La science et la vie
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- Le prix de reviejit a été plus ou moins le même que celui que m’aurait coûté un hangar en bois du pays. Calculez d’après cela la différence de bénéfice que j’ai obtenue. J’ai monté la charpente avec deux hommes, en trois jours. Du moment où j’écris ces lignes, la toiture est terminée en fibro-ciment. — L’élégance de la ligne me plaît. ANTONIO PENA
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- Pourtant, notre honoré client est largement récompensé. Grâce à son courage et à sa prévoyance, sa nouvelle usine est d’une RÉUSSITE PARFAITE. Nous espérons qu’elle lui rendra service pendant de nombreuses années.
- Personnellement, nous ne sommes que trop heureux de pouvoir seconder les projets de notre clientèle, surtout lorsqu’il lui est possible d’employer, comme M. Pena, des modèles que nous construisons en série et à l’avance.
- Nous venons actuellement de faire imprimer une petite brochure donnant les dimensions (ainsi que les prix) de 1200 bâtiments distincts, qu’il est possible de trouver dans notre SÉRIE 39. Un exemplaire de cette brochure sera envoyé à toute personne qui se donnera la peine de nous écrire.
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- n»m . SOMMAIRE Tome XXXIII.
- (FÉVRIER 1928)
- En survolant l’Europe : L’envoyé spécial de « La Science et la Vie » parcourt les lignes aériennes internationales Pierre Luze .. .. 91
- Qu’est-ce qu’une réaction chimique? . Marcel Boll 101 Agrégé de l’Université, docteur es sciences, professeur de chimie générale à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- La renaissance de la marine marchande allemande .. .. Henri Le Masson.. 113
- La lumière au service de la publicité Jean Marchand .. Ingénieur I. E. C ès sciences. Jean Narival.. .. 121 .. licencié
- Une grande route souterraine relie New York et New Jersey 129
- Vers une électrification de la musique Marcel Boll 131
- Les pendules électriques peuvent être remises à l’heure par la téléphonie sans fil Jean Caël 134
- Paris aura bientôt son chauffage central urbain Charles Brachet .. 137
- Dans une salle de spectacle moderne, la Science réalise le maximum de confort, d’élégance et de solidité dans la construction. E.-H. Weiss .. .. 145
- La mécanique au service de la comptabilité moderne .. Jacques Maurel .. 151
- Nouvelle lampe électrique pour phares d’automobiles .. S. et V 154
- S. et V 156
- La gigantesque porte du bassin de radoub de Liverpool.
- L’automobile et la vie moderne A. Caputo 157
- La T. S. F. et la vie Joseph Roussel .. 163
- La T- S. F. et les Constructeurs J. M 165
- Les A côté de la science (Inventions, découvertes et curiosités) V. Rubor 169
- L’agrandissement photographique s’est encore simplifié. René Doncières .. 173
- A travers- les revues S. et V 175
- Cher les éditeurs _ S. et V 17fi
- Nous informons nos lecteurs que l’emboîtage nécessaire à la reliure des nos 121 à 126, parus entre le 1er juillet et le 31 décembre 1927, qui constituent le tome XXXII de La Science et la Vie, est en vente à nos bureaux, au prix de 4 francs, et de 5 francs avec la table des matières. Il peut être expédié franco, en France et dans les colonies, au prix de 4 fr. 50 et de 5 fr. 50 avec table. Pour l’étranger, ajouter à ces derniers prix 1 franc pour supplément de port.
- La prochaine conférence radiophonique de vulgarisation scientifique, organisée par La Science et la Vie, avec le concours du poste du Petit Parisien (longueur d'onde 340 m 9), aura lieu le lundi 13 février, à 21 heures. Elle sera faite par M. le duc de Broglie, membre de VInstitut, qui traitera le sujet suivant : « Ce que les rayons X ont appris à la Science et à VIndustrie ».
- La couverture du présent numéro représente le canon projecteur américain de tracer dans le ciel des enseignes lumineuses, jusqu’à huit kilomètres C’est là l’une des dernières applications de la Science à la technique de lumineuse. (Voir l’article sur la publicité lumineuse, à la page 121 de ce , qui permet de distance, la publicité numéro.)
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- Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
- Copyright by La Science et la Vie, "Février 1928 - 7Ç C. Seine 116.544
- Tome XXX]]] Février 1928
- Numéro 128
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- EN SURVOLANT L’EUROPE
- L’envoyé spécial de “La Science et la Vie” parcourt les lignes aériennes internationales
- Par Pierre LUZE
- Les lecteurs de La Science et la Vie savent quelle importance capitale nous attachons ici à révolution de Vaviation dans le monde entier (1) et.dans les différents domaines de son activité. Nous avons donc pensé qu'il serait intéressant de publier les impressions vécues de Vnn de nos collaborateurs habituels, voyageant à bord des divers appareils des lignes aériennes actuellement en service en Europe. En effet, sans nous faire l'écho de certains articles pessimistes concernant l'état actuel de notre jiroprc aviation commerciale, nous avons jugé qu'il était opportun et utile de comparer, avec autant de compétence que d'impartialité, la façon de voyager sur une ligne française et sur une ligne allemande, par exemple. Notre envoyé spécial est. alors parti de Paris pour gagner Moscou, par Londres, Copenhague, Berlin, Kœnigsberg, et revenir en France par Berlin, Vienne et Strasbourg. Les observations techniques et pratiques recueillies au cours de ce long voyage d'études suffiront à démontrer que la France est loin de tenir la première place dans l'exploitation de ce nouveau moyen de transports, destiné à relier les nations à travers les airs. Si l'on rapproche la régularité, la sécurité, les perfectionnements, le confort réalisés sur certaines lignes allemandes de nos conditions d'utilisation de nos propres lignes aériennes, il est juste de reconnaître notre infériorité. Cette constatation doit stimuler nos ejforts, car la France — berceau de l'aviation — se doit d'être dans ce domaine, comme dans tant d'autres, à la tête du progrès
- scientifique et technique.
- Pour juger une aviation, il faut se garder de ne considérer que les records sportifs qu’elle détient
- Ii, y a quelques mois, nous exprimions ici même des doutes sur les profits que la technique pourrait tirer des diverses traversées de l’Atlantique qui se préparaient. Aujourd’hui, la preuve est faite que ces randonnées océaniques n’ont pas eu d’autre utilité que d’alïirmer avec éclat les progrès réalisés depuis quelques années. Les théoriciens n’y ont rien trouvé qui puisse les mettre sur la voie de progrès mécaniques
- (1) Voir La Science et la Vie, n05 113, 118, 122, 121, 126.
- nouveaux. De son côté, le public est enclin à tirer de la réussite ou de l’échec de pareilles performances des conclusions beaucoup trop catégoriques. Tout en réservant aux pilotes une gloire méritée, il attribue le succès à la maîtrise des ingénieurs, sans faire à la chance sa part. Pourtant, le triomphe des Américains ne veut pas forcément dire que leurs appareils soient supérieurs à ceux des Allemands qui ont échoué, et le raid si bien mené de Costes et Le Brix sur l’Atlantique Sud ne signifie pas que notre matériel aéronautique soit moins mauvais qu’on ne l’imaginait.
- En fait, les raids, tels qu’on les conçoit maintenant, ne peuvent être considérés que du point de vue de la propagande. En dehors
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- de cela, ils ne permettent que bien rarement une nouvelle orientation des recherches, surtout en France, où l’on se préoccupe avant tout de la performance brillante et non fies moyens rationnels pour y parvenir.
- Mais l’opinion courante n’est pas de cet avis. Si Nungesser était parvenu à New-York (cela n’avait rien d’impossible), elle serait restée persuadée que notre aviation tenait toujours la tête, ce qui n’eût été, hélas ! qu’une illusion.
- Il y a là un malentendu très préjudiciable à l’essor de l’aéronautique en France, malentendu qu’il conviendrait d’écarter. Or, la presse, loin de s’y employer, semble vouloir l’entretenir et fausser l’esprit du public.
- Ne vit-on pas, pendant qu’on croyait Nungesser et Coli à New York, un journal quotidien, et non des moindres, annoncer que le problème technique était résolu, et d’autres réclamer les premiers essais d’une ligne commerciale transatlantique ?
- Entre la technique et le sport aéronautique, la mésentente s’aggrave.
- Qu’une jeune fille américaine, qui se croit capable, après deux mois d’entraînement, de faire ce que Lindbergli n’a pu mener à bien que grâce à une expérience consommée, acquise par des milliers d’heures de vol, s’élance sur l’Atlantique dans les conditions les plus insensées, sans autre but que la réclame, et voilà la presse et le public en émoi. Mais qu’un avion de transport Fokker couvre en dix jours, avec une charge utile, et dans un but strictement commercial, la distance qui sépare Amsterdam de Batavia, comme cela s’est produit récemment, et personne ne s’v intéresse. C’est, cependant, dans l’effort quotidien de l’aviation commerciale qu’on peut mesurer son acquit véritable. C'est dans les nécessites inéluctables qu'impose une exploitation de ligne aérienne que se trouve le stimulant du progrès.
- U ne s’agit plus, en effet, comme cela était de règle au début, de consentir, en matière de construction et d’organisation, des sacrifices disproportionnés avec le résultat.
- Le temps est déjà passé où les nations entretenaient à grands frais les transports aériens pour leur bon renom et la propagande.
- La navigation aérienne commence à entrer, dans certains pays, dans l’ordre des réalités économiques. Elle devient un élément de prospérité immédiate, une source de richesse, une menace pour les autres peuples.
- De quelle manière y parvient-elle ? C’est ce que nous allons examiner, en considérant, tout d’abord, son développement européen
- et le rôle qu’elle assume actuellement au point de vue pratique dans certains pays.
- L’aviation allemande est à la tête des aviations commerciales européennes
- Quand on examine d’une façon théorique la circulation des avions commerciaux en Europe, d’après le plan des lignes aériennes, on peut difficilement se faire une idée de leur importance et de leur vitalité. En France et dans d’autres pays, les moyens offerts à la clientèle sont trop restreints pour donner lieu à une activité réelle. Pour mesurer la place déjà prise par la navigation aérienne dans la vie courante, il faut observer, pendant un voyage à longue distance, l’immense organisme aéronautique aux perfectionnements duquel l’Allemagne consacre le meilleur de ses efforts.
- Le principal mérite des Allemands en cette matière est d’avoir compris dès longtemps que l’aviation commerciale devait sortir le plus tôt possible de la période des essais coûteux, et entrer résolument, avec tous les risques que cela comportait, dans la voie d’une exploitation rationnelle, conçue comme n’importe quelle entreprise, basée sur l’économie et devant fournir des bénéfices.
- Ceci exigeait la solution de problèmes très divers, au premier rang desquels il fallut placer la construction d’un matériel volant, rapide, économique et résistant.
- On a déjà expliqué dans ces colonnes comment le traité de Versailles, en imposant à l’Allemagne des conditions que, dans un but de désarmement, les Alliés firent, à ce qu’ils croyaient, irréalisables, stimula, au contraire, le zèle des techniciens germaniques et mit, en fin de compte, l’Allemagne sur la voie de progrès insoupçonnés.
- L’expérience qu’elle avait acquise, bien avant la guerre, dans la construction métallique ultra-légère avec les travaux de Zeppelin, lui a permis de mettre à l’étude, après l’armistice, des appareils entièrement en métal et, par l’épreuve quotidienne du trafic aérien, de rapprocher, détail par détail, la conception théorique imparfaite des machines des besoins d’une exploitation commerciale.
- La construction métallique se développe de plus en plus en Allemagne
- Les principaux constructeurs allemands, Rorhbach, Dornier, Junkers. ont donc abandonné le principe des avions en bois. Ceci a posé d’une façon plus aiguë la question de la construction métallique.
- D’une part, on voit la marque germano-
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- Ihollandaise Fokker, qui passe pour avoir 'établi l’avion commercial moderne le plus au point, continuer dans l’ancienne voie (seul le corps de la carlingue des Fokkers est en tubes de métal soudés, ce qui, d’ailleurs, n’a pas de rapport avec le procédé allemand, -où toutes les pièces sont assemblées par rivets, donc démontables) ; fd’autre part, l’Allemagne, qui a adopté, on peut dire presque totalement, des structures et superstructures en métal léger.
- Il serait vain de vouloir apporter une opi-mion nouvelle dans ce débat, autour duquel bataillent les plus hautes compétences, mais on peut considérer que les techniciens du Reich n’ont pas fixé tous leurs efforts dans le même sens sans une raison majeure, car il faut bien admettre que la construction métallique, telle qu’elle est conçue outre -Rhin, montre encore de grandes imperfections. Elle est coûteuse (un Junkers trimoteur, tel qu’il est en service sur Paris-Berlin, revient à plus de deux millions). Elle est fragile, en dépit des apparences (les vibrations inhérentes à un avion métallique entraînent, au bout d’un temps relativement court, un relâchement des assemblages à rivets, qui nécessite des révisions importantes, sous peine d’occasionner de véritables catastrophes). De plus, elle donne des appareils d’un rendement commercial beaucoup moins bon que ceux de certaines compagnies étrangères.
- L'Allemagne ne cherche pas à battre des records, mais à acquérir la supré-matie aérienne commerciale
- Pourtant les Allemands sont les premiers à s’apercevoir de ces faiblesses. On peut dire qu’ils poursuivent un but beaucoup plus
- éloigné que les profits immédiatement réalisables offerts par d’autres formules de construction consacrées par un long usage.
- Toute la politique du Reich, à ce point de vue, apparaît comme une spé-culation sur l’avenir. Rien ne l’intéresse moins que la gloire éphémère d’un record. Ce qu’il cherche, c’est à prendre sur ses concurrents une avance fondamentale basée sur la mise au point d’un système qu’il estime le meilleur, et voici pourquoi :
- Avec la construction métallique, les Allemands poursuivent la solution d’un problème en accord avec leur ambition d’hégémonie mondiale de l’air.
- Afin de mener à bien cette œuvre, il faut des avions capables de courir le monde, de pénétrer au cœur des continents les moins civilisés et de prendre en tous lieux la place privilégiée du premier occupant. Or, assurer des transports réguliers à travers des pays éloignés est chose généralement impossible sans une longue et coûteuse préparation : construction d’ateliers, de hangars, aménagement des aérodromes, exportation d’un personnel ouvrier d’élite, d’outillage, etc.
- ,LES APPAREILS DE SIGNALISATION DE L’AÉRODROME DP. TEMPELIIOF, A BERLIN
- A gauche, la tour métallique supportant un petit avion girouette donnant à tout instant la direction du vent ; à droite, un pylône de l'antenne de T. S. F.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- 4. LE RESTAURANT EN PEKIN Alli
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- G. EMBARQUEMENT DES PASSAGERS 7. LES CORIS PARTENT A LEUR TOUR
- 8. la nuit n'ariîêti:
- PAS LES ENVOLÉES A l’AÉRODROME
- DE TEMPELIIOE
- 9 ET 10. DEUX INTÉRIEURS D’AVION REMARQUABLES PAR LEUR AMÉNAGEMENT CO N PORTABLE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Pourtant, c’est le but que l’Allemagne poursuit en dotant son matériel volant de qualités particulières.
- 1° Tous les avions sont composés de pièces rigoureusement interchangeables, facilement accessibles et démontables, de façon à pouvoir effectuer les réparations avec des moyens simples et un personnel recruté sur place.
- Par antithèse, on peut citer le cas de certain appareil français très connu, qui exige, pour le remplacement d’un pneu, le démontage de tendeurs, dont le remontage entraîne un nouveau réglage de la cellule, ce qui demande l’intervention d’un ouvrier très adroit et une demi-journée de travail. On aperçoit le résultat au point de vue pratique.
- 2° La résistance du métal aux intempéries, qui permet de laisser sans inconvénient les avions en plein air, donne, dès maintenant, à l’aviation germanique la possibilité d’établir des lignes commerciales là où les aéroports de fortune sont encore dépourvus de hangars.
- Ainsi l’avion métallique devient un pionnier. Grâce à lui, les Allemands peuvent ramifier leurs réseaux aériens avec une incroyable rapidité, traverser toute la Russie désertique, aller jusqu’en Perse et bientôt à Pékin, en faisant escale, pendant de longues années encore, dans des aérodromes se composant, comme à Riga, à Welikye Luki, à Smolensk, d’un champ inculte et d’une cabane en planches pour la réserve d’essence, les pièces détachées et le douanier.
- On a vu que, pour les hydravions à coque, la construction métallique s’avère indispensable. Faut-il rappeler l’exemple d’un hydravion de construction récente, dont la coque en bois, après un séjour prolongé dans l’eau, s'est alourdie de près d’une tonne ?
- On objectera que l’Allemagne est seule à confier entièrement ses destinées aériennes à la construction en métal, mais on peut répondre à cela qu’elle seule en possède les moyens. On a voulu en France faire quelques essais, on n’a abouti qu’à des résultats inexistants, parce qu’en cette matière l’improvisation est inopérante.
- Le public français croit qu’il suffirait d’un sacrifice d’argent ou d’un remaniement administratif pour apporter un remède à la crise technique qui s’aggrave. Quelle erreur ! Plus le temps passe et plus le redressement qu’on espère devient problématique.
- Les avions Rorhbach, Dornier ou Junkers, qui sont en service sur les réseaux allemands, qu’ils soient à aile basse ou haute, épaisse ou demi-épaisse, se ressemblent beaucoup dans
- leur conception et rendent des services à peu près identiques. Pourtant, on aurait tort de croire que ces appareils soient récents. Leurs prototypes, qui remontent à quatre ou cinq ans, ont été peu à peu perfectionnés en détails, et si les Allemands possèdent des avions ultra-modernes, c’est que ces prototypes n’étaient alors que l’ébauche imparfaite de ce qu’ils sont aujourd’hui.
- En France, on essaye aussi parfois de moderniser en détails ; malheureusement, ces efforts n’ont pour effet que de prolonger la durée des conceptions démodées.
- En ce qui concerne particulièrement Junkers, on constate la propension qu’ont les constructeurs germaniques à tirer d’un prototype, dont les qualités aérodynamiques sont éprouvées, plusieurs modèles de dimensions différentes, pour répondre aux divers usages qu’on peut en attendre, depuis le petit avion postal Junkers 200 ch jusqu’à l’énorme G-31, d’une puissance de 1.200 ch, d’un poids total de 7.700 kilogrammes et pouvant transporter, à une vitesse commerciale de 160 kilomètres à l’heure, sur un rayon d’action de 1.000 kilomètres, une charge utile de 3.500 kilogrammes. Cet appareil, qui peut être aménagé avec des couchettes, doit remplir, sur les lignes asiatiques de la Deutsche Luft Hansa, le rôle d’un véritable long-courrier aérien.
- Le confort sur les lignes allemandes
- Ajoutons encore que ces appareils de toutes marques sont bâtis pour réserver aux voyageurs un confort remarquable. Extrêmement stables et bien équilibrés, ils permettent d’effectuer des voyages agréables et commodes. Sur les lignes comme Berlin-Moscou, où le vol dure plus de quinze heures, ces qualités ,de confort sont absolument indispensables. Il y a', certes, une recherche de bluff très germanique dans l’apparence extérieure de certains de ces avions, comme le Junkers, qui doit à sa superstructure entièrement en aluminium de ressembler à une locomotive volante, mais comment ne pas se laisser impressionner par ces machines dont la silhouette donne une énorme impression de puissance! Auprès d’elleq quelle figure font, sur les champs d’aviation étrangers, ces immenses et maigres cerfs-volants que sont nos Goliaths et nos Garnirons !...
- Cela non plus, l’aéronautique allemande ne le néglige pas.
- Les moteurs en service
- Depuis les débuts de l’aviation, les progrès des moteurs ont toujours été plus lents que
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- ceux des avions proprement dits. Aujourd’hui, il apparaît aux techniciens qué l’avenir de la navigation aérienne se localise de plus en plus dans cette première partie du problème. Or, par une curieuse lacune dans son activité créatrice, l’Allemagne n’en a pas poursuivi la solution avec autant de bonheur que la mise au point de ses appareils. Il faut voir ailleurs les progrès accomplis : en Angleterre, en Amérique, en France.
- Sans entrer dans les détails, il faut, néan-
- d’avions, par exemple, la berline Spad en service sur les lignes françaises et le monoplan Ryan américain, on constate que la première, avec une puissance de 400 ch, peut transporter environ G50 kilogrammes de charge utile, tandis que le second enlève une tonne avec un moteur beaucoup moins puissant. Le fait que Lindbergh ait pu franchir l’Atlantique avec un avion n’excédant pas 220 ch fut, pour maints techniciens européens, une véritable surprise.
- LE CONFORTABLE INTÉRIEUR DE L’AVION « O-04 JUNKERS », LE PLUS LUXUEUX DES APPAREILS ACTUELLEMENT EN SERVICE SUR LES LIGNES SE DIRIGEANT VERS L’ASIE
- moins, signaler le perfectionnement très important qui a été apporté par les moteurs à refroidissement par air. Dépourvus de toute une catégorie d’organes devenus inutiles, pompes, tuyauteries, réservoirs, ils sont beaucoup plus légers, plus résistants et plus sûrs, parce que plus simples.
- D’une façon générale, l’accroissement du rendement, l’ail gement du poids par cheval combiné, il est vrai, avec une amélioration réelle de la finesse et des qualités aérodynamiques de la cellule, ont permis de réduire considérablement la puissance nominale de chaque moteur pour la même efficacité pratique.
- Si l’on compare, en effet, deux types
- Pourtant, l’aviation n’étant pas destinée, cela se conçoit, à devenir un moyen de locomotion individuel, avec des machines petites et légères, mais, au contraire, à assurer des transports de gros tonnages, la question s’est posée, pour les Allemands en particulier, d’obtenir, dès maintenant, des puissances de 1.000, 1.200, 1.500 et 2.000 ch. A cette fin, il faut, soit pour une seule hélice, conjuguer plusieurs moteurs, comme cela a déjà été fait, soit augmenter le nombre des groupes moteurs, soit, enfin, réaliser des moteurs de grande puissance.
- En Allemagne, les opinions sur ces divers points sont partagées.
- Quelques techniciens se montrent favo-
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- râbles par principe, et pour des raisons déjà précisées maintes fois, aux groupes moteurs multiples. D’autres, devant les inconvénients d’une semblable multiplication des magnétos, des tuyauteries, des bougies, des soupapes, et les faiblesses aérodynamiques que présenterait un ensemble de huit, dix ou douze moteurs, comme l’hydravion hyper-waal, qui est à l’étude, s’attacheraient à réaliser des unités de 1.000 et 1.500 ch, alors que les plus gros moteurs connus
- et, d’autre part, présente sur la double pro’ pulsion l’avantage de pouvoir, en cas d’avarie» continuer de voler avec les deux tiers de la puissance totale.
- Il faut, pour créer un réseau aérien, une organisation terrestre développée
- Pour créer un réseau d’exploitation aérien aussi vaste que celui de la Deutsche Luft Hansa, il ne sufht pas d’un matériel choisi,-il faut encore une organisation terrestre
- DK1> vit r d’un AVION MONOIU.AN TK1MOTKJR TYl’lC « RORII1ÎACII - ROI.AND *
- aujourd'hui sont : en Angleterre, le 700 eh Condor ; en Allemagne, le 000 eh B. M. V. et, en France, le 050 eh Hispano.
- Cependant, si l’on s’en tient aux réalisations présentes, on voit que les quadrimoteurs sont encore très rares. De ce type il n’existe, en France, que le Jabiru-Farman. En Allemagne, il n’est pas pratiquement utilisé sur les lignes terrestres, même pour l’énorme Junkers G-31, dont on a réparti les 1.200 eh en un B. M. V. Central et deux Jupiters latéraux.
- En Angleterre, les gros Handley Page sont conçus de la même manière.
- On peut dire, en règle générale, que les constructeurs d’appareils de gros tonnages s’en tiennent encore, en tous pays, à la formule trimoteurs, laquelle profite, d’une part, d’une longue expérience, dont la formule quadrimoteurs ne bénéficie pas encore,
- capable de discipliner un trafic intense et de lui donner cet automatisme sans lequel l’avion, pas plus que le train, serait dans l’impossibilité de remplir son rôle économique permanent. Le centre de cette organisation est l’aérodrome berlinois de Tcmpelhof. C’est là qu’aboutissent tous les fils. Je ne connais pas de chose plus capable de donner à un observateur le pressentiment de ce que sera l’aviation dans l’avenir. On ne peut mieux comparer cet endroit unique au monde qu’à une sorte de Hambourg céleste, car l’aviation commerciale, comprise sur une pareille échelle, perd ce caractère de joujoux pour grands enfants qu’c.n lui trouve encore dans les gentils aérodromes fleuris de Copenhague ou d’Amsterdam. C’est une grande entreprise humaine : une marine.
- Partout ailleurs les transports par avion souffrent pour lutter contre la concurrence,
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- des trains rapides, d’un handicap dû à ce que la durée du voyage s’augmente d’un long parcours en autobus au départ et à l’arrivée. Alors que Le Bourget est à quarante minutes de l’Opéra et Picadilly à près d’une heure de Croydon, Tempelhof est un faubourg immédiat de Berlin (1).
- Cette situation privilégiée a fait sa fortune, c’est à elle qu’il doit aussi la vie et le mouvement vraiment impressionnants dont il est rempli du matin au soir.
- tion de la foule allemande à la vie de l’aviation, et cet intérêt presque scientifique qu’elle porte à un effort quotidien dépourvu de vaine gloriole, car j’y vois le secret d’une prospérité qui impose l’admiration. L’aviation ne peut rien sans l’opinion, et celle de l’Allemagne est gagnée à cette cause.
- Dans l’immense hall central des voyageurs, il y a, coivtre le mur, deux tableaux d’horaires. J’ai contemplé longuement ces tablettes d’acajou où s’inscrivait en noms, en
- « ALBATROS », BIPLAN TRIMOTEUR, SUR la LIGNE DE DEPART DE TEMPELIIOF
- La confiance du public est un facteur indispensable du succès d’une exploitation aérienne
- Je renonce à décrire ici le spectacle qu’offrent, à certaines heures du jour, les immenses restaurants étalés au bord de la piste, quand les Berlinois s’y rendent, par milliers, comme à un lieu de plaisir et d’élégance, pour assister aux envols fabuleux des beaux oiseaux d’aluminium. Et, pourtant, on ne peut, même dans une étude aussi objective, passer sous silence cette participa-
- (1) L’activité de la Luit Hansa ne sc contente pas, du reste, des résultats acquis. Une communication récente nous informe que, dans quelques mois, un service régulier nocturne de navigation aérienne reliera Berlin à Paris, à Londres et à Vienne, avec le maximum de confort, comparable à celui que l’on trouve dans les sleepings internationaux. Paris sera ainsi à moins de six heures de Berlin, ce qui permettra il tout voyageur de passer la soirée à Paris et de prendre son petit déjeuner du matin à Berlin.
- chiffres, un résumé saisissant de l’activité aérienne du Reich. Qu’on en juge :
- 3 heures, Moscou ; (i h JO, Vienne : 8 h 50, Munich ; 8 h 50, Stockholm ; 9 heures, Londres par Cologne ; 9 h 30, Londres par Amsterdam ; 10 h 15, Zurich, Genève, Madrid ; 10 h 15, Paris ; 12 h 15, Tilsitt, Memel ;
- 13 h 15, Prague, Vienne ; 13 h 45, Munich ;
- 14 h 25, Copenhague, Malmo ; 14 h 45, Francfort ; 15 h 5, Hambourg ; 15 h 10, Dortmund, Essen ; 15 h 35, Brcslau ; 17 heures, Leipzig ; 18 h 15, Dresden.
- 11 va sans dire qu’il y a le même mouvement en sens inverse, ce qui porte le trafic des voyageurs à quarante avions par jour, sans compter le service spécial de la poste et du fret. Presque tous ces avions sont allemands et utilisés, en majeure partie, par la clientèle allemande, qui profite de l’exploitation très ramifiée pour se déplacer couramment, même sur les courtes distances et
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- dans l’intérieur du pays. En voyant cela, on pense que la France ne possède même pas encore de ligne aérienne reliant Paris à ses grands ports : Bordeaux, I.e Havre, Saint-Nazaire, Cherbourg, Dunkerque, et qu’il faut aller jusqu’à Toulouse en chemin de fer pour s’embarquer à bord des avions La-tecoere à destination de Dakar. Cette comparaison n’est-elle pas navrante, après bien d’autres ?...
- L’aviation allemande tend à la maîtrise de l’air
- On peut juger, par le merveilleux outil que l’Allemagne a su se forger et par ses vues grandioses sur la domination aérienne du monde, du danger qu’elle dresse contre nous et de l’urgence qu’il y aurait à essayer de faire face à ses ambitions.
- Elle a vu sa flotte maritime détruite. Avec une agilité surprenante, une prescience admirable, des terrains nouveaux où s’affronteront, dans un temps sans doute prochain, les antagonismes économiques, elle a fait faire volte face à son activité. Délaissant, momentanément tout au moins, l’empire des mers qu’elle rêvait de soustraire à l’Angleterre, elle s’est mise plus tôt que les autres nations à gagner l’empire du ciel. Peut-être s’est-elle dit que celui-ci aurait dans l’avenir le pas sur celui-là.
- Nous ne nous demanderons pas ici si l’aéronautique allemande poursuit, sous des apparences pacifiques, des buts militaires.
- Si le Reich pense à une revanche plus ou moins lointaine, ce qu’il ne nous appartient pas de discerner, il n’en est pas moins vrai que, dans le présent, c’est l’énorme appoint économique qu’il est sûr de tirer de son aviation commerciale qui guide et stimule ses efforts.
- D’abord, au point de vue purement industriel, l’Allemagne a pour tributaires la majorité des compagnies aériennes d’Europe ;
- Aérotransport (Suède), avions Junkers ; Ad Astra Acro (Suisse), avions Junkers; Adria Acro Lloyd (Albanie), Dornier ; Aeronaut O/Y (Finlande), Junkers et Dornier. Et ainsi de l’Esthonic, du Danemark, de la Russie, de l’Autriche, de la Pologne, de lTtalie, de la Hongrie, dont les flottes aériennes sont presque entièrement constituées avec le matériel, les méthodes et, parfois, les capitaux germaniques.
- Ce qu’il reste à faire en France
- Quant à son vaste plan de trafic international, il n’est pas douteux qu’elle en ait depuis longtemps compris l’intérêt et que
- son rêve soit de devenir l’affréteur aérien de l’univers. En face de cette situation, que faisons-nous ? Où en sommes nous ? Sans chef, mal soutenue des dirigeants incompréhensifs, par l’opinion publique, qu’on ne veut pas mettre franchement en face du danger, notre aviation périclite chaque jour davantage. On croit communément que la crise est à base financière. Si ce n’était que cela ; mais, de l’aveu des plus hautes personnalités, c’est dans la technique elle-même qu’il faut chercher les origines du mal. La vérité est que nous sommes matériellement dépassés et que nous ne pouvons mettre en ligne que des appareils inférieurs.
- Pourquoi bon nombre de nos avions commerciaux (qu’on me permette de ne pas dire de noms) ne peuvent-ils effectuer que 600 à 700 heures de vol au maximum, alors qu’un Fokker est garanti pour 3.000 heures par son fabricant ? On voit nos représentants sur les aéroports étrangers ne pas hésiter à déclarer que la concurrence devient de plus en plus menaçante pour nous, même dans les pays amis.
- Je sais des cnmpagnies françaises qui, en désespoir de cause, sont sur le point de faire mettre en chantier, pour leur flotte de 1928, des unités dont aucun pays ne voudrait plus et qui font littéralement rire nos concurrents.
- Plus encore : on redoute dans certains milieux aéronautiques de nous voir enlever le droit de survol commercial de quelques régions en raison des dangers qu’on attribue à notre production démodée. Quand on sait l’effort financier et diplomatique que représente l’établissement d’une ligne internationale, des événements de ce genre, s’ils survenaient, pourraient être considérés comme une faillite de nos ailes.
- Puissions-nous faire table rase des anciens principes, éduquer l’opinion en abrogeant la néfaste politique des raids, qui, si on n’y prend garde, va reprendre de plus belle l’année prochaine !
- Puissions-nous admettre que, seul, un travail patient et sans gloire peut rendre à notre aéronautique la puissance et la vie qu’elle a perdues !
- Puissions-nous lui donner un chef, encourager les initiatives des théoriciens de grande valeur que nous avons ! L’effort sera long et coûteux, assurément, mais puissions-nous, enfin, comprendre, à l’exemple de l’Allemagne, que l’aviation commerciale sera, sans aucun doute, un des grands outils économiques de demain !
- Pierre Luze.
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- QU’EST-CE QU’UNE REACTION CHIMIQUE ?
- Par Marcel BOLL
- AGRÉGÉ DE L’UNIVERSITÉ - DOCTEUR ÈS SCIENCES
- PROFESSEUR DE CHIMIE GÉNÉRALE A L’ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES
- La chimie est une des branches de la science qui ont le plus contribué au développement de Vindustrie moderne. Les synthèses nouvelles, qui risquent de bouleverser certains marchés ( 1 ),sont P aboutissement logique et pratique des recherches effectuées dans les laboratoires. Nous faisons tous de la chimie sans le savoir, et la simple combustion d'une allumette met en œuvre plusieurs réactions successives. Pour bien saisir ce qu'est exactement une réaction, il est indispensable de savoir distinguer tout d'abord un corps composé d'un corps simple, un corps simple d'un élément, une molécule d'un atome. Dans la remarquable étude qui. suit, notre savant collaborateur nous initie, d'une façon lumineuse, aux mystères de la chimie, qui tend, d'ailleurs, à rentrer dans le cadre général de la physique ; depuis que la science a su mettre en évidence, dans les atomes, des part icules électriques, appelées électrons (2). Une connaissance plus approfondie du monde des atomes aura certainement sur la vie quotidienne des répercussions bienfaisantes, qui dépassent de beaucoup les conceptions théoriques actuelles.
