La science et la vie
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- La compréhension du moteur électrique a engendré l’électromécanique moderne. Moteurs à courant continu et alternatif............................................
- La route de l’avenir sera-t-elle métallique ? ..........
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- Les mystères du volcanisme et des tremblements de terî’e dévoilés par la science moderne ..................
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- La téléphotographie au service de la presse. Les nouveaux appareils installés au « Petit Parisien » assurent la transmission Paris-Londres............................
- Le raid transatlantique du dirigeable « Comte-Zeppelin ». Caractéristiques du nouveau croiseur de Pair..........'..
- La construction automobile en 1929, d’après les enseignements du Salon de Paris...............................
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- Les A côté de la science (Inventions, découvertes et curiosités)........ .....................................
- La T. S. F. et les Constructeurs........................
- Le gazogène « Gépéa » sur les camions...................
- L. Houllevigue.................449
- Professeur à la Faculté des Sciences de Marseille.
- J. M.......................... 456
- C.-R. Dartevelle.............. 457
- Marcel Boll .................. 465
- Agrégé de l’Université, Docteur ès sciences.
- Général Gascouin.............. 475
- Henri Le Masson.............. 481
- Emile Belot.................. 487
- Vice-Président de la Société Astronomique de France.
- J. M.................... .. 496
- R. Chenevier................. 497
- Lucien Fournier............... 507
- Jean Marton....................509
- Capère........................ 513
- Jacques Maurel................ 523
- J. M.......................... 526
- V. Rubor...................... 527
- J. M.......................... 531
- R. D........................... 53
- La liaison entre les différentes branches des sien-ees appliquées s'effectue chaque jour davantage, dans les manifestations industrielles comme dans les méthodes de combat. Ainsi, la technique aéronautique joue-t-elle un rôle de plus en plus important sur terre comme sur mer. A la fois mot/en d'observation à longue distance et engin de destruction, l'avion moderne au service de la marine — qu'il so;' hydravion ou avion — a modifié la. tactique navale. C'est pourquoi sont apparus successivement des batiments d'un nouvel aspect, destinés au matériel volant et armés spécialement pour faciliter la manœuvre des plus « lourds que l'air », tout en assurant leur protection. Sur la couverture de ce numéro, on voit les évolutions du bâtiment porte-avions américain Saratoga-, d'une capacité de soixante-douze aidons, comparable à notre Béarn, et celles du premier sous-marin porte-ai'ions, qui appartient à la marine britannique et qui vient d'être récemment mis en service. (Voir V article sur les bâtiments porte-avions à la page. 457 de ce numéro.) La composition de l'artiste, conforme à l'évolution de la technique, laisse loin derrière elle la conception qu'on se faisait jadis du combat naval il y a seulement vingt-cinq ans.
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- ON ENVISAGE, LE PLUS SOUVENT, I,A CITE Kl'Tl:RK COMME GA REUNION DK GRATTE-CIEL DK PLUS EN PLUS ÉLEVÉS, ENTRE LESQUELS DKS ARTÈRES A CIRCULATION RAPIDE SK CROISENT A DKS NIVEAUX DIFFERENTS. C'EST GA CERTAINEMENT UNE ÉVOLUTION DUE AUX APPLICATIONS DU PROGRÈS SCIENTIFIQUE, MAIS EST-CE RIEN UNE AMELIORATION AU POINT DE VUE
- DU PLAISIR DE VIVRE ?
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- La Science et la Vie
- MAGAZINE MENSUEL DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE
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- Tome XXXIV Décembre 1928 Numéro 1 38
- LE PROGRÈS SCIENTIFIQUE EST-IL INDÉFINI ?
- Par L. HOULLEVIGUE
- PROFESSEUR A I,A FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE
- Devant la rapidité vertigineuse des applications de la science, qui modifient chaque jour la vie dans tous ses domaines, on en vient parfois à méditer et à chercher ce que sera cette vie dans une période de temps plus ou moins éloignée, cent ans, par exemple. Les anticipations ne manquent pas à ce sujet, mais,leur caractère n'étant pas toujours scientifique, elles demeurent, par conséquent, en dehors du cadre de notre magazine Nous avons demandé à l'un des -physiciens les plus éminents des temps contemporains, notre collaborateur habituel M. Iloullevigue. de nous exposer sa manière de voir en ce qui concerne les limites du progrès scientifique tel qu'il le conçoit. Nous heurterons-nous, un jour, à un plafond infranchissable, ou continuerons-nous à évoluer, par stades successifs, vers ce progrès qui étonne et enchante ? Telle est, la question que nous avons
- posée au savant.
- La Science et la Vie s'est dévouée à l’exaltation de la science et de ses applications, génératrices du progrès moderne ; et la matière ne risque pas de lui faire défaut, car nous avons beau arracher des secrets à la nature, notre ignorance est vaste comme la mer, notre science tient dans le creux de la main. Mais il reste à savoir si la nature de l’hoinmc se prête à une extension indéfinie de nos connaissances. Déjà, des civilisations se sont épanouies, en Mésopotamie, en Egypte, en Crèce, à Rome... elles ont disparu et n’ont laissé que des pierres. La nôtre est-elle condamnée à un sort pareil ? Pour répondre à cette question, regardez le graphique de la ligure 1 : vous y verrez que ces antiques civilisations ne couvraient qu’une faible étendue ; elles étaient comme des oasis dans un désert de barbarie ; une rafale a souillé, et le désert les a englouties. La civilisation moderne est universelle, elle couvre toute la terre habitée : il y a des houillères au Spitzberg, des usines hydroélectriques au cœur de l’Afrique et des pylônes de T. S. F., des cercles polaires à l’équateur. De plus, elle est fondée sur la science, qui lui a donné une puissance for-
- midable par la conquête et l'utilisation des forces naturelles.
- Ainsi, les cataclysmes qui ont détruit les civilisations anciennes ne menacent pas la nôtre ; mais on peut se demander si la difficulté croissante de la recherche ne nous conduit pas vers un palier, à partir duquel notre civilisation demeurera stationnaire. Ce plafond, on le retrouve, soit qu'on veuille s'élever dans l'air pour étudier la haute atmosphère, soit qu’on cherche, par des sondages, à connaître l'intérieur de notre globe, soit qu'on veuille produire de hautes températures, ou des froids extrêmes, ou des vitesses excessives. La nature semble nous dire à chaque fois : tu n’iras pas plus loin ! Pourtant, l’homme passe outre, et la science continue ; l’obstacle contre lequel elle semblait se briser, elle le tourne ; voilà ce qu’il faut expliquer, si on veut comprendre les conditions du progrès scientifique.
- Comment progresse la science
- Avez-vous examiné au microscope le développement d'une colonie de micro-organismes, par exemple, de la levure de bière en liquide sucré ? La ligure 2 vous en
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- LA SCIENCE ET LA
- VIE
- __Civilisation babylonienne
- - égyptienne grecque romaine
- FIG. 1. -- CK
- G K A P II I Q U K MONTRE QUKL-I. F. F A I II L K PLACE LES CIVILISATIONS ANCIENNES OCCUPAIENT, TANDIS QUE NOTRE MODERNE CIVI I.ISATION COUVRE LA TOTALITE 1 ) F.S TERRES II A HIT K l'S
- donnera une idée. Chacune des innombrables cellules qui forment la levure grossit, comme un sac qui se gonlle, jusqu'au moment où sa croissance s'arrête; mais elle donne ensuite naissance à un ou plusieurs bourgeons, qui s'accroissent à leur tour, pour engendrer, plus tard, de nouvelles cellules, et ainsi de suite jusqu’à ce que le liquide nourricier soit épuise ou empoisonné par les sécrétions des cellules vivantes.
- Nous trouvons là une image du progrès seientilique ; il procède, lui aussi, non par extension continue, mais par bourgeonnement. L'effort des chercheurs, concentré sur un sujet, le développe et le fait mûrir jusqu'à un point où il semble qu’il n’y ait plus rien à trouver. Le sujet paraît épuisé, mais, tôt ou tard, un fait nouveau ou une nouvelle hypothèse lui rendent l'actualité ; une nouvelle poussée scientifique fait naître une nouvelle cellule, grande ou petite, qui vient s'annexer à nos connaissances, et qui peut elle-même être féconde, soit pour la science pure, soit par ses applications ; c'est parce (pic notre attention ne se porte <pie sur quelques découvertes capitales, que nous oublions cette multitude de travaux de détail, cet effort collectif et presque anonyme (pii crée le progrès scientifique.
- Précisons ceci sur un exemple, pris entre mille : le perfectionnement de l’éclairage s'est fait en plusieurs étapes ; successivement, la lampe à huile, la lampe à pétrole, le bec de gaz atteignirent leur forme achevée et la perfection de leur type. Puis vint le tour de l’éclairage électrique par incandescence, dont le premier type, résultant de longues études, fut constitué par l'ampoule vide à filament de charbon. lui nouveau stade put être atteint le* jour où, la chimie ayant réalisé des métaux plus réfractaires que le carbone, on mit au point la lampe tantale, puis la lampe au tungstène. Lue heure vint,
- cependant, où, par l’introduction dans l’ampoule de gaz inertes, on put franchir un nouveau stade qui aboutit à la création de la lampe « demi-watt ». Enfin, et sur un plan différent, les inventeurs, s’ingéniant à perfectionner le tube de Geissler, réalisaient, après de longs tâtonnements, la lampe à mercure et les tubes à gaz raréfiés sous leur forme définitive... «jusqu’au prochain perfectionnement.
- Ainsi la science progresse par poussées successives, et il en est de même des applications qu’elle entraîne après elle. Essayons maintenant de sortir des généralités en empruntant à la science elle-même ses procédés d'analyse. On ne peut parler avec* précision que de ce qu’on sait mesurer : c’est ainsi (pie la notion du chaud et du froid est restée vague jusqu'au jour où on a défini et repéré la température par la dilatation d'une colonne de mercure.
- Comment on peut « mesurer » le progrès
- Il faut doue essayer de mesurer le progrès ou, tout au moins, de le repérer, de le représenter par un nombre. Voici comment on peut y parvenir : considérez une courbe (lig. 3) représentant, à chaque époque, le nombre des ouvriers de science, c'est-à-dire de ceux (pii, dans l’univers, collaborent à l’accroissement de nos connaissances scientifiques ; ce nombre est donné, chaque année, avec une suffisante précision, par les annuaires des diverses nations civilisées, et l’allure de la courbe peut être représentée, en gros, comme nous l'avons fait dans cette figure : elle s’étend rapidement, et même les cinq années terribles de la Grande Guerre ralentissent à peine cette ascension. C'est (pic, dans la jeunesse de la science, quatre nations seulement, l’Angleterre, l'Allemagne, la France et l’Italie,se penchaient sur son berceau ; les autres peuples se contentaient de regarder et. d’apprendre, mais les écoliers devinrent des maîtres ; la Hollande, l'Espagne, la Russie, surtout les Etats-Unis, où tout se fait à grande échelle, apportèrent une collaboration grandissante. Et la race
- LK DÉVE-
- LOPPEMENT DIT PRO-G II K S SC1ENTI FIQUE P FUT ÊTRE COMPARÉ A CKLUI D'UNE I.EVUItE QUI PROCÈDE PAR (( lîOURGF.ONNEMKNT » ET NON PAR EXTENSION CONTINUE
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- blanche n'a plus conservé le monopole des travaux de laboratoire, depuis que le Japon et les universités hindoues ont formé des équipes de savants, dont beaucoup sont de premier plan. On peut prévoir le jour où tous les peuples de la terre uniront leurs efforts ; à partir de ce moment, la courbe présentera sans doute un palier horizontal, le nombre des ouvriers de science restant à peu près constant.
- Sur ces données et d’après ces anticipations, on peut prendre une idée de la marche du progrès scientifique. Celui-ci est, en fait, sensiblement proportionnel au nombre des ouvriers de science, comme l’avancement d’un édifice est proportionnel au nombre des travailleurs employés à sa construction. A cou]) sûr, l’œuvre d'un Pasteur ou d’un Berthclot est i nconx pa ra b 1 e m e n t supérieure, en qualité comme en quantité, à celle d’un « savant moyen », mais la loi des grands nombres s’applique à l’intelligence et au génie comme à tous les phénomènes qui dépendent du hasard, et on peut admettre que, sur dix mille chercheurs, il y aura dix fois plus d’hommes supérieurs que sur un millier.
- Cette proportionnalité admise, au moins comme approximation, il est aisé de voir que les progrès réalisés entre deux époques successives tj et t2 sont représentés par la surface N2 tx t2 comprise entre la courbe et l’axe des temps : nous obtenons ainsi une définition scientifique et une mesure approchée du progrès. Or l’allure générale de la courbe nous montre, sans contestation possible, que cette surface, qui mesure le terrain conquis sur l’ignorance, s’accroît actuellement avec une extrême vitesse ; les plus raisonnables pronostics indiquent, pour'‘l’avenir, un progrès plus rapide encore, jusqu’au jour où, toute la terre ayant acquis une civilisation uniforme et une population stationnaire, cet avancement sera simplement proportionnel au temps.
- Pourtant, ce raisonnement élémentaire ne tient pas compte d’un facteur important : c’est l’amélioration des méthodes de travail. Les créateurs de la science, Newton, Lavoisier, Gay-Lussae, Fresnel, étaient des
- solitaires (lig. 4) ; leurs contemporains, loin de les aider, étaient indifférents ou hostiles, et leur génie s’épuisait parfois à lutter contre des systèmes préconçus. Peu à peu, le savant a trouvé aide et ressources. Mais c’est surtout dans ces derniers temps qu’on a compris l’avantage du travail collectif et organisé ; de grands laboratoires se sont créés (fig. 5), surtout en Allemagne et aux Etats-Unis, richement dotés en crédits et en appareils, où, sous une direction unique, les grands problèmes scientifiques et techniques sont méthodiquement étudiés. Il est certain que l’emploi de telles méthodes ne peut qu’accroître le rendement de l’effort scientifique ; par conséquent, la marche du progrès est encore plus rapide qu’un raisonnement sommaire ne l’avait indiqué.
- Un obstacle au progrès
- Nous sommes donc portés à croire que notre connaissance et notre maîtrise de. l’univers s’accroissent et s’accroîtront sans cesse plus vite, à la manière d'une pierre qui tombe. Mais ces anticipations supposent que l’humanité restera ce qu’elle est, et que les mobiles qui l’entraînent depuis un siècle et demi continueront à agir dans le même sens. A dire vrai, cela n’est rien moins qu’assuré et on aperçoit, dans un lointain indéterminé, un facteur d’arrêt, et peut-être de mort, que je voudrais signaler en terminant : c’est que la science, si puissante pour agir sur le monde extérieur, est incapable de modifier l'homme lui-même.
- L’espèce humaine date de loin ; les anthropologues les plus prudents lui accordent quelques centaines de mille ans d’existence ; d’autres lui attribuent un million d’années et plus. Il a fallu tout ce temps pour amener l’homme primitif, qui ignorait le feu et vivait à la manière des animaux, à l'état actuel (Yhonio sapiens; cette modification s’est donc effectuée avec une lenteur extrême, et il est certain qu’entre un Grec du temps de Périclès et un Français d’aujourd’hui il n’y a que des différences imperceptibles, au point de vue intellectuel aussi bien que physique. Ainsi, lentement, progressivement, Y homme, s'est mis en équilibre avec la
- ti tz Temps
- FIG. fi. - CF. GRAPHIQUE, QUI REPRÉSENTE
- Ij’ACCROISSEMENT DU NOMBRE DES OUVRIERS DE SCIENCE EN FONCTION DU TEMPS, PERMET DE MESURER IÆ PROGRÈS, QUI EST REPRÉSENTÉ PAR LA SURFACE N* No tj t,2
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- FIG. 4. — AUTREFOIS, UE SAVANT, DANS SON LABORATOIRE, TRAVAILLAIT SEUL. AINSI, C’EST DANS L’ISOLEMENT COMPLET QUE LE SAVANT AMERICAIN BENJAMIN FRANKLIN (1706-1786) ÉTUDIAIT, DANS SON LABORATOIRE AUX APPAREILS PRIMITIFS, LES PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES QUI DEVAIENT L’AMENER PLUS TARD A LA DÉCOUVERTE DU PARATONNERRE, EN 1752, A PHILADELPHIE, PAR L’EXPÉRIENCE DITE DU CERF-VOLANT ÉLECTRIQUE
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- (Cliché* Zeiss.)
- (Ciiciie Zeiss.)
- FIG. 5. AUJOURD’HUI, LE TRAVAIL SCIENTIFIQUE EST COLLECTIF ET ORDONNÉ, TÉMOIN
- CES DEUX LABORATOIRES : EN HAUT, UN COIN DE CELUI DE LA TÉLÉPHONIE BELL C°, AUX ÉTATS-UNIS : EN BAS, CELUI DK L’iNSTITUT PATHOLOGIQUE o’iÉNA
- • ' J • ‘ . , t .
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- J;j1
- nature, c’est-à-dire qu’il s’est adapté au milieu ambiant, tel qu’il existe immuablement depuis la lin des grandes périodes diluviennes et glaciaires.
- Or cet équilibre est en train de se détruire, par le l'ait de f’homme même. Je comparais, en débutant, le progrès scientifique au développement d’une levure ; or ces microorganismes modifient, par leur croissance, le milieu où ils A'i vent, en le j)rivant des éléments nourriciers et en l’empoisonnant par les déchets de leur vie. Semblablement, on peut dire que la civilisation modifie le milieu ambiant, et, c o m m e T boni me est incapable de s’adapter à une transformation si rapide, il en résulte un désé-qui libre néfaste et peut-être mortel pour l’espèce.
- Regardez les faits : depuis que l’homme existe, combien d’espèces animales ont disparu, détruites par lui ?
- D’abord, les oiseaux géants, le dinornis de la Nouvelle-Zélande, l’æpyor-nis de Madagascar, le droute de l’île Maurice, qui existait encore il y a trois cents ans. Combien d’espèces en voie d’extinction, l’auroeh, le bison d'Europe, l’éléphant d’Afrique, la baleine ? Ainsi, la puissance triomphante de l’espèce humaine a eu pour conséquence la destruction irrémédiable d’espèces vivantes. Mieux encore, ou plutôt pis : des races humaines, qui ne surent point s’adapter au progrès, furent impitoyablement éliminées (fig. 7) ; on exhibait dans un musée, il y a quelques années, le dernier Aztèque ; ]es Peaux-Rouges, les Canaques sont réduits
- à quelques tribus éparses et déjà adultérées. Dans cette lutte farouche de l’homme supérieur pour aménager la terre à son usage, les moins adaptables ont disparu. Quelles seront les prochaines victimes de ces épurations successives ?
- On peut dire que tout cela s’est fait pour le bénéfice de l’homme blanc, pour améliorer
- sa nourriture, protéger sa vie, accroître le confortable de son existence. Ceci n’est pas niable ; mais la civilisation scientifique est comme la boîte de Pandore : le Mal en sort avec le Rien. L’art de tuer, qui est devenu une science, a fait de tels progrès que, de l’avis général, une nouvelle guerre entraînerait la destruction intégrale des pays belligérants. Et même, en supposant que les peuples assagis renoncent à ces luttes épouvantables, la paix porte en elle des dangers, moins brutaux, mais plus insidieux. L’homme de la nature était robuste et résistant aux maladies : il ne connaissait ni la tuberculose ni le cancer ; le civilisé se défend moins bien, et la maladie prend, pour l’assaillir, des formes inconnues jadis. Si nous essayons d’anticiper sur l’avenir, jetons les yeux sur la cité future, telle que l’évoque, par exemple, en un film saisissant, Fritz Lang, l’auteur de Metro-polis ; si c’est vraiment cela que la science nous prépare, croyez-vous que l’espèce humaine, faite pour vivre dans la pleine liberté des champs, puisse prospérer, enfermée dans ces alvéoles superposées, où la lumière est artificielle, où l’air est mesuré, où
- FIG. (). - I.’llOMME, UN ADAPTANT I.A T F. RHF, A SES
- BESOINS, SACRIFIE IMPITOYABLEMENT l.ES ANIMAUX NUISIBl.ES OU INUTII.ES
- Le dessin ci-dessus représente un dinothérium, dont la race a complètement disparu.
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- les mouvements sont totalement entravés Y Autre chose : ce qui caractérise le mieux notre civilisation, fille de la science, e’est racornissement démesuré de la -puissance et de la vitesse ; chaque jour, on enferme plus d’énergie dans moins de substance, chaque jour voit dépasser les plus impressionnants records. Ces machines, filles du génie humain doivent finalement obéir à l’homme ; or celui-ci se perfectionne avec une extrême lenteur ; certes, il y a quelque différence entre un berger du Causse et un « as » du volant, mais la nature impose des limites infranchissables : il faut un dixième de seconde pour cpie l’impression marquée sur la rétine s'efface et cède la place à une autre ; il faut un temps du même ordre pour que cette impression soit transmise au cerveau, trans-f ormée e n ordre, transportée jus qu’aux muscles moteurs, et produise finalement la contraction nécessaire. Les réflexes eux-mêmes, qui ne passent pas par le cerveau, ne sont pas instantanés ; un véhicule qui fait 200 kilomètres à l’heure, ou 55
- mètres par seconde, crée de l'irréparable avant qu’on ait pu réagir, et c’est l’accident de Materassi à Monza. Pourtant, ce n’est qu’un début ; nos arrière-neveux verront mieux.
- Je m’en veux de finir sur ces prévisions à la Cassandre. dont l’échéance est sans doute fort lointaine : mais à quoi bon se bercer
- d’illusions Y La vie est une transformation incessante : c’est,a dit Anatole France, « une succession de catastrophes ». Nous n’avons certes fatuité de croire aveuglément que l’espèce humaine poursuivra indéfiniment son ascension vers la science, totale et la toute-puissance ; elle finira, sans doute, comme les autres espèces ont fini avant elle, ou elle se transformera, et le vaste univers c o n t i n u e r a d’évoluer vers des destins inconnus.
- Iïouet.eviguk.
- Les gravures qui illustrent cet article ont été exécutées par le Service Artistique de La Science et la Vie, d’après les documents originaux qui figurent dans nos inusées nationaux et au Muséum d’IIistoire naturelle de Paris, et d’après la maquette d’un architecte qui s’occupe plus spécialement d’urbanisme. N.D.L.lt.
- FIG. 7. — i;ks races humaines qui ne savent pas s’adapter sont egi.es-mêmes sacrifiées
- La race des pygmées de VAfrique centrale, représentée ci-dessus, est actuellement en voie de disparition.
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- LA PLUS PUISSANTE DRAGUE DU MONDE, MUE PAR MOTEURS DIESEL
- La photographie ci-dessas représente la plus puissante drague du monde, en service sur les grands lacs américains. Elle est équipée avec quatre moteurs Diesel Sulzer-Busch de 1.150 ch chacun. Normalement, ces moteurs tournent à 180 tours par minute. Ils sont couplés directement à des générateurs électriques qui fournissent Vénergie nécessaire au fonctionnement de tous les organes de cette immense drague flottante. On voit, à droite de cette photographie, le bras
- qui plonge au fond de Veau pour aspirer les boues arrachées par Vexcavateur rotatif placé à son extrémité.
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- L’AVION EST AUJOURD’HUI
- L’AUXILIAIRE INDISPENSABLE
- D’UNE ESCADRE MODERNE
- Les bâtiments porte-avions sont des aérodromes flottants. Les sous-marins porte-avions
- Par C.-R. DARTEVELLE
- L'aviation maritime a pris, au cours de ces dernieres années, un développement considérable dans l'évolution des flottes de combat (1). L'hydravion joue, en effet, dans la marine, le rôle d'observa leur et d'éclaireur des escadres, et remplit, en outre, la fonction des avions de bombardement ou de chasse contre les appareils ennemis. Aussi a-t-il fallu créer, dans les flottes modernes, des bâtiments spécialement destinés au transport et à l'utilisation des avions et hydravions. On peut dire actuellement que ces bateaux porte-avions sont de véritables aérodromes flottants. Plus une marine militaire est appelée à agir dans les mers lointaines, plus elle devra donc se libérer de ses bases et emmener avec elle toute sa flotte aérienne de combat. Le dernier cri de cette évolution des constructions navales n'est-il pas la création du sous-marin porte-avions, qui contient dans scs flancs Vappareil volant lors de la plongée, et le libère dans l'espace lorsqu'il émerge. C'est ce côté ci la fois pittoresque et technique que l'artiste a représenté sur la couverture du présent numéro , sous une forme à la fois exacte, inédite et bien moderne.
- En dehors des bâtiments qui sont destinés à prendre une part directe aux batailles navales en écheangant des obus ou des torpilles, les flottes utilisent des bâtiments qui interviennent indirectement dans le cours du combat, dans sa préparation ou pendant sa liquidation. Ce sont les bâtiments porte-avions et les mouilleurs de mines, de surface ou sous-marins. Nous nous occuperons ici seulement des porte-avions.
- La nécessité tactique du porte-avions est aujourd’hui unanimement reconnue
- La présence du porte-avions dans une escadre est nécessitée par le fait que le lieu d’un combat naval peut se trouver trop éloigné d’une base d’avions pour que ceux-ci puissent y prendre part. Ces avions s’emploient, soit pour la reconnaissance, soit pour l’attaque d’une escadrille ennemie, soit pour le bombardement. Dans les trois cas, il suffit d’un rayon d’action limité, car les besoins d’une flotte à la mer n’exigent d’action aérienne qu’à une distance relativement faible. D’autre part, en ce qui concerne les appareils de combat et de bombardement en particulier, on ne saurait, sans diminuer outre mesure leurs qualités militaires, les surcharger de combustible, t I Voir La Science et la V'fe, n° 137, page 357.
- Ces deux raisons font que, si une flotte veut utiliser l’arme aérienne, il lui est nécessaire d’avoir des bateaux capables de les transporter et de leur permettre d’agir. Il faut, pour cela, qu’ils puissent les transporter partout où l’escadre le désire, qu’ils puissent permettre leur envol et leur retour, les réparer, les ravitailler, les manipuler. De plus, il faut qu’ils ne soient pas à la merci d’une attaque, ce qui exige un certain armement et une certaine protection.
- La formule que nous venons de donner définit donc le porte-avions comme la réunion d’un bateau de guerre et d'un pare d’aviation dans une même coque. Là s’arrête la communauté entre toutes les conceptions de ces bâtiments qu’on rencontre dans les grandes marines. Si on les examine de plus près, on trouve presque autant de conceptions différentes que de cas particuliers.
- Avant d’entrer dans l’examen matériel de ces vaisseaux-aérodromes, il faut remarquer que, puisque leur nécessité dépend de l’éloignement des lieux probables du combat de toute base terrestre, leur développement doit varier, en conséquence, d’une marine à l’autre, suivant la situation stratégique de cette marine. C’est ainsi que, s’ils sont d’une nécessité absolue en ce qui concerne les marines océaniques du Japon, des Etats-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- RFATE-FORME ARRIÈRE EU ROUTE-AVIONS ERANÇAIS « BÉARN ))
- ('elle photographie montre bien comment est. dégagé le pont da bâtiment pour permettre aux avions de s'envoler ou de se poser, sans être gênés dans leurs évolutions. A cet effet, toute la superstructure du bâtiment a été rejetée sur le côté (cheminée, passerelle de commandement, artillerie). Le Bcarn bsl, actuellement, le seul type de porte-avions construit en France.
- AVANT EU ROUTE-AVIONS FRANÇAIS « BEARN »
- Jaugeant 22.000 ton)ies et pouvant se déplacer à la vitesse de 21 nœuds, le Béarn comporte une plateforme d'envol de 1S2 mètres sur 20 mètres et située au-dessus du pont nomad du bateau. Ce bâtiment comporte huit canons de 152 millimètres, logés en tourelles.
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- LES NAVIRES PORTE-AVIONS
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- Unis et (le la Grande-Bretagne, ils sont à peu près inutiles pour une marine exclusivement méditerranéenne, telle que la marine italienne. La marine française, qui peut être amenée à agir, sinon seule, du moins dans un ensemble, dans des mers extra-européennes, a dû se munir de bâtiments porte-avions, à l’instar des grandes marines. Elle s’est limitée à un seul exemplaire, d’ailleurs grandiose, qui est le Béarn, parce que sa
- tion d’un grand rayon d’action sera toujours obtenue à l’aide de sacrifices sur d’autres qualités, ee que le porte-avions permet d’éviter.
- Le bâtiment porte-avions doit posséder un armement propre
- Nous avons dit (pie le porte-avions doit renfermer en lui-même les armes du bateau de guerre : vitesse, protection, armement.
- LE PORTE-AVIONS AMERICAIN LE PLUS MODERNE EST LE « SARATOOA )), QUI PEUT EMPORTER 72 AVIONS (VOIR LA COUVERTURE 1HJ PRÉSENT NUMÉRO)
- Déplacement, 33.000 tonnes; vitesse, 31 nœuds; les dimensions de la plate-forme d'envol, 270 mètres sur 32 mètres, permettent aux avions d'évoluer facilement.
- constitution actuelle ne lui permet pas d’envisager des actions simultanées sur plusieurs théâtres d’opérations.
- Puisque l’existence du porte-avions est basée sur le faible rayon d’action des avions, il semble qu’on pourrait conclure au caractère essentiellement transitoire de ees bâtiments. Ne devront-ils pas disparaître quand, dans un avenir, sans doute, rapproché, les avions franchiront couramment les océans? Nous ne le croyons pas, et cela pour deux raisons. D’une part, la présence d'un porte-avions permet d’avoir en action, en quelques minutes, une force aérienne ; d'autre part, (juel que soit l’état de la technique, l’obten-
- La confrontation des diverses conceptions à ces divers points de vue est assez difficile, car de tous les porte-avions existants un seul, l'anglais Hermès, a été conçu et construit dans ee but. Tous les autres résultent de transformations effectuées sur des cuirassés, des croiseurs de bataille ou même des paquebots.
- On peut distinguer, néanmoins, trois conceptions, dont deux seulement ont vu le jour :
- 10 Le porte-avions est armé de grosse artillerie comme un vaisseau de ligne ;
- 2" 11 est armé comme un croiseur ;
- :i° Il est armé pour se défendre contre les charges de torpilleurs.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- 4M)
- La première solution a été examinée par sir George Thurston, dans le Brassey de 1920, mais n’a pas été réalisée. La deuxieme est représentée par les japonais Kaga et Akagi et les américains Lexington et Sara-toga. Il est difficile de dire si elle est le résultat d’une conception militaire librement choisie, ou, au contraire, si elle est partiellement une servitude nécessitée par la refonte. Nous pencherions pour la deuxième hypothèse. Ces porte-avions sont armés de canons de 200 millimètres, ce qui leur permet d’affronter le combat avec des croiseurs de 10.000 tonnes, type de Washington. A l’examen, cette prétention est justifiée. Si
- qui sont l’élément déterminant de la valeur du porte-avions, mais surtout les installations qui en font une base d’aviation. Aussi leur disposition à bord est commandée par la nécessité de ne pas gêner les opérations d’eqvol et de retour des appareils.
- La commodité de ces opérations est, évidemment, d’autant plus grande que le pont d’envol est plus vaste. Aussi s’est-on préoccupé partout de placer la passerelle, et éventuellement l’artillerie supérieure, en abord. Sur certains, comme le Béarn, la passerelle de navigation et le bloc des cheminées sont en abord et à l’extérieur du bordé. Sur d’autres, on s’est contenté de les
- Lli « LKXINGTON », FOUTU-AV IONS AMÉRICAIN DK LA SKRIK DU (( SARATOGA »
- Ce porte-avions, comme le Saratoga, est armé de huit canons de 203 % et de douze canons de 127 %.
- le croiseur possède l’avantage d'une petite silhouette, d’une grande vitesse, d’une meilleure spécialisation ; par contre, les porte-avions Lexington et Saratoga ont l’avantage probable d’une meilleure stabilité de plate-forme et l'avantage certain d’une cuirasse de 15 centimètres et d'une triple coque. (Les croiseurs d'après-guerre sont généralement très peu protégés.) La dernière solution, qui consiste à défendre le porte-avions contre les charges de torpilleurs, est réalisée sur notre Béarn et sur la plupart des porte-avions anglais.
- Le pont d’envol exige le dégagement du pont du navire
- La question de l’armement offensif n’a pas ici l'importance qu’on pourrait lui accorder à première vue. Ce ne sont pas les canons, même s'ils sont de 20 centimètres.
- mettre le long du bordé, mais à l’intérieur. Enfin, sur Y Argus (anglais), qui était, d’abord, destiné à être un paquebot, la cheminée est supprimée. Les gaz de combustion sont expulsés vers la flottaison, comme un échappement de moteur, grâce à des ventilateurs spéciaux. Quant à la passerelle, sur ce même bateau, elle peut être masquée à volonté. Ce dispositif est celui qui dégage le pont d’envol au maximum ; pourtant, il doit être très incommode pour le commandant de ne pouvoir surveiller directement et constamment les opérations des avions et l’horizon maritime complet.
