La science et la vie
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- P. T. T.
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- Mais, comme tous les blocs de piles, le BLOC-SNAP n’est évidemment pas inusable et il faut périodiquement le remplacer. Ah ! si l’on pouvait alimenter les postes récepteurs directement sur le secteur, demandaient, depuis longtemps, les amateurs, comme ce serait plus simple et plus économique !...
- Malheureusement, l’idée, pour séduisante qu’elle fût, n’était pas au point : il fallait modifier les postes récepteurs, on éprouvait de grandes difficultés à obtenir les émissions lointaines, et surtout la réception était, le plus souvent, troublée par les insupportables ronflements du secteur.
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- Nous fabriquons nos charpentes en acier, en portées de 5, 0, 7, 8. 9 et 10 mètres. Une ferme comporte l’arche et les poteaux selon la gravure. Chaque ferme se fait en trois hauteurs distinctes. Les fermes se relient, entre elles au moyen de poutrelles en treillis, dites « ENTRETOISES *. On espace les fermes à 4 m., 4 ni. 50, 5 m., selon son terrain et sa toiture. On met des auvents ou non, selon son désir. On n’a qu’à rétiéchir pour se rendre compte de toutes les combinaisons possibles. Celui qui ne peut trouver son affaire là-dedans doit être difficile à contenter. Toutefois, avant de se décider à payer bien plus cher pour du travail à façon, on pourrait faire pire que de nous demander LA NOTICE 55 C.
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- SOMMAIRE Tome XXX.
- (SEPTEMBRE 1926)
- La puissance d’un port moderne dépend de son outillage ...............................................
- Comment on téléphone par-dessus l’Atlantique...........
- Le Soleil est actuellement en effervescence ..........
- La Renaissance italienne dans le domaine industriel et économique ............................................
- Trente ans après l’invention du cinématographe (Conversation avec M. Louis Lumière)..........................
- La lumière est-elle pesante?...........................
- Appareil de levage facile à déplacer...................
- Le monorail électrique aérien dans les usines .........
- Comment la Science a transformé le décor théâtral .. ..
- On peut donner une vie nouvelle aux lampes électriques à incandescence......................................
- Les procédés modernes de chauffage d’une pièce, d’un appartement, d’une villa.............................
- L’évolution de la carrosserie automobile depuis trente ans..................................................
- Pour déceler les conducteurs électriques sous tension ..
- La T. S. F. et la vie................................
- La T. S. F. et les constructeurs.....................
- Les A côté de la science (Inventions, découvertes et curiosités ).........................................
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- Lucien Fournier............... 177
- P. C.......................... 190
- Mme Gab.'Camille Flammarion 191 Directrice de l’Observatoire de Juvisy.
- Pierre Chanlaine.............. 201
- Pierre Arvers................. 207
- A. Boutaric................... 209
- Professeur h la Faculté des Sciences de Dijon.
- J. M................. .. .. 218
- S. et V....................... 219
- André Boll.................... 221
- Membre du Jury A l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs.
- Jean Marival.................. 231
- René Doncières................ 233
- A. Caputo..................... 244
- L. D. F....................... 250
- Joseph Roussel................ 251
- J. M......................... 25G.
- V. Rubor.......................257
- V. R.......................... 257
- Y. R.......................... 258
- V. R.......................... 259
- La couverture du présent numéro représente une benne preneuse automatique des plus puissantes en train de décharger un chaland rempli de charbon. La puissance d'un port moderne dépend de son outillage. Cet article (voir p. 177 et suivantes) est d'un puissant intérêt, car il montre à tous comment est organisé un port moderne en ce qui concerne, non seulement les aménagements destinés à abriter les navires, mais encore les puissantes machines employées pour le chargement et le déchargement des chalands et l'organisation de l' « hinterland » du port, pour assurer un acheminement rapide des mar-I chandises vers les quais et les navires.
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- BASSIN « MAASHAVEN » DU PORT DE ROTTERDAM. SA SUPERFICIE EST DE 62 HECTARES
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- Copyright by La Science et la Vie, Septembre 1926. - T{. C. Seine 116.544
- Tome XXX
- Septembre 1926
- Numéro 1 11
- LA PUISSANCE D’UN PORT MODERNE DÉPEND DE SON OUTILLAGE
- Par Lucien FOURNIER
- La récente statistique publiée par le « Department of Commerce » de Washington pour Vannée 1924, la dernière année pour laquelle les résultats sont connus, classe les grands ports du monde dans l'ordre suivant (les nombres indiquent le tonnage en millions de tonnes de mille kilogrammes) : New-York, 37,8 ; Hong-Kong, 35,7 ; Anvers, 31,3 ; Hambourg, 30,9 ; Londres, 29,0; Liverpool, 24,7 ; Shanghaï, 24,7 ; Rotterdam, 22,4; Kobé, 22; Singa-poore, 20,5. Le port d'Anvers est donc maintenant le premier d'Europe et. le troisième du monde. Son outillage perfectionné, son aménagement modèle, grâce à l'activité de son directeur, M. Bollangier, l'a élevé progressivement au premier rang, ce qui démontre suffisamment que, du meilleur rendement de l'outillage d'un port, dépend sa prospérité commerciale. Dans l'article
- qui suit, l'auteur passe en revue les appareils
- d'un grand port
- Le premier «devoir» d’un port est d’olïrir une protection aussi complète que possible aux navires contre les Ilots et les vents, et de leur permettre d’entrer et de sortir sans danger en tous temps. Dans les mers sans marée, cette condition est facile à remplir, car la hauteur de l’eau reste très sensiblement constante, et il subit de protéger convenablement les darses et bassins contre la houle, les courants, les vents. Mais, dans les mers à marées, les profondeurs d’eau sont insullisantes pour que les navires puissent rester à Ilot contre les quais, aussi bien à basse mer qu’à marée haute. Pour ne pas être dans la nécessité de "creuser très profondément des bassins,’ on a été amené à créer des bassins à flots où le niveau est maintenu à peu près constant et égal à celui de la haute mer. Des écluses à sas permettent l’entrée et la sortie des bâtiments à toute heure de la marée, mais la perte de temps qu’entraîne la manœuvre de ces écluses, a amené les ingénieurs à construire des bassins de marée, en communication directe
- les plus perfectionnés qui constituent l'outillage vraiment moderne.
- avec la mer et creusés à des profondeurs telles (jue les plus grands paquebots y trouvent toujours des fonds sullisants, quel que soit l’état de la marée. Souvent, pour éviter d’avoir à creuser, aux profondeurs de 11 à 12 mètres qu’exigent les grands paquebots modernes, toute l’étendue du bassin de marée, on creuse, le long des quais, des fosses ou « souilles », larges d’une centaine de mètres et suffisamment profondes pour que les gros navires puissent y rester à Ilot à toute heure de la marée, le reste du bassin ayant une profondeur moindre. Mais on comprendra aisément que c'est là une solution bâtarde, peu satisfaisante, puisque les navires ne peuvent quitter la souille ou y accéder que pendant un temps limité à chaque marée montante.
- Les conditions et les ouvrages d’exploitation d’un port moderne
- Un port, est, avant tout, un outil commercial. C'est un organe de liaison entre les transports maritimes et les transports terrestres. Or, nous savons qu'à l'époque
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- LA SCIE \ CE ET LA VIE
- GRANDE B1GUE D’UNE PUISSANCE DE LEVAGE DE 120 TONNES, SUR LES QUAIS D’ANVERS
- Cette bigue s'élève à 29 mètres au-dessus du quai et peut déplacer, avec une oscillation de 13 mètres, des charges de 120 tonnes. Elle est pourvue d'un appareillage électrique.
- VUE DU BASSIN - CANAL DANS LE PORT D’ANVERS Au premier plan à droite, on aperçoit un très puissant élévateur pneumatique, pour les grains.
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- actuelle, en matière de transports, tous les efforts tendent vers une accélération incessante des communications ; le seul mot d’ordre est de gagner du temps. l)e même que, dans une gare de chemin de fer, tout est prévu pour que les trains, tant de voyageurs que de marchandises, ne soient pas soumis à un stationnement prolongé, pour
- chaque port ; il arrive ainsi souvent que le tarif de fret pour un port donné est plus élevé que celui appliqué à un port plus éloigné, parce que ce dernier est muni d’un outillage plus perfectionné. Le paiement des suresla-rics, prévues par les chartes-parties pour le cas où les délais normaux de chargement et de déchargement sont dépassés, constitue une
- GRUES A DEMl-l’ORTIQUE DES NOUVEAUX QUAIS DU SUD A ANVERS Ces nouveaux quais, construits en 1895, ont 2.000 mètres de longueur; leur largeur, occupée par de tris importantes installations, varie entre 100 cl 244 mètres. Trois voies ferrées passent sous les cinquante et une grues que représente cette photographie. Un hangar de 1.280 mètres de longueur et de 60 mètres de profondeur est parcouru par deux voies ferrées. En arrière du hangar, un réseau de voies ferrées forme, pour chaque emplacement de navire, une petite gare de formation. En outre, la ville d'Anvers a fait établir sur les terrains du quai un poste de pompiers, un magasin de 1.800 mètres pour les marchandises en transit interrompu et un hangar métallique fermé pour les matières inflammables. La superficie totale des nouveaux quais du sud est de 98.800 mètres carrés.
- (pie les wagons soient chargés et déchargés dans les délais les plus courts, de même le port moderne doit être disposé et outillé jjour que les opérations de chargement et de déchargement des navires s’y effectuent le plus rapidement possible. Dans l’établissement des chartes-parties des navires et le calcul du fret, il est tenu compte des staries ou jours de planche, c’est-à-dire des délais normaux de chargement et de déchargement qui sont établis en fonction de l'outillage de
- lourde charge pour le commerce, alors que, au contraire, en cas d’avance sur les délais, il est octroyé à l’affréteur une prime nommée dispatch-money. Si donc un port veut attirer à lui le trafic, il faudra qu’il offre aux navires des facilités de chargement et de déchargement égales, sinon supérieures, à celles de ses voisins immédiats, de ses rivaux.
- L’ouvrage d’exploitation essentiel d'un port est le mur de quai, paroi verticale le long de laquelle s'alignent simultanément,
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- ISO
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- <li: côté du port, le navire, et, sur le terre-plein, les rames (le wagons pour le transbordement des marchandises. Pour éviter que les bâtiments y faisant escale ne soient obligés de stationner dans la rade en attendant leur tour, un grand port moderne doit donc présenter une longueur de quais sulfisante pour loger simultanément un nombre considérable de navires, en tenant compte qu’un poste de navire mesure actuellement, pour les cargos, de 125 à 150 mètres de longueur.
- et les voies des môles peuvent se raccorder aux voies des quais par des aiguillages.
- Si le développement à donner aux quais dépend du trafic probable du port, il est également fonction du rendement de l’outillage de manutention des marchandises. Or, cet outillage, dont dépend la rapidité de chargement et de déchargement des navires, joue, chaque jour, un rôle plus important dans les ports. Nous allons, pour cette raison, l’étudier d’une manière assez complète.
- VN DES PORTIQUES l’OUIt UE D HC1IA RO E.M K NT DU CHARBON KT DU MINERAI A ROTTERDAM Ce portique s'étend au-dessus d'un ]>arc de stockage de 50 mètres de large, et son avant-bec surplombe la nier d'environ 50 mètres. Ces appareils sont principalement destinés à transborder le 'minerai suédois et espagnol des navires aux chalands du Rhin et à transborder le charbon des chalands du Rhin aux navires. Le long avant-bec permet de travailler au-dessus d'un navire et de deux chalands de 3.000 tonnes placés côte à côte. Les bennes à minerai prennent JO tonnes chaque fois, et les bennes à charbon ont une capacité de 11 mètres cubes. Avec ces engins, on est parvenu à décharger 2.400 tonnes de minerai
- suédois en trois heures et. demie.
- Les (piais peuvent être d'une grande étendue rectiligne ; mais à cette solution, acceptable (jour les ports en rivière, on préfère généralement le tracé en endentures, ou darses séparées par des môles, qui permet d’augmenter la longueur de quai pour une surface donnée. Chaque darse comporte, sur chacun de ses quais, un ou plusieurs postes de navires. Si les môles sont perpendiculaires au terre-plein, le raccordement avec les voies ferrées de quai ne peut se faire que par plaques tournantes, ce qui ralentit la manœuvre des wagons ; de plus, l’accès aux darses est diflicile. Actuellement, on dirige les darses vers l’entrée des ports en leur donnant une direction oblique par rapport au terre-plein. T/entrée des navires en est facilitée,
- En ce qui concerne rembarquement et le débarquement des passagers, on a parfois construit, pour permettre le passage de plain-pied du navire au quai à toute heure de la marée, des embarcadères fixes à étages, comme à Dieppe et à Calais ; parfois aussi, on a installé des embarcadères llottants, dont les plus beaux exemplaires sont le Prince George Landing Stage, à, Livcrpool, et le Woodride Landing Stage, à Birkenhead. Mais, le plus souvent, rembarquement et le débarquement, se font au moyen de simples passerelles volantes lancées entre la coupée du navire et le terre-plein.
- Quant à la manutention des marchandises, elle comprend deux sortes d'opérations : celle de transbordement entre le navire, d'une
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- part., et, d’autre part, le quai, le camion, le wagon ou le chaland, selon le cas ; celle (Vacheminement, qui se réalise, soit au moyen d’installations spéciales permettant le transport des marchandises à des distances plus ou moins grandes entre les quais et les parcs ou magasins de stockage, soit au moyen d’un réseau routier et l'erré spécial au port.
- Nous nous étendrons plus par-ticulièrem ent sur les opérations de transbordement.
- Le transbordement
- Quand il s’agit de marchandises diverses expédiées en colis, l’engin normal de transbordement est la grue établie sur le quai et pouvant se déplacer sur voie ferrée. Actuellement, les grues utilisées pour ce travail ont une puissance de 1.500 kilogrammes ; elles sont réparties sur les quais à raison de trois à six par poste de navire. Autrefois. ces grues étaient à vapeur et autonomes, c’est-à-dire que chaque engin portait sa chaudière et sa machine motrice ; ce système était très onéreux à cause de la grande consommation de charbon de ees foyers ; aussi la grue à vapeur cède-t-elle maintenant la place aux grues hydrauliques et surtout aux grues électriques, auxquelles la force motrice est fournie par une station centrale unique. l)e place en place, on dispose quelques grues de 3.000 kilogrammes pour manier les colis très
- TRANSPORTEUR DK CHARBON AU PORT DK ROTTERDAM
- Les charbons sont ]>ris dans l'allège amarrée le long desnai'ircs à l'aide d'une benne de 3 tonnes, mobile le long d'une flèche à mouvement giratoire, puis déposés dans une soute dont le fond est en entonnoir; ils tombent sur une bande transporteuse, puis sont élevés vers une des deux rigoles de déversement construites à différentes hauteurs.
- lourds. Enfin, tout port important doit posséder des engins à grande puissance permettant de manutentionner des poids très lourds, tels que les machines, par exemple. Un grand port moderne doit donc posséder plusieurs grues de 10 tonnes et un ou plusieurs engins de 80 à 1(50 tonnes et même
- davantage. Ces engins sont des grues tournantes: grues titans de Saint-Nazaire , grue de 100 tonnes à Toulon (le record est détenu par la grue fixe de .350 tonnes des chantiers navals de Philadelphie (E.-U.); cette grue, du type « marteau », mesure 70 mètres de hauteur totale et 01 m. 45 de longueur de volée ; son rayon de levage est de 35 mètres ; elle est mue électriquement; le poids de la charpente métallique est de 4.000 tonnes. On utilise également des bi-gues ou mâtures (bigue de 120 tonnes à Anvers), des grues flottantes sur pontons : grue flottante de 150 tonnes à Carlisle (Angleterre), grue flottante de 200 tonnes à Sehiedam (Hollande) ; la plus importante est la grue flottante de 250 tonnes construite récemment pour l’amirauté anglaise.
- Quand il s’agit de matières poiuléreuses transportées en vrac, comme le charbon, les minerais, les céréales, etc., la tendance moderne consistant à les manutentionner le plus rapidement possible, on établit, en général, des installations spéciales pour le
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- chargement et pour le déchargement.
- L’outillage spécial pour le chargement sur navires des marchandises pondéreuses peut se diviser en quatre catégories spéciales. Ce sont : les estacades spéciales avec déchargement direct du wagon dans le bateau, par gravité (employées en Angleterre, sur la Tyne, et. en Amérique, dans les ports à charbon et à minerai des grands lacs) ; les élévateurs et basculeurs de wagons, ou
- charbons et minerais, sont les appareils Ilulett, dont nous donnons un croquis. La capacité de la benne varie de 10 à 17 tonnes ; elle est actionnée par un moteur spécial placé dans la cabine, immédiatement au-dessus et dans le prolongement du grand bras du parallélogramme articulé ; abaissée, puis relevée par la déformation du parallélogramme articulé, la benne déverse son contenu dans la trémie fixe : le charbon,
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- UN DUS QUATRK ÉLÉVATEURS DU l’OHT DK MONTRÉAL (CANADA)
- Terminé en 1924, le port de Montréal, outillé en vue de la manutention des grains, a 'une. capacité de 2.000.000 de boisseaux (le boisseau vaut 36 lit. 347). Cette capacité pourra atteindre 12.000.000 de boisseaux avec le meme appareillage. Le -matériel de déchargement comprend quatre élévateurs pouvant décharger des bateaux à la vitesse de 60.000 boisseaux à l'heure. Quatre bennes preneuses déchargent, par heure, sept trains de 2.000 boisseaux chacun. Des galeries de transport de 1.050 mètres partent de ce bâtiment et desservent de grands postes d'amarrage. Ces galeries sont susceptibles d'être agrandies au premier besoin. C'est, là l'élévateur de grains le plus moderne du monde.
- dumpers (employés dans les grands ports anglais et américains, à Anvers, etc.) ; les courroies transporteuses (embarquement du minerai à Donges, près de Saint-Nazaire, sur la Loire) ; eniin les transporteurs aériens à câbles, employés principalement pour manutentionner les minerais.
- L’outillage spécial de déchargement comportait tout d’abord des grues à bennes prenantes, d’une puissance de 3 à 0 tonnes, qui sont aujourd’hui d’un emploi courant dans tous les ports ; mais on a recherché, de plus en plus, des engins de chargement d’un rendement supérieur.
- Les gros engins-types en usage aux États-Unis depuis 1905, pour le déchargement des
- pesé automatiquement, tombe dans la trémie mobile, qui le distribue soit dans les wagons placés sur les rails sous le premier portique, soit dans la fosse de transbordement, d’où il sera repris pour être mis en stock dans un pare attenant. A Cleveland, on est arrivé, avec èes engins, à décharger un bateau de 11.800 tonnes en trois heures et demie. C’est, d’ailleurs, un record.
- On emploie également des tours de déchargement, grandes charpentes métalliques portant un bras mobile levant, sur lequel se déplace la poulie de levage d’une benne preneuse ordinaire. Les appontements de Queyriès, à Bordeaux, sont équipés avec sept engins de cette nature, combinés avec
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- DÉCIIARGEURS AUTOMATIQUES DE MINERAIS (SYSTÈME IIULETT) ÉTABLIS PAR « TIIE WELLMANN SEAYEll MORGAN CO. », DE CLEVELAND (OIIIO)
- Plus de cinquante de ces engins sont utilisés sur les rives des Grands Lacs américains pour le déchargement des minerais apportés par les vapeurs. Cette photographie montre un groupe de déchargeurs travaillant sur les docks. La figure ci-dessous permet, de se rendre compte du fonctionnement de ces engins, dont le rendement est considérable et qui peuvent se déplacer sur toute la longueur d'un quai.
- Cabine
- Parallélogramme
- articulé
- Trémie fixe
- Cabine
- ffosse de ’ransbordement/§
- Cabine
- Trémie mobile
- Voies
- Benne
- Navire
- CROQUIS SCHÉMATIQUE D’UN APPAREIL IIULETT, DE «THE WELLMANN SEAVER MORGAN CO.»
- Le parallélogramme articulé permet de faire plonger la benne dans les cales du navire, de la relever ensuite et de l'amener sur les rails installés sur le portique, au-dessus de la trémie fixe où elle se décharge. Le charbon, ou le minerai, tombe ensuite dans la trémie mobile, qui le transporte, soit dans les wagons sur les voies disposées sous le portique, soit dans la fosse de transbordement, où les matières ainsi mises en stockage peuvent attendre Varrivée des navires.
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- un réseau de transporteurs aériens qui vient s'ajouter aux voies de quai pour assurer l'enlèvement rapide du matériel déchargé ; à l’île Elie, au port de Rouen, fonctionne également une installation du même genre comprenant deux tours ; ici, ce sont des courroies transporteuses qui assurent l’enlè-
- marcliandises dans la cale du navire pour les mettre sur le quai et vice versa. Mais il faut aussi prévoir les moyens d’amener les marchandises au quai ou de les acheminer du quai, soit vers les magasins ou parcs de stockage du port, soit vers l’intérieur du pays par l’intermédiaire des chemins de fer.
- S’il s’agit du transport entre le navire et le magasin ou le parc de stockage, il s’effectue au moyen de camions et de remorques ou, de préférence, à l’aide d’installations à grand rendement, telles (pie les courroies transporteuses, les transporteurs aériens à wagonnets, etc. La manutention sur le parc de stockage lui-même a lieu à l’aide de ponts roulants.
- Mais la question la plus importante est d’assurer la parfaite liaison entre le port et les moyens de transport terrestres. Il faut que les marchandises déchargées sur les quais à destination de l’intérieur
- GlllJK DK LA CAKK DK I,A CI OTAT
- Sa hauteur est de 30 mètres.
- Elle porte une charge, de 3 tonnes 5, placée à 20 mètres du pivot (construite par les ateliers de Jeumontj.
- veinent et le transport du charbon (pii doit être stocké dans des silos.
- Le déchargement des grains en. vrac se fait par norias ou par élévateurs à godets combinés avec des transporteurs à courroie ou encore par aspirateurs comme dans les ports de Hambourg, Rotterdam.
- Les pétroles, transportés en vrac dans des navires spéciaux, sont déchargés par pompage ; il existe un de ees postes à Donges pour les navires transportant 8.000 tonnes de pétrole dans des citernes, en vrac.
- L’acheminement
- L’outillage de transbordement dans un port a donc pour rôle essentiel de prendre les
- J,KS DIX GIIUKS DK 2,5 TONNKS KOUKNIKS A I,A CIIAMBHK DK COMMERCK DK HOUKN
- (Construites par les ateliers de Jeumont pour la manutention du
- charbon.)
- du pays puissent être enlevées au fur et à mesure, sans quoi il serait inutile d’avoir un bon outillage, et le port se trouverait embouteillé, ce qui n’est, d’ailleurs, que trop souvent le cas. En un mot, il faut qu’un port moderne soit doté d’un réseau ferré en harmonie avec les quais et l'outillage de manutention.
- Le réseau ferré comprend d’abord des l'oies de manutention établies sur le bord
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- du quai, permettant le passage direet des marchandises du navire au wagon et vice versa. Les marchandises (pii doivent être classées avant leur expédition sont débar-
- mettcnt aux trains d’arriver et de partir pendant que stationnent les rames en chargement ou en déchargement. Pour les marchandises pondéreuses en vrac, que l’outil-
- UNK OIUTK DK 50 TONNKS DU l’OUT I)K DONDRKS
- Type de grues électriques de « The Wcllman Smith Oxven Engineering Corporation LUI ». Elles sont montées sur un portique, dont la largeur permet éi trois trains de circuler de front. La superstructure porte la cabine équipée électriquement pour le service de la grue.
- quées sur une partie de terre-plein réservée à cet effet, d’où elles sont acheminées par d’autres voies de manutention, également parallèles à l’arête du quai, mais disposées en arrière du terre-plein. Entre les voies de manutention, des voies de circulation per-
- lage moderne décharge plus rapidement que les trains ne sauraient les enlever, il faut ménager sur le terre-plein des dépôts, consistant en parcs de stockage à l’air libre ou en silos, desservis par des voies ferrées spéciales et qui font fonction de volant.
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- INSTALLATION DE FAIRPORT ( OIIIO ) POUR LE DÉCHARGEMENT DES MINERAIS
- Il y a six machines, pourvues chacune d'un grappin dune capacité de 5 tonnes. Quand elles travaillent ensemble, elles peuvent décharger en quatre heures le minerai dun vapeur de 10.000 tonnes. Pendant Vétê il leur arrive souvent de décharger deux cargos de 10.000 tonnes par jour. C'est Vune des plus
- rapides installations du monde.
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- Enfin, Ja gare de triage est le complément indispensable du réseau ferré des quais ; comme elle occupe une surface considérable, on la place généralement à une certaine distance du port proprement dit.
- Le tracé des quais doit permettre la circulation des wagons par rames complètes, conduites par des locomotives ; cela n’est possible que si les darses et môles sont disposés obliquement par rapport au quai,
- L’importance du stockage
- Nous venons d’étudier l’outillage de manutention et d’acheminement des marchandises dans un port moderne ; entre ces deux opérations se placent les installations de stockage devenues nécessaires dans tous les grands ports. En effet, toutes les marchandises ne peuvent être acheminées directement. Les unes ont besoin d’être reconnues et
- DECHARGEMENT DU BUE PAlt ELEVATEURS PNEUMATIQUES DANS LE PORT DE LONDRES
- permettant ainsi le raccordement des voies des môles avec celles du quai par des courbes de rayon suffisamment grand pour ne pas gêner l’exploitation. Autrefois, dans de très nombreux ports et on trouve encore fréquemment cette disposition — les môles étaient perpendiculaires ail terre-plein et le raccordement des voies se faisait par plaques tournantes, ne permettant le passage que d’un wagon à la fois et exigeant l’emploi de la traction animale. Ce dispositif, qui ne répond plus aux exigences du trafic moderne, est aujourd’hui entièrement abandonné. Les voies sont groupées par faisceaux, de manière à laisser le maximum de surface disponible sur les terre-pleins.
- triées ; on procède parfois à ces opérations dans un espace réservé à cet effet sur le terre-plein, sans protection ; mais, en général, on construit des hangars. D’autres marchandises ont à subir des opérations nombreuses, à attendre pendant un certain temps leur expédition ; il se peut même qu’elles fassent l’objet d’opérations commerciales avant de quitter le port ; pour celles-là, on construit des magasins, entrepôts ou docks, à quelque distance en arrière du quai. Ce sont également les hangars et les magasins qui permettent de préparer à l’avance le chargement complet d’un navire.
- Enfin, pour les marchandises pondéreuses en vrac, toujours déchargées plus rapide-
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- ment que les wagons no peuvent les emporter, il faut eréer de vastes pares de stockage, disposés et outillés pour la manutention rapide. Pour les charbons, on les stocke maintenant sous l’eau, surtout en Amérique, ee qui évite, d’une part, l’établissement de vastes terre-pleins en remblai, et, d’autre part, préserve le charbon de l’altération par l’air et de la perte d’une partie de son énergie calorifique. Pour les céréales, on
- toujours établi, en amont du port, un bassin de garage, peu profond, dans lequel stationnent les péniches ; on évite ainsi d’en-combrcr le port et de donner une extension exagérée aux bassins profonds.
- Un port moderne est celui où les navires ne séjournent pas, grâce à son outillage
- De cette courte étude, il ressort qu’un grand port moderne est un organe extrê-
- BASCULEUR A OXEI.OSUN1) (SUÈDE), POUR I.E DÉCHARGEMENT DE WAGONS DE 30 TONNES
- Ces wagons sont vidés par un culbuteur dans un wagon de manutention de 60 tonnes et le minerai ensuite déversé le long du mur du parc de stockage. Il est ensuite repris par la grue portique et transféré au dépôt <juand aucun bateau n'est à charger immédiatement.
- construit des entrepôts spéciaux comportant généralement, des installations pour le nettoyage des grains. Quant aux pétroles, amenés en vrac par les navires, ils sont stockés dans des réservoirs spéciaux.
- L’acheminement ne se lait pas toujours entièrement par chemin de fer ; dans les ports en rivière et certains autres ports en communication directe avec des canaux, comme Marseille, il est nécessaire d'assurer la liaison entre les transports maritimes et la navigation intérieure. Dans ce cas, on établit des bassins spéciaux à large surface, permettant l’accès des chalands dans lesquels les marchandises peuvent passer directement du navire au chaland et vice versa. Il est
- inoincnt complexe, appelé à jouer un très grand rôle dans la vie économique du pays, en facilitant et en rendant aussi peu coûteuses que possible les opérations de transport tant à l’exportation qu’à l’importation. Le souci dominant qui préside à l’installation d’un port est celui de là rapidité des manutentions des marchandises. On peut dire, en somme, que, dans un port actuel, tout est subordonné à l’outillage. La longueur des quais et, par conséquent, la dimension des bassins et leur disposition sont fonction de l’outillage, puisque, plus celui-ci est puissant. moins il faut de longueur de quais pour charger et décharger, dans un temps déterminé, un nombre donné de navires.
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- L’étendue des terre-pleins, des stockages, le kilométrage et la distribution du réseau ferré du port dépendent également de l’outillage, puisqu’ils doivent s’accorder avec; la vitesse de chargement et de déchargement des navires. Cela est si vrai que dans des cas particuliers, et surtout quand il s’agit de marchandises pondéreuses en vrac, on voit
- l’équiper avec un matériel de puissance moyenne et abondant qu’avec des engins extrêmement puissants?
- Les installations de moyenne importance exigent, pour donner satisfaction à une augmentation sans cesse accrue du tonnage sur laquelle il convient toujours de compter, de très grandes longueurs de quais et
- GRANDE GRUE PORTIQUE DE «TUE BROWN 1IOISTING .MACUINERY CO.», DE CLHVELAND (OIIIO),
- A OXELOSUND (SUÈDE)
- On voit, à droite, le dépôt de minerai mis en stockage. Quand un navire se présente au chargement, le minerai est repris par la benne et descendu dans la cale (voir le sujet de couverture du présent numéro ). Elle prend à la fois environ. 11 tonnes de minerai en gros morceaux ou 17 tonnes de minerai fin. La benne est pounme de dents en acier au manganèse pour lui permettre de piocher le minerai gelé du stock pendant F hiver. On parvient ainsi à charger 500 tonnes de minerai à l'heure. Grâce à celte mise en stock, le déchargement du navire et le chargement des trains sont deux opérations complètement indépendantes. Au pr-inloups dernier, 17.500 tonnes de minerai ont été embarquées par mois, avec trois machinistes et six manœuvres. Fait à la main par des pelleteurs, des pelles à vapeur ou des grues,
- il exigerait trois cents hommes.
- disparaître le mur de quai classique pour faire place à de simples appontements, uniquement chargés de supporter les engins de chargement et de déchargement, qui assurent la manutention d’un tonnage considérable en l’absence de tout mur de quai proprement dit (manutention du charbon à, lionges, à Duluth (Etats-Unis).
- Ainsi que nous l’avons montré, la puissance4 d’un port dépend, avant, tout, de son outillage. Mais est-il plus avantageux de
- un personnel nombreux. Ce sont là deux raisons d’ordre économique qui militent en faveur de remploi d’un outillage très puissant. D’ailleurs, cette solution a été adoptée dans tous les grands ports du monde, parce qu’elle est la meilleui’e. Plus les appareils de manutention seront puissants, plus vite s’effectueront les transbordements et moins longtemps les navires séjourneront (huis les ports.
- Lucien Fournier,
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- COMMENT ON TELEPHONE PAR-DESSUS L’ATLANTIQUE
- Dans le n° 81, de mars 1924, de La Science et la Vie, a été expliquée la méthode employée pour réaliser la radiotéléphonie transatlantique. Les essais entrepris depuis lors ayant donné, tout récemment, des résultats remarquables, nous donnons, ci-après, quelques détails sur l’organisation de ces transmissions.