- La chimie passe pour une science rébarbative : les mots qu’elle emploie sont longs et compliqués. Par exemple, le jus de citron a une saveur acide par suite de V hexanollrioïque qu’il contient ; et l’antipyrine, qu’on absorbe en cachets pour se débarrasser d’une migraine, est tout simplement la... dimétliyIphénylpyrazolone. Je ne mentionnerai que pour mémoire les terribles « formules chimiques » où des lettres mystérieuses sont réunies par des tirets simples ou multiples, quand elles ne trônent pas lièrement aux sommets d’hexagones, de pentagones, de pyramides ou d’octaèdres.
- Accordons que cette mauvaise réputation est justifiée, mais n’en accusons pas les chimistes, qui, bien au contraire, ont dépensé des trésors d’ingéniosité pour traduire la réalité en une notation remarquablement claire et suggestive. Une première étude de la chimie exige, chez un bachelier, une année de travail acharné : c’est dire qu’en quelques pages il
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 121, l’article : Le phosphate d’ammoniaque artificiel menace-t-ii les superphosphates naturels ?
- (2) Voir La Science et la Vie, n° 118, l’article : Qu’est-ce que l’électricité ? Qu’est-cé que le magnétisme ?
- n’est guère possible que de présenter une vue d’ensemble sur les phénomènes chimiques et sur leur rôle dans la vie quotidienne. Après avoir précisé, en langage accessible, les notions fondamentales, je dirai quelques mots sur la nature de la réaction chimique, suivant les derniers enseignements de la physique contemporaine.
- Importance pratique de la chimie
- Rappelons tout d’abord que, pour des raisons de commodité, on a conservé la distinction entre chimie minérale et chimie organique ; le sel marin fait partie de l’une ; le sucre est un produit organique. Comme on connaît deux cent mille corps organiques, qui possèdent tous un certain nombre de propriétés communes, leur étude devint bientôt, à juste titre, une branche spéciale de la chimie, quoiqu’il n’y ait aucune différence de nature entre ces derniers et les autres corps chimiques. Le nom d’« organique » provient de ce qu’ils furent tout d’abord rencontrés dans la substance des animaux et des végétaux ; non seulement les chimistes sont arrivés à les reproduire, pour la plupart, de toutes pièces, mais ils
- j. h. van't hoff Illustre savant hollandais (1852-1911). Prix Nobel 1901. L'un des fondateurs de la chimie scientifique.
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- ont même effectué la synthèse de nouveaux corps qui n’avaient jamais existé auparavant sur la planète.
- La grosse industrie chimique manipule les produits par tonnes : elle gravite autour de l’acide sulfurique ou huile de vitriol, qui intervient dans la fabrication d’une multitude d’autres corps. De toute importance est aussi le carbonate de sodium, appelé vulgairement soude, qu’on extrait du sel marin et qui sert dans les industries de la verrerie, du blanchiment et de la savonnerie. A côté de ces deux pôles de la grosse industrie chimique que sont l’acide sulfurique et le carbonate de sodium, il faut faire place aux combustibles et aux engrais. Les premiers se présentent sous les trois états, solide, liquide et gazeux : charbon de terre, bois ou coke, pétrole ou mazout, gaz d’éclairage ou gaz pauvre jouent, les uns et les autres, un rôle d’extrême importance dans la vie moderne. Quant aux engrais, la France en est une grande productrice, surtout en ce qui concerne les phosphates ; les engrais azotés, nitrates et sels ammoniacaux sont le triomphe de la chimie théorique, puisque d’immenses usines fabriquent, par synthèse directe, à partir de l’azote atmosphérique, des tonnes d’acide nitrique et des tonnes d’ammoniaque.
- La métallurgie s’apparente, elle aussi, à la chimie. Il est inutile de rappeler les innombrables usages du fer ; mais qu’on sache bien que, grâce aux obscures recherches de laboratoire des physicochimistes, la qualité des « aciers spéciaux » — contenant du silicium, du chrome, du vanadium, du tungstène, du nickel — s'est améliorée ail point de réaliser d’invraisemblables prodiges mécaniques. Les métaux anciennement connus : plomb, zinc, cuivre, ont conservé et même accru leur rôle ; mais c’est aux chimistes, plus précisément aux électrochimistes, qu’est duc l'entrée en scène de l’aluminium, qui existe en abondance dans les argiles, mais dont la fabrication, à l’état pur et à très bon marché, représentait un problème particulièrement ardu. Le tungstène pur est la partie incandescente des lampes électriques dites « à filament métallique » ; le cérium entre dans la composition des pierres à briquet et des manchons Auer ; bien des métaux, inconnus de nos devanciers, sont aujourd’hui d’un usage courant.
- A la chimie organique se rattache une foule d’industries primordiales. Les corps gras, graisses et huiles, servent à fabriquer les savons, les bougies, la glycérine et les explosifs à base de nitroglycérine. La cellulose, qui sc trouve dans le bois et le coton,
- est le point de départ de la papeterie, des soies artificielles, du celluloïd et des poudres sans fumée. La fabrication des matières colorantes a été révolutionnée par les progrès de la chimie, qu’il s’agisse des colorants proprement dits, des produits tinctoriaux, des peintures ou des vernis.
- Il en est de même de l’industrie des parfums et de celle des produits pharmaceutiques. A partir de la benzine, se préparent des parfums synthétiques comme la vanil-line et la coumarine ; le toluène, qui existe aussi dans le benzol du commerce, est transformé en essence d’amandes amères, en essence de rose ou d’aubépine. La thérapeutique s’est enrichie de multiples antiseptiques, antithermiques, anesthésiques, etc. Par synthèse, sont obtenus : l’aspirine, ou acétate de salicyle, le pyramidon, dont le nom chimique (diméthylaminométhylphényl-pyrazolone) donne une idée de la complexité des stades de sa fabrication, le chloroforme et, même, le camphre.
- Les industries de l’alimentation, enfin, se modifient, elles aussi, peu à peu : industries des matières amylacées et des sucres, industries des fermentations... Et nous rejoignons ainsi, au point de vue technique, l’art de la cuisine et, au point de vue théorique, la science de la vie elle-même. Et c’est là ce que la chimie nous offre comme promesse d’avenir : on n’a jamais mis en évidence, chez les êtres vivants, un phénomène partiel qui ne soit pas physicochimique ; la chimie et aussi, naturellement, la physique sont donc les introductions indispensables à la création d’une biologie vraiment scientifique dont nous ne pouvons nous faire une idée, pas plus que les anciens Grecs, qui s’amusaient à frotter de l’ambre, auraient pu concevoir ce que serait, au xxe siècle, une station centrale d’électricité.
- On trouvera, à la figure 1, une représentation synthétique des principales applications de la chimie.
- Ce que c’est qu’un corps pur
- Nous avons tous été frappés par la diversité des propriétés des objets qui impressionnent directement nos sens, spécialement notre vue et notre toucher. Il s’agit, pour s’y reconnaître, de les classer en diverses catégories, et le premier moyen —- bien imparfait et bien superficiel, est-il besoin de le dire? — consiste à diviser les corps suivant leur provenance et à distinguer :
- 1° Les produits naturels, comme les eaux, les fragments de roche, les débris de végétaux ou d’animaux ;
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- QU'EST-CE QU'UNE RÉACTION CHIMIQUE ?
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- 2° Les produits artificiels, tels que nous les fournissent l’industrie, le laboratoire et la cuisine : ce sont, par exemple, le verre, les vêtements, les médicaments, les aliments.
- Dans un cas comme dans l’autre, ces diverses substances offrent, une complexité si grande qu’il est difficile de les caractériser. En outre, elles ont des propriétés éminemment variables : deux échantillons d’une même roche ne sont, pour ainsi dire, jamais identiques, et le résultat d’une opération industrielle ne se retrouve pas exactement dans une deuxième, à peu près conduite comme la première.
- Les anciens alchimistes, qui n’étaient guidés par aucune considération théorique, avaient accumulé péniblement, sur les divers produits naturels et artificiels qu'ils» connaissaient, une foule d’observations hétéroclites, sans pouvoir être certains de l’intérêt et de la généralité de leurs travaux.
- C’est à la suite de Lavoisier et de ses continuateurs que la chimie devint une
- science positive, en faisant une place à deux idées essentielles, celle d'homogénéité et celle de pureté.
- La majorité des objets qui nous entourent ne possèdent pas en tous leurs points les mêmes propriétés : telle l’eau boueuse et jaunâtre d’une rivière, pendant les périodes de pluie ; tel, encore, un morceau de granit, formé, comme chacun sait, par la juxtaposition de mica, de quartz et de feldspath. De tels corps sont dits « hétérogènes ». Cette notion d’hétérogénéité est toute relative, puisqu’elle exprime des différences observées à notre échelle : on conçoit que des êtres plus parfaits que l’homme pourraient, dans l’eau sucrée (substance homogène), discerner ce qui est du sucre et ce qui est de l’eau, tandis qu’invcrsement un morceau de granit nous présente toute l’apparence de l’homogénéité, si nous le regardons à une distance suffisante.
- L’obtention de substances homogènes, à partir des mélanges hétérogènes, s’appelle la « séparation mécanique ». Il suffit de filtrer l’eau d'une rivière — à travers un filtre en
- papier ou même un simple tampon d’ouate — pour la débarrasser de la boue qu’elle renferme en suspension. Le. granit pourra être réduit en ses constituants par un broyage, suivi de triage à la main ou de tamisage, Et on effectue inconsciemment une séparation mécanique, lorsqu’on détache un vêtement à la benzine, pour enlever la graisse qui le souillait.
- La notion scientifique d’homogénéité se borne donc à traduire des faits d’expérience quotidienne ; et la notion de pureté n’est pas plus difficile à comprendre. Prenons, dans ce but, l’exemple simple de la distillation, dans un alambic, dès boissons fermentées ; tout le monde sait qu’on obtient alors de l’alcool. Eh bien ! à la condition de prendre quelques précautions et de pousser assez loin la rectification, le résultat est de l'alcool dit à 100°, ou alcool pur, qui possède rigou reu sement les mêmes propriétés, quelle que soit la substance complexe dont on est parti — vin, cidre, bière, poiré, voire pommes de terre ou vieux chiffons — et quelles qu’aient été les opérations réalisées.
- La distillation est un cas particulier d’un ensemble de techniques, désigné sous le nom de « fractionnement », et l’alcool à 100° constitue un exemple de corps pur. Les corps purs jouent, certes, un rôle plus important dans les laboratoires que dans la vie courante ; toutefois, l'eau distillée (Vaqua simplex des pharmaciens), le cuivre des fils électriques, le sel fin (appelé scientifiquement chlorure de sodium) sont aussi des corps purs. Et on a réservé le nom de solutions aux substances homogènes — tels le vin, les sirops, le cognac — qui ne sont pas des corps purs.
- Ce qui fait l’intérêt des «corps purs», c’est que chacun d’entre eux est défini par des propriétés fixes ; ainsi, le sel marin pèse 2,17 fois plus lourd que l’eau, il fond à 780°; on peut en dissoudre au maximum 36 grammes dans 100 grammes d'eau à la température de 20°, etc. ; l’alcool pur fond à —130° et bout toujours à 78° dans les conditions
- SAVONNERIE
- BLANCHIMENT VERRERÎE CHAUX & CIMENTS ENGRAÏS MÉTALLURGIE
- MATIERES TEXTILES CUÎR PAPIER TEÎNTURE PRODUITS ALÎMENTAiRES PRODUITS PHARMACEUTIQUES
- FIG. 1.
- COMBUSTIBLES U EXPLOSIFS
- LES PRINCIPALES APPLICATIONS DE LA CHIMIE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- PREMIER TYPE DE RÉACTION CHIMIQUE : LA COMBINAISON Fig. 2. — Description de Vexpérience. Une allu- Fig. 3. — Interprétation théorique. Le soufre S
- mette ordinaire contient du soufre qui brûle avec (solide) se combine avec F oxygène de Voir OO (qui
- une flamme bleue : il se forme un gaz suffocant, est un gaz inodore) pour donner une moléôule de bien connu de tout le monde. gaz sulfureux OSO.
- habituelles. Un corps est dit « chimiquement pur » lorsque l’in fluence des impuretés n’est pas décelable par les méthodes de l’analyse chimique.
- Les diverses applications de la chimie — chimie industrielle, minéralogie, chimie biologique — s’occupent des principaux produits que nous livrent les trois règnes de la nature et qui sont, le plus souvent, des mélanges (hétérogènes) ou des solutions (homogènes). Mais on sut dégager des lois générales, de l’ensemble des faits connus, le jour où on se rendit compte que n’importe quelle substance peut être considérée comme des mélanges ou des solutions de différents corps purs : delinême qu’il y a des espèces végétales ou des espèces animales dans les sciences naturelles, de même les corps purs méritent la qualification, parfois employée, d’« espèces chimiques ».
- Quand y a-t-il réaction chimique?
- 11 est impossible de se rendre compte avec précision de ce qu’est la chimie sans avoir présente à l’esprit la notion de corps pur. Le corps pur, nous venons de le voir, est caractérisé expérimentalement par un ensemble de propriétés fixes, quelles que soient son origine ou sa fabrication : températures de fusion et d’ébullition, densité, solubilité, réfrangibilité... L’eau distillée, le sel, le sucre, l’alcool (à 100°) sont des corps purs.
- Tant qu’on se borne aux phénomènes de fusion, de vaporisation, de dissolution, tant qu’on fond de la glace, qu’on évapore de l’alcool, qu’on dissout du sucre dans l’eau, on ne peut guère affirmer qu’on réalise un
- phénomène chimique ; c’est, du moins, ce qu’on ne fait pas habituellement. Qu’on ait alfaire, par exemple, à de l’alcool liquide ou à de la vapeur d’alcool, c’est toujours la même matière qui constitue ces deux états d’un même corps pur ; qu’on ait affaire à un morceau de sucre ou à un sirop de sucre, c’est toujours du même sucre qu’on s’occupe.
- Le domaine de la chimie peut se définir — avec un certain arbitraire, un certain flou inévitable — comme l’étude des transformations mutuelles des corps purs : quand un corps pur disparaît et qu'il en surgit un autre, on fait de la chimie. Un tel phénomène a reçu le nom de réaction chimique ou, absolument parlant, de réaction.
- Nous assistons tous les jours, souvent sans nous en douter, à de multiples réactions chimiques. Et, en en donnant une classification sommaire, je vais choisir quelques exemples particulièrement suggestifs :
- 1° Les réactions de synthèse ou de combinaison sont celles dans lesquelles deux ou plusieurs corps purs s’unissent pour en former un seul. Ainsi, quand nous avons frotté une allumette soufrée, qu’elle a pris et que la flamme blanche du composé phos-phoré est terminée, le soufre se met à brûler avec une flamme bleue, en dégageant une odeur qui fait tousser (fig. 2). Traduction chimique de la phrase précédente : le soufre en ébullition se combine au gaz oxygène contenu dans l’air pour donner naissance à un gaz incolore, qui est le gaz sulfureux : on vient d’effectuer la « synthèse » du gaz sulfureux.
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- DEUXIÈME TYPE DE RÉACTION Fig. 4. — Description de Vexpérience. On chauffe un morceau de craie dans la flamme bleue d'un bec de gaz : il se dégage du gaz carbonique et il reste de la chaux vive.
- CHIMIQUE : LA DÉCOMPOSITION
- Fig. 5. — Interprétation théorique. La craie est du carbonate de calcium, dont la molécule se scinde en gaz carbonique OCO et en chaux vive (oxyde de calcium) CaO.
- 2° Les réactions d'analyse ou de décomposition qui, comme leur nom l’indique, correspondent à l’apparition de deux ou plusieurs corps purs, formés aux dépens d’un seul. Quand on chauffe du calcaire dans un four ou, plus simplement, quand on porte (üg. 4) un morceau de craie dans une flamme de gaz. tout le monde sait qu’il se produit de la chaux vive : le calcaire, dont le nom chimique est carbonate de calcium, s’est scindé en deux autres corps purs, la chaux vive ou oxyde de calcium, et un gaz, le gaz carbonique, qui se trouve entraîné vers la partie supérieure du four par suite de sa température très élevée.
- 3° Les réactions de substitution. Par exemple, si l’on fait tomber un clou (flg. 6) dans de l’acide sulfurique dilué (1), le fer disparaît peu à peu et il se dégage de petites bulles gazeuses, qui sont de l’hydrogène. Le métal a pris, dans l’acide sulfurique, la place de l’hydrogène, en produisant du sulfate ferreux, qui reste dissous.
- 4° Les réactions d'interversion, qui comportent de véritables chassés-croisés. Dissolvons dans un verre du carbonate de sodium, les vulgaires « cristaux de soude » des ménagères ; dans un second verre, préparons une solution dans l’eau du vitriol bleu ou sulfate de cuivre. Si on verse le contenu d’un verre dans l’autre (flg. 8), les deux liquides limpides, l’un incolore, l’autre bleu, donnent un mélange opaque, boueux,
- (1) Ou môme, tout simplement, dans du vinaigre lin peu fort (acide acétique).
- verdâtre, d’où se dépose, à la longue, une poudre de carbonate de cuivre, qui n’est autre que le « vert-de-gris ». Ainsi, le carbonate de sodium et le sulfate de cuivre, en réagissant chimiquement l’un sur l’autre, ont disparu, pour donner naissance à du sulfate de sodium, qui reste en solution, et à du carbonate de cuivre, que son insolubilité dans l’eau contraint à ' quitter le liquide, sous forme solide.
- Les quelques exemples qui précèdent ont été pris parmi les cas les plus usuels de réactions chimiques, en même temps qu’ils épuisent les grands types de ces phénomènes. Tout le monde est plus ou moins chimiste sans le savoir ; et nous ne parlons pas des réactions inconscientes et complexes dont nos propres organes sont le siège continuel.
- Les molécules
- Maintenant que nous avons compris en quoi consiste une réaction chimique, il n’est pas inutile de préciser les idées théoriques qui ont permis de l’interpréter ; du même coup, nous serons amenés à rappeler quelques points essentiels de notre connaissance de la structure de la. matière.
- Je viens de faire remarquer incidemment que des êtres doués d’un sens plus subtil que les nôtres distingueraient, dans cette substance homogène que nous appelons de l’eau sucrée, ce qui est du sucre et ce qui est de l’eau, alors qu’un morceau de granit — mélange hétérogène — offre toute l’apparence de l’homogénéité, lorsqu’on le regarde à grande distance.
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- TROISIEME TYPE DE REACTION CHIMIQUE : LA SUBSTITUTION
- Fig. G. — Description de Vexpérience. Un clou tombé dans de l'acide suljuriquc y disparaît lentement, en même temps qu'il se dégage une infinité de petites bulles d'hydrogène.
- Fig. 7. — Interprétation théorique. Le fer Fe, dont le clou est fait, se substitue à l'hydrogène HH de l'acide sulfurique et cet hydrogène, libéré, se dégage à l'état gazeux ; le sulfate ferreux reste dissous.
- Entre ces deux cas extrêmes, il est possible d’en situer une infinité d’autres :
- 1° Agitons ensemble deux poudres impalpables, telles que la fleur de soufre et la limaille de fer. Le résultat se présente sous l’aspect d’une poudre uniformément grise, qui semble formée d’un seul et même constituant, même à la distance la plus faible de vision distincte. Un aimant, d’ailleurs, arriverait'sans peine à trier les divers grains, en attirant le fer sans exercer d’action sur le soufre ; et même, une simple loupe de grossissement médiocre nous ferait discerner le fer, à éclat métallique, du soufre, jaune clair ;
- 2° On connaît des mélanges de solides et de liquides, dans lesquels les parcelles de solides ont des dimensions tout à fait quelconques, depuis le lait ou «l’anis» additionné d’eau, jusqu’aux colloïdes les plus fins, comme cet électrargol, dont l’emploi s’est généralisé en injections intramusculaires, qui forme un liquide noir, opaque, et où des grains ultrami-croscopiques d’argent nagent dans de l’eau.
- Qui ne sent clairement l’analogie très nette et très profonde qui existe entre tous ces exemples :
- Les solutions, comme l’eau sucrée et aussi la teinture d’iode, pour laquelle un simple coup d’œil nous révèle qu’il y a de l’iode dans l’alcool ;
- Les émulsions colloïdales, dont on vient de dire un mot (électrargol, anis, lait) ;
- Les mélanges grossiers, mélange de limaille de fer et de fleur de soufre, morceau de granit, ou même, en allant plus loin, un sac de billes de différentes matières, un troupeau de moutons ?...
- On passe immédiatement d’un cas au suivant en augmentant, d’une façon progressive et tout à fait continue, les volumes des corps constitutifs. De là à considérer les solutions proprement dites comme n’étant, au fond, que de simples mélanges, il n’y a qu’un pas, et la meilleure façon de se rendre compte que le sucre « se mêle » à l’eau ou que l’iode « se mêle » à l’alcool, c’est d’admettre que l’eau sucrée, par exemple, est formée par la juxtaposition de parcelles très petites d’eau et de sucre, trop petites pour pouvoir être distinguées à l’œil nu et même avec le seeouis des plus puissants microscopes.
- Ces parcelles très petites ont reçu le nom de molécules. Les molécules de sucre doivent, évidemment, être tout à fait différentes des molécules d’eau, tant au point de vue de leurs propriétés que de leur constitution. Ainsi, quand on chauffe île l’eau sucrée, seule l’eau se vaporise ou, en d’autres termes, seules les molécules d’eau possèdent la propriété de se répandre dans l’espace environnant. Il faut donc qu’à deux corps purs différents correspondent des molécules différentes.
- Inversement, toutes les molécules d’un même corps pur sont considérées comme identiques ; sinon, on ne comprendrait pas pourquoi de l’eau pure (eau distillée), chauffée dans un alambic, donne un distillât qui ne se distingue en rien du résidu.
- Ainsi, n’importe quel corps pur consiste dans la juxtaposition d’un très grand nombre de molécules toutes pareilles ; sur les interprétations théoriques des figures 3, 5, 7 et 0, les molécules ont été arbitraire-
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- QUATRIÈME TYPE DE RÉACTION CHIMIQUE : L’INTERVERSION
- Fig. 8.— Description de Vexpérience. On verse, le long d'une baguette de verre, une solution de « cristaux » (carbonate de sodium ) dans une solution de vitriol bleu (sidfate de cuivre) : il se forme une boue de « vert-de-gris », qui est du carbonate de cuivre.
- Fig. 9. — Interprétation théorique. Il y a un chassé-croisé entre le cuivre Cu du sulfate de cuivre et le sodium Na Na du carbonate de sodium. Le sulfate de sodium reste dissous et le carbonate de cuivre se produit à l'état de boue verte insoluble.
- ment représentées par des rectangles (ou des carrés). La molécule est la limite extrême de divisibilité de tout corps pur (gaz sulfureux, chaux, fer, carbonate de sodium, etc.). De même que la bille est l’extrême limite de divisibilité du sac de billes. De même, encore, que le mouton est l’extrême limite de divisibilité d’un troupeau de moutons. Comme la bille, comme le mouton, la molécule est douée d’une individualité propre.
- Ce qui ne veut pas dire qu’il soit impossible de scinder une molécule en parcelles plus petites. Mais, lorsqu’on pousse la division plus loin, la simple juxtaposition de ces fragments de molécules ne redonne pas le corps pur primitif. Il y a là une idée essentielle, presque familière, qui s’éclaire d’une évidence particulière, si nous allons jusqu’au bout des comparaisons précédentes. La scission d’une molécule modifie de fond en comble les propriétés du corps pur dont on est parti. De même que la réunion de morceaux de billes concassées ne permet pas de reconstituer un sac de billes. De même qu’un tas épars de têtes, de pattes, de queues, de cornes... — est-il besoin de le dire? — n’a plus qu’une analogie très lointaine avec le mouton vivant !
- Il y a vingt-cinq siècles environ, plusieurs philosophes grecs enseignaient déjà que la matière changeante est faite de grains indestructibles en agitation continue, « atomes », qui se seraient groupés au cours des âges selon les formes qui nous sont habituelles. Mais nous ignorons à peu près tout de ces
- premières hypothèses. Ni Démoerite, ni Leu-cippe ne nous ont transmis de fragments qui nous permettent de savoir si leurs idées pouvaient avoir quelque valeur scientifique ; même Lucrèce, qui, dans son Poème sur la nature, expose la doctrine d’Epicure, prend un ton dogmatique, sans aucun souci de nous faire savoir par quels faits ou par quels raisonnements avait été guidée l’intuition de ses devanciers.
- Les anciens n’avaient aucune notion de la méthode expérimentale et s’imaginaient parvenir à la vérité par déduction. Tandis qu’aux yeux des modernes, une théorie doit nécessairement reposer sur des faits dûment constatés, tandis qu’elle ne tire sa valeur que de son pouvoir de coordination et de prévision, les philosophes de l’antiquité ne se préoccupaient que de trouver des principes généraux à partir desquels ils édifiaient des systèmes ingénieux, qui les satisfaisaient, non pas s’ils étaient d’accord avec la réalité, mais uniquement s’ils étaient exempts de contradictions logiques. On sait qu’Aristote s’éleva contre les hypothèses de Démoerite ; mais, s’il nous fallait prouver que ce dernier avait raison, nous serions obligés d’avoir recours à des faits expérimentaux dont ni l’un ni l’autre ne pouvaient avoir aucune idée. Bref, comme l’écrit à juste titre le grand physicien anglais J.-J. Thomson, « ce serait une erreur de croire qu’il y ait quelque étroite relation entre l’atomistique contemporaine et les constructions de Démoerite et de Lucrèce : l’ancienne théorie était intentionnellement, et en fait, plutôt métaphysique
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- que physique, plutôt théologique que scientifique ».
- On peut même dire que, sur ce point particulier de la divisibilité ou de l’indivisibilité de la matière, les anciens ont été beaucoup plus nuisibles qu’utiles aux progrès ultérieurs. C’est leur faute si les philosophes qui les ont suivis ont ruminé, en tous sens, des hypothèses vagues et sans grand rapport avec la réalité ; c’est leur faute si les théories de Dal-ton, au xixe siècle, furent accueillies avec méfiance par les philosophes, alors que, progressivement, elles se trouvaient imposées par l’expérience. Kt c’est seulement dans ees toutes dernières années que, sous la poussée de preuves de plus en plus nombreuses, de plus en plus irrécusables, l’accord a pu enfin s’établir entre savants et philosophes.
- On éprouve certes une grande difficulté à admettre que la matière n’est pas divisible à l’infi-ni : « Prenons
- cette feuille de papier, dit-on souvent ; je la coupe en deux ;
- ainsi pendant la
- consommation des siècles ? » La réponse est simple : c’est la nature même du monde extérieur qui vous empêchera de continuer. Il n’est déjà plus très commode de scinder en deux un confetti. Et, lorsqu’on arrive à des morceaux de papier très inférieurs à un millimètre de côté, le tranchant des instruments contondants devient lui-même inefli-eaee, puisque son épaisseur est de l’ordre d’un dixième de millimètre.
- Il est facile d’obtenir des divisions bien plus parfaites de la matière : un grain de carmin subit à colorer 100 litres d’eau et une goutte de cette solution renferme donc la cent-millionième partie d’un petit grain de carmin ; quel couteau serait capable d’une opération aussi délicate? Un dix-millionième de milligramme de sel marin subit à colorer en jaune la « flamme bleue » d’un fourneau à gaz. D’après Bcrthelot, notre odorat est sensible à un cent-millionième de milligramme d’iodolbrme contenu dans chaque centimètre cube d’air. On arrive à souiller des objets en verre d’un millième de millimètre d’épaisseur, des bulles de savon cent
- fois moins épaisses, mais déjà elles présentent les propriétés caractéristiques des couches de matière formées par une seule molécule...
- Lorsque vous rencontrerez un philosophe vieux jeu qui vous demandera « si on a le droit » de considérer la matière comme non divisible à l’infini, rappelez-vous l’exemple du mouton dont nous parlions l’autre jour. Lorsqu’on poursuit la division d’un troupeau plus loin que le mouton, on n’a plus affaire à un troupeau, de même que quand on poursuit la division d’un volume d’alcool plus loin que la molécule, on n’a plus de l’alcool en face de soi, il apparaît du charbon et d’autres produits de décomposition.
- Corps simples et éléments
- Un corps pur, nous le savons, est un corps à propriétés fixes : le bois n’est, pas un corps pur, non plus que le verre ; mais le cuivre des fils électriques en est un, ainsi que le sel marin et le sucre. Et nous savons, en outre, qu’une réaction chimique, c’est le phénomène naturel ou provoqué, dans lequel un ou plusieurs corps purs se transforment en un ou plusieurs autres : tels sont la rouille du fer, la combustion du gaz d’éclairage, le développement d’une plaque photographique. Le sujet qui nous occupe a, de tout temps, excité l’intérêt des hommes : il s’agit de préciser certaines notions que chacun a acquises plus ou moins vaguement au cours de ses études, mais en n’avançant rien qui puisse être contredit par l’état présent de la science.
- C’est l’immortel Lavoisier qui mit de l’ordre dans la foule éparse des phénomènes chimiques, en proposant d’utiliser systématiquement la balance dans les laboratoires de chimie. Il reconnut alors que la masse reste constante (aux erreurs d’expérience près) au cours des réactions (fig. 10) : c’est la loi de la conservation de la matière, qui ne fait qu’un, comme l’ont récemment établi Lan-gevin et Einstein, avec le principe de la conservation de l’énérgie.
- Eh bien ! lors de certaines réactions chimiques, on produit un corps pur dont la masse est plus grande que celle de chacun des
- je prends cette moitié et la recoupe en deux, et ainsi de suite ; t/ni, ni> empêcherait de continuer
- FIG. 10. - I.A CONSERVATION DE I,A MATIÈRE
- Une. bougie, brûlant dans l'air, paraît diminuer de poids (figure de gauche). Mais si, au moyen de soude caustique, on absorbe les 'produits de lu combustion (vapeur d'eau cl gaz carbonique), elle augmente de poids. Le poids total (bougie et air) resterait constant si on opérait en vase clos.
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- Q IP ES T- CE QU'UNE RÉACTION CHIMIQUE ?
- corps purs dont on était parti. Si on a opéré avec soin, notamment si on s’est arrangé pour ne laisser échapper aucune trace de matière, on est en droit d’affirmer que ce qu’on a obtenu, c’est un corps composé. Cette notion est claire et ne soulève aucune difficulté.
- Au contraire, dans d’autres cas, on trouve, parmi les résultats de la réaction, un corps pur dont la masse est plus faible que celle des corps primitifs. On essaie alors sur ce corps d’autres réactifs chimiques, en s’efforçant de réaliser un corps pur de masse encore plus petite. Lorsque tous les procédés connus échouent, on exprime ce fait, en disant qu’on a affaire à un corps simple. Ces mots « corps simple » sont, en fait, une abréviation pour l’expression plus longue : corps chimiquement simple. Un corps simple est un corps pur qui ne se décompose jamais au cours des réactions chimiques, c’est-à-dire sous l’in-lluence de la température, par électrolyse ou en présence d’autres corps purs. Cela ne veut pas dire du tout qu’un corps simple est indécomposable ou même qu’on ne sait pas actuellement le décomposer. Loin de là : la désintégration et la transmutation sont des réalités incontestables... et incontestées. Bref, un corps simple ne se décompose pas tant qu’on ne fait que de la chimie.
- Voilà pour le corps simple, et voici pour l'élément. Fixons, à nouveau, notre attention sur le phénomène chimique qui se passe lorsqu’on mélange une solution incolore de carbonate de sodium à une solution bleue de sulfate de cuivre (flg. 8). Le résultat est une boue verdâtre qui laisse finalement déposer du carbonate de cuivre, tandis que le liquide incolore, surnageant, renlêmxe du sulfate de sodium. Les deux corps purs primitifs — carbonate de sodium et sulfate de cuivre — ont disparu ; et nous en avons maintenant deux autres, le carbonate de cuivre et le sulfate (le sodium, sans parler (le l’eau qui, pas plus que le récipient, ne prend aucune part à la réaction. A aucun moment, il n’est apparu du cuivre métallique, ce corps simple rouge, brillant, bien connu ; dire qu’il y a du cuivre métallique dans le sulfate de cuivre ou dans le carbonate de cuivre, c’est donner des faits une interprétation hasardée, inutile et, par ailleurs, fausse. Il faut donc distinguer, comme l’a si judicieusement proposé Georges Urbain, entre le cuivre, corps simple, et l'élément cuivre qui est contenu dans les composés du cuivre. On peut donc, avec Urbain, définir l’élément comme la matière commune aux divers états d’un corps simple et à tous ses
- composés. 11 est peut-être plus suggestif de dire : un élément, c’est ce qui passe d’un corps pur à un autre pendant un phénomène chimique.
- La destinée de l’élément est de ne jamais exister à l’état libre, par définition ; dès qu’on l’isole, il n’existe plus, c’est le corps simple qu’on a en face de soi. Simple question de mots, dira-t-on, peut-être. Certes, non : outre que cette distinction entre-corps simple et élément est indispensable pour comprendre ce qu’est un atome, il convient de rappeler que le fluor était connu depuis plus d’un siècle comme élément lorsqu’il fut isolé en 1888 ; que le radium, découvert comme élément par Pierre et Marie Curie, en 1898, fut bien étudié et largement appliqué, avant qu’il fût préparé à l’état métallique par Marie Curie et André Debierne (1910).
- Il existe, à l’heure présente, une centaine d’éléments (1). C’est le savant anglais Boyle qui, au xvne siècle, en eut le premier une conception suffisamment nette. On voit, par ce qui précède, que la doctrine des quatre éléments, imaginée par Aristote et acceptée les yeux fermés au moyen âge, ne conserve qu’un intérêt rétrospectif. Aristote enseignait que toute matière provenait, en dernier ressort, de la terre (sec + froid), de l’eau (humide-(-froid), du feu (sec — chaud) et de l’air (humide + chaud). Aucun de ces quatre éléments ne mérite plus son nom : la terre est un mélange hétérogène; l’eau, un corps composé ; le feu, un mélange de gaz à l’état de réaction chimique vive ; Pair, un mélange de deux gaz prédominants. Les alchimistes ajoutèrent aux quatre éléments primitifs-: le mercure des philosophes (symbole de l’état métallique), le soufre des philosophes (symbole de la combustibilité), le sel des philosophes (symbole de la solubilité),... ; mais ces hypothèses ne peuvent guère passer pour un progrès notable. Aristote et ses continuateurs nous montrent qu’on ne réinvente pas le monde, même en dépensant des trésors d’imagination : seule, une étude expérimentale, patiente et minutieuse, peut conduire à la vérité.