- Outre les avions terrestres qui constituent le stock normal des porte-avions, certains de ces bâtiments sont munis de catapultes pour lancer des hydravions. Dans ce cas, ces appareils ne diffèrent pas essentiellement des catapultes de croiseurs,
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- L E S N A VIR E S P O R T E- A l'ION R
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- VUK DK DA ’SUPUItSTllUCTUlUi DU « LKX1NÜTON »
- On remarque la forme particulière de la cheminée et le peu de place occupée par les tourelles des canons,
- pour laisser le maximum d'espace libre aux avions.
- Les abris pour avions à bord
- La station d’aviation du bord comporte de vastes hangars. On a peine à croire, quand on pénètre dans ces immenses nefs, que l’on se trouve à l’intérieur d’un bateau. Par leurs dimensions, elles ressemblent beau-
- coup plus aux immenses halls de certaines usines métallurgiques qu’à des compartiments de vaiseaux. C’est là une réalisation dont certains romanciers ont été les précurseurs, et qui donne au porte-avions plus qu’à tout autre bateau l’aspect d’une île flottante.
- DÉPLACEMENT VITESSE PONT D’ENVOL
- (tonnes) (nœuds)
- Longueur Largeur
- Lexington (E.-L.) 33.000 34 270 m X 32 m
- Langley (E.-U.) .. 12.700 13 165 m x 20 m
- Hermès (G.-Br.). . 11.000 25 182 m X 27 m
- Furious (G.-Br.).. 20.000 32,5 240 m X 30 m
- Eagle (G.-Br.).. . . 23.000 24 203 m X 30 m
- Argus (G.-Br.) .. . 15.000 20 172 m X 20 m
- Kaga (J.) 27.000 25
- Béarn (Fr.) 22.000 21 182 m x 30 m
- NOMBRE
- d’appareils
- ARM EMENT
- 72
- 34 20 30 24 20
- 00 ? '
- vVIII canons / XII —
- IV —
- VI
- X —
- IX VI X
- /XVI —
- VIII —
- de
- 203
- 127
- 127
- 140
- 140
- 152
- 102
- 203
- 120
- 152
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- CARACTÉRISTIQUES UES PRINCIPAUX TYPES DE PORTE-AVIONS DES MARINES DU MONDE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- I <>2
- (‘es hangars intérieurs servenlau logement, au montage, à la réparation, à la vérification des appareils aériens, avant que ceux-ci soient transférés sur le pont d’envol à l’aide de puissantes plates-formes élévatoires. Les appareils peuvent être embarqués à bord, soit tout montés, soit démontés. Pratiquement, pour utiliser au maximum la place disponible, tous les porte-avions utilisent simultanément les deux systèmes. Les avions démontés sont alors, soit placés dans des soutes sous les hangars, soit en abord de
- railles très élevées, souvent divisé en deux étages et recouvert par le pont d’envol.
- Les avions des croiseurs et des sous~marins
- Le porte-avions de surface à grande capacité, ou base flottante de l’aviation d’escadre, est, en principe, une annexe de cette escadre, et dont l’action isolée ne se justifie que dans des cas très particuliers. En principe, il ne sert qu’à accompagner l’escadre et à lui fournir au combat, soit
- III'.H.MES », BATIMENT TOUTE-AVIONS ANGLAIS
- C'est un bâtiment relativement petit (11.000 tonnes), filant 25 nœuds et capable, (remporter 20 avions. Sa plate-forme d'envol mesure 182 mètres sur 27 mètres.
- ces hangars. Le combustible nécessaire au ravitaillement est encore, actuellement, de l’essence légère, facilement inflammable et de stockage dangereux. Aussi, les soutes qui la contiennent sont protégées par une sorte de couche pneumatique constituée par un gaz inerte enfermé entre deux cloisons. Les munitions, bombes ou torpilles spéciales, sont emmagasinées à la façon des munitions courantes d’artillerie.
- En résumé, la coque d’un porte-avions renferme, à la partie inférieure, les approvisionnements et appareils moteurs dans un compartimentage analogue au compartimentage inférieur d’un bâtiment de guerre. Sur la plate-forme de cette infrastructure, qui est, en général, un pont blindé, sc trouve le parc d’aviation, enfermé entre des mu-
- toute sa cavalerie aérienne, soit seulement une partie de cette arme.
- L’emploi de l’aviation comme auxiliaire des forces navales s’est étendu aux bâtiments isolés. Ceux-ci doivent alors être à eux-mêmes leurs porte-avions. Dans ce cas, ils ne possèdent qu’un nombre très réduit d’appareils, et ces appareils ne jouent généralement (pie le rôle d’éclaireurs. C’est ce qui se produit à bord de nombreux croiseurs de 10.000 tonnes et même à bord de quelques sous-marins étrangers.
- En ce qui concerne le porte-avions en général et le croiseur muni d’avions éclaireurs, ces bâtiments ont reçu, dès maintenant, la sanction de la pratique, mais non pas celle de la guerre, ("est. ainsi que le Primauguel, dans le tour du monde qu’il a
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- L K S N A V1 n K S P 011T K- AVION S
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- effectue l’aimée dernière, a pu employer sans dilïiculté ses deux hydravions à des usages très divers. La méthode d’emploi consiste à lancer l’appareil avec une catapulte et à le recueillir, à son retour, avec une grue, quand il s’est posé sur l’eau, Il y a ici un point délicat. Si le croiseur est obligé de stopper pour relever son hydravion,- il court au-devant du risque d’être torpillé. Aussi a-t-on étudié des systèmes permettant de cueillir les appareils sur l’arrière, sans qu’il soit nécessaire de stopper.
- Les sous-marins eux-mêmes sont appelés
- s'envole par ses propres moyens, à l'inverse de ee qui se passe sur les bateaux de surface. A partir de ce moment, son sort est très hasardé. Il suffit d’une alerte, il suffit qu’un croiseur ou patrouilleur ennemi vienne occuper l’horizon à l’improviste, pour obliger le sous-marin à plonger et à abandonner son enfant à un triste sort. De même, on se représente assez difficilement les opérations de mise à l’eau et de repêchage quand la mer est un peu mauvaise. Aussi, pour désirable qu’apparaisse l’aide aérienne, pour le sous-marin de grande croisière, il semble encore
- I,E CREMIER SOUS-MARIN PORTE-AVIONS APPARTIENT A LA MARINE BRITANNIQUE On voit un hydravion qui, venant d'amérir aux côtés du sous-marin, est hisse sur le pont par une grue.
- à opérer seuls. S’il s’agit particulièrement des sous-marins de grande croisière, ils sont obligés, pour obtenir un meilleur rendement de leur patrouille, d’avoir un horizon d'exploration sur la mer beaucoup plus vaste que le simple horizon d’une passerelle de navire. L’hydravion est le seul appareil permettant de résoudre le problème.
- Ici, nous sommes encore un peu dans le royaume de Jules Verne, en ee sens que eette pratique nouvelle en est encore à ses essais. On se rend compte facilement des dillicultés d’emmagasinage, de montage, d’envol et de retour, quand on pense à toutes les servitudes causées par l’exiguïté de la place disponible à bord d’un sous-marin.
- Dans les solutions essayées, les hydravions, d’un très petit modèle, sont à ailes repliables et rentrés, pour la navigation courante, dans un compartiment étanche et résistant à la pression situé sur le pont. Le montage et la mise à l’eau doivent pouvoir être effectués de layon extrêmement rapide. L’appareil
- dilffeile de confier à ee bâtiment le soin de transporter lui-même son éclaireur.
- La brève étude que nous venons de faire montre que l'avion peut être mis à bord d'un bateau dans des buts assez divers :
- 1° litre stocké dans la station d’aviation flottante d’une escadre, constituer une partie de l’éclairage de eette escadre et, à la première alerte, tout ou partie de sa défense et de son attaque aériennes ;
- 2° litre embarqué à nombre restreint d’échantillons sur des bâtiments isolés, croiseurs de surface ou sous-marins, et servir d’éclaireur à ees bâtiments.
- A l'heure actuelle, l’embarquement des avions à bord des bateaux de surface est une question que l’on peut considérer comme résolue au point de vue technique et militaire. Par contre, l’emploi de l’avion par les grands sous-marins est encore au début du stade expérimental technique.
- ('.-IL Dartevelle.
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- UN MOTliUIl A COURANT CONTINU (800 KILOWATTS, 500 VOLTS)
- UN MOTKUK A COURANT ALTERNATIF (1.000 KILOWATTS, 500 VOLTS)
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- LA COMPRÉHENSION DU MOTEUR ÉLECTRIQUE A ENGENDRÉ
- L’ÉLECTROMÉCANIQUE MODERNE Moteurs à courants continu et alternatif
- Par Marcel BOLL
- DOCTEUR ÈS SCIENCES
- PROFESSEUR D'ÉLECTRICITÉ ÎNIH'STRIHEI.E A D’ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES
- .lu fur et à mesure que nos connaissances en électromagnétisme se sont développées, grâce aux recherches des savants et des ingénieurs dans les laboratoires, Vindustrie électrique a pris un essor de plus en plus rapide et de plus en plus étendu. On peut dire, à juste titre, que le XXe siècle est celui de Vélectricité et qiY aujourd’hui Vélectrification sous toutes ses formes constitue l’une des préoccupations dominantes de l’évolution économique et industrielle des peuples modernes. Aussi, il importe tout d’abord de comprendre comment fonctionnent les moteurs électriques — qu’ils soient à courant continu ou à courant alternatif •— en faisant appel à des connaissances scientifiques précises, que notre collaborateur a su mettre à la portée de tous ceux qui, avides de s’instruire, ne possèdent cependant que des notions assez vagues en électricité. M. Marcel Boll a réussi là un véritable « tour de force », en présentant avec autant de précision que de clarté un sujet aussi aride, en fondant son exposé sur les théories les plus modernes de l’électricité, qui reposent, comme l’on sait, sur les propriétés de Vélectron (1).
- Il y a moteur et moteur
- L’expression : moteur électrique peut être prise dans deux acceptions tort différentes.
- Dans le sens large, on peut délinir « moteur électrique » tout appareil capable de produire un déplacement aux dépens de l’énergie d’un courant. A cette catégorie très générale d’appareils se rattachent :
- 1° La plupart des applications de Vélectro-aimant; par exemple, la populaire sonnerie trembleuse, qui émet un son intermittent par suite du mouvement d’un marteau ; Y écouteur téléphonique (et le haut-parleur), où une mince lame de 1er vibre sous l’inlluenee d’un courant électrique variable ; le récepteur télégraphique, où une palette chasse périodiquement une bande de papier contre une molette garnie d’encre ; tous les relais, qui permettent de fermer ou de couper à distance un courant aussi intense que l’on
- (1) L’clude d’aujourd’hui se suflil à elle-même, mais ou pourra trouver des renseignements complémentaires sur l’électron dans l’article de M. Marcel Boll : «Qu’est-ce que l’électricité?» (N" 118 de La Science et la Vie, page 289.)
- veut ; les disjoncteurs à minimum, qui interrompent un courant lorsqu’il devient trop faible, etc...
- 2° Les bobines à plongeur, dont les propriétés sont utilisées dans certaines minuteries d’escalier et, aussi, dans les disjoncteurs à maximum, appareils de sécurité qui coupent un circuit dès que l'intensité du courant qui y passe atteint une valeur inquiétante.
- ,‘J° La plupart des appareils de mesure, tels que le wattmètre, qui indique la puissance consommée dans une portion de circuit, ou le voltmètre, grâce auquel nous sommes renseignés sur l’état de charge ou de décharge d'une batterie d’aeeus.
- 4° Les compteurs électriques, minuscules moteurs, dont le nombre de tours effectués donne directement, sur des cadrans, le total des hectowatts-lieure que le réseau nous a fournis pendant une période déterminée.
- Ceci dit, il reste les moteurs électriques proprement dits, l’expression étant prise dans son acception étroite, qui est la plus familière. C’est à cette sorte de moteurs cpie nous nous limiterons aujourd’hui ; ils comportent deux applications principales :
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- a) Le fonctionnement des machines-outils, y compris les métiers à tisser et les essais de labourage électrique, les appareils élévateurs (grues, ascenseurs), les pompes, etc...
- b) La traction électrique : électrification des chemins de fer, métros, tramways urbains, voitures électromobiles, propulsion des sous-marins, essais de propulsion des navires.
- Parmi les usages secondaires, on peut citer le démarreur d’auto, le claxon et Vessuie-glace ; le tour à fraiser des dentistes (de désagréable mémoire); les petits appareils domestiques : ventilateur, machine à coudre, net-
- à l’énoncé de ce phénomène, une forme plus concrète et plus facile à appliquer.
- Pour faire connaissance avec cette « force de Laplace », qui prend naissance lorsqu’un circuit se trouve au voisinage d’un aimant, nous décrirons une expérience très simple, que chacun peut reproduire à son gré (lig. 1) ; il faut disposer d’une boîte plate (en bois ou en carton un peu fort), coupée en deux (longitudinalement) par une cloison étanche (de même matière). Les deux demi-boîtes forment ainsi deux rigoles, où on verse une mince couche de mercure ; ces deux rigoles sont réunies aux deux pôles du secteur à
- Secteur
- Pôle
- d'aimant
- Lampe
- 200
- Mercure
- LA
- plus
- SIMI’LF FXFFR1KNCF. ILKLKCTltOMFCANIQUK
- J-’IC. 1
- lut;. 2
- Une eai.sse de bois renferme deux rigoles de mereure ; elles sont reliées par un pont, de enivre qui flotte sur le mereure. Un péde sud dirimant S est disposé au-dessus de la partie médiane du pont. Lorsqu'on, ferme le circuit, le pont de cuivre se déplace de la gauche vers la droite.
- Cette figure donne la disposition des trois grandeurs (classées par ordre alphabétique) : champ magnétique , courant, force exercée.
- FIG. g
- Par la règle des trois doigts de la main gauche, on trouve facilement le sens de la force, en faisant coïncider le pouce avec le champ magnétique Ch et l'index avec le courant Co : le médius donne le sens de la force F.
- toi/cur par le vide, cireuse, armoire frigorifique, etc...
- Cette simple énumération nous prouve que le moteur électrique joue un rôle considérable dans la société contemporaine ; et il n’est pas inutile de nous rendre compte, en prenant les choses dès le début, des raisons profondes de son fonctionnement et des efforts faits pour le rendre plus souple et plus économique.
- La force de Laplace
- Ce sont deux Français, Ampère et Laplace, qui fondèrent l'électromécanique, il y a un peu plus d’un siècle. Ampère, le premier, démontra la possibilité de transformer l’énergie d’un courant électrique en énergie mécanique et, dans la séance même de l’Académie des Sciences (septembre 1820) où Ampère exposait sa découverte, Laplace donnait,
- courant continu, en disposant sur l’un des Jils une grosse lampe à incandescence (par exemple une lampe de 200 watts, donnant à peu près 200 bougies). Il ne reste plus qu’à fermer le circuit au moyen d’un petit pont en cuivre, dont la forme est clairement indiquée par la ligure 1 ; ce fil (fil de sonnerie) (1) flotte sur les deux surfaces de mereure et, quand on le place dans sa position normale (lig. 1), la lampe s’allume ; le fil est parcouru par un courant qui va d’avant en arrière, de -f- vers —-, et dont la valeur est environ 2 ampères.
- Si, maintenant, nous approchons, au-dessus de la partie médiane du fil, un pôle d’aimant, un pôle sud S, par exemple, le pont de cuivre va se déplacer de gauche à
- (1) Il est nécessaire que les deux extrémités Ilot-tantes soient dénudées ; les portions verticales et la partie médiane peuvent rester isolées ou être dénudées, peu importe.
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- LE MOTEUR ÉLECTRIQUE
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- droite en fuyant l'aimant, jusqu’à ce qu’il soit hors de son atteinte.
- La ligure 2 représente, en perspective, la disposition des trois grandeurs fondamentales de l’expérience ; ce sont, par ordre alphabétique :
- 1° Le champ magnétique, qui, comme on sait, sort des pôles nord et rentre dans les pôles sud; dans la ligure 1, il est vertical et dirigé de bas en haut ;
- 2° Le courant, cpii est horizontal et dirigé de l’avant vers l’arrière ;
- 0° La force résultante, horizontale dirigée de la gauche vers la droite.
- C es trois grandeurs forment un « triè-dre trireetan-gle », comme il en existe dans les coins des chambres, au parquet (hg. 2) ou au plafond.
- Une règle facile (1) donne i m médiate-ment la direction du déplacement ; c’est (a règle des Irais doigts de ta main gauche Zlig. 3) : les trois grandeurs (toujours énoncées dans l’ordre alphabétique) coïncident : la première avec le pouce, la seconde avec l’index ; la direction du médius donne le sens de la force.
- En application de cette règle, on peut tirer les trois déductions suivantes, que l’expérience vérifie :
- a) Si l’on inverse le courant, le déplacement est inversé (il a lieu de la droite vers la gauche) ;
- b) Si l’on inverse le champ magnétique (en présentant un pôle nord, au lieu du pôle S), le déplacement est inversé ;
- c) Si l’on change à la fois les sens du courant et du champ, le déplacement reste le même (2).
- La force électromagnétique (ou force de
- (1) Enoncée par l'Anglais Fleming en 1884.
- (2) Il y a là une illustration expérimentale de la multiplication algébrique : moins par moins donne pins.
- Laplace) est d’autant plus grande (pie le champ magnétique est plus considérable (1), que le courant électrique est plus intense (2) et que la partie médiane du pont est plus longue. Le montage que nous avons décrit (üg. 1) n’engendre (pie des forces très faibles, juste suilisantes pour vaincre le frottement du flotteur de cuivre sur le mercure ; dans les conditions de l'expérience, elles ne dépassent guère le poids d’un décigramme.
- Nous n’en avons pas moins là les parties essentielles d’un moteur : la partie médiane du pont de cuivre joue le rôle de 1 "induit, le pôle S d’aimant est l’analogue de V inducteur et l’« induit », traversé parun courant, se déplace dans le champ magnétique de 1’ « inducteur », grâce au k contact glissant » des deux extrémités (balais) du ilotteur sur le mercure.
- Avec Ampère et Laplace, le principe du moteur électrique était trouvé. Il n’en f a 11 u t p a s moins un demi-siècle pour qu’il fût réalisé industriellement !
- La force de Lorentz
- Lorsqu’on rélléchit à l'expérience précédemment expliquée (üg. 1), elle ne laisse pas de paraître surprenante. Le savant est un homme qui sait s'étonner, et cet étonnement est fécond en connaissances précises, donc en réalisations pratiques. En conformité avec ce programme, étonnons-nous donc que l’aimant n’ait aucune action sur le cuivre à l’état normal et qu’il exerce cette force, dont la direction est tout à fait inattendue, dès (pic le cuivre est le siège d'un courant électrique.
- L’origine de ce fait remarquable réside dans la nature même de l’électricité, e’est-à-
- (1) C’est-à-dire que l'aimant est plus fort.
- (2) C’est pour cela qu’il laid (üg. 1) employer une lampe puissante comme rhéostat. La force de Laplace est nulle quand on coupe le circuit.
- et
- FIG. 4
- Nous sommes à Vintérieur d'une lampe à trois électrodes (ou-d'un tube à rayons X, ou encore d'une cellule photoélectrique). Un électron se dirige d'arrière en avant dans ’un plan horizontal. Le champ magnétique est, comme, précédemment (fig. 1 ), dirigé de bas en haut. La force de Lorentz, qui résulte de l'action du champ magnétique sur l'électron en mouvement, est dirigée de la gauche vers la droite.
- FIG. i)
- On classe les trois grandeurs par ordre alphabétique : champ magnétique Ch, force F, vitesse V. Ici c'est la direction de l'index qui donne F, quand le pouce coïncide avec Ch et le médius avec V
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- dire dans les propriétés de l’électron. On sait, aujourd’hui, fabriquer des électrons libres : les trois appareils les plus connus sont la lampe à trois électrodes, la cellule photoélectrique (appliquée à la télévision) et les tubes à rayons X. Dans les trois cas, on peut déterminer comment se comportent les électrons animés d’une certaine vitesse, quand on approche un pôle d’aimant : si les électrons déterminaient une tache lumineuse sur la paroi de l’ampoule, on reconnaît sans difficulté que la tache se trouve déplacée sous l’influence de l’aimant. Cette action se trouve schématisée par nos figures 4 et 5 : on y voit un électron libre qui chemine d’arrière en avant (dans un plan horizontal fictif, indiqué en pointillé); le champ magnétique est vertical et dirigé de bas en haut : il en résulte une force, dite force de Lorentz, du nom de l’illustre physicien hollandais, mort récemment ( 185.4-1028), force qui est dirigée de la gauche vers la droite. La force de Lorentz est d’autant plus grande que le champ magnétique est plus intense et .que la vitesse de l’électron est plus considérable. Ce qui rend l'électromagné-tisme si délicat à comprendre, si éloigné de l'expérience quotidienne, c’est que, répétons-lc, nous ne connaissons aucune autre force qui s'exerce suivant une direction perpendiculaire à la fois à la vitesse et à l’action extérieure.
- Aussi est-il très commode de recourir à la règle des trois doigts de la main gauche, en classant, à nouveau, par ordre alphabétique, les trois grandeurs essentielles : champ magnétique, force, vitesse. Le champ magnétique coïncide avec le pouce, la vitesse avec le médius et l’index donne la direction de la force de Lorentz (fig. 5).
- Mais, objectera-t-on peut-être, il s’agit ici de moteurs électriques... Nous ne l’avons pas oublié : la force de Lorentz va nous faire retrouver la force de Laplaee, et voici comment : les figures G et 7 représentent le
- détail de la partie médiane du pont (lig. 1), dans les deux cas où le circuit est coupé (fig. 6) et où le circuit est fermé (fig. 7).
- 1° Il n’y a pas de courant (fig. G). Le cuivre est un métal qui renferme un électron libre par atome : c’est dire qu’il renferme, (lé l’un et de l’autre, un nombre immense (85 milliards de milliards par millimètre cube). Les atomes oscillent sur place, mais les électrons sautent en tous sens, avec une vitesse de ] .000 kilomètres par seconde. Chaque électron est bien soumis à une force de Lorentz (fig. 4); mais, comme les vitesses des divers électrons sont uniformément réparties entre toutes les directions possibles, toutes les forces de Lorentz ont n’importe quelles directions horizontales, et la partie médiane A B du pont, sollicitée en tous sens, ne se déplacera pas. Voilà pourquoi il faut faire passer un courant dans l’induit (l’un moteur pour qu’il se mette à tourner ;
- 2° Passons à la ligure 7. Comme on le voit par la figure 1, B' est réuni au pôle -| du secteur ; A’ est relié au pôle —. En conformité avec ce fait d’expérience que les électricités de nom contraire s’attirent et que les électricités de même nom se repoussent, les électrons libres (1), contenus dans A’ IL, vont être repoussés par A’ et attirés par IL ; ils prendront une vitesse d’ensemble de A' vers IL, vitesse qui se superposera à la vitesse d’agitation désordonnée (en A B, lig. G), mais vitesse qui interviendra seule dans ce qui va suivre et qui seule a été représentée entre Æ et II’ (fig. 7). Cette vitesse d’entraînement est très faible : de l’ordre du mètre par seconde dans les circonstances habituelles (2).
- Notons aussi, pour éviter toute confusion,
- (1) Qui sont chargés négativement.
- (2) La vitesse d’agitation incohérente varie donc tout au plus d'un millionième de sa valeur : mais c’est ce millionième cohérent qui entretient la rotation des moteurs.
- J,K S ELECTRONS R
- (Del:
- vio. G
- Lorsqu'il ne passe pas de courant, les électrons s'agitent en tous sens et toutes les forces de Lorentz (Jig. 4) se. font compensation.
- DANS LES MOTEURS A COU-ANT CONTINU (il de la ligure 1)
- El o. 7
- Les électrons sont entraînés en sens inverse du « sens du courant » ; par suite de cette vitesse supplémentaire. les électrons sont soumis « des forces de Lorentz, toutes parallèles, qui produisent le déplacement.
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- LE MOTEUR ELECTRIQUE
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- InducLeur
- Inducleur
- Ligne /
- Inducleur
- Inducteur
- FIG. 11. -- UN PETIT MOTEUR USUEL
- (puissance : une fraction de ch) pommai servir pour actionner des ventilateurs, machines à coudre, tours à fraiser des dentistes, nettoyeurs par le vide, ...
- <|u'?7 ne se déplace rien dans le sens qu’on avait arbitrairement choisi —r il y a plus d’un siècle, bien avant qu’on soupçonnât l’existdnce de l’électron — comme sens du courant : le mouvement de l’électricité (des électrons) s’effectue en sens inverse du sens du courant. C’est, d’ailleurs, à cause de ce tait qu’il faut appliquer la règle des trois doigts de deux façons différentes, suivant qu’on s’occupe du sens du courant (lig. 6) ou du mouvement des électrons (lig. 5).
- Chacune des forces de Lorentz (fig. 4) est proportionnelle au champ magnétique et à la vitesse des électrons ; or cette vitesse est d’autant plus grande que le courant est plus intense. Par conséquent, chaque force sera à la fois proportionnelle au champ magnétique et à l’intensité du courant. D’autre part, la force totale (ou force de Laplacc) sera d’autant plus grande qu’il y aura plus d’électrons influencés, c’est-à-dire, pour un conducteur de section uniforme, que ce conducteur sera plus long. Nous retrouvons bien cette triple proportionnalité (expérimentale) de la force : 1° au champ magnétique ; 2° à l’intensité du courant; 3° à la longueur du conducteur. La force de Laplace, qui agit sur une portion de circuit et qui constitue le principe des moteurs électriques, se présente donc comme la somme des forces de Lorentz, qui sollicitent chacun des électrons individuels, dont le déplacement d’ensemble constitue le courant électrique.
- Induit et collecteur
- Entre nos rigoles de mercure (lig. 1), où s’exercent des efforts de l’ordre du poids d’un décigramnie, et les locomotives électriques, qui développent des forces de traction équivalentes au poids de quinze tonnes,
- il n’y a que des différences de détail, portant sur deux points principaux :
- 1° Il faut accroître l’effort utile (dans le rapport de 1 à 10.000.000), d’où l’emploi d’un grand nombre de conducteurs tels que A' B’ "(fig. 7) ;
- 2° Il faut assurer la continuité du mouvement, ce qui n’est possible (pie par un mouvement de rotation.
- Ces deux desiderata sont satisfaits par la construction d’organes mobiles appelés induits, découverts en 1867 par le Belge Zénobe Gramme, sous une forme qui est, en fait, presque abandonnée aujourd’hui ; les induits actuels remontent à l’Allemand Helner Alteneck (1872). Sur un cylindre d’acier doux sont bobinées des spires, telles que AB CD E F, (pii forment un conducteur unique fermé sur lui-même (fig. 8) ; si le courant a le sens B C, le conducteur correspondant étant devant un pôle sud, la règle des trois doigts (fig. 3) montre que B C sera sollicité vers l’avant ; au contraire, devant le pôle nord, le sens du courant est D E, et il s’ensuit que DE sera sollicité vers l’arrière : l’induit sera donc soumis à un couple moteur et se mettra à tourner.
- A la condition, naturellement, qu’il soit traversé par un courant. Il faut employer un contact glissant : le courant est amené à des balais P N et, à chaque instant , l’induit sera coupé en deux moitiés P B N et P E N (fig. 9), en dérivation l’une sur l’autre et parcourues par des courants en sens inverse. D’ailleurs, les balais ne frottent pas directement sur les spires, mais sur un organe spécial, appelé collecteur, cylindre de matière isolante (amiante, mica, micanite), monté
- fig. 8
- Cette figure montre le bobinage de l'induit sur un noyau d'acier doux.
- INDUIT ET COLLECTEUR FIG. 9 Place des deux balais P et N.
- FIG. 10
- Connexion entre les spires de l'induit et les lames du collecteur.
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- sur l’arbre et recouvert de lames de enivre A, F, .... isolées (fig. 10) ; on voit nettement., sur cette dernière ligure, les connexions entre les conducteurs de l’induit et les lames du collecteur.
- Les balais P et N (fig. 0) sont presque toujours en charbon, plus précisément en un mélange de charbon de cornue et de graphite, moulé et cuit ; le charbon est préférable au cuivre, car il détériore moins le collecteur et « crache » moins (1 ).
- La ligure 11 représente, dans deux plans perpendiculaires, l’essentiel d’un petit moteur usuel, dont, la puissance peut ne pas dépasser 1 hcctowatt (2) et (pii est très souvent employé dans les petites applications
- auxquelles nous
- avons fait allusion au début de cet article.
- L'inducteur est tout simplement un élcc-tro (pii aura, par exemp'le, un pôle sud à la partie supérieure et un pôle nord en bas. On représente schématiquement les moteurs comme sur la ligure 12. Tous les moteurs (à partir d’une certaine puissance) ne doivent pas être placés directement sur le secteur, lorsqu'ils sont au repos : comme ils ne produiraient alors aucun travail, l’énergie qu’ils recevraient serait trop considérable et les spires de l'induit grilleraient infailliblement. Il est donc nécessaire d’employer un rhéostat de démarrage, qui n’augmente le courant (pie progressivement (fig. 12 et lll).
- Moteur - dérivation et moteur-série
- Comment va-t-on faire pour « exciter » l'inducteur ou, en d’autres mots, d’où provient le courant (pii passe dans ses bobines’? On pourrait, par exemple, brancher l’induit sur le secteur et l’inducteur sur une batterie d’accus qu’on rechargerait de temps à autre. Mais, c’est là une inutile complication, car, grâce à certaines précautions, on peut se servir du secteur à la fois pour exciter
- (1) Il doniu> moins d'étincelles pendant lu rotation.
- (2) Soit un huitième de cheval-vapeur.
- l’inducteur et pour mouvoir l’induit. On a alors deux types fondamentaux de moteurs : le moteur-dérivation (1) et le moteur-série.
- 1° Moteur-dérivation : on applique les 110 volts du secteur à l’induit et à l’inducteur (2) ( fig. 12). Ce qui caractérise essentiellement ce moteur, c’est que sa vitesse de rotation est sensiblement constante, d’où deux avantages parallèles : il ne varie pas (le vitesse quand on le fait travailler (d’où son application aux machines-outils) et il ne risque pas de « s’emballer » lorsqu’on cesse (le lui demander du travail (il ne s’emballe pas « à vide »), ce qui permet de supprimer toute surveillance. Lorsqu’on veut, néanmoins, modifier la vitesse de rotation, on
- agit sur le rhéostat d’excitation (disposé en série sur l’inducteur) : plus sa valeur est grande, plus la vitesse est considérable ; en particulier, si, par accident, le courant d’excitation (3) tombait au-dessous d’une certaine limite, la théorie et l’expérience montrent que le moteur s’emballerait : il faut donc disposer sur le circuit de l’inducteur un « disjoncteur », qui coupe le circuit dès (pie le courant d’excitation est insuffisant. Le sens de rotation ne change pas si on intervertit les pôles du secteur, car on intervertit alors, à la fois (lig. 3), le champ magnétique et le courant; le moteur-dérivation pourrait donc, à la rigueur (4), fonctionner sur l’alternatif. Si on désire changer le sens de rotation, il faut arrêter le moteur et intervertir le sens du courant dans l’induit seul (au moyen d’un inverseur) ;
- 2° Moteur-série : on dispose l’induit et l’inducteur en série (fig. 13) et on applique
- (1) Appelé quelquefois moteur-shunt (du mot anglais (pii signifie garer : une voie de garage est en dérivation sur la voie principale).
- (2) L’inducteur, soumis à une forte tension, doit être très résistant (inducteur il fil fin).
- (3) C’est-à-dire le courant qui passe dans l’inducteur.
- ( t) Cet emploi est inacceptable pour de fortes puissances, car il se produit beaucoup d’étincelles au collecteur.
- FIG. 12
- M OTKITli - 1 ) KHI V ATT ON (machines-outils)
- L'induit et l'inducteur sont en-dérivation sur le secteur. Le rhéostat d'excitation sert pour tes changements de vitesse: plus sa valeur est grande, plus la vitesse est considérable.
- Secteur
- Secteur
- 'Commutateur
- Induit
- {Rhéostat dexcdobon
- Rhéostat de démarrage
- Rhp.osiat de démarrai
- VI G. 13
- MOTKUR-SKItIK (traction)
- L'induit et l'inducteur sont en-série sur le secteur. Le rhéostat d'excitation sert pour les changements de vitesse. : plus sa valeur est faible, plus la vitesse est grande.
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- L E M O T E U R É L E C T RI QU E
- les 110 volts du secteur à l’ensemble induit | inducteur (1). Ce qui caractérise essentiellement ce moteur, c’est que son couple de démarrage est considérable : en partant du repos, il est capable de produire de gros efforts, ce qui est une condition très favorable à la traction ; le moteur-série vient facilement à bout de la force d’inertie et aussi des frottements (dans le cas du démarrage automatique des autos). Par contre, le moteur-série s’emballe dès qu’on ne lui demande plus de travail (il s’emballe « à vide ») ; l’inconvénient est minime, parce qu’il est tou-jolur surveillé : le wattman n’a qu’à couper le circuit dès que la vitesse prend une valeur inquiétante (2). Pour faire varier sa vitesse, on emploie un rhéostat d’excitation (disposé en dérivation sur l’inducteur) : plus sa valeur est faible, plus la vitesse de rotation est grande (3). Le sens de rotation ne change pas si on intervertit les pôles du secteur, car on intervertit alors, à la fois (lig. 3), le champ magnétique et le courant ; le moteur-série peut fonctionner, de manière à peu près satisfaisante, sur l’alternatif. Si on désire changer le sens de rotation, il faut arrêter le moteur et intervertir le sens du courant dans l’induit seul (au moyen d’un inverseur).