- Le poste d’émission anglais était installé à la station de Rugby et le poste de réception américain à Houlton, au nord de New-York ; le poste d’émission américain était à Rocky-Point et ie poste de réception anglais correspondant, à Wroughton. Entre ces postes et les capitales anglaise et américaine, on utilisait les circuits téléphoniques ordinaires, en sorte que les communications radiophoniques suivaient, à l’aller et au retour, une voie différente.
- La demande partait de Londres, empruntait le téléphone ordinaire jusqu’à Rugby, était transmise par radiophonie à IToulton et, enlin, téléphonée de Houlton à New-York. La réponse parvenait par fil de New-York à
- Rocky-Point, par radiophonie de Rocky-Point à Wroughton (5.100 kilomètres) et, enfin, par fil de Wroughton à Londres. Les lignes télépho-niques comportaient des relais en différents points
- (deux sur chaque ligne, à l’aller et au retour).
- La longueur d’onde, dans le sens Londres-New-York, était de 5.770 mètres et, dans le sens inverse, de 5.260 mètres. La puissance utilisée atteignait 200 kilowatts.
- A Londres comme à New-York on avait réalisé l’expérience dans deux pièces d’inégale contenance. Dans la plus grande se tenaient des personnalités qui, le casque aux oreilles, écoutaient ce qui se disait au poste d’émission. Les journalistes passaient successivement dans la petite pièce où était le poste émetteur. Ils pouvaient alors engager une conversation avec des interlocuteurs séparés d’eux par l’Atlantique, et dont les réponses étaient si sonores que l’un d’eux s’écria :
- « Mais ne parlez donc pas si fort ! »
- Les mêmes essais furent tentés avec un seul écouteur. Et la parole parvint comme dans une communication urbaine quand l’appareil est bon. Cette expérience eut lieu le jour du cinquantenaire de la première application du téléphone aux États-Unis. Dans peu de temps, on pense pouvoir instaurer le régime des communications radiophoni -ques courantes, non seulement entre l’Angleterre et 1 ’ A m é r i q u e , mais encore entre la métropole anglaise et les Dominions.
- P. C.
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- LE SOLEIL
- EST ACTUELLEMENT EN EFFERVESCENCE
- Par Mme Gabrlelle-Camille FLAMMARION
- DIRECTRICE DE L’OBSERVATOIRE DE JUVISY
- Notre Soleil est, actuellement, en pleine effervescence ; on en juge par Vaugmentation du nombre des taches qui parsèment sa surface, par ses formidables éruptions qui lancent à des hauteurs prodigieuses des flammes mesurant des centaines de milliers de kilomètres, etc. Sur la Terre, on observe, pendant ces crises, des perturbations magnétiques qui se traduisent fréquemment par des aurores boréales. Ont-elles des effets d'un autre ordre ? C'est bien probable et peut-être parviendra-t-on, un jour, à lier nos crises socicdes aux paroxysmes solaires ? Cependant, jusqu'ici, rien ne le laisse prévoir. Mme Gabrielle-Camille Flammarion, qui a été, pendant de longues années, la collaboratrice enthousiaste et dévouée du Maître, résume ici, dans un style plein de grâce où se retrouvç l'empreinte du grand apôtre de l'Astronomie populaire, nos connaissances actuelles sur le Soleil, qui a été le premier dieu de l'humanité et qui en est toujours le souverain.
- L’astre éblouissant, aux rayons duquel toute la vie terrestre est suspendue, traverse, en ce moment, une période de formidable agitation, à laquelle aucun être au monde ne doit et ne peut rester étranger, car nous sommes tous tributaires du Soleil.
- Depuis le commencement de cette année, les tempêtes magnétiques, plus fréquentes et plus violentes que dans les mois précédents, se déchaînent sur la Terre et troublent l’aiguille aimantée au point de l’affoler et de lui faire perdre le nord ; les aurores boréales descendent du septentrion jusqu’à devenir visibles sous nos latitudes, et déploient dans le ciel de nos régions leurs draperies colorées , ondoyant sous un mystérieux souffle sidéral. En même temps, des taches nombreuses se succèdent à la surface radieuse de l’àstre du jour, parfois assez vastes pour se signaler à l’œil nu.
- Tout nous indique que nous marchons à grands pas vers un paroxysme solaire, et cet état d’effervescence remarquable, qui s’étend du Soleil à notre planète, invite les habitants de notre globe, même les plus éloignés de l’Astronomie, à diriger leurs pensées vers le ciel.
- D’ailleurs, qui pourrait douter, presque au lendemain du solstice du 21 juin, à une époque saisonnière où les rayons solaires nous accablent, parfois, d’une ardeur excessive, qui pourrait douter que le Soleil ne soit un astre très actif ?
- Mais les flèches de flamme, dont nous gratifie Phébus-Apollon au sommet de son cours apparent annuel, ne représentent
- qu’un très faible aspect de l’énergie rayonnante qu’il déverse sur nous en des flots de radiations, dans lesquelles la Terre puise sa vitalité, sa jeunesse sans cesse renaissante, son charme et sa beauté, depuis le réveil du printemps succédant à la torpeur de l’hiver jusqu’à l’apothéose de l’été précédant le langoureux automne.
- La minuscule sphère errante, à la surface de laquelle se déroulent nos destinées, ne capte qu’une infinitésimale partie de l’énergie radiante totale du Soleil, soit un demi-milliardième environ. Tout le reste est perdu pour nous. Les autres planètes de notre système, ces autres terres du ciel, sœurs de la nôtre, en prennent chacune sa part et, à elles toutes, utilisent environ un cent millionième de l’énergie solaire. Oui, si peu, malgré les surfaces énormes des grosses planètes : Jupiter, onze fois plus considérable en diamètre que notre monde et mesurant 142.000 kilomètres ; Saturne, neuf fois plus vaste, en étendue diamétrale, que notre globe, soit 121.000 kilomètres ; Uranus et Neptune, dont les diamètres sont 4,13 et 3,72 fois supérieurs au nôtre, et, respectivement, de 53.000 et 57.000 kilomètres.
- Quelle ne doit pas être la puissance île notre radieux foyer, moteur de tout son système planétaire, qui fait tourner la Terre autour de lui en une année, comme au bout d’un bras invisible, à la distance de 149 millions 500.000 kilomètres et à la vitesse fantastique de 108.000 kilomètres à l’heure, pour détenir de telles réserves d’énergie?
- Les apparences ne nous donnent pas une
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- LA VIE
- idée exacte de cette puissance. Pénétrons donc dans les arcanes de la réalité.
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- Le Soleil dans l’espace
- Si le Soleil était seulement huit ibis plus éloigné de nous que sa « voisine immédiate » dans le ciel, l’étoile Alpha, de la constellation australe du Centaure, il ne serait plus pour nous l’Astre du jour, mais un simple point lumineux immergé dans la Voie lactée, tout juste à la limite de visibilité pour l’œil nu, parmi les myriades de soleils qui se succèdent à travers l’espace à toutes les distances, à tous les âges de leur évolution^ stellaire, de la naissance à la mort. Il faudrait le chercher dans les profondeurs étoilées, vers 825.000 milliards de kilomètres, et sa lumière, malgré sa vitesse de 800.000 kilomètres à la seconde, emploierait plus de 3 ans pour nous atteindre. C’est moins loin que l’Etoile polaire, dont les rayons tutélaires nous arrivent au bout de 40 ans 1/2 de voyage intersidéral, ce qui prouve aussi que l’Etoile du Nord possède un éclat intrinsèque plus intense que notre Soleil, puisque, à pareille distance, elle a encore rang parmi les plus brillantes étoiles, au point de servir de phare céleste, en certaines circonstances, aux navigateurs et aux voyageurs isolés.
- Ainsi, comparativement à d’autres astres et surtout aux étoiles géantes, comme Antarès, Bételgeusc et Arcturus, dont les diamètres sont, respectivement, quatre cent soixante, deux cent cinquante et vingt-cinq fois supérieurs au sien, le Soleil fait assez pauvre mine. En revanche, ramenée à sa distance de 149.500.000 kilomètres de la Terre, notre étoile solaire s’impose par sa grandeur relativement à nous. Jugeons-en par les mesures suivantes, assez expressives :
- Tli K HH SOLKIl,
- Diamètre relatif. . Diamètre en kilo- 1 109,05
- mètres 12.742 1.391.000
- Volume relatif. . . 1 1.301.200
- Masse relative . . . 1 332.290
- Densité Pesanteur à la sur- 1 0,250
- face 1 28,0
- Poids relatif 1 324.000
- On se rendra mieux compta' de la dimension du Soleil si l’on songe qu'en plaçant
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- la Terre à son centre et en laissant la Lune où elle est, à sa distance de 384.000 kilomètres de notre planète, elle effectuerait sa révolution à l’intérieur même du corps solaire et ne marquerait guère que la moitié de son rayon.
- Non moins illusoire est son apparence physique. A la vision télescopique, à l’œil
- qu’apparaissent les taches noires entourées de pénombres, moins chaudes que le milieu dans lequel elles se forment, et les plages de facules blanches, plus brillantes, plus chaudes et d’un niveau plus élevé que la surface photosphérique.
- La noirceur du noyau n’est que relative et due à son contraste avec l’entourage extrê-
- FIG. 2. DIMENSIONS COMPARÉES DE LA TERRE ET DU SOLEIL
- Notre maître à tous, le Soleil, régisseur des mondes de son système, formidable réservoir d'énergie, aux rayons duquel toute la vie terrestre est suspendue. La plus grande tache, visible dans Vhémisphère nord (en bas, l'image étant renversée par la lunette astronomique), est l'une des plus vastes observées depuis un demi-siècle. Sa présence, vers le méridien central de l'astre, a correspondu, le 26 janvier dernier, à une violente tempête magnétique sur la Terre et à une splendide aurore boréale, manifestation visible d'un des liens subtils et puissants qui unissent le Soleil à notre planète. Photographie prise le 24 janvier 1926, à l'Observatoire Flammarion, de Juvisy, par M. Quénisset.
- photographique, sa surface étincelante, sa photosphère, qui semble si unie et si homogène lorsqu’on la regarde à l’œil nu, protégé par un verre noir, révèle une structure granuleuse constituée de petits grains ronds, ou plutôt allongés (comme des grains de riz), mobiles et en transformations perpétuelles, mesurant chacun dans les 500 kilomètres de longueur (quelque chose comme la distance de Paris à Lyon) et par leur juxtaposition traçant un réseau de marbrures sur un fond plus sombre. C’est dans cette photosphère
- mement lumineux, car, si sombre soit-il, ce noyau rayonne deux mille fois plus de lumière que la pleine Lune.
- Les théories actuelles ne s’accordent pas définitivement sur la nature des taches solaires, généralement considérées comme de gigantesques tourbillons ou des cyclones creusant, par leur mouvement giratoire, d’énormes gouffres à la surface vaporeuse du Soleil. Les déchirures ainsi produites formeraient les taches sombres, se présentant à nos regards sous l’aspect de dépressions
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- l’IG. :î. LA ROTATION 1)U SOI-J'. IL RENDUE EVIDENTE PAR LE DEPLACEMENT DES TACHES SU1Î SON DISQUE, PENDANT LEUR PASSAGE EN VUE DE. LA TERRE Photographies obtenues à l'Observatoire, de Juvisij par M. Quénisset. De gauche à droite : en haut, 1!/ janvier 1020 à .15 h. 20 ni. — 20 janvier 1020 à 14 h. 5 m. — En bas : 24 janvier 1026 à 15 h. 30 m. — 27 janvier à 15 h. 31 ni. Ces taches étaient, en janvier, à leur deuxième apparition, retour de décembre. Elles sont revenues pour la troisième fois en février, après avoir fait le tour du Soleil.
- (huis la photosphère, qui se métamorphosent rapidement sous nos yeux (lig. 1).
- Devinées par Kepler en 1009 - - et même antérieurement, dès 1591, par l’infortuné philosophe Jordano Bruno, — observées par Fabricius en 1010, leurs déplacements de l’est à l’ouest sur le. disque solaire (de gauche à droite à l’œil nu et en sens inverse dans le champ d’une lunette astronomique) ont conduit Galilée, en 1011, à la découverte de la rotation du Soleil, laquelle est de 25 jours 4 heures à l’équateur et dont la durée s’accroît avec la latitude. Ainsi, la surface solaire ne tourne pas tout d’une pièce comme
- celle de la Terre ; elle n’est donc pas solide, mais gazeuse, et son mouvement autour de l’axe du Soleil s’effectue avec des vitesses ralenties de l’équateur aux pôles. Il en est de même, d’ailleurs, pour Jupiter, monde chaotique en sa genèse, à peine sorti de l’état stellaire et en voie de solidification. Sur les photographies reproduites ici (iïg. 3), on peut suivre la rotation solaire par le déplacement de deux magnifiques groupes de taches pendant une semaine, du 19 au 27 janvier 1926. On constate, en même temps, les curieuses transformations de ces taches, fidèlement saisies par l’œil photographique.
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- En quoi consiste l’activité solaire ?
- Il y a juste un siècle, en l’année 1826, un amateur d’astronomie, le baron Schwabe de Dessau, eut la curiosité d’entreprendre le dénombrement des taches solaires, et cette première statistique aboutit, en 1851, à la découverte de la périodicité de ces phénomènes. Ainsi, l’énergie prodigieuse qui paraît tour à tour s’épuiser et renaître, manifeste ses effets non d’une manière constante ou irrégulière, mais suivant une loi déterminée. Il y a là une fluctuation rythmique réglée, dont l’allure générale rappelle, sur une échelle incomparablement plus vaste, le flux et le reflux de la mer, ou la respiration de notre poitrine, qui se dilate et se resserre. Mais, si l’on sait que les marées océaniques sont dues à la double attraction combinée de la Lune et du Soleil, on ignore les causes qui régissent le flux et le reflux de l’activité solaire. Toutefois, notre ardent foyer nous apparaît de plus en plus comme une étoile variable, dont le diamètre varie selon que l’astre se gonfle ou se dégonlle sous l’action d’une mystérieuse respiration, dont nous ressentons les pulsations jusqu’ici, malgré l’immense distance qui nous sépare du Soleil.
- Quoi qu’il en soit, tous les onze ans, le nombre des taches, des éruptions et des tempêtes solaires arrive à son maximum ; puis, pendant quelques mois, l’activité est « étale » ; ensuite, elle s’apaise graduellement ; ses manifestations s’espacent et leur ampleur diminue jusqu’au minimum où elles deviennent rares. Après un certain temps de calme, la fièvre se réveille ; un nouveau cycle s’annonce par l’apparition de taches à des latitudes solaires relativement élevées (25° à 30°), tandis qu’au minimum elles se groupent de part et d’autre de l’équateur. La
- DEPUIS TRENTE-CINQ ANS
- période moyenne est ainsi de 11,5 ans; mais elle se raccourcit parfois à 9 ans ou s’étend, au contraire, au delà de 12.
- La marche ascendante et descendante de cette activité, en ce qui concerne les taches, a été tracée depuis le minimum de 1610 jusqu’à celui de 1913, par Camille Flammarion, dans les éditions successives de sa célèbre Astronomie populaire, et elle est continuée, d’année en année, dans son Annuaire Astronomique et Météorologique, ainsi que dans le Bulletin de la Société Astronomique de France, véritable encyclopédie du Ciel.
- Tout d’abord, on compta ces taches sans avoir égard à leurs dimensions. Depuis 1878, on mesure leur surface, corrigée de la perspective due à leur position sur la sphère, et on l’exprime en millionièmes de l’hémisphère visible pour nous, c’est - à - dire de l’hémisphère du Soleil qui est tourné vers la Terre.
- N o il s donnons ci-dessous cette intéressante statistique depuis le minimum de 1889 : 697 692 264 64 37
- 7 min. 152 697 724
- 1.537 max. 1.118 1.052 618 420
- o KO,
- 1889.
- 1890.
- 1891.
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- 1893.
- 1894.
- 1895.
- 1896.
- 1897.
- 1898.
- 1899.
- 1900.
- 1901.
- 1902.
- 1903.
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- 1905.
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- 78 min.
- 99
- 569
- .214
- .464 max.
- .282 974 548 ’
- 514
- 375
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- 29 min.
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- 340
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- .191 max. 778
- .082
- 1908.
- 1909.
- 1910.
- 1911.
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- 1913.
- 1914.
- 1915.
- 1916.
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- 1920. 1921 .
- 1922.
- 1923.
- 1924.
- 1925.
- VjV
- 55 min. 276 800
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- Les derniers maxima ont donc eu lieu en 1893, 1905 et 1917 ; les derniers minima, en 1889, 1901, 1913 et 1923. Nous gravissons actuellement une pente escarpée qui aboutira à une cime, probablement en 1927. C’est la hausse solaire vers un nouveau record.
- On peut remarquer que maxima et minima sont assez inégaux, tant par l’intervalle qui les sépare que par leur intensité. Par exemple, 1.0 années seulement s’interposent entre la crête du maximum de 1883 et celle du maximum de 1893. Par contre, on en compte 12 de 1893 à 1905, de même que pour le cycle suivant, 1905-1917. Entre le minimum de 1878 et celui de 1889,11 armées se sont écoulées ; puis 12 pour les deux périodes successives : 1889 à 1901 et 1901 à 1913. Le der-n i e r cycle :
- 1913-1923 a été plus court :
- 10 ans.
- Autre fait digne d’attention : la marche montante est toujours plus rapide que la décroissante, comme dans le flux et le reflux de la mer. Ajoutons que la notation par années est plus terrestre que solaire, nos séparations, au 31 décembre, étant de pure convention. Les Martiens enregistreraient autrement, leurs années étant presque doubles des nôtres en durée. Pour les habitants d’autres planètes, par exemple de Jupiter, de Saturne, d’Ura-nus ou Neptune, l’oscillation de l’activité solaire se traduirait par un balancement d’une période de plus en plus courte, rapportée aux durées respectives des révolutions de ces différents mondes, lesquelles sont de plus en plus longues, avec les distances
- croissantes. Nous ne devons considérer ces notations qu’au point de vue d’ensemble.
- D’autre part, les taches — tout au moins le noyau — se comportent comme de puissants aimants développant des champs magnétiques et, remarque curieuse, leur polarité, au cours d’un cycle de 11,5 années, dans chaque hémisphère, est exactement opposée à celle des taches du cycle précédent. Il en
- résulte une période magnétique dont la durée, de 23 ans, est précisément double de celle concernant seulement les surfaces tachées.
- Le soleil et le magnétisme terrestre
- Ce ne sont pas seulement les taches sombres et les fa-culcs claires qui témoignent de l’effervescence actuelle.Toutes les manifestations connues de l’activité solaire y participent : éruptions immenses lançant dans l’espace, à des hauteurs fantastiques, des gerbes de vapeurs incandescentes, observables d’ici, au spectroscope, comme des protubérances détachées de l’enveloppe mince et rosée appelée chromosphère (laquelle entoure la photosphère) ; flocculi d’hydrogène et de calcium ; longs filaments en étroite relation avec les protubérances, etc.
- La couronne elle-même, cette atmosphère qui auréole l’astre d’une zone de fines particules, probablement électrisées, dont la ravissante couleur rappelle celle de nos flamboyants couchers de Soleil d’été et qui, jusqu’ici, n’a été visible que pendant les éclipses, la couronne, dis-je, change de forme selon que le Soleil est plus ou moins enfiévré. Au minimum d’activité, son extension est mar-
- FLG. 5. --- COURONNE I)’AURORE BORÉALE PHOTOGRA-
- PHIÉE LE 2G JANVIER 1926, A 19 II. 52 M., PAR M. LE PROFESSEUR CARL STÔllMER, A BYGUO, EN NORVEGE
- A droite, les étoiles de In Constellation de Pcrsée. A gauche, celles de la Constellation du Cocher,
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- quée,dans la direction de l'équateur, par de gigantesques panaches effilés, tandis que les pôles sont hérissés assez régulièrement d’aigrettes courbes, bien définies, inclinées vers l’équateur. Au maximum, la couronne, immense, entoure tout le limbe solaire d’une véritable gloire lumineuse, ornée d’aigrettes enflammées. EnTfait, cette suractivité périodique s’étend à l’astre tout entier. Une vie mystérieuse anime le Soleil et se communi- ' que à notre planète par des manifestations dont la science n’a encore découvert que les premiers symptômes. A 150 millions de kilomètres de distance (en nombre rond), les palpitations magnétiques du cœur solaire font vibrer plus ou moins fortement, sur son pivot, la frêle aiguille aimantée emprisonnée dans la boussole. Que le Soleil subisse un accès de fièvre intense et l’aiguille, si sensible, se trouble et s’affole. Elle se modère aux époques d’accalmie. L’astre radieux agit tour à tour comme un propulseur ou comme un frein, et nous voyons le reflet de son activité dans les variations de la déclinaison de l’aiguille aimantée.
- Les rayons corpusculaires, que les théories récentes les mieux accréditées nous montrent —- malgré leur invisibilité ! — comme des sortes de ponts suspendus jetés à travers l’espace et réunissant le Soleil à la Terre par des liens à la fois subtils et puissants, sont également régis par la grande loi undécennale. A l’astrophysicien, le Soleil apparaît comme un formidable canonnier.
- bombardant constamment notre globe de projectiles minuscules — ou électrons — et, lorsque l’activité solaire redouble d’intensité, les bombardements, eux aussi, se font plus violents et provoquent des troubles dans le magnétisme terrestre. Ces impondérables courants négatifs deviennent alors « positifs » jiour nos yeux, en se révélant dans la fantasmagorie lumineuse des aurores polaires, plus nombreuses, plus brillantes, plus étendues aux époques d e vive agitation solaire.
- On peut se rendre compte de la correspondance frappante existant entre l’activité solaire et le magnétisme terrestre par les courbes représentatives de la figure 4, qui s’accordent jusque dans les moindres détails. On voit que, depuis 1923, dans les deux cas, la branche ascendante des courbes s’est redressée brusquement en traçant un V caractéristique au lieu d’une courbe arrondie en U, à l’époque du dernier minimum.
- Voici, comme pour la surface tachée du Soleil, les variations de l’oscillation diurne de la déclinaison magnétique, observées à Greenwich et exprimées en minutes d’are, depuis le minimum de 1889 :
- 1889 .... 6' 67 1896 .... 8' 64
- 1890 .... 7' 20 1897 ... . 7'42
- 1891 .... 8'46 1898 .... 7' 30
- 1892 .... 9' 62 1899 .... 6' 98
- 1893 .... .. 10' 40 1900 . ... (»' 57
- 1894 .... 9' 45 1901 .... (>' 29
- 1895 .... 9'64 1902 .... 6' 25
- EIG. G. — DRAPERIE D’AURORE BORÉALE VUE PRES DU ZÉNITH, A BYGDO, LE 27 JANVIER 1926, A 2 HEURES DU MATIN
- Photographie instantanée, prise par le professeur Cari Stormcr.
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- J 903 . 7' 25 1914 . . . . 6' 38 à l’œil nu, apparues et photographiées lin
- 1904 7' 87 1915 . . . . 8' 46 décembre et dont la présence avait coïncidé,
- 1905 8' 50 1916 .. . . 9'08 à cette époque, avec un faible orage magné-
- 1906 8' 16 1917 .... 9'99 tique, sont revenues en vue de la Terre fin
- 1907 8' 48 1918 . . . . 9' 90 janvier dernier, ramenées par la rotation du
- 1908 8' 01 1919 .. . . 9'33 Soleil (voir fig. 2 et 3). Pour être discernable
- 1909 7' 61 1920 .... 8' 90 à l’œil nu sur le disque solaire, une tache
- 1910 7' 46 1921 .... 8'03 doit mesurer au moins 38.000 kilomètres,
- 1911 (V 57 1922 . . . . 7' 33 en nombre rond, soit trois fois le diamètre
- 1912 6' 18 1923 . . . .' 6' 79 de notre planète. Or, le noyau de la plus
- 1913 6' 28 1924 .... 7' 02 vaste, située par 23° de latitude nord (en bas
- Après le < ?alme relatif qui régnait depuis le de la photographie, l’image étant renversée
- minimum cTactivité du mois d’août 1923, la fièvre solaire s'est, en effet, réveillée avec .virulence l’année dernière et a été marquée par le retour des grandes éruptions de vapeurs chromosphériques presque dispa-r lies d e puis 1921. Le 14 mai 1925, une immense protubérance a été suivie, photographiée et mesurée par M. 1)’A z a m -buja, au grand spectrohélio-graphe de l'Observatoire de Meudon, jusqu’à une hauteur s’éloignant de la
- J'IG. 7. —- J,K SOI.EU, QUE NOS VEUX VOIENT
- Photographie directe, obtenue le 20 janvier 1926, à 14 h. 5 m., par M. Quénisset, à VObservatoire Flammarion de Juvisy.
- de 095.000 kilomètres, chromosphère avec des vitesses accélérées atteignant 122 kilomètres à la seconde, aux altitudes les plus élevées.
- La moyenne diurne des surfaces tachées a été trois Ibis plus considérable dans le deuxième semestre de 1925 que dans le premier, et, depuis le commencement de cette année 1926, eet état fébrile s’est constamment développé avec une amplitude croissante.
- A l'Observatoire de .Juvisy. consacré depuis son origine (1882) à l’Astronomie physique, à l’élude de la nature des astres plus qu'au calcul de leurs positions sur la sphère céleste, le Soleil est photographié tous les jours où la transparence de l’air le permet. Or, deux taches immenses, visibles
- par la lunette astronomique) mesurait plus de 100.000 kilomètres de long. Son passage au méridien central de l’astre, le 24 janvier, a été souligné, le surlendemain 26,par une tempête magnétique extrême ment violente. Toutes les boussoles de la Terre en perdirent le nord ! Ce soir-là, une magnili-que aurore boréale pavoisa le ciel de la Norvège, du Danemark, de l’Al-1 e m a gne, de l’Amérique septentrionale, etc. Elle fut visible en Angleterre, en Belgique et jusque dans nos régions, notamment dans la Nièvre.
- C’était vraiment bien commencer l’année.
- En Norvège, le spectacle fut féerique. M. le professeur Cari Stôrmer, qui s’est spécialisé avec tant de succès dans l’étude des aurores boréales, et à qui je dois les remarquables photographies mises ici sous les yeux de nos lecteurs, m’écrivait que les premiers rayons rouges, observés vers 20 heures le 26 janvier, s’élançaient à des hauteurs prodigieuses, dépassant 500 kilomètres dans notre atmosphère. A travers la translucide couronne aurorale que montre la ligure 5, on aperçoit. les étoiles de la constellation de Persée (à droite) et celles du Cocher (à gauche).
- L’autre photographie présente une des dernières phases du phénomène, à 2 heures
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- LE SOLEIL EST ACTUELLEMENT EN EFFERVESCENCE 199
- du matin, le 27 janvier : c’est une admirable draperie dont la couleur allait, selon les observateurs, du vert au violet, et d’un éclat tel que M. wStôrmer, à Bygdô, près d’Oslo, a réussi à en prendre Y instantané nocturne de la figure 6.
- Pendant cette splendide manifestation céleste, une constatation fort intéressante a été faite par un ingénieur norvégien, M. Bol-dermo, à Hemnesberget : quand l’aurore était au zénith de cette localité, c’est-à-dire vers le sud, l’antenne de son poste de téléphonie sans fil était tellement chargée d’électricité qu’elle émettait, trois fois par seconde, des étincelles de 15 millimètres de longueur, s’échappant de son extrémité vers u n fil com muniquant avec la Terre.
- Ce curieux phénomène cessa lorsque l’aurore se retira vers le nord.
- Le troisième retour de ces taches de longue vie, dans la seconde moitié de février, a corres pondu avec des tempêtes magnétiques encore plus violentes que celles de janvier (surtout le 24 février) et avec de merveilleuses aurores boréales.
- D’autres taches sont nées dans la photosphère solaire. Un groupe d’aspect assez modeste, formé aux premiers jours de mars, a déclenché, le 9 de ce mois, la plus forte perturbation magnétique et la plus belle aurore boréale du premier trimestre de cette année. Sur les côtes occidentales de la France, ce fut un tableau grandiose, et, à Londres, pareil spectacle n'avait pas été contemplé depuis un demi-siècle.
- Ainsi se poursuit, avec des soubresauts, l’activité ou plutôt la suractivité solaire, car ce formidable réservoir d’énergie n’est jamais précisément calme.
- Influences inconnues du Soleil ?
- Ce ne sont là, d’ailleurs, que quelques aspects superficiels de l’action puissante que le Soleil exerce sur la Terre, et dont tout ce qui vit, tout ce qui respire, tout ce qui existe ici-bas doit ressentir l’influence à divers degrés, car, à chaque spasme du cœur solaire, notre planète, frémissante, répond comme un écho. Des essais ont été tentés pour déceler cette influence sur l’atmosphère, sur le
- monde végétal et sur le monde animal. D’une longue série d’observations s’étendant sur plus d’un demi-siècle, Camille Flammarion avait cru pouvoir conclure que les années de froid, de pluies etd’inon-dations paraissent correspondre à celles où le Soleil est relativement calme, tandis que les années chaudes semblent, au contraire, corres-p o n d r e a u x époques de plus grande activité solahe.Ces conclusions étaient basées, notamment, sur ses études de la feuillaison et de la floraison des marronniers dé l’avenue de l’Observatoire, à Paris.
- Ce que nous connaissons de la psychologie et de la physiologie humaines ne nous autorise pas à doser scientifiquement les effets directs des fluctuations de l’activité solaire sur notre psychisme et notre organisme. Toutefois, des observations fort intéressant* s sont, actuellement, poursuivies à ce point de vue.
- Le problème est extrêmement complexe, car il faut tenir compte d’actions réflexes ou secondaires masquant souvent l’action dominante.
- Cependant, l’activité générale du Soleil paraît se refléter à la surface des autres planètes, dans la coloration et l’aspect des cou-
- KIG. 8. LU SOI.KIL QUH NOS YliUX NU VOIKNT 1»AS Photographie obtenue le 20 janvier 1926, par M. 1)'Azambuja, à Vaide du speclrohéliographe de VObservatoire, de Meudon, et montrant la couche supérieure, des vapeurs de. calcium dans Y atmosphère solai re.
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- rants de Jupiter, ainsi que sur Mars, sur la fusion de ses neiges, sur les teintes de ses configurations géographiques — ou plutôt aréographiques.
- Lors de la dernière opposition martienne, en 1924, nous venions de boucler un récent minimum d’activité solaire (août 1923). Or, nous avons été frappés, à l’Observatoire de Juvisy, où l’étude de cette planète voisine est en grande faveur, de la lenteur de la fusion des glaces polaires, qui n’ont pas entièrement disparu pendant la saison estivale — contrairement à ce qui arrive parfois —semblant déceler,là-bas,un été plutôt froid pour l’hémisphère austral alors dirigé vers la Terre.
- Cette année, Mars nous revient en d’excellentes conditions d’observation, quoique plus éloigné à son rapprochement maximum qu’en 1924 ; mais sa déclinaison boréale nous permettra de l’observer à une hauteur beaucoup plus grande au-dessus de l’horizon, c’est-à-dire mieux dégagé des brumes, ce qui est un avantage appréciable. Son opposition se produira le 4 novembre prochain, vers le milieu de l’été martien, pour son hémisphère austral, à une époque d’activité solaire croissante. Il sera donc extrêmement intéressant de discerner les effets de cette activité sur la planète Mars, si vivante.
- Quoi qu'il en soit, s’il est vrai — ce dont on peut douter — qu’il n’y a rien de nouveau sous le Soleil, tout ce qui précède montre qu’en tout cas il reste beaucoup à apprendre, beaucoup à étudier sur le Soleil, dont les fluctuations d’énergie nous intéressent non seulement en spectateurs curieux de s’instruire, mais surtout comme acteurs de la vue terrestre, sur une scène dont cet astre, (pii nous tient tous captifs dans son rayonnement, est Je régisseur et notre suprême ministre de l’Agriculture.
