pas la vie même qu’il s’agit de reproduire, mais un document durable. Ce n’est pas non plus la phototélégraphie, parce que ce document originel est animé et qu’on n’a pas l’intention de le recevoir sous la forme d’un document durable. Le récepteur déroulera les images reçues sur un écran. A la fin de l’expérience, comme dans le cas de la télévision, il ne restera plus rien.
- « Le principe de chacune de ces trois formes de problème? Difficile à expliquer. Mais essayons. Supposez-vous transporté dans un studio d’émissions radiophoniques. Un ténor chante devant un microphone. La voix émet
- des ondes de valeurs différentes qui donnent naissance à des courants radioélectriques d’intensités diverses. A chaque note reçue correspond une intensité de courant déterminée. Ce sont ces courants différents qui permettront à l’appareil récepteur de reproduire exactement les notes originelles.
- « Ce qui est vrai pour l’audible est vrai pour le visible. Une image n’est qu’un ensemble de points de luminosité différente. Si vous admettez qu’une source lumineuse puisse, à l’instar d’un son, agir sur un émetteur radioélectrique et si vous avez le moyen de reproduire, à la réception de ce courant hertzien, les valeurs lumineuses correspondantes, vous avez résolu le problème.
- « Eh bien! cette solution, nous la tenons. Vous donner le détail des opérations successives auxquelles elle donne naissance; vous décrire les appareils utilisés, impossible ! Sachez seulement ceci : nous fouillons successivement tous les points d’une figure. Pour cela, nous nous servons d’un dispositif composé de plusieurs miroirs et d’un objectif. La figure est d’abord réfléchie par un miroir et la route de l’image obtenue est barrée par un diaphragme, qui n’en laisse passer qu’un point. Le rayon lumineux issu de ce point unique vient heurter une ampoule photoélectrique. Vous savez que, grâce à ces ampoules qui contiennent un métal tel que le potassium, une action lumineuse déterminée est traduite par un courant électrique d’intensité correspondante, lequel est susceptible d’agir sur un poste d’émission de T. S. F. L’appareil récepteur permet de reproduire la valeur du point lumineux.
- « Si donc, parun système mécanique quelconque, nous arrivons à scruter successivement tous les points de la figure, avec une vitesse suffisante pour que l’impression produite sur la rétine par le premier point scruté dure encore au moment où l’on scrute le dernier, nous aurons l’illusion de voir toute la figure. Le cinéma n’a pas d’autre origine. Le mouvement qu’il nous montre n’est dû qu’à la persistance d’une image sur la rétine, alors qu’une autre image est déjà venue s’y superposer. Or, des expériences nous ont permis d’établir qu’il suffit, pour que la rétine soit impressionnée, d’une illumination bien inférieure, 1/250.000® de seconde. Alors, scrutons en une seconde, par un système de miroir mobile, 250.000 points de l’image, et celle-ci se reconstituera dans l’œil de la personne placée à l’écran récepteur.
- « Dans l’état actuel des choses, l’image reçue n’est pas très détaillée, mais elle est très reconnaissable. Les projections cinéma-
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- QUE PEUT-ON ATTENDRE DE LA
- TÉLÉVISION ?
- tographiques n’étaient, au début, ni très nettes ni très stables. Mais les perfectionnements s’enchaînent et galopent vers la perfection.
- — Comment voyez-vous la télévision de demain?
- — D’abord l’appareil de télévision accouplé à l’appareil téléphonique. L’image de la tête de la personne qui parle apparaîtra sur l’écran. Il y aura entre les mouvements de son visage et les mots prononcés un synchronisme parfait puisqu’il sera originel. Vous savez que le principal inconvénient du téléphone est de ne pas voir la personne avec qui l’on cause ; on ne sait pas 'comment elle réagit... Il s’en suit que seules sont possibles les conversations de médiocre importance. Avec la télévision, vous pourrez observer le partenaire et ne parler qu’à bon escient. Dans ce chapitre — « la télévision de demain » — je vois encore la possibilité d’assister, de chez soi, ou tout au moins d’une salle située en plein cœur de Paris, à des manifestations se passant à New-York ou à Pékin. Un nouveau match Carpentier-Dempsey, par exemple, soutenu en 192S, pourrait être vu au vélodrome d’hiver à l’instant précis où il a lieu.
- « Remarquez les transformations considérables qui peuvent en résulter pour l’industrie du théâtre et surtout pour celle du cinéma. On aura vraiment, par la radiophonie et la télévision conjuguées, le théâtre chez soi. Le cinéma aussi. Comme je vous l’ai dit, d’ailleurs, le problème du télécinématographe étant réalisé, on va pouvoir, dans un temps très court, avoir chez soi des postes récepteurs qui nous permettront de voir les films projetés dans un studio, comme un poste de T. S. F. vous apporte les conférences faites au poste émetteur. Il est donc à prévoir que les salles de spectacles cinématographiques diminueront sensiblement. Des salles-laboratoires, destinées à l’émission pure et simple, se créeront, par contre, en grand nombre.
- «Après-demain... J’hésite à vous parler d’après-demain. On ne sait pas ce qui peut surgir et modifier complètement les projets conçus. On peut bien dire, toutefois, que de pareilles transformations rapetissent la machine ronde. L’Univers cesse d’être un mot évocateur de puissance et d’inconnu. C’est une réalisation à la portée du doigt. La distance est un facteur d’inertie dans les réalisations humaines, qui disparaît. Des milliers de kilomètres sont franchis par l’œil,
- instantanément. Imaginez, par exemple, la délicate mission d’un général en chef dans une guerre comme celle dont nous sortons à peine. Il est obligé de reconstituer lui-même des événements qu’il ne connaît qu& par les rapports de ses subordonnés. Avec la télévision, surtout en liaison avec l’aviation, il voit lui-même. Il juge désormais en pleine conscience et non par le truchement de l’opinion des autres. Sans bouger de son poste de commandement, il se transporte successivement et en quelques secondes aux lieux mêmes où se battent les unités sous ses ordres. Quelle force !
- « Puisque nous parlons de guerre, examinons en deux mots les avantages que peut nous donner la télévision. L’observateur d’avion peut, maintenant déjà, au moyen de procédés de phototélégraphie, transmettre instantanément au commandement le croquis qu’il vient de dessiner. Capital ! Vous vous rappelez qu’un tel procédé de signalisation était impossible pendant la dernière guerre. De plus, l’aviateur pourra montrer, par télévision, au commandement le terrain qu’il observe. Enfin, il sera possible, à l’aide d’observatoires ou d’agents, de voir chez l’ennemi lui-même ce qui se passe.
- « Dans le domaine de la vie sociale, la télévision doit arrêter l’exode vers la ville, en apportant facilement aux paysans des distractions — théâtre, cinéma — qui leur manquent à la campagne et que les conditions actuelles d’exploitation ne permettraient pas de leur fournir. Donnez à un villageois quelconque une maison saine et coquette, amenez-lui les plaisirs que la ville lui offre, et demandez-lui ensuite d’opter entre le travail libre des champs et l’asservissement de l’usine. Je suis bien sûr de sa réponse.
- « Les profanes s’insurgent beaucoup contre le progrès scientifique. Ils lui reprochent d’intensifier exagérément la vie, de la compliquer, d’en augmenter les risques et les dangers. C’est peut-être vrai. Mais, en face de ces inconvénients, n’y a-t-il pas pour chaque individu la satisfaction intense d’avoir asservi les forces naturelles à sa seule volonté? »
- Je remerciai M. Belin de tout ce qu’il avait bien voulu dire et me livrai à nouveau au torrent de la rue, en pensant qu’il est passionnant de vivre cette époque, mais qu’au-trefois nos pères, sans le téléphone, sans la télévision, n’étaient pas exposés aux complications qui nous attendent.
- PlERItE ClIANI.AINE.
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- VUE INTÉRIEURE DU POSTE DE T. S. F. DE LA AI ALMA I SON, A L’AIDE DUQUEL S’EFFECTUENT
- LES TRANSMISSIONS DE RADIOVISION
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- UNE NOUVELLE ÉTAPE VERS LA RADIOVISION VIENT D’ETRE FRANCHIE
- Par Lucien FOURNIER
- î
- M. Edouard Belin vient, d'exposer, dans l'article précédent, ses idées générales sur Vavenir de la télévision et sur les conséquences sociales qu'une telle découverte est susceptible d'entraîner. Les pages qui suivent sont consacrées à l'exposé d'une expérience récente qui fixe un point de la physique relatif à l'influence de la durée d'une émission lumineuse sur le phénomène de la persistance rétinienne. Cette expérience sert de point de départ à la réalisation pratique de la télévision qui sera, en réalité, la radiovision, parce que l'inertie des conducteurs électriques s'opposerait à la transmission pratique et à grande distance des modulations de courants produites par les variations, extrêmement rapides, de l'intensité d'un point lumineux.
- L’art de faire une découverte peut être comparé à celui du chercheur d’or qui pioche partout jusqu’à ce que le filon, qu’il sait exister, finisse par être mis à jour.
- La télévision en est là. Nos lecteurs se souviennent que nous leur avons expliqué ici même (voir n(,s 79 et 91) comment M. Edouard Belin, après de longues, patientes et laborieuses recherches, était parvenu à transmettre un point lumineux entre deux stations radiotélégraphiques, puis un cercle éteint,
- dégradé ou brisé, suivant les mêmes variations du poste de transmission. C’était la première manifestation directe de la radiovision, c’était le premier résultat positif acquis. Il subirait ensuite de transmettre de la même manière toute la succession des points qui constituent une image et à une vitesse suffisante pour que la rétine conserve encore l'expression du premier de ces points lorsque apparaît le dernier.
- Au cinéma, l’impression exercée sur la
- LE DERNIER APPAREIL D’EXPÉRIENCE DE M. ÉDOUARD RELIN
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- rétine a une durée d’un seizième de seconde. Ici, l’image ne saurait passer telle quelle sous le rayon lumineux ; elle est décomposée en points de lumière, comme si elle était constituée par une trame de simili - gravure extrêmement fine, sur laquelle passerait un pinceau très effilé, chargé d’encre pour la noircir, le pinceau recouvrant d’abord une ligne verticale du côté gauche, puis une deuxième à côté de la première, et ainsi de suite, jusqu’à ce que la simili soit entièrement recouverte.
- Le rayon lumineux agit exactement de la même manière, mais, au lieu de laisser une trace d’encre sur l’image, il se contente de la balayer par lignes verticales successives accolées et à une vitesse telle que l’exploration totale s’effectue en moins de l/10e de seconde. Un cliché dont la surface serait 18 X 25 millimètres, par exemple, constitué par 25 points au millimètre carré, soit 11.250 points pour l’image totale, doit, pour être visible sur un écran, être transmis en l/10e de seconde ; la transmission de chaque point ne doit donc pas durer plus de :
- 1/112.500e de seconde.
- M. Edouard Bel in a reconnu que 25 points au millimètre carré ne peuvent donner qu’une image grossière et que, pour obtenir un bon résultat, il est nécessaire d’atteindre 50 points.
- Dans ces condi tions, l’image comportant 22.500 points, la transmission de chacun d’eux doit se faire non plus en 1/112.500e de seconde, mais en 1/225.000e de seconde, puisque tous doivent être obligatoirement transmis en l/10e de seconde, temps maximum.
- mage mobile
- FIG. 1. —• LE DÉPLACEMENT DES MIROIRS TOURNANTS OBLIGE l’image RÉFLÉCHIE A SE DÉPLACER SUR LE DIAPHRAGME OU ÉCRAN FIXE
- Cette image projette donc une ligne verticale lumineuse sur le miroir D (voir figure de la page suivante) obtenue par le jiassage de la lumière par le trou du diaphragme.
- I m <3 g i î Ecran
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- Mais un doute pouvait persister quant à l’action de ces courtes émissions sur la rétine. On pouvait être de bonne foi en affirmant qu’une émission lumineuse d’une durée de 1/250.0006 de seconde ne serait pas perceptible par le nerf optique, et encore moins conservée par la rétine pendant le l/10e de seconde nécessaire. Aucune expérience n’avait encore été faite sur ce sujet. Celle dont nous allons parler n’a pas d’autre but.
- Notre schéma, figure 3, va nous permettre d’en faire comprendre le mécanisme. A l’intérieur d’une lanterne de projection sont placés : un arc électrique, un condensateur et un porte-vues, dans lequel un cliché verre positif ordinaire est inséré comme si ce positif devait être simplement projeté sur un écran. Les rayons émis par l’arc traversent donc l’image diapositive qu’un objectif projette sur un miroir plan appartenant à un tambour mobile complètement entouré de miroirs semblables, les unités diamétralement opposées étant parallèles.
- Si nos miroirs tournants restent au repos, l’image du dia-positif reçue en B peut être projetée sur un écran, où elle apparaît avec tous ses contrastes et ses demi-teintes. Dans ce diaphragme perçons un trou de un millimètre de diamètre ; un rayon lumineux va passer au travers pour atteindre un miroir fixe en un point D, mais le point lumineux aura acquis un diamètre supérieur à un millimètre, en raison de la divergence et, par sa réflexion sur ce miroir, la divergence s’accentuera. Il est nécessaire de le ramener à la valeur d’un point pour en pèrmettre la transmission et de for-
- mobi fi xe
- FIG. 2. - LES MIROIRS TOURNANTS SONT ÉGALEMENT ANIMÉS DE MOUVEMENTS ALTER-
- NATIFS VERS LA DROITE ET VERS LA GAUCHE L'image subit ces mouvements sur le diaphragme, et les lignes verticales de la figure précédente, projetée sur le miroir, réalisent la décomposition totale de l'image en lignes lumineuses très voisines les unes des autres.
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- UNE NOUVELLE ÉTAPE VERS LA RADIOVISION 20 5
- mer eu un plan eonvenable l’image du trou lui-même.
- On intercale alors une lentille convergente sur le trajet du faisceau ; au moment où ce faisceau, devenu convergent, atteint un autre miroir F, symétrique au premier, sa surface est déjà ramenée à celle du faisceau sur le miroir D, et sa réflexion sur le miroir G, parallèle et diamétralement opposé à B, aura pour effet de le ramener à la valeur d’un point lumineux, lequel se réfléchira sur l’écran récepteur.
- A l’aide d’un moteur électrique, impri-
- les miroirs occupent toujours la même position par rapport au diaphragme.
- Nous allons donc transmettre sur l’écran récepteur une ligne verticale lumineuse découpée sur l’image et toujours la même, constituée par une succession de points. Remarquons que cette ligne ne sera pas formée de points d’une égale intensité, puisqu’elle représente une exploration linéaire de haut en bas de l’image ; elle sera très lumineuse lorsqu’elle rencontrera une partie claire et plus obscure au contraire quand elle traversera une partie dans l’ombre.
- Miroir
- Lenti I le
- Miroir
- Miroirs plans
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- Objectif
- MIROIR ITOURNANT
- Ecran
- /S Porte vue Condensateur
- --DESSIN SCHÉMATIQUE DE E’iNSTALLATION REPRÉSENTÉE PAR LA PHOTOGRAPHIE
- DE LA PREMIÈRE PAGE
- FIG. 3.
- mons un mouvement de rotation au tambour des miroirs ; que va-t-il se passer?
- Tant que le miroir D est au repos, l’image qu’il projette sur l’écran est immobile ; s’il se met à tourner dans le sens de la flèche, l’image l’accompagnera et se déplacera sur l’écran de haut en bas (fïg. 1). Il passera donc, par le trou du diaphragme, une ligne de lumière verticale découpée dans l’image elle-même, chacun des points lumineux constituant cette ligne étant projeté sur le miroir D. Le miroir suivant reprendra l’image dans les mêmesjconditions pour la projeter sur le diaphragme et faire passer la même ligne de cette image par le trou du diaphragme, puisque
- On obtient donc ainsi, d’ores et déjà, la reproduction d’une ligne verticale prise sur l’image. Il s’agit, maintenant, de mettre le dispositif à même d’explorer toute l’image, en obligeant la ligne lumineuse à se déplacer en se portant successivement à côté de la précédente. Il suflit, pour cela, d’animer le système tournant d’un mouvement alternatif horizontal vers la droite et vers la gauche. Dans ce but, le pied du miroir est solidaire d’une double came hélicoïdale, qui l’oblige à effectuer les mouvements alternatifs nécessaires, mouvements que répètent les miroirs tournants. Ces déplacements ont pour but d’incliner les miroirs tournants sur
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- l’image reçue du dispositif et de réfléchir ees déplacements sur T écran-diaphragme. Celui-ci reçoit toujours la totalité de l’image, mais celle-ci, obéissant aux mouvements d’oscillation des miroirs, oscille à son tour sur l’écran et amène successivement à travers le trou du diaphragme toutes les lignes verticales constituant l’image (schéma fig. 3).
- En somme, parj ce point du diaphragme, les miroirs tournants amènent successivement tous les points lumineux constituant une ligne verticale et ensuite, par leur mouvement oscillatoire, toutes les lignes verticales dont le rapprochement est tel q ue l’une vienne se placer tout à fait à côté de I a précédente, afin qu’aucune f r a c ti o n d e l’image ne soit soustraite à l’action de la lumière.
- Comme l'exploration totale s’effectue en l/l()e de seconde au maximum, l’image; apparaît nettement s u r l’écran récepteur. Cette expérience montre donc que toute émission lumineuse, d’une durée de 1/250.000e de seconde, est parfaitement enregistrée par la rétine et conservée par elle pendant l/10e de seconde. Ainsi apparaît nettement cette curieuse propriété de la rétine, qui lui permet de conserver la vision d’une image pendant un temps 25.000 fois supérieur à la durée de la vision.
- Pour transmettre l’image par ondes hertziennes, il suffira de remplacer le diaphragme par une ampoule photo-électrique, semblable à celle dont nous avons déjà parlé, devant laquelle on placera un diaphragme percé d’une ouverture, Tous les points lumi-
- neux émis viendront frapper l’ampoule pour déterminer l’envoi des ondes transmettrices dans l’espace.
- Il convient de bien observer que le rayon lumineux, transmis par les miroirs en rotation et animés de mouvements alternatifs très rapides, ne se déplace pas sur le miroir D de notre schéma, pas plus qu’il ne se déplacera sur l’ampoule photoélectrique. S’il traversait un verre clair au lieu de traverser le diaposi-tif, il conser-veraitconstam-ment la même intensité lumineuse et le courant transmis serait un courant continu. On fait mouvoir les miroirs pour réaliser les déplacements nécessaires d e l’image projetée sur eux et pour que le rayon lumineux qui passe par le trou du diaphragme répète les différences de teintes de toute l’image. Le dia-positif demeure fixe sur son châssis dans l’appareil de projection e t les déplacements de son image sont obtenus par la combinaison des mouvements des miroirs mobiles. Il serait possible d’immobiliser l’image pour réaliser la même transmission ; mais, dans ce cas, il deviendrait nécessaire de faire mouvoir le diaphragme devant elle, verticalement et horizontalement, avec une vitesse telle que la combinaison mécanique serait particulièrement dillicile à réaliser.
- Encore un peu de patience, et bientôt Edouard Belin nous présentera les appareils définitifs, dont la réalisation est, d’ailleurs, très différente de ceux que nous venons de décrire.
- Lucien Fournier.
- LE TAMBOl’K DES MIROIRS SUR SON BATI, AVEC LES COMMANDES RÉALISANT LE MOUVEMENT DE ROTATION, COMBINÉ AVEC LE MOUVEMENT ALTERNATIF
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- LES GRANDES ÉPOQUES DE LA SCIENCE
- S ADI’CARNOT EST LE VRAI CRÉATEUR DES MOTEURS THERMIQUES MODERNES
- Par Marcel BOLL
- REDRESSEUR A ( ; li KG K I ï 1*1 I,'UNIVERSITÉ, DOCTEUR ES SCIENCES
- Dans notre numéro de décembre dernier, notre savant collaborateur Marcel Boll, en rappelant P état actuel des sciences physiques, regrettait (p. 489) que les pouvoirs publics aient passé sous silence le centenaire de Vœuvre maîtresse de Sadi Carnot (1824). Ce regret serait aujourd'hui superflu, car, le 20 janvier 1926 (avec un léger retard), la Société des Ingénieurs civils se fit un devoir de commémorer, sous la présidence de M. Gaston Doumergue, V illustre Français qui fut le premier pionnier de la thermodynamique. La Science et la Vie se devait de marquer ce centenaire, en rappelant, d'une manière accessible, mais plus complètement toutefois que ne peuvent le faire les quotidiens, quelle fut la per son nali té de l'immortel savant cl quelle est la portée de ses découvertes.
- Nicolas-Léonard-Sadi Carnot naquit en 1790. Il était le fils aîné d’un homme éminent, Lazare Carnot, connu de tous par son surnom d'organisateur de la victoire, général et homme' d’Etat, ainsi que mathématicien remarquable.
- Sadi Carnot passa par l’École polytechnique et servit dans le génie, où il devint capitaine, mais il démissionna de bonne heure pour se consacrer exclusivement aux recherches scientiliques. 11 étudia les lois de la chaleur, la dilatabilité comparée des divers gaz et l’application mécanique de la vapeur. Il résulte même de notes inédites, publiées après sa mort (en 1871) qu’il avait conçu et démontré la loi d’équivalence entre la chaleur et j le travail. Sadi Carnot mourut à la fleur de l’âge, à trente-six ans, emporté par la terrible épidémie de choléra de 1832.
- On sait que son neveu, qui s’appelait aussi Sadi Carnot (1837-1894), fut, pendant les sept dernières années de sa vie, président de la République française. L’çéuvre fondamentale dé Sadi' Carnot (le
- physicien) parut en 1824, il y a un peu plus d’un siècle, sous le titre : Réflexions- sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette, puissance ; cet opuscule fut réimprimé en 1912. sous l'orme d’un fac-similé conforme à l’édition originale (Hermann). Sadi Carnot avait vingt-huit ans lors de la publication de son mémoire. Ainsi que le chimiste allemand Ostwald le fait spirituellement remarquer, « nous sommes tellement habitués à considérer la science et la sagesse comme des privilèges d’un âge plus avancé que ce tout jeune homme nous semble presque avoir manqué de respect envers ses aînés, en se permettant de frayer à la science des voies nouvelles ».
- Ce qui donna a Carnot l’idée de ses études, c’est l’importance industrielle que commençaient à prendre les machines à vapeur. Comme, à l’époque de Carnot, on ne soupçonait pas la possibilité d’une transformation de chaleur en travail mécanique, on ne comprenait pas cornment il pouvait y avoir création de
- SADI CARNOT (1796-1832)
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- « force motrice ». Carnot eut l’idée géniale de se laisser guider par une comparaison, dont le sens profond apparut longtemps après lui : il vit dans la chaleur contenue dans les machines quelque chose d’analogue à l’eau qui coule sur les roues d’un moulin. De même que ce n’est pas l’eau en elle-même qui actionne la roue du moulin, mais seulement l’eau qui passe d’un niveau supérieur à un niveau inférieur, de même la chaleur ne peut actionner un moteur thermique que lorsqu’elle passe d’un état « supérieur » à un état « inférieur ». Carnot s’aperçut bientôt que ce qui caractérise l'état de la chaleur n’est autre que ce qu’on est accoutumé de désigner sous le nom de température ; en poursuivant la comparaison précédente, de même que l’eau ne se-met pas en mouvement si elle n’est pas soumise à une différence de pression, de même la chaleur doit rester au repos, à moins qu’une différence de température ne vienne l’y contraindre. En d’autres termes, une machine thermique ne peut fonctionner sans qu’il y ait passage de chaleur d’une partie de la machine à l’autre. Nous parvenons ainsi à l’un des énoncés — car il y en a plusieurs, tous équivalents — du Célèbre principe de Carnot : « Il faut au moins deux sources de chaleur pour constituer une machine thermique. » Dans les machines fixes, la source chaude est la chaudière, et la source froide, le condenseur ; dans les locomotives, la source chaude est encore la chaudière, et la source froide n’est autre que l’atmosphère.
- Sadi Carnot alla même plus loin : il rechercha quelles sont, dans une machine, les conditions du meilleur rendement. Il montra que ce rendement — c’est-à-dire le rapport de la chaleur transformée en travail à la chaleur totale mise en jeu — ne dépend en aucune manière de l’agent employé ; toutes conditions égales par ailleurs, le rendement sera le même pour les machines et les turbines à vapeur d’eau, pour les moteurs à essence ôu les moteurs à air chaud. Ce qui importe par-dessus tout, c’est la différence entre les températures des deux sources, source chaude et source froide. Ainsi, dans une machine à vapeur, où la chaudière ne peut guère dépasser 200° et où le condenseur est à 40°, un calcul facile montre que le rendement théorique maximum est un tiers : un tiers de la chaleur employée se retrouve en travail mécanique, le reste (les deux autres tiers) est, de toute nécessité, gaspillé en pure perte. Notons qu’il s’agit là du rendement théorique : par
- suite des diverses pertes par rayonnement, par conduction, par chocs, par frottements, etc. — toutes causes de dégradation de l'énergie — le rendement pratique atteint difficilement le tiers du précédent ; une machine à vapeur gaspille donc les huit neuvièmes de la chaleur qu’on lui confie.