- (1) L’inducteur où passe un courant intense, doit être fait de iil gros.
- (2) Dans le cas (exceptionnel) ofi le moleur-série ne serait pas surveillé, il faudrait disposer un régulateur à boules, capable de couper le circuit lorsque la vitesse de rotation dépasse une certaine videur.
- (3) Si cette videur devenait nulle (inducteur mis en court-circuit), le moteur-série s’emballerait. On peut remédier à cet inconvénient par un disjoncteur, comme il a été dit pour le moteur-dérivation.
- La traction électrique
- La traction est, la seule branche de l’électromécanique oit le règne du courant continu soit à peu près incontesté ; sa supériorité tient principalement à ce qu’il ne gêne pas les signaux (par effets d’induction). La distribution du courant se fait par trois systèmes : 1° Par caniveau, et charrue dans le centre des villes (le caniveau comporte deux rails conducteurs) ;
- 2° Par troisième rail et frotteur (métros, chemins de fer de banlieue). Les rames de métro sont alimentées par (lu continu à 000 volts ; chaque motrice possède deux moteurs-série (de 20 kilowatts, par exemple), avec engrenages retardateurs (pour diminuer l’excessive vitesse (les induits) ; le réglage se fait par un contrôleur (lig. 14), qui peut accoupler les deux moteurs en série ou en dérivation, avec ou sans intercalation de rhéostats ; le retour s’effectue par les rails ;
- 3° Par fil aérien et archet (ou par fil aérien et trolley), pour les tramways suburbains et les grandes lignes de chemin de fer. La tension choisie ( Paris-Vierzon, Bordeaux -II e n d a y c, ...) est 1.500 volts-continu ; les locomotives électriques sont munies de moteurs à axe vertical (courant total de 1.000 ampères, puissance de 1.500 kilowatts, vitesse maximum de 130 kilomètres à l’heure pour un train de 350 tonnes, effort maximum de traction égal au poids de 15 tonnes).
- L'électrification des voies ferrées présente de multiples avantages sur la traction par locomotives à vapeur :
- a) Elle permet une accélération deux fois plus grande ;
- b) Elle supprime la fumée ;
- 3
- tO
- <13
- </>
- OC
- n
- FIG. 14. — UN CONTROLEUR DK TRAMWAYS, DK MÉTRO, ETC.
- La motrice comporte deux moteurs-série (fi g. 13). En I et II, les deux moteurs sont en série. En I, la vitesse, est faible, c'est le démarrage. En II, la vitesse est déjà plus grande, mais ou n'applique à chaque moteur que la moitié de la tension du réseau. En III et, IV, les deux moteurs sont en dérivation. En III, chaque moteur est branché sur la tension totale. En IV, on augmente encore la vitesse en diminuant les valeurs des rhéostats d'excitation. Cette figure explique le rôle des plots principaux, devant lesquels le wattman déplace sa manette. On a, d'ailleurs, négligé un certain nombre de plots in termédiaires.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- c) Elle exige un travail moins pénible d’un personnel moins nombreux ;
- d) A adhérence égale, les locomotives peuvent être deux fois moins lourdes ; on peut tripler la durée de leur service quotidien ;
- e) Même lorsque l'énergie provient d'une centrale à vapeur (et non d'une usine hydroélectrique), l'électrification réalise une économie de combustible égale aux deux tiers (meilleur rendement des machines, meilleure répartition de l’énergie).
- Qu’est-ce qu’un champ tournant ?
- Nous en avons lini avec les applications électromécaniques du continu. l)e tous les moteurs à courants alternatifs ou alternomo-teurs (1), le plus important, de beaucoup, est le moteur asynchrone ou moteur à champ tournant.
- lTn courant alternatif est un courant qui change souvent de sens (généralement 100 fois par seconde) ; alors que, dans le
- (!) Les moteurs .<s qnchrones ne dilïèrenl des moteurs à collecteur, précédemment décrits, que par Le remplacement du collecteur par deux bagues circulaires ininterrompues : l'inducteur est alimenté par du continu, ce qui entraîne de grosses complications; de plus, ces moteurs ont un couple, de démarrage nul : on est obligé de les lancer (par divers dispositifs) et ils tournent à vitesse rigoureusement constante (ils risquent de se « décrocher » — de s’arrêter — lorsqu'on leur demande un effort trop considérable).
- courant continu, les électrons s’écoulent tout le long du circuit (lig. 7), dans l’alternatif, ils se bornent à osciller sur place longitudinalement, par rapport aux conducteurs.
- On distingue l’alter-natif simple (lig. 15), dont l’emploi est en décroissance (sauf pour les réseaux d’éclairage) et les systèmes polyphasés ; on nomme ainsi un ensemble de courants alternatifs (rarement deux, généralement trois), qui « courent l’un après l’autre » avec un retard constant ; la ligure 15 représente aussi des courants diphasés et triphasés. Rien que l’aspect de cette ligure montre la grande symétrie du triphasé, dont l’emploi se généralise de plus en plus; nous expliquerons, néanmoins, sur le diphasé la production des champs tournants, car le résultat est le même qu’en triphasé, et les explications sont infiniment plus simples.
- Soient deux bobines identiques, Bx et B2 (lig. 10), dont les axes sont à angle droit ; envoyons dans ces bobines les deux courants diphasés représentés par la ligure 15 (ces deux courants sortent des deux bobines par le même lil de retour). Chacune d’elles va produire un champ magnétique alternatif, l’un vertical, l’autre horizontal, c’est-à-dire que l’extrémité inférieure deB1 sera alternativement pôle sud et pôle nord ; de même,
- ALTERNATIF SÎMPLE (ou MONOPHASÉ)
- Temps
- DIPHASE
- TRI PHASE
- Temps
- FIC. 15.-I.KS TROIS PRINCIPAUX COURANTS
- AT ,TKR NATIFS
- 7/alternatif simple (tel qu'il est fourni, pur exemple, pur le secteur de la Rive Gauche de Paris). Deux courants diphasés, se suivant à 11200 de seconde. Trois courants triphasés, se suivant à Î/IHO de seconde.
- Premier courant diphasé
- hil de retour Tonoro»^
- Second courant diphasé
- f
- î......I t.
- r [
- X-
- / L.\
- /|.N
- ° ’/400 !4oO %00 1XoO %00 %00 %00 1/50
- Champ magnétique alternatif produit parla bobine B(
- Champ magnétique alternatif produit par la bobine Bj
- Champ magnétique résultant en O
- Echel le des temps (en secondes)
- PRODUCTION D'UN CHAMP MAGNKTIQUK TOURNANT PAR UN APPARFIF
- FIX1Î
- F'1 G. K)
- FIG. 17
- Deux bobines à angle, droit sont paréo urnes par deux courants diphasés. Chacune produit en C) un champ magnétique alternatif.
- Ces champs sont représentés, tous les 1 j-100 de seconde, par les deux premières lignes. Le champ résultant est constant et tourne dans l'espace à raison de cinquante tours par
- seconde.
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- LE MOTEUR 'ÉLECTRIQUE
- 473
- l’extrémité gauche de B., sera alternativement pôle nord et pôle sud, mais avec
- un retard de —^ de seconde (comme on
- le voit d’après la figure 15). Les champs magnétiques alternatifs, engendrés par Bx et par B2, sont représentés de quatre centièmes de seconde en quatre centièmes de seconde par les deux premières lignes de la figure 17. Au point O (lig. 10), les deux champs partiels se composent, et un simple coup d’œil à la figure 17 montre que le champ résultant aura une intensité constante, mais qu’il tournera à raison de cinquante tours par seconde.
- Le résultat serait identique, répétons-le, si on avait pris trois bobines Bx, B2, Bs à 120° l’une de l’autre, et si on avait envoyé,
- UN MOTEUR ASYNCHRONE
- El O. 18 LU STATOR,
- formé par trois bobines B1B3Bs parcou-rues par trois courants triphasés et produisant à Vintérieur un champ magnét i que tournant.
- eig. 19
- LE ROTOR .A CAGE 1)’ ÉCUREUIL,
- constitué par des barres de cuivre en court-circuit, noyées dans une masse d'acier doux. Ce rotor ne comporte ni collecteur, ni bague, ni balai.
- dans chaque bobine, chacun des courants, dont l’ensemble constitue (fig. 15) un courant triphasé.
- Quand on y réfléchit, il est tout à fait remarquable qu’on puisse, avec un appareil complètement fixe, réaliser un champ magné-tiquê tournant, identique à celui qui se produirait si on faisait tourner la bobine B x (fig. 16), par exemple, autour du point O à raison de cinquante tours par seconde.
- Les moteurs asynchrones
- En principe, ces moteurs sont alimentés par du triphasé. La partie fixe, ou stator, est constituée par les trois bobines Bx, B2, B3, dont nous venons de parler, et qui sont représentées par la figure 18. La partie mobile, ou rotor, peut, elle aussi, dans les très gros moteurs, comporter trois bobines périphériques, fermées sur elles-mêmes (1 ) ;
- (1) loi marche normale 1 out au moins.
- FIG. 20 FONCTIONNEMENT
- 1)U MOTEUR ASYNCHRONE
- En I, le rotor est fixe et le champ ni. a g n é t i q u e (champ tournant) se déplace devrait lui de droite à gauche.
- Mais comme il ne s'agit que de mouvement relatif, on peut tout aussi bien supposer (I’) que le champ magnétique est fixe et que la barre se déplace, de la gauche vers la droite avec la menu; vitesse. Voir la suite (fig. 21).
- mais, jusqu’aux puissances de 5 kilowatts (6 ou 7 ch), on emploie le rotor à cage d'écureuil (en perspective fig. 19), formé par des barres de cuivre en court-circuit, noyées dans une masse d’acier doux : un tel rotor ne possède ni collecteur, ni bague, ni balai. 11 est très important de bien comprendre pourquoi ce rotor, qui n’a aucune relation avec l’extérieur, se met à tourner (1).
- Supposons que le rotor (fig. 19), logé dans l’évidement ménagé à l’intérieur du stator (fig. 18), soit au repos ; considérons, en particulier, la barre supérieure de la cage d’écu-
- (1) Ce que nous allons dire s’applique aussi aux gros moteurs (à enroulements bobinés).
- FIG. 21 FONCTIONNEMENT
- DU MOTEUR ASYNCHRONE
- (suite)
- D'après la figure 20 I’, les électrons du cuivre de la barre supérieure de la cage d'écureuil ont, par rapport au champ, une vitesse dirigée de gauche à droite (II).
- Mais, d'après la règle des t rois doigts (fig. 5). les électrons seront soumis à une force dirigée de l'avant vers l'arrière (III) : ils vont prendre une vitesse ayant même direction et même sens. Il faut alors appliquer une deuxieme fois la règle des trois doigts (fig. 5), ce qui montre la production d'une force, dirigée de la droite vers la gauche (IV). Le rotor va donc être entraîné dans le même sens {fig- 20, I) que le champ magnétique, ce qu'il fallait démontrer.
- électron»
- force,
- donc déplacement
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- rend (celle <111 i se trouve en faee de la bobine Bf). Le champ magnétique tournant produit |>ar le stator se déplace, par exemple, de la droite vers la gauche (lig. 20,1) ; comme il ne s'agit (pie de mouvement relatif, on peut tout aussi bien supposer (fig. 20, I’) (pie le champ magnétique est fixe et (pie la barre supérieure de la cage d'écureuil se meut, avec la même vitesse, de la gauche vers la droite.
- Reportons-nous maintenant à la figure 21, II : les électrons du cuivre sont entraînés vers la droite par rapport au champ magnétique (toujours supposé fixe) ; nous sommes (loue dans le cas (lig. 4 et 5) d'électrons qui se déplacent en bloc dans un champ magnétique ; ils vont être soumis à une force, et la règle des trois doigts nous montre que cette force sera dirigée de l'avant, vers l’arrière (lig. 21, III). Sous l'influence de eette force, les électrons vont être propulsés vers l’arrière (1). Nous avons à nouveau affaire à des électrons mobiles (de l’avant vers l’arrière) dans un champ magnétique : nous pouvons appliquer une deuxième fois la règle des trois doigts (fig. 5), et il s’ensuit une force (fig. 21, IV) dirigée de la droite vers la gauche (pii va entraîner le rotor. Conséquence : le rotor se déplacera dans le sens du mouvement du champ magnétique (fig. 20, I). Il est intéressant de constater (pic des considérations électroniques très élémentaires permettent de rendre intuitif le fonctionnement fort complexe — de ecs moteurs : je ne pense pas (pie eette explication ait jamais été donnée, et elle semble susceptible d'intéresser les lecteurs qui sont familiarisés avec ees questions.
- Nous venons de montrer, sans difficulté, que le rotor est entraîné par le champ tournant. La vitesse du rotor sera nécessairement plus petite (pie celle du champ magnétique : en effet, si le rotor atteignait spontanément la vitesse du champ, il serait au repos par rapport, à lui ; l’entraînement, des électrons (fig. 21, II) n’existerait plus ; en définitive, la force (fig. 21, IV) s’annulerait, et les frottements inévitables obligeraient la vitesse du rotor à diminuer. Un tel moteur ne peut tourner synchroniquement avec le champ magnétique : il est obligatoirement asynchrone.
- Si le champ tourne à raison de cinquante tours par seconde, le rotor tournera, par exemple, à raison de quarante-huit tours
- par seconde ; la différence relative ——
- 50
- (1) Ou dit habituellement qu'il prend naissance un courant « induit » (naturellemenl, lip. 7, dirigé de l’arrière vers l’avant).
- = 4 % s’a p| tel le le «glissement relatif» du moteur (dans les conditions (pii viennent d’être admises).
- Les moteurs asynchrones présentent les caractères suivants :
- 10 Kn marche normale tout au moins, ils n’exigent ni collecteur, ni bagues, ni balais ;
- 2° Us n’ont pas besoin de courant continu ;
- 2° Le couple de démarrage est très notable: ils démarrent tout seuls ;
- 4° Us ne risquent pas de se. décrocher ;
- 5° Leur vitesse varie peu ;
- 0° Pour changer le sens de rotation, on arrête le moteur (en coupant le circuit du stator), et on inverse les connexions des bobines JL, et B3 (fig. 18) par rapport à Br, ce qui inverse le sens de rotation du champ.
- Ces précieuses qualités font (les moteurs asynchrones des appareils extrêmement pratiques. Si leur application à la traction à basse fréquence (non plus cinquante, mais vingt-cinq ou même quinze périodes par seconde) ne s’est pas encore généralisée, ecs moteurs sont parfaitement adaptés aux usages industriels ; ils joueront, un rêilc important dans les projets d’élcctrifieation des campagnes, car les campagnes s’électrifient presque exclusivement en triphasé ; le triphasé (à cinquante périodes) convient parfaitement à l'éclairage, mais on conçoit l’avenir des moteurs asynchrones pour le labourage électrique, la propulsion des moteurs secondaires, des batteuses, des pompes pour l’adduction d’eau et l’irrigation.
- Dans toutes les directions que nous avons rappelées au début de cette étude, les moteurs électriques ont pris une place importante dans l’activité contemporaine. Au premier rang des moteurs actuellement en faveur, il faut placer le moteur-série (fonctionnant sur continu) pour la traction (et aussi pour le démarrage (les autos) et le moteur asynchrone (fonctionnant sur triphasé) pour les autres usages. Si les phénomènes dont ils sont le siège ont pu être décrits en quelques pages, avec le minimum de difficultés, nous devons en être reconnaissants aux théories électroniques, monopolisées par les physiciens, auxquels on peut reprocher d’en avoir abandonné la vulgarisation à des bonnes volontés généralement incompétentes : l’électron permet de rendre concrètes et quasi familières des lois, dont l’abstraction est rébarbative et qui, même, ne peuvent s’exposer qu’au moyen de développements mathématiques réservés aux spécialistes.
- Maucki, Bou,.
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- LA ROUTE DE L’AVENIR SERA-T-ELLE MÉTALLIQUE ?
- Par le Général GASCOUIN
- Parmi les nombreuses cames d'usure qui abrègent la vie des roules, l'action du -pneumatique, comme du bandage plein, est, l'une des plus néfastes, car celle-ci s'exerce en « grattant », pour ainsi dire, la surface de la route pour y prendre un point d'appui, et transmettre la puissance propulsive du moteur. La circulation automobile augmentant sans cesse et les vitesses croissant toujours, les techniciens se sont demandé comment se comportera la route de demain, comment on l'établira, comment on Ventretiendra, en tenant compte de Vexpérience d'aujourd'hui. Dans cet ordre d'idées, de nombreux essais de matériaux spéciaux ont été poursuivis, depuis les pavés de pierre, le goudron, le. béton, l'asphalte, jusqu'au revêtement si H café et aux briques résistantes de contexture spéciale. Nous avons déjà exposé à nos lecteurs, sous la signature d'un des spécialistes les plus autorisés, M. Bourgeois, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées (1), quelles avaient été les recherches effectuées dans ce domaine, quels en étaient les résultats, quelles tendances elles pouvaient déterminer. Il nous a donc paru intéressant de montrer, dans l'étude ci-dessous, les nouvelles méthodes mises en œuvre pour la construction des routes, capables de résister, pour ainsi, dire, indéfiniment, èt Varrachement des véhicules plus ou moins rapides, munis de pneumatiques ou de bandages pleins. L'antique pavage, de pierre ne sera-t-il plus bientôt qu'un souvenir, devant, le pavage moderne en fonte (pavage métallique), ce qui présenterait des avantages de conservation et, constituerait, en outre, un nouveau débouché pour nos industries métallurgiques. Le général, (iascouin, l'un de nos techniciens les plus éminents, a étudié spécialement ce, problème, et il nous montre ici, les résultats déjà, encourageants qui ont été obtenus suivant la constitution et la forme, des pavés métalliques employés.
- Le pavage métallique est un intéressant débouché pour les usines métallurgiques
- Notre métallurgie, qui possède une grande puissance de production comme fonte et comme acier, pourrait fournir davantage encore, si des débouchés intéressants, notamment à l’intérieur du pays, lui étaient offerts.
- Cette recherche de débouchés intérieurs doit être une des préoccupations de tous les Français, car une nation n’est vraiment grande, industriellement parlant, (pie si elle dispose d’un tonnage important de métal. En outre, son avenir industriel et, par suite, agricole, commercial et financier n’est assuré (pie dans la mesure où elle aura su constituer des réserves de métal suffisantes pour parer à la disette de fer, de fonte et d’acier, qui ne manquera pas de se produire dans un temps plus ou moins rapproché.
- Il faudrait un siècle et demi ou deux siècles, dit-on, si l’allure actuelle de notre extraction de minerai, pour voir se raréfier extrêmement celui-ci. Nous garantirions nos
- (1) Voir l'article (le M. Bourgeois sur la route moderne, dans le n° 127, de janvier 11)28, page 39, de l.a Science et la Vie
- descendants contre le manque très grave de métal en mettant en stock un million de tonnes de fonte par an. Cela ne représente guère en argent qu’un demi-milliard de francs, la centième partie de notre budget annuel et, comme tonnage, la dixième partie de notre production annuelle de fonte. C'est peu de chose pour le budget, peu de chose pour la production actuelle de métal et, pourtant, comme la fonte ne se détruit pas, ee serait, d’année en année, une accumulation de métal infiniment précieuse pour nos descendants.
- La fonte utilisée au pavage peut être facilement récupérée
- Il convenait de trouver un moyen pratique, c’est-s'i-dire productif si possible, de stocker la fonte (pie l’on voudrait mettre en réserve pour l'avenir.
- Nous avons cru devoir préconiser, depuis plusieurs années, le pavage en pavés de fonte de certaines routes particulièrement importantes comme trafic.
- Cette idée aurait pu paraître absurde avant l’automobile. Elle semble correspondre, au contraire, à une amélioration pratique, dès qu'il ne s’agit plus (pie des roues eaout-
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- 47 G
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Üelait d'un p^vc — ZOO.............
- clioutées et présenter même des avantages ineoniparables au point de vue de la facilité de la circulation, de la sécurité, de la solidité et, surtout, au point de vue de la durée.
- Pour récupérer la fonte, en cas de besoin, il subirait d’enlever le pavage et de faire rouler les automobiles, provisoirement du moins, sur la fondation de béton, inséparable, à notre, avis, du pavage en fonte.
- Les spécialistes de la route, consultés sur ce sujet, estiment qu’on pourrait rouler pendant une ou plusieurs années sur cette fondation ( 1 ), couverte ou non par un enduit approprié. L'enlèvement de la fonte, formant pavage sur une route donnée, n’annihile donc pas celle-ci et la fonte employée au pavage est récupérable. C'est le premier point à retenir ici. Ajoutons-y cette remarque que la fonte récupérée, après un grand nombre d’années, a une valeur sensiblement égale à celle de la fonte neuve. Autrement dit, les sommes employées à établir un pavage en fonte sont de l’argent avancé et non pas dépensé.
- Que coûterait le pavage en fonte ?
- Les divers pavés en essai :
- I. — Le pavé plein
- Néanmoins, il convient de préciser l’importance des sommes qui, par mètre carré de pavage, peuvent ainsi être i mmobi 1 isées pendant des années. Il semble, d’ailleurs, a priori, exis-
- ( 1 ) 17 n a 11 e n -dant, par exemple, un pavage de pierre, de brique, de grès cérame, etc., pour remplacer les pavés de fonte enlevés.
- FIG. I. - RAVE DF. FONTF
- PLEIN FN FSSAI AU MANS
- Le volume unitaire de ce pavé (nombre de cm3 de fonte par cm- de surface du pavé) est de 5,5, ce qui correspond à environ 3SÜ kilogrammes de fonte par mètre c<irré de pavage (joints compris ).
- PHOTOGRAPHIE d’UNF PORTION DES VINGT-CINQ METRES CARUÉS DE PAVAGE EN FONTE (PAVÉS PLEINS) EN ESSAI DEPUIS FIN MARS 1927 AU MANS (AVENUE LÉON-BOI.LÉF,)
- ter de grandes différences de prix de revient d’un type de pavage à un autre.
- Le premier type de pavage en fonte mis récemment en essai sur la voie publique est celui du Mans (avenue Léon-Bolléc) (fig. 1).
- Posé (1) en mars 1927, il est comme à l’état de neuf et donne toute satisfaction, même aux conducteurs de chevaux, en raison des saillies, très nettes et très détachées, île sa face supérieure, cpii empêchent le glissement des fers des chevaux sur la fonte.
- Ce type de pavé plein, de forme aplatie, correspond à un volume de fonte d’environ 5 cm3 J/2 par centimètre carré de surface (2), soit à un tonnage d’environ 380 à 400 kilogrammes au mètre carré de pavage, joints déduits.
- En prenant comme base un prix théorique de 600 francs la tonne,rendue à pied d’œuvre, pour la fonte, ce pavage revient à 240 francs de fonte au mètre carré, sensiblement le double du pavage en granit ou en porphyre.
- II. — Le pavé creux rempli de ciment
- Le second en date des pavages en fonte, mis à l’essai sur la voie publique, est un pavé creux, rempli de ciment. C’est celui de Rosny-sous - Bois (route de Bon-dy) (fig. 2). Posé (3) en no-
- (1) 25 mètres carrés environ de pavés de fonte pleins, fournis par la Fonderie C happée du Mans.
- (2) Volume que nous appellerons uotunie unitaire.
- (3) 150 mètres carrés environ de pavés de font e creux commandés par le département de la Seine aux Fonderies de Font-à - Mousson.
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- LA
- ROUTE 1)E V AVENIR SERA-T-ELLE
- MÉTALLIQUE ? 477
- vembrc 1927, il donne tonte satisfaction aux automobilistes, mais non pas également aux conducteurs de voitures à chevaux, encore assez fréquents à cet endroit, en raison des saillies trop faibles, trop serrées, de sa surface pour empêcher le glissement des fers des chevaux.
- Cela n’enlève rien aux qualités de ce pavé pour les routes destinées à l’automobile.
- Ce type de pavé, de forme cubique, plus profond que le précédent, correspond à un volume uni taire de fonte de 4 cm3 8, soit à un tonnage d’environ 280 kilogrammes au mètre carré de pavage, joints déduits (pour quatre-vingts pavés au mètre carré).
- Ce pavage reviendrait à 170 francs de fonte environ au mètre carré.
- ' PAVAGK DE KONTK ( 1»AVÉS CRKUX RKMRL1S UK CIMENT) EN KSSAI, DKPUIS NOVKMBRK 1927, A ROSNY-SOUS-BOIS (ROUTK DE BONDY), PRÈS DK PARIS A gauche, les pavés de fonte ; à droite, l'ancien pavé de pierre.
- à reculer devant le remplacement d’un type de pavage par un autre, puisque les pavés anciens que l’on retire ont sensiblement la même valeur de fonte que les nouveaux...
- On arrive, avec le type de la figure 3, à une économie sérieuse : 108 francs de fonte au
- mètre carré, au lieu de 170 et 240 francs dans les deux types précédents.
- Or le bon p a v a g e de Paris, avec petits pavés rectangulaires de pierre dure, revient à 110 francs ou 120 francs le mètre carré. On arriverait donc à paver avec la fonte, dans des conditions de prix au moins aussi bonnes qu’avec le pavé le meilleur.
- Il convient d’ajouter que la fonte est de provenance française, alors que le pavé de pierre ne l’est pas toujours.
- Les pavés à l’étude sont du type des pavés creux, dont le vide, comme dans le pavé de Rosny, est rempli de ciment ou de béton de ciment, bien adhérent au métal, afin de rendre le pavage insonore et de faciliter l’adhérence des pavés entre eux, une fois jointoyés au ciment, au brai, etc.
- III. — Pavé creux rempli de ciment, à une seule face de roulement
- Ce type nouveau se distingue des types précédents par sa non-réversibilité.
- De même qu’on n’utilise plus, sur les voies ferrées, le rail d’acier à double champignon parce qu’en pratique on n'avait pas occasion de recouvrir au retournement, de même il a semblé que la face supérieure du pavé en fonte durerait assez longtemps avant d’être usée pour qu’on n’ait pas à prévoir un changement de face.
- De plus, en matière de pavage en fonte, on n’aura pas
- IV. — Pavé spécial dissymétrique à une seule face de roulement pour circulation à sens unique
- Ce type de pavé (iig. 4) peut être employé avec un avantage évident, non seulement dans les rues à sens unique et vitesse modérée, mais encore, et surtout, pour favoriser la grande vitesse sur le côté des larges rues ou des larges routes de l’avenir, là où le sens de la circulation est parfaitement indiqué.
- Il peut aussi être employé — avec des dimensions plus grandes et des reliefs plus accentués — en sens inverse du sens précédent, favorable à la vitesse, pour restreindre, au contraire, celle-ci au lieu de la favoriser. Il est alors susceptible de rendre de grands services, soit dans les villes pour les rues en pente, à la descente desquelles se produisent des accidents par excès de vitesse, soit sur les routes à pente raide en pleine campagne ou
- S (Je c//à/773/7/'
- KJG. 2. — COURK ])’lTN BAVÉ CRKUX KN K O N T K DK ROSNY-SOUS-BOIS Volume unitaire du pavé 4,S à 5, soit 280 kilogrammes de fonte au mètre carré. Le creux du pavé est rempli de ciment. Les « pointes de diamant » existent sur toute la surface de roulement.
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- -1.78
- LA SCI UN CIC UT LA VIU
- en montagne, notamment lorsqu'elles longent des ravins dangereux.
- Le volume unitaire de tonte du pavé pour sens unique destiné à favoriser la vitesse est voisin de 4 centimètres cubes, mais celui du pavé destiné, au contraire, à la limiter dans les descentes (plus profond, plus solide, plus lourd que l'autre), peut atteindre 8 et 10 centimètres cubes.
- 11 peut coûter 130 à 140 francs le mètre carré dans le premier cas, de 200 à 300 Ira nés dans le second.
- Ce qu’il faut penser du pavage en métal
- .Jusqu'ici, la qualité du mêlai n'a pas été envisagée, malgré son importance. 11 est clair que la résistance à la compression et au choc est particulièrement à rechercher dans ce métal. 11 convient d'employer, de préférence, des fontes grises, très homogènes, notamment pour les pavés à parois relativement minces (type 3). Il convient aussi, surtout pour les pavés à face de roulement unique, d’employer tous les procédés susceptibles de durcir la fonte de cette lace, de manière à diminuer encore l’usure du métal par le caoutchouc.
- badin, on sera amené, dans certains cas, à adopter des pavés en fonte aeiéréc au lieu de fonte ordinaire, comme il est dit plus loin, pour certains pavages plus exposés aux chocs des lourds fardeaux (1).
- 11 est évident (pie la fonte ordinaire ou même aeiéréc se prête mieux (pie la plupart des autres matériaux au choix méthodique des surfaces de roulement, rendues ainsi non seulement plus durables, mais encore beaucoup plus variées, plus rationnelles, plus adaptées aux besoins nouveaux de la circulation automobile.
- Kn ce (pii concerne l'usure du caoutchouc par le revêtement du pavage, ou l'usure du pavage par le caoutchouc, il convient d'attendre le résultat des expériences à faire à la piste d’essais spéciale de Yincennes. Nul ne peut dire actuellement, de façon certaine, quels sont les dispositifs, les dessins, les combinaisons de creux et de reliefs
- (1) ('.eux des ((nais des ports de mer, ceux des gares de petite vitesse sont dans ce cas
- qui conviennent le mieux pour les diverses hypothèses de vitesses, sur pistes, sur routes ou dans les rues des villes.
- La surface de roulement pourra être couverte de bandes parallèles ou obliques, en relief ou en creux ; elle pourra être quadrillée, gaufrée en relief ou en creux (1) avec éléments plus ou moins larges, plus ou moins profonds, plus ou moins en relief ; elle pourra être lisse presque partout, avec de simples bossettes assez espacées pour l'usure minima et assez rapprochées pour assurer l’adhérence. Ce (pie l'on peut allirmer, e’est qu’il existe une infinité de moyens donnés par la fonte pour assurer la facilité de roulement avec le moins de vibrations, avec la moindre usure, avec le moins de dérapages, et (pie ecs moyens nouveaux, une fois connus, par l’expérience acquise,'sont susceptibles d’accroître le rendement, de diminuer les accidents et de favoriser l’expansion de l’automobile en France.
- Le pavé plein est naturellement le plus dense et le plus stable, à « queue » égale, de tous les types de pavés. C’est le genre pavage du Mans adopté, semble-t-il, déjà, par certains entrepreneurs américains.
- Il est particulièrement indiqué, malgré son prix plus élevé, pour le pavage de certaines places publiques très fréquentées, de certains carrefours importants, à circulation intense, où les réfections périodiques sont le plus gênantes.
- Il peut alors présenterdes reliefs, des bossettes très accentués, sans inconvénient grave pour les pneus, puisque ces applications citadines n’ont pas à prévoir de grandes vitesses pour les véhicules.
- Il est évident que, dans tout pavage (le pierre, de brique ou de métal, une forte densité de la matière contribue à la stabilité.
- Le pavé de fonte plein est donc préférable, à eet égard, au pavé creux, mais il
- (1) Le gaufrage en creux se prête bien aux applications de peinture dans un lait de signalisation routière ou de publicité. Le dernier avantage, spécial au pavage, de métal moulé, pourrait fournir au budget des villes ou de l’Ktat une compensation sérieuse aux sacrifices pécuniaires nécessités par l’installation du pavage métallique.
- " O 0 > ..O ;
- Elévation
- FIL. 3. T Y F U 1)K I'AVK
- DK FONTK CRKUX NON KK-
- VK RS 1151/K
- Le volume unitaire de fonte est de 3, ce qui correspond à environ 170 kilogrammes de fonte par mètre carré.
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- convient de remarquer que la densité de celui-ci est encore supérieure à celle des pavés les plus denses de pierre ou de brique. Elle atteint, en effet., 3,8 ou 4, alors que la densité des pavés de pierre ou de brique varie entre 2,2 et 2,9. Cette supériorité de poids, de masse, d’au moins 30 %, du métal sur la pierre pourrait' inciter, semble-t-il, à protéger les passants des villes, soit sur les refuges avec quelques dalles de fonte surélevées aux endroits exposés, soit en bordure (le certains trottoirs.
- La fonte aciérée peut être également employée
- Il n’a pas été lait état, jusqu’ici, des ressources nouvelles que peut procurer au pavage des routes et des villes l’emploi de la fonte aciérée, non seulement pour la circulation automobile, mais pour les autres genres de circulation, à véhicules hippomobiles notamment, car la fonte aciérée est pratiquement incassable par les véhicules même à roues non caoutchoutées.
