La science et la vie
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- LA SCIENCE Et LA CIE
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- La SERIE 39 à LA MAILLER AYE-S.-SE1NE (SAe-hf.)
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- Nous avons le plaisir, ce mois-ci, de soumettre à nos honorés lecteurs une photographie de l’ossature métallique d’un hangar dans la SÉRIE 39 livré à la Société des Huileries j>e la Maii.leraye et posé par la Maison Richkr, de Caudehec-en-Caux.
- Cette construction présente quelques caractéristiques assez intéressantes. D’abord, elle est montée exclusivement en éléments de notre SÉRIE 39 de hangars en acier. Ensuite, quoique mesurant 80 mètres de long, elle a été livrée entièrement de nos réserves en magasin, le chargement sur wagon s'effectuant le onzième jour après la réception de la commande ferme.
- Etant intimement persuadés que nos honorés lecteurs seraient heureux de connaître les dimensions exactes de cette construction ainsi que son prix, nous pouvons, sans indiscrétion, soumettre
- à leur approbation les renseignements suivants :
- Longueur totale.............................................. 80 ni. 66.
- Portée entre les faces intérieures des poteaux............... 7 mètres.
- Largeur totale, avec auvents des deux côtés.................. 11 mètres.
- Hauteur sous auvent.......................................... *1 mètres.
- Superficie totale................................................. 887
- La facture se détaillait de la manière suivante :
- 17 fermes n° 16 bis de la SÉRIE 39, complètes avec auvents des deux
- côtés, au prix unitaire de 780 francs..............................
- 16 séries de poutres sablières et poutres faîtières (dites entretoises)
- pour relier les fermes entre elles, au taux de 441 francs..........
- 224 pannes en acier à treillis pour toiture en fibro-ciment ondulé. . . . 210 éclisses métalliques, au taux de 7 francs...........................
- mètres carrés.
- 13.260 »
- 7.056 »
- 7.984 »
- 1.470 «
- Prix global................................... 29.770 «
- La réussite parfaite de ce grand hangar dépend du fait que nos honorés clients ont su se rendre compte de la très grande commodité de la SÉRIE 39, qui leur a permis de se rendre acquéreurs, sans aucun délai, d’une construction non seulement relativement importante en elle-même et peu coûteuse, mais qui leur donne en meme temps exactement le hangar qu’ils désirent et qu’ils peuvent prolonger à tout instant lorsqu’il leur plaira d’y ajouter d’autres travées.
- En effet, la SÉRIE 39 est d’un emploi universel. Elle se trouve en 71 départements et en toute colonie française ainsi qu’en bien d’autres pays d’outre-mer. Nous fabriquons à l’avance 28 modèles distincts, et toute notre énergie se concentre sur la production et la mise en magasin d’un stock su disant de chaque modèle nous permettant de donner à nos honorés lecteurs cette livraison immédiate qu’ils réclament de plus en plus.
- A tout lecteur intéressé, nous nous ferons un plaisir d’envoyer franco et par retour de courrier une brochure donnant les prix et les dimensions des 1.200 combinaisons possibles dans la SERIE 39.
- NOTA. — Pour visiter cette construction, il faudra demander Vautorisation au siège social des Huileries de la Mailleraije, 79, rue de Miromesnil à Paris.
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- Établts JOHN REID, Ingénieurs-Constructeurs, 6 BIS, quai du Havre, ROUEN
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- La Science et la Vie est le seul magazine de vulgarisation scientifique et industrielle.
- SOMMAIRE Tome XXXIV.
- AOUT (1928)
- La traction électrique a vaincu les Pyrénées
- Une machine qui, avec cinq ouvriers, en remplace cent, pour la pose des câbles électriques souterrains........
- Le cinéma en couleurs est réalisé industriellement......
- La production radioélectrique de la musique.............
- Le remarquable développement de l’aviation tchécoslovaque ..............................................
- Qu’est-ce que l’astrophysique ?.........................
- La chauffe au charbon pulvérisé à bord des navires.. .. Les grands voyages des oiseaux migrateurs............
- Pourquoi et comment emploie-t-on les engrais chimiques ? ............................................
- Une expérience industrielle de WM. Claude et Boucherot sur l’utilisation de l’énergie thermique des océans. ..
- La XXe Foire de Paris ...................................
- L’électricité ........................................
- La mécanique..........................................
- Les moteurs........................ ..................
- Le chalumeau........................................ ..
- Le matériel de bureau et la construction..............
- Comment on contrôle la résistance des alternateurs.. ..
- La T. S. F. en voyage....................................
- L’électricité à la campagne..............................
- Les A côté de la Science (Inventions, découvertes et curiosités).............................................
- Le plus gros avion du monde..............................
- A travers les revues..................................,
- T. Godard................... 89
- Ingénieur en chef de la construction à lii (Jl,! des (,'lie-niins de Fer du Midi, professeur à l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.
- Jacques Maurel ............... 99
- JeanCaël................. .. 101
- Joseph Roussel .............. 108
- Général A. Niessel ........... 111
- Albert Nodon.. .......... .. 119
- Président de la Société Astronomique de bordeaux..
- E.-R. Dartevelle.............. 126
- Maurice Boubier............... 131
- Docteur ès sciences.
- P. Boischot................... 137
- Ingénieur agronome, directeur du .Jardin d’essais des plantes a parfum de Grasse.
- Jean Labadié................ 145
- René Doncières.............. 151
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- — .................... 162
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- J. M......................... 165
- J. M.......................... 166
- A. Caputo.................... 167
- V. Rubor.................... 169
- S. et V..................... 173
- S. et V..................... 174
- La manutention mécanique se substitue chaque jour davantage à la main-d'œuvre humaine, notamment dans le domaine des travaux de terrassement. Dans cet ordre d'idées, on vient de construire en Allemagne une curieuse « mécanique », que nous représentons sur la couverture du numéro, et qui est capable de creuser une tranchée, d'y placer un câble électrique, de la combler et de niveler le sol après son passag , de telle sorte que toutes ces opérations sont faites simultanément sans que l'aspect, du terrain soit modifié après ce travail accompli. Non seulement cette machine exécute parfaitement ces diverses opérations qui nécessitaient une main-d'œuvre onéreuse et nombreuse, mais encore permet de réaliser de sensibles économies de temps et u 'argent. Là où il fallait jadis cent ouvriers, il n'en faut plus que cinq, et le prix de revient de la pose du câble est abaissé de 75 %. Cette nouvelle machine rendra service dans l'électrification des grandes régions, tant pour l'établissement des réseaux téléphoniques que pour le transport de l'énergie électrique, qui, de plus en plus, sont assurés par les canalisations souterraines. (Voir l'article descriptif,page 99.)
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- VIADUC MÉTALLIQUE ET EN MAÇONNERIE A L’ENTREE DE LA GARE D’URDOS, SUR LA LIGNE TRANSPYRÉNÉENNE DE BEDOUS A LA FRONTIÈRE
- Le viaduc comporte six arches de huit mètres d'ouverture et une travée métallique de soixante mètres de portée.
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- La Science et la Vie
- MAGAZINE MENSUEL DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE
- T{êdigé et illustré pour être compris de tous Voir le tarif des abonnements à la fin de la partie rédactionnelle du numéro (Chèques postaux : N° 91-07 - Par>s)
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- Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
- Copyright by La Science et la Vie, Jtoût 1928 - T{. C. Seine 116.544
- Tome XXXIV
- Août 1928
- Numéro 134
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE A VAINCU LES PYRÉNÉES
- Par T. GODARD
- INGÉNIEUR UN CHEF DE LA CONSTRUCTION A LA COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER 1)U MIDI PROFESSEUR A L’ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSEES
- Entre la France et /’Espagne, il n'y avait, jusqu'ici, que deux lignes de chemins de fer pour les relier : à l'ouest, Ilendaye-Irun ; à l'est, Cerbères-Port-Bou. Grâce à la traction électrique, les Pyrénées viennent d'être franchies par deux lignes nouvelles qui escaladent la chaîne montagneuse : l'une, entre Bedons (France) et Jaca (Espagne) ; l'autre, entre Ax-les-Thermes (France) et Puigcerda (Espagne). Pour le chemin de fer électrique, il n'y a plus de Pyrénées! On voit immédiatement l'essor économique, qui peut en résulter pour les deux nations voisines et, au point de vue technique, Vadmirable effort qui a été accompli pour gravir des pentes de 45 millimètres par mètre, alors qu'avec la traction à vapeur on atteignait ci peine 33 millimètres par mètre. Cette véritable ascension a permis d'éviter le percement de longs tunnels, qui, jadis, était si onéreux pour les lignes de montagne. Nous avons pensé qu'il était intéressant de montrer ici, ci nos lecteurs, sous la signature d'un des ingénieurs les j)lus autorisés et les plus éminents, comment la technique moderne a permis d'établir les chemins de fer transpyrénéens et d'utiliser ainsi la houille blanche des Pyrénées par un aménagement rationnel de cette source si féconde d'énergie électrique.
- Saint-GothaTd. qui détournait sur Gênes et les chemins de fer allemands le trafic de l’Orient et visait à détrôner Marseille. Aussi voit-on, dans un court espace de temps, les percées des Alpes se multiplier. En une trentaine d’années, s’ouvrent, après le Saint-Gotliard, l’Arlberg, le Simplon et le Liitschberg, pour s’en tenir à la seule chaîne des Alpes.
- Pourquoi les Pyrénées n’étaient pas encore traversées par des lignes de chemins de fer
- Les dépenses nécessitées par ces grands souterrains sont tellement considérables qu’on ne les engage que pour des buts politiques ou économiques d’une importance toute spéciale : pour le Saint-Gothard, qui est en Suisse, on sait que l’Allemagne en a payé une grande partie. C’est ce qui
- L’iustoiiœ de la traversée en souterrain des grandes chaînes de montagnes par des voies ferrées est relativement courte, puisque la première traversée des Alpes, celle du mont Cenis, date de 1871. Cependant les conséquences de cette entreprise ont été considérables : dans une certaine mesure, l’influence de l’exécution des percées successives des Alpes sur la direction des grands courants du trafic international peut soutenir une comparaison avec celle exercée par le percement de l’isthme de Suez. Elles n’ont été pratiquement rendues possibles qu’avec l’apparition de la perforatrice mécanique due à l’ingénieur Sommeiller et à l’emploi des explosifs puissants, tels que la dynamite.
- Pour apprécier ^importance d’une percée de ce genre, il suffit de rappeler l’importance attachée par l’Allemagne à la ligne du
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- explique, sans doute', pourquoi la chaîne des Pyrénées, qui sépare la France de l’Espagne au moins aussi complètement que celle des Alpes, la France de l’Italie, n’oiïre pas encore de percées correspondantes.
- Les deux lignes de chemins de fer qui réunissent, à l’heure actuelle, la France à l’Espagne, passent, sans tunnel de faîte, aux deux extrémités des Pyrénées françaises. Jusqu’à ces dernières années, ces lignes ont sulli, à peu près, aux besoins du trafic d’échanges entre les deux pays. Les courants de traiic international pouvant s’établir, à travers l’Espagne, par voie de terre, étaient peu importants, et cela pour des raisons di-
- Le développement de la traction électrique a été un des facteurs déter-minants de l’établissement des lignes transpyrénéennes
- Mais un autre phénomène économique a influé considérablement sur la construction des lignes transpyrénéennes : le développement intensif de la traction électrique, qui a permis de diminuer sensiblement les dépenses d’établissement et d’exploitation des lignes.
- Quand on établit une ligne de ce genre, qui comporte, naturellement, un souterrain de faîte, on cherche à diminuer le plus pos-
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- verses. Le peu de richesse de l’Espagne était une des causes et les frais de transbordement aux frontières, dus aux différences d’écartement entre la voie française et espagnole, en étaient une autre.
- Aussi les marchandises à destination de l'Espagne, provenant de pays autres (pie la France, étaient-elles pratiquement transportées plus vite et à meilleur compte par mer jusqu’au port espagnol le plus proche du point de destination.
- Il a fallu des motifs diplomatiques importants, d’une part, et, d’autre part, le développement considérable de notre empire africain, ainsi que le développement économique de l'Espagne, pour amener les deux pays voisins à engager les travaux importants nécessités par l’établissement de lignes internationales à travers une chaîne montagneuse comme les Pyrénées (1).
- (1) Le tunnel de Cdbraltar est appelé fi accentuer encore l'importance du trafic entre l’Europe et l'Afrique. Voir La Science cl la \ric, n" 131, mai 1928, page ‘113.
- sible la longueur de ce souterrain, qui constitue la partie la plus coûteuse, en perçant la montagne à une altitude aussi élevée que possible. On n’est arrêté, dans cet ordre d’idées, que par les dillicultés dues aux avalanches et par la nécessité, tant que l’on exploite à la vapeur, de ne pas dépasser la limite de 33 millimètres par mètre pour les rampes d’accès.
- Or, les Pyrénées s’élèvent en murailles abruptes du côté français, pour descendre en pente douce du côté de l’Espagne. Pour s’élever assez haut sur le versant français, il faudrait recourir à des ouvrages importants et surtout à de nombreux souterrains. En fait, et malgré ces artifices, un transpyrénéen avec la traction à vapeur et sous le col le plus bas des Pyrénées nécessiterait encore un souterrain de 13 kilomètres de longueur.
- La traction électrique a autorisé l’emploi courant de rampes de 45 millimètres, permettant de diminuer la longueur des lignes à construire et, naturellement, celle des souterrains de faîte. On a pu ainsi envisager
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- la construction de lignes transpyréennes, qui présentent un intérêt considérable et immédiat pour l’établissement de relations plus aisées et plus rapides entre les régions françaises et espagnoles les plus voisines des Pyrénées. D’ailleurs, les deux gares frontières actuelles commencent à ne plus suffire au trafic qui devrait normalement les emprunter et qui s’échange, en grande partie, par mer.
- Les lignes transpyrénéennes récentes ou en
- construction
- La première ligne transpyrénéenne , établie à une époque relativement récente, a été, en fait, la ligne de Ville fr anche à Bourg - Madame, ouverte en 1911. Cette ligne, à voie de 1 mètre, avec une déclivité de 60 millimètres, à traction électrique et à peu près suivant le modèle de la ligne de Chamonix, franchit le col de la Perche à 1.800 mètres d’altitude et sans aucun souterrain de faîte. Ce n’est donc pas une ligne internationale, puisqu’elle n’aboutit à aucune gare frontière. Son importance est cependant considérable parce qu’elle met en communication la Cerdagne française avec le reste du pays. Cette ligne offre un intérêt touristique de premier ordre, et des milliers de voyageurs qui, chaque année, vont chercher, dans le climat incomparable de la Cerdagne, un repos pour le surmenage de la vie moderne, emportent un souvenir inoubliable des paysages de ce pays au caractère si particulier et si attachant
- Deux lignes internationales à voie normale ont été établies presque simultanément. L’une, celle de Bedous à Jaca, vient d’être récemment terminée. Elle passe, en souterrain, au-dessous du col du Somport, qui, depuis l’antiquité, a été une des routes des invasions, en France, venant du Midi.
- L’autre, qui réunira directement Toulouse
- à Barcelone, est celle d’Ax-les-Thermes à Puigcerda. Elle passe au-dessous du col de Puymorens.
- Une troisième sera établie, plus tard, entre Saint-Girons et Lerida, en passant sous le col de Salau, dans les Pyrénées centrales.
- La longueur du tunnel du Somport est de 7.875 mètres ; celle du souter-rain de Puymorens est de 5.355 mètres.
- Ces deux lignes sont établies en vue de la traction électrique. Ce fait entraîne des conséquences importantes. Le tracé d’une ligne électrique est beaucoup plus souple (pie c e 1 u i (l’une ligne à vapeur, puisqu’il permet d’utiliser, non seulement des rampes beaucoup plus fortes, mais aussi des courbes de plus petit rayon. Le tracé peut donc épouser le terrain de plus près. C’est pourquoi on n’y trouve pas de ces viaducs gigantesques qui faisaient, autrefois, la gloire d’un ingénieur; les ponts, comme ceux de Garabit et du Viaur, ne sont pas de mise ici, et si l’on rencontre, sur une ligne de ce genre, un ouvrage imposant, il y a gros à parier qu’il a été recherché en vue d’un effet esthétique à produire, en laissant de côté toutes considérations d’économie.
- CETTE VUE PARTIELLE DE LA LIGNE DE BEDOUS A LA FRONTIÈRE DONNE UNE IDÉE DES FORTES RAMPES QUE LA TRACTION ÉLECTRIQUE PERMET DE GRAVIR, CE QUI ÉVITE LA CONSTRUCTION DE LONGS TUNNELS
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- LA SCI EN CK ET LA VIE
- 1/ utilisation de l’électricité permet donc de remonter sans difficulté des vallées sauvages et, par suite, particulièrement pittoresques.
- L’électricité est utilisée à la traction des trains sous forme de courant continu à 1.500 volts, conformément a u x règles adoptées pour l’ensemble des chemins de fer français.
- Le courant à haute tension, sortant des usines génératrices sous forme de courant t r i p h a s é à 00.000 volts, est amené à des sous - stations de transformation, où il est transformé en
- DEUX OUVRAGES IVART DE LA PREMIÈRE LIGNE TRANSPYRÉNÉENNE A VOIE ÉTROITE DE UN MÈTRE : DE VILLE-FRANCHE A BOURG-MADAME En haut, le pont type Séjourné ; en bas, pont suspendu rigide, type Gisclard. (Voir La Science et la Vie, m 117, page 177.)
- courant continu à 1.500 volts.
- Le nombre de ces sous-stations et l’importance des groupes convertisseurs installés dépendent essentiellement du nombre de trains à alimenter journellement et de la puissance absorbée par chacun de ces trains.
- Entre Bedons et Can-franc,on trouve deux de ces sous-stations et trois entre Ax-les-Thermes et Puigcerda.
- Le courant continu, ainsi produit, est déversé sur le fil de travail, où les locomotives le prennent au moyen d’archets. Ces loco-
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- LES TRA MSP V RÉNÊENS
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- motives seront de types et de puissances variables. Les plus puissantes, développant, en moyenne, 1.500 ch, pourront traîner à deux des express composés de sept voitures des derniers modèles de grandes lignes et deux fourgons, à la vitesse de 35 kilomètres à l’heure sur des rampes de 43 millimètres.
- Le courant fait retour aux sous-stations par l’intermédiaire des rails de la voie, qui sont connectés entre eux au moyen de bandes de cuivre.
- Canfrane, située en Espagne sur le rio Aragon, en pente de 4 millimètres. Pour gagner de la hauteur dans la vallée d’Aspe, on a eu recours à un souterrain hélicoïdal de 1.750 mètres.
- Le transpyrénéen d’Ax-les-Thermes à Ripoll, qui sera ouvert en 1929, prolonge la ligne de Toulouse à Ax-les-Thermes. Jusqu’à la frontière, la ligne s’étend sur une longueur de 42 kilomètres. Elle part d’Ax-les-Thermes, à la cote 700 mètres, s’élève rapidement par
- VIADUC DU « PEILJIOK » (AKC DK 40 MÈTRES) SUR LA LIGNE DE 1ÎEDOUS A T,A FRONTIÈRE
- Tous les signaux seront lumineux de jour (tomme de nuit, éclairés à l’électricité suivant les derniers types expérimentés sur les chemins de fer.
- La ligne de Bedons à Jacta, qui vient d’être ouverte à l'exploitation, a une longueur d’environ 33 kilomètres, dont 128 kilomètres en territoire français et 5.000 mètres en territoire espagnol. Elle part de la gare de Bedous à 400 mètres d’altitude, en suivant la vallée du gave d’Aspe, pour remonter, à l’aide de rampes atteignant parfois 43 millimètres, jusqu’au souterrain du Somport.
- Dans ce souterrain, la rampe s’abaisse à 34 millimètres jusqu’au point culminant situé à la cote 1211 mètres. La ligne redescend ensuite sur la gare internationale de
- la vallée de l’Ariège, sur des rampes de 40 millimètres, jusqu’au souterrain de Puy-morens, pour aboutir dans la vallée du Carol, affluent, du Segre, en Cerdagne française. La pente dans le souterrain est de 34 millimètres du côté Ariège et de 3 millimètres du côté Carol. On trouve, sur le parcours, un souterrain hélicoïdal de 1.750 mètres de long, comme sur la ligne de Bedous à Jaca.
- La ligne aboutit à la gare internationale de Latour-de-Carol, à quelques centaines de mètres de la frontière, où auront lieu les échanges d’Espagne en France; puis elle franchit la frontière et aboutit à la gare de Puigeerda, deuxième gare internationale où s’opèrent les échanges de France sur Espagne.
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- Comment est produite l’électricité nécessaire pour la traction des trains des chemins de fer transpyrénéens
- C’est en vue de l’exécution des transpyrénéens qu’a été, pour la première fois en France, conçue l’idée d’électrifier les chemins de fer d’intérêt général à voie large.
- Mais, comme il arrive toujours, l’idée première s’est singulièrement transformée ;
- est, en effet, obligé d’installer les usines pour répondre à la demande maximum d’énergie qui peut se produire au cours de la journée de trafic la plus chargée et, comme la puissance maximum demandée est au moins deux fois plus considérable que la puissance moyenne, on est ainsi conduit à installer des usines capables de fournir deux ou trois fois plus d’énergie que ce qui est strictement nécessaire pour les besoins du
- VIADUC DK « 1,’ARNOUSE » SUR LA LIGNE DE IÎEDOUS A LA FRONTIÈRE On remarque ici la simplicité des ouvrages établis sur les nouvelles lignes transpyrénéennes.
- elle est même en voie de produire une véritable révolution économique dans le Sud-Ouest.
- En effet, la Compagnie des Chemins de fer du Midi a été amenée, bien avant la guerre mondiale, à envisager l’extension de l’électrification, prévue tout d’abord pour les transpyrénéens, à la majeure partie de son réseau exploité et à créer des moyens particulièrement puissants pour y parvenir.
- D’abord est apparu, nettement, l’intérêt économique de créer des usines hydroélectriques en petit nombre sur des points choisis et aussi puissantes que possible.
- Mais la traction des trains et l’éclairage des gares n'absorbent qu’une faible partie de la puissance hydraulique installée. On
- chemin de fer. La compagnie doit donc vendre ses excédents, soit directement, soit, mieux, en s’associant avec des usines privées situées dans le voisinage des siennes. De là, l’idée de l’association des usines pour le transport en commun de l’énergie sur les points de consommation intéressants et des échanges d’énergie entre usines confédérées. De là, aussi, l’idée d’installer ces réseaux de transport à très haut voltage, aujourd’hui 120.000 à 150.000 volts, demain plus de 200.000, qui permettront probablement un jour, à l’aide d’échanges judicieux, de faire régler, avec un maximum d’économie, les consommations d’énergie sur tout le territoire français, par quelques despat-chers placés en des points bien choisis et
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- L ES T R À NS P Y R K N ÉE NS
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- réunis pur le téléphone avec les usines de plusieurs provinces de France placées sous leur dépendance directe.
- Cette idée est déjà réalisée pour une notable partie des usines du Sud-Ouest et du Sud de la France, comprenant celles de la Compagnie des Chemins de fer du Midi.
- Cette Compagnie est la première en date à avoir réalisé un aménagement complet de vallées en vue de la production du cou-
- celles de la vallée d’Aspe et celles de la partie ouest et centrale des Pyrénées.
- Un exemple d’échange d’énergie est fourni précisément par le transpyrénéen de Bedous à Canfranc : ce sont les usines privées établies dans la vallée d’Aspe qui fourniront l’énergie pour cette ligne et, en compensation, les usines de la vallée d’Ossau fourniront de l’énergie à des clients des usines de la vallée d’Aspe situés dans la région de Bordeaux.
- VUE GÉNÉRALE DE L’USINE DE MIÉGEBAT (VALLÉE D’OSSAU), QUI COMPORTE CINQ TURBINES PELTON DONNANT UNE PUISSANCE DE 50.000 Cil SOUS UNE CHUTE DE 090 MÈTRES
- rant : celui de la vallée d’Ossau peut être considéré comme un modèle du genre.
- Deux lignes de transport à 150.000 volts, établies par la Compagnie,partent de Laruns où est installée la dernière usine de la vallée d’Ossau ; l’une aboutit à Bordeaux, l’autre à Toulouse.
- Cette dernière est en voie de prolongement vers le plateau Central pour établir une liaison avec les grandes usines de cette région et, de là, avec les usines à construire sur le llhône et celles de la région parisienne.
- Sur ces deux lignes viennent déverser toutes les usines établies par la Compagnie du Midi, en dehors de celles de la vallée d’Ossau ; ainsi que les usines privées immédiatement voisines, telles, par exemple, que
- Comme nous l'avons dit, les usines de la vallée d’Ossau représentent probablement le premier exemple et, dans tous les cas, le plus remarquable, en France, de l’aménagement d’une vallée, c’est-à-dire de l’utilisation la plus rationnelle possible des ressources hydrauliques trouvées dans les cours d’eau.
- Les aménagements hydroélectriques des vallées
- Pour aménager une vallée, on commence d’abord par lixer l'emplacement des barrages de prise d'eau. En général, on les élève au point de convergence des allluents les plus importants du cours d'eau principal.
- Les usines sont aussi situées en même temps, puisque, dons un aménagement
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- JH)
- complet, on s’efforce toujours d’utiliser toutes les chutes. Elles sont disposées de manière que le canal de fuite de l’usine amont déverse ses eaux en amont du barrage de retenue de l’usine située en aval.
- Ainsi, dans la vallée d’Ossau, les trois usines d’Artouste, de Miégebat et du Hourat sont placées en échelon (fig. ci-dessous).
- Rappelons que le débit d’un cours d’eau présente un régime annuel variable entre un minimum appelé étiage (parce que, pour la majeure partie d’entre eux, ce minimum se produit en été) et un maximum appelé, en général, crue.
- ses organes principaux, canaux d’amenéc, conduites forcées, etc... soient calculés différemment suivant le but qu’on désire atteindre. Si le régime doit être absolument constant, d’un bout de l’année à l’autre, l’usine devra être établie en vue d’absorber seulement le plus bas étiage connu. Si, au contraire, on admet un certain ralentissement pendant l’année, on établira le régime en vue d’absorber un débit se rapprochant plus ou moins du module. Dans les deux cas, on n’utilisera qu’une partie très faible des ressources hydrauliques du cours d’eau.
- Mais on obtient de bien meilleurs résultats
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- SCHÉMA D’UTILISATION DES EAUX DEPUIS LE LAC D’ARTOUSTE .lUSQU’A 1,’USINE DU HOURAT Les eaux travaillent successivement dans trois centrales électriques donnant ensemble 130.000 ch.
- Dans les cours d'eau alimentés par des glaciers, l’étiage a lieu en hiver au lieu de l’été, parce qu’en été la fonte des glaciers compense, et au delà, la disette d’eau due à la rareté des pluies.
- La plupart des cours d’eau des Pyrénées, qui ne sont alimentés que par de rares glaciers peu étendus, présentent cette particularité d’avoir deux étiages, un en été, un en hiver.
- En dehors de ces deux débits dont tout le monde saisit le caractère bien net et qui, chaque année, correspondent à une réalité physique, les hydraulieiens considèrent d’autres débits, artificiels, mais dont l’importance industrielle est considérable. L’un d’eux est le débit moyen annuel ou module, qui représente la moyenne des débits de chaque jour de l’année établie conventionnellement, d’après certaines règles précisées par des circulaires ministérielles. Quand une usine hydraulique est alimentée par le débit naturel du cours d'eau, on conçoit que
- et une utilisation plus rationnelle à l’aide de réservoirs.
- Si on dispose, dans la partie haute de la vallée d’un cours d’eau, des réservoirs sulli-samment grands pour emmagasiner une fraction notable du débit total annuel du cours d’eau, on voit qu’en retenant une partie des eaux des crues pour les lâcher pendant la période de basses eaux, on pourra rendre le débit sensiblement constant ou, du moins, se rapprocher de cet idéal.
- Comment on utilise les réservoirs d’eau naturels
- Pour l’installation de pareils réservoirs, on barre les vallées à l’aide de digues plus ou moins élevées, constructions importantes et coûteuses, dont on cherche à diminuer les frais en installant, autant que possible, ces réservoirs à l’emplacement de lacs préexistants, dont il suffit de relever le niveau et d’augmenter, par suite, la capacité à l’aide de digues peu élevées. "*
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- L ES T R A N S P Y U É N É E N S
- C’est précisément ce que l’on a fait pour la vallée d’Ossau.
- Un des cours d’eau dont la réunion constitue le gave d’Ossau, le gave du Sou-souéou, prend sa source dans un lac assez important situé près de la frontière espagnole, le lac d’Artouste.
- Le niveau de ce lac a été surélevé de manière à lui permettre d’emmagasiner toutes les eaux tombées pendant l’année
- Si on trace la courbe des demandes d’énergie d’une usine quelconque et, en particulier, d’une usine fonctionnant pour le service du chemin de fer, on constate que cette courbe, tracée pour un certain nombre de journées consécutives, affecte la forme d’une sinusoïde dont les points bas correspondent aux heures creuses.
- Les canaux d’amenée et les conduites forcées doivent, naturellement, être établis
- vue d’ensemble de l’usine du iioukat (vallée d’ossau), d'une puissance totale de
- . 50.000 en. EN AKKIÈHE DE I,’USINE, LE POSTE DE DÉPART A 150.000 VOLTS^
- dans la partie haute de la vallée secondaire du cours d’eau en question, et c’est à ce lac que la première usine de la vallée d’Ossau emprunte directement les eaux qui l’actionnent. Cette usine est celle d’Artouste. Ce lac est donc un réservoir régulateur des usines de la vallée.
- En règle générale, la production d'énergie d’une usine quelconque, si elle doit être, autant que possible, uniforme d’un bout de l’année à l’autre, ne l’est pas pendant les vingt-quatre heures d’une même journée. Il y a ce qu’on appelle les heures creuses (en général, heures de nuit), pendant lesquelles la demande d’énergie aux centrales est sensiblement moindre que pendant le reste de la journée.
- pour le maximum de la demande journalière d’énergie, et le débit absorbé doit correspondre à la demande journalière maximum.
- Par l’établissement de réservoirs journaliers distincts des réservoirs annuels, il est possible, avec un débit moyen journalier très inférieur à celui correspondant à la demande maximum, qu’on appelle la pointe, de satisfaire, sans difficulté, aux besoins de courant à ces moments. Il suffit d’emmagasiner dans les réservoirs journaliers, pendant les heures creuses, toute l’eau qui n’est pas nécessaire pour les besoins de l’usine et de la rendre au moment de la pointe journalière.
- On voit ainsi comment, par l’adjonction de réservoirs annuels d’une part et de réservoirs journaliers d'autre part, on peut cor-
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- riger la nature et transformer un débit essentiellement variable en un débit beaucoup plus régulier pendant le cours de l’année, s’écartant peu du débit moyen annuel et, d’autre part, d’obtenir, dans le cours d’une même journée, des débits variables adaptés aux besoins de la consommation.
- L’aménagement de la vallée d’Ossau s’étend depuis la frontière d’Espagne jusqu’à l’entrée des célèbres gorges du Hourat. L’usine supérieure, dite d’Artouste, utilise uniquement les eaux du lac du même nom, dont le niveau est surélevé par un barrage de 25 mètres de hauteur, de manière à permettre d’emmagasiner 23.000.000 de mètres cubes d’eau.
- L’usine, dont la puissance aux aubes est de 30.000 eh, fonctionne à plein pendant les périodes d’étiage, afin de suppléer à l’insulïisance des deux usines inférieures, qui utilisent le débit naturel du gave du Brousset et de ses allluents.
- A leur sortie de l’usine d’Artouste, les eaux sont reçues dans deux réservoirs successifs, d’une capacité de 05.000 mètres cubes, formant réservoir journalier pour la deuxième usine, celle de Miégebat. Ces réservoirs sont constitués par deux barrages de retenue disposés en cascade sur le gave du Brousset et d’une quinzaine de mètres de hauteur chacun.
- L’usine d’Artouste est pourvue de trois turbines Pelton fonctionnant sous une chute brute verticale de 790 mètres ; celle de Miégebat possède cinq turbines^ Pelton dont la puissance totale aux aubes est de 50.000 ch sous une chute brute de 396 mètres.
- A leur sortie de l’usine de Miégebat, les eaux sont reçues dans un réservoir journalier de 75.000 mètres cubes, constitué dans le lit même du gave d’Ossau par un barrage d’une dizaine de mètres de hauteur.
- Ce réservoir reçoit ainsi, outre les eaux sorties de Pusiiie de Miégebat, tous les écoulements supérieurs de la vallée, y compris
- ceux du gave du Bitet, afïluent assez important du gave d’Ossau.
- La prise d’eau de la troisième usine, celle du Hourat, est placée dans ce réservoir ; elle se déverse dans cinq turbines Francis d’une puissance totale de 50.000 ch aux aubes et fonctionnant sous une chute brute de 208 mètres.
- Dans les trois usines, les alternateurs accouplés aux turbines fournissent du courant triphasé à 10.000 volts. Ce voltage est élevé à 60.000 à la sortie des usines. Les débits se réunissent au grand poste de transformation de Laruns, installé près de l’usine du Hourat.
- Dans ce poste, le courant triphasé à 60.000 volts est transformé en courant triphasé à 150.000 volts, pour être envoyé, d’une part, vers BorT deaux, d’autre part, vers Toulouse.
- C’est sur ces deux réseaux à 150.000 volts que sont déversés les débits provenant, tant des usines de la Compagnie du Midi que des usines confédérées.
- Ces débits sont transportés à la tension de 60.000 volts jusqu’à des postes élévateurs reliés aux lignes à 150.000 volts, qui les transportent à des distances considérables avec le minimum de perte. C’est ainsi que les usines de la vallée d’Ossau sont connectées directement à Laruns avec le réseau à 150.000 volts.
- Nous avons vu que ces usines fournissent indirectement l’électricité au transpyrénéen Bedous-Canfranc. D’autre part, le transpyrénéen d’Ax-les-Thermes à Puigcerda sera alimenté directement par les usines de la vallée d’Ossau, bien que la distance à vol d’oiseau de la vallée d’Ossau à la vallée de l’Ariège soit d’environ 100 kilomètres.
- L’alimentation se fera à l’aide d’une ligne à 60.000 volts, qui prendra l’électricité au poste de Portet-Saint-Simon, où aboutit la ligne à 150.000 volts transportant à Toulouse l’électricité de la vallée d’Ossau.