- En s’inspirant des idées de Carnot, que l’humanité mit près d’un demi-siècle à bien comprendre, on a cherché, dans deux directions différentes, à contourner les conditions draconiennes qu’il avait posées. D’une part, avec les turbines à vapeur, où le mouvement est une rotation continue, on supprime une bonne partie des frottements et surtout des chocs. D’autre part, les moteurs à explosion, moteurs d’autos et d’avions (et aussi dans les machines à vapeur surchauffée), la différence des températures est notablement augmentée, et le rendement s’en trouve fortement accru. Il convient enfin de faire remarquer qu’une machine frigorifique n’est autre qu’une machine à vapeur fonctionnant à rebours.
- Telles sont quelques-unes des raisons pour lesquelles, en fondant la thermodynamique — ou, comme on dit de préférence aujourd’hui, l’énergétique — notre illustre compatriote Sadi Carnot a rendu possible le merveilleux développement de l’industrie moderne. Mais ce tableau serait incomplet si je n’invoquais pas, en terminant, plusieurs conséquences théoriques du principe de Carnot. On s'aperçut dans la suite que ce principe avait une portée inespérée : il permet de prévoir, par le calcul, certaines particularités du rayonnement par incandescence, et Helmholtz l’appliqua avec succès aux piles électriques. Paul Lange vin et Jean Perrin ont montré qu’il contenait tout un principe <T évolution, suivant lequel « un système abandonné à lui-même ne peut jamais repasser deux fois de suite par le même état » ; dans tout système, l’entropie — ou, ce qui revient au même, l’énergie de rebut — augmente constamment, tandis que l’énergie utilisable ne cesse de décroître.
- Evolution inéluctable... Oui, pour les systèmes à la grandeur de l’homme. Car Boltzma'nn a magistralement prouvé que le principe de Carnot n’est qu’un « effet de moyenne », qui n’a plus aucune signification pour les systèmes très simples, qu’il s’agisse des corps célestes ou des molécules individuelles dont toute matière est faite. Depuis la mort de Carnot, son principe a été précisé, ainsi que l’a fait Boltzmann ; il a même été complété, comme l’a tenté Nernst ; mais il n’a rien perdu de sa fécondité. M. Borx.
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- LA RADIOGONIOMÉTRIE ET LA RECHERCHE DES POSTES MYSTÉRIEUX DE T. S. F.
- Par Jean MARCHAND
- Certains sansjilistes ont été émus par Vapparition de plusieurs postes irréguliers de T. S. F. Les services officiels ont demandé à nos techniciens d'étudier des radio goniomètres pour ondes courtes, afin de pouvoir découvrir ces postes. L'ingénieur Guy du Bourg de Bozas est l'inventeur de ces appareils, employés actuellement par les services de la Défense nationale.
- Dans la nuit du 4 février 1923, à 10 h. 20 du soir, les postes récepteurs de la région parisienne, réglés sur l’onde de 225 mètres, purent entendre une voix puissante et mystérieuse s’exprimer ainsi :
- « Allô. Allô. Ici le poste inconnu dont les ondes invisibles planent maintenant sur vos pensées.
- « Ma voix domine votre ville qui m’écoute et va, par delà les frontières, exprimer des idées que vous ne pouvez arrêter.
- « Je puis, si la guerre éclate, vous haïr sans crainte. Je puis semer l’inquiétude dans vos âmes, brouiller vos messages et obscurcir l’horizon de votre destinée.
- « Adieu pour aujourd’hui, je suis le poste inconnu, eher-chez-moi ! »
- Certes, cette fantaisie ne pouvait paraître bien dangereuse et la première crainte des amateurs sansfilistes fut de penser que, si de tels postes se multipliaient impunément, il allait résulter, du choix arbitraire des puissances et des longueurs d’onde de ces émetteurs cachés, un brouillage formidable qui troublerait complètement leurs auditions. Ce brouillage ne serait-il pas néfaste à l’industrie même de la T. S. F., en écartant des clients éventuels craignant de ne pouvoir écouter, dans de bonnes conditions, les concerts organisés par les diverses stations émettrices?
- Les pouvoirs publics, justement inquiets, non des paroles prononcées, mais de la pré-
- sence de postes suspects sur notre territoire, -envisagèrent l’incident à un point de vue complètement différent.
- Qu’adviendrait-il, en effet, si l’on ne pouvait contrôler, d’une façon suffisamment efficace, tous les postes émetteurs? Quelles nouvelles fantaisistes ne s’exposerait-on pas à voir diffuser ainsi : bruits tendancieux concernant la politique, la Bourse, la sécurité même du pays? On sait que les postes émetteurs sont soumis aux mêmes lois que la presse en ce qui concerne les fausses nouvelles. Le point capital était donc de pouvoir localiser rapidement et sûrement les postes irréguliers.
- Il est vrai- que certains sansfilistes impatients, dans leur désir d’essayer leur poste et n’ayant pas encore reçu d’indicatif officiel, se font clandestins par nécessité. Mais ceux-ci ne sontpas dangereux, puisque leur élan passionné ne peut que contribuer à l’avancement de la science encore toute jeune et, par conséquent, de l’industrie de la télégraphie sans fil qui occupe en France une place très importante.
- Qu’est ce que la radiogoniométrie ?
- La radiogoniométrie, qui, comme son nom l’indique, est l’art de mesurer l’angle sous lequel l’onde hertzienne arrive au récepteur, vient d’apporter à la solution du problème son précieux concours.
- On sait que la radiogoniométrie est basée
- M. GUY DU BOURG DE BOZAS Inventeur des appareils qui permettent de déceler les postes clandestins de 1'. S. F. à ondes courtes.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- sur la propriété directrice d’un cadre utilisé comme collecteur d’ondes d’un poste récepteur de T. S. F. : un cadre dirigé vers un poste émetteur donne un maximum d’audition ; si ses côtés sont, au contraire, dans
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- bien connue permet de se rendre compte de la forme de ce champ magnétique. Disposons sur une plaque de verre, ou sur du carton,'^de la limaille de fer, et plaçons au-dessous un pôle d’un barreau aimanté. Si nous donnons à la plaque de verre ou au carton de légères secousses, nous voyons les grains de limaille se disposer en lignes courbes et prendre eux-mêmes une direction déterminée. C’est là une matérialisation, dans un plan, du champ magnétique produit par l’aimant, et l’orientation prise par chaque grain de limaille donne la direction de la projection sur ce plan de la force qui le sollicite.
- Un courant électrique circulant dans un lil crée, autour de ce fil, un champ électromagnétique et, par conséquent, des lignes de forces. On sait, en effet, que l’aiguille d’une boussole est déviée par la présence d’un courant électrique.
- Le courant circulant dans l’antenne d’un poste émetteur de télégraphie sans (il crée donc, autour de cette antenne, un champ électromagnétique, dont la valeur varie avec les modulations du
- T NSTALLATION D ENSE.M BI.K D’UN POSTE DK RADIOGONIOMETRIE
- Le cadre est constitué par une seule spire, formée par barre d'aluniinium.
- un plan perpendiculaire à cette direction, l’audition est presque nulle.
- Pour permettre de bien saisir cette propriété du cadre, nous allons définir rapidement ce qu’est un champ électromagnétique et une ligne de force de ce champ.
- Un barreau aimanté attire un corps magnétique tel que le fer. Une parcelle de fer située au voisinage de l’aimant est donc soumise à une certaine force attractive. On dit qu’elle est placée dans le champ magnétique de l’aimant, et la direction de la force qui agit sui’ elle est la ligne de force. Une expérience
- VUE INTERIEURE DU POSTE : APPAREILS DE RECEPTION
- On voit, de droite à gauche, les appareils récepteurs pour ondes courtes, moyennes et longues. Au moyen du volant de manœuvre, on fait tourner le cadre jusqu'à ce que l'audition s'annule. On reporte la direction trouvée sur la carte de gauche et on prévient par téléphone les autres postes de recherche.
- courant circulant dans l’antenne, et qui se déplace à travers l’espace avec une vitesse énorme, voisine de celle de la lumière, soit 300.000 kilomètres par seconde environ.
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- RECHERCHE DES POSTES CLANDESTINS DE T. S. E. 211
- Ce champ est parcouru par les lignes de force, dont la direction est perpendiculaire à la direction de propagation du champ.
- Lorsque ce champ électromagnétique rencontre un cadre, si celui-ci est dirigé vers le poste émetteur, toutes les lignes de force le traversent, et, par suite, le courant induit dans le cadre par ces lignes de force, dont l’ensemble forme le flux magnétique, est maximum. Ce courant varie en intensité suivant les variations du flux et, par consé-
- prend des valeurs très voisines. Il est, au contraire, beaucoup plus facile de trouver le point où cette grandeur s’annule.
- Il en est de même en radiogoniométrie et on constate, au voisinage du maximum d’audition, que l’on peut faire tourner le cadre d’un certain angle sans affaiblir sensiblement l’audition. Au contraire, la direction pour laquelle l’audition s’annule se détermine avec beaucoup plus de précision. Les opérateurs effectuent donc leurs me-
- CETTE AUTOMOBILE CONTIENT LE MICRORADIOGONIOMÈTRE, QUI PERMET DE SITUER EXACTEMENT, DANS L’ESPACE DÉLIMITÉ PAR LES RECOUPEMENTS OBTENUS AVEC LES POSTES FIXES, L’ENDROIT OU SE TROUVE LE POSTE CLANDESTIN
- quent, suivant les modulations du courant d’antenne de l’émetteur. L’audition sera la plus forte possible. Si, au contraire, le plan du cadre est perpendiculaire à la direction de propagation du champ, les lignes de force lui sont parallèles ; aucune ne le traverse, et le courant induit est nul. L’audition est également nulle.
- D’une manière générale, il est beaucoup plus dillicile de repérer le moment où une grandeur, qui varie d’une façon continue, passe par un maximum, car, pour des valeurs assez différentes du facteur qui détermine les variations de cette grandeur, celle-ci
- sures en se basant sur l’extinction du son dans les écouteurs.
- Cependant, d’autres phénomènes rentrent en jeu, qui rendent délicates ces mesures, surtout pour les ondes courtes. En effet, les champs magnétiques des ondes courtes sont très instables ; la compensation des appareils est très complexe, et l’accord sur des postes, qui disparaissent parfois pour une très faible variation du condensateur de recherche, doit être très précis.
- C’est à un inventeur français, M. Guy du Bourg de Bozas, ingénieur I. E. G., que revient l’honneur d’avoir inventé les pre-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- ORGANISATION DE
- l a recherche d’un I’OSTE clandestin DE T. S. F.
- micrs radiogoniomètres à ondes courtes qui, dès maintenant, entourent Paris et sont utilisés également par les services de la défense nationale.
- Les travaux de cet ingénieur se continuent actuellement par l’étude d’un radiogoniomètre à écran.
- Dans ce nouvel appareil, destiné à la recherche des ondes de quelques mètres qui se propagent, non pas en plans nettement définis comme les ondes courtes, moyennes et longues, mais en tourbillons fréquemment réfléchis, la recherche ne se fait plus au moyen d’un cadre, mais par l’intermédiaire d’une série d’écrans, mobiles dans tous les azimuts.
- Recherche d’un poste inconnu
- 11 est nécessaire d’avoir au moins trois radiogoniomètres pour déceler un poste, car, si l’on n’en possédait que deux, le recoupement des directions fournies par les appareils serait illusoire pour tout poste émetteur situé dans le voisinage de la ligne joignant les deux radiogoniomètres. C’est ainsi que la Ville de Paris est entourée d’un réseau de trois stations radiogoniométriques judicieusement situées.
- Voici comment est organisée la recherche des émetteurs clandestins.
- Aussitôt qu’un poste non catalogué est entendu dans une région par une des trois stations radiogoniométriques A, B, C, celle-ci téléphone aux deux autres pour leur faire connaître la direction trouvée, ainsi que tous renseignements sur la longueur d’onde. Ces deux autres radiogoniomètres recherchent alors l’émetteur, et, ainsi, on obtient trois directions qui déviaient se couper exactement sur le poste inconnu, mais qui, pratiquement, forment un petit triangle E délimitant, par exemple, un pâté de maisons.
- A ce moment-là, une automobile, que rien, extérieurement, ne distingue d’une
- COMMENT LE ClIAME ÉLECTROMAGNÉTIQUE AGIT SUR UN CADRE
- Le champ électromagnétique se déplaçant suivant A B, les lignes de force L lui sont perpendiculaires. Le nombre de ces lignes traversant le cadre C D est d'autant plus grand que celui-ci est dans une direction plus voisine de AB.
- Les trois stations radiogoniométriques déterminent, par le recoupement des directions trouvées, un triangle E où se trouve le poste cherché. Ces stations sont réunies par téléphone à un organe de contrôle qui rassemble les indications.
- voiture ordinaire, un taxi par exemple, se met en route vers le triangle relevé. Cette voiture reçoit un opérateur muni de l’appareil portatif, enfermé dans une boîte contenant les accumulateurs et les fils nécessaires ; c’est le microradiogoniomètre. Le tout est placé sur un plateau gradué tournant sur roulement à billes. Aucune antenne, aucun cadre. Les bobinages situés à l’intérieur de la boîte suffisent, puisque l’on va tout près du poste émetteur. Lorsque l’automobile arrive dans le quartier où le poste suspect a été décelé, elle s’arrête en un point voisin d’un des sommets du triangle déterminé par les recoupements primitifs. En faisant pivoter l’ensemble du microradiogoniomètre avec le plateau gradué, qui est monté sur des roulements à billes, l’opérateur effectue une mesure. Utilisant un plan à grande échelle, il trace sur ce plan la direction trouvée. En agissant de même en deux autres points il obtient, sur son plan, trois directions qui se coupent en un point ou qui déterminent, à une maison près, remplacement du poste cherché. C’est la police, enfin, qui termine les investigations.
- Disons, pour terminer, que les appareils de M. Guy du Bourg de Bozas, secrets par destination même, ont été étudiés et mis au point pour les besoins de la défense nationale et dans un but d’intérêt général.
- Jean Marchand.
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- LES DIRIGEABLES,
- AUXILIAIRES PRÉCIEUX DES PÊCHEURS
- Par le Lieutenant de vaisseau LE TESSON
- Pour obtenir de la pêche ie rendement maximum, l’étude des mœurs du poisson est absolument indispensable. Cette étude est assez difficile à poursuivre, à cause de l’impossibilité dans laquelle on se trouve de suivre le poisson dans ses déplacements assez fantaisistes et de l’observer en tout lieu et en tout temps.
- Cependant, dans ces dernières années, de nombreuses observations ont été faites et, grâce à elles et aux déductions qu’on en a tirées, on a pu améliorer grandement les méthodes de pêche. Aux moyens déjà employés on a ajouté l’aéronautique, qui pénètre ainsi de plus en plus dans toutes les branches de l’activité humaine.
- Les études méthodiques ont surtout porté
- sur les poissons dont la pêche est une véritable industrie et intéresse de nombreuses populations : la sardine, le thon, le hareng.
- La sardine se déplace par bancs, dans lesquels sont rassemblés d’innombrables individus. Il semble que les déplacements de ces bancs soient liés à une question de température de l’eau. En hiver, la sardine se tient, en Atlantique, entre le cinquantième et le soixantième degré de latitude, dans la zone à température constante. En Méditerranée, elle descend jusqu’aux fonds de 500 à 600 mètres. En mars, elle se rapproche des côtes pour frayer jusqu’en octobre.
- La pêche est possible de juin en octobre et s’effectue surtout dans la région des Sables-d’Olonne, sur la côte sud de Bretagne
- DIRIGEABLE DE LA MARINE EMPLOYÉ POUR REPÉRER LES BANCS DE POISSONS
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- ‘21 1.
- et dans la baie de Douarnenez. Plus il fait chaud, plus la sardine approche de la surface de la mer. Les migrations des bancs n’obéissent à aucune règle fixe. Les indications précédentes, quoique vagues, sont à peu près les seules connues actuellement.
- Le thon pêché sur les côtes de Bretagne est le thon blanc, de petite taille, ne dépassant pas 1 mètre de long. Au printemps, les bancs de thon passent le détroit de Gibraltar et remontent dans la Méditerranée, parfois jusqu’en mer Noire.
- Le hareng, très répandu dans l’Atlantique nord, se rassemble par bancs de millions d’individus. Vers le milieu de l’hiver, ces bancs se dirigent du Nord au Sud pour pondre en Manche. On a observé que ces migrations dépendaient dans une large mesure du mouvement du « plancton ». matière nutritive mobile, dont les lois des déplacements sont d’ailleurs inconnues.
- On voit, par ce qui précède, que les renseignements sur le poisson sont assez vagues. Actuellement, lorsqu’on pense— un peu empiriquement — que les bancs de poissons doi-
- vent approcher des côtes, les pêcheurs sortent des ports et vont jeter leurs filets au large.
- En réalité, ils vont au hasard, sortant parfois trop tôt, ou ne trouvant pas de poissons, parce qu’ils, ont passé à côté des bancs sans avoir la chance de les rencontrer. Les bancs, si grands qu’ils soient, ne sont pas infinis, et des pêcheurs, relativement rapprochés l’un et l’autre, peuvent faire des pêches de valeurs très différentes.
- Certains indices permettent cependant de se guider sur la vaste mer. En plus de leur flair, qui est comme un sixième sens, les pêcheurs sont habitués à distinguer les bandes de mouettes et de goélands, qui se précipitent pour chercher leur nourriture aux endroits les plus poissonneux. La rencontre de marsouins ou de bélugas indique, en général, la présence d’un banc de petits poissons. Par mer très calme, un léger frétillement à la surface de l’eau, ou la vue des poissons sautant au soleil, permettent aux pêcheurs de se diriger presque à coup sûr.
- Mais ccs indices ne sont jamais des certitudes, et il arrive aux meilleurs pêcheurs de
- I.E DIRIGEABLE CASSE AU-DESSUS DU PORT DES SABLES-D’OLONNK JL’OUR SIGNALER AUX PÊCHEURS LA DÉCOUVERTE DES BANCS DE POISSONS On voit, à droite et vers le bas de la photographie, l'ombre du ballon qui se profile sur la ville.
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- LES DIRIGEABLES, AUXILIAIRES DES PÊCHEURS 215
- ON VOIT ICI LE DIRIGEABLE GUIDANT UNE FLOTTILLE DE BATEAUX DE FÊC1IE VERS UN BANC DE BOISSONS QU’IL A BRÉALABLEMENT RECONNU
- rentrer au port avec leur barque vide.
- Il fallait imaginer un moyen d’investigation plus scientifique, dont l’application donnerait des résultats certains.
- On s’est basé sur le fait qu’en s’élevant au-dessus de l’eau, on aperçoit le fond à une profondeur variant avec l’altitude de l’observateur et, tout naturellement, est venue l’idée de l’emploi de l’aéronautique. M. le professeur Joubin, de l’Institut, avait, dès 1918, étudié l’utilisation des appareils aériens pour la recherche des poissons de grande taille et des bancs de poissons plus petits. Il avait obtenu de bons résultats.
- En 1919, les autorités maritimes améri eaines organisèrent, en Californie, un service de recherches. Des avions naviguèrent au-dessus de la mer et repérèrent facilement des bancs de sardines et de thons.
- En France, en 1921, la marine mit un dirigeable à la disposition de l’Office des pêches. Ce ballon, opérant au large de Roche-fort, identifia des marsouins et situa avec précision de nombreux bancs de sardines. A la même époque, la baie de Cancaîe fut explorée par un hydravion.
- Reprenant cette idée, l’Amérique, en 1923 et 1924, tenta des expériences sur la côte du Pacifique. L’organisation fut faite
- méthodiquement, plusieurs avions coopérèrent aux recherches, qui durèrent, en tout, plusieurs mois. L’altitude de navigation adoptée variait entre 500 et 1.500 mètres, suivant la visibilité. Les avions parcouraient des bandes de 5 si 10 milles de large, parallèles à la côte. Ils envoyaient leurs renseignements par T. S. F. Les résultats furent jugés particulièrement satisfaisants.
- Cependant, le plus lourd (pie l’air a l’inconvénient d’aller vite, de faire trop de bruit et surtout de ne pouvoir s’arrêter au-dessus du point à vérifier ou à signaler. On considéra un instant que le ballon captif remorqué pourrait rendre des services. Malheureusement, le remorqueur effraie le poisson et est d’un maniement peu commode.
- Le dirigeable est mieux qualifié pour la recherche du poisson. Il peut régler sa vitesse à son gré et marcher aussi lentement qu’il est nécessaire. Il peut stationner au-dessus du point à examiner ou à repérer. Il est peu bruyant et, étant visible de très loin, il constitüe par lui-même le meilleur repère. Le dirigeable, employé à la recherche du poisson, doit donc donner des résultats excellents. Voici comment on opère :
- Le ballon explorateur appareille, un matin, de sa base avec, à son bord, un repré-
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- sentant des pêcheurs. On s’est mis d’accord à l’avance sur la zone probable de pêche. Sur la carte où cette zone est représentée, on a dessiné des carrés numérotés. Ces carrés serviront à la signalisation des bancs.
- Le dirigeable parcourt méthodiquement la surface de la mer et se dirige vers tout ce qui peut être un indice de la présence de poissons. Lorsqu’il a découvert un banc, il le signale par T. S. F. et le fixe commodément grâce à la carte préparée utilisée. Tl
- et peut ainsi découvrir plusieurs bancs, que les pêcheurs pourront exploiter.
- L’emploi du dirigeable peut, d’ailleurs, ne pas être limité aux recherches de poissons et peut servir au repérage des bancs de mollusques. On sait que les coquilles Saint-Jacques, en particulier, vivent par bancs très nombreux, qui se déplacent relativement vite. Les pêcheurs de la rade de Brest, notamment, savent les retrouver suivant les heures de la marée et les époques de
- FLOTTILLE DK PÊCHE SE PRÉPA11ANT A QUITTER LE PORT DE LA ROCHELLE, APRÈS AVOIR REÇU DU DIRIGEABLE DES INDICATIONS UTILES POUR FAIRE UNE BONNE PÊCHE
- peut aussi noter la direction approximative vers laquelle se dirige le poisson. Cette vitesse est, en général, faible, et les pêcheurs qui se tiennent prêts à appareiller ou qui sont déjà dehors, se dirigent à coup sûr vers l’endroit désigné ; ils ont, ainsi, de grandes chances de faire une pêche abondante et rapide.
- Si l’utilisation de la T. S. F. n’est pas possible, ou simplement pour la doubler, le dirigeable peut s’immobiliser au-dessus du banc, dans la direction suivie par les poissons, et montrer un pavillon de couleurs connues et désignées à l’avance, qui permet de servir de repère aux pêcheurs. Lorsque ceux-ci ont montré qu’ils avaient compris le signal, le dirigeable reprend ses recherches
- l’année. Sur certains fonds, il est quelquefois possible, par le changement de couleurs, de s’apercevoir de l’apparition de coquillages et, par conséquent, en survolant la mer, il est facile de signaler leur existence aux pêcheurs.
- On voit que ce moyen est simple. Il est surtout pratique par beau temps. Malheureusement, les conditions atmosphériques ne sont pas toujours favorables.
- Il y a, évidemment, quelque chose de mieux à faire, et il est à souhaiter que, dans l’avenir, une liaison étroite s’organise entre la Marine et l’Office national des pêches, et que de cette liaison sorte une amélioration considérable du rendement de la pêche maritime. Le Tesson.
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- LES MAGNIFICENCES DES PIERRES
- Par Pierre LABADIE
- L'étude des minéraux est, on le sait, ardue et délicate. Les méthodes modernes de la science permettent, cependant, au moyen d'appareils spéciaux et très simples, de déterminer rapidement les propriétés d'un cristal. Ce sont ces méthodes qui sont exposées ci-dessous avec une grande clarté.
- IL est bien peu de personnes qui, au cours de leurs promenades pédestres dans la campagne, daignent accorder un instant d’attention aux cailloux multicolores des routes poudreuses. Et pourtant, en plus de leurs aspects, souvent plaisants à contempler, quelle vie latente renferment ces masses, qui semblent être, à première vue, le prototype par excellence de la matière inerte ! Par quels artifices allons-nous pouvoir manifester la personnalité de toutes ces pierres ? La science vient, ici, à notre aide. Entrons dans un laboratoire de minéralogie, et nous allons bientôt voir que les minéraux savent répondre à qui sait les interroger.
- L’interprète de cette mystérieuse conversation est le microscope polarisant. Nous en indiquerons plus loin le principe. Disons seulement qu’il a la forme d’un microscope ordinaire, qu’il est place près d’une fenêtre éclairée, et que nous utilisons, pour les expériences qui vont suivre, de la lumière polarisée convergente. Si l’on regarde par l’ocu-
- laire, on constate que le champ de l’appareil est obscur. Plaçons sur la platine porte-objet une certaine plaque mince d’un cristal de calcite, cette plaque étant collée avec du baume de Canada entre deux lames de verre Mettons de nouveau l’œil au microscope. Nous sommes émerveillés. Nous voyons des couleurs très douces, disposées en cercles concentriques du plus bel effet. Ces cercles sont traversés par une croix de Malte grise. Le centre de la figure, qui est formé par l’intersection des branches de la croix, est noir (A, pl. 1). On aperçoit ensuite un large cercle blanc, puis des cercles jaunes, roses, bleus, frangés de rouge à l’intérieur, toujours estompés, à chaque quart de leur circonférence, par la croix grise aux branches élargies vers la périphérie. Sans cesser d’observer cet intéressant phénomène, nous tournons au-dessous de la platine ce que nous appellerons plus loin le polariseur. La figure devient floue, puis, à un certain moment, nous voyons une nouvelle disposition des couleurs.