- Ce matériau nouveau (1), que l’administration militaire a été si lente à accueillir avant 1914 et qu’elle a adopté avec tant d’empressement au bout de quelques semaines de guerre, semble n’avoir pas, aujourd’hui, beaucoup plus de faveur auprès des entrepreneurs civils.
- Ea fonte aciérée est facile à fabriquer en grande quantité, et c’est encore un produit national. Sa résistance à la compression est sensiblement double de celle de la fonte, ce (pii permet d’économiser notablement le tonnage.
- Son emploi est particulièrement indiqué dans tous les types creux décrits plus haut, notamment les plus légers, soit pour les pavages de certaines rues ou places publiques, soit, en raison du plus faible tonnage de transport qu'elle demande, pour tous les travaux routiers éloignés des centres métallur-giques — peut-être même pour nos colonies.
- L’acier conserve ses avantages
- Si la fonte aciérée peut remplacer la
- (1) Inventé à l'arsenal de Douai, par le colonel d’artillerie Herment,plusieurs années avant la guerre.
- E levât ion
- )
- Dessus
- t'tU. 4. -- TYJ’K I)K l’AVK
- KPJiCIAl, POUR RUKS A SKNS UNIQUU OU POUR t)KS-CKNTKS RAIMDKS Dans le cas du sens unique sur route normale, la circula lion se fait <le gauche à droite Dans une descente rapide, elh se fera de droite à gauche 12inclinaison des stries favorisera le freinage. Volume unitaire de fonte 4 à 5. Poids de fonte au mètre carre, 2,r>!) kilo g rumines envi ron.
- fonte ordinaire, elle ne saurait pourtant tenir lieu d’acier dans la plupart des cas.
- L’avantage de l’acier, c’est, d’une part, (l’être fabriqué en France sous un fort tonnage, comparable à celui de la fonte (!) à 10 millions de tonnes) ; d’autre part, de n’exiger, comme nous allons le voir, qu’un tonnage relativement faible au mètre carré de pavage.
- Il pourrait doue, pour une longueur de route donnée, lutter comme prix, semble-t-il, avec la fonte et la fonte aciérée et avoir une durée comparable presque indéfinie -puisqu'il est maintenant facilement rendu inoxydable à l'air.
- Nous n’avons pas l’intention, pour ne pas allonger cet article, de nous étendre sur la forme des divers profils et de la surface de roulement du pavé d’aeier. Ce qui précède est applicable dans une certaine mesure à l'acier. Quant à la fabrication, il semble, dans l'état actuel de là question, qu’elle puisse être réalisée assez facilement en partant des tubes d’acier à section carrée ou rectangulaire. On peut, par exemple, partir d'un tube carré de 10 centimètres de côté, de 8 à 10 millimètres d’épaisseur et scier le tube à la longueur voulue pour les pavés ou les dalles. On obtiendrait ainsi un pavage comparable à celui de fonte aciérée avec moins de tonnage encore de métal à transporter à pied d'œuvre, un quintal cl demi au mètre carre environ.
- Il n’est pas impossible qu'avec les ressources très variées offertes par la fonte, la fonte aciérée et l'acier, on arrive à trouver à la fois :
- 1° Pour la métropole, une formule de route (ou tout au moins de partie axiale de route de grand tralic), très roulante, durable et sûre pour assurer les transports automobiles de l'avenir ;
- 2° Pour les colonies, une formule tout autre de route ou de piste n’exigeant qu’un faible tonnage de métal, préférable à la formule, un peu trop traditionnelle, de la voie ferrée.
- Gknkrai, Gascouin.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- ASPECT l)"lNK KCUrSK DT FUTUR CAXAI, DK NICARAGUA, OU LES BATIMENTS 1)KS PLUS FORTS TONNAGES POURRONT ÉVOLUER AISÉMENT (d'APRES UNE MAQUETTE)
- En se reportant à la photographie d'une éelnse du eantd de Panama (page JS3), on constate (pie les grandes unités navales n'y circulent tpi'avec peine et (pie les dimensions de ces écluses limitent le tonnage des bâtiments américains appelés à les franchir, pour passer de l'océan Atlantique dans l'océan Pacifique. Aussi, le canal de Nicaragua, encore à l'étude, est-il largement calculé pour donner passage aux plus grands navires de l'avenir. Eclairage électrique, tracteurs également électriques sont prévus pour faciliter, de nuit comme de jour, leur passage à travers les écluses du futur canal.
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- LE CANAL DE PANAMA SERA-T-IL DOUBLE PAR LE CANAL DE NICARAGUA ?
- Par Henri LE MASSON
- Il y a treize ans, l'ouverture du ennui (te Panama, entre tes deux océans Atlantique et Paeifiquc, a, constitué un événement, considérable dans l'évolution des communications maritimes internationales. Son trafic est passé de 6.125.000 tonnes en 1919, à 26 m illions de tonnes environ en 1926, et l'on prévoit qu'il dépassera 50 millions de tonnes dans l'état actuel. Si même on peut réaliser, un jour, la navigation nocturne, ce chiffre, déjà colossal, sera doublé. A priori, il ne semblerait donc pas que le doublement d'un tel canal s'imposât pour Vinstant. Mais des considérations d'ordre politique, économique et surtout militaire inciteraient les Etats-Unis à construire un second canal, plus important encore que h premier, en tenant compte de ce que les dimensions des écluses du canal de Panama sont presque déjà insuffisantes pour le passage des navires de gros tonnage de la flotte américaine. La conférence de Washington, de 1921-1922, limite bien le développement des armements, mais il est probable que cette convention ne demeurera pas éternelle, et comme « gouverner, c'est prévoir », l'Amérique se préoccupe déjà de se créer un nouveau passage entre le Pacifique et V Atlantique, de façon à ne pas entretenir sans « intereo mm uni cations » deux flottes distinctes. C'est un problème d'ordre international, dont V importance ne doit échapper à personne, si l'on suit au jour le jour les événements politiques qui se manifestent au nouveau continent. Au point de vue exclusivement économique et technique, qui nous intéresse seul ici, il est bon d'examiner le tracé définitif que pourra utiliser un semblable canal de 500 kilomètres, empruntant, par exemple, le grand lac, de Nicaragua, dont la longueur atteint 160 kilomètres. La question d'un nouveau percement, à travers le Centre-Amérique, d'une nouvelle voie maritime interocéanique est un des sujets qui soulèvent, pour l'avenir, des problèmes complexes d'une
- réelle importance.
- La question du canal du Nicaragua est à l’ordre du jour. 11 s’agit de percer à nouveau l’isthme de Panama et, dans quelques années, d’ouvrir au tralie Atlantique -Pacifique une nouvelle voie de communication. A première vue, un travail de cette importance ne s’impose pas - - tout au moins dans des délais si rapprochés. Le canal de Panama est ouvert à la navigation depuis treize ans, et, bien que son tralie ait plus que quadruplé en quelques années, passant de (>.125.000 tonnes en I!)10, première année d'exploitation à peu près normale (le canal a été ouvert à la navigation le 15 août 1914 !...), à 2(> millions de tonnes en 1920, il ne semble pas (pie sa capacité maxima soit près d’être atteinte. On l’évalue à 50 millions de tonnes et même à 100 millions de tonnes, après quelques travaux d'importance secondaire (par comparaison avec la construction d’un nouveau canal), tels que l'éclairage sur toute la longueur pour permettre la navigation nocturne et rendre possible la traversée de nuit comme de jour.
- Si Ton considère la tâche formidable que
- représente le percement d'un canal transocéanique à écluses, il n'est pas étonnant, (pie les autorités américaines se préoccupent déjà des mesures à prendre pour assurer une extension nouvelle du tralie.
- 1/ intervention récente des forces américaines au Nicaragua montre que, si le canal de Nicaragua doit être réalisé, les Etats-Unis veulent s'en assurer la maîtrise, comme ils se sont déjà assuré celle du canal de Panama. D’où les débarquements de troupes, (pii permettront d'éliminer les éléments de troubles — le programme proposé de rénovation financière, (pii assurera leur contrôle absolu sur les faits et gestes du gouvernement local —- la réorganisation projetée d'une police avec cadres et instructeurs américains, (pii maintiendrait définitivement l’ordre pour le plus grand bien des intérêts des Etats-Unis.
- La conférence navale de Genève (juin 1927) a confirmé les préoccupations des Etats-Unis. Us ont déclaré, en principe, qu'il ne serait pas question des problèmes soulevés par l'existence du canal de Panama ni de leurs nouveaux projets.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Le développement industriel des Etats-Unis exige des débouchés nouveaux L’intérêt que les Etats-Unis portent à leurs frères d’Amérique du Sud ne procède pas uniquement de leur fidélité aux principes énoncés dans la doctrine de Mon-roë. mais surtout de leurs besoins économiques. Longtemps, la grande industrie américaine a pu se contenter de son immense marché intérieur pour trouver les débouchés qui lui étaient nécessaires. Washington ne commença à se préoccuper d’intensiiier le commerce extérieur que peu
- d’années avant la guerre, lorsque la production dépassa sérieusement les besoins de la consommation locale, et, dès ce moment là, s’intéressa davantage aux r é p u b 1 i (j u c s centre et sud-a m é r i e a i n e s. Les événements précipitèrent cette évolution, la guerre ayant donné un essor nouveau à la p r o d u c t i o n américaine — tant par suite du développement de la capacité productive des grandes industries, développement facilité par les commandes importantes reçues des nations belligérantes, que parce qu’il fallait répondre aux demandes des Etats neutres, en Amé-
- CKTTK J’I ÎOTOG RAPIDE DU CANAL DK SUEZ K AIT RESSORTI II, PAR OPPOSITION AVEC LA VUE CI-DESSOUS, LA FACILITÉ D'ÉTABLISSEMENT d’lTN CANAL DE PLAINE PAR RAPPORT A CELUI ll’UN CANAL DE MONTAGNE
- CE PASSAGE DU « RELGENLANl) >' DANS LE CANAL DE PANAMA MONTRE QUE I.A LARGEUR DE CE CANAL EST ENCORE TRÈS SUFFISANTE POUR LES GRANDS PAQUEBOTS MODERNES
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- LE CANAL DU NIC Alt AG U A
- •183
- rique du Sud — en Extrême-Orient aussi — privés de recevoir d’Europe nombre de produits manufacturés qui leur étaient indispensables. L’occasion était trop belle pour les Etats-Unis de s’implanter sérieusement dans des marchés nouveaux et d’y supplanter les produits européens.
- A vrai dire, cette première circonstance n’aurait pas sulïi pour déterminer le gouvernement de Washington à terminer le
- La flotte de guerre des Etats-Unis doit pouvoir passer rapidement de l’Atlantique au Paciflque
- Les conséquences entraînées par le développement de la puissance japonaise ont été bien plus directes, beaucoup plus décisives. De même qu’ils avaient des visées sur les républiques Centre et Sud-américaines, les Etats-Unis en avaient sur l’iinmense
- J.K « JJKLGlCNIiAND » DANS DES ÉC'I.USKS DU CANA1. DK PANAMA
- Remarquer la faible largeur des (‘cluses, qui limite le tonnage des navires admis à traverser le canal, surtout en ce qui concerne les navires de guerre, dont les Etats-Unis ne peuvent augmenter les dimensions sous peine d'être obligés de prévoir deux flottes : une pour le Pacifique, une pour VAtlantique.
- canal de Panama. Les exportations manufacturées américaines, qui proviennent presque entièrement des Etats-Est, c’est-à-dire des régions limitrophes de l’Atlantique, ont, certes, pris un nouvel essor dès (pie le Chili, le Pérou, l’Equateur, la Bolivie se sont trouvés rapprochés par cette coupure de l’isthme ; mais, lorsqu’ils prirent à leur compte l'achèvement des travaux commencés par la Compagnie Universelle du canal de Panama, les Etats-Unis n'entrevoyaient pas un rendement commercial Isatis-faisan t dans un avenir rapproché. Il a fallu la poussée de la guerre pour que les comptes du canal pussent être à peu près équilibrés.
- zone du Paeihque. Seulement, alors qu'en Amérique latine il ne se trouvait aucune puissance qui pût leur faire face, il n’en était pas de même avec le Japon, très désireux, lui aussi, de s’imposer dans le Pacifique. Si le percement du canal de Panama était utile aux Etats-Unis, au point de vue commercial, pour rapprocher les centres industriels de l’Est des marchés de l'Amérique du Sud et du Pacifique, il l’était encore plus au point de vue de la puissance navale américaine, la seule sur laquelle Washington pût compter pour assurer sa maîtrise et la liberté de ses opérations commerciales dans des régions lointaines.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Partout dans le Pacifique, les Etats-Unis se trouvent en présence de l’inlluenee japonaise. Or le .Japon dispose daine marine de "lierre parfaitement au point, éprouvée par deux «pierres dont les Nippons sont sortis vainqueurs.
- Les Etats-Unis comprirent qu'il leur fallait être toujours prêts à opposer leurs escadres aux escadres japonaises. (”est alors que le désir très net de terminer le plus tôt possible l’œuvre commencée par une entre]irise industrielle française se précisa dans l'esprit de leur Amirauté.
- Les escadres, quelles qu'elles soient, ne peuvent, en effet, vivre par elles-mêmes. Il leur faut s’appuyer sur des bases terrestres, qui existent généralement par raison historique là où, dans un temps souvent lointain, on a créé un établissement naval, ou pour des raisons d'ordre matériel dans des régions voisines des zones industrielles. ("est le cas des Etats-Unis, dont les arsenaux les plus importants sont installés sur la côte Atlantique.
- Si les Etats-Unis n'avaient pas achevé la construction du canal de Panama et s’ils avaient voulu avoir dans le Pacifique une Hotte équivalente à la Hotte japonaise, il leur aurait fallu non seulement construire et entretenir des escadres importantes, mais aussi créer les bases qui leur étaient indispensables. Ils auraient dû maintenir également leur Hotte de l'Atlantique, car jamais les Etats-Unis ne se fussent contentés de la possibilité de faire passer leur Hotte d'un océan dans l'autre par le détroit de Magellan.
- 'foutes sort(*s de raisons auraient, d'ailleurs, empêché les Etats-Unis de s'en tenir à cette solution : la plus sérieuse était la grande dilliculté d'armer une Hotte aussi importante, par suite de leur impossibilité
- à recruter de très nombreux équipages. On conçoit, dès lors, l’intérêt que présentait pour eux le percement de l’isthme de Panama, non seulement parce qu’il devait faciliter le transit des marchandises américaines et leur acheminement vers les Etats riverains du Pacihquc, mais surtout parce qu’il leur permettait de renforcer considérablement les possibilités d’action de leur Hotte.
- Le canai de Pana* ma est juste suffi" sant pour permettre le passage des grosses unités navales
- Mais, si le canal de Panama permet encore de faire face à nn développement considérable du tonnage marchand en transit, la situation est bien moins favorable an point de vue des besoins de la marine de guerre.
- Bien que très largement tracé, il limite, au point de vue américain, le tonnage des bâtiments de guerre, la largeur de ses écluses correspondant sensiblement aux dimensions des plus grands bâtiments de guerre actuels. Sans la conférence de Washington, (pii a défini, pour quelques années, le tonnage maximum des « capital ships » (cuirassés et croiseurs de bataille), il est permis d'aflirmer que l’on aurait déjà dépassé, pour les grands bâtiments de combat, les tonnages compatibles avec les dimensions du canal de Panama. En 1!)20, les Etats-Unis avaient vu, sans plaisir, certains de leurs adversaires éventuels arriver aux déplacements de 45.000 tonnes : le chiffre de 43.500 tonnes de leurs plus récents bâtiments représentait un maximum, en fonction des écluses de Panama. S'ils n'avaient pu suivre le mouvement les ingénieurs navals n'envisageaient-ils pas déjà des déplacements de 57.000 tonnes? ils auraient dû prévoir deux éventualités : ou bien con-
- ATLANTIQUE
- Can'de Panaml
- ^Oet tde MaqeZIa,
- CETTE CARTE MONTRE LA DIMINUTION 1)K PARCOURS RÉAI.ISÉE, GRACE AU CANAI. DK PANAMA, I*OUR I.K PASSAGE DE I,'ATI,ANTIQUE DANS EE PACIFIQUE DES NAVIRES DES ÉTATS-UNIS
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- LE CANAL DU NICARAGUA
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- sentir à. des dépenses considérables pour aménager le eanal en élargissant écluses et plafond, ou bien admettre que leurs plus puissantes unités et peut-être, un jour, toutes leurs divisions de ligne ne pussent passer d’un océan dans l’autre (pie par le détroit de Magellan, ee qui les conduisait à. accepter à, nouveau le principe de deux Hottes distinctes, l’une dans le Pacifique, l'autre dans l’Atlantique.
- Ce fut donc une bonne fortune pour les Fvtats-Unis, (pie les Anglais, dans les circonstances financières délicates où ils se trouvaient, n’aient pas tenu à, poursuivre la construction de nombreux bâtiments de ligne, coûtant cha-
- l’Ol’R I, K
- CARTE'. INDIQUANT I.KS TRACES KNVISAGKS UUTUII CANA1, DU NICARAGUA (Les traits noirs montrent les différentes solations préconisées, j
- cun quelque six ou sept millions de livres.
- L’idée de la conférence se lit jour, facilitée par d’autres raisons, indépendantes de la question du eanal : le Japon s’y laissa facilement entraîner, pour les mêmes raisons (pie l’Angleterre.
- La conférence de Washington a donné au gouvernement américain un répit sérieux ; mais « gouverner, c’est prévoir », et les accords de 1921-1922 n’auront qu'un temps. L'axe de la politique mondiale s'écarte chaque jour davantage des sphères européennes ; les problèmes du Pacifique prennent de plus en plus d'importance. Les Ktats-l’nis savent qu'il leur faut être prêts à concentrer toutes leurs forces navales dans les eaux du plus grand océan du monde. Chaque année le fait est significatif leurs manœuvres navales ont pour programme (les exercices d'attaque ou de défense du eanal, et les enseignements recueillis confirment le gouvernement américain dans l'idée (pie la sécurité de leur pays dépend surtout du libre passage de sa flotte à travers l'istlune panaméen.
- Malgré (pie les approches en soient bien protégées, les escadres américaines ne pourraient actuellement le franchir qu’unité par unité, et leur concentration ne pourrait être
- aussi rapide (pie le voudraient peut-être les événements dans le cas d'une attaque brusquée. De plus, la région panaméenne est essentiellement volcanique : les travaux et établissement du eanal sont à la merci d'un séisme et aussi des pluies diluviennes de eette région tropicale, dont on peut craindre les conséquences au point de vue des glissements de terrains.
- Le percement d’un nouveau eanal mettrait le gouvernement américain à l'abri de ees circonstances malheureuses. Bien entendu, il faut le concevoir sur (les données telles qu’il conviendrait aux unités les plus formidables, et il assurerait à la Hotte des
- t a t s -Unis deux voies pour passer d'un océan dans l'autre, ce qui serait un avantage stratégique considérable.
- Ce que sera le canal du Nicaragua
- Le trac é exact du eanal du Nicaragua n’est, pas encore exactement défini; plusieurs solutions sont, en effet, possibles. Toutes préconisent naturellement l'utilisation du grand lac du Nicaragua, vaste nappe d’eau d’environ 1(»() kilomètres de long sur 9(> kilomètres de large, dont la profondeur atteint jusqu’il 25 mètres. On est également d'accord pour le tracé sur le versant Atlantique. Le eanal partira de San-Juan-del-Nortc (Greytown) pour aboutir à, San-Carlos sur le. lac, après avoir suivi pendant 150 kilomètres environ le cours du Rio San Juan, fleuve qu’il est possible de draguer à la profondeur convenable et dont la largeur varie entre 100 et 800 mètres, ee (pii est largement suffisant. On pense que trois écluses suffiront pour rattraper la différence de niveau de 40 mètres qui existe entre le lac de Nicaragua et l’Océan.
- A partir du lac, il est deux solutions pour le percement du canal, chacune d'elles pouvant comporter trois variantes.
- Dans sa partie la plus large, le lac du Nicaragua n’est séparé de l’océan Pacifique (pie
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- par une bande de terre relativement étroite, une vingtaine de kilomètres : l"istlune de Rivas. On pourrait assez 'facilement percer cet isthme et, en profitant du eol de Guyos-eol, n’avoir à rattraper qu’une différence de niveau un peu supérieure à 52 mètres, ce qui nécessiterait quatre écluses.
- Dans la seconde solution, les navires traverseraient le lac de Nicaragua dans sa plus grande longueur, puis le lac de Managua, dont le niveau est d’une dizaine de mètres plus élevé. Là encore, il y aurait trois variantes pour en l'aire aboutir le tracé dans les eaux du Pacifique. Celle qui paraît répondre le mieux aux intérêts des Américains, à leurs besoins stratégiques surtout, consisterait à suivre le cours de deux rivières, le Rio Santa-Ana et l’Estéro-Réal, pour atteindre le golfe de Fonseca : il serait facile d’en défendre les approches contre une attaque par mer. Mais c’est là le parcours le plus long, puisque de Fonseca à San-Juan -del-Nortc la distance dépasserait 500 kilomètres, tandis que de Brito (un des points de l’istlune de Rivas où pourrait aboutir le canal dans le cas de la première solution) jusqu’à San-Juan il n’aurait guère <pie 275 kilomètres. Dans les deux cas, d’ailleurs, les travaux de percement proprement dits seraient sensiblement les mêmes : une soixantaine de kilomètres.
- Sur lequel de ces tracés se fixera définitivement le choix des autorités américaines, nous ne pouvons le dire ; ee qu’il faut retenir, c’est que, par le traité signé le 5 août 1014 entre les États-Unis et le Nicaragua, cette dernière puissance a consenti à bail, pour quatre-vingt-dix-neuf ans, à l’Amirauté américaine le droit de créer une base navale avec les défenses nécessaires dans la baie de Fonseca, ainsi que deux petites îles à proximité de la côte Atlantique du Nicaragua, qui seraient aménagées dans le même but. Le même traité concédait, à perpétuité, aux Etats-Unis le droit de construire éventuellement un canal interocéanique, moyennant paiement d’une somme de trois millions de pesos-or. L’aménagement définitif d’un arsenal américain à Fonseca entraînerait vraisemblablement le choix du tracé Baie de Fonscca-San-Juan-dcl-Norte. Il semble (pie, pour des raisons d’ordre géographie pie, ce soit également celui qui s’impose ; ee serait, en effet, le tracé qui utiliserait le mieux les avantages naturels de la région : lacs et rivières, celui qui connaîtrait les moindres différences de niveaux, toutes
- choses intéressantes à, considérer dans une région aussi volcanique et pluvieuse que celle de Panama. Or, nous l'avons indiqué, séismes et glissements de terrains, dus aux pluies, sont deux des dangers les plus sérieux qui -menacent le canal de Panama.
- Le canal du Nicaragua apparaît comme un des éléments indispensables dans un avenir prochain à la sécurité et à la prospérité américaines. Sa réalisation n’est très probablement qu’une question de temps, et ce n’est, certes, pas le coût formidable des travaux à engager qui arrêtera un pays aussi riche et aussi soucieux de scs intérêts.
- Il est à peu près certain que le canal de Nicaragua, s’il est construit, comportera des écluses de dimensions très supérieures à celles du canal de Panama. Celles-ci sont, cependant, d’une longueur et d’une largeur respectables : 805 et près de 34 mètres, respectivement.
- Bien peu de personnes se seraient imaginées, il y a vingt ans — alors qu’on les édifiait - qu’elles deviendraient si rapidement insuffisantes. Les plus puissants cuirassés prévus en 1907 ne dépassaient pas 170 mètres de long et 20 à 27 mètres de large. Mauretania et Lusilania, qui étaient, à cette époque, les plus grands paquebots du monde, mesuraient seulement 240 mètres de long, et l’on n’envisageait le transatlantique de 300 mètres ([ue comme une éventualité lointaine...
- Et voici que deux bâtiments de cette dimension viennent d’être mis sur cale. Leur construction, il est vrai, ne saurait inquiéter les ingénieurs du canal de Nicaragua, car de tels bâtiments sont conçus pour le trafic très spécial du Nord-Atlantique, et l’on ne verra jamais, sans doute, des bâtiments de commerce aussi formidables sur les routes maritimes du Centre-Amérique.
- Mais il n’en est pas de même pour les bâtiments de guerre ; nous avons indiqué que les plus récents cuirassés américains avaient tout juste la largeur voulue pour transiter à travers le canal de Panama. Comme il est loisible de penser que les stipulations du traité de Washington ne demeureront pas toujours en vigueur, il n’est pas défendu de voir réaliser, un jour, ee cuirassé de 50.000 à 00.000 tonnes, dont les ingénieurs anglais avaient déjà tracé les plans en 1920. On peut donc, sans risquer de se tromper beaucoup, prédire que les écluses du futur canal mesureront de 350 à 400 mètres de long et de 40 à 45 mètres de large.
- IIknhi Lk Masson.
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- LES MYSTERES DU VOLCANISME ET DES TREMBLEMENTS DE TERRE DÉVOILÉS PAR LA SCIENCE MODERNE
- Par Emile BELOT
- VIC E - P R É S11) E N T DK LA SOCIÉTÉ ASTRONOMIQUE DE KliANCE
- Les grandioses et terribles manifestations qui bouleversent notre globe ont toujours incité les savants à en pénétrer les causes. L'expérimentation (c'est-à-dire l'expérience répétée à volonté dans des conditions déterminées à l'avance) fait, en effet, défaut dans l'étude de ces phénomènes. Récemment (1), le professeur Houllcvigue exposait ici les idées modernes sur la, foudre et laissait entrevoir la poss’i.bilité de procéder, précisément, à cette expérimentation, grâce aux tensions obtenues aujourd'hui dans les laboratoires, tensions qui atteignent le million de volts. Grâce à la-physique et à la chimie, on a, pu étudier le mécanisme de l'éclair et l'analyser, et, grâce à la: collaboration des physiciens, des chimistes et des géologues, l'on peut maintenant éclaircir les mystères du volcanisme et des tremblements de terre. Notre éminent collaborateur, M. Emile Belot, n'a-t-il pas déjà, depuis plusieurs années, reproduit au laboratoire un volcanisme expérimental qui réalise, tous les effets du volcanisme naturel (2) ? Nos lecteurs trouveront ici, un remarquable exposé des théories les plus modernes relatives aux éruptions 'volcaniques
- comme aux autres séismes.
- Répartition des volcans et des tremblements de terre à la surface du globe
- a répartition en latitude, ou en rapport avec la mer, des volcans et des tremblements de terre va nous fournir une première donnée importante des problèmes du volcanisme. La statistique de Mercalli, portant sur 415 volcans actifs ou quiescents depuis trois cents ans, montre qu’il y en a 244 dans les îles,
- 100 en bordure des continents à moins de 200 kilomètres des côtes, et seulement 11 au centre des continents.
- Il y en a 200 entre les tropiques et 149 seulement sur le reste de la Terre, soit 2,7 fois plus par unité de surface entre ces tropiques qu’au delà.
- On voit ici l’iniiuence certaine de la mer sur la production du volca-
- (1) Voir La Science et la Vie, n°130, page 285.
- (2) Voir La Science ell a Vie, n° 48, page 11.
- nisme, et l'on sait qu’entre les tropiques il y a une quantité d’îles volcaniques, qu’on ne trouve qu’en très faible nombre aux hautes latitudes.
- M. Maurain, le savant directeur de l’Institut de Physique du Globe, a fait, en 1927, un travail sur la répartition en latitude des 1.551 tremblements de terre, dont 800 se sont produits entre les tropiques et seulement 691 au delà. Mais, si l’on tient compte seulement des 542 tremblements de terre enregistrés à grande distance, c’est-à-dire les plus importants, on trouve qu’il y en a, à surface égale, 2,4 fois plus entre les tropiques qu’au delà.
- Ces résultats sont tout à fait du même ordre que ceux constatés pour les volcans. Remarquons, en passant, que la Terre ressemble, à cet égard, au Soleil, dont les taches présentant la forme de volcans avec cratères ne dépassent guère les latitudes + 80°. D’ailleurs,
- FIG. 1. - CURIEUX DESSIN EFFEC-
- TUÉ EN 1822 PAR POULET -SCROPE ET REPRÉSENTANT L’ÉRUPTION DU VÉSUVE
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- parmi les tremblements de terre, nous devons reeonnaître qu'un certain nombre ont une origine tectonique (glissements de terrains, etc...) et n'ont rien de commun avec les tremblements de terre d’origine volcanique.
- Les effets du volcanisme sont très variés
- 11 importe de connaître tous les effets du volcanisme, pour n'en laisser aucun sans explication : il faut donc élargir la notion ordinaire du volcanisme, pour l'étendre à toute action, sensible à la surface, des vapeurs ou gaz sous pression qui se forment et se déplacent à l'intérieur des couches terrestres. Parmi ces actions se trouveront celles des tremblements de terre volcaniques et des raz de marée.
- Le dessin si suggestif fait par le géologue Poulet - Scrope de l’éruption du Vésuve, en 1822, va nous faire comprendre le volcanisme classique. Le cône d u V é s u v e émet, par la cheminée qui débouche au fond du cratère, une colonne de vapeurs et de cendres s'élevant à 8 kilomètres de hauteur (1) ; le sommet du Vésuve n'est, qu'à 1.100 mètres d'altitude. Lue partie des cendres retombe sur les pentes de la montagne, mais les parties les plus légères montent dans les régions froides de l'atmosphère, où la vapeur d'eau se condense en pluies, en sorte que, sur la partie gauche de la région ligurée, c’est, de la boue qui tombe. On comprend ainsi comment Pompéi, en 70 de notre ère, a été couverte de cendres, tandis qu’IIereulanum, situé plus à l’est, a été enterré dans de la boue (pii, actuellement, donne beaucoup de difficultés aux Italiens qui déblaient la malheureuse cité.
- Untre deux éruptions (ainsi en avril 1912,
- (1) I.e transport riipidi'dc iwticules à des niveaux divcTsenu'ut ionisés détermine la formation d’éclairs, figurés sur le dessin vers (i kilomètres de hauteur.
- après l’éruption de 1906), les vapeurs forment, une ceinture qui se condense à la partie haute du cratère, que j'ai photographiée à cette époque. On peut, avec quelques dillicultés, descendre dans le cratère, en se protégeant contre les nappes d’anhydride carbonique qui sont au fond. Les aiguilles des appareils sismographiques sont constamment en mouvement à l’observatoire du Vésuve situé à 1.000 mètres. Ce sont, des mieroséismes insensibles, indiquant, le travail souterrain des vapeurs ; on ne peut mieux le comparer qu’au bruissement, d’une casserole vers 70°, lorsque les bulles d’air
- commencent à se dégager de l’eau qui va bouillir.
- Les cendres volcaniques légères sont capables de faire le tour du monde dans la haute atmosphère, comme on l’a constaté après l’éruption du Kra-katoa.
- Un volcan peut rejeter toute autre matière que des vapeurs, des lapilli et des cendres ; c’est ainsi (pie, dans l’éruption de 1865,•rutila a vomi des millions de mètres cubes d’eau, (pii ne peuvent guère avoir été empruntés qu’à la mer.
- Les geysers n’émettent que de l’eau bouillante ayant, dissous un peu de silice, qui s’accumule autour de la bouche.
- Les volcans de boue se forment dans les terrains faciles à désagréger. Mais il y a des volcans qui se contentent de pousser en l’air le bouchon de basalte ou d’andésite qui obstrue la cheminée. Dans le Velay, autour du Puy, se trouvent de nombreuses poussées de colonnes basaltiques verticales qu’on appelle sucs dans le pays.
- Le Pic du Midi d’Ossau, qui dresse sa masse imposante de 1.000 mètres au-dessus du plateau, à 1.800 mètres, est un dôme abrupt, à la base duquel ont jailli quelques coulées de lave.
- L’aiguille d’andésite, dont le savant vulea-
- fig.2. cf.ttf. piiotogkaimiik nu vksuvk montiik i„v
- I>IFFKHKXC'K K NT H1Î I,A liKAI.lTF. F.T T/K DF.SSIN (FIG. 1)
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- nologue Lacroix a suivi l’ascension au sommet de la montagne Pelée, après la catastrophe de Saint-Pierre, fut cause, par l’obstruction de la cheminée volcanique, de l’éruption latérale de nuées ardentes, qui, en quelques instants, s’étendirent vers la capitale de la Martinique et en firent périr les 25.000 habitants.
- Souvent, les laves ne reçoivent pas des vapeurs une pression suffisante pour les faire monter jusqu’au sommet du volcan. Elles se déversent alors par ses bouches latérales, à basse altitude, comme dans certaines éruptions de l’Etna. Un cas unique et grandiose est celui du Maunaloa, dont le déversoir de lave est le grand lac cra-térique du Ivilaua, situé à 1.400 mètres seulement : quand le niveau du lac s’élève et que les laves manifestent une grande activité, on peut être assuré (pie, quelques heures après, une éruption se produira au sommet supérieur situé à 4.300 mètres.
- Enfin, il y a des « volcans manqués », dont la lave n’a pas la force d’être expulsée jusqu’à la surface ; elle s’insère alors entre des couches terrestres assez profondes, où elle s’étale horizontalement : ce sont les laccolith.es.