- Les rayons lumineux sont, m a 1 heu reuse-ment, les seuls perceptibles à nos yeux. Mais des instruments fort ingénieusement construits
- et d’une extrême sensibilité commencent à suppléer à l’insuffisance des sens dont nous a dotés la nature. Ce que nos regards ne peuvent saisir, ces instruments nous le montrent.
- Or, il s’affirme, de jour en jour, que ce que nos yeux voient n’est rien en comparaison de ce qu’ils ne voient pas. Comparons, par exemple, deux photographies solaires prises le même jour, le 20 janvier 1926, à trois heures d’intervalle, l’une (fig. 7), directement à l’Observatoire de Juvisy, par M. Quénisset ; l’autre (fig. 8), à l’Observatoire de Meudon. par M. D’Azambuja, avec le grand spectrohéliographe (trois prismes flint et chambre de 3 mètres), en utilisant la radiqtion sélectionnée par la seconde fente de l’instrument, qui est la composante centrale de la raie K ou Ks du calcium. Nous avons là une image de la couche supérieure des vapeurs de calcium dans l’atmosphère du Soleil.
- Qu’y a-t-il de commun entre ces deux images ?
- C’est pourtant le même Soleil ! Certes, en y regardant bien, on réussit à repérer et à identifier certaines régions caractéristiques, correspondant aux taches et facules.
- Si notre œil, au lieu d’être construit tel qu’il est, était sensible seulement à certaines radiations sélectionnées et offrait quelque analogie avec l’organe récepteur prismatique du spectrohéliographe, nous verrions directement le Soleil sous cet aspect singulier et non son disque éblouissant homogène,tel qu’il nous apparaît. De même, toute la nature se présenterait à nous sous un tout autre aspect. La Terre serait, pour nous, un tout autre monde.
- Au point de vue philosophique de notre connaissance de ce qui nous entoure et de notre appréciation du monde extérieur, il est même intéressant de constater que nous ne voyons pas du tout les choses telles qu’elles sont, même en pleine lumière du jour, surtout en ce qui concerne le Soleil et son activité intrinsèque. G.C. Flammarion.
- MADAME CAMILLE ELAMMAllION en « collaboration » avec son mari, le célèbre astronome décédé l'an dernier et dont on a célébré l'anniversaire récemment à l'Observatoire de Juvisij.
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- LES ENQUÊTES DE « LA SCIENCE ET LA VIE »
- LA RENAISSANCE ITALIENNE DANS LE DOMAINE INDUSTRIEL ET ECONOMIQUE
- Par Pierre CHANLAINE
- ENVOYÉ SPÉCIAL DE « LA SCIENCE ET LA VIE » A ROME
- En circulant à travers VItalie, on est stupéfait de Vactivité qui y règne. Partout, des usines, des constructions, des routes. En quittant Modane pour aller vers Turin, Milan ou Rome, on constate que les voies ferrées sont électrifiées. Il y a dans les ports — dans tous les ports — un mouvement accru et, d’ailleurs, parfaitement ordonné. Le territoire italien donne l'impression d'une ruche en pleine activité. La renaissance économique de l'Italie est, en effet, prodigieuse. Il y avait, dans le pays, les éléments de cette renaissance. Une volonté manquait pour les discipliner et les coordonner. Cette volonté s'est manifestée. Elle a duré. Il n'en a pas fallu davantage pour que la prospérité vînt. Et il en sera ainsi partout et toujours. Un organisme est d'autant plus actif que son cerveau est plus vivant et que les cellules lui obéissent plus complètement. Encore, en circulant dans l'Italie centrale, entre Rome, Naples et Tarente, ne peut-on se faire qu'une idée imparfaite de l'effort accompli. C'est, en effet, en Italie comme en France, le Nord qui donne au pays — économiquement parlant — sa prospérité. Toutes les grosses industries italiennes sont en Piémont, en Lombardie et en Vénétie. Et, si l'on s'appesantit un peu sur l'extension prise par ces industries depuis une quarantaine d'années, on ne peut qu'enregistrer les brillants résid-tats obtenus. L'Italie a été gênée dans son développement industriel par le manque de houille et de fer. Eh bien ! quoique ne sortant de son sol ni l'une ni l'autre de ces matières premières, elle est arrivée à se constituer une industrie métallurgique puissante. On sait qu'il y a dans l'industrie métallurgique deux grands chapitres : Vindustrie sidérurgique, ou production de l'acier, et l'industrie mécanique, ou industrie de transformation de l'acier en matériaux manufacturés. La première — l'industrie sidérurgique — est évidemment, en Italie, moins brillante que l'autre. La raison ? Le manque de charbon. Mais les Italiens veulent arriver à remplacer complètement la houille, qui manque, par l'énergie hydraulique, qui existe en abondance et qui vient des
- Alpes et de l'Apennin.
- J’ai rapporté, dans un numéro précédent (1), ce que m’avait dit M. Mussolini lui-même concernant l’approvisionnement en houille de l’industrie italienne : « Je veux que, d’ici vingt ans, il n’entre plus, pour la combustion, un gramme de charbon en Italie. » Aussi de nombreux hauts fourneaux sont-ils déjà remplacés par des fours électriques. L’acier est obtenu en traitant des débris de ferraille qu’on importe de France. Des plaintes nous ont été, à ce sujet, adressées par des Italiens, l’année dernière, parce que nous avions réduit nos envois de 520.000 tonnes à 120.000, à cause de nos propres besoins. Les industriels intéressés insistent, d’ailleurs, en ce moment, pour que nous augmentions ces envois de ferrailles, qui leur sont indispensables.
- (1) Voir I.a Science cl la Vie, n° 108 de juin 1920
- La main-d’œuvre et l’industrie mécanique
- L’industrie mécanique a fait, elle, des progrès considérables. La main-d’œuvre est abondante. Et elle n’est pas chère. Dans ce pays, où, à l’heure actuelle, le prix de la vie est plus élevé que chez nous d’un eoelïi-cient de 1,7 à peu près, les ouvriers ne gagnent pas plus que les nôtres et travaillent davantage. Rebelles il y a quelques années, ils se sont vite assagis quand l’autorité de M. Mussolini leur a souligné l’intérêt de la patrie. La Nation les a embrigadés, disciplinés, en même temps qu’elle leur a donné des garanties précieuses. Le droit de grève est supprimé en Italie. Les patrons et les ouvriers sont obligatoirement groupés en coopérations ou syndicats reconnus par l’Etat et dotés de personnalité civile. Des
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- contrats individuels de travail sont passés entre les uns et les autres sur le modèle d’un contrat-type agréé par les corporations intéressées. Si, pour une raison quelconque, — accroissement du prix de la vie, etc. — il y a conflit entre les employeurs et les ouvriers, la cour d’appel la plus proche doit en être saisie. Cette juridiction a le droit, mais aussi le devoir de juger, non seulement d’après les textes, mais d’après l'équité. Ce qui revient à dire que, si elle estime, en toute conscience, insuffisants les salaires fixés par les contrats collectifs de travail, elle peut, de sa propre autorité, décider qu'ils seront élevés et que de nouveaux contrats collectifs seront établis conformément à ses directives. Dans ces conditions, la grève ne s’explique plus que comme un délit politique, qui est sévèrement réprimé.
- Avec une pareille main-d’œuvre, l’Italie peut faire concurrence aux pays les mieux placés industriellement. On sait que son industrie automobile est une des plus prospères. Fiat, à Turin, emploie vingt mille ouvriers dans des usines somptueuses, chapeautées d'un autodrome. L’industrie de la construction de matériel de chemin de 1er a pris, elle aussi, une belle extension. Non seulement elle sullit à l’Etat italien, mais elle exporte et elle concurrence victorieusement les pays qu’on considérait jusqu’alors comme les mieux outillés. Les usines Bréda, de Milan, ont enlevé, l’année dernière, à Schneider une commande de vingt locomotives, destinées au gouvernement égyptien. Un traité passé avec l’Allemagne permet l'entrée en Italie, avec des droits de douane minimes, de machines dont ce pays a le plus grand besoin pour le développement nécessaire de ses industries de transformation.
- L’industrie textile marche à pas de géant : laine, coton, soie
- La soie peut êti’e considérée comme la seule industrie naturelle de l’Italie, la seule pour laquelle il ne lui soit pas indispensable d’importer quelque chose. Elle produit cette matière première en quantité sullisantc pour alimenter scs filatures. Aussi occupe-t-elle maintenant le premier rang dans la production, après le Japon et la Chine. Les filatures sont en Piémont ou en Lombardie. Les usines de tissage, à Corne.
- L'industrie de la soie artificielle a pris, depuis trois ans, une extension prodigieuse, grâce au groupe Gualino, de Turin, dans lequel est entré M. Agnclli, directeur des
- Usines Fiat. Ce groupe a fondé la Société S. N. I. A., au capital de un milliard de lire, créé des usines immenses. La production italienne de la soie artificielle n’est, actuellement, distancée que par celle des Etats-Unis. La S. N. I. A., qui a installé dans ses usines des laboratoires de recherches, vient de trouver un lil qui peut remplacer la laine et le coton. Le gouvernement attache à cette découverte le plus grand prix, car l’Italie n’a pas de colonies. Elle n’a donc pas l’espoir de sc passer du coton étranger. Et, comme il est dans son programme politique de réduire les importations de matières premières et d’essayer de vivre en se passant des autres, on voit quel intérêt présenterait une découverte de cette nature.
- L’industrie italienne du coton est une des plus importantes qui soient.' Nos voisins ont une tendance à se spécialiser dans l’article bon marché, destiné à la clientèle d’Orient et d’Extrême-Orient. Et il y a là une raison. L’Italie, ayant, en effet, besoin, pour quelques années encore, du blé qu’elle ne produit pas en quantité suffisante, ira le chercher en Orient et même en Extrême-Orient par fret en retour des bateaux qui auront exporté des articles manufacturés, et notamment du coton. Il convient de noter ([lie les Italiens, comme les Allemands avant la guerre, étudient les goûts de la clientèle orientale et extrême-orientale, et font confectionner, dans leurs usines, les articles qui sont susceptibles de lui plaire.
- Dans l’industrie de la laine, nous sommes concurrencés par eux — surtout pour l’article ordinaire — en Egypte et en Turquie notamment. Nos exportations décroissent, alors que celles de l’Italie augmentent de quantités exactement égales. Ce qui revient à dire que les Italiens, et eux seuls, s’emparent des marchés (pie nous fait perdre notre traditionnelle insouciance.
- Plus de deux mille centrales hydroélectriques
- L’industrie hydroélectrique est des plus florissantes. En 1925, la force totale utilisée s'est accrue de 350.000 ,C. V., en passant à 3.200.000 C. V., contre 1.360.000 C. V. en 1914. La consommation a triplé en trois ans. Elle est passée de 2.400.000.000 de kilowatts-heure à 7 milliards de kilowatts-heure. L'éclairage ne consomme (pie 8 % de celte énergie. Le reste est attribué à l'industrie et. à la traction. Les chutes d'eau des Alpes et de l’Apennin alimentent plus* de deux mille centrales hydroélectriques. Il faut bien, néanmoins, sc convaincre que
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- CARTE MONTRANT T, A RÉPARTITION^
- DES USINES PRODUCTRICES D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE. EN ITALIE AINSI QUE LES LIGNES DE TRANSPORT DE FORCE INSTALLÉES OU EN PROJET
- le charbon sera difficile à remplacer.
- Il y a. en effet, des jours chauds dans lesquels les chutes d’eau ne débitent qu’au ralenti. Dans les Alpes, on peut encore creuser des réservoirs puissants. Mais, dans le Sud, il semble que le débit des chutes, totalement absorbé par les nécessités quotidiennes, ne puisse pas en permettre la création. Relier les deux réseaux ? Evidemment, c’est une solution, mais une solution qui nécessite des dépenses énormes, et l’Italie, bien que sa situation financière se soit améliorée, n’est pas, actuellement, en mesure de dépenser sans compter.
- Il faut dire également que ce vaste programme d’utilisation des forces hydroélectriques est assez ancien. Déjà, avant cpie M. Mussolini soit au pouvoir, 6.000 kilomètres avaient été électrifiés. Le gouvernement actuel, dans un but d’économie qui se conçoit fort bien, a réduit considérablement les prévisions de ses prédécesseurs. Il y a maintenant en service une centaine de réservoirs ayant une capacité totale de 800.000.000 de mètres cubes ; 45.000 kilomètres de fils ont été posés pour la transmission de l’énergie électrique à
- haute tension, parmi lesquels 1.600 transportent une force supérieure à 100.000 volts.
- Aucune industrie n'est négligée
- Au point de vue chimique, les Italiens se sont efforcés d’intensifier leur industrie des couleurs. Ils ont déjà obtenu ce résultat étonnant, de fabriquer 60 % de leur propre consommation. Avant la guerre, ils étaient, dans ce domaine spécial, sous la dépendance de l’Allemagne. Dans quelques années, ils se subiront entièrement. Ils ont obligé les usines à gaz au débenzolage, de
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- manière à intensifier la fabrication des hydrocarbures.
- Les autres industries italiennes, qui se sont intensément développées depuis peu ? Le cuir. La tannerie, la maroquinerie et la ganterie se placent au premier plan dans l’activité productrice de Turin et de Naples.
- Le bois. Beaucoup de nos meubles sont laits en Italie. On fabrique dans les envi-
- est inexistant — 112.000 chômeurs à peine dans toute l’étendue du territoire.
- Dans la balance commerciale de l’Italie, le blé et le charbon pèsent de tout leur poids : l’Italie doit donc produire plus de blé, acheter moins de charbon
- Et pourtant il y a à ce tableau une ombre, celle de la balance commerciale, dont les
- LOCOMOTIVE
- ÉLECTRIQUE
- DES CHEMINS I)E FER DE I.’ÉTAT ITALIEN, LIGNE DE BARDONNÈC1IE A GÊNES
- EN
- SERVICE SUR LA
- rons de Milan le meuble dégrossi, qui est envoyé en France, où il est travaillé et fini.
- La construction. L’Italie a dépensé cinq milliards de lire poui la construction d’immeubles nouveaux. On a supprimé les mesures douanières qui régissaient l’importation des matériaux. D’autre part, à partir de 1924, l’Etat a décidé de ne plus intervenir dans la fixation du prix des loyers. Aucune loi ne les régit plus. Ils sont, bien entendu, devenus extrêmement chers, mais la crise des appartements a cessé. On trouve à se loger à Borne facilement..
- En somme, toutes les industries italiennes marchent à plein. La population augmente, chaque année, de 500.000 habitants. L’émigration a cessé parce que l’essor économique réclame une main-d'œuvre qui n'a plus de raison de s’employer ailleurs. Et le chômage
- délieits ont accusé 4 milliards en 1924 et 7 milliards en 1925.
- L’Italie, évidemment, est un pays qui manque de matières premières et qui a besoin d’en aller chercher à l’étranger.
- Aux efforts que j’ai déjà signalés à ce sujet dans le domaine industriel (charbon, coton, laine), il convient d’ajouter la très sérieuse et très énergique campagne menée par le gouvernement pour le blé. Il s’agit d’arriver à ne plus importer de blé de l’étranger. On a mis en œuvre la motoculture. On a donné des primes : des primes à ceux qui ensemencent de nouveaux terrains, des primes aux propriétaires de terrains ayant fourni, par unité de surface, le meilleur rendement. On a ainsi intensifié la « bonifica », c'est-à-dire la mise en étatd'exploitation,par des procédés scientifiques, de terrains jus-
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- L A 11 E N AIS S ANGE 1T ALI E N N E
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- qu’alors incultes et marécageux. Dans l’estuaire du Pô et dans la province romaine, d’énormes superficies de ces terrains inutilisables et inutilisées ont été transformées. Ce programme de fertilisation, auquel l’Italie doit déjà d’avoir produit 60.000.000 d’hectolitres de blé au cours de 1925, n’a pas été conçu par le gouvernement actuel, mais par ses prédécesseurs. M. Mussolini le fait ap-
- ayant des rapports d’affaires avec l’Etat. En décembre 1925, un décret a même contraint ces sociétés (compagnies de transports, d’assurances ou d’exploitations agricoles) à n’employer exclusivement que des fournitures nationales. Mais le gouvernement s’est vite rendu compte qu’une telle mesuré laissait aux producteurs italiens la dictature des prix. Sans le contrepoids
- BARRAGE ET PRIS K D’EAU DK LA CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE DU SKRCIIIO (iITE-ITAMK)
- pliquer énergiquement et rationnellement.
- En ce qui concerne le charbon, pour en raréfier de plus en plus l’importation, le gouvernement a créé un Institut minier. Celui-ci a fait adopter des mesures obligeant tous les Italiens — particuliers ou industriels — à remplacer, dans un délai de dix ans. les vieux foyers brûlant le combustible d’une manière irrationnelle par des foyers modernes.
- En un mot, que ce soit par des encouragements de toute nature ou par des mesures douanières, le gouvernement encourage l’industrie nationale. Au point qu’il y a, à l’heure actuelle, une tendance très nette à interdire l’achat de produits étrangers par les administrations de l’État et par les sociétés
- de la concurrence étrangère, ceux-ci s’étaient considérablement élevés, au gré des spéculateurs. En sorte qu’un nouveau décret n’a pas tardé à paraître qui atténuait les dispositions édictées par le précédent, en maintenant toutefois une préférence pour les produits nationaux, même si leur prix dépassait de 5 à 10 % les produits étrangers de qualité égale, grevés des droits de douane. Les infractions aux termes de ce décret sont sévèrement réprimées : fonctionnaires responsables impitoyablement révoqués ; conseil d’administration des sociétés dissous, avec impossibilité, pour les administrateurs, d’être renommés dans un conseil d’administration quelconque pendant trois ans.
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- Le gouvernement vient encore de prendre une mesure qui semble extrêmement sage, en interdisant aux industriels d’augmenter leur capital sans une autorisation préalable du ministre du Commerce. Il veut aussi éviter, dans la période de prospérité que traverse l’Italie, une surproduction, qui entraînerait des kracks désastreux.
- L’Italie est en voie de devenir une grande puissance maritime, grâce au dévelop-pement de ses travaux publics
- Les travaux publics? Au tout premier plan, l’amélioration des ports de Naples et de Bari, et aussi un ensemble de mesures destinées à faire de Gênes le plus grand port de la Méditerranée. Mesures qui ont abouti à un succès complet, puisque, en 1925, le mouvement de débarquement et d’embarquement, dans ce port, a dépassé de 800.000 tonnes le mouvement de Marseille (8.248.800 contre 7.414.084).
- Le personnel du port de Gênes, qui, toute l’année, a travaillé en ordre et avec discipline, a vu ses conditions d’existence améliorées par le gouvernement, qui lui alloue des indemnités importantes de cherté de vie. On en a profité pour épurer les rôles, réduire le nombre des inscrits et donner à chacun d’eux plus de besogne.
- On a aussi intensifié l’emploi des moyens mécaniques. Le trafic, qui a atteint 1.100 tonnes par mètre de quai, a exigé qu’on poursuivît l’agrandissement du port.
- Ces travaux — notamment ceux du bassin Victor-Emmanucl-III — avaient été prévus depuis longtemps. Mais les embarras financiers de l’Italie, après l’armistice, les avaient arrêtés. L’indemnité allouée par l’État au port de Gênes était, en effet, restée la même depuis 1908 : 1 million de lire par an plus 10.000 lire par fraction de 50.000 tonnes de marchandises embarquées ou débarquées en plus de 5 millions de tonnes.
- Le gouvernement actuel l’a fait porter au chiffre de 2.400.000 lire pour chacun des exercices financiers 1923-1924 et 1924-1925. A partir de 1925-192G, elle atteindra le chiffre définitif et constant de 4.500.000 lire.
- l)e plus, il a avancé, avec des intérêts très faibles, à l’administration du port, pour l’achèvement des travaux en cours, 160 millions de lire en 1923, 40 millions en 1924 et 9 millions en 1925. Il a d’ailleurs autorisé cette administration, pour payer les intérêts en question et amortir le capital prêté, à percevoir de nouvelles taxes sur les passagers, les marchandises embarquées et débarquées, à augmenter les droits de quai, etc...
- Les travaux ont ainsi avancé rapidement. On a mis en service, l’année dernière, toute la partie orientale du nouveau bassin. Elle a été réservée au service du charbon et la zone de l’ancien port, rendue ainsi disponible, a été affectée aux exportations.
- En même temps, l’industrie privée a étendu les constructions qu’elle s’était aménagées. Les silos ont augmenté leur capacité de 50.000 à 80.000 tonnes et leur puissance de déchargement de 450 à 600 tonnes-heure. Une société s’est constituée, l’année dernière, pour la construction de magasins spéciaux destinés à l’exportation. Enfin, — et ceci est éminemment intéressant, — une usine thermoélectrique de 100.000 kilowatts, en construction sur les terre-pleins du bassin des charbons, utilisera sur place le combustible arrivant par voie de mer, pour compléter, à peu de frais, la production des usines hydroélectriques de l’Apennin septentrional.
- M. Mussolini tient à intensifier, dans l’Italie méridionale, les travaux — travaux de routes, de voies ferrées, de production d’énergie hydroélectrique — qui doivent développer sa prospérité.
- Il faut encore mentionner, parmi les travaux publics prévus, des élargissements de ports, des constructions de routes et d’aqueducs, des améliorations de terrains, etc., etc., la « modernisation» delà Sardaigne, pour laquelle une dépense d’un milliard de lire a été prévue. Cette dépense, bien entendu, se répartit sur plusieurs années.
- Le gouvernement s’intéresse à la construction de routes automobiles. Il fait notamment activer celles qui conduisent de Milan au lac de Côme (70 millions de lire), de Milan à Bergame (26 millions de lire) et cpii parcourent l’Italie méridionale et la Sicile (190 millions de lire environ). Il pousse à l’achèvement de douze lignes de chemins de fer (Arazzo-Sinalunga, Bubano-Agordo, Francavilla-Lororotondo, Gênes-Casella, Mo-dène-Paviello, Rome-Viterbo, Rome-Osti-Nuova, San-Giovanni-Sianco-Piazza Brem-bana, Sierre-Monte-Antico, Siligna-Cavasella, Spoleto-Norcia, Mantoue-Peschiera), en y dépensant une somme de 200 millions de lire. Il a, en outre, fait commencer, à Gênes, la construction d’un chemin de fer métropor litain.
- Tel est, brossé à grands traits, le tableau de la résurrection italienne dans le domaine de la production industrielle, résurrection qui va s’accentuant chaque jour, grâce aux efforts coordonnés de ceux qui ordonnent et de ceux qui exécutent.
- Pitcrrf. Chant,atntc.
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- LES INTERVIEWS DE « LA SCIENCE ET LA VIE»
- TRENTE ANS APRÈS L’INVENTION DU CINEMATOGRAPHE
- Conversation avec M. Louis Lumière, Membre de l’Institut
- Rapportée par Pierre ARVERS
- M Louis Lumière, créateur de la cinématographie, a bien voulu me • recevoir et préciser, pour les lecteurs de La Science et la Vie, les trois domaines où la recherche scientifique est en train de s’exercer pour perfectionner son invention.
- Où en est la cinématographie des couleurs?
- — D’abord, me dit-il. la cinématographie des couleurs. Elle est déjà réalisée, et la meilleure application qui en ait été faite est celle de Gaumont. Toutefois, il faut bien dire que l’analyse chromatique au moyen d’écrans colorés n’est pas et ne peut être parfaite.
- On ne réalise jamais qu’ approximativement les multiples conditions nécessaires. Si, par exemple, on photographie des couleurs vives — de la verdure ou des fleurs — l’impression finale peut être satisfaisante. Mais, s’il s’agit de reproduire des teintes pâles, des différences infimes peuvent, dans la reconstitution de la couleur, produire des résultats désastreux : un ciel peut osciller entre le verdâtre et le rose ; la chair peut tourner au cadavéreux.
- « On ne dispose pas toujours de matières colorantes capables d’absorber juste le nécessaire. Certaines radiations manquantes sont remplacées par des radiations voisines. Et il en résulte que ce qu’on voit à l’écran lumi-
- neux n’est qu’une traduction. Si la cinématographie des couleurs monopolisait toutes les bandes qui sont projetées, elle ne tarderait pas à lasser le spectateur à cause de ce caractère d’interprétation plus ou moins éloigné de l’exactitude. A la projection en noir, chaque spectateur traduit ce qu’il voit. Il se détache de la notion de couleur : mais, en réalité, il la reprend, il la reconstruit par une sorte d’automatisme psychique. Phénomène analogue à celui qui se passe en nous à la vue d’une statue de marbre : elle nous plaît telle qu’elle nous apparaît, avec les tons du bronze et du marbre qui sont pourtant bien dissemblables de ceux (pie nous offre la nature. Et, pourtant, nous trouverions inacceptable qu’on peignît la matière pour lui donner un aspect cpii ne serait qu’une interprétation de la nature.
- « Dans le spectacle cinématographique, il est pourtant intéressant d’introduire quelques fragments colorés ; cela rompt la monotonie et, quelque « interprétés » que soient les films, le public les accepte volontiers.
- « Y a-t-il beaucoup à espérer dans cet ordre d’idées? Je ne sais pas.
- La sensation du relief au cinématographe
- « Ensuite, la cinématographie en relief. A part, la photostéréo-synthèse — reconsti-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- tution dans l’espace d’une série de sections parallèles représentant la ligure ou le paysage photographié, — que je m’excuse de citer puisque j’en suis l’auteur, et qui est, maintenant, réalisée pour des sujets rapprochés, il semble impossible de donner l’impression du relief sans l’aide d’un dispositif auxiliaire, permettant à chaque œil de ne percevoir que l’image qui le concerne. C’est le principe des ana-glyplies, sortes de lunettes dont un verre s’est paré de la couleur verte, l’autre, de la couleur rouge. Le premier donne une image particulière, composée avec les rayons de couleur verte que le verre coloré a seul laissés passer ; le second, une autre image particulière, et rouge. Vert et rouge se confondent sur la rétine et il résulte de cette fusion une image normale, mais en relief, comme si elle avait été vue au stéréoscope. Un rôle identique est joué par la lumière polarisée, les obturateurs synchronies, etc...
- Nous aurons bientôt le cinématographe parlant
- « Troisième et dernier point : le cinéma parlant.
- « Dans ce domaine, plus peut-être que dans les autres, on est arrivé à des résultats intéressants. Diverses solutions, dont certaines paraissent remarquables, ont déjà été soumises au monde savant. Elles sont basées, en ce qui concerne l’analyse des sons, sur leur enregistrement photographique, par l’emploi d’une pellicule sensible, puis sur leur reproduction phonétique. Sur quel principe?
- « Voici. Les variations d’intensité lumineuse du faisceau qui passe à travers la pellicule sont transformées en courant électrique par le truchement du sélénium ou d’une ampoule photoélectrique, comme celles dont on se sert dans la télévision. Et ce courant agit sur un haut-parleur.
- « Je précise. Supposez que je parle, ici, devant un microphone relié à un amplificateur : les vibrations émises agissent, après amplification, sur un dispositif ingénieuse-
- ment aménagé qui fait osciller un miroir. C’est possible, puisque rien n’empêche d’utiliser l’énergie des vibrations sonores à produire du mouvement. Devant ce miroir, qui oscille, va défiler, à une vitesse constante, une bande entraînée par des perforations. Cette bande va être impressionnée par les rayons lumineux que le miroir réfléchit. Dans une unité de temps déterminée, sa surface sera d’autant plus couverte par l’impression lumineuse que l’oscillation du miroir sera plus grande, donc que les vibrations sonores sont plus fortes. Si donc on fait intervenir l’ampoule photoélectrique, un amplificateur à lampes puissantes et le haut-parleur dont je parlais tout à l’heure, on n’a plus qu’à tendre l’oreille.
- « On a obtenu, dans cet ordre d’idées, des résultats remarquables, et il est probable que l’exploitation industrielle de ces procédés ne tardera pas.
- « Le synchronisme est facile à obtenir, car la pellicule qui reçoit l’image photographique peut être la même que celle qui aura été impressionnée par le rayon lumineux venant du miroir par réflexion. Une partie de la largeur de cette pellicule est réservée à cet emploi. La restitution est ainsi à peu près parfaite, car les harmoniques, qui caractérisent le timbre, peuvent être très bien conservés. En opérant bien, il peut n’y avoir de déformation ni à l’inscription ni à la reproduction.
- « En un mot, il est certain que nous aurons bientôt le cinéma parlant. Sera-ce un grand progrès dans l’évolution du septième art? Je n’ai pas d’opinion. Au point de vue scientifique, ce sera, à coup sûr, une innovation intéressante ; et, chez les éditeurs, chez les exploitants et même chez le public, une révolution dans les habitudes acquises.
- « Mais les révolutions, ici-bas, de quelque nature qu’elles soient, ont-elles jamais changé grand’chose à ce qu’elles se proposaient de détruire?... »
- Et, sur cet axiome d’amère philosophie, je prends congé du célèbre et savant inventeur.
- Pierre Arvers.
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- LA LUMIERE EST-ELLE PESANTE ?
- Par A. BOUTARIC
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES SCIENCES DE DIJON
- Il fallait toute Vaudace des physiciens modernes pour parler de poids à propos de cet agent physique, infiniment subtil, qu’est la lumière. Lui reconnaître une telle propriété, c'est lui concéder une nature matérielle et, du même coup, lui attribuer toutes les propriétés de la matière. Il est très difficile, avec les moyens dont dispose la science actuelle, d’établir expérimentalement, d’une manière irréfutable, ce qui, pour l’ensemble du monde savant, prend déjà figure de vérité. En ces quelques pages, notre éminent collaborateur a su préciser l’état actuel de cette question en des termes simples et si précis qu'il ne peut rester dans l’esprit du lecteur le moins averti aucune obscurité. Il nous montre que la lumière repousse des corpuscules très légers, qu’un astre quelconque l’attire, parce qu’elle doit être pesante. Effectivement, l’autorité d’Einstein permet à beaucoup de considérer comme exacte cette hypothèse: que la matière comme la lumière, est une forme particulière de Vénergie.
- L’inertie et la pesanteur
- renons deux balles de même grosseur : l’une en papier froissé, l’autre en plomb. Ces deux balles n’ont pas la même masse. Analysons les différences de propriétés qu’elles manifesteront.
- Pour imprimer aux deux balles la même vitesse, il faudra dépenser une énergie beaucoup plus grande avec la balle de plomb qu’avec la balle de papier. Inversement, arrêtée par un obstacle, la balle de plomb pourra lui céder une plus grande énergie que la balle de papier ; une fois en mouvement, il faut, pour l’arrêter, une plus grande énergie. On dit que la balle de plomb est plus inerte.
- Les deux balles sont attirées par la Terre et le seraient par un astre quelconque, le Soleil ou la Lune par exemple, avec des forces différentes. Si la balle de plomb pèse cent fois plus que la balle de papier, il nous faut, pour soutenir la balle de plomb, exercer un effort musculaire cent fois plus considérable que celui qui est nécessaire pour soutenir la balle de papier. La masse d’un corps peut donc servir à caractériser les corps du point de vue de leur attraction par un astre donné ; elle traduit leur pesanteur.
- Inertie et pesanteur sont donc deux pro-
- priétés liées entre elles et inhérentes à toute matière (1).
- Nous allons tâcher de montrer, dans la suite de cet article, et sans entrer dans des détails techniques, que ces deux propriétés appartiennent également à la lumière.
- La pression de la lumière
- On croyait autrefois que la matière seule était inerte. Cependant, dès 1874, l’illustre physicien anglais Maxwell et, quelques années plus tard, le savant italien Bartoli établirent théoriquement, par des voies différentes, qu’un faisceau de lumière tombant sur.
- une surface doit la repousser, comme le ferait un bombardement matériel.