- PLANCHE 1. — CE QUE L’ON VOIT DANS LE MICROSCOPE POLARISANT Suivant le sens dans lequel est placé le polariseur, sous le microscope, on obtient l'image de gauche (A)
- ou celle de droite (B). *
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Les cercles existent toujours, de même la croix de Malte, mais celle-ci est blanche, le centre de la ligure aussi ; les anneaux, toujours partagés en cadrans, sont lie de vin, bleus, jaunes, rouges, verts (B, pl. 1).
- Nous venons d’avoir sous les yeux des dispositions de couleurs fort harmonieuses ; nous allons pourtant observer des ensembles encore plus curieux. Remplaçons la calcite (carbonate de calcium) par l’anliydrite (sulfate de calcium). Voici ce que l’on aperçoit, dans le champ primitivement obscur du microscope polarisant, en utilisant des lames taillées d’une certaine façon et placées sur
- Les yeux sont satisfaits du spectacle donné par d’humbles pierres, prises parmi les plus répandues, mais la curiosité réclame, à juste titre, une explication. Nous allons la lui fournir aussi simple que possible. Disons d’abord ce qu’est la lumière, ce qu’il faut entendre par lumière naturelle et lumière polarisée. La lumière est une impression que nous percevons grâce à la rétine de l’œil, et qui est causée par des mouvements vibratoires de particules s’effectuant dans l’étlier. Le physicien appelle éther un milieu impondérable infiniment élastique répandu dans tout l’espace. Dans la lumière naturelle, le
- PLANCHE 2. — AUTRES ASPECTS D'üN CRISTAL DANS LE MICROSCOPE POLARISANT En changeant le polariseur, on obtient des images différentes, qui se modifient encore suivant le sens
- de ce polariseur (C à gauche, D à droite).
- la platine suivant une position déterminée. Deux sortes de petits cercles, situés sur une même ligne horizontale, vont être les foyers de deux systèmes d’anneaux colorés. L’ensemble constitue une série de courbes, appelées lemniseates, en forme de 8. Ces courbes sont coupées par une sorte de croix noire. Le centre de la ligure est donc constitué par une plage noire en forme de losange incurvé. Deux sommets de ce losange coïncident avec les foyers. Les courbes ont des colorations analogues à celles précédemment observées, mais l’éclat en est encore moins vif. Le rouge domine aux boucles extérieures des 8. Ces derniers sont alternativement rose pâle et vert très atténué (C, pl. 2). Nous allons maintenant faire tourner la platine porte-objet. Nous voyons la croix balayer les lemniseates et, après une rotation de 45°, la figure a l’aspect représenté en D (pl. 2).
- déplacement des particules éthérées, ou vibration, a lieu dans un plan normal au rayon (plan de l’onde). Mais, dans ce plan, la vibration change d’orientation à tout instant. La lumière polarisée est de la lumière ordinaire plus simple. La vibration se fait toujours dans le plan normal au rayon, mais, dans ce plan, elle a une orientation définie. Supposons un grillage à barreaux verticaux, ne laissant passer la lumière naturelle que pour une orientation bien définie de la vibration, par exemple pour la direction des barreaux. Cet appareil donne de la lumière polarisée. C’est un polariseur. Imaginons un autre grillage, identique au premier, mais à barreaux horizontaux, laissant passer seulement la lumière suivant la direction horizontale. Plaçons ce second grillage à la suite du premier (fig. 3). La vibration verticale qui a été « filtrée » par le premier des gril-
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- LES MAGNIFICENCES DES PIERRES
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- SCHEMA D UN ENSEMBLE POLAltlSEUlt-ANALYSEUR Le polariseur P peut être comparé « un grillage ne laissant ]>asser la lumière que dans une orientation définie. Il analyseur A est un autre grillage qui, selon sa. position, intercepte ou laisse passer la lumière polarisée par le premier grillage.
- lages, rencontrant la grille horizontale, est arrêtée ; mais en tournant dans son plan la grille horizontale jusqu’à amener ses barreaux à être verticaux, la vibration lumineuse, issue du polariseur, ne rencontre plus d’obstacle et franchit le second grillage appelé analyseur.
- Ceci étant dit, étudions l’action de la lumière sur les corps. Les corps sont divisés, au point de vue P
- des réactions qu’ils présentent vis-à-vis de la vibration lumineuse, en deux grandes classes : les corps isotropes, les corps anisotropes. Un rayon lumineux tombant sur un corps isotrope donne un seul rayon réfracté non polarisé ; le même rayon lumineux tombant sur un corps anisotrope
- se transforme en deux rayons réfractés. Ces deux rayons sont polarisés à angle droit, mais ne cheminent pas dans le corps avec la même vitesse. 11 va sans dire (pie, pour (pie ces phénomènes aient lieu, les corps doivent être transparents. Un cristal anisotrope est donc assimilable à une double grille à barreaux rectangulaires (fig. 4). La lumière passe seulement suivant les directions A B et CD. En prenant un cristal anisotrope très limpide, du spath d’Islande, et en le taillant d’une certaine façon, on > peut éliminer une de ces directions. On obtient ainsi le prisme de Nicol. Il transforme la lumière naturelle en lumière polarisée.
- Nous avons l'éalisé un polariseur.
- Un autre prisme de Nicol, identique au premier, jouera le rôle d’analyseur. Le microscope polarisant n’est donc, en principe, qu’un microscope ordinaire, pourvu d’un polariseur et d’un analyseur placés dans l’axe de l’appareil, respectivement au-dessous et au-dessus de l’objectif. Si les sections de passage de la lumière du polariseur et de l’analyseur sont parallèles, la lumière passe ; si elles sont perpendiculaires, tout est obscur (fig. fi).
- UN CRISTAL ANISOTROPE EST ASSIMILABLE A UNE DOUBLE GRILLE A BARREAUX RECTANGULAIRES Dans un tel cristal, la lumière peut passer seulement dans deux directions perpendiculaires AB et CD.
- Une lame d’un cristal isotrope n’a, au microscope, aucun effet sur la lumière, puisqu’elle n’est traversée que par un seul rayon réfracté non polarisé. Pour une lame mince d’un cristal anisotrope, les choses sont différentes. Voici ce qui se passe : la lame filtre la lumière polarisée O P suivant deux directions rectangulaires X V’ et Y Y’ (fig. 5) ;
- la vibration O P. issue du polariseur, va se diviser en deux composantes o x et o y ; la plaque est donc traversée par deux rayons lumineux qui vibrent dans des directions perpendiculaires X X' et Y Y’. Ces rayons cheminent, comme il a été dit, avec des vitesses différentes, mais l’un et l’autre sont arrêtés' par l’analyseur, qui ne laisse passer la lumière que suivant. O A. Chacun donne donc une composante sur O A. Ces deux composantes, oc et o c’, superposent leurs effets ; elles donnent lieu aux phénomènes lumineux d’interférences. D’une façon moins abstraite, on peut se représenter les faits comme suit : un rayon lumineux convergent et polarisé S O (fig. G) traverse la lame cristalline L ; il donne naissance à deux rayons réfractés 0 e, O o ; ceux-ci tombent sur la lentille convergente L2, ce qui leur permet de former une image S’ ; mais, sur leur parcours, ils ont rencontré l’analyseur qui, transformant leurs vibrations perpendiculaires en une composante horizontale, permet l’interférence. L’image S’ est donc colorée.
- Il nous est maintenant aisé d’expliquer les phénomènes mystérieux du début. La calcite et l’anhydrite sont, en effet, des cristaux anisotropes. Nous avions prévenu qu’il fallait tailler les lames d’une certaine façon ; c’est qu’il existe, pour la calcite, qui donne les cercles et la croix noire, une direction privilégiée de propagation lumineuse, l’axe optique, suivant laquelle le cristal se conduit comme un
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- corps monoréfringent.
- Nous taillons la lame de calcite perpendiculairement à cette direction ; le centre de l’image sera donc un point noir. Mais, pour certains points des cercles, symétriques deux à deux, les vibrations des rayons cheminant dans la plaque seront parallèles au pola-riseur. La composante o c’ de la ligure 3 est détruite, l’interférence n’est plus possible ; ces points forment une des branches de la croix noire ; l’autre branche est causée par le parallélisme des vibrations de l’autre rayon avec l’analyseur. Quant aux phénomènes de coloration, chacun sait que la lumière blanche est formée de radiations rouges, orangé, jaunes, vertes, bleues, indigo, violettes. Ces radiations se propagent avec des vitesses différentes. Chaque anneau sera également coloré, puisqu’il proviendra d’un rayon incident, tel que S O ( fig. 0), faisant un angle déterminé avec l’axe optique O Z. Si, pour les rayons réfractés provenant de S O, par suite de la différence de vitesse de propagation, le vert manque, nous aurons un anneau coloré par les autres radiations de la lumière blanche. L’anneau aura la couleur complémentaire du vert, c’est-à-dire le rouge. Les cercles isochromatiques et la croix noire de la figure A sont ainsi expliqués.
- Si nous rendons les sections de passage de la lumière du polariseur et de l’analyseur parallèles, les phénomènes d’interférence subsistent ; mais, d’après ce que nous avons dit, la lumière doit traverser le microscope. Les points de la croix noire vont donc être éclairés; on est en présence de la figure B.
- Envisageons le cas de l’anhydrite. L’anhy-drite possède deux directions privilégiées de propagation lumineuse ; elle a deux axes optiques. Pour obtenir les images d’inter-
- DECOMPOSITION DES RAYONS LUMINEUX A TRAVERS UN CRISTAL ANISOTROPE
- (Voir, dans le texte, Vexplication de ce . schéma. )
- SCHÉMA DU MICROSCOPE POLARISANT P, polariseur ; Lj, lentille ; L, lame de cristal ; L2, lentille ; A, analyseur. Le rayon lumineux SO se divise en deux, Oe Oo, qui, à travers L2 et A, donnent l'image colorée S.
- férence décrites, on taille les lames perpendiculairement à la bisectrice de l’angle aigu que. forment les deux axes optiques. Les foyers sont les traces de ces derniers. Sans entrer dans les détails de l’explication, on conçoit qu’il y ait deux systèmes d’anneaux ; ces anneaux ne sont pas circulaires parce que la figure n’est pas symétrique par rapport aux axes optiques ; ils ne sont pas concentriques parce que la lame n’est pas taillée dans un des deux plans perpendiculaires aux axes. Dans la figure C, le plan des axes optiques, dont la trace est F F\ se trouve être parallèle à l’une des vibrations du polariseur ou de l’analyseur ; dans la figure D, le plan des axes optiques est à 45° de la vibration du polariseur.
- Les phénomènes de polarisation chromatique ne se réduisent pas à ceux que nous avons décrits. La façon dont sont taillées les lames, les positions respectives du polariseur et de l’analyseur, l’emploi de la lumière parallèle ou convergente, sont autant de facteurs qui influent sur la formation des images. Mais la théorie et le calcul permettent de prévoir les modifications apportées par ces facteurs. Le minéralogiste, en présence d’un cristal inconnu, de quelque dixième d'e millimètre d’épaisseur, dira, grâce au microscope polarisant, si ce cristal est isotrope ou anisotrope, s’il a un ou deux axes optiques ; il donnera même des détails précieux sur la symétrie de l’échantillon examiné.
- Mais, sans envisager la question en minéralogiste, nous devons nous rappeler que sous la rude enveloppe des minéraux existe une vie mystérieuse. Le magnifique chatoiement de couleurs que nous révèle le microscope polarisant n’en est-il pas la manifestation ?
- (Dessins de R. Doncker.) PIERRE LaraDIE.
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- ^ L 2
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- LA PHOTOGRAPHIE AUTOMATIQUE PERMET DE SAISIR UN PROJECTILE AU VOL
- Par L.-D. FOURCAULT
- Un bon objectif ordinaire, au centième de seconde, prend en « instantané » la position occupée pendant ce court espace de temps par un homme qui saute, un cheval qui galope, ou un véhicule en pleine marche. Mais, lorsqu’il s’agit de vitesses beaucoup plus rapides, comme, par exemple, pour photographier le passage d’un projectile d’une arme à feu, on se trouve devant la difficulté de coordonner exactement l’ouverture du diaphragme avec l’instant précis du passage du projectile devant l’appareil.
- Un projectile se déplaçant à la vitesse d’environ 900 mètres à la seconde, ne sera en position d’être photographié, par son passage devant la plaque, que durant trois dix-millièmes de seconde. Encore, pour obtenir une image nette, est-il nécessaire de faire la photographie à la lueur d’une étincelle, laquelle doit coïncider avec le passage du projectile et être assez rapide pour que l’image soit prise en un seul point du trajet, et non pas pendant toute la durée du
- FIG. 1. — LIMITEUR DE POTENTIEL ÉLECTROSTATIQUE
- Les deux plateaux C, mobiles sur un pivot à ressort spiral, sont soumis à la fois à la répulsion des plaques fixes B et à l'attraction des sphères A, portant le potentiel de charge. La rotation du pivot ferme en D un circuit électrique qui commande Vinterrupteur de la figure 2.
- FIG. 2. -- INTERRUPTEUR DE CHARGE DU
- CONDENSATEUR
- L'abaissement du noyau B de Vélectro-aimant, sous l'action du courant envoyé par le contact D (de la fig. 1 ), permet la rotation, sous l'action d'un ressort de rappel, de la pièce A. Celle-ci établit en C un contact qui provoque la coupure du courant de la génératrice à influence et met les armatures de celle-ci en court-circuit.
- passage devant la plaque, qui ne donnerait plus, dans ce cas, qu’une traînée floue. En rassemblant toutes ces conditions, on déduit que le temps de pose photographique ne doit pas excéder deux millionièmes de seconde (0 sec. 000002).
- Le plus extraordinaire n’est pas tant, la petitesse mathématique -de ce chiffre, mais plutôt le fait qu’on est parvenu à réaliser pratiquement 'adite photographie, comme en font foi les épreuves que nous reproduisons, obtenues par M. Philip P. Quayle et publiées par le Bureau des Poids et Mesures de Washington. La possibilité d’obtenir la photographie de mouvements d’un si petit ordre de grandeur est, d’ailleurs, entrée dans la pratique, grâce à l’emploi d’appareils électriques qui en assurent l’exécution auto-
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- raatique, comme nous allons le voir.
- La source lumineuse utilisée pour la photographie est une étincelle électrique, produite entre les pointes de deux fils en alu-minium d’un millimètre de diamètre.
- Pour produire cette étincelle, qui doit être à la fois instantanée et très lumineuse, on utilise un condensateu r chargé statiquement, ce qui produit un véritable éclair possédant les deux qualités ci-dessus. L’énergie est produite par une machine à influence, ayant deux plateaux tournants, de 0 m. 43 de diamètre, actionnés par un moteur. Le condensateur est formé d’une bouteille de Leyde ayant une capacité de 0,024 microfarad. Un limiteur de potentiel à répulsion, décrit figure 1, isole le condensateur de la génératrice lorsque la charge fixée pour ce dernier est atteinte, en faisant fonctionner l’interrupteur de la figure 2. Ce dernier appareil met en même temps les armatures de la génératrice en court-circuit et allume une lampe de signalisation faisant connaître que le système a fonctionné.
- Dans certains cas, l’interrupteur du condensateur pourrait, au lieu de la lampe-signal, allumer directement l’étin-
- FIG. 3. — CONTACTEUIt AUTOMATIQUE PAR CHOC SONORE L'onde sonore résultant du 'passage du projectile produit sur le diaphragme B un choc qui écarte le levier de contact C, mobile sur le fil D. Cette rupture du contact électrique avec le boîtier A provoque le fonctionnement de l'appareil de la figure 4.
- celle photographique. Mais, comme il est nécessaire de coordonner celle-ci avec le passage du projectile devant la plaque, on a établi un interrupteur d’étincelle, à détente brusque entre deux sphères. Ce dernier dispositif permet l’emploi des tensions très élevées, néces-' saires pour obtenir une étincelle bien fournie. Le réglage du bras mobile et de son ressort permet de faire varier le «retard » qui compensera le parcours du projectile entre le contacteur automatique et la plaque (il s’agit d’un temps extrêmement petit, variant entre 1 et 4 millièmes de seconde). (Voir fig. 7.)
- Le contacteur automatique est actionné
- Onde
- sonore
- Limiteur de tension
- Bornes Haute-Tension
- Interrupteur
- de condensateur Résistance1 réglage
- O
- ki o. 4.
- Terre
- SCHÉMA nu niSPOSITIF DF. PHOTOGRAPHIE AUTOMA TIQUE DES PROJECTILES
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- LA PHOTOGRAPHIE AUTOMATIQUE
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- (.'es appareils sont délicats, niais d’un fonctionnement „qui ne comporte plus d’aléas ; ils sont disposés suivant le dispositif du schéma ligure 4, qui représente l’installation d’ensemble. Les indications portées par ce schéma permettent de se rendre compte du fonctionnement lorsque le projectile passe dans le champ de l’appareil.
- L’étude du mouvement et de la vitesse des projectiles par la photographie a fait l’objet de nombreuses études depuis 1881, date où elle fut entreprise par le professeur E. Mach, de l’Université de Prague. Elle permet de déterminer les vitesses initiales et l’accélération produites par les différentes poudres, l’influence de la forme des projectiles, etc. En outre, on a pu étudier des phé-
- FIG. 5.- PHOTOGRAPHIE DU PAS-
- SAGE D’UNE BALLE DE REVOLVER DANS L’AIR
- On voit la vague de tête cl celle de base du projectile, forniuni une onde sonore.
- par le déplacement d’air produit au passage du projectile. Cet appareil est du type déjà employé en France avec le ehrouographe Joly. L’onde sonore formant le sillage de la balle incurve le diaphragme, ce qui provoque le basculement de l’aiguille qui ouvre le circuit électrique qu’elle commande. Ce fonctionnement libère le cliquet de l’interrupteur précédent, lequel produit aussitôt l’éclatement de l’étincelle.
- FIG. G.---PASSAGE D’UNE BALLE A TRAVERS
- UNE BULLE DE SAVON GONFLÉE D’HYDROGÈNE On remarquera la déformation de la vague sonore produite par le passage du projectile dans des milieux de densités différentes.
- FIG. 7. -- INTERRUPTEUR D’ÉTINCELLE
- La coupure du contacteur (jlg. 3) libère par déclenchement électro-magnétique la lige A. Celle-ci, dans son brusque relèvement, passe entre les deux bornes B, ce qui provoque la décharge électrique transmise directement à Véclateur d'étincelle photographique.
- nomènes physiques encore mal connus, comme les modifications de vitesses résultant du parcours dans certains gaz, etc.
- L’origine et la transmission des ondes sonores ont reçu des démonstrations graphiques fort intéressantes par l’emploi de cette photographie ultra-rapide. L’une des conclusions des expériences de M. Quayle est rassurante à certains égards ; il serait vain de chercher à construire des armes à feu vraiment silencieuses, car, si l’on peut entourer l’arme d’une enveloppe isolante, il paraît impossible d’arrêter d’une façon efficace la principale onde sonore qui est lancée en même temps que le projectile.
- L.-D. Fourcault.
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- UN CURIEUX POISSON : L’ESTURGEON A SPATULE
- Tout le monde connaît, au moins de nom, le caviar, ee hors-d’œuvre préparé, le plus souvent, avec des œufs pressés et salés du grand esturgeon, particulièrement abondant dans tous les fleuves tributaires de la mer Baltique, de la mer Caspienne et de la mer Noire.
- Il existe, aux États-Unis, un poisson, le «spatule» (Polyodon spathula), se rapprochant beaucoup de ce genre.
- Cependant, M. John T. Nichols, l’ichtyo-logue distingué de l’« American Muséum of Natural History », à l’amabilité duquel nous sommes redevables, du reste, de notre belle image, nous dit que les yeux de ce curieux animal forment deux petites perles noires qui, dans le limon où il vit, ne lui servent absolument à rien. Il se sert de sa longue spatule pour labourer la boue déposée au fond du lit et en déloger les menus crustacés,
- VIVANT SURTOUT DANS LE MISSISSIPI, CE POISSON EST RECHERCHE POUR SA CHAIR, QUI, CONVENABLEMENT FUMÉE, VAUT PRESQUE CELLE DU GRAND ESTURGEON, ET SURTOUT POUR LES ŒUFS DES FEMELLES, DONT ON FABRIQUE UN CAVIAR DE QUALITÉ SUPÉRIEURE, TRÈS
- RECHERCHÉ AUX ÉTATS-UNIS
- Ce « spatule », cantonné dans le Mississipi et dans les rivières qui se jettent dans ce fleuve, présente, en effet, les principales caractéristiques du genre. Mais, tandis que la peau granuleuse de l’espèce européenne est garnie de cinq rangées d’« écussons », ou plaques osseuses émaillées, disposées longitudinalement, celle de l’espèce américaine est lisse et dénudée, les plaques n’existent plus que sous la forme de points rudimentaires.
- Une autre différence : chez l’esturgeon d’Europe, la bouche s’ouvre sous un museau pointu, tandis que, chez son congénère d’Amérique, le museau se prolonge en un long rostre aplati, élargi à son extrémité.
- Comme les fleuves habités par le « polyodon » cliarient, en plus ou moins grande quantité, de l’argile délayée, les savants américains n’ont pas réussi à se renseigner exactement sur les mœurs de ce poisson.
- dont il se noiu'rit exclusivement. L’eau bourbeuse entre dans sa bouche qu’il laisse largement ouverte en nageant ; elle s’évacue par les ouïes, jouant le rôle de filtres, pendant que les crustacés sont retenus et avalés.
- La pêche est pratiquée au moyen d’une grande seine, longue de près de 3.000 mètres sur 12 à 15 mètres de large. Elle est d’une simplicité remarquable, car, malgré sa taille géante (il atteint jusqu’à 2 mètres de long), le « polyodon », stupide comme il l’est, se laisse prendre sans offrir la moindre résistance.
- On pêche l’esturgeon à spatule pour sa chair, qui, lorsqu’elle est fumée convenablement, vaut presque celle du grand esturgeon dont nous parlons au début de cet article, mais on le capture surtout pour les œufs des femelles, dont on fabrique un caviar de qualité supérieure, très recherché dans les grandes villes des États-Unis.
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- LA PECHE DE LA SARDINE, SON INDUSTRIE EN CALIFORNIE
- Une menace pour la fabrication française
- Par h. KUENTZ
- L’industrie française des conserves de poissons s’est acquis de longue date, par la qualité de ses produit s, une renommée mondiale. Nos grandes marques de sardines à l’huile faisant prime sur le marché ont pu, durant de longues années, lutter contre la concurrence acharnée des marques étrangères. Aujourd’hui, cette lutte devient de plus en plus difficile, surtout depuis l’entrée dans la lice de l’industrie sardinière de Californie, qui finit par menacer très sérieusement notre industrie nationale. On ne lira donc pas sans intérêt l’exposé de la manière toute moderne employée par cette nouvelle industrie américaine.
- Disons-le tout de suite, le poisson employé par les usines californiennes n’est pas la véritable sardine qui fréquente nos côtes. Il s’agit, néanmoins, d’une proche parente,
- une clupe particulière, la Clupea cœrulea (Girard), mais dont les caractères sont nettement distincts de ceux de la sardine traitée en France. On rencontre la Clupea cœrulea dans le Pacifique, depuis l’Alaska jusqu’en Basse-Californie, mais elle abonde principalement dans les parages de Monterey, San-Pedro et San-Diego.
- L’origine de l’industrie sardinière californienne date de la récente grande guerre. Avant 1914, les centres sardiniers que sont devenus Monterey et San-Pedro n’existaient pour ainsi dire pas jusqu’en 1910; la France était le pays le plus grand exportateur des conserves à l’huile aux États-Unis.
- En 1905, elle en exportait pour 1.800.000 dollars. Elle fut distancée, en 1911, par la Norvège, qui, en 1915, en exportait pour 1.600.000 dollars, les exportations fran-
- F1G. 1. -- BATEAUX DE BÊCHE JAPONAIS AMARRÉS DANS UN PORT DE CALIFORNIE
- Munis d’un moteur de 40 chevaux, ces bateaux ont un grand rayon d'action et peuvent, par conséquent, aller chercher au loin les bancs de sardines et ramener rapidement au port le produit de leur pêche.
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- LA SCIEJS (E ET LA VIE
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- DECHARGE.
- AILE opoite
- FI O. 2. - SCHÉMA d’un filet tournant
- Ce filet se compose de deux ailes réunies par une poche. Il est tendu, d'une part, au moyen de lièges fixés à sa partie supérieure ; d'autre part, par les
- plombs qui. font couler sa partie inférieure.
- çaiscs tombant à moins de 500.000 dollars.
- Par suite de la guerre, l’exportation cessa en 1916, ce qui donna à l’industrie sardinière de l’État du Maine et de la Californie une activité inconnue jusque-là.
- De 1894 à 1915, il ne se construisit que quatre fabriques de conserves, mais de 1916 à 1920 il s’en créa trente-huit nouvelles. En 1915, on pêchait 20.000.000 de livres de sardines ; en 1919, ce chiffre montait à 154.000.000 de livres, et l’on vit alors les Etats-Unis exporter pour plus de 8.000.000 de dollars de sardines conservées.
- I/abondanee du poisson est telle dans les parages exploités que beaucoup d’usiniers, ne pouvant mettre en conserve la totalité de leur pêche et intéressés par les prix élevés des huiles, des engrais et des farines de poissons, s’adonnent, sur une grande échelle, à l’utilisation des sous-produits.