- On voit ici un effet du volcanisme, invisible à la surface ; mais il y en a d’autres : ce sont les tremblements de terre et les raz de marée actuels et, chose plus imprévue, dans le passé, la production de la houille. D’après le savant géologue Barrois, s’il y a quatre cents couches de charbon superposées dans le bassin franco-belge, c’est que « la période carbonifère a vu à la fois, en France, une des plus grandes manifestations de l'activité interne du globe et celle des plus grandes accumulations houillères «.Quand les forêts de sigillaires et de cycadolilicinées avaient été favorisées dans leur végétation pa r l’anhydride carbonique, la potasse et le fai-
- ble degré géothermique du sol (ainsi qu’on le voit, aujourd'hui, en Limagne), les émissions périodiques des roches intrusives ou des volcans provoquaient des avalanches recouvrant d'un linceul les zones forestières noyées. Le nombre des éruptions alternant' avec les périodes de repos, favorables à la végétation, marque le nombre des couches de houille séparées par des couches stériles où l’on a retrouvé les résidus des roches volcaniques ou granitiques.
- A l’époque actuelle, comment admettre (pie la chaudière terrestre n'a d'effet,dans les couches terrestres, que par les éruptions volcaniques? Nos chaudières industrielles ne manifestent -elles leur existence que par des explosions, alors qu’elles s’emploient beaucoup plus, heureusement, à répandre sans bruit la chaleur et la force dans nos usines ? Si donc nous voulons percer le mystère du volcanisme, ce n'est pas sur la manifestation finale de l’éruption qu'il faudra porter nos regards, mais suivre en physicien la production et la circulation souterraines de la vapeur dans la chaudière terrestre.
- Objections contre la théorie marine (ou mieux hydrique) du volcanisme
- Mais les géologues sont tellement habitués à prendre l’histoire de la Terre par sa fin qu’ils ne s’étonnent nullement du manque de logique de cette méthode à rebours appliquée à tous les phénomènes terrestres actuels.
- Des physiciens comme Brun, de Genève, et plusieurs volcanologistes italiens veulent-ils prouver que l’eau n’est pour rien dans le volcanisme ? Ils iront en pleine éruption, au Vésuve ou à l’Etna, prélever, au prix de difficultés et de dangers sérieux, des gaz sous la couche des laves en mouvement. Ils croient triompher parce qu’ils n'y ont pas trouvé de vapeur d’eau. Cette constatation
- KIO. 3. UNK CURIOSITÉ VOl.CANIQl'K
- L'aiguille d'andésite (roche éruptive de couleur foncée) tpii surgit au sommet de la montagne Pelée, en 1902, après la catastrophe de Saint-Pierre ( Martinique).
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- ne prouve rien ; la vapeur d’eau peut avoir ét é le moteur du volcanisme et avoir disparu. Faisons passer un courant de vapeur sur la pyrite ou des carbures métalliques à haute température, le 1er et les métaux décomposeront l’eau, s’oxydant à ses dépens, et il ne restera que les hydrogènes sulfurés et carbonés, précisément ceux que l’on trouve dans les émissions volcaniques.
- D’ailleurs, M. Lacroix a découvert des laves dites analcimes qui contiennent jusqu’à 2 % d’eau de constitution, dont le départ n’a
- mobile et de porter des calories à grandes distances. Cette propriété bien connue n’est-elle pas couramment appliquée dans les chauffages centraux urbains ?
- On a objecté, à la théorie marine du volcanisme, l’existence de volcans au centre des continents (11 sur 415, d’après Mercalli), comme s’il n’y avait pas d’eau se concentrant dans les bassins intérieurs des continents sans communication avec la mer ; dans l’un et l’autre cas, c’est toujours l’eau qui est le moteur du volcanisme. Mais il y a
- l’IG. 4. -- l’IIOTOGRAlUIlK DU C'HATKRE DU MII.IKU DK I/KTXA, VU DK I/KST, EN 1892, MONTRANT
- I.K DKGAGKMKNT CONSTANT DK VATKUKS
- lieu qu’à la température de 500°. Ce fait montre bien la présence de l’eau au moment de la formation de ces laves.
- De Lapparent, n’ayant en vue que les laves (matière passive dans le volcanisme) à 1.200°, veut prouver (pie le niveau où elles se produisent est bien au-dessous de 16 kilomètres sous des sommets de 8.000 mètres, c'est-à-dire au-dessous du fond des mers les plus profondes, parce qu’avec le degré géothermique 80 mètres, on ne trouverait à ce niveau profond que 500°. Mais il ne fait pas attention que dans les terrains volcaniques, même sans éruption depuis des milliers d’années, le degré géothermique tombe à 14 mètres, parfois à 10 mètres, et que le propre de la vapeur d'eau est d’être
- infiniment plus d'eau dans la mer que dans les bassins continentaux, ce qui explique aisément la faible proportion des volcans au centre des continents. Une remarque s’impose ici : l’eau douce dissout beaucoup de calcaire, alors que l’eau de mer en contient très peu, d’où il résulte que les conduits intérieurs, où circule l'eau douce sous les volcans continentaux, seront rapidement bouchés par le calcaire, comme le seraient les tubes d'une chaudière industrielle. Alors le volcanisme continental s’arrêtera et ne pourra reprendre qu’à la faveur d’effondrements terrestres, capables de donner à l’eau douce de nouveaux passages souterrains, tandis que les sels de la mer sont volatils et peuvent subir la fusion aqueuse, ce qui
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- débouche les conduits par lesquels s’alimente d'eau de mer le volcanisme près des eûtes.
- Les belles expériences d’Armand Gauthier tint conduit à une théorie du volcanisme adoptée par Stanislas Meunier et qui paraît erronée. En chauffant au rouge le granit, roche fondamentale, A. Gauthier en a fait dégager l’eau de constitution qui se décompose et donne de l’hydrogène, du méthane, de l’oxyde de carbone et de l’anhydride carbonique, tous gaz que l’on trouve émis par les volcans. Si donc des masses de roches participaient à un effondrement (les effondrements ont été mis à la mode en géologie par Suess), les précipitant dans des couches à haute température, elles pourraient produire des effets volcaniques par le dégagement de gaz et de vapeurs.
- Mais ces prétendus effondrements donneraient à la surface des tremblements de terre avec dénivellation énorme, alors que le maximum de dénivellation dans les tremblements de terre n’est que de quel-quesdécimètres. Nous verrons que les gaz d’Armand Gauthier peuvent aider l’action volcanique, non par descente des roches, mais par ascension de la chaleur autour des cheminées des volcans, liaug a formulé plusieurs objections, qui sont sans valeur au regard de la physique de l’eau et de la vapeur :
- 1° La mer étant, indéfinie, le volcanisme devrait se poursuivre sans arrêt ; liaug n’oublie qu’une chose : c’est que l’eau de mer contient, 3,05 % de sels divers, la plupart volatils à haute température, mais qui obstruent, périodiquement, les conduits souterrains où circule l’eau de mer ;
- 2° Beaucoup de volcans des Andes sont à près de 200 kilomètres de la mer. Mais, quand il s’agit, des puits artésiens de la Seine, l’auteur nous démontre que leur eau provient des infiltrations dans les sables verts de
- l'aptien de la haute vallée de l'Aisne. Ainsi l'eau douce, sous une pression de 150 mètres au plus, pourrait parcourir 200 kilomètres jusqu’à Paris,et l’eau de mer, beaucoup plus abondante, serait impuissante à aller, en vapeur, à 200 kilomètres alimenter le volcanisme dans les Andes !
- 0° L’eau de mer se transformant en vapeur sous pression, dans les profondeurs de l’écorce, doit, par cette pression même, être repoussée des conduits qui l’ont amenée des fonds marins. Pour répondre à cette objection, nous observerons id’abord que la chaudière terrestre doit être semblable aux chaudières industrielles, où jamais le chemin suivi par l'can pour aller se vaporiser n'est celui que suit la vapeur produite. 11 nous reste à préciser par la physique le chemin (pie suit la vapeur dans la chaudière terrestre.
- Nouvelle théorie hydrique ou marine du volcanisme
- J’en ai indiqué les principes dans mon livre sur : l'Origine des formes de la Terre. Imaginons une coupe de la côte de l’Amérique du Sud bordant le Pacifique. Les Andes dominent de 4.000 mètres l’Océan, dont les fonds atteignent facilement 2.000 mètres de profondeur. Supposons qu’à cette profondeur, une fissure F entre deux couches géologiques imperméables permette à l’eau, sous la pression de 200 atmosphères, de descendre dans la croûte. Si les couches sont en pente vers le continent, l’eau gagnera le dessous des côtes en se réchauffant, de plus en plus en profondeur. Quand l’eau entrera-t-elle en vapeur ? Quand elle rencontrera l’isogéotliermc de 3(55°, car, à cette température, qui est la température critique de l’eau, elle se vaporisera, même si la pression dépasse 194 atmosphères, pression critique de l’eau. Voici donc l’eau marine au point C, exerçant en Ions sens une pression supérieuer
- l'IG. 5. — I,K FORMIDABLE DÉGAGEMENT DK
- FUMÉES ISSUES DE I.A MONTAGNE PELÉE EN 1902 (MARTINIQUE)
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- à 200 atmosphères. En profondeur, cette pression pourra atteindre la couche de lave sur l'isotherme I) de 1.100°; mais <|iiclles sont les formes de ees isothermes à l'intérieur du continent? On sait qu'elles sont, en général, parallèles au profil F A de la surface. Ainsi l’isogéotherme de 305° aura la section C (" parallèle à F A. La vapeur peut-elle exister entre C (" et FA ? Non, car elle s’y résoudrait, en eau n'exerçant plus de pression élastique et, par suite, aucune pression capable de refouler l’eau arrivant dans le conduit FC, comme le supposait llaug.
- La surface dont la coupe est C C” sera donc la plus haute que puisse atteindre souter-rainement la vapeur sous pression ; et, comme la vapeur est plus légère que l’eau, qui tend à se répandre en dessous de C en refroidissant les couches inférieures, la vapeur montera le long de C (1\ comme pour gagner le sommet de l’a l a m l > i e te r r e stre. Le s vapeurs Ir, qui, en profondeur, ont capté des calories au-dessus de 3(>5°, remonteront, vers la surface extérieure.
- Ainsi, l’isotherme de 3(>5° va remonter de C (" en C, {Y se ''approchant du sommet des montagnes côtières. Il se peut que la vapeur sous pression trouve une issue extérieure en A, et
- voilà le volcanisme hydrique commençant à fonctionner avec explosion, expulsant des blocs de roche, d’où creusement, progressif d’un cratère, les matériaux expulsés exhaussant les rebords du cratère, qui prend l'aspect d'un cône volcanique.
- Mais, le plus souvent, la vapeur d'eau à haute température attaquera, les roches traversées, (pii fixeront son oxygène, libérant l'hydrogène, et lui céderont carbone et soufre pour produire, les hydrogènes sulfurés et earburés. Naturellement, les sels de la mer, volatils à haute température, mélangeront leurs chlorures, iodures et, bromures au gaz du volcan.
- Mais tout ce (pii précède n'explique qu’un volcanisme émettant, des gaz et vapeurs variés : comment la lave de densité 2,7 peut-elle remonter de 5 à 8 kilomètres de profondeur jusqu’aux sommets des volcans des Andes, ce (pii semble exiger une pression
- Andes
- FIC. ().---SCIIKMA
- 1)F. I, A TU KOHI F.
- NOrVKT.l.K 1HT VOl,-CANIN.MK, DKS TR KM 1ÎI.KM K. XTS 1)K TK.liRK. KT DKS K A Z DK MAH KH, R A H .M. KMII.K 15KI.OT (Voir Vexplication dans le texte.)
- de 2.000 atmosphères? C’est, tout simplement. <pie la cheminée volcanique .1 II n’est remplie de lave compacte que sur une faible hauteur II IF. A partir d'un certain niveau IF, les gaz et vapeurs sous pression disputent victorieusement à la lave leur droit à la sortie en A, en sorte que sur la hauteur IFA ils occupent un volume de beaucoup supérieur à celui de la lave ; en un mot, il se forme une émulsion de vapeurs et de lave, et le poids de la colonne d’émulsion II'A peut ne pas donner en IF une pression de plus de 200 à 300 atmosphères.
- La pratique industrielle des retours d’eau de condensation dans les chauffages à vapeur . ,-v confirme aussitôt cette explication : on remonte couramment de l’eau chaude à 100° de 10 mètres de hautuer avec une pression de 0,1 atmosphère, qui ne correspond qu’à une hauteur de 1 mètre d’eau ; et ce résultat est obtenu grâce à la réalisation d’une émulsion eau c.haude-vapeur d’eau dans la conduite de refoulement en hauteur.
- Plusieurs preuves existent du fait que la lave arrive émulsionnée par des vapeurs sous pression au fond des cratères. La pierre ponce n’est que de la lave pleine de gaz, qui la rend plus légère que l'eau. Lorsque la pression des gaz est suffisante, en se détendant, ils pulvérisent la lave sous forme de cendres volcaniques. La lave ne s'étend en coulées, à l’extérieur des cônes volcaniques, (pic lorsqu’elle s’est débarrassée des gaz et vapeurs dans les explosions cratériques.
- Maintenant, on peut comprendre comment une éruption peut cesser après un paroxysme : dans les conduits souterrains, tels que F C, le sel marin se dépose 'après vaporisation de l’eau ; ces conduits s’obstruent progressivement et font cesser la circulation de l’eau marine, (pii, d’ailleurs, refroidissant les couches terrestres, avait fait descendre les isogéothermes, tels (pie (V La circulation d'eau froide cessant, les isogéothermes remontent dans le sol, ce qui peut, au bout de quelques années, amener les sels à la fusion et déboucher ainsi les conduits souterrains,
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- LES IDEES MODERNES SUR LE VOLCANISME
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- ri (j. 7. -
- JL’KUT
- qui rendent au volean toute son activité.
- Si cette théorie correspond à la réalité, la reprise d’activité d’un volcan doit commencer par des fumerolles sèches à haute température (500° à 600°) et chlorurées. C’est bien ce (pie l’on a constaté au Vésuve.
- Les lois de la volcanicité
- De ce qui précède, nous pouvons déduire les lois de la volcanicité. On voit (pie plus l’isotherme de 305° sera voisine de la verticale, plus la vapeur formée aura de force ascensionnelle et moindre sera la longueur souterraine qu’elle aura à parcourir pour atteindre la surface. Dès lors, on peut énoncer la loi suivante : la volcanicité est proportionnelle à la raideur des versants le long des côtes et à la convexité des versants vers la mer.
- La convexité en plan des surfaces vers la mer concentre, en effet, les vapeurs vers leur centre de courbure. C’est ce qui explique que toutes les îles situées en pleine mer soient volcaniques ; le relief, sur le fond des mers, ressemble, en effet, à un cône concentrant les vapeurs vers son sommet.
- 11 faut rapprocher la loi précédente de la loi de Mon-tessus de Ballore : la sismicité est proportionnelle à fa raideur <Ies versan ts.
- Nous avons vu qu’il faut une fracture au fond d’une mer côtière pour déterminer le volcanisme, mais cette condition ne sullit pas. Les géologues imaginaient bien
- (pie le volcanisme ne pouvait naître que sur des lignes de fracture, qu'ils identifiaient plutôt à des failles dues à des effondrements, d'où possibilité, pour la lave, de surgir entre deux voussoirs séparés par ecs cassures. Mais si la fracture F, au lieu d’amener par gravité l’eau de mer sous le continent, en
- — L EXPERIENCE 1HT VOLCAN ISM K ÊTRE .FACILEMENT EFFECTUÉE
- On peut réaliser facilement cette expérience avec de l'eau et de l'air. Remplissons d'eau rougi e un flacon II à tubulure inférieure munie d'un tube T T’ de plusieurs mètres de hauteur. Faisons déboucher en II’ un tube latéral, par où arrivera la pression de l'air soufflé en S, pression qui s'exerce aussi sur la surface II de l'eau contenue, dans le flacon. L'air soufflé fera, monter le liquide en II’, où un con flit s'établira cidre l'air sous pression et l'eau pour sortir par le même orifice T’. De II’ en T’, on ivrra l'émulsion des deux fluides monter et produire ce phénomène paradoxal : avec le souffle des poumons, capable seulement de produire une pression de 50 centimètres d'eau, on verra l'eau -monter jusipi'à 2 mètres de hauteur. C'est le même phénomène qu'éi une échelle grandiose produit la vapeur d'eau pour remonter la lave éi plusieurs kilomètres de hauteur. Mais la même expérience va nous donner un autre renseignement : branchons en A un tube en U. Ce tube A B va servir de déversoir éi une partie du liquide qui montait de II’ vers T’; en réalité, ce liquide, a été remonté du niveau II au niveau A, tandis que le liquide, émulsionné remonte jusqu'au niveau T'. C'est, précisément ce qui se produit au volean du Mauiudoa, dont le déversoir inférieur est le lac de lave du Kilaua.
- suivant la pente F C dirigée vers lui, introduisait l’eau entre deux couches F C\>, dont la pente fût dirigée vers le large, on voit de suite que l’eau n’aurait aucune tendance à entrer en vapeur sous le continent, c’est-à-dire à produire des volcans. La condition du volcanisme est donc la suivante :
- Pour qu’une fracture au fond des mers produise le volcanisme, il faut qu’elle rencon-tre des couches en pente vers le continent
- Une vérification grandiose de ces principes nous est présentée par l’Amérique du Sud et l’Afrique du Sud. Tous les géologues connaissent le contraste frappant, mais inexpliqué, qui existe entre les côtes pacifiques de l’Amérique du Sud, riches en volcans et en tremblements de terre et ses côtes atlantiques, qui, comme celles de l’Afrique du Sud, ne connaissent ni v o 1 c a n i s m e n i séisme. Voici l’explication : il est visible, par les versants de ecs continents, (pie le bloc sud-américain et le bloc sud - africain, considérés comme n a g e a n t sur 1 e magma en fusion, ont basculé tous deux vers l'Atlantique. La côte pacifique de l’Amérique du Sud s'est bien relevée, car on y constate des terrasses marines à des altitudes va riant de 70 mètres à 430 mètres, d'après Uuclis. Comment ces phénomènes grandioses de basculement de continents ont-ils pu se produire avant l'ère tertiaire? Nous avons été amenés à penser que le Pacifique, le plus ancien des océans, avait d’abord 0.000 mètres de profondeur, car quelques fosses ont encore cette profondeur. A la même époque,
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- l’Atlantique était une mer peu profonde. La rupture des terres formant digues du Pacifique, au sud du cap llorn et dans l’Amérique Centrale, permit au Pacifique de déverser près de 3.500 mètres de hauteur d’eau dans l’Atlantique.
- Le fond du Pacifique, déchargé de ce poids d’eau, se releva de E en Fx, entraînant le relèvement de la cote ouest de l’Amérique du Sud, tandis que, par la surcharge d’eau, le fond de l’Atlantique s’enfonçait de A Æ à At A\, entraînant les eûtes de l’Atlantique dans eet affaissement. On voit nettement sur la figure que le fond F1 est en pente vers le continent, tandis que les fonds Atlantique A1A\ sont en pente vers le large. Ainsi, conformément aux principes ci-dessus, les fissures du fond Pacifique feront descendre l’eau génératrice du volcanisme sous le continent, tandis que les fissures (les fonds Atlantique éloigneront l’eau des eûtes.
- Une autre conséquence de e e s m o u v c -mentsdesfonds marins se précise aussitût : la ligne A A', liguréc schématiquement par une ligne droite, est, en réalité, un are de parallèle d’environ 5.000 kilomètres. En descendant de A A' en At A\ pour se rapprocher du centre de la Terre, il ne peut conserver sa longueur qu'en prenant une forme ondulée (pii relève son milieu en M. Ainsi s'explique l'arête médiane parallèle aux eûtes des deux continents, (pii a la forme d’un géanticlinal sous-marin du sud au nord de l'Atlantique ; cette arête M, d'après le sens de ses fractures et de ses pentes, sera volcanique d'après notre théorie, et elle l'est, en effet. Sur la ligure, les positions anciennes
- des blocs sud-américain et africain ont été tracées en pointillé et leurs positions actuelles en traits pleins.
- Puisque le milieu M de l’Atlantique s’est relevé par la compression tangentielle due au
- basculement des deux continents, ce fait montre que l’Amérique du Sud 11e s’est pas éloignée de l’Afrique en dérivant vers l’ouest, comme le voudrait la théorie de Wegener : cette dérive aurait empêché le soulèvement médian et volcanique que l’on constate dans l’Atlantique.
- Tremblements de terre volcaniques et raz de marée : leur explication
- Jusqu’ici, nous n’avons expliqué que le volcanisme igné ayant sa source dans l’eau marine ou continentale pénétrant dans la profondeur de la croûte et s’y vaporisant. Mais si l’eau et la vapeur sous pression ne peuvent
- trouver une issue par une cheminée volcanique, quel travail vont-elles effectuer à partir du point vaporisation, dans la région souterraine envahie par la vapeur?
- Laissons d’abord parler les faits. Les tremblements de terre récents de Bulgarie et d’Asie Mineure ont été accompagnés de formidables grondements souterrains et de venues d’eau considérables, parfois chaudes, comme au sud de Sinyrne. Avant le terrible tremblement de terre du Japon, le lor septembre 1923, l'eau du lac ITakonc, au sud du Fusyama, était montée de 2 mètres à plusieurs reprises en lace de Tokio ; les eaux du golfe s'étaient troublées par des boues rougeâtres remontant du fond, et la surface de
- Andes
- FKl. .3. — BASCULE VERS 1,’ATLANTIQUE DE L’AMÉRIQUE DU SUD ET 1JE I,’AERIQUE AYANT DÉTERMINÉ LEURS SÉISMES ET LEUR VOLCANISME
- Bandes sismiques du Guatjemala daprèsV.de Putte
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- F ICI. 9. RANUES SISMIQUES DU GUATEMALA, D’APRÈS
- VAN DE BUTTE, ENTRE LESQUELLES SE TROUVENT DES BANDES ASISMIQUES ET SANS VOLCANS
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- LES IDÉES MO DE li N ES SUR LE VOLCANISME
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- la rade s’était couverte de poissons morts, indice d’arrivée d’eaux chaudes dans le fond.
- Un raz de marée très violent détruisit, à l’entrée du golfe, les villes de Ivozu et d’Oda-wara. Il faut préciser ici en quoi consiste un raz de marée : la mer se retire subitement à plusieurs kilomètres de la côte, comme absorbée dans les profondeurs sous-marines ; puis, pour reprendre son équilibre horizontal, elle lance du large une vague formidable à l’assaut de la côte; cette vague peut avoir de 20 à 50 mètres de haut ; elle est suivie de plusieurs, de moins en moins hautes. La vague se propage dans le Paciiiquc avec la vitesse de l’onde lunaire, soit 750 kilomètres à l’heure.
- Un fait très important a été révélé par les recherches de M. Van de Putte, qui a séjourné de longues années au Guatemala et y a dépouillé les registres des municipalités et congrégations depuis le xvie siècle. Il y a, perpendiculairement à la côte, cinq bandes sismiques, terminées loin du Pacifique par des volcans, et ces bandes sont séparées par des bandes asismiques et sans volcans.
- En outre, on constate, au cours des siècles, que la zone dangereuse des séismes s’est avancée progressivement, dans chaque bande, de la mer vers la région haute des Cordillères, si bien que la ville du Guatemala, construite, en 1778, dans une région considérée comme très stable, a été victime, en décembre 1927, d’un formidable séisme destructeur. Là, nous prenons la nature sur le fait ; elle nous montre non seulement la relation certaine entre les tremblements de terre et le volcanisme, mais le cheminement progressif des gaz et vapeurs sous pression venant de la mer.
- Que peut-il se passer dans la région V (lig. 6), où la vapeur et les gaz (hydrogènes divers) montent, exerçant leur pression en tous sens ?
- La vapeur à 365° ne peut se rapprocher du fond de la mer sans se réduire en eau, mais l’hydrogène carboné ou sulfuré, sans risquer la condensation, peut, poussé par la vapeur, chercher une issue au point de moindre résistance de la croûte, en F1. Cet effort des gaz peut déjà produire des secousses prémonitoires dans le fond ou des montées d’eau dans la partie exondée du rivage. Mais dès que les gaz se seront fait un passage en 1<\, l’eau
- froide s’y précipitera et, rencontrant une poche V remplie de vapeurs, sera aspirée violemment par la condensation. Il se produira donc, dans le fond du volume V, un violent coup d'eau analogue au coup de bélier se produisant dans une conduite de vapeur où se trouve de l’eau froide. De là, des grondements souterrains, accompagnés d’un tremblement de terre et d’une dénivellation R de la mer, au voisinage de la côte : c’est précisément en quoi consiste un raz de marée.
- Il est évident que si l’effort de la pression souterraine se produit sous cette forme, le volcanisme est privé de vapeur, c'est-à-dire de son moteur, au moins pour un temps. Le terrible tremblement de terre du Japon va nous fournir une contre-épreuve de ces explications ; ce tremblement de terre a précédé de quelques jours l’éruption volcanique de l’île d’Osima, au sud du golfe de Tokio. Si la soupape de sûreté d’Osima avait fonctionné avant le tremblement de terre, il est probable que celui-ci n’aurait pas eu lieu ; des géologues se sont étonnés que le grand volcan de Fusi-Yama n’ait montré aucune activité à cette époque ; c’est de toute évidence, dans notre théorie, car une chaudière n’explose pas quand les soupapes de sûreté fonctionnent.
- Une autre vérification de notre théorie réside dans le fait constant que les tremblements de terre volcaniques sont beaucoup plus près des côtes que la ligne de volcans et que, d’après Montessus de liallore, les épicentres des tremblements de terre sont presque toujours au large des côtes.
- L’étude précédente fait ressortir avec évidence l’influence néfaste du compartimentage des sciences modernes : parce que les tremblements de terre et le volcanisme semblaient appartenir au domaine propre de la géologie, physiciens et chimistes n’osaient s’y aventurer. Mais, du jour où la physique et la chimie se sont emparées de ces grands problèmes pour essayer de les résoudre, tous les prétendus mystères cachés dans les entrailles de la Terre se sont évanouis ; bien plus, j’ai été ainsi conduit à reproduire dans le laboratoire un volcanisme expérimental où ont été réalisés tous les effets du volcanisme naturel (1). Emiln Bklot.
- (1) Voir La Science cl la Vie, n° -18, page 41.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- On construit actuellement à Sac York ce garage de 21 étages, qui va être incessamment ouvert an public (avant la Jin de cette année)- Les voitures seront automatiquement conduites à leur place, par des ascenseurs et des tracteurs électriques. La sortie îles automobiles se fera également d'une façon
- coin ploiement automatique.
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- LA SYNTHESE SCIENTIFIQUE
- DÉPASSE LA NATURE
- Les grandes industries synthétiques bouleversent déjà
- l’économie mondiale.
- Par R. CHENEVIER
- Quand, apres avoir réalisé ses premières expériences sur la synthèse des matières organiques, le grand chimiste français Marcelin Berthelot écrivait : « La synthèse des corps gras neutres ne permet pas seulement déformer les quinze ou vingt corps naturels connus jusqu'ici, m'ms elle permet encore de prévoir la formation de plusieurs centaines de millions de corps gras analogues qu'il est désormais facile de produire de toutes pièces, en vertu de la loi générale qui préside à leur composition », il marquait ainsi non seulement à l'industrie chimique moderne son orientation pour de longues années, mais encore il fixait une époque de l'histoire de la science et de la civilisation. Chaque époque a son empreinte. Si le XIXe siècle a justifié la parole d'Aristote : « Quand la navette marchera toute seule, alors on pourra supprimer l'esclave », le XXe siècle se prépare à développer, au profit de V humanité active, les principes fondamentaux posés par l'immortel savant. Aujourd'hui, la science 'pure a, déjà franchi les portes du laboratoire ; elle a pris contact avec la vie. Et de ce contact est née une conception industrielle nouvelle, étonnamment simplifiée et parti-
- culièrement féconde. Ce qui nous permet d'afji plus la science progresse, plus h
- La portée sociale des synthèses
- L’ordrk naturel étant déchu de la suprématie, l’ordre technique bouleversé, l’ordre social ne peut demeurer indifférent. Chaque progrès d’une industrie synthétique suscite, en effet, dans tous les domaines de l’activité, des perturbations sensibles. Selon l’étendue des champs d’application, il met en émoi ou le domaine économique, ou le domaine iinancier, ou les deux simultanément. Il apporte des troubles dans les rapports entre les Etats, troubles commerciaux, troubles nationaux. Il dérive les courants d’échange, s’il ne les rompt pas. Il rend indépendant qui était tributaire et appauvrit qui était riche.
- N’est-ce point la découverte de l’azote synthétique et son exploitation industrielle qui valent à l’Allemagne une économie annuelle de un milliard de marks, économie dont bénéfice sa balance commerciale? En contre-partie, n’cst-ce point l’extension industrielle formidable de cette même découverte qui menace aujourd’hui toute la vie nationale chilienne ? L’industrie nitratière stagnant, le gouvernement chilien voit se figer dans une inertie inquiétante le rendement des taxes à l’exportation qu’il prélève sur le produit. Par cela même, son budget
- rmer, sur cette formule lapidaire et imagée,' que r nature, en quelque sorte, régresse.
- est en instance de déséquilibre, et ses prévisions futures menacées. Que sa crise s’alïirme et se développe, et d’autres épaules que les épaules des nitratiers devront porter le fardeau fiscal chilien. Et tout cela, pourquoi ? Parce qu’il y a vingt ans à peine, un savant allemand, travaillant en silence dans les laboratoires de la Badische Aniline, a mis au point une formule d’union de l’azote et de l’hydrogène en présence d'un catalyseur. Autre exemple :
- A la veille du conllit mondial, aucun laboratoire n’ignorait la possibilité de procéder à la préparation de l’aeide nitrique synthétique. Mais aussi, aucun laboratoire n’avait réussi à dépasser l’ordre quantitatif infinitésimal. Au delà d’un décigramme, les formules étaient vaines.
- Aucun laboratoire, non, car là où tous avaient échoué, l’Allemagne avait réussi. En grand secret, comme à l’accoutumée.
- En si grand secret même qu’au lendemain de l’ouverture des hostilités, le patriotisme allemand s’effara. L’entrée en guerre de la Grande-Bretagne, le blocus instauré par sa flotte, barraient la voie aux importations de nitrates. Et, sans nitrates, pas d’explosifs.
- Mais les premiers jours d’août, un communiqué du gouvernement impérial vint rassurer l’opinion nationale alertée. L’Alle-
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- I!)S LA SCI LS CL
- magne, disait en substance ce communique, ne manquera pas d'explosifs quoi qu'il arrive.
- Ce quoi qu'il arrive était l'aveu de la possibilité d'application industrielle d’une formule de préparation d'acide nitrique synthétique. Là encore, la chimie allemande avait pris du champ, et quel champ ! Car n’est-il pas permis de penser que si l’Allemagne n’avait point été en mesure de récréer artificiellement l'acide évolué du produit, naturel, la guerre n’aurait pas eu lieu ?
- Elle est donc bien réelle la portée sociale de Pieuvre de synthèse. Elle est même bien redoutable, puisqu'elle a pu comporter, pour des millions d’êtres humains, un engagement de vie et de mort. Kt, cependant, combien proche de son aurore était cette œuvre. Sept ans après la lin de Berthelot, l’Allemagne comptait par centaines de mille tonnes les produits de synthèse nécessaires à sa vie nationale.
- Les grandes synthèses industrielles
- Considérons maintenant les grandes formules, les formules initiales, celles dont les incidences générales ont revêtu le plus d’ampleur.
- En date comme en qualité, la première est celle de l’ammoniaque par Ilaber. Elle est bien connue : hydrogène et azote combinés en présence d'un catalyseur (1) (pie M. Matignon a défini comme devant être du fer associé à quelques centièmes d'alumine. Invariable dans son principe, cette formule a, cependant, donné lieu à des modalités nouvelles, issues soit du choix de la source d'hydrogène, soit de la sélection du corps catalyseur, soit enfin des différences de pression. A Ilaber se sont superposés ('lande et Casalc. Mais, de même (pic le départ chimique était, identique, le point d'aboutissement industriel est le même.
- Ce point d'aboutissement est, en premier lieu, l'ammoniaque synthétique, puis la fabrication du sulfate d'ammoniaque artificiel, dont la valeur commerciale, fonction de la valeur d’application, est en régression sensible.
- De l’ammoniaque à l'acide nitrique, le passage est aisé : oxydation du gaz ammoniac au moyen de l’air et en présence de platine, lequel joue le rôle d'agent catalyseur. Cette seconde formule et les progrès auxquels elle a donné lieu, ont été exposés tout au long dans notre numéro de juillet 15)28. Inutile donc de s’y appesantir.
- (1) Voir l’nrticle « Qu'est-er ((lie la catalyse » paru dans le n” 112, page 201), de La Science cl la l’ic.