- Les forces ainsi mises en jeu sont extrêmement faibles. Par ciel clair et à midi, les Ilots de lumière déversés par le Soleil sur une surface d’un hectare n’y exercent qu’une force ne dépassant pas 4 grammes. Vous pouvez concevoir, par là combien est faible la force qui s’exerce sur une petite surface. Cependant, d’illustres physiciens l’ont décelée et mesurée par des dispositifs extrêmement délicats et ingénieux.
- Le principe de ces dispositifs est assez facile à comprendre. Dans un ballon de
- (1) Voir à ce sujet l’article de M. Marcel Boll sur l’inertie et la gravitation, paru dans le n'1 108, de juin 192(5, de La Science cl la Vie.
- A
- FIG. 1. -- SCHÉMA D’UN DISPOSITIF
- PERMETTANT DE CONSTATER LA PRESSION DE LA LUMIÈRE
- Si l’on projette sur le disque C, monté à l'extrémité de la tige CD, suspendue dans le vide par un fil de verre AB, le faisceau lumineux d'une lampe à arc, ce disque est repoussé par la pression de la lumière.
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- verre, où est réalisé un vide aussi poussé que possible, suspendons à un lil de verre très lin Ali une petite tige horizontale CD, portant, à l’une de ses extrémités, un petit disque métallique C (fig. 1). La lumière d’une lampe à arc, concentrée sur ce disque, le repousse légèrement et Tord le lil de suspension ; le disque reprend sa position primitive dès (pie le faisceau de lumière est intercepté. De la torsion du fil de suspension on peut déduire la force exercée par la lumière sur le disque.
- L’expérience très simple suivante montre très nettement un des effets de la pression de radiation. On prend des particules de charbon extrêmement fines, d’un diamètre voisin de deux à trois dix-millièmes de millimètre et très légères, obtenues en calcinant les spores du champignon la vesse-de-loup. Après les "avoir mélangées avec de la poussière d’émeri, dont les grains sont beaucoup plus gros et plus lourds, on les introduit dans une fine ampoule de verre en forme de sablier, dans laquelle on réalise le vide le plus complet (fig. 2). On retourne le sablier, pour que le compartiment contenant les poussières soit à la partie supérieure. Ces poussières tombent, au travers de l’orifice, dans le compartiment inférieur. Si l’on lait agir, en un point de leur trajet, un faisceau lumineux très intense,tel (pic peut le fournir un are électrique, on voit les particules de charbon, entraînées par la lumière, se porter sur la paroi opposée du tube, tandis (pie la poudre d’émeri, plus lourde, tombe au fond sans subir de déviation.
- Quelques effets astronomiques de la pression de la lumière
- La force exercée par la lumière sur les corps qu’elle frappe, quoique très faible, est loin d'être toujours négligeable. Elle peut donner lieu, en certains cas, à de très curieux phénomènes, qui, autrefois, paraissaient bien difficiles à interpréter. Si le diamètre d'un fragment supposé sphérique devient deux fois plus petit, son volume et, par suite, son poids deviennent huit fois plus petits, tandis (pie sa surface et, par suite, la pression qu’exerce la lumière ne sont réduites qu’au quart de leur valeur pri-
- mitive. Pour des fragments de plus en plus petits, il arrive un moment où les forces répulsives dues à la radiation surpassent les forces attractives de gravitation. Pour un tout petit fragment dont le diamètre est voisin d’un dix-millième de millimètre, la répulsion produite par les rayons solaires contre-balance exactement l’attraction gravi-fique du Soleil ; tous les corps de dimensions plus petites sont repoussés par lui. Ainsi s’explique l’existence de la couronne solaire, formée de particules extrêmement ténues, qui s’étendent jusqu’à une grande distance de l’astre (fig.
- C’est également par la pression de la lumière solaire qu’on explique certaines particularités des comètes. La tête des comètes, formée de fragments assez gros, est attirée par le Soleil ; les forces de radiation qui agissent sur ces fragments sont inférieures à l’attraction gravi fique, mais produisent sur leur orbite une perturbation appréciable. La queue, formée de corpuscules excessivement petits, est repoussée par la lumière du Soleil ; elle se divise parfois en plusieurs branches, inégalement repoussées suivant la grosseur des corpuscules (fig. 4 et S).
- L’illustre physicien suédois M. S vante Arrhé-nius a longuement développé cette hypothèse, que la lumière a pu disséminer la vie à travers l’Univers. Imaginons, en effet, que des particules vivantes, extrêmement petites, soient poussées, par des remous aériens, à l’extrême limite de l’atmosphère d’une planète. Un de ces germes peut être capté par un rayon de lumière et entraîné par lui avec une force supérieure à l’attraction de la planète. Ainsi débarrassé de tout lien planétaire, il voguera dans l’espace intersidéral, poussé par la lumière. M. Arrhénius calcule qu’il lui faudrait vingt jours pour aller de la Terre sur Mars, dix-huit mois pour aller sur Jupiter et vingt-quatre mois pour atteindre Neptune, dernière planète du monde solaire. Pour franchir la distance qui nous sépare de l’étoile la plus proche, Alpha du Centaure, neuf mille années seraient nécessaires.
- fig. 2. —
- EXPÉRIENCE
- DK ni cirons
- ET HULL MONTRANT FA REPULSION DE PA RT IC CEE S TRÈS FINES SOUS L’iNFLUENCE DE LA LUMIÈRE
- La partie supérieure de cette sorte de sablier contient un mélange de poussière de charbon excessivement fine et de grains d'émeri. La lumière d'une lampe à arc, projetée sur le mélange s'écoulant dans la partie inférieure du sablier, repousse les particules de charbon, tandis que les grains d'émeri ne sont pas influencés.
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- Cette théorie soulève de nombreuses objections. L’une des plus sérieuses tient à l’action destructive des rayons ultra-violets, partout présents en dehors de notre atmosphère. M. Paul Becquerel a montré que les spores les plus résistantes, comme celles du charbon et de l’aspergile, parfaitement desséchées et maintenues dans le vide absolu à la température de l’air liquide, c’est-à-dire placées dans des conditions de dessiccation et de froid comparables à celles (pii sont réalisées dans les espaces interstellaires, ne résistent pas à l’action prolongée des rayons ultra-violets.
- Dans le vide glacé des espaces interplanétaires, ne voyagent peut-être que des germes détruits. Ainsi, notre science est-elle toujours courte par quelque endroit dès qu’elle s’attaque aux décevants mystères des origines.
- L’inertie de la lumière
- La pression de radiation se conçoit bien, si l’on attribue à la lumière une inertie comparable à celle que possède la matière. Arrivant contre un obstacle, la lumière le repousse, grâce à cette inertie, tout comme un boulet de canon repousse une plaque de blindage.
- Cette conception se rattache à des vues plus générales, développées par les théories de la relativité, d’après laquelle on peut attribuer à toute énergie, quelle qu’en soit la nature, une certaine masse.
- Nombreux sont ceux qui, avant M. Einstein, ont soupçonné cette propriété. Parmi les précurseurs, il faut citer l’illustre chimiste belge Solvay, qui, dès 1880, entreprit des expériences en vue de la mettre en évidence. Il opéra, par voie chimique, sur des corps solides doués de fortes affinités réciproques et par voie physique, en produisant des chocs répétés à l’intérieur de groupes de
- boîtes agitées : il ne put noter aucun changement de masse appréciable. Il en conclut simplement que la masse attachée aux énergies en jeu était au-dessous de la sensibilité expérimentale.
- Par des voies différentes, le docteur Gustave Le Bon, bien connu des lecteurs de cette revue,' est parvenu aux mêmes résultats qualitatifs, qu’il a formulés dans son livre sur VEvolution de la matière.
- Le mérite de M. Einstein est d’avoir donné une base théorique solide aux conceptions
- précédentes et d’avoir précisé la valeur du coefficient de proportionnalité entre la masse et l’énergie.
- Le prix du kilogramme de lumière
- Nous n’entrerons pas dans le détail de cette théorie. Signalons simplement que la disparition d’un milligramme de matière pourrait fournir un travail de 10 milliards de kilo-grammètres qui, convertis e n chaleur, donneraient environ 20 milliards de petites calories.
- Comme le soupçonnaient Solvay et le docteur Gustave Le Bon, de grandes variations d’énergie correspondent à des variations de masse très faibles, jusqu’ici en dehors de notre emprise expérimentale. Au prix modéré de 0 fr. 10 le kilowatt-heure, une compagnie d’éclairage électrique devrait vendre sa lumière au taux de 2 milliards et demi le kilogramme, et il tombe chaque jour sur la Terre 1G0 tonnes de lumière solaire environ !
- L’énigme de la chaleur solaire
- Le Soleil rayonne actuellement une quantité énorme de chaleur, dont le chiffre total n’a pas grand intérêt pour la question qui nous occupe. Signalons seulement que, des nombreuses mesures faites, il résulte que
- FIG. 3.-PHOTOGRAPHIE DE l’ëCLIPSE TOTALE DE SOLEIL
- DU 8 JUIN 1918, MONTRANT AUTOUR DU DISQUE CENTRAL, ÉCLIPSÉ PAR LA LUNE, LA COURONNE SOLAIRE QUI N’EST OBSERVABLE QUE PENDANT LES ÉCLIPSES TOTALES On peut concevoir Vexistence de la couronne solaire comme le résultat de la répulsion exercée par la lumière du Soleil sur des particules extrêmement tenues, répulsion qui contre-balance exactement Vattraction de. l'astre sur ces particules.
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- chaque gramme <le matière solaire perd, par rayonnement, environ deux petites calories par an. Cette perte ne paraît pas, au premier abord, très considérable ; ce qui est surprenant, c’est qu'elle dure depuis un temps qu’on peut évaluer à des milliards d’années. D’où vient cette chaleur ? Physiciens et astronomes ont éehalaudé pendant longtemps théories sur théories, sans en trouver une qui soit acceptable.
- L’origine de cette dépense formidable ne saurait être cherchée dans des réactions chimiques ; les plus violentes y subiraient à peine pendant quelques milliers d’années, deux mille ans environ pour un Soleil supposé fait de carbone et d’oxygène, dont la combinaison se poursuivrait jusqu’à épuisement des constituants.
- Quand on comprime vivement un gaz ou une vapeur dans un récipient dont les parois sont imperméables à la chaleur, on constate que le gaz s’échauffe fortement. Si la compression a lieu dans un cylindre de verre étroit à l’aide d’un piston parfaitement étanche qu’on enfonce brusquement, l’élévation de température est sullisante pour enllammer un morceau d’amadou bien sec, porté par le piston. C’est l’expérience du briquet à air, qu’on réalise dans tous les cours de physique.
- La condensation progressive de la nébuleuse d’où est sorti le Soleil fournirait, d’après l’illustre physicien anglais lord Kelvin, une source abondante de chaleur, qui aurait pu entretenir pendant trente millions d’années le rayonnement solaire au taux actuel. Mais ce laps de temps, pour si formidable qu’il ])araisse, est bien inférieur à celui qu’il faut assigner à la durée des époques géologiques. L’histoire que nous racontent les terrains lentement déposés au fond des mers, avec les détritus fossiles d’êtres presque semblables à ceux qui sur-\ ivent aujourd’hui, ne permet pas d’admettre que la Terre et le Soleil aient beaucoup changé depuis au moins un milliard d’années et, probablement, depuis un temps
- FIG. 4. -- PHOTOGRAPHIE DE I.A GRANDE
- COMÈTE DE 1861, DONT LA QUEUE EN -.ÉVENTAIL CONTIENT PLUSIEURS BRANCHES La tête des comètes, formée de fragments assez gros, subit l'attraction du Soleil, tandis que la queue, constituée par des corpuscules très petits, est repoussée par la lumière du Soleil.
- beaucoup plus long, dix milliards d’années peut-être, ou plus encore ! Nous n’apercevons aucun signe d’un changement prochain. La théorie de lord Kelvin est totalement insuffisante.
- Une théorie a été proposée plus récemment par le physicien français J. Perrin.
- Les recherches sur la matière, auxquelles a donné lieu le développement de la radioactivité, ont remis en honneur une vieille conception du physicien anglais Prout, d’après qui tous les corps simples se seraient formés par condensation progressive du plus simple d’entre eux, celui d’hydrogène.
- Les observations d’astronomie stellaire semblent fournir une confirmation des vues de Prout, en montrant que la matière apparaît sous un stade de condensation atomique d’autant plus avancé que l’astre dans lequel elle se trouve est d’origine plus ancienne. Dans les nébuleuses, qui représentent des mondes en formation, on ne trouve guère que de l’hydrogène et de l’hélium ; dans les étoiles jeunes apparaissent des corps simples, de masse atomique plus grande ; les atomes lourds ne se rencontrent (pie dans les astres dont l’évolution est très avancée.
- Cependant le poids des atomes des divers corps simples n’est pas un multiple exact de celui de l’hydrogène. En prenant égal à 16 le poids de l’atome d’oxygène, celui de l’hydrogène pèse 1,0077 ; celui d’hélium, 4 ; celui du carbone, 12. Si l’on admet que l’hélium, le carbone, l’oxygène se sont formés par la condensation de 4, de 12 ou de 16 atomes d’hydrogène, on voit que cette condensation s’est accompagnée d’une perte de masse égale à 4 X 0,0077 pour l’hélium, à 12 X 0,0077 pour le carbone, à 16 X 0,0077 pour l’oxygène, et ainsi de suite. Autrement dit, en se condensant pour former du carbone, de l’hélium, de l’oxygène, chaque gramme d’hydrogène a diminué de 0 gr. 0077, soit 7,7 milligrammes.
- D’après la théorie de M. Einstein, cette perte de masse s’accompagne d’une libération d’énergie, qui, transformée en chaleur,
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- fournirait 7,7 X 20.000.000.000, soit environ 150 milliards de ealories.
- Si la matière primitive de la nébuleuse était faite d’hydrogène, la condensation atomique à l’état d’bélium, d’oxygène, de carbone, etc., dégagerait environ 150 milliards de calories par gramme, c’est-à-dire de quoi alimenter pendant soixante-quinze milliards d’années le rayonnement solaire, au taux actuel. La formation d’atomes lourds, qui s’accompagne d’une perte de masse encore plus grande, fournirait une quantité de chaleur beaucoup plus considérable. Ainsi s’expliquent aisément les quelques milliards d’années de rayonnement presque stationnaire, dont l’histoire de la Terre apporte la preuve.
- Le poids de la lumière
- Ainsi, la lumière, comme toute énergie, est inerte. C’est là une propriété qu’elle partage avec la matière.
- Mais, toujours comme la matière, est-elle pesante ? Autrement dit, la lumière obéit-elle, tout au moins qualitativement, à l’attraction universelle ?
- Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on s’est posé cette question.
- Le grand Newton l’envisage expressément dans son Optique. « Les corps n’agissent-ils pas à distance sur la lumière ? Cette action ne dévie-t-elle pas ses rayons ? Et (cœteris paribus) n’est-elle pas d’autant plus forte que la distance est moindre ? »
- Considérons un boulet de canon lancé horizontalement par une arme à feu. S’il n’était pas soumis à l’attraction terrestre, il continuerait sa route indéliniment en ligne droite, c'est-à-dire horizontalement. L’attraction terrestre dévie sa trajectoire1 vers le bas suivant une parabole, bien connue des artilleurs.
- Considérons maintenant un rayon lumi-
- neux envoyé horizontalement par une source. Si la lumière est pesante, il devra, tout comme la trajectoire d’un projectile, être dévié vers le sol par l’attraction terrestre.
- Le projectile lancé horizontalement tombe vers le sol de 5 mètres dans la première seconde, de 20 dans les deux premières, et ainsi de suite. Si la lumière était attribuable, comme le pensait Newton, à des corpuscules extrêmement petits, comparables à de minuscules boulets qui seraient lancés à la vertigineuse vitesse de 300.000 kilomètres par seconde, ils devraient, comme une parabole de tir, s’incliner vers le sol de 5 mètres au bout d’une seconde, de 20 au bout de deux secondes, et ainsi de suite, si, toutefois, les dimensions de la Terre permettaient d’y observer la trajectoire d’un rayon lumineux pendant un temps aussi long.
- M. Einstein arrive également, par des déductions sur lesquelles nous ne pouvons insister ici, à cette même conclusion que la lumière est pesante. Mais sa théorie fournit, pour la déviation d’un rayon lumineux dans un champ de gravitation, une valeur différente de celle qu’indique la théorie de Newton : au voisinage de la Terre, un rayon lumineux devrait tomber de 10 mètres pendant la première seconde.
- Dans la théorie ondulatoire ordinaire, qui attribue la lumière à un mouvement vibratoire se produisant et se propageant dans un milieu matériel appelé éther, tout comme le son peut se produire et se propager par ondes à travers l'air, aucune déviation, sous l’iniluence de l’attraction gravi-fique, ne devrait se produire. Il en est de même dans la théorie électromagnétique.
- La déviation calculée, 10 mètres d’après M. Einstein,au bout d’un trajet de 300.000kilomètres, serait tout à fait inappréciable à
- FIG. 5. -- PHOTOGRAPHIE DE 1,A COMÈTE
- DE IIALI.EY, PUISE EN MAI 1910
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- la surface de notre globe. Pour l’apprécier, si elle existe, et soumettre ainsi la théorie au contrôle de l’expérience, il a fallu s’adresser aux masses attirantes et aux parcours considérables que nous offrent les astres.
- Transportons le terrain de l’expérience au voisinage du Soleil. La gravitation y est vingt-sept fois plus intense que sur la Terre et, par suite des grandes dimensions du Soleil, la trajectoire des rayons lumineux a un parcours beaucoup plus long dans les régions où la gravitation est intense. La déviation peut y atteindre une valeur de l’ordre de la seconde, parfaitement mesurable par les moyens dont dispose l’astronomie.
- Sur la ligure G, la ligne BC1YT représente un rayon lumineux provenant d’une étoile éloignée' E, aboutissant à la Terre T. La partie du rayon où celui-ci s’incurve le plus
- au centre de l’astre. D’après Newton, le déplacement serait moitié moindre, soit 0,87 seconde, au bord du Soleil.
- L'éclipse du 29 mai 1919
- La première éclipse, après la prédiction de M. Einstein, eut lieu au mois d’août 1914. La guerre empêcha d’en tirer profit, bien que des préparatifs eussent été faits.
- L’éclipse suivante eut lieu le 29 mai 1919. Deux expéditions anglaises furent organisées sous la direction de l’astronome Edding-ton. L’une se rendit à Sobral, au Brésil ; l’autre, à l’île du Prince, sur la côte occidentale de l’Afrique. Ayant photographié la région du ciel dans laquelle se projetait le Soleil-, on compara les photographies ainsi obtenues avec celles de la même région prises à d’autres époques, en l’absence du
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- FIG. G. — SCHÉMA MONTRANT LA DÉVIATION QU’ÉPROUVE LE RAYON LUMINEUX ISSU I)’UNE ÉTOILE DANS
- I.E VOISINAGE DU SOLEIL, A CAUSE DE I.’ÉNORME MASSE DE CET ASTRE 1j observateur terrestre, situé en T, croit voir l'étoile observée en E’ alors qu'elle se trouve réellement en E, à cause de la courbure que le rayon lumineux E T subit à proximité du Soleil.
- se trouve dans le voisinage immédiat du Soleil ; les portions initiale BC et finale DT sont pratiquement droites. Ln observateur terrestre reçoit le faisceau lumineux suivant DT et croit voir l’étoile dans cette direction, en E'. Sans la présence du Soleil, il eût reçu, suivant TA, le rayon de l’étoile E. La présence du Soleil a donc pour effet de déplacer l’étoile d’un angle a = DTA.
- Cette déviation n’existe (pic pour les étoiles qui se projettent dans le ciel au voisinage du Soleil, et dont le rayon nous parvient après avoir rasé la surface de cet astre. Dans les conditions ordinaires, ces étoiles, noyées dans la lumière éclatante du Soleil, ne sont pas visibles ; mais on peut les apercevoir, si elles sont suffisamment brillantes, lorsque, au cours d’une éclipse totale, le disque solaire est tout entier masqué par la Lune. Elles devront alors paraître déplacées par rapport aux étoiles plus éloignées, dont les rayons passent trop loin du Soleil pour subir une action attractive appréciable.
- La théorie de M. Einstein prévoit un déplacement, angulaire de 1,74 seconde pour les étoiles dont le rayon rase le bord du Soleil, cette valeur diminuant en raison inverse de la distance du rayon lumineux
- Soleil. D’après Eddington, les mesures faites confirmeraient, l’existence de déplacements de l’ordre de grandeur prévu par Einstein. Ces déplacements sont très faibles et ne déliassent, pas, sur les clichés utilisés, un cinquantième de millimètre.
- Les observateurs de l’île du Prince avaient un télescope de o m. 45 de distance focale. II est nécessaire, même pour une pose de quelques secondes à peine, de tenir compte du mouvement diurne des étoiles à travers le ciel. Comme il est difficile de régler le mouvement d’un télescope long et lourd avec les moyens de fortune dont on dispose dans une région lointaine, il est préférable de laisser le télescope immobile et de lui renvoyer la lumière provenant des astres à l'aide d’un cœlostat, appàreil dans lequel un miroir plan est assujetti à tourner autour d’un certain axe, de manière à réfléchir, dans une direction fixe, le rayon provenant d’une étoile. Ce fut le procédé qu’on utilisa, dans les deux missions.
- Les observateurs avaient un peu plus d'un mois sur leur île pour faire leurs préparatifs. Le jour de l’éclipse, le temps n’était pas favorable. Quand la phase de totalité débuta, le disque noir de la Lune, avec son
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- auréole lumineuse, n’était visible qu’à travers un nuage.
- L’un des observateurs avait pour fonction de changer les plaques photographiques et de les faire se succéder rapidement, pendant qu’un autre donnait les durées de pose nécessaires, à l’aide d’un écran cpie l’on déplaçait en avant de l’objectif, pour éviter toute secousse du télescope.
- Seize photographies furent prises avec des temps de pose variant de deux à vingt secondes. Les premières ne montrèrent aucune étoile, mais la protubérance remarquable s’y trouvait dessinée ; puis, sans doute, les nuages se dissipèrent un peu vers la lin de la totalité, car quelques étoiles apparurent sur les dernières plaques.
- Le problème consistait à déterminer de combien le champ de gravitation du Soleil écartait les positions apparentes
- FIG. 7. — UNK KXI'KDITION SCIENTIFIQUE S’EST IIUNDUK AUX ILKS DK I.A SONDE POUR OBSERVER UNE HÉCENTE ÉCLIPSE DK SOLEIL
- En liant: un des /dus beaux appareils employés pour la vérification des théories d'Einstein ; en. bas: les moyens de, protection utilisés contre les variations de température.
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- des étoiles par rapport à leurs positions normales, connues d’après les photographies prises pendant la nuit avec le môme télescope, au mois de janvier précédent, en Angleterre. Le cliché relatif à l’éclipse et le cliché de comparaison étaient placés, les deux pellicules impressionnées l’une contre l’autre, sous ur.e machine à diviser à vis micrométrique, de telle sorte que les images d’une meme étoile éloignée du Soleil fussent exactement en coïncidence. Les images d’une même étoile voisine du Soleil présentaient entre elles certains écarts, qu’on mesurait avec, la machine à diviser.
- Ainsi que nous l’avons dit, les déplacements mesurés furent exactement ceux que permettait de prévoir la théorie. Mais on pouvait craindre que ces déplacements fussent dus à une cause d’erreur quelconque, difficile à prévoir. L’objectif de l'appareil aurait pu être secoué pendant le voyage. Lue différence de ÎÎO degrés environ existait entre la température lors de l'éclipse et celle (pii régnait en Angleterre le jour où fut pris le cliché de comparaison. Pour se mettre à l’abri de toute critique, les observateurs photographièrent de nuit un champ stellaire différent du champ étudié pendant l’éclipse, mais ayant la même altitude (pie celui-ci, à l’ile du Prince et en Angleterre. Si la déviation avait tenu à l'instrument, les étoiles, sur ces plaques, auraient montré des déplacements relatifs semblables à ceux que présentaient les photographies prises pendant l’éclipse. Mais les mesures faites sur ces plaques de contrôle ne révélèrent aucun déplacement appré-ciable.Cela semble donc établir d’une manière satisfaisante (pie les déplacements enregistrés pendant l’éclipse sont bien dus à finition du Soleil et non à des différences dans les conditions expérimentales des observations faites à l’île du Prince et en Angleterre.
- Les observations faites à Sobral confirmèrent les résultats obtenus à l’île du Prince.
- L’éclipse du 21 septembre 1922
- L'éclipse totale de Soleil du 21 septembre 11)22 (fig. 8) a permis d'effectuer de nouvelles recherches, fine expédition anglaise, sous la direction de M. IL Spencer Jones et M. P. J. Melotte, de l’Observatoire de Oreemvich, se rendit à Christmas Island, située à 400 kilo-
- mètres au sud de Java ; malheureusement, le jour de l’éclipse, le ciel fut complètement couvert de nuages et aucune observation ne put être faite. Une autre expédition, organisée par M. W. W. Campbell, directeur de l’Observatoire de Lick, en Californie, se rendit à Wallal, situé sur la côte nord-ouest de l’Australie, où les conditions atmosphériques furent très favorables.
- Pour donner une idée des difficultés que l’on rencontre dans les expéditions d’éclipses, notons que l’emplacement choisi était le fond d’un lac desséché, près d’un rancho, où la population blanche n’était que de six personnes. En raison de la sécheresse, la poussière soulevée par les pas des astronomes s’introduisait dans tous les rouages et dans les porte-plaques. Des nègres étaient occupés à recouvrir le sol de sable plus épais et, le matin de l’éclipse, on plaça par terre des feuilles d’arbres arrosées d’eau pour diminuer la radiation du sol brûlant. I^e gouvernement australien avait pris à sa charge le transport et le ravitaillement de la mission, et un service d’aéroplanes put faire, toutes les semaines, une escale à Wallal.
- Pour cette éclipse, les étoiles de grandeur moyenne étaient malheureusement rares autour du Soleil. Mais on fit, avec les grandes chambres photographiques, deux poses successives seulement, de 2 minutes à 2,50 minutes. Ce temps avait été déterminé expérimentalement comme le meilleur, et l’on obtint ainsi, malgré la petitesse relative des instruments, des images d’étoiles de grandeur 10,5 ; 118 étoiles furent photographiées et le nombre des pointés fut de 50.000 (fig. 9).
- Il ne semble pas y avoir eu, dans ces observations, des erreurs systématiques importantes, et la valeur moyenne calculée pour une étoile dont les rayons toucheraient la surface du Soleil, 1,72 seconde, serait, d'après M. Campbell, en très bon accord avec la valeur 1,745 seconde, prévue par la théorie d’Einstein.
- Pourtant, si les moyennes des groupes d'étoiles concordent bien avec la théorie, les divergences individuelles sont assez fortes.
- Les critiques de M. Esclangon
- Ainsi, d'après M. Campbell, les observations confirmeraient, de façon indiscutable
- EIG. 8. - PHOTOGRAPHIE 1)K l’ÉCI.IPSE DK SOr.KTT. DU 21 skptkmbiik 1922, prise a
- SA NT] ro RPE ( Q UE ENSLAND), PAR AI. DAVID ROSS
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- LA LUMIÈRE EST-ELLE PESANTE ?
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- l’existence d’une déviation des rayons lumineux par l’attraction solaire, conforme aux prévisions de M. Einstein.
- Peut-être, comme l’a fait remarquer M. Esclangon, l’éminent directeur de l’Observatoire de Strasbourg, convient-il d’être moins affirmatif. L’analyse minutieuse des mesures faites, que nous ne pouvons rapporter ici, l’amène à écrire, fort prudemment :
- « La conclusion sincère à tirer est que ces observations sont encore impuissantes à élucider la question posée.
- Elles ne confirment ni n'infirment la loi de déviation d’Einstein.
- Elles semblent indiquer seulement, si l’on peut écarter vraiment toute hypothèse d’erreurs systématiques, l’existence de déviations au voisinage du Soleil, sans qu’on puisse en fixer la loi ni l’exacte grandeur au bord solaire...
- « La question reste donc en suspens. Si l’on en juge par le soin avec lequel ont été préparées et réalisées les observations de MM. Campbell et Trumpler, on voit qu’elle comporte de grandes difficultés, peut-être insurmontables même... Dans tous les cas, de nombreuses et nouvelles observations d’éclipses, venant s’ajouter à celles déjà acquises, paraissent nécessaires et désirables pour traiter le problème sur des bases de plus en plus solides et plus sûres. »
- De nouvelles recherches nécessaires
- Bien qu’il y ait, eq. faveur de cela, de grandes présomptions, on ne saurait affirmer avec certitude que la lumière est pesante.
- Pour arriver à une conclusion définitive, de nouvelles recherches sont nécessaires. Il faudra mettre à profit toutes les éclipses de Soleil qui se présenteront dans des conditions favorables. Encore n’arriverait-on à une conclusion vraiment définitive que par des expériences effectuées à la surface du globe.
- Les. photographies que nous publions à la page 215 montrent que l’on ne manque pas de profiter des éclipses de Soleil pour
- tenter de nouvelles recherches, et une expédition américaine n’a pas manqué d’aller observer une récente éclipse aux îles de la Sonde.
- A l’heure actuelle, ces expériences se heurteraient à de très gravés difficultés. Mais nul ne saurait dire que ces difficultés sont ins urmonta-blcs. Fizeau et Foucault, par deux méthodes différentes, ont bien réussi à mesurer avec précision, sur des longueurs de quelques mètres, la vitesse d’un rayon lumineux qui chemine à la vertigineuse vitesse de 300.000 kilomètres à la seconde ! Qui oserait affirmer qu’un expérimentateur particulièrement habile ne pourrait mettre en évidence, si elle existe, la faible déviation vers le sol qu’éprouve ce rayon cheminant au voisinage de la Terre. Ce jour-là, on saura vraiment si la lumière est pesante ou si, dégagée de toute entrave matérielle, les rayons qui viennent des étoiles, suivent, pendant des années ou des siècles, un chemin indéfiniment rectiligne à travers les mondes qui peuplent l’immensitédes cieux,
- A. Boctaric.
- FIG. 9.---RÉGION DU CIEL PHOTOGRAPHIÉE PENDANT
- l’éclipse de soleil du 21 septembre 1922 Quatre-vingt-douze étoiles ont été mesurées. Les traits partant de chaque étoile indiquent le sens du déplacement mesuré et son importance. On a figuré autour du Soleil (disque centrait la partie lumineuse de la couronne, puis, plus loin, les limites des traces les plus faibles de celle-ci.
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- APPAREIL DE LEVAGE FACILE A DEPLACER
- L’emploi des appareils de levage et de manutention ne cesse de s’accroître dans les usines, les gares, les chantiers, car on s’est vite aperçu que le coût de ces appareils était vite largement compensé par l’économie de main-d’œuvre et par le gain de temps qu’ils permettent de réaliser.
- Mais il arrive souvent que l'on doive charger ou décharger des machines pesantes en dehors des installations de manutention mécanique déjà établies. Voilà, par exemple, dans une gare, un cabestan situé près des voies de triage et dont le moteur électrique a besoin de réparations nécessitant son transport à l'atelier. Il huit doue le charger sur la charrette à bras qui apporte le moteur neuf. Cette opération se fera beaucoup plus aisément si l’on dispose d’un appareil de levage facile à transporter,
- tel que celui que représente, démonté, la ügure 2. Arrivé sur le lieu d’utilisation, ce « pont démontable universel » est rapidement installé, et le déchargement et le chargement du moteur ne présentent plus de difficulté. Le pont démonté a été transporté par la
- . même charrette à bras qui a apporté le moteur neuf (fig. 1).
- Ce pont se compose d e deux trépieds spéciaux, d’une poutre en treillis métallique (pii se décompose, en réalité, en deux flasques, et d’un palan.