- Sur les côtes de Californie, la pêche se pratique de décembre jusque vers fin mai, alors qu’en France cette pêche se fait de juin à octobre. Jusqu’au mois d’avril, on ne prend que des sardines mesurant de 20 à 30 centimètres de longueur, particulièrement recherchées par les usines. A partir de mai, les jeunes sardines sont de plus en plus nombreuses. On en fait des conserves spéciales ; elles servent aussi à amorcer pour la grande pêche du thon, qui a lieu de juin à octobre.
- lies embarcations destinées à la pêche de la sardine sont naturellement construites et armées de la façon la plus moderne. Elles sont munies de moteurs de 20 à 40 chevaux et montées par des Italiens et des Japonais. Notons, en passant, qu’elles sont également utilisées pour la pêche du thon et du llétan.
- Le bateau des Italiens comporte un équipage de cinq ou six hommes et mesure généralement un peu plus de 10 mètres de longueur. 11 atteint une vitesse moyenne de
- 6 à 8 milles à l’heure ; il est économique comme manœuvre, mais, ses dimensions étant plutôt réduites, son rayon d’action s’en trouve par cela même limité.
- Le bateau japonais, monté par un équipage de sept à huit hommes, est plus confortable — il a 14 à 15 mètres — (pie le bateau italien ; il est également plus puissant ; un moteur de 40 chevaux lui permet de parcourir de plus grandes distances pour rechercher les bancs de sardines et de revenir plus rapidement avec le produit de sa pêche.
- Quant aux filets, ils sont, en principe, les mêmes pour les Italiens et les Japonais. Ce sont d’immenses filets tournants, composés de trois parties : une aile droite, une aile gauche et une poche. Les ailes sont de longues bandes de filet à grosses mailles destinées à encercler le poisson et le chasser vers la poche, partie centrale de l’engin' meme, composée d’un réseau de mailles fines où le poisson est retenu prisonnier, en attendant qu’on décharge le bateau.
- A la partie supérieure des ailes et de la poche est attachée une corde, la ralingue supérieure, garnie de nombreux lièges, grâce auxquels l’engin tout ent ier peut flotter dans l’eau ; la partie inférieure du filet est attachée à une autre corde, la ralingue inférieure, lestée de plomb, lui assurant ainsi une position nettement verticale. Chez les Italiens, la poche a 72 mètres de long et chaque aile a le double de cette poche, soit 144 mètres ; chez les Japonais, la poche a de 54 à 90 mètres de long et les ailes ont trois fois cette longueur. Le filet japonais comporte, en outre, une aussière, dont une extrémité est rattachée au milieu de la ralingue inférieure de la poche, au moyen d’une courroie, et l’autre extrémité est fixée sur la ralingue inférieure de l’une des ailes, à une distance de 27 mètres. Cette aussière sert à soulever le milieu de la corde plombée
- FIG. 4.
- COMMENT ON FOSE LE FILET
- On laisse filer une aile, le bateau étant en marche. Le milieu de la poche est indiqué par une bouée, éclairée la nuit, qui indique le moment où le bateau doit revenir à son point de départ pour terminer le mouvement tournant.
- CÀBlL muni de lie glu
- CABLE
- MU Ni DE PLOMB.
- FIG. 3. — DÉTAIL DE l’F.X-TllÉMITÉ D’UNE AILE
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- LA PÊCHE DE LA SARDINE EN CALIFORNIE
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- plus rapidement qu’on ne pourrait le faire en ne halant que sur les ailes. C’est là un grand avantage, car, dès qu’on a soulevé la corde plombée, la capture est certaine, le poisson se trouvant confiné dans la partie à mailles fines de l’engin.
- La pêche de la sardine se fait de jour et de nuit, mais on a remarqué que les sardines prises au cours de la journée sont plus petites que celles qu’on rencontre la nuit. Comme les usines demandent surt out des poissons de
- le vent et le courant, manœuvre de façon à naviguer autour du banc, pendant que l’équipage s’occupe du filet empilé à l’arrière. Les hommes jettent d’abord l’une des ailes, en ayant soin de lancer les deux ralingues l’une loin de l’autre, afin qu’elles ne s’embrouillent pas entre elles. Lorsque l’aile est complètement filée, on fait suivre, d’un seul coup, la poche tout entière et la seconde aile se trouve entraînée tout naturellement par le poids du filet et la vitesse du bateau.
- FIG. 5. -- IÆ IIALAGE DU FILET EST PllESQUE TERMINÉ ; ON VA HISSER LA POCIIE
- Lorsque l'on haie le filet, les bords inférieurs des ailes et de la poche se rapprochent, le poisson se trouve
- complètement emprisonné dans cette dernière.
- grande dimension, on pêche surtout la nuit ; on ne pêche le jour que durant les deux ou trois heures d’obscurité s’écoulant entre la chute du jour et le lever de la lune ou le coucher de la lune et l’aurore.
- La nuit, on repère les bancs grâce à la lumière phosphorescente produite par le mouvement du poisson en nageant. Le jour, on reconnaît les lieux de pêche à la présence de nombreux oiseaux, ou bien à la couleur de l’eau qui paraît assombrie par les masses de poissons. Les vieux loups de mer savent repérer les bancs qui nagent bas, par le a perlage » de petites bulles qui montent d’en bas et perlent la surface de l’eau comme des gouttes de pluie.
- Dès qu’un banc de sardines assez épais est signalé, le patron du bateau, après avoir pris
- Aussitôt que le poisson est encerclé, on ancre l’embarcation et tout l’équipage se met à lialer l’engin à bord avec toute la vitesse possible, en ayant soin de tirer les deux ailes à la même allure. Gn continue à haler jusqu’à ce que la corde plombée, plus courte que la corde à liège, soit amenée sur le pont. Tout ce travail s’effectue dans une obscurité complète, chaque lumière du bateau étant complètement aveuglée, de manière à ne pas attirer le poisson vers l’embarcation et en dehors du filet ; mais, dès que la ligne plombée est à bord, rendant toute fuite impossible, on redonne la lumière.
- La puissance de capture de cet engin est très grande. On n’a plus à tenir compte du bon vouloir de la sardine et de son appétit. Que le poisson « travaille » ou non,
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- partout où un banc de sardines se trouve réuni, le filet tournant le capture en entier. Ainsi, il n’est pas rare de voir une pêche de 25 tonnes à la fois ; on en prend même jusqu’à 100 tonnes d’un seul coup.
- Aussitôt que le poisson est pêché, on l’apporte à l’usine, car la sardine est si délicate que, suivant l’état de la température, elle est avariée en quelques heures.
- Avant d’entrer dans le détail de la préparation des conserves, constatons que les produits des usines californiennes sont assez variés pour satisfaire tous les goûts.
- 11 y a d’abord les boîtes dénommées « pound oval » (ovales d’une livre) et les « quarter oil » (quart de livre). Les premières contiennent de quatre à sept grosses sardines cuites à la vapeur dans les boîtes mêmes, ou frites, puis mises en boîtes avec de la sauce tomate. Les autres renferment de toutes petites sardines avec de la fine huile d’olive. L’industrie sardinière californienne prépare, en outre,
- des conserves à la moutarde, au vinaigre, aux épices variées, et enfin des sardines fumées, pressées et salées.
- La fabrication des « pound oval » frites à l’huile et assaisonnées à la tomate étant de beaucoup la plus importante, nous allons décrire cette fabrication, d’après les renseignements que nous a communiqués M. Harry R. Beard, du Laboratoire des Pêcheries de San Pedro (Californie), à qui nous devons également les photos illustrant cet article.
- Dès leur arrivée à l’usine, on jette les sardines sur un élévateur, qui les emporte sur une plate-forme où elles sont pesées ; puis elles glissent, sur une auge en pente, vers un grand cylindre destiné à les écailler.
- Ce cylindre consiste en une paroi de tôle criblée, animée d’un mouvement de rotation continu. On enlève, de cette façon, la plus grande partie des écailles des poissons, qui sont frottés les uns contre les autres et, en même temps, contre la paroi. Pendant cette
- FJ G. (i. - LES SARDINES SONT FRITES AVANT D’ÊTRE MISES EN BOITES
- Après avoir été pesées, écaillées, débarrassées de leur tête et de leurs intestins, salées, lavées et séchées, les sardines sont étalées sur des grils en fils de fer, qui circulent lentement dans une longue cuve métallique contenant de l'huile chauffée à une température de 115 degrés environ.
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- LA PÊCHE DE LA SARDINE EN CALIFORNIE
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- FIG. -7. — SERTISSAGE MÉCANIQUE DES BOITES, PRÉALABLEMENT GARNIES DE SARDINES
- opération, on asperge les sardines avec un jet d’eau pour finir l’écaillage et le lavage.
- On procède ensuite à l’étêtage, qui consiste à enlever la tête et les intestins, parties nuisibles par la rapide putréfaction qu’elles font éprouver au poisson. On met les déchets de côté pour en faire de l’huile et de la farine.
- Une fois vidé, le poisson est mis dans le sel ; il y demeure de 30 à 60 minutes, suivant sa grosseur et sa nature. Lorsque la salaison est suffisante, on lave le poisson à grande eau ; mais, comme, après ce lavage, il contient trop d’humidité pour bien frire, on le fait passer dans un séchoir à air chaud. A cet effet, on étend les sardines sur des plateaux ou des grils en fil de fer qu’on place sur des étagères installées sur des wagonnets, et ces derniers sont introduits dans le séchoir qu’ils traversent lentement.
- Après un séjour d’une heure au maximum dans le séchoir, les sardines s’en vont à la friture. Les plateaux ou grils passent lentement à travers un appareil contenant de l’huile de coton chauffée à une température de 110 à 115° C. Cet appareil comporte une
- longue cuve en métal contenant, à la moitié de sa hauteur, des tubes horizontaux dans lesquels circule la vapeur destinée à chauffer la friture. Une chaîne sans fin fait circuler les grils à travers le bain d’huile. On met de l’eau dans la cuve jusqu’au niveau des tubes ; le reste est rempli d’huile. Les fragments qui se détachent des poissons au fur et à mesure de la cuisson se déposent dans la couche d’eau au-dessous de l’huile, de sorte que cette huile ne prend jamais le mauvais goût que pourraient lui communiquer les résidus réchauffés. Au bout de huit minutes, les sardines sont cuites ; on retire alors les grils, pour les placer sur des wagonnets où elles égouttent et se refroidissent.
- Lorsqu’elles sont suffisamment refroidies, on les place sur des tables, où des ouvrières trient celles qui sont cassées, rangent les autres dans des boîtes, après leur avoir fait une dernière toilette, consistant à rogner les nageoires et la queue et à enlever les parties tachées.
- Les boîtes arrivent par l’intermédiaire d’une chute. Au fur et à mesure que les
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 8. — LES BOITES SERTIES SONT STÉRILISÉES PAR UN SÉJOUR DE DEUX HEURES DANS
- UN AUTOCLAVE CHAUFFÉ A 115 DEGRÉS
- ouvrières les remplissent, elles les placent sur une courroie qui les "transporte sous des distributeurs automatiques, où elles sont garnies de sauce tomate chaude.
- Les boîtes ;sont alors emportées par un convoyeur à courroie jusqu’à la sertisseuse automatique.
- Après le sertissage, vient la stérilisation. On place les boîtes dans un autoclave, où elles restent pendant deux heures, à une température de 115° C.
- Au bout de deux semaines, on examine les boîtes les unes après les autres, pour éliminer celles qui ne sont pas bien serties. On peut facilement découvrir ces dernières, car elles sont tordues.
- Remarquablement organisée, employant les méthodes les plus modernes, cette industrie sardinière de la Californie a très rapidement pris l’importance primordiale que nous avons signalée au début de notre étude.
- En présence des efforts considérables faits par cette nouvelle industrie, une question nous vient tout naturellement à l’esprit :
- notre industrie sardinière est-elle capable de lutter avec la concurrence californienne?
- Nous y répondrons affirmativement. Grâce à la qualité supérieure de leurs produits, nos fabriques des côtes de la Vendée, du Morbihan et du Finistère ont une arme magnifique leur permettant une lutte victorieuse. La sardine française jouit d’une renommée universelle, due non seulement au poisson mis en conserve, mais aussi à l’huile, fameuse dans le monde entier, qu’on emploie dans sa préparation.
- Mais, hélas ! il y a, malheureusement, un mais... par suite de l’opposition latente qui, sur de nombreux points de nos côtes, continue à diviser usiniers et pêcheurs, tant au sujet de la quantité de poisson à pêcher qu’au sujet des engins employés à cet effet, nos conserveries, ne recevant pas le tiers des quantités de sardines qu’elles pourraient travailler normalement, se voient dans un état d’infériorité de plus en plus alarmant vis-à-vis de leurs concurrentes étrangères.
- L. Kuentz.
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- DEPUIS DES MILLIERS D’ANNEES DES GISEMENTS DE CHARBON BRULENT AU SEIN DE CERTAINES MONTAGNES
- Par Henri LE CELTE
- Le joli village de Tournemire, perdu au fond d’un cirque dominé par les falaises du Larzac, n’était connu, jusqu’à présent, que par la « froidure » relative de son climat, comparé à celui de Saint-Affrique ou de Millau. Proche voisin du Combalou, dont les fameuses grottes à ventilation naturelle ont fait la fortune de la région, il en est séparé par un ruisselet aux allures de torrent, que l’on nomme le Gang-Nègre. C’est dans le ravin où coule ce fleuve miniature, affluent du Soulzon, que la terre s’est mise, tout à coup, à brûler.
- En janvier dernier, des arbustes prirent feu dans un enfoncement de 20 mètres de long sur 8 mètres de large ; la fumée qui s’en dégageait attira l’attention ; des roches que l’on
- voulut jeter sur ce foyer, brûlèrent les doigt s et l’on s’aperçut que le sol était incandescent.
- Le savant P. Tcissier, directeur du collège Saint-Gabriel, à Saint-Affrique, et deux de ses collaborateurs, le P. Privât, professeur de sciences, et le P. Piques, professeur de philosophie, accourus les premiers sur les lieux, constatèrent que du feu et de la fumée arrivaient en même temps par les failles d’une roche très friable, dont les parois formaient une sorte de ceinture à la partie en ignition. Géologiquement, l’on se trouvait dans l’infralias toarcien, qui s’effeuille comme les pages d’un livre en désordre.
- La question se posa aussitôt de savoir si, sous ces couches horizontales de schistes calcaires carbonifères, il n’y avait pas une épais-
- VUE GÉNÉRALE DU CIRQUE DE TOURNEMIRE
- La croix indique le foyer souterrain d'incandescence actuellement en voie d'extinction.
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- seur de houille, de lignite ou de tourbe. Mais plusieurs ingénieurs, venus spécialement pour étudier le phénomène, en sont restés à des hypothèses. Les uns ont cru se trouver en présence de marnes bitumineuses enflammées, les autres ont pensé qu’un foyer spontané s’était créé dans une couche de lignite par oxydation ou échauffement de pyrites en état de glissement. Enfin, quelques-uns ont supposé que des hydrocarbures, venant de la butte de calcaire bitumineux toute proche, alimentaient l’incendie et dénotaient l’existence du pétrole.
- Un de nos meilleurs « prospecteurs »,
- M. Plenec-Cassagne, de Clermont-l’Hérault, qui eut l’occasion, quelque temps après, de visiter le volcan de Tournemire, est d’avis que ce sont bien des schistes qui. grâce à leur pyrite et à leur bitume, ont provoqué, par frottement, une inflammation de la masse ; la pyrite aurait joué le rôle de comburant et le bitume, celui de combustible.
- Par conséquent, dit-il, toute hypothèse d’origine volcanique doit être écartée ; seulement, comme un autre horizon de schistes bitumineux apparaît sur la pente opposée du Leve-zou, non loin de la gare de Severac-le-Château, il croit que l’on peut conclure à l’existence de nappes très importantes d’huiles lourdes dans le bassin du Gang-Nègre.
- Cette opinion est d’autant plus vraisemblable qu’un fait, dont nul n’a encore parlé, nous est signalé par le P. Teissier ; il remonte à trente-cinq ans environ.
- A cette époque, on construisait le tunnel de Tournemire à la Bastide, sur la ligne du Vigan ; les travaux s’effectuaient dans un gisement géologique qui avait toutes les caractéristiques du toarcien. Or, quel ne fut pas l’étonnement général quand, un beau jour, on découvrit un abondant suintement de pétrole. Le personnel technique de l’entreprise n’y attacha point cependant, paraît-il, une grande importance ; par contre, les ouvriers en recueillirent une grande quantité,
- qu’ils utilisèrent avec les meilleurs résultats pour leurs besoins domestiques.
- Les choses en restèrent là ; mais cette ancienne découverte, corroborée par le liquide visqueux qui s’échappe du brasier actuel, n’en milite pas moins sérieusement, semble-t-il, en faveur d’un gisement de pétrole dans cette partie du vieux Rouergue.
- 11 n’y a, d’ailleurs, rien d’impossible à ce que, dans ce vaste cirque qui va, en somme, de Sainte-Eulalie-du-Cernon aux rives du Tarn, de grandes quantités de matières organiques se soient trouvées coincées par quelque effroyable convulsion des chaînes volcaniques qui l’entourent. Il ne faut pas oublier, en' effet, qu’aux temps quaternaires, tout le Massif Central était encore en ignition, et que les monts du Levezou, avec leurs puissantes ramifications, encerclent, au loin, le Causse Noir, le Larzac, le plateau de Massergues et tous les bas-fonds qui purent fort bien être le dernier refuge d’une multitude d’animaux fuyant, éperdus, devant les soulèvements plu-toniens.
- Ce qu’il y a de remarquable, c’est que toutes les hypothèses que l’on a émises sur la formation des pétroles, se trouvent réunies, ici, pour laisser présumer l’existence du précieux combustible ; car il est certain que la chaleur a dû être, autrefois, extrêmement intense dans ces parages, soumis à tous les bouleversements convulsifs d’une enveloppe trop faible pour résister à la poussée furieuse des vagues brûlantes qui s’agitaient à l’intérieur. Il n’y aurait donc rien d’éton-nant à ce que de la houille de seconde zone, lentement distillée par l’action d’une température semblable, ait formé des dépôts, rempli des cuvettes, sous ce sol tourmenté.
- Un autre fait, très troublant, vient confirmer les indications fournies par cette recherche des probabilités. Si l’on part du bassin pétrolier que l’on a mis, récemment, en exploitation aux environs de Pechel-bronn, en Alsace, et que l’on s’avance, en
- Mi FO Y II R DE TOURNEMIRE
- Le centre du brasier se trouve à l'endroit où un jeune homme, fouille avec un bâton.
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- LES MONTAGNES QUI FUMENT
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- CIIANSAC : LE CHATEAU DU MOUTET
- Situé à 'proximité du foyer de la montagne du Moutet, il faillit devenir la proie des flammes.
- ligne à peu près droite, vers le sud-ouest, on rencontre d’abord Vaux-en-Bugey, sur les confins du Jura, où une source de gaz carburé naturel a été captée et dirigée sur Ainbérieu, qu’elle éclaire et chauffe depuis plusieurs années, sans que l’on ait observé le moindre ralentissement dans la production de cette étrange usine souterraine, marque évidente d’une grande activité interne dans cette région.
- Puis, vient la Limagne, cette fertile plaine qu’arrose l’Ailier, et où. à côté des richesses extérieures, des sondages, habilement conduits par un géologue de très haute valeur, M. Ph. Glangeaut, professeur de géologie à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand, ont donné des résultats positifs on ne peut plus encourageants et fait naître de grands espoirs.
- Plus loin, c’est Gabian, avec ses puits de 108 mètres de profondeur, donnant un débit d’huiles lourdes de 500 à 600 litres par heure. Or, Gabian est bien près de Tour-nemire et se trouve dans des conditions géologiques peut-être moins favorables.
- Enfin, dans un col situé à 3 kilomètres environ du point qui nous occupe, on a creusé un puits dont l’eau, impropre à la
- consommation, est d’une odeur insupportable et paraît contenir, dans de fortes proportions, un liquide nettement minéral.
- De là à conclure que les manifestations ignées du ravin du Gang-Nègre sont l’indice d’un sous-sol riche en hydrocarbures, il n’y? a qu’un pas, que nous laissons à nos géologues le soin de franchir.
- Cependant, après avoir mis en évidence les causes susceptibles d’attirer l’attention publique sur l’intérêt, qu’il y aurait à entreprendre des sondages dans la vallée du Soul-zon, nous avons voulu connaître l’avis d’un de nos plus éminents minéralogistes, et nous sommes allé soumettre le cas au secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, M. A. Lacroix, dont les travaux en la matière font autorité dans le monde des géologues.
- L’illustre savant, jugeant par analogie, car il n’est pas allé sur les lieux, a bien voulu nous expliquer les raisons qui, d’après lui, ramènent la combustion lente de Tourne-mire à un mince accident géologique, ou plutôt à un incident sans importance, à un fait nullement isolé dans l’histoire de l’instabilité de l’écorce terrestre.
- D’abord, nous a-t-il dit, il ne saurait être question, en aucune manière, d’une
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- éruption volcanique ; les habitants de Roquefort et de Tournemire peuvent dormir tranquilles : jamais un volcan ne se forme spontanément dans un sol ne portant pas traces d’éruptions antérieures. Les antiques cratères du Massif Central sont beaucoup plus au nord ; les crêtes du Bas-Rouergue n’en constituent, tout au plus, que les « coulées » ; par conséquent, il ne faut pas songer un seul instant à faire figurer sur une carte géographique le « volcan de Tournemire ».
- zone ayant été atteinte, on a constaté la formation de nodules phosphoreux, avec dégagement d’acide arsénieux et d’acide sulfurique ; la chaleur a atteint une intensité telle que les roches voisines, complètement fondues, ont formé de véritables coulées de laves, comme celles d’un volcan.
- Par conséquent, on peut dire que les suintements et dégagements huileux, observés à Tournemire, ne proviennent, sans doute, que de réchauffement, d’une couche de
- VUE DES MONTAGNES DU JIOUTET. AU PREMIER PLAN : CRANSAC
- Au sommet, on distingue te château de la page précédente et, au-dessous, une sorte de cratère. Tout autour se trouvent les collines qui ont successivement brûlé depuis le XVI® siècle.
- L’incendie qui a éclaté sur les bords du Gang-Nègre, provient, selon toute apparence, d’une cause exclusivement locale, sans relation aucune avec la structure intime du globe. On a vu des crassiers prendre feu par la simple oxydation de la pyrite que contenaient, ces débris. A la Rieamarie, à Commentrv, à Cransae, des gisements importants, que l’on a dii isoler du reste de l’exploitation houillère, se sont allumés spontanément dans des conditions identiques et brûlent depuis plusieurs siècles. Généralement, ces foyers ont peu de profondeur et se bornent à dévorer les couches charbonneuses composant la première zone du sous-sol. Cependant, à Commentry, la seconde
- lignite sous-jacente, dont les éléments organiques sont lentement distillés par le feu qui est à la surface. Ce ne sont pas là les preuves certaines de la présence d’un gisement de pétrole.
- Dans son livre : la Montagne Pelée et ses éruptions, M. A. Lacroix traite longuement la question des manifestations ignées et donne de nombreux exemples qui confirment sa thèse. Il nous montre une remarquable collection de roches fondues, de pierres et d’objets calcinés, provenant des fouilles qu’il a faites dans les ruines de la ville de Saint-Pierre, à peu près totalement détruite par le volcan martiniquais.
- Un bloc de bitume trouvé sous les cendres,
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- LES MONTAGNES QUI FUMENT
- un amas de pipes en terre, tordues, soudées, enchevêtrées de la plus curieuse façon par la chaleur, donnent une idée des phénomènes imprévus que peuvent produire les éruptions volcaniques et même, plus simplement, l’embrasement accidentel d’une portion de houille, de lignite ou de tourbe.
- Les forts vitrifiés
- Cette liquéfaction de roches et leur durcissement ultérieur, cette apparition de liquides plus ou moins huileux, résultant de la condensation ex rieure des distillations souterraines, ne donnent pas. l’impression d’un changement géologique apporté par les siècles à la constitution primitive des couches qui forme nt l’assise des derniers contre -forts du Massif Central.
- Si l’on songe aux phases si variées des grandes convulsions terrestres, aux mille formes que peuvent prendre les cristallisations qui en sont la conséquence, l’on demeure quelquefois perplexe en face des imprécisions ou, plutôt, des divergences de vues que fait naître l’étude attentive des éruptions volcaniques. Ainsi, pendant longtemps, l’on s’était arrêté à la structure de roches formant des conglomérats, dans lesquels on trouvait des traces évidentes de l’action du feu, mais que l’on ne pouvait, cependant, que difficilement admet-
- tre comme ayant une origine éruptive. Or, en examinant avec plus d’attention ces vestiges des temps préhistoriques, l’on s’est aperçu, Daubrée un des premiers, qu’ils jetaient sur le passé de la race humaine une lueur imprévue et particulièrement intéressante.
- Aux é p o -queslointaines où l’homme primitif, en lutte incessante contre les éléments indomptés d’une nature trop ardente, voyait, chaque jour, des roches fondues par les volcans former des masses, pour ainsi dire, indestructibles, il voulut mettre à profit, pour sa sécurité per -sonnelle, les enseignements qu’il avait sous les yeux et qui devaient, pensait-il, lui donner les moyens de se garantir con-
- I re les attaques continuelles îles animaux monst rueux, pour lesquels il était une proie toute désignée.