- Les atomes
- On peut dire que la notion d’atome forme le centre même de notre conception scientifique du monde : il importe donc que tout esprit cultivé ait des idées, sinon étendues, du moins précises à ce sujet. Ces idées précises, ce n’est pas dans la littérature qu’on
- (1) On trouvera la liste de ces éléments, leur constitution et leur classification rationnelle dans Lu Science et la Vie,‘avril 1927, page 2SS.
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- peut les trouver. Que Pascal appelle atomes « les grains de poussière qui ne sont visibles que lorsque le soleil les éclaire directement » ou que Lamartine se compare lui-même à un « atome pensant ». il ne faut voir là que des métaphores, permettant d’évoquer la petitesse des grains de poussière ou du « roi de la création »...
- Ce sont les Grecs qui ont forgé le mot atomos, qui signifie indivisible, insécable. Pour Démocrite, l’être véritable, c’est-à-dire ce qui existe au delà du corps et de la perpétuelle mobilité des apparences, c’est l’être plein ou atome. Epicure, comme Démocrite, distingua le plein et le vide : le plein est ce qui constitue la matérialité sensible ; le vidé est nécessaire pour que les atomes puissent occuper une position et se déplacer d’une position à une autre. Mais, alors que Démocrite ne reconnaissait aux atomes que deux qualités — la grandeur et la forme — Epicure leur en adjoignit une troisième, le poids. Lucrèce, dans son poème de la Nature, développa et illustra les idées d’Epicure : il compara notamment, à juste titre, les atomes aux lettres dont nous formons les mots et attribua la diversité des corps qui nous entourent, à la diversité de groupement des atomes.
- Il faut arriver à l’Anglais John Dalton et à notre compatriote André-Marie Ampère, au début du siècle dernier, pour voir l’atome prendre vraiment droit de cité dans la science. Malgré les perfectionnements dont ces conceptions ont été l’objet dans ces vingt-cinq dernières années, on peut affirmer, sans crainte de démenti, qu’elles ont été incorporées définitivement au savoir humain. Le premier, Ampère, sut distinguer la molécule et Vatome ; et les résultats qui viennent d’être exposés sur « les corps simples et les éléments » vont nous servir grandement à comprendre ses idées.
- Les corps purs de l’univers, c’est-à-dire les corps à caractères constants que les chimistes savent isoler, qu'ils soient simples ou composés, sont formés de molécules : la molécule est la plus petite portion de matière qui puisse exister à l’état libre ; en d’autres termes, la molécule est l’extrême limite de divisibilité d’un corps pur. Ainsi on parlera des molécules de fer ou des molécules de sucre.
- Au contraire, l’atome est la portion de matière qui passe d’un corps pur à un autre au cours d’une réaction chimique. Par exemple, lorsque nous mélangeons la solution bleue de sulfate de cuivre à la solution incolore de carbonate de sodium, pour obte-
- nir la boue verdâtre de carbdnate de cuivre (fig. 8), il y a des atomes de cuivre qui ont passé du sulfate de cuivre au carbonate de cuivre (fig. 9), et c’est précisément cet échange d’atomes entre deux molécules qui constitue ce que nous appelons une « réaction ». L’atome est, en quelque sorte, une monnaie d’échange entre molécules ; et. si nous voulions dénombrer toutes les particules libres dans le monde, il ne faudrait tenir compte que des molécules — et non pas des atomes —, de même qu’il ne viendrait à personne l’idée de faire intervenir, dans le recensement de la population d’une ville, les billets de banque que les habitants ont dans leurs portefeuilles.
- Pour pouvoir ainsi échanger des atomes, les molécules doivent évidemment en posséder : les molécules sont formées d’atomes, ce qui prouve qu’il ne faudrait pas pousser trop loin notre comparaison monétaire. Et ce qui différencie les corps simples des corps composés, c’est que les molécules des premiers résultent de la réunion d’atomes identiques, tandis que les autres renferment des atomes différents. L’oxygène, qui existe dans l’air, et l’ozone, agent puissant de stérilisation, sont une seule et même matière, mais le premier possède deux atomes dans sa molécule (fig. 3) et le second, trois. La molécule de sel marin, c’est un atome de chlore joint à un atome de sodium. La molécule du sucre ordinaire contient douze atomes de carbone, vingt-deux atomes d’hydrogène et onze atomes d’oxygène. Il y a, d’ailleurs, des molécules encore plus compliquées ; on évalue à plusieurs milliers le nombre d’atomes dont la juxtaposition crée les protéines, comme l’albumine du blanc d’œuf.
- Inversement, il existe certaines molécules qui ne sont formées que par un seul atome : telle est la molécule de fer (fig. 7), ou celle de néon, qui s’illumine en une lumière orangée bien connue, dans les réclames lumineuses. Enfin, pour parfaire la symétrie de ces conceptions, de même qu’il existe des molécules simples, on connaît des radicaux, qui sont de véritables « atomes complexes », en ce sens qu’un radical passe souvent tout d'un bloc d’un corps pur à un autre : le radical sulfate (formé d’un atome de soufre et de quatre atomes d’oxygène) se transporte sans modification de l’acide sulfurique au sulfate ferreux (fig. 7).
- Voilà ce qu’il faut retenir des théories de Dalton et d’Ampère. Les découvertes récentes ont réussi à répondre à des questions que nos devanciers ne pouvaient résoudre : dimensions, nature, structure de l’atome.
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- QU’ EST-CE QU'UNE RÉACTION CHIMIQUE ?
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- Néanmoins, l’essentiel en reste parfaitement exact, car, contrairement à ce qu’on affirme parfois, la science procède par approximations successives : le progrès consiste, en fait, beaucoup plus à compléter qu’à démolir.
- Mécanisme électrique de la réaction chimique
- J’ai déjà eu l’occasion (1) de parler de la structure des atomes à propos de l’électricité ; de manière analogue, dès qu’on s’occupe de chimie, on est contraint d’invoquer l’électricité. La faute en est à la liaison de plus en plus étroite entre les deux sciences.
- Pour donner une idée du mécanisme des
- complexe O (1) autour duquel tournent huit électrons e ; une molécule d’oxygène contient, par suite, deux noyaux 00 et seize électrons c.
- Les explications qui précèdent permettent de comprendre le sens de la figure 13, qui donne une explication plus complète de la flamme de gaz (fig. 11), laquelle avait été grossièrement interprétée (fig. 12). Une réaction chimique, c'est essentiellement un mouvement et un regroupement d'électrons autour des divers noyaux atomiques. Nous pouvons même ajouter que, si la flamme de gaz est si chaude, ç’est parce que, spontanément, les électrons tendent à prendre la figuration de droite (fig. 13), tout comme les corps
- AVANT
- (0(0X0
- FIG. 11 ET 12. -- LA FLAMME UE GAZ
- Celle flamme est un phénomène chimique complexe. La partie droite représente une des réactions qui s'y passent : de l'hydrogène HH etHH se combine à l'oxy gène OO, pour donner delà vapeur d'eau, HOH et HOH. (La figure 13 donne le mécanisme de cette réaction.)
- réactions chimiques, le mieux est de choisir un exemple simple, familier et suffisamment général. Tout le monde a observé la « flamme bleue » d’un fourneau à gaz ; cette flamme est un phénomène chimique complexe, qui comprend notamment la combinaison de l’hydrogène (contenu dans le gaz d’éclairage) à l’oxygène (présent dans l’air) : il se forme de la vapeur d’eau, susceptible de se condenser sur une paroi froide (fig. 11).
- L’atome d’hydrogène est formé d’un noyau — appelé proton — autour duquel gravite un électron (chargé négativement) ; une molécule d’hydrogène renferme deux protons (positifs) II et deux électrons e ; on a même de fortes raisons pour croire que les deux électrons tournent sur le même cercle, comme il est indiqué figure 13.
- L’atome d’oxygène est formé d’un noyau
- (1) « Qu’est-ce que l’électricité ? Qu’est-ce que le magnétisme ? » La Science et la Vie, avril 1927, pages 288-300.
- tombent vers la Terre : en tombant et en s’arrêtant brusquement, les corps dégagent de la chaleur, et il se passe quelque chose d’analogue à l’intérieur des atomes dont la matière est faite.
- Un dernier coup d’œil à la figure 13 nous permet de comprendre — ainsi qu’il vient d’être établi — qu’il existe deux sortes de corps : les corps comme l’hvdrogène IIH (à gauche) qui renferment des électrons tournant dans un plan perpendiculaire à la ligne des noyaux ; les corps comme l’eau HOH (à droite) qui n’en contiennent pas. Les premiers sont dits non-polaires ; ils sont isolants de l’électricité et comprennent la majorité des corps organiques. Aux seconds, appelés polaires, bons conducteurs de l’électricité, se rattache la quasi-unanimité des corps minéraux, en particulier la classe si importante des acides, des bases et des sels.
- (1) Ce noyau est constitué lui-même par l’entassement de seize protons et de huit électrons.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- -*H
- FIG. 1.‘5. - LES DÉPLACEMENTS D’ÉLECTRONS DANS LA FLAMME DE GAZ
- Les électrons sont représentés par c ; les noyaux par II et O. Cette figure est une explication des précédentes. On remarquera à droite la constitution de l'eau (grossissement : 350.000.000 de diamètres).
- Déchéance de la chimie
- Il y a quarante ans, pour préciser le domaine de la chimie, on disait : « La chimie, c’est la science des transformations profondes et durables de la matière ». Cette définition est devenue caduque, car :
- 1° Les réactions chimiques sont bien moins profondes que les transmutations radioactives spontanées et les désintégrations provoquées, transmutations et désintégrations qui font partie de la physique ;
- 2° Les réactions chimiques 11e sont pas plus durables, en principe, que les autres changements d’état, puisque beaucoup d’entre elles s’effectuent indifféremment dans les deux sens. De même qu’on peut vaporiser de l’eau, puis condenser la vapeur produite, de même on peut décomposer de la craie (fig. 4), puis recombiner ses produits de décomposition (chaux et gaz carbonique) pour redonner le corps primitif.
- La matière, nous l’avons vu, se compose de molécules, d’atojnes et d’électrons, En
- première approximation, on peut dire que l’étude des molécules est la chaleur, l’étude des atomes est la chimie, l’étude des électrons est l’électromagnétisme. La chimie forme doue un chapitre d’une science plus générale, la physique.
- On peut même dire que la chimie et l’optique ont exactement le meme objet, qui est de préciser les déplacements des électrons à la surface des atomes : émission de lumière et réaction chimique sont deux aspects disparates d’un même phénomène.
- Si la chimie est actuellement déchue de son rôle de science fondamentale, il n’y a pas lieu de s’en chagriner : ses applications en restent tout aussi importantes. Au contraire, en n’étant plus qu’un chapitre de la physique, la chimie va devenir de plus en plus scientifique, et une connaissance de plus en plus parfaite du monde des atomes aura — n’en doutons pas — sur la vie quotidienne, des répercussions qu’il nous est impossible de concevoir pour le moment.
- Marcel Boll.
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- LES ENQUÊTES DE « LA SCIENCE ET LA VIE »
- LA RENAISSANCE
- DE LA MARINE MARCHANDE ALLEMANDE
- Par Henri LE MASSON
- Il est opportun de constater qu'à l'heure actuelle, les grands pays, (pii font un effort au point de vue du rétablissement de leur puissance économique, attachent une importance toute particulière au développement de leur marine marchande. Nous avons déjà signalé les résultats acquis par l'Italie dans le domaine des transports maritimes (1 ). Il importe de montrer également quelle est, actuellement, la puissance commerciale de la flotte allemande. En juillet 1919, celle-ci ne comptait que 420.000 tonneaux; elle atteint aujourd'hui plus de 3.100.000 tonneaux! Ainsi, eu moins de huit ans, V Allemagne a pu réaliser ce remarquable redressement, grâce à une oriental ion collective et constante de Imites les forces actives de la nation qui n'a pas oublié que « son, avenir est sur l'eau, ». Les puissantes sociétés d'avant-guerre, telles que la Hamburg-Amerika et le Nord-dculscher IJoyd, qui groupent, à elles seules, environ 45 % du trafic, ont su, par une mise eu œuvre de capitaux immenses, reconstituer » sinon dépasser - Varmement qui avait assuré, avant la guerre, au pavillon allemand la deuxième place sur les mers du globe. Cependant, il y a lieu de noter que la flotte commerciale allemande d'aujourd'hui ne s'est pas acharnée à la construction d'unités formidables, telles que les paquebots énormes de certaines nations qui frappent l'imagination du grand public. Elle a surtout concentré scs efforts sur la mise en chantier de navires de charge, — soit à vapeur, soit à moteurs (2), — destinés à exporter au delà des mers les produits manufacturés de l'industrie germanique. On lira ici, avec une attention toute particulière, comment s'est effectuée cette renaissance de la marine marchande d'un grand pays (qui l'avait presque totalement perdue il y a dix ans), grâce à la réalisation méthodique d'un plan d'ensemble savamment préparé et scientifiquement appliqué.
- On fait souvent, aux Français, le reproche de méconnaître l’importance des questions maritimes et rinlluenec prépondérante d’une puissante marine marchande sur le développement économique d’un pays. Un tel reproche ne saurait s’adresser aux Allemands. Il n’est pas de démonstration plus probante, à cet égard, que l’extension formidable de leur marine marchande jusqu'en 11)14 et sa remarquable reconstitution après le traité de Versailles.
- La marine marchande allemande est passée, en huit ans, de 420.000 tonneaux (1919) à 3.100.000 tonneaux (1927)
- Si la guerre a très amoindri le tonnage de certaines marines marchandes, durement atteintes par la guerre sous-marine, il n’en est pas qui ait été aussi complètement anéantie (pie la marine germanique. Forte de
- (1) Voir l'article paru dans le numéro 123, septembre 1927, de La Science et la Vie.
- (2) Voir l’arlicle sur les Motorsliips paru dans le numéro 120, de juin 1927, de La Science cl la Vie,
- 5.1.00.000 tonneaux au 1er août 1014, elle ne comptait plus que 420.000 tonneaux — à peine — en juillet 1919. Encore ee tonnage comprenait-il seulement de petits bâtiments (moins de 1 .(500 tonneaux), alors qu’en juillet 1914, la flotte commerciale allemande s’enorgueillissait de posséder un grand nombre de longs courriers et, parmi eux, les trois plus grandes unités qui fussent au monde : la magnifique série des paquebots géants Imperator, Vatcrland, Bismarck (ee dernier en achèvement), jaugeant chacun de 52.000 à 57.000 tonneaux.
- Dès le début de la guerre, en efh t, 110.000 tonneaux furent capturés par les croiseurs alliés : 1.700.000 tonneaux durent se réfugier dans les ports neutres : aux Etats-Unis, au Brésil, en Italie, en Espagne, au Portugal, etc...; le reste fut bloqué en Allemagne et presque totalement désarmé, le trafic en Baltique, demeuré à peu près libre, n’exigeant qu’un assez, faible tonnage. Peu à peu, le tonnage interné en pays neutre fut saisi par les puissances intéressées , gu fur
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LE PAQUEBOT « VOGTLAND )) DE LA HAMBURG- AMEllIKA-LINIE
- et à mesure qu’elles décidèrent de se joindre aux alliés, ou bien réquisitionné en compensation des bâtiments torpillés et coulés sans distinction de nationalités par les sous-marins allemands. Quand vint l’armistice, les quelques 2.600.000 tonneaux réfugiés dans les ports allemands durent être livrés aux Alliés et le traité de Versailles confirma cette mainmise sur le tonnage germanique, en contre-partie des pertes subies, au cours des hostilités, par les flottes de commerce alliées.
- Aux termes de ce même traité, les chan-
- tiers allemands devaient, éventuellement, et par priorité, construire, pour le compte de leurs ex-ennemis, 200.000 tonnes par an.
- Au même moment, enfin, ce qui était également* très grave, il s’avérait que les réserves des compagnies de navigation étaient complètement épuisées par les dépenses d’entretien d’un matériel demeuré inactif et désarmé pendant de si longs mois.
- Or, moins de huit ans après, au 1er janvier 1927, la marine marchande allemande comptait : 3.100.000 tonneaux. Sans avoir regagné le second rang dans le monde,
- Hamburg - Amerika - Li-
- nie (Hambourg).....
- Norddeutscher Lloyd
- (Brême)............
- Deutsch-Austral et Kos-mos Linien (Hambourg) ..............
- Hamburg -Sudamerika-nische (Hambourg)... Hugo Stinnes Linien
- (Hambourg).........
- Roland - Linie A. G. (Brême)..............
- 1925 1926
- Tonneaux Tonneaux
- 378.484 816.104
- 352.241 559.414
- 168.530
- 151.206 200.500
- 140.797
- 134.373
- Compainio ayant al s nié
- II. A- L.
- II. A. L. N. D. L.
- a) En réalité, le tonnage charbonnier de la firme Ilngo Stinnes (31.000 tx) est demeuré indépendant.
- b) A titre de comparaison, le tonnage total de la plus importante compagnie de navigation française, la Compagnie Générale Transatlantique, atteint : 570.000 tx.
- TABLEAU DU MOUVEMENT DE CONCENTRATION DANS l’armement ALLEMAND
- On voit nettement comment ce mouvement s'est réalisé d'une année à l'autre, au profil de la Hamburg - America cl du Norddeutscher Lloyd notamment, qui ont absorbe chacune une ou plusieurs autres compagnies.
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- conquis"quelques années avant 1914, elle se présentait à nouveau comme une concurrente redoutable, peu éloignée de la marine marchande française, forte, au même moment, d’environ 8.400.000 tonneaux.
- Les caractéristiques de la marine mar« chande allemande
- Comment un tel rétablissement s’était-il opéré et, tout d abord, quelles sont les carac-
- elles : la Hamburg-Amerika et le Norddeuts-cher Lloyd, en groupaient, à elles deux, 45 %. Les raisons de cet état de choses sont multiples ; la nature du trafic commercial, comportant notamment l’exportation d’un volume considérable de produits manufacturés et de très importants courants de voyageurs et d’émigrants, impliquait surtout l'existence de services réguliers. Puis la marine allemande, étant de création relati-
- LE « NEW YORK », PAQUEBOT DE 20.000 TONNEAUX, DE LA MÊME COMPAGNIE La Hamburg-Amerika, qui ttait, en 1914, la plus grande entreprise d'armement du monde, avec 1.350.000 tonneaux, n'a pas encore repris toute son importance d'avant-guerre : elle n'a pas encore construit de. nouveaux paquebots géants type Imperator (50.000 à 60.000 tonneaux), mais a terminé, depuis trois ans, une série de quatre bâtiments du type Deutschland et New York de 20.000 tonneaux et 16 nœuds, qui
- sont un modèle réussi de paquebot moyen et lent.
- téristiques auxquelles répond la marine marchande allemande.
- On a souvent indiqué que, par opposition à la marine britannique, qui comprenait — avant-guerre — de très nombreux petits armements possédant seulement un ou deux vapeurs et un tonnage considérable de « tramps », c’est-à-dire de vapeurs de charge n’ayant pas d’alïectation spéciale à tel ou tel trafic bien déterminé, la flotte commerciale allemande était une flotte de lignes régulières à itinéraires fixes, dont le tonnage se répartissait presque tout entier entre une trentaine de sociétés plus ou moins importantes. Les deux plus considérables d’entre
- veinent récente, n’était pas l’œuvre de petits armateurs, mais de groupes beaucoup plus puissants, et la tendance des industriels allemands, dans toutes les branches de leur activité, à « eartelliser », à « concentrer », favorisait et incitait au développement de sociétés importantes. Il faut tenir compte aussi de l’influence exercée par une opinion publique très avertie des besoins de l’Allemagne sur mer, de la volonté de l’empereur, qui n’avait pas borné à sa marine de guerre l’application de la formule fameuse « notre avenir est sur mer », de l’action personnelle, enfin, de quelques armateurs, dont le plus connu, «à juste titre, a été Albert Ballin
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- directeur général de la Hamburg-Amerika.
- On ne pourrait plus, aujourd’hui, distinguer de la même façon les deux marines. La marine anglaise est devenue également une marine de grandes compagnies— le tonnage des « tramps » a diminué, celui des grandes sociétés,, considérablement augmenté — et, partant, le nombre des services réguliers sous paVillon britannique s’est sensiblement
- minée la livraison de leur ancienne Hotte. Le problème à résoudre était complexe, car il ne suffisait pas de passer des ordres importants aux chantiers. Pour armer et exploiter des bâtiments de mer, il faut non seulement de grands capitaux — et nous avons indiqué que l’armement n’en avait plus — mais aussi une organisation commerciale complexe, un personnel expert, tous éléments qu’avaient
- I.K J>I.US GRAND l’AQUKBOT ALLEMAND : I.K « COI.U.M1ÎUS »
- Le Columhus est actuellement le plus grand paquebot (dlemand : il jauge 32.500 tonneaux, soit 4.000 de moins que le Paris et 10.000 de moins que Hle-dc-France. Mis sur cale en 1913, très peu avancé en 191<V, il a été terminé en 1922. Le service Brémc-Chcrbourg-Neiv York du Norddeulscber Lloyd, auquel il est affecté, sera, dans deux ans, renforcé par Ventrée en ligne de deux bâtiments de 40.000 tonneaux : le
- Brcnien et fFuropa.
- accru. Le phénomène de la concentration dans l’armement est, en eiiet, général depuis la guerre : la nouvelle marine marchande allemande est toujours — comme par le passé • partagée entre quelques grands armements ; mais la tendance à la concentration s’est encore affirmée et les fusions ou absorptions tic compagnies ont été nombreuses en pays germanique, au cours des douze derniers mois.
- Comment fut exécuté le redressement remarquable de la marine allemande
- Le gouvernement de Berlin et les arma teurs commencèrent à construire, à peine ter-
- complètemeut désorganisés quatre années de guerre.
- Les capitaux fuient fournis au moyen d’émissions nouvelles d’actions et d’obligations et, par le gouvernement, sous forme d’indemnités pour pertes de guerre, d’avances à faible intérêt et aussi de subventions. A vrai dire, il est impossible d’évaluer la valeur réelle des sommes consacrées à la reconstitution de la marine marchande allemande. La dépréciation du mark, les variations considérables de prix qui en ont résulté, ne le permettent pas. On prétend que plusieurs dizaines de milliards de marks ont été dépensés dans ce but ; mais quelle comparai-
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- son peut-on faire entre la valeur réelle du mark en 1919-1920 et celle de 1922-1924...? Il est pratiquement impossible de calculer la valeur-or de cette somme considérable. Ce qui est très certain c’est que — malgré l’important concours apparent de l’Etat — les armateurs durent surtout compter sur leurs propres ressources, l’Etat reprenant, sous forme d’impôts très élevés, une grande partie des crédits accordés comme avances ou au titre de subventions.
- Les indemnités furent versées à une société
- des armateurs, pour réorganiser leurs services avant même que de nouvelles unités fussent prêtes, fut les ententes conclues avec plusieurs armements étrangers, surtout américains (accord Harriman-IIapag) ; les Allemands apportant dans ces combinaisons leur expérience, leurs organisations d’agences, leur personnel expérimenté ; les Américains, qui manquaient précisément de ces derniers éléments, les capitaux et les na,vires. Les Allemands furent les grands bénéficiaires de ces ententes, maintenant
- L,’ALLEMAGNE POSSÈDE AUSSI DES « MOTORSIIIPS »
- Deux bâtiments, de ee type viennent d'être terminés pour relier les ports allemands aux ports poméraniens, sépares les uns des antres par le couloir polonais. Ils sont particulièrement réussis et intéressants parce que propidsés par des moteurs Diesel. Le trajet s'effectue normalement en une nuit, et une réserve de puissance importante a été prévue pour leur permettre de forcer éventuellement de vitesse et d'assurer leur service dans le même temps, quel que soit l'état de la mer.
- constituée, lin 1919, par les armateurs, et cpii disparut quatre ans plus tard, lorsque l’œuvre de reconstruction eut été sérieusement amorcée. Ceux-ci s’engagèrent, vis-à-vis du gouvernement, à reconstruire le tiers — au moins — du tonnage d’avant-guerre. Plusieurs clauses prévoyaient une ristourne au profit de l’Etat, dans le cas où une revalorisation du mark aurait permis de reconstruire avec les mêmes crédits la moitié du tonnage d’avant-guerre. Le programme des armateurs fut assez rapidement réalisé, malgré de nombreux à-coups dus à la gravité de la crise monétaire et industrielle, traversée par l’Allemagne depuis la guerre.
- L’organisation commerciale et le personnel furent assez vite remis sur pied et une manifestation intéressante de l’activité
- presque toutes disparues ; ils finirent généralement par racheter les unités les plus modernes, exploitées en commun, pour renforcer leur flotte.
- Une partie de l’ancien matériel allemand fut, en effet, racheté tant aux Anglais qu’aux Américains et ce ne fut pas une des plus mauvaises opérations de l’œuvre de reconstruction. L’Angleterre et les lîtats-Unis, débordés par le tonnage ex-allemand qu’ils s’étaient fait attribuer, n’observèrent pas les conventions stipulant (pie les bénéficiaires de navires ex-allemands ne pourraient les revendre pendant cinq ans. Dans plusieurs cas — de 1921 à 1923, surtout — les Allemands profitèrent habilement des circonstances pour racheter — à vil prix assez souvent — en jouant sur la dépré-
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- ciation de leur monnaie, des bâtiments de construction moderne.
- La flotte commerciale allemande com* porte surtout des vapeurs de charge
- Bien que son tonnage soit déjà considérable, la nouvelle flotte de commerce allemande n’impressionne pas encore beaucoup l’imagination du « gros public ». Celui-ci, souvent peu averti des questions maritimes, apprécie généralement la valeur d’une marine marchande d’après sa flotte de pa-
- vitesse de 25 nœuds. Une puissance considérable de machines est nécessaire pour atteindre un tel résultat ; les chaudières à haute pression, dont le Bremen et VEuropa seront équipées, doivent développer 96.000 C. V. aux essais et 80.000 ch en service courant. L’Ile-de-France, le nouveau paquebot de grand luxe français, inauguré il y a quelques semaines, a un tonnage sensiblement analogue : 43.000 tonneaux ; mais on ne lui a demandé que 23/24 nœuds et ses machines développent seulement 55.000 ch.
- LE « CAP POLONIO » DK K A IIAMBUUG-SUDAMERIKA-LINIK, BATIMENT DE 20.000 TONNEAUX
- Ce paquebot fut achevé peu ava?it la guerre, pour le service sur le Brésil et VArgentine. Un bâtiment analogue, mais de tonnage plus élevé : 27.650 tonneaux, 205 m 80 de long, est entré dernièrement en service ; il a reçu le nom de Cap Areona. (Voir page ci-contre.)
- quebots et surtout de grands paquebots. Or, l’Allemagne a, tout d’abord, concentré ses efforts sur les vapeurs de charge. Les avantages consentis par l’État l’ont été surtout en leur faveur, et c’est pourquoi la flotte de commerce germanique de 1927 ne comporte pas encore — à une ou deux exceptions près — d’unités comparables comme confort et comme tonnage à celles d’avant-guerre. Il n’en sera plus de même d’ici deux ou trois ans, car plusieurs paquebots de luxe, destinés aux lignes sur les États-Unis ou l’Amérique du Sud, viennent d’être commencés.
- La Norddeu'tscher Lloyd notamment a commandé deux unités de 45.000 tonneaux chacune, le Bremen et VEuropa, qui entreront en service vers 1929 et auront une
- La Compagnie Hamburg-Sudnmerika a mis sur cale, pour les lignes d'Amérique du Sud, deux paquebots de 25.000 tonneaux, 25.000 ch et 20-21 nœuds; la Ham-burg-Amerika n’a pas encore entrepris la construction d’unités géantes, mais, après avoir racheté plusieurs de ses anciens paquebots, passés pendant quelques années sous pavillon américain, terminé une série de quatre paquebots de 22.000 tonnes, elle a récemment passé commande de dix-huit nouvelles unités, dont deux paquebots de 17.000 à 18.000 tonnes et une douzaine de grands cargos de 10.000 à 12.000 tonnes. Une particularité très intéressante de cette nouvelle série est que quinze bâtiments sur dix-huit seront mus par des moteurs à combustion interne ; l’Allemagne est la patrie de
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- LA Marine marchande allemande
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- LE
- « CAP ARCONA ))
- NAGE, 27.650
- DE LA IIAMBURG-SUDAMERIKA. VOICI SES CARACTERISTIQUES TONNEAUX ; PUISSANCE, 24.000 CHEVAUX ; VITESSE, 21 NŒUDS
- TON-
- LE TENNIS INSTALLÉ SUR LE PONT DU « CAP ARCONA »
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- LA S en: N CK K T LA VIL
- rio
- leur inventeur, Rudolph Diesel, et nombreux sont déjà les « motorships » allemands. La Hamburg-Amerika a, d’ailleurs, été — en 1912 — une des toutes premières entreprises d’armement à s’intéresser à ce nouveau type d’appareil moteur.
- Les « motorships »
- Au .‘11 mars 1927, vingt-huit «motorships», jaugeant 178.000 tonneaux, étaient en construction dans les chantiers allemands. Tous
- tration n’a pas seulement été poussée en Allemagne dans le sens « horizontal » (c’est-à-dire entre industries similaires), mais surtout dans le sens « vertical » (c’est-à-dire entre industries dépendant les unes des autres, mais n’ayant pas forcément le même objet : fonderies, chantiers, armateurs, banques, sociétés de tourisme, etc.).
- Est-ce à dire que tout est pour le mieux dans les milieux maritimes allemands? Il ne faut pas le croire : l’établissement en
- VERS I.K FUTUR PAQUEBOT A (( ROTORS »
- Un ingénieur allemand a, le premier, réussi la construction des navires à « rotors » qui utilisent la force du vent, tout comme des voiliers. Le Jlurbara, navire d'expériences, est en service depuis deux ans et a donné des résultats satisfaisants (l). Un moteur auxiliaire permet au bâtiment de continuer sa rouie
- dans les périodes de calme.
- n’ont pas été commandés par des armateurs germaniques ; car les armements Scandinaves, maintenant tout à fait acquis aux moteurs à combustion interne et clients fidèles des ateliers de Brême et de Hambourg, leur ont confié récemment plusieurs ordres ; mais nous avons indiqué quelle importance la plus grande compagnie de navigation allemande réservait aux « motorships » dans ses constructions neuves.
- Dans le relèvement de la marine marchande allemande, les chantiers allemands ont joué un rôle important, grâce à leur grande capacité de production ; beaucoup sont étroitement associés à line ou plusieurs compagnies de navigation. La concen-(l) Voir La Science et la Vie, n° 02, lï'vricr 1025.
- Allemagne d’une monnaie-or a déterminé des crises sérieuses, les grands trusts — résultante des êlTorts de concentration verticale — se sont souvent dressés les uns contre les autres au cours des dernières années; plusieurs ont sauté, la fameuse firme Hugo Stinnes entre autres, qui avait de gros intérêts maritimes. Mais il n’en demeure pas moins que l’Allemagne a fait preuve, dans la reconstitution de sa marine marchande, d’une persévérance très remarquable, qui témoigne de la parfaite entente avec laquelle ses principaux groupements économiques, industriels, bancaires, y ont participé ; c’est là, croyons-nous, un exemple à retenir et à méditer.
- Henri Lf. Masson.
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- LA LUMIÈRE AU SERVICE DE LA PUBLICITE
- Par Jean MARCHAND
- INGÉNIEUR I. E. G., LICENCIÉ ÈS SCIENCES
- Dans les grandes villes modernes d'Europe et <TAmérique, la féerie des enseignes lumineuses modifie chaque soir davantage le pittoresque des cités, où l’activité industrielle et commerciale se développe sans cesse. C'est grâce à Vélectricité, grâce à Vutilisation des gaz rares (néon, hélium, etc...), que Von a, pu réaliser ces enseignes lumineuses aussi artistiques que démonstratives, permanentes comme à éclipses, où entrent en jeu les feux de milliers de lampes colorées ou les tubes luminescents à couleurs variées. On a même été plus loin, puisque les grandes capitales de l'Europe sont maintenant dotées de journaux lumineux, sur lesquels se déroulent les dernières nouvelles, panachées de publicité alléchante. L'une des toutes récentes innovations américaines de l'année n'est-elle pas cet original canon projecteur dans le ciel — que reproduit ici notre couverture — et qui permet de tracer sur les nuages les annonces les plus captivantes, jusqu'à 8 kilomètres de distance! Nos lecteurs liront avec curiosité comment les applications scientifiques ont permis de doter la publicité moderne des moyens les plus éclatants et les plus convaincants, et fixer le choix du public parmi les multiples produits que le commerce international cherche à écouler chaque jour.
- « Savoir faire et faire savoir »
- La publicité est devenue de plus en plus la reine du commerce et de l’industrie. L’énorme concurrence a obligé, en cliet, les commerçants, les industriels à ne plus se contenter d’établir leur renommée
- par une fabrication impeccable, par un bénéfice raisonnable, c’est-à-dire à « savoir faire », mais les a obligés à « faire savoir » à toute la clientèle possible l’excellence des produits fabriqués ou vendus par eux.