- LT LA VIL
- Toutefois, remarquons la simplicité des processus et jusqu'à un certain point leur identité. l7n ternie est commun, est obligatoirement commun : l’intervention catalytique, sorte de point iinal, de deuts ex viai'hina qui dénoue l’opération.
- C’est en pleine guerre que se généralise la fabrication de l’acide nitrique synthétique. Par elle, les nations en lutte tenaient, en parfaite indépendance, la préparation de toute la gamme des explosifs ni très. Les nitrates chiliens pouvaient disparaître; les services des poudres étaient assurés de ne pas connaître le chômage.
- L’importance quantitative de la fabrication de l’acide nitrique synthétique durant la guerre ? La France avait tardivement conçu, devant les besoins toujours croissants en explosifs, deux usines : l’une, sise à Angoulême, d’une capacité de production quotidienne de 165 tonnes ; l’autre, à Toulouse, d’une capacité de 150 tonnes. Si l’on y adjoint les usines privées, la capacité globale des usines d’acide nitrique synthétique devait osciller, à l’armistice, autour de 850 tonnes par jour.
- Cette multiplication des usines synthétiques se trouva excéder les besoins immédiats de paix. De surcroît, mille et mille facteurs jouaient, dont la défense nationale n'avait pas à prendre souci, le prix de revient entre autres. Si donc l’invention demeurait avec tout son champ d’immenses applications, le cadre économique était à rénover complètement.
- Cette rénovation alla de pair avec les perfectionnements techniques. Perfect ion-nements si rapides, si étincelants que dix années ont sulli à faire, d’installations neuves, des installations franchement périmées et inutilisables.
- Aussi cette période est-elle encore, pour l'acide nitrique synthétique et pour tous les emplois qu’il comporte, une période de mise au point et d'installation industrielle. Les houillères, notamment, entament un vaste programme qui leur permettra d’aboutir à des tonnages importants de nitrate d’ammoniaque. Quand il sera réalisé, l’engrais azoté artificiel primera, sous toutes ses formes, nitrate d’abord, sulfate ensuite.
- Au demeurant, sa suprématie est déjà éclatante, et les chiffres du tableau page 45)1) en témoignent.
- Pour que ces chiffres prennent toute leur valeur, il sied de se remémorer que, en 1913, l'azote synthétique n’existait pas et (pie, en 1925, il n’avait guère que sept années de vie commerciale. Sept années ont donc
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- L ES a H A X1) ES S y X TIIÈS E S
- I XI) EST III ELLES 199
- CONSOMMATION MONDIALE D’AZOTE
- (en milliers de tonnes d’azote)
- 1925-20 1920-27 1927-28
- Synthèse ... 585 785 900
- Récupération. Nitrates 200 810 850
- C'hilines .... 828 271 390
- Totaux .... 1 .208 1 .810 1 .040
- sulli pour jeter sur le marché du monde la bagatelle de 585.000 tonnes d’un produit neuf déjà adapté aux travaux de paix. Fantastique révolution, que ne concevrait, pas le cerveau anticipateur d'un Wells.
- Quand des formules scientiliques ont
- fait leurs preuves sur un tel plan, elles appartiennent déjà au passé. L’économiste peut encore les c o n s i d é r e r pour les incidences de tous ordres qu’elles comportent. Le technicien, lui, n'a vue (pie sur l'avenir.
- Et l’avenir, quel est-il dans l’ordre des grandes formules ? Il porte ce s deux noms prestigieux : le pétrole synthétique et le caoutchouc synthétique.
- Le pétrole synthétique
- Quoique non illimité, l’enjeu est de taille. Certes, il ne s’agit pas de prétendre à substituer totalement l’hydrocarbure artificiel à l’huile brute naturelle, mais à contre-ba-lancer la suprématie de celle-ci, à restreindre son champ d’expansion et, en lin de compte, à introduire sur son marché, sans cesse en progression, un élément de concurrence, qui, pour certains, sera aussi un élément d’indépendance.
- Techniquement, sur le plan du laboratoire,
- le problème est résolu selon plusieurs formules, dont les unes s'emploient à l'hydrogénation de la houille, les autres a la carbonisation à basse température des lignites. Sur le plan industriel, certaines de ces formules sont actuellement à réserver, celles qui relèvent de l’hydrogénation de l'hydrocarbure solide.
- Ne demeure donc plus que le mécanisme général de la carbonisation à basse température, dont le processus peut se décomposer comme suit :
- 1° Carbonisation proprement dite, à la température moyenne de 000°, des lignites ou même des houilles, effectuée dans des fours appropriés. Opération qui donne naissance à un goudron primaire, à du semi-coke, à des phénols, de l'ammoniaque et autres dérivés ;
- 2° Traitement catalytique de ees goudrons primaires, aboutissant à leur f ra c tioune-ment. Selon les procédés, ces goudrons sont pris soit avant condensation, soit après condensation.
- De ces deux opérations, la seconde est de loin la plus complexe .
- Néan moins, elle p a r a î t avoir été menée à bien, en Allemagne, georges Claude (1870) par 1’/. (L Far- Le réalisateur de la synthèse, benindustri e,
- qui traite les goudrons après condensation, et, en France, d’après le procédé lloudry Pru-dhonnne, qui les traite avant condensation.
- Mais, en matière industi'ielle, la technique n’est pas tout. l)e même (pie le point d'aboutissement inéluctable de l’opération technique est l’opération industrielle, de même le point terminal de l’opération industrielle est-il l’opération marchande. Par cela même s’applique au procédé techniquement sélectionné la nécessité d’un coefficient d’exploitabilité ou, si l’on préfère, de rentabilité.
- Or, la matière mise en œuvre est le lignite, dont l’utilisation, en tant que produit cru, est très inférieure à celle de la houille et (pii, de ce fait, possède évidemment une
- M A RCKL1N BE RT H E LOT
- (1827-11)07)
- L'illustre précurseur de la synthèse.
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- LA SCI EN CL ET LA VIE
- 500
- valeur commerciale infiniment moindre.
- Seulement, qui dit lignite dit gisements. Et, sous ce rapport, les nations sont plus ou moins bien pourvues. Telle qui détient un procédé synthétique techniquement valable ne possède pas les moyens économiques de le mettre en œuvre. Ainsi, la France, dont les réserves de lignite sont modestes (dont les qualités sont variables) et dont les difficultés d’exploitation sont parfois considérables. En opposition est l’Allemagne, (pii tire annuellement de son sol plus de 180 millions de tonnes d’un excellent lignite, identique en qualité et d’une extraction aisée, donc d’un prix de revient moindre.
- Or, ce prix de revient moindre pèse sur la fabrication du pétrole synthétique. Il le commande même, puisqu’il est à la base du prix d’établissement de ce dernier. Si l’on ose dire, il est, en quelque sorte, le noyau du coefficient de rentabilité.
- C’est donc autour de ce dernier point que pivote aujourd’hui le problème du pétrole synthétique. Les techniciens ont œuvré ; les marchands et exploitants ont la maîtrise. A eux et à eux seuls de témoigner qu’ils la possèdent réellement.
- Or, il ne semble pas que ce témoignage soit déjà administré d’une manière probante. Certes, VI. G. Farbenindustrie produit du carburant synthétique à raison de 2.000 barils par jour, mais cette production toute modeste (un baril égalant 158 litres) paraît ligée et subordonnée, dans son extension, à des concessions d’ordre douanier ou ferroviaire de la part du Reich.
- D’où cette conclusion que si, dans l’ordre des hydrocarbures liquides, la synthèse, au cours de ces récentes années, a fait un pas de géant, elle accuse, néanmoins, un retard sur l’application des formules grandioses, de l’ammoniaque synthétique et de l’acide nitrique synthétique. Retard dû, il faut le dire, à ce (pic ces dernières opérations mettent en œuvre les corps les plus simples et les plus répandus dans l’ordre naturel, cependant que la synthèse du pétrole, telle qu’elle s’applique actuellement, fait appel à un produit sélectionné et inégalement réparti.
- Le caoutchouc synthétique
- Ici, nous sommes dans l’ordre de l’anticipation, non de l'anticipation imaginative ou scientifique, mais de l’anticipation industrielle.
- Chimiquement, le caoutchouc synthétique est réalisé, en ce sens que sa formule
- est identique à celle du produit naturel. Physiquement, il ne l’est pas, étant de propriétés très inférieures. Or, ce sont précisément ces propriétés qui font toute la valeur utilitaire du caoutchouc.
- Apparemment, le problème n’est pas insoluble. LG. Farbenindustrie, ayant isolé, dans des conditions économiques appréciables, l’isoprène, carbure cyclique de base, s’attache à découvrir les conditions optima d’application de la formule de polymérisation dont dépend l’identité physique. Nul doute qu’elle y parvienne dans un délai plus ou moins long.
- Mais, ici, une remarque s’impose. L’isoprène s’obtient aisément. Tous les goudrons en recèlent. Il est donc infiniment plus généralisé que le lignite.
- Par ailleurs, entre la production mondiale du caoutchouc et celle du pétrole, existent des marges considérables : 600.000 tonnes de caoutchouc contre 155 millions de tonnes de pétrole. Là donc où le pétrole artificiel, techniquement réalisé, ne peut, sous la formule actuelle, déséquilibrer le marché du produit naturel, le caoutchouc synthétique, techniquement encore à réaliser, est à même de défoncer littéralement le marché du caoutchouc naturel. Et cela d’autant plus que si le pétrole sourd complètement formé des entrailles du sol, le « latex » ne jaillit que d’un hévéa cultivé. Un fonçage de puits n’excède pas une année. Un arbre à caoutchouc a besoin de sept années pour parvenir à maturité.
- Donc double différenciation : quantitative d’abord, d’exploitation ensuite. Le caoutchouc synthétique est plus proche du plan économique, où s’exerce l’azote synthétique, que n’en est proche le pétrole artificiel. Un jour quelconque, et dans la même proportion, les plantations caout-choutières de Ceylan, de Malaisie, des Indes néerlandaises connaîtront la crise vitale que traversent en ce moment les nitrates chiliens.
- Les synthèses secondaires
- Plus économique que technique, la classification ici adoptée nous a conduit à discriminer entre des formules scientifiquement proches les unes des autres et à en établir selon une hiérarchie dont le terme de base est, en quelque sorte, le coefficient d’utilisation des produits créés. Certes, une telle classification n’est pas à l’abri de tout reproche. Notamment, elle affiche un rang secondaire à des formules dont la pure valeur technique est hors de pair. Mais, par contre, elle permet à l’esprit de mesurer la diffé-
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- LES GRANDES SYNTHÈSES INDUSTRIELLES
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- rence d’ordre que l’application industrielle impose aux inventions.
- L’alcool de synthèse
- En hydrogénant l’oxyde de carbone en présence d’un catalyseur, et en opérant à des pressions égales ou supérieures à 150 atmosphères et à des températures variant entre 220° et 300°, on obtient l’alcool méthylique synthétique. Ce procédé, qui est celui de M. Godard, ancien inspecteur général des poudres, est monté industrielle-
- progrès industriel évident. En concurrence avec des produits d’origine différente, pour des fins identiques et quantitativement importantes, il est sans signification commerciale. C’est ainsi que, raisonnablement, en période d’équilibre économique et politique, nul ne peut songer à opposer l’alcool méthylique à l’essence et à le considérer comme un carburant de remplacement.
- Dans l’ordre des alcools, il sied de joindre l’alcool éthylique synthétique à l’alcool méthylique synthétique. Au contraire de
- VUE D’ENSEMBLE DK LA SALLE DES COMPRESSEURS INSTALLÉS A L’USINE D’AMMONIAQUE
- SYNTHÉTIQUE DE BELLE (ÉTATS-UNIS)
- ment par les Etablissements Kulilman. D’une ordonnance simplifiée et d’une généralisation aisée, étant donnés les points de départ, il s’inscrit, d’ores et déjà, victorieusement contre l’alcool méthylique.
- En outre, par son prix de revient naturel, particulièrement modeste, 1 fr. 30 au kilogramme, il assure une appréciable rémunération aux entreprises qui l’industrialisent, puisque, commercialement, la valeur marchande est de l’ordre de 9 francs le kilogramme.
- Certes, cette valeur est fonction de la largeur du marché et des emplois auxquels répond l’alcool méthylique synthétique. En concurrence avec le produit naturel, pour des utilisations nettement déterminées, quantitativement réduites, il représente un
- ce dernier, l’alcool éthylique prend pour point de départ l’éthylène du gaz de distillation de la houille. Cet éthylène, isolé par refroidissement et soumis à l’action de l’acide sulfurique, fournit l’acide sulfovi-nique, lequel, par saponification, donne l’aleool éthylique artificiel. Cette fabrication en deux stades, entreprise par la Compagnie des Mines de Béthune, permet d’obtenir de 13 à 19 kilogrammes d’alcool par tonne de houille distillée. D’une économie semblable à celle de la formule de M. Godart, elle apparaît comme un complémentaire rigoureusement logique des industries procédant à la fabrication de cette métallurgique. Par ailleurs, introduisant une sévère concurrence sur le marché des alcools industriels naturels employés pour la dénatu-
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- 502 LA SCIENCE
- ration, l’alcool éthylique ainsi lubrique est de nature à perturber un marché de production, auquel la législation de 1919 a déjà porté un coup sensible.
- Les matières colorantes
- Le détour est long, en apparence, qui mène des produits synthétiques de distillerie à la gamme si variée des produits de base et intermédiaires de l’industrie des matières colorantes, de celle des produits pharmaceutiques et, enlm, de l’industrie des parfums artificiels. Mais combien il est bref, en réalité, puisque, dans la presque totalité des cas envisagés, la matière première de départ est toujours et uniformément la houille. Matière de substitution par excellence, la houille offre, en effet, par voie de distillation à haute température, les sources essentielles, goudrons ou gaz, desquelles dérive la chaîne complexe des produits de base dont les dérivés constituent, finalement, les éléments actifs des industries énoncées.
- Considérons, par exemple, l’industrie des matières colorantes. Il fut un temps, un temps qui, du reste, n’est aboli que depuis un demi-siècle à peine, où les teinturiers demandaient le rouge « garance » aux racines du « rubia tineborium » et le bleu « indigo » à 1’ « indigon », glueoride incolore, tiré de diverses plantes du type « indigofua ». Alors, les colorants étaient d’origine végétale ; alors, les essences étaient d’obtention délicate, nécessitant des mains-d’œuvre considérables et des outillages dispendieux.
- Un jour de 1809, à la Badische Aniline, un chimiste découvrit que l’alizarine, issue du goudron de houille, était l’élément colorant de la garance, et, vingt ans après, un autre chimiste faisait la même découverte pour l’indigo. Dès lors, l’industrie des colorants naturels était battue en brèche par une industrie plus jeune, plus active et qui ne cessait d’améliorer ses prix de revient. C’est ainsi que, en trente années, de 1880 à 1928, les prix de revient des colorants issus de goudron marquèrent à la Badische Aniline une amélioration de 80 %.
- De cette amélioration, ainsi que de l'extension de ces fabrications, les producteurs de végétaux ne tardèrent pas à se ressentir. Alors que, pour la période de 1902 à 1907, les surfaces cultivées aux Indes, en plantes du type « indigofua », étaient de 487.000 ares, en 1924 elles n’étaient plus que de 162.700 ares. Et, bien (pie les statistiques fassent défaut pour la période ultérieure, tout porte à croire que la régression s’est encore accusée.
- ET LA VIE
- En 1926, M. Frossard, vice-président, de l'Union syndicale des Fabricants de matières colorantes, définissait ainsi, dans l’Illustration économique et financière, la position technique de l'industrie des matières colorantes :
- « Les matières colorantes sont des produits chimiques organiques de synthèse, le plus souvent de constitution très complexe ; avant d’arriver au terme de fabrication de ee produit, il est nécessaire de passer par l’intermédiaire de nombreux produits de transformation, qui, partant des produits de distillation de la houille, sont successivement transformés en dérivés chlorés, sulphorés, nitrés, amylés, méthylés, phénylés. La seule énumération de ces fonctions laisse entrevoir la liste des produits qui sont nécessaires à ces fabrications ; ce sont tous les constituants de la grande industrie chimique : chlore, acide sulfurique, oléine, acide nitrique, soude, carbonate de soude... »
- On ne saurait être plus explicite en moins de mots : matières premières d’abord, produits intermédiaires ensuite, et, issus de ces derniers, toute une gamme de dérivés d’où naissent les colorants proprement dits.
- Sont matières premières les carbures cycliques extraits du goudron de houille. Sont produits intermédiaires les composés issus des carbures et résultant de l’action des réactifs de la chimie minérale sur ces derniers. Sont enfin matières colorantes les produits lumineux nés des réactions de ces produits intermédiaires les uns sur les autres ou sur des aldéhydes, des acides, des chlorures d’acide, etc...
- Comme on le pressent, ee type de fabrication synthétique est à changement complexe et met en œuvre des industries très diverses. Si l’opération commence au four à coke, elle ne se termine que dans une usine de grande industrie chimique.
- L’agencement vertical n’existe pas encore pour elle, en France du moins. Car il y a belle date que l’industrie allemande a modifié et uni sous une même direction technique et financière tous les éléments actifs participant à une même œuvre.
- Manifestement, dans l’ordre technique d’abord, dans l’ordre industriel ensuite, l’Allemagne avait conquis une avance considérable pour tout ce qui concernait la fabrication des colorants de houille. Cette avance était telle qu'avant 1914, l’alizarine nécessaire à la teinture des pantalons rouges de l’armée française était importée de la Badische Aniline. Aucune firme française ne fabriquait, en pleine indépendance, des eolo-
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- L E S ( ï H A N J) E S S Y N TIIÈ S E S
- IA I) U ST E I ELLES
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- rants artificiels, Toutes étaient tributaires de la chimie d'outrc-Rhin. ("est dire sulli-samnient que l'industrie nationale des matières colorantes était inexistante.
- Cinq années de conflit ont subi à renverser la situation. Aujourd'hui, l’essor de l’industrie française des colorants artificiels est considérable. Aujourd’hui, elle jette sur le marché national plus de 12.000 tonnes de produits synthétiques, réduisant à presque rien le chiffre des importations.
- d'activité qu'elle énonce ont gagné à l'institution, sur le territoire national, d'une industrie des colorants synthétiques.
- Les produits pharmaceutiques
- Des matières colorantes aux produits pharmaceutiques synthétiques, le passage est direct. N’est-ce pas, en effet, M. le professeur Cari Duisberg, président du conseil d’administration de 1’/. G. Farbcn industrie, qui, avec toute l’autorité qui s’attache à son
- EAU- DES COMPRESSEURS A 231 ATMOSHIliliES DK I.’UKTNK DK I.’OKFICK INDUSTRIEL DK
- I.’AZOTE, A TOULOUSE
- Et si l’on veut mesurer à sa juste valeur rimportance de cette situation économique, due exclusivement à l'effort combiné des houillères et de la grande industrie chimique, il n’est que de se reporter à ce passage du livre de M. Ilerriot : Agir :
- « L’industrie des matières colorantes tient sous sa dépendance tout au moins l’industrie textile : coton, laine, soie naturelle, soie artificielle, jute, ramie, lin. etc... : l'industrie du cuir, l’industrie des fourrures, l'industrie du papier... »
- L’énumération se subit à elle-même, et il n'est nul besoin de commenter pour se représenter ce que les différentes branches
- nom, à sa situation, à ses travaux, a écrit :
- « Les matières premières indispensables à la synthèse des médicaments son! les mêmes, en principe, que celles nécessaires à la fabrication des colorants organiques. Il n’est donc pas surprenant que ces fabriques allemandes de colorants d’aniline se soient, les premières, tournées vers ce champ nouveau d’action. »
- Adirmation, ou plus exactement constatation, (pii atteste la liaison des industries, en même temps qu'elle généralise le phénomène de concentration à base unique. Car, au départ, une fois encore et toujours, se retrouve l'opération de distillation de la houille.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Mais, chose curieuse, ce développement de l’industrie pharmaceutique de synthèse est sans rapport encore avec le développement de l’industrie des colorants. D’une part, en effet-, une évolution scientifique datant du milieu du xixe siècle et opérée à pas comptés, comme en tolère la plus rigoureuse des méthodes d’investigation scientifique ; d’autre part, une marche précipitée, engagée sur un fait de hasard, n ais accélérée promptement et bénéficiaire d’une expérience considérable acquise dans la branche voisine. Fait du hasard, dirons-nous. Mais lequel?
- Lisons l’anecdote sous la plume même de M. le professeur Cari Duisberg. Son attrait est en rapport avec la modestie qu’elle implique :
- « Vers l’année 1880, écrit M. Cari Duisberg, deux médecins strasbourgeois se proposèrent d'étudier l’action de la naphtaline sur les vers intestinaux. Le pharmacien chargé de l’exécution de l’ordonnance se trompa de flacon, mit dans les cachets, au lieu de naphtaline, de l’acétanilide, et l’on découvrit alors, grâce à cette erreur, les propriétés antipyridiques de ce qu’on appela alors l’« antifibrine ». La notion de l’effet surprenant de cette substance chimique, connue depuis fort longtemps, se répandit rapidement dans le monde savant, et l’acéta-nilide devint, en chimie pharmaceutique, l’exemple et la preuve typique du fait que des remèdes antipyridiques pouvaient être obtenus non seulement à partir de bases cycliques analogues à la quinine, mais encore par la synthèse de corps de constitution plus simple. »
- De cette découverte, due au seul hasard, devait jaillir une gamme de conséquences aux aspects aussi imprévus que variés. C’est ainsi <pie les « Elberfelder Fabriken » détenaient , aux alentours de 1881, un stock important de paranitrophénol, produit pliénolé de la distillation des huiles phénoliques de goudron de houille. Ce stock atteignait 80.000 tonnes. Tl s’accroissait tous les jours et, par surcroît, il était inutilisable pour la préparation et la fabrication des matières colorantes.
- Or, deux chimistes éminents, Duisberg et I linsberg, réussirent à retirer de ce paranitrophénol inutilisable, et par conséquent onéreux, l’éthoxy-acéténilide, plus communément dénommé pliénécitine. De cette phé-nécitine dérive toute une série de produits du même ordre et ayant des effets thérapeutiques identiques ou supérieurs. Aujourd’hui encore, du reste, la pliénécitine et les médicaments de la série sont universellement
- utilisés. Et, cependant, la découverte de ees produits synthétiques date de près de quarante-cinq ans.
- Rappellerons-nous la découverte faite, en 1909, du « Selvasten », par Paul Erlich ; la mise au point du « Stoxastol », très proche parent du Coc, puisque, par réduction, il fournissait le « diacitylarsénobenzol », produit dont la tlierminologie dit assez la provenance. Expliquerons-nous la suite des recherches entreprises en 1904 avec le « trypenroth », médicament appartenant à la série des matières colorantes dérivées de la benzidine, recherches qui aboutirent, en 1921, à la mise au point du fameux « 205 Beyer » ou « Ger-manion » et auxquelles on doit, aujourd’hui, la guérison de la maladie du sommeil. Enfin, ferons-nous état des déclarations de M. le professeur Muchlem, au 89e congrès de la Société des naturalistes et médecins allemands, déclarations aux termes desquelles VI. G. Farbenindustric préparait de nouveaux médicaments synthétiques contre le paludisme. Encore que ces déclarations aient été volontairement masquées d’une certaine réserve et qu’il ne soit pas possible de déterminer les séries dont seront issus les médicaments annoncés, n’est-il pas permis de concevoir quelque émerveillement de ce labeur formidable exécuté en vue de la défense de l’homme contre les mille maux dont la nature l’assaille? Et surtout n’est-il point permis de nourrir quelque gratitude à ces goudrons de houille, aux flots épais et noirâtres, d’où dérivent des produits artificiels si salutaires et bienfaisants?
- Les parfums synthétiques
- Des produits pharmaceutiques synthétiques aux parfums synthétiques, le passage est aussi direct que des matières colorantes de synthèse aux produits pharmaceutiques artificiels. Car, une fois encore, la matière de départ est la même. Quand, il y a cinquante ans, Friedel et Crafts découvrirent une méthode générale de fixation des radicaux alcooliques sur les carbures aromatiques par l’action du chlorure d’aluminium, ils ouvrirent, ainsi (pie le rappelle justement M. Justin Dupont, la voie à l’industrie des parfums artificiels. Appliquée à des corps différents, cette méthode devait conduire à l’obtention du butyltoluène, lequel, après nitration, donne le musc artificiel. Par le travail des acides acétyléniques, des éthers au parfum de violette furent découverts. Et tant d’autres encore dont l'hydroxycitronnellalal-déhyde, dont le parfum évoque à s’y méprendre celui de la fleur de cyclamen et qui,
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- LES GRANDES SYNTHÈSES INDUSTRIELLES
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- combiné à des parfums naturels, donne un « muguet » d’une suavité toute printanière. Ainsi désirez-vous une essence d’amandes amères? Oxydez du chlorure de benzine, vous obtiendrez l’aldéhyde benzoïque, véritable essence artificielle. Préférez-vous une esences de jasmin? L’acétate de benzyle va vous l’offrir. Un brin de musc? Le trinitrobutyl-toluène vous satisfera.
- Si sèche et brève qu’elle soit, cette énumération suffit néanmoins à exprimer la part que la synthèse détient aujourd’hui dans ces parfums.
- Certes, ici, ce n’est point l’importance économique qui est en jeu. Les statistiques douanières évaluent encore en grammes les importations et les exportations de parfums synthétiques.
- Mais à défaut de la partie économique encore incertaine, la partie sociale mérite de ne pas être méconnue.
- Le parfum n’est pas qu’un produit de luxe.
- Ses liens avec l’hygiène sont étroits. Quelques gouttes d’une quelconque essence supposent au préalable l’emploi du savon, celui-ci fût-il vulgairement du savon de Marseille. Or, les parfums synthétiques, infiniment moins coûteux que les parfums naturels (ne faut-il pas trois années pour qu’une plante de jasmin parvienne à maturité), ont opéré dans le sens d’une démonétisation. Us offrent, en effet, qe brin de superflu qu’appellent si vivement ceux auxquels l’utile sens est accessible. Us facilitent les coutumes d’hygiène. Et s’il est vrai que le soin du physique implique celui du
- moral, ils contribuent à affiner la tenue générale de la masse populaire, à l’élever et, partant, à l’améliorer.
- Les résines synthétiques
- Sans grande liaison économique avec les précédentes réalisations synthétiques et, cette fois, sans aucun rapport technique et
- industriel apparaissent les produits artificiels dérivés des résines naturelles ainsi que les résines synthétiques.
- Le traitement des essences de pins conduit à l’obtention de l’essence de thé-rébentinc, mélange de deux con stituants principaux • la pinène et le no-pinène. Produit terminal pour certaines utilisations, l’essence de thérében-tine est également une matière de départ pour la préparation de produits synthétiques divers, dont le camphre et le terpinéol synthétique.
- Le camphre
- Certaines méthodes de préparation du camphre svnthéti-bue sont connues. D'autres font encore l’objet de réserves industrielles bien compréhensibles. A ces réserves force nous est donc de participer.
- Un moyen de préparer le camphre synthétique est de transformer l’essence de thé-rébentine en chlorhydrate de pinène en utilisant l’action de l’acide chlorhydrique à basse température. Par traitement alcalin, on passe ensuite du chlorhydrate de pinène au camphrine, lequel par oxydation directe est à son tour transformé en camphre.
- GROUPE DE COLONNES D’ÉPURATION DES GAZ DE FOURS A COKE AUX MINES DE BÉTHUNE (NORD)
- Ce groupe correspond à la fabrication de 10 tonnes d'ammoniaque synthétique par jour.
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- 501» LA SC! ES CE ET LA I ' / E
- .Jusqu’il présent, ce procédé, le plus simple de tous les procédés connus, n’a pas encore donné de résultats industriels bien probants. Est-ce à dire qu’il doive être rejeté ? Il ne le semble pas, les raisons de semi-échec étant moins techniques que commerciales, le prix de revient du camphre synthétique apparaissant comme supérieur au prix de revient du camphre naturel dont le .Japon, grand fournisseur, tient fermement le marché.
- Les résines synthétiques
- Outre le camphre de synthèse, l'essence de thérébentine est également apte à fournir le terpinéol. Au lieu de partir du pinène comme pour le camphre, on part de la nopi-nène. Par voie d'hydratation, l’essence de thérébentine donne, en présence d’acides minéraux, très étendus, la terpine, intermédiaire du terpinéol. Ce dernier est réalisé après une forte déshydration de la terpine, opération correctrice de celle du début de sa fabrication. Ainsi que nous l'avons dit précédemment, le terpinéol est l’un des parfums de synthèse les plus vulgarisés. Si l’essence de thérébentine, produit naturel né de la résine, sert de point de départ à la préparation de deux fabrications synthétiques, la résine elle-même n’est point demeurée sans concurrence. Des substituts artificiels lui ont été cherchés. Et de ces substituts, le plus connu est la « bakélite », découverte par le l)1' Haekeland.
- En condensant à l'autoclave en présence de catalyseurs un mélange de phénol et d’aldéhyde, un produit analogue à la résine naturelle est obtenu. Les proportions et les conditions des corps réagissant, la résine artificielle acquise est plus ou moins dure et solide. Mieux, ces résines présentent suites résines naturelles un avantage considérable : celui de pouvoir être insolubilisé sur l’objet qui leur sert de support.
- Outre la bakélite, d’autres substituts sont aujourd’hui mis au point. La résine de Couina roue en est le plus important comme le plus connu. Elle dérive de la condensation du Cou-nmrono et de l’indino.tous deux inclus dans les huiles rectifiées résiduaires provenant delà fabrication de l’acide benzoïque.
- Cette résine a une utilisation intensive comme vernis, quoi qu’en prétendent certains auteurs. Elle sert notamment au vernissage des carènes de navire et les Anglais en sont fort friands. Comme succédané de
- l'huile de lin, pour certains usages, elle n'est pas non plus à dédaigner. En tout cas, la Société Française Huiles, Goudrons et Dérivés lui consacre une sollicitude et une vigilance toutes particulières.
- Conclusions
- Comment enclore en quelques pages la relation d’un progrès scientifique, industriel et social dont la seule apparition a sulïi à révolutionner le monde V Comment attribuer à une œuvre dont la grandeur de conception n’a d’égale que l'ampleur de la réalisation, le caractère surhumain qui est vraiment le sien ? Four nous, la tentative est vaine et nous le marquons humblement.
- En moins d’un demi-siècle, dans l’ordre de la chimie organique, la face de la science s’est renouvelée. Du piédestal où l’avaient hissée des millénaires d’efforts humains, la nature a chu tout soudain. Il a sulïi d’un homme pour rendre aux hommes la certitude de leur majesté intellectuelle. Mais l’homme n'est rien qui n'engendre point des forces de discipline et n’inculque pas aux futurs tenants du flambeau la voie et la méthode à suivre.
- C’est pourquoi, après avoir rendu au précurseur, à Marcelin Berthelot, l’hommage <pii lui était dû, nous devons compléter notre devoir fervent en associant à son nom comme à son œuvre tous ceux qui, dans un cadre plus modeste, mais tout aussi rigide, se sont révélés comme les complémentaires de sa pensée maîtresse.
- La science, avons-nous déjà eu l’occasion d’exposer, n’est point pure gymnastique intellectuelle, jeu abstrait d’équations. Elle est la grande dominatrice d’une vie aux formes toujours plus complexes, plus interdépendantes. Ces incidences sont illimitées. Sa portée est sans borne. Indifféremment génératrice de bien comme de mal, elle modèle les formes de civilisation et porte haut le « standing » humain, l’as à pas, elle arrache à la nature les plis bienfaisants de ses secrets, l’as à pas, elle recrée. Hier, les fertilisants ; aujourd’hui, le pétrole ; demain, le caoutchouc. Et quand ce triple cycle sera clos, un autre s’ouvrira. Si bien (pie l'enchaînement de ses successives synthèses apparaîtra plus tard comme le déroulement d’une chaîne sans fin, mais dont chaque maillon porte en soi la révélation d’un monde nouveau, d’une victoire plus belle et d’un effort plus grand. IL Cuknf.vikk.
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- LA PHOTOTELEGRAPHIE AU SERVICE DE LA PRESSE
- Par Lucien FOURNIER
- Dkux des plus importants quotidiens de Paris, le Petit Parisien et Exeelsior, viennent d’être reliés par un circuit téléphonique à un journal étranger, le Dailij Mail, de Londres, pour l’échange de photographies. Il y a exactement vingt-deux ans (pie le premier essai d’un semblable service avait été tenté déjà, entre Paris et Londres, par notre confrère VIllustration,, utilisant les appareils du professeur Korn.
- comment est conçue l'installation qui fonctionne, chaque soir, entre Paris et Londres, par l’intermédiaire d'un circuit téléphonique.