- II construisit donc de véritables fortifications, composées de blocs de toutes sortes, accumulés les uns sur les autres, mais dont le manque de liaison devait compromettre la solidité. Pour rendre ces enceintes invulnérables, il les recouvrit d’une énorme quantité de bois, d’arbres de toutes espèces, auxquels il mit le feu. La température développée par ce procédé élémentaire était telle que les parties extérieures de ces constructions, fondues par la chaleur, se mettaient à « couler » et formaient un revêtement
- CltANSAC : LIS VOLCAN DU MOUTET, APPELÉ PLUS GÉNÉRALEMENT LA « MONTAGNE EN FEU »
- État actuel avec les étuves nouvellement construites.
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- LA SCI EM CE ET LA VIE
- continu de laves, un ciment, qui a pu résister à l’effort millénaire des âges disparus. Nous en avons vu des spécimens, qui portaient encore, bien apparente, l’empreinte des troncs avec lesquels ils s’étaient trouvés en contact au moment de la combustion.
- Ces premiers rudiments de l’art défensif sont connus, aujourd’hui, sous le nom de r forts vitrifiés ». On en voit de nombreux et très intéressants vestiges en Auvergne.
- Les « Cheyres » de Gravenoire
- Aux environs de lloyat, non loin de Saint-Jacques et de Gravenoire, l’activité volcanique, à défaut de l’industrie humaine, a laissé des « coulées » (les cheyres, comme on les appelle dans le pays), qui ont un aspect étrange autant que pittoresque ; elles donnent à cette région un caractère géologique bien à part. Là gisent des blocs de trachyte, qui, sur certains points, ressemblent à d’énormes portefeuilles, ouverts ou fermés, dans les tranches desquels la nature aurait noté d’impénétrables secrets ; ils soulevèrent, il y a quelque vingt-cinq ans, une véritable émotion dans le monde savant et faillirent permettre d’inscrire une date approximative sur l’origine des forts vitrifiés. Peut-être allait-on, enfin, pouvoir élucider en même
- temps cette question, toujours agitée, jamais résolue, de l’existence de l’homme aux âges plutoniens ou, plus simplement, savoir si, à l’époque où les volcans arvernes lançaient leurs derniers feux, de lointains ancêtres s’étaient déjà établis aux alentours de ces hauts sommets.
- Dans une carrière de pouzzolane, que l’on exploite encore au milieu de ces blocs de trachyte, des squelettes humains furent découverts ensevelis, debout, dans la masse rocheuse. On pensa, d’abord, que l’on se trouvait en présence d’hommes préhistoriques contemporains des grands bouleversements quaternaires, murés vivants par quelque formidable éruption ; et l’on accusa même un ancien volcan, tout proche, dont le cratère offre la curieuse particularité d’être placé au pied d’une montagne de scories au lieu de s’ouvrir à la cime, d’avoir provoqué leur mort. Une autre hypothèse voulait que ces squelettes, qui semblaient appartenir à des hommes de notre cycle, fussent la preuve de l’extinction relativement récente du Massif Central, et alors, disait-on, tout est à craindre. Mais une commission, composée des plus éminentes notabilités scientifiques, fit une enquête sévère et, après s’être entourée de tous les renseignements
- CHAUDESAIGUES : VUE GÉNÉUALE
- On distingue dans le fond les gorges de la Truyère, qui constituent un site très pittoresque.
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- UN COIN DE LA MONTAGNE DES RIEUX, PRÈS DU CREUSOT Les fumées très intenses qui s'échappent à gauche signalent le brasier souterrain.
- utiles, conclut à l'ensevelissement accidentel d'ouvriers gallo-romains, surpris par un éboulement du sol des carrières que l’on exploitait déjà à cette époque. Ce fut une déception, mais aussi une garantie de sécurité, au moins temporaire, très appréciée par les habitants du voisinage, dont plusieurs avaient manifesté, dit-on, l’intention d’émigrer sous d’autres cieux.
- Certes, le foyer de Tournemire n’a pas été allumé par la main des hommes et il n’a sans doute qu’un très vague rapport avec les cheyres du Puy de Dôme. Cependant, comme les phénomènes qu’on y remarque peuvent, d’une certaine manière, être classés dans la catégorie de ceux que nous venons d’énumérer, nous allons, afin d’exposer aussi complètement que possible l’état de la question, dire quelques mots d’un autre foyer, limitrophe de celui du Gang-Nègre, auquel les habitants du pays donnent volontiers le nom hyperbolique de volcan.
- Le volcan du Moutet
- Au sud des monts d’Auvergne, dans le bassin houiller de l’Aveyron, les voyageurs
- qui passaient, pendant la nuit, sur la ligne de Capdenac à Rodez, voyaient < ncore, il y a quelques années, des flammes s’élever d’une hauteur située sur la limite des communes de Cransac et d’Aubin. Le jour, on apercevait, parfois, une fumée noire s’échapper de la montagne en feu, dont l’aspect crevassé était vraiment chaotique. Son histoire est intéressante ; nous la devons à l’obligeance du maire de Cransac, M. Bes-sières, qui a bien voulu nous communiquer sa documentation officielle.
- Aux xvie et xvue siècles, l’exploitation des mines de houille du Rouergue était encore des plus rudimentaires ; on extrayait le charbon au pic, dans des galeries qui n’allaient pas à plus de 10 à 12 mètres de profondeur et que, généralement, on ne prenait pas la peine de boiser. Comme, d’autre part, le charbon une fois extrait, l’on négligeait de combler les vides par un apport de terre, ainsi que cela se pratique maintenant, il arrivait — c’est précisément ce qui s’est produit au Moutet —que le tassement des terrains, déterminait, par le frottement des schistes et des pyrites, un embrasement de
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- la masse charbonneuse, que l’ôn-ne cherchait même pas à éteindre. Or, à Cransac, pendant plusieurs siècles, le feu, allumé par ces imprévoyances, a lentement consumé tous les coteaux qui entourent la ville au nord-est et causé ainsi de grands dommages.
- A l’heure actuelle, il est à peu près éteint faute d’aliments, mais des vapeurs sulfureuses s’échappent toujours des énormes crevasses que ce long incendie a pratiquées dans la montagne. Seulement, comme l’on considère que tout danger a disparu, on a installé au - dessus de ces « fumerolles » des étuves naturelles, très fréquentées par les sciatiques et les rhumatisants. Peut-être en verrons-nous, un jour, de semblables à Tournemire.
- L’on a commencé, il y a plus de trente ans, l’extraction en découvertes de tout le charbon que l’on peut atteindre autour -, . / des points en
- ignition du Moutet. C’est, vraisemblablement, cette initiative hardie qui a préservé le riche bassin houiller de Cransac d’une destruction qu’on pouvait prévoir totale.
- Nous donnons une vue de ce volcan artificiel et d’un château voisin, qui a bien failli être la proie des flammes.
- Mais si, de tout ce qui précède, il ne s’ensuit pas que nous ayons à redouter, à brève échéance, l’ouverture d’une huitième période active des volcans arvernes (ils en comptent déjà sept), il n’en reste pas moins certain qu’il règne, sous tout le Massif Central, et àpeu de profondeur, une activité prodigieuse.
- Les innombrables sources thermales que l’on rencontre un peu partout, le Geyser des Martres d’Artières, le Puits de la Poix, aux environs de Clermont-Ferrand, l’ancienne Fontaine Empoisonnée de Montpensier, devenue la fameuse usine d’acide carbonique d’Aigueperses, et surtout les sources d’eau bouillante de Cliaudesaigues, sont les preuves
- manifestes qu’il y a toujours, sous la masse basaltique des plombs et des dômes, une agitation très connue des géologues et qui réserve, peut-être, à nos descendants de redoutab1 es surprises.
- 11 ne faut pas perdre de vue, en effet, que les volcans du Pla-teau Central sont les plus récents ou, si l’on préfère, les derniers éteints. Leur réveil demeure possible.
- Les foyers souterrains ne sont donc que desaccidentsde l’écorce terrestre, susceptibles de se manifester dans tous les bassins houillers, puisqu’il suffit d’un frottement pour leur donner naissance. Nous en connaissons quelques-uns seulement, parce qu’ils sont superficiels ; mais il en existe probablement d’autres, à de grandes profondeurs, soumis à une combustion lente, dont les manifestations ne parviennent pas jusqu’à la surface du sol.
- Certaines sources thermales d’Auvergne, comme celles de Chaudesaigues, qui atteignent à une température de 90 degrés, seraient peut-être redevables de cette haute température à la présence de foyers souterrains existant à de faibles profondeurs.
- Henri Le Celte.
- DANS LES COULÉES DE GRAVENOIRE Une carrière pittoresque aux environs de Saint-Jacques.
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- L'AUTOMOBILE ET LA VIE MODERNE
- Par A. CAPUTO
- I. Orientations et tendances. — II. Nouveautés. — III. Les idées de nos Lecteurs. — IV. Accessoires utiles ou curieux.
- I. Orientations et tendances
- Épurateurs d’air et épurateurs d’huile
- l’encontre des carters de transmission, qui sont à peu près hermétiquement clos et se trouvent donc à l’abri des rentrées de poussières et de fins graviers détachés de la route, le moteur de l’automobile absorbe toutes les particules solides en suspension dans l’air avec le mélange aspiré pendant l’admission.
- Il est bien évident que tous ces petits corps étrangers, qui en partie se déposent sur les parois et sont incorporés à l’huile de graissage, contribuent à l’usure des surfaces frottantes des pièces en mouvement : parois des pistons et cylindres, portées et coussinets de vilebrequin et de bielles, engrenages, etc.
- Ces corpuscules ont une action abrasive semblable à celle de certains produits utilisés pour roder ou polir, comme la poudre d’émeri, par exemple.
- Cette action destructive est, à la vérité, assez lente, mais il serait des plus intéressant de l’évi-
- ter complètement. Dans certaines applications de la traction automobile, pour les usages agricoles entre autres, on a été conduit à prévoir des appareils spéciaux ou épurateurs d'air, car les organes travaillent par temps sec, au sein d’une atmosphère très chargée de poussières.
- En Amérique, en raison de la circulation intensive sur très mauvaises routes, on a reconnu depuis longtemps l’obligation de cet emploi, et beaucoup de moteurs de voitures sont équipés d’épurateurs. Ces accessoires sont appelés à se répandre aussi chez nous, car ils sont simples, rustiques, ne demandent aucune surveillance particulière, et l’on se rend bien compte de leur efficacité en nettoyant certains modèles munis d’une chambre de dépôts, où se rassemblent toutes les particules solides éliminées.
- Ces appareils peuvent être constitués à l’aide de garnitures en tissus de feutre très perméables à l’air, s’opposant au passage des menues parcelles solides. De temps à autre, ces garnitures sont net-
- FIG. 1 . — ÉPURATEURS D’AIR A MOUVEMENT GIRATOIRE I. A, entrée de l'air sous l'effet de l'aspiration produite dans le carburateur par la succion des pistons. Des aubes fixes et très inclinées provoquent un mouvement giratoire du courant d'introduction; B, les poussières plus lourdes sont rejetées vers la périphérie par le mouvement centrifuge ; C, elles tourbillonnent à leur rencontre avec le fond du tambour de l'appareil; D, elles descendent dans un récipient, où elles se déposent; E, ce récipient est maintenu parmi étrier et son amovibilité est instantanée pour le nettoyage; F, un courant (Tair pur se forme au centre de l'appareil; G, d'où il gagne le carburateur.— II. A, l'entrée d'air est ici au sommet de Vappareil; B, une calotte mobile, guidée par un axe fixe et supportée par une bille, est munie d'ailettes, le courant d'air lui imprime un vif mouvement de rotation ; sous cet effet centrifuge, les corps solides sont lancés vers la périphérie du tambour ; C, ces corps sont rejetés à l'atmosphère par la partie inférieure de l'appareil ; D, une petite couronne à aubes guide et aide l'introduction de Pair épuré ; E, cet air gagne ensuite le carburateur.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- toyées ou remplacées quand elles commencent à se colmater.
- La tendance est plutôt d’adopter des sortes de centrifugeurs, qui communiquent au courant d’air, appelé dans le carburateur par l’aspiration des cylindres, un mouvement giratoire très vif qui provoque la séparation des poussières par différence de densité, les corps solides étant lancés, par la force centrifuge, vers la périphérie du tambour de l’appareil.
- Le mouvement giratoire est produit soit par le guidage du courant d’introduction, au moyen d’aubes fixes inclinées ( figurine I de figure 1), soit par une petite turbine actionnée par l’aspiration même du moteur (figurine II de figure 1).
- Poussières et graviers ne sont pas les seuls agents destructeurs des surfaces frottantes ; il faut aussi retenir les dépôts de carbone provenant des combustions incomplètes et des phénomènes de cracking ou de désarticulation moléculaire, que subit l’huile de graissage dans la chambre d’explosion où elle est soumise à une température très élevée. De fines particules métalliques, détachées par érosion légère et localisée, venant d’insuffisance momentanée de lubrification, l’estent également en suspens dans l’huile de 'graissage.
- Toutes les installations comprennent des filtres généralement composés de toiles métalliques à mailles serrées, mais des corps étrangers les traversent quand même, puis passent et repassent dans les coussinets. Comme la goutte d’eau sur la pierre, ils les rongent peu à peu et les usent. Aussi a-t-on créé les
- épurateurs d'huile. Là encore peut-on se servir de matières filtrantes, mais on a su trouver également des appareils centrifugeurs très effectifs. Celui représenté figure 2 est en service sur les modèles 6 cylindres 40 C.V. Renault et sur les moteurs d’avions de cette même maison. L’huile est refoulée par la pompe de circulation dans un bol animé d’une très grande vitesse de rotation. Il s’y établit une élimination des corps solides par différence de densité, comme dans les épurateurs d’air à mouvement centrifuge.
- Des cloisons verticales, fixées à l’intérieur du bol, guident l’élévation du liquide épuré vers les orifices de sortie, afin d’éviter les phénomènes de cavitation (analogues à ceux obtenus par une baguette déplacée d’un mouvement circulaire très rapide dans l’eau).
- Le liquide s’achemine ainsi vers la partie supérieure du bol et se déverse dans un carter, d’où il est envoyé aux paliers du moteur. Les impuretés s’amassent dans le bol. Le carter extérieur est garni d’un couvercle amovible maintenu par un étrier et, périodiquement, on opère le démontage et on procède au nettoyage. De très sévères essais de longue durée ont été exécutés sur des moteurs d’avion. On a pu constater que l’usure des organes était nettement réduite et que l’huile conservait plus longtemps ses qualités lubrifiantes.
- Il est encore une autre cause très sérieuse de détérioration de l’huile de graissage : c’est la dilution par l’essence.
- Le mélange d’air et de carburant introduit dans les cylindres n’est jamais parfaitement
- FIG. 2. — ÉPURATEUR ll’lIUILE CENTRIFUGE
- O, carter inférieur fixe monté sur l'em base de la commande mécanique ; P, chapeau amovible à joint étanche sur le carter O ; Q, guide de l'axe du bol rotatif ; S, étrier de fixation du chapeau amovible sur le carter; T, écrou de fixation. L'huile parvient au bol rotatif a par le conduit b ; elle est refoulée à l'intérieur du bol qui est animé (Tune très grande vitesse de rotation. Toutes les impuretés sont rejetées vers la périphérie. Des cloisons d guident le liquide vers les orifices e, d'où il pénètre dans Vespace f, pour être envoyé aux paliers par une canalisation située derrière Vappareil sur la coupe de la figure ci-dessus.
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- homogène ; il contient des gouttelettes assez grosses, non suffisamment divisées. Ceci a lieu particulièrement pendant le fonctionnement au ralenti et les reprises, durant lesquels la teneur en essence est très riche. Ces gouttelettes se déposent sur les parois des cylindres, s’incorporent à la pellicule d’huile de graissage et retombent, avec elle, dans le carter inférieur. D’autre part, lors des mises en route, par temps froids notamment , on noie le carburateur, on injecte même parfois de l’essence liquide dans les cylindres par les robinets de décompression.
- De ce liquide non émulsionné, une quantité notable gagne aussi le carter inférieur. Peu à peu, l’huile devient très fluide et perd de ses qualités actives.
- Aux États-Unis, où l’on consomme des essences très lourdes se vaporisant mal, le phénomène de la dilution est tellement accusé que des séparateurs ont été étudiés afin d’évacuer automatiquement l’essence en suspens dans l’huile ( flg. 3).
- A cette lin, les pistons du moteur sont creusés d’une gorge circulaire, dans laquelle l’huile raclée sur les parois est recueillie pendant la course descendante.
- Une bavette portant une gorge verticale est disposée sur la face du piston, dans le sens de la rotation (elle sert en même temps à masquer l’orilice d’aspiration quand le piston est au point mort haut). En relation avec cette gorge est un orifice percé dans la paroi du cylindre auquel aboutit une canalisation du séparateur. Celui-ci se compose d’une chambre réchauffée par une dérivation de l’échappement et maintenue à 60° par un thermostat; cette chambre communique, par une tuyauterie de faible diamètre, avec la canalisa-
- tion d’aspiration du moteur et elle se trouve disposée au-dessus d’une nourrice automatique, semblable à celles des installations d’alimentation d’essence par dépression, reliée ici avec le carter inférieur, car elle est destinée à recueillir l’huile épurée. La dépression régnant à l’intérieur de la chambre détermine un vide dans les tuyauteries de liaison avec les cylindres ; l’huile raclée sur les parois est aspirée. Sous le double effet du vide relatif et de la chaleur, les produits volatils se séparent, sont emportés vers les cylindres ; l’huile, rajeunie, s’écoule dans le fond de la chambre et parvient à la nourrice, d’où elle descend ensuite dans le carter inférieur du moteur pour reprendre son cycle de circulation.
- L’adjonction des épurateurs d’air, des épurateurs et séparateurs d’huile est, évidemment, une nouvelle complication, mais ces appareils sont rustiques et on doit souhaiter la généralisation de leur usage, car ils font bénéficier d’une plus longue durée des mécanismes et d’un service plus économique des huiles de graissage très chères; ils accordent donc, finalement, un gain très net sur les frais d’entretien.
- Toutes ces considérations montrent également combien il est important, avec les installations classiques, sans appareils d’épuration, de vidanger très régulièrement le moteur, soit environ tous les 2.000 kilomètres. ' L’huile en sort toute noire par suite de l’accumulation des dépôts de carbone, diluée par pollution des apports d’essence; et l’analyse montre combien de corps solides, graviers, poussières, parcelles métalliques, elle peut contenir.
- G H
- FIG. 3. - INSTALLATION ü’UN SÉPARATEUR
- d’huile SUR UN MOTEUR
- A, cylindre ; 13, piston ; C, languette d'obturation; D, gorge circulaire creusée dans le piston; E, canal d'écoulement ; F, orifice de dépression débouchant dans le cylindre ; G, tuyauterie de dépression entre l'épurateur et les cylindres ; H, chambre de séparation ; I, cloche de départ des produits volatils ; J, chambre de réchauffage ; K, tuyauterie d'échappement ; L, évacuation de l'huile dans la nourrice intermédiaire ; M, nourrice automatique ; O, tuyauterie de dépression ; P, échappement du moteur.
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- FIG. 4. — TORPEDO COMMERCIAL « TOUT ACIER »
- Le panneau arrière est abattant et peut former fourragère. Le rideau de la capote se roule et se fixe à la partie supérieure du dernier arceau. Toutes les garnitures et sièges de l'arrière sont amovibles. On peut, ainsi, disposer d’un large espace pour des colis encombrants. Tout remis en place, le panneau fermé et le rideau tiré, le véhicule reprend la physionomie classique de la touriste. C'est donc
- une véritable voiture domestique.
- Toute négligence concernant le regarnissage périodique d’huile fraîche entraînera, inévitablement, une usure plus rapide et des dépenses accrues de réparations.
- La vogue du torpédo commercial
- De plus en plus, les constructeurs donnent à l’automobile le caractère d’objet domestique. Nous avons déjà présenté plusieurs essais de torpédos mixtes, plus agréables que la camionnette pour certains emplois. Le torpédo conserve sa physionomie de touriste, mais le panneau de fond peut s’abattre et former fourragère. Toutes les garnitures et les sièges arrière peuvent être amovibles, comme dans l’exemple de la figure 4. Le bavolet de la capote se roule et peut s’arrimer en haut du dernier arceau. On dispose de la sorte d’un grand emplacement pour transporter des colis encombrants ou des caisses légères et nombreuses. Ce sont là des caractéristiques du véritable véhicule de service.
- II. Nouveautés
- Peinture et vernis à la cellulose
- Jusqu’ici, les panneaux de bois ou de tôle des carrosseries étaient recouverts de peinture à l’huile, puis de vernis gras* Ce dernier, plaisant à l’œil par son brillant et son lustre, est des plus sensibles au moindre mauvais traitement. Les gouttes d’eau d’une averse, si elles ne sont pas séchées à la peau de chamois, y laissent une
- trace. Il en est de même de la boue séchée. Le goudron s’y incruste, le moindre gravier le raie. Le lavage de la voiture se complique de précautions indispensables si l’on tient à ne pas le détériorer. Néanmoins, il perd progressivement de son éclat, et il faut songer à une réfection longue et coûteuse.
- Tout ceci ne concerne que l’usage. L’exécution réclame, par ailleurs, des spécialistes adroits et demande souvent plus d’un mois. Déjà, le simili-cuir est devenu pour le vernis gras un concurrent très sérieux, mais voici peinture et vernis à la cellulose qui vont bientôt le supplanter.
- La base de ces produits est de l’acétate de cellulose, traitée par des solvants spéciaux et additionnée de pigments qui permettent de réaliser toutes teintes comme pour la peinture à l’huile. En moins d’une semaine, la peinture d’une carrosserie neuve peut être complètement terminée, c’est donc au moins trois semaines gagnées.
- Pour l’usager, les avantages sont multiples. Indiquons, tout d’abord, que la présentation est au moins aussi satisfaisante que celle obtenue avçc le vernis gras le plus soigné. Mais que d’agréments pour l’entretien et la durée ! Eau et boue peuvent sécher sur les surfaces ainsi traitées. Un nettoyage ordinaire, puis un polissage au chiffon de toile ou de laine leur redonneront l’aspect d’une glace, sans qu’il se puisse celer aucune trace. Une fine rayure disparaît par le même procédé, car la dureté de l’émail ainsi constitué est remarquable. Une éraillure sera passée
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- à la ponce, puis la place soigneusement polie. Une érosion profonde mais localisée sera reprise et, après séchage et repolissage, l’endroit endommagé retrouvera le même éclat.
- Le goudron, si tenace, s’enlève à l’essence ou avec une eau savonneuse. Après une période d’entretien très négligé, la carrosserie, bien lavée et polie, sera de nouveau pimpante.
- Et ce. ne sont pas des promesses, mais de solides réalités, appréciées chez nous depuis plusieurs mois, et confirmées depuis plus d’un an aux Etats-Unis et en Angleterre.
- Le vernis à la cellulose, par contre, ne peut s’employer au pinceau, en raison de la volatilité des solvants qu’il contient. Il nécessite de l’air comprimé, des aérographes et une ventilation active des locaux où s’exécutent les travaux, mais tout garagiste peut posséder cette installation et des peintres spécialistes ne sont plus indispensables.
- C’est donc un véritable bouleversement des habitudes qu’apporte le vernis à la cellulose ; il favorise une livraison plus rapide, un entretien plus commode et une durée beaucoup plus longue.
- III. Les idées de nos lecteurs
- Un de nos abonnés, M. Yves Bélanger, de Limeuil (Dordogne), a fait breveter un avertisseur nocturne d’un caractère très ingénieux et très original.
- Cet appareil a pour but de signaler aux automobilistes, pendant la nuit, des endroits dangereux ou de leur fournir, par des pan-
- cartes lumineuses, tous renseignements utiles pour les indications de route, ravitaillements hôtels, etc...
- L’avertisseur, placé sur le bord de la route, comporte, de chaque côté, une lentille qui concentre la lumière des phares de l’automobile qui vient vers elle, sur une petite résistance en sélénium. Celle-ci devient, de la sorte, bonne conductrice et laisse passer un courant fourni par n’importe quelle source d’électricité, ce qui entraîne le déplacement d’un électro-aimant et de l’armature d’un balancier qui met en fonctionnement : des lampes pour l’éclairage intensif des panneaux indicateurs et un avertisseur sonore, qui éveille l’attention de l’automobiliste. Dès que celui-ci est passé, le fonctionnement est suspendu automatiquement, la résistance du sélénium redevient, à nouveau, prépondérante et le ressort du balancier rappelle ce dernier au repos. Pendant le jour, on coupe le courant à l’aide d’un interrupteur.
- IV. Accessoires utiles ou curieux
- La housse de radiateur ou de capot
- Pah les temps froids, la housse de radiateur ou de capot est indispensable. Elle permet d’obtenir, en cours de journée, des départs faciles, car la chaleur reste concentrée sous le capot et elle accorde encore plusieurs autres bénéfices : une économie appréciable d’essence,par suite des mises en route immédiates et parce que le moteur s’échauffant plus vite atteint en moins
- rt£
- D C R F
- FIG. 5.-AVERTISSEUR NOCTURNE A FONCTIONNEMENT AUTOMATIQUE
- A, carter de Vappareil ; B et B’, lentilles ; C, balancier ; D, pivot du balancier ; E, électro-aimant ; ¥ et G, contacts ; H, résistance en sélénium, ; I et I’, lampes ; J, sonnerie ou appareil avertisseur sonore ; K, pancartes indicatrices; L, fils reliant l'appareil à une source dû électricité ; M, fil d'amenée de. courant vers le balancier ; N O, fils desservant les lampes; P et Q, fils desservant l'avertisseur; R, ressort de rappel du balancier à la position de repos ; S, interrupteur pour suspendre le fonctionnement pendant le jour.