- Certes, la publicité a toujours existé, mais combien nous paraissent au jourd’hui pauvres
- EA DÉCORATION DES ARCADES DES CHAMPS-ELYSÉES, A PARIS, EST UNE VÉRITABLE DENTELLE
- RÉALISÉE PAR DES TUBES LUMINESCENTS
- La couleur « blanc rosé » des tubes est obtenue par la présence d'hélium pur, tandis que les mots « Arcades des Champs-Elysées » sont illuminés en vert au moyen de tubes aux vapeurs d'uranc. Rappelons, èi ce sujet, que le néon pur donne la couleur orangée ; le néon mélangé de traces de vapeurs de mercure, la couleur lilas ; que le bleu est obtenu soit par le néon avec du mercure en excès, soit par un mélange de néon, de mercure et d'un autre gaz tenu secret. Le vert, nous Vavons dit, est réalisé soit en filtrant le bleu par un verre spécial, soit, comme, ci-dessus, pqr la présence de vapeurs d'uranc.
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- et ternes les affiches qui ont cependant émerveillé nos pères ! Non pas que l’affiche se meure, bien au contraire, mais elle s’est transformée, elle a démesurément grandi, jusqu’à occuper, et à quels prix ! les façades entières des échafaudages derrière lesquels des immeubles géants sont en construction. De plus, l’affiche ne se contente plus de frapper nos yeux pendant le jour, elle veut profiter du prolongement de la vie, qui, dans les grandes villes, atteint la moitié de la nuit; elle s’éclaire le soir grâce à de puissants projecteurs électriques. Il ne faut cependant pas confondre l’affiche éclairée et la publicité lumineuse, qui va nous occuper ici. Cette dernière doit toute sa magnificence à sa lumière propre, réalisée grâce aux merveilles de l’électricité.
- A quoi sert la publicité
- Question qui peut paraître oiseuse, mais qui, cependant, sous une autre forme, revient souvent sur les lèvres du public. Assistant tout dernièrement à l’inauguration de l’embrasement féerique d’une grande façade parisienne, combien de fois avons-nous entendu dire, par les curieux : « Tout cela est très beau, mais pourquoi faire des frais aussi énormes ? Au fond, c’est nous qui paierons la formidable note du compteur électrique. » Au moment, il y a de cela deux ans et demi environ, où la Tour Eiffel s’embrasait de jeux de lumière splendides (1), combien de fois n’a-t-on pas dit : «C’est le clou de l’Exposition des Arts décoratifs, mais cela fera-t-il vendre une auto de plus à M. Citroën? et ne serait-il pas plus agréable de payer un peu moins cher la 10 chevaux tant vantée ? » Ces réflexions dénotent cependant un raisonnement un peu simpliste et facile à réfuter. En effet, une firme dont le chiffre d’affaires atteint une somme formidable, établit, comme une entreprise ordinaire, son budget de publicité en rapport avec ce chiffre d’affaires, de sorte qu’il n’en coûte (1) Voir La Science et la Vie, n° 99, page 225.
- pas plus à une industrie qui fait un milliard d’affaires par an, de prévoir 10 millions de publicité qu’à une autre, dont le chiffre d’affaires est de 500.000 francs, de réserver 5.000 francs pour faire connaître ses produits. En outre, il est indispensable de créer dans l’esprit du public une sorte de hantise du nom d’une marque, de sorte qu’il ne puisse plus penser à un objet sans y ajouter inconsciemment le nom et qu’il achète automatiquement le produit lancé par la publicité. De sorte que la firme qui a consacré une somme considérable à sa publicité, voit son chiffre d’affaires augmenter sans cesse et, par conséquent, diminuer ses frais généraux, diminution dont elle peut faire bénéficier sa clientèle. Il est donc faux de dire que c’est le public qui paie les frais de cette publicité.
- Un exemple typique : une grande fabrique de chocolat, dont l’affiche (représentant une petite fille écrivant le nom de la marque avec un bâton de chocolat) s’est étalée sur tous les murs, avait jugé qu’elle était assez connue pour pouvoir, sans inconvénients, cesser cette publicité onéreuse. Résultat : le chiffre d’affaires diminua rapidement dans de telles proportions (30%) que, bien vite, les affiches réapparurent, ramenant la clientèle égarée !
- La science et la publicité
- Ayant ainsi posé le problème de la néces-sité'de la publicité, comment le résoudre, c’est-à-dire comment frapper d’une façon certaine l’œil du public, toujours difficile et qui, par principe ou par habitude, se détourne chaque fois qu’apparaît le « bout de l’oreille >> de la publicité.
- Nous avons parlé de l’affiche, mais la fée électricité devait permettre aux techniciens de la publicité et aux artistes de réaliser des chefs-d’œuvre.
- Qu’on le veuille ou non, on s’extasie devant la Tour Eiffel en feu et on est bien obligé de lire, après avoir admiré les divers motifs
- VUE, PAR-DESSUS ET PAR-DESSOUS, d’un maillon de
- CHAINE SANS FIN, SYSTÈME COLEMAN, POUR LE JOURNAL LUMINEUX
- COUPE DU DISPOSITIF DE M. COLEMAN POUR ASSURER LES CONTACTS ENTRE LES LETTRES ET LES PLOTS DE LAMPES P, plot mobile; A, pièce en ébonite où sont logés les plots fixes ; 1, fil amenant le courant aux plots mobiles; B, support du tablccm.
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- UN DES TROIS JOURNAUX LUMINEUX ACTUELLEMENT INSTALLES A PARIS
- le umineux, nom de M. Citroën (1). Qu’on le veuille ou non, après avoir été intéressé par les dernières nouvelles annoncées par le journal lumineux, il faut bien épeler les syllabes qui vantent tel ou tel produit, telle ou telle plage à la mode. Qu’on le veuille ou non, après avoir ri devant un écran en plein air où des projections attirent le regard, on ne peut s’empêcher de lire l’annonce qui les suit.
- De plus, la publicité lumineuse bien comprise ne dépare pas, comme on pourrait le croire, les grandes artères des grandes cités. Elle recide les limites de la nuit, sans pour cela, avantage appréciable, coûter un centime aux contribuables, puisque, à elle seule, elle assure un éclairage intense. Elle transforme en allées lumineuses du plus bel aspect les boulevards, qui, sans elle, risqueraient de paraître bien sombres.
- (1) Celte publicité coûte environ 700.000 fr. pur an.
- Les progrès de la publicité lumineuse
- Au fur et à mesure de l’augmentation de l’énergie électrique disponible, la publicité lumineuse a pris une extension considérable. On peut même dire que c’est l’accroissement des motifs lumineux qui, pour une bonne partie, a nécessité la production d’une quantité plus grande d’énergie.
- Quoi qu’il en soit, nous sommes loin, aujourd’hui, des simples enseignes lumineuses fixes, d’une seule couleur, qui n’attiraient pas sullisamment le regard.
- Actuellement, la publicité est vivante, des lampes, diversement colorées, s’allument et s’éteignent, leurs circuits étant commandés par des séries de contacts actionnés par des moteurs électriques.
- Les tubes au néon permettent de véritables dentelles de feu du plus bel aspect, tel le mo-
- i'RACMENT DE BANDE DE FILM PERFORE POUR LE JOURNAL LUMINEUX, SYSTEME DUCIIARD
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- tif qui entoure l’entrée des «Arcades » des Champs-Elysées, à Paris.
- Le journal lumineux
- Parmi les formes les plus remarquées de la publicité lumi-
- ENSEMBLE DU SYSTEME DUCI1ARD
- POUR LE JOURNAL LUMINEUX
- est reliée, d’une part, au fil d’alimentation commun, d’autre part, à un plot placé sur un tableau indépendant du panneau. Sur ce tableau se trouvent donc autant de plots qu’il y a de lampes sur le panneau et disposés de la même façon.
- Supposons que, sur le tableau, nous appliquions une plaque métallique ajourée représentant une lettre et reliée à la source d’électricité. Les plots en contact avec cette plaque seront également reliés à la source. Le fil commun des lampes étant, de son côté,
- VUE DE LA MACHINE A PERFORER LES FILMS, SYSTÈME DUCHARI)
- neuse, il faut noter le journal lumineux, qui, depuis quelque temps, se déroule au sommet de plusieurs immeubles parisiens. Comment les lettres qui forment les mots se déplacent-elles d’une manière continue ? Comment l’opérateur peut-il écrire les phrases à projeter? Nous allons l’expliquer brièvement.
- Deux dispositifs sont, d’ailleurs, en usage pour obtenir ce résultat.
- Voici le principe sur lequel est basé le journal lumineux.
- Un certain nombre de lampes à incandescence sont disposées suivant des rangées régulières, sur un panneau. Chacune d’elles
- SCHÉMA DE L’INSTALLATION SYSTÈME DUCHARD T j, T2, tambours d'enroulement de la brosse c ; B B’, tambours d'enroulement du film.
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- relié à la source, il est clair que toutes les lampes dont les plots seront sous la lettre métallique vont s’allumer. Pour donner l’illusion du déplacement de la lettre lumineuse, il suffit de déplacer la bande sur les plots.
- Différents systèmes ont été imaginés pour constituer cet organe mobile, âme de tout le dispositif.
- Le point délicat de ce système est l’établissement du contact entre les parties en relief des plots mobiles (lettres) et des plots fixes. Le dessin, page 122, montre le détail d’un de ces contacts. Dans cette installation, il y a mille quatre-vingts lampes, assemblées en cent vingt rangées verticales de neuf lampes chacune. La longueur de la chaîne est de 32 mètres environ. La durée d’une
- LE CANON PROJECTEUR AMERICAIN DESTINE A TRACER SUR LES NUAGES LES ENSEIGNES
- LUMINEUSES JUSQU’A UNE DISTANCE DE 8 KILOMÈTRES
- %
- Système Coleman. — Ainsi, M. Coleman, dont la solution est adoptée par le journal lumineux installé à Paris sur le toit de l’immeuble qui forme l’angle de l’avenue de l’Opéra et de la rue du 4-Septembre, a imaginé des caractères typographiques en relief constituant les maillons d’une chaîne sans fin. Cette chaîne est tendue entre deux tambours, sur lesquels elle passe plusieurs fois. Un moteur électrique de 0 ch 5 entraîne un réducteur de vitesse qui transmet le mouvement aux tambours.
- course complète varie de dix à quinze minutes.
- Système Duchard. — Au lieu d’assurer les contacts directement entre les lettres en relief et les plots fixes, M. Duchard amène le courant à ces derniers par une brosse métallique sans fin, dont la pression sur les plots peut être réglée à volonté. Donc, normalement, toutes les lampes seraient éclairées. Mais M. Duchard interpose, entre les poils de la brosse et les plots, un écran isolant dans lequel sont percées les lettres à projeter.,
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- En fait, il utilise pour cela des iilms cinématographiques usagés, qu’il perfore, au moyen d’une machine spéciale. Le film se déplaçant devant les plots lixes, permet le contact de la brosse avec ceux qui sont situés en face des perforations, allumant ainsi, uniquement, les lettres correspondantes. Ce dispositif est appliqué, à Paris, sur le boulevard Montmartre et rue Saint-Lazare. Ce dernier panneau, de 35 mètres de long,comporte mille cinquante lampes (cent cinquante rangées verticales de sept lampes).
- Tel est le principe des solutions envisagées pour ce journal lumineux, qui a tant intrigué les promeneurs, lors de son inauguration, et qui, aujourd’hui encore, est très suivi.
- La projection sur les nuages
- Toujours dans le but de frapper l’imagination, voilà que les Américains ont imaginé de projeter des annonces jsur les nuages ou sur les gratte-ciel.
- Reconnaissons tout de suite qu’il paraît peu probable que ce genre de publicité soit appliqué en France, à cause des impôts élevés qui frappent la publicité lumineuse. Ce régime fiscal n’existant pas aux Etats-Unis, les Américains n’ont pas hésité à prendre pour écran leurs immeubles aux innombrables étages ou même les nuages. Il est vrai qu’il serait assez difficile de mesurer combien de mètres carrés représen-AUTRE TYPE DE PROJECTEUR AMÉRICAIN. EN terait UjHC telle pro-I1AUT, PROJECTION D’UNE ANNONCE LUMI- jectioil !
- neuse sur la FAÇADE d’un imjieublf. Notre dessin de
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- LE FEU D ARTIFICE ÉLECTRIQUE REALISE TOUT RÉCEMMENT A PARIS
- couverture représente précisément l’appareil de projection. Il a extérieurement, l’aspect d’un canon qui peut utiliser soit une lampe à incandescence, soit un are électrique pour fournir un faisceau lumineux de 60 pouces (1m 50) de diamètre.
- Un projecteur de ce genre, plus petit, avait été prévu pendant la guerre, pour projeter sur des nuages artificiels, créés entre les lignes de tranchées au moyen de bombes fumigènes, toutes les nouvelles de nature à diminuer le moral de l'ennemi. L’armistice fut signé avant qu’il ait pu être utilisé. Mais aurait-il résisté longtemps ?
- Le faisceau lumineux provenant de la lampe du canon traverse un système de lentilles disposées de telle sorte que l’annonce à projeter, glissée dans un support ad hoc, soit au foyer du dispositif. Ainsi la perte de lumière provenant de la dispersion du faisceau est réduite au minimum.
- Un système d’écrans colorés, commandé par un moteur électrique, permet de faire varier à volonté les teintes des annonces.
- M. Ryan, directeur du laboratoire de la General Electric, déclare que, tout comme l’inscription dans le ciel.par des avions, ce mode de publicité ne manquera pas d’impressionner la foule. Et il ajoute : « Si le ciel n’est pas chargé de nuages, rien de plus simple que de créer artificiellement un écran de brume au moyen de bombes, de vapeurs chimiques ou de vapeur. »
- Un feu d’artifice électrique
- Pour terminer cette étude des progrès de la publicité lumineuse, nous devons signaler la belle réalisation réussie par. M. Jacopozzi dernièrement à Paris, où il illumina la façade entière d’un grand magasin. Une fête vénitienne sur la Seine, eau mouvante, gondoles éclairées, surmontée d’un véritable feu d’artifice, fut le sujet choisi. Fusées s'épanouissant dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, pièces lumineuses, l’illusion était complète. Mais la nouveauté réside ici dans l’utilisation simultanée de la lumière et du bruit. Ainsi, chaque départ de fusée était accompagné de sifflement caractéristique produit par de l’air comprimé, chaque pièce du feu d’artifice était entourée d’une vapeur représentant la fumée de la poudre.
- Où s’arrêtera le progrès dans cette branche de l’industrie et de l’art? car c’est un art, en effet, que de composer ces enseignes lumineuses qui doivent attirer le public sans choquer le regard. Grâce à l’électricité employée à la fois comme éclairage, par lampes à incandescence ou par tubes au néon, comme force motrice pour animer toutes ces enseignes, la rue moderne se transforme, de plus en plus, en une allée de feu qui prolonge la vie, tout en assurant la prospérité de nombreuses industries.
- J. Marchand.
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- UNE GRANDE ROUTE SOUTERRAINE RELIE NEW YORK ET NEW JERSEY
- Par Jean MA RIV AL
- L’intensité du mouvement automobile entre la capitale des États-Unis et sa voisine immédiate, New Jersey, est telle que les ingénieurs américains n’ont pas hésité à créer, sous l’Hudson, un vaste tunnel réservé aux automobiles et susceptible de canaliser, dans chaque sens, environ quarante-cinq mille véhicules par jour. Ce tunnel a été inauguré récemment avec succès.
- Creuser un tunnel au-dessous d’une rivière n’est pas, de nos jours, un exploit extraordinaire, et le métro, qui passe plusieurs fois sous la Seine, nous fournit, depuis longtemps, un exemple de ce que la technique moderne est capable de réaliser.
- Dans le cas particulier qui nous occupe plus spécialement, la grosse difficulté réside, non dans le percement du tunnel, mais dans son aération, qui doit être assurée d’une façon toute spéciale. En effet, on sait que les gaz d’échappement des automobiles contiennent des gaz particulièrement dangereux, comme l’oxyde de carbone (1), et si aucune précaution n’était prise, dans un pareil souterrain, long de plus de 3 kilomètres, l’atmosphère deviendrait irrespirable. Deux méthodes étaient possibles : une ventilation par courants d’air longitudinaux ou une ventilation par courants
- (1) Voir il ce sujet le n° 92 de Février 1925 de La Science et la Vie, page 123.
- VUE INTÉRIEURE DU TUNNEL QUI RELIE NEW YORK A NEW JERSEY
- llemarquer à la partie supérieure les ouvertures d’échappement de Pair vicié, et de chaque côté, en bas, Varrivée d’air frais. A droite, un poste d'appel téléphonique.
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- d’air transversaux. C’est cette dernière qui fut choisie, la première ne permettant pas une distribution uniforme de l’air frais. Afin d’éviter les longs tuyaux d’amenée et d’évacuation d’air, qui résulteraient de l’application de la méthode transversale en un certain nombre de points du tunnel, celui-ci fut établi suivant une forme cylindrique, dont le bas sert d’amenée d’air frais, et le haut est utilisé pour évacuer l’air vicié, qui sort, très chaud, des pots d’échappement des voitures.
- Avant d’entreprendre les travaux, de nombreux essais furent faits sur la composition des gaz- d’éeliappement, sur leur dilution dans l’air frais, et on put conclure, en prévoyant un trafic maximum de deux mille cent treize voitures à l’heure,
- (|ue la quantité d’air frais à envoyer dans le tunrtel était de 27 m3 4 par mètre dans les rampes de sortie du souterrain (moment où les moteurs « travail eut »), de 11 m3 G par mètre dans les pentes (moteurs au ralenti) et de 20 m3 G par mètre en palier. En tout, il fallait 54.365 mètres
- d’air frais par minute pour le tunnel nord et 52.141 mètres cubes pour le tunnel sud. Ce tunnel est, en effet, double, le sens unique étant établi dans chacune de ses moitiés.
- Cette quantité
- d’air correspond à un renouvellement total de l’air du tunnel quarante-deux fois par heure. Quatre bâtiments de ventilation (deux sur les lignes de têtes de quai et deux à l’intérieur des terres assurent ce service). Il y a, en tout, quatre-vingt-quatre ventilateurs, dont la capacité varie de 2.300 à 6.400 mètres cubes par minute. Une moitié sert pour le refoulement de l’air frais, l’autre moitié pour l’aspiration de l’air vicié. Ces ventilateurs sont actionnés par des moteurs électriques dont la puissance atteint G.000 chevaux.
- Un système complet de manœuvre est organisé au tableau de distribution principal situé dans le bâtiment de l’administration, où, grâce à un dispositif de signaux lumineux, on
- connaît, à chaque instant, les moteurs en marche ou à l'arrêt.
- Ajoutons que toutes les précautions ont été prises en cas d’incendie ;que de nombreux postes téléphoniques sont installés dans les deux parties du tunnel ; que les appareils de contrôle permettent de vérifier si la ventilation est faite dans de bonnes conditions ; que des tuyaux amènent, sur le sol, du sable pour éviter les déra-pages, et on concevra facilement que cette œuvre se distingue d’une façon remarquable des tunnels-route s déjà existants. J.M.
- VUE KN COUPE DU TUNNEL MONTRANT EK TRAJET 1)E e’air FRAIS ET VICIÉ
- UN 1)KS 84 VENTILATEURS QUI ASSURENT I,’ AÉRATION DU TUNNEL QUI RELIE NEW YORK A NEW JERSEY
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- VERS UNE ELECTRIFICATION DE LA MUSIQUE
- Par Marcel BOLL
- DOCTEUR ÈS SCIENCES
- Les expériences qui ont été fuites tout récemment à Paris (à la salle Gaveau et à V Opéra), par les ingénieurs russes Theremin et Goldberg, ont suscité, à juste titre, une vive curiosité dans le monde scientifique et artistique. Par un simple mouvement de mains devant un circuit électrique, produire des notes musicales, tel est le procédé fort ingénieux, qui consiste à engendrer, grâce à la présence d'une hétérodyne, des courants téléphoniques directement utilisables dans des haut-parleurs. Certes, la musique réalisée n'est peut-être pas encore parfaite, mais l'invention n'en est pas moins intéressante au point de vue technique. On trouvera, dans l'article ci-dessous, exposé avec exactitude, le principe de cet appareil, qui marque une date dans les rapports entre
- la musique et V électricité.
- Avant d’exposer le principe de cette invention, il convient de dissiper une confusion : on a parlé, à ce propos, d’« ondes éthérées », ce qui ne veut rien dire : l’éther est, aujourd’hui, une conception périmée, et les ondes électromagnétiques — les « mystérieuses » ondes de T. S. F. — ne jouent, dans l’affaire, qu’un rôle tout à fait accessoire. Elles y jouent à peu près le même rôle que dans les vulgaires transformateurs, dont le principe date de l’Anglais Faraday (1831) ; le
- point essentiel, c’est qu’on s’arrange pour modifier les caractéristiques d’un circuit métallique parcouru par un courant alternatif de fréquence plus ou moins haute, c’est-à-dire changeant de sens un plus ou moins grand nombre de fois par seconde.
- Lorsqu’un corps matériel — et j’entends par là un solide, un liquide ou un gaz — exécute des vibrations qui ne sont ni trop rapides ni trop lentes, l’oreille est prévenue de l’existence de ces vibrations par la perception d’un son. Le la des diapasons habi-
- EIG. 1. - UN DUO DES DEUX NOUVEAUX INSTRUMENTS AVEC ACCOMPAGNEMENT DE PIANO
- Les deux instrumentistes sont placés chacun devant leur instrument; celui de gauche est reproduit en détail par la figure. 5. C'est lui qui actionne les trois haut-parleurs qu'on voit dans le fond. L'instrument de droite, quelque peu différent, correspond au haut-parleur à pavillon placé sur le piano à queue.
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- Lampe
- a trois électrodes
- Lampe
- a trois electrooes
- Bobines d‘
- Haut
- parleur
- Commutateur
- Haut j parleur* Commutateur
- FIG. 2. -- LA LAMPE A TROIS ÉLECTRODES PEUT ÉMETTRE
- DES OSCILLATIONS PLUS OU MOINS RAPIDES
- C'est là un montage bien connu des sans-filistes. Lorsqu'on ferme le commutateur, le circuit du condensateur variable se met à osciller ; en faisant varier la capacité du condensateur, on rend les oscillations plus ou moins rapides. On peut s'arranger pour ne pas obtenir des hautes fréquences, mais des fréquences musicales. Le courant alternatif se transmet alors par les bobines d'accouplement, et le haut-parleur émet un son, dont on peut faire varier la hauteur en tournant le bouton du condensateur variable.
- FIG. 3.-LE CORPS HUMAIN PEUT
- REMPLACER LE CONDENSATEUR VARIABLE
- Les lames métalliques de la figure ci-contre sont remplacées par les deux antennes et par les deux mains de l'instrumentiste. L'antenne rectiligne permet défaire varier la hauteur des sons, l'antenne annulaire sert à modifier leur intensité.
- tuels correspond à 435 vibrations par seconde ; et les sept octaves des notes d’un piano commencent, à gauche, à 26 vibrations par seconde pour terminer, à droite, à 3.480. La hauteur des sons est donc leur première qualité ; elle provient de la fréquence des vibrations. 'L'intensité, deuxième qualité des sons, résulte de‘la grandeur de l’amplitude de ces vibrations.
- Enfin, le timbre provient de la superposition au son principal (son fondamental) d’un certain nombre d’harmoniques, c’est-à-dire de sons ayant des fréquences deux, trois, quatre, cinq fois plus grandes ; c’est par suite de l’absence d’harmoniques que> le son d’un diapason est plus « pauvre » que celui d’un violon.
- Deuxième idée : un courant électrique alternatif est un courant qui change de sens un certain nombre de fois par seconde, tandis qu’une batterie d’accus produit un courant continu, un courant toujours dans le même sens. Le « secteur de la rive gauche » de Paris fournit à ses abonnés un courant
- qui change de sens cent fois par seconde, en d’autres mots, qui circule dans un sens cinquante fois par seconde et cinquante fois par seconde dans l’autre sens : sa fréquence est donc de 50 oscillations par seconde. On sait depuis longtemps, en électrotechnique, que les courants électriques peuvent émettre des sons ; sans parler des diapasons
- entretenus électriquement ni des arcs chantants, on constate que les transformateurs où les tôles sont mal serrées, donnent naissance à des ronflements correspondant précisément à 50 vibrations par seconde, c’est - à - dire au premier sol dièse du piano (à partir de la gauche).
- Enfin chacun sait que, par une bobine de self variable ou par un condensateur variable (fig. 2), on peut modifier la fréquence d’un « circuit oscillant », c’est-à-dire d’un circuit parcouru par un courant alternatif, comme l’a indiqué l’Anglais Kelvin, en 1853. Un condensateur, c’est tout simplement deux corps en regard séparés par de l’air ; si on
- Amplification
- _ ^ Circuit “hétérodyne
- + 135 volts
- FIG. 4. -- COMPLICATION DU MONTAGE PRÉCÉDENT
- Il y a avantage à recourir à l'hétérodyne, c'est-à-dire aux battements qui se produisent entre un second circuit (dit hétérodyne) et le circuit qui constitue l'instrument proprement dit. Les oscillations résultantes sont amplifiées, comme d'habitude, par des lampes à trois électrodes et reçues dans le haut-parleur.
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- VERS UNE ÉLECTRIFICATION DE LA MUSIQUE
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- diminue la surface des armatures, la fréquence du circuit décroît ; si on diminue leur distance, cette fréquence devient plus grande. En particulier, et c’est ce qu’ont fait les inventeurs russes, une des armatures du condensateur peut être la main (fig. 3), car notre corps fonctionne, au point de vue électrique, comme s’il était exclusivement formé d’eau peu salée.
- La figure 2 représente le montage classique de production d’oscillations entretenues par la lampe à trois électrodes : fermer l’interrupteur, c’est un geste tout à fait comparable à celui de mettre en branle le balancier d’une horloge ; ce balancier continue à osciller avec sa fréquence propre et, de même, ici, le circuit oscillant fournit du courant alternatif, dont la fréquence dépend notamment du condensateur variable. Rien ne sera changé si (fig. 3) on remplace ce condensateur par deux antennes placées au voisinage des mains de l’instrumentiste. Si sa main droite s’approche de l’antenne rectiligne verticale, la fréquence augmentera, comme je viens de l’expliquer, et le haut-parleur émettra un son plus aigu. La main gauche se déplace devant une antenne circulaire horizontale, et l’expérience a montré que l’intensité du son émis diminue lorsqu’on rapproche la niain. On voit que nous disposons ainsi des deux premières qualités du son : de la hauteur et de l’intensité.
- Néanmoins, les deux montages précédents (fig. 2 et 3) restent purement théoriques, car l’émission directe des fréquences musicales nécessite des modifications du « condensateur humain », qui ne sont guère réalisables manuellement. Les inventeurs se sont par suite adressés au montage bien connu de l’hétérodyne (littéralement : puissance différente ; Fessenden, 1919), qui sert en radiotélégraphie pour produire les « fréquences musicales » de la réception au son.
- L’hétérodyne est exactement l’analogue des battements en acoustique. Si on frappe en même temps sur le premier la (26 vibrations par seconde) et sur le premier si (30 vibrations par seconde) d’un piano, on perçoit, en plus des deux notes, des renforcements du
- son à raison de quatre par seconde : ces « battements » s’effectuent donc avec la fréquence résultante (30-26) des deux sons composants.
- Electriquement, nous avons affaire au montage représenté par la figure 4. Les oscillations du circuit hétérodyne se superposent à celle du circuit primitif (fig. 3) ; si, par exemple, la fréquence de l’hétérodyne est 49.200 et celle du circuit de l’instrumentiste, 50.235, la fréquence résultante sera 435. Une série de lampes amplificatrices en basse fréquence produit un courant notable qui traverse les bobines du haut-parleur, dont la membrane métallique se mettra à vibrer à raison de 435 allées et venues par seconde, et on entendra un la.
- En rapprochant sa main droite de l’antenne verticale, l’instrumentiste augmentera la fréquence de son circuit et si celle-ci atteint 50.290 oscillations par seconde, le haut - parleur émettra le si voisin (490 vibrations par seconde).
- Le caractère musica 1 des sons émis laisse encore à désirer, etThe-remin ne s’en est pas caché dans les conférences qri’il a faites à Paris. L’électrification de la musique se heurte à la médiocrité, difficilement remédiable, des haut-parleurs (1) ; les mouvements sont inélégants, l’attitude est froide et sèche, la note juste est délicate à atteindre, les morceaux-à exécuter doivent être très lents, car les notes sont trop liées entre elles et se détachent mal. Le timbre est intermédiaire entre celui de la clarinette et du violon ; plus exactement, on croirait entendre une personne qui chanterait la bouche hermétiquement fermée. Allons-nous vers une électrification de la musique? Il est permis d’en douter. En tout cas, cette invention est curieuse au point de vue technique ; et, si on la compare à celle du phonographe, on peut espérer d’elle des progrès importants, parallèles à ceux qu’ont faits les premières machines parlantes, au timbre si désagréablement nasillard. Marcel Boll.
- (1) Camille Gulton, « Pourquoi la téléphonie transmet imparfaitement la musique ? » La Science et la Vie ,p. 380-386, novembre 1927.
- Bobine Condensateurs
- Lampes a trois électrodes
- Bobines
- Transformateurs'
- El CJ. 5.
- LE MYSTERIEUX PUPITRE
- Cette figure représente les détails du pupitre qui est à gauche de la figure 1 ; on y reconnaît les différents appareils indiqués sur le schéma précédent.
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- LES PENDULES ELECTRIQUES PEUVENT ÊTRE REMISES A L’HEURE PAR LA TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Par Jean CAËL
- Les lecteurs de La Science et la Vie savent combien est délicate et parfois compliquée la remise à rheure des pendules au moyen de la T. S. F. (1). Aussi, avons-nous pensé être utiles à tous en décrivant, aujourd'hui, un dispositif vraiment intéressant et pratique, qui permet, d'une façon fort simple, de remettre à l'heure automatiquement les pendules électriques, lorsqu'on possède chez soi un poste de T. S. F. quelconque. Ce dispositif est, en outre, peu onéreux, car il ne fait intervenir qu'un appareillage peu compliqué.
- I
- L’heure juste pour tous
- l existe, actuellement, un nombre déjà respectable d’appareils permettant la remise à
- l’heure automatique des pendules par les signaux horaires.
- Tous obéissent aux émissions de la Tour KilTel. Ils exigent un appareillage spécial assez compliqué, un véritable poste récepteur, que l’on installe à proximité de l’horloge régulatrice. Seules, les grandes ad-m inistrations peuvent se permettre ce luxe, et l’amateur de téléphonie sans fil en est encore réduit à mettre sa montre a l’heure en
- (1) Voir le numéro de La Science et la Vie de novembre 1922, p. 122
- I.K HELAIS IMAGINE PAU M I.'ïIEUltK DES PENDULES
- écoutant le top avertisseur de la Tour.
- Il y a là une lacune d’autant plus décevante que les pendules de tout le monde ne sont pas toujours d’une régularité de marche parfaite.
- L’envoi de l’heure peut être effectué au cours des émissions ra-diophoniques
- Dans son système M. Lavet utilise les émissions mêmesde la téléphonie sans fil ; tous les amateurs possédant un poste à lampes pourront compléter leur installation par un relais spécial, qui, recevant les signaux radiophoniques, agira directement sur la grande aiguille d’une pendule électrique, pour la ramener à sa position normale, au moins une l'ois par jour.
- . LAVET POUR LA REMISE A ÉLECTRIQUES PAR T. S, E.
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- REMISE A TA II EURE DES PENDULES PAR T. S. F.
- Notez bien que le système est également applicable à la réception des signaux horaires émis par la Tour Eiffel ; mais nous pensons, avec l’inventeur, qu’il est préférable de profiter d’une soirée musicale pour effectuer l’opératicn, puisque tous les postes étant à l’écoute peuvent recevoir l’heure, sans aucune manœuvre supplémentaire.
- Il suffirait, pour cela, que l’une quelconque des nombreuses stations émettrices, le Petit Parisien ou les P. T.T. par exemple, veuillent bien accepter d’envoyer, non à heure fixe, mais simplement entre deux émissions, les signaux nécessaires. Cet envoi se ferait par le speaker lui-même, et tous les auditeurs le recevraient dans leurs haut - parleurs en même temps que dans leurs pendules.
- Mais il est bien évident que, seule, une pendule électrique peut se prêter à une telle réception, en raison de la simplicité de son mécanisme.
- Un petit relais sert de liaison entre le poste récepteur de T. S. F. et la pendule
- L’organe principal du système imaginé par M. Lavct est un petit relais que l’on installe entre le poste récepteur et la pendule.
- Il comporte un pendule très court effectuant 122 oscillations par minute et fonctionne suivant le principe des pendules électriques , c’est-à-dire qu’il est pourvu d’un moteur le mettant en marche au moment où les émissions horaires lui parviennent. Nous entendons par moteur, ici, non un appareil rotatif, mais simplement une bobine dans laquelle pénètre le barreau aimanté. Ce pendule peut être actionné par le top du signal rythmé international ; il reçoit, dans ce cas, une impulsion toutes les deux oscillations.
- Mais, si le signal horaire peut être choisi à la suite d’une entente avec un poste émetteur quelconque, il conviendra de le constituer par une série d’émissions de 60/61e de seconde, séparées par des silences d’égale durée.
- Dès la première émission, le pendule se met en mouvement, et il prend de plus en plus d’amplitude au fur et à mesure que le nombre des émissions augmente. A la dernière, cette amplitude est suffisante pour permettre au taquet, fixé à la partie supérieure de la tige, de saisir l’extrémité d’un léger ressort et de l’amener au contact d’un autre qui lui fait face pour envoyer un courant d’une pile locale dans un électro-aimant logé à l’intérieur de la pendulel
- Pour redresser les courants, on emploie un écouteur téléphonique
- Comme le courant radiophonique est du courant modulé, il était nécessaire de le redresser, de le transformer en un courant continu, susceptible d’actionner l’électro-aimant. Ce redressement pourrait être effectué par l’intermédiaire d’une lampe à trois électrodes. L’inventeur a préféré faire intervenir un relais microphonique spécial, analogue à ceux déjà employés par MM. Merca-dier et Magunna dans la télégraphie harmonique.