- T. Godard.
- Laruns
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- Laça Art ouste^
- CARTE DE LA VALLEE D OSSAü MONTRANT LA RÉPARTITION DES CENTRALES ÉLECTRIQUES
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- UNE MACHINE QUI, AVEC CINQ OUVRIERS, EN REMPLACE CENT
- Elle creuse une tranchée, y pose le câble électrique, le recouvre et nivelle le sol. Le travail de cette machine réalise 75 °/o d’économie.
- Par Jacques MAUREL
- Nous avons montré ici même comment, grâce à la pupinisation (1), les ingénieurs avaient heureusement résolu le problème de la transmission de la parole à des distances considérables au moyen de réseaux souterrains.
- Parallèlement aux progrès accomplis par les techniciens de la téléphonie, les ingénieurs électriciens ont appris maintenant à installer sous terre des transports d’énergie électrique pour lesquels on atteint aujourd’hui 30.000 volts. Un tel réseau est plus coûteux à installer qu’une ligne aérienne; mais, de même que la machine a permis de diminuer les frais de main-d’œuvre dans un grand nombre d’industries, de même elle devait venir en aide à la pose des câbles souterrains. Voici comment ce problème a été résolu, d’une façon très ingénieuse, en Allemagne :
- La photographie ci-dessous nous montre une machine se déplaçant dans un champ, (1) Voir La Science et la Vie, n° 125, page 375.
- de droite à gauche. Avant son passage, le champ est intact. Après, une simple trace de terre tassée décèle l'action de la machine. Et, cependant, le travail est terminé, le câble électrique est enfoui à 1 m 00 sous terre. Que s’cst-il donc passé ? Nous allons l’expliquer rapidement.
- La machine à poser les câbles
- La machine se compose de quatre parties : un tracteur ; un système de godets pour creuser la tranchée ; un tapis roulant ; un véhicule porteur du câble.
- Le tracteur, mû par un moteur Diesel, entraîne, d’une part, dans son mouvement, le système de godets qui creusent une tranchée de 1 m 00 de profondeur sur 0 m 45 de largeur. D’autre part, il remorque le deuxième véhicule au moyen de câbles d’aeier. Le câble électrique, enroulé sur un tambour, passe sur un système de galets,qui le conduisent au fond de la tranchée.
- VUE D'ENSEMBLE DK I,A MACHINE A POSER LES CABLES ÉLECTRIQUES A gauche, le tracteur qui actionne une chaîne à godets creusant la tranchée ; au centre, le tapis roulant ramenant la terre vers Varrière, où elle se déverse sur le câble enfoui dans la tranchée ; à droite, le véhicule porteur de câble. Ce dernier est monté sur trois chenilles, dont une, centrale, aplanit le terrain. Le trajet suivi par la terre manipulée automatiquement est figuré par des flèches.
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- KM)
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- Mais, en même temps, la terre extraite par les godets est déversée par eux sur un tapis roulant de 12 mètres de long, actionné également par le tracteur. Ainsi, elle est amenée au-dessus d’une verseuse située à l’arrière de la partie du câble placée dans le fond de la tranchée. Donc, automatiquement et d’une manière continue, le câble est enfoui et recouvert de terre.
- Que reste-t-il à faire pour effacer la trace du passage de la machine ? Peu de chose : tasser la terre qui comble la tranchée. Pour cela, le véhicule porteur du câble est monté sur trois chenilles, deux latérales et une centrale. Cette dernière sert de guide et aplanit le terrain.
- Tapis roulant amenant la terre a la verseuse
- Godets creusant la tranchée et déversant ta terre sur le tapis roulant
- VUE TART1KLLE DK LA MACHINE CRISE 1)K L ARRIERE
- VIT K TARTIELLK DK LA MACHINE CRISE DK I,’AVANT KT .MONTRANT I.K DEVERSEMENT DK LA TERRE
- Grâce à cette machine, la vitesse de pose d'un câble atteint de 62 à 96 mètres à l’heure, suivant la dureté du terrain. Sa vitesse de déplacement sur la route (en dehors de tout travail) est de 6 kilomètres à l'heure environ. Dans une plaine, en huit heures de travail, on peut ainsi placer environ 740 mètres de câble.
- On a calculé que le coût total d’enfouissement d’un câble, qui atteint 2.000 marks (12.000 francs) par kilomètre avec la main-d’œuvre ordinaire, est ainsi abaissé à 020 marks (1.920 francs), soit le quart environ. Cinq hommes suffisent là où il fallait en employer une centaine. J. Maurel.
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- LE CINÉMA EN COULEURS EST RÉALISÉ INDUSTRIELLEMENT
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- Par Jean CA EL
- Depuis déjà longtemps, les recherches des techniciens, en cinémafographie, tendaient à reproduire en conteurs naturelles les vues photographiques ou cinématographiques, à Vintérieur comme en plein air. Plusieurs procédés ont été essayés, mais très peu, jusqu'ici, permettaient de considérer ce problème comme résolu au point de vue pratique et industriel. En effet, pour que cette invention puisse être commercialement exploitée, il importait que la reproduction du film négatif autorisât le tirage d'un grand nombre de films positifs également en couleurs. De sérieuses difficultés retardèrent la mise au point de tels procédés, car les uns nécessitaient Vemploi d'écrans colorés, pour la prise de vues et pour la projection, les autres exigeaient des modifications mécaniques ou optiques, j>lus ou moins compliquées, sur les appareils ordinaires de prise de vues et de projection. Parmi ces différentes méthodes, le système Versicolor paraît devoir résoudre le problème dans son intégrité, car il évite les inconvénients signalés ci-dessus par Vobtention de la coloration même du film, qui est ensuite sensibilisé, impressionné, reprodu it en positifs et projeté avec les appareils d'usage courant. A notre avis, c'est une découverte d'un intérêt primordial pour /'avenir de la cinématographie, qui fait honneur à l'inventeur français M. Dufay et est susceptible d'intéresser
- tous les lecteurs de La Sciknce et i.a Vie.
- Les premières tentatives de coloration des films
- epuis plus de vingt ans, le film en couleurs fait l’objet de recherches passionnées. Les entrepreneurs de spectacles, en avance sur le progrès et désireux d’attirer le public par des reproductions polychromes, avaient d’abord tenté, par des virages appliqués sur la totalité ou sur des portions de film, de rendre plus saisissantes certaines projections, comme celles d’incendies. Puis ils imaginèrent de colorier chaque image au pochoir, en se rapprochant le plus possible des couleurs naturelles. Mais la délicatesse du procédé ne donnait que des résultats approximatifs, les moindres fautes commises pendant le travail apparaissant considérablement amplifiées sur l’écran.
- L’invention des plaques autochromes, par les frères Lumière, permettant la photographie des couleurs sur verre, devint le point de départ de recherches tendant à l’application dumêrne principe au film cinématographique. Avec une émulsion semblable à celle qu’emploient les frères Lumière, en contact avec des grains de fécule colorés aux trois couleurs fondamentales du spectre : violet, orangé et vert, on pouvait, croyait-on, réaliser un film dont la projection directe sur l’écran donnerait des images semblables aux admirables clichés que l’on regarde par transparence.
- C’était là une grosse erreur; la sensibilité est insuffisante pour la prise de vues instantanées et les épreuves ne supportent pas l’agrandissement nécessaire à la projection cinématographique. l)e sorte que l’effet obtenu est loin de ressembler à celui que produit la vision directe.
- Mais il est un autre procédé basé, comme le précédent, sur le principe de la trichromie, donné, en 1808, par Charles Cros et Ducos du Hauron et appliqué universellement, aujourd’hui, en phototypographie. Nous en rappelons sommairement le principe basé sur la toupie de Maxwell. Trois radiations fondamentales : bleue, rouge et jaune, convenablement choisies, peuvent, par leur superposition, reconstituer la lumière blanche. Et le dosage rationnel de ces couleurs à l’état de pigment permet, par superposition, de reproduire toute la gamme chromatique et le noir absolu. Toutes les gravures en trichromie, si répandues actuellement, sont ainsi constituées : trois clichés, imprégnés chacun d’une des trois couleurs fondamentales et convenablement repérés les uns par rapport aux autres, donnent les reproductions que chacun connaît, avec la gamme complète des teintes naturelles et leurs valeurs d’ombre et de lumière.
- On procède avec trois objectifs photographiques ou avec un seul objectif, en photographiant trois fois de suite le même sujet,
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- chaque luis à travers un écran donnant la couleur complémentaire de l’une et de l’autre des trois couleurs fondamentales. On obtient ainsi des images : jaune (avec un écran en verre violet clair), bleues (avec un écran orange), rouges (avec un écran vert).
- Ces images sont incolores, mais si on superpose les trois positifs obtenus d’après les négatifs sélectionnés, et après les avoir teintés chacun à sa couleur fondamentale propre, on voit, par transparence, le sujet avec scs teintes.
- Le procédé Gaumont
- Sur ce principe, M. Gaumont a réalisé des appareils de prise de vues et de projection cinématographique dont on attendait beaucoup il y a plusieurs années déjà, et qui don-
- pénétrant, reproduisaient les couleurs naturelles d’une manière absolument parfaite.
- Cependant, l’industrialisation de ce procédé a été impossible, d’abord parce que la prise d’une scène exigeait une longueur de film supérieure à une prise de vue normale ; de plus, parce qu’il nécessitait l’emploi d’appareils spéciaux plus coûteux ; enfin, parce que la superposition sur l’écran blanc était une opération délicate. II est regrettable que ces inconvénients aient nui à la diffusion du procédé, qui donnait des résultats remarquables.
- Sans nous arrêter longuement aux solutions qui ont été présentées jusqu’ici, nous pouvons rappeler le procédé Audibert, semblable au précédent, mais dans lequel les trois images sont enregistrées sur une surface égale à celle d’une image ordinaire.
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- 1.13 l’RINCIPE DU CINÉMA 13N COULEURS DES FRÈRES GAUMONT A gauche, schéma de principe de la prise de vues. A droite, la projection d'un film en couleurs.
- liaient des résultats vraiment remarquables.
- Nous pouvons rappeler sommairement ce procédé.
- L’appareil de prise de vues comportait trois objectifs superposés, pourvus chacun d’un écran coloré à l’une des trois couleurs fondamentales du spectre : rouge, vert, bleu, afin de sélectionner la teinte qui correspond à ces couleurs. Les trois objectifs étaient placés l’un au-dessus de l’autre et enregistraient chacun une vue sur le film. Une même image était donc, en quelque sorte, décomposée, au point de vue coloration, en trois images différentes, qui occupaient, sur le film, le même emplacement que deux images ordinaires monochromes. Après développement du film et tirage du positif, celui-ci était engagé dans l’appareil de projection comportant, lui aussi, trois objectifs superposés, avec, chacun, un écran de teinte complémentaire à celui qui avait servi à la prise de vue.
- Le faisceau lumineux émis par l’arc traversait les trois images, et chacun des trois faisceaux transportait sur l’écran blanc la teinte qu’il empruntait à son écran coloré.
- Comme les objectifs étaient orientables, il était relativement iàcile de superposer les trois faisceaux et, par conséquent, les trois images sur l’écran blanc, où les teintes, se
- Le procédé Héraut emploie un objectif unique devant lequel viennent se placer alternativement, par rotation, les trois écrans colorés. La prise de vues s’effectue avec une vitesse triple de celle des prises de vues en noir. Pour la projection, chaque image est teintée artificiellement à la couleur correspondant à celle de la prise de vue. Signalons encore divers procédés, dont plusieurs d’origine américaine, qui divisent les trois couleurs fondamentales en deux groupes choisis l’un dans la région rouge, l’autre dans la région verte ; les résultats ainsi obtenus ont toujours été très imparfaits.
- Le film gravé
- Ce procédé tire son origine d’un brevet de M. R. Berthon, qui imagina, à l’époque, de gaufrer le film en un nombre considérable de petites lentilles. Nous allons en exposer la technique.
- Considérons un point pris sur un objet éloigné recueilli par un objectif. L’image de ce point viendra se former au foyer de l’objectif, sur le film ou une plaque photographique. Si, à ce foyer, nous plaçons une lentille, de telle sorte que son centre optique coïncide avec lui, les rayons émanant du point traverseront la lentille, et l’image ponctuelle sera remplacée par une petite surface.
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- LE CINÉMA EN CO U LE VU S
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- Mais si, à l'intérieur de l'objectif, on intercale un écran sélecteur trichrome comportant des surfaces rouge, verte et bleue, le faisceau lumineux traversant l’écran lui empruntera ses couleurs, de sorte que, sur le film ou sur le verre dépoli, on apercevra la petite surface colorée comme l’écran.
- En vertu d’un principe que tous les photographes connaissent, si on interpose un écran entre un objectif et le verre dépoli, la portion libre de l’objectif continue à projeter la totalité de l’objet. C’est, d’ailleurs, ce que l’on réalise en faisant intervenir le diaphragme.
- Or l’écran trichrome peut être considéré comme un diaphragme spécial dans lequel chacune des trois parties agit pour son propre compte en envoyant sur le verre dépoli la tota-litéde l’objet, mais avec une couleur différente.
- lors de la prise de vues et exclusivement dans la zone rouge de l’écran projecteur, qui occupe toujours, dans l’objectif utilisé pour la projection, la même position que dans l’objectif de prise de vues.
- Nous obtiendrons donc automatiquement, sur l’écran blanc de projection, l’image rouge du point photographié précédemment.
- Par analogie, toutes les couleurs vertes, toutes les couleurs bleues issues d’un paysage, par exemple, se comporteront comme la couleur rouge. Il n’est pas dillic.ile d’étendre le raisonnement aux couleurs composées. Si nous considérons un objet jaune, par exemple, les zones élémentaires rougç et verte seront intéressées par l’action de cette lumière.
- Comme il n’est pas possible de construire autant de lentilles qu’il serait nécessaire
- OBJECTIf
- Ecran
- PRINCIPE DU FILM GAUFRE POUR LA PROJECTION CINEMATOGRAPHIQUE EN COULEURS
- Si le point de l’objet considéré est rouge, par exemple, les radiations émises par lui ne passeront que par la partie rouge du filtre sélecteur ; la lentille projettera sur le verre dépoli une tache lumineuse rouge, tandis que les parties verte et bleue du filtre ne laisseront apparaître que des zones sombres, la couleur rouge du point étant absorbée par chacune d’elles.
- Par conséquent, si nous remplaçons le verre dépoli par une plaque photographique sensible au rouge, seule la partie correspondant à la zone rouge sera impressionnée et noircira dans le bain révélateur. Si nous tirons un positif de ce cliché, cette partie noire deviendra transparente, tandis que celles correspondant au vert et au bleu resteront noires.
- Voyons maintenant comment la reconstitution du point rouge peut être réalisée par la projection.
- Cette image positive du point rouge étant placée au foyer de l’objectif, nous pouvons l’éclairer par un faisceau de lumière blanche. La lentille que nous conservons à ce foyer dirigera les rayons blancs du faisceau sur l’objectif, en sens inverse de leur marche
- pour reproduire sur le film tous les points constituant une image, M. R. Bertlion eut l’idée, en 1908, de procéder à nn gaufrage lenticulaire du film au moyen d’un cylindre gravé de sillons entrecroisés produisant, par laminage sur le celluloïd, environ cinq cents lentilles au millimètre carré. Elles se comportent comme l’indique la théorie, et le film, impressionné à travers l’écran trichrome, se prête, après inversion, à la projection en couleurs, cpii est, d’ailleurs parfaite.
- Le film Versicolor Dufay
- Un autre inventeur, M. Louis Dufay, à qui l’on doit déjà la plaque diopticlirome pour la photographie des couleurs, industrialisée dès 1907, à mis, depuis, définitivement au point un procédé très différent qui paraît bien résoudre, dans toute son ampleur, le problème de la cinématographie des couleurs et, peut-être, de la photographie, dans toutes leurs applications.
- La presse, même technique, a peu parlé de cet inventeur. C’est là un fait fort regrettable, car nous avons appris que l’invention allait être exploitée hors de France par un puissant groupe étranger qui a acquis ses
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- brevets universels, sort souvent réservé aux inventions françaises.
- Le système imaginé par M. Dufay supprime l’écran coloré aussi bien à la prise de vues qu’à la projection. De plus, le film ne subit aucun gaufrage ; préparé comme nous . allons l’expliquer, il se développe comme un film en noir et le cliché peut être reproduit autant de fois qu’on le désire par simple contact à la manière ordinaire.
- Reprenant le problème posé par Ducos de Hauron, Louis Dufay se proposa (le réaliser le réseau de sélection dans des conditions rationnelles, c’est-à-dire au moyen d’éléments colorés microscopiques, homogènes, parfaitement transparents et disposés sous une forme géométrique régulière, conditions indispensables pour atteindre la rapidité nécessaire et le modelé des images photographiques. La plaque dioptichrome est née de l’application de ces principes, mais elle demeurait, comme l’autochrome, victime de sa fragilité et de l’impossible multiplication.
- M. Dufay résolut alors de créer son réseau sélecteur, non plus sur verre, mais sur les bandes souples et légères de celluloïd.
- Après vingt ans de recherches, le problème a été résolu. Le film Versicolor Dufay peut être utilisé dans un appareil de prises de vues quelconque, développé, viré, fixé dans les conditions habituelles, inversé directement ou reproduit à un nombre indéfini d’exemplaires, comme tous les films en noir, et projeté dans n’importe quel appareil de projection, sans écran coloré, puisqu’il constitue lui-même l’écran.
- Le système chromatique, imaginé par l'inventeur, permet de réaliser trois combinaisons de réseaux, qui donnent le maximum de luminosité :
- Rouge violacé, orangé, vert, bleu ;
- Violet, bleu verdâtre, orangé, vert jaune ;
- llouge orangé, vert, violet, jaune orangé.
- Avec l’une ou l’autre de ces combinaisons, l’image se présente avec le maximum de douceur et de fondu et une gradation absolument parfaite des couleurs naturelles.
- Les éléments sélecteurs, insolubles à l’eau une fois incorporés dans le celluloïd, se présentent, avons-nous dit, sous une forme géométrique régulière ; ils peuvent être des
- carrés ou des rectangles indifféremment. Pour la photographie ordinaire, le film comporte 320 divisions colorées au millimètre carré, tandis que pour la stéréo scopie et pour le cinéma, il en comporte 900 et plus. Ce chiffre peut paraître formidable ; cependant, il suffît, pour réaliser ces 900 petits éléments, d’appliquer trente lignes colorées d’un trentième de millimètre chacune dans les deux sens ; or le trentième de millimètre est une dimension de gravure normale.
- Dans ces conditions, avec le maximum de luminosité, la sélection s’opère avec la plus grande sûreté, la coloration étant rigoureusement égale sur toute la surface du point sélecteur, sans avoir à craindre d’exagération au centre ou d’affaiblissement sur les bords.
- Pour satisfaire aux lois de l’optique et, en même temps, réaliser un procédé industriel, il était nécessaire d’incorporer les éléments colorés dans la masse même du celluloïd, afin que les rayons lumineux sélectionnés par le réseau ne subissent aucune réfraction ni aucun retard en traversant le support.
- Nous reproduisons sur nos deux planches en couleurs toutes les phases successives de coloration du réseau versicolor Dufay.
- D’abord teinté uniformément en vert (1 ), il reçoit, par son passage entre deux cylindres dont l’un est gravé de lignes en relief extrêmement fines, une impression typographique de lignes parallèles d’une encre grasse (2). Il est ensuite conduit mécaniquement sur une accrocheuse d’où il s’engage dans une deuxième machine où il est soumis à l’action d’un agent chimique qui décolore les interlignes non protégés par l’encre grasse ; il se présente alors sous l’aspect (3). On voit que la moitié du film est devenu incolore.
- En cet état, il est mis en contact avec un bain colorant orangé qui teint les interlignes blancs (4). Lavé, puis débarrassé mécaniquement par des brosses de l’encre grasse devenue inutile, puis jéembobiné, séché dans la machine même, il porte alors une double coloration pure, le vert du début étant débarrassé de la pellicule grasse (pii le protégeait (5). Le premier cycle de la fabrication est alors terminé. Les opérations se poursuivent, d’ailleurs, sur la même machine, comme précédemment, mais le cylindre encreur est remplacé par un autre dont les
- LES ASPECTS SUCCESSIFS DU FILM « VERSICOLOR )) AU COURS DE SA FABRICATION (PAGE 105) 1, le film est d'abord teinté en vert; 2, le film reçoit une application par lignes transversales d'une encre grasse ; 3, le film est décoloré, l'encre grasse a protégé la couleur sur la moitié de la surface ; 4. le film reçoit une application de couleur rouge dans toutes les parties décolorées; 5, l'encre grasse est enlevée; le film est alors teinté en deux couleurs; 6, le film reçoit une nouvelle impression grasse suivant une direction perpendiculaire à la première; 7, le film est décoloré entre les bandes grasses; 8, le film est coloré en violet, sauf sur les bandes grasses; 9, les bandes grasses enlevées, le film est terminé.
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- LE CINEMA
- COULEU RS
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- EN
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- Û Q G
- Schéma de la Fabrication du Réseau Versicolor Dufay
- "Q
- A
- B
- C
- D
- E
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- K
- Bobine de film avant traitement Machine à imprimer Q cylindre gravé b cy/inctre de pression C rouleaux encreurs d encrier
- Film imprimé prêt u teindre
- Décoloration
- Teinture
- Lavage par te jet d eau f Systèmes essoreurs
- Enlèvement de lencre grasse par la brosse Séchage du film
- Bobine de /dm . apres achèvement du réseau
- 106 LA SCIENCE ET LA VIE
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- LE CINEMA EN COULEURS
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- lignes de gravure se croisent à 90° avec la linéaire déjà réalisée.
- On obtient ainsi, successivement, une application d’encre grasse (6) suivie d’une décoloration de toutes les parties non protégées par l’encre (7).
- Remarquons que la décoloration n’est pas totale ; le film conserve une double teinte bleu pâle et rose sur laquelle sera appliquée ensuite une couche violette (8). Après lavage et élimination mécanique de l’encre grasse', le film a acquis son aspect définitif (9) avec les quatre teintes : orangé, vert, bleu violet et violet rouge.
- La photographie que nous publions et surtout le dessin schématique, permettent de comprendre aisément la fabrication qui est absolument automatique. Le film est traité, non sur la largeur d’un film ordinaire de cinématographie , mais sur une grande largeur, qu’il sulfit de couper ou de débiter ensuite au format désiré après l’application de la couche sensible.
- Ainsi que nous l’avons dit déjà, et il convient de le répéter pour bien faire ressortir la différence qui existe avec les films gravés, le Versi-color Dufay, qui peut être utilisé pour la prise de vues dans un appareil quelconque et projeté dans un appareil ordinaire, constitue donc la solution rigoureusement commer-
- ciale exigée par les entreprises cinématographiques. De plus, la reproduction illimitée, par simple contact du film négatif, en rend l’industrialisation aussi simple que celle des films en noir.
- C’est là le fruit de vingt années d’efforts coûteux, servis par une connaissance approfondie de la technique des couleurs et de la décomposition de la lumière que bien peu de savants possèdent.
- Quant à la photographie des couleurs, permettant la reproduction sur papier d’un cliché négatif, nous pouvons assurer que sa réalisation est en très bonne voie.
- Bientôt, chaque amateur pourra tirer autant de positifs encouleursqu’il désirera d’un cliché négatif unique, aussi simplement qu’il obtient des positifs en noir. Il lui sullira d’opérer sur pelli cules et sur papier Versicolor. Il faut remarquer également qu’aucune manipulation nouvelle n’est nécessitée pour cela, (pie les bains de développement et de fixage sont les mêmes que ceux de la photographie en noir puisquela cou -che sensible reste la même et que seuls, la pellicule ou le papier sont spécialement préparés.
- Le cinéma et la photographie vont la main dans la main ; toute solution qui ne permet pas la pratique des deux reproductions est une solution insuffisante. Jf.an Caël.
- ENSEMBLH DE LA MACHINE A IMPRIMER (DÉPÔT DE
- i/encre grasse sur le film).
- SCHÉMA DE LA FABRICATION DU FILM VERSICOLOR (PAGE 106)
- Le film préalablement coloré en vert (A) passe sous le cylindre gravé a qui dépose des bandes transversales d'encre grasse. Après séchage (C) il est dirigé dans la cuve de décoloration D d'où il sort pour recevoir en E une application de teinture rouge. Lavé en F puis essoré en G, il passe dans une cuve H où une brosse enlève l'encre grasse. Il est ensuite séché en J et embobiné en K. Les mêmes opérations se répètent mais l'application des bandes grasses et de la teinture violette croisent les impressions précédentes. Après grattage de l'encre, le film est terminé.
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- LA PRODUCTION RADIOÉLECTRIQUE DE LA MUSIQUE
- Par Joseph ROUSSEL
- L'an dernier, un inventeur français, M. Givelet, présentait au gala de la T. S. F. du Trocadéro un appareil radioélectrique constitué par une sorte de piano qui lui permettait d'émettre quelques notes musicales, d'ailleurs très pures, en actionnant les touches correspondantes du clavier. Le dispositif de M. Givelet — qui est tout à fait différent de celui de l'ingénieur russe M. The-remin, que nous avons étudié ici (1) — a été perfectionné, et, tout récemment, cet inventeur a pu jouer la Marseillaise sur son appareil, devant le Président de la République française. Ce dispositif de piano radioélectrique est décrit ici par notre collaborateur habituel, M. Roussel,
- qui en expose le principe et l'application.
- La synthèse de la musique est-elle réalisée ?
- près avoir servi de base, voici quelque temps, à l’appareil musical du professeur There-min, la science radioélectrique nous offre, aujourd’hui, un nouvel instrument de musique, le piano à ondes électromagnétiques, de M. Joseph Givelet.
- A vrai dire, des travaux du même ordre ont été entrepris, il y a environ seize ans, par la C. G. R., et les vieux amateurs de T. S. F. se souviennent d’avoir entendu parler, vers 1912, d’un piano hertzien installé à bord du yacht du prince de Monaco.
- Les deux instruments, celui de 1912 et celui de 1927, car la première démonstration publique de l’appareil de M. Givelet eut lieu au Trocadéro, le 9 juin dernier, partent de conceptions identiques. Cependant, il nous faut souligner cette grande différence
- {1 ) Voir lu Science et ta Vie, n° 128, page 131.
- qu’en 1912 on s’adressait à l’arc chantant comme source d’oscillations, tandis qu’actuellement l’inventeur s’adresse aux lampes à trois électrodes.
- L’on a parlé, au sujet de ce nouveau dispositif, de synthèse de la musique, ce qui est une erreur. Il y a, en réalité, production, par méthode purement radioélectrique, d’une suite aussi complète que l’on veut de sons purs, mais sans combinaison de ces sons, en un mot, sans accords. Ceci différencie complètement cette méthode de celle qu’utilisa Helmh oltz, lorsqu’en 1863 il réalisa d’abord l’analyse, puis la synthèse des sons, ce qui le conduisit à poser les bases de la théorie mathématique de la musique.
- Nos lecteurs, grâce à la pratique de la T. S. F., étant, pour la plupart, assez bien familiarisés avec la technique radioélectrique, comprendront facilement le principe de l’appareil de M. Givelet. Nous allons
- M. GIVELET DEVANT LE CLAVIER DE SON PIANO RADIOÉLECTRIQUE
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- LE PIANO RADIOÉLECTRIQUE 109
- même leur fournir quelques précisions, qui leur permettront de tenter, à leur tour, cette très intéressante réalisation du nouveau dispositif musical. Cette réalisation est, à vrai dire, assez délicate, mais nous sommes persuadés que nombreux sont, parmi nos lecteurs, ceux qui pourront la mener à bien.
- FIG. 1. - SCHÉMA DE MONTAGE DE L’HÉTÉRODYNE
- L’hétérodyne est à la base des appareils émetteurs d’ondes
- On sait que l’une des propriétés de la lampe de T. S. F. (soit triode, soit bigrille) consiste à pouvoir entretenir, dans un circuit comportant une self-inductance et une capacité, des oscillations électromagnétiques, dont la longueur d’onde est, à son tour, fonction des valeurs de ces deux éléments.
- C’est le principe des émetteurs et, en particulier, du plus simple de tous : l’hétérodyne.
- L’hétérodyne, qui peut se présenter sous diverses formes, est, dans sa réalisation la plus simple, schématisée par la figure 1.
- L’inductance L s’y divise électriquement en deux parties : Llt appelée self de grille, et L2, appelée self de plaque.
- La période de l’oscillation du- circuit L C
- est donnée par la relation T = 2 tt |/LC.
- Quant à la longueur d’onde, on la trouve exprimée en mètres par la formule à mètres =
- 59,61 [/l (cent. C. G. S.) x C (microfarads).
- De plus, cette longueur d’onde, en mètres, est égale à la vitesse de propagation V = 300.000.000 de mètres par seconde,
- V
- divisée par la fréquence F, d’où a = —
- jT •
- Ce rappel de quelques notions est nécessaire pour bien faire comprendre le fonctionnement du piano électrique et permettre de déterminer l’ordre de grandeur des éléments entrant dans sa construction.
- Plus le produit L x C sera grand, plus la longueur d’onde sera grande également, et inversement plus la fréquence sera faible.
- Les ondes employées en T. S. F. sont à fréquence très élevée, d’autant plus élevée que l’on utilise de plus en plus des ondes courtes ; les vibrations sonores, au contraire, dont le nombre moyen est compris entre
- 15 et 6.000 par seconde, sont, par rapport aux ondes électromagnétiques, de fréquence faible ; c’est pourquoi on les appelle ondes de basse fréquence.
- Comment l’appareil de M. Givelet émet les sons
- L’appareil de M. Givelet, ayant pour but la production directe d’ondes sonores, étant bâti sur le plan de l’hétérodyne, devra avoir, pour les éléments L et C, des valeurs très élevées.
- Prenons comme exemple la production du la3 du diapason (1); elle exige 435 vibrations par seconde. Dans ce cas, la longueur de l’onde électromagnétique à produire est
- égale à
- 300.000.000
- 435
- = 689.655 mètres.
- Pour l’obtenir avec l’hétérodyne, en supposant que nous fixions la capacité C à la valeur de 9 microfarads (valeur arbitraire du reste), il nous faut donner à la self L une valeur de 14,676 millihenrys.
- Cette valeur relativement considérable est obtenue en utilisant une self bobinée sur un noyau magnétique (formé d’un cylindre composé de nombreux fils de fer fins). Ce dispositif a deux avantages : d’abord il nécessite moins de spires, puis il permet de régler la valeur de la self-induction en faisant pénétrer plus ou moins le noyau dans la bobine.
- Si, maintenant, nous couplons, par induction, avec la bobine d’hétérodyne une self mise en série avec un haut-parleur, celui-ci émettra l’onde sonore pour la fréquence de laquelle nous avons réglé le circuit L C, dans l’exemple précité, le Za3.
- Dès lors, l’appareil prend la forme de la figure 2.
- On se rend déjà compte qu’il suffit, pour faire varier la hauteur de sons émis, de
- (1) Diapason normal déposé au Conservatoire de musique de Paris.
- FIG. 2. - SCHÉMA DE MONTAGE DU PRODUC-
- TEUR ÉLECTROMAGNÉTIQUE D’ONDES SONORES
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- modifier.,- soit indépendamment, soit simultanément, les valeurs de C, par variation de capacité, et de L, soit en modifiant le nombre de spires, soit en modifiant la position du noyau.
- Une telle action, qui multiplie le nombre 25
- de vibrations par — per-24
- met de diéser la note émise, c’est-à-dire de l’élever d’un demi-ton, ou de la bémo-liser (abaisser d’undemi-ton) si cette multiplication est effectuée par
- Le fonctionnement du piano radioélectrique
- Tout ceci exposé, on va comprendre immédiatement le fonctionnement du piano radioélectrique sous sa forme complète.
- Il serait possible d’émettre tous les sons désirés par la seide variation convenable de L et de C, mais on se heurterait à deux dilfieultés.
- D’abord celle d’obtenir sans erreur le nombre exact de vibrations voulu ; puis, chose plus grave, la nécessité de passer d’un son à l’autre non pas brusquement, mais en parcourant la gamme de tous les sons intermédiaires.
- Ces dilfieultés sont tournées simultanément d’une façon très simple, en établissant en dérivation sur l’inductance L un jeu de condensateurs fixes, pouvant être mis chacun séparément en circuit par le jeu de clés, dont l’ensemble constitue le clavier de l’appareil.
- Chacun de ces condensateurs a été réglé par construction, de telle manière que sa liaison avec la self unique donne au circuit oscillant une valeur bien déterminée, corres-
- pondant à l’une des notes musicales de la gamme.
- La transposition s’obtient dès lors le plus facilement du monde, par seule variation du noyau de fer de la self, ce qui monte ou descend la hauteur de toutes les notes.
- Dièses et bémols peuvent être obtenus de même manière, ou par addition, soit en parallèle, soit en série, d’une capacité de variation jointe au circuit oscillant.
- On obtient, en partant de cette conception, l’appareil complet que représente la figure 3, dont le clavier ne comporte qu’une seule gamme normale ; mais on peut imaginer un dispositif d’action aussi étendue qu’il est possible de le désirer par seule multiplication des éléments.
- Nous donnons, en outre, la photographie de l’inventeur utilisant l’appareil avec lequel il a eu l’honneur d’exécuter la Marseillaise, devant le Président de la République, le 19 décembre dernier, à l’Exposition des Sciences et des Arts.
- Nous savons, d’autre part, qu’il travaille à un nouveau modèle permettant l’exécution des accords, ce qui en fera réellement un « orgue radioélectrique ».
- Notons, enfin, qu’au lieu d’agir directement sur un haut parleur, ce dispositif peut moduler l’onde entretenue d’un émetteur de radiotéléphonie, et réaliser ainsi le curieuxparadoxed’ un instrument muet à l’émission et produisant cependant de l’harmonie sonore dans tous les haut-parleurs des récepteurs (1). J. Roussel,.
- (1) Pendant que nous mettions sous presse, cetle expérience a été réalisée en public par l’inventeur.
- Le piano radioélectrique a permis d’impressionner « a la muette » un disque de phonographe, lequel, passé sous le style répétiteur, a permis de donner l’audition du morceau ainsi enregistré en plein silence.
- EIG. 3. - SCHÉMA DU PIANO
- RADIOÉLECTRIQUE T T..., touches du clavier permettant de mettre en circuit, successivement, l'un des condensateurs C C,..., correspondant chacun à une note déterminée de la gamme.