- 2G
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- de temps sa température la plus favorable de marche. On prévient, par ailleurs, une autre cause d’usure prématurée du moteur : l’huile, par saison froide, est partiellement figée, aux départs elle circule difficilement, la lubrification peut être insuffisante et irrégulière, ce qui ne sera pas sans dommage pour le mécanisme. La batterie d’accumulateurs, déjà paresseuse en hiver, s’en portera également très bien, car on exigera d’elle de moins pénibles efforts pour les lancements. Aujourd’hui, des spécialistes ont en stock des housses de radiateur ou de capot pour tous les modèles courants et rien n’est plus facile que de se les procurer. Elles donnent à la voiture, au lieu de la classique couverture, .une correction qui doit être appréciée.
- Ouverture rapide des portières, au pied
- On préfère fort judicieusement, maintenant, des portières larges, car elles accordent une entrée et une sortie aisées de la voiture, mais, à l’avant, les leviers de manœuvre de serrures sont par-> fois d’atteinte incom m ode.
- Voici un dispositif qui évite tout geste en-nu y e il x . Le pêne de la serrure est relié par une trin-glerie à une petite pédale disposée dans l’angle inférieur avant de la portière. 11 suffit d’appuyer le pied sur la pédale pour dégager le pêne. On remarquera, également, le système de lève - glace, très simple, manœuvré par un bouton coulissant dans une rainure garnie d’encoches d’arrêt.
- FIG. 6. - COUVHE-RADlATIiUlt
- AJUSTÉ SUR TA CALANDRE ET PORTANT UN RIDEAU MOBILE PERMETTANT DE MASQUER LE RADIATEUR
- FIG. 7. — MANŒUVRE AU PIED DE L’OUVERTURE DE LA PORTIÈRE
- A, pi’ne de la serrure; 11, péd(dette reliée par une tringleric au pêne A, il suffit d'appuyer sur elle pour provoquer Vouverture de la portière; C, bouton de manœuvre du lève-glaee; D, rainure à encoches où l'on fixe le boulon C, à la hauteur désirée pour avoir une ouverture variable de la glace de portière.
- Un pot d’échappement qui avale les fumées et l'oxyde de carbone
- L’augmentation croissante du nombre des automobiles en circulation est appelée à imposer des mesures particulières au point de vue de l’hygiène des villes.
- On sait, en effet, qu’avec les gaz d’échappement des moteurs, une certaine quantité d’oxyde de carbone est rejetée à l’atmosphère. Les fumées venant de l’excès d’essence ou de l’excès de graissage sont également à éviter. Un nouvel appareil, le silencieux Royer, grâce à des corps catalyseurs qu’il contient, absorbe toutes les fumées et transforme l’oxyde d e carbone en gaz car boni que.
- Lors de récentes expériences qui ont eu lieu dans les ateliers d’une de nos grandes marques d’automobiles, des essais très concluants ont été conduits sur un moteur accusant avec le silencieux ordinaire un très fort excès de Dès que les gaz d’échappement étaient dérivés dans l’appareil Royer, immédiatement toute émission de fumées disparaissait. L’inventeur assure que l’efficacité des corps catalyseurs employés est de très longue durée. Le nouveau silencieux semble opposer une résistance nettement plus grande à l’éva-cnation des gaz morts que les dispositifs courants, mais il faut songer que son emploi n’est prévu qu’en ville, alors qu’on ne demande au moteur qu’une part de sa puissance.
- A. Caputo.
- graissage.
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- LE RÉSEAU DE L’ÉTAT FRANÇAIS VIENT DE METTRE A L’ESSAI DE NOUVELLES AUTOMOTRICES A ESSENCE
- Par M. DE BRU
- Si, en résolvant le problème du charbon, les nouvelles automotrices devaient compliquer celui de Vessence, la France y perdrait à la transformation, puisque le liquide combustible lui vient en totalité de Vétranger. Mais les nouvelles automotrices à essence ne sont qiCwit acheminement vers les automotrices à huile lourde et, peut-être aussi, vers l'utilisation du gaz du bois qui est, celui-ci, un gaz bien national. Aussi ne pouvons-nous qu’applaudir à toutes les expériences effectuées en vue de la, diminution de nos besoins en charbon d’abord, et par la suite en essence.
- Le moteur à combustion interne présente, en effet, sur la vapeur, un certain nombre d’avantages : il est toujours prêt à mettre en marche ; une chaudière demande plusieurs heures pour la mise en pression et consomme du combustible pendant les stationnements; une locomotive à vapeur nécessite la présence de deux agents sur la machine ; l’uuto-
- Nous avons déjà entretenu nos lecteurs de cette question des automotrices à essence (voir notre n° 66 de La Science et la Vie, Décembre 1922).
- • Depuis, les essais se sont amplifiés ; des résultats sont acquis et les compagnies de chemins de fer s’intéressent de plus en plus à la nouvelle formule de traction.
- LA NOUVELLE AUTOMOTK1CE A ESSENCE VUE DE L’AVANT
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- motrice à essence peut être conduite par un seul, l’autre agent du train restant en liaison avec lui et pouvant intervenir en cas de défaillance ; l’automotrice à essence n’exige que de faibles approvisionnements en eau et en combustible, et peut fournir un service journalier ininterrompu ; enfin, la suppres sion des fumées et des projections d’escarbilles n’est pas à regretter pour les voyageurs et pour les riverains de la voie ferrée.
- Cependant il convient de souligner la remarquable souplesse de la vapeur qui s’accommode à toutes les circonstances de marche, depuis le démarrage jusqu’aux plus
- Le groupe moteur est disposé transversalement ; il est constitué par :
- Un moteur à 4 cylindres de 135 d’alésage et 170 de course, d’une puissance de 70 à 80 C. V., au régime de 12 à 1.500 tours ;
- Un embrayage Fieux, d’une conception spéciale, dont il sera parlé plus loin ;
- Un mécanisme à quatre vitesses de marche avant et une de marche arrière par trois trains baladeurs, l’échelonnement des vitesses étant de 15, 25, 45 et 65 kilomètres.
- L’essieu d’avant est seul moteur ; il est d’un type renforcé ; lar transmission entre le mécanisme et l’essieu s’effectue par chaînes :
- MOTEUR UK 60-80 C. V. MONTÉ SUR UES NOUVELLES AUTOMOTRICES
- ("est un moteur classique, avec soupapes latérales superposées et commande par culbuteurs des
- soupapes d'aspiration.
- grandes vitesses, tandis que le moteur à explosions, qui ne présente pas les mêmes qualités, nécessite J’intervention d’organes intermédiaires pour transmettre son énergie aux roues motrices et aussi pour s’adapter aux différents régimes de marche ; ces intermédiaires peuvent être mécaniques, hydrauliques, électriques ou pneumatiques.
- En raison des résultats obtenus depuis 1922, le réseau put envisager des essais plus étendus en mettant en service régulier dix automotrices du même type, qui furent livrées, en 1925, par les Établissements Schneider.
- Dans la transformation, deux compartiments à voyageurs sont maintenus à l’arrière du véhicule : pour le reste, l’aménagement comprend, en partant de l’avant : le groupe moteur, le poste du mécanicien et un compartiment à bagages.
- une chaîne verticale actionnant un arbre-relais et deux chaînes horizontales jumelées sur l’essieu, de façon à éviter les timoneries de frein disposées dans l’axe.
- L’équipement comprend, en outre, un compresseur d’air pour le frein et les services auxiliaires, et un démarreur Herzmark à air comprimé pour le lancement du moteur.
- Le véhicule comporte le frein à air comprimé, combiné avec le frein à main ; un frein à levier sur le mécanisme et une sablière agissant dans les deux sens de marche.
- Le poids est de 15 tonnes environ.
- Le groupe moteur est disposé sous un capot muni de plusieurs portes de visite. Pour faciliter l’accès du moteur, le radiateur est déporté du côté gauche du véhicule. Au-dessus du capot est disposé le réservoir à essence, et, en arrière, un coffre de ventilation.
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- LES NOUVELLES AUTOMOTRICES A ESSENCE
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- Cette automotrice est utilisée, avec une voiture de troisième classe en remorque, sur des profils très accidentés (rampes de 20 millimètres par mètre) ; elle peut emmener cinq ou six voitures en profil facile et même manœuvrer des rames de 100 tonnes dans les gares.
- Pour obtenir un tel résultat avec une première vitesse multipliée à 15 kilomètres à l’heure, il y avait un problème d’embrayage tout particulier et délicat à résoudre.
- dont l’inertie s’opposera au passage des vitesses, lorsqu’on voudra manœuvrer les trains baladeurs.
- L’embrayage doit donc remplir deux conditions contradictoires : grande puissance et grande légèreté.
- Dans l’embrayage Fieux, qui est appliqué à cette automotrice, le problème a été résolu en séparant l’organe de friction de l’organe de couplage, en constituant l’embrayage par la combinaison de deux appareils distincts.
- VUE LATÉRALE DE LA NOUVELLE AUTOMOTRICE DE L’ÉTAT
- Dans tout véhicule automobile, l’embrayage doit rester en friction depuis le moment précis de la mise en route jusqu’au moment où l’accouplement est effectif entre l’accouplement et le mécanisme.
- A titre d’exemple, la durée de la friction, lors du démarrage, pour un autobus, varie d’une à trois secondes. Avec l’automotrice Etat, elle atteint vingt secondes lorsqu’on démarre cinq voitures en palier et plus de trente secondes avec un train de 100 tonnes. Il faut donc, pour supporter de tels glissements, un embrayage très largement établi, avec de grandes surfaces de frottement. Mais, alors, on est conduit à des pièces lourdes
- L’organe de friction est un conjoncteur automatique qui entre en fonction chaque Ibis qu’il doit y avoir glissement. Il est basé sur la combinaison de masses centrifuges et d’un spiral agissant par friction à l’intérieur d’un tambour.
- L’autre appareil, le coupleur, est un véritable embrayage à très faible inertie, à surfaces fortement chargées et dont l’élément conduit est, par suite, très léger ; on ne lui demande aucune qualité de glissement ; il est manœuvré à la façon d’un embrayage ordinaire.
- Les conséquences très heureuses de cette double disposition sont les suivantes :
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- En raison de la faible inertie du coupleur, les manœuvres de changement de vitesse s’opèrent avec une grande facilité, comme avec une voiturette.
- Tous les glissements s’effectuent automatiquement par le conjoncteur. Le couple d’entraînement de ce dernier étant fonction de la vitesse du moteur, si la vitesse vient à fléchir, par suite d’une résistance du train, par exemple, ou d’une fausse manœuvre, la disjonction se produit, mais le moteur ne cale pas.
- Grâce à l’automaticité de cet appareil, les Chemins de fer de l’Etat ont pu confier la conduite de ces automotrices à des mécaniciens non spécialistes, qui ont été mis en
- retirer aux trains automoteurs: marchandises, messageries, etc...
- Les vitesses réalisables avec l’automotrice Etat sont les suivantes :
- L’automotrice, seule, en palier, 70 kilomètres à l’heure ; avec remorque de 10 tonnes, 60 kilomètres; avec 50 tonnes, 45 kilomètres environ.
- En rampe de 15 millimètres par mètre, 45 kilomètres avec remorque de 10 tonnes et 30, kilomètres avec remorque de 20 tonnes.
- En rampe de 20 millimètres par mètre, la vitesse est de 25 kilomètres environ avec remorque de 10 tonnes et 15 kilomètres avec remorque de 20 tonnes.
- Parmi les conclusions à tirer de l’exploi-
- DIVEUSES PIÈCES CONSTITUTIVES 1)E u’EMBItA YAGE FIEUX
- quelques heures au courant de la manœuvre.
- Les onze automotrices de ce réseau ont été réparties en quatre centres : Sainte-Gauburge, Lisieux, Dinan et Fougères ; elles ont parcouru, pendant la saison d’été, 130.000 kilomètres, dans des conditions de régularité satisfaisantes.
- Au point de vue économique, il serait prématuré de donner des chiffres précis ; il faut attendre un certain délai pour pouvoir définir la part de dépenses qu’il convient d’attribuer au chapitre entretien ; mais, d’ores et déjà, il apparaît que, malgré le prix de l’essence, le prix du kilomètre-train avec l’automotrice est nettement inférieur à celui du train à vapeur, environ de moitié.
- Bien entendu, l’automotrice n’ofl're pas la même capacité de transport que ce dernier ; il n’est pas, ici, question de concurrencer la vapeur, mais d’améliorer l’exploitation par un service mixte utilisant au mieux les deux procédés, en reportant sur les trains à vapeur du service tout le tonnage que l’on peut
- tation de ces véhicules, il convient de noter que, pour un service normal de chemin de fer et dans le but de pouvoir utiliser le matériel dans les conditions les plus pratiques, il conviendrait de recourir à des automotrices plus puissantes. Sans doute, l’avenir appartient-il à des machines comportant des moteurs à combustion type Diesel, utilisant des combustibles plus économiques que le moteur à explosions. Mais il était intéressant de voir en service quelques véhicules équipés d’une façon qui peut paraître transitoire, pour bien se rendre compte des conditions d’exploitation à envisager, conditions qui peuvent être très différentes de l’exploitation par trains à vapeur.
- Ces résultats encourageants font le plus grand honneur aux ingénieurs du réseau de l’Etat, aux constructeurs de ces machines, sans oublier M. Fieux, à qui revient le mérite de l’embrayage automatique, qui a permis cette réalisation.
- M. de Bru.
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- LA T. S. F. ET LA VIE
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- Par Joseph ROUSSEL
- I. Instruisons-nous. — II. Montage pratique. — III. La T. S. F. à l’étranger. — IV. Horaire des principaux postes de diffusion.
- I. Instruisons-nous
- Quelles seraient les dimensions d’un condensateur variable, à air, d’une capacité d’un farad ?
- Les amateurs de T. S. F., lorsqu'ils manient avec habileté les cadrans de leurs condensateurs, se rendent-ils toujours un compte exact du rapport de dimension de leurs appareils avec celui qui, construit sur le même type, constituerait l’unité légale ?
- Nous ne le pensons pas, aussi croyons -nous les intéresser en leur fournissant des éléments de comparaison.
- L’unité de capacité, le farad, c’est-à-dire la capacité d’un corps qui possède une charge de un coulomb sous le potentiel de un volt, peut être représentée par une sphère ; dans ce cas, cette sphère aurait un rayon de neuf millions de kilomètres. Le microfarad, sous-multiple déjà plus pratique, millionième de farad, est encore tellement grand qu’une sphère ayant les dimensions de la Terre n’en pourrait représenter que sept cent sept. C’est pourquoi, pour l’usage pratique de la T. S. F., on utilise comme unité un sous - multiple encore plus faible, le millimicrofarad, dont le type réalisé est le condensateur dit « d’un millième ».
- Si nous songeons
- qu’il faudrait mille millions de ces petits appareils pour constituer une capacité d’un farad, nous avons déjà une idée de l’ordre de grandeur de cette unité.
- On a cependant été plus loin dans le domaine de la comparaison, et voici l’une des plus curieuses :
- Considérons l’un des plus grands immeubles du monde, le Woolworth Building de New-York, dont la hauteur atteint 240 m., puis imaginons un condensateur dont la surface de chaque plaque soit égale à celle de la base de cet immeuble ; donnons à ces plaques une épaisseur d’un millimètre et supposons-les distantes l’une de l’autre d’un millimètre également ; il ne faudra pas moins de 117.300 plaques pour (pie la capacité totale atteigne le farad, ce qui donne au dispositif une hauteur à peu près égale à celle du Woolworth, ainsi que le montre notre illustration (lig. 1), et cela sans compter l’organe de commande de cet appareil.
- Quel est celui d’entre vous, chers lecteurs, qui consentirait à faire de la T. S. F., s’il fallait mouvoir par son cadran un tel condensateur !
- Gravez vos plateaux d’ébonite
- L
- FIG. 1. — UN CONDENSATEUR D’UN FAKAD ATTEINDRAIT I.A HAUTEUR DES PI.U S HAUTS G U ATT E - CI E E
- orsqu un amateur a terminé la construction d’un poste dont le ou les brillants panneaux d’ébonite réjouissent sa vue, il sent souvent que quelque chose manque à l’ensemble pour lui donner, avec plus de cachet, plus de sécurité de manœuvre ; ce sont les indications ou repères gravés vis-à-vis des diverses commandes des organes mobiles.
- Ce défaut de repères est souvent cause d’erreurs, dont les conséquences peuvent
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- être très fâcheuses pour la bourse. Mais l’amateur hésite, il craint d’abîmer son ouvrage et, le plus souvent, néglige ce détail, cependant important.
- Il existe bien, dans le commerce, des feuilles de décalque spéciales ; nous n’en saurions médire, mais, bien souvent, ou leurs indications sont insuffisantes, ou leur dessin s’accorde mal avec le dispositif et les places disponibles ; il faut donc graver.
- Cette opération est beaucoup plus facile à réaliser qu’on ne pense ; l’ébonite offre à ce travail un support merveilleux ; elle ne possède qu’un seul défaut : la facilité à laisser le trait « filer » au cours de la gravure.
- Voici deux procédés qui pourront être de quelque utilité à nos lecteurs :
- A ceux qui possèdent, avec quelques notions de dessin, une sûreté de main suffisante, nous recommanderons la simple gravure à la 'pointe.
- La meilleure pointe à graver sera réalisée avec une barre d’acier carrée d’environ 10 centimètres de longueur et de 5 millimètres de côté, dont l’une des extrémités aura été taillée à la meule de grès ou d’émeri en cône très allongé.
- L’outil, qui n’aura ])as de manche, sera solidement maintenu entre le pouce et l’index de la main droite dans une position presque verticale (légère inclinaison vers le corps et à droite), la main étant fortement appuyée sur le panneau posé bien à plat. En même temps, il est nécessaire de maintenir et de guider la base de Voutil avec Vextrémité de Vindex de la main gauche, cette main étant bien assurée sur le panneau. Tout le secret d’une gravure correcte réside dans cette position des mains ; la droite doit guider le trait, l’index gauche seul pour un trait montant, agir avec force, tandis que, pour un trait descendant, la main droite donne la force, que l’index gauche doit limiter.
- Un peu de patience, quelques exercices préalables sur l’envers de plaques usagées rendront vite l’amateur maître du procédé, qui seul peut convenir au tracé de lignes sinueuses ou d’écriture cursive.
- Pour les moins habiles, voici un second moyen très sûr : la gravure avec guide.
- La ligure 3 représente les ustensiles nécessaires. En L, le couteau à graver, taillé
- dans une mince
- lame de tôle d’acier, dont le
- FIG, 2.
- COMMENT ON DOIT TENIR I.'OUTIL A GRAVER
- FIG. 3.
- LES OUTILS DU GRAVEUR AMATEUR
- dessin représente clairement la forme particulière ; cette lame, n’excédant pas 3 centimètres de longueur, est fortement maintenue dans un manche ad hoc. L’appareil de guidage des traits est formé de deux lames métalliques plates, A et B, maintenues parallèlement aux deux extrémités par des lames C, vissées ou soudées. L’écartement entre A et B, qui règle les dimensions des lettres à graver, est laissé au libre choix de l’usager.
- La seconde pièce nécessaire est représentée en M N ; elle est formée de deux parties métalliques soudées à angle droit. Ces pièces ont été, au préalable, découpées à la scie à métaux, puis finies à la lime, suivant les formes indiquées par le dessin.
- On voit, dans le bas de la figure, comment on utilise cet ensemble : la pièce M N, guidée par la lame B, peut être disposée, soit comme le montre 1, soit 2 ; dans le premier cas, elle guidera le couteau dans l’intervalle entre A et B, pour le dessin des lignes obliques ; dans le second, pour celui des lignes verticales ou horizontales médianes (tel le trait horizontal de la lettre II).
- On adoptera, bien entendu, un alphabet en capitales à lignes simples. Cet outillage sera utilement complété par un compas, à l’extrémité de l’une des branches duquel on aura donné la forme du couteau L.
- Les traits gravés à la profondeur désirée sont remplis d’une couleur épaisse, de teinte claire ; un bon moyen, rapide et sûr, consiste à les frotter en tous sens, pour bien faire pénétrer la pâte, avec un crayon gras indélébile, tel celui connu sous la marque « l’Artisan », de la maison Bourgeois.
- Si l’opération de la gravure, qui doit être faite avant la fixation des organes sur le panneau simplement percé, a terni le brillant, on le redonnera facilement en frottant énergiquement la surface d’ébonite avec un chiffon très usagé et légèrement gras.
- Rappelons que pour éviter la décoloration de l’ébonite, qui lui donne une teinte brune peu agréable, il est bon de ne jamais l’exposer
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- LA T. S. F. ET LA VIE
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- au soleil et de recouvrir soigneusement les appareils d’une housse, lorsqu’ils ne sont pas utilisés.
- II. Un montage pratique
- Le montage que nous proposons à nos lecteurs est un réflexe d’un type particulièrement simple à établir et à régler. C’est, en réalité, une détectrice à réaction, à laquelle s’ajoute une amplification basse fréquence qui, sans atteindre la puissance d’une seconde lampe, augmente cependant l’intensité de réception d’une manière réellement intéressante, surtout si l’on considère la simplicité du dispositif.
- Nous l’avons réalisé et pouvons affirmer l’excellence du système.
- Il n’est pas nécessaire d’entrer dans de grands détails pour le décrire, la figure 4 en montre très clairement le mon tage.
- Voici les valeurs des selfs et capacités :
- L et C sont déterminés par l’aérien utilisé, C devant être à faibles pertes, de préférence suivant la loi du carré de la longueur d’onde et d’une capacité totale d’un demi-millième.
- Lx, réaction, aura, en général, un nombre de spires égal à une fois et demie celui de L. C1 est l’usuel condensateur de détection de 20/100.000.
- C2, condensateur de passage, qui facilite singulièrementracerochage des ondes courtes, est de 2 à 3 micro farads.
- Les points délicats et importants résident dans le choix du transformateur basse fréquence, du sens des entrées et sorties, et dans la détermination delà valeur de R.
- On choisira un bon transformateur dont le rapport n’excédera pas 3 ; le sens convenable des liaisons sera cherché par essais méthodiques.
- Pour R, dont le réglage précis est le point capital du dispositif, on montera une résistance réglable pouvant aller jusqu’à 3 mégohms. La recherche des postes, le réglage de
- réaction et d’intensité (le chauffage doit être réglé très soigneusement) se feront comme pour une détectrice à réaction ordinaire. Le jeu convenable de R le mettra au point d’une manière précise.
- III. La T. S. F. à Vétranger
- Méthode d’observation directe des phénomènes oscillatoires des cristaux piezo-élec-triques
- ous nos lecteurs sans-filistessont au courant des curieux phénomènes oscillatoires qui se manifestent au sein de certains cristaux placés dans un champ alternatif à haute fréquence.
- C’est surtout le quartz, lorsqu’il est taillé d’une façon particulière, ainsi que l’ont démontré J. et P. Curie, qui possède ces propriétés au plus haut degré.
- Utilisés comme résonateurs et excités par des oscillations électromagnétiques, ces cristaux ne vibrent que pour une fréquence nettement déterminée, d’ailleurs fonction de leurs dimensions géométriques, ou pour les différents harmoniques de cette fréquence.
- Cette propriété les rend particulièrement précieux comme étalons pour le calibrage des contrôleurs d’ondes où de tous autres appareils de mesure en haute fréquence, qui nécessit ent la connaissance absolument exacte des fréquences utilisées.
- Jusqu’ici, la détermination du point de résonance était effectuée par des moyens détournés , les vibrations des cristaux n’étant pas visibles à l’œil nu.
- Récemment, les docteurs Giebe et Scheibe, de la Société de Physique d’Allemagne, ont imaginé une méthode assez élégante, qui permet de mettre ces vibrations en évidence et d’en examiner directement les modalités.
- Pour cela, l’appareil, constitué par deux
- FIG. 4. — MONTAGE D’UNE DÉTECTRICE A RÉACTION AVEC CIRCUIT RÉFLEXE
- Armatures
- Cristal de quartzV^-^
- FIG. 5.-DISPOSITIF DES DOCTEURS GIEBE ET SCHEIBE,
- PERMETTANT L’OBSERVATION DIRECTE DES OSCILLATIONS DU QUARTZ
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- A
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- B
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- FIG. 6. — DIVERS ASPECTS DE l’effluve SUR LE CRISTAL OSCILLANT
- A, fréquence fondamentale ; B, second harmon ique ; C, troisième harmonique.
- armatures métalliques (fig. 5), maintenues écar -tées par des cales isolantes, l’armature inférieure supportant la lame de quartz en expérience, est placé dans un tube de verre hermétiquement clos, dans lequel on peut faire le vide à la pression de mercure par la
- quelques millimètres de tubulure R.
- Dans ces conditions, les armatures étant reliées à une source de haute fréquence et l’appareil étant placé dans l’obscurité, la décharge est rendue visible, sous forme d’cllluves lumineux, à la surface supérieure du cristal de quartz.
- Ce phénomène atteint son intensité maxi-ma lorsque le cristal entre en résonance.