- Voici en quoi consiste le système.
- Le centre de la plaque vibrante d’un récepteur téléphonique ordinaire est muni d’une pièce de contact, sur laquelle appuie une pointe conductrice fixée à l’extrémité d’un levier oscillant, lesté par un poids à chacune de ses extrémités. Les deux poids se font presque équilibre ; ils sont calculés de manière à réaliser une légère pression de la pointe sur le contact central.
- Le récepteur téléphonique étant branché sur le poste récepteur de T. S. E. comme un écouteur ordinaire, ne trouble en rien la réception par le haut-parleur. Si, dans le circuit d’une pile locale, nous intercalons la plaque vibrante, le levier nscillant et la bobine du relais pendulaire, que se passera-t-il ?
- Tant que la plaque téléphonique ne vibre pas, le courant de la pile locale parcourt le circuit et, traversant la bobine, attire constamment le barreau aimanté du pendule. Mais cette attraction continue provoque seulement un léger déplacement de la position d’équilibre de ce pendule.
- Lorsque le téléphone vibre, le levier oscillant tend à rester immobile, en raison de son inertie, et la pointe ne fait plus qu’effleurer le contact. Le courant de la pile est alors presque complètement interrompu, et l’intensité moyenne du courant traversant la bobine se trouve réduite à une valeur presque nulle. C’est pourquoi, pendant les émissions radiophoniques qui se suivent sans interruption, le pendule reste au repos.
- Mais, si les émissions se présentent sous la forme rythmée, la plaque entre en vibration pendant chaque émission et revient au repos pendant les silences ménagés entre deux émissions successives. Ces alternances déterminent l’envoi du courant de la pile dans la bobine pendant les silences et l’interruption de ce courant pendant les émissions de signaux. La bobine est donc parcourue par un courant périodique, dont la
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- période est égale, par construction, à celle du pendule.
- Celui-ci se met en marche progressivement. Lorsque l’amplitude atteint une valeur déterminée, le pendule peut provoquer la fermeture de l’interrupteur pour envoyer un courant continu dans le dispositif de remise à l’heure.
- L’avance ou le retard à appliquer à l’aiguille des minutes sont obtenus par l’inter-
- multiple de 15, puisque la came comporte quatre creux correspondant chacun à un quart de tour de l’aiguille. L’émission pourra donc être faite soit à 9 heures, à 9 heures un quart, à 9 heures et demie, etc., et sans que l’heure choisie pour une soirée devienne obligatoire pour les jours suivants. Elle sera réglée d’après la succession des émissions phoniques ordinaires, un jour à 9 h. 45, le lendemain à 10 h. 15, le surlendemain à
- Came
- Cliquet Interrupteur
- Armature
- Butée
- Electro-aimant.
- récepteur
- Pendule
- .Bobine
- HORLOGE ELECTRIQUE
- Pile du .[relais
- ëé! Levier oscillant
- Poste récepteurT.S.E
- Relais microphonique'
- FIGURE SCHÉMATIQUE MONTRANT L’ENSEMBLE DU SYSTÈME IMAGINÉ PAR M. I.AVET POUR DA REMISE A R*HEURE DES PENDUDES ÉDECTRIQUES PAR T. S. E.
- médiaire d’une came spéciale calée sur cette aiguille. Un petit levier, entraîné par l’armature de l’électro-aimant, pénètre dans un creux de la came en appuyant sur l’une ou l’autre face des deux saillies. La came tourne ainsi dans un sens ou dans l’autre, entraînant l’aiguille vers l’avance ou vers le retard.
- Le signal peut être émis à n’importe quelle heure
- Ce système permet d’envoyer le signal horaire à une heure quelconque, pendant les émissions radiophoniques de la soirée, à la condition de se terminer toujours à la même minute ou à cette minute augmentée d’un
- 9 h. 30, par exemple, profitant d’une fin d’émission rapprochée de l’heure d’envoi favorable.
- On voit que le système imaginé par M. Lavet (système A. T. O.) est extrêmement pratique ; il suffit de compléter le poste récepteur de T. S. F. par un relais pendulaire et d’ajouter à la pendule les organes actifs nécessaires.
- Nous admettons parfaitement que la remise à l’heure par ce procédé ne soit exacte qu’à une ou deux secondes près ; mais, n’étant pas destiné aux horloges de précision, il donnera pleine satisfaction à tous les sans-filistes. J. Caël.
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- PARIS AURA BIENTOT SON CHAUFFAGE CENTRAL URBAIN
- Par Charles BRACHET
- Le Conseil municipal s'est préoccupé récemment de Vinstallation, à Paris, du chauffage central. urbain, c'est-à-dire de la distribution à domicile de la chaleur et de l'eau chaude, tout comme pour Veau, le gaz et l'électricité. La distribution du chauffage dans les villes n'est cependant pas une nouveauté et elle a été réalisée pour la première fois aux Etats-Unis, à Lockport, en 1877 ; elle fonctionne actuellement dans plus de cinq cents villes de l'Amérique du Nord, ainsi qu'en Allemagne (à Hambourg, Charlottcnbourg, etc.), en Suède et en Norvège. Il est donc curieux de constater que Paris, considéré comme la plus belle capitale du monde, n'ait pas envisagé plus tôt cette réalisation pour donner encore plus de confort à ses immeubles modernisés. Sans nous immiscer en quoi que ce soit dans les discussions soulevées à l'occasion de ce projet, nous avons jugé qu'il serait intéressant de montrer à nos lecteurs comment les progrès de la technique du chauffage permettent ces installations économiques et pratiques, susceptibles d'être rapidement
- adoptées dans les grandes cités.
- En 1877, à Lockport, non loin de Buffalo, un ingénieur, Birdsal ITolly, jusqu’alors spécialisé dans l’hydraulique, cherchait à stabiliser le travail d’une centrale électrique à vapeur.
- La fonction de cette usine était de secourir, aux « heures de pointe », une centrale hydraulique alimentée par le Niagara . Dans un tel cas, les feux activés de l’usine thermique viennent au secours des machines hydrauliques. Mais les grands foyers, dans lesquels brûlent de grandes quantités de charbon, ne changent pas d’allure instantanément et ne se plient qu’avec Tin retard (ou une avance) considérable
- aux variations assez rapides de la demande.
- Holly eut l’idée d’offrir la vapeur de son usine auxiliaire (pendant les heures d’excédent) aux habitants de Lockport qui voudraient l’utiliser pour leurs besoins domestiques (chauffage, cuisine) ou pour leurs industries particulières.
- L’idée de distribuer la vapeur n’avait rien d'original. Elle flottait dans l’air depuis un demi-sièclei. L’originalité de Ilolly fut simplement de réussir : il sut créer de toutes pièces la technique du transport de la vapeur à distance, comme Deprez avait réalisé, dix ans auparavant, celle de l’électricité.
- L’installation qu’il
- Radiateur
- zfËtai
- SCHÉMA DU CHAUFFAGE AUTOMATIQUE, TEL QU’lL EST PRATIQUÉ EN AMÉRIQUE Une pendule « huit jours » est munie d'une aiguille supplémentaire dont la révolution parcourt la période d'une semaine entière. Cette aiguille touche des plots électriques en connexion avec un thermostat. Sur le thermostat, la maîtresse de maison annule les temps de chauffage qui lui semblent superflus (ou les atténue) ; par exemple, les heures de nuit, ou les après-midi, ou les jours entiers d’absence. Le thermostat, ainsi réglé pour la semaine, se charge d’exécuter les ordres reçus, au fur et à mesure de l’écoulement du temps. Il commande, à cet effet, un servo-moteur électrique, qui règle à son tour l’admission de la vapeur au sortir du détendeur de pression.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- Heures
- 9 3 6 9 12 15 18 21 24
- Heures
- COMMENT VA RI K LA TEMPERATURE
- Ces deux graphiques montrent, d'une part (à gauche), la variation quotidienne de la température aux différentes heures des journées d’hiver ; d'autre part (à droite), la variation inverse de la consommation sur un réseau de chauffage urbain, pendant les mêmes temps. On conçoit combien les prévisions des pointes et des creux peuvent être bien établies dans la production de la chaleur et combinées avec celles des centrales électriques (dans le cas d'une conjugaison des deux services).
- établit n’a cessé de se développer : le réseau de Lockport comporte, aujourd’hui, 16 kilomètres de conduites et dessert cinq cents immeubles, ce qui représente la totalité des habitations urbaines situées en bordure des canalisations.
- Il n’est pas une grande ville de l’Amérique du Nord, même quand la neige y est inconnue (Birmingham, Saint-Louis), qui n’ait à sa disposition une ou plusieurs centrales de chauffage installées au cœur de la cité — tel un simple calorifère au sein d’un vaste immeuble — un calorifère produisant, aux heures de pleine charge (telles les deux usines de New York), 1.100 tonnes de vapeur à l’heure, soit 600 millions de calories utilisables (1).
- Le premier projet français de chauffage urbain fut présenté, le 5 juillet dernier seulement, par M. Bouju, préfet de la Seine, au Conseil municipal de Paris. Ce projet vient à son heure, fort de l’expérience américaine et de l’allemande.
- La vente de chaleur sans restrictions aux consommateurs privés n’a véritablement commencé, en Allemagne, à Hambourg, qu’en 1021, bien que des réseaux de distribution existent à Dresde depuis 1900, sous certaines conditions ; à Charlottenbourg, depuis 191.1 ; à Barmen, depuis 1915 ; ii Berlin, depuis 1019. D’ici dix ans, cent villes allemandes seront équipées.
- L’Europe n’est donc pas telle-
- ment en retard sur l’Amérique. D’ailleurs, en France, Nice, Menton, Strasbourg, Lille, Lyon, Grenoble pensent aussi à leur chauffage urbain ou le préparent concurremment avec la capitale.
- La commodité du chauffage urbain, sa portée économique, hygiénique, esthétique
- I-ies avantages inhérents au chauffage urbain sautent aux yeux. Il n’est besoin que de les indiquer.
- Louis XIV, à Versailles, n’avait pas trop de deux cheminées monumentales, se faisant vis-à-vis, pour obtenir une température uniforme dans sa chambre. La centralisation du chauffage par l’air chaud obtient, aujourd’hui, le même résultat sur toute l’étendue de l’immense palais du Louvre. Mais, si le chauffage urbain à vapeur atteint, un jour, le Louvre, on constatera ceci : le musée étant ouvert de 0 heures à 16 heures, il subira d’ouvrir les radiateurs à 6 h. 30, de les fermer à 9 h. 30, de les rouvrir à midi et de les refermer définitivement à 14 heures, pour que le public ait exactement la sensation de bien-être thermique dans lequel certains ironistes font consister la principale utilité sociale des musées. Au total, cinq heures de « chauffage urbain » remplaceront un foyer qui, en attendant, brûle tout l’hiver, chaque jour, huit ou neuf heures à plein feu et le reste du temps à feu couvert. Tout grand magasin, tout établissement de banque peut faire exactement la même prévision d’écono-
- Heures
- Grands Magasins Bâtiments officiels Bâtiments bancaires
- COMMENT ON DOIT CHAUFFER UN IMMEUBLE
- (1) Le réseau de New York comporte 61| kilomètres de conduites desservant 2.000 clients. Le réseau de la ville de Hambourg compte lô kilomètres de conduites.
- Ce, graphique montre quelle méthode doit présider au chauffage d'un grand établissement : un certain décalage doit exister entre les heures du chauffage et celles de Voccupation, avec une interruption précédant légèrement, les heures de maximum de la température naturelle atmosphérique.
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- mie : de 25 à 40 % en réduisant à trois heures la durée de son chauffage-effectif.
- L’explication de ce résultat est immédiate : toute calorie puisée au réseau est une calorie utile, car l’inertie de la mise en marche n’existe pas pour l’installation centrale, où le foyer, en raison du grand nombre des clients et de leur diversité, ne subit que des variations lentes et prévues de régime.
- L’adaptation du radiateur de consommation s’applique exactement aux variations de la température extérieure, c’est-à-dire, aux besoins de l’heure, eux-mêmes très variables.
- Si de l’établissement publie nous passons chez le particulier, celui-ci n’est pas moins intéressé à supprimer le gaspillage. Il n’est plus solidaire de ses colocataires, dont les goûts ou le tempérament ne coïncident pas toujours quant à l’intensité du chauffage. Au moyen d’échangeurs de température extrêmement simples, la consommation de la vapeur lui fournit Veau chaude dans les conditions les plus économiques : la cuisine et la salle de bains sont automatiquement alimentées.
- Mieux encore : grâce à des thermostats dont l’usage est courant partout où le chauffage urbain existe, l’usager particulier peut
- L’ANCÊTRE DES CANALISATIONS DK VALUT! ; LOCKPORT, 1877
- L'isolement thermique de la conduite est obtenu par des douves de bois. L'ensemble est simplement enterré avec un système de drainage. Ces conduites sont, encore aujourd’hui, en service.
- LES CANALISATIONS MODERNES SONT CALO-RIEUGÉES AU MOYEN D’UN BOURRAGE SOIGNÉ FAIT DE LIÈGE, DE SILICE FOSSILE, DE CARTON D’AMIANTE OU DE SCORIES DIVERSES. LE TOUT EST RECOUVERT D’UNE TOILE I)E JUTE
- régler d’avance le débit de chaleur variable au cours de la journée, qui doit maintenir uniforme la température de son appartement. S’il s’absente pour quelques jours, le thermostat coupera la vapeur à l’heure prévue et la rétablira une ou deux heures avant son retour.
- La sécurité du chauffage urbain est absolue : plus de risques d’explosion de la chaudière, remplacée partout par un poste de transformation qui peut même s’installer dans l’appartement le plus modeste.
- Le stockage du combustible n’jncombc plus à l’usager, ce cpii revient à étendre la vente à crédit, bienfait social incontestable, tandis que, de son côté, la compagnie se trouve à même d’utiliser, pour ses chaudières, des combustibles inférieurs interdits aux calorifères privés.
- La compagnie, d’ailleurs, peut « faire feu de tout bois ». Elle s’entendra avec les usines à gaz et les entreprises d’incinération d’ordures afin de recueillir la chaleur perdue de leurs fours ; avec les centrales électriques thermiques, pour récupérer soit leur vapeur inutilisée aux heures de « ereux », soit la vapeur d’échappement de leurs turbines, soit la vapeur soutirée entre deux étages de la turbine, suivant une technique de plus en plus pratiquée et qui augmente le rendement des machines.
- Nous voyons déjà comment ce crescendo
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- LA SCIENCE ET
- LA VIE
- ESSAI D’üNE SECTION DE CONDUITE DE VAPEUR, AU COURS DE T,’INSTALLATION DU RÉSEAU DE CHAUFFAGE DE HAMBOURG
- On~ aperçoit les compensateurs de dilatation (analogues à des capsules barométriques géantes) dont les anneaux de métal souple font tampon entre les deux tronçons rigides du tuyau, quand ceux-ci se dilatent lors de la mise en route. Chaque tronçon de ligne est soumis éi l'épreuve manométrique avant [•'* la mise en service.
- d’avantages, amorcé chez le particulier, atteint le plan de l’économie nationale. Si l’on considère que la France consomme 18 millions de tonnes de houille dans le chauffage domestique (sans compter les 7 millions qu’absorbent ses usines à gaz, dont une partie se superpose au chauffage), c’est le tiers environ de tout notre charbon (65 millions de tonnes) qui se trouve gaspillé dans les fourneaux les plus hétéroclites, dont certains n’atteignent pas un rendement de 10 %. Une généralisation du chauffage urbain (aux Etats-Unis, certaines villes de 5.000 habitants l’utilisent) doit sauvegarder une partie considérable de notre charbon.
- Dans une grande ville, le chauffage urbain résout, enfin, le problème le plus angoissant de l’urbanisme : il entraîne la disparition des fumées responsables du brouillard, de la diffusion de la tuberculose (les statistiques de la Ruhr le démontrent), comme de l’émiettement de nos statues et de nos édifices. Les cheminées domestiques fournissent, en effet, à la ville, les deux tiers des fumées qui la dégradent.
- Il n’est pas jusqu’à la circulation qui n’y trouve son bénéfice par le dégrèvement du va-et-vient des voitures de charbonnier, ainsi que du « retour des cendres » par la voie des poubelles.
- Les canalisations pour le transport de la vapeur
- La difficulté du transport de la vapeur réside surtout dans
- UN DEUXIEME SYSTEME DE COMPENSATION DES DILATATIONS
- Ce système, employé dans le réseau de Barmen, consiste à réunir les deux tronçons de conduite par un triple tube plissé ; c'est le même principe que précédemment, avec cette variante : les grosses nervures, peu nombreuses, sont remplacées, grâce au triplage de la conduite, par une infinité de petites nervures (invisibles sur la figure). L'ensemble donne une surface élastique plus considérable.
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- l’établissement des conduites, délicat et toujours onéreux, exigeant un amortissement linancier considérable. Par contre, les frais d’entretien ne coûtent presque rien : à Hambourg, deux ouvriers seulement sont préposés à l’entretien d’un réseau qui distribue 12 millions de calories par heure.
- La technique des conduites comporte deux problèmes essentiels : le calorifugcage et la compensation des dilatations.
- Les premières conduites de Lockport furent établies en tuyaux d’acier recouvert de douves de bois. Ce système y est encore en usage. Mais, depuis, l’on a inventé et essayé bien d’autres calorifuges : le liège aggloméré, la « diatomite » (poudre de
- coquillages fossiles), le «coton de verre » et le « béton cellulaire ». Ce dernier produit, réalisé par une émulsion de ci-ment légère comme de la pierre ponce et bien isolante, grâce aux bulles d’air ocluses se désagrégerait assez vite. Il n’est pas encore au point. Normalement, une toile de jute, recouverte d’une couche de vernis isolant, entoure le bourrage calorifuge.
- Le tube d’acier est raccordé par soudures autogènes, sauf en des joints spéciaux que l’on réserve pour absorber les dilatations et les contractions dues aux variations de la température avec la charge. Ces variations sont si préjudiciables que certaines compagnies américaines consentent â laisser leurs conduites en charge durant tout l’été, afin
- UN TROISIÈME SYSTÈME DE COMPENSATION UTILISÉ A BARMEN
- La conduite, déformée en figure d'U, peut, grâce à des portions souples insérées dans ses jambages, absorber les dilatations qui viennent la presser.
- GRANDES CANALISATIONS DU RÉSEAU DE HAMBOURG Elles sont installées dans une galerie prise sur les caves d'une suite d'immeubles desservis.
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- I,E DÉTENDEUR STANDARD AMÉRICAIN
- La vapeur est offerte par le réseau à Vimmeuble particulier sous une pression de plusieurs kilogrammes. Voici V appareil, extrêmement simple et peu encombrant, qui, placé dans la cave ou la cage d'escalier, abaisse la pression de la vapeur avant qu'elle aille se condenser dans les radiateurs privés. Il se compose d'un diaphragme circulaire (horizontal sur la figure), qui commande une soupape (située entre les deux joints d'arrivée et de sortie). Un tuyau coudé (by-pass) contourne l'ensemble du système détendeur de manière <i établir, momentanément, une communication directe entre l'amont et l'aval de la conduite. Cette précaution est nécessaire au moment de la mise en marche, afin d'éviter le « coup de bélier » de la vapeur arrivant à 100 mètres à la seconde sur une conduite éventuellement obstruée par un bouchon d'eau condensée dans l'appareil.
- <l’y maintenir la température constante.
- Les conduites sont iïxées de point en point sur des butées, d’où les dilatations se propagent, facilitées par des guides, rouleaux ou patins, vers des dispositifs de compensation. Ces dispositifs sont tantôt des joints télescopés, tantôt des joints à diaphragme souple, dits « variateurs », tantôt des compensateurs « en accordéon » dont la surface ondulée est faite d’un métal souple, tantôt des compensateurs constitués par une simple déformation en U ou en lyre, de quelques mètres du parcours.
- Les croisements, les branchements, les changements de pente, les déviations nécessitent dans la canalisation de vapeur des
- dispositifs spéciaux que ne réclament ni le gaz ni l’électricité.
- Une conduite de retour pour les eaux de condensation vient souvent doubler la conduite de vapeur. Mais c’est un cas d’espèce. On peut économiser la conduite de retour en laissant l’eau condensée s’écouler simplement à l’égout.
- Les canalisations sont à trois degrés : ' 1° les conduites principales, qui atteindront vraisemblablement, à Paris, 1 mètre de diamètre intérieur, toujours disposées dans des galeries où l’ouvriey visiteur peut circuler ; 2° les conduites secondaires, établies en caniveau avec, seulement, des « regards » espacés ; :i° les conduites d'immeuble, qui relient l’abonné, soit aux secondes, soit aux premières.
- A chaque installation d’une tranche de réseau, avant de remblayer les tranchées, l’on procède à un essai analogue à celui qu’on fait subir aux chaudières des machines : la pression de la vapeur, dans les conduites, ne dépassera pas 4 kilogrammes à X5aris, mais certains réseaux la portent jusqu’à 8 kilogrammes. C’est donc une véritable chaudière arborescente qui se trouve couchée dans le sol de la ville.
- Lorsqu’on lâche pour la première fois la
- LE COMPTEUR DE CHALEUR AMÉRICAIN
- La chaleur dépensée est mesurée, ici, par le poids de l’eau condensée. Cette eau (recueillie par la conduite de retour) tombe dans une boîte à deux compartiments. Quand l'un des compartiments est plein, il bascule, déverse l'eau recueillie et c'est le compartiment opposé qui reçoit l'eau de condensation. Rempli, il bascidcra à son tour. Ainsi de suite. Cette oscillation perpétuelle, enregistrée par un simple cadran à déclic, fournit, on le conçoit, le poids rigoureux de l'eau condensée, lequel représente celui de la vapeur utilisée à la pression initiale connue.
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- LE
- CHAUFFAGE U Rlî AI JY
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- vapeur dans le réseau, le fluide progresse à raison de 70 ou 110 mètres par seconde (suivant qu’elle est à 3 ou 4 kilogrammes). S’il rencontre, en certains endroits, le passage obstrué par un bouchon d’eau, le coup de bélier provoque une rupture. Le dégât est considérable. Ceci montre la nécessité d’établir des purges.
- Ajoutez à cela que les galeries contenant les tuyaux doivent être soigneusement drainées et vous saurez quels soins il faut apporter à l’établissement d’un réseau de chauffage urbain.
- Le comptage de la chaleur et l’épuise" ment de la vapeur
- Du réseau jusqu’aux lieux de consommation, le transfert de l’énergie thermique n’olîre pas plus de difficultés que celui du gaz. La vapeur rejoint le réseau particulier de l’immeuble à un détendeur de vapeur ou à un échangeur (bouilleur d’eau chaude alimenté par un serpentin où circule la vapeur, à contre-courant) , s’il s’agit d’une installation à l’eau chaude.
- Mais le problème du comptage a ceci de particulier, qu’il exige l’épuisement complet de la vapeur utilisée et une température constante et basse de l’eau condensée, dont la mesure équivaut à la. mesure même des calories laissées sur la paroi de condensation, cette paroi étant soit le radiateur à vapeur, soit l’échangeur à fabriquer de l’eau chaude.
- Le problème de l’épuisement se résout de trois façons différentes :
- 1° On peut recevoir, dans un économiseur, l’eau résiduaire mélangée à la vapeur sortante non - condensée. L’économiseur est refroidi par de l’air extérieur qu’on envoie dans l’appartement. L’appareil est installé dans le vestibule ou le sous-sol, ce qui permet de véhiculer l’air chaud dans l’escalier les couloirs, etc ;
- 2° En Amérique, on tend beaucoup à
- tourner la question par le système dit « atmosphérique ». La pression de la vapeur est réduite à une très faible valeur, au moyen d’un détendeur régulateur. L’arrivée de la vapeur dans le radiateur se règle à la main, de façon que toute la vapeur admise se trouve condensée à la sortie. L’eau résiduaire n’emporte plus alors que 5 % environ de la chaleur initiale ;
- 3° Une troisième solution de l’épuisement thermique de la vapeur consiste dans l’adjonction d’un régulateur thermostatique à chaque radiateur.
- Ce « thermostat » n’a rien à voir avpc celui dont nous parlons dans la ligure de la page 137, lequel est destiné à se plier aux désirs de l’usager. Le régulateur thermostatique règle l’arrivée de la vapeur dans le radiateur en fonction de la température de Veau de retour. Ainsi, l’eau de condensation doit se maintenir à température constante sous peine de restreindre aussitôt l’arrivée de vapeur — ce qui a pour effet de rétablir immédiatement la condensation recherchée.
- Le projet parisien
- Le projet du réseau de chauffage de Paris est loin d’être arrêté dans ses détails. La compagnie d’études, dont M. le Préfet de la Seine a soumis le projet au Conseil municipal, nous fournit les renseignements d’ensemble que voici :
- Les sources de chaleur seront probablement très diverses. Mais la source initiale est, dès maintenant, fixée : ce sera l’usine du quai de la Râpée, dont les chaudières seront entièrement consacrées à la production de la vapeur que le chauffage urbain distribuera à 4 kilogrammes de pression.
- Cette pression, relativement basse, comporte donc une détente au sortir de l’usine. La capacité de production de l’usine atteint 70 millions de calories par heure. Or, il faut compter, en moyenne, 100.000 calories-heure par immeuble chauffé.
- Ancienne turbine à condensation
- Turbine auxiliaire à contre-pressionj ;
- DèsurchaufTeui
- Eau ^pression
- Condufte vers le sud
- | Soupape de sûreté * Clapet de retenue Détendeur
- iVannedarrêt
- COMMENT UNE CENTRAGE El.ECTllIQUE PEUT SE CONJUGUER AVEC UNE CENTRAEE UE CHAUFFAGE
- L'exemple ci-dessus représente le schéma de la Centrale de ltarmen- Cleferstrasse. La vapeur destinée au chauffage est soutirée entre deux « étages » du rotor desiurbo-alternateurs ; soutirage qui, dans les machines modernes, améliore le rendement de travail. Cependant, ici, dans le lurbo-alternateur de gauche, on a prévu, une turbine auxiliaire (à contre-pression) qui fournit le courant électrique sans épuiser la pression de la vapeur. Celle-ci, à la sortie, va rejoindre dans le distributeur central la vapeur de soutirage provenant de la turbine de droite. La vapeur « détendue » et « désurchauffée » est, de là, livrée au réseau de chauffage.
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- La première tranche du réseau cheminera de l’usine de la Râpée dans la direction de l’Opéra, par le Louvre et la Banque de France. La rue de Rivoli, trop encombrée de conduites souterraines, ne pouvant faire place aux conduites de vapeur, celles-ci (1 mètre de diamètre) seront probablement établies dans des galeries profondes.
- La deuxième tranche du réseau franchira la Seine pour aller s’épanouir dans le Quartier latin.
- La troisième tranche reprendra le cheminement provisoirement arrêté l’Opéra et le conduira jusqu’à la porte de Clicliy où le réseau trouvera une nouvelle source de chaleur : la vapeur de l’usine électrique de la C. P. D. E.
- ( Saint-Ouen), en dehors des heures de pointe — lesquelles se situent principalement entre 16 et 19 heures.
- La quatrième tranche du réseau reportera le chauffage urbain sur la rive gauche et fera sa jonction avec la centrale électrique à vapeur d’Issy-les-Moulineaux.
- Une fois réalisé, ce réseau, auquel pourront contribuer les usines à gaz et des usines à incinération d’ordures ménagères, possédera un « volant » énorme, c’est-à-dire une grande régularité dans le fonctionnement total : production et Consommation.
- Il ne restera plus aux Parisiens qu’à en apprendre l’usage. Ce sera moins facile qu’il ne semble. Voici, comme exemple, le «temps d’éducation » d’une grande banque de Hambourg : la première année, cet établissement paya au réseau le double de ce que lui aurait coûté son ancien chauffage au calorifère privé. Sur réclamation, la Compagnie de
- chauffage fit remarquer au directeur de la banque que ses employés fermaient l’électricité en s’en allant le soir et, de même, le robinet du lavabo après usage, tout comme sa cuisinière éteignait son gaz une fois le dîner préparé. Le directeur comprit cette habile allusion, donna ses ordres en conséquence, et voici le résultat : l’année suivante, la facture de la compagnie de chauffage était six fois moindre que l’année précédente.
- Le chauffage urbain à vapeur est-il la solution définitive ?
- Je suis sûr que plus d’un lecteur a pensé, tout le long de cette étude : « Mais, alors, c’est la faillite de l’électricité ? » Constatons, pour la défense de l’électricité, que son prix n’a cessé de baisser depuis 1895.
- Or, un ingénieur audacieux, M.Lôbre, reprenant un paradoxe célèbre de la thermodynamique exposé, voici bien longtemps,« par lord Kel-yin, affirme — non sans de bonnes raisons scientifiques — que l’on peut tirer d’un kilowatt-heure d’électricité non pas seulement les 860 calories qu’il fournit (par effet Joule) dans nos vulgaires radiateurs à résistance, mais plus de 4.000 calories, si l’on veut bien utiliser certaines machines (compresseurs-détendeurs). Mues par l’électricité, ces machines puiseraient simplement de la chaleur dans l’air froid de la rue, même en décembre, et la dirigeraient sur nos appartements.
- Cette curieuse technique exige, pour son exposé, un article spécial que nous donnerons prochainement.
- Charles Braciiet.
- Usine d'Issy--les-Moulineaux
- LES DIRECTIVES PRINCIPALES DU FUTUR RÉSEAU DE CHAUFFAGE DE PARIS
- Le point de départ sera l'usine électrique, désaffectée, du Métro, située quai de la Râpée : ses chaudières actuelles seront uniquement consacrées à la production de la vapeur de chauffage. Cette vapeur sera dirigée par des conduites, dont le plan n'est pas encore arrêté, vers le quartier de l'Opéra, en desservant les immeubles sur leur passage. Puis on réalisera sa jonction avec deux sources de chaleur puissantes situées au nord de Paris : la centrale électrique de la C. P. D. E., à Saint-Oucn, et, peut-être, les usines à gaz. Muni de ce nouvel afflux de calorique, le réseau trouvera dans l'usine de la Râpée un excédent, que l'on dirigera vers le quartier des Ecoles. Ensuite, une conjugaison nouvelle avec la centrale électrique d'Issy-les-Moulineaux sera établie, qui desservira les quartiers de la rive gauche.
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- DANS UNE SALLE DE SPECTACLE MODERNE LA SCIENCE RÉALISE LE MAXIMUM DE CONFORT, D’ÉLÉGANCE ET DE SOLIDITÉ DANS LA CONSTRUCTION
- Par E.-H. WEISS
- Le béton armé a permis de réaliser les constructions les plus audacieuses, soit dans le domaine des ouvrages d'art des grands travaux publics, soit dans le domaine des immeubles modernes de la cité moderne. L'une de ses manifestations les plus récentes, en Europe, est certainement celle de l'édification d'un cinéma ultra-perfectionné sur l'un des grands boulevards de Paris. En effet, cette salle de spectacle de deux mille places est entièrement construite en béton armé, d'après les derniers progrès de sa. technique appliquée. Dans son sous-sol sont installées les machines les plus récentes pour obtenir le chauffage, la ventilation, l'éclairage et la manœuvre de la plate-forme de l'orchestre, susceptible d'être escamoté. Ainsi, la science a permis d'obtenir toutes les conditions qu'exigent, aujourd'hui, le confort et l'hygiène que seules, jusqu'ici, les salles de spectacle américaines avaient su atteindre. Un simple détail justifie cette affirmation : pendant la durée de chaque représentation, en hiver comme en été, la température de la salle est toujours comprise entre 200 et 21° centigrades. Ajoutons que l'air en est entièrement renouvelé toutes les six minutes, grâce aux appareils les plus perfectionnés, ce qui permet au spectateur de jouir d'une température optimum et d'avoir à sa disposition 50 mètres cubes d'air frais. Ce sont là de véritables merveilles de la mécanique et de la physique, que les ingénieurs ont su mettre en œuvre
- jwur obtenir de tels résultats.
- Lorsqu’en 1868, le théâtre du Vaudeville fut chassé de la Bourse par le percement de la rue du 4-Septembre, il vint s’installer sur les Grands Boulevards, à l’angle de la rue de la Chaussée-d’Antin.
- Depuis quelque temps, sa façade, bien connue des Parisiens, était remplacée par une immense palissade, derrière laquelle la pioche des démolisseurs accomplissait son œuvre. L’ancien théâtre a été complètement démoli pour céder la place à une salle plus moderne, consacrée au cinéma.
- L’emplacement, sensiblement rectangulaire, a 22 mètres de largeur sur 45 mètres de longueur. Le problème à résoudre, en faveur de la nouvelle construction, fut ainsi posé : édifier une salle sans autre point d’appui que les murs mitoyens et construire au-dessus trois étages de bureaux.
- La solution la plus élégante a été trouvée par des ingénieurs français, MM. Canal et Schuhl, qui ont choisi le béton armé pour l’édification d’un bâtiment dans des conditions aussi délicates. Il ne faut pas oublier, en effet, que cet immeuble est établi sur le lit du ruisseau de la Grange-Batelière.
- L’architecture de l'édifice :
- La construction est entièrement faite en béton armé
- Sept maîtresses poutres, de 1 m 60 de haut, longues de 22 mètres, supportent le plancher des fauteuils d’orchestre ; elles prennent appui sur des poteaux adossés aux murs mitoyens. Les poutres des balcons et des étages supérieurs sont supportées par les mêmes poteaux. Les murs mitoyens n’étant pas soumis à des réactions aussi importantes, ont été tapissés d’une simple ossature en béton armé. De plus,des fouilles, profondes de 10 mètres au-dessous du sol, ont exigé la reprise en sous-œuvre des murs existants ; les fondations ont été faites sous l’eau, car, à cet endroit, se trouve l’ancien lit du ruisseau de la Grande-Batelière qu’on ne pouvait épuiser.