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- LES ENQUÊTES DE « LA SCIENCE ET LA VIE »
- LE REMARQUABLE DÉVELOPPEMENT DE L’AVIATION TCHÉCOSLOVAQUE
- Par le Général A. NIESSEL
- Dès le lendemain de son indépendance, la Tchécoslovaquie s'est mise à l'œuvre dans le domaine aérien, apportant le même esprit d'application et de suite au développement de son industrie aéronautique et de l'infrastructure qu'à l'aviation militaire et à l'aviation commerciale. Les résultats obtenus sont tels que l'industrie tchécoslovaque fournit déjà, des avions à l'étranger. Aussi, après avoir parlé de l'aviation des grandes puissances européennes (1) et de celle des Etats-Unis (2), La Science et la Vie se doit-elle de consacrer une étude à l'aviation tchécoslovaque et
- à son remarquable développement
- La situation géographique de la Tchécoslovaquie confère à son aéronautique une place de premier ordre
- Au point de vue commercial, la Tchécoslovaquie occupe une position très avantageuse. Une partie des communications entre l’Europe occidentale et l’Europe orientale passent sur son territoire, telle notre ligne aérienne Paris-Varsovie, qui fait escale à Prague. L’Allemagne centrale et orientale et la Pologne sont obligées de le survoler pour se relier à l’Autriche, à la Hongrie, aux Balkans et au proche Orient. Aussi le gouvernement tchécoslovaque favorise-t-il l’union des lignes nationales et étrangères sur le principe de la réciprocité, c’est-à-dire que, pour chaque ligne créée sur son territoire par une société étrangère, il demande l’autorisation d’exploiter une ligne analogue sur le territoire étranger.
- D’autre part, au point de vue militaire, ce pays, tout en longueur, peut être atteint par le bombardement ennemi aérien dans toutes ses parties : il a donc un besoin urgent de se préoccuper de sa défense aérienne.
- Cette double raison explique l’intérêt particulièrement vif que l’on porte à l’aviation en Tchécoslovaquie.
- D’ailleurs, les quatre expositions internationales d’aéronautique qui ont eu lieu à Prague, et auxquelles ont participé l’Allemagne, l’Angleterre et la France, démon-
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 109, page 19; n° 113, page 361 ; n° 114, page 485; n° 122, page 101 ; n° 126, page 473; n° 128, page 91.
- (2) Voir La Science cl la Vie, n" 124, page 289.
- au cours de ces dernières années.
- trent mieux encore combien toutes les questions de navigation aérienne intéressent nos amis.
- En Tchécoslovaquie, le ministère de la Défense nationale s’occupe de l’aviation militaire, qui disposait, en 1920, d’un budget de 153.000.000 de couronnes ; parmi ces dépenses figurent celles relatives à la création d’un institut militaire d’études et de recherches aéronautiques ; une partie du service météorologique est également entretenue sur ce budget. Pour l’aménagement des terrains civils et de leurs installations, de même pour tout ce qui concerne l’aviatün commerciale, le ministère des Travaux publics dispose également d’un institut d’études aéronautiques et de stations météorologiques. Le budget de l’aviation civile a été de 29 millions 412.000 couronnes en 1927.
- L’aménagement des terrains d’aviation
- Il existe cinq aéroports à la fois militaires et civils, six aéroports exclusivement militaires et deux privés. Les plus importants, ceux de Prague, Brno (Brunn) et Bratislava (Presbourg), sont mixtes. En 1927, le ministère des Travaux publics a agrandi les terrains existants, organisé trois nouveaux terrains civils et créé de nombreux terrains de secours jalonnant les lignes de navigation en service.
- Les usines de construction d’avions
- Aucune usine d’aviation n’existait sur le territoire de la république tchécoslovaque lors de sa constitution, en 1918.
- Mais, avant même la lin de l'année, on
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- MOTEUR BREITFELD - DANEK DE 500-760 Cil
- C'est le premier moteur tchécoslovaque de grande puissance qui ait subi avec succès l'essai d'endurance de cent heures.
- songeait à combler cette lacune. Un groupe de techniciens, dirigé par l’ingénieur Smolik, se formait, et l’Etat créait un arsenal aéronautique, qui, après divers avatars, est devenu l’usine militaire de construction aéronautique (Vojetiska Tovarna na Letadla). A sa tête se trouve toujours M. Smolik, qui a présidé à sa naissance et à son évolution. Dès 1920, cet établissement fournissait déjà à l’armée tchécoslovaque des avions de reconnaissance. Réinstallé sur l’aérodrome de Letnany, près de Prague, en 1924, l’arsenal aéronautique construit maintenant tous les types d’avions militaires (école, chasse, observation et reconnaissance, bombardement de jour et de nuit) et des avions civils de modèle Smolik.
- Une autre usine, l’Aéro, était créée dès le début de 1919. En 1920, elle a été installée à Prague-Vysocani.
- Cette création était suivie, quelques mois plus tard, par celle de la maison Avia qui s’installait à Prague VII ; elle a gardé ce nom pour la dénomination des avions construits par elle, mais son nom actuel est Milos Bondy.
- Ces deux sociétés fabriquent également des avions de tous les types.
- Enfin, depuis 1926, l’usine Skoda, de Pilsen, a fait son entrée dans l’industrie aéronautique, en construisant par licence une série d’avions de chasse De-woitine. Elle dispose d’un important bureau d’études.
- Dès maintenant, l’industrie
- tchécoslovaque de construction d’avions ne se contente pas de servir l’aviation nationale. La Belgique a acquis la licence d’avions de chasse Avia, à la suite d’un concours organisé à Bruxelles, en 1925, où le type Avia BH.-21, moteur Jupiter, s’était classé premier. La maison Aéro a fourni des avions aux Pays Scandinaves et à la Bulgarie ; ce dernier pays a éga-, lement acheté des avions-écoles, type Smolik, à l’usine d’Etat.
- Toutes les matières premières, sauf le caoutchouc et l’aluminium, sont fournies par l’industrie nationale. Les forêts de la Bohême et de la Slovaquie donnent des bois excellents, qui valent les bois américains.
- Usines de moteurs
- Il existe quatre usines de moteurs.
- La plus ancienne est Breitfeld-Danek, qui existait déjà sous la monarchie austro-hongroise. Elle fabrique par licence des Lorraine-Dietrich 450 ch et plusieurs moteurs originaux, dont le plus puissant fait 500 ch.
- Depuis 1923, la maison Walter, déjà bien connue pour le moteur d’automobile, s’est
- MOTEUR D’AVIATION WALTER 85 A REFROIDISSEMENT PAR AIR, TYPE N.-2, VU DE L’ARRIÈRE
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- L'AVIATION TCHÉCOSLOVAQUE
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- mise aux moteurs d’aviation, à refroidissement par air, de 60, 85 et 110 ch, ou à refroidissement à eau, de 240 ch. Elle est sur le point de sortir un nouveau moteur, à refroidissement à air, de 220 ch. Enfin, elle construit aussi sous licence des moteurs Gnome-Jupiter de 425 ch.
- Depuis 1923 également, l’usine Skoda et, depuis 1926, Laurin et Elément fabriquent sous licence des Lorraine 450 ch.
- les ailes et le fuselage, mais ses avions ont souvent des ailerons métalliques ou mixtes ; ses revêtements sont, en grande partie, en contre-plaqué. Skoda a monté des avions entièrement métalliques.
- La participation importante prise, en 1926, au Salon aéronautique de Paris, le succès de l’Exposition internationale de Prague, en 1927, plusieurs victoires internationales, les ventes d’avions et de licence
- VUE D’ENSEMBLE DE l’AÉROPORT DE PRAGUE Situé à 9 kilomètres de la capitale de la Tchécoslovaquie, cet aéroport comporte un terrain de 1.530 mètres de long sur 800 mètres de large et six hangars de 34 mètres d'ouverture sur 30 mètres de profondeur.
- Les études et la technique
- L’Institut militaire d’études et de recherches aéronautiques est largement installé sur l’aérodrome de Letnany, près de Prague, où une surface de 50.000 mètres carrés lui a été réservée. Il sert à l’aviation civile et à l’armée et possède de très belles installations (soufflerie, laboratoires, vaste hall pour les essais statiques, etc.), qui occupent 10.000 mètres carrés de superficie couverte.
- Les meilleurs spécialistes militaires et civils du pays lui sont attachés.
- Il comprend trois sections : construction, études techniques, météorologie.
- A l’usine militaire et à l’Aéro, la construction est généralement mixte, bois et acier : Milos Bondy emploie d’ordinaire le bois pour
- à l’étranger attestent la valeur publiquement reconnue de la technique et de l’industrie d’aviation tchécoslovaque.
- Principaux modèles d’avions tchécoslovaques
- L’usine militaire a mis en construction vingt-quatre modèles Sm dik de tous types, civils et militaires ; elle en a d’autres à l’étude, en particulier un bimoteur de protection et un trimoteur de combat.
- Nous citerons parmi les premiers :
- L'S.-16 métallique, de grande reconnaissance, normalement muni d’un moteur Lorraine-Dietrich 450 ch, avec lequel il a atteint une vitesse de 225 kilomètres à l’heure, un plafond de 7.500 mètres et une rapidité de montée de 5.000 mètres en
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- AVION SMOLIK «S.-10» UK ültANDK RECONNAISSANCE; MOTEUR LORRAINE DE 450 Cil
- AVION-ÉCOLE SMOLIK « S.-18 », ÉQUIPÉ AVEC UN MOTEUR WALTER DE 00 Cil ET DESTINÉ
- AUX AVIATIONS TCHÉCOSLOVAQUE ET HUI.GAIÎE
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- L ' A VIA T ION T Cil ECO S LO VA Q UE
- nr>
- 30 minutes, mais qui peut recevoir également un Napier-Lion ou un Hispano 450 ch, ou un Renault, ou un Breitfeld et Danek de 500 eh ;
- L'S.-18 école, moteur Walter de 60 eh, employé par l’aviation tchécoslovaque et l’aviation bulgare ;
- L’iS.-20 de chasse, de construction mixte, moteur Skoda-Hispano 300 ch, qui a donné 250 kilomètres à l’heure, est monté à 5.000 mètres en 14 m 30 s et atteint un plafond de 7.000 mètres ; il est en service dans l’armée tchécoslovaque ;
- L'S.-24, triplacede bombardement de nuit,
- La maison Aéro a produit de très nombreux types d’avions de tout genre civils et militaires, plus d’une vingtaine. Nous mentionnerons parmi eux :
- UA.-10, limousine de transport, moteur Maybach 260 ch ;
- L'A.-23, limousine de transport, moteur Lorraine de 450 cli :
- L' A.-27, de bombardement de nuit, bimoteur Jupiter de 400 ch ;
- 12 A.-30, biplace de grande reconnaissance, moteur Lorraine de 450 ch ;
- L’A.-32, biplace de chasse, moteur Jupiter de 400 ch.
- AVION DE CHASSE LETOR « S.-20 », ÉQUIPÉ AVEC UN MOTEUR IIISPANO DE 300 CII ET EOUHNI AUX ARMÉES LITHUANIENNE ET YOUGOSLAVE
- de construction métallique, moteur Breitfeld et Danek 500 ch ou Rolls-Royce 600 ch.
- Pour la maison Milos Bondy, nous citerons spécialement :
- Ij’Avia BH.-ll, de tourisme et d'entraînement, monoplan à aile basse, à moteur Walter 60 ch, qui a obtenu, en 1925, la Coupe d’Italie pour avions à petite puissance, et s’est brillamment classé, en France, à un concours de même ordre, à Orly, en 1926 ;
- 12Avia BII.-21, de chasse monoplace, moteur Hispano 300 ch, qui a obtenu, à Bruxelles, le succès déjà mentionné ci-dessus ; cet avion, muni d’un moteur Jupiter 425 ch, a pris l’indice BII.-33;
- L’Avia BII.-26, biplace de chasse et de combat, muni d’un moteur Jupiter 425 ch, avec lequel il atteint une vitesse de 240 kilomètres-heure.
- Les écoles et la propagande
- Il existe trois écoles de pilotage (une élémentaire, une de transition, une supérieure) et une école d’observation.
- Il en est sorti environ un millier de pilotes dont deux cents ollicicrs. L’aviation civile compte peu de pilotes, mais une vive propagande est faite pour inviter les jeunes gens à venir à l’aviation, tant comme pilotes que comme mécaniciens et spécialistes.
- D’autre part, l’opinion publique est intéressée à toutes les questions d’aéronautique par une propagande intense de la Masa-rykova Letecka Liga (Ligue Aérienne du Président Masaryk), qui comprend 190 groupements, avec plus de 80.000 membres. Elle est secondée par l’Aéro-Club tchécoslovaque, l’Aéro-Club de la Bohême de l’Ouest, l’Aéro-Club de Moravie et l’Association des Pilotes
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- AVION BIPLACE DE TOURISME, ET D’ENTRAINEMENT AVI A « BII.-11 »
- Aviateurs ; plusieurs journaux spéciaux, en langue tchèque ou allemande, servent de porte-parole à ecs associations.
- L'aviation militaire
- L’aviation militaire comprend trois régiments mixtes, dans la composition desquels entrent des escadrilles de diverses subdivisions de l’arme. Chacun d’eux dispose d’un état-major, de deux ou trois groupes, d’une section photographique, d’un dépôt et d’un parc bien aménagé.
- En réalité, il existe : 9 escadrilles d’observation, 5 de chasse, 1 de grande reconnaissance, 2 de bombardement de jour et 1 de bombardement de nuit.
- Les compagnies de ballons captifs ont été sorties de l’aviation et passées à l’artillerie lourde.
- La menace aérienne a provoqué la création d’un régiment d’artillerie antiaérienne, qui se compose de 3 groupes, comprenant chacun 3 batteries à 4 pièces et une compagnie de 8 projecteurs. On prévoit la formation
- AVION MONOPLACE DE CHASSE AVIA « B H.-21 »
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- L'AVIATION TCHÉCOSLOVAQUE
- HT
- prochaine de batteries nouvelles et de batteries fixes pour la défense des points sensibles.
- La navigation aérienne et les lignes commerciales
- Dès maintenant, diverses lignes de navigation aérienne sont en exploitation.
- Trois lignes internationales (Prague-Nuremberg - Strasbourg - Paris ; Prague - Bres -
- exploitées par la Société allemande Lufthansa. La dernière de ces lignes donne la correspondance avec la ligne de la même compagnie : Munich-Zurich-Lausanne-Ge-nève-Marseille.
- Lignes nationales : L’Etat exploite les lignes : Prague - Brno (Brunn ) - Bratislava (Presbourg)-Kosice ; Prague-Brno.
- La ligne Prague-Marianské-Lazné (Marien-bad), qui était exploitée comme ligne d’été
- LIMOUSINE DE TRANSPORT AÉRO « A.-10 », ÉQUIPÉE AVEC UN MOTEUR MAYBACII DE 260 Cil
- lau-Varsovie ; Prague - Vienne-Budapest-Belgrade - Bucarest - Constantinople ) sont exploitées par la Compagnie internationale de Navigation aérienne, dont le port d’attache est au Bourget.
- La ligne Varsovie-Cracovie-Brno (Brunn)-Vienne est desservie par la Société polonaise Polska Linéa Lotnicza.
- Les lignes Prague-Vienne et Prague-Berlin le sont par la Société tchécoslovaque de navigation aérienne.
- Enfin, les lignes : Berlin-Dresde-Prague-Vienne (correspondances de Berlin sur Malmœ, et de Vienne sur Bregenz, Klagen-fort et Constantinople) ; Berlin-Breslau-Gleiwitz-Brno ( Brunn) - Vienne ; Prague-Chemnitz-Hall-Leipzig (correspondance sur Hanovre et Brême) ; Prague-Munich, sont
- par la Société Aéro, l’est, par l’Etat depuis l’été de 1927.
- La ligne Prague-Liberec est exploitée par la Société Avia, à qui appartient le terrain de Libérée.
- Les lignes d’Etat, ont obtenu, en 1927, les résultats suivants :
- 2.268 vols, faisant, au total, 415.278 kilomètres ; 4.233 voyageurs ; 19.459.310 kilogrammes de colis; 813.818 kilogrammes de fret postal; 18.172.848 kilogrammes de marchandises (soit une charge totale de 38 millions 445.976 kilogrammes); 3.009heures de vol ; 96 % de régularité.
- Il est question d’ouvrir, en 1928, deux nouvelles lignes d’Etat :
- Brno-Moravska-Ostrav-Marianské-Lazné-Karlovy-Vary et Kosice-Uzhorod.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Mais surtout de nouvelles lignes internationales sont à l’étude ou vont apparaître, et certaines d’entre elles sont destinées à faire une concurrence dangereuse à celles qui existent déjà. Ce sont les lignes :
- Londres - Cologne - Prague - Budapest (an -glaise) ; Prague-Bratislava-Zagreb-Trieste (tchécoslovaque) ; Brême - Hanovre - Chem-nitz-Prague (allemande) ; Breslau-Gleiwitz-Brno-Vienne (allemande) ; Vienne-Prague (autrichienne); Budapest-Prague (hongroise).
- essais ont été faits par le professeur Ko-marek, 'directeur de l’Institut d’Etat pour la protection des forêts, pour la projection par avion de poudres destinées à lutter contre les parasites des plantes. On a utilisé, dans ce but, de l’arséniate de calcium. L’avion volait le plus bas possible (10 à 20 piètres au-dessus des cultures ; 35 mètres au-dessus des hautes futaies), et la dispersion du produit était réalisée, soit par les tourbillons produits •par l’hélice, soit par une installation méca-
- CA11TE D’ENSEMBLE DES LIGNES AÉRIENNES TCHECOSLOVAQUES EN COURS D’EXPLOITATION ET PRÉVUES (LA TCHÉCOSLOVAQUIE EST REPRÉSENTÉE EN GRISÉ)
- Sauf une, toutes ces lignes passent par Prague, qui va ainsi devenir un aéroport d’une rare importance.
- La ligne anglaise peut constituer un tronçon de la ligne vers l’Egypte et les Indes. Les lignes sur Trieste (tchécoslovaque) et sur Vienne (allemande), qui se prolongeront aussi vers le sud, ouvrent les communications entre le nord de l’Europe et l’Italie.
- Il faut remarquer que plusieurs de ces lignes se doublent, se triplent même sur certains parcours : Prague-Vienne par exemple. Cela ne les aidera pas à boucler leurs budgets, même si le goût des voyages aériens se répand beaucoup.
- L’avion au service de l’agriculture
- Aucun des côtés utilisables de l’aviation n'a été perdu de vue. C’est ainsi (pie des
- nique spéciale de dispersion, sur des bandes successives de 20 à 60 mètres de large. Ces expériences auraient été concluantes.
- On pense à commencer des études pour lutter de la même façon contre les sauterelles.
- Conclusion
- De tout ce qui précède, il ressort que la Tchécoslovaquie, consciente des besoins de sa défense nationale comme des résultats que peut lui procurer sa situation géographique avantageuse, a discerné, dès le début de son indépendance, l’importance qu’a pour elle l’aviation, tant civile que militaire. Son gouvernement a su lui consacrer les efforts pécuniaires et d’organisation qu’elle méritait. Il est payé de ces efforts par les brillants résultats déjà obtenus par l’aviation tchécoslovaque. Général A. Niessel.
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- L’ASTRONOMIE POUR TOUS
- QU’EST-CE QUE L’ASTROPHYSIQUE?
- Par Albert NODON
- PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ ASTRONOMIQUE DE BORDEAUX
- L'astronomie phy nique ou astrophysique est d'une étude plus facilement accessible que V astronomie de position ou astronomie mathématique qu'elle complète. Elle a pour but de nous mettre en relation avec le monde sidéral par l'intermédiaire des propriétés physiques de lu matière qui le constitue. Les propriétés nous sont révélées à distance par l'analyse spectrale, qui nous permet de scruter la nature intime des astres et de déterminer la part que prend, dans leur formation et dans leur évolution, l'énergie sous ses diverses formes. Notre savant collaborateur, M. Albert Nodon, auteur de fort belles découvertes dans ce domaine, a su dire aux lecteurs les moins avertis, en un langage extrêmement clair, ce que nous ont appris jusqu'ici les mondes qui peuplent l'Univers, montrer quels résidtats ont été obtenus et ce que l'on peut attendre de ces recherches et de ces conquêtes, qui sont les plus belles et les -plus fructueuses de la science. Ces problèmes, profondément émouvants, élargissent singulièrement les limites de notre horizon terrestre.
- L’astrophysique est une science de laboratoire
- ’kst au laboratoire que débute l’étude de Vastrophysique, car c’est là qu’avec l’aide du spect.ro-scope nous scrutons la nature intime de la matière portée à des températures extrêmement élevées, et que nous tirons de ces études des déductions importantes sur la composition des gaz incandescents et, en général, sur toute la thermo-dynainique stellaire.
- Dans ces recherches de grande envergure, nous mobilisons, pour nos besoins , la plupart des ondes de l’étlier, telles que chaleur, lumière, électricité, et nous les chargeons de nous aider à scruter les troublants problèmes des mondes lointains de l’Univers.
- Nous savons aujourd’hui que, sous le terme générique de lumière, nous devons comprendre beaucoup d’autres ondulations que celles révélées par l’œil. Il existe en effet des ondes beaucoup plus longues, que nous ne voyons pas, appelées ondes infrarouges ou calorifiques, et d’autres beaucoup
- plus courtes, telles que les radiations ultraviolettes, les rayons X et les rayons gamma.
- Mais, à la longueur près, toutes ces ondulations sont analogues à celles de la lumière; elles sont régies par les mêmes lois générales et possèdent toutes, des plus longues- aux plus courtes, une vitesse de propagation uniforme, qui est celle de la lumière. Des recherches récentes ont permis d’approfondir le mécanisme très probable de la génération des ondes lumineuses, en général ; ce mécanisme paraît être étroitement lié aux propriétés intimes de l’atome lui-même.
- Ces phénomènes, déduits île laits nombreux et régis par des lois précises, nous sont devenus d’un secours très précieux pour scruter l’ensemble des particularités physiques et mécaniques se rattachant aux ondes calorifiques, lumineuses et ultraviolettes émises par les étoiles.
- L’atome est un système planétaire
- Essayons de donner une idée générale sur les résultats déjà acquis. Chacun sait que tout corps, qu’il soit solide, liquide ou gazeux,
- M. ALBERT NODON
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- est constitué par des milliards de minuscules particules, séparées les unes des autres par d’immenses espaces, et que ces particules ou molécules sont sans cesse en mouvement.
- Les molécules sont elles-mêmes formées de groupements réguliers de particules plus petites encore, appelées atomes.
- Mais la subdivision de la-matière ne s’arrête pas là ; chaque atome est formé lui-même de millions de particules, plus minuscules encore, appelées électrons, tournant avec une vitesse prodigieuse autour d’un centre ou noyau atomique.
- Chaque électron emporte avec lui, dans son vertigineux mouvement de rotation, une puissante charge négative ; tandis que le noyau renferme une charge positive, égale à la somme de toutes les charges opposées des électrons qui l’entourent.
- On peut se demander de quelle façon on est parvenu à de telles conclusions, puisqu’on n’a jamais vu les atomes ni les électrons et qu’on ne les verra peut-être jamais, par suite de leur extrême petitesse et de la vertigineuse rapidité de leurs mouvements ! On y est parvenu à la suite de nombreuses déductions d’ordre expérimental ; et les théories qu’on a édifiées cadrent si étroitement avec la plupart des faits connus et permettent d’en prévoir tant d’autres, que ces hypothèses semblent bien procives de la vérité.
- On peut dans une certaine mesure comparer le noyau atomique au Soleil, autour duquel gravitent les planètes, que représentent les électrons dans l’atome.
- Chaque corps simple est figuré par un système planétaire différent, qui lui assure des propriétés physiques et chimiques particulières.
- Il survient parfois des collisions imprévues, provenant de l’intrusion subite d’un ou plusieurs électrons extérieurs, animés d’énormes vitesses. Il arrive alors que l’une des pla-
- nètes minuscules est arrachée de son orbite et transportée par le choc sur une orbite extérieure de plus grand diamètre. Mais, la collision ne durant qu’un instant, la planète retourne aussitôt sur son orbite primitive Sous l’effet du choc, elle avait emmagasiné de l’énergie ; en revenant à sa position première, elle abandonne cette énergie. C’est précisément dans ce phénomène que réside le secret de la génération de la lumière ! En effet, l’énergie est dissipée à travers l’éther sous forme de vibrations, et ce sont, d’après les données actuelles, ces vibrations de l’éther qui constituent la lumière. Quant à la qualité de la lumière émise, c’est-à-dire sa couleur, elle dépend de la vitesse avec laquelle s’est effectué le phénomène, vitesse qui varie suivant la nature de l’atome, la position des orbites sur lesquelles se font les collisions, la masse de l’électron, etc...
- Comment étudie-t-on une radiation lumineuse?
- L’étude des radiations lumineuses est, en quelque sorte, l’écho fidèle de celle des atomes qui les émettent, c’est-à-dire qu’elle nous permet de déterminer à distance la nature intime de la matière constituant les mondes lointains de l’Univers sidéral.
- Il convient, avant d’étudier une radiation lumineuse, de la séparer complètement de la multitude des autres radiations que nous envoie une étoile ; nous y parvenons facilement à l’aide du spectroscope, qui étale toutes les couleurs du spectre et ne laisse passer que celle que l’on veut étudier à travers une petite fente verticale.
- Nous isolons, par exemple, une radiation jaune, qui correspond à une longueur d’onde déterminée ; nous savons que cette raie jaune provient d’un atome de sodium.
- Du fait de l’apparition de cette raie spectrale, nous en concluons que certains élec-
- ELEXTRONS
- Bérium
- Bore
- Azote Oxygène 7 extérieurs Fiuor
- 8extérieurs Néon (Gaznoble)
- Sodium
- REPRÉSENTATION SCHÉMATIQUE DU NOMBRE ET DE I.A POSITION REEATIVE DES ÉLECTRONS DANS DIVERS ÉLÉMENTS
- Le néon (Ne) représente un gaz noble terminant la série du lithium. On retrouve le néon dans le noyau de la série du sodium (Korsel).
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- QU'EST-CE QUE L'ASTROPHYSIQUE? Vil
- trons de l’atome de sodium, portés à haute température, donnent naissance à des collisions internes caractérisant certains états physiques de l’atome. Nous savons, d’autre part, que certaines modifications dans la position de cette raie du sodium, dans son éclat, dans sa largeur, etc., correspondent à des états bien déterminés de l’atome de sodium correspondant eux-mêmes à une température, une tension de vapeur, une charge électrique, etc., bien définies.
- Bref, nous pouvons, par la simple inspection de la raie spectrale, établir a priori l’état complet des conditions physiques dans lesquelles se trouvent les vapeurs de sodium dans l’astre observé.
- Poursuivant cette intéressante étude spectroscopique, nous découvrons d’autres raies émises par le sodium ; certaines sont situées dans le rouge extrême, d’autres dans le violet extrême ; l’étude de ces raies nous fournit de nouvelles données sur l’état physique et dynamique des électrons qui proviennent d’orbites plus éloignées ou plus rapprochées du noyau atomique.
- Si notre étude s’étend à d’autres atomes que ceux du sodium, par exemple à ceux de l’hélium, de l’hydrogène, du calcium, etc., nous aurons autant de renseignements nouveaux sur l’état physique de l’étoile (fig. 8). Chaque découverte faite dans le laboratoire nous fournit des données nouvelles sur l’état physique des corps à haute température et nous fait gravir un nouvel échelon dans l’échelle de nos connaissances astrophysiques.
- DIMENSIONS DE QUELQUES ETOILES COMPARÉES A CELLES DU SOLEIL
- Le Soleil est représenté par le petit point blanc situé au milieu du carré. A l'échelle du dessin, son diamètre est de un sixième de millimètre.
- L’astrophysique a permis de connaître la composition des étoiles
- Donnons un aperçu des principaux résultats déjà acquis.
- Les étoiles sont formées de gaz et de vapeurs métalliques, portés à une température extrêmement élevée. Celle-ci diminue d’abord lentement, puis décroît très rapidement au voisinage de la surface.
- On admet généralement que les régions centrales, que nos moyens d’investigation ne parviennent pas encore à atteindre, sont à une température dépassant tout ce que nous pouvons imaginer ; et les gaz qui occupent ces régions sont probablement soumis à de formidables . pressions.
- Il est donc probable que, dans de telles fournaises, l’atome est dissocié en électrons et que ceux-ci ainsi que le noyau lui-même sont détruits. Qu’existe-t-il alors à la place des dernières particules matérielles Y Impossible d’y répondre dans l’état actuel de la science !
- La température et la pression diminuant à mesure qu’on s’éloigne des parties centrales, la matière s’y reconsîitue progressivement, et les gaz que nous connaissons apparaissent dans les enveloppes extérieures.
- On parvient du reste à mesurer, avec un certain degré de précision, la température des couches externes ; on constate que celle-ci varie entre des limites assez étroites, comprises entre 3.000° et 10.000° absolus, c’est-à-dire comptés à partir de — 273° centigrades (zéro absolu).
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- 122 LA S CI E NC E ET LA VIE
- Les enveloppes extérieures des étoiles jouent le rôle d’écran protecteur ; elles empêchent la chaleur centrale de se dissiper trop rapidement à travers l’espace.
- Dans les étoiles les plus volumineuses, qui sont aussi les plus chaudes, les couches externes sont tellement opaques à l’égard des radiations calorifiques et lumineuses que leur température et leur luminosité sont comparables à celles de petites étoiles naines, telles que notre Soleil, dont l’opacité est beaucoup moindre que celle des géantes. Ces inondes gigantesques laissent, pour ainsi dire, distiller goutte à goutte leur énergie interne, et cette déperdition extrêmement lente assure à ces étoiles une durée extraordinaire se chiffrant par des milliards de siècles. L’énergie qui cherche sans cesse à s’échapper à travers leurs enveloppes opaques, exerce un véritable effort de pression sur celles-ci, tendant à les dilater indéfiniment ; c’est du reste à cause de cette pression de radiation que les étoiles jeunes, renfermant une grande provision d’énergie, ont un diamètre si grand et une densité moyenne si faible.
- Mais, d'autre part, la pesanteur ou force de gravitation tend, au contraire, à condenser toute la matière stellaire au centre de l’étoile. Tl en résulte deux actions diamétralement contraires, dont l’état d’équilibre assure à l’étoile un diamètre à peu près invariable pendant les durées immenses où la température interne reste sensiblement constante.
- A quelle source d’énergie extraordinaire les étoiles peuvent-elles puiser pour conserver, sans amoindrissement sensible, des températures aussi élevées?
- On a imaginé maintes hypothèses pour expliquer ce fait. On a invoqué successivement l’énergie libérée par la contraction continuelle de l’astre ; la chute incessante de météorites à sa surface ; une combustion interne et maintes autres réactions chimiques, ainsi que les désintégrations du radium, etc. 'I'outes ces hypothèses se sont effondrées devant les calculs qui démontrent que toutes leurs actions réunies seraient absolument insuffisantes pour expliquer les effets constatés.
- Les nouvelles théories sur la formation de l’atome ont, au contraire, fourni, dans ces dernières années, une explication très plausible de l’entretien de l’énergie stellaire.
- Le calcul démontre, en effet, que l’union du noyau positif avec les électrons négatifs, dans la formation des corps élémentaires, dégage une quantité d’énergie largement suffisante pour expliquer l’entretien de la chaleur du Soleil et des étoiles.
- Les étoiles géantes et les étoiles naines sont d’âges différents
- Depuis qu’on a pu déterminer les dimensions réelles des étoiles ainsi que leur âge, il a été possible d’en faire un classement méthodique. Celles dont la formation est relativement récente et dont le diamètre est le plus considérable, ont une température centrale extrêmement élevée, ce sont les étoiles géantes.
- Celles qui, au contraire, sont de formation plus ancienne et dont la température est plus basse, constituent les étoiles naines, parmi lesquelles se trouve le Soleil.
- A ce propos, Edington met en lumière ce fait curieux suivant : les géantes et les naines, malgré leurs énormes différences apparentes, renferment toutes sensiblement un même poids de matière : les géantes sont très peu denses et les naines sont très denses.
- On explique de cette façon les densités extraordinaires de certaines étoiles, telles que le petit satellite de Sirius, qui ne paraît avoir que 20.000 kilomètres de diamètre, mais dont la densité moyenne est cinquante mille fois supérieure à celle de l’eau, c’est-à-dire que la masse de cette étoile minuscule serait du même ordre de grandeur que celle du Soleil, qui est un monstre à côté d’elle !
- Les étoiles géantes les plus chaudes ont une coloration blanche ou bleue ; on y découvre au spectroscope la présence de Vhélium, qui apparaît le premier dans les mondes en formation.
- Ces étoiles sont groupées dans la classe B. A un degré de formation plus ancien se trouvent les étoiles géantes de la classe A,
- SPECTKOSCOPE A PLUSIEUltS PRISMES
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- Q IP EST-CE QUE L'ASTROPHYSIQUE ?
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- qui ont une coloration blanche et où domine l'hydrogène, qui précède l’hélium dans la genèse des mondes.
- Les classes N et R renferment de vieilles étoiles sur le déclin.
- Il en existe probablement un grand nombre d’autres, qui sont éteintes et invisibles, mais dont la masse centrale est peut-être encore à un degré très élevé de température.
- La composition des étoiles commence à être connue
- Il nous est facile de mesurer l’éclat lumineux des étoiles ; il est plus difficile de mesurer leur température, à cause de l’interposition de notre atmosphère. On y parvient cependant par des méthodes indirectes ; et l’on compare les spectres lumineux des étoiles,
- LA GRANDE COUPOLE DE L’OBSERVATOIRE DU MONT WILSON, EN CALIFORNIE, QUI ABRITE LE PLUS PUISSANT INSTRUMENT D’OBSERVATION DU MONDE
- Quant aux innombrables planètes qui évoluent autour des étoiles, ce ne sont en réalité que des étoiles pygmées, dont la faible masse a été promptement refroidie.
- Au delà des étoiles sont les nébuleuses
- En premier lieu, les nébuleuses spirales, situées à des millions d’années de lumière ; ce sont vraisemblablement des univers immenses, analogues à notre galactique, ou Voie lactée, peuplés comme elle de millions d’étoiles et de planètes.