- Pratiquement, le quartz expérimenté avait 10 centimètres de long sur 3 centimètres de large et 1 cm. 5 d’épaisseur; sa fréquence fondamentale était d’environ 20.000 par seconde. Le courant de haute fréquence était fourni par une valve d’émission de 25 watts, la tension appliquée a la plaque atteignant 600 volts.
- Par suite de l’extraordinaire acuité des
- phénomènes de résonance des cristaux, un soin tout particulier doit être apporté à la précision des réglages d’accord.
- La figure 6 montre divers aspects du phénomène observé, les parties grisées, à la face supérieure des lames A B C, représentant 1’efïluve visible.
- Eny4,le cristal vibre sous l’onde fondamentale ; en C, sous le troisième harmonique. En augmentant la fréquence, les expérimentateurs ont pu suivre le phénomène jusqu’au quinzième harmonique. Toutefois, le dispositif ne peut, sans modifications, permettre que l’observation des harmoniques impairs. Pour permettre celle des harmoniques pairs, on dispose les armatures, le quartz et les
- Armatures
- -, :
- Quartz
- FIG. 7. - DISPOSITIF PERMETTANT l’OBSER-
- VATION D’HARMONIQUES PAIRS
- connexions comme le montre la ligure 7 ; on obtient alors, pour le second harmonique d’ordre pair, l’aspect de B (fig. 6).
- L’intérêt du dispositif réside surtout dans l’extrême simplicité d’une observation précise, permettant l’étalonnage rapide et sûr des appareils de mesure spécialement utilisés en haute fréquence.
- IV. Horaire de principaux postes de diffusion
- France :
- Tour Eiffel, 2.650 ru., puissance 6 kw. ; 18 h., journal parlé, radio-concert, informations ; 19 h. 15 à 19 h. 45, éventuellement,'dimanche seulement, émissions diverses ; 20 h. 15 à 20 h. 30, éventuellement le dimanche seulement, émissions diverses sur l’onde de 2.740 mètres ; 19 li. 30 à 21 li., radio-concert sur l’onde de 2.740 ni. dimanche, mercredi, vendredi et dernier samedi de chaque mois.
- Radio-Paris, 1.750 m., puissance 4 kw. ; 12 h. 15, concert ; 13 h. 45, informations ; 13 h. 50, cours d’ouverture de la Bourse de Paris ; 20 lu 15, informations et concert; 20 h. 15 à 22 li., dimanche, radio-dancing.
- Lyon (La Doua), 550 m., puissance 500 w. ; 10 h. 30, concert phonographique, information ; 16 h. 15, Bourse de Paris, change, Bourse de Commerce ;
- 20 h., concert.
- P. T. T. (Ecole supérieure des postes et télégraphes (1e Paris), 458 m., puissance 0,45 kw. ; 20 h. 30, concert, causeries scientitiques.
- Petit Parisien (Paris), 358 m., puissance 0,5 kw. ;
- 21 h. 15 à 23 h., dimanche, mardi, jeudi, samedi, concert, causerie.
- Toulouse, 441 m., puissance, 2 kw. ; heures diverses, concert, informations.
- Oméga (Casablanca), 250 m. ; 17 h. à 19 11., concerts, essais.
- Belgique :
- Bruxelles-Haren, 1.100 m., puissance 3 kw. ; 13 h., 14 h., 16 h. 50, météorologie ; 18 h. 50, service avions. Radio-Belgique, 262 m., puissance 1 kw. ; 17 h. à 18 h., 20 h. 15 à 22 h., concerts, presse, causerie.
- Angleterre :
- Daventrg, 1.600 m., puissance 25 kw. ; 19 h. 30 il 22 h. 30, concert, dimanche, jazz jusqu’à minuit 15 h. 30 à 17 h., concert.
- Londres...... 365 m. puis. 3 kw.
- Cardiff...... 353 m. puis. 1,5 kw.
- Manchester. . . 378 m. —
- Bournenioulh . 386 m. Newcastle . . . 403 ni.
- Glasgow...... 422 m.
- Belfast...... 439 ni.
- Birmingham . 479 m. Aberdeen .... 495 m.
- Bradford..... 310 m.
- Dundee ....... 331 m.
- Edimbourg .. . 328 m.
- Huit.......... 335 m.
- Lecds......... 346 m.
- Lioerpool .... 315 m. Plymouth .... 338 m.
- Shefjield.... 301 ni.
- Sloke-on-Trenl. 306 m. Swansca .... 492 m.
- Postes de relais il faible puissance 100 à 300 watts.
- Concert. / Causeries.f10 h. 3U Jazz. ^
- Musique (23 h- 30 religieuse.!
- Presse, j
- Allemagne :
- Dresden, 294 m., puissance, 1,5 kw. ; 18 h. à 21 h., concert, informations.
- Hannover, 296 m., puissance 1 kw. ; 16 h. 30 à 22 h. concert, informations, Causerie.
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- LA T. S. F. ET LA VIE
- Bremen, 279 m., puissance 1 kw. ; 13 h. 30 à 21 h. 30, concert, causerie, informations.
- Hambourg, 395 m., puissance 1,5 kw. ; 17 h. à 21 h. 30, concert, causerie, informations (retransmis par Hannover et Bremen).
- Munster, 410 m., puissance 1,5 kw. ; 18 h. 30 à 22 h., concert.
- Breslau, 418 m., puissance 1.5 kw. ; 12 h. à 13 li., 19 h. 30 à 21 h. 30, concert, informations.
- Stuttgart, 443 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h. à 19 h.
- et à 20 h. 30, concert, causerie.
- Leipzig, 425 m., puissance 700 w. ; 10 h. 30 à 12 h.,
- 15 h. 30, 18 h. à 21 h. 30, concert, informations. Konigsberg, 463 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h. à 17 h.,
- 19 h. à 22 h., concerts, causerie.
- Frankfurt, 470 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h. 30 à 17 h., 18 h. à 21 h. 30, concert.
- Berlin, 505 m., puissance 1,5 kw. ; 16 h. 30, concert ; 18 h. à 22 h., informations, concert ; dimanche, 9 li., service religieux.
- Kœnigswurterhausen, plusieurs ondes : 4.000 m., 3.150 m., 2.800 m., 2.550 m. ; 6 h. à 20 h., presse et nouvelles irrégulièrement, toute la journée. Kœnigswurterhausen, 2.800 m. ; 11 h. 50, concert dimanche.
- Kœnigswurterhausen, 680 m. ; 9 h. 40, concert, dimanche.
- Autiucue :
- Vienne, 530 m. ; 10 h. à 11 h., 13 h. à 1 1 h., 19 h. à 22 h., concerts.
- Graz, 404 in., puissance, 0,5 kw. ; 5 h. à 6 h. cl 8 h. à 10 h., concerls, informations.
- Tchécoslovaquie :
- Prague (Khely), 1.150 ni. ; 9 h., 10 h. 30, 12 h. 50,
- 16 h., 17 h., cours ; 19 h., concert.
- Danemark :
- Lingsbif, 240 m. ; 18 h. 15, cours et nouvelles ; 20 h. 30 à 21 h., concert ; 8 à 9 h., dimanche, concert.
- LA T. S. F. ET LES
- Condensateur fixe, réglable, et à pertes minimes.
- Nous avons expliqué, dans notre dernier numéro, le principe d’un nouveau condensateur fixe, susceptible de prendre cependant diverses valeurs, et à très faibles pertes, imaginépar M. Joseph Roussel, l’auteur, si apprécié par nos lecteurs, de notre rubrique de T. S. F.
- Nous sommes heureux de constater que, dans notre pays, les bonnes idées ne restent pas toujours de simples idées et qu’elles reçoivent quelquefois une complète exécution. M. Dubois, frappé des qualités de ce condensateur, vient, en effet, d’en entreprendre la construction et notre photographie représente un modèle de cet appareil. On y reconnaît les armatures fixes, séparées par une mince lame d’air, particularité de ce condensateur fixe, et, au-
- Copenhaguc, 470 m., puissance 2 kw. ; 19 h., concert dimanche, mercredi, jeudi.
- Suède :
- Goeieborg, 460 m., puissance 0,3 kw. ; 19 h. à 21 h,, concert.
- Stockholm, 127 m. ; 11 h., concert dimanche (service religieux) ; de 18 h. à 21 h., concert en semaine.
- Stockholm-Radio ART, 470 m. ; 19 h., concert.
- Baden, 1.200 m. ; 10 h. à 11 h., service religieux le dimanche; 16 h. à* 18 h., concert ; 18 h. à 20 h., semaine, concert.
- Suisse :
- Genève, 1.100 m., puissance 1,5 kw. ; 20 h. 15 à 22 h., concerts, causerie, sermon (dim.), dancing (lundi).
- Lausanne, 850 m., puissance 0,5 kw. ; 19 h., divers.
- Zurich, 515 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h.,'19 h. 15, concerts.
- Italie :
- Rome (U. R. I.), 426 m., puissance 1 kw. ; 15 h. 30 à 16 h. 30, 19 h. 30, 21 h. 40, concerl.
- Rome (R. A.), 470 m. ; 11 h. 30, 15 h. 20, nouvelles ; 12 h., 16 h. 30, concerts.
- Rome (I. C. D.), 1.800 m. ; 15 h., 19 h. 30, concert.
- Milan, 495 m. ; 2t h., concert.
- Espagne :
- Madrid (R. I.), 392 ni., puissance 1 kw. ; 18 h. à 20 li., 22 h. 30 à 24 h., .concert.
- Madrid (R. E.), 430 m. ; 18 h., concerl.
- Barcelone, 325 m., puissance 0,6 kw. ; 18 h. et 21 h., concert.
- Hollande :
- Amsterdam, 2.00 ni., puissance I kw. ; 9 h., 17 h., bourse, presse, change.
- Russie :
- Moscou, 3.200 m., puissance 4 kw. ; 12 h. 30 a 13 h. 30, causerie, musique, irrégulier.
- .J. Roussel.
- CONSTRUCTEURS
- dessus, une armature mobile. Pour augmenter la capacité de l’appareil, tout en conservant les qualités électriques du dispositif, il suffit de placer par-dessus, en rang alternativement pair et impair, d’autres armatures mobiles. Le tout est monté sur un socle d’ébonite, et deux bornes facilitent les
- connexions du condensateur aux circuits du poste récepteur.
- Cet appareil convient particulièrement pour le bloc détecteur à résistance shuntée, au neutrodynage des circuits, etc.
- Ainsi que M. Roussel l’a indiqué, le rendement d’un poste dépend de la bonne disposition et des qualités des organes avec lesquels il est construit, et notamment des capacités, qui sont une source de pertes de puissance. L’appareil ci-dessus s’étant révélé comme présentant de très faibles pertes, son emploi doit donc permettre d’améliorer le rendement des postés récepteurs.
- ASPECT EXTÉRIEUR DU CONDENSATEUR FIXE, RÉGLABLE ET A FAIBLES PERTES
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Suppression de la batterie de tension de plaque.
- Tout le monde connaît les multiples inconvénients des piles ou des accumulateurs utilisés en T. S. F. pour la tension des plaques ; il serait donc superflu de les signaler ; mais ce qui ne l’est pas, c’est d’informer nos lecteurs que M. Ferrix vient de réaliser un nouveau tableau tension-plaque qui permet d’avoir, d’après l’inventeur, notamment pour les lampes basse fréquence, une amplification bien supérieure à celle que l’on obtient avec les piles.
- Ce dispositif, qui est des plus simples, donne également toute facilité pour obtenir un courant continu de 30 à 200 volts, directement, en redressant le courant alternatif d’un secteur par deux lampes de T. S. F. ordinaires (ou même régénérées) ; le courant redressé est rendu parfaitement continu au moyen d’un filtre composé de deux condensateurs de 2 M F et d’une self à fer de 50 hen-rys ; les bruits parasites du secteur sont, de cette manière, complètement éliminés.
- Ce dispositif permet d’alimenter un poste de quatre à cinq lampes sans que la consommation dépasse 1 ou 2 centimes l’heure, et présente, en outre, l’avantage de pouvoir régler la tension de plaque par l’emploi du rhéostat progressif.
- Une autre conséquence heureuse de ce système, c’est d’empêcher toute erreur de montage, dont le résultat le plus immédiat et malheureux est le <c grillage » des lampes.
- 11
- Self
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- SCHÉMA DU DISPOSITIF SUPPRIMANT LA BATTERIE DK TENSION DE PLAQUE
- L’APPAREIL REDRESSEUR DE COURANT MUNI DE SA LAMPE SPÉCIALE
- Alimentation de la tension-plaque par le courant alternatif au moyen d’une lampe unique redressant les deux demi-périodes.
- Dans notre n° 98 nous avons décrit l’appareil Recti-Filtre pour l’alimentation de la tension-plaque, appareil dont les résultats étaient parfaits, car il avait 450 henrys de selfs et 8 à 12 microfarads de capacités. Il fallait toutefois, puisque chaque demi-période était redressée sur une lampe indépendante, que ces deux lampes soient réglées chacune par un rhéostat.
- La nouvelle lampnValve biplaque, étudiée spécialement, remédie à cet inconvénient.
- En effet, les deux anodes (plaques) étant identiques et la cathode (filament) étant unique, elles se trouvent automatiquement équilibrées et un seul rhéostat de réglage est nécessaire.
- Voici, du reste, les caractéristiques de cette valve : gros filament au thorium, pouvant fournir 1.000 heures d’écoute sur un poste à quatre lampes ; consommation réduite : 0,7 ampère sous 3 volts ; grand débit : 20 milliampères au chauffage total (4 volts) pour alimenter huit lampes et un voltmètre à grande résistance ; plaques très rapprochées du filament pour réduire la résistance interne. ,
- Le constructeur a adapté cette lampe sur ses redresseurs déjà bien connus, dont le modèle le plus réduit donne une réception parfaite.
- Il est à remarquer que chaque élément de redressement (selfs, capacités) est équilibré, ce qui a une importance capitale pour l’étouffement du ronflement si désagréable à l’écoute au casque. J. M.
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Voici des lunettes pratiques que Von peut relever sur le front instantanément.
- k geste machinal de toutes les personnes qui portent des lunettes, lorsqu’elles veulent voir directement, est de les relever sur le front. Cette opération est faite un nombre innombrable de fois par les personnes atteintes, à la suite de l’âge, de presbytie. Pour lire, il leur est nécessaire de recourir aux verres, tandis qu’elles voient très distinctement à partir d’une certaine distance. Le lorgnon est, dans ce cas, très pratique, car il se place et s’enlève très rapidement.
- Cet avantage du lorgnon est, malheureusement, bien diminué par le manque d’équilibre de ce petit appareil d’optique, que certains nez supportent difficilement, bien qu’il existe, actuellement, des montures spéciales d’une grande sûreté. Il en résulte parfois des chutes et des bris de verre mettant hors d’usage le lorgnon et, si l’on n’a pas pris la précaution d’en avoir un de rechange, on peut se trouver dans l’embarras.
- Les lunettes, au contraire, tiennent mieux sur le nez et sont très commodes pour travailler. Comme elles s’enlèvent moins facilement que les lorgnons, on les relève sur le front. Mais, au mo-ment de les utiliser à nou-veau, on s’aperçoit que le contact avec la peau en _jjp Gzqf a terni les verres. Il faut donc, finalement, les quitter pour les essuyer. C’est pour obvier à cet inconvénient qu’ont été créées les lunettes portées par la dactylographe que montrent nos photographies.
- Un ruban de caoutchouc faisant le tour de la tête maintient
- LES LUNETTES SONT ABAISSÉES DANS LEUR POSITION NORMALE. ON APERÇOIT LE RUBAN DE CAOUTCHOUC QUI ENSERRE LA TÊTE
- sans compression un frontal transparent, dont un renflement émerge à l’emplacement du nez. Sur ce renflement sont montées, au moyen de charnières, les lunettes proprement dites. Il suffit donc d’un léger coup de pouce pour relever les verres sur le frontal, sans que ceux-ci viennent en contact avec la peau.
- L’ouvrier,
- d’un coup de pouce, on
- RELÈVE LES LUNETTES SUR
- remployé, ou, LE FRONT
- en général, la
- personne qui, pendant la durée d’un travail ou d’une occupation, veut se libérer de ses lunettes, peut le faire instantanément et retrouver, quand il le désire, les verres aussi nets qu’ils étaient auparavant.
- Perfectionnements aux instruments à archet.
- Nul n’ignore la grosse difficulté présentée dans la construction des instruments à archet, violons ou violoncelles. De nombreuses causes de déformation viennent souvent déjouer les calculs les plus minutieux des luthiers, et c’est pourquoi les constructeurs se montrent, avec juste raison, jaloux de leurs secrets de fabrication.
- Nous ne pouvons, ici, rentrer dans tous les détails de l’étude des déformations possibles, car cela suppose une connaissance approfondie de ces instruments.
- Signalons, cependant, qu’un de nos compatriotes, M. Carchereux, a imaginé un dispositif destiné à assurer une rigidité absolue aux instruments à archet. Ce perfectionnement consiste en un support voûté de section carrée, aux extrémités arrondies, de dimensions à peine supérieures à celles de l’âme. Il est encastré, d’une part, dans le haut du tasseau du manche et, d’autre part, dans le bas de celui du cordier. Le point le plus élevé du support est en contact avec
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Barre réduite
- Support harmonique
- CE SUPPORT HARMONIQUE DONNE GRANDE RIGIDITÉ AU VIOLON
- UNE
- la barre sons le pied du chevalet. La disposition en diagonale de ce nouveau support assure, affirme l’inventeur, une parfaite rigidité à l’instrument.
- Quelques appareils avertisseurs du danger d'incendie.
- S’il est admis que mieux vaut pré-venir que guérir, cette vérité semblé s’appliquer avec une force singulière aux dangers d’incendie. Avoir à la portée de la main l’extincteur qui permettra-d’enrayer le danger dès sa naissance est une précaution indispensable. Mais ne serait-il pas aussi utile d’être prévenu qu’un point quelconque d’une installation risque de devenir un foyer d’incendie, à cause de la température anormale à laquelle il sc trouve porté ?
- Les divers appareils représentés sur cette page ont précisément pour but de déceler ces points
- dangereux et de révéler leur présence par un signal impérieux.
- Le premier (en haut et à droite) se compose d’un socle traversé par un piston qu’un ressort ramène toujours HHHH vers le haut, ce qui a pour effet d’établir un contact électrique à la * partie inférieure de l’appareil.
- On remarque, à la partie supérieure, une sorte de support à baïonnette, dans lequel on peut engager la douille représentée au-dessus, contenant la ma-ce voyant est vert tière fusible. Ce fai-EN temps normal saut, on oblige le
- piston à descendre et à rompre le contact électrique. Lorsque la température du point où l’on a placé l’appareil s’élève au-dessus d’une valeur déterminée, la . matière fusible contenue dans la douille fond, le ressort rappelle le piston, le contact s’établit et une sonnerie, placée dans un local
- LORSQUE LA MATIÈRE SPÉCIALE CONTENUE DANS LA DOUILLE FOND, UNE SONNERIE RETENTIT
- LA MASS FLOTTE INTERIEURE DE CET APPAREIL EST RAPPELÉE PAR UN RESSORT LORSQUE, PAR SUITE D’UNE ÉLÉVATION ANORMALE DE TEMPÉRATURE, LA MATIÈRE FUSIBLE FOND
- de veille, retentit. Cet appel est donc fait avant que le feu se déclare.
- L’appareil du milieu de la page, qui est représenté le couvercle enlevé, fonctionne par basculement de la masse centrale, qui, en temps normal, est maintenue par la matière fusible, et qui se rabat brusquement, lorsque cette matière fond, pour établir un contact électrique.
- Les ligures du bas de la page représentent un troisième appareil, avant et après fonctionnement. Ce dispositif est surtout destiné aux centrales électriques, pour déceler réchauffement dangereux des barres conductrices. C’est une capsule, remplie d’une matière fusible de couleur verte, que l’on peut fixer sur une barre en contact avec elle. Lorsque réchauffement de cette barre devient dangereux, la chaleur se communiquant au sein même de la matière fusible grâce aux petites branches métalliques prévues à cet effet, cette matière fond instantanément et le fond du voyant apparaît en rouge, prévenant ainsi rapide- le même voyant est ment l'électricien. rouge si la cire fond
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
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- Cet appareil permet de brosser les parquets sans fatigue.
- Il devient banal de constater que la crise actuelle des domestiques oblige la maîtresse de maison à s’occuper activement du ménage, et que cette situation a incité les inventeurs et les constructeurs à imaginer et réaliser des appareils rendant plus aisés les travaux rie la maison.
- Le nettoyage des parquets, notamment, peut être rangé dans les opérations les plus fatigantes du ménage. Passer la paille de fer, puis la cire, et, enfin, brosser énergiquement pour obtenir le lustre désiré, ne se font pas sans amener quelques courbatures.
- Voici un appareil qui simplifie tout cela. Il se compose d’un système articulé portant, d’une part, la brosse et auquel est fixée, d’autre part, une petite planchette destinée à recevoir les pieds de la personne qui utilise cet appareil.
- Le dispositif est utilisé comme l’indique notre photographie. Une sorte de guidon sert à manœuvrer la brosse. Un effort très minime est nécessaire pour cela, bien que la brosse appuie fortement sur le parquet grâce aux deux puissants ressorts de rappel visibles sur la figure. On peut aisé-ment se rendre compte de cette pression en essayant de soulever la brosse pendant le travail.
- L’appareil pouvant pivoter autour du centre de la planchette, on voit (jue, sans changer de place, on peut ainsi brosser une grande surface du parquet.
- Si l’on désire passer la paille de fer, on utilise la planchette, dont nous avons représenté la partie inférieure.
- Après avoir enlevé
- la brosse, on fixe cette planchette au moyen des crochets qu’elle comporte, puis on l’appuie tout simplement sur la paille de fer. Grâce aux rangées de clous recourbés dans deux sens différents, on peut donner au dispositif un mouvement de va-et-vient, sans que la paille de fer puisse se détacher.
- Monture extensible pour scies à métaux.
- fin de pouvoir ajouter, sur une monture, des lames de scie de longueurs différentes, et cela instantanément, M. Reymond a inventé le support extensible représenté sur la planche ci-dessous. La monture sç compose d’une barre recourbée , appelée ordinairement potence, portant, à l’extrémité de la petite branché, deux ergots recourbés formant crochets.
- La poignée comporte un dispositif spécial, muni, en bas, de deux ergots correspondant à ceux de la potence, et, vers le haut d’un système dans lequel peut coulisser la partie droite de la potence Celle-ci peut être immédiatement immobilisée au moyen d’un excentrique commandé par un levier.
- Un conçoit aisément la façon d’utiliser cette monture, Après avoir relevé le levier dans la position indiquée sur les deux figures du bas de la planche, de façon à dégager l’excentrique, on ajuste la lame de la scie dans les ergots de la potence et de la poignée. La potence coulisse alors libre ment dans la poignée Lorsque la tension désirée de la scie est obtenue, il sulïit de rabattre le levier, tout comme une gâchette de fusil, pour rendre le tout indéformable. Un ressorl vient alors coincer la potence dans la position choisie.
- l’effort nécessaire four
- BROSSER LES PARQUETS EST, GRACE A CET APPAREIL, TRÈS FAIBLE
- En haut et à gauche, dispositif pour fixer la paille de fer.
- A
- CETTE MONTURE DE SCIE PERMET D’UTILISER DES LAMES DE LONGUEURS DIVERSES
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- DISPOSITIF DONNANT DF. LA RIGIDITÉ AUX POILS DE BROSSE A ONGLES
- LA
- Pour augmenter Vefficacité des brosses à ongles.
- Lorsque les ongles ont été souillés par des matières grasses, comme cela arrive constamment aux automobilistes, obligés de manipuler l’huile et la graisse, il est indispensable, pour les nettoyer convenablement, d’utiliser la brosse à ongles. Malheureusement, celle-ci a généralement des poils trop longs et, par suite, trop peu rigides pour pénétrer entre l’ongle et la peau et chasser toutes les saletés.
- Le dispositif que montre le dessin ci-contre permet de donner aux poils de la brosse une rigidité suffisante. Il consiste en deux peignes métalliques recourbés, dont les branches sont perforées pour permettre de les réunir par un axe.
- D’autre part, la partie
- en bois de la brosse a été percée d’un trou longitudinal. Si l’on place les peignes dans une position convenable, où ils se trouvent maintenus par le serrage des écrous situés aux extrémités liletées de l’axe, et si on les rapproche comme l’indique la figure, tout se passe comme si l’on avait réduit la longueur des poils de la brosse. Au fur et à mesure de l’usure de ceux-ci, on descend progressivement les peignes.
- On peut aiguiser les lames de rasoirs mécaniques.
- Nombreux sont les appareils qui ont été imaginés pour prolonger la vie, souvent éphémère, des lames minces de rasoirs mécaniques. Nous en avons, d’ailleurs, décrit plusieurs dans cette revue. ’
- On sait que la plus grande difficulté à vaincre est de bien respecter, lors de l’affilage de la lame, son angle de coupe.
- Le choix de l’abrasif (pâte à rasoir) ne peut influer d’une manière absolue, pourvu que la poudre abrasive mélangée à la pâte soit
- DE CET APPAREIL, ON PEUT LES PASSER AISÉMENT
- SUR UN CUIR
- COUPE DE L’APPAREIL A AIGUISER
- assez fine pour ne pas transformer rapidement le fil de la lame en une scie aux dents plus ou moins grossières.