- Les semelles de ces fondations ont été établies avec des sacs remplis d’un mélange à sec de ciment, de sable et de gravillon. Ces sacs furent placés à la main dans les puits, rangés comme des blocs de pierre et ensuite damés fortement. Après avoir fait prise sous l’eau,
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- VUE EN COUPE DE LA NOUVELLE SALLE DE SPECTACLE PARISIENNE, MONTRANT LA CIRCULATION DE L'AIR, QUI, CAPTE SOUS LES FAUTEUILS,
- EST RENVOYÉ DANS LA SALLE. A UNE TEMPÉRATURE CONSTANTE, PAR LA PARTIE SUPÉRIEURE
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- ils ont constitué des monolithes d’une dureté remarquable. Ces monolithes ont servi de points d’appui aux poteaux en maçonnerie ; puis, entre ees poteaux,une ossature en béton armé a doublé le mur mitoyen. Ceci terminé, on a pu fouiller le sous-sol sur toute la surface comprise entre les mu rs et à la profondeur utile.
- Les travaux en béton armé les plus délicats furent ceux de la grande salle de spectacle.
- Pour constituer les poutres maîtresses du plancher de l’orchestre, des balcons, de la toiture-terrasse, les ingénieurs pouvaient choisir entre le type à treillis, avec diagonales et le type simplifié à montants verticaux encastrés dans les membrures. La poutre en treillis demande, dans les calculs, une articulation à chaque assemblage ; déjà dif fîcile à réaliser avec les poutres métalliques, l’articulation n’existe plus dans un élément en béton armé, moulé d’une seule pièce, ce qui ne correspond pas au calcul. C’est, pourquoi les constructeurs ont préféré avec raison l’emploi des poutres du type Viércndel, car, avec des armatures convenables, l’encastrement des montants verticaux dans les membrures est certain et cette poutre a une exécution rigoureusement conforme aux calculs.
- La fondation des poteaux adossés aux murs mitoyens et supportant les poutres maîtresses a été très difficile à exécuter, car les semelles, forcément dissymétriques, ne pouvaient s’étendre sous les murs mitoyens. La solution adoptée fut l’entretoisement des piliers sur toute la hauteur des sous-sols par
- un voile ou mur en béton armé, de 0 m 40 d’épaisseur, formant poutre de raidissement à sa partie inférieure ; ce voile est terminé, à sa base, par un patin en encorbellement destiné à répartir les charges sur une plus grande surface. Les poutres maîtresses, évidéespour diminuer le poids mort, reposent sur les piliers et ménagent, sous le plancher de la salle, une immense chambre de
- détente d’air chaud, de 1 m60 de haut, sur toute la surface de la construction.
- Le balcon d’entresol, qui surplombe la salle et qu’on appelle mezzanine, repose sur deux poutres maîtresses jumelles dispo-séestransversa-lement, sur les-quclles sont lancées les poutrelles dont le pojte-à-faux s’étend jusqu’à 4m 50. Ces poutrelles, en ci-m e n t armé comme les poutres maîtresses, sont équilibrées par leur culasse arrière et montées à rotule, et les galeries latérales, également en porte-à-faux, sont stabilisées par le contre-mur en ciment adossé au mur mitoyen. Grâce à des armatures appropriées, ce contre-mur agit comme contrepoids de ces galeries. De même, le grand balcon, dont les poutrelles d’encorbellement atteignent jusqu’à 6 mètres, repose sur deux poutres maîtresses. Deux travées en arrière servent à son équilibrage et la stabilité des galeries latérales est assurée par des consoles ancrées dans les piliers adossés au mur mitoyen.
- La toiture-terrasse de la salle est soutenue, par sept poutres maîtresses. Elle supporte une cabine de projection suspendue et une chambre d’orgues. Sa surface supérieure forme
- PHOTOGRAPHIE 1)K LA CIIAMBRK DANS LAQUELLE EST PRODUIT IÆ BROUILLARD D’EAU DESTINÉ A DONNER A L’Ain LE DEGRÉ D’HUMIDITÉ VOULU En avant se trouve la pompe qui assure la circulation de Veau. Celle-ci est projetée par un grand nombre de fines ouvertures ménagées sur des tubes verticaux, de sorte que la chambre est pleine d'un brouillard intense. En réglant la température de Veau par rapport à celle de l'air, on peid, soit augmenter, soit diminuer le degré d'humidité de cet air.
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- cour centrale, autour de laquelle sont répartis trois étages de bureaux en béton armé, dont la construction ne présente aucune particularité.
- A 12 mètres au-dessous du sol est installée la chaufferie, qui occupe une surface de 200 mètres carrés. L’étanchéité contre les entrées d’eau est assurée par un radier en béton de ciment, supportant un revêtement étanche à base d’asphalte, lui-même recouvert de béton armé. Un même travail a été exécuté contre les parois verticales du mur mitoyen, réalisant ainsi un cuvelage général des murs latéraux établis grâce à des pompes électriques d’épuisement placées dans deux puits de service.
- Au cours de tous ces travaux, de nombreuses diiïicultés ont été surmontées. C’est ainsi que, pour le coffrage des balcons en encorbellement, dont la surface à couvrir n’est pas dans un même plan, elle se rapproche sensiblement d’un tronc de cône dont les génératrices convergent vers le milieu de la scène. Pour placer les fauteuils dans leur position normale sur cette surface gauche, il a fallu exécuter les coffrages de la partie supérieure des poutres et des poutrelles du balcon d’après un gabarit déterminé par la section de la surface gauche envisagée.
- D’autre part, l’approvisionnement en longues barres d’acier destinées à la confection des maîtresses poutres ne put être réalisée que pendant la nuit, pour éviter de gêner la circulation aux abords du chantier.
- Chaque poutre maîtresse a été coulée sans interruption, jour et nuit. Les ouvriers étaient placés à un mètre de distance l’un de l’autre, sur une passerelle de service, d’un côté de la poutre ; le béton nécessaire était amené .par une deuxième passerelle faisant face à la première et le chef d’équipe surveillait le travail de pilonnage.
- Les essais ont été effectués le 10 novembre avec une surcharge de quatre cents figurants, pour déterminer les effets de surcharge statique et les flexions dues au déplacement brusque d’une foule. On utilisa des niveaux verticaux avec vernier au dixième. Pour le grand balcon, avec les figurants concentrés sur la demi-portée centrale, à raison de deux par place, la flèche n’a été que de huit dixièmes de millimètre. Les figurants ont ensuite piétiné tous à la fois sur place, puis ils ont abandonné l’emplacement occupé en sautant par-dessus les fauteuils et en se bousculant ; la flèche n’a jamais atteint un millimètre et, le balcon évacué, l’appareil est revenu à 0. Les mêmes expériences ont eu lieu sur le mezzanine et sur le plancher d’orchestre ; partout, aucune flèche perma-
- nente n’a été constatée et la flèche momentanée n’a atteint qu’un vingt millième de la portée. Ce sont là des remarquables résultats qui font honneur aux ingénieurs français.
- Une maçonnerie extérieure recouvre le béton
- Le béton armé constituant l’ossature du théâtre, il a fallu ensuite l’habiller extérieurement par de la maçonnerie qui a été confiée à M. A. Rontaix, de la rue Labat. La façade, bien que peu développée, a demandé 300 mètres cubes de pierre de choix, différente suivant les étages. Depuis le dessus de la marquise jusqu’au couronnement des grands lanternaux, on s’est servi de la roche dure de Chauvigny, mais le soubassement, les grandes colonnes, les vases et les balustrades sont en roche d’Anstrude ; les mains courantes des balustrades sont en pierre dure finement égrisée de Corgoloin ; le rez-de-chaussée est en Lunel, clair, poli, posé en revêtement par grandes dalles. Ajoutons que l’exécution, de ces travaux était très difficile en raison de la présence d’une palissade protectrice extérieure, montée sur toute la hauteur de la construction et à peu de distance de l’alignement afin de ne pas gêner la circulation.
- Les colonnes dô façade, qui supportent l’entablement, ont 7 m 20 de haut, en quatre assises ; leur diamètre est de 0 m 70. La corniche, de 0 m 80 de hauteur, est faite d’un seul bloc de 1 m 40 d’épaisseur ; tous les modillons (1), les denticules (2) sont travaillés en pleine masse. Au premier étage, des cariatides ont exigé l’emploi de blocs pesant plus de 3 tonnes, afin de supprimer tous joints verticaux dans les parties sculptées ; elles sont en trois assises superposées. Quant aux vases placés sur les pilastres de la balustrade du dernier attique (3), ils sont d’un seul morceau, tournés dans la masse et creusés. Leur diamètre atteint 1 m 10. Les travaux de couverture présentent également d’intéressantes particularités : la scène, par exemple, couverte en zinc, est éclairée par un lanterneau mobile, monté sur rails, pour permettre aux pompiers, en cas d’incendie, de localiser le sinistre en ouvrant, à l’endroit voulu, le lanterneau qui forme cheminée d’appel. Le sol de la cour intérieure, qui constitue la toiture de la salle, est absolument étanche, ainsi que les terrassons formant chemin de ronde. Le dôme, énorme chapeau orné et protégé en cuivre, s’inspirant du baptistère de Pise, a été couvert
- (1) Petite console.
- (2) Corniche en forme de dents.
- (3) Petit étage sous le toit.
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- avec une rapidité extraordinaire. Des feuilles à dilatation en cuivre entre tasseaux, surmontées de couvre-joints formant serrage, en assurent l’étanchéité. Le campanile est presque le seul ornement de cette partie du bâtiment ; il s’agrémente de colonnes à chapiteau corinthien, surmontées d’une corniche circulaire dans le même style. Chaque feuille du dôme a dû être écrouie à l’atelier suivant la courbure.
- De très importantes canalisations assurent l’évacuation des eaux et la protection contre l’incendie
- Les eaux sont rejetées vers l’intérieur par des chenaux et des ourlets en cuivre, afin d’éviter l’attaque de la pierre par l’eau et le vert-de-gris. Ces travaux ont été exécutés par les Établissements J. Zell, ainsi que ceux de plomberie, très importants, non seulement en raison du grand nombre des groupes sanitaires disposés un peu partout, mais aussi pour assurer une protection extrêmement efficace contre l’incendie.
- L’installation comporte une tuyauterie de grand secours, en fonte à joints coulés de 200 millimètres, qui alimente le rideau d’eau destiné à refroidir le rideau de fer, et, au-dessus de la scène, la nourrice du gril. Cette dernière, par sept pommes de douche, permet d’inonder la scène complètement en quelques minutes. La commande du rideau d’eau et de la nourrice du gril se fait de deux endroits différents. La tuyauterie de secours ordinaire, en fonte de 100 millimètres, alimente divers postes et dessert des pommes de douche destinées à inonder les appareils de protection en cas d’accident.
- Les installations sanitaires présentent cette particularité que la vidange et l’alimentation s’effectuent extérieurement, afin de faciliter les réparations et l’entretien. Pour remédier au manque d’eau accidentel, les groupes et les postes de lavage sont alimentés par un réservoir compensateur placé sur la toiture des bureaux.
- L'installation électrique
- Tout ce qui concerne l’installation électrique a été réalisé par la Maison Mildé, qui s’est servie de tubes d’acier émaillés avec fils et câbles à isolement renforcé. Il a fallu 00 kilométrés de tubes et 150 kilomètres de conducteurs.
- La sous-station à 12.000 volts comporte deux groupes transformateurs de 1.000 kilowatts, qui sont alimentés par deux feeders distincts et donnent du 220 volts diphasé pour la force et du 110 pour l’éclairage.
- Le 220 volts diphasé alimente'les moteurs
- de service continu (chauffage, pompes, ascenseurs) ; les autres moteurs, au nombre de seize (ventilateurs, compresseurs monte-orchestre, monte-rideau, orgues, etc.), marchent avec du 440 volts continus, nécessitant deux groupes convertisseurs.
- L’éclairage comprend 15.000 lampes, fractionnées par des tableaux divisionnaires d’étages ; 500 lampes sont alimentées par une batterie d’accumulateurs pour éclairer les sorties en cas de panne du secteur.
- Le jeu d’orgue à 100 leviers commande la scène et, la salle et permet de réaliser quatre couleurs, sauf dans le foyer où il n’y en a que deux. Deux étages de résistances permettent de passer, sur chaque couleur, du plein feu à l’extinction totale et d’obtenir ainsi des gammes de coloration très variées.
- Enfin, une signalisation lumineuse transmet sur la scène, dans la salle de machines et de projection, les ordres du metteur en scène. L’heure est donnée par pendules électriques ; un standard automatique réunit les services généraux et met à la disposition du public des cabines téléphoniques.
- Le chauffage et la ventilation assurent 50 mètres cubes d'air frais par heure à chaque spectateur
- Il nous faudrait également parler du plancher d’orchestre, mobile à la manière d’un monte-charge, mais la place est limitée, et nous terminerons par l’étude du système de chauffage et de ventilation, exécuté d’après les procédés de l’ingénieur Carrier.
- Le nouveau théâtre n’en a pas la primeur, d’ailleurs, ce système, en dehors de cinquante théâtres américains, trop loin de nous, étant déjà en service au cinéma de la Madeleine, que les Parisiens connaissent bien.
- Le principe est de contrôler la température de la salle et de conditionner l’air qu’on force à y pénétrer, lorsqu’il a atteint la température voulue et surtout le degré d’humidité nécessaire au maximum de confort pour le spectateur.
- On a coutume, dans ces sortes d’installations, de tenir compte de la température de l’air, tandis que le corps humain éprouve la même sensation à des températures et à des degrés très différents, à cause de l’évaporation. Ainsi, à 35° avec 10 % d’humidité, l’impression de chaleur n’est pas plus grande qu’à 23°8, à un degré de saturation de 100 %. La vitesse de l’air intervient aussi pour provoquer une évaporation excessive et donner l’impression de froid.
- Dans un théâtre, le problème scientifique de la ventilation et du chauffage consiste
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- donc, surtout, à donner à l’air l’humidité voulue. On y parvient en faisant passer l’air aspiré du dehors et celui qu’on reprend en partie dans la salle dans un laveur comportant des rampes pulvérisatrices d’eau, qui non seulement fixent à saturation complète l’air qui passe, mais le portent aussi à la même température que l’eau pulvérisée.
- Dans le laveur, l’air change de direction plusieurs fois, grâce à des éliminateurs, dont la surface est aspergée d’eau ; cela permet de débarrasser l’air repris dans la salle de l’acide carbonique qu’il contient, des poussières, des impuretés diverses.
- En hiver, l’air extérieur étant froid, l’eau sera chauffée par un réchauffeur à vapeur ; en été, au contraire, elle sera refroidie par un frigorifère. Dans tous les cas, elle sera à 100 % d’humidité, car si l’air extérieur ou repris dans la salle contient un excès d’eau à l’entrée dans le laveur, il y aura condensation, comme pour la buée qui se dépose, en été, sur une paroi froide.
- L’air quittant le laveur passe ensuite à travers un réchauffeur alimenté par la vapeur ; il reçoit ainsi la quantité de calories nécessaires pour compenser les déperditions du local. Un ou plusieurs thermostats, disposés dans le local, viennent agir, par l’intermédiaire de l’air comprimé comme servomoteur, sur la vanne d’admission de vapeur au réchauffeur d’air ; la température, dans le local, est ainsi maintenue automatiquement constante et ne varie que de 20° à 20° 8/4 durant toute une séance. En d’autres termes, au fur et à mesure que la salle se remplit, l’admission de vapeur au réchauffeur d’air se trouve diminuée automatiquement.
- L’air conditionné pénètre dans la salle par la partie supérieure, l’évacuation ayant lieu partiellement par les portes et autres issues. Une reprise s’effectue par le parterre de l’orchestre, celui du mezzanine et celui du balcon ; le reste de l’air introduit dans
- le local est évacué par les châssis s’ouvrant au-dessus de la scène.
- Grâce à ce système de distribution d’air, on ne peut éprouver aucune sensation de courant d’air gênant pour les occupants. Pendant la saison d’été, l’air descend en nappes horizontales et. se trouve déjà partiellement réchauffé par les lampes d’éclairage du théâtre et par les quelques courants ascendants d’air chaud. L’air conditionné atteint donc, en premier lieu, la zone de respiration dans les conditions idéales de pureté, de température et d’humidité.
- Autrefois, l’air rafraîchi arrivait par des ouvertures pratiquées sous les sièges, ce qui provoquait un effet désagréable de courant d’air ; de plus, l’air extérieur pouvait entrer par les portes et autres ouvertures. Ces effets ne peuvent se produire avec le système de surpression statique, le surplus d’air de la salle s’évacuant par les ouvertures et surtout par la baie de ventilation naturelle que constitue la partie supérieure de la scène. Dans le plafond, un certain nombre d’ouvertures, commandées à la main de l’intérieur, peuvent être ouvertes en cas d’incendie ; un relais automatique arrête la ventilation quand le rideau de fer est baissé ; elle se remet automatiquement en marche, le rideau levé.
- En résumé, le moyen logique d’admettre, dans un théâtre, un volume relativement élevé d’air frais, consiste à introduire ce dernier par la partie supérieure, à travers le plafond. Plus lourd que l’air chaud, l’air froid descend lentement et arrive à intéresser tout le local desservi. L’évacuation par la partie inférieure supprime tout courant gênant.
- Le problème du chauffage proprement dit, dans un théâtre, n’est, d’ailleurs, envisagé qu’avant l’arrivée des spectateurs. Une fois la salle remplie, l’expérience prouve qu’il n’y a plus besoin de dépenser un gramme de vapeur dès que la température extérieure atteint 8°. E.-IL Weiss.
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- LA MÉCANIQUE AU SERVICE DE LA COMPTABILITÉ MODERNE
- Par Jacques MAUREL
- Si pour une petite industrie, un commerce peu important, le journal (livre des opérations au jour le jour), le grand livre (ventilation des opérations suivant des comptes choisis), le livre d'inventaires permettent d’établir un bilan exact dans des conditions de temps et d’exactitude acceptables, il n’en est plus de même dès que les opérations se multiplient et se rapportent à un nombre considérable d’articles. Comment un fabricant pourra-t-il, en effet, se rendre compte du travail fourni par un ouvrier pendant une période déterminée (qui est, d’ailleurs arbitraire), ou bien, s’il a plusieurs usines, comment saura-t-il le montant des frais occasionnés dans ses différentes usines pour une opération particulière ?
- Quel monceau de papiers ne fau-dra-t-il pas collationner pour obtenir un résultat qui risque d’être faux ?
- Seul le système des caries lui permettra de résoudre heureusement le problème en substituant la mécanique au comptable. Point n’est besoin, d’ailleurs, de savoir lire une carte, des machines se chargent de ce travail qui serait fastidieux.
- Prenons un exemple : auparavant nous devons remarquer que tout ce qui n’est ni
- quantité, ni valeur, doit être codifié. Ainsi, un ouvrier sera désigné par son numéro matricule, une machine quelconque, par son numéro d’ordre, une opération, par un
- numéro conventionnel, etc...
- Voici donc un bon de travail, ne comportant que des chiffres, qui arrive au service des cartes. La personne chargée de ce service prend une carte « main-d’œuvre » et la présente à la machine perforatrice. Dans chaque ensemble de colonnes représentant une zone (par exemple, la zone « ouvrier « comporte , quatre colonnes si le nombre d’ouvriers dépasse mille), la machine, dont le clavier (de 0 à 9) est actionné à la main, perfore des trous correspondant aux chiffres du bon. dans T exemple choisi, on voit que l’ouvrier 34, qui est tourneur (profession 23), a mis 10 h. 50 pour usiner la pièce 19.750 et qu’il a gagné 47 fr. 50. Cette carte est ensuite vérifiée par une machine spéciale.
- Toutefois, cela n’est rien et le bon de travail lui-même porte ces indications beau-
- LA .MU LT I - P E RF O 11 AT III CK ÉLECTRIQUE Il arrive souvent que les cartes doivent être établies en plusieurs exemplaires, soit en entier, soit partiellement, si les mêmes colonnes se répètent. Cette machine permet de répéter 500 cartes à l'heure.
- PERFORATRICE ÉLECTRIQUE A CLAVIER
- Les cartes, présentées à cette niachine, sont perforées suivant les indications de la pièce comptable. Ces perforations sont à la base de tout le système de comptabilité par cartes.
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- Date _ _.
- Commande ...
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- Atelier
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- N" Matricule_____________
- Profession.. J. . HôtÛU^i^L (ZI)
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- Le Chef d Alcltci
- Bon,- dê Travail
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- Nom de rOuvrîci* Application
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- ^ Pntnmrtnrn Va Juf /T \
- Commencé
- FinI A^Aÿfyo,,...
- 10%
- APPLICATION DK LA COMPTABILITÉ PAR CARTES A UN EXEMPLE PARTICULIER : LA MAIN-D’ŒUVRE Tout d'abord remarquons que les cartes comportent quarante-cinq colonnes, que l'on peut grouper à volonté en « zones » suivant le but recherché. Ainsi, ici, les ouvriers de l'usine considérée n'étant pas 10.000, il a suffi de. quatre colonnes pouf pouvoir inscrire n'importe quel ouvrier représenté par son matricule. Dans ce si/slème, toute opération est également représentée par un nombre. La profession de tourneur porte, ici, le n° 23. Le bon de travail arrivant de l'atelier passe aux employés chargés de perforer les cartes. Les points noirs dc la carte ci-dessus indiquent ces perforations. On lit très bien le numéro de la pièce 019750. D'ailleurs, on n'a jamais besoin de lire une carte, car tout se fait à la machine. D'exemple çi-dessus représente une ventilation dc paie par commande., c'est-à-dire que toutes les cartes portant le meme numéro dc commande ont été rassemblées (grâce à la trieuse électrique), puis portées sur la tabulatrice imprimante
- qui fait connaître le montant de la commande.
- coup plus clairement. Mais supposons qu’à un moment donné, l’industriel veuille savoir ee que cet ouvrier a fait depuis trois semaines, par exemple, ou bien comparer le temps mis par différents ouvriers pour une même opération. Le travail se complique infiniment si l’on veut collationner les bons. Ici, la machine se montre indispensable.
- Pour résoudre ce problème, on prend les cartes main-d’œuvre des trois semaines considérées et on les présente à la trieuse électrique. Immédiatement (à raison de 100 à la minute) les cartes sont triées dans
- l’ordre croissant des matricules des ouvriers. Si on ne veut que l’ouvrier 34, toutes les autres cartes tombent dans le casier « rebut ». Les caftes de l’ouvrier 34 sont portées ensuite à la tabulatrice, qui imprimera les heures passées aux différents travaux par l’ouvrier 34, le montant des salaires, etc... et en fera le total.
- Veut-on résoudre le deuxième problème? La trieuse, convenablement réglée, choisira, dans le stock des cartes, toutes celles qui ont trait à la pièce 19.750, puis les classera suivant les matricules croissants des ouvriers
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- LA MÉCANIQUE ET LA COMPTABILITÉ MODERNE 153
- LA TABULATRICE ÉLECTRIQUE IMPRIMANTE
- C'est la machine comptable par excellence qui, d'après les caries qui lui sont présentées, imprime rapidement les résultats complets des opérations.
- et la tabulatrice imprimera tous les résultats.
- Les deux exemples choisis nous font entrevoir déjà les possibilités infinies d’une telle méthode de comptabilité.
- Voyons comment une société française, la Société Fichet, qui a son siège social et une usine à Paris, trois usines en province, a utilisé ce procédé. Cette société possède : une trieuse, une tabulatrice imprimante à quarante-cinq colonnes et cinq secteurs. Tout le travail se fait à Paris, seules la perforation et la vérification, qui n’exigent que de petites machines simples, se font sur place.
- Pour que le personnel puisse se familiariser avec cette méthode des cartes, son application a été faite progressivement.
- La première a porté sur la comptabilité « Matières » (entrées et sorties), d’abord pour une usine. Les cartes « Entrées » et « Sorties » ont été tracées aussi semblables que possible pour faciliter la perforation et permettre d’établir des états similaires imprimés par la tabulatrice et qui deviennent pièces comptables. La facilité du travail de ventilation, comme nous
- l’avons vu, a permis d’identifier les cartes relatives à des mouvements d’usine à usine par une perforation spéciale. (Les trieuses agissent d’après les perforations).
- Au moment du lancement d’une commande, le service de mise en fabrication établit l’état des pièces à délivrer aux ateliers ; on perfore les cartes correspondantes à cet état et, en fin de mois, un passage à la tabulatrice permet de connaître instantanément, par nature, le nombre des pièces en stock qui ont été consommées dans le mois ou qui sont réservées pour des travaux en cours ; on est donc fixé sur les besoins du stock.
- Après la « Matière »,ona abordé la « Main-d’œuvre » et, deux mois après, la carte « Main-d’œuvre n° 4 » permettait d’établir dix états différents.
- En moins de dix mois, le système a été adapté à la comptabilité et le travail est fait mécaniquement.
- Ainsi donc, grâce à des machines dont la puissance de travail est quasi illimitée, une entreprise, aussi importante soit-elle, peut être suivie au jour le jour dans ses moindres détails. Non seulement toute erreur de comptabilité disparaît automatiquement, mais un défaut d’organisation peut être rapidement décelé.
- Jacques Maurel.
- TRIEUSE ÉLECTRIQUE POUR LE CLASSEMENT DES CARTES
- Cette machine permet de classer automatiquement et à volonté les cartes suivant une indication quelconque : numéro d’ouvriers, numéro de commande, numéro de pièce, etc., etc...
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- NOUVELLE LAMPE ELECTRIQUE POUR PHARES D’AUTOMOBILES
- Quelle que soit la qualité d’un phare d’automobile, son rendement ne peut être parfait que si le filament de la lampe à incandescence qu’il c'omporte est exactement placé au foyer du réflecteur de l’appareil. Problème très difficile à résoudre par suite4 de la précision qu’il exige des fabricants de lampes.
- Pour obtenir ce résultat, il faut évidemment que l’ampoule soit fabriquée de telle sorte que le lilament se trouve toujours à la même distance du plan de portée des ergots du culot de la lampe.
- La distance entre le centre géométrique du filament à ce plan a, d’ailleurs, été fixée, par la Chambre syndicale des Fabricants d’accessoires d’automobiles, à 2(5,2 millimètres, avec une tolérance de 2 millimètres en plus ou en moins
- (fig. 1 et 2). Cette distance étant respectée, le filament doit être rigoureusement centré en direction, c’est-à-dire que l’axe de symétrie du filament et des entrées de courant doit être confondu avec l’axe du culot.
- S’il n’en était pas ainsi(fig.3),onpour-rait évidemment remédier à ce défaut par le réglage du phare lui-même, mais il faut, pour cela, des écrans que l’on n’a pas toujours à sa disposition, et, en outre, ce réglage devrait être fait à chaque changement de lampe. Il est évidemment beaucoup plus simple de posséder iin phare défi nitivement réglé et de le munir de lampes toujours semblables à elles-mêmes.
- Cependant, le problème ne serait pas encore résolu, car un phénomène assez gênant va se manifester. Si l’on considère
- X’ X’
- Elu. 1 ET 2.-LAMl'E ORDINAIRE D’AUTOMOBILE
- Ou voit le filament de face et de profil et la hauteur rendue obligatoire, à 2 millimètres près, par la Chambre syndicale des Fabricants d'accessoires d'automobiles.
- T
- ]_________
- l-TG. 3, 4 ET 5.-LAMPE A FILAMENT DÉCENTRÉ, LAMPE A FILAMENT CENTRÉ, NOUVELLE
- LAMPE MAZDA-CENTRA
- La première lampe est évidemment inutilisable, car, en admettant que le projecteur puisse être réglé sur le filament, il faudrait changer le réglage à charpie changement de lampe. La deuxième lampe est encore défectueuse, car l'image a’b’ du filament ab, formée par réflexion sur le verre ABC, ne coïncide pas avec le filament, et une partie du flux lumineux est perdue. Grâce éi sa forme sphéro-conique et à son filament exactement centré, la troisième lampe est parfaite, l'image a’b’ se superposant au filament. R est un repère permettant de placer la lampe dans la bonne position (filament parallèle à la route).
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- LAMPE POUR PHARES D'AUTOMOBILES
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- trouve
- une lampe dont le filament est parfaitement centré (fig. 4) et sphérique, les rayons lumineux émis par le filament ab donnent, par réflexion sur la demi-sphère ABC, une image a’ b’ qui ne coïncide pas avec le filament. Cette image lumineuse constitue une deuxième source de lumière qui ne plus au foyer du projecteur et qui crée, par suite, une déformation dans le faisceau émis par le phare. Cette non-superposition de l’image au filament provient du fait que la distance de 26,2 millimètres, dont nous avons parlé, doit être
- FIG. 6. - SCHÉMA DE
- l’appareil permettant LA VÉRIFICATION DU CENTRAGE DU FILAMENT DANS LES DEUX PLANS
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- Â
- " !
- FIG. 7.
- MACHINE UTILISEE POUR LA LAMPES MAZDA-CENTRA
- FABRICATION DES
- toujours res pectée.
- C’est pour réaliser la superposition de l’image a’ b’ et du filament a b qu’a été créée la lampe Mazda-Centra représentée figure 5. Sa forme a permis de placer le filament au centre de la demi-sphère ABC, de sorte que l’image se fait également au centre.
- Il faut, en outre, pour que la plupart des projecteurs fonctionnent normalement, que le plan du filament soit parallèle à la route. Pour faciliter sa mise en place, le culot de cette lampe porte un repère R situé en face de l’ergot qu’il faut' mettre vers le haut. Donc, plus de tâtonnements possibles.
- Naturellement, cette lampe est constituée par une ampoule sans pointe, afin de pouvoir être utilisée dans les projecteurs dont la douille est située en avant du phare (lampe vers l’arrière).
- La figure 6 montre comment, grâce à deux systèmes optiques, on vérifie le centrage du filament à la fois de face et de profil.
- La photographie ci-contre inonti’e une des machines utilisées pour la fabrication de ces nouvelles lampes.
- Ainsi, grâce à la précision d’une construction scientifiquement étudiée et à un contrôle rigoureux, le réglage du filament de cette lampe peut être fait à un dixième de millimètre près, alors que la tolérance est de 2 mill imètres. R. Grandjean.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LA GIGANTESQUE PORTE DE FERMETURE DU BASSIN DE RADOUB DE LIVERPOOL Nous avons parlé, dans notre, dernier numéro, de la nouvelle forme de radoub du Havre. Ces b assit) § peuvent être séparés de la mer, soit au moyen d’un bateau-porte qui vient se placer à Vouverturc de la forme, soit grâce à des portes gigantesques. La photographie ci-dessus montre une des portes de 500.000 kilogrammes du bassin de Liverpool qui est commandée par des câbles.
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- L’AUTOMOBILE ET LA VIE MODERNE
- Par A. CAPUTO
- Les tendances de la construction automobile en 1928. — La valeur d’une suspension. — La nouvelle Ford. — Un moyen de remédier à . l’usure des cylindres. — Un cric pneumatique.
- Un peu de statistique
- Poun comparer avec fruit les statistiques d’une fabrication quelconque, il serait indispensable de mentionner non seulement les divers types de cette fabrication, mais encore l’importance de chacun d’eux. Il se peut, en effet, que, pour certains types, le nombre des fabricants soit restreint, mais que leurs productions se trouvent, par contre, très élevées. Nous faisons cette réserve afin que les graphiques que nous repro-duisons touchant le marché de l’automobile en France, soient interprétés de façon aussi exacte que possible.
- Sur 288 châssis différents (1), tant français qu’étrangers, au dernier Salon dé Paris,
- 211 sont de provenance française et 77, de provenance étrangère.
- Pour les châssis français, 133 sont équipés d’un moteur à 4 cylindres ; 59, d’un moteur à 6 cylindres ; 16, d’un moteur à 8 cylindres ; 2, d’un moteur à 2 cylindres et un seul châssis,
- (1) Rappelons qu’on désigne sous le terme « chilssis » l’ensemble des organes mécaniques de l’automobile.
- d’un moteur à 3 cylindres disposés en étoile.
- Pour les châssis de construction étrangère', 17 sont équipés d’un moteur à 4 cylindres ; 48, d’un moteur à 6 cylindres et 12, d’un moteur à 8 cylindres.
- On remarque, tout d’abord, la proportion imposante de châssis équipés d’un moteur à 4 cylindres dans la fabrication française.’ L’impression serait encore plus nettementj accusée si l’on faisait état des productions, quelques fabricants sortant plus de 30.00(1
- exem plaires d’un même type en une année. C’est que la catégorie de véhicules la plus populaire et la plus répandue en France est celle des 6 à 10 ch, voitures de service dont le prix est inférieur à 30.000 francs et les dépenses d’entretien sont raisonnables. La proportion des' châssis à 4 cylindres de production étrangère, introduits en France, paraît faible, pré-‘ cisément parce que les importateurs rencon-' trent une très’ sérieuse con-.j currence de la1 part de nos constructeurs.
- Le 6 cylindres a pris, ces deux dernières années, une importance} particulière. On‘ peut penser que
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- FIG. 1.
- GRAPHIQUES COMPARATIFS MONTRANT LES
- PROPORTIONS DE MOTEURS A 4, 6 ET 8 CYLINDRES ; DES ALLUMAGES SOIT PAR MAGNÉTO, SOIT PAR BATTERIE, SOIT DOUBLE (PAR MAGNÉTO OU PAR BATTERIE A VOLONTÉ)
- DES 288 CHASSIS DE construction française ou
- ÉTRANGÈRE QUI SONT OFFERTS SUR NOTRE MARCHÉ
- 1, ^importions des nombres de moteurs à 2, 3, 4, 6 et 8 cylindres sur les châssis de construction française ; 2, proportions des nombres de moteurs à 4,6 et 8 cylindres sur les châssis importés de l'étranger ; 3, proportions des nombres des allumages par magnéto, batterie ou double sur les châssis de construction rançaise ; 4, proportion des nombres des allumages par magnéto ou par batterie sur les châssis importés de l'étranger.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- le 6 cylindres deviendra d’emploi général sur les voitures de puissances moyennes, c’est-à-dire de 11 à 15 ch.