- Dans cette installation, le cylindre de transmission et celui de réception sont entraînés par un moteur synchrone qui réalise le synchronisme entre les deux postes correspondants. Les deux moteurs sont sous la dépendance directe de deux électro-diapa-
- KNSKMliLU DK S OKOANKS TRANSMKTTKURS KT TKIiKKUNKKN POUR LA TRANSMISSION TKLK
- Les appareils, installés dans l’immeuble même de la Rédaction de La Science et la Lie, ont été imaginés par le professeur Karolus et construits par la Société Siemens-Telefunken. Notre collaborateur ,1. Roussel en a exposé ici même le principe (voir n° 117, mars 1927). Pour cette raison, nous nous contenterons d’indiquer, très sommairement,
- RKCKPTKURS DU S Y ST KM K. SI K.MKNS-KAKOLUS-ORAPIIIQUK DUS IMAOKS PHOTOCI K AP1IIQUKS
- sons, vibrant à 1.500 périodes par seconde, et maintenus à la même température' par un thermostat. Les branches des diapasons oscillent entre des bobines à noyaux en fer insérées dans le circuit de grille ou dans le circuit de plaque d’un tube amplificateur. Elles induisent donc, en vibrant, des tensions (pii, après amplification, commandent
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- Lampe@:'
- une roue phonique qui fonctionne comme génératrice quand le moteur à courant continu auquel elle est accouplée tourne trop vite ; quand le moteur tourne trop lentement, la roue fonctionne en moteur et augmente la vitesse. La synchronisation est ainsi assurée.
- Le fait de commander les deux cylindres, dans chaque poste, par le même arbre moteur, permet la transmission et la réception simultanées de deux épreuves photographiques, mais à la condition que les stations soient desservies par deux circuits téléphoniques. Actuellement on n'utilise qu’un seul circuit, de sorte que les transmissions s’effectuent alternativement dans les deux sens.
- On voit sur notre dessin schématique que le faisceau lumineux, issu de la lampe de transmission, est condensé en un point sur l’image à transmettre, qui entoure son cylindre, par l’in-ter m é d i a i r e d’un prisme et en passant par le centre d’une cellule photoélectrique. Chaque point de l'image en rotation réfléchit ce faisceau sur les électrodes de la
- cellule, qui laisse alors passer le courant. Il est bien évident que la partie claire de la photographie réfléchit plus de lumière que les parties grises et surtout que les parties noires. La lumière réfléchie sera donc modulée par la photographie elle-même, et les courants émis par l’intermédiaire de la cellule également modulés dans les mêmes conditions. Afin de transmettre sur la ligne et au poste récepteur les vibrations de courant correspondant aux valeurs lumineuses de l'image, on les superpose à une fréquence porteuse. Ce résultat est obtenu en interrompant à une fréquence très rapide le faisceau lumineux. Dans ce but, un disque perforé, animé d’une grande vitesse de rotation, est intercalé sur le passage du faisceau. La fréquence porteuse ainsi obtenue est modulée dans la cadence des courants
- photoélectriques et amplifiée sans changement de l’amplitude et de la fréquence avant d’entrer en ligne.
- Le poste récepteur comporte également un amplificateur qui amplifie les tensions alternatives qui lui parviennent et qui sont dirigées sur la cellule de Kerr. Celle-ci comporte un petit condensateur, avec du nitro-benzol comme diélectrique, dont les armatures sont reliées à la sortie de l’amplificateur. Un rayon lumineux passe entre les armatures ; mais, avant sa pénétration, il
- est polarisé li-
- Ampfifïcateur
- Cellule
- [Condensateur de Kerr)
- de réception -
- Deux niçois
- /l
- ""
- Prisme
- DKSS1N SCHEMATIQUE DE L.A TRANSMISSION ET DE J.A RÉCEPTION PHOTOGRAPHIQUES A L’APPAREIL SIEMENS-KAROLUS-TEI.EFUNKEN.
- neairemcnt par un prisme Ni-col.
- Sous Faction du champ électrique, le nitro-benzol est biréfringent, l’angle existant entre le rayon ordinaire et le rayon extraordinaire étant fonction de l’intensité du champ. Ces deux rayons forment donc, à la sortie de la cellule de Kerr, une lumière électriquement polarisée, dont une composante est séparée par un deuxième Nicol et employée à la production de l’image. Ajoutons que l’intensité de cette composante dépend de l’intensité du champ électrique du condensateur ; elle est ainsi modulée dans la cadence de la tension alternative, fonction elle-même de la cellule photoélectrique du poste transmetteur et, en définitive, de l’éclat du point éclairé de l’image. Cette lumière étant concentrée en un point au moyen de lentilles, on obtient la reproduction fidèle de l’image transmise, puisque le tambour récepteur tourne en synchronisme avec le tambour transmetteur.
- La transmission d’une épreuve 18x16 dure onze minutes. Chaque soir, un grand nombre de phototélégrammes sont ainsi échangés, pour permettre aux deux correspondants d’illustrer, dans leurs éditions du matin, la relation des événements journaliers. L. F.
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- LE RAID TRANSATLANTIQUE DU DIRIGEABLE « COMTE-ZEPPELIN »
- Par Jean MARTON
- Pour la troisième fois. V Atlantique a été traversé par un « plus léger que l'air ». Le 2 juillet 1919, le dirigeable anglais R-34 avait, en effet, réussi la traversée d'Ecosse à New York, avec retour huit jours après. Le dirigeable allemand LZ-126 accomplit le même exploit le 25 octobre 1924, en quatre-vingt-une heures dix-sept minutes. Le Comte-Zeppelin, dénommé LZ-127, a mis cent onze heures quarante-sept minutes pour se rendre, le 11 octobre 1928, de Fricdrichshafen à Nezv York, malgré des conditions atmosphériques défavorables. Loin de conclure à la faillite du dirigeable, ainsi que certains ont cru devoir le faire trop précipitamment, il faut, au contraire, admirer et rendre hommage ci la grandeur de l'effort accompli dans des circonstances parti-, culièremcnt difficiles, alors que l'on se demande avec inquiétude ce que serait devenu un avion dans une situation semblable. Dans l'article ci-dessous, nos lecteurs trouveront les caractéristiques de ce nouveau « croiseur aérien », qui présente, au point de vue technique, des particularités dignes d'être notées et susceptibles d'intéresser tous ceux qui se passionnent pour l'évolution de la construction aéronautique dans le monde.
- Au début du mois d’octobre dernier, le Dr Eckener, président de la Compagnie Zeppelin, annonçait que le nouveau dirigeable géant, le LZ-127, dont nous avons déjà parlé à nos lecteurs, (1) allait, dans un raid transatlantique Friedrichs-hafen-New York, démontrer que le « plus fl) Voir La Science el la Vie, n° 131, page 417.
- léger que l’air » devait pouvoir résister aux tempêtes et lutter contre les vents contraires. Le voyage, effectué du 11 au 15 octobre, a-t-il confirmé cette assertion? Les opinions diffèrent à ce sujet. Il n’en reste pas moins que c’est une fort belle démonstration qu’a accompli le LZ-127, en surmontant les grosses difficultés qu’il a rencontrées. Notre but
- AVANT SON DÉPART POUR NEW YORK, LE « LZ-127 » SURVOLE BERLIN On aperçoit la cabine de commandement et des passagers à l'avant du dirigeable,
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- peuvent imprimer à l'aéronef une' vitesse de 128 kilomètres à l’Heure et à régime normal (2.150 eh), une vitesse de 117 kilomètres-heure.
- Le LZ-127 peut emporter une charge utile de 15.000 kilogrammes sur un parcours de 10.000 kilomètres, à la vitesse de 100-110 kilomètres-heure.
- Quant à sa charpente métallique, elle ne présente que peu de nouveautés sur celles des dirigeables précédents. Cependant nous devons mentionner qu'elle a été construite avec un nouveau métal léger tenu secret dont la résistance est 20 % plus élevée que celle du duralumin. 80 tonnes de métal et 120 kilomètres de câbles ont été employés pour la
- I.K <( 1//.-127 » DANS SON 1IANGA15 DK J1' II IKI) K HIC11S11A EEN
- Cette vue de trois quarts arrière montre les différents gouvernails de l'aéronef.
- n'est, pas, d'ailleurs, de discuter sur les avantages réciproques que peuvent présenter les avions et les dirigeables, mais d'exposer ici les caractéristiques du nouveau dirigeable géant.
- Ce qu’est le « LZ-127 »
- Le dirigeable ('ointc-Zepjielin, le eent dix-huitième établi dans les ateliers Zeppelin de Friede-riehshafen, mesure 280 m 0 de long. Son plus grand diamètre atteint 80 m 5 ; sa plus grande hauteur, 88 m 7. 11 déplace, au total, 105.000 mètres cubes.
- Sa propulsion est assurée par cinq moteurs Maybaeh, développant chacun 580 eh, soit, au total, 2.G50 eh. Chacun d'eux actionne une hélice propulsive.
- A pleine puissance, ees moteurs
- I.A CUISINE SK FAIT, BIEN ENTENDU, A L'ÉLECTRICITÉ, SUIt T,E DIRIGEABLE « LZ-127 »
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- LE DI li Kl EAU LE
- COMTE-Z ET P ELI S »
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- eonstruct ion de la eareasse de l'aéronef.
- La particularité la plus marquante de cette charpente est d'être divisée longitudinalement en deux parties : l'une, supérieure, est destinée à recevoir les dix-sept ballonnets contenant les 75.000 mètres cubes d’hydrogène assurant la force ascensionnelle du ballon, et l’autre, inférieure, renferme les douze ballonnets de « gaz moteur » (00.000 mètres cubes).
- compenser la perte de 20.000 kilogrammes d'essence et de 1.000 kilogrammes d'huile, près de 24.000 mètres cubes d'hydrogène valant environ 00.000 francs. Cette dépense prend des proportions énormes si l’on songe qu’en Amérique le gaz employé est l’hélium, dont le prix dépasse 00 francs le mètre cube.
- Il fallait donc pouvoir alimenter les moteurs sans vider le dirigeable.
- On songea, tout d’abord, à fabriquer du
- VIJK INTKKIEEKE Jj’lJN DES EOSTES UE IMI.OTAOE DE « l.Z-127 »
- (ht remarque ici la construction métallique très ajourée, qui a pu être réalisée grâce à Vemploi d'un nouveau métal léger et très résistant, dont la composition est encore tenue secrète.
- Le nouveau carburant gazeux
- L’innovation la plus intéressante appliquée sur le LZ-127 est certainement l'emploi d'un combustible gazeux.
- On peut dire, en elfet, que, jusqu'à présent, une grande partie de la force ascensionnelle (environ le tiers au départ) servait à emporter le combustible liquide employé pour l’alimentation des moteurs.
- Puis, au fur et à mesure de la consommation de ce carburant liquide, la force ascensionnelle augmentant, il fallait laisser s’échapper de l’hydrogène, d’où une perte sensible. Ainsi, pour donner un exemple, le Zeppelin-III, qui a franchi l'Océan en 1924, a dû libérer pendant la traversée, pour
- lest en l'air en condensant l'eau contenue dans les gaz d'échappement. Ce procédé fut essayé aux Etats-Unis sur le Shenundoah. Le condenseur qui fut construit, donna une récupération en eau de 110 % du poids de l’essence utilisée, mais l’engin était immense, peu pratique et pesait 081 kilogrammes.
- On chercha autre chose, et le Dr Lempertz, ancien collaborateur du comte Zeppelin, pilote de dirigeable, météorologue et physicien, s’attela à la tâche.
- On songea alors à utiliser un carburant gazeux ayant la densité de l'air. Une nombreuse série d’hydrocarbures mi-lourds, tels cpie l’acétylène, l’éthane, le méthane, fut essayée et, par des dosages de divers d’entre eux, le I)r Lempertz obtint un carburant qui
- «
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- ne pesait rien par rapport à l’air et qui avait une énergie thermique de 14.000 à 16.000 calories, c’est-à-dire un rendement supérieur à ce qui existait déjà. Ces études, qui portèrent également sur la stabilité du mou-veau gaz et son action sur les enveloppes des ballonnets, furent menées en collaboration avec le Dr Blau de « l’Augsburger Blaugas Akt. Ges. ». Après de nombreuses difficultés,
- 29 octobre dernier, s’est effectué dans les conditions que chacun sait.
- L’aménagement du dirigeable
- La cabine de pilotage, située à l’avant, mesure 26 mètres de long sur 5 mètres de large. En arrière d’elle, sont situés le poste de T. S. F. et la cuisine électrique. En se dirigeant toujours vers l’arrière, on trouve la
- 1,K SALON-SALLG A MANGER 1)U «COMTE-ZEPPELIN» NE MANQUE NI DE CONFORT NI D’ESPACE
- le blaugas fut réalisé en août 1928. Ce serait, paraît-il, de l’éthylène obtenu en partant de la distillation sèche de la houille ordinaire.
- Ce blaugas, disposé dans douze compartiments en toile imperméable, alimente les moteurs directement par des tubes en duralumin. Le passage à l’alimentation-essence se fait sans aucune difficulté.
- Ajoutons que pour effectuer le voyage de retour, le l)1' Eekener pense remplacer le blaugas par du gaz naturel cjue l’on trouve dans le Kentucky et qui a été emmagasiné à Lakehurst.
- Ce voyage de retour, qui a eu lieu le
- salle à manger-salon (5 m x 5 m), un grand couloir central de 12 mètres de long et 0 m 95 de large, sur lequel s’ouvrent les portes des dix cabines à deux lits, mesurant chacune 1 m 60 sur 2 m 20.
- Telles sont les caractéristiques du dirigeable géant LZ-127. Mais voici que l’on annonce la fabrication ,en Angleterre, de deux dirigeables plus grands : le R-100 et le R-101, qui cuberont 141.500 mètres cubes, dont le diamètre atteindra 40 mètres et qui seront propulsés par dix moteurs à pétrole de 700 ch ; la force ascensionnelle de ces aéronefs sera de 156 tonnes ! J. Marton.
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- LA CONSTRUCTION AUTOMOBILE EN 1929 D’APRÈS LES ENSEIGNEMENTS DU SALON DE PARIS
- Par CAPÈRE
- La Science et la Vie a coutume, après les Salons internationaux de P Automobile et plus particulièrement celui de Paris, de demander à une « compétence » affirmée d'exposer les tendances de la construction automobile pour Vannée nouvelle. Sous le pseudonyme de Capère se dissimule l'un de nos ingénieurs les plus remarquables, qui, en toute indépendance, développe ici son opinion technique sur l'évolution de la construction automobile. Nous lui laissons donc le soin de décrire les nouveautés techniques du dernier Salon, où nous avons enregistré avec satisfaction l'augmentation des « six cylindres » et des « huit cylindres », ainsi que nous l'avions laissé prévoir à la suite du Salon de 1927 (1). C'est ainsi que, sur 117 marques exposantes, nous avons relevé 45 «huit cylindres », dont 23 françaises et 22 étrangères ; 124 « six cylindres », dont 63 f rançaises et 61 étrangères, le reste étant constitué par des « quatre cylindres » dans la proportion de 43 %. Nos lecteurs verront, en outre, les efforts accomplis par les constructeurs pour améliorer les boîtes de vitesses, qui comportent maintenant une « troisième » aussi silencieuse que la prise directe et réalisant ainsi, en quelque sorte, deux prises directes, l'une pour la route, l'autre pour la ville, ce qui permet d'obtenir un meilleur rendement et de réaliser une consommation plus faible, dans les deux cas envisagés. Le graissage central est de plus en plus en honneur ; l'emploi du caoutchouc se généralise sur certains modèles, même en grande série, pour obtenir le silence de la mécanique, en supprimant le graissage de certains organes. Notons également la tendance vers Vamélioration des cylindrées et, par suite, vers Vaccroissement des accélérations ; l'allumage par batterie, de plus en plus répandu; Vembrayage à disque conique, de plus en.plus adopté; le servo-moteur, de plus en plus répandu; la suspension encore améliorée, etc... Ainsi, ce magnifique effort de la construction européenne et américaine aura-t-il abouti, pour 1928, à une production mondiale de 4.838.725 automobiles (d'après les prévisions 'du Department of Commerce des Etats-Unis). Les Etats-Unis, à eux seuls, y compris le Canada, auront mis au monde, celte année, 4.200.000 véhicules, alors que la France en aura « sorti » 200.000, VAngleterre 250.000, l'Allemagne 91.000, l'Italie 55.000. Un bel avenir est encore réservé à la production française, qui, de plus en plus, s'affirme avec succès dans le domaine de la mécanique comme dans celui de la carrosserie solide et élégante et de l'équipement rationnel de la voiture.
- La vulgarisation de l’automobile exige l’abaissement des prix, que l’on peut obtenir par le développement intensif de la fabrication en série, laquelle exige la réduction du nombre des modèles et la standardisation des pièces. C’est là, d’ailleurs, une tendance mondiale, et il serait grandement souhaitable qu’en France, l’Etat s’efforçât de faciliter cette évolution en réduisant les charges qui pèsent si lourdement sur l’automobiliste.
- C’est pour cette raison que le travailleur français réclame et apprécie la petite voiture de faible puissance, 5 à 7 ch, à cause de sa faible consommation, alors que ce type de voitures est à peu près inconnu aux Etats-Unis.
- Il) V. La Science et lu Vie, n° 127, janv. 1928, p. 46.
- L’influence américaine est indéniable
- Etant donné l’importance de la production américaine (aux Etats-Unis, il y a, actuellement, plus de 22 millions de véhicules en service), il était fatal que les tendances mondiales soient fortement influencées par elle (1).
- (1) Il est bon de rappeler, d cet égard, cpie les Américains ont en l’idée d’adopter, pour permettre une appréciation comparée facile des diverses voitures, une formule particulière, absolument artificielle d’ailleurs, qui est la suivante, en unités décimales : T„ 8,46 X C X R
- K = —pITd
- dans laquelle :
- C est la cylindrée en centimètres cubes ;
- , . , . 60 dents
- R la démultiplication du pont --— — 5, par
- exemple ; (Suite de la note, pane 517.)
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- 1928 1927 1928
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- Puissance: maximum \926 19 27
- 22% 36àS0 CV
- 36à50 CV
- 51 é 70 CV
- Plus de70CV,
- Plus de 70 CV
- Plus de 70CV
- 51à70 CV
- Nombre de Pal iers
- DE Vi LBREQUINS
- 5 Paliers
- 4 Paliers
- Paliers
- 3 Paliers
- 7 Paliers
- .Paliers
- Paliers
- 5 Paliers
- Oispos/rioN des Frei'ns sur 4 Houes *--------------100%---------------*
- Freins sur 4 Roues 63%
- Hydraulique 38% MécaniqueZ5%
- Freins sur Roues /R 35 %
- sur transmission?.
- Freins sur 4 Roues 86% Freinssur Roues/R 12%
- Hydraulique 41 % Mécanique 45%
- sur transmission2% »
- Freins sur 4 Roues 97% Freins »ur
- Hydraulique 49% Mécanique 48% 3%
- LES GRAPII1QIJES RASSEMBLÉS SUR CETTE PAGE PERMETTENT DE, SUIVRE AISÉMENT LES MODIFICATIONS APPORTÉES A LA VOITURE. AUTOMOBILE, AINSI QUE LES DIVERSES SOLUTIONS ADOPTÉES PAR LES CONSTRUCTEURS
- De gauche à droite et de haut en bas, on trouve successivement : le pourcentage des puissances adoptées sur les voitures présentées aux Salons de Paris en 1926, 1927, 1928; le nombre de paliers de vilebrequins suivant le nombre de cylindres ; les divers systèmes de freinage montés sur les voitures ; enfin quatre graphiques montrant la diminution du nombre de modèles et de fabriques, Vaugmentation du nombre de cylindres, remplacement des soupapes et les types dé essieux.
- Fabriques et Modèles
- Nombre de CylIndres
- 1 60 <
- rah. liques
- 40 —
- IZCylint res
- 1913 14 I5 16 17 18 19 ZO ZI Z2 23 24 25 26 271928
- I9I3 I4 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 1928
- Emplacement des Soupapes
- 191314 13 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 1928
- Types o' Essieu
- 1913 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 1928
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- COUPÉ - BERLINE « NAPOLÉON Ier » CONSTRUIT PAR UNE GRANDE MARQUE FRANÇAISE. PUISSANCE 300 CH A 1.800 TOURS
- Cette voiture, équipée avec un moteur 8 cylindres de 15 litres de cylindrée, dont le châssis vaut 500.000 francs, réalise un confort, une élégance et une puissance inconnus jusqu’à ce jour. On pouvait la voir stationner, pendant le Salon, devant la Porte d’Antin du Grand Palais.
- L'AUTOMOBILE EN 1929 515
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- LA vommu 14 eu 0 cylindhks citroën, très rkaiarquée au sai.on, dont la construction EN S K RI K MONTEE QUE LC MOTEUR A G CYLINDRES ACQUIERT DE PLUS EN PLUS LA PAVEUR DES CONSTRUCTEURS ET DU PUBLIC, PAR SA SOUPLESSE , SA MARCHE
- SILENCIEUSE ET SES ACCÉLÉRATIONS RAPIDES
- VUE EN COUPE DU MOTEUR G CYLINDRES CITROËN
- La coupe passe par l'axe des 2 cylindres de chaque extrémité et par l'axe des commandes des soupapes des 2 cylindres du centre. On peut voir également, sur cette coupe, le vilebrequin et ses paliers, la boite de changement de vitesse, le dispositif d'embrayage, l'arbre à cames commandant les soupape
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- Cette formule permèt, par un calcul assez facile, de se faire une opinion comparée des diverses voitures qui peuvent se concurrencer sur le marché.
- Les voitures américaines se caractérisent, d’une manière générale, par un excès de souplesse dû précisément aux exagérations ci-dessus. On y préfère rester, à tout prix, en prise directe, même sur des rampes assez prononcées, afin d’éviter la manœuvre du levier de changement de vitesses.
- En France, à cause du prix élevé des
- combustibles et des lubrifiants, on cherche à réaliser une marche plus économique en s’astreignant à quelques manœuvres.
- Les voitures américaines sont à grosses cylindrées, tandis que les voitures européennes sont à cylindrées très faibles. En même temps, les démultiplications dans les ponts ont été peu à peu augmentées pour rendre possibles l’utilisation pour les moteurs de régimes de vitesses très élevés. En fait, des régimes de 3.000, 4.000 tours-minute et au delà semblent pratiques et désirables.
- TYPK d’une VOITURE AMÉRICAINE 8 CYLINDRES 25 Cil CARROSSÉE EN CABRIOLET (2 PLACES AVEC SPIDER) QUI DONNE UNE IDÉE EXACTE DE LA « LIGNE AMÉRICAINE )) A LA FOIS PUISSANTE ET ÉLÉGANTE DE LA VOITURE A CONDUIRE SOI-MÊME EN 192!)
- (Suite de la note de la page 513.)
- P, le poids du véhicule en kilogrammes en ordre de marche ;
- D, le diamètre des roues en millimètres. -
- En principe, ils choisissent, dans l’élaboration de leurs voitures, des valeurs respectives de C, R, P, D, pour que le coellicient K qui en résulte ait une valeur voisine de 0,110.
- C’est ainsi que l’ancienne voiture Ford, type T, donnait pour K la valeur de 0,118.
- A titre documentaire, cette formule, appliquée à diverses voitures connues, donne les chiffres suivants:
- 32 ch Ilispano-Suiza............... 0,100
- 14-16 ch Delaunay-Belleville....... 0,090
- Ancienne Ford type T............... 0,118
- Nouvelle Ford type 2 Européen. . . . 0,085
- Ancienne Citroën type B2........... 0,057
- Dans la pratique, plus le coefficient trouvé K est grand, plus la voiture est souple et agréable ; c’est, d’ailleurs, facile à prévoir.
- Grosse cylindrée, grande démultiplication, voiture égère, ont, forcément, pour conséquence plus de souplesse, quitte à consommer d’une manière exagérée.
- En France, nous avons intérêt à nous tenir dans une moyenne raisonnable. Il semble qu’en se bornant ù prendre pour K une valeur de 0,08 à 0,09, on réalisera une voiture très suffisamment souple.
- La nouvelle Ford type 2 Européen donne pour K, comme nous le disons plus haut, le chiffre de 0,085, qui correspond bien à nos conclusions.
- Mais avec les blocs-moteurs qui éloignent la boîte de vitesses du pont arrière, il faut prévoir des arbres de transmission très longs, pour lesquels des vitesses de rotation aussi élevées ne sont possibles que si ces arbres sont constitués par des tubes très minces et de très gros diamètre.
- Avec ces régimes excessifs, nous nous sommes trouvés en présence de vibrations et de bruits qu’il était très difficile de supprimer complètement, alors que les voitures américaines, à régime plus modéré, se présentaient avec un silence de marche tout à fait remarquable.
- Nous pouvons, d’ailleurs, rappeler qu’avant la guerre, nous avions, aussi bien en France qu’en Angleterre, résolu le problème de la voiture absolument silencieuse : Delaunay-Belleville, Renault, Rolls, en particulier, produisaient des voitures remarquables par leur silence en marche.
- Finalement, c’est la solution classique, dégagée du passé, qui reste la règle pour
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- l’avenir. Les autres, non classiques, en extrême minorité, demeurent intéressantes par les problèmes qu’elles soulèvent et qu’elles solutionnent parfois. Il faut les analyser, quand elles se présentent, avec toute l’attention qu’elles méritent.
- Les tableaux graphiques page 514 montrent nettement le sens exact dans lequel évolue la construction mondiale ; ils vont nous permettre d’examiner successivement chaque élément constitutif de la voiture.
- accuse encore une légère augmentation au détriment de celles par engrenages.
- Ces dernières, très sûres, silencieuses et faciles à repérer, sont parfois d’un dessin assez encombrant.
- Avec la chaîne, on peut relier, d’un seul coup plusieurs arbres assez éloignés les uns des autres sans recourir à un carter trop important. On dispose, actuellement, de chaînes parfaites et on sait comment réaliser, avec elles, un ensemble silencieux et durable.
- I.A VOITURE DK G K AND TOURISME ET Dlï G K AND CONFORT, C’EST I,A « RE1NASTELI.A )), DE RENAUT/r, MOTEUR 8 CYLINDRES 40 CH
- Un coup d’œil sur les châssis
- 1° Moteur. ----- Le moteur à 4 cylindres est en diminution constante; celui à 0 cylindres, qui semblait, jusqu’en 1920, devoir prendre toute la place, commence à perdre un peu de terrain au profit du 8 cylindres.
- lia recherche du silence et de la souplesse de marche nous vaut cette tendance générale. Pourtant, il semble (pie le 0 cylindres, dont l'équilibrage est naturel, le couple moteur très soutenu et l’alimentation assez facile à bien réaliser, devrait constituer le moteur le plus désirable.
- Avec lui, de splendides voitures souples, silencieuses et exemptes de vibrations ont été réalisées. On y reviendra peut-être lorsqu’on sera fatigué des complications.
- Pour la distribution, la commande par chaîne silencieuse, déjà en grande majorité,
- En ce <pii concerne les soupapes, on constate la disparition à peu près totale des soupapes de part et d’autre des cylindres (tête en T), la diminution du nombre des soupapes en dessus, commandées par culbuteurs ou par arbres à cames en dessus, et l’augmentation corrélative des soupapes sur un seul côté (tête en L), avec culasse à turbulence genre Ricardo ou analogue.
- Cette dernière solution donne des résultats très comparables à ceux que l’on obtient, généralement, avec les soupapes en tête ; de nouveaux progrès sont à espérer dans cette voie.
- Comme conséquence des grandes vitesses de régime, les arbres vilebrequins sont actuellement de très gros diamètre, avec forage intérieur important, pour éliminer toutes chances de vibration. Us sont supportés par des paliers naturellement assez nom-
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- breux, comme nous l’indiquons plus loin.
- Pour les moteurs à 4 cylindres, à part ceux de très faible alésage, dans lesquels, avec un vilebrequin très robuste, on peut se contenter de deux paliers, on relève environ les deux tiers des moteurs avec trois paliers et un tiers avec cinq paliers.
- Dans les G cylindres, le moteur à sept paliers domine, suivi de près par celui à quatre paliers, puis par le moteur à trois
- rapidement le terrain perdu. Il ne faut pas oublier que l’allumage par batterie et bobine des débuts a été remplacé par les premières magnétos à bougies, qui, vers 1906, marquaient déjà une sécurité de fonctionnement très supérieure à la première formule.
- L’avenir réglera certainement cette question avant peu.
- Nous n’insisterons pas sur le graissage, parce que la question peut être considérée
- UNE DES RARES 8 CYLINDRES l'UANÇA ISKS UK MOYENNE CYLINDRÉE (15 Cil BAIXOT)
- paliers. Avec le moteur à 8 cylindres, quelques constructeurs n’ont pas reculé devant la difficulté d'aligner neuf paliers ; mais la règle est de cinq paliers, qui découlent des trois paliers du moteur à 4 cylindres.
- Le « sans-soupapes », qui n’est guère admissible dans une construction en série économique, reste l’apanage des quelques iirmes qui l’ont si magistralement mis au point parce qu’elles étaient les maîtresses de la construction automobile.
- Une offensive de grand style a été menée contre la magnéto d’allumage, en faveur de l’allumage par batterie et bobine, qui équipe la presque totalité des voitures américaines. Mais, en France, où nous avons toujours eu d’excellentes magnétos, la défaite de celles-ci n’est pas encore consommée. Il est même à prévoir que les magnétos à induit fixe, comme la Voltex, par exemple, reprendront
- comme à peu près définitivement résolue.
- Le pourcentage des pistons en aluminium ou en alliage léger, par rapport aux pistons en fonte, est en voie d’augmentation. C’est encore la conséquence de l’adoption des régimes de vitesse élevés, parce qu’on cherche à réduire le plus possible les forces d’inertie.
- La métallurgie est parvenue à réaliser un alliage léger qui possède un coefficient de dilatation assez comparable à celui de la fonte ; on n’a plus à craindre, avec des pistons ainsi construits, les bruits de claquement à froid, dus aux pistons ordinaires en aluminium. Tout au plus peut-on reprocher au piston en alliage léger de causer une usure un peu plus rapide des cylindres, mais c’est assez insensible, surtout si on adopte en même temps les filtres à air.
- Les types de carburateurs sont trop nombreux pour (pie nous puissions nous y attar-
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- der ; nous nous bornerons à rappeler que, chez quelques spécialistes, comme Solex, Zénith, par exemple, la question de la carburation a fait de très grands progrès.
- 2° Embrayage. — Nous assistons à la généralisation à peu près complète de l’embrayage à disque simple ou à disques multiples, dans la proportion de 80 % pour le premier et de 18 % pour le second, cpii est l’apanage des voitures puissantes.
- les raisons qui peuvent militer en faveur de l’une ou de l’autre de ces deux combinaisons.
- Nous devons, toutefois, rappeler que, pour un service de ville, la boîte à trois vitesses, alliée à un moteur assez souple, convient mieux que celle à quatre vitesses. L’exemple est donné par les autobus et la plupart des taxis. Pour une voiture de tourisme exposée à. voyager surtout dans les régions acci-
- VUE DF. FACF. DU CHASSIS (( TRACTA )), DONT l.KS ROUES AVANT SONT A I.A FOIS MOTRICES,
- DIRECTRICES ET INDÉPENDANTES
- Dans les deux cas. l’embrayage à sec l'emporte sur l’embrayage dans l'huile, parce qu’il est toujours comparable à lui-mêine, tandis que la qualité de l’huile et sa variation de iluidité avec la température inlluent sur la souplesse de l’embrayage et peuvent même en provoquer le collage.
- D’ailleurs, la totalité des embrayages actuels donne toute satisfaction au double point de vue de la commande et de la sécurité.
- 8° Boites de vitesses. — La boîte de vitesses à baladeurs continue à rallier tous les suffrages ; elle comporte toujours trois ou quatre vitesses et il serait trop long ici de discuter
- dentées, la boîte à quatre vitesses semble préférable.
- 4° Transmission. — Nous trouvons toujours en présence les deux solutions classiques simples du « tout par les ressorts » et de la poussée par les ressorts avec réaction par tube central.
- La première est appliquée à peu près généralement sur les châssis légers de 10 à 12 eh au plus. C’est la solution la plus simple ; elle exige deux joints de cardan sur l’arbre de transmission, mais, si on conserve les fiec-tors en caoutchouc, aucun entretien n’est à prévoir. Les ressorts sont fixés à l’essieu sur un patin fixe sans tourillonnemcnt, donc
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- sans exiger de graissage. Le fonctionnement mécanique est à peu près parfait, il présente, même, une certaine élasticité dans la transmission des efforts moteurs ou résistants.
- Quant à la réaction par tube central avec la poussée seulement par les ressorts, elle est adoptée sur les voitures puissantes et exceptionnellement sur les voitures légères ; cette solution ne comporte qu’un seul joint de cardan et les ressorts sont reliés à l’essieu par l’intermédiaire d’un palier permettant le tourillonnement, qu’il faut évidemment graisser.
- Quelques marques, qui n’ont pas adopté le bloc-moteur, ont fixé la boîte de vitesses sur l’extrémité du tube central. Cela raccourcit d’autant plus l’arbre de transmission et facilite un peu la chasse aux vibrations, si difficile avec les arbres trop longs et les grandes vitesses de régime.