- La hauteur des trépieds, pour une charge de 1 t. 5, est voisine de 2 m. 50. Chaque élément de poutre ne pèse que 18 kilogrammes; le poids de la pièce la plus lourde, le trépied, ne dépasse pas 31 kilogrammes. La largeur maximum dii| pont est de 2 m. 25 ; elle permet d’enjamber un camion. On peut, avec cet appa-
- l'JU.2- — 14- l’ONT DÉMONTÉ
- Elu, y.-— LE l’ONT SE DÉl’LACE AISÉMENT SUK SES HOUES
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- MO NO RAIL ÉLECT RI QUE AÉRIEN
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- reil, manutentionner des charges allant jusqu’à 5 tonnes.
- Si le sol est assez consistant et nivelé, il peut être intéressant, non seulement de soulever la charge ou de la déposer, mais encore de la transporter d’un point à un autre.
- Des dispositifs accessoires, munis de roulettes, permettent d’effectuer cette opération (fig. 3). Pour que le pont puisse s’ins-
- crire dans des courbes prononcées, le pivotement des chapes des roulettes se fait sur butées à billes.
- On peut, à volonté, diminuer la largeur du pont loi’sque l’on ne dispose pas de beaucoup de place, et on peut également le surélever, chaque pied étant individuellement ajustable à la hauteur voulue.
- J. M.
- LE MONORAIL ÉLECTRIQUE
- Parmi les moyens de manutention utilisés dans les usines, il en est un, très intéressant, (pii n’encombre pas le sol de l’usine et, par conséquent, ne gêne en rien le travail des ouvriers et qui se prête à toutes les combinaisons : c’est le transporteur sur rail aérien. Nous avons déjà eu l’occasion de signaler le monorail aérien dans un précédent numéro (1).
- Rappelons simplement que ce transporteur, construitparles Etablissements Tourtellier, est constitué p a r un simple rail, placé à une hauteur convenable, sur lequel se déplace un chariot soutenant la charge à transporter.
- Le frottement est très faible et on peut ainsi déplacer, à la main, des charges considérables.
- Mais l’électricité permet d’augmenter la puissance de l’appareil. Ainsi notre photographie représente une benne preneuse qui
- (1) Voir La Science cl la Vie, n° 8f> de juillet l'J24.
- AÉRIEN DANS LES USINES
- vient de s’emplir des matériaux à transporter et qui, actionnée par un moteur électrique, rentre à l’usine. La cabine, située derrière elle, renferme l’ouvrier chargé de la manœuvre. Elle est en service dans une usine de produits chimiques. La benne a une capacité de 950 kilogrammes de marchandises et s’élève à la vitesse de 11 mètres
- à la minute. La vitesse de translation est de 80 mètres à la minute . Cette instal1 atio n comporte environ 320 mètres de chemins de rou1e m e nt, avec sept aiguillages latéraux successifs à trois directions et à ver-' rouillage mécanique et électrique. Le chariot, à boggies, peut franchir aisément les courbes de 2 m. 50 cm. de rayon.
- Dans d’autres installations, la commande peut-être faite à distance, l’employé assurant la manœuvre en se basant uniquementsur rallumage ou l’extinction de lampes féipow-
- GUIDÉE PAR D’EMPLOYÉ SITUÉ DANS LA CABINE, LA BENNE TRANSPORTE RAPIDEMENT SA CHARGE
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- Cette esquisse d'un
- des plus grands -peintres
- ESQUISSE POUR « MESSALINE », PAR CARPEZAT (1903).
- décorateurs du xixe siècle représente la loge de Vempereur romain dominant le cirque où se passaient les
- courses de chars.
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- COMMENT LA SCIENCE A TRANSFORMÉ LE DÉCOR THÉÂTRAL
- Par André BOLL
- MEMBRE DU JURY (SECTION THEATRALE) A L’EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS DÉCORATIFS
- Les spectateurs, émerveillés par les décors (pie leur offrent les représentations théâtrales, sont incapables de se faire une idée de ce que sont réellement ces décors, des procédés que l'on emploie pour les «planter » sur la scène, des jeux de lumière nécessaires à leur mise en valeur. Aussi, une incursion dans ces lieux interdits aux profanes est-elle pleine d'intérêt. L'auteur nous montre la facture de ces décors, puis la scène, celle que Von ne voit pas. Et si, dans le temple des Arts, les progrès ne paraissent pas aussi rapides que pourrait l'exiger l'état de la science, il n'en est pas moins vrai que d'heureuses améliorations ont été tentées, comme la scène tournante, la scène « tripartie » et l'usage plus fréquent des panoramas. Par contre, la lumière électrique a reçu la plus large hospitalité. Des milliers de lampes à incandescence multicolores, de nombreux projecteurs1 la déversent à, flots sur ces décors et sur les acteurs, pour le plus grand plaisir des yeux.
- Le public qui, installé confortablement, assiste à la représentation d’un opéra ou d’une revue de music-hall, est souvent bien loin de se douter de la complexité et du nombre des éléments nécessaires à la constitution visuelle d’un spectacle.
- En ce qui concerne plus particulièrement le décor, on a pu rencontrer, dans les rues de Paris, d’immenses chariots remplis de châssis laissant entrevoir une peinture indécise ou brutale. Il est difficile de comprendre comment, avec des procédés si barbares, on obtient, à la scène, les plus beaux effets : palais merveilleux et frais paysages. Malgré ces apparences trompeuses, l’art du décor nécessite, en dehors du talent, beaucoup d’érudition , beaucoup d’a -dresse et d’ingéniosité.
- Le décor
- Comment procède - t - on pour exécuter un décor ?
- Après avoir pris connaissance de l’œuvre, reçu les indications complémentaires de l’auteur et du metteur en scène, le décorateur établit la « maquette » du décor.
- La maquette est une réduction à l’échelle (3, 4 ou 5 centimètres par mètre) de la scène du théâtre. Sur cette scène minuscule se trouve figurée toute la décoration, au moyen de cartonnages découpés, île façon à donner
- M. ANDRE no LL
- le plus possible l’aspect que cette décoration prendra, réalisée en grand. Cette maquette est alors soumise aux observations et aux critiques des principaux intéressés et, s’il y a lieu, on y apporte les modifications nécessaires à la satisfaction de tous.
- D’après cette maquette, le décorateur établit les « mesures » du décor. Ces mesures seront confiées au machiniste, qui, doublé d’un habile menuisier, procédera à la construction des divers éléments du décor.
- En effet, un décor se décompose en toiles flottantes (rideaux de fond, rideaux découpés, frises), en châssis recouverts de toile (châssis, fermes, plafonds), en parties entièrement en bois (praticables).
- Une fois construit, le décor est alors envoyé à l’atelier du peintre décorateur. L’atelier d’un décorateur est un immense hangar d’environ 30 mètres de long sur 15 mètres de large) entièrement parqueté. Car, contrairement à ce qu’on pourrait croire, les décors de théâtre sont peints horizontalement. Les rideaux sont tendus et cloués par terre, les châssis mis à plat pour recevoir, les uns et les autres, une couche blanche et uniforme d’ «impression».
- Une fois sec, on procède à la « mise en place » du dessin, grâce à une « mise au
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- carreau » de la maquette reproduite en grand sur le décor. Quelquefois, ce dessin est passé à l’encre, encre spéciale qui laissera subsister le « tracé » après les différentes couches de peinture.
- Puis on se met à l’œuvre. Pour couvrir d’aussi grandes surfaces (un rideau d’opéra mesure 80 mètres de long sur 15 de large ; une décoration pour un grand théâtre déve-
- de plateau roulant de 2 mètres de longueur, dont la périphérie est garnie sur trois côtés de cases contenant les couleurs pures.
- On voit, par ces rapides indications, quel art spécial est la décoration théâtrale. C’est un véritable métier, qui, en dehors des connaissances purement artistiques, exige l’apprentissage de la peinture à la détrempe (peinture à la colle), des notions complètes
- 1/A1E1.1KR D’UN DÉCORATEUR DK Ï1IÉATRE
- IJn immense espace parqueté, une grande verrière ouverte vers le nord pour supprimer le plus possible la brutalité de la lumière du soleil, un chauffage central activant le séchage des toiles tendues par terre.
- Cet atelier moderne est un modèle du genre.
- loppe jusqu’à 1.500 mètres carrés), il faut le concours de plusieurs praticiens. On fabrique « les tons ». d’après la gamme de la maquette, par baquets entiers. Armés de grosses brosses à longs manches, véritables balais, dont elles portent le nom, les décorateurs, debout, les pieds munis de chaussons, marchant sur leur travail, agrandissent les taches de la maquette. Et c’est un va-et-vient continuel du point où ils travaillent à celui où se trouvent les baquets de couleurs. Indépendamment des tons fabriqués pour l’harmonie d’un décor, il existe une palette qui est également proportionnée à l’usage auquel elle est destiné.1. Cette palette est une sorte
- et spéciales de perspective et une grande expérience des déformations dues à l’agrandissement, comme aux transformations opérées par la lumière artificielle.
- La scène d’un théâtre
- Le même public, dans la salle, s’imagine fort mal ce qui se trouve de l’autre côté du rideau d’avant-scène. En dehors du vieil abonné d’opéra, auquel l’accès des coulisses est autorisé, ou du jeune curieux qui a réussi à se glisser inaperçu le long des portants d’un café-concert, peu de personnes étrangères au théâtre se font une idée exacte de ce cpi’est véritablement une grande scène.
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- LA SCIENCE Aü' THÉÂTRE
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- LU TI1K AT RK DES CnAMCS-ÉDYSKES (A. ET G. l'ERllET, ARCIIITKCTES)
- Celle photographie montre la scène vue de la salle: on distingue nettement la fosse de l'orchestre, les tuyaux du grand orgue commandé électriquement et la scène proprement, dite, avec des fragments de décor, les herses suspendues au cintre et, tout au fond, un grand rideau à moitié « appuyé ».
- Comment est donc* organisée la scène d’un théâtre ?
- La scène proprement dite, le « plateau », comprend tout l’espace contenu entre « la l'ace » (partie la plus proche de la salle) et le lointain (partie la plus éloignée de la salle). « la cour » (partie à gauche du spectateur) et « le jardin » (partie à droite du spectateur).
- La scène est un plancher mobile divisé en
- tin certain nombre de plans également distants, appelés « costières », sortes de rainures cpii livrent passage à des mâts destinés à supporter (« guinder ») les châssis et les « rues », intervalles d’un mètre entre deux costières.
- La partie supérieure (souvent aussi haute (pie la scène elle-même) s’appelle « les dessus » ou encore « le cintre » ; la partie inf'é-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- rieurc, « les dessous » ; les parties latérales, «les coulisses ».
- Le cintre joue un rôle important dans la «machinerie » théâtrale. C’est là, en elïet, qu'on «cache» les rideaux, les tenues, les pla-onds, les frises, les « herses » d'éclairage, les projecteurs et les boîtes à lumière. De plus, le cintre et sa partie supérieure, le «gril », contiennent la machinerie proprement dite, composée de « tambours », « treuils », « contrepoids », « fils », « moufles », « crochets », nécessaires à « l’équipement» (mise en place) de tout décor. Le cintre est divisé dans le sens de la hauteur par plusieurs galeries latérales de service, reliées de la cour au jardin par des ponts qui traversent la scène dans le sens de la longueur.
- Les dessous, partie infé-
- ANCIENS MATS UTILISÉS SUR T.F.S GRANDES SCÈNES
- A, mât à chantignole; B, mût de perroquet; C, chariot.
- Irise. Ces fils sont réunis au cintre à un tambour, sur le grand diamètre duquel est lixé un câble qui, passant sur une grosse poulie, se termine par un contrepoids en fonte. On conçoit qu’il sullise d’un effort relativement faible pour précipiter la descente du contrepoids, par conséquent pour « appuyer » (faire monter le rideau en langage théâtral), ou «charger» (faire descendre) le rideau. On règle sa hauteur de façon, à ce que la partie basse eflieure le plancher.
- Les châssis sont dressés, les praticables montés et assemblés, toujours d’après le plan, à leurs places exactes ; on met en raccord les frises avec le haut des châssis, et finalement le décor est « planté ».
- On peut alors s’occuper de l’éclairage.
- rieure sous le plancher même de la scène, T .. ,,, . . . .
- sont moins utiles au théâtre moderne. Ils ^es appareils d éclairage de la scene
- servent également à loger certains fragments de décor et surtout de débarras ; à défoncer une partie du plancher pour donner l’impression d’un espace en contre-bas et, parfois, aux apparitions effectuées au moyen de trappes.
- Les coulisses sont des dégagements latéraux de chaque côté de la scène, munis quelquefois de cases pour les décors non utilisés momentanément..
- Mise en place d’un décor
- Lorsque la « décoration » arrive de l’atelier de peinture, le chef-machiniste, muni d’un plan fourni par le décorateur, va procéder à la « plantation ».
- Les rideaux et les frises (roulés sur des perches) sont posés sur le plancher aux « aplombs » qu’ils doivent occuper. Cinq « fils » ligaturés à la perche du haut composent ordinairement l'appareil qui doit suspendre et faire manœuvrer (iliaque rideau ou chaque
- Les sources lumineuses dont on dispose sont : la « rampe », ligne de feu qui s’étend sur le proscenium, de la cour au jardin ; les « herses », sortes de rampes mobiles suspendues dans le cintre ; les « portants » et les « traînées », fragments de rampe portative, qu’on peut, à la demande, placer verticalement ou horizontalement ; sans compter les
- multiples projecteurs et boîtes à lumière, d’innovation plus récente. Tout cet appareillage est réuni au poste du chef-électricien et commandé par un unique jeu d’orgue.
- Dans les théâtres actuels, il y a généralement quatre circuits desservant un même appareil (rampe, herse, portant) : un circuit blanc, un bleu, un jaune et un rouge ; de plus, le jeu d’orgue est muni d’une « résistance », c’est-à-dire (pie chaque élément comporte un rhéostat, (pii permet de réaliser les variations de tension des circuits et, par conséquent, de
- ANCIEN TAMBOUR DE CINTRE
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- LA SCIENCE A JJ THÉÂTRE
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- diminuer ou d’augmenter l’intensité lumineuse de chaque lampe.
- L’éclairage du décor
- Comment règle-t-on l’éclairage d’un décor? De concert avec le décorateur, le chef électricien a fait installer les diverses sources de lumière portative, et, à partir de ce moment-là, on agira par tâtonnement.
- En partant du « plein feu », autrement dit de la lumière blanche maximum, on dimi-
- C’est seulement une fois ce travail terminé et mis au point qu’il est possible d’avoir une idée de l’ensemble de la décoration.
- Les tendances modernes
- On voit par ce qui a été dit à quel point est resté rudimentaire ce que l'on appelle la « machinerie théâtrale ».
- La plupart des théâtres de Paris ont conservé les dispositifs décrits ci-dessus ; une seule transformation importante s’est
- DÉCOR DE LA « KIIOVANCIITCIIINA », PAR TU. KEDOROWSKY
- Ce décor, un des plus beaux qui illustrait, à l'Opéra de Paris, l'œuvre de Moussorgsky, évoquait avec puissance et simplicité toute la vieille Russie avec sa pittoresque architecture de bois d'où émergent de resplendissantes et multiples coupoles byzantines.
- nliera l’intensité de la rampe, on colorera la lumière d’une herse, on fera déplacer un projecteur... ; en un mot, on s'efforcera de mettre en valeur le décor, de manière, surtout, à éviter les ombres portées, d’un effet toujours si désastreux.
- Une fois le résultat obtenu considéré comme satisfaisant, le chef électricien prend note de tous les « repères » des manettes de son jeu d’orgue, de façon à pouvoir, pour chaque décor, reproduire strictement l’éclairage réglé. Lorsque, durant le cours d’un acte, l’éclairage change, c’est sur une réplique de l’œuvre qu’on baissera ou qu’on augmentera l’intensité de lumière, qu’on allumera ou qu’on éteindra tel lustre ou telles appliques.
- récemment effectuée : on a introduit l’usage des «équipes à l’allemande». Une équipe à l’allemande est une équipe installée au cintre au moyen de poulies « à plat », en ce sens qu’elle se passe de tambour ; les contrepoids fractionnés (« pains ») sont calculés de façon à contre-balancer exactement le poids des charges (rideaux, frises, fermes, etc.), celles-ci se trouvant continuellement en équilibre indifférent. Pour les grosses charges, on se sert alors d’un treuil sur rails établi au cintre, qui traverse la scène dans le sens de la profondeur.
- Dans les théâtres modernes, on a, de plus, entièrement supprimé la pente du plancher de scène, qui servait, croyait-on, aux effets de perspective du décor ; le fer a remplacé.
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- DÉCOR POUR « P AD M AV ATI », PAR VALDO BARBEY (1924)
- Ce décor précise nettement les nouvelles tendances de la décoration théâtrale: simple, réduit à de grandes lignes essentielles, conçu et exécuté dans des teintes
- volontairement neutres, il servait merveilleusement de fond à la multitude chatoyante et colorée de fort beaux costumes.
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- LA SCIENCE AU THÉÂTRE
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- chaque fois que cela était possible, le bois ; le ciment armé s’est substitué à la pierre de taille. Les dessous sont devenus quasi inutiles ; les anciens mâts pour supporter les hauts châssis sont remplacés par des « pieds-de-biche », sorte d’équerres à crochets qu’on vrille dans le plancher. De plus, l’électricité a permis l’établissement de monte-charges pour les décors : mais, en
- jardin à la cour, 300 mètres de toile peinte.
- Le panorama lixe est destiné à remplacer la toile de fond, car, par sa conformation circulaire, il permet de donner l’impression de l’immensité : du désert ou de la mer.
- Pour cacher aux spectateurs les coulisses ét surtout le cintre, le décorateur est contraint de recourir à des artifices plus ou
- DÉCOR l’OUR « LES CIVILISATEURS », RAll ANDRÉ BOLL (1923)
- La très belle pièce de M. Jack Daroy, inspirée d'une vieille légende japonaise, se passait dans le palais de ! empereur. Le fond, traité tout entier comme une grande estampe, suggérait, dans la baie de gauche, la mer immense; dans celle du milieu, la ville; dans celle de droite, les jardins du palais. De grandes tentures, suivant la nécessité, de. l'action, pouvaient fermer l'une ou Vautre de ces baies.
- principe, tous les essais tentés pour remplacer mécaniquement le travail manuel des machinistes, ont, jusqu’à présent, échoué.
- Parmi les récents progrès, il faut signaler l’usage plus fréquent des panoramas. Lorsqu’un panorama a besoin de se dérouler pendant l’action, il doit être équipé sur une « patience », sorte de rainure, formant glissière, qui dirige sa marche. Au grand théâtre des Champs-Élysées, on a prévu deux « tourtes » électriques, sortes de colonnes de 15 mètres de hauteur, sur lesquelles on peut respectivement rouler ou dérouler, de la cour au jardin ou inversement du
- moins heureux. Et ce sont alors les inévitables charmilles, frontons, vélums, les non moins inévitables «bandes d’air», qui, censées continuer le ciel, ressemblent à de grands rubans qui traversent la scène.
- Toutes ces frises, si défectueuses, ont suscité de nombreuses recherches permettant leur suppression. Parmi elles, l’invention la plus remarquable a pris nom de « coupole Fortuny ». Pour remplacer la voûte naturelle du ciel, on établit sur la scène une voûte artificielle, qui, suivant la machinerie du théâtre, est fixe ou mobile, ou peut se rabattre sur elle-même. Cette voûte, d’un
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- 'LA SCIENCE ET LA VIE
- Coupole
- / \ \
- SCHÉMA DK LA COUPOLE DIFFUSANTE FORTUNY
- 1', projecteurs de lumière ; K, écrans diffuseurs.
- blanc mat, éclairée indirectement par une combinaison de lampes à arc très puissantes et d’écrans ré (lecteurs, prend l’aspect d’une voûte céleste illuminée, qui, elle-même, renvoie une lumière diffuse, très avantageuse, sur les décors. Grâce à des verres de couleurs, cette disposition provoque une illusion étonnante de perspective et d’at-mosplière.
- Malheureusement, si cette invention réussit à simplifier considérablement le décor lui-même par la suppression d’organes inutiles, son installation est si compliquée et si coûteuse qu’elle n’a guère pu être couramment exploitée.
- On a beaucoup parlé, ces temps derniers, de « scènes tournantes ». De nos jours, le spectateur ne se contente plus d’écriteaux indiquant ici une forêt, là un château... ; il demande au décor une description moins sommaire, sinon réelle, du moins suggestive. C’est ainsi que, pour arriver à mettre en scène intégralement Shakespeare, Musset, de même que certaines pièces modernes, on s’est ingénié à étudier la meilleure combinaison pouvant permettre un changement total du décor dans un minimum de temps. Tel est le problème que se propose de
- résoudre la scène tournante.
- Sur l’ancien plancher de scène, on bâtit une scène circulaire rotative; sur cette scène, il s’agit de placer, avant la représentation, non seulement le décor d’un acte ou d’un tableau, mais ceux de toute la pièce. Il faut que chaque centimètre de surface soit utilisé et que le décorateur devienne presque architecte.
- Sans nier les avantages de la scène tournante, celle-ci, cependant, limite considérablement la plantation des décors, par le fait même de leur interdépendance ; de plus, pour conserver à chaque segment de cercle une dimension raisonnable, nécessaire au jeu des acteurs, il faut prévoir un espace perdu qui atteint des dimensions considérables.
- Mais la toute dernière nouveauté, c’est la fumeuse « scène tripartie ». Cette idée, qui date du moyen âge, avec les mystères (le ciel, la terre, l’enfer), fut reprise par M. Kemendy.
- M. Kemendy propose de construire trois scènes : seule, la scène centrale est visible au public ; les autres, sur plates-formes mobiles, permettent de monter par avance,
- 'Tente
- chambre
- Gd-salle du trône Westminster Abbay
- Chambre
- àWindsor
- ondrres
- Prison
- baye
- Devant e Chateau
- I.A SCÈNE TOURNANTE
- Exemple de scène tournante due à M. TF.-/È Fuerst. pour mettre en scène Richard II, de 11'. Schakespeare.
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- LA SCIENCE AV THÉÂTRE
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- de planter entièrement un autre décor, qui remplacera immédiatement celui dans lequel on vient de jouer.
- C’est sur cette base, mais avec une conception différente, que fut construit le théâtre de l’Exposition des Arts décoratifs. Le plateau de ce théâtre était divisé en trois secteurs : une scène centrale, deux latérales ; chaque secteur simplement séparé des autres
- Depuis, par un procédé différent se basant sur les couleurs complémentaires, la firme « Le Caméléon » a réalisé des effets remarquables. On peint deux décors sur la même toile et, suivant l’éclairage, seul l’un ou l’autre apparaît. Cette transformation instantanée, comme due à la baguette magique .d’une fée, a trouvé maintes fois un judicieux emploi au music-hall.
- INSTALLATION ÉLECTRIQUE D’UNE SCÈNE Au centre : deux herses. A droite, le jeu d'orgue, avec, au-dessus, son rhéostat.
- par une colonne cylindrique. Chaque secteur était muni de rideaux, qui pouvaient se lever simultanément ou alternativement. Pour obtenir une scène unique, il suffisait de fermer les deux baies latérales.
- L’électricité au théâtre
- La véritable révolution en matière théâtrale fut accomplie par l’électricité : son application a dévoilé des possibilités d’effets insoupçonnés.
- La Science et la Vie a parlé, en temps et lieu(l ),des décors lumineux de M. E. Frey.
- (1) Los décors lumineux, murs 1! 22.
- D’une façon générale, le matériel électrique s’est perfectionné. Deux sortes de projecteurs : ceux à lampes à incandescence, ceux à arc électrique. Les premiers peuvent être installés sur des pieds métalliques ou suspendus ; ils sont mobiles dans tous les sens. Un miroir parabolique à surface argentée, une lentille plan-convexe concentrent sur une faible surface la lumière des lampes de 1.200 à 3.000 bougies. Une glissière, placée sur le devant, permet d’intercaler des châssis garnis de verres de couleur. Les seconds projecteurs comportent une lampe à arc de 25 à 30 ampères, avec les charbons disposés à
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- MODÈl/K 1)K JEU D’OltGUE ÉKECTltlQUE A QUADRUPLE Kl’FET (FAl.CONET-FAItlKS)
- Ce jeu d'orgue, de modèle récent, est le plus perfectionné (pii ait été créé, en France jusqu à ce jour. Jl réalise, à volonté, la mise en résistance sur coupleur, sur plein feu, sur court-circuiteur de chaque circuit d'allumage. Un seul volant commande tout ou partie des résistances dont les unes peuvent descendre à la nuit, pendant que d'autres peuvent remonter au plein feu. De dimension restreinte ( 1 m. 60 de long), il permet à un seul électricien d'avoir à portée de la main la totalité des appareils et, par conséquent, de produire très simplement les effets d'éclairage les plus compliqués.
- angle droit ; le positif horizontal est avancé à la main an fur et à mesure de son usure. En éloignant la lentille de l’arc, on varie le cône d’éclairement, pour obtenir, en argot théâtral, un « grand » ou un « petit rayon ».
- On a condamné, dans certains cas, l’ancienne rampe ; celle-ci est alors remplacée par des projecteurs de salle rotatifs, dont le modèle type fut celui utilisé par Copeau au théâtre du Vieux-Colombier.
- En somme, d’une manière générale, la machinerie théâtrale s’est, fort peu développée par rapport aux progrès scientifiques de l’industrie actuelle. Cela tient en partie au manque de techniciens spécialisés dans la question, plus encore à la récente évolution du décor, dont l’esthétique s’éloigne de plus en plus d’un réalisme compliqué nécessitant un appareillage moderne.
- Que le décor soit conçu comme une grande fresque décorative ou comme une
- architecture construite, c’est, avant tout, sur la lumière que porte tout l’effort des meilleurs metteurs en scène. Finies les grandes « apparitions » et les « gloires » du xvme siècle ! finis également les opéras à grand spectacle, si chers au xix° siècle : le bateau de VAfricaine, le défilé d'Aida, l’écroulement du Walhalla... Les trucs, les changements à vue, les grands déploiements de figuration, se sont réfugiés au music-hall.
- De plus en plus, on évolue vers une mise en scène moins dispendieuse, mais où subsistent toujours, d’une part, un souci artistique plus développé et, d’autre part, une corrélation plus étroite entre l’esprit de l’œuvre et sa figuration décorative.
- On tend, avec juste raison, à réunir sous la seule autorité du metteur en scène tous les éléments divers d’un spectaclé de manière à lui assurer l’homogénéité la plus parfaite. André Bonn.
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- ON PEUT DONNER UNE VIE NOUVELLE AUX LAMPES ELECTRIQUES
- Par Jean MÀRIVAL
- Depuis l'invention de la lampe électrique par le grand inventeur Edison, dont la vie de travail a. été retracée dans celte revue il y a quelques mois (1 ), la fabrication de cet appareil d'éclairage vraiment moderne a progressé avec une rapidité vertigineuse. Cet essor est dû aux importants progrès réalisés dans la technique même de la lampe. Après le filament de charbon, résistant mais consommant trop d'énergie, vint le filament métallique dans le vide et en fin, aujourd'hui, la lampe demi-watt, à consommation réduite, dont le filament est entouré d'une atmosphère gazeuse inerte. Mais la vie d'une lampe est relativement courte. On a donc essayé de faire servir il nouveau les éléments d'une lampe dont le filament est grillé et on a parfaitement réussi dans cette voie, par la méthode aussi simple qu'ingénieuse que nous décrivons ci-dessous.
- La fabrication et la consommation des lampes électriques à incandescence, dont La Science et la Vie rap-pellait récemment l’invention, à propos de la quatre-vingtième année d’Edison, ont progressé avec une rapidité étonnante. Malheureusement , leur durée n’est pas infinie et, au bout d’un certain nombre d’heures de fonctionnement, leur filament finit par être brûlé. Pourquoi n’aurait-on pas cherché à redonner une vie nouvelle à une ampoule ainsi hors d’usage , en faisant resservir le maximum des matières qui la constituent?
- Ce problème a été résolu, après de nombreuses tentatives plus ou moins couronnées de bonheur, de la façon suivante :
- A leur arrivée à l’usine de régénération, les lampes sont d’abord triées, car, pour être susceptible de recevoir économiquement une vie nouvelle, il faut que l’ampoule de verre soit intacte, ainsi que les conducteurs de courant traversant le culot et le support de verre du filament, enfin, que le pied de la (1) Voir La Science cl la Vie il0 108 de juin 1920.
- lampe ne soit pas fêlé.
- Rappelons, tout d’abord, de quoi se compose une lampe électrique à incandescence, afin de faciliter l’exposé qui va suivre.
- L’ampoule de yverre est soudée dans un culot. Celui-ci est traversé par deux conducteurs de courant aboutissant à deux gouttes assurer le contact avec les pistons de la douille qui recevra la lampe. Ces deux conducteurs sont noyés dans une tige de verre jusqu’à une certaine hauteur. Ils s’en écartent ensuite pour aboutir au filament proprement dit. Celui-ci est soutenu par de petits crochets métalliques fixés à l’extrémité de la fige de verre. Le contact entre les extrémités du iilament et les conducteurs est assuré simplement en pressant fortement, avec une pince, le filament et le conducteur qui a été, au préalable, recourbé (fig. 1 page suivante).
- Dans une telle lampe, seul le Iilament est fragile (en mettant à part, évidemment, les risques de bris de l’ampoule de verre). Régénérer une lampe consiste donc simple-
- d’étain destinées à
- SUll CETTE MACHINE, QUATRE CHALUMEAUX RAMOLLISSENT I.A POINTE DE LA LAMPE 1IE MANIÈRE A MÉNAGER UNE OUVERTURE, PAR LAQUELLE SE FERONT TOUTES LES MANIPULATIONS
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- ment à enlever le filament grillé et à le remplacer par un neuf.
- On ouvre la lampe
- Pour cela, on commence par pratiquer sur l’ampoule une ouverture, en plaçant la lampe sur une machine à quatre bras (figure page précédente et fig. 2 a ci-contre). La lampe tourne sur l’un des quatre bras, et en môme temps sa pointe est chauffée par quatre brûleurs jusqu’au point de fusion du verre. En introduisant un instrument pointu dans le verre ainsi en fusion, on pratique une petite ouverture circulaire (fig- 2 b).
- On enlève le filament et on remplace les supports brisés
- Par cette ouverture, on enlève, au moyen de pinces, le filament grillé, ainsi que les supports cassés. Ceux-ci sont toujours enlevés quand il s’agit de demi-watt, la haute température à laquelle ils ont été portés pendant la durée de leur service les a rendus cassants.
- Pour cela, au moyen d’un chalumeau spécial (fig. 3), que l’on introduit par l’ouverture pratiquée dans l’ampoule, on chauffe l’extrémité de la tige de verre, qui soutient ces supports, jusqu’à ce qu’elle devienne molle. On place les nouveaux supports en les faisant légèrement pénétrer dans cette tige ramollie, qui, en se refroidissant, maintient solidement les supports de molybdène.
- Le nouveau filament
- Le filament de tungstène est préparé comme un filament neuf, au moyen de filières-^ en diamant. Il est enroulé en spirale s’il s’agit de lampes demi-watt (fig. 4 a),
- ou bobiné spécialement, suivant le genre de lampe. Il est ensuite chauffé au rouge dans un gaz inerte pour détruire les impuretés.
- Pour le placer, on l’introduit dans l’ampoule avec des pinces, on le fixe aux supports et on réunit ses extrémités aux fils d’amené du courant. Une pression énergique assure un excellent contact.