- Dans la construction étrangère, où figurent en grand nombre les firmes américaines, la généralisation du 6 cylindres est déjà très nettement apparente.
- Pour la voiture de luxe, 6 et 8 cylindres se partagent les suffrages. Néanmoins, il semble que, pour la construction française, le moteur à 8 cylindres ait pris, cette année, un nouvel élan. Plusieurs types de puissance moyenne existent déjà.
- Un autre parallèle également suggestif est celui qui caractérise la bataille des allumages par magnéto et par batterie. Puisque l’on possède, maintenant, des équipements électriques complets de fonctionnement très satisfaisant, il paraît naturel de leur demander aussi l’allumage du moteur. Cependant, on craint toujours les défaillances de la batterie, particulièrement quand le véhicule a subi un long repos, et les partisans de la magnéto en tirent argument pour conserver un appareil devenu familier à tous, donnant fort peu d’ennui et toujours prêt à fournir son service à la première invitation.
- Sur les moteurs français, la magnéto a la suprématie, tandis que le contraire se manifeste sur les moteurs étrangers et particulièrement sur les moteurs américains. On ne peut encore conclure à la victoire de la batterie sur la vieille et fidèle magnéto et beaucoup pensent que, finalement, l’accord se fera sur une combinaison mixte. La magnéto elle-même a évolué : c’est le type à « induit fixe » que l’on adopte. Dans ces conditions, rien de plus aisé que de prévoir le double allumage ou, plus exactement, l’allumage double, dont un de secours. Une bobine transformatrice est alors ajoutée et un commutateur permet de passer immédiatement de l’un à l’autre. Au Salon d’octobre, 19 châssis possédaient l’allumage double ; il y en aura plus, sans doute, l’an prochain. Don-
- nons maintenant quelques chiffres :
- Le monocÿlindre, si répandu sur la motocyclette, a complètement disparu de la voiture.
- Deux modèles de cyclecars ont un « 2 cylindres », l’un à quatre temps classique, le second à deux temps ; pour ce dernier, les cylindres sont opposés et horizontaux.
- Un autre cyclecar est garni d’un 3 cylindres en étoile.
- Le plus petit 4 cylindres a 51 millimètres d’alésage et 85 millimètres de course ; le plus gros atteint 105 millimètres d’alésage et 140 millimètres de course.
- En 6 cylindres de série, le plus petit a 58 millimètres d’alésage et 93 millimètres » de course ; le plus gros : I 110 millimètres d’alésage et 140 millimètres de course.
- Pour les 8 cylindres, le plus petit a 59 millimètres d’alésage et 82 millimètres de course ; le plus gros, de construction italienne, a 95 millimètres d’alésage et 130 millimètres de course.
- Le véhicule de fabrication française du prix le plus modeste est un cyclecar à trois roues vendu 6.950 francs, en torpédo deux places. Le châssis français du plus haut prix est un 6 cylindres mondialement réputé, lequel est offert à 180.000 francs.
- Le record du prix est atteint par une voiture anglaise. La conduite intérieure est à 2.860 livres, prise à Londres. Citons encore une 8 cylindres italienne à 241.000 francs en conduite intérieure et une 8 cylindres américaine à 213.000 francs, en conduite intérieure.
- En France, neuf châssis sont d’un prix dépassant 100.000 francs. La 6 cylindres du prix le plus abordable vaut 25.000 francs en torpédo et 28.000 francs en conduite intérieure.
- Signalons enfin que trois châssis de construction française sont à roues avant motrices.
- Ces quelques considérations d’ordre statistiques n’ont pas une valeur absolue, mais suffiront à indiquer les tendances de la construction automobile au début de l’année 1928, et se faire une idée précise à leur sujet, car savoir c’est comparer.
- Ressort
- réglable
- Eau alcoolisée
- FIG. 2. - COUPE SCHÉMATIQUE MONTRANT
- UES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS DE l’ACCÉ-LÉROGRAP1IE ENREGISTREUR ÉTUDIÉ PAR MM. G. PUICA ET J. KÉRAVAL, POUR LES ESSAIS COMPARATIFS PRÉCIS DES SUSPENSIONS d’automobiles
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- L'AUTOMOBILE ET LA VIE MODERNE
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- Pour établir le graphique de la valeur d’une suspension
- Jusqu’ici,on se contentait d’apprécier les qualités d’une suspension d’après l’impression conservée après le passage de la voiture sur une route d’essais.
- Cette façon de procéder était, naturellement, assez peu scientifique.
- Deux ingénieurs attachés aux services techniques de la T. C. R. P., MM. G. Puica et J. Kéraval, ont cherché à réaliser un contrôle mathématique de ce genre d’expériences et ont créé, dans ce but, un accélérographe manométrique enregistreur.
- Toute une série d’expérimentations ont montré que les graphiques ainsi obtenus constituaient de véritables fiches comparatives, d’après l’interprétation desquelles on pouvait déterminer, de façon précise, les qualités ou désavantages d’un système de suspension, ce qui permet d’y apporter, en connaissance de cause, les modifications utiles.
- L’appareil proposé enregistre les variations de la pression transmise dans un fluide incompressible par un piston massif, dont l’axe coïncide avec la direction du mouvement étudié, en l’espèce, pour la suspension : les accélérations verticales du châssis.
- L’accélérographe repose sur un socle qui est fixé sur le plancher de la voiture. Le piston massif est constitué par une masse de mercure disposée dans un réservoir renflé, fermé par deux membranes en caoutchouc. A la partie supérieure du réservoir, s’appuie sur la membrane, par un grain à tête sphérique, un ressort compensateur à tension réglable. A la partie inférieure, la seconde membrane clôt un réservoir contenant le liquide transmetteur : de l’eau distillée faiblement alcoolisée. Dans ce dernier réservoir est fixée une spire manométrique noyée, en relation avec une aiguille indicatrice
- soudée a une rondelle de clinquant, qui garantit l’étanchéité du réservoir d’eau et la liberté des mouvements de l’aiguille. Il n’y a donc aucune pièce en mouvement, ni timonerie pouvant créer des frottements ou intervenir pour leur propre compte. Les pressions sont réparties sur toute la surface de la spire. Spire, renvoi et aiguille constituent un ensemble élastique n’opposant aucune résistance aux transmissions des variations. Une vis permet de régler la tension du ressort compensateur supérieur, selon
- l’importance des accélérations descendantes maxima que l’on est appelé à rencontrer au cours des essais.
- L’aiguille indicatrice est armée d’une pointe métallique aiguisé e qui trace le graphique sur une bande de papier glacé enduite de noir de fumée. Du graphique enregistré, on tire ensuite un agrandissement photographique et on calcule les ordonnées. On peut, aussi., interpréter le graphique à l’aide d’un microscope grossissant de dix à vingt fois.
- Nous donnons, figure 4, les graphiques comparatifs agrandis d’une série d’essais effectués sur une même voiture, avec et sans appareils amortisseurs. Les observations se trouvent, de la sorte, fixées par l’image et l’opérateur peut en déduire les réglages ou les transformations susceptibles d’améliorer encore le fonctionnement de la suspension que l’on s’efforce de mettre au point. L’expérimentation est donc conduite scientifiquement; on se libère de l’empirisme habituel, et on évite par là même les tâtonnements incertains. On peut, également, utiliser ce même principe pour l’établissement d’un appareil horizontal, destiné aux mesures et à l’enregistrement des accélérations et des freinages de l’automobile. On ne possédait, pour cette catégorie d’essais, aucun appareil pratique fournissant cette commodité d’emploi et la précision des indications.
- fig. 3. —• l’accélérographe enregistreur g. puica
- ET J. KÉRAVAL, POUR LES ESSAIS MÉTHODIQUES DES SUSPENSIONS D’AUTOMOBILES
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- La nouvelle Ford
- On sait que, depuis de longs mois, les immenses usines de Ford sont en réorga-. nisation en vue de la fabrication intensive d’un nouveau modèle.
- Le célèbre «typeT», dont il fut construit un peu plus de quinze millions d’exemplaires de 1908 à 1926 inclus, est remplacé par une voiture d’allure beaucoup plus moderne : châssis classique et carrosserie « tout acier ».
- De l’ancienne Ford, haute sur roues, ne subsiste que la
- FIG. 4. - GRAPIIIQUKS TRÈS AGRANDIS, OBTENUS AVEC l’AC-CÉLÉROGRAPIIE MANOMÉTRIQUE PUICA ET KERAVAL, AU COURS D’ESSATS D’UNE SUSPENSION AUXILIAIRE ROUMENS
- Les traits pleins donnent les graphiques d'essais sans adjonction de la suspension auxiliaire et les traits mixtes, ceux des essais avec suspension auxiliaire. Groupe des courbes 1 : passage sur une série de cales à une vitesse de 40 kilomètres à l'heure. Groupe des courbes 2 : passage sur mauvais pavé à une vitesse de 50 kilomètres à l'heure. Groupe des courbes 3 : passage sur mauvais pavé et caniveaux à une vitesse de 70 kilomètres à l'heure. Aux grandes vitesses et sur mauvais pavé, l'action de la suspension auxiliaire essayée est plus marquée qu'à 40 à l'heure ou sur passage des cales. On trouve ainsi de précieuses directives pour le meilleur 'Yéglage des appareils.
- suspension par ressorts trans-versaux à l’avant et à l’arrière, mais ceux-ci sont maintenant conjugués avec des amortisseurs. C’est sur un système français que s’est arrêté le choix de Ford : celui de l’amortisseur hydrau-lique Hou-daille. Le cadre est beaucoup plus bas, la silhouette de la voiture — comme en témoigne le coupé-sport reproduit ci-dessous — est celle à laquelle notre œil est habitué.
- Pour les mécanismes, on a jugé bon de conserver toutes les solutions
- FIG. 5.
- LA NOUVELLE FORD CARROSSÉE EN COUPÉ-SPORT DÉCAPOTABLE
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- U AUTOMOBILE ET LA VIE MODERNE
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- qui ont longuement fait leurs preuves. Le moteur est un 4 cylindres à soupapes latérales et culasse amovible. Les dimensions du type « américain » sont, dit-on, de 98 millimètres d’alésage et de 108 millimètres de course. Celles du type européen sont plus réduites : 77,5 x 108, car il faut compter avec les impositions. Celles-ci correspondront, en France, à 11 ch.
- Le carburateur est un Zénith. C’est donc là une seconde victoire technique française. Le refroidissement s’opère par thermo-siphon activé par une pompe entraînée par la même courroie qui actionne aussi le ventilateur et la dynamo. Cette dernière est oscillante et sert à la tension de la courroie.
- Le moteur électrique de démarrage attaque le volant.
- L’allumage s’effectue par la batterie. Rupteur et distributeur sont installés vers le sommet du bloc, et quatre barrettes de cuivre conduisent le courant aux bougies. L’arbre de commande du distributeur est vertical et la pompe à huile de circulation est disposée à son extrémité inférieure, le mouvement étant communiqué par un renvoi de l’arbre à cames.
- Embrayage à disques multiples fonctionnant à sec et boîte à trois vitesses à baladeurs font bloc avec le moteur.
- La transmission est à tube central et le pont à trompettes entièrement en acier.
- Le freinage agit sur les quatre roues, et celles-ci sont à rayons métalliques de gros diamètre soudés électriquement.
- Ford a l’intention de construire ce même modèle plusieurs années et la cadence de production prévue pour juin atteindrait celle de douze mille par jour. Rappelons que la production-record actuelle est de cinq mille par jour, réussie par les usines Chevrolet du groupe de la General Motors.
- Le but de Ford reste celui qui fit la fortune constamment ascendante du modèle T : parvenir progressivement et constamment à une réduction du prix de vente.
- Ford produit ses aciers, les accessoires d’équipement et jusqu’à la glace de ses pare-brise. Il ne tolère qu’un très léger bénéfice par unité. Cependant la nouvelle voiture vieil-\ lira certainement plus vite v que l’ancienne. Néanmoins elle . peut avoir devant elle cinq à I six années d’exploitation intensive. Elle est prévue en roadster deux places, phaéton, conduite intérieure à deux ou quatre portes et coupé-sport. Les carrosseries sont exécutées selon les plus récents procédés d’emboutissage et elles sont peintes au vernis cellulosique.
- Un moyen de remédier à l’usure des cylindres de moteurs à explosions
- n constate, après un certain temps d’usage, une usure des cylindres d’un moteur, qui provient du frottement du piston. Cette usure est irrégulière, car l’obliquité de la bielle, qui relie le piston à l’arbre-moteur engendre des réactions latérales d’orientation et d’intensité variables, pratiquement nulles vers les points morts, très
- FIG. 6. - DÉTAILS DU FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE UNIVERSELLE GUNTIIER POUR
- RECTIFIER LES CYLINDRES ET RODER LES PISTONS Un plateau-manivelle a, muni d'une came b, est animé d'un mouvement de rotation. Le bouton-manivelle c, à écartement réglable par rapport à l'axe d, commande une bielle e et un levier g pouvant osciller sur l'axe f. Un secteur denté h, qu'un bouton i, manœuvre par j, peut rendre solidaire de g, se trouve de la sorte animé d'un mouvement circulaire alternatif. Sur une tige k, guidée par des glissières 1, des gorges à profil spécial forment une crémaillère engrenant avec h. Dans de longues gorges hélicoïdales m s'insère un écrou n logé entre deux glissières et portant sur son pourtour des évidements, dans lesquels peut se placer le pointeau o relié à un levier p rappelé par un ressort r. Un rodoir s, à secteurs t réglables par l'écrou u, est engagé dans le cylindre à rectifier v, après avoir été enduit de poudre abrasive, formée de carborundum arrosé de pétrole et d'huile. Quand l'écrou n est bloque par o, la tige k, actionnée par le secteur h, prend un mouvement hélicoïdal qu'elle communique au rodoir s. A chaque tour du plateau-manivelle a, la came b agit sur le levier p et le pointeau o pour libérer l'écrou n. Ae rodoir s continue sa course sans tourner. Mais la came b quitte contact avec p, le ressort r agit, le pointeau o bloque à nouveau l'écrou n. Le rodoir s continue alors son mouvement hélicoïdal. Le décalage est régulièrement périodique. La course du rodrÀr est réglée selon la course du qflindre, en faisant varier la distance du bouton-manivelle e à l'axe d. La machine peut servir au rodage des segments dans le qflindre rectifié ; on fixe le piston en place du odoir au moyen d'un montage spécial assurant une mise en place et un centrage faciles.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 7. — MONTAGE D’UN PISTON POUR
- RODAGE DES SEGMENTS (MIS A LA PLACE DU RODOIIi) SUR LA MACHINE GUNTIIEU
- importantes, au contraire, vers la mi-course.
- On dit alors que le cylindre est ovulisé. Les segments de piston ne portent plus régulièrement sur les parois. Des gaz frais et des gaz chauds passent de la chambre de travail dans le carter inférieur. Tl y a perte de combustible, échauffement et dilution de l’huile de graissage. Des remontées d’huile se manifestent qui conduisent à l’encrassement des bougies.
- Pour remédier à cet inconvénient, on fait rectifier à la meule ou réaléser les cylindres, ce qui oblige à l’envoi du groupe chez un spécialiste. L’opération entraîne généralement l’obligation de changer les pistons dont le diamètre est devenu trop petit.
- Un de nos correspondants, M. Gunther, nous signale une machine de son invention, ingénieuse, simple et d’installation commode, grâce à laquelle le garagiste ou — soyons à l’ordre du jour — le motoriste (1), de province peut effectuer aisément la remise en état d’un bloc de cylindres.
- La machine, dont nous fournissons les détails figures 6 et 7, peut servir à la fois à la rectification des cylindres et au rodage des segments de piston. Elle permet, en somme, une remise à neuf rapide et peu onéreuse. Le
- (1) A la s' ile d’un referendum récent, les garagistes et réparateurs d’automol.iles rnt dé-i:lé que, désormais, ils se désigneraient sous l’appellati' n nouvelle, plus significative et plus moderne, de « motoristes».
- temps d’immobilisation de la voiture est réduit, ce qu’apprécieront tous ceux, si nombreux maintenant, pour lesquels l’automobile est un instrument indispensable de transport et un facteur important du rendement de leurs affaires.
- Un cric pneumatique
- La crevaison n’est plus une menace. En quelques minutes, la roue de rechange, toujours prête, a pris la place de celle dont le pneu est défaillant. On fera la répa-" ration à la prochaine étape ou au garage. Mais il faut tout de même soulever l’essieu pour changer la roue. Le cric est toujours indispensable. Un bon cric doit être de maniement facile et d’action quasi immédiate. On a eu recours à des combinaisons d’engrenages, à l’huile ; voici que l’on fait usage de l’air.
- Le cric Pneuma se compose d’un cylindre dans lequel peut se déplacer un piston à garniture étanche. Au piston est reliée une tige centrale, à l’intérieur de laquelle coulisse une rallonge que l’on peut fixer à hauteur variable au moyen d’une broche. Sur une embase est disposée une valve.
- On ajuste d’abord la rallonge à la hauteur de l’essieu. On glisse le cric sous la voiture à l’aide d’une fourche. Préalablement, on aura vissé sur la valve, soit le raccord d’une pompe à pneu ordinaire, soit celui d’un gonfleur ou d’une bouteille d’air. L’air introduit soulève piston et essieu. Pour faire descendre le cric, on appuie, à l’aide de la fourche, sur une soupape d’évacuation d’air. L’air s’échappe et la voiture descend doucement. On tire le cric à l’aide de la fourche. La corvée ennuyeuse s’est transformée en quelques gestes simples, d’exécution facile. C’est aussi un gain de temps.
- A. Caputo.
- FIG. 8. - VUE ET COUPE DU NOUVEAU CRIC
- PNEUMATIQUE
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- LA T. S. F. ET LA VIE
- Par Joseph ROUSSEL
- Instruisons-nous
- Par quels procédés peut~on élever la tension d’un coûrant continu
- L’une des plus grandes supériorités du courant alternatif sur le courant continu réside dans la facilité avec laquelle on peut modifier la tension et le débit du courant (tout en conservant à peu près constant le produit de ces deux valeurs), simplement par l’emploi de transformateurs.
- Elever la tension d’un courant continu tout en obtenant un courant également continu, présente de nombreuses difficultés.
- Nous allons exposer à nos lec- k teurs les procédés qui permettent de le résoudre.
- Le but de cette étude peut s’exprimer sous deux aspetets différents :
- 1° Un amateur de T. S. F. n’ayant à sa disposition que le courant de secteur continu, à 110 ou 220 volts, peut désirer s’attaquer à l’émission et, pour ce faire, obtenir des tensions de 500 à 1.000 volts ;
- 2° Un amateur, isolé de tout secteur, peut désirer utiliser des accumulateurs de chauffage lui fournissant une tension de 6 volts sous un débit élevé, pour obtenir la tension de 80 volts nécessaire à l’alimentation des plaques des valves.
- Dans l’un et l’autre cas, les solutions, toutes proportions gardées, sont identiques ; le but définitif de cette étude sera donc uniquement de résoudre le problème suivant : étant donné la tension x, d’une source de débit convenable, obtenir une tension y, beaucoup plus élevée.
- Ce problème comporte quatre solutions que nous allons exposer :
- 1° Méthode de la bobine de Euhmkorff, applicable à l’émission en radiotélégraphie seulement.
- On utilise, comme élévateur de. tension, une bobine de faible puissance, donnant quelques millimètres d’étincelle au secondaire, alimentée par piles ou accus de 6 volts, débitant sur le primaire 2 ou 3 ampères. Le rendement étant peu élevé, on peut compter sur une puissance de 7 à
- 8 watts disponibles, ce qui est suffisant pour alimenter un petit émetteur.
- On sait qu’une telle bobine non seulement élève la tension, mais fournit un courant secondaire à allure alternative, dont la fréquence est déterminée par celle de l’interrupteur du courant primaire, et dont l’amplitude de la demi-période, correspondant à la rupture du primaire, est plus élevée que celle du courant correspondant à la ferme-" ture.
- L’inégalité des tensions des deux demi-périodes successives permettrait déjà d’éliminer la plus faible en usant d’une soupape pointe - plateau, mais il est préférable de recourir au redressement plus correct obtenu par l’emploi d’une soupape électronique, constituée par une valve à deux électrodes (Kénotron type L. S. I.). On obtient ainsi un courant ondulé, intermittent, de sens invariable et de haute tension, propre à l’émission.
- La figure 1 représente le montage, très simple à réaliser. Une ancienne bobine d’allumage de moteur à explosion convient particulièrement bien pour cet usage.
- 2° Élévateur de tension de Barthélemy, convenant à la petite émission et à l’alimentation en basse fréquence.
- Cet appareil, assez complexe, est basé sur le principe suivant :
- Une dérivation de la source basse tension (G volts sur accumulateurs à grande capacité) actionne le rotor d’un petit moteur électromagnétique ; sur l’arbre de ce moteur sont calés deux interrupteurs, dont le synchronisme est ain§i parfaitement assuré pour un calage convenable des balais. Le premier interrupteur, dit de basse tension, est en série dans le circuit de la source B. T. et dans le primaire d’un transformateur. L’enroulement secondaire de ce transformateur est calculé de telle sorte que la tension du courant de sortie soit de 100 ou de 300 volts, suivant l’utilisation définitive.
- En série, dans cet enroulement secondaire, se trouvent : le second interrupteur, calé
- FIG. 1.- ÉLÉVATEUR DE TENSION UTILISANT UNE BOBINE D’ALLUMAGE
- P, primaire ; S, secondaire ; A, A, sources à basse tension ; R, rupteur ; M, manipulateur ; C, condensateur de 3 M. F. ; K, kénotron rec-tificateur ; L, limiteur de tension de sécurité.
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- FIG. 2. — ÉLÉVATEUR DE TENSION TYPE BARTllÉLEMY A, source basse tension; M, moteur; 1.13., interrupteur basse tension; R.H., redresseur haute tension; T.R., transformateur à circuit magnétique fermé.
- sur l’arbre du moteur, disposé de telle sorte qu’il joue le rôle de redresseur de haute tension ; un filtre à capacités et selfs inductances, analogue à celui qui a été décrit dans le n° 118 de La Science et la Vie ; enfin, l’appareil à alimenter.
- Ce dispositif est, théoriquement, excellent. Nous en avons utilisé un qui fonctionnait fort correctement, mais un point faible limite sa durée et exige de fréquentes réparations : c’est l’usure extrêmement rapide des balais du redresseur H. T.
- Il y aurait intérêt, pensons-nous, à reprendre ce dispositif en usant non plus de rupteur ni de redresseur à balais métalliques, mais d’une turbine à mercure.
- 3° Elévateur de tension électrostatique. Ce système est assez curieux, c’est pourquoi nous le mentionnons. Il consiste à charger successivement un certain nombre de condensateurs élémentaires par une source à basse tension relative (110 volts du secteur, par exemple), puis à les décharger dans le circuit à alimenter en haute tension, après les avoir groupés en série.
- Charges et décharges doivent s’effectuer le plus rapidement possible; pour cela, elles sont effectuées par le jeu d’un distribnteur rotatif à grande vitesse.
- La tension de sortie est égale au produit de la tension appliquée à chaque élément, multipliée par le nombre des éléments; théoriquement, en réalité, il y a une chute de tension due à la résistance au moment de la décharge ; en pratique, le rendement peut atteindre 80 %.
- Voici quelques chiffres concernant un dispositif réalisé, en Angleterre, sur ce principe :
- L’appareil comporte trois condensateurs de 15 microfarads; un distributeur, tournant à raison de trois mille tours-minute, les charge et décharge trois fois par révolution; la charge élémentaire étant de 200 volts, la tension de sortie atteint 580 volts pour un débit moyen de 17 milliampères.
- 4° Nous avons gardé pour la fin le procédé le plus pratique, assez dispendieux pour la réalisation des hautes tensions convenant à l’émission, mais très utilisable pour la charge d’une batterie de 40 à 80 volts pour
- la réception, ce qui peut rendre de bons services aux amateurs éloignés de tout centre de charge.
- C’est, très simplement, d’effectuer la charge de la batterie par fractions disposées en parallèle et d’en effectuer le groupement en série pour l’utilisation.
- En ayant soin de ne pas pousser à fond la charge des accumulateurs de haute tension, mais simplement d’en effectuer le maintien en charge, on pourra, pour la campagne, réaliser un dispositif complet de charge des deux sources nécessaires à tout récepteur.
- Le générateur d’électricité sera constitué par une batterie de cinq piles Féry à dépolarisation par l’air, de grand modèle. Une telle batterie assure un débit très régulier, nécessite peu de soins, est propre et ne répand aucune odeur ; elle est donc d’entretien facile.
- Grâce à un commutateur à deux directions, elle pourra soit être connectée à deux accus de chauffage des filaments de 10 ampères-heure, qu’elle maintiendra en charge constante, soit à un distributeur à lames mobiles, permettant de charger une batterie de trente éléments de 2 ampères-heure ; pour la charge, le distributeur divisera cette batterie en dix fractions de trois éléments ; pour la décharge, il- les connectera en série.
- Nous donnons, figure 3, un exemple de chargeur total, à titre d’indication, le distributeur pouvant être réalisé sous bien d’autres formes.
- P
- 4v. 10 A.H.
- Accus
- Aux filaments
- Ht? tension
- Décharge
- 10 groupes de 3 éléments d'accus.
- FIG. 3. - GROUPE DE CHARGE ET D’UTILI-
- SATION COMPLET, UTILISANT CINQ PILES FÉRY « P » POUR LA CHARGE DES 4 V. ET 60 V.
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- La recharge pratique des accumulateurs
- De nombreux procédés ont été proposés pour réaliser, en partant du courant alternatif d’un secteur, le courant redressé nécessaire à la recharge des accumulateurs.
- Sans vouloir critiquer aucun type de ces redresseurs, on peut, toutefois, aflirmer que le plus simple et le plus pratique — à première vue — est le redresseur électrolytique.
- Nous avons déjà entretenu nos lecteurs de cette question, défini et. expliqué le rôle des soupapes électrolytiques, ainsi que celui des filtres, dont on les fait suivre lorsqu’on désire utiliser directement le courant redressé à l’alimentation des postes récepteurs de T. S. F.
- La soupape la plus connue, à l’aluminium en bain alcalin, a l’inconvénient de ne pouvoir débiter qu’un faible courant et de ne plus redresser lorsqu’elle s’échauffe.
- D’autres résolvent mieux le problème, mais sont d’origine étrangère.
- Nous sommes heureux de présenter à nos lecteurs un redresseur électrolytique répondant à tous les besoins des amateurs, travaillant aussi bien quelle que soit leur température, ignorant l’ennui des sels grimpants, s’accommodant de toutes les fréquences, et, enfin, n°us sommes heureux de le signaler, d’origine française.
- C’est aux recherches patientes des Établissements Delafon que nous devons ces nouvelles soupapes, basées sur l’emploi d’électrodes en silicium.
- L’électrolyte employé dans cet appareil est un mélange d’acide sulfurique et d’eau à 24° Baumé, additionné de 10 % de sulfate de fer.
- T , . intensité continue
- Le rendement de courant —------, „„———
- intensité efiective
- atteint 92 %, même lorsque la température de la soupape atteint 100°.
- Ces électrodes sont pratiquement inusables, l’irréversibilité rigoureuse du système évite l’emploi d’un disjoncteur.
- Pour toutes ces raisons, elles ne nécessitent aucune surveillance et peuvent non seulement être utilisées pour la charge normale des accumulateurs, mais également, et ceci est particulièrement intéressant, pour le maintien en charge constante d’éléments de faible capacité.
- La matière première des électrodes étant commune, le prix de ces redresseurs est peu élevé.
- Sur ces bases, la maison Delaion a créé deux genres de dispositifs.
- Ceux du premier genre (tvpes E.V.B., S. R. A.', G. M. D., suivant le nombre de lampes à alimenter) ont pour but le main-tien constant en charge d’un aceu-tampon. Ces appareils, qui restent branchés à demeure sur le secteur alternatif, n’exigent ni surveillance ni manœuvre particulière.
- Ceux du second genre ont été établis pour assurer la recharge rapide des accumulateurs; leur débit, suivant les types, peut aller de 1 A 5 à 5 ampères ; en particulier, le modèle P. G. C. peut débiter normalement 5 ampères sous 12 volts, c’est-à-dire convenir à la recharge d’accumulateurs d’autos.
- Nous estimons qu’en créant ces appareils, les Établissements Delafon ont rendu un grand service à nombre d’amateurs.
- Nous les avons soumis à des essais sérieux et prolongés, et n’avons pu que constater l’excellence des résultats obtenus.
- J. Roussel.
- FIG. 4. — LE REDRESSEUR « AJAX »
- LA T. S. F. ET LES CONSTRUCTEURS
- L’alimentation sur le secteur alternatif.— Le « Rectifior »
- Dès 1923, M. Lucien Lévy s’est attaqué à ce problème délicat de l’alimentation des postes récepteurs par le secteur alternatif, aussi bien en ce qui concerne la haute tension que la basse, en fournissant à l’appareil un courant uniquement et rigoureusement continu.
- Le « Rectifior » des Établissements Radio-L. L., établi après de longues recherches, résouci ce problème, puisqu’il permet d’alimenter des postes ultra-sensibles comme les superhétérodynes, sans que le haut-parleur fasse entendre le moindre ronflement.
- Alimentation 80 volts. — Le principe est bien connu. Disons seulement qu’une lampe biplaque redresse la haute tension alternative provenant de l’enroulement secon
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- daire du transformateur. Un filtre, convenablement équilibré, ne laisse passer qu’une tension de 80 volts rigoureusement continue. Un rhéostat, intercalé dans le circuit de chauffage de la lampe, permet de réduire ou d’augmenter cette tension pour obtenir la puissance et la pureté d’audition désirée.
- Alimentation basse tension 4 volts. — Elle est basée sur le fonctionnement de valves spéciales nommées (< Sulfotron », qui redressent le courant. La tension ondulée obtenue est filtrée ensuite par une forte self à noyau de feu doux et une batterie de capacité.
- Chaque soupape se compose d’une partie extérieure en aluminium, terminée, dans le bas, par un pas de vis Edison. A l’intérieur, un crayon en aluminium traverse une partie en matière isolante, qui assure une fermeture absolument étanche à la partie inférieure de la soupape. Un autre crayon charbon appuie fortement sur le crayon en aluminium, grâce à un ressort réglable, en comprimant un disque de sulfure cuivrique. Il est maintenu rigoureusement vertical par un guide placé dans la partie supérieure de la soupape. Enfin, une membrane en caoutchouc entoure le tout et contient un liquide actif, qui a pour but unique de permettre, par sa présence, la stabilité du sulfure et n’est absolument pas électrolysé. Il ne se produit, par conséquent, aucun dégagement gazeux pendant le fonctionnement normal de la soupape, et c’est, d’ailleurs, ce qui a permis de l’enfermer complètement dans une mem-
- -RfteostaUde variation de courant de charge
- VUE EXTERIEURE DU « RECTIFIOR »
- VUE INTERIEURE DU « RECTIFIOR »
- brane de caoutchouc absolument étanche.
- Le fonctionnement est basé sur ce fait que les électrons passent très facilement du charbon au sulfure de cuivre ou inversement, quel que soit le sens du courant, mais ils ne peuvent passer de l’aluminium au sulfure de cuivre que si l’aluminium est cathode.
- Lorsque l’aluminium est anode, il se forme, à la surface de l’aluminium, une pellicule absolument isolante.
- Un excellent rendement, une grande robustesse, une consommation infime (analogue à celle d’une lampe de 10 bougies, d’une durée théoriquement infinie) font de ces valves un instrument précieux.
- Plusieurs modèles de « Rectifior » sont établis, suivant que l’on désire uniquement la tension continue 4 volts, la tension 80 volts ou, simultanément, les deux tensions 4 et 80 volts.
- Ce dernier type permet donc de supprimer entièrement les piles et les accumulateurs et assure l’alimentation totale sur le secteur.
- Les appareils « Lux-Radio »
- Bien que tcute récente, cette firme a établi six modèles de récepteurs intéressants se divisant en deux groupes : trois types d’appareils à amplification directe destinés à recevoir sur antenne ; trois types de récepteurs à changement de fréquence avec lampe bigrille fonctionnant sur cadre.
- Les trois premiers modèles (Benjamin, Populaire et semi-automatique) possèdent, chacun, quatre étages d’amplification dont un en haute fréquence.
- Le premier, du type à circuit d’accord par auto-transformateur, ne compte qu’un seul cadran de réglage.
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- LA T. S. F. ET LES CONSTRUCTEURS
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- SUPER STANDARD « LUX-RADIO » A 7 LAMPES, A CADRAN ÉTA-
- Le deuxième, du type à amplification H. F. par transfor-m a t e u r dont le se-conda ire est accordé, présente de gran-
- lonné des quali-
- tés de sélectivité et de sensibilité. Le troisième comprend trois types de circuits indépendants.
- Tous ces appareils sont d’une manœuvre très aisée par suite de leur étalonnage précis en longueurs d’ondes.
- Le groupe des appareils à changement de fréquence utilise un système d’hétérodyne breveté intéressant.
- Le modèle à cinq lampes permet une excellente réception sur cadre, tout en étant d’un prix très abordable.
- Les types à six et sept lampes, outre la
- puissance due au nombre de lampes, com -portent, comme le modèle à quatre lampes, le réglage automatique. Etalonnés tous séparément, ces appareils permettent de repérer, à coup sûr et très facilement, l’émission désirée.
- Ajoutons que tous les récepteurs « Lux-liadio » sont présentés dans une ébénisterie de luxe dont le panneau avant se rabat en avant, comme le montre la figure ci-dessus, ce qui facilite la visite de tous les accessoires du poste.