- En second lieu, les nébuleuses gazeuses, qui sont situées à la limite extérieure de notre galactique et qui existent vraisemblablement sur les bords de toute nébuleuse spirale.
- Les nébuleuses gazeuses sont d’immenses creusets célestes où s’élabore la formation des étoiles.
- après leur passage à travers des écrans colorés, avec ceux fournis par des sources lumineuses dont la température est connue, telles que l’arc électrique.
- On ne parvient malheureusement pas encore à faire l’étude des spectres stellaires dans l’ultra-violet, par suite de leur absorption par l’atmosphère terrestre. Ce fait est fort regrettable, car l’étude de l’ultra-violet présenterait une grande importance dans l’étude des couches profondes des atmosphères stellaires.
- Les données encore très incomplètes que nous possédons sur la physique stellaire, permettent cependant de se former une idée générale de la composition probable des étoiles et des nébuleuses. Ce sont, comme nous l’avons dit, des sphères gazeuses, dont les parties centrales sont soumises très proba-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- blemcnt à des températures et à des pressions invariables, et où les atomes sont dissociés.
- Les couches externes, perdant sans cesse de leur chaleur par rayonnement, sont beaucoup moins chaudes ; et la pression de radiation tendant à accroître le volume de l’étoile, comme nous l’avons dit précédemment, il en résulte une pression gazeuse très faible dans les couches stellaires externes.
- Les enveloppes externes dont la température est relativement basse, sont très absorbantes ; elles interceptent le passage des radiations très courtes, telles que les rayons gamma et X, ainsi que les rayons ultra-violets extrêmes. Elles absorbent partiellement les radiations ultra-violettes les plus longues et elles transforment les raies spectrales lumineuses en raies obscures. C’est le phénomène du renversement (les raies.
- Le Soleil se prête mieux aux investigations que les
- autres étoiles
- La proximité du Soleil nous permet d’en étudier plus facilement la composition, analogue à celle des autres étoiles naines de formation déjà ancienne.
- Nous ignorons encore quelle est la température et la pression des masses solaires centrales ; il est cependant présumable que les atomes y sont dissociés.
- Nous savons que la densité de la matière solaire centrale est élevée, car elle est voisine de celle du fer ; tandis que la densité moyenne de l’astre est beaucoup plus faible.
- La première couche extérieure sur laquelle nous possédions des données moins vagues, est la photosphère, où la pression est faible, la température très élevée encore et la dissociation atomique très avancée.
- Au-dessus de la photosphère se trouve une couche gazeuse de faible épaisseur.
- appelée couche renversante, parce qu’elle provoque le renversement des raies spectrales brillantes émises par la photosphère.
- La dernière enveloppe externe est la chromosphère, dont la température est beaucoup plus basse et la pression très faible. C’est dans la chromosphère que se manifestent la plupart des phénomènes solaires, tels que taches, faeules ou plages brillantes qui entourent les taches ; filaments ou taches
- allongées ; protubérances ou jets enflammés. C’est encore dans cette région que paraissent se produire les actions électriques et magnétiques, qui ont leur répercussion jusqu’à la Terre.
- La chromosphère est entourée d’une poussière très ténue, constituant une sorte d’enveloppe extérieure de forme très irrégulière, appelée couronne solaire ou matière coronale. Cette couronne, qui est à une température relativement basse, est très faiblement lumineuse ; aussi ne peut-on l’apercevoir que pendant les éclipses solaires.
- La matière coronale paraît être soumise à des actions électriques très puissantes, qui la projettent à travers l’espace sous forme de jets électrisés. Ces jets se produisent principalement pendant les périodes d’activité solaire ; leur action sur notre globe paraît se manifester sous forme d’aurores polaires, d’orages magnétiques et de troubles atmosphériques.
- On est parvenu à étudier les phénomènes magnétiques qui se produisent dans la chromosphère au voisinage des taches et des faeules, à l’aide de méthodes optiques découvertes par Zeeman et appliquées par Haie.
- Zeeman a, en effet, trouvé qu’en faisant agir un aimant très puissant sur des gaz portés à haute température, les raies spectrales émises par ces gaz incandescents se
- TYPES DK SPKCTRES D’ÉTOILES (Observatoire rie Harvard College, Cambridge V. S. A.)
- De haut en bas : s Orionis ; y Crm. Maj.; y. Cari nrc ; y. Can. Min. ; y Aurigœ ; y. liootis ; y Orionis.
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- Q U'ES T* CE QUE V ASTROPHYSIQUE ?
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- divisent en deux ou trois raies très voisines. En mesurant l’écartement de ces raies, on en peut déduire l’intensité du champ magnétique solaire.
- L'action électrique solaire, (pic nous avons signalée pour la première lois en 1885, à la suite d’observations laites à la Sorbonne (1), paraît être la cause principale des courants électriques circulant dans la haute atmosphère terrestre, origine probable du magnétisme terrestre.
- Le Soleil, comme tous les astres, émet des radiations de diverses longueurs d’onde
- l’autre se fait également d’une façon insensible. Les radiations ultra-violettes se transforment insensiblement en rayons X de grande longueur d'onde, que nous avons découvertes à la Sorbonne en 1901 (1) ; ceux-ci sont suivis des rayons de liôntgen, qui se terminent par les radiations les plus courtes que l’on connaisse : les rayons gamma émis par le radium.
- Chaque jour, de nouvelles découvertes scientifiques reculent davantage la limite des radiations extrêmement courtes. On connaît déjà l’existence de rayons ultra X et ultra-gamma, dont M. Perrin avait pressenti l’exis-
- et il semble probable que l’atmosphère terrestre ne laisse passer que certaines d’entre elles, telles que les calorifiques et les lumineuses, tandis qu’elle oppose une barrière infranchissable aux autres, telles (pie les ondes électromagnétiques, les ondes ultra - violettes et les rayons X, qui seraient, du reste, funestes à la vie biologique.
- La gamme des radiations se complète peu à peu
- On peut représenter sous une forme schématique toute la gamme des radiations, comme nous l’avions signalé pour la première fois en 1898 (2).
- Les ondes les plus longues sont appelées électromagnétiques, ou ondes hertziennes ; ce sont celles qu’on utilise en T. S. F. ; puis viennent les ondes infra-rouges, ou calorifiques. 11 existe, du reste, une région commune à ces deux espèces d’ondes.
- Les ondes lumineuses, qui occupent un espace très réduit dans l’échelle des radiations, suivent les radiations infra-rouges et précèdent les ultra-violettes. la» passage de l’une à
- (1 ) Note à l’Académie des Sciences du 29 juin 1885.
- (2) Revue Générale des Sciences, du 15 novembre 1893, « Rebelle générale de l’Rnergie », par M. Albert
- DISPOSITIF UTILISE PAH M. A. NODON A LA SOIUÎONNK, EN 1901, POUR LA DÉCOUVERTE DE RAYONS X DE GRANDE LONGUEUR D’ONDE
- tence. Nous en avons commencé l’étude en 1921 12) en recherchant les modifications que les radiations solaires et stellaires produisaient sur les substances radioactives. Des recherches analogues furent faites plus récemment par Mlle Maraei-ncano, docteur ès sciences, par M. Hoffmann, par Millikan. etc.
- Nous avons, d'autre part, commencé en 1923 l’étude de la radioactivité de la cellule vitale, qui paraît conduire à une nouvelle orientation vers l’étude de radiations extraordinairement courtes, probablement émises par le Soleil et les étoiles, et établissant des relations d’ordre encore inconnu entre certaines ondes et la vie biologique elle-même.
- Cet exposé sommaire nous permet d’entrevoir l’immense étendue de la science astrophysique, utilisant l’ensemble des connaissances humaines dans les divers domaines de la mécanique, de la physique et de la chimie. A. Nodon.
- (1) Comptes rendus de VAcadémie des Sciences (17 octobre 1921, 1S avril 11)22, 11 juin 1923).
- (2) Comptes rendus de l’Académie, des Sciences, t. 132, 1901 ; 1. 131, 1902; 15 décembre 1921.
- (Les prémices sur l'astrophysique ont été développées par l’auteur dans un ouvrage récent : Eléments d astrophysique, par A. Nodon — Blanchard,éditeur.) La découverte des ultra-radiations doit donc être
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- LA CHAUFFE AU CHARBON PULVÉRISÉ A BORD DES NAVIRES
- Par E.-R. DARTEVELLE
- Lors (le Vapparition du moteur à combustion interne et plus particulièreme?it du moteur type Diesel, de nombreux techniciens des plus qualifiés estimèrent que l’ancienne machine à vapeur avait vécu. En effet, ces moteurs à combustion réalisaient un tel progrès au point de vue du rendement des machines motrices que cet enthousiasme paraissait fondé. Ce rendement, comme Von sait, grâce à l'emploi des nouveaux moteurs, était passé de 10% à 30 %, c'est-à-dire avait triplé, en entraînant, par voie de conséquences, une économie de consommation de combustible réduite dans les mêmes proportions. Cependant, peu à peu, les progrès, également réalisés dans le domaine de la machine à vapeur, laissaient entrevoir des avantages nouveaux qui n'étaient pas à dédaigner et dont l'utilisation était particulièrement indiquée dans certains cas, tels que pour les grandes centrales électriques et les grandes unités navales. L'évolution de la machine à vapeur, au cours de ces dernières années, contrairement à ce que pourrait penser le grand public, est véritablement digne de retenir Vattention, non seidement des techniciens, mais encore de tous ceux qui s'intéressent aux progrès industriels. Grâce à celte évolution, on peut affirmer que la machine à vapeur tl'aujourd'hui rivalise avec succès avec ses divers concurrents. Un seul exemple suffit (Me démontrer : l'emploi de la turbine à vapeur a permis d'améliorer le rendement, dans la proportion de un à deux, par rapport à l'ancienne machine il vapeur classique (1). Laissant de côté l'historique des modifications essentielles intervenues récemment — et aussi nombreuses que géniales —soit dans le traitement du combustible, soit dans l'usage du condenseur, soit dans l'aménagement des cheminées, nous étudierons plus spécialemenl, dans cet article, l'application la plus récente et la plus marquante, qui consiste à utiliser la chauffe au charbon pulvérisé. Ce problème de l'emploi du combustible solide, sous la forme pulvérisée, résolu tout récemment, marque, en effet, une étape décisive dans l'évolution des machines à vapeur, car elle doit leur permettre de reconquérir — tout au moins partiellement — le domaine de la navigation maritime, où le moteur Diesel notamment semblait devoir régner en maître et prendre rapidement et définitivement la première place dans
- la propulsion des flottes modernes (2).
- Les avantages de la chauffe au charbon pulvérisé
- ’idée de brûler le charbon à l’état pulvérulent est déjà ancienne. Les premières études sur ce sujet remontent à 1880 environ, et il existait déjà une installation expérimentale à New York en 1895.
- On a eu l’idée de pulvériser le charbon, pour augmenter la rapidité et la perfection de la combustion, afin d’éliminer les pertes de combustible par la cheminée et d’évacuer les gaz de la combustion à la température la plus basse possible. Ces deux desiderata concordent pour améliorer le rendement de la chaudière, en diminuant les pertes thermiques dans les gaz de la cheminée.
- On sait qu’un combustible solide, divisé
- (1) Voir l’article sur les turbines à vapeur, dans le n° 21, de La Science et la Vie, page 63.
- (2) Voir l’article sur les motorsliips, dans le n° 120 de La Science et la Vie, page 519.
- en fragments menus, brûle beaucoup plus vite que s’il est en très gros morceaux. C’est ainsi que, dans les canons, on réalise une combustion d’autant plus lente que les grains de la poudre sont plus gros. C’est également le moyen employé pour rendre possible la combustion de quelques grammes de pétrole dans un cylindre de moteur, en une faible fraction de seconde.
- L’explication de ce phénomène est très simple. L’expérience de tous les jours nous montre que la combustion est une réaction chimique qui, s’effectuant par la surface des corps, est d’autant plus rapide que cette surface est plus grande. Un cube de 10 centimètres de côté a une surface de 6 décimètres carrés. Si nous le divisons en huit cubes égaux, la surface totale de l’ensemble devient 12 décimètres carrés, ainsi que le montre un calcul simple. D’une façon plus générale, si nous divisons notre tube en n cubes égaux, la surface totale de la matière devient
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- 6 n décimètres cubes. La rapidité de combustion, qui est proportionnelle à cette surface, est donc inversement proportionnelle aux dimensions linéaires des grains. Ce résultat, que nous avons ainsi démontré pour des grains cubiques, reste vrai quelle que soit leur forme.
- Alors qu’avec la grille on dispose d’une surface de combustion de l’ordre de grandeur de la surface de grille, et sur laquelle on ne peut pas agir, avec la poussière de charbon, au contraire, la surface de combustion n’a plus aucun rapport avec la surface de grille. Elle est proportionnelle au nombre de particules envoyées dans le foyer, et on peut la faire varier exactement comme on fait varier le débit d’un robinet.
- Pour obtenir cette variation, le combustible est porté par un courant d’air dans le foyer de la chaudière ; chaque grain se trouve ainsi enrobé dans le gaz qui lui est nécessaire, et brûle à peu près instantanément.
- Au point de vue transport, le mélange obtenu se comporte comme un gaz et non comme un solide.
- Dans les foyers à grille, la quantité de charbon brûlée dans l’unité de temps est proportionnelle à la surface de la grille.
- Sa combustion produit une quantité de chaleur qui doit être absorbée par la surface des tubes de la chaudière contenant de l’eau ou entourés par de l’eau. Ces deux surfaces doivent donc être proportionnelles.
- Dans les foyers à mélange pulvérisé, au contraire, la quantité de chaleur produite dans l’unité de temps est proportionnelle au nombre de particules çopibustibles q^ue l’on peut introduire dans
- la chambre de combustion, chacune de ces particules étant entourée de la quantité d’air nécessaire à sa combustion. La chaleur produite est donc proportionnelle au volume de la chambre de combustion. Il en résulte qu’il doit y avoir proportionnalité entre le volume de cette chambre et la surface de transmission de la chaleur (surface de chauffe).
- Les installations terrestres pour la chauffe au charbon pulvérisé
- Ce système de chauffe s’est d’abord développé dans les installations terrestres seules. 11 nécessite, en effet, toute une usine auxiliaire de préparation du mélange combustible, et cette installation absorbait, au début, trop de poids et trop de place pour qu’il fût possible d’envisager sérieusement l’application de la méthode aux chaudières marines. D’ailleurs, pour cette même raison, le système de chauffe par le charbon pulvérisé fut d’abord réservé aux usines puissantes, pour lesquelles les services auxiliaires n’occupent qu’une place restreinte.
- La préparation du charbon pulvérisé
- La préparation du combustible depuis la soute, où il est en morceaux, jusqu’aux brûleurs, comporte plusieurs opérations.
- Le charbon est d’abord desséché, c’est-à-dire débarrassé de l’eau qui l’imprègne tou j ours plus ou moins. On évite, par là, la perte de chaleur qui correspond à l’évaporation inutile de cette eau dans le foyer.
- Il passe ensuite dans un pulvérisateur ou broyeur. La poussière produite par ce broyeur est entraînée ensuite par un courant d’air énergique, produit par un ventilateur et, en général, préalablement réchauffé pour obtenir une çom-
- SCI-IÉMA d’une INSTALLATION DE CHAUFFE AU CHARBON PULVÉRISÉ. EN HAUT, COUPE LONGITUDINALE ; EN BAS, VUE DE FACE Le charbon en morceaux est versé dans le broyeur tournant B par l'entonnoir E. Il est entraîné sous forme de poussière par un courant d'air produit par le ventilateur V. Cet air est réchauffé au pied de la cheminée, en R, et traverse ensuite le broyeur suivant son axe. Le mélange est réparti entre les brûleurs b par le distribideur D. L'air additionnel nécessaire arrive aux brûleurs b par les dérivations s, qui sont prises sur le circuit prin-• cipal d'air réchauffé.
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- bastion plus active et plus complète. Le mélange de poussière et d’air va directement au brûleur.
- Tout récemment, on a ajouté à l’usine de pulvérisation du combustible une installation de carbonisation à basse température. Cette dernière, en permettant de récupérer des produits volatils précieux, représente l’utilisation la plus rémunératrice du charbon.
- Pour envoyer au brûleur un mélange combustible de composition optima, il faut :
- Que les proportions d’air et de charbon soient exactement déterminées ;
- Que la finesse de pulvérisation du charbon soit toujours la même ;
- En lin, que l'on puisse faire varier le débit de la poussière de charbon sans altérer les deux premières conditions.
- l’ne admission d’air additionnel réglable est nécessaire.
- Le débit de l’air du ventilateur est calculé, en effet, pour entraîner le charbon et non pour former le mélange optimum. Celui-ci exige toujours plus d'air que l'opération du transport, d'où la nécessité d’air additionnel. Quant à la variation du débit, elle est nécessitée par la variation de la puissance demandée à la machine.
- En principe, on maintient fixe le débit du ventilateur, ce qui permet d’entraîner des particules de charbon (pii ont toujours la même grosseur maxima. On fait varier le débit du charbon en agissant sur l’allure du broyeur, ce qui modifie la quantité de poussière produite. Enfin, on agit sur l’air additionnel, soit avec un ventilateur spécial, soit avec des diaphragmes disposés sur le circuit général de l’air.
- La chauffe au charbon pulvérisé dans la marine
- Nous avons déjà fait remarquer que, pour des raisons de poids et de volume, l’emploi
- du charbon pulvérisé à bord des navires n’avait pu être envisagé jusqu’ici. Cependant, le Fuel Conservation Commitlee des Etats-Unis, et plus particulièrement l’ingénieur E. Jefferson et le commandant Joseph S. Evans, de la marine militaire américaine, sont parvenus à l’adapter aux sévères conditions de poids de la construction navale et à montrer que le système reste largement rémunérateur aux puissances relativement faibles des bateaux de charge.
- Le bateau qui a servi aux essais est le
- Mercer, modes-t e cargo de 9.700 tonnes, à la silhouette massive. Il est construit pour donner 10,5 nœuds en charge. Sa machine unique est une t u r b i n e d e 2.500 ch, qui actionne une hélice à 90 tours par minute, par l’intermédiaire d’engrenages à double réduction. Les chaudières, quicons-tituent l’organe essentiel au point de vue où nous nous plaçons, sont au nombre de trois. Ce sont des chaudières Scotch, qui rentrent dans la catégorie des chaudières ordinaires des bateaux de commerce peu puissants.
- Il était nécessaire, si l’on voulait que le système fût pratique, d’adapter la nouvelle chauffe aux chaudières existantes et d’éviter la nécessité d’un type de chaudière spécial. Les armateurs et constructeurs auraient, en général, reculé devant les dépenses provoquées par cette dernière méthode.
- Ce point étant éclairci, il restait à décider si la pulvérisation devait se faire à terre ou à bord. En faveur de la première thèse, intervient immédiatement la diminution considérable de poids, d’encombrement et de prix de l’installation du bord. Au point de vue du prix, l'avantage sera peut-être, en partie, compensé par Vélévation du prix du charbon. Nous devons dire peut-être, car, si la pulvérisation à terre s’accompagne de carbonisation à basse température, elle permet la
- I.K CARGO AMÉRICAIN « MEKCEU », QUI A ÉTÉ ÉQUIPÉ POUR LES ESSAIS DK CHAUFFE AU CHARBON PULVÉRISÉ
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- récupération de précieux produits et peut se présenter comme une opération rémunératrice en elle-même. Par contre, le stockage à bord de charbon pulvérisé entraîne un danger sérieux d’explosions. Certains ingénieurs estiment que la carbonisation préalable à basse température supprime ce danger, mais la preuve pratique n’en a pas encore été donnée. L’inconvénient capital de la pulvérisation à terre provient de la difficulté d’approvisionnement. Les bâtiments soumis à ce système seraient tributaires des parcs à charbon pulvérisé. Ces stations sont inexistantes actuellement et resteront encore longtemps extrêmement rares.
- Mais cet inconvénient est moins important pour les navires de guerre, constamment tributaires de leurs bases. Il suffirait d’y installer des parcs spéciaux de ce charbon, sans doute moins onéreux que les parcs à mazout, pour satisfaire aux exigences de la nouvelle chauffe.
- La commission américaine n’a pas étudié comparativement les deux solutions de la pulvérisation. Elle a considéré, non sans raison, au moins provisoirement, que la pulvérisation à terre ne pouvait pas aboutir à une solution commerciale pratique.
- D’après notre examen, le fond du débat reste ouvert. La solution adoptée sur le Mercer était d’ailleurs, il faut le reconnaître, de beaucoup la plus difficile au point de vue technique, car elle nécessitait l’installation de l’usine de pulvérisation du charbon dans un espace très restreint,étantdonnées les dimensions relativement faibles de ce bateau.
- Il y a peu de choses à dire ici, sur les détails de l’installation du Mercer, qui ne soient pas indiquées sur les figures jointes. On remarquera que chaque chaudière est munie de trois brûleurs, alimentés par un seul broyeur et par un seul ventilateur. Le réglage de la puissance se fait en agissant sur la vitesse du broyeur, et la qualité de la combustion s’obtient en ouvrant plus ou moins l’admission de l’air du ventilateur dans une dérivation qui alimente le brûleur en air additionnel.
- Les résultats du « Mercer »
- L’étude du système du Mercer a trouvé sa conclusion et son couronnement dans un voyage New York-Rotterdam et retour, qui s’est terminé en janvier dernier. Les résultats techniques ayant déjà été acquis par un essai de dix jours sur la côte américaine, ce voyage avait pour double but de faire connaître en Europe la nouvelle application de la chauffe au charbon pulvérisé et d’établir un bilan de service purement commercial. De fait, pendant ses escales européennes, le Mercer fut le rendez-vous des plus hautes personnalités du continent spécialisées dans la construction navale.
- Les résultats obtenus se passent de commentaires, et la façon la plus éloquente de les présenter consiste à les énoncer dans toute leur nudité.
- De New York à Rotterdam, le Mercer, sur quinze jours de traversée, se heurta à une très grosse mer pendant douze jours. Néanmoins, bien que la vitesse de service des bâtiments de sa série soit de 10,1 nœuds,il maintient une vitesse moyenne légèrement supérieure à 10 nœuds, et cela avec deux chaudières seulement en fonction. Sa consommation journalière s’est élevée à 00 tonnes de charbon environ, alors (pie les cargos similaires consomment de 09 à 41 tonnes de charbon ou 00 tonnes de mazout.
- Perspectives d’avenir
- Pour terminer cet exposé, il nous reste à examiner quelles sont les perspectives d’avenir de la chauffe au charbon pulvérisé dans la marine.
- 11 n’est pas douteux (pie, tel qu’il a été réalisé à bord du Mercer, ce système peut rivaliser, dès aujourd’hui, avec la chauffe au mazout lapins moderne sur les bâtiments à faible puissance. N’oublions pas, en effet, que le Mercer, bateau de 10.000 tonnes environ, de 120 mètres de long, 10 m 50 de large et 9 ni 20 de tirant d’eau, n’était propulsé que par 2.500 ch (1 ch pour 4 tonnes). Ce résultat, dans cette classe de navires, est si peu douteux que, dès maintenant, une
- BRULEUR MIXTE «PEABODY » POUR LA CIIAUFPE AU MAZOUT ET AU CHARBON PULVÉRISÉ
- Le mélange de poussière et d'air entre dans le foyer F par l'ouverture circulaire f, qui se trouve à l'arrière de la couronne B, où débouche le tuyau d'arrivée. L'air additionnel arrive en D, puis traverse les lucarnes C et se joint au mélange sortant de f. A est un brûleur à mazout, qui permet èi la chaudière d'utiliser également les combustibles liquides.
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- INSTALLATION DU « MKHCKK » POUR LA CHAUFFE AU CHARBON PULVERISE
- compagnie minière américaine a l'ait établir les ])lans de deux bateaux charbonniers un peu plus petits, de 3.000 cli chacun, possédant des turbines admettant la vapeur à 30 kilogrammes de pression et munis de ce système île chauffe.
- Par contre, la question est tout autre si l'on envisage les bâtiments à forte puissance spécifique (ou puissance par tonne), tels cpie les paquebots ou les bâtiments de guerre légers de surface. Il y a loin des 2.500 ch pour les 10.OOOtonnesduMmx'raux 50.000eli pour les 2.500 tonnes de nos conducteurs de flottille genre 'Tigre. De l’un à l’autre, le poids de la machine passe de 200 kilogrammes à 10 kilogrammes par cheval, environ.
- La chaudière du Mcrcer brûle en charbon le même poids que ses similaires brûlent en mazout. Au point de vue militaire et stratégique, ce résultat est de première impor-
- tance pour un pays comme la France. Nous sommes, en effet, indépendants de la mer pour notre ravitaillement en charbon, alors que nous sommes totalement dépendants d’elle et de l’étranger pour notre ravitaillement en pétrole. Il est donc désirable que la poussière de charbon puisse remplacer le mazout à bord des bateaux puissants. Pour que ce résultat puisse être atteint, il faut que le nouveau combustible donne toute sécurité quant aux risques d’explosions, et permette de réaliser un rayon d’action et une puissance comparables, sous un volume et un poids comparables, à ceux que donne le mazout. Il faut, enfin, que la marine dispose de parcs spéciaux dans chacune de ses bases. La dernière question n’est qu’une question d’organisation. Par contre, les trois autres ne sont pas encore élucidées.
- E.-R. Dartevelle.
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- LES MYSTÈRES DES SCIENCES NATURELLES
- LES GRANDS VOYAGES DES OISEAUX MIGRATEURS
- Par Maurice BOUBIER
- DOCTEUR ÈS SCIENCES
- L'observation des 'phénomènes de la vie, dans les sciences naturelles, est véritablement passionnante, et combien d'entre eux sont encore peu connus du grand public! Dans ce domaine, les migrations périodiques des oiseaux ont donné lieu à des recherches patientes pour en déterminer les lois. Grâce au « baguement » des grands voiliers de l'air, on a pu ainsi tracer avec exactitude leur itinéraire, d'un continent à l'autre. Par contre, nous ne sommes pas encore actuellement renseignés, avec précision, sur les facteurs qui déterminent ces grands voyages de migration à travers l'espace. Le phénomène de la migration demeure donc, jusqu'ici, un des problèmes biologiques ouverts à l'hypothèse. Les conditions atmosphériques elles-mêmes seraient étrangères à ces grands voyages aériens, et, dans l'étude qui suit, l'auteur, spécialiste en la matière, a exposé les différentes hypothèses qui permettent d'interpréter les causes de la migration chez les oiseaux
- et d'étudier leur sens d'orientation.
- Lorsque, en 1741), le célèbre naturaliste Linné, l’un des grands maîtres de la science au xvm° siècle, écrivait qiT « en automne et à l’approche du froid, les Hirondelles, quand les insectes viennent à leur manquer, cherchent un asile au fond des lacs et des rivières, entre les roseaux », il ne croyait pas tomber dans une grossière erreur, longtemps propagée, même par de bons esprits et jusqu’en plein xixe siècle.
- Deux cents ans, bientôt, se sont écoulés depuis Linné, mais si la question des migrations est, dans son ensemble, largement résolue, bien des points de ce passionnant phénomène restent encore enveloppés de brumes.
- Comment on a organisé l’observation des migrations des oiseaux
- Pour venir à bout de ce problème, il fallut l’attaquer et par l’observation et par l’expérience. Et, tout d’abord, par l’observation. On apprit que les oiseaux qui, en automne, disparaissent des contrées tempérées, se retrouvent, en hiver, dans les pays méridionaux. Déjà, Pierre Belon, l’ancêtre des ornithologistes français, au milieu du xvie siècle et au cours de ses pérégrinations dans le Proche-Orient, avait vu, en hiver, les Hirondelles et les Grues voler en Égypte et en'Palestine. A la fin du xvme siècle, Adan-son vit hiverner au Sénégal des Bécasses, des
- Cailles, des Bergeronnettes et des Hirondelles de cheminée, cependant que Godeheu de Riville remarquait les passages des oiseaux à l’île de Malte, et le P. Sanvitali, ceux provenant d’Italie.
- Au cours du xixe siècle, les observations se précisent, s’amplifient et s’enregistrent méthodiquement. Des naturalistes de plus en plus nombreux notent les passages, les dates de départ et de retour des migrateurs. Une abondante documentation s’amasse, qui, enfin, va se compléter par l’expérience du baguement.
- Il y a seulement 40 ans que la méthode du « baguement » est employée
- En 1890, un Danois, Christian Mortensen, fixa un ruban de zinc à la patte d’un Etourneau pris au nid. En 1899, il remplaça le zinc par l’aluminium et annela 165 jeunes Etourneaux. Désormais, les bagues porteront, gravées, les indications nécessaires : nom de la station et numéros d’ordre. Les reprises d’oiseaux bagués fournissent des renseignements précis sur le point d’arrivée et, partant, sur la route probable de migration, sur l’âge, sur la vitesse de déplacement des oiseaux, etc. C’est ainsi qu’en 1907, Mortensen ayant bagué 102 Sarcelles d’hiver dans l’île danoise de Fâno, il se trouva que 22 individus furent repris à la lin de décembre 1908 dans la mêmç île, 15 le furent en août
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- et septembre 1908, sur les côtes occidentales de la France, dans le Sud-Ouest de l’Angleterre et en Hollande, 1 dans le Nord de l’Italie et 1 dans le Sud de l’Espagne, à 2.300 kilomètres du point de départ.
- Pour «baguer» les oiseaux, il faut tout d’abord les capturer sans les blesser
- Récemment, et ce surtout sous l’impulsion de Prentiss Baldwin, qui a bien voulu nous céder quelques-unes des photographies qui illustrent cet article, la méthode de baguement s’est perfectionnée aux Etats-Unis, à l’aide de trappes spéciales et parfois compliquées, a m é n a g é e s pour la capture des oiseaux adultes.
- Ce sont des cages-pièges en lilct métallique, dans lesquelles les oiseaux sont attirés par l’appât, de nourriture et d’eau, et où ils peuvent être facilement capturés et recapturés sans dommage pour eux. Pris au piège, l’oiseau est bagué et catalogué, puis relâché.
- Lente m e n t mais sûrement, reprise après reprise, une masse de faits précieux sont, de la sorte, enregistrés, qui, combinés avec les dates d’arrivée au printemps et de départ en automne, nous ont permis de dégager les grands traits du phénomène des migrations.
- Les routes générales des migrations sont maintenant connues
- Il a pu être ainsi définitivement établi qu’un certain pourcentage d’oiseaux reviennent non seulement à leur lieu de nichée au printemps, mais aussi à leurs quartiers d'hiver en automne. Un Rossignol de muraille mâle, bagué en nichaison, le 27 juin 1913, près d'Osnabrück (Hanovre), fut repris le 2 juin 1914, de retour au même nid, édifié dans un niehoir artificiel. Le 29 avril 1915, une femelle adulte de la même espèce est
- baguée à Sempach (Suisse) ; or, quatre ans et trois mois plus tard, le 11 août 1919, le même expérimentateur capture cette même femelle au même endroit, et, après constatation, il la remet en liberté. En 1920, un couple niche à la même place : c’est encore la même femelle, toujours munie de sa bague, accouplée à un mâle qui, lui-même, avait été bagué à Sempach le 3 mai 1916.
- Cette vaste enquête a permis de dresser les routes générales de migration. On croyait, autrefois, que les migrateurs, dispersés sur un front très étendu, se dirigeaient, telle une
- armée, en droite ligne, cap au sud, vers les pays du soleil. Il n’en est rien. Les chemins fréquentés par les voyageurs ailés sont beaucoup plus variés ; ce ne sont pas d’étroites pistes, mais des bandes de territoires plus ou moins larges, à l’intérieur desquelles la circulation est tout particulièrement intense.
- D’une manière générale, nous constatons l’existence d’un puissant courant qui draine la gent ailée du nord-est européen et même de la Sibérie sur les côtes atlantiques. Cette convergence de toutes les routes individuelles est ce (pie j’ai appelé Y éventail européo-sënégambien, car l’extrémité de ce courant aboutit à la côte occidentale de l’Afrique. (Voir carte page 136.)
- La carte dressée en 1925 par le Dr Ivar Ilortling, d’Helsingfors, et que nous reproduisons ici, est une démonstration frappante de ce courant nord-est-sud-ouest. Les lignes continues indiquent les routes générales suivies par les oiseaux migrateurs bagués en Finlande, tandis que les lignes formées de traits discontinus montrent la direction prise par quelques migrateurs bagués en Finlande et retrouvés surtout en Europe occidentale.
- Uh second couvant entraîne les volatiles
- (Cliché Baldwin.)
- FILET OU PIÈGE TOMBANT, POUR CAPTURER LES OISEAUX AFIN DE LES « BAGUER »
- Ce piège est maintenu redressé et ouvert par un court bâton de bois, auquel est attachée une longue, corde tenue à Vautre extrémité par le bagueux. Quand un oiseau a pénétré sous la trappe, attiré par de la nourriture, il suffit de tirer brusquement sur la corde pour abaisser la trappe.
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- européens vers la côte orientale de l’Afrique ; il se termine à l’extrême sud de ce continent. Ces deux grands courants principaux se croisent nécessairement dans l’Europe moyenne, comme on peut le voir dans la carte des «éventails de migration», page 13G.
- Dans un troisième éventail, de plus faible importance, cheminent un certain nombre de migrateurs européens et asiatiques, qui vont hiverner jusque sur les côtes occidentales de l’Inde.
- Enfin, en Extrême-Orient, on peut faire état d’un éventail dit sibéro-malaisien, qui, partant du nord de la Sibérie, aboutit à l’Indochine, aux îles de la Sonde et même à l’Australie.
- Qu’on veuille bien, toutefois, se représenter qu’à l’intérieur de ces divers «éventails», les espèces et même les individus, partant de localités éparses et plus ou moins éloignées les unes des autres, ne voyagent pas tous de la même façon, partent à des époques différentes et suivent des voies particulières, toutes questions qui sont loin d’être parfaitement élucidées !
- Voici quelques résultats d’observation qui confirment les lois de la migration
- Quelques faits précis sont maintenant à introduire dans le débat pour illustrer les règles générales qui viennent d’être énoncées.