- On ferme la lampe
- Pour redonner à l’ampoule sa forme primitive, on prend d’abord un tube de verre dont on a évasé une extrémité en forme de petit entonnoir (fig. 5). On présente cet entonnoir en face de l’ouverture de l’ampoule, et on le soude à elle au moyen d’un chalumeau à quatre flammes très rapprochées. On fait disparaître toute trace de soudure en faisant tourner la lampe, et celle-ci est alors prête à passer aux pompes à vide, grâce au petit tube qui la prolonge. (Les lampes demi-watt sont naturellement remplies d’argon après qu’elles ont été vidées.)
- Lorsque le vide est obtenu, on ferme le tube d’un trait de chalumeau, en l’étirant, et la lampe est régénérée. .J. Mari val.
- lampe car
- Fig.
- Fig. 2 a. On ménage une
- 1. Eléments de la lampe, ouverture, sur le fond de la lampe ramolli par quatre chalumeaux. -- Fig. 2 b. Lampe ouverte. — Fig. 3. Pose d'un support de filament. — Fig. 4. Fil de tungstène préparé. -Fig. 5 kt 0. Comment on ferme la lampe.
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- LES PROCEDES MODERNES DE CHAUFFAGE
- D’UNE PIÈCE,
- D’UN APPARTEMENT, D’UNE VILLA
- Par René DONCIÈRES
- Le problème du chauffage domestique est beaucoup plus complexe qu'il apparaît au premier abord. Dans Varticle ci-dessous, nous avons réuni quelques conseils utiles pour le résoudre au mieux des intérêts des usagers. Le lecteur y trouvera, des considérations générales sur le chauffage rationnel d'une pièce, d'un appartement, d'une villa, ainsi que de nombreux appareils scientifiquement construits, dont les légendes indiqueront l'emploi et les avantages.
- Comment on produit de la chaleur
- a chaleur est produite par de nombreuses sources. Elle peut être d’origine chimique : c’est le cas d’une combustion qui est la combinaison d’un produit quelconque (bois, charbon, pétrole, g a z) avec l’oxygène de l’air. Elle s’accompagne alors d’une transformation de la matière.
- Elle peut être également d’origine physique, comme le chauffage par l’électricité, qui résulte de l’élévation de la température d’un conducteur approprié, dans lequel circule un courant électrique, sans provoquer de modification chimique dans les constituants de l’appareil de chauffage.
- Le problème du chauffage revient donc essentiellement à celui de la transmission de la chaleur, produite par une source quelconque, dans les conditions optima de facilité et de rendement. Ceci nous conduit à dire quelques mots sur les divers modes de transmission de la chaleur.
- La chaleur se propage par rayonnement et par convection
- La transmission de la chaleur s’effectue par conductibilité quand les diverses parties d’un même corps ne sont pas à la même température : les parties chaudes cèdent une partie de leur chaleur aux parties froides, et cette transmission se poursuit jusqu’à l’équilibre thermique du corps considéré.
- Nos lecteurs n'ignorent pas que tout corps chaud émet, à travers l’espace, des rayons calorifiques ; il transmet ainsi de la chaleur par rayon-n e m eut. Mais le rayonnement n’est pas le même pour tous les corps ; il varie suivant la nature et l’état de la surface. Les surfaces mates, de préférence noires, émettent (ou absorbent) le maximum de chaleur, tandis que les surfaces polies, principalement les surfaces blanches, émettent (ou absorbent) le minimum de chaleur. Les radiateurs du type parabolique appliquent ce dernier mode de trans-
- LE RADIATEUR PARAROI.IQUE « CAI.OR-SOLEI1, .
- C’est un appareil très élégant, avec réflecteur par alu, tique à grande surface, entouré d’un cadre métallique portant un protecteur en laiton argenté. L’élément chauffant, dont l’axe est disposé dans l’axe même de la parabole, assure un excellent chauffage.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Ï.K « PHARE-LAMPE »
- Appareil 1res pratique, no/ammea/ lorsque le froid n'est pas rigoureux, pour donner à une pièce une température agréable, le phare-la m pe peut être transformé instantanément en lampe portative. Il suffit pour cela de rem-p lacer l'élément chauffant, placé au foyer du réflecteur parubol ique, par une ampoule électrique. Le réflecteur, sert alors d'abat-jou r et peut être recouvert d'un carré de soie brodé ou décoré lui donnant un aspect élégant.
- mission pour le chauffage local ; ils sont basés sur le principe de la réflexion des rayons calorifiques sur une» surface polio.
- Quand un corps solide se trouve en contact avec un fl u idc, I i-quide ou gaz, qui se déplace sur sa surface et que leurs températures sont différentes, il y a transmission de chaleur de Fun à l'autre, du corps chaud au corps froid ; on dit, dans ce cas, que la transmission a lieu par convection. La quantité de chaleur transmise ainsi dépend de la nature du fluide mis en jeu. Elle est faible avec l’air, moyenne avec beau et considérable avec la vapeur.
- Dans tous les appareils de chauffage,
- I.K RADIATEUR « CALOH » TYPE CONFORT
- Cet appareil, très décoratif, convient pour le chauffage d'une pièce. Il comporte trois barreaux, chauffants qui rougissent sous l'action du courant et peuvent être facilement remplacés. Il marche sous trois régimes :
- doux, moyen, fort, par le sim pie déplacement des fiches. Il est construit pour marcher sur deux fils en courant continu ou alternatif ou sur trois fils en courant triphasé, et pour tous voltages de 110 a 150 volts. Les consommations seraient de 1 kilowatt, 1 kw. 5, 'J kilowatts, selon le régime de marche.
- ces trois modes de propagation de la chaleur entrent en jeu, mais dans des proportions di fféren -tes. Il est, en conséquence, impossible d’établir une classification absolue parmi les appareils, et seule une classification approchée peut être basée sur le mode de
- LE RADIATEUR A GAZ « CLAMOND »
- Cet appareil convient pour le chauffage d'une pièce isolée ou pour constituer un appoint au chauffage central dans des pièces de 30 mètres cubes à 300 mètres cubes. Il comporte un bâti en fonte et un brûleur également en /on/e, alimenté par un m/ec/eur réglable. -Le foyer est h barreaux en terre réfractaire faite d'une terre très légère, très poreuse et de structure cellulaire. Cette terre réfractaire est mauvaise conductrice de la chaleur ci roin/i7 avec la plus grande facilité quand on la met en contact avec une flamme; cette qualité primordiale permet d'obtenir des effets d'incandescence énergiques sans avoir recours à des flammes produites par des mélanges gazeux, uulocarburants et explosifs, mais, au contraire, par des mélanges très faciles à régler. L'air frais circule dans l'appareil en sens inverse ou dans le meme sens que les produits de la combustion dont il est séfuiré par une paroi. Cet air chauffé est rejeté dans la pièce par des ouvertures appropriées, et les produits de la combustion sont évacués à une température plus basse, grâce à rechange de température
- qui s'est effectué entre les deux fluides.
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- LES PROCÉDÉS MODERNES DE CHAUFFAGE
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- transmission des calories qui prédomine :
- 1° Les appareils de chauffage par rayonnement (cheminées, radiateurs à gaz, radiateurs électriques, etc.) ;
- 2° Les appareils de chauffage par rayonnement et convection (poêles à combustibles solides, radiateurs à gaz, radiateurs électriques spéciaux) ;
- 3° Les appareils de chauffage par convection (radiateurs de chauffage central).
- Si l’on pose la question de savoir quel est le meilleur mode de transmission des calories pour obtenir le chauffage le plus approprié à nos besoins et à notre confort, la réponse est très simple : c’est celui qui possède les plus grandes garanties de régularité, de souplesse, d’intermittence et d’hygiène réunies. Il semble que le chauffage par convection répond à ces conditions, car il fait participer directement l’air ambiant à la fois comme récepteur, transmetteur et accumulateur de la chaleur produite. C’est, d’ailleurs, ce qui explique la vogue justifiée et sans cesse croissante du chauffage central, qui est
- CALORIFÈRE A ROIS « LE CAI.ORIC »
- Cet appareil, d’une conception absolument nouvelle, est caractérisé par une chambre de combustion d’assez grandes dimensions, deux récupérateurs de chaleur et des conduits étudiés pour permettre l’échaufjement de l’air avec un débit variant de 1 à 3 mètres cubes par minute, à une température de 100 à 130 degrés. L’enveloppe est en tonte émaillée. Le foger, en tôle ou en fonte, et les récupérateurs, en tôle, permettent une meilleure utilisation de la chaleur. Une clef permet la mise en communication directe du foger avec la cheminée pour faciliter l'allumage. Le réglage de l’appareil se fait en agissant sur un registre a air. Enfin, la lenteur de la combustion permet de réaliser très aisément le feu continu. Son mode de récupération en fait un appareil très économique.
- / Air chaud
- RADIATEUR A CI A 7. « I.E CALORIE »
- Cet appareil est à récupération de chaleur. Pour éviter l’inconvénient grave d’une combustion incomplète dans un brûleur lorsqu'on en modère la marche, cet appareil possède deux brûleurs indiqu'iatants de capacités différentes, qui fonctionnent ensemble ou séparément, mais toujours à plein débit. Quatre chambres concentriques permettent aux gaz brûlés une évacuation lente et rationnelle et à l'air une circulation ascendante dans les espaces annulaires fortement chauffés. Le débit d'air chaud atteint 600 à 700 litres pur minute à une température d’environ 150 degrés centigrades. Sa consommation est très réduite. La coupe ci-dessus en montre le fonctionnement. L’appareil se fait tout nickelé ou émaillé en couleur.
- le prototype du chauffage agissant uniquement par convection.
- Du chauffage individuel de chaque pièce
- Le chauffage local, représenté par un appareil indépendant dans chaque pièce, conduit à la multiplication des sources de chaleur et les appareils peuvent mettre en jeu tous les combustibles connus. Ils sont très nombreux et encore très répandus.
- Dans les cheminées ou foyers domestiques, la combustion a lieu à l’air libre. Tous les combustibles solides peuvent être utilisés ; mais il y a lieu de doter les foyers d’un dispositif approprié au combustible (chenets
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Clapet de sûrete
- Bouchon de remplissage deau
- I—Niveau de l'eau
- Tube3 verticaux
- Tubes horizontaux
- Raccords
- Chambre de combustion des gaz
- -V.Trou d aeration I (permettant l'évacuation fj de l’air chaud ^débarrassé des produits de la combustion
- Chaudière
- Poignées qui permettent de relever la cheminée pour allumer A le bec m
- Cheminée
- Bec avec ^ trou central
- 'coulissante
- 'Arrivée d'air'
- Pétrole
- HADIATEUIÎ A l'ETHOUE OU A ESSENCE I,E • SORCIElt »
- C’est un appareil de chauffage très pratique. Une lampe à pétrole ordinaire est placée sur un support, entre les pieds de l’appareil, l.a flamme est entourée par la partie basse d'une chaudière qui se prolonge par trois tubes verticaux. Cet élément est complété par deux autres semblables qui lui sont reliés par des raccords tubulaires. Les détails de construction portés sur le dessin permettent de se rendre compte du fonctionnement de l’appareil que la flamme de la lampe chauffe jusqu’à une chambre de combustion qui laisse ensuite échapper le gaz au dehors.
- pour le bois, grilles pour le charbon, etc.).
- La chaleur utile est due au rayonnement calorilique de la llamme et des produits incandescents dont il faut augmenter le plus possible la surface apparente. Le rendement des cheminées est très faible, 15 % environ ; la plus grande partie de la chaleur produite se dissipe dans la cheminée. On remédie légè-
- °artie centrale du dôme
- rement à cet inconvénient en ménageant des conduits spéciaux où circule l’air de la pièce à chauffer et qui constituent des bouches de chaleur.
- L’utilisation des combustibles gazeux pour le chauffage local a permis de modifier les foyers des cheminées par l’emploi de radiateurs étudiés pour réaliser cette
- Briques en terre réf ractaire
- COUPE DU POEUE A BOIS « KAUNUS >
- UE POÎÏUE A BOIS « KAUNUS »
- Cet appareil se caractérise par sa construction en fonte émaillée, par le renversement des flammes à l’aide d’une chicane "t par une sole faite de briques en terre réfractaire. Les bûches sont posées sur un seul chenet placé près de la porte. La partie centrale du dôme, en fonte nickelée, s'enlève à volonté et permet de découvrir un rond de fonte, qui s’enlève également. On peut donc placer sur l’ouverture, en contact direct avec la flamme, un récipient quelconque. C’est un appareil à feu visible par un regard de forme ovale garni de huit petites fenêtres de mica. Ceux-ci se remplacent très facilement. Pour obtenir un feu continu, il suffit de fermer presque complètement la valve régulatrice d’air, de manière à ne conserver qu’un petit filet d’air qui entretient la combustion.
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- LES PROCÉDÉS MODERNES DE CH AVERAGE
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- LE « SORCIER »
- Ce radiateur est chauffé par une lampe a pétrole ordinaire. Notre dessin ci-contre cn m onlrc la construction. JI se fait à un, deux ou trois brûleurs cl les radiateurs sont à double ou triple rangée de tubes en cuivre de dix, dôme ou dix-huit tubes chaque.
- combustion.
- Les radiateurs à gaz sont de types nombreux et variés. Leur rendement est élevé, car la fl a m m e due à la combustion du
- gaz est utilisée intégralement pour porter à l’incandescence certaines parties en amiante
- LIÎ POÊLE A MOIS « LE PIERROT
- Ce nouveau poêle à bois est constitué par des tôles plissées en contact avec le foqer. On augmente ainsi fortement la surface de chauffe. Sa hauteur lui permet de recevoir une très forte charge de bois, qu'il brûle lentement sans nécessiter de surveillance. Avec 18 kilogrammes de bois, introduits en deux fois, le foger reste actif pendant vingt-quatre heures. La capacité de chauffage de cet appareil est de ISO mètres cubes, soit environ le volume de deux pièces de dimensions normales.
- ou en matériaux réfractaires, qui transmettent également la chaleur par rayonnement.
- Ces, radiateurs conviennent très bien au chauffage des pièces où les séjours sont de courte durée et où il est nécessaire d’obtenir rapidement une quantité appréciable de chaleur.
- On doit remarquer que les cheminées, comme les radiateurs à gaz, ont un point commun : leur action calorifi-que est limitée à une zone réduite, car les' nécessités de la pratique (évacuation des produits brûlés) obligent à les adosser à une des parois de la pièce, ce qui limite le champ d’action du rayonnement calorifique.
- Les cheminées n’exigent, en général, aucune condition particulière d’aération ; celle-ci s’effectue automatiquement par suite de l’appel d’air au travers des ttssures et interstices qui existent autour des portes et fenêtres. Par contre, cette aération est, en général, insuffisante pour le fonctionnement hygiénique des radiateurs à gaz et, dans ce cas, il est bon de prévoir des bouches d’air frais additionnelles pour obtenir une bonne combustion.
- Les radiateurs électriques peuvent être classés en deux grandes catégories : radiateurs lumineux et radiateurs obscurs. Les premiers comprennent tous les appareils comportant des résistances portées à l’incandescence par le courant électrique. Les radiateurs paraboliques, ou à réflecteurs, appartiennent à cette catégorie. Certains radiateurs lumineux sont constitués par des lampes à filaments de carbone, dont la puissance est de 250 watts par lampe, et qui sont montées devant un réflecteur plan. D’autres comportent des fils résistants portés au rouge sur
- Dôme et cotés en fonte émaillée
- Fonte
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- Vue en plan -Tôle
- AWVbVUYl [VWAMAJ
- Fonte
- C.Oti'Ii DU POELE A MOIS «l.E PIERROT »
- Ce poêle est caractérisé par des surfaces en tôle ondulée qui augmentent la surface de chauffe, dans une grande proportion. Le dessin ci-dessus montre, d’une manière précise, le parcours des gaz chauds.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- i.i'. l'ofti.K-ciiAumiiiŒ « ki.iu: »
- L’aspect extérieur des deux appareils de celle page esl tout à fait semblable. L'un et l'autre peuvent accepter toutes sortes de combustibles solides : charbon, bois, poussiers gras, sciure, etc. Sa jmissance caloriligne, Ô.ÔOO calories, lui permet d’alimenter de quatre il cinq radiateurs ayant une surface de chauffe totale de JO à 12 métrés carrés. Le feu est continu.
- un bâti en contact direct avec l’air. Il en existe, enfin, dont les boudins de fils sont disposés sur des éléments en terre réfractaire.
- Les radiateurs obscurs comprennent trois classes d’appareils. Les uns, à circulation active d’air sur-des parois chaudes, eom portent des corps de chauffe constitués pardes lames d’aluminium recouvrant les fils c h a uf-fants ; ils forment cheminée pour réaliser un
- tirage. D'autres sont à grandes surfaces rayonnantes sans dispositif de circulation d’air ; ils rappellent la forme d’un radiateur ordinaire de chauffage central. Enfin, il existe encore une catégorie de radiateurs obscurs constitués par des tubes d'aeier verticaux ; les lils chauffants sont enroulés sur les tubes impairs, placés dans des cheminées munies d’ailettes et reliées les unes aux autres par des coudes.
- Les personnes qui désirent utiliser le chauffage électrique, sous une forme quelconque, ne doivent pas s’en rapporter seulement aux généralités concernant les divers appareils. Il existe une société que nous avons déjà signalée : la Société AP-EL, qui est le guide le plus sûr et le plus éclairé en matière d’appareillage électrique que l’on puisse désirer. Les appareils portant son estampille ont été construits suivant des données techniques qui apportent toute la sécurité voulue.
- Avec les poêles, la combustion s’effectue par rayonnement et convection dans un foyer fermé en métal ou en terre réfractaire, placé à l'intérieur des locaux à chauffer. La
- Cache couvercle
- cru
- en r=3
- cori'K ni: i,.\ cn.\ci>n:iu: « ki.hk » a fku contint
- On remarque, dans ce dessin, la faible épaisseur du combustible traversé par les gaz, et cela quelle que soit l'allure du chauffage. Une entrée d’air additionnel permet de bniler l'oxyde de carbone. La paroi extérieure constitue un récupérateur; elle n’est pas en contact avec te foyer. Si on brûle des bûches, on doit les placer verticalement; elles se consument par la partie inférieure, sans jamais donner lieu à une distillation qui entraînerait les gaz non brûles (chargés de goudron) dans le conduit de fumée.
- transmission de la chaleur s’effectue à la fois par rayonnement de la masse du poêle et du feu visible, quand il existe, et par convection par l’air de la pièce où est plongé l’appareil. Le rendement des poêles est assez élevé : de 40 à 60 % et même plus.
- Certains poêles sont à combustion vive ; ils renferment un foyer, dont la disposition est appropriée au genre de combustible
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- LES PROCÉDÉS MODE R N ES DE Cil AU FF AGE
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- employé. La production de chaleur est assez irrégulière ; elle suit exactement la variation d’intensité de la combustion.
- On remédie partiellement à ce défaut par l’emploi, dans la construction des appareils, de matériaux susceptibles d’emmagasiner la chaleur (briques réfractaires, faïence, etc.) afin de créer une accumulation de calories
- qui sert de volant de chaleur.
- Les j)oêlcs à combusiion lente atténuent la sujétion des rechargements fréquents des foyers, car ils sont pourvus d’un réservoir de combustibles.
- P o u r ê t r e complet, nous devons signaler également les poêles utilisant les combustibles liquides. La totalité de la chaleur produite est répandue dans l’atmosphère de la pièce où est installé l’appareil. Ils convien-
- FAGK CENTRAI,
- On voit, sur ce dessin, que le bouilleur, qui remplace les tubes d'air ordinaires, esl percé de (mus par lesquels s'échappent les qaz île la combustion avant de se rendre il la cheminée. Le retour d'eau s'effectue par le collecteur placé a l'arrière et vers la partie basse du poêle; le liquide se réchauffe ensuite dans le bouilleur et se fend, par le tube supérieur, aux différents radiateurs de l'appartement.
- nent particulièrement pour les chauffages momentanés, car leur allumage peut être fait instantanément, bien que certains de ces appareils soient capables d’assurer, dans de bonnes conditions, un chauffage continu, très pratique et économique.
- Comment le chauffage central peut-il être installé dans les petits appartements
- J
- 1.E l'OELE A DOIS « STYX » l’KUT ETRE UTILISE 1*01.’ R
- le chauffage: central
- Cet appareil de chauffage central, que nous avons déjà décrit, est caractérisé par ta présence, au-dessus du foger, d'une rangée de gros tubes obliques prenant l'eau extérieure il la base du foger, h l'arrière du poêle, pour la réchauffer et l’obliger à s'échapper à l'avunt du poêle et il la partie supérieure. C’est donc une sorte de calorifère à air chaud qui peut être transformé, presque sans frais, en une chaudière utilisable pour le chauffage des petits appariements. Il suffit, en effet, de remplacer le:; tubes d’air par un bouilleur rempli d’eau, relié par une double canalisation aux radiateurs, pour constituer un système de chauffage central particulièrement économique.
- chauffage, joints à l’abaissement du prix de revient des appareils, ont permis un développement considérable de ses applications.
- Le principe qui régit toute installation de chauffage central est le suivant : la production de la chaleur est centralisée dans un foyer unique et la distribution de cette chaleur est confiée à un agent w Expansion• de transmission intermé-
- Rcscrvoif avec robmet à floltcui* \ /
- Apour chauffage de l'eau
- P
- Si, pendant longtemps, le chauffage central a été presque exclusivement réservé aux bâtiments publics, en raison de son prix élevé d’établissement, son application peut s’étendre, aujourd’hui, à tous les genres de constructions. Les installations de chauffage central dans les immeubles de rapport, les hôtels particuliers, les villas, les pavillons et même et surtout dans les appartements, sont devenues de pratique courante. Les avantages incontestables de ce genre de
- Vue rte faef du St'*
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- UNE INSTALLATION DE CHAUFFAGE CENTRAL RÉALISÉE DANS UN PETIT APPARTEMENT PAR LE POÊLE A BOIS « STYX »
- Le « Stgx », placé dans une des pièces quelconques de l’appartement, même dans la chambre à coucher, peut desservir deux à trois radiateurs formant un total de quinze à dix-huit éléments. L’eau, à la sortie du bouilleur, se rend aux radiateurs par une canalisation qui comporte un vase d’expansion. Ces petites installations conviennent particulièrement aux appartements de trois pièces et aux petites habitations ne comportant pas de cheminées dans toutes les pièces.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LA CHAUDIERE « 1*111 » A OA/. RESOUT TOUS LES l'HO-RLÈMES IJi: Cil Al'El-AG K O.liNTHAL liT DE DISTRIBUTION D’EAU CHAUDE PO U H APPARTEMENTS, VILLAS, MAGASINS, ATELIERS, ETC.
- Cetlc chaudière, en fonte, à éléments multiples, permet d’obtenir une combustion complète à toutes les allures du foyer, avec un rendement maximum et une régulation automatique. Elle résout tous les problèmes de chauffage central et de distribution d’eau chaude, notamment le chauffage par appartement, le chauffage des villas, des magasins et des ateliers. Ces chaudières sont faites d’éléments semblables juxtaposés de façon a permettre toute modification de puissance éventuelle, d’assurer un montage, démontage et transport faciles. Un brûleur amovible est disposé entre chaque couple d’éléments. Les flammes sont visibles de l’extérieur et l’allumage a lieu par veilleuse permanente. Les produits de combustion s’échappent verticalement, dans la cheminée, à une température au plus égale à celle de l’eau chauffée, température d’ailleurs indispensable au tirage naturel. Les brûleurs, très souples, sont à flammes multiples courtes et chaudes. Un empilage de pièces réfractaires spéciales, qui prolongent l’action du foyer dans la chambre de combustion, augmente le rendement calorifique par un rationnement intense et une division en filets des fluides chauds pour assurer un contact intime entre ceux-ci et les parois des chambres d’eau. La circulation de l’eau dans chaque élément est très active, grâce à la disposition des parois recevant le coup de feu et un judicieux cloisonnement de la chambre d’eau de chaque élément. Les essais effectués par l’Office Central de. Chauffe rationnelle ont accusé un rendement de .9/ .
- diaire. Toute instillation de chauffage comporte donc trois parties principales : le foyer ou chaudière, la tuyauterie et le radiateur. Le chauffage central procure* de multiples avantages qui découlent de la centralisation des opérations de chauffe (économies de manutention, de personnel et de combustible). Ce mode de chauffage est particulièrement hygiénique et offre une grande régularité de fonctionnement.
- Les divers modes de chauffage central diffèrent par l’agent de transmission calorifique et par les types de chaudières qui dépendent spécialement et uniquement du combustible utilisé. Tous les autres organes d’un chauffage central se retrouvent dans une installation de ce type.
- Les petites installations sont presque toujours basées sur la distribution de l’eau chaude. La circulation de l’eau, véhicule de la chaleur, est obtenue par la différence de densité de l’eau dans les colonnes d’aller et de retour. Ce système est dit : chauffage par thermosiphon. La distribution s’effectue, généralement, par double tuyauterie. Dans ce genre d’installations, il faut éviter les poches d’air dans les canalisations, qui arrêteraient la cireu-lation. Ajou- Régulateur]! tons encore que ''*^0 I — toutes compor-tent un appareil spécial appelé vase d'expansion,
- CHAUDIERE « C. R. T. »
- POUR LE CIIAITT AGE CENTRAL Al' GAZ
- Cette chaudière, en forte tôle d’acier, comporte un nombre variable. de bouilleurs cylindriques donnant une grande surface de chauffe pour un volume assez faible, qui permet une mise en régime très rapide. Les brûleurs sont placés à mi-hauteur environ de la chaudière, dispositif qui assure, au début de l’allumage, un bon tirage et une mise en marche très rapide en ouvrant un by-pass qui supprime le passage des gaz chauds dans la partie inférieure de la chaudière. Plusieurs brûleurs indépendants permettent de ne laisser en service, après la mise en régime, que ceux qui sont strictement nécessaires. Un régulateur, commandé par une tige métallique, agit sur l’arrivée du gaz et per
- mp/ tlp pnncornop r>ômtliAr*f>ty>or>f 1/i /om rwir/ï/MP/» fi-vna
- Circulation d'eau sur le régulateur
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- LES PROCÉDÉS MODERNES DE CHAUFFAGE
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- Vase d'expansion
- GRENIER
- 1e-r ETAGE
- Tube de cuivre
- REZ-DE-CHAUSSEE
- Salamandre
- l’eau dans les tuyauteries est toujours réduite. On a cherché à l’accélérer artificiellement. De très nombreux systèmes ont été imaginés dans ce but ; ils sont basés soit sur la surchauffe, soit sur la pulsion. Dans l’un et l’autre cas, le moteur employé est de la vapeur d’eau produite, dans les installations de la première catégorie, par la chaudière elle-même, et, dans la deuxième catégorie, par une chaudière annexe. En généra], ces modes de chauffage ne s’appliquent qu’aux installations importantes.
- Toutes les sources de chaleur peuvent être utilisées pour le chauffage central
- Les chaudières ci combustibles solides appartiennent à de très nombreux types, d’ailleurs fort répandus. Nos lecteurs en trou-
- INSTALLATION UE CHAUFFAGE CENTRAL DANS UNE VILLA, PAR LA SALAMANDRE
- Dans ce genre d’installation, on /ail descendre les luijaux de départ et de retour de l'eau jusqu’au sol, dans l’espace compris entre la plaque de la cheminée et l’arrière de la salamandre. De tous les points de U installai ion, une bulle d’air doit toujours pouvoir suivre une pente mont unie vers le vase d’expansion où elle trouve son dégagement.
- qui sert à compenser l’augmentation de volume de l’eau quand on élève sa température.
- Si le vase d’expansion est à air libre, la température de l’eau ne peut dépasser, pratiquement, 80° ; si l’on ferme le vase et (jue l’ensemble forme un vase clos, l’eau peut être portée jusqu’à 130 ou 135° ; la chaudière, les canalisations et les radiateurs sont alors soumis à une pression interne de 2 ou 3 kilogrammes. Cette solution (eau chaude sous pression) permet de diminuer le diamètre des canalisations.
- Il a été réalisé des chauffages à eau chaude à très haute pression (15 à 20 kilogi’ammes), soit à une température élevée de 200° environ. Ce système permet de réduire considérablement la section des canalisations et, partant, des frais d’installation.
- La vitesse de circulation de
- UNE SALAMANDRE INSTALLÉE POUR RÉALISER LE CHAUFFAGE CENTRAL D’UN APPARTEMENT OU I)’UNE VILI.A
- On remarque, à droite de l'appareil, les canalisations d’eau qui le relient aux radiateurs de diverses pièces.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- I.E CIIAUPFAGK CENTRAL PAU UK FOURNEAU DK CUISINE D. R. G.
- Le chauffage d'un appartement par ce fourneau de cuisine est très simple. Un grand modèle permet de distribuer l'eau jusqu'à douze radiateurs ; en même temps, F eau chaude est fournie à la salle de bains, à l'office et sur l'évier de la cuisine. Des fourneaux jnixtes, au gaz et au charbon, sont également établis. Pour l'été, un réducteur de foger permet de ne brûler que le combustible strictement nécessaire à la cuisine.
- veront quelques-uns qui illustrent notre texte. Leur marche est semblable à celle (les poules a combustion lente, dans le foyer desquels serait disposé le corps de la chaudière. Les grilles peuvent utiliser indifféremment* du charbon ou du coke.
- Le développement pris, ces
- I.K NOUVEAU RRULKUR A
- calibrée
- Chambre courbe Vj de brassage de gaz W
- Le développement sans cesse croissant des appareils utilisant l'essence d'automobile, soit pour l'éclairage, soit pour le chauffage, a entraîné le perfectionnement des appareils de vaporisation.
- Le vaporisateur surchauffé « Garba » donne une vaporisation intégrale de l'essence. Il comporte jdusieurs éléments caractéristiques : 7° chambre de mélange courbe; 2° tubes surchauffeurs; ,;° réchauffeur d'air primaire;
- 4° surface de dégoudronnage sur l'éjcc-leur, l'ne chambre de mélange courbe a pour but d'empècher toute particule liquide s'échappant de l'éjecteur d'arriver sous forme liquide à la grille du brûleur, hile vient frapper sur la partie curviligne de la chambre et sc trouve vaporisée par contact. D'autre part, l'emploi des tubes surchauffeurs évite la distillation possible des essences relati-
- Gnlle de brûleur ,nickel pur •va
- Chambre
- de
- détente
- Surface polie de dègoudronnage • Fermeture ctanche
- — — Ejecteur bronze
- de précision inoxydable
- Paroi à épaisseur décroissante "'“Tubes surchauffeura Passage de la vapeur d’essence
- -Garniture filtrante incombustible fibre d'amiante pur
- sJ-Arrivéc de Cessenco
- Pointeau bronze inoxydable Presse-étoupe spécial
- dernières années, par le chauffage central par le gaz est considérable. C’est, d’ailleurs, la logique même, car tout milite en sa faveur. Il assure le plus grand confort h. l’usager et il lui permet de bénéficier de b intermittence de marche, à son gré, suivant ses besoins.
- Essentiellement pratique par
- ESSENG1
- SURCHAUFFE « GAERA »
- vemenf lourdes, en produisant une vaporisation intense et une surchauffe croissante. De plus, l'air primaire mélangé au jet de vapeur d'essence est réchauffé à son introduction par un cloisonnage en cuivre rouge très serré. Juifin, l'éjecteur présente une large surface polie effectuant le dégoudron-nuge à l'arrivée du gaz d'essence. Nous pouvons signaler encore l'emploi de grilles cloisonnées en nickel pur à ta sortie du brûleur, la coupelle d'allumage supprimant les fourches et des flacons d'alcool, le corps du vapori-s(deur à épaisseur décroissante, diminuant la perte de chaleur à l'arrière; enfin, le pointeau guidé à scs deux extrémités et un presse-étoupe réglable. Avec un tel ensemble de vaporisation, tous les éléments contribuent à une vaporisation rapide et sans distillation.