- LE PANNEAU AVANT SE RABAT POUR PERMETTRE LA VISITE DU POSTE
- Piles à plaques bipolaires
- On sait qu’un élément de pile, dite « sèche », est constitué généralement par une anode de charbon et une cathode de zinc, entre lesquelles est interposé le dépolarisant et le liquide immobilisé. Dans la pile « Eler », voici comment sont disposés les éléments :
- Une plaque de zinc reçoit, par compression à chaud, une couche d’une matière bonne conductrice, du genre de la plombagine. Cette couche mince (on sait que le charbon d’une pile ne s’use pas) est en contact intime avec la plaque de zinc.
- La matière bonne conductrice est recouverte par le dépolarisant. Voilà ce que com-
- porte un élément de fabri cation (voir dessin ci-des" sous). La jux taposition des éléments de fabrication forme des éléments de pile, dont le nombre est égal au nombre de plaques de zinc, et dont les connexions en série sont automatiquement réalisées d’une manière parfaite.
- La résistance intérieure de la pile est très réduite, et cette propriété, jointe à une activité considérable de réactions chimiques, lui permet d’avoir, pour un débit donné, une chute de tension très faible. Une simple pile de lampe de poche peut donner 10 à 12 ampères en court-circuit.
- La construction de ces piles est évidemment très simple et peut donc être effectuée avec précision et sûreté. Il est évident qu’il
- LA PILE « ELER »
- ÉLÉMENTS D’UNE PILE « ELER » DE 4 VOLTS
- ne peut y avoir de sels grimpants, puis-qu’aucune électrode ne sort de la pile. Les bornes de la pile sont directement reliées par un fil soudé aux plaques de zinc qui terminent la série d’éléments.
- La conservation de la pile en circuit ouvert est parfaite, l’espace existant entre les plaques étant automatiquement égal partout.
- Pour la T. S. F. (40 ou 80 volts), cette pile donne d’excellents résultats, étant donnée la constance du courant débité.
- La réaction « A. P. »
- Nous avons parlé, dans notre précédent numéro (page 60), de la self A. P. Nous signalons aujourd’hui un dispositif de réaction spécialement étudié pour ces bobines.
- On sait que la réaction par couplage magnétique consiste à faire varier l’écartement de la bobine du circuit oscillant avec une bobine auxiliaire dite de réaction, parcourue par le courant-plaque de la lampe détectrice. Il faut donc, d’une part, que la
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- commande du couplage soit d’une manœuvre facile et douce et, d’autre part, que la valeur de la self de réaction soit appropriée à la longueur d’onde sur laquelle est réglé le circuit d’accord. En pratique, trois valeurs sont amplement suffisantes pour assurer un bon fonctionnement sur toutes longueurs d’ondes composées entre 200 et 3.000 mètres.
- La réaction A. P. répond précisément à cela. Comme le montrent nos photographies, elle est constituée par une bobine en galette plate, mobile autour d’un axe placé parallèlement à celui de la self A. P., sur laquelle on veut réagir, de sorte que, lorsque l’on fait tourner le gros bouton de manœuvre, on puisse amener la galette juste derrière la self et assurer le maximum de couplage. Un frein à friction assure une grande douceur de
- manœuvre et une grande précision de réglage.
- Par ailleurs, la galette, qui comprend 140 spires, comporte deux
- AVANT
- ET
- ARRIÈRE DE LA RÉACTION « A. P. »
- prises aux spires 70 et 105. Un petit bouton permet de prendre, à volonté, 70, 105 ou 140 spires. Les deux conditions signalées plus haut sont donc réalisées.
- Il existe aussi un modèle de Réaction A. P. comportant une galette de 75 spires seulement, valeur suffisante pour certains montages où l’amortissement des circuits est très faible. Le petit bouton permet alors de prendre 0, 35 ou 75 spires.
- La self A. P. n’étant guère plus encombrante qu’une bobine en nid d’abeilles ordinaire, et la galette de réaction passant juste derrière elle, on voit que l’espace pris par le dispositif est faible.
- Support de lampe « Pac »
- On sait qu’il est d’une grande importance, en T. S. F., étant donné l’intensité minime des courants qui circulent dans un poste, de réaliser des contacts aussi parfaits que possible et d’éliminer toutes les causes de pertes d’énergie.
- Notamment dans les supports de lampes, il est indispensable, pour éviter tout craquement et obtenir un excellent rende-ment, que les contacts soient absolus.
- Pour obtenir le maxi- le support de lampe «pac» mum de rendement, il est également indispensable que l’isolement des fils de connexions soit assuré d’une manière parfaite.
- Le support de lampe « Pac » nous paraît résoudre heureusement ce problème. Il se compose d’un socle isolant, sur lequel est monté le support de lampe lui-même, avec interposition de petites éponges en caoutchouc évitant toutes vibrations.
- Dans ce support sont fixées les douilles, isolées au quartz, dont l’extrémité supérieure reste au-dessous de la surface, de sorte que tout danger de grillage des lampes est évité.
- La partie la plus intéressante du support est certainement la manière dont les contacts sont assurés. Au fond de chaque douille, se trouve une petite goutte de mercure retenue, d’une part, par un ressort, qui ne s’ouvre que pour laisser passer la broche de la lampe, d’autre part par une pellicule scellant l’entrée de la coupelle, pellicule que l’on crève au moment où l’on met les lampes en place. Il n’y a donc pas à se préoccuper de cette membrane qui n’est là que pour protéger le mercure. Comme celui-ci doit être très propre, il faut éviter d’une façon absolue de le toucher avec les doigts. Si une goutte de mercure apparaît au-dessus du ressort, la mise en place de la lampe le fait revenir en place. Ainsi, un contact intérieur est assuré entre la douille du support et la- broche de la lampe.
- Ajoutons que les fils allant des douilles aux bornes de l’appareil sont aussi isolés au quartz à leur passage à travers le socle.
- Adresses utiles pour la T. S. F. et les constructeurs
- Le Rectifior: Établissements Radio-L. L., 66, rue de l’Université, Paris.
- Lux-Radio, 19, place de l’Éperon, Le Mans (Sartlie).
- Pile Eler : M. Rousseau, 79, rue de Paris, à Bagnolet (Seine).
- Réaction A. P. : M. Planchon, 30 bis, place Bellecour, Lyon.
- Support de lampe Pac : Pac, Sock et Cle, 121, boulevard Richard-Lenoir, Paris (11e).
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS. DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- La lumière et la force motrice partout
- De plus en plus, on se rend compte de l’erreur fondamentale qui consiste à brûler du pétrole ou de l’essence dans une lampe pour s’éclairer et que la véritable solution de ce problème, pour les pays qui ne bénéficient pas encore — et ils sont assez nombreux — de l’électricité, a été trouvée depuis que l’on sait construire des groupes électro-gènes robustes, peu encombrants, d’une manœuvre facile et d’un fonctionnement parfait.
- C’est ainsi qu’avec un litre de carburant, un petit groupe électrogène peut per-mettre dœclairer, pendant une heure, quarante lampes c'e 25 bougies, tandis qu’il faudrait 4 à 5 litres de carburant avec des lampes ordinaires. Il faut ajouter à cela tous les avantages, toutes les commodités inhérentes à l’éclairage électrique.
- Nous avons, d’ailleurs, signalé, à diverses reprises, des réalisations intéressantes de ce genre d’appareils. En voici un nouveau, le groupe Brévard, dont la simplicité de construction lui assure une grande solidité et une grande sûreté de fonctionnement.
- Ce groupe est actionné par un moteur à deux temps, sans soupape, de 2 ch, sans carburateur (la carburation se faisant dans le carter moteur) à refroidissement par eau, à démarrage automatique. L’arrivée d’essence est assurée par un aspirateur ingénieux
- qui permet de régler et de stabiliser la vitesse entre 800 et 1.500 tours par minute, particularité nécessaire lorsque le groupe est utilisé comme moteur seulement pour actionner une autre machine.
- D’une grande souplesse, résultant du cycle à deux temps, consommant seulement 50 centilitres de carburant par cheval-heure, ce moteur fait tourner une dynamo spécialement conçue pour la charge des accumulateurs, ce qui permet de supprimer tout organe auxiliaire compliquant les manœuvres. Cette dynamo, d’une puissance de 850-1.000 watts, refroidie par un ventilateur, fournit du courant continu à 00-80 volts, tension qui permet de réaliser un éclairage parfait et un transport d’énergie à une distance assez grande.
- La batterie d’accumulateurs comprend trente éléments d’une capacité de 120 ampères-heure, montés en série et d’un encombrement réduit.
- Il existe, d’ailleurs, un autre modèle de 450 à 500 watts, 32 volts, destiné aux petites, installations (20 à 25 lampes), permettant cependant l’emploi d’appareils ménagers ou pouvant actionner sans défaillance une pompe automatique débitant 1.000 litres à l’heure.
- Par sa puissance et sa souplesse, le groupe Brévard possède des utilisations nombreuses. En dehors de l’éclairage, il peut actionner une pompe, une machine quelconque à la ferme; il peut également alimenter un fer électrique, un réchaud, un aspirateur de poussières, un fer à souder, etc...
- l’ÉLECTRO-GROUPE « BRÉVARD ))
- Le carburant est contenu dans le socle de l'appareil. Le réservoir arrière reçoit Veau de refroidissement. A l'avant, le tableau de commande.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- U ri presse-purée qui passe les légumes et les fruits
- Il n’est pas une ménagère qui n’ait regretté d’avoir à sa disposition un appareil commode pour passer les légumes et les fruits, alors qu’il existe des machines à hacher la viande et que de nombreux appareils ménagers viennent à son aide, depuis que la fameuse crise des domestiques oblige la maîtresse de maison à s’occuper elle-même du ménage et de la cuisine.
- Frappé de cette lacune, M. Bo-bin a donc cherché à la combler et il faut convenir qu’il y a parfaitement réussi, en imaginant le presse-purée représenté par nos photographies.
- Le principe en est, d’ailleurs, fort simple.
- COMMENT ON FAIT RAPIDEMENT I.A PURE!-', LE POMMES DE TERRE
- Les légumes, ou les fruits, reçus dans un entonnoir, sont happés par une hélice enfermée dans un cylindre perforé de petits trous, constituant ainsi une passoire cylindrique. Cette hélice, actionnée par une manivelle, oblige les légumes ou les fruits à cheminer, comme une vis d’Archimède permet d’assurer le déplacement d’un liquide. Mais, au fur et à mesure de leur cheminement, les légumes ou les fruits sont pressés contre la passoire, car le pas de l’hélice va en diminuant, de même que la profondeur des creux décroît. Donc les matières sont obligées de passer à travers les trous du cylindre perforé. Mieux
- DETAILS DE CONSTRUCTION DU PRESSE-PUREE De gauche à droite : Vhélice, la passoire, le support et la manivelle du presse-purée.
- encore, on peut régler l’hélice de façon à ne laisser passer, à l’extrémité de l’appareil, que les déchets.
- Si l’on passe des pommes de terre pelées, il n’y a aucun déchet. L’hélice sera enfoncée à fond, de sorte que le rebord qu’elle porte à sa base s’applique exactement sur la base de la passoire. Si des déchets sont à prévoir (grains ou peaux de fruits, etc...), on recule l’hélice au moyen de rondelles, de façon à laisser la place pour leur évacuation. Ainsi, pour les haricots, les pois ou autres légumes farineux, l’appareil permet de séparer immédiatement la peau de la partie farineuse. Les châtaignes, si difficiles à « passer », sont rapidement mises en purée.
- Pour l'hygiène de la bouche
- L’emploi du cure-dents de poche, enfermé dans un étui, se généralise de plus en plus. Pour remplacer efficacement, au point de vue hygiénique, le simple cure-dents en plume taillée que l’on jette, l’appareil en étui doit être soigneusement nettoyé après chaque usage. Dans le cas contraire, son utilisation risquerait, en effet, de devenir dangereuse, les microbes n’étant pas détruits.
- On a donc cherché à stériliser automatiquement le cure-dents et on a crée poqr cela le dispositif ci-dessous. La lame du cure-dents, en argent, légèrement flexible, s’introduit facilement dans les interstices dentaires. Le porte-lame, creux, peut recevoir un petit tube contenant une matière stérilisante qui agit dès que le cure-dents est fermé et dont l’action dure deux mois. En trois heures, au maximum, la lame
- est complètement stérilisée.
- Etui prolecteur permettant de mettre le cure-dents en poche
- Lame en argent avec pointe mousse •êgér-ement flexible
- Dose stérilisante
- renouvelable tous les deux mois
- COUPE DU CURE-DENTS STERILISANT
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
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- Cet appareil repasse parfaitement les couteaux
- Pour bien couper, il faut que la lame d’acier qui constitue un couteau présente un certain angle de pénétration, que l’on évalue à 35°. Si cet angle est trop faible, la lame n’a pas une résistance suffisante et s’émousse rapidement. C’est le cas du rasoir, qui ne peut servir à un autre usage que celui pour lequel il est destiné.
- Affiler un couteau est une opération que peu de gens savent mener à bien sans abîmer la lame. On a donc imaginé des dispositifs simples permettant à n’importe qui de donner un tranchant parfait à un couteau. Tout le monde connaît ces systèmes composés de roulettes entre lesquelles on fait glisser le couteau. C’est là une excellente solution, à certaines conditions cependant : il est néces-
- boucher) pour éviter l’usure de la lame.
- Une recommandation importante : étant donnée la qualité de l’acier des lames de couteau, il est bon de passer celles - ci sur le repasseur toujours dans le même sens, en tirant vers soi.
- Le faible allongement de la partie affilée de la lame qui se produit ne se fait alors que dans un sens, et le couteau n’est aucunement abîmé, 'tandis qu’un mouvement de va-et-vient pourrait avoir de fâcheuses conséquences.
- COUPE TRANSVERSALE MONTRANT COMMENT LA LAME EST AIGUISÉE SUIVANT UN ANGLE DE 35 DEGRÉS
- Ce porte-habits conserve au pantalon un pli impeccable
- ENSEMBLE DE L’APPAREIL A REPASSER LES COUTEAUX
- saire, tout d’abord, que ces roulettes ou molettes soient en excellent acier et que l’ensemble des molettes situées d’un même côté de la lame forment bloc. Si elles sont toutes indépendantes, par suite du jeu qui existe nécessairement entre elles, elles s’inclinent sous la poussée de la lame, de sorte que celle-ci n’appuie que sur les arêtes vives des molettes, ce qui risque d’arracher le métal.
- M. Thielly a précisément réalisé cette condition dans l’appareil ci-dessus. Son appareil ne comporte que deux blocs d’acier taillés de façon à former les molettes dont nous avons parlé. De plus, comme, au point où la lame est posée entre ces deux blocs,
- les tangentes aux
- AH H H Hi
- /
- N'
- DEMI-COUPE LONGITUDINALE D’UN BLOC DE MOLETTES
- A, coupe du bloc ; H, H, molettes striées ; a, b, c, d, angles arrondis.
- circonférences des molettes font entre elles un angle de 35°, il s’en suit que l’affilage se fait exactement suivant le meilleur angle. De plus, les molettes extrêmes sont légèrement arrondies afin d’éviter tout arrachement du métal du couteau. La surface des molettes est légèrement striée (à la façon d’un « fusil » de
- rous n’insisterons pas sur la difficulté que l’on éprouve pour conserver au pantalon le fameux pli qui en fait le chic et auquel l’homme est toujours fidèle, malgré l’essai récent des pantalons larges et ronds...
- Cependant, lorsque le tailleur a donné son coup de fer, difficilement imitable, il faut peu de chose pour que le pantalon garde cette empreinte. Il suffit de le tendre vigoureusement dans le sens de la longueur. Mais ceci oblige à posséder un appareil encombrant j qui ne peut être utilisé que chez soi.
- M. Bellier a imaginé un dispositif très siin-p 1 e et très efficace pour résoudre ce problème quotidien. Il a donc créé le porte-liabits ci-contre qui peut servir à la fois pour recevoir un complet entier et pour tendre le pantalon.
- Pour ce dernier usage, l’appareil doit être utilisé de la façon suivante :
- COMMENT ON PLACE UN PANTALON SUR LE PORTE-IIABITS
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- après avoir abaissé la tige B jusqu’à ce qu’elle soit retenue par les ressorts latéraux prévus à cet effet, on fait basculer les attaches A et on enlève la barre plate inférieure. Le pantalon est alors présenté, son devant à gauche et aussi près que possible du bord. On le fait passer sur la barre B et on le rabat en avant, sur la ceinture, vers la droite, comme le montre le dessin, et non tout droit. On replace alors la traverse plate, qui, suivant les modèles, est serrée par des écrous ou par des ressorts basculants, et on appuie sur les deux poussoirs latéraux, La barre B se trouve libérée et les ressorts tendent fortement le pantalon. S’il a été convenablement plié, son pli se reforme immédiatement, et la tension fait disparaître le « rond » du genou.
- Le modèle représenté sur notre dessin est plus particulièrement conçu pour les malles-armoires, dont l’usage se répand de plus en plus. Excessivement plat, il permet de placer un complet dans une malle dans les meilleures conditions, sans risquer de le froisser.
- Le robinet du réservoir du fourneau n inondera plus la cuisine
- On peut affirmer, sans être taxé d’exagération, qu’au bout d’un certain temps la grande majorité des robinets des chaudières des fourneaux de cuisine laissent échapper, goutte à goutte, le contenu du réservoir. Aussi voit-on, la plupart du temps, une petite boîte de fer-blanc suspendue d’une façon plus ou moins ingénieuse à ce robinet. Naturellement, il faut l’enlever chaque fois que l’on désire soutirer un peu d’eau chaude.
- M. Morel a imaginé, pour résoudre ce petit problème domestique, une solution fort élégante et d’une simplicité telle que l’on est en droit de se demander pourquoi ce dispositif n’a pas été appliqué plus tôt. Il se
- compose essentiellement d’un petit réservoir joliment nickelé, terminé à sa partie supérieure par un rebord portant des encoches permettant de le placer sur une fourche. Cette fourche est, e 11 e - m ê m e, fixée à l’axe du robinet par l’écrou même qui existe sous tous les robinets. Lorsque le robinet est
- fprmp 1« r-A. LE NOUVEAU CHAUSSE-PIED
- servoir se coulissant
- trouve sous
- son embouchure et recueille les gouttes qu’il laisse échapper. Mais si l’on tourne le robinet pour soutirer de l’eau, le réservoir suit le mouvement et ne gêne en rien l’opération.
- Son vidage se fait instantanément.
- Un chausse-pied coulissant
- Le chausse-pied ci-dessus se compose de deux pièces coulissantes. Les deux ailettes étant à cheval sur le talon de la chaussure, on engage le pied. On appuie sur la pièce coulissante, qui forme le véritable chausse-pied, et celle-ci accompagne le talon sans aucun frottement dangereux pour les bas les plus fins. V. Rubor.
- Adresses utiles pour les « A côté » de la Science
- Electro-groupe Brévard : M. Hanger, 5, boulevard de Vil-liers, Neuilly-sur-Seine (Seine).
- Presse-purée : M. J. Bobin, 48, boulevard de la Villette, Paris (19e).
- Cure-dents stérilisant: Société Dentclair, 9, rue du Cherche-Midi, Paris (6e).
- Repasseur de couteaux : M. Cii. Tiiielly, 34, rue du Centre, La Garenne - Colombes (Seine).
- Porte-habits : M. Léon Bel-lier, 1, rue des Ormes, Charen-ton (Seine).
- Ramasse-gouttes : M. G. Morel, 8, cité Popincourt, Paris (11e).
- Chausse-pied coulissant : M. G. Terret, 23, rue Parmentier, Alfortville (Seine).
- LE R AMASSE-GOUTTES PLACE SOUS LE ROBINET
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- L’AGRANDISSEMENT PHOTOGRAPHIQUE S’EST ENCORE SIMPLIFIÉ
- Par René DONCIÈRES
- Avec 1* « Otofox », un amateur peut obtenir des agrandissements jusqu’au format 40 x 50
- Les possibilités de 1’ « Otofox » ne se limitent pas à la photographie. Un document quelconque : dessin sur papier opaque, photographie sur papier citrate ou bromure, tableau à l’huile, pastel, etc... peuvent être reproduits, agrandis ou réduits à l’échelle que l’on désire, sans dépasser le format 18 X 24, directement sur une feuille de papier photographique.
- La photographie de 1’ « Otofox » permet d’en comprendre aisément la technique.
- Le dôme supérieur est un projecteur équipé avec une lampe à incandescence demi-watt de 500 bougies. A peu près tous les rayons lumineux sont rejetés sur le cliché, maintenu dans un tiroir horizontal et qui constitue la base du soufflet, dont la pointe est occupée par l’objectif. Cet ensemble est porté par un châssis mobile dans le sens vertical et peut être éloigné ou rapproché de la table de reproduction, le soufflet se prêtant, d’autre part, à une mise au point très rigoureuse. En même temps, on procède à « la mise en page », e’est-à-dire au repérage de l’image qui s’effectue en lumière blanche sur la table de reproduction, à l’aide d’un cadre métallique. Ces deux opérations étant terminées et le temps
- de pose nettement défini, au besoin par un ou deux essais sur des chutes de papier bromure, il n’est plus utile de toucher à la partie mobile pour obtenir autant d’agrandissements que l’on désire. Automatiquement, on change le papier, on éclaire la table à la lumière rouge, puis on allume la lampe du reproducteur, et une nouvelle feuille de papier est impressionnée , exactement dans les mêmes conditions que la pre mière. Il suffit, si l’on désire changer le format d’agrandissement, de relever ou d’abaisser le système mobile.
- Le châssis porte-cliché admet des clichés ou des films d’un format 13 x 18, et la surface nettement couverte est de 14 x 14. Avec un même objectif, le rapport d’agrandissement est de quatre fois et demi, ce qui permet, par exemple, d’agrandir une image 9x12 en 40x50.
- Toutes les manœuvres s’effectuent, d’ailleurs, sans effort et avec une précision mathématique. Un fixe-papier margeur peut accompagner l’appareil pour faciliter la mise en page. Il est constitué par un châssis métallique portant quatre règles plates en métal, qui se rabattent sur le châssis pour maintenir le papier.
- Dans le cas où l’amateur désirerait obtenir la reproduction d’un dessin ou même d’un objet, c’est-à-dire faire l’épiscopie, il lui suffirait de placer l’objet ou le dessin sur la
- Cloche pour lampe de projection
- Tiroir
- porte-
- cliché
- L’ « OTOl-’OX » POUR AMATEURS
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- table de reproduction, de l’éclairer fortement par des lampes de côté et de mettre un cliché non-impressionné dans le porte-cliché, après avoir éteint la lampe du projecteur. Les résultats obtenus par ce procédé sont très intéressants.
- D’ailleurs, il existe un appareil destiné à la photographie des corps opaques. Nous allons en dire quelques mots.
- L* « Opax » se prête à l’agrandissement des clichés photographiques, à leur réduction et à la photographie des corps opaques
- La photographie de cet appareil montre qu’il s’agit d’une construction très importante, entièrement métallique et d’une précision très rigoureuse.
- Le châssis vertical porte la « boîte lumière » constituée par des panneauxen tôle emboutie. Elle comprend un corps supérieur, dans lequel se trouve une lampe à vapeur de mercure, qui fournit la lumière pour la projection des objets transparents, comme les clichés photographiques ; un corps inférieur, qui contient un tiroir, un verre dépoli et l’éclairage nécessaire à la projection des corps opaques. Ces deux parties sont soutenues par un corps central, sur lequel elles sont montées à charnières et qui les maintient dans une position immuable l’une par rapport à l’autre. C'e corps central n’est autre chose, d’ailleurs, qu’un support engagé, de part et d’autre, dans les deux montants du châssis, qui lui servent de guide pendant la montée ou la descente. Le tiroir porte-cliché est fixé au-dessus du corps inférieur.
- A la base de cette installation, se trouve le soulllet terminé par l’objectif, et, au-dessous, la table de travail, faite d’un panneau en bois. Cette table peut être inclinée et blo-
- quée dans toute position comprise entre 0 et 20 degrés. L’objectif est également mobile ; le pont qui le supporte peut monter, descendre ou être orienté dans tous les sens pour répondre à tous les besoins. Pour les agrandissements et les réductions, on utilise deux objectifs différents dont les possibilités se complètent. Enfin, il est prévu un système de quatre lampes à projecteur orientable pour réaliser l’éclairage sur table, lorsque celle-ci reçoit un document quelconque ou un modèle de machine à photographier ; cette photographie, qui s’obtient directement sur le papier, peut être réduite à une dimension quelconque. C’est là, d’ailleurs, une des grandes originalités de cet appareil, qui peut fournir directement un négatif sur papier d’un document quelconque, ce négatif étant ensuite utilisé pour la reproduction positive d’un nombre d’épreuves aussi important qu’on le désire.
- Ce procédé réalise donc une sérieuse économie, tout en présentant l’avantage énorme de fournir des copies absolument fidèles d’un document quelconque avec toutes les annotations marginales, ce que ne saurait faire la machine à écrire. Il en est de même pour la reproduction, à différentes échelles, de pièces usinées ou d’appareils montés, de plans, de dessins, de croquis. Toujours le papier négatif, qui devient un document original, peut être remis dans l’appareil pour fournir, quand on le désire, de nouvelles épreuves. Enfin, et. cette dernière application n’est pas la moins intéressante, on peut encore, par simple projection suffisamment agrandie, s’assurer de l’authenticité d’autographes, de billets de banque, chèques, traites, vignettes, etc... dont les falsifications n’échapperaient pas à ce mode d’investigation. R. Doncières.
- Châssis
- Enrouleur pour réglage des lampes en hauteur
- L’ « OPAX », A USAGES MULTIPLES
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- A TRAVERS LES REVUES
- CARBURANTS
- OU EN EST RÉELLEMENT LA SYNTHÈSE DES
- combustibles liquides? par Pierre Burgart
- et André Graetz.
- Parmi les remarquables travaux poursuivis sur la synthèse des combustibles liquides, certains reposent sur des bases sérieuses et méritent d’être continués ; d’autres ne paraissent présenter aucune chance de succès. Une discrimination s’impose ; MM. Burgart et Graetz effectuent, dans cet article, la mise au point nécessaire.
- Dans une première étude d’ensemble, les auteurs ont passé en revue différents procédés de synthèse, en indiquant objectivement pour chacun d’eux les avantages, les inconvénients et aussi les possibilités. Dans cet article, ils examinent les nouvelles modifications au procédé Bergius, le procédé Patart pour la fabrication de l’àlcool methylique, la synthèse des hydrocarbures à la pression ordinaire par le procédé Fischer.
- « La Technique moderne » (19e année, n° 23).
- CHEMINS DE FER
- Le chauffage des voitures sur les trains a
- TRACTION ÉLECTRIQUE DU RÉSEAU DE LA
- Compagnie d’Orléans.
- Le chauffage des rames automotrices de banlieue ou des trains remorqués électriquement sur les lignes Paris-Brétigny et Paris-Vierzon peut être assuré soit à la vapeur, grâce à la présence de fourgons-chaudières, chauffés au mazout, soit directement par radiateurs électriques.
- Cette dernière solution fut adoptée comme la plus logique et la plus économique, ainsi qu’il ressort de cette étude, qui, après cette courte discussion, est consacrée à la description du matériel utilisé ainsi que des dispositifs de réglage de la température.
- « Bulletin de la Société d’Encouragement pour l'Industrie nationale » (126e année, n° 11).
- CHIMIE INDUSTRIELLE
- Les procédés actuels de carbonisation a
- BASSE TEMPÉRATURE : UN NOUVEAU FOUR DE
- DISTILLATION FRACTIONNÉE DES LIGNITES, par
- Lucien Maugé.
- Dans tous les pays importateurs de pétrole, l’on poursuit actuellement, tant au laboratoire qu’à l’usine, les travaux de recherches les plus actifs pour tirer, des matières premières indigènes, des combustibles liquides de remplacement et même des carburants synthétiques.
- Un procédé récent d’obtention du pétrole consiste dans la carbonisation des lignites à basse température. La France, riche en lignites, notamment dans la région du Sud-Est, pourrait trouver là une source particulièrement avantageuse d’huiles combustibles dont les propriétés se rapprochent sensiblement de celles des huiles de petrole. Déjà, à l’étranger, ont été réalisées des installations de carbonisation des lignites, comme, par exemple, l’installation d’Oberdorf, en Autriche, équipée avec des fours Marcel Migeon, et les perfectionnements récents apportés au four Migeon.
- Dans cet article, l’auteur donne la description d’un four nouveau, le four Bonnevie, qui présente des caractéristiques des plus intéressantes.
- « La Technique moderne » (19e année, n° 24).
- NAVIGATION MARITIME ET AÉRIENNE
- Les applications du gyroscope a la navigation maritime et aérienne, par Henri
- Béghin.
- Les propriétés fondamentales d’un gyroscope sont les suivantes : un gyroscope mobile autour de son centre de gravité conserve son orientation, quels que soient les mouvements de son support ; si l’on agit sur son axe, il se dérobe perpendiculairement à la force qui le tire.
- Grâce à ces propriétés, on a pu imaginer des appareils qui donnent au navire la verticale exacte, malgré le roulis et le tangage ; on a créé ainsi l’horizon artificiel, indispensable pour l’artillerie. Pour les avions, le contrôleur de vol Badin-Pioner, utilisé par Lindbergh (1), est basé sur le gyroscope. Le gyroscope permet la détermination du méridien et enfin est utilisé comme stabilisateur. L’auteur donne sur chacun de ces sujets des explications détaillées.
- « Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie nationale » (126e année, n°* 7, 8, 9).
- PHYSIQUE INDUSTRIELLE
- Sur l’utilisation de l’énergie thermique
- des mers, par M. Georges Claude.
- A la suite de la première communication faite à l’Académie des Sciences par M. Claude, au sujet du projet d’utilisation de l’énergie thermique des mers (2), de nombreuses objections techniques ont été soulevées. M. Claude a tenu à réfuter ces objections, et sa conclusion est toujours optimiste.
- D’ailleurs, il compte installer, avec M. Bou-cherot, sur la Meuse, dans les conditions mêmes de la pratique, une turbine de 50 kilowatts, spécialement construite. Si les résultats de ces essais sont conformes aux espoirs des deux savants, ils seront prêts à aborder les difficultés du travail à la mer.
- « Académie des Sciences » (tome CLXXXV, n° 20).
- T. S. F.
- Détermination quantitative des qualités
- d’un RÉCEPTEUR RADIOTÉLÉGRAPHIQUE.
- Il est de pratique courante d’effectuer des mesures quantitatives sur les éléments individuels des récepteurs radiotélégraphiques. Mais il est rare de voir les mêmes mesures faites sur des récepteurs entiers, en raison des difficultés que l’on rencontre alors pour obtenir des résultats convenables. L’objet de cet article est justement d’éclairer les points délicats de l’opération, de classer et définir les caractéristiques exigibles d’un appareil, et d’exposer les méthodes d’essais utilisées.
- « L'Industrie électrique » (n° 848).
- (1 ) Voir La Science et la Vie, n° 123.
- (2) Voir La Science et la Vie, n° 11 G.
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- CHEZ LES EDITEURS
- CHIMIE
- Memento du chimiste (partie industrielle), par MM. Marcel Boll et Paul Baud. 1 vol. 13 X 21, 670 p., 13 fig.
- Complétant le premier volume du Memento du Chimiste (partie scientifique), cet ouvrage constitue un précieux recueil de renseignements, de tables et de documents pour tous les travaux de laboratoire de chimie industrielle. Après avoir traité des liqueurs titrées et des réactifs particuliers, de l’analyse des eaux, des combustibles solides et liquides et des lubrifiants, les auteurs étudient ensuite : les minerais, les métaux, les alliages ; la grande industrie chimique (acides sulfurique et nitrique, sel marin, soude, etc.) ; les industries de la chaux, ciments, verrerie, produits organiques (caoutchouc, résines, gommes, vernis, alcools, bougies, sucres, textiles, papiers, poudres, cuirs, etc.) ; en lin, les analyses agricoles, l’industrie des produits alimentaires ; la photographie, les matières colorantes, etc...
- ÉLECTRICITÉ
- L’électricité et ses applications, par II. Vigneron. 1 vol. grand in-8, 812 p., 780 fig. Etudier l’électricité depuis les notions fondamentales jusqu’aux applications les plus modernes, en les mettant a la portée de tous, tel est le but poursuivi et atteint par l’auteur.
- C’est un ouvrage à la fois complet et simple, qui donne des notions approfondies sur la science électrique. Grâce à lui, le lecteur comprendra à quoi servent et comment fonctionnent les appareils qu’il rencontre maintenant partout :
- transformateurs, lignes à haute tension, trains électriques, tramways, téléphones,etc... et, chez lui, il pourra remonter, grouper, régler ou réparer les appareils d’utilisation domestique qui deviennent de plus en plus nombreux : appareils de chauffage divers, fers électriques, aspirateurs de poussière, ventilateurs ; il pourra calculer la puissance nécessaire, la dépense à envisager ; enfin, il évitera tous les petits accidents, inconvénients et dépenses inutiles auxquels s’exposent les usagers de l’électricité dénués de toute connaissance à ce sujet.
- SCIENCES NATURELLES
- L’air et sa conquête, par Alphonse Berget.
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- cartes, 26 pl. en une ou plusieurs couleurs, dont
- 20 en héliogravure.
- C’est un ouvrage splendide qu’a écrit pour tous notre éminent collaborateur, M. Berget. Etudiant l’air dans la nature, l’auteur nous fait assister, tout d’abord, aux phénomènes grandioses de l’atmosphère, en nous initiant aux lois qui les régissent. N’est-il pas indispensable de connaître ces lois pour arriver à conquérir cet élément? Résumant les leçons qu’il a faites pendant vingt ans à la Sorbonne et à l’Institut Océanographique, M. Berget nous fait ainsi connaître tout ce que l’on sait aujourd’hui.
- II peut alors entreprendre l’étude des progrès de îa navigation aérienne, depuis les premiers essais d’Ader jusqu’aux vols transatlantiques.
- C’est un ouvrage qui intéressera certainement tous ceux qui sont avides de s’instruire.
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