- Parmi les nombreuses espèces étudiées en Europe au moyen du baguement, une des plus instructives est la Cigogne blanche. Les individus nés au Danemark et quittant leur patrie en automne suivent la presqu’île du Jutland, puis longent les vallées de l’Elbe et de l’Oder, traversent les cols des Carpathcs et de la Transylvanie, puis, par les Balkans, les Dardanelles, les côtes de l'Asie Mineure et de la Syrie, s’en vont à tire-d’aile jusqu’aux grands lacs de l’Est africain et à l’extrême sud de l’Afrique, à 24.000 kilo-piètres de leur lieu de naissance. D’autre
- part, les Cigognes qui proviennent des pays situés à l’ouest de la Weser, émigrent par la vallée du Rhône et vont hiverner jusqu’au Maroc. Quelques-unes doivent franchir le Sahara, puisque des reprises ont été faites au Congo et dans la région du Tchad.
- Une Cigogne, baguée à Rossitten, sur la Baltique, quitta son nid le 19 août 1908 ; sept jours plus tard, le 25 août, elle fut tuée à Kassa Bola, en Hongrie, à une distance de 640 kilomètres, ce (pii représente une moyenne de vol de 91 kilomètres par jour.
- Le Canard pilet niche du 50° au 72° de latitude nord, occasionnellement plus au sud.
- De 1908 à 1910, Morten-sen a bagué 320 de ces Canards à Eàno (côte occidentale du Danemark). 11 en fut repris 67, soit le 21,5 %. U n i n d i v i d u égaré fut tué à Nijni-Talgisk, sur la bordure sibérienne des monts Durais ; un autre fut repris à Ivief (Russie) ; d’autres encore furent retrouvés, çà et là, dans le Nord de l’Europe, mais la plupart avaient émigré dans la direction des côtes françaises on adriatiques.
- A travers l’océan Atlantique
- Les Mouettes rieuses nichant en colonies nombreuses, leur baguement a été facile. L’Université d’Aberdeen, à elle seule, en a bagué plus de 1.200 en Ecosse et en Angleterre. Or, la grande route de migration est encore celle qui suit les côtes atlantiques. De cette route partent des chemins qui longent les grandes vallées du Rhin, du Rhône, de la Vistule, du Danube, etc. A ce propos, il faut relater le fait très intéressant du vol transatlantique de deux Mouettes rieuses. L’une, baguée à Rossitten le 18 juillet 1911, a été reprise à la Barbade (Antilles) en novembre de la même année ; l’autre fut capturée,en février 1912, près de Vera-Cruz (Mexique). Ces vols à travers l’Atlantique sont probablement moins rares qu'on ne le
- (Cliché Baldwin.)
- TRAPPE-PIÈGE EN NASSE DE POISSON POUR CAPTURER LES .OISEAUX, AFIN DE LES « BAGUER »
- Cette trappe, qui, comme la précédente, permet d'attraper les oiseaux sans les blesser, est entourée d'un treillis en fil de fier, pour tenir chats et chiens à l'écart.
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- suppose, car une autre Mouette rieuse fut trouvée aux Açores et deux mouettes tridac-tyles ont, récemment, franchi l’Atlantique septentrional : un sujet portant la bague « Witherby Higli Holborn London 67423 », mise an nid à Farne Islands le 28 juin 1923, a été capturé à Ilorse Island (Terre-Neuve), le 12 août 1024. Un autre, bagué au même endroit, le 30 juin 1924, a été repris à Gross-water Bay, sur la côte du Labrador, le 28 octobre 1925.
- A travers l'océan Pacifique
- La traversée de l’océan Pacifique a été aussi effectuée par de puissants voiliers. On sait, par exemple, qu’un petit échassier, le Tournepierres, émigre des régions polaires sibériennes jusqu’au cœur de l’Océa-nie : îles Fidji et Tonga et îles Hawaï. Le San-derling,un autre petit échassier, atteint les llawaï, en partant de l’extrême nord américain (Alaska). Comment ces volatiles se comportent - ils dans ces traversées, c’est ce que nous ignorons.
- Les déserts sont, pour les oiseaux migrateurs, des obstacles plus diffi~ ciles que les océans ou les montagnes
- Si les migrateurs franchissent aisément des mers intérieures comme la Méditerranée, en utilisant comme relais les îles qui la parsèment, ils éprouvent, semble-t-il. quelque grave difficulté à traverser les déserts. Dans un opuscule paru en 1926 : les Vertébrés du Sahara, un excellent ornithologiste, M. Lavauden, écrit « que le Sahara oppose, au moins actuellement, un obstacle sérieux aux migrations des oiseaux. L’absence d’oiseaux hiverneurs dans les oasis du Sahara central et méridional est l’un des faits qui nous ont le plus frappé pendant notre voyage de Tunis au Tchad. Les grandes voies de migrations paraissent suivre, d’une part, la côte de l’Atlantique, du Maroc à la Guinée, et, d’autre part, la vallée du Nil. Cependant, la longue file d’oasis aboutissant à In-Salali canalise un certain nombre de migrateurs, dont la plupart, Hivernent dans le Touaf ou je
- Tidikelt, et dont quelques-uns seulement franchissent le Sahara tout entier. En dehors de ces voies, on peut rencontrer quelques oiseaux migrateurs. Mais ce sont des égarés, des dissidents, des exceptions. »
- En revanche, nombre d’oiseaux franchissent aisément les massifs alpins ; preuve en est, par exemple, que les passages de Bécassines sont fort abondants au Pian di Gembro, dans la Yalteline, à 1.900 mètres au-dessus de la mer, et où ces échassiers ne peuvent arriver qu’en passant par des cols de 2.000 à 3.000 mètres d’altitude. Au Grand-Saint-Bernard, à l’altitude de 2.472 mètres, les migrateurs passent dans la première quinzaine d’avril, au printemps, et entre les 15 et 25 novembre, en automne, payant parfois de leur vie une excursion aussi périlleuse, lorsque soufflent les tempêtes de neige. Beaucoup d’oiseaux passent de la vallée d’Aoste par-dessus les cols du Valais, franchissant névés et glaciers, pour se diriger ensuite vers le nord, à travers la chaîne des Alpes bernoises ou vers l’est, au-dessus de la Furka et du massif du Saint-Go-tliard. Au cours de ces voyages ils survolent des altitudes qui atteignent parfois 3.000 à 4.000 mètres.
- En Amérique on observe aussi les migrations des oiseaux
- Et, maintenant, laissons l’Ancien Monde et examinons ce qui se passe en Amérique. Ici encore, les oiseaux migrateurs accomplissent d’effarants voyages. Vingt-quatre espèces d’oiseaux niclieurs de l’Amérique septentrionale ont été signalées comme hôtes d’hiver dans la République Argentine, entre autres, la Maubèche canut, les Phalaropes, le Bécasseau cocorli, le Chevalier semi-palmé, etc., etc. Le Pluvier brun accomplit des voyages gigantesques. Partant des toundras arctiques, il arrive dans la Guyane anglaise, traverse le Brésil et atteint ses parages d’hivernage en Argentine, à 13.000 kilomètres environ du nid qui l’a vu naître. Six mois plus tard, il parcourt la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, la Colombie et l’Aipé-
- (Cliclié Baldwin.)
- COMMENT ON DOIT TENIR UN OISEAU POUR LUI PASSER UNE BAGUE A LA PATTE Le meilleur moyen est de le placer la tête vers le poignet et le petit doigt entourant le cou, afin de le retenir, laissant ainsi le pouce et l'index de la meme main maintenir fermement, la patte de l'oiseau, pendant qu'on y glisse l'anneau.
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- LES GRANDS VOYAGES DES OISEAUX MIGRATEURS 135
- rique Centrale, puis le golfe du Mexique, pour retourner de là directement à l’extrême nord.
- Un autre oiseau, proche parent des Pluviers, l’Aphriza, niche dans l’Alaska central, sur les Montagnes Rocheuses, au-dessus de 1.200 mètres d’altitude. Mais, malgré d’actives recherches, on n’avait jamais pu trouver ses œufs, lorsque, au cours d’une véritable expédition scientifique, la première et, jusqu’ici, unique ponte de ce petit échassier a pu être découverte le 28 mai 1926. Or, les Aphrizas, nés dans l’Alaska, s’en vont en migration tout le long de la côte pacifique américaine jusqu’au détroit de Magellan, à l’extrême sud de l’Amérique, d’où ils reviennent nicher dans l’Alaska.
- Des oiseaux qui volent à 8.000 mètres
- d’altitude
- Une question qui a fait de sensibles progrès ces dernières années, est celle de la hauteur à laquelle se déplacent les oiseaux migrateurs et c’est la généralisation de remploi de l’avion qui a donné les meilleurs résultats. Ils seraient encore bien plus abondants si les aviateurs étaient, en même temps, de bons ornithologistes. On sait donc actuellement, qu’en général les migratevirs volent au-dessous de 1.700 mètres d’altitude, mais qu’il y a de notables exceptions : le Pluvier doré atteint 1.800 mètres ; les Canards, 2.300 mètres ; le Pigeon ramier, 2.500 mètres. On a vu des Faucons et des Busards voler entre 2.000 et 4.000 mètres ; des aviateurs ont rencontré des Mouettes en migration à 3.400 mètres, altitude à laquelle s’élève aussi le Corbeau freux. Le record d’altitude semble
- être celui qu’a enregistré involontairement, en photographiant le soleil, l’Observatoire de Dehra Dun, dans les monts Himalaya : des Oies en migration volaient à ce moment-là à une altitude de 8.000 mètres au-dessus de la mer.
- On ne peut qu’admirer la constitution de ces oiseaux, qui peuvent ainsi atteindre les plus hautes altitudes, sans que le manque d’oxygène de ces régions semble les gêner.
- Les condi-tions météorologiques peuvent modifier une migration
- Les facteurs météorologi ques ont-ils une influence sur la migration ? Quand les chasseurs disent qu’il y a eu un bon passage, c’est que le gibier migrateur s’est abattu sur le pays, pour pâturer et se reposer, ou par suite de conditions météorologiques qui l’empêchaient de poursuivre sa route. S’il n’y a pas eu de passage ou s’il a été mauvais, c’est que le gibier à plume, ayant trouvé des conditions favorables, a passé au-dessus de la contrée sans s’y poser. Au cours de la migration, les oiseaux peuvent donc être forcés à rester quelques heures ou quelques jours dans un endroit si le mauvais temps survient : tempêtes, fortes chutes de neige, épaisses nébulosités, etc. Les pluies d’oiseaux, les atterrissements sont alors les plus abondants. En Provence, les vents du sud, chauds et humides, arrêtent toute migration, tandis que le vent d’est, froid et violent, est favorable. Un violent coup de mistral arrête tout passage. La température a aussi une certaine influence sur la marche de la migration : les
- CARTE DES ROUTES DE MIGRATION DES OISEAUX BAGUES
- EN FINLANDE, DRESSÉE PAR S. IIORTLING
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- LA SCÎËNCË ET LA VÎË
- lîitt
- observations faites en Hongrie ont montré que, sur douze espèces spécialement étudiées à ce point de vue, dix arrivent régulièrement lorsque le thermomètre monte, soit la Bergeronnette grise, la Bécasse, la Cigogne, la Huppe, les Hirondelles, etc.
- Que savons* nous sur les causes pro* fondes des migrations?
- Mais quel est donc le facteur qui déclenche ce fonnidable phénomène biologique de la migration ? On, a constaté, par exemple, que, pendant la longue et terrible sécheresse dont souffrit la République Ar-gentineenlOKi-1017, de nombreux oiseaux émigrèrent aux îles Malouines et aux Shetlands. Mais ce n’est là qu’un petit côté de la question.
- Remarquons, tout d’abord, qu’à l’époque où les oiseaux quittent leur station d'hivernage, nul indice ne peut leur faire soupçonner l’état du temps qu’ils vont trouver en traversant les contrées septentrionales, car les conditions météorologiques sont, à ce moment-là, des plus stables en Afrique. Comme je l’ai démontré dans une étude très minutieuse faite sur le Rossignol de muraille, les conditions atmosphériques ne jouent aucun rôle dans le déclenchement de la migration printanière. Tout au plus, les perturbations du temps peuvent-elles entraver ou ralentir le cours du voyage, ou l'accélérer.
- La solution de l’énigme doit être cherchée dans les profondeurs intimes de l’oiseau, dans les laboratoires chimiques de ses cel-
- lules et de ses tissus, où s’élaborent des ferments dont les réactions sur le système nerveux déclenchent le retour aux lieux de nichée. Et inversement, après l’excitation de la période sexuelle, qui a porté l’activité organique et psychique des migrateurs à son point culminant, des sécrétions, dues à l’arrêt de fonctionnement des glandes sexuelles, vont réagir sur le psychisme de l’espèce et entraîner les oiseaux dans leur . aventureux voyage vers les pays du Midi.
- Si ce mystère de la migration reste encore entier, il en est de même de celui du sens de la direction. Nous ignorons absolument comment les migrateurs se guident au cours de leurs randonnées. A défaut d’interprétation suffisante, on en est réduit à expliquer la faculté d’orientation par de multiples hypothèses, qui contiennent probablement chacune une part de vérité. On peut admettre que l’oiseau possède une mémoire de la route très développée, laquelle, du reste, ne servirait à rien pour la traversée des mers ou les voyages en pleine nuit. Peut-être a-t-il un sens du flair, une sensibilité atmosphérique, ou un sens magnétique, ou un sens inconnu sur lequel nous n’avons aucun renseignement. Le mystère n’est pas dévoilé. C’est donc que, si nous savons déjà bien des choses sur le phénomène des migrations des oiseaux, il en reste peut-être encore autant, si ce n’est plus, à apprendre, que, seides, des observations répétées pourront nous faire connaître. Maurice Boubier.
- x\l//,' Européo-
- -sênégambien
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- CARTE DES « ÉVENTAI I,S » DE MIGRATION DES OISEAUX, DRESSÉE l’AR M. BOUBIER
- Les « éventails » dessinés en traits différents représentent les grands courants suivis par les oiseaux migrateurs.
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- POURQUOI ET COMMENT EMPLOIE-T-ON DES ENGRAIS CHIMIQUES ?
- Par P. BOISCHOT
- INGÉNIEUR AGRONOME, DIRECTEUR DU JARDIN D’ESSAIS DES PLANTES A PARFUM DE GRASSE
- T'ont végétal, pour se nourrir, emprunte au milieu extérieur les éléments dont il a besoin pour vivre et se développer. Dans Vatmosphère, la plante puise l'oxygène par le phénomène bien connu de la respiration ; par sa fonction chlorophyllienne, elle fixe le carbone du gaz carbonique, qu'elle trouve également dans Vatmosphère. Les autres éléments nécessaires à sa croissance se trouvent dans le sol. Ce sont surtout l'azote, le phosphore, la potasse, la chaux. On conçoit que tout végétal épuise ainsi rapidement les éléments du sol sur lequel il croît, d'où la nécessité de' rendre à ce sol les éléments fertilisants dont il l'a privé. C'est là le rôle capital des engrais. Jadis, les fumiers étaient seuls employés, d'où impossibilité de doser, suivant les terrains, les quantités de produits actifs nécessaires à leur fertilisation. Au cours de ces dernières années, la chimie agricole a permis non seulement de produire des engrais beaucoup plus fécondants (1), mais, encore, à des prix beaucoup plus abordables. On peut dire que la chimie des engrais est une des grandes victoires de la science appliquée, et, cependant, combien peu, parmi les profanes, connaissent la question des engrais, savent comment on les fabrique, comment on les utilise, quelle est l'importance des engrais chimiques en France et dans le monde ; autant de questions auxquelles notre collaborateur, particulièrement compétent, a répondu avec précision et clarté.
- Que trouve la plante dans la nature ?
- Presque tous les éléments nécessaires à la croissance de la plante, à savoir : l’eau, l’azote, l’acide phospliorique, la potasse, la Jv)™*grasses chaux, sont puisés dans le sol ' 2%
- par les racines. Seuls, l’oxygène et le carbone sont pris à l’atmosphère. L’oxygène est capté par le végétal par le phénomène de la respiration, identique chez les animaux et les plantes, à savoir : absorption d’oxygène et dégagement de gaz carbonique.
- Le carbone est absorbé par les végétaux verts sous l'orme de gaz carbonique. Celui-ci se trouve en très petite quantité dans l’atmosphère (3 pour 10.000 environ), mais, étant donné le brassage constant des couches d’air, cette dose suffît amplement pour assurer la nutrition carbonée des végétaux. Les feuilles, grâce à leur pigment vert, appelé chlorophylle, décomposent ce gaz carbonique,
- (1) Voir l’arlicle sur la synthèse des superphosphates dans le n° 121, de juillet 1927, de La Science et la Vie, page 59.
- lixent le carbone et rejettent l’oxygène.
- Cet échange gazeux, inverse de celui qui se passe dans l’acte respiratoire, a reçu le nom de fonction chlorophyllienne.
- Tous les autres éléments utiles à la plante, matières minérales (acide phospliorique, pota sse, cita u x, etc. ) et azote ( 1 ), sont pris dans le sol sous forme de dissolutions salines. Certains s’y trouvent en quantité sulïisante (fer, silicium, etc.), d’autres manquent parfois totalement ou partiellement : ce sont surtout l’azote, l’acide phospliorique, la potasse et la chaux, qui sont cependant, des éléments essentiels à la croissance de la plante.
- Pour assurer une végétation normale, on admet que le sol doit contenir :
- Azote (N)............ I ()/0()
- Acide phospliorique
- 1 0/00 2 0/00 20 0/00
- (1) Il faut, pour être exact, ajouter que les plantes de la famille des légumineuses peuvent capter directement l’azote de l'atmosphère, mais ce n’esl là qu’un cas exceptionnel.
- Cendres 3%
- -Albuminoïdes 12 %
- Substances
- hydrocarbonées.
- 71%
- Eau 12%
- FIG. I. — COMPOSITION SCHÉMATIQUE I)’UN ÉPI DE mai
- (P205).
- Potasse (K20).....
- Chaux (CaO)..........
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Utilité de ces matières fertilisantes
- Ces matières fertilisantes sont indispensables aux plantes, il leur en faut toujours une quantité minimum pour qu’elles puissent se développer normalement ; de plus, elles ne peuvent être remplacées les unes par les autres.
- Si l’on donne en abondance à un végétal tous les éléments qui lui sont nécessaires, sauf un, absent, ou en dose insuffisante, la récolte dépendra de la quantité de ce dernier élément.
- C’est à cette règle que l’on a donné le nom de loi du minimum. Pour bien faire comprendre cette importante notion, prenons une comparaison familière et représentons-nous la culture d’une plante comme... une brouette.
- L’organe essentiel d’une brouette est la roue, comme, dans une culture, l’élément primordial est l’eau.
- I/épaisseur du fond de la brouette, indispensable à sa solidité, nous représente la profondeur du sol.
- La longueur et la forme des poignées, qui facilitent l’effort, sont comparables aux façons culturales, qui favorisent le développement de la plante.
- Enfin, la loi du minimum serait indiquée par les quatre côtés, dont le plus bas seul détermine la contenance de la brouette. Que l’un de ces côtés manque ou soit trop petit, la charge que l’on pourra transporter en sera diminuée ; qu’un des éléments indispensables à la plante fasse défaut partiellement ou totalement, la récolte sera diminuée ou nulle.
- Si les matières fertilisantes que nous avons citées sont nécessaires pour toutes les plantes, certaines de celles-ci ont besoin plus spécialement de tel ou tel aliment : les céréales demandent beaucoup d’acide phosphorique ; les pommes de terre, betteraves, etc., exigent une grande quantité de potasse ; les végétaux cultivés pour leurs feuilles (choux, maïs-fourrage, etc.) sont « gourmands » d’azote.
- L’agriculteur devra donc tenir compte, dans l’application des engrais, non seulement de la nature du sol, mais des exigences des plantes et savoir pour chacune d’elles la matière fertilisante dont elle a le plus besoin, celle que les agronomes appellent la dominante.
- Comment les matières fertilisantes circulent dans la nature
- Si nous considérons les quatre éléments qui sont le plus susceptibles de faire défaut dans les sols de culture : chaux, acide phosphorique, azote et potasse, nous voyons qu’ils préexistent en quantité plus ou moins grande dans les terres vierges. Mais la culture et les agents extérieurs peuvent être cause ‘ de gains ou de pertes plus ou moins considérables, dont il est indispensable de connaître l’importance.
- Acide phosphorique-chaux-potasse :
- Gains : Néant.
- Pertes : 1° Toutes parties végétales exportées, non consommées par les animaux et ne faisant pas retour au sol ;
- 2° Toutes parties animales ne faisant pas retour au sol sous forme de déchets ou d’excréments ;
- 3° Pertes par dissolution dans les eaux de drainage, peu importantes pour la potasse et l’acide phosphorique, très notables pour la chaux.
- Azote :
- Gains : 1° Fixation de l’azote atmosphérique par certains microbes et algues ;
- 2° Fixation de l’azote atmosphérique par les légumineuses ;
- 3° Apport par les eaux de pluie de composés azotés (nitrates et ammoniaque) existant en petites quantités dans l’air.
- Pertes : 1° Toutes parties végétales non consommées par les animaux et ne faisant pas retour au sol ;
- 2° Toutes parties animales ne faisant pas retour au sol sous forme de déchets ou d’excréments ;
- 3° Pertes par dissolution dans les eaux de drainage, considérables dans le cas des nitrates ;
- 4° Pertes d’ammoniaque ou d’azote libre du fait des combustions et de certaines fermentations.
- Le schéma ci-contre fera mieux comprendre qu’un long développement le mouvement des matières fertilisantes. Il suffit d’y jeter les yeux pour voir que les pertes sont, à beaucoup près, plus considérables que les gains. Il faudra donc, sous peine d’épui-
- Potasse
- Acide phosphonaue
- FIG.
- GE SYMBOLE DE LA BROUETTE
- PERMET DE SE REPRÉSENTER LES ÉLÉMENTS PRINCIPAUX DE LA CULTURE ü’UNE PLANTE
- De même que la roue est l'élément essentiel de la brouette, de même Veau est indispensable à la plante. Le fond de la brouette représente la profondeur du sol. Les côtés, qui déterminent la charge de la brouette, sont analogues aux éléments fertilisants qui favorisent la croissance de la plante.
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- LES ENGRAIS CHIMIQUES
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- Azote nitrique et ammoniacal de l’atmosphère
- Azote
- f Plantes'
- Azote
- Acide phosphor/que \ Potasse /
- Déchets de récoltes
- Animaux
- Déjections
- Cendres
- I Azote [ Potasse ( Azote \A ci de phosphonque
- Solides
- ' Pertes
- Azote . JP&r^ Acide phosphonque)
- \ Potasse
- \ /*OS^
- Engrais
- minéraux.
- Azote
- Acide phosphonque Potasse
- FIG. 3. - MOUVEMENT DES MATIÈRES FERTILISANTES DANS LA NATURE
- On remarque sur ce dessin que les causes de pertes sont de beaucoup supérieures aux causes de gain pour les matières fertilisantes. Il faut donc réparer artificiellement ces pertes au moyen d'engrais.
- ser le sol, compenser tontes ces pertes inévitables par l’apport d’éléments utiles puisés au dehors : c’est ce qui constitue la pratique des engrais.
- Fumier de ferme et engrais chimiques
- La restitution au sol, sous forme de fumier de ferme, de tous les débris végétaux et des excréments animaux a été pratiquée de toute antiquité. Elle est et restera toujours la fumure de base indispensable à toutes végétations. Elle apporte, en effet, en outre des matières minérales utiles, la matière organique, qui, en se décomposant, dçnnera naissance à l'humus, qui est un des prin-
- cipaux constituants de la terre arable.
- Mais, dans beaucoup de cas, le fumier est insuffisant. Si, en effet, le sol manque d’acide phosphorique, par exemple, les plantes qui y seront cultivées seront pauvres en cet élément, et le fumier qui en dérivera également ; c’est ce qui a fait dire cpie «le fumier était le reflet du sol de la ferme qui le fabriquait ».
- C’est pourquoi on se trouve dans l’obligation de donner, sous formes concentrées, des matières fertilisantes venant de l’extérieur : déchets d’industries ou produits naturels se trouvant réunis en gisements importants sur certains points du globe.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- L’industrie des engrais chimiques consiste à rendre « assimilables » les produits fertilisants
- Mais ces produits contenant les éléments utiles aux plantes se trouvent parfois sous des formes telles que les végétaux ne peuvent s’en servir. De même qu’on ne peut donner aux animaux une nourriture quelconque (on n’alimente pas un mouton avec de la viande), les végétaux ne peuvent prospérer que si les aliments qu’ils trouvent dans le sol sont susceptibles d’être absorbés par leur organisme délicat; autrement dit, il faut que ces aliments soient sous forme assimilable. Les déchets et les produits naturels ne remplis- 5'jpf,rPh0S‘^
- . . . .. ,. minéraux
- sent pas toujours cette condi-tion. Tl faut les transformer ou en extraire les principes utiles ; de là est née la puissante industrie des engrais chimiques, dont nous allons dire quelques mots.
- La chaux
- Nous avons vu que, pour assurer une bonne végétation, le sol devait contenir au moins 20 0/00 de chaux. Non que la plante ait besoin d’une telle dose, qui est considérable (le dixième lui suffirait), mais parce que la chaux confère à la terre arable des propriétés physiques, chimiques et biologiques indispensables à sa fertilité.
- Elle agit surtout en rendant assimilables les matières fertilisantes qui sont sous une forme inutilisable par les plantes.
- La chaux est donnée sous forme de chaux vive, de calcaire (craie, marne) ou de sulfate (plâtre). La chaux vive provient de la décarbonatation de la craie à haute température ; les marnes, craies ou plâtre sont des produits naturels. Ils sont employés sans transformation ou après un simple broyage. Ils ne donnent donc pas lieu à une industrie importante.
- Les engrais phosphatés donnent lieu à une industrie très importante en France et en Amérique
- Quoiqu’il existe de nombreux phosphates dans la nature, le phosphate de chaux est seul intéressant en agriculture.
- Les matières premières auxquelles on s’adresse pour trouver l’acide phospliorique utile aux plantes, sont :
- 1° Le phosphate de chaux naturel, que l’on trouve en gisements importants en France et surtout en Amérique et dans l’Afrique du Nord ;
- 2° Les os ;
- 3° Les minerais de fer phosphoreux, qui, après un traitement convenable, donnent du . fer et, comme résidu, des scories de déphos-' phoration contenant la totalité de l’acide phosphorique.
- Par des traitements physiques ou chimiques appropriés, on obtient, ainsi que le montre le schéma ci-contre, des engrais, dont l’action est plus ou moins rapide, suivant leur nature.
- Les deux engrais phosphatés les plus importants sont : 1° le superphosphate ; 2° les scories de déphosphoration.
- Les superphosphates sont obtenus par l’action de l’acide sulfurique sur les phosphates naturels (1) ; l’acide phosphorique qui y était à l’état de phosphate tricalcique, insoluble dans l’eau, y passe à l’état de phosphate monocalcique, qui peut entrer facilement en dissolution et est ainsi plus assimilable par les plantes. Les superphosphates contiennent de 12 à 16 % d’acide phosphorique.
- Les scories de déphosphoration proviennent du traitement des minerais de fer phosphatés dans les convertisseurs Bessemer. Le phosphore,ainsi éliminé, se combine au revêtement basique du convertisseur et donne une scorie, qui, après broyage, se présente sous la forme d’une poudre gris noir extrêmement fine, dosant de 12 à 25 % d’acide phosphorique et 40 à 50 % de chaux. Étant donnée cette teneur en chaux, les scories sont spécialement indiquées dans les terres non calcaires. Les superphosphates, au contraire, sont des engrais acides, à épandre de préférence dans les sols bien pourvus en carbonate de chaux.
- La France et ses colonies de l’Afrique du Nord sont actuellement les grandes productrices de phosphates naturels, suivies de près par les Etats-Unis. D’autre part, la France produit une quantité de superphosphates et de scories suffisante pour sa consommation. Notre pays est donc des
- (1) Voir, il ce sujet, l’arlicle sur le phosphate d’am-moniaqiie synthéticpie, paru dans le n° 1 ?1 du La Science et la Vie, page 59.
- Differents
- phosphates-*
- solubilisés
- Superphosph'î
- do3
- Phosphates
- précipités
- Scories de déphosph!
- Mmes
- de
- phosphates
- naturels
- 0s
- Minerais
- de fer
- phosphor
- Phosphates et craies
- —
- phosphatées
- moulus
- Os verts broyés
- 0s
- dégelatines
- FIG. 4.-TRAITEMENTS DE
- MATIÈRES PHOSPHATÉES ET DES DIVERS ENGRAIS QUI EN DÉRIVENT
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- LES ENGRAIS CHIMIQUES
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- DIFFÉRENTS ENGRAIS PHOSPHATÉS 1913 1923 1925
- Phosphates naturels :
- Production mondiale (en tonnes) 6.800.000 7.100.000 8.400.000
- — des Etats-Unis 3.200.000 3.100.000 3.500.000
- — de la France et colonies 2.900.000 3.200.000 4.200.000
- Consommation française 900.000 1.000.000 1.400.000
- Superphosphates :
- Production mondiale 11.000.000 10.080.000 11.120.000
- — française 1.980.000 2.215.000 2.380.000
- Consommation française 1.935.000 2.152.000 2.162.000
- Scories :
- Production mondiale 4.800.000 2.300.000 3.600.000
- — allemande 2.000.000 526.000 1.300.000
- française 617.000 633.000 1.200.000
- — de la Sarre 278.000 160.000 300.000
- Consommation française 450.000 410.000 630.000
- TABLEAU DE LA PRODUCTION DES ENGRAIS PHOSPHATES DANS LE MONDE
- mieux placés en ce qui concerne la production des engrais phosphatés, ainsi que le montre le tableau ci-dessus.
- Cette situation ne peut que s’améliorer, étant donnés les grands espoirs que donnent les nouveaux gisements découverts au Maroc et qui, comme importance et surtout comme richesse en acide phosphorique, semblent devoir prendre une place de choix parmi les phosphates de nos colonies de l’Afrique du Nord.
- La France et l’Allemagne sont les principaux producteurs d’engrais potassiques
- Si la France et les Etats-Unis ont, de fait, le monopole des phosphates naturels, la France et l’Allemagne ont celui de la potasse, comme il ressort du tableau ci-dessous.
- La France a, en effet, recouvré, depuis la guerre, les mines de potasse d’Alsace, qui sont, avec celles de Stassfürth, les deux principaux gisements de cette matière.
- On peut, par traitements appropriés, tirer des sels potassiques des eaux de mer. Mais c’est là une infime partie de la production.
- Les sels de potasse tirés des mines d’Alsace (sylvinite, 12-22 % de potasse) ou de Stassfürth sont mélangés à d’autres corps, comme le sel marin, le chlorure de magnésium, etc. Par traitement physique, on peut isoler le chlorure de potassium à peu près pur (60-50 % de potasse). Ce chlorure peut être transformé en sulfate, engrais qui convient mieux à certains sols et à certaines cultures.
- Le développement des mines alsaciennes, sous le régime français, a été remarquable. Il est à prévoir que certains pays, comme l’Espagne et les Etats-Unis, viendront concurrencer la France et l’Allemagne. Il n’en reste pas moins que nous avons en Alsace une richesse nationale de premier ordre dans les mines de potasse, qui suffisent amplement à notre consommation.
- Comment on prépare les engrais azotés
- On peut donner à la plante l’azote sous trois formes : 1° à l’état de nitrates (sels de l’acide nitrique) ; 2° à l’état ammoniacal (différents sels d’ammonium) ; 3° à l’état organique (déchets animaux ou végétaux et produits de synthèse).
- DIFFÉRENTS SELS DE POTASSE 1913 1923 1925
- Production mondiale (en tonnes de potasse) — allemande 1.333.350 1.325.200 Néant 1.170.000 886.000 250.000 1.599.000 1.225.000 312.000
- — française
- TABLEAU DE LA PRODUCTION DES SELS DE POTASSE DANS LE MONDE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Épandues sur le sol, ces deux dernières formes, grâce à une action microbienne, qu’il serait trop long d’étudier ici, se transforment en nitrates.
- La production d’engrais azotés a donc donné naissance à plusieurs industries différentes par les matières premières employées et les produits obtenus.
- Le nitrate de soude du Chili a été, jusqu’à ces dernières années, la source principale d'azote à laquelle s’adressaient l’agriculture et l’industrie. Il existe dans l’Amérique du Sud de vastes dépôts de nitrate de soude (170-200 millions de tonnes). Si considérables qu’ils puissent être, ils ne sont pas inépuisables. Heureusement, le développement des industries d’engrais azotés synthétiques nous permet d’envisager la production illimitée de ces corps, puisqu’elles s’adressent à une source d’azote inépuisable : l’air.
- Le nitrate de soude est un excellent engrais qui dose 15,5 à 16 % d’azote immédiatement assimilable. Ktant peu retenu par le pouvoir absorbant du sol, il convient de l’épandre au printemps et juste au moment où le végétal en a besoin. Il convient à tous les sols.
- Azote combiné de la houille. — Quand, aux époques géologiques, les végétaux se sont décomposés pour former la houille, la majeure partie de leur azote s’est trouvée, pour ainsi dire, emprisonnée. Les charbons contiennent ainsi une quantité d’azote variant de 1 à 1,5 %. On le récupère dans la fabrication du gaz d’éclairage et du coke métallurgique sous forme de sulfate d’ammoniaque
- (12 kilogrammes de sulfate par tonne de coke), excellent engrais azoté dosant 20 à 21 % d’azote et qui, dans la généralité des cas, a une action aussi clTicace que le nitrate de soude, quoique moins rapide.
- E n g r a i s azotés synthétiques. — Il existe actuellement trois procédés industriels de
- Sulfate de •* potassium
- Cendres
- végétales
- Eau
- de
- mer
- Mines
- de
- potasse
- (Alsace)
- 'Allemagne)
- Végétaux
- Chlorure * de ootassium
- i Sylvinite
- ) el Kaimte I broyées
- Chlorure -* de potassium
- FIG. 5.-DIVF.KSKS MATIÈRES
- PREMIÈRES POTASSIQUES NATURELLES ET ENGRAIS QUI EN DÉRIVENT PAR TRAITEMENTS PHYSIQUES OU CHIMIQUES
- Synthèses
- Suifat e d'ammoniac cl crud «*-ammoniac ( Houille, )
- Sulfate d’ammoniac (eaux vannes)
- Eaux
- d’egout
- Air
- Mines
- Animaux
- Végétaux -
- Nitrates
- Cuir
- Corne»
- Sang
- Tourteaux
- FIG. (>. - TES TRAITEMENTS
- PHYSIQUES ET CHIMIQUES PERMETTENT DE PREPARER DE NOMBREUX ENGRAIS A PARTIR DES MATIÈRES PREMIÈRES AZOTÉES
- fixation de l’azote at- ? „ S f
- , . c -o cr Jj-
- mosphenque : I ô i S
- 1° Combinaisons de § / ^ l’azote (N) et de l’hydrogène (H) pour former de l’ammoniaque (NH3)
- (procédés Claude et Ila-ber) ;
- 2° Fixation de l’azote (N) sur le carbure de calcium (CaC2) pour former la cya-namide calcique (CN2Ca) ;
- 3° Combinaison de l’azote (N) et de l’oxygène (O) de l’air
- sous l’action de l’arc électrique, pour former, en présence de l’eau, de l’acide nitrique (N03H).