- Amian,e Pour l'allumage sCoupelle d allumage Bouton de réglage
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- L E S P R O C É1) É S M 01) E R N E S
- DE
- CHAUFFAGE
- SCHÉMA DU FONC-T10NN1JMKNT DK I.AC.IIAIHHÉIUÎ 1N-TKNSIVH « A. M. »
- Les ;jaz chauds, qui lia ni le foyer, mon lent dans les cloisonnements supérieurs, d’où ils redescendent dans les cloisonnements inférieurs, pour pénétrer dans une chambre de mélange oii une entrée d’air supplémentaire active le. tirage. Ceux de ces gaz qui passent par les tubes centraux forment Giffard il leur sortie et aspirent ceux provenant des t u bes lutéraux qu'ils réchauffent en même temps. Ils entraînent un grand volume d'air supplémentaire pour éviter la condensation. Le régulateur est un appareil qui agit sur le passage du gaz aux brûleurs en fonction inverse de la température.
- les avantages inhérents à son état physique et à son mode de distribution, le gaz permet, grâce à sa facilité d’allumage et d’extinction, une élasticité de conduite et une rapidité de mise en température, qu’aucun autre combustible ne peut procurer.
- Avec une chaudière à gaz il devient possible de proportionner exactement la quantité de combustible à brûler à l’importance des besoins de chaleur, soit à la main, soit automatiquement.
- Les rendements atteignent jusqu’à 90 %. On ne peut donc, pratiquement, prétendre à une meilleure utilisation du combustible. Signalons également, à propos du chauffage par le gaz, qu’il existe actuellement un Office technique de chauffage, constitué par des ingénieurs spécialistes qui ont pour mission d’étudier les installations et d’indiquer aux intéressés quels appareils
- ClIAUDlj'aUi INTKNSIVli « A. M. »
- Cette chaudière est munie d'un appareil de sécurité, dont la construction est basée sur la pression du gaz et sur la pesanteur. Si cette pression vient à baisser, l’obturation de la conduite d’alimentation est immédiate et le gaz ne peut être admis de nouveau que par l’intervention de l'abonné. U la sortie de ht chaudière se trouve, un condenseur, qui ramène à l’état liquide les vapeurs en suspension dans les gaz brûlés. Enfin, un dispositif autorégulateur d'admission de gaz aux brûleurs de la chaudière complète l’ensemble des appareillages prévus pour la sécurité des usagers.
- leur conviennent pour répondre à des besoins déterminés.
- Les chaudières électriques sont de deux types : dans le premier, l’élévation de température de l’eau est obtenue par le contact de l’eau, à l’intérieur de la chaudière, avec des éléments chauffés par le passage du courant. Dans le second, l’élévation de température de l’eau est produite par le passage du courant dans l'eau même.
- Il est certain que ees appareils rendent de grands services dans les régions où l’énergie électrique est bon marché. R. Doncièkks.
- Evacuation desl gaz brûles
- Admission 'V^S/ d'air
- / Chambre v>OsUpplémentaire
- ^ de mélangé
- Cloisonnement
- jsupcngur
- Régulateur
- inferieur
- inférieur
- Brûleurs
- I.’AUTO-PROPULSIiUK « A. M. »
- Une des caractéristiques essentielles des installations de chauffage, central par les procédés « A. M. » réside dans l’utilisation d’un appareil « auto-propulseur », qui permet de remplacer toutes les grosses tubulures par de petits tubes de cuivre, de plomb ou de fer, de 0 à lô millimètres de. diamètre; de. poser ces tubes au plafond ou sur le sol et de. franchir ions les obstacles, même à contre-pente. Cet appareil est d’une très grande simplicité cl fonctionne avec la pression de l’eau de la ville ou d’un réservoir.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- L’EVOLUTION DE
- AUTOMOBILE
- Par André
- S’il est. une industrie moderne qui a marché à pas de géants, c’est bien celle de l’automobile. Nulle n’a été plus rapide dans son développement, plus originale dans ses recherches, plus féconde en transformations. Ce n’est pas seulement le mécanisme qui s’est sans cesse perfectionné, affiné, pour parvenir à la régularité de fonctionnement actuelle, qui a permis la vulgarisation de l’automobile dans tous les domaines des transports, oii elle est considérée comme un puissant facteur de rendement.
- de fond. Puis on recherche une meilleure protection, plus de facilité d'accès. On arrive au double phaéton à entrées latérales, la capote est volumineuse, les portières basses, les raccordements fiorilurés. Mais il n'y a pas encore place pour les bagages. Voici le double phaéton à galerie, plus pratique. Ce n'est vraiment qu'avec le torpédo qu'apparaît la première, carrosserie parfaitement automobile. Le capot, trop bas, se raccorde encore assez mal avec l'auvent ; la ligne est sinueuse, mais elle va se dégager et devenir plus harmonieuse. Après la guerre, le capot s'élève, la carrosserie s'abaisse, les deux se fondent et se prolongent exactement. Le. torpédo moderne a gagné une sobre élégance de bon ton, mais il est appelé à céder le pas à la voilure fermée et à se cantonner dans le véhicule de sport.
- LA VOITURE DÉCOUVERTE
- Nous prendrons la voiture automobile quand elle commence à donner à quatre occupants un certain confort, c'est-à-dire vers 1903. La grande majorité des automobiles sont alors découvertes et la carrosserie courante est le tonneau. Celui-ci comporte, un siège avant libre, et celui d'arrière est situé dans une rotonde, à l'intérieur de laipicllc on pénètre par une porte
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- V EVOLUTION DE LA CARROSSERIE AUTOMOBILE 245
- LA CARROSSERIE DEPUIS 30 ANS
- CAPUTO
- La carrosserie n’a pas été moins travaillée. Elle rappela longtemps la caisse de la voiture à chevaux, mais, aujourd’hui, nos grands couturiers de l’automobile l’habillent avec goût et avec chic. La ligne tâtonnante d’antan est devenue simple, sobre, élégante, personnelle, et nous nous acheminons franchement vers la voiture complète, ne rappelant plus en rien les carrosses de nos pères. Il nous a semblé curieux, pour les lecteurs de La Science et la Vie, de fixer, par l’image, les grands stades de cette évolution.
- LA VOITURE FERMÉE
- Plus encore que pour la voiture découverte, on conserve dans Vexécution de la voiture fermée les vieilles silhouettes du carrosse. Le landau est une transposition directe de ce genre. Afin d'avoir un châssis très court, on dissimule le moteur sous le siège avant. Une création plus originale est le lan-daulet, modèle de transition. On abandonne les grandes roues arrière pour les roues égales. Le moteur devenant plus puissant et plus encombrant, le capot prend ses droits et Von adopte la limousine. Une galerie reçoit les bagages, le conducteur est protégé par une glace avant, qu'il peut relever vers le toit par beau temps. Ce n'est que vers 1910 qu'apparaît la conduite intérieure, formée, en somme, de deux caisses juxtaposées, avec des réminiscences de la chaise
- de poste. Les mêmes directives qui ont conduit le torpédo moderne vers sa forme définitive, servent à la transformation de la conduite intérieure. Mêmes lignes droites recoupées, capot plus haut, caisse plus basse. Plus de séparation intérieure, car le propriétaire conduit généralement lui-même. C'est la voiture de service, par excellence, indispensable aux hommes cVaffaires, et dont la vogue, croît chaque iour-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- ouverte, alors <jue, capote tendue, ils fournissent un ultérieur clos et douillet par les temps rigoureux. La conduite: intérieure à quatre portes s'établit sur tous genres de châssis, de la 10 C. V. à la plus somptueuse des 40 C. V. Parfois, sur les voitures de puissance 'moyenne ne lui prévoil-on que deux portes, qui sont alors très larges, et les sièges avant ont un dossier mobile, afin de faciliter l'accès aux sièges arrière. Un genre de conduite intérieure très recherché est la conduite intérieure souple type Weymann, tendue de simili-cuir, légère, dé un parfait silence et comportant des sièges de grand confort. Ce genre de carrosserie a beaucoup aidé ù la diffusion de la conduite intérieure, ù laquelle on reprocha longtemps sa sonorité et son poids. Avec la caisse souple il n'y a plus de résonance, et le châssis conserve ses accélérations brillantes. Sur la voiture chic, le cabriolet décapotable réunit l'agrément complet de la voilure ouverte à celui de la voiture fermée, mais son exécution doit être impeccable. C'est l'occasion de créations de la plus belle venue de nos grands artistes de la carrosserie. Dans le cabriolet décapotable de Saoutchik, que nous reproduisons, les glaces de custodes (glaces des panneaux arrière ) s'effacent complètement dans le bordage de caisse par un mécanisme des plus ingénieux.
- CARROSSERIES FRANÇAISES MODERNES
- Le goût de la clientèle française s'oriente nettement vers la voiture fermée. N'est-ce pas, d'ailleurs, la plus agréable, celle qui ne nécessite l'usage d'aucuns vêtements spéciaux ; d'où l'on sort propre et dispos ; où l'on trouve la meilleure protection contre les intempéries. Les efforts accomplis par les constructeurs, afin de livrer des voitures complètes éi des prix favorables, ont amené la vulgarisation de la voilure fermée et nul doute que cette vogue ne s'accentue. Conduite intérieure et cabriolet se partagent les faveurs. Le torpédo est dé plus en ])lus abandonné, même sur la petite voiture pour laquelle on prévoit, maintenant, de ravissants cabriolets deux places, lesquels, lorsque le capotage est baissé, donnent tout Vagrément de la voiture.
- CABRIOLET
- DÉCAPOTÉ
- CABRIOLET
- FERMÉ
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- L'ÉVOLUTION DE LA. CARROSSERIE AUTOMOBILE 247
- CARROSSERIES AMÉRICAINES MODERNES
- Vexécution de la carrosserie américaine est très particulière. Elle résulte du genre de fabrication adopté qui est celui des très grosses séries. Un modèle s'exécute par milliers sur le même gabarit tant pour le mécanisme que pour la carrosserie. La clientèle américaine est, en effet, plus soucieuse du confort que de la ligne, alors que, chez nous, on s'intéresse beaucoup ci la présentation extérieure et on recherche volontiers une carrosserie qui soit un peu à soi. Les caisses américaines sont constituées de panneaux emboutis, raccordés, puis soudés électriquement. L'aménagement intérieur est très soigné, afin que les occupants aient vraiment toutes leurs aises. Le roadster à deux places est la voiture des déplacements rapides et de sport. Sa ligne, infléchie vers l'arrière, est caractéristique de vitesse. Le coupé ou Victoria est à deux ou à quatre places ; il s'agrémente généralement, à l'arrière, de compas rappelant ceux du landaulet, mais qui ne figurent ici que pour le coup d'œil. Le coacli est à quatre places avec une seule portière large de chaque côté. La conduite intérieure, ou Sedan, est celle <jiii se rapproche le plus de la silhouette française, avec moins de finesse dans la forme. La Sedan comporte
- souvent sept places : deux sur strapontins et trois à l'arrière. Le Brougham est une conduite intérieure de la silhouette du cabriolet. Les compas de tension sont montés comme ornements, car le toit est rigide et la voiture ne s'ouvre pas, ainsi qu'on pourrait le penser au premier abord. On remarquera, sur ces diverses carrosseries, des détails d'exécution devenus classiques pour toutes : la roue de rechange est placée à V arrière, des petites lanternes électriques garnissent Vauvent, des plaques striées sont disposées à l'aplomb des portières pour permettre d'enlever la boue des chaussures. Généralement, une plate-forme est prévue, cidre le fond de la caisse et les roues de rechange pour l'arrimage correct de malles de, voyage ou de bagages. Nous sommes donc en présence de réels véhicules de transport, aménagés de façon vraiment pratique..
- ROADSTER
- COUPÉ OU
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- COUPÉ LANDAULET 1906
- COUPÉ LIMOUSINE 1910
- COUPÉ DE VILLE MODERNE
- COUPÉS ET VOITURES DE COURSE
- Tout à fait évocateur de la voiture à chevaux est le coupé - landaulet: de 1906. Meute siège à galerie métallique séparé de la caisse; pour celle-ci, même galbe, mêmes lanternes de carrosse, ment es p a re- botte envelopp an ts. Quand le torpédo apparaît et qu'on -raccorde carrosserie et capot parmi auvent naît /e coupé-limousine. Les sièges avant font corps avec, la caisse et possèdent, eux aussi, leurs portières. Très souvent, le bas <le la carrosserie est canné. Mais le coupé exige un chauffeur; aussi est-il peu à peu remplace, lui aussi, par la conduite intérieure, ou réservé aux services urbains. Le coupé (le ville moderne s'est surbaissé, sa ligne est fondue avec
- celle du capot et, :même dans ce genre oit il paraissait plus difficile de le réaliser, on parvient à créer l'impression de la voiture complète : on ne cherche plus les chevaux en avant du véhicule.
- Quant à la voilure de course, n est-il pas déconcertant d'opposer cette Panhard-Lcvassor de 1893, l'un des tout premiers véhicules mécaniques dont chaque sortie constituait un véritable événement sportif, et la. Dclage du Grand Prix de l'A. C. F. de 1925, basse, effilée, véritable lévrier de la route? N'est-ce pas tout le progrès de plus de trente, ans de recherches synthétisé par l'image ? La Panhard de 1893 était équipée d'un moteur à deux cylindres en V allumés par brûleurs, donnant environ 2 IIP 3/1 à la vitesse de rotation de 600 tours- minute. Montée sur bandages fer, avec direction par barre, elle était susceptible, à ses meilleurs instants, d'atteindre le 25 à l'heure ; la Delage dépassait le 200 èi l'heure avec les 160 C. V. que développait son douze cylindres tournant à plus de 6.000 tours-minute. La vitesse est, sans doute, la plus magique des qualités de F automobile; -mais, à -mesure qu'on cherche éi élever celte vitesse de quelques kilomètres, il faut augmenter la puissance des moteurs dans de fortes proportions. Après être resté longtemps au cap du 230 à l'heure, le record du kilomètre lancé vient d'être successivement porté èi 245 km. 114 par Scagrave sur Sunbeam, puis à 275 km. 341 par Parry Thomas, sur une voiture de sa construction. La Sunbeam était entraînée par un moteur de 300 C. V. et la Thomas par un 400 C. I ’. Et voici que de nouveaux bolides sont préparés. Peut-être atteindra-t-on le 400 (i l'heure. Pour doubler la vitesse — de 200 à 400 èi l'heure — il aura fallu sextupler la puissance.
- DELAGE 1925
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- L'ÉVOLUTION DE LA CARROSSERIE AUTOMOBILE 249
- CONDUITE
- INTÉRIEURE
- OVOÏDE
- LES RECHERCHES EN COURS
- Un des facteurs négatifs qui interviennent, en effet, le plus vivement dans la progression de Vautomobile est la résistance de l'air. Cette résistance croit comme le carré de la vitesse et, au-dessus de 100 kilomètres « l'heure, elle devient ainsi prépondérante. Pour diminuer cette résistance, il faut s'efforcer de réduire le maître-couple du véhicule et améliorer ses formes extérieures. C'est ce qui a conduit, en Allemagne, le ÜT Gar-ray et Rumpler à étudier, le premier, une conduite intérieure ovoïde, le second, une conduite intérieure en nef. Dans la première, les roues elles-mêmes sont emboîtées; dans la seconde, les ailes horizontales sont fuselées. Mais les silhouettes sont bien peu plaisantes. Une autre voie est très travaillée actuellement : on conserve les formes classiques et on surbaisse la caisse, soit en rapprochant le mécanisme du sol comme dans la coupe de voiture ci-contre, soit en faisant plonger la carrosserie dans le châssis, comme dans le cabriolet Gaston Grummer. Ce n'est pas seulement, le coup d'œil qui doit être pris en considération, cl est aussi l'équilibre d'une telle voiture sur la route. Décentré de gravité se trouve rapproché du sol, les passagers et le mécanisme sont installés entre les essieux et la stabilité est très nettement améliorée. On doit penser que celte orientation marque une évolution qui amènera le constructeur du châssis ù prévoir avec soin Finstallation de la caisse, en disposant cadre, traverses et organes de transmission au mieux du montage de la carrosserie, au Heu de le compliquer comme il arrive encore bien souvent. Avec la caisse sur-
- baissée, on gagne 25 centimètres sur la hauteur totale, sans nuire au confort intérieur. Ainsi, la voiture va plus vite et consomme moins. Quand des roules spéciales comme celles établies en Italie — les auto-stradas — se seront multipliées en tous pays, permettant les grandes vitesses sans danger, peut-être aurons-nous alors la conduite intérieure aile d’avion. Les essais de Bugatti au Grand Prix de Tours de 1924 ont montré que le profil de l’aile d’avion constituait Vune des meilleures directives pour silhouetter la carrosserie, de façon à obtenir l'écoulement des filets d'air qu'elle déplace dans son mouvement avec le minimum de frottements et de remous.
- A. Caputo.
- Dessins de l'rock.
- CONDUITE INTÉRIEURE STUTZ
- CONDUITE INTÉRIEURE « AILE D’AVION »
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- POUR DÉCELER
- LES CONDUCTEURS ÉLECTRIQUES SOUS TENSION
- II est dangereux de toucher aux conducteurs électriques sous tension ; cependant, ce contact peut se produire d’autant plus facilement que rien ne révèle à nos sens si le courant électrique circule ou non dans un (il ou dans un appareil. De
- FIC. 1. — SI LE CULOT DELA LAMPE, QUE I.’ON TOUCHE AVEC LA POINTE DE
- l’appaheil, EST SOUS TENSION, UN VOYANT APPAUAIT IMMÉDIATEMENT
- fréquents accidents ont été ainsi causés aux électriciens; aussi ceux-ci s’ingénient-ils à trouver des procédés aussi simples qu’elli-eaees pour déceler la présence du courant, et nous avons déjà décrit ici un appareil établi dans ce but (1).
- lTn nouvel électroscopc de poche vient d’être réalisé, qui utilise une pro-\ priélé des corps semi-conducteurs.
- FIG. 2. — ELECTKOSCOPE DE l’OCIIE La lamelle métallique L se trouve attirée par la masse semi-conduelrice M lorsque celle-ci est mise sous tension par le contact A. L'extrémité de la lamelle apparaît alors dans le voyant V.
- découverte, il y a quelques années, par les ingénieurs danois Johnson et Kahbeck. Ces corps sont, en général, des minéraux (ardoises, pierres lithographiques, etc.), qui ne constituent que de médiocres conducteurs
- de l’électricité, mais qui sont susceptibles de produire une attraction électrostatique relativement importante. C’est ce phénomène qui est utilisé dans le petit appareil de la figure 1, qui se présente sous la forme commode d’un stylographe. On touche avec la pointe le conducteur à essayer, et, si celui-ci se trouve sous tension, un voyant métallique apparaît derrière le verre qui ferme l’extrémité opposée, indiquant clairement le danger d’un contact avec ce conducteur.
- Ce petit appareil fonctionne pour tous courants dont la tension est comprise entre 80 et 750 volts, et permet ainsi de distinguer un conducteur sous tension de celui mis à la terre, de vérifier le bon isolement des interrupteurs, douilles, etc. à la tension ordinaire de distribution.
- Pour les lignes et appareils haute tension, où le danger d’électrocution est capital, un constructeur vient de réaliser la « perche au néon ». Celle-ci comporte ( fig. 8) un petit tube A contenant un peu de ce gaz raréfié, dont l’illumination se produit instantanément au contact d’une ligne sous tension à partir de 5.000 volts.
- Au-dessus de 20.000 volts, le champ électrostatique du conducteur est assez intense pour faire briller le néon d’un bel éclat rouge vif à petite distance, sans qu’il y ait besoin de contact. Naturellement, cette perche est munie d’un manche isolant C, de sorte que l’électricien peut s’en servir, comme à l’ordinaire, pour manœuvrer les sectionneurs à haute tension. Il faut, d’ailleurs, compter avec la rupture accidentelle, toujours possible, du tube de verre contenant le néon, et l’on ne saurait trop multiplier les précautions dans le voisinage des installations électriques à haute tension même si la « perche » ne s’illumine pas.
- L.-D. F.
- FIG. 3 LA PERCHE AU NÉON
- (1 Voir La Science rl In Vie n0 85.
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- LA T. S. F. ET LA VIE
- Par Joseph ROUSSEL
- I. Instruisons-nous. — II. Schémas et montages. — III. Les idées de nos lecteurs. — IV. La T. S. F. à l’étranger. — V. Les principaux
- postes de diffusion.
- I. Instruisons-nous
- Les applications de la lampe au néon à la T. S. F.
- E néon, un des gaz les plus rares de l’atmosphère, se présente comme sous-produit de la fabrication de l’air liquide, et c’est grâce aux recherches de M. G. Claude que sa production est devenue relativement abondante. L’air n’en contient guère qu’un 66.000e, mais, comme le néon est beaucoup moins facilement liquéfiable que l’air, il demeure, en quelque sorte, comme résidu de production de l’air liquide.
- Les propriétés physiques de ce gaz, dénué, d’autre part, de toute activité chimique, sont extrêmement curieuses.
- Les décharges électriques y passent soixante-dix-sept fois plus facilement que dans l’air, ce qui permet d’abaisser fortement la tension nécessaire pour obtenir la luminescence de ce gaz. 11 subit, en effet, d’une différence de potentiel de 100 volts pour «allumer» une colonne de gaz néon d’un mètre de longueur.
- La lumière produite est d’un beau jaune orangé, ne laissant apparaître, au spectroscope, aucune raie bleue. Le rendement lumineux est d’ailleurs excellent, puisque la dépense n’excède pas 0,5 watt par bougie.
- Ajoutons, pour compléter cet exposé rapide, que la réalisation pratique des lampes au néon présente des difficultés particulières, du lait que le néon ne peut se parer de belle luminescence que s’il est seid ; il n’admet pas de compagnons et s’éteint en présence de traces de gaz étrangers.
- Toutes ces difficultés ont été vaincues par M. Claude ; des formes nouvelles de lampes ont permis de réduire encore la tension « d’allumage », et l’industrie nous dote couramment d’excellentes lampes au
- néon, en particulier celles du type dit « veilleuse », qui ne consomment que 3 watts.
- Si nous traitons, aujourd’hui, ce sujet pour nos lecteurs, c’est parce que ces lampes présentent un très grand intérêt en T. S. F-, où elles peuvent jouer de multiples rôles, et, de plus, parce que leur faible prix de revient et la facilité avec laquelle on se les procure actuellement, les mettent à la portée de tous.
- Enumérons, tout d’abord, quelques-unes des applications scientifiques des tubes au néon, indépendantes de leur fonction comme source de lumière. Elles permettent l’examen, « au ralenti », d’organes mécaniques en mouvement rapide, par la méthode strobos-copique (La Science et la Vie., nos l)î) et 102). Une méthode analogue permet d’assurer le synchronisme rigoureux de machines variées ; grâce à elles, il est facile de s’assurer sans danger si un câble de haute tension est en charge ; ce sont là des applications industrielles. Fin T. S. F'., elles permettent de transformer, avec la plus grande facilité, un courant continu en courant pulsatoire de période déterminée ; de mesurer avec précision, sans le secours d’aucun autre appareil de mesure, des résistances et des capacités ; elles deviennent, pour les ondemètres à l’émission, même sous faible puissance, de merveilleux moyens de contrôle ; rcdresseuscs, elles peuvent servir de détecteur du type Fleming, mais sans filament ; elles permettent l’entretien d’oscillations pratiquement non amorties, en partant d’un courant d’alimentation continu ; enfin, un montage simple, dans lequel elles jouent le rôle principal, permet, en partant d’une source de basse tension de courant continu, d’obtenir un courant de plusieurs centaines de volts, également continu.
- Quoique certainement incomplète, cette
- coupk d’une
- f i o.
- I.AMl'li AU NEON DITE
- « VE I I, I.EU SE »
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- FTG. 2. - SCHÉMA DE MONTAGE PERMETTANT d’entretenir DES OSCIELATIONS DANS UN CIRCUIT Li Cj FAIBLEMENT COUPLÉ AVEC L’OSCILLATEUR AU NÉON REPRÉSENTÉ A GAUCIIE
- H.T.
- énumération montre l’intérêt capital de ces lampes pour les sans-lilistes amateurs.
- Les lampes au néon se présentent, commercialement, sous des formes variées.
- Nous recommandons, en particulier, aux amateurs la lampe veilleuse à électrodes en forme de coupole, dont la figure 1 représente la coupe. Les deux électrodes A et B, plongées dans l’atmosphère de néon à faible pression contenue dans une ampoule de cristal, sont réunies à deux conducteurs de sortie M et N. En F, en série dans l’un d’eux et contenue dans le culot de la lampe, se trouve une résistance R de l’ordre de 1.500 ohms.
- Pour réaliser la plupart des expériences tpie nous allons exposer, il sera bon d’enlever cette résistance, ce qui est facile, en chauffant avec précaution le culot de fixation.
- Ces lampes s’allument sous des tensions de l’ordre de 80 volts environ et restent allumées lorsqu’on baisse le voltage jusqu’à (K) volts en moyenne.
- En disposant une telle lampe à la sortie d’un amplificateur sullisamment puissant (on peut la laisser en série avec l’écouteur ou le haut-parleur), on la verra s’allumer faiblement et l'intensité de la lueur suivra les modulations des signaux.
- Un hétérodyne au néon
- La ligure 2 donne le montage à réaliser pour entretenir des oscillations dans un
- NI
- FTG. 8. - UN ONDEMÈTRF. AU NÉON
- circuit L1 C1} faiblement couplé avec l’oscillateur au néon. Ce dernier est constitué par l’ensemble de gauche : N, tube à néon ; L C, inductance et capacité dé réglage de fréquence. L’alimentation effectuée par une source de courant continu de 80 à 100 volts, réglée par une résistance R, comporte deux inductances d'arrêt, K K, comprenant chacune deux ou trois cents spires de fil fin.
- Cet appareil constitue un hétérodyne au néon. En donnant aux éléments une valeur élevée convenable, on peut obtenir des oscillations de fréquence musicale, permettant l’étude des circuits des transformateurs basse fréquence, celle des écouteurs et des liaut-parleurs.
- Un ondemètre au néon
- La figure 3 représente le schéma de montage d’un ondemètre d’émission pour émetteur de faible puissance. La lampe au
- néon présente, dans ce cas, ae grands avantages sur la lampe à
- o H.T. o
- FIG. 4. - MONTAGE D’üNE LAMPE AU NÉON
- COMME DÉTECTRICE
- filament ; en particulier, le couplage exigé étant très faible, la courbe de résonance est très aiguë ; de plus, la tension nécessaire pour l’allumage est faible ; enfin, en cas de couplage trop fort, la lampe ne risque pas de griller. Une résistance élevée, non selfique, R, amortit le circuit de la lampe, évitant ainsi une cause de perturbation qui diminuerait l’acuité de la courbe de résonance.
- Cet appareil s’emploie comme l’ondemètre ordinaire, avec cette différence qu’au lieu de chercher un maximum d’éclat, dilïicile à apprécier, on cherche uniquement le point d’allumage, que l’on restreint entre des limites aussi serrées que l’on veut, en faisant varier le couplage de L avec l’émetteur.
- Le tube au néon est un détecteur
- Pour détecter les signaux d’une station peu éloignée, on peut encore utiliser le tube au néon, monté comme le montre la figure 4. Ce détecteur est peu sensible, mais l’absence de filament Je rend intéressant. On retrouve,
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- iii
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- iii i h
- dans ce montage, l’accord usuel L C, et l’ensemble rappelle les montages à cristaux. La source haute tension doit être d’environ 100 volts (parfois plus faible, suivant le type de lampe employé) ; une forte résistance R permet de régler le meilleur point de détection. Celui-ci est obtenu lorsque la lampe brille très faiblement.
- C’est aussi un remarquable élévateur de tension
- Nous décrirons, pour terminer, le dispositif très intéressant de la figure 5.
- Son but est le suivant : partant d’une faible tension continue, fournie par la batterie B, obtenir une tension continue de plusieurs centaines de volts entre X Y.
- La transformation s’effectue en deux temps. La tension est d’abord élevée par une bobine de Ruhmkorff Tr, dont le rapport de transformation est convenablement choisi; les ruptures étant assurées par le jeu du vibreur V, dont les étincelles sont sliuntées par un condensateur C\ de 2 à 3 microfarads.
- Dans le secondaire, on dispose la ou les lampes au néon AT, Nu etc. de redressement.
- On mettra autant de lampes en série que la tension à redresser sera de fois divisible par 200 volts.
- On pourra augmenter le débit en mettant deux séries de lampes en parallèle.
- Lorsque le vibreur « ferme » le circuit, la tension secondaire est insuffisante pour permettre au courant de passer dans les tubes de redres-sement ; à la rupture, au contraire, le courant passe facilement.
- Ce courant, redressé, mais
- discontinu, est rendu continu par le jeu du filtre C C K K. Les condensateurs C auront chacun 3 micro farads et seront fortement isolés. Les inductances à fer, K, pourront être constituées par des secondaires de transformateurs ou d’anciennes bobines d’allumage.
- Hh
- c,
- FIG. 5. - DHUX
- LAMPES AU NÉON PERMETTENT D’ÉLEVER UNE FAIBLE TENSION CONTINUE
- FIG. 6.
- Ce dispositif est très intéressant pour les amateurs, à la campagne, qui voudront, avec des moyens simples, se livrer aux plaisirs de l’émission en téléphonie.
- Le seul point délicat de l’appareil est la réalisation d’un vibreur très régulier.
- II. Schémas et montages
- Un bon récepteur que l’on peut emporter en voyage
- Entre le somptueux superhétérodyne, qui résout le problème, mais n’est pas à la portée de toutes les bourses, et le « bricolage » hâtif d’un poste surplace, on peut réaliser des montages de moyenne puissance, ne permettant que l’écoute au casque, mais peu encombrants, de poids restreint et d’excellent rendement.
- C’est un montage de ce genre que nous allons décrire aujourd’hui.
- En principe, il ne comporte pas d’antenne ; seul, un cadre, contenu dans le couvercle de la boîte-valise renfermant le poste, constitue le collecteur d’ondes (fig. 6). En pratique, lorsque les lieux le permettent, on peut toujours accroître l’énergie en couplant, avec ce cadre, quelques spires intercalées dans un circuit antenne - terre de fortune.
- Suivant la longueur des ondes que l’on désire recevoir, ce cadre comportera soit un, soit plusieurs enroulements à coupures totales. On remarquera qu’il est formé de deux enroulements en série, dont l’un, fermé sur le condensateur C, est le primaire et sera accordé par C (1/1.000e) sur l’onde à recevoir, et l’autre, qui se termine en Cj, constitue la réaction électromagnétique à couplage fixe ; on lui donnera, dans tous les cas, un nombre de spires égal au tiers de celui du primaire.
- Cette réaction est contrôlée par le condensateur Cl5 d’un demi-millième.
- On retrouve, dans ce dispositif, le système Reinartz appliqué au cadre.
- Une inductance d’arrêt K comporte
- SCHEMA D UN RECEPTEUR PORTATIF
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIO. 7. - KJ.lvMKXT l)l': IM 1,1', AU S UI.F AT]', JJ K
- CCI VUE
- “250 spires de fil de (i/K)1' sur carcasse de carton de 5 centimètres de diamètre.
- Le bloc H représente le condensateur slmnté de détection, dans lequel tba ‘2/10.000e et li, *2 à .‘1 megohms.
- Lue seconde lampe est montée à la suite, en basse fréquence, avec un transformateur Tr, de rapport un tiers ; une pile de lampe de poche de S v. 5 rend sa grille négative et augmente la pureté de l’audition.
- En utilisant des lampes à faible consommation, chauffées soit avec un bloc spécial, soit avec un petit accumulateur hermétique de ‘20 ampères-heure, une source de haute tension de 00 volts, on pourra réaliser eet ensemble sous une forme compacte, facilement transportable.