- C’est précisément pour respecter l’angle de coupe que M. Boulanger a imaginé le petit appareil représenté ci-contre. C’est
- une sorte de pince ou, plutôt, de ciseaux, dont les lames tranchantes sont remplacées par deux parties P (voir la coupe ci-dessous), portant deux ergots a (fig. ci-dessus), destinés à maintenir la lame L en place. Lorsque la pince est fermée, la lame se trouve solidement maintenue. Le biseau des parties P est calculé de façon que, lorsque l’on appuie la lame sur le cuir à repasser, elle se trouve inclinée d’un angle convenable. Pour cela, l’angle du biseau a été prévu légèrement différent de l’angle de coupe de la lame, car il faut tenir compte de la légère flexion de celle-ci lors de l’affilage , qui, d’ailleurs, s’opère très simplement, comme pour un rasoir ordinaire.
- Mais, quelles que soient les qualités de l’appareil utilisé, il est indispensable, pour obtenir un résultat parfait, que la lame elle-même soit d’excellente qualité.
- Par ailleurs, une remarque est nécessaire.
- Le cuir que l’on emploie doit être bien plan et le moins souple possible, car, au passage de la lame sur un cuir trop souple, il se forme derrière elle un bourrelet imperceptible à l’œil nu, qui risque de retourner le fil. On obtient d’excellents résultats en se servant d’une plaquette bien plane d’aluminium pur, sur laquelle on dépose une mince couche de pâte.
- A propos d'une lampe déjà décrite
- N'
- SCHÉMA DE L’USURE D’UNE LAME PAR SUITE DES AFFILAGES SUCCESSIFS
- ous tenons à signaler à tous nos lecteurs que nous avons dit par erreur que la lampe dont nous avons parlé dans notre dernier numéro pouvait utiliser du pétrole ou de l’essence. En réalité, elle ne doit être garnie que de pétrole, et des accidents pourraient se produire si on la remplissait d’essence. Toutes les qualités mentionnées demeurent entièrement. V. Rubor.
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- CETTE NOUVELLE MACHINE FRIGORIFIQUE NE DEMANDE AUCUNE SURVEILLANCE
- Par E. THALL
- La nouvelle machine frigorifique construite par deux jeunes ingénieurs suédois, MM. Charles Munters et Baltzar von Platen, à Stockholm, est un appareil très simple, ne comportant pas de pièces mobiles et n’exigeant aucune surveillance. Les expériences décisives ont permis de procéder à la fabrication en grand des petits appareils ménagers.
- L’appareil est vendu par la Société suédoise « Elektrolux *.
- On a pu supprimer toutes les pièces mobiles grâce à un arrangement ingénieux par lequel le travail extérieur est remplacé par un travail intérieur directement appliqué à l’agent refroidissant. Cet agent effectue un parcours en cycle fermé dans l’intérieur de l’appareil même ; pendant ce parcours, une certaine quantité de chaleur est absorbée, c’est-à-dire que du froid est produit à une température basse et absorbé à une température plus haute ; ce processus exige du travail. Le problème se réduit donc à amener ce travail extérieur par un procédé simple et économique à l’agent refroidissant.
- Dans la machine Platen-Munters (fig. 1), le travail extérieur est réduit à zéro. L’appareil, entièrement construit en fer et en acier, est soudé hermétiquement pour constituer un bloc fermé. La seule énergie venant du dehors est la chaleur, qui a pour but d’amener à l’ébullition l’agent refroidissant, qui est de l’ammoniaque caustique.
- La source de chaleur la plus simple, et
- dans la plupart des cas aussi la plus économique, est l’énergie électrique du réseau ; il va sans dire qu’on peut aussi bien utiliser un bec de gaz. Par conséquent, la machine produit automatiquement du froid dans une partie, pendant que de la chaleur est amenée à une autre partie.
- Il existe déjà, depuis plusieurs années, des machines à absorption du type Platen-Munters ; mais, dans ces machines, le travail extérieur n’est pas cependant réduit à zéro.
- La machine française Carré et celle de l’Allemand Geppert se rapprochent de la solution nouvelle.
- La machine Carré est composée de trois parties (fig. 3) : le bouilleur K, le générateur et l’absorbeur. Les vapeurs d’ammoniaque, venant du bouilleur, passent par le condensateur et entrent dans le générateur. L’ammoniaque bout dans celui-ci à basse pression, en absorbant de la chaleur prise aux parois et au milieu environnant. Les vapeurs sont conduites à l’ab-sorbeur, où elles sont absorbées par l’eau venant du fond du bouilleur. Cette eau est. avant son entiée dans l’absorbeur, refroidie par l’eau riche en ammoniaque coulant dans la direction opposée. L’ammoniaque mis en liberté est ramené au bouilleur. La circulation est entretenue par une pompe.
- Afin d’éviter celte pompe, il faut que la pression soit la même dans tout l’appareil.
- Dans la machine Platen-Munters, on fait usage de l'hydrogène pour servir à l’entrai-
- FIG. 1. - L’APPAREIL PLATEN-MUNTERS
- A, absorbeur; Iv, bouilleur; X, refroidisseur.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- nement des vapeurs. L’absorbeur et le générateur sont placés à peu près au même niveau (fig. 2). Les vapeurs d’ammoniaque sont « lavées » par l’eau de l’absorbeur ; de l’hydrogène pur entre par le tuyau /?’ dans le générateur, se mêlant avec les vapeurs d’ammoniaque. Le mélange d’hydrogène et d’ammoniaque devient plus léger au fur et à mesure qu’augmente la proportion d’hydrogène, et, par conséquent, le gaz du générateur devient plus lourd que celui de l’absor-bcur. Dans ce dernier, le courant de gaz se met alors automatiquement en circulation. Pour le cas où on fait usage d’azote, au lieu d’hydrogène, la circulation a lieu en sens inverse.
- Pour diriger la solution d’ammoniaque du fond de l’absorbeur au bouilleur, où le niveau liquide est plus haut, Geppert avait utilisé une pompe ; les ingénieurs suédois ont remplacé cette pompe par un tuyau étroit P. La solution, chauffée jusqu’à ébullition par la source de chaleur Z, s’élève. La circulation peut alors commencer de nouveau. Entre A et G, l’hydrogène est refroidi à la température du générateur. Sa présence n’a donc aucune influence sur l’évaporation ; l’effet de l’appareil devient donc le même que celui d’une machine ordinaire à l’absorption.
- Entre le bouilleur K et le tuyau en spirale X est intercalé un refroidisseur d’air, dans lequel l’eau se condense pour faire retour au
- Eau à rcFRoidir
- Eau à REFRoiDiR
- Changeur oe température.
- FIG. 2. — SCHÉMA DU FONCTIONNEMENT DE LA NOUVELLE MACHINE PLATEN-MUNTERS
- K, bouilleur ; G, générateur ; X, refroidisseur ; Z, source de chaleur ; R’, entrée de Vhydrogène dans le générateur ; R”, sortie du mélange des vapeurs d'ammoniaque et de l'hydrogène; P, tuyau remplaçant la pompe dans la machine Carré.
- bouilleur ; ces vapeurs peuvent être également condensées par refroidissement à air.
- La nouvelle machine est très économique. De la chaleur produite par la combustion de 1 me. 500 de gaz à éclairage, on peut obtenir 25 kilogrammes de glace, ce qui correspond à une quantité de froid d e 2.000 ca loi ies.
- Dans le cas où on utilise le courant électrique, on peut tirer profit des heures où l’énergie électrique est livrée à un taux modéré. E. Tiiall.
- Condensateur
- iSOUPAPESÀ RÉDUGTÎ0N
- Absorbateur
- : Bouîlleur Changeur ' DE TEMPÉRATURE
- Pompe
- FIG. 3. - SCHÉMA DE FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE
- FRIGORIFIQUE A ABSORPTION « CARRÉ »
- A NOS LECTEURS
- L'appareil volant « l'Autogiro de La Cierva » poursuit constamment, et avec succès, la série de ses essais. Les très belles expériences qui furent effectuées à Villacoublay furent notamment très concluantes, car le léger accident qui survint le deuxième jour des essais ne peut qu'être imputé à la malchance. Nous tenons à rappeler à nos lecteurs que La Science et la Vie a publié, dans le N° 93, de Mars 1925, un article complet sur cet appareil, permettant de
- comprendre aisément son fonctionnement.
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- LE DESSIN EST LE PLUS UTILE DE TOUS LES ARTS
- Sur cent personnes prises au hasard, vingt-cinq environ sont nlusiciennes à un degré quelconque, et une ou deux à peine connaissent le dessin. Cependant, on apprend aux enfants à dessiner dans toutes les écoles, alors que l’enseignement musical y est trop souvent négligé.
- Le dessin exigerait-il des capacités spéciales, une étude plus longue, plus laborieuse que la musique? Bien au contraire !
- A quelle cause convient-il donc d’attribuer l’ignorance quasi totale de cet art, cependant beaucoup plus utile et aussi agréable à pratiquer que l’autre ?
- Peut-être les méthodes d’enseignement sont-elles défectueuses, et conviendrait-il d’apprendre à l’enfant à dessiner avant de lui apprendre à écrire, puisque l’écriture n’est qu’un dessin symbolique ? Peut-être aussi ne trouve-t-on pas des professeurs de dessin aussi facilement que des professeurs de piano, particulièrement dans les campagnes et les petites villes de province ? Cependant, rien n’empêche les parents de faire donner des leçons à domicile, par correspondance, puisque ce mode d’instruction s’est montré extrêmement efficace.
- Il paraît plutôt prouvé que la connaissance du dessin laisse les familles dans une indifférence regrettable. Certains même considèrent que la pratique de cet art aboutit fatalement à la profession d'artiste, pour laquelle beaucoup manifestent une médiocre estime.
- Si quelques vrais artistes se révèlent à la suite d’études longues et patientes, la grande majorité des amateurs constate que la connaissance du deslui apporte une supériorité incontesta-b 1 e dans
- l’exercice de sa profession, quelle qu’elle soit. C’est précisément vers ce but que tendent tous les cours de dessin par correspondance qui ont été institués.
- Ils professent le croquis, c’est-à-dire l'interprétation d’un modèle, que ce modèle soit homme, animal, plante, paysage ou machine, représenté par quelques lignes sobres qui en font une sorte de schéma, laissant aux
- CROQUIS
- AUTRE CROQUIS I) EI.EVE
- ^ >4T,>
- EXÉCUTÉ PAR UN ÉLÈVE DU COURS A. B. C.
- A LA FIN DE LA DEUXIÈME LEÇON
- techniciens, notamment pour ce qui concerne les machines, le soin d’en étudier la réalisation sur des épures. Un tel croquis est toujours d’une compréhension facile, parce qu’il ne représente qu’une ébauche, à laquelle l’auteur peut apporter toutes les modifications qu’il lui plaît.
- Tous les ouvriers, tous les artisans, surtout dans les industries d’art : joaillerie, bijouterie, ameublement, ébénisterie, ferronnerie, devraient être capables d’exposer leurs idées personnelles par de bons croquis. Combien d’entre eux s’élèveraient rapidement au-dessus d’une situation médiocre, s’ils avaient le dessin au service de leur imagination ?
- Si le croquis est l’expression première de toute invention, de toute innovation, il constitue aussi une agréable distraction, qui fait oublier, pendant une heure, les petites misères de l’existence. Considérons-le enfin comme une supériorité intellectuelle, qui nous élève au-dessus de la moyenne par la compréhension et l’interprétation du beau.
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- A TRAVERS LES REVUES
- AUTOMOBILISME
- Le « POINT » DE LA CONSTRUCTION AUTOMOBILE
- mondiale, par A. Caputo.
- On ne peut se rendre compte des progrès faits dans la construction automobile qu’en jetant, de temps en temps, un coup d’œil en arrière, car, si le progrès est réel et continu, il est difficile à apercevoir au fur et à mesure des réalisations. M. Caputo, dans cet article, s’est donc donné pour tâche de « faire le point ».
- Deux écoles sont actuellement en présence dans la construction automobile mondiale : celle de la puissance spécifique et celle de la souplesse.
- A la première se rattachent les constructeurs français, belges, italiens et autrichiens. Cette école s’est constituée d’après les règlements de la cylindrée limitée.
- L’école de la souplesse, qui est celle de la construction américaine, provient de l’abondance de carburant dans ce pays, du profil et de l’état des routes américaines, des lois de circulation qui interdisent les grandes vitesses.
- M. Caputo montre successivement les inconvénients inhérents à l’emploi exclusif de ces deux méthodes, il en indique également la portée.
- Cependant, la recherche des perfectionnements ne doit pas faire perdre de vue la question commerciale, et le but des constructeurs doit être d’améliorer les prix.
- En lin, l’auteur termine en montrant que les deux écoles peuvent se rejoindre, et se montre partisan des courses, véritable laboratoire sur routes, à condition que les règlements en soient étudiés pour aider directement le progrès de la voiture de service.
- « Omnia » (n° 69).
- CHEMINS DE FER
- Le ROLE DES CHEMINS DE FER DANS LA PRODUCTION agricole française, par M. E. Poker.
- L’activité des échanges, c’est-à-dire, pour la presque totalité des cas, l’importance des courants de tralic par voie ferrée est le signe certain, l’indice caractéristique de l’état économique du pays. L’intérêt du chemin de fer est donc inéluctablement lié à l’intérêt national, puisque la vie intense du pays est la meilleure source de profits pour les réseaux, dont elle provoque le développement et l’activité. 11 est donc réconfortant de constater que nul pays n’a mieux senti que la France l’importance considérable que les grands réseaux doivent prendre dans le développement économique et agricole du pays.
- Chaque réseau français traverse des régions qui sont pour lui une importante source de trafic.
- M. Poher montre, dans son étude, l’origine de la création des services agricoles, quelle est l’organisation de ces services. Il détaille les moyens d’action dont ils disposent (conférences, articles et tracts de vulgarisation, brochures, voyages d’études, expositions, concours, wagons-expositions et wagons de démonstration, démonstrations ambulantes, participation aux solennités agricoles, congrès).
- L’auteur termine en montrant quelles sont les
- actions entreprises soit sur les transports (accélération des transports de denrées, tarifs en harmonie avec la nature des denrées), soit par propagandes spéciales (et cela pour tous les genres de denrées), et conclut en démontrant que la progression des arrivages des denrées a été considérable depuis que les réseaux se sont occupés de la question.
- « Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'industrie nationale » (124e année, n° 8).
- ÉLECTRICITÉ
- Le chauffage électrique far accumulation,
- par M. Carpentier.
- Le chauffage électrique présente des avantages bien connus : propreté, commodité, réglage facile, surveillance aisée. Pour qu’il puisse cependant recevoir une grande diffusion, il faut que son prix de revient ne soit pas excessif, compte tenu des qualités précitées.
- Quelques calculs très simples montrent que l’électricité pourra être économiquement employée, quand le prix de vente du kilowatt-heure ne dépassera pas sensiblement 0 fr. 20. Ce prix spécial ne peut être atteint par les producteurs de courant lorsque la puissance dont ils disposent est utilisée, par leur clientèle habituelle, pour la force motrice ou l’éclairage électrique. Mais il peut en être autrement lorsqu’il s’agit de vendre du courant pendant les heures creuses.
- Pour cela, le consommateur doit disposer d’appareils capables d’emmagasiner la chaleur qui peut être fournie ainsi à vil prix et de la restituer, sous une forme pratiquement utilisable, aux heures choisies par lui.
- M. Carpentier étudie le chauffe-eau à accumulation, qui est le plus employé ; il signale ensuite comment le chauffage des locaux d’habitation pourrait être envisagé et termine en disant quelques mots sur les cuisinières à accumulation. Enfin, les fours à accumulation, pour la boulangerie, semblent devoir donner de bons résultats.
- « L'Industrie électrique » (n° 804).
- FORCE MOTRICE
- Chaudières a haute pression.
- Les recherches des ingénieurs et des constructeurs sont constamment dirigées vers l’amélioration du rendement des installations thermiques. Or, pour augmenter le rendement thermique d’un moteur, il n’y a que deux voies possibles : augmenter la pression de la vapeur et augmenter sa température.
- L’augmentation de température est limitée, d’une part, par la nécessité de ne pas volatiliser ou décomposer l’huile de graissage dans les moteurs à pistons ; d’autre part, de ne pas trop affaiblir la résistance du métal qui entre dans la construction des moteurs. La température de 400 degrés paraît être un maximum.
- Il reste donc l’augmentation de pression.
- L’auteur étudié successivement les diverses solutions qui ont été envisagées par les constructeurs : les chaudières Atmos, Benson, Lôfflex, Emmct (à vapeur de mercure) et enfin les chau-
- La Science et la Vie est le seul magazine de vulgarisation
- scientifique et industrielle.
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- A TRAVERS LES REVUES
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- dières du type normal à tubes d’eau à haute pression. Ces dernières peuvent arriver à 42 kilogrammes de pression par centimètre carré. Les chaudières spéciales précitées dépassent de beaucoup ce chiffre et permettent d’atteindre des pressions de l’ordre de 100 kilogrammes par centimètre carré.
- « Revue générale des Chemins de fer » (44e année, 2° semestre, n° 6).
- VERRERIE
- La fabrication mécanique et automatique 'de XjA verrerie et ses récents progrès, par E. Gentil.
- Les procédés employés par l’industrie du verre pour le façonnage de ses produits sont restés longtemps rudimentaires. Ce n’est qu’en 1821 que l’on eut, pour la première fois, l’idée de remplacer, pour le soufflage du verre, le souffle de l’ouvrier par l’air comprimé.
- Il y a à peine trente ans (1895) que le machinisme est apparu dans la verrerie soufflée. Il s’appliquait au façonnage des bouteilles. Deux opérations sont nécessaires : le cueillage du verre, c’est-à-dire son puisage dans le four, et le moulage, par soufflage ou pressage du verre.
- C’est aux États-Unis que l’on a remplacé, pour la première fois, le cueillage manuel par l’aspiration du verre du four dans un moule mesureur formant l’ébauche, la deuxième opération se faisant depuis longtemps, en France, mécaniquement. De l’industrie des bouteilles, ces procédés sont passés dans l’industrie du verre à vitres.
- Une dernière idée consiste à alimenter les opérations de façonnage de la matière en la faisant couler, par gravité, du four dans l’appareil qui lui donnera sa forme définitive.
- Après avoir ainsi indiqué les divers stades qui sont intervenus dans la fabrication mécanique et automatique de la verrerie, M. Gentil étudie les diverses machines à bouteilles qui ont
- été utilisées dans l’industrie, avant d’arriver aux machines automatiques, aux machines spéciales pour les ampoules, aux machines pour étirer le verre à vitres et aux machines à tubes.
- « La Technique moderne » (18e année, n° 1).
- DIVERS
- La Suisse.
- Nous ne pouvons donner qu’un très court aperçu de cette importante étude sur la Suisse, étude qui, après une esquisse géographique et historique, porte sur le développement économique et industriel de ce pays.
- L’utilisation des forces hydrauliques, après quelques généralités sur l’importance économique de la Suisse et son outillage économique, fait l’objet d’une étude intéressante. Elle est suivie d’un chapitre consacré aux voies ferrées, d’une partie sur l’électrification des chemins de fer fédéraux suisses, question essentielle pour ce pays qui dispose principalement de forces hydrauliques, qu’il a su capter d’une façon économique.
- Les richesses naturelles de la Suisse sont très grandes. Son sous-sol renferme des combustibles, du fer, de l’asphalte, du sel, des matériaux de construction, etc. Son sol est couvert de forêts, de vignobles, de prairies et pâturages qui permettent à la Suisse de posséder un cheptel important. L’industrie laitière et fromagère s’y est particulièrement développée.
- La Suisse est le berceau de l’industrie lior-logère, de la bijouterie et de l’orfèvrerie.
- Enfin, les constructions mécanique, électrique, métallique et la métallurgie sont représentées par d’importantes usines.
- Cette étude, très complète, se termine par un aperçu sur la formation de la main-d’œuvre, l’enseignement technique et professionnel, les écoles d’horlogerie, l’organisation et la défense de la vie économique.
- « La Vie Technique et Industrielle » (numéro spécial).
- PRIX DES ABONNEMENTS A « LA SCIENCE ET LA VIE »
- FRANCE ET COLONIES
- Envoi simplement affran- ( 1 an. . . chi.................. / 6 mois.
- 35
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- ÉTRANGER
- | 1 an...... 41 fr.
- I G mois... 21 —
- Pour les pays suivants :
- Albanie, Angleterre, Brésil, Canada, Chili, Chine, Colom bie, Danemark, Dantzig, Esthonic, Egypte, Equateur, Finlande, Guatémala, Ile Maurice, Iles Philippines, Indes britanniques, Indes néerlandaises, Irlande, Islande, Japon, Lithuanie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Pérou, République Dominicaine, Rhodésia, Suisse, Turquie, Union de l'Afrique du Sud, Venezuela.
- Affranchissement simple Envoi recommandé.......
- J1 an 65 fr.
- / G mois. . . 33 —
- i i an 77 fr.
- l 6 mois... 39 —
- Pour les pays ci-après :
- Allemagne, Argentine, Autriche, Belgique, Bulgarie, Congo belge, Grèce, Hongrie, Italie et ses colonies, Cuba, Espagne, Etats-Unis, Ethiopie, Lettonie, Paraguay, Perse, Pologne, Suède, Terre-Neuve, Union des Républiques soviétiques (Russie), Uruguay, Luxembourg, Portugal et ses colonies, Roumanie, Tchéco - Slovaquie, Yougoslavie.
- Affranchissement simple. Envoi recommandé.......
- ( 1 an....
- ( 6 mois...
- ( 1 an....
- ) 6 mois. ..
- 55 fr. 28 — G7 fr. 34 —
- Les abonnements partent de l’époque désirée; ils sont payables d’avance, par mandats, chèques postaux ou
- chèques tirés sur une banque quelconque de Paris.
- « LA SCIENCE ET LA VIE » — Rédaction et Administration : 13, rue d’Enghien, Paris-Xe
- chèques postaux : 91-07 Paris
- Le Gérant : Lucien Josse.
- Paris. — lmp. Hémery, 18, rue d’Enghien.
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- INDEX
- PAR CATÉGORIES DES ANNONCES contenues dans le présent numéro de « La Science et la Vie »
- A
- Accumulateurs, p. v, xlvii.
- Allumoirs électriques, p. XLVI. Amortisseurs, p. xii.
- Arrosage (Appareils d’), p. xliv. Aspirateurs électriques, p. xxv.
- B
- Birliotiièques démontables, p. LIII. Brevets d’invention, p. xxxii, liv.
- C
- Carburants, p. li.
- Casques-écouteurs,p.ii, xvi, xxvii, xxxiv. Chauffage (Appareils de), p. vm, xvm. Chauffage central, p. v, xlvi. Cinématographie (Appareils de), p. xxvi, xxx.
- Compresseurs, p. xv.
- Condensateurs, p. n, xx, xlv. Convertisseurs, p. xxxiv, liii.
- Cycles, p. ix, liii.
- Cycles (Moteurs pour), p. xl.
- E
- Éclairage (Appareils d’), p. lii.
- Écoles et cours par correspondance, p. ii, iii, iv de couverture ; p. i, xi, xiit, xx, xxiv, xlvii, xlviii, xlix, lvi.
- ÉjCOLE de dessin, p. XIX.
- Électro-acoustiques (Appareils), p. xl. Etablis de ménage, p. xxiv.
- Extincteurs, p. xxxii.
- F
- Fauteuils, p. lii.
- Fourneaux de cuisine (à pétrole), p. xxvm.
- G
- Galènes, p. liv.
- Glacières, p. iv.
- Graissage (Appareils de), p. xxxvm.
- H
- Hangars métalliques, p. xxv. IIaut-parleurs, p. ii, x, xvi, xxii, xxxiv,
- XLVIII.
- Huiles de graissage, p. ni.
- I
- Instruments pour les mathématiques, p. xx, XLIV.
- L
- Lampes électriques, p. xliv.
- Lampes de T. S. F., p. xvi, xlii.
- M
- Machines a calculer, p. xxiv, xxvi. Machines a écrire, p. xlv.
- Machines a glace (voir Glacières). Machines a laver, p. l.
- Machines a tirer les bleus, p. vin. Machines-outils, p. xlvi.
- Manutention automatique (Appareils de), p. xvm.
- Moteurs, p. xxiv.
- O
- Optique (Appareils d’) et objectifs, p. vi,
- XXXVI, XLII.
- P
- Pendules électriques, p. xxxi. Phonographes, p. xxvi.
- Photographie (Appareils de), p. xxvi, xlv, l, LII.
- Piles électriques, p. xvm.
- Pompes et moto-pompes, p. xxxii, xxxvii, xlvii.
- R
- Radiateurs, p. xvm.
- Relieuses, p. xlvi.
- Rôtisseuses, p. xxxv.
- S
- Scies a bûches, p. lii.
- Silos, p. xliii.
- Sports (Articles de), p. xxix. Stéréoscopes, p. xlvi.
- Stylographes, p. XVI, LUI.
- T
- Timbres-poste, p. iv, liv. Transformateurs, p. ii, xvi, xxiv,xxxix, l. T. S. F. (Appareils de), p. iv, vi, vu, vin, xii, xiv, xvi, xvn, xxi, xxm, xxvi, xxvm, xxxii, xxxiii, xxxiv, xxxvi, xxxvm,
- XL, XLI, XLV, LIV.
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- CONSEIL DE PERFECTIONNEMENT : Président : M. le Vice-Amiral Guépratte, G. C.
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