- 1° Les procédés Claude et Haber sont trop connus pour que nous y insistions (1). L’azote de l’air est combiné à l’hydrogène, sous forte pression, en présence de catalyseurs divers pour donner de l’ammoniaque, qui, recueilli dans de l’acide sulfurique ou chlorhydrique, donne du sulfate ou du chlorhydrate d’ammoniaque.
- Ce dernier sel (appelé aussi chlorure d’ammonium) est un excellent engrais, mais qui a l’inconvénient d’absorber l’humidité et qui, suivant l’état hygrométrique de l’air, devient déliquescent ou prend en masse.
- 2° La cyanamide calcique s’obtient par fixation de l’azote de l’air sur le carbure de calcium.
- Cette cyanamide se décompose rapidement dans le sol et donne naissance à de l’ammoniaque et à du carbonate de chaux.
- C’est donc un engrais jouissant de toutes les propriétés des sels ammoniacaux. C’est une poudre noire, caustique, dilïicile à épandre ; aussi l’agglomère-t-on avec différents produits résineux sous forme de bâtonnets. Ainsi livré à l’agriculture, il dose 15 % d’azote.
- On peut, en prenant certaines précautions, transformer la cyanamide en urée, corps très riche en azote (industriellement 43 à 46 %), qui commence à être employé comme engrais.
- L’industrie française de la cyanamide fixe (1) Voir le n° 51 de La Science et la Vie, page 41).
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- LES ENGRAIS CHIMIQUES
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- DIFFÉRENTS ENGRAIS AZOTÉS 1913 1925
- Production mondiale (en tonnes d’azote) — française — — Consommation française — — 710.000 17.500 72.000 870.000 35.000 94.000
- TABLEAU DE LA PRODUCTION DES ENGRAIS AZOTES ET DE LA CONSOMMATION FRANÇAISE
- annuellement de 20.000 à 25.000 tonnes d’azote.
- 3° Synthèse de l’acide nitrique. — En faisant éclater l’arc électrique dans l’air, on obtient un oxyde d’azote, qui, dissous dans l’eau, donne de l’acide nitrique. Cet acide, neutralisé par la chaux et plus rarement par la soude, donne des nitrates de chaux et de soude, employés en agriculture.
- Le premier est surtout fabriqué en Norvège, qui en produit 190.000 tonnes ; c’est un engrais d’une valeur au moins égale au nitrate du Chili. Il présente l’inconvénient d’être très hygrométrique. Divers procédés ont été essayés pour éviter sa déliquescence. On livre actuel-lement du ni- Si trate de chaux ammoniacal (14,75% d’azote nitrique, 0,75 % d’azote ammoniacal), d’une conservation relativement facile.
- Le tableau ci-dessus montre l’importance de la production et de la consommation de l’azote (résultats en tonnes d’azote).
- Nous voyons que nous sommes loin de nous suffire à nous-mêmes en ce qui concerne les engrais azotés. L’industrie française doit donc faire tous ses efforts en vue d’une augmentation de la production des composés de synthèse de l’azote.
- Autres engrais employés en agriculture
- D’autres catégories d’engrais ont été essayées en agriculture. Nous pouvons les classer de la façon suivante :
- 1° Matières fertilisantes autres que la chaux, l’azote, la potasse ou l’acide phos-phorique ;
- 2° Engrais biologiques ;
- 3° Stimulants radioactifs.
- Dans la première catégorie, il convient de citer surtout les engrais magnésiens et le sel marin.
- Certaines terres manquent de magnésie, mais c’est là l’exception ; aussi les engrais magnésiens ne réussissent-ils que sur des terres très spéciales. Il ne semble pas que leur fabrication puisse donner lieu à une industrie puissante.
- Le sel marin, lui aussi, a été précoiÿsé
- comme engrais. Quoique la soude se rencontre dans toutes les plantes, il est peu probable que l’on ait, dans la généralité des cas, besoin d’en ajouter au sol. Il est indiscutable que le chlorure de sodium ait donné parfois de bons résultats. Mais il nous semble qu’il agit surtout par la propriété qu’il a de déplacer les sels de potasse non assimilables : son action consisterait donc à « mobiliser » la potasse inerte beaucoup plus qu’à contribuer lui-même directement à la nutrition de la plante.
- Nous avons vu que les légumineuses jouissaient de la propriété de fixer l’azote gazeux de l’atmosphère. Ce pouvoir leur est donné grâce à leur association (les biologistes disent symbiose) avec certaines bactéries qui se fixent sur leurs racines. Aussi a-t-on
- eo
- CD
- CD 00 r— (SI CM
- CT) CD O
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- FIG. 7. - GRAPHIQUES MONTRANT L’IMPORTANCE CROIS-
- SANTE DE LA PRODUCTION ET DE LA CONSOMMATION MONDIALE ET FRANÇAISE DES ENGRAIS CHIMIQUES 1, production mondiale; 2, production française ; 3, consommation française.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- pensé qu’en ajoutant des cultures de ces microbes, on pourrait cultiver des légumineuses sur des terres où elles se refusaient à pousser. On obtiendrait, de cette façon, un enrichissement du sol en azote.
- Cette pratique des engrais biologiques a donné parfois de bons résultats. Mais, souvent, la cause qui empêche la végétation des légumineuses n’est pas l’absence de ces microbes, mais bien la pauvreté en chaux, acide phos-phorique, etc.
- Dans ce cas, l’apport de ce genre d’engrais est inutile.
- Les stimulants radioactifs ont donné de grands espoirs. Pour être franc, les résultats obtenus jusqu’à ce jour sont très contradictoires.
- Cela vient-il de la réaction du sol vis-à-vis de ces produits ou, ce qui est plus vraisemblable, de la puissance radioactive variable des préparations vendues sous ce nom ?
- En tout cas, nous n’avons pas, actuellement, des expériences vraiment
- concluantes. Aussi convient-il d’être prudent. Il est à souhaiter qu’un agronome à connaissances étendues en physico-chimie s’occupe de la question, pour nous éclairer sur l’emploi des stimulants radioactifs, dont il est prématuré de nier ou d’aiïîrmer l’efficacité sur les plantes de grande culture.
- Les recherches agronomiques doivent être poursuivies
- En ce qui concerne deux des trois matières fertilisantes fondamentales, acide phospho-rique et potasse, notre pays occupe une place
- e
- Gaz carbonique fixé par la fonction chlorophyllienne
- Eaux de drainage
- FIG. 8. - SCHÉMA GÉNÉRAI. DE I.A NUTRITION D’UNE
- PLANTE MONTRANT COMMENT LES ENGRAIS VIENNENT EN AIDE A L’INSUFFISANCE DU SOL
- privilégiée. Son effort doit donc tendre à développer le plus possible l’industrie de l’ammoniaque synthétique, pour s’affranchir des importations qui grèvent notre balance commerciale.
- Les trois graphiques, page 143 montrent l’importance croissante de la production et de la consommation mondiale et française des engrais chimiques. Dans tous les pays à culture intensive, leur emploi est une nécessité impérieuse. En effet, ainsi que nous le montrons par la figure 8,1a plante ne peut trouver longtemps dans le sol tous les éléments qui lui sont nécessaires. Sur nos terres épuisées par des siècles de culture, il faudra donc « apporter de plus en plus de la fertilité », sous forme de matières utiles venues de l’extérieur.
- Il est indispensable également d’étudier les conditions de leur emploi : c’est le rôle des laboratoires et des champs d’essais. Or, il faut bien avouer que la France n’a pas fait, dans le sens de la recherche agronomique, tout l’effort nécessaire et qu’elle est, à ce point de vue, bien en retard sur d’autres nations.
- Peu ou mal outillés, nos laboratoires et nos champs d’essais ne sont malheureusement pas toujours à même de donner les directives scientifiques indispensables aux industries s’occupant de la fabrication des engrais chimiques et surtout à la première et à la plus difficile de toutes les industries de notre pays : l’agriculture.
- P. Boisciiot.
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- UNE EXPÉRIENCE INDUSTRIELLE DE MM. CLAUDE ET BOUCHEROT SUR L’UTILISATION
- DE L’ÉNERGIE THERMIQUE DES OCÉANS
- Par Jean LABADIÉ
- Une turbine à vapeur de 50 kilowatts a fonctionné sous deux centièmes d'atmosphère seulement. La Science et la Vie a étudié, dès son apparition (1), Vexpérience vraiment curieuse exécutée par MM. Claude et Boucherot, à VAcadémie des Sciences de Paris, pour démonirer qu'il était possible d'utiliser l'énergie thermique des océans tropicaux, en mettant à profit la différence de température entre les couches superficielles de la mer et les couches plus profondes. Les inventeurs, poursuivant leurs recherches dans cette voie, établirent une turbine de 50 kilowatts, capable de fonctionner sous une pression très faible d'environ deux centièmes d'atmosphère, en réalisant les conditions envisagées plus haut pour les températures marines. C'est en Belgique, dans la vaste aciérie d'Ougrée-Marihaye, située sur la Meuse, que fut installé ce dispositif nouveau, basé sur le principe que nous avons exposé longuement dans le numéro de février 1927 de La Science et la Vie. Les résultats ne décurent pas les auteurs, et au preniier essai la turbine à vapeur démarrait sans difficulté et tournait à 5.000 tours par minute, en donnant les 50 kilowatts de puissance prévus. Cette expérience probante nous acheminera-t-elle, un jour, vers la réalisation plus grandiose, envisagée par MM. Claude et Boucherot, qui consiste à utiliser l'énergie thermique des mers pour la production économique de l'énergie électrique, par exemple ?
- Le 15 novembre 1920, deux éminents techniciens français, MM. Paul Boucherot, professeur à l’Ecole de Physique de la ville de Paris, et Georges Claude, de l’Académie des Sciences, présentaient à cette même académie l’expérience si curieuse que j’ai décrite dans La Science et la Vie, n° 116, page 137.
- Dans un appareil extrêmement simple, MM. Claude et Boucherot voulaient montrer comment on doit pouvoir utiliser l’énergie thermique des océans tropicaux.
- De la turbine de 3 watts aux usines de 100.000 kilowatts
- On se souvient du montage de l’expérience: deux bocaux de 25 litres étaient à demi remplis, l’un d’eau tiède à 24 degrés, l’autre de glace concassée. Sur la tubulure reliant le bocal d’eau tiède au bocal glacé était installée, à l’intérieur même de celui-ci, une minuscule turbine de Laval.
- La turbine actionnait une petite dynamo, elle-même branchée sur trois lampes électriques. Aussitôt que le vide fut établi dans cet appareillage formant un ensemble hermétiquement clos, un courant de vapeur, repré-(1) Voir La Science et la Vie, n° 116, page 137.
- sentant une dépression de deux centièmes d’atmosphère, s’établit entre le flacon d’eau tiède transformé en bouilleur et le flacon à glace faisant oiïiee de condenseur. Sous l’impulsion de ce courant, le petit disque de Laval se mit à tourner, atteignant bientôt la vitesse de 5.000 tours-minute, et les lampes électriques brillèrent d’un blanc éclatant. L’énergie produite pouvait bien être de 3 watts.
- MM. Claude et Boucherot expliquaient que le même montage schématique serait encore valable pour établir des centrales électriques aussi puissantes qu’on le voudrait. 11 suffirait de se procurer des masses suffisantes d’eau, tiède et froide. Et ils indiquaient à quelle source on devait puiser : l’océan. Les mers tropicales possèdent, en surface, une température à peu près constante d’un bout à l’autre de l’année, aux environs de 28° C. D’autre part, si l’on descend, même sous l’équateur, à 1.000 mètres de fond, on rencontre une température de 4 à 5 degrés. La température moyenne des océans est, en effet, très basse (3°,5), et l’on conçoit que si la mer se réchauffe, en surface, par le soleil, elle demeure toujours froide en profondeur, grâce au retour sous-marin des eaux glacées polaires.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- C’est donc le « cycle » naturel, auquel les deux audacieux ingénieurs prétendaient accrocher de futures usines monstres par une simple dérivation, qui, une fois établi, fournirait un courant indéfini d’énergie, véritable mouvement perpétuel dont le soleil, en définitive, couvrirait tous les frais. Nous avons exposé le schéma des futures usines marines, dont les bouilleurs seraient alimentés par l’eau de surface, et les condenseurs par l’eau profonde montée par la voie d’un énorme tuyau plongeur.
- Théoriquement, l’usine ainsi conçue ne diffère pas de l’expérience montée au laboratoire. Mais, pratiquement, des objections se formulaient.
- Les objections pratiques et leur réfutation théorique
- Les « services auxiliaires » de l’usine réelle coûter o nt beaucoup trop d’énergie — plus, peut-être, que l’usine n’en saurait produire. Telle était l’opinion de maints esprits critiques.
- Que faut-il entendre, ici, par services auxiliaires ?
- Il y aura, d’abord, le pompage. Dans la future usine à vapeur d’océan, l’eau froide des grandes profondeurs atteint la surface par le tuyau plongeur, selon le principe des vases communicants, avec, toutefois, une légère dépression due à la plus grande densité de l’eau froide. Les forces de frottement interviennent aussi par une « perte de clxarge », comme disent les hydrauliciens. Mais cette faible perte de charge que les pompes devront surmonter se double de l’effort néces-
- saire pour assurer la circulation des eaux.
- Celles-ci montent, d’ailleurs, aux niveaux choisis pour l’évaporation et la condensation (à 10 mètres au-dessus de la mer) par le seul effet du vide, qui se trouve, de la sorte, automatiquement maintenu aussi bien dans le bouilleur que dans le condenseur, assimilables, dans ce cas, à des chambres barométriques.
- Mais un autre « service auxiliaire » semblait devoir être autrement onéreux : le dégazage des eaux.
- Les gaz dissous dans les énormes masses liquides mises en jeu ne peuvent, en effet, se négliger. Il faut les extraire du liquide avant de livrer celui-ci à l’évaporation qu’ils auraient vite fait de contre-balan-c e r , et, de même, avant de laisser pénétrer l’eau froide dans le condenseur, où le vide doit être maintenu au-dessous d'un centième d'atmosphère. La tension de la vapeur dans le bouilleur n’étant que de trois centièmes d'atmosphère, on aperçoit, tout de suite, combien le vide doit être rigoureux en aval, si l’on veut qu’un « courant de vapeur » s’établisse à travers la turbine. Bref, les critiques les plus pessimistes jugeaient que le travail d’extraction des gaz coûterait trois fois plus d’énergie que les turbines n’en pourraient produire nominalement.
- En outre, serait-il possible de maintenir à l’échelle industrielle, sur les vastes récipients et les grosses canalisations prévues, l'étanchéité absolue sans laquelle l’extraction des gaz deviendrait elle-même un véritable travail de Danaïdes ?
- Turbine Gaz expulsés I—) | a Vioo'at? .]
- Dynamo.
- Dégazeur
- Dégaze
- Arrivée
- Arrivée
- Eau froide
- BOUILLEUR
- CONDENSAT EUR
- SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’INSTALLATION CLAUDE-BOUCHEROT
- On distingue deux circuits bien distincts, dont chacun demeure fermé sur lui-même, en dehors de la dérivation de vapeur assurant, au sommet, le fonctionnement du turbo-générateur. A gauche, le circuit de l'eau chaude : celle-ci. part èi 33° du bac d'alimentation, monte par l'effet du vide (et de la pompe de circulation ) jusqu'à un dôme d'épandage, situé à 10 mètres environ au-dessus du niveau inférieur. Du dôme, l'eau chaude tombe, en laissant échapper ses gaz, dans le cylindre horizontal « dégazeur » où l'éjecteur à un dixième d'atmosphère les puise et les rejette à l'extérieur. Dégazée, l'eau chaude passe dans le bouilleur. La vapeur produite (1% environ en poids) se dirige vers la turbine, tandis que le reste de l'eau retourne au bac inférieur (formant cuvette barométrique) d'où elle sort par un trop-plein. A droite, le circuit de l'eau froide s'effectue d'une manière rigoureusement symétrique — à cela près qu'uti nouvel cjecteur perfectionne le dégazage dans le condenseur, où il maintient le vide à un centième d'atmosphère.
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- L'ÉNERGIE THERMIQUE DES OCÉANS
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- Les inventeurs, devant ces objections, conservaient toute leur confiance : ils avaient établi leurs calculs sur les teneurs en gaz les moins optimistes. Techniquement, ils savaient qu’aujourd’hui la soudure autogène permet d’éviter bien des joints, donc bien des fuites. Quant au rendement de la turbine sous d’aussi faibles pressions,
- L’équipement de la première turbine industrielle tournant sous deux centièmes d’atmosphère
- MM. Claude et Boucherot décidèrent de mettre sur pied une turbine de 50 kilowatts.
- Et, comme preuve de sa belle confiance, l’industriel Georges Claude, sans faire appel
- LA DÉLÉGATION DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES DANS LA CHAMBRE DES MACHINES
- M. Paul Boucherot (1) et M. Georges Claude (2) entourés de leurs collègues, éminents collaborateurs de La Science et la Vie : M. Lccornu (3) ; M. Le Chôtelier (4) ; M. Lallemand (5) ; M. Bateau (G) ; M. André Michelin (7) ; M. d'Ocagne (8) ; M. Jean Perrin (9). On voit à gauche et. à droite les extrémités des deux dégazeurs. Transversalement, le tuyau d'aspiration des gaz opérant simultanément à un dixième d'atmosphère dans les deux dégazeurs et aboutissant à l'électeur de vapeur no 1, dont on aperçoit les tuyaux de
- vapeur blancs, en col de cygne. L'éjecteur no 2 opère quement. A gauche, le bouilleur. En haut, le groupe au bouilleur se trouve masqué par le bloc
- MM. Georges Claude et Paul Boucherot n’hésitaient pas à écrire, après leur première expérience de l’Académie des Sciences : «Les conditions réalisées conviennent excellemment aux turbines à vapeur, qui paraissent avoir été créées pour fonctionner sous des pressions motrices inférieures même au vide des condenseurs usuels. »
- Une expérimentation à échelle industrielle ou, tout au moins, semi-industrielle pouvait seule trancher la divergence des opinions des savants et des ingénieurs.
- à un centième d'atmosphère sur le condenseur, uni-turbo-générateur. Le condenseur identique d'aspect de maçonnerie supportant l'appareillage.
- à aucun concours étranger, fit tous les frais de cette coûteuse démonstration. Les études effectuées dans son laboratoire, avec la collaboration de MM. André Claude et Schideler, aboutirent rapidement à un devis d’ensemble très précis. Il ne restait, pour le mettre à exécution, qu’à trouver une source abondante d’eau tiède.
- L’idéal aurait été de disposer des eaux résiduelles d’une grande centrale électrique, dont les condenseurs, légèrement surchauffés, auraient fourni la masse d’eau chaude néces-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- saire, tandis que la rivière, toujours voisine, aurait donné l’eau froide, peut-être aux environs de 4 ou 5 degrés — comme les courants sous-marins profonds — si l’on pouvait terminer l’installation avant le printemps.
- Ce fut l’usine belge d’Ougrée-Marihaye, sur la Meuse, qui revendiqua spontanément l’honneur de fournir l’élément indispensable à l’expérience avec l’eau de refroidissement de ses hauts fourneaux. Cette eau, prise à 14° C (température d’écoulement), serait réchauffée au moyen d’une injection convenable de vapeur, de manière à ce que Yécart entre sa température et celle de la Meuse (où l’eau froide serait puisée) fût égal à 20 degrés. Cette différence de 20 degrés étant celle qu’offriraient, plus tard, les sources, chaude et froide, de l’océan.
- L’installation réalisée à Ougrée-Marihaye tend, d’ailleurs, à imiter d’aussi près que possible les conditions de fonctionnement des futures usines de la mer.
- Deux bassins en béton furent établis au bord de la Meuse. L’un d’eux reçoit l’eau tiède et convenablement réchauffée ; le second, l’eau de la rivière.
- L’ascension de l’eau chaude, comme celle de l’eau froide, s’effectue en deux colonnes verticales d’une longueur de 10 mètres, terminée chacune par un dôme et traversée juste au-dessous de ce dôme par un cylindre horizontal, que nous allons voir fonctionner comme appareil de dégazage. Le cylindre en question aboutit au bouilleur, s’il s’agit d’eau chaude ; au condenseur, s’il s’agit d’eau froide. Bouilleur et condenseur ont un aspect extérieur absolument identique, et, d’une manière générale, l’installation est parfaitement symétrique quant à la double alimentation en eau chaude et en eau froide. Les deux circuits hydrauliques sont entretenus par deux pompes Bateau, capables de débiter, chacune, 800 mètres cubes à l’heure.
- Sur un massif de béton, dominant tout l’édilice, est placée la turbine de 75 ch, accouplée à une dynamo génératrice de courant continu de 50 kilowatts.
- Suivons, d’abord, le courant d'eau chaude. Parvenue au sommet de sa colonne, l’eau chaude retombe en ruisselant dans le cylindre horizontal. Ce faisant, puisqu’elle trouve le vide, elle se met à bouillir et ses gaz dissous se dégagent en grosses bulles. Mais la vapeur formée se condense aussitôt pendant cette chute, tout en laissant subsister les gaz dégagés. Il ne reste plus qu’à les chasser du cylindre. C’est à quoi l’on parvient au moyen d’un éjecteur à vapeur (système Delas) : le jet de vapeur à haute pression
- entraîne les gaz par une tuyère suivant le principe bien connu de la trompe à vide.
- L’éjecteur prend les gaz à l’intérieur du cylindre dégazeur, à la pression de l/10e d’atmosphère, et les refoule à l’extérieur (1 atmosphère). Ainsi dégazée, l’eau chaude arrive au bouilleur par un faux fond dans lequel sont fixés cent vingt-cinq tubes de 10 centimètres de diamètre. Par cette colossale pomme d’arrosoir, l’eau chaude jaillit ‘dans le vide du bouilleur, où l’ébullition immédiate, «à forme presque explosive», disent les inventeurs, la projette en fines gouttelettes. Il se vaporise, de la sorte, environ 1 % de la masse totale. L’abaissement de température qui en résulte est à peine de 3 ou 4 degrés. Aucun dépôt salin n’est donc à redouter.
- Les 99 % d’eau restante et légèrement refroidie retombent par un collecteur central vers un compartiment du bac originel, d’où ils vont à la Meuse par un trop-plein.
- L’eau froide arrive semblablement au condenseur, après avoir traversé un dégazeur identique à celui de l’eau tiède. L’un et l’autre dëgazeurs sont, d’ailleurs, réunis par un tuyau commun, sur lequel travaille un seul et même éjecteur.
- Dans le condenseur, l’eau froide s’épanouit (sans gicler) par une « pomme d’arrosoir » identique à celle du bouilleur ; à cela près que chaque tube élémentaire est, ici, d’un diamètre plus petit, le débit nécessaire d’eau froide étant un peu moindre.
- Détail important : sur le condenseur est adapté un second éjecteur, qui reprend, cette fois, les gaz dégagés à l/100e d’atmosphère. Ce dégazage supplémeùtaire assure une perfection relative au vide du condenseur. Cependant les auteurs assurent que ce vide (au l/100e) est loin de représenter la limite du possible. Ils comptent le perfectionner encore dans leurs installations réelles.
- Légèrement réchauffée (de 3 degrés environ) par l’effet de la condensation absorbée, l’eau froide retourne, de même, par un collecteur central, à son niveau barométrique inférieur — d’où elle est rejetée à la rivière.
- Du bouilleur, la vapeur produite est transmise à la turbine par une grosse canalisation. De même une conduite unique à gros diamètre forme l’échappement de la turbine au condenseur.
- Une « turbine à action » idéale
- L’installation d’Ougrée-Marihaye fut terminée le 25 avril dernier. Le dimanche 29, à la première tentative, la turbine démarrait, tournant à 5.000 tours et donnant les 50 kilo-
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- T
- L'ÉNERGIE THERMIQUE DES OCÉANS 149
- watts prévus. La rotation monta, même, jusqu’à 5.700 tours, la puissance fournie atteignit alors 60 kilowatts.
- A vide, la turbine démarre sous une différence de température de 4 degrés seulement (entre l’eau chaude et l’eau froide). Une fois rodée, elle tournera probablement avec une chute de 2 degrés. Voilà qui justifie de manière stupéfiante le principe énoncé, à l’avance, par les deux éminents ingénieurs dans leur communication de 1926: la turbine à vapeur semble créée pour fonctionner à des pressions inférieures même à celles des condenseurs usuels.
- Et, en effet, si l’on considère la chute de la force vive de la vapeur depuis son entrée dans la turbine jusqu’à sa sortie, le « rendement » de la machine ressort à près de 80 %. Autrement dit, les 80 % de la force vive disparue sont transformés en travail mécanique.
- Rien d’éton-nant à cela. Le courant de vapeur possède une vitesse relativement faible, d’environ 500 mètres par seconde. Les aubes du rotor, tournant à 5.000 tours seulement, se rapprochent, dès lors, de la vitesse linéaire de 250 mètres, (pii est la vitesse théorique optima (demi-vitesse de la vapeur) exigée par la turbine théorique de Laval (à action). Alors que, pour utiliser la vitesse d’un jet de vapeur à 20 atmosphères, la même turbine devrait tourner à 30.000 tours, sans atteindre le même rendement.
- Réalisation industrielle
- Le bilan de l’énergie dépensée pour les services auxiliaires a été soigneusement établi, au cours des essais.
- L’extraction des gaz contenus dans l’eau chaude coûta, en fait, beaucoup moins de
- travail qu’elle n’en coûtera dans les usines réelles, parce que cette eau, pour des raisons d’économie, fut utili sée en circuit fermé. Redescendue au bac, elle y était réchauffée et repartait ensuite vers le bouilleur, en sorte q u e les gaz dégagés devenaient finalement presque nuis. Mais l’eau froide circule toujours en circuit ouvert, en fournissant 12 centimètres cubes de gaz par litre d’eau.
- D’ailleurs, la mesure rigoureuse des gaz expulsés permit de calculer la puissance qui serait pratiquement nécessaire lors d’un dégazage normal et à supposer que les eaux marines soient aussi gazeuses que celles de la Meuse — ce qui n’est pas probable.
- Fonctionnant, certain jour, sur 20 degrés de différence de température, la turbine fournissant 67 kilowatts de puissance mécanique et la dynamo 57 kilowatts, la puissance absorbée par les pompes auxiliaires fut de 11 kilowatts, tandis que le dégazage absorbait (tous calculs effectués) 7 kilowatts. L’énergie nécessaire aux services auxiliaires atteint donc tout au plus le tiers de l’énergie totale.
- l’extérieur de l’usine
- Les deux bacs d'eau froide et d'eau tiède sont, ici, en perspective, le premier cache le second. Au bas de la colonne verticale, l'on aperçoit la pompe de circulation ; en haut, le dôme d'épandage ; transversalement, le cylindre dégazeur, dont nous retrouverons l'autre extrémité à l'intérieur du bâtiment. Les deux grosses conduites horizontales amènent l'eau froide et l'eau chaude. Le tuyau d'eau chaude porte une série de raccords, par lesquels il reçoit de la vapeur surchauffée (en vue du réglage de la température). Celte vapeur est fournie par le tuyau coudé vertical calorifugé et muni, à son sommet, d'une vanne de commande à portée des mécaniciens de la turbine (située au sommet).
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- LE GROUPE TUIllîO-GÉNÉRATEUlt DE 50 KILOWATTS A gauche, le corps de la turbine surmonté du tuyau d'aspiration (à un centième d'atmosphère) chargé de maintenir le vide. Puis, sur le meme axe, la dynamo génératrice de courant continu, scs collecteurs radiaux de courant, un cylindre vertical contenant l'appareil régulateur de vitesse et, en bout d'arbre, le tachy-mètre compteur de tours. Le régulateur de vitesse (à force centrifuge) commande, comme à l'ordinaire, la distribution d'huile, dont on aperçoit les fins tuyaux en avant des machines. En outre, lu pression variable de l'huile commande des soupapes spéciales qui laissent pénétrer l'air dans le condenseur, dès que la turbine dépasse sa vitesse de régime. C'est donc le « degré du vide » qui conduit toute la machinerie.
- Si l’on tient compte des améliorations déjà certaines (et garanties par un spécialiste autorisé, M. Rateau), que l’on apportera au dégazage en substituant des aspirateurs-compresseurs rotatifs aux électeurs à vapeur provisoirement utilisés à Ougrée, il est dès à présent certain que l’énergie disponible représentera, dans les usines réelles, environ les trois quarts de l’énergie brute.
- Quant à la construction, s’il reste encore à étudier la technique d’un tuyau plongeur capable d’aller puiser l’eau marine à 1.000 m de fond, on peut alfirmer que l’usine elle-même ne comporte aucune difficulté. L’étanchéité des circuits est assurée de manière très satisfaisante grâce à la soudure autogène, toutes les fois qu’il est possible de l’employer, par des joints spéciaux dans le cas des grands raccords et, sur la turbine, par un joint hydraulique que les faibles pressions en jeu ne sauraient troubler.
- Le 1er juin, une délégation de l’Académie des Sciences a visité l’installation de MM. Claude et Bouclierot.
- M. Le Chatelier a résumé le sentiment général dans ces termes : « C’est la première lois que l’on voit tourner une machine à vapeur avec une différence de température d’une dizaine de degrés. Il semble donc que la première partie du problème soit résolue; reste la seconde, l’immersion du tube de pompage en mer. »
- Nous serons bientôt fixés sur ce dernier point, puisque le projet a déjà pris corps d’une usine marine qui sera située à La Havane. Après quoi, puisqu’il sullit de « 10 degrés » pour fonctionner et si l’on consent à des « variations saisonnières », les usines Claude et Bouclierot pourraient bien apparaître sur les côtes européennes et concurrencer l’énergie hydraulique des Alpes et des Pyrénées. Jean Labadie.
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- LA XXe FOIRE DE PARIS
- Par René DONCIÈRES
- La Science et i.a Vie signale, chaque année, les nouveautés les plus intéressantes et les plus marquantes que présente la Foire de Paris dans les différents domaines industriels. Cette XXe Exposition, qui vient de clore ses portes au printemps, nous a montré des manifestations intéressantes dans le domaine de Vélectricité, de la mécanique, de la fonderie, de Vacétylène, des arts ménagers, de la construction de Vautomobile, etc...
- L’électricité
- Une i'oulc d’industries sont nées de l’électricité. Toutes étaient représentées à la Foire, depuis les très puissantes firmes, comme Thomson-Houston, C. E. M., Jeumont, Alsacienne, Grammont,
- FIG. 1. - MOTEUR AUTOCOMPENSÉ DE LA
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES DE JEUMONT
- jusqu’aux établissements spécialisés dans certaines constructions : moteurs, appareils de soudure, en passant par le chauffage, l’éclairage, la T. S. F., pour finir avec les appareils ménagers, qui, à eux seuls, représentent un groupe industriel extrêmement florissant.
- Parmi les machines électriques, nous devons signaler l’effort accompli par plusieurs firmes pour, modifier leurs moteurs à courant continu. ThomsorifHouslon construit des machines à ventilation forcée par ventilateurs.
- Les Forges et Ateliers de Constructions
- électriques de Jeumont ont exposé un moteur asynchrone autocompensé, que représente notre photographie (fig. 1). C’est un moteur d’induction à champs tournants, dont le facteur de puissance approche de l’unité, quelle que soit la charge. En changeant simplement la position des balais, il peut être utilisé comme compensateur pour fournir une puissance réactive, tout en développant une puissance utile sur l’arbre.
- Le rotor porte un enroulement primaire, relié au réseau par les bagues, et un enroulement auxiliaire, relié à un collecteur de faibles dimensions.
- L’enroulement polyphasé du stator est connecté, d’une part, à trois lignes de balais du collecteur et, d’autre part, à un rhéostat qui est mis en court-circuit et forme point neutre en marche normale. Le démarrage s’effectue à l’aide d’un rhéostat triphasé ordinaire. La série normale est établie pour 127 ou pour 220 volts. Comme le réseau est connecté aux bagues, l’emploi du moteur
- FIG. 2. — MOTEUR ASYNCHRONE AUTOCOMPENSÉ DE LA SOCIÉTÉ ALSACIENNE DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- est limité aux tensions inférieures à 500 volts ; il ne convient donc pas pour les réseaux à haute tension.
- La Compagnie Electro-Mécanique a présenté P « Autocem », moteur asynchrone à démarreur centrifuge, constitué par des résistances subdivisées en plusieurs éléments calés sur l’arbre du rotor et tournant avec lui ; les résistances sont branchées sur les trois phases du rotor et mises automatiquement et progressivement en court-circuit pendant la période du démarrage, sous
- dante de la charge, de la même fréquence que le réseau, et réglée de manière à obtenir dans ce circuit un courant limité uniquement au courant magnétisant.
- Afin d’éviter les à-coups de courant qui pourraient se produire au démarrage, la liaison entre l’enrouleur statorique d’excitation et le collecteur à lames n’est établie, pour les moteurs d’une certaine puissance, qu'une fois le démarrage effectué.
- Une série de moteurs a été construite pour toutes les tensions inférieures à 500 volts
- I.A MACHINE ÉLECTRIQUE A SOUDER PAR BOUTS DE L’ÉLECTRO-OUTILLAGE
- FIG. 3. —
- l’action de la force centrifuge. Signalons encore le moteur autocompensé des Etabli s-sements Grammont.