- III. Les idées de nos lecteurs
- Construction d’une batterie de chauffage
- Lf, dispositif que nous allons décrire est utilisé, depuis plusieurs années, par un de nos lecteurs avec plein succès. Il pourra rendre de grands services aux amateurs, à la campagne, qui éprouvent toujours de grandes difficultés pour faire recharger leurs accumulateurs.
- En principe, il s'agit de réaliser, sous une forme simple, un type de pile Callaud, dont quelques éléments, montés en batterie, entretiendront la charge d’un accumulateur de capacité restreinte.
- La pile Callaud a été préférée, avec juste raison, par notre correspondant, à la pile Daniel, parce (pie sa résistance intérieure est plus faillie et son débit très constant.
- La figure 7 représente le dispositif réalisé. Dans un vase de verre du type Leelanehé, de 17 centimètres de hauteur, sont disposés les éléments suivants :
- Au fond, en B, un croisillon de bois d’un centimètre de hauteur.
- Posée dessus, en Cu, une spirale de gros fil de cuivre, bien décapé au préalable ; l’une des extrémités de ce fil, relevée, traverse un tube isolant de verre ou de caoutchouc T et, sortant en M, forme l’électrode positive.
- Sur la spirale, on dispose un support triangulaire A, en bois ou carton paraffiné, formé de trois plaquettes assemblées, d’une hauteur de 5 centimètres environ.
- Enfin, sur ce support, repose une spirale de zinc (Zn) formée d’une lame de zinc d’une largeur de 5 à 10 centimètres, à laquelle est soudé un fil de cuivre N, qui sera le pôle négatif.
- Au centre de cet ensemble, on dispose un verre de lampe renversé reposant sur la spirale de cuivre.
- Ce verre est rempli de sulfate de cuivre en cristaux et maintenu régulièrement plein de ce sel.
- Pour charger eet élément, on verse d'abord de l’eau (de pluie, de préférence) par le verre central jusqu’il ce que son niveau atteigne le milieu de A, puis on remplit le l'este du vase, extérieurement à L, avec une solution de sulfate de zinc.
- De temps à autre, on prélève, par sipho-nago, la moitié de la solution de sulfate de zinc que l’on remplace par de l’eau pure.
- Un tel élément a une tension d’un volt environ et peut débiter 180 milliampères en court-circuit.
- On montera six de ees éléments en série ; ils seront branchés sur un petit accumulateur de 4 volts 5 ou 0 ampères, qu’ils maintiendront constamment en charge.
- I
- IV. La T. S. F. à Vétranger Le coupleur de basse fréquence Donle
- T, nous arrive d’Amérique un nouveau système de couplage entre étages de lampes en basse fréquence.
- Les courbes en sont assez i m p res s ion-nantes, surtout pour un système simple en pratique.
- Il peut surtout intéresser nos constructeurs et les inciter à tenter des essais dans cette voie.
- Comme le montre la figures, il s'agit d’un double couplage par
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- FIO. 8. - l.K COUPLEUR
- BASSE FRÉQUENCE DONLE
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- capacité et par transformateur. .
- Les valeurs des résistances des enroulements et de la capacité de liaison ne nous sont pas con-nues; du reste,les premières sont l'onction des résistances internes des valves ; elles devraient, par conséquent, être plus élevées pour nos lampes françaises que poulies américaines. La capacité doit être de l'ordre de 4 à 0 millièmes.
- La figure 1) nous montre les comparaisons intéressantes entre divers systèmes de liaison, en nous donnant les intensités d’audition en fonction des fréquences audibles.
- La courbe A est celle de trois étages à résistances ; la courbe B, celle de deux étages à transformateurs ordinaires ; C, celle de deux étages à coupleur Donle ; en lin, la courbe D, celle de trois étages à coupleur Donle.
- Cette dernière surtout doit retenir notre attention pour deux raisons : la puissance obtenue, d’une part ; d’autre part, la presque horizontalité pour une zone de fréquences très étendue.
- Quelques conseils pour les amateurs pratiquant la réception sur cristaux (1)
- Ne croyez pas que l’emploi d’une source électrique auxiliaire est toujours recommandable.
- N’oubliez pas que de nombreux détecteurs n’ont pas besoin de source auxiliaire.
- Ce n’est pas parce que vous employez des lampes qu’il faut dédaigner les cristaux ; ils peuvent, un jour ou l’autre, vous rendre grand service.
- N’écrascz pas la pointe du chercheur sur le cristal ; un contact léger donne, en général, les meilleurs résultats.
- Ne soyez jamais satisfait de résultats médiocres, un poste à cristaux peut être utilisé à plus de 200 kilomètres d’un émetteur.
- Sachez qu’un cristal est un bien meilleur rectilicatcur qu’une valve et qu’il donne une audition plus pure.
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 106, avril 1926, et n°108,juin 1926.
- Fréquences audibles
- l’IG. 9. — COURBES D’ÉTUDES DE DIVERS SYSTÈMES DE COU-P U A CJ E E N T R E É T AGES BASSE ERÉQUENCE
- V. Horaire de principaux postes de diffusion
- France :
- Tour Eiffel, 2.650 m., puissance 5 kw. ; 18 Ii., journal parlé, radio-concert, informations ; 19 h. 15 à 19 h. 45, éventuellement, dimanche seulement, émissions diverses ; 20 h. 15 à 20 h. 30, éventuellement le dimanche seulement, émissions diverses sur l’onde de 2.740 mètres ; 21 h. 30 à 23 h., radio-concert sur l’onde de 2.740 m. dimanche, mercredi, vendredi et samedi.
- Radio-Paris, 1.750 m., puissance 4 kw. ; 12 h. 30, concert : 13 h. 45, informations ; 13 h. 50, cours d’ouverture de la Bourse de Paris ; 16 h. 30, concert ; 20 h. 15, informations et concert ; 20 h. 15 à 22 h., dimanche, radio-dancing.
- Lijon (La Doua), 490 m., puissance 1 kw. ; 10 h. 30, concert phonographique, informations ; 16 h. 15, Bourse de Paris, change, Bourse de Commerce ;
- 20 li., concert.
- P. T. T. (Ecole supérieure des postes et télégraphes de Paris), 458 m., puissance 0,45 kw. ; 20 h. 30, concert, causeries scientifiques.
- Pclil Parisien (Paris), 333 m., puissance 0,5 kw. :
- 21 h. 15 à 23 li., dimanche, mardi, jeudi, samedi, concert, causerie.
- Toulouse, 441 m., puissance 2 kw. ; heures diverses, concert, informations.
- Oméga (Casablanca), 305 m., puiss. 600 w. ; 21 h. 30 à
- 22 h. 30, sauf lundi et mardi, concerts, essais.
- Belgique :
- Bruxelles-IIaren, 1.100 m., puissance 3 kw. ; 13 h., 11 h., 16 h. 50, météorologie ; 18 h. 50, service avions. Radio-Belgique, 262 in., puissance 2,5 kw. ; 17 h. à 18 h., 20 h. 15 à 22 il., concerts, presse, causerie.
- Angleterre :
- Danenlrg, 1.600 m., puissance 15 kw. ; 19 h. 30 à 22 h. 30, concert, dimanche, jazz jusqu’à minuit :
- 15 11 30 à 17 11, concert.
- Londres 305 m. puis. 3 kw.
- Cardiff 353 m. puis. 1,5 kw
- Manchester . . 378 m. —
- Bournemouth. 386 m. —
- Newcastle. . . . 403 ni.
- Glasgow 422 ni. —•
- Belfast 439 m. —
- Birmingham . 479 ni. —
- Aberdeen .... Bradford .... Dundee 495 m. 310 m. 331 m.
- Edimbourg.. . 328 ni. I Postes de
- ITull 335 m. ! relais
- Leeds 316 ni. faible
- Liverpool 315 m. , puissance
- Plqmouth .... 338 ni. 1 ioo a 300
- Sheffield 301 m. Stoke-on-Trent 306 m. Swansea 492 m. Allemagne : \ watts.
- J Concert. I I Causeries./
- ’ Jazz. \ i Musique I 2*: \ religieuse.» ’ ’ Presse. 1
- 10 h. 00 il
- 23 h. 30
- Drcsden, 294 ni., puissance, 1,5 kw. ; 18 n. à 21 h., concert, informations.
- llantiover, 296 m., puissance 1,5 kw. 16 h. 30 à 22 h., concert, informations, causerie.
- Bremen, 279 ni., puissance 1 kw. ; 13 il. 30 à 21 h. 30, concert, causerie, informations.
- Hambourg, 395 ni., puissance 1,5 kw. ; 17 h. à 21 h. 30, concert, causerie, informations (retransmis par Ilannover et Bremen).
- Munster, 410 m., puissance 1,5 kw. ; 18 h. 30 à 22 h., concert.
- Breslau, 418 ni., puissance 1,5 kw. ; 12 h. à 13 h., 19 h. 30 à 21 h. 30, concert, informations.
- Stuttgart, 443 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h. h 19 h., et a 20 h. 30, concert, causerie.
- Leipzig, 452 m., puissance 700 w. ; 10 h. 30 à 12 il., 15 li. 30, 18 h. à 21 h. 30, concert, informations.
- Konigsberg, 463 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h. à 17 11, 19 h. à 22 h., concerts, causerie.
- Frankfurt, 470 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h. 30 à 17 h., 18 h. à 21 h. 30, concert.
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- LA SCIENCE
- ET LA VIE
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- Berlin, 505 ni., puissance 1,5 k\v. ; IG h. 30, concert ; 18 h. à 22 hM informations, concert ; dimanche, 9 h., service religieux.
- Kœnigswurtcrhausen, plusieurs ondes : 4.000 ni., 3.150 in., 2.800 ni., 2.550 ni. ; G h. à 20 h., presse et nouvelles irrégulièrement, toute la journée.
- Kœnigswurterhausen, 2.800 ni., 11 h. 50, concert, dimanche.
- Kœnigsivurlerhausen, G80 ni., 9 h. 10, concert, dimanche.
- Autriche :
- Vienne, 530 ni. ; 10 h. à 11 h., 13 h. à 14 h., 19 h. à 22 h., concerts.
- Graz, 404 ni., puissance 0,5 k\v. ; 5 h. à G h. et 8 h. à 10 h., concerts, informations.
- Tchécoslovaquie :
- Prague (Kbely), 1.150 ni. ; 9 h., 10 h. 30, 12 h. 50, IG h., 17 II., cours ; 19 h., concert.
- Danemark :
- Lingsbg, 210 m. ; 18 h. 15, cours et nouvelles ; 20 h. 30 à 21 h., concert ; 8 à 9 h., dimanche, concert.
- Copenhague, 470 ni., puissance 2 kw. ; 19 h., concert, dimanche, mercredi, jeudi.
- Suède :
- Gocleborg, 4G0 ni,, puissance 0,3 kw. ; 19 h. à 21 11., concert.
- Stockholm, 127 ni. ; 11 h., concert dimanche (service religieux) ; de 18 h. à 21 h., concert en semaine.
- Stockholm-Radio ART, 470 m. ; 19 11., concert.
- Badcn, 1.200 ni. ; 10 h. à 11 lu, service religieux le dimanche ; 16 h. à 18 h., concert 18 h. à 20 h., semaine, concert.
- Suisse :
- Genève, 1.100 m., puissance 1,5 kw. ; 20 h. 15 à 22 h., concerts, causerie, sermon (dim.), dancing (lundi). Lausanne, 850 m., puissance 0,5 kw. ; 19 h., divers. Zurich, 515 m., puissance 1,5 kw. ; 15 h., 19 h. 15, concerts.
- Italie :
- Rome (U. R. I.), 42G m., puissance 4 kw. ; 15 h. 30 à 16 h. 30, 19 h. 30, 21 h. 40, concert.
- Rome (R. A.), 470 ni.; 11 h. 30, 15 h. 20, nouvelles ; 12 II., 16 h. 30, concerts.
- Rome (I. C. D.), 1.800 m. ; 15 h., 19 h. 30, concert. Milan, 495 m. ; 21 h., concert.
- Espagne :
- Madrid (R. I.), 392 m., puissance 1 kw. ; 18 h. à
- 20 h., 22 h. 30 à 24 h., concert.
- Madrid (R. E.), 430 m. ; 18 h., concert.
- Barcelone, 325 m., puissance 0,6 kw. ; 18 h. et 21 h.,
- concert.
- Hollande :
- Amsterdam, 2.000 m., puissance 1 kw. ; 9 11., 17 h., boilrse, presse, change.
- La liage, 1.050 m., puissance 0,5 kw. ; 20 h. 40,
- 21 h. 40, concert dimanche ; 19 h. 40, concert mardi; 21 h. 40, concert vendredi.
- La liage, 1.070 m., puissance 0,5 kw. ; 18 h. 40, concert dimanche ; 20 h. 10, concert lundi et jeudi.
- Russie :
- Moscou, 3.200 m., puissance 4 kw. ; 12 h. 30 à 13 h. 30, causerie, musique, irrégulier.
- J. Roussel.
- LA T. S. F. ET LES CONSTRUCTEURS
- Nouveau condensateur variable à variation linéaire de longueur d’onde
- Nous avons eu déjà (1) l’occasion de signaler ce que l’on entend par condensateur à variation linéaire de longueur d’onde ainsi que les qualités de ees appareils.
- Voici quelques précisions sur cette question :
- On sait que la longueur d’onde d'un circuit oscillant comprenant un condensateur variable à air est proportionnelle à la racine carrée de la surlace des lames mobiles engagée entre les lames fixes. Si les lames mobiles sont circulaires, cette surface est proportionnelle à la lecture laite sur le cadran du condensateur.
- Donc, pour une self donnée, les longueurs d’ondes obtenues sont proportionnelles à la racine carrée de la lecture faite sur le cadran. Pour que la variation de longueur d’onde soit proportionnelle à cette lecture, il faut donc que les surfaces des lames fixes et mobiles qui se font face soient, non plus proportionnelles aux graduations du cadran de l’appareil, mais aux carrés de ces graduations.
- Nous avons vu que, pour obtenir ce résultat, on donne aux lames fixes ou mobiles, ou
- (1) Voir le n° 109 de La Science et la Vie.
- bien encore aux deux, une forme spéciale dont nous avons donné le dessin. Nous ne pouvons entrer ici dans la démonstration du tracé de cette courbe. Cette courbe n’est, généralement, pas symétrique.
- Le nouveau condensateur conçu par les Etablissements G. M. R., a des lames symétriques et de la forme indiquée ci-contre. Dans la position représentée sur le dessin, qui correspond à la capacité minimum, la portion des tranches des lames fixes et mobiles est très faible ; la capacité résiduelle d’un tel condensateur est donc elle-même minime. Cette particularité assure, en même temps, la variation linéaire de la longueur d’onde en fonction de la graduation du cadran jusqu’à zéro. En outre, la surface des lames est assez grande pour que, avec un même nombre de lames, on réalise une capacité voisine de celle des condensateurs à lames circulaires. Il est donc inutile d’augmenter ce nombre, ce qui, fatalement, amènerait une augmentation du prix de revient du condensateur. j, yp
- Lame fixe
- Lame mobile
- LES LAMES FIXES ET MOBILES DU CONDENSATEUR
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Pour calculer rapidement et sûrement le prix d’un poids connu de marchandises.
- vendue
- Voici un appareil, très intéressant, imaginé pour calculer rapidement le prix d'une marchandise c’est une machine à multiplier, bien plus simple cpie celles qui sont basées sur le principe de la table de Pytlia-gore. Il existe déjà des balances qui donnent automatiquement le poids et le prix de la marchandise. 1/appareil de M. Jacqueline ne pèse pas, mais il permet de trouver le prix d’un poids connu de marchandise, quelque soit le cours de cette marchandise.
- Sur le socle, une manette peut être portée indifféremment en face de l’une ou l’autre des étiquettes qui constituent une sorte de cadran, chacune d’elles portant un prix : 2 fr. 50, 2 fr. 75,
- 2 francs, 0 francs, 10 francs,
- 25 francs, etc., qui est celui de la livre (1) de la marchandise vendue. Au dessus s’élève une sorte de cage de tôle comportant, à droite et à gauche, une bande verticale qui porte tous les nombres, ou à peu près, jusqu’à 500.
- Ce sont les grammes. En haut, on lit les indications de 1,2.
- 2, 5, 10 kilogrammes. Au milieu du panneau avant, entre les deux bandes verticales, sc présentent deux vides, derrière lesquels apparait une réglette des prix, à deux colonnes, pour correspondre aux poids inscrits sur chacune des ban des. Cette réglette est montée sur un tambour intérieur qui est entraîné par la manivelle, et le tambour
- (1) Il est curieux (te cous lu ter que presque partout encore, les marchandises sont étiquetées suivant le système unitaire du 1/2 kilogramme. L’inventeur s'est conforme h l’usage.
- VL K l)K IA MACllIN K A MUI.-Tll»TiI K II
- porte autant de réglettes qu’il y a d'étiquettes. Une réglette porte donc tous les produits d’une multiplication dans laquelle les poids qui leur font vis-à-vis ont été multipliés par le prix de l’étiquette correspondante.
- La réglette à (> fr. 25, par exemple, vient se placer automatiquement devant les fenêtres de l’appareil, quand la manette a été portée sur l’étiquette (i fr. 25. Il subit donc, pour connaître le prix de 485 grammes d'une marchandise, vendue à 6 fr. 25 le demi kilogramme, de déplacer un curseur sur le chiffre 485 de l’une des deux bandes verticales, le curseur donne le produit en regard.
- Une lampe qui ne fatigue pas la vue.
- LKSftprogrès réalisés dans la fabrication des lampes électriques à incandescence ont été, malheureusement, obtenus un peu au détriment de la vue.
- On a salué avec joie l'apparition des lampes demi-watt, à blâment de tungstène dans une atmosphère gazeuse, parce que leur consommation d'énergie est faible (environ quatre fois moindre que celle des lampes à blâment de charbon et deux fois moindre que celle des lampes à blâment métallique dans le vide, dites monowatts, du moins à partir d’une certaine puissance). On a cependant remarqué , immédiatement. que les lampes demi-watt ont un éclat presque insoutenable. Aussi a-t-on bien vite marqué un sérieux progrès, par remploi d’une ampoule en verre dépoli ou en verre opalin.
- Cet éclat de la lampe demi-watt provient de ce que son filament est porté à une température beaucoup plus élevée que celui chia lampe au charbon ou de la lampe mono-
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- LA SCI H X ( L LT LA VIL
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- watt. Plus la température s'élève et plus le rayonnement émis par le filament s’étend vers le violet du speetre et même vers l'ultraviolet, dangereux pour la vue, car ee rayonnement provoque l'inflammation de la cornée et même, à la longue, le durcissement et l'engourdissement du cristallin.La rétine, organe extrêmement sensible est aussi atteinte par ees rayons.
- Le problème consiste donc à trouver un ('cran qui n'absorbe pas, ou presque pas, l’intensité lumineuse, et qui arrête cependant les rayons ultra-violets. Ce problème vient d’être résolu par la fabrication d'un verre spécial, qui constitue l'ampoule des lampes dites < Opticia Ce verre est peu coloré, la lumière émise est douce et d'une très faible teinte vert doré. D'après les mesures photométriques, la consommation de celte lampe non dépolie n'est que de o % supérieure à celle d'une lampe demi-watt, en verre ordinaire non dépoli.
- | Le dépolissage de la lampe, qui est la règle générale, absorbe 12 %. ce qui donne, en tout, une absorption de 1? °(). Une lampe
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- Le spectre inférieur (ampoule en verre spécial) est très peu étendu vers la droite (râpons ultraviolets ).
- demi-watl ordinaire dépolie absorbant 12 on voit (pie la différence est faible.
- La ligure ci-dessus montre que les rayons ultra-violets sont bien arrêtés par le verre de cette lampe, tandis (pie les radiations lumineuses passent librement. Le verre Opticia arrête aussi une partie des rayons calorifiques qui produisent un échauffement désagréable de l'œil.
- Un nouvel écrou indésserrable.
- COUPE 1)K NOUVKI, ÉCIIOI;
- K, écrou; G, ((orge; H, rondelle.
- Dans‘cette gorge vient s'emboiter une rondelle invisible de même profil, mais légèrement plus haute afin (pie le serrage soit effectué par l’interposition de la rondelle entre l'écrou et la pièce à fixer.
- La rondelle est fendue suivant un rayon a lin qu'elle soit extensible et sa surface plane, (pii vient en contact avec la partie serrée, est striée, cémentée et trompée. Au moment du serrage, la rondelle vient donc, d’une part, en contact int ime avec l'écrou et ne peut plus tourner dans sa gorge, et, d'autre part, ses stries, mordant dans la pièce à fixer, lui assurent une position invariable.
- Pour le cas de machines puissantes, dont les niasses en mouvement sont soumises à, des efforts considérables, les stries sont remplacées par un ergot (pii se loge dans une échancrure analogue à celle prévue pour les ergots des têtes de boulons. C‘e type sera naturellement réservé aux machines marines, aux compresseurs de hauts fourneaux, aux moteurs Diesel, etc...
- Ajoutons ([lie la manœuvre de ee nouvel écrou indesserrable est exactement la même (pie celle d’un écrou ordinaire.
- On peut, à volonté, aimanter ou désaimanter instantanément une
- Lks trépidations des machines en mouvement. dont les diverses pièces sont assemblées par des boulons et des écrous, finiraient par provoquer le desserrage de ceux-ci. si on n'utilisait des dispositifs spéciaux pour « bloquer >• les écrous. On emploie, pour cela, soit un contre-écrou, le plus ancien de ees dispositifs, soit des rondelles formant ressort et venant, en quelque sorte, s'incruster, d'une part, dans la pièce à serrer, d'autre part, sur la lace inférieure de l'écrou.
- Voici un nouveau mode de blocage des écrous (pii paraît devoir donner ent ière satisfaction. Le corps de l'écrou, analogue à celui d'un écrou ordinaire, comporte sur sa face inférieure, une gorge à profil triangulaire.
- pièce
- d'acier.
- 1i. est souvent indispensable, surtout dans des professions spéciales comme l'horlogerie ou la mécanique de précision. de n'u-t iliser (pie des pièces d'acier et un ont iliage
- Al*l‘AliKIl. A AlMANTKIi KT A DKSAIMAXTKIÎ
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- (' O T É 1) E LA S ( ' / E X ( ' E
- •IX.)
- ne possédant aucune aimantation, et cela est facile à concevoir. Lorsqu’on manipule avec des pinces l’axe minuscule d’un rouage de montre, par exemple, il est bien désagréable de voir adhérer constamment cet axe à la pince, ce qui rend dillicilc sa mise en place. De plus, l’aimantation d'une roue est une cause de variation ou d’arrêt.
- L’appareil, conçu par M.AI. Dargent et Josset, permet, alïirment les inventeurs eux-mêmes, de désaimanter instantanément et complètement une pièce d'acier quelconque ou même un mécanisme complet. Ainsi, une montre peut être désaimantée sans être démontée. Dans ce but, le diamètre intérieur du tambour où elle doit être placée est suf-sant (07 millimètres) pour le passage d'une m o n t r e d e
- vingt-q u at re lignes, ('et appareil, de fonctionnement purement électrique, se compose simplement d'un socle en bois verni supportant un tambour d’aluminium poli, à l'intérieur duquel se trouve un solénoïde puissant dans lequel on peut lancer un courant électrique alternatif de 110 volts. (Voir ligure liage précédente.)
- Prenons un barreau d'acier aimanté, pla-çons-le à l’intérieur de la bobine, lançons le courant alternatif. Retirons le barreau d'acier immédiatement, sans couper le courant. Il ne présente plus trace d’aimantation. Si, au contraire, nous plaçons un barreau d'acier noii aimanté à l’intérieur de la bobine, (pie nous lancions le courant et que nous le coupions avant de sortir le barreau, celui-ci sera fortement aimanté.
- Au moment précis où l'on coupe le courant alternatif, celui-ci a une valeur bien déterminée et sa rupture produit un llux également déterminé. Le barreau d’acier prend donc une certaine aimantation. Si au contraire on retire le barreau sans couper le courant, le llux produit par celui-ci changeant de sens constamment, le barreau de peut être aimanté.
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- servira d'abri à l'automobile ("est que les garages en planches ordinairement utilisésnc sont pas de longue durée ; leur prix est élevé et ils sont es-sentiellemen I i nllammablcs. Que fait-on alors ? On se résigne à mettre la voiture au garage le plus proche. Le prix de la location, dans ce garage, a vite atteint la somme nécessaire à l'établissement d’un garage particulier, (où l'on peut, soi-même. donner des soins à la voiture et dont on conserve la clef dans sa poche), du moins si l’on utilise le garage métallique imaginé et construit par Etablissements E. Serville & fils.
- Ce garage est constitué par une ossature métallique élégante et robuste, composée de pièces numérotées et ajustables instantanément. En seul outil est nécessaire pour cela : la clef de lixation des boulons.
- Les parois du garage sont réaliséesau moyen de plaques de ciment armé d'amiante (Eve-rite). La couverture est en plaques ondulées de la même matière. L'incombustibilité des matériaux est donc complète. La porte est à deux vantaux en métal et en « Everite », ouvrant vers l'extérieur et fermant a clef, bien entendu.
- L'éclairage intérieur est assuré par deux châssis vitrés et la partie haute de deux vantaux de la porte, également vitrée. Il est donc inutile de sortir la voiture pour en examiner les organes.
- Si ce garage est facile à monter, il est également d'un démontage rapide. Vient-on
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- Un de nos lecteurs nous signale un dispositif ingénieux permettant d’utiliser de l’eau très chaude pour le lavage des plats ou des assiettes, sans crainte de s’ébouillanter.
- L’eau chaude est contenue dans un récipient auquel on adapte un tuyau llexible que l’on relie à une brosse spéciale (lavette) dont le manche est creux. L’eau s’éeoule donc par son extrémité et on peut frotter énergiquement la vaisselle sans ressentir la moindre chaleur.
- La seule dilliculté réside dans le fait que la brosse doit avoir un manche creux. On pourra, par exemple, couper assez court le manche de la lavette, de façon à pouvoir le percer aisément. Quelques petits trous ménagés perpendiculairement au manche et aboutissant à l’évidement central, assureront la répartition de l’eau dans la brosse.
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- Un de nos lecteurs, AI. de Beauchêne. nous signale le procédé très simple suivant pour calculer la vitesse d’un train.
- Il sullit de compter le nombre de chocs ressentis pendant un nombre de secondes déterminé : 28 "8 pour le rail de 8 mètres; 43"2 pour le rail de 12 mètres ; 64"8 pour le rail de 18 mètres (ce sont les rails les plus courants).
- Le nombre compté sera celui des kilomètres à l’heure.
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- Vous êtes probe, réussissez-vous ?
- «Pour accomplir les tâches redoutables qu’imposent les temps nouveaux, il n’est pas de moyen „d’action préférable à la probité. »
- LA probité est une force. La probité est la meilleure arme de combat.
- Voilà ce qu’affirme plus d’un grand homme ; voilà ce que nous répétons infatigablement ; voilà ce que nous prouvent chaque jour les Pelmanistes, par des exemples frappants.
- L’honnête homme arrive.
- L’honnête homme a pour lui le premier facteur du succès : la probité.
- Si l’arriviste atteint le but de son ambition, il le doit moins au manque de scrupules qu’à certaines qualités qui sont des conditions du succès.
- Ce n’est pas parce que vous êtes un honnête homme que vous n’atteignez pas au succès ; ce n’est pas parce que vous êtes un honnête homme que vous êtes condamné à une vie médiocre.
- Celui qui n’arrive à rien, c’est celui dont l’idéal est timide et incertain, c’est celui qui préfère sa tranquillité au besoin de progrès, c’est celui qui n’a ni le courage ni l’envie de se perfectionner.
- Quel piètre support il donne à sa probité !
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- INDEX
- PAR CATÉGORIES, DES ANNONCES
- contenues dans ce numéro
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- Accumulateurs, p. xxiv, li.
- Appareils a badigeonner, p. xlvi. Appareils électriques, p. xvi, xlii, lvi. Appareils de levage, p. vi.
- Appareils scientifiques, p. xxvm, i.x. Arrosage (Appareils d’), p. l.
- Automobile (articles pour le tourisme), p. XXIX.
- B
- Bibliothèques démontables, p. lvi. Bouchons pour réservoirs d’auto, p. lii. Brevets d’invention, p. lvi, lx.
- Brosses électriques, p. xxxii.
- C
- Carburateurs, p. iv de couverture, xlii. Casques-écouteurs, p. iv, xii.
- Chargeurs pour accus, p. xliv, xlvi,
- XLVI1I.
- Chaudières a gaz pour chauffage central, p. III, xx, XLVI.
- Chauffage (Appareils de), p. xi, xiii, xxvi,
- XXXII, XXXV, XXXVIII, XLII, LV111, LX.
- Cinématographie (Appareils de), p. xxvii, xlii.
- Coffres-forts, p. xlviii.
- Compresseurs, p. x.
- Condensateurs, p. xxxvui. Constructions électriquics, p. vi.
- Convertisseurs, p. xxxviii, xlii, lvi.
- /
- D
- Démarreur pour moto-pompe, p. xxv. Disques pour phonographes, p. xxvii.
- E
- Écoles et cours par correspondance, p. ii et iii de couverture, p. i, xv, xxm,
- XXXIII, XXXIV, XLVI, XL1X, LIV, LVI, LXII.
- Électro-acoustiques (Appareils), p. lii. Établis de ménage, p. xlvi.
- F
- Fours a carboniser, p. xliv.
- G
- Galènes, p. lviii.
- Garages démontables, p. xxxvi. Gazogènes, p. xl, xlv.
- Glacières, p. xxxv, liii, i.iv.
- Grues, p. vi.
- H
- Hangars métalliques, p. xxvii. Haut-parleurs, p. xii, xix, xxi,
- XXXIV, XLI, XLIII, XLVU.
- Huiles de graissage, p. v, xxxi.
- Instruments pour les mathématiques,
- • p. lv11, LVIII.
- L
- Lampes électriques, p. xxxix, xliv, lv.
- M
- Machines a écrire, p. li.
- Machines a glace, p. xlviii.
- Machines a tirer les bleus, p. lv. Maciiines-outils, p. xliv.
- Manutention (Appareils de), p. xl, liv, lvii.
- Moteurs, p. xliv, liv.
- O
- Objectifs et appareils d’optique, p.
- XXXVIT, XXXVIII.
- p
- Phonographes, p. xn, xxvii. Photographie (Appareils de), p. xxvii, xxvm, xxx, xxxiv, xlii, xlvi, li, lii,
- LV, LVI.
- Piles pour '1'. S. F., p. xxxvii, lvi.
- Pompes et Moto-pompes, p. xxv, l, lx. Ponts roulants, p. vi.
- Ponts démontables, p. xl.
- Poêles a bois, p. xiii, xxvi, xxxv, xxxviii.
- R
- Radiateurs électriques, p. xli. Radiateurs a pétrole, p. xlv. Relieuses, p. liv.
- Rôtisseuses, p. vhi.
- S
- Scies circulaires électriques, p. lx. Sports (Articles de), p. xxix. Stylogràpiies, ]). XLIV, LVII.
- i
- ! T
- j Timbres-poste, p. xl.
- | Transbordeurs, p. vi.
- Transformateurs, p. xlv, l, lvii.
- T. S. F. (Appareils et postes de), p. n, iii, iv,
- VII, IX, XII, XIV, XVII, XVIII, XIX, XXII, XXIV, XXVI, XXVII, XXVIII, XXXIV, XXXIX, XLI, XLIII, XLVII, XLVIII, XLIX, I., Ll, LII, LUI, LIV, LVIII.
- T. S. F. (Pièces détachées et accessoires de),
- p. XIX, XXVI, XXVII, XXXVI, XXXIX, XLI, XLIII, XLV, XLVIII, L.
- V
- Variétés et divers, p. lvi, lviii, lix. Ventilateurs électriques, p. xlii, xliv.
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