- Les moteurs asynchrones autocompensés de la Société Alsacienne de Constructions mécaniques (fig.2) comportent un rotor possédant deux enroulements dans les mêmes encoches. L’un, dit enroulement de travail, est semblable à un enroulement normal et peut être relié par des bagues à un rhéostat de démarrage ; l’autre, dit enroulement d’excitation, est relié à un collecteur à lames analogues à celui d’une dynamo à courant continu. Le stator possède également, en plus de l'enroulement principal, un enroulement auxiliaire d’excitation relié aux balais du collecteur à lames par un dispositif approprié. Ce dernier permet d’amener aux bornes de l’enroulement supplémentaire du rotor une tension indépen-
- et pour des puissances variant de 3 à 50 ch. Le facteur de puissance est pratiquement égal à l’unité à toutes charges ; à vide et aux très faibles charges, on obtient même une légère surcompensation. Au delà de la pleine charge, le facteur de puissance diminue très légèrement, tout en se maintenant encore entre 0,97 et 0,95, suivant les polarités à 50 % de charge.
- Parmi les moteurs à faible puissance (jusqu'à 1 cheval) appartenant au type « Universel », citons le moteur « Minicus » à collecteur, compensé par bobinage spécial, dont le couple est indépendant de la nature et de la fréquence du courant. LTn même moteur peut donc être utilisé avec du courant continu ou de l’alternatif à 25, 42, 50, 60 périodes.
- Les nouveaux moteurs Charles Roulland triphasés, à deux puissances, sont constitués par deux moteurs logés dans une même
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- V ÉLECTRICITÉ
- FIG. 4. — MACHINE A SOUDER CONTINUE
- carcasse. On passe d’un régime à l’autre en agissant sur un commutateur situé sur le bâti. Ils conviennent pour les travaux agricoles, où le travail demandé aux moteurs est irrégulier.
- Depuis quelque temps, on voit apparaître, en France, de petits disjoncteurs d’appartement, destinés à remplacer les fusibles. Si une surcharge se produit, le disjoncteur entre en action et coupe le circuit, que l’on rétablit en poussant une manette. Ces appareils méritent d’être signalés en raison des pointes de courant qui se produisent au moment de la mise en service des appareils ménagers.
- La Société Electro-Câble a créé deux nouveaux types de conducteurs, en « alucâble » et en « fnultimétal ». Le premier est un alliage spécial d’aluminium, de conductibilité légèrement plus faible que le métal pur, mais de résistance à la rupture beaucoup plus
- FIG. 5. — TUBE CHAUFFANT
- élevée (35 kilogrammes par centimètre carré, contre 20 kilogrammes pour l’aluminium). Il résiste mieux à la corrosion que l’alumb nium pur. Le second est constitué par une âme en acier, sur laquelle est soudée une gaine de cuivre par un procédé spécial. La résistance mécanique de ces fils est supérieure à celle des précédents ; pour cette raison, ils conviennent pour les longues portées, bien que la conductibilité soit inférieure à celle d’un fll de cuivre de même diamètre.
- La soudure électrique est une industrie qui progresse sans arrêt, en raison des avantages énormes que présente ce mode de soudure sur celle au chalumeau, laquelle, d’ailleurs, lutte avantageusement pour certaines applications. Citons, parmi les maisons les plus importantes : S. B. F., Lan-guepin, la Soudure autogène Française, la Compagnie de Constructions et Applications électromagnétiques, l'Electro - Soudure, Electricité et Electro-Outillage.
- La machine que représente notre figure 3,
- FIG. G. - LA MACHINE FRIGORIFIQUE « BOREAS »
- qui appartient à cette dernière société, est une machine à souder par bouts, l’une des plus puissantes qui existent. Elle se branche sur le réseau par l’intermédiaire d’un interrupteur bipolaire ; les conducteurs aboutissent, sur la machine, à des fusibles généraux, qu’une dérivation relie à un contac-teur, fixé à la poignée et qui permet d’envoyer du courant dans l’interrupteur automatique. C’est par l’intermédiaire de cet interrupteur que le circuit général est fermé sur le transformateur. Auparavant, il est
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- LA SCIENCE ET LA V1Ë
- FIG .
- 7. - GAItDE-TEMPS
- « BULI.E-CLOCK »
- nécessaire de préparer le circuit à l’aide du commutateur à broche, prévu pour modification de la puissance suivant les sections à souder bout à bout.
- Le primaire du transformateur peut être utilisé en partie pour les petites intensités, ou en totalité pour les intensités maxima. Dans tous les cas, le secondaire est tou-jours en court-circuit sur lui-même par l’intermédiaire de la pièce à souder. Cette machine, ainsi, d’ailleurs, que toutes les soudeuses par bout, est indispensable dans toutes les industries de constructions mécaniques : ateliers de construction de locomotives, de wagons, de charpentes, d’automobiles, de camions, de carrosserie; beaucoup de travaux de forge, de serrurerie, de fabrications de bandages, de roues, d’écrous, de chaînes, etc., les utilisent.
- Dans la nouvelle machine à souder par points S. B. F., la commande de l’électrode supérieure est assurée par servo-motcur, afin d’éviter la fatigue des ouvriers, qui, dans les machines ordinaires, réalisent la pression sur les tôles par un levier à pédale actionné par l’opérateur. Ici, la descente et la montée de l’électrode sont obtenues par simple pression sur une petite pédale, ou en tirant sur un levier à main suspendu à la portée
- fig. 8. — PRINCIPE DU COMPENSATEUR DE M. FAVRE BUTEE
- T, tige du pendule ; ltllC, triangle; M, masse pendulaire.
- de l’opérateur. On obtient en même temps une ouverture de 100 millimètres entre les deux électrodes. La coupure du courant se fait automatiquement par l’interrupteur monté sur la machine, sans aucune intervention manuelle. Quant au servo-moteur, sa puissance est d’environ un cinquième de cheval seulement.
- Signalons encore la machine S. A. F. à soudure par l’arc, qui permet des vitesses de quatre à dix fois supérieures à celles obtenues en soudure à l’arc à la main, et celle à souder continue de l’Electro-Soudure, que représente la figure 4.
- Eclairage et chauffage.— Il n’existe pour ainsi dire pas de nouveautés en matière d’éclairage. Nous avons, d’ailleurs, exposé ici, à maintes reprises, les conditions requises pour réaliser un éclairage ratior-
- TRIANGLES DE LAITON R B R’ R’ ACCOLÉ S PAR LEUR BASE C EN INVAR, DONNENT L’EFFET DE COMPENSATION
- FIG. 10. — LE BALANCIER COMPENSATEUR
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- L' ÉLECTRICITÉ A LA XX- FOIRE DE PARIS
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- FIG. 11.---LA CISAILLF « NAGFOTTF »
- nel (1). Nous n'y reviendrons donc pas.
- Pour ce qui concerne le chauffage, il y a lieu de rappeler, pour les usagers parisiens en particulier, que la C. P. D. E. a consenti un tarif spécial pour le courant dit de nuit, utilisé pour tous usages autres que l’éclairage. C’est ainsi (pie, du 1er avril au 30 septembre, le tarif de nuit est appliqué entre 18 et 7 heures et entre 11 h. 30 et 13 h. 30 ; du 1er octobre au 31 mars, les heures sont les mêmes ; mais, entre 15 et 18 heures, la C. P. D. E. impose un tarif de pointe. Le tarif de nuit est de 0 fr 031 l’hectowatt-lieure ; celui du jour, 0 fr 070, et celui de pointe, 0 fr 140. Le prix de pointe est donc supérieur au tarif normal.
- Ajoutons que les appareils d’utilisation sont groupés sur un circuit distinct de celui de l’éclairage, avec compteur spécial, commandé soit par une horloge, soit par un relais actionné à distance. Ce courant convient au chauffage, aux usages frigorifiques, aux chauffe-bains électriques, aux fours de boulangers, etc...
- Un grand nombre de maisons exposent des appareils de chauffage. Citons la marque AP-EL, qui est une garantie. La Compagnie parisienne de Chauffage électrique possède des appareils à chauffage direct et à accumulateurs. Dans les premiers, la résistance est enroulée sur un tube de porcelaine qui enveloppe une tige de fer doux, où se développent les effets Joule au passage du courant. Chaque élément est entouré d’ailettes, autour desquelles circule l’air ambiant. Dans le système par accumulation, le principe est
- (1) Voir La Science cl la Vie, il08 119, mai 1927, et 123, septembre 1927.
- le même ; mais les éléments sont noyés dans une matière siliceuse spéciale qui accumule la chaleur pour la dégager ensuite. D’après les chiffres fournis par les constructeurs, une chambre de 50 mètres cubes peut voir sa température élevée à 18° (la température extérieure étant à - 5°) avec deux éléments
- consommant 1.400 watts-heure.
- La Société Mécano Française a imaginé un tulie chauffant métallique (pii peut servir à constituer un ensemble placé aux points des plus grandes déperditions. A l’intérieur du tube court une résistance lacée sur une bande de mica qui empêche le contact entre l’élément chauffant et le tube (fig. 5).
- Il existe plusieurs modèles de cuisiniè*res électriques à chauffage direct, entre autres ceux des Etablissements Electro-Mécaniques de Strasbourg, (pii ont également présenté des poêles électriques à accumulation, réalisant le chauffage idéal, puisqu’ils sont alimentés par le courant de nuit. Les installations de chauffe-eau électriques, toujours par le courant de nuit, présentent également un intérêt économique appréciable.
- La même société a exposé la machine frigoriiique «Boreas», à moteur électrique et dont l’agent frigoriiique est le chlorure de méthyle (iig. 0). Le moteur entraîne un compresseur rotatif à palettes (pii comprime le gaz issu de l’évaporateur où il produit les frigories nécessaires au refroidissement de l’armoire frigorifique. L’appareillage électrique, commandé par un régulateur de température et un interrupteur, permet l’utilisation du courant de nuit pour réaliser l’accumulation des frigories dans le meuble. C’est le froid par accumulation.
- A Paris, d'ailleurs, la Société Ivelvinator procède déjà à l’installation du froid central dans certains immeubles en construction. Dans le sous-sol sont installés le compres-
- FIG. 12. --- LA CISAILLF. « ACIIARD ))
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- iso
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- seur à moteur électrique et le condenseur. Une canalisation relie ces appareils à toutes les armoires frigorifiques des appartements, où le froid est fourni par l’appareil évapo-rateur.
- Pour terminer ee chapitre de l’électricité, faisons une courte incursion dans le domaine de l’horlogerie.
- Dans les appareils horaires modernes de haute précision, la recherche de l’isocliro-nisme doit être poussée le plus loin possible.
- Le créateur de la Bulle Clock,
- M. Favre Bulle, a imaginé, pour les nouveaux «Garde-Temps»
- (lig. 7), un im-poitant perfectionne ment, dont l’association avec le dispositif correcteur de la Bulle Clock a permis de réaliser l’isochronisme intégral non seulement pour toutes les amplitudes du pendule, mais pour toutes les températures.
- 11 s’agit d’un eom pensafeur permettant- de rendre la période (I un peu date rigoureusement indépendante de la température ambiante.
- Le principe sur lequel est basé ce dispositif est le suivant : si on constitue un triangle isocèle de telle manière (pie sa base, d’une part, et ses deux côtés, d'autre part, soient en métaux ayant des coefficients de dilatation inégaux, ee triangle, soumis à des variations de température, se déforme en changeant de hauteur. En particulier, s’il est très aplati, c’est-à-dire si l’angle opposé à la base est très obtus et assez voisin de 180°, à un faible allongement de la base sous l’influence d’une élévation de température correspond une variation relativement importante de la hauteur, dans le cas oii les deux petits côtés du triangle seraient
- constitués en une matière non dilatable.
- Si l’on dispose, par exemple, un tel triangle à un endroit approprié du pendule, situé au-dessus de la masse pendulaire M, c’est-à-dire entre celle-ci et la tige T du pendule (fig. 8), il est clair que, si les deux côtés H et B sont constitués en laiton et la base C en acier invar, la moindre élévation de température produira une augmentation de la hauteur du triangle qui aura pour effet de
- compenser les déplacements du centre de gravité du pendule produit par la variation de longueur de la tige et autres organes de ce dernier, sous l’influence de ee changement de température.
- Il est clair que l’on peut, pour augmenter F effet de compensation cherchée, accoler par leur base (fig. 9) deux triangles tels (jue celui représenté en ligure 8. Dans ee cas, les quatre côtés 11 B, IV TV sont en invar et forment un cadre unique, tandis (jue la diagonale formée par les deux bases réunies C est en laiton.
- L’application pratique de ce principe aux « Garde-Temps Bulle Clock » a été réalisée par un dispositif représenté en figure 10, constitué par un cadre rectangulaire en laiton, dont les deux côtés horizontaux, convenablement incurvés et amincis, remplacent les angles obtus des triangles des ligures précédentes.
- Une barre en acier invar traverse les deux côtés verticaux du cadre, sur lequel elle est solidement fixée par ses extrémités au moyen d’un double jeu d’écrous.
- Il ressort clairement d'un simple examen de cette disposition que, sous l'clTet de la
- Levier de transmission
- Romaine gr à 30 tonnes
- Griffe
- supérieure
- Enregistreur
- U? ^
- PIC. 18. - MACHIN K D’ESSAIS UNIVERSELLE (( EALCOT
- CHARPENTIER », TYPE VERTICAL
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- LA M ÊCANlQÜ E A LA XXe LOI RL .DE PARAS
- température, la distance qui sépare le milieu des côtés courbes croîtra ou diminuera avec une régularité absolue, et que cet écartement sera toujours rigoureusement constant pour une température donnée. En un mot, on se trouve en présence d’un procédé d’une remarquable simplicité permettant de compenser automatiquement et avec une précision absolue l’allongement du balancier sous l’effet de la chaleur et son raccourcissement sous l’effet du froid. Il est à noter que ce résultat est obtenu sans addition de masse pesante, ce qui est particulièrement avantageux pour son application aux horloges électriques, telles que la Bulle Clock par exemple, qui sont transportées avec leur pendule en place.
- Cette légèreté du dispositif est également très précieuse quand on utilise, comme dans ces dernières pendules, des oscillations isochrones d’une large amplitude permettant d’obtenir la sûreté de marche qui lui permet de résister aux trépidations, ce qui, à notre époque trépidante, est une condition sine qua non.
- On se trouve donc en présence d’un ensemble de solutions élégantes du gros problème horloger dont dépend la marche précise de nos horloges.
- La mécanique
- Les machines-outils accaparent toujours la plus grande partie des installations mécaniques. C’est que les multiples problèmes qu’elles permettent de résoudre sont à la base même d’une industrie. Une machine qui supprime une manipulation, qui effectue le travail plus rapidement qu’une autre, qui le livre à un degré de linition plus parfait, réduit les frais généraux d’une usine ou augmente le rendement. Ne soyons donc pas surpris d’assister à une production de machines-outils de plus en plus abondante. Et ajoutons que l’industrie française n’a à peu près plus rien à envier à l’industrie étrangère, à ce point de vue.
- Pour ce qui concerne les tours parallèles, aucune nouveauté n’est à signaler, et les maisons françaises, comme G. S. P., Somua, Cazeneuve, Ernault, se sont montrées égales
- aux maisons étrangères, Loeioe, Reinecker, Shaerer. La Société Alsacienne de Constructions mécaniques a présenté un tour vertical particulièrement intéressant, avec un seul montant, un chariot-revolver et un porte-outil latéral inclinables. Il peut admettre des pièces de 850 millimètres de hauteur et tourner jusqu’à 1 m 150 de diamètre. Il comporte 12 vitesses du plateau de 2 à 100 tours-minute et 8 avances de 0,17 à 8 millimètres par tour. Déplacements rapides des coulants, chariots et traverse. Ce tour est de dimensions moyennes. Cette maison construit également, mais avec deux montants, des tours avec plateau de 1 m 200 à 6 mètres. Les tours verticaux sont construits également par Berthiez (France) et par les Usines Schiess-Defries, en Allemagne. Cette dernière a produit les plus grandis tours verticaux existant en Europe.
- Parmi les tours-revolvers et automatiques, il convient de citer la série des automatiques Cuttat, avec 153 millimètres de diamètre de barre pour le plus puissant. La maison anglaise Alfred Herbert a exposé un tour-revolver à combinaisons avec un chariot-tourelle et un chariot transversal double, avec quatre outils à l’avant et un deuxième porte-outil à l’arrière.
- Dans le groupe des fraiseuses, on retrouve toute la production de l’an dernier des maisons françaises et étrangères. Citons la maison Huré, créatrice de la fraiseuse «Universelle », qui exposait toute une gamme de machines de production en série, et l'Uni-verselle Gambin, avec ses 24 vitesses de broches et 30 avances ; la machine Cornac, dont la broche possède une gamme de 24 à 32 vitesses, suivant le type de la machine, huit avances automatiques instantanément réversibles.
- La perceuse Pax est un engin puissant, qui permet le perçage jusqu’à 50 millimètres. Les changements de vitesse et d’avance, par cônes, donnent de 15 à 1.800 tours.
- Citons encore les étaux limeurs et inor-taiseuses de la maison G. S. P., dont les
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- FI O. 15. - MAETHAU MÉCANIQUE « RECORD »
- grands modèles atteignent une course de 7(50 millimètres ; les machines à meuler Norton, celle des Ateliers de Construction II. A. Waldrick, destinée au travail des cylindres de laminoirs, le cylindre reposant dans des lunettes cpii lui permettent de tourner en face de la meule ; la machine à rectifier des Etablissements Panhard-Levas-sor ; les machines à affûter les fraises et tarauds Iluré, Gambin ; -celles à affûter les scies de Lejeune et Michel Lévy.
- Une intéressante cisaille à main est la cisaille universelle Nageotte (lig. 11), qui permet de découper à la main, sans l’intervention d’un moteur, des tôles dont l’épaisseur peut atteindre 0 millimètres. Achard a également établi une cisaille à main actionnée par un petit moteur électrique (lig. 12). L’ensemble, moteur compris, pèse h kilogrammes seulement. Le constructeur Ver net, de Dijon, a exposé des poinçonneuses -cisailles très remarquables et qui sont certainement parmi les plus perfectionnées qui existent.
- La perceuse électrique René Volet, présentée pour la première fois cette année, est d’un modèle tout à fait intéressant, à cause de son très faible poids, ec (pii la rend particulièrement maniable dans le travail. Son moteur est du type universel, et le système de démultiplicateur donne au foret une vitesse variant de 300 à (500 tours, qui est celle convenant le mieux pour la capacité de perçage de la machine. Le démultiplicateur est entièrement composé d'engrenages hélicoïdaux tout en acier. Ajoutons, à titre d'indication, que l’engrenage iixé sur l’arbre porte-foret a 75 millimètres de diamètre et 20 millimètres de longueur de denture.
- Voici, dans un autre ordre d'idées, une machine éi essayer les métaux.
- La vérification des métaux par des machines appropriées est absolument indispensable dans l’industrie, particulièrement dans les grandes usines. Pour répondre à ces besoins, les Etablissements Falcol et Charpentier ont établi une machine verticale de 30 tonnes pour tous essais à la traction, à la compression et à la flexion, accompagnée des accessoires spéciaux pour les pliages, le cisaillement, la torsion et les essais à la bille. Un dispositif monté sur la machine permet de lire les efforts, lesquels peuvent être également enregistrés (lig. 13).
- Les bascules à, peser les matières manutentionnées par les transporteurs à courroie, à godets ou à palettes, horizontaux ou inclinés, sont destinées à réduire le temps nécessaire aux manipulations par les transporteurs mécaniques, et certaines denrées, qui doivent être pesées, sont soumises à cette opération pendant le transport par la bascule automatique et totalisatrice Denison.
- La bascule comporte un châssis de pesage supportant les rouleaux sur lesquels chemine le transporteur. Ce châssis est suspendu
- FOUR A CHAUFFER LES RIVETS <( K PRE Y »
- FIG. 10.
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- LA MECANIQUE A LA XX' FOIRE DE PARIS
- par quatre tirants à un levier principal, lequel est relié par une tige de force à la romaine. Un amortisseur à mercure limite les oscillations de la romaine et permet d’équilibrer les charges sur le châssis de pesage. Il tient lieu du curseur dans les bascules ordinaires (fig. 14).
- On réalise le pesage en marche, par conséquent sans aucun arrêt dans la manutention, en effectuant des pesées successives par longueurs de bande correspondant à celle du châssis de pesage , dont la longueur est elle-même proportionnelle à la vitesse du transporteur.
- On effectue, en général, douze pesées à la minute.
- Sous l’effet des charges, l’extrémité de la romaine oscille entre deux mâchoires. A u n m o m ent donné, par Tinte r m é d i a i r o. d’une chaîne réalisant un synchronisme entre le mouvement du transporteur et celui d ’ u n m éca-nisme enregistreur, une des mâchoires, qui est mobile, vient immobiliser la romaine dans une position qui correspond à la charge engagée sur la portion de bande portée par le châssis de pesage. Aussitôt, une jauge vient prendre la hauteur de l’extrémité de la romaine pour la reporter sur un compteur enregistreur en tonnes et kilogrammes.
- Pendant le blocage de la romaine, une nouvelle section de courroie passe sur le châssis de pesage, et le cycle des opérations recommence. Un mécanisme spécial empêche le compteur de fonctionner quand la bande passe à vide.
- Nous pouvons signaler encore le dispositif ingénieux et pratique adopté par les Etablissements Drouard ’ pour supprimer
- l’installation des transmissions et récupérer la place prise par les courroies dans les ateliers. (”est un réducteur de vitesse à courroie souple directement iixé sur le moteur et dont le rapport de réduction, d’environ 1 sur 3 et demi, permet d’utiliser les moteurs tournant à 1.500 tours d’un bon rendement et d’un bon facteur de puissance, pour attaquer directement des machines tournant à faible vitesse. Ce système permet,
- en outre, de faciliter la commande individuelle, puisque la machine peut se déplacer avec son moteur.
- Dans les petits ateliers de mécanique, où le marteau-pilon est un outil trop important, on peut utiliser un appareil dans le genre du marteau mécanique Record (fig. 15), d’un prix de revient modéré et qui assure une rapidité de travail bien supérieure à celle du frappeur manuel. C’est un marteau fixé à l’extrémité d'un balancier en bois de frêne solidaire d’un puissant ressort à lames. Il -reçoit son mouvement d’un excentrique, fixé à l’extrémité du ressort et monté sur l’arbre de commande. La course de la masse tombante est de 400 millimètres, et son poids de 30 kilogrammes. L’arbre de commande, qui tourne à 220 tours par minute, fournit une frappe par tour. Le moteur nécessaire doit avoir une puissance de 2 ch.
- Voici, pour l’industrie de la chaudronnerie, le four tournant « Elrey » (fig. 10) à chauffer les rivets, très économique. Il brûle toutes les huiles lourdes envoyées au brûleur par l’air comprimé, sans produire de fumée. La chambre de chauffe comporte deux rangées d’ouvertures rectangulaires, dans les-
- Aspination de / 'air^mbiant
- Paroi du cylindre de la pompe de balayage
- FIG. 17. - LH NOUVEAU MOTEUR « PEUGEOT)) ( LICENCE
- JUNKERS)
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 18. - RÉSERVOIR « RENÉ VOIÆÏ » A
- DÉMARREUR AUTOMATIQUE
- quelles on place les rivets ; l'ouvrier est protégé par une tôle troneonique, et les rivets peuvent être posés, avant et après leur chauffage, sur une tablette circulaire. Le four peut chauffer trois cents rivets de 20 millimètres à l’heure, en consommant environ 3 kilogrammes d’huile.
- Les moteurs
- Le nouveau moteur Peugeot (fig. 17), licence Junkcrs, doit tout particulièrement retenir notre attention, car il représente un progrès immense dans la technique du Diesel rapide de faible cylindrée.
- C’est un moteur à deux temps, à pistons opposés, de 60 millimètres d’alésage et 210 millimètres de course (90 + 120) poulies deux pistons. Il donne 8 ch à 1.000 tours et 10 eh à 1.200 tours, démarre à froid et consomme 210 grammes au cheval-heure.
- Notre dessin nous permettra d’éviter une trop longue description. Les deux pistons se déplacent en sens inverse. Le piston inférieur est articulé sur une bielle centrale travaillant à la compression, et l’autre sur une
- traverse portant deux bielles latérales travaillant à la traction. Au-dessus du cylindre se trouve une pompe de balayage, dont le piston, de grand diamètre, fait corps avec le piston supérieur du moteur et se déplace à l’intérieur du carter même, taillé en corps de pompe, sur une certaine hauteur. Ce dernier piston comprime à 300 grammes, dans tout le carter, l’air frais qui sera introduit entre les deux pistons moteurs. Le grand volume du carter, par rapport à celui du cylindre, permet de conserver cette pression pratiquement pendant tout le temps du balayage, qui s’effectue dans un seul sens par équi-courant. Les pistons opposés permettent de réaliser un équilibrage partait, car les efforts d’explosion, de compression et d’inertie s’annulent directement sur le vilebrequin par l’intermédiaire des bielles latérales et de la bielle centrale ; les paliers sont, par conséquent, déchargés, et le bâti peut être léger sans compromettre la sécurité du fonctionnement. D’autre part, le grand rapport entre la course et l’alésage a rendu possible la réduction de la vitesse linéaire des masses en mouvement, de l’usure et du graissage, une longue détente, une bonne utilisation des calories et une grande souplesse. Les manetons sont décalés d’environ 15° ; ce dispositif permet de découvrir les lumières d’échappement avant celles d’admission et de les recouvrir également avant. Il en résulte un balayage parfait et un bon remplissage.
- La compression de l’air entre les pistons moteurs est portée à 35 kilogrammes ; elle
- fig. 19.
- LA RO.Ml’E « DRAGOll »
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- LES MOTEURS A LA XX« FOIRE DE PARIS
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- est, cependant, passée facilement à la manivelle par suite du faible alésage, de la décharge des paliers, de la division de la course, de la non-concordance des points morts hauts des pistons, qui se succèdent grâce au décalage des manetons et du déplacement linéaire minime, en fin de course, du piston supérieur par rapport au grand déplacement angulaire du vilebrequin.
- L’injection est réalisée par simple orientation du piston de la pompe. Cette orientation est commandée par l’intermédiaire d'un régulateur à billes. Pour une position donnée de l’accélérateur, on obtient, à chaque variation de charge, une variation d’injection de combustible correspondant au régime demandé.
- Le moteur fonctionne donc sans magnéto, sans bougies, sans soupapes, sans carburateur et sans compresseur. Deux types sont actuellement construits : un de 10 ch et un de 45 ch destiné aux camions.
- Pour assurer la distribution automatique et permanente de l’eau dans les habitations, la maison René Volet a créé une gamme de réservoirs de charge et de réservoirs sous pression, munis, les uns et les autres, d’un démarreur automatique (lig. 18). Le premier est actionné par une chaînette qui pend sous le socle et comporte, à des hauteurs réglables, deux capacités lestées qui tendent à s’enfoncer dans l’eau.
- Lorsque le niveau de l’eau atteint la capacité inférieure, l’augmentation de poids, qui résulte du dénoyage de cette .capacité,
- augmente la traction sur la chaînette et provoque la mise en route de la pompe ; inversement. quand le niveau de l’eau atteint la capacité supérieure, la diminution de la force de traction, (pii résulte de l’allégement provenant du noyage du flotteur supérieur, coupc le courant, et la pompe s’arrête, le réservoir étant plein. Cet interrupteur est tout à fait indéréglable. En cas de rupture de la chaînette, l’interrupteur se met automatiquement à l’arrêt. Dans les installations où l’on veut éviter les inconvénients du réservoir de charge, comme la gelée en hiver et l’eau tiède en été, on peut adopter les réservoirs sous pression, qui se placent normalement en cave. Ces réservoirs, de 100 à 2.000 litres de capacité, sont également munis d’un démarreur automatique spécial fonctionnant par différence de pressions, c’est-à-dire mettant en route la pompe avant que la pression dans le réservoir soit devenue
- J’IG. 21. - COMPRESSEUR D’AIR « RENÉ VOLET » POUR GONFLER LES PNEUMATIQUES
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- insullisante pour assurer l’élévation de l’eau aux points les plus élevés de l’installation et l’arrêtant lorsque la pression atteint le maximum qu’elle peut donner utilement.
- La pompe Dragor (fig. 19), dont nous avons déjà donné la description (1), est surtout un appareil éminemment hygiénique.
- Signalons, pour satisfaire aux besoins de la ferme, le Polymoteur (fxg. 20), qui appartient au type classique à quatre temps, à 4 cylindres, avec refroidissement par air, et qui pèse 49 kilogrammes seulement, en ordre de marche.
- Il peut donc être transporté facilement, d’un endroit à un autre et être installé près de l’outil qu'il doit commander. Cette installation s’effectue instantanément par un système de glissière et, de ressort, combinés qui supprime les massifs de scelle ment.
- Pour gonller les pneumatiques, le constructeur René Volet, a établi un petit groupe compresseur d’air (fig.21 ) destiné aux garagistes et aux propriétaires de voitures. Il est muni d’enrouleurs spéciaux destinés à ranger le tuyau et le fil quand on ne s’en sert pas. Le moteur électrique qui l'actionne est un moteur universel de un quart de eh, consommant, suivant la pression demandée, de 250 à 300 watts. Il actionne, par l'intermédiaire d'un dispositif d’engrenages, un petit compresseur monocylindrique, composé d’une bielle et d’un piston en duralumin, fonctionnant dans un cylindre en bronze d’aluminium extra-dur. L’air refoulé passe par une série de chicanes garnies de coton de façon à s'épurer complètement et à sortir totalement exempt de vapeur d’huile, si préjudiciable à la conservation des chambres à air. L’appareil ne pèse, complet, que (i kg 700.
- (1) Voir l.a Science cl la Vie, n° 122, août 1927, page lia.
- Le chalumeau
- De nouvelles machines à découper les tôles au chalumeau sont à signaler, notamment celle de la Soudure autogène française (fig. 22), qui effectue automatiquement le découpage des pièces de 5 millimètres à 300 millimètres d’épaisseur avec une très grande précision.
- . Sur une lourde base de fondation sont montées une table et une colonne verticale avec bras portant le gabarit et le chalumeau. Le gabarit est parcouru automatiquement par une molette - guide, fai-sant partie d’un champ magnétique, qui se colle contre lui et en épouse tous les contours. Le chalumeau est placé dans l’axe de la molette-guide, de sorte que le jet de coupe coïncide avec les mouvements de la molette (ju’un moteur électrique fait tourner, par l’intermédiaire d’une boîte de vitesse, sur la tranche du gabarit. Un courant de 220 volts est nécessaire pour l’alimentation du moteur et de l’électro-aimant. Lorsque les réseaux ont des caractéristiques très différentes, on adjoint à la machine un petit groupe transformateur rotatif comprenant un moteur accouplé à une génératrice de courant continu à 220 volts. Le chalumeau peut effectuer des coupes rectilignes de 2 m 10, en cercle de 1 m 05 de diamètre et en carré de 0 m 90 de côté. La vitesse de coupe varie avec l’épaisseur des pièces et la forme du gabarit. En ligne droite, on peut couper 33 mètres de tôle de 6 millimètres à l’heure et, 20 mètres en coupe contournée. Si on travaille sur des tôles de 75 millimètres, les vitesses de coupe sont respectivement de 10 mètres à l’heure en Jigne droite et de 6 mètres en coupe contournée.
- La même société (S. A. E.) exposait également une machine à souder les tubes (fig.23)
- FIG. 22. - NOUVELLE MACHINE A DÉCOUPER
- LES TUBES « S. A. F. »
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- LE Cil ALU ME AU
- MATÉRIEL DE BUREAU
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- vig. 23.
- MACHINE A SOUDER UES TUBES, A DEUX VOIES, DE LA « S. A.
- ».
- E. «
- Traverse pour te versement à droite ou a'gauche
- ayant jusqu’à 4 millimètres et demi d’épaisseur et 70 millimètres de diamètre, à becs multiples et à deux voies de soudage. Cette machine triple la vitesse des anciens chalumeaux et permet d’atteindre un rendement de 80 mètres à l’heure par voie de s o u d a g e pour les tubes de cycles de 32-35 millimètres.
- Dans le domaine des poids lourds, nous signalerons seulement le système basculeur dit«trois côtés» construit par M. Fernand Genève (ftg. 24).
- Comme dans le basculeur arrière simple « Wood », l’appareil coin
- Faux châssis
- Moteur électrique pour ta
- démonstration
- E1G. 24. — SYSTÈME BASCULEUR « FERNAND GENÈVE »
- prend un vérin alimenté par une pompe à huile et un système de deux galets roulant sur des rails longitudinaux solidaires du châssis actionnés par la tige du piston du
- vérin. Ces deux galets peuvent s’engager à force sous deux cames appartenant à la benne et réaliser ainsi le soulèvement de l'avant.
- Pour obtenir le basculement de côté, les cames portent une rotule qui parcourt à droite ou à gauche, suivant le côté choisi, une traverse fixée à la carrosserie. La disposition de cette traverse donne le résultat cherché dans l’un
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- ou l’autre sens. Les manœuvres s’effectuent avec un levier unique, dont les trois positions qu’il est susceptible de prendre, cor respondent aux trois positions de basculement de la benne.
- Matériel de bureau
- Nous avons déjà décrit la machine à calculer le béton armé Rebo (1). Voici un a|utre appareil, du même fabricant, dont nous donnons la photographie (machine Washington, üg. 25).
- En manœuvrant le levier et en relevant simplement les boutons marqués de différentes lettres, on agit sur des cercles concentriques qui modifient les différentes variables.
- Celles-ci comportent les charges sur les poutres, dalles, consoles, etc..., ou les moments résultants, les portées, les taux de travaux du fer et du ciment, les moments d’encastrement, les rapports des modules d'élasticité, les largeurs et épaisseurs des liour-dis intéressés, les fers en compression, et cela non seulement pour les différentes poutres et dalles, mais aussi pour les réservoirs, consoles, piliers , secteurs de fondation, arcs, etc...
- Les résultats se lisent instantanément
- Semelles de fondgtions
- Longueur et épaisseur des fmardis et des poutres
- FIG. 25.
- LA MACHINE « WASHINGTON »
- FIG. 2G. - SYSTÈME DE COUVERTURE « MINAUGOY - FOYET »
- en ce qui cou cerne les nombres, diamètres des fers, les hauteurs, largeurs et épaisseurs du béton, c’est-à-dire tous les éléments dont le calcul par toute autre méthode est si fastidieux, dans des (1) Voir La Science et la Vie, il0 122, août 1927.
- lucarnes à l’arrière de la machine, invisibles sur notre photographie.
- Cette machine, de maniement plus facile et de résultats plus complets que la précédente , permet aux plus petits entrepreneurs de recevoir instantanément les réponses à tous les problèmes qu’ils ont à se poser, sans se livrer à aucun calcul et avec une sécurité absolue. Elle apporte aux techniciens une économie énorme de temps dans leurs calculs.
- La construction
- Voici enfin, pour terminer, un nouveau mode de construction des plafonds et des planchers. Les plafonds sont faits d’un liourdis inférieur en briques système Minaugoy-Poyet (üg. 20). Ce sont des briques peu épaisses, creuses, que l’on assemble par panneaux, avec joints en mortier de ciment. Le liourdis supérieur est construit de même, et des briques de champ
- limitent l’épaisseur du vide. Le raccordement des panneaux s’effectue avec un mortier de ciment enrobant deux tiges de fer pour cons-‘ tituer les poutres du plafond. On recouvre, enfin, le liourdis supérieur d’une chape en ciment. On constitue de la même manière des sous-toitures sur lesquelles les tuiles s’accrochent sans aucun support, des faux plafonds placés directement entre les chevrons ou même accrochés à ceux-ci par un système approprié. lî. Doncières.
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- COMMENT ON CONTROLE LA RESISTANCE DES ALTERNATEURS
- La puissance des alternateurs entraînés par des turbines à vapeur a crû dans de telles proportions, au cours de ces dernières années, que la question de sécurité est passée au tout premier plan des préoccupations des constructeurs. Comme, d’autre part, la vitesse de ces machines est énorme et atteint souvent 3.000 tours par minute, on conçoit à quels essais sévères on doit soumettre leurs parties tournantes (rotors).
- En général, pour mettre à l’épreuve une telle machine, on l’installe dans une chambre spéciale aux murs très épais et où on la l'ait tourner à grande vitesse. Si le rotor n’a pas « explosé », il est considéré comme bon. Cependant, sa structure interne peut avoir souffert de ces essais rigoureux, par suite des efforts énormes subis par la matière.
- Voici comment les Ateliers de Construction Oerlikon procèdent pour vérifier le « rotor ». Lorsqu’un rotor est terminé, avec ses rainures, on le fait tourner à différentes vitesses et on mesure, chaque fois, si ses dimensions n’ont pas varié, après que le rotor est revenu à sa température initiale. Par exemple, un rotor destiné à tourner à 3.000 tours sera essayé aux vitesses suivantes : 2.900, 3.200, 3.400, 3.000 et 3.750 tours.
- On utilise alors l’instrument A représenté ci-dessous, qui permet de mesurer différents diamètres avec une précision de 1/1.000“ de millimètre.
- Le moindre allongement ainsi décelé est l’indice d’un défaut dans la structure moléculaire du métal, et la pièce est refusée.
- APRÈS AVOIR ENTRAÎNÉ I.K ROTOR A DES VITESSES DE 2.900 A 3.750 TOURS PAR MINUTE (POUR UNE VITESSE NORMALE DE 3.000 T. M.), ON VÉRIFIE SES DIFFÉRENTS DIAMÈTRES AU MILLIÈME DE MILLIMÈTRE, CAR TOUT ALLONGEMENT DÉCÈLE UN DÉFAUT ET LE ROTOR EST REFUSÉ
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- LA T. S. F. EN VOYAGE
- Voici l'époque des déplacements, et nombreux sont les automobilistes et les voyageurs qui cherchent à emporter avec eux le maximum de confort. Or, il est indiscutable que la T. S. F. fait aujourd’hui partie intégrante de ce confort. Par ailleurs, les progrès de la technique ont permis aux constructeurs d’établir des postes de plus en plus puissants sous des volumes de plus en plus réduits. Le problème semble donc résolu et, en fait, il vient de
- Mais la partie la plus intéressante est certainement le cadre de l’appareil. Plus de cadre pliant. Il est logé dans le couvercle de la valise et est protégé par une gaine en maroquinerie. On peut l’utiliser de trois façons différentes :
- La plus simple est de poser la valise à plat et de soulever le couvercle verticalement. Une tringle maintient ce couvercle dans cette position, faisant un angle droit avec le panneau du poste. L’orientation du cadre
- l'être à nouveau par les Etablissements Radio-L. L., grâce à leur nouveau modèle de poste-valise, le « Super-Rallye ».
- L'appareil est du type bien connu et apprécié du superhétérodyne 7 lampes. Il est logé, avec tous ses accessoires : piles, accumulateurs, cadre, haut-parleur, dans une élégante valise en maroquinerie.
- C’est ainsi que la batterie d'accumulateurs* est à liquide solidifié, tout comme dans les piles dites « sèches ». D’un fonctionnement parfait, elle peut être rechargée comme une batterie ordinaire. Les piles, élément capital pour l’alimentation du poste, ont été particulièrement choisies au point de vue durée et solidité. Le haut-parleur est un « Célestion » spécialement adapté au « Super-Rallye » et donne des résultats remarquables.
- est obtenue en faisant tourner la valise.
- On peut aussi, la valise ouverte étant posée verticalement, ouvrir complètement le couvercle. Les contacts sont alors assurés par deux petites fiches. L’orientation se fait comme ci-dessus.
- Enfin, on peut retirer le cadre du couvercle et le monter debout sur la valise. Il peut alors pivoter isolément. A cet effet, le cadre possède deux petits pistons à ressorts destinés à assurer le contact avec le poste par l’intermédiaire d’une rondelle à deux couronnes, que l’on fixe au préalable sur le dessus de la valise, à l'emplacement prévu à cet effet. Lorsque l’on fait tourner le cadre autour de son axe, les pistons, frottant chacun sur une des couronnes de la rondelle, assurent une liaison parfaite avec le poste.
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- L’ELECTRICITE A LA CAMPAGNE
- Par A. CAPUTO
- es solutions qui interviennent dans l’industrie automobile peuvent être réalisées pour d’autres usages d’une application pratique et susceptibles d’intéresser tous les lecteurs.
- Celle-ci est du domaine des groupes électrogènes, qui se répandent de plus en plus, pour les usages domestiques, tant à la ville qu’à la campagne. On sait qu’avec une dynamo de type courant, le voltage croît avec la vitesse de rotation. C’est ainsi que sur les véhicules de chemins de fer, dont les allures sont forcément inégales par suite des augmentations de vitesse ou des ralentissements dans la marche, les dynamos d’éclairage actionnées par les essieux des wagons sont munies d’un système de régulation, destiné à maintenir aussi constant que possible le voltage qui alimente les lampes.
- Dans le système dénommé K. V. R., actuellement en service sur les voitures des grands réseaux français et étrangers, cette tension constante est obtenue au moyen d’un régulateur électromagnétique, d o n t l’action- se manifeste avec une telle précision que la batterie d’accumulateurs, désignée sous le nom de batterie -1 a m p o n, peut être supprimée sans inconvénient.
- La Société E. V. R., se basant sur le même principe que ee dispositif dont elle est le cons-
- FIG. 1. - EK MOTEUR PORTA-
- TIF A EA FERME
- FIG. 2
- tructeur, a eu l’idée d’appliquer le régulateur électromagnétique aux groupes électrogènes fixes et à l’équipement électrique des automobiles. L’un de ses services, l’E.II.R., va précisément exploiter ce régulateur pour répandre son emploi dans l’industrie des dynamos d’éclairage destinées à alimenter les fermes, les villas, les petits ateliers, en un mot, toutes les habitations rurales et urbaines cpii ne sont pas alimentées par un secteur.
- Dans cet ordre d’idées, les petits moteurs à explosion, de 2 à 5 ch, que l’on utilise de préférence pour l’entraînement des machines opératrices de la ferme, telles que : coupe - racines, hache - paille, brise-tourteaux, pompe à eau, baratte, scie à bois, etc... sont ordinairement placés sur une brouette (1) cpii permet leur déplacement aisé jusqu’à, la machine qui est ainsi actionnée par ee moteur portatif.
- On sait que, dans le groupe électrogène de type courant, le moteur est fixe et sa puissance exactement calculée pour l’entraînement de la dynamo. Un régulateur centrifuge maintient, dans ce but, la vitesse de rotation aussi constante que possible, a lin d’éviter, avant tout, les grands écarts de voltage qui seraient nuisibles au bon fonctionnement du système. C’est pour cette raison, du reste, que l'on adjoint à ce dispositif une batterie-tampon d’accumulateurs.
- Dans un tel dispositif, le moteur est fixe et ne peut pas se rapprocher des
- EA DYNAMO ET SON REGULATEUR E. U. R. PLACÉ DANS UN COFFRET A droite, la batterie d'accumulateurs de 12 éléments.
- (1) V. La Science et la Vie, il" 111), page 13 E
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- machines qu’il s’agit d’actionner. Au contraire, avec le régulateur E. II. R., un moteur quelconque peut servir à l’entraînement de la dynamo sans répondre à des conditions déterminées l’avance.
- On voit immédiatement cpie, muni d’un tel régulateur, un moteur portatif peut se déplacer aisément sans modifier le dispositif d’ensemble. Sur un tableau de petites dimensions, fixé sur la dynamo, sont disposés, à cet effet, le régulateur électromagnétique, le conta eteur de démarrage, l'interrupteur d’éclairage et d’extinction.
- Une simple courroie, reliant le moteur à essence à la dynamo génératrice, subit pour obtenir la lumière.
- Dans le cas où le moteur à explosion serait trop puissant par rapport à la dynamo entraînée, on réduira la vitesse a lin de diminuer la consommation de carburants, en diminuant, bien entendu, l'admission des gaz.
- Une fois ce réglage obtenu, il n’y a pas lieu de se préoccuper des variations de vitesse grâce au dispositif du régulateur électroma gn é t i q u e.
- Aucune surveillance n’est nécessaire et l’ensemble fonctionne automatiquement.
- Un tel système ne rend plus obligatoire la présence d’une batterie d’accumulateurs ; celle-ci ne constitue, en effet, qu’une réserve d’énergie supplémentaire, permettant d’assurer la production de la lumière, sans mettre le groupe électrogène en marche.
- D’ailleurs, cette batterie n’ayant qu’une tension de 24 volts égale à celle de la dynamo, un groupe de 12 éléments est suffisant et, par conséquent, peu coûteux pour l’achat et peu encombrant pour l’installation.
- Le régulateur E. II. R. limite, d’ailleurs, automatiquement la charge (c’est l’un de ses rôles essentiels) et l’électrolyte de la batterie d’accumulateurs n’est pas ainsi exposé à des bouillonnements nuisibles pour sa conser vation.
- Cette simple description met clairement en évidence les avantages d’un tel dispositif utilisant les moteurs domestiques de 2 à 5 ch, dont l’emploi se répand de plus en plus à travers nos campagnes, puisque déjà plus de 200.000 d’entre eux sont actuellement en usage et rendent à leurs propriétaires des services appréciés pour les travaux les plus divers.
- A. Caputo.
- FIG. 3.-LE TABLEAU, VUES EXTÉRIEURE ET INTÉRIEURE
- A, régulateur E. II. R.
- j ARRÊT i)
- FIG. 4. - SCHÉMA IiE ^INSTALLATION
- A, tableau ; B, accumulateurs ; D, dynamo ; L, lampes ; m, contact d'arrêt du moteur qxd agit quand la batterie est chargée.
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Un appareil automatique de projection lumineuse
- Cet appareil prend place entre l’appareil de projection ordinaire et le cinéma. Comme le premier, il utilise des clichés positifs sur verre, séparés, et, comme dans le second, la projection s’effectue automatiquement sous la commande d’un moteur électrique. Les positifs s’engagent dans des porte-plaques rassemblés dans un magasin en forme de tambour, qui en contient cent du format 4x4. Un moteur universel de l/25e de ch commande, par vis sans fin, une came d’acier portant deux ergots. L’un de ces ergots actionne un levier qui fait monter, l’un après l’autre, les porte-clichés et les retient, pendant leur descente, dans le passe-vues placé entre le condensateur et le porte-objectif. Le second ergot agit sur un autre levier terminé par un cliquet s’engageant dans une roue dentée solidaire du tambo ur et fait avancer celui-ci d’une division. Pour empêcher les vues de tomber pen-
- Magasin
- Berceau
- Levier commandant t'avance du ^ tambour
- Objectif
- Levier commandant Ile porte-cliché
- Vissais fin Came
- Lampe de projection Porte-objectif
- Rhéostat
- I.’APPAREIL DE PROJECTION LUMINEUSE VU DU COTÉ DU MOTEUR
- PHOTOGRAPHIE DE 1,’APPAREIL MONTRANT LE PASSE-VUES ET LE DISPOSITIF DE PROJECTION
- dant la rotation du tambour, un berceau entoure ce dernier sur la moitié inférieure de son pourtour ; mais il est sectionné à la base par un trait de scie, dont l’épaisseur est calculée pour laisser tomber un porte-vue. Celui-ci descend donc, par son propre poids, sur le levier qui le remontera ensuite, et vient se placer convenablement centré dans le passe-vues.
- Il reste là pendant les quinze ou vingt secondes que dure la projection. Le levier, qui l’a accompagné pendant sa descente, le remonte dans son logement du magasin et le second levier faisant avancer le tambour, le cliché suivant tombe à son tour dans le passe-vues.
- Comme la rotation du tambour est automatique, tous les clichés viennent se placer les uns à la suite des autres dans l’appareil de projection pourvu d’un miroir argenté.
- Il est possible de prolonger la durée de chaque projection en réduisant la vitesse du moteur par l’intervention du rhéostat et on peut même, grâce à une minuterie, arrêter et reprendre les projections à des intervalles
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- Ito
- LA SCIE NC fi ET LA Ÿifi
- de temps plus ou moins rapprochés. En changeant l’objectif', les projections peuvent être réalisées à des formats très différents.
- Cet appareil convient parfaitement pour la j>ropagande et la publicité. Il permet aux industriels de présenter leurs produits de fabrication ; aux maisons de commerce, aux cinémas et aux théâtres, de montrer les scènes principales des pièces représentées ; aux compagnies de navigation et de chemin de fer, de faire défiler des vues de paysages ou de matériel, etc., etc...
- Un jouet scientifique et amusant
- Lks visiteurs de la Foire de Paris ont certainement remarqué un bassin dans lequel évoluaient avec une parfaite aisance plusieurs petites embarcations pilotées par des rameurs. Ces bateaux allaient, soit tout droit, soit en décrivant des cercles, soit en partant d’un point pour y revenir, après avoir traversé le bassin, et cela sans que personne n’intervienne pour modifier la position du gouvernail. La photographie ci-
- VUK d'kNSHMHI.E DU <( AIICRORAMEUR »
- dessus représente ce petit jouet fort amusant, et dont la manipulation est très aisée.
- Après avoir placé les rames dans les porte-rames et dans les mains du rameur, on introduit la manivelle dans le trou marqué « remontoir », et on remonte à fond le ressort qui actionne le rameur.
- Cela fait, on « indique » l’itinéraire à suivre par le bateau, au moyen d’une manette spéciale. Si le trajet est rectiligne (le bateau peut alors faire une traversée allant au maximum jusqu’à 150 mètres), on place le gouvernail dans l’axe du bateau. Pour lui faire décrire un cercle, on incline pins ou moins le gouvernail, tout cela est évident. Mais l’on peut, au moyen de la manette placée sur le bateau, imposer à celui-ci un itinéraire plus compliqué ; par exemple, partir du bord d’un bassin, s’en éloigner de 5 mètres, tourner à gauche, et suivre à 5 mètres du bord pendant 35 mètres, enfin, retourner à gauche pour revenir au bord. Ou encore partir d’un bord, effectuer 40 mètres, virer et revenir au point de départ. Ajoutons que la vitesse du rameur est réglable.
- Une pile sèche à dépolarisation automatique
- La dépolarisation des piles est bien connue de nos lecteurs. Elle consiste à oxyder l’hydrogène qui se forme sur l’électrode positive (le charbon) pendant le fonctionnement de la pile. Ce résultat est généralement obtenu grâce à la présence d’un corps oxydant, le bioxyde de manganèse. On sait aussi que de grands progrès ont été réalisés et que, depuis plusieurs années, on a réussi à utiliser, dans les piles humides, l’oxygène de l’air pour oxyder cet hydrogène (Piles Féry. La Science et la Vie, n° 55, page 357).
- Mais voici que l’on vient de créer une pile sèche également à dépolarisation par l’air, et présentant, par conséquent, toutes les qualités de la pile humide basée sur le même principe. Cette pile (G. G. 1J., type AR) se compose d’un vase étanche en matière incassable contenant un zinc épousant intérieurement la forme de ses parois verticales ; une solution de chlorhydrate d’ammoniaque immobilisée ; enfin, au centre, une électrode positive en charbon, constituée de la façon suivante :
- Un tube de charbon aggloméré, dont les parois sont perméables aux gaz et imperméables aux liquides, est fermé à sa partie inférieure et ouvert à sa partie supérieure. Ce tube est entouré d’une couche de charbon absorbant spécial, qui sert de surface de contact pour la dépolarisation.
- Le mode de fonctionnement de l’élément ainsi réalisé est le suivant :
- Chacun des grains constituant la couche de charbon absorbant est pourvu de canaux capillaires qui absorbent du liquide emprunté à l’électrolyte immobilisé avec lequel ils se trouvent en contact, soit directement, soit de proche en proche. D’autre part, l’air qui emplit l’intérieur du tube de charbon pénètre par les pores de ce dernier pour arriver au contact du charbon absorbant et se dissoudre dans l’électrolyte contenu dans les canaux capillaires de ce char-bon spécial,
- PILE G. G. P., TYPK AR : 1 V. 4, 200 A. n.
- BATTERIE G. G. P., TYPE AU POUR T. S. F. : 4 VOLTS, 800 HEURES D’ÉCOUTE SUR 8 LAMPES
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- PRIS ENTRE FIERS SONT
- jusqu’à saturation complète.
- Lorsque l’on réunit les bornes de la pile sur une résistance extérieure dans laquelle ede débite, on sait qu’il se forme sur l’électrode positive de l’hydrogène qui, si aucun dispositif n’intervient pour le détruire, provoque le phénomène de polarisation. Mais cet hydrogène arrive sur une surface saturée d’oxygène et se combine à ce dernier. La dépolarisation est ainsi assurée.
- Au cours du fonctionnement de la pile, l’oxygène de l’air dissous dans l’électrolyte contenu dans les canaux capillaires du charbon absorbant, entre donc en réaction pour assurer la dépolarisation. Mais il s’en redissout au fur et à mesure et le dispositif, décrit ci-dessus, permettant un accès rapide à cet air assure une dépolarisation très énergique.
- Cette pile présente un certain nombre de caractéristiques intéressantes : force électromotrice pratiquement constante ; usure nulle et régénération en circuit ouvert ; grande capacité pour un volume et un débit donnés (la capacité ne dépend que du volume de l’électrolyte) ; légèreté (qualité précieuse pour l’usage de ces piles avec des appareils portatifs).
- Elle peut être employée dans toutes les applications où l’on a coutume d’employer des piles sèches (signaux, relais, téléphones, sonneries, pendules électriques, etc...).
- Pour la T. S. F., des batteries spéciales de tension-plaque et de chauffage peuvent alimenter des postes jusqu’à dix lampes et assurer huit cents heures d’écoute.
- Une machine pratique pour relier les papiers
- Cerciier une épingle, une agrafe ou de la colle, telles sont les opérations exécutées couramment pour réunir ensemble les divers papiers d’un même dossier. C’est là un procédé qui devait faire place à une méthode moderne, sûre et rapide, car, d’une part, toute perte de temps doit être évitée, et, d’autre part, il est nécessaire que l’on puisse feuilleter facilement un dossier sans avoir à détacher les feuilles ou sans risquer de les voir se détacher d’elles-mêmes.
- C’est pourquoi la machine « Clusor » a été inventée.
- Cette machine est, au point de vue mécanique, une machine d’une belle construction, élégante, robuste, durable. Sa couche extérieure de nickel poli la protège contre l’oxydation. Elle ne contient pas de pièces délicates susceptibles de s’user ou de se dérégler.
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- Son principe est des plus simples : l’écrasement du papier entre deux molettes d’acier chromé produit un gaufrage qui relie, d’une manière indéfectible, les feuillets soumis à cette pression. La reliure ainsi obtenu est propre, simple et permanente. Au lieu de la déchirure habituelle ou de la cassure inélégante à la partie agrafée, cette reliure maintient fermement sur tout le bord les papiers, mêmes les plus minces.
- Les pièces jointes aux lettres se trouvent toujours à la place qui convient, les courriers ainsi disposés donnent toujours une impression d’ordre et de propreté.
- Ajoutons que l’entretien de la machine «Clusor» est insignifiant, et qu’elle ne nécessite aucun approvisionnement.
- Elle se nettoie avec la même brosse qu’une machine à écrire. Son graissage se fait avec la même huile.
- Pour éviter la torsion des fils électriques
- Il arrive, constamment, que les manipula- ? tions répétées de certains appareils électriques (fers à repasser, lampes portatives, téléphones, etc...) provoquent la torsion des fils souples qui les relient à la prise de courant, occasionna nt ainsi une gêne pour l’usager et même un danger, par suite de l’usure pré-
- LE « ROTOCONTACT
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- maturée de l'isolant qui peut en résulter.
- C’est pour éviter cet ennui qu'a été imaginé l’appareil représenté en coupe sur le dessin page 171. Cet appareil permet, en effet, de relier entre eux deux fils électriques à un ou plusieurs conducteurs chacun, tout en autorisant un mouvement de rotation d’un fil par rapport à l’autre. Dans ce mouvement, les conducteurs de même pôle de chaque fiI restent constamment maintenus en contact, quelle (pie soit l’amplitude du mouvement.
- Voici comment est constitué cet ingénieux appareil. Deux cylindres, formant boitier en matière isolante, tournent,par le moyen d’un roulement à billes, autour d’un axe métallique C. Ainsi le cylindre inférieur peut tourner, tandis (pie le cylindre supérieur reste lixe. Supposons que nous nous trouvions en présence de courant continu, afin de faciliter les explications. Le pôle négatif, par exemple, est relié, par la tige de contact (/, par le disque de contact e, par la bille /, le disque g et la tige h, à un conducteur du fil d’utilisation. Le pôle positif est réuni à l’autre fil par l’axe métallique.
- Donc, quel (pie soit le mouvement de rotation du cylindre, les fils de même polarité restent toujours en contact. Il est évident aussi (pie tout tortillement des fils est ainsi évité.
- Montages pour remorques d’automobiles
- ON a remarqué, au dernier Salon de l’Automobile de Paris, l’exposition de montages permettant à un carrossier, à un charron, voire même à un simple particulier, d’établir, lui-même, la remorque dont il a besoin.
- Les Etablissements Durand ont pensé (prune remorque était un instrument de travail et non un outil de précision; c’est pourquoi, leur but a été surtout de faire quelque chose de simple.
- C’est ainsi qu'elle utilise, au lieu de roulements à billes ou à galets, genre américain, des rouleaux cylindriques en acier Stub, non maintenus dans des cages et placés directement sur la fusée de l’essieu et à l’intérieur (lu moyeu, tous deux cylindriques. L’essieu et les moyeux (ces derniers pris dans la masse) sont en acier demi-dur, 05 kilogrammes de résistance. La friction produite par le roulement des galets lisse le métal de la fusée et du moyeu, et produit ainsi le même effet que le métal anti-
- MONTAGE UK I.’kSSIEU UK I.A KE.MOlîQU
- friction dans les coussinets ; l’usure est donc nulle. Les moyeux étant pourvus de graisseurs Técalémit, il subit de mettre de temps en temps de la graisse consistante, de bonne qualité, pour permettre aux rouleaux de tourner très facilement. Les galets sont maintenus, en bout d’essieu, par une rondelle en acier cémenté.
- Pour permettre de monter des caisses de largeurs différentes, les essieux sont droits, et.les supports de ressorts, c’est-à-dire les faux patins (en acier coulé) sont réglables. A cet effet, ils sont maintenus par un boulon de serrage, se plaçant à l’écartement voulu.
- L’essieu droit étant sans carrossage, on peut placer les ressorts au-dessous ou au-dessus de lui, afin d’obtenir un véhicule dont le plateau est plus ou moins rapproché du sol.
- Pour bien éplucher les légumes
- Tour le monde connaît les couteaux spéciaux qui permettent d’éplucher les légumes quasi automatiquement, en ne faisant, que de minces épluchures et, par conséquent, avec le maximum d’économie et de rapidité. Ces couteaux se composent d’une lame et d’une partie métallique (pii empêche celle-ci de pénétrer trop avant dans le légume à éplucher.
- M. Carré-Giot a imaginé un système s’adaptant sur n’importe quel couteau. C’est un simple fil d’acier recourbé à ses deux extrémités et qui se place sur la lame, comme le montre la figure. N’importe qui peut alors, les yeux fermés, éplucher une pomme de terre, une carotte, en enlevant le mini muni d’épluchure.
- V. Rujior.
- Adresses utiles
- pour les « A côté de la Science »
- Publicité lumineuse : M. Branger, 5, rue Cambon, Paris (Ier)-
- L'Autorameur : Société du Petite Méca-niquk Industrielle, 127, route de la Révolte, Levallois (Seine).
- Pile sèche G. G. P. : Etablissements Gaifee -Gali.ot et Pïi.on, 23, rue Casimir-Perier, Paris 17°).
- Machine Clusor: Papeteries de la Marne, 24, rue Louis-Blanc, Paris (10°). T
- Roto-contaet : M. F. Périgault, ] 0, rue de Vendenheim, Strasbourg.
- Remorques d'automobiles : M. Émile Duranu, 23 et 25, avenue Georges-Clemenceau, Nanterre (Seine).
- Guide Cégc : M. Carré-Giot, 3, rue du Marché, Avizc (Marne).
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- LE PLUS GRAND AVION DU MONDE VIENT D ETRE CONSTRUIT EN ANGLETERRE
- Le nouveau monoplan Beardmore Inflexible, d'une envergure de 5) mètres, comporte trois moteurs Rolls Royce, de 700 ch chacun, et pèse environ vingt tonnes. Pour donner une idée des dimensions eolossedes de cet appareil, la roue d'atterrissage, qui figure dans le carton de gauche de la photographie, mesure 2 m 70.
- LE PLUS GROS AVION DU MONDE m
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- A TRAVERS LES REVUES
- CHEMINS DE FER
- Suppression nu la courroie dans l’éclairage ÉLECTRIQUE DES VÉHICULES SUR RAILS.
- On sait qu’actuellement les voitures de chemins de 1er sont généralement éclairées électriquement par une dynamo entraînée au moyen (l’une courroie posée sur un essieu de la voiture et conjuguée avec une batterie d’accumulateurs. Or, l’emploi de la courroie a montré certains inconvénients à l’usage. Les courroies tombent assez facilement et on compte environ quatre courroies par an et par voiture. C’est par conséquent un entretien assez onéreux.
- On a donc cherché à se débarrasser de la courroie et, dans cet article, est décrit un dispositif d’entraînement de la dynamo comportant : un carter, contenant des engrenages coniques, monté sur la fusée de derrière ; un système de transmission pour arbres avec dispositif spécial destiné à compenser les mouvements relatifs delà dynamo, suspendue au châssis de la voiture, et de la fusée, non suspendue ; un dispositif de sécurité placé entre la transmission et la dynamo.
- Les essais, poursuivis depuis deux ans à la Compagnie de l’Est sur les voitures d’expess ont été très encourageants.
- « Les Chemins de fer et les 'Tramways » (9e année, n° G).
- COLONIES
- l-h’UDE SOMMAIRE DE LA MAISON COLONIALE
- rationnelle, par Henri lier.
- Parmi les conditions de vie [ilus ou moins inéluctables, la température et l’état, hygrométrique de l’air ambiant sont celles contre lesquelles on ne peut absolument rien au dehors. Mais ne peut-on pas, au contraire, prévoir une habitation où, grâce aux 'progrès de la technique du froid industriel, on puisse modifier â son gré ces deux conditions? L’auteur de cet article montre précisément comment on peut envisager l'habitation coloniale rationnelle : cloisons â deux parois entre lesquelles circule un air venant d’un épurateur réfrigérant et se déversant par le haut dans la pièce et des grilles situées vers le bas ramènent l’air sortant vers le ventilateur ; une turbine aérienne de â â 10 ch, actionnant un ventilateur, une pompe â vide, une pompe â eau, permet d’avoir de l’air frais, pur et sec.
- « L'Outillage colonial » (n° 26).
- COLONIES
- Les gisements d’étain de l’Indociiine, par A. Bordeaux.
- Les gisements d’étain de l’Indochine sont les plus* considérables du inonde entier.
- L’auteur étudie successivement, dans cette étude les divers gisements de notre belle colonie.
- Il montre comment l’industrie de l’extraction de l’étain s’est peu à peu modernisée. Cependant, la consommation de l’étain dans le monde a diminué de 1925 à 1926. Elle est toutefois beaucoup plus importante qu’avant la guerre et les États-Unis, par exemple, ont acheté 78.050 tonnes d’étain en 1926 contre 45.448 tonnes en 1913. La production mondiale semble rester stationnaire et seul un effort sérieux en Indochine doit pouvoir activer cette production.
- « Usines, Carrières, Grandes Entreprises » (n° 67).
- CONSTRUCTION MÉCANIQUE
- Les distributeurs, réducteurs et multiplicateurs POUR PRESSES ET MACHINES hydrauliques, par A. Lambreite.
- La sécurité de fonctionnement, la facilité de conduite et le rendement des presses et machines hydrauliques dépendent en grande partie de la distribution sous pression de l’eau d’alimentation de ces appareils. Aussi, les détails d’installation de tout matériel hydraulique doivent-ils être étudiés avec le plus grand soin.
- Dans cet article, M. Lambrette examine les différents types d’appareils servant â la distribution d’eau sous pression : distributeurs proprement dits, raccords de tuyauterie, joints de dilatation et rotules pour tuyaux articulés, soupapes de sûreté, reni(lards et soupapes de réduction, et enfin les régulateurs de débit, les réducteurs et les multiplicateurs de pression.
- A ce matériel, il faut ajouter les appareils accessoires des accumulateurs, ('es appareils ont été décrits, d’une façon très détaillée, dans La Technique Moderne (Tome XIX, n° 16).
- Pour chacun des appareils étudiés, l’auteur indique les avantages et les inconvénients, ainsi <pie les règles à suivre pour leur calcul et leur construction ; il expose en lin les considérations qui doivent guider le technicien dans le choix de l’un ou l’autre des types énumérés.
- « La Technique moderne » (tome XX, n° 12).
- A NOS LECTEURS
- L’installation du frein automatique sur les trains (le marchandises vient d’être adoptée par le ministère des Travaux publics. Nous renvoyons nos lecteurs, à cette occasion, â l’article fort bien documenté (le M. Netter sur : o Les progrès effectués depuis dix ans sur les chemins de fer », paru dans le n° 113 de La Science et ta Vie, page 317.
- A propos de l’article sur les constructions rapides (I)
- Nous tenons â rectifier quelques détails techniques qui pourraient donner lieu h une interprétation erronée :
- 11 est parlé, à diverses reprises, de « fermes verticales ». C’est le mot « poteaux » qu’il faut lire, une ferme étant un assemblage de pièces supportant les « pannes » et les « chevrons » destinés à recevoir la toiture.
- Page 69, deuxième colonne : il n’y a pas de pierres contre les panneaux en béton armé, mais une surface en pierre reconstituée faisant corps avec les panneaux proprement dits.
- Dans la légende de la page 61 : les revêtements en libre (le canne â sucre (Célotex) ne reçoivent pas de dalles de béton et sullisent à elles seules pour protéger l’immeuble.
- (11 Voir La Science cl la Vie, n° 133, page 64.
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- au Radio-Rallye Avion et Automobile d’Alger, 19 fév. 1928
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- au Radio-Rallye Automobile de Nîmes............28 mai 1928
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- La question des piles et des accumulateurs électriques intéresse non seulement l’ingénieur et l’industriel, l’étudiant et l’amateur, mais aussi toute personne qui réfléchit, et qui cherche à comprendre la raison d’être ou le fonctionnement de toutes les choses de la vie courante.
- Sous une forme simple, l’auteur donne la théorie de ces générateurs électrochimiques d’énergie électrique, en étudie la technique et en décrit les nombreuses applications.
- ÉLECTRICITÉ
- Comment on devient électricien-mécanicien, par René Champly. Tome I, 1 vol., in-8 couronne, 005 ])., 211 lig. ; tome II, 1 vol., in-8° couronne, 225 p., 207 fig.
- C’est pour l’instruction des spécialistes que ces deux volumes sont écrits ; les techniciens comprennent le langage simple et commode des formules algébriques', mais l’ouvrier a besoin d’explications élémentaires dépourvues d’abstractions qui ne lui diraient rien ; c’est pourquoi l’auteur a évité, presque absolument, l’emploi des formules qu’il a remplacées par des tableaux de calculs faits, donnant tous les renseignements nécessaires pour l’établissement des installations de moyenne importance.
- Un chapitre sur les transmissions et les courroies, un autre sur les pompes et leurs tuyauteries, et de nombreux plans de montage pour moteurs, accumulateurs, lumière, sonneries et téléphones, font de ces deux volumes une sérieuse Encyclopédie du Praticien électricien.
- MÉTÉOROLOGIE
- Traité élémentaire de méticorologie, 4° édition, par Alfred Angot. 1 vol. grand in-8°. 42Q p., 121 fig. et 4 planches.
- Sauf quelques modifications de détail nécessitées pas les progrès de nos connaissances, les cinq premiers livres sont la reproduction intégrale de la troisième édition, déjà si appréciée.
- Les progrès accomplis pendant ces vingt dernières années dans la mesure des échanges d’énergie par rayonnement entre le Soleil, la Terre et son atmosphère et les espaces célestes, les connaissances sur l’atmosphère libre, etc, l’exposé succinct, des principes sur lesquels sont basées les nouvelles méthodes de prévision du temps, font l’objet d’un sixième livre entièrement nouveau.
- PHYSIQUE
- Introduction a la théorie des quanta, par Marcel Bail et Charles Salomon. 1 vol. in-8°, 490 p., 40 lig.
- Précédé par un avant-propos très développé, où les auteurs exposent l’histoire et l’état actuel de la théorie des quanta, l’ouvrage proprement dit présente un tableau d’ensemble de la mécanique et de l’électronique, sous la forme mathématique et précise où les recherches de ces dernières années, orientées vers les quanta, ont amené ces deux chapitres de la physique.
- Le livre, dont la lecture suppose la connaissance des mathématiques générales, permet de comprendre la portée de la théorie des quanta, de se rendre compte de la mesure dans laquelle elle s’impose et d’apprécier les bouleversements qu’elle a déjà produits dans notre conception de la physique.
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