- 5° Essieux moteurs. — Quelques solutions d’essieux avant moteurs, avec roues motrices et directrices, sont à signaler. Cette disposition, qui groupe toute la partie mécanique à l’avant, supprime l’arbre à cardan habituel et facilite la construction de carrosseries basses, habitables quand même. Malheureusement, la réalisation n’est pas chose simple, il faut prévoir des joints de cardan multiples, des fusées creuses ; le graissage et l’entretien sont difficiles et les organes de liaison compliqués. Aussi peut-on admettre que l’essieu moteur classique, placé à l’arrière, a encore devant lui de beaux jours ; il s’attribue, en tout cas, pour l’instant, une écrasante majorité. •
- La denture en spirale est de règle dans la constitution des couples d’engrenages d’angle des ponts. Signalons, toutefois, l’apparition, sur quelques voitures, des engrenages hypoïd, dont l’adoption permet d’abaisser légèrement l’arbre longitudinal à cardans.
- Cette nouvelle denture tient le milieu entre la transmission par engrenages d’angle à axes concourants et la transmission par vis sans ûn, dans laquelle la vis est placée au-dessus et au-dessous de la couronne d’engrenages. Dans l'hypoïd, le pignon engrène avec la couronne d’engrenage dans la région située entre les deux solutions précédentes. Même avec un très petit nombre de dents, le pignon peut être réalisé avec une denture beaucoup plus robuste. Cette robustesse peut être très appréciée pour permettre la construction de ponts très démultipliés pour camionnettes. Avec cinq ou six dents au pignon, on peut obtenir, d’un seul coup, des démultiplications de 6, 6,5 et même 7 à 1.
- 6° Suspension et bandages. — En ce qui
- concerne la suspension, la solution classique par ressorts droits conserve la majorité ; elle permet, d’ailleurs, si elle est calculée et exécutée par un spécialiste, de résoudre parfaitement la question.
- Nous avons tous connu, bien avant la guerre, des voitures extrêmement confortables, suspendues par des moyens simples et qui marchaient aussi régulièrement qu’un chronomètre.
- La simplicité s’impose dans tous les organes mécaniques, et cela d’autant plus que la surveillance y est plus difficile. Comme, en général, les dessous des voitures sont relativement très peu accessibles et même très peu visibles, que les avaries des organes qui s’y trouvent ont le plus souvent, des conséquences fatales, la logique veut qu’ils soient d’une conception assez simple et assez rustique pour n’exiger à peu près aucun soin ni aucune surveillance.
- Quant aux bandages pneumatiques, ils ont réalisé des progrès considérables ; leur durée en service a plus que quadruplé. Le pneumatique à basse pression, qui se généralise, a beaucoup amélioré le confort, il est maintenant tout à fait au point et, en raison de son plus grand aplatissement sur le sol, qui correspond à une moindre pression unitaire, les crevaisons sont elles-mêmes devenues plus rares. Notons, en passant, la victoire définitive du pneu à tringles sur le pneu à talons.
- Avec la jante à base creuse Dunlop et la jante excentrée Bibendum-Michclin, le montage ou le démontage d’une enveloppe à tringle est devenu un jeu d’enfant.
- 7° Freins. — Il n’est plus nécessaire de rompre des lances en faveur du freinage intégral sur les quatre roues ; la victoire est complète : tous les constructeurs ont adopté le frein sur les quatre roues, dont l’action est augmentée par un servo-frein, soit mécanique, soit à dépression.
- Il semble que le servo-frein à dépression soit assez en faveur. On utilise même la dépression qui existe dans la tubulure d'aspiration du moteur pour actionner divers mécanismes ou organes : servo-frein, élévateur d'essence, essuie-glace, etc...
- Les tendances en carrosserie
- Un très grand nombre de carrosseries souples et de carrosseries garnies en simili-cuir sur carcasse rigide, toutes très belles, sont en service et on leur accorde des qualités de silence tout à fait remarquables ; mais il semble que, pour une fabrication en série, quand on dispose de l’outillage nécessaire, la
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- carrosserie tout acier permette seule de réaliser une production intense capable de satisfaire aux exigences du monde entier.
- La carrosserie moderne est caractérisée par la recherche de l’abaissement de tout l’ensemble et l’adoption de formes fuyantes ou arrondies, plus compatibles avec la vitesse.
- Aussi bien pour les torpédos que pour les conduites intérieures, les hauteurs totales diminuent ; le centre de gravité de la partie moyenne de la voiture est plus bas que dans les voitures des années précédentes.
- Il faut reconnaître qu’un véhicule bas, logiquement étudié, est plus sûr, plus facile à manier ; on y entre plus aisément ; il possède plus de stabilité sur la route et offre moins de résistance à l’avancement.
- Mais, pour être rationnel, il ne faut pas envisager l’adaptation d’une carrosserie très basse sur un châssis ordinaire. Le véhicule doit avoir été étudié dans son ensemble.
- La réduction de la hauteur intéresse plus le constructeur du châssis que le carrossier; elle exige, en fait, la collaboration étroite de ces deux spécialistes.
- Le châssis classique demandera des roues relativement petites, les longerons relevés à l’arrière pour permettre un débattement suffisant, indispensable à une bonne suspension, une installation de sièges le plus bas possible, quitte à ménager, pour les jambes des occupants, des puits à plancher plus bas que les longerons.
- Il y a une tendance heureuse à organiser le châssis et la carrosserie pour que toute la charge ainsi que la partie motrice soient comprises en avant de l’essieu arrière et à utiliser l’espace au-dessus et en arrière du pont arrière pour une plate-forme destinée aux bagages et aux roues de recharge.
- Avec cette disposition, on obtient une ligne très basse ; la répartition des poids est très bonne ; les roues, les bagages, le réservoir d’essence à l’arrière s’équilibrent très correctement avec les voyageurs et la charge au milieu.
- Les puits, destinés à loger les pieds des voyageurs, permettent de gagner 0 m 15 à 0 m 20 de Ivauteur, mais le châssis doit être construit en conséquence.
- Comme, malgré tout, l’arbre cardan ne peut être déplacé, on peut partager la voiture en deux parties par l'arbre cardan, en enlevant un peu de la liberté de mouvements pour les voyageurs, surtout à l’arrière.
- Voisin a été le novateur du système ; la voiture Sensaud de Lavaud, déjà exposée l’an dernier, est également pourvue de puits. Cet inventeur a utilisé un châssis en alumi-
- nium fondu en une seule pièce avec des puits très spacieux de 0 m 20 de profondeur ; les sièges sont placés directement sur le châssis, avec le système de suspension adopté, la partie supérieure du châssis se trouve à hapteur du moyeu des roues au lieu d’être à une certaine distance au-dessus.
- On obtient ainsi les cotes suivantes : partie supérieure du châssis à 0 m 46 du sol ; siège des voyageurs à 0 m 60 du sol, avec fond des puits à 0 m 30 ; hauteur totale de l’intérieur I m 50. C’est une des voitures surbaissées les plus rationnelles. Avec la suspension à roues indépendantes comme Harris, Léon Laine, et avec les voitures à essieu avant moteur, on, peut réaliser très facilement des voitures semblables.
- S’il n’existe, en effet, aucune partie mécanique en arrière du tablier, on peut adopter à l’arrière un essieu coudé et choisir le plancher de la carrosserie aussi bas que l’on veut.
- La firme Blum-Latil, pour ses camions spéciaux et ses vans automobiles, a précisément adopté cette solution.
- Que sera la voiture de demain ?
- Malgré quelques tentatives de solutions spéciales, que l’on voit surgir chaque année sous des formes plus ou moins nouvelles : voiture à suspension par roues indépendantes, voiture à roues avant motrices, voiture à bloc-moteur à l’arrière, le classique ordinaire continue à être la règle générale.
- La partie mécanique n’a pas à suivre la mode, elle doit seulement assurer un fonctionnement parfait, silencieux et durable et être conçue d’une manière assez simple pour rester facile d’entretien et de réparation. Par contre, la carrosserie, qui se voit et qui doit assurer le confort, doit évoluer dans un sens ou dans l’autre, au goût de la clientèle.
- Pour le châssis de puissance moyenne, on s’en tient finalement au moteur à 6 cylindres avec embrayage à disque unique à sec, boîte de vitesses1 à baladeur, transmission par cardan, attache de pont, tout par les ressorts, suspension par ressorts droits, engrenages de pont à denture, spirale ou hypoïd, freinage sur les quatre roues avec servofrein, pneu à basse pression à accrochage à tringles.
- La conduite intérieure, de préférence de type surbaissé, avec formes arrondies ou fuyantes, bagages et roues à l’arrière, conserve son acquit. Ajoutons, enfin, que le constructeur s’efforce d’adapter à sa voiture tous les accessoires désirables, et nous sommes d’ailleurs passés maîtres en la matière. Capère.
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- L’ELECTRICITE
- AU SERVICE DU PHONOGRAPHE
- Par Jacques MAUREL
- Il ne faut pas faire appel à des souvenirs bien éloignés pour se reporter au temps où le mot phonographe évoquait immédiatement l’idée de sons désagréables, nasillards, sans timbre, tous sur le même plan. On avait admiré, à juste titre, l’invention d’Edison, mais la déception suivit de près cet enthousiasme, car la mise au point s’annonçait longue et délicate.
- Nul n’ignore que la préparât ion d’une audition pho-nograp bique comprend deux parties bien distinctes : l’enregistrement de la parole ou des sons, d’une part, leur reproduction, d’autre part. Tout le monde sait éga-lement comment était réali s é e « l’impression » des disques. Le conférencier, le chanteur ou le musicien se faisaient entendre devant un pa villon cpii trans mettait acoustiquement le son aux appareils enregistreurs (diaphragme transmettant à une aiguille frottant sur la cire du disque les vibrations reçues). Il était donc très difficile d’enregistrer un morceau de musique joué par un orchestre, puisque tous les instruments ne pouvaient se placer à la fois devant le pavillon.
- L’enregistrement électrique des sons
- L’électricité a apporté à l’enregistrement un perfectionnement remarquable. Un simple microphone, placé dans la salle d’audition, est relié par des fils électriques (dont la longueur n’a aucune influence) aux appareils électriques d’enregistrement. Les vibrations reçues par le microphone sont transformées en courants électriques modulés, q u i peuvent être amplifiés et qui, à leur tour, font vibrer une pièce mécanique portant l’aiguille qui frotte sur la cire du disque La sensibilité du microphone a ainsi permis d’en registrer des chœurs comprenant plus de douze mille exécutants ou des auditions données dans des grandes salles de spectacle (Opéra, salle Pleyel, etc.). Grâce à l’enregistrement électrique, chaque son de chaque instrument est reproduit avec une grande fidélité, avec son timbre propre. Il n’est pas exagéré de dire que ce perfectionnement est à la base des grands progrès du phonographe, qui ont donné à cet appareil un essor rapide au cours de ces dernières années.
- VU12 EXTÉRIEURE DU MEUBLE CONTENANT LE PHONOGRAPHE, l’amplificateur électrique et le diffuseur Les portes étant ouvertes, on voit, en haut à gauche, le bouton interrupteur de courant ; à droite, le bouton de réglage de Vamplitude du son ; au centre-, le diffuseur.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- La reproduction des sons se (ait aussi par l’électricité
- La première partie du problème phonographique ainsi résolue, il restait à perfectionner aussi la reproduction. On sait que celle-ci est assurée par le frottement d’une aiguille sur le disque, aiguille qui suit les sinuosités de la ligne enregistrée et qui, par conséquent, fait vibrer la membrane située à la base du pavillon. Donc, successivement, le diaphragme, puis le pavillon amplificateur furent scientifiquement étudiés (1) et, aujourd’hui, on établit des appareils vraiment remarquables qui donnent à l’auditeur les plus belles sensations artistiques.
- Jusqu’ici, l’électricité n’avait donc rien à voir avec la reproduction, si ce n’est par le moteur électrique faisant tourner le disque dans certains appareils.
- Elle allait bientôt rentrer en jeu pour permettre d’amplifier, sans les déformer, les auditions phonographiques. L'idée d’utiliser un amplificateur avec lampes à 3 électrodes était toute naturelle. Il fallait simplement envoyer à l’appareil amplificateur des courants modulés par le disque lui-même. Ce fut le rôle du Pick-up, bien connu de nos lecteurs. Dans le Pick-up, l’aiguille, au lieu de commander une membrane vibrante, actionne une petite masse métallique située entre les branches d’un électro-aimant. Les variations de champ résultant des vibrations de cette masse
- (1) Voir La Science ci la Vie, n° 123, page 191.
- métallique, intimement liées aux sonorités de la ligne suivie par l’aiguille, produisent les courants modulés dont nous parlions plus haut, courants qui sont amplifiés et envoyés dans un haut-parleur.
- Le principe étant trouvé, il fallait passer à l’exécution et créer des appareils d’une pureté absolue, en raison même de l’amplification des sons. Remarquons, en passant, que le
- bruit de l’aiguille n’intervient plus, puisqu’il n’est pas transmis au haut-parleur.
- Dans un précédent numéro, nous avons déjà parlé du Pick-« Brown » (1). Désireux de tenir nos lecteurs au courant de cette importante question, nous tenons à leur signaler, aujourd’hui, un excellent appareil de ce genre : le « Viva Tonal Columbia Ivol-ster ».
- Extérieurement, cet appareil se présente comme un meuble en chêne, d’apparence sobre et élégante ; aucun appareillage extérieur, pas de piles, pas d’accumulateurs ; une simple prise de courant relie l’appareil au secteur électrique d’éclairage courant alternatif. Consommation : 2 ampères, 2 A 5, soit très peu de chose. A gauche de l’appareil, derrière les portes qui s’ouvrent en ordre de marche, un bouton sert à donner ou à couper le courant. De l’autre côté, un bouton symétrique permet d’obtenir n’importe quelle intensité de son, depuis le silence jusqu’à une ampleur suffisante pour remplir n’importe quelle salle de spectacle, ou
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 127, de janvier 1927, page 83.
- VUE EXTÉRIEURE DU MEUBLE-PHONOGRAPHE ÉLECTRIQUE, LES PORTES CENTRALES FERMÉES
- A droite et à gauche se trouvent les placards basculants contenant les disques.
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- L'ÉLECTRICITÉ ET LE PHONOGRAPHE
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- pour l'aire danser des centaines de personnes.
- Le plateau qui supporte le disque est entraîné par un moteur électrique, avec arrêt automatique à fin du disque.
- Ce moteur électrique, spécialement étudié, a une vitesse rigoureusement constante, ce qui assure une uniformité absolue dans la reproduction des sons.
- Sur le plateau repose le Pick-up. Un shunt, placé en dérivation sur l’arrivée des fils Pick-up, permet de faire varier le courant modulé par la simple manœuvre d’un bouton, ce qui donne une audition aussi affaiblie ou aussi puissante qu’on le désire. Ce courant est ensuite amplifié par deux lampes à fi électrodes et arrive finalement à un diffuseur à double bobinage d’un modèle spécial et d’une perfection de reproduction absolue.
- Du côté prise de courant sur le secteur, une lampe à résistance intérieure supporte les variations de tension qui peuvent se produire et sert, en quelque sorte, de régulateur. Ce courant passe dans le primaire d’un transformateur, sur le secondaire duquel sont branchées un certain nombre de dérivations allant directement aux divers points d’utilisation. Deux lampes redresseuses à 2 élec-
- trodes donnent le courant continu nécessaire au fonctionnement des lampes amplificatrices et du diffuseur. Les tensions maximums utilisées sont de 550 volts aux plaques des lampes redresseuses.
- L’ensemble de l’appareillage se trouve entièrement dissimulé à l’intérieur du meuble, de même que tous les transformateurs, condensateurs, etc...
- La construction est des plus robustes ; nous pourrions citer, à cette occasion, une épreuve subie involontai renient par un de ces appareils... qui a fait une chute de deux mètres sans être déréglé. Seul le meuble eut à souffrir de eet accident.
- Ainsi donc le problème phonographique est aujourd’hui parfaitement résolu. Un exemple,, pour terminer et pour montrer la pureté de raudition.
- Lors d'un gala donné, la saison dernière, à l’Opéra-Comique, un de ces instruments avait été dissimulé derrière les rideaux, dans les coulisses. Un disque du doyen de nos chanteurs français, M. Lucien Fugère, fut donné sans qu’aucune annonce n’ait été faite au public. A la fin de l’audition, les applaudissements éclatèrent, nourris, et tout le monde réclama Lucien Fugère, que tous croyaient présent. J. Maurel.
- INTÉRIEUR DU « VIVA TONAL COLUMBIA KOLSTEll »
- 1, lampe à résistance ; 2,3, lampes amplificatrices ; 4,5, lampes redresseuses de courant à deux électrodes ; 6, diffuseur spécial ; 7, moteur électrique ; 8, bouton de réglage de Vintensité du son ; 9, rhéostat de chauffage; 10, fusible de protection.
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- UNE MACHINE A GRAND RENDEMENT POUR CREUSER LES RIGOLES NECESSAIRES AUX PLANTATIONS DE CANNE A SUCRE
- Le façonnage mécanique de rigoles rapprochées, profondes, rectilignes et parfaitement parallèles, dans de bonnes conditions de vitesse et d’économie, constitue un problème technique particulièrement délicat, tel (pie le pose la plantation rationnelle de la canne à sucre (notamment à Java, où, malgré la densité de la population, les plantations ont pris un développement à ce point important qu’il y a pénurie de main-d’œuvre).
- Le dispositif nouveau qui vient d’être construit pour creuser les rigoles nécessaires aux plantations de canne à sucre se compose de deux tracteurs à chenilles, semblables à celui qui est représenté ci-dessous, et d’une « charrue rigoleuse ». Les tracteurs étant chacun à une extrémité de la plantation, la charrue, tirée au moyen de câbles, effectue rapidement son travail dans son mouvement de va-et-vient entre les tracteurs. Cette charrue se compose, en réalité, de deux charrues identiques, reliées entre elles par une sorte de portique. De plus, chacun peut travailler indifféremment dans n’importe
- quel sens. Ainsi deux rigoles, espacées d’une longueur égale à la largeur du portique, sont tracées en même temps. En faisant la navette entre les deux tracteurs, la charrue creuse progressivement les rigoles. En fin de trajet, le tube de jonction des deux corps de charrue entre en contact avec un plan incliné du tracteur, gravit celui-ci, enlevant la charrue entière qui s’immobilise ensuite, ayant perdu tout contact direct avec le sol. A ce moment, les deux tracteurs — l’un portant la charrue — se déplacent parallèlement pour prendre une nouvelle position de travail. Après pivotement des dispositifs de creusement, la charrue descend le plan incliné et reprend sa course vers le tracteur opposé. Tous les dispositifs de détail nécessaires au bon fonctionnement de l’appareil sont prévus et rendent la manœuvre très aisée. Ajoutons que l’effort des appareils moteurs étant entièrement transformé en travail utile, à l’exclusion des manœuvres longues et hésitantes, la consommation de carburant est strictement proportionnée à ce travail.
- I.’l'N DUS TKKU1I.S TIRANT, AU MOYEN DE CABRES, RA MACHINE A CREUSER IIES RIGORES
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Nouveau phonographe portatif
- Nous avons déjà signalé, dans La Science et la Vie (n° 121, page 81), le diaphragme « Miraphonic », remarquable par les qualités du son qu'il permet d’obtenir, en particulier pour les notes graves. La membrane est en duralumin ; sa partie centrale est en forme de cône, auquel est fixé le porte-pointe. Ce cône, qui ne vibre pas lui-même, est simplement destiné à transmettre à la couronne périphérique qui l’entoure et qui a été ondulée à la presse, les vibrations reçues du porte-pointe.
- Ce diaphragme est précisément appliqué sur l’appareil représenté ci-contre, la mallette portative « Son d’or ». Cet appareil se présente sous la forme d’un joli colTret à coins nickelés et formé par deux serrures. Une poignée latérale permet de le transporter aisément. Il utilise tous les disques,
- LE PHONOGRAPHE « SON D'OR » OUVERT POUR CHANGER LE DISQUE
- NORMALEMENT, LE «SON D’OR » JOUE FERMÉ, LA PORTE DU PAVILLON OUVERTE. LES DISQUES SONT AINSI A L’ABRI DE LA POUSSIÈRE
- et son cornet amplificateur, situé dans la boîte, a été minutieusement étudié. Le cornet aboutit sur le devant de la boîte, et un volet mobile permet de régler à volonté le volume de son sans nuire à sa pureté. Normalement, l’appareil joue fermé, et ainsi les disques sont complètement à l’abri de la poussière.
- Une lampe de chevet pratique
- La lampe de chevet doit, semble-t-il, répondre à un double but : permettre la lecture au lit et pouvoir remplir l’office de veilleuse. Il est évident que cette seconde condition est la plus délicate à réaliser, surtout si on désire allier à la faible clarté une dépense presque LA lampe DF. CHEVET MON négligeable, tée sur socle qui con-Or les veil- tient lf. transformateur
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- LA SCIENCE ET LA VlE
- leuses ordi-naires se composent, on le sait, d’une ampoule de faible intensité, dont la lumière est tamisée soit par le corps même de la veilleuse, soit par des abat-jour plus ou moins artistiquement déco-rés. L’économie est donc nulle, car la lampe brûle constamment au maximum. M. Charpentier a pensé qu’une excellente solution de ce petit problème de confort consisterait à ne fournir à la lampe qu’une tension réduite pour la mettre en veilleuse. Rien de plus facile grâce à un transformateur abaisseur de tension à deux circuits. Parler de transformateur équivaut à signaler ipso facto la nécessité de ne brancher l’appareil que sur du courant alternatif, forme de courant qui se généralise de plus en plus.
- Donc, la simple manœuvre d’un commutateur permettra de mettre en fonction l’un ou l’autre circuit du transformateur ayant deux tensions différentes.
- En veilleuse, la consommation de courant est presque nulle, 1,5 à 2 watts-heure, soit à peine 3 centimes par nuit de dix heures.
- En éclairage normal, la lampe donne 5 bougies consommant G watts-heure (1 centime l’heure environ).
- Inutile d’ajouter que l’entretien du transformateur placé dans le socle de la lampe (ce qui assure en même temps un bon équilibre de l’appareil) est complètement nul, et son aération est assurée par la forme même du socle et par la colonnette-support.
- Un interrupteur-poussoir sur le fd d’ame-née de courant permet de couper le circuit.
- En résumé, ampoule unique travaillant à volonté sous la tension normale du réseau ou sous une tension réduite, telle est la caractéristique de cette véritable lampe de chevet.
- Cette pipe, pratiquement imbou-chable, débarrasse la fumée de sa nicotine
- Dès son apparition, nous avons signalé, il y a plus de quatorze ans (La Science et la Vie, n° 14, de mai 1914, page 268), la pipe L. M. B., qui, grâce au dispositif spécial contenu dans son tuyau, débarrasse
- Cumee refroidie et débâtÿdssee de ses principes nocifs
- Tâhoc en combustion
- Condensateur et Purificateur en aluminium pur
- Fumée impure saturée de principes nocifs
- COUPE DE IjA PIPE L. M. B.
- la fumée de la nicotine qu’elie contient.
- Ce dispositif, constitué alors par une pièce d’aluminium pur comportant trois rondelles échancrées, vient d’être modifié. Il est formé, aujourd’hui, par une gouttière demi-cylindrique en aluminium pur se prolongeant, d’une part, presque sous le foyer de la pipe et, d’autre part, jusqu’au tuyau. Cette gouttière est ondulée en son centre et taillée à échancrures contrariées, formant ainsi des chicanes, qui retardent la circulation de la fumée en l’obligeant à parcourir les sinuosités successives ; la fumée se refroidit aussi à son contact, laissant déposer une grande partie de sa nicotine (38 %).
- La photo ci-dessus montre évidemment (lue la pipe est pratiquement imbouchable et qu’il suint, pour la nettoyer, de retirer le « condensateur » et de l’essuyer avec un linge imbibé d’alcool ou un simple papier.
- Pour faire de petites expériences de chimie
- La chimie a besoin d’expériences pour être bien comprise. L’élève a donc tout intérêt à pouvoir reproduire à volonté les préparations qu’il a vu effectuer par son professeur. Point n’est besoin, pour cela, d’un matériel très compliqué, et c’est ce qu’a fort bien compris le constructeur du coffret dénommé le « Petit Chimiste ». Suivant qu’il s’agit d’expériences faites à froid ou à chaud, il existe deux modèles de coffrets : c’est-à-dire qu’en réalité le coffret n° 2 complète le n° L destiné seulement aux ex-périences à froid.
- Ce coffret permettra de préparer de l’anhydride carbonique, de l’oxygène, du bioxyde d’azote, etc...
- VUE INFÉRIEURE DU SOCLE DE LA LAMPE DE CIIEVET MONTRANT LE TRANSFORMATEUR SOUS LE SOCLE
- LA PRÉPARATION D’ANHYDRIDE CARBONIQUE SE FAIT EN VERSANT UN ACIDE SUR DE LA CRAIE MISE DANS LE GRAND FLACON
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
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- A la fois porte-mine et règle à calculs
- a vogue si justifiée des porte-mines à mines de faible diamètre, qui évitent complètement tout appointage, a incité les fabricants à munir ces objets de tous les perfectionnements désirables. Ainsi, ces portemines contiennent tous une réserve assurant leurs propriétaires contre toute panne d’écriture.
- Nous avons déjà signalé à nos lecteurs (1) le « stylomine », dont la parfaite fabrication garantit un sûr fonctionnement. Mais voici que ce « stylomine » vient de s’enrichir d’un nouvel instrument fort important sous la forme d’une règle à calculs éminemment portative. Nous avons donné, dans le numéro 101 de La Science et la Vie, tous les détails permettant d’effectuer avec une règle à calculs les principales opérations d’arithmétique et même de petits problèmes. C’est ainsi que les règles de trois ou les proportions, les racines carrées, etc., sont rapidement faites au moyen de eet instrument.
- Il nous suffira donc de dire que ee nouveau « stylomine » comprend une règle fixe, soudée au portemine, et un fourreau coulissant sur le corps de l’appareil. La règle et le fourreau portent des graduations identiques, comme une règle à calculs ordinaire. En faisant coulisser l’une sur l’autre, suivant les règles ordinaires suivies pour la règle à calculs, on peut donc multiplier, diviser, élever au carré, prendre une racine carrée, etc...
- Nul doute que ce petit appareil ne soit apprécié comme il convient par tous ceux qui ont à effectuer des calculs rapides en dehors de leurs bureaux : ingénieurs, commerçants, architectes, représentants, étudiants.
- Un aspirateur de poussières qui fonctionne sans électricité
- Lks commodités offertes par les aspirateurs de poussières sont, aujourd’hui, trop connues pour que nous nous y étendions à nouveau. Rappelons simplement cpie seul l’aspirateur enlève la poussière, alors que le balayage ordinaire ne fait, en grande partie, que la déplacer, et que, seul, il permet de maintenir propres tapis et tentures, sans qu’il soit nécessaire de les taper et de les brosser. Chacun connaît lé fonctionnement de cet appareil. Un moteur électrique entraîne la roue d’une petite turbine,
- (1) Voir La Science ci la Vie, n° <>3, page 1 10.
- qui aspire les poussières par l’intermédia re d’une « bouche » appropriée et les rejette dans un sac imperméable aux particules so-1 i d e s, mais perméable à l’air.
- Oui, mais... si l’on n’a pas l’électricité, doit-on se priver du confort fourni par l’aspirateur? On peut aujourd’hui répondre négativement, grâce aux appareils uniquement mécaniques créés par les Etablissements Grand jean.
- Le « mano-vac » se compose simplement d’une brosse tournante et d’une tuyauteri e avec ventouse, le tout dirigé au moyen d’un manche spécial. Il sullit de promener la brosse tournante sur les tapis pour actionner mécaniquement la turbine et aspirer la poussière.
- Lorsque l'on veut nettoyer des tentures, on branche un tuyau flexible sur l’appareil, et une très petite modification permet d’actionner la turbine par un simple mouvement de va-et-vient du manche.
- I,E « MANOVAC » AU REPOS
- ET AU TUAVAII-. EN BAS,
- COMMENT ON I.E TRANSFORME POUR I.E NETTOYAGE DES TENTURES
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- LA SCI EN ('U ET LA VIE
- il faut humidifier l’air des appar tements chauffés
- Chacun de nous a observé l'impression désagréable produite par la respiration d’un air desséché par le chauffage des appartements. Aussi prend-on souvent la précaution de placer sur les poêles des récipients contenant de l’eau, que la chaleur fait évaporer. Cependant, ees récipients ne sont guère pratiques avec les radiateurs de chauffage central, et, de plus, ils ne peuvent assurer une évaporation assez rapide de l’eau qu’ils contiennent. En effet, d'une part, le radiateur chauffe relativement peu sur une petite surface, et, d'autre part, le contact entre le fond du récipient et le radiateur n’est pas assez intime.
- Or personne n’ignore (pic l’évaporation est fonction de la surface libre du liquide. Partant de ce principe, M. Seigle a pensé (pie, pour augmenter cette surface, il était
- indiqué d’utiliser des vases poreux. Il a donc établi l’appareil représenté ci-contre, en terre poreuse, qui, suspendu au moyen d’un crochet de lil de fer entre les tubes d’un radiateur, se trouve par sa forme même tout près de la surface chauffante. Ainsi la chaleur dégagée assure constamment une évaporation rapide de 1 ’eau qni « transpire » à la surlace du vase poreux.
- Grâce à cette hu-midiûcation, les poussières sont diminuées (et par suite les risques de contagion), le bois des meubles travaille moins, la croissance des plantes d’appartement est très favorisée.
- Le modèle de l'appareil varie suivant qu’il s’agit d'un radiateur ordinaire ou d'un radiateur à petits tubes.
- Pour conserver la moutarde à l’abri de la poussière
- On connaît les inconvénients des pots à moutarde ordinaires. Non seulement, lorsqu'ils sont découverts, la poussière pénètre à leur intérieur, mais encore il arrive parfois (pie l’on se contente de faire le plein du pot sans enlever ce qui
- UNE I.ÉGÈRE PRESSION DU POUCE SUR LE PISTON DE CE MOUTARDIER FAIT SORTIR LA QUANTITÉ VOULUE DE MOUTARDE
- se trouve au fond de celui-ci, qui se dessèche.
- L’appareil représenté ci-dessus remédie à tous ces inconvénients. Il se compose d’un vase en verre dont la partie supérieure comporte un orifice plat, par lequel s'échappe la moutarde sous la poussée d’un piston de verre garni d’un caoutchouc mousse spécial, assurant une étanchéité parfaite. Le vase est vissé sur un support métallique nickelé. Pour garnir ce moutardier, on dévisse ce support, on retire le piston et on remplit le vase de verte en laissant la place du piston. On engage lentement celui-ci, de biais, afin d'éviter le plus possible d’emmagasiner de l'air, et on revisse le support.
- Une légère pression du pouce sur la tige du piston subit pour faire sortir la quantité de moutarde désirée. Par friction sur le bord de l’assiette, on enlève toute bavure sur l’orifice du vase.
- Adresses utiles
- pour les « A côté de la science »
- Phonographe « Son d’Or », 80, faubourg Saint-Denis, Paris.
- Lampe de chevet : Pierre Charpentier, ingénieur, à Dax (Landes).
- Pipe imbouchable : Pipe L. M. B., 17, rue de Bucy, Paris (0e).
- Coffret de chimiste : Etab,s Seive, 20, rue Saint-Gilles, Paris (8e).
- Stiflomine : M. Zuber, 2, rue de Nice, Paris (11e).
- Aspirateur de poussières : Etau18 Adolphe Grandjean, 285, rue La Fayette, Iaris(10e).
- Saturateur pour radiateurs : M. Seigle (square Vaugcnas), 279, rue de Vaugirard, Paris (15e).
- Moutardier : M. Millêtre, 109, cours de Vinccnnes, Paris (2!)°)
- commen t on place le
- RÉCIPIENT EN TERRE POREUSE SUR UN RADIATEUR
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- LA T. S. F. ET LES CONSTRUCTEURS
- Ce qu’est le haut-parleur à bobine mobile ( moving coil)
- Lrc haut-parleur a pour but, personne ne l’ignore, de transformer une énergie électrique en énergie mécanique, de façon à convertir les variations d’un courant modulé en vibrations d’une masse d’air assez-importante pour impressionner l’oreille.
- Le haut-parleur le plus simple résulte de l’utilisation d’un écouteur téléphonique à membrane. Cette membrane, lixée à sa périphérie, vibre sous les effets du llux magnétique variable engendré dans un aimant par le courant modulé.
- En adjoignant un pavillon ou un diaphragme à l’écouteur, on transmet les vibrations de la membrane à une masse d’air assez grande pour qu’elles deviennent audibles à distance.
- La grande dilliculté rencontrée dans l’établissement d’un haut-parleur provient de la étendue des vibrations couverte par les notes de musique, gamme que ce haut-parleur doit reproduire fidèlement.
- Or la membrane, d’une part, le volume d’air contenu dans le pavillon, d’autre part, ont, chacun, une période de vibrations
- HAUT - l’AIU.EUR MO-
- VINO COII. « OU BIST » A AIMANT PERMANENT
- propre, et c’est naturellement pour les notes correspondantes à ces périodes que le haut-parleur « rendra » le mieux. Ce n’est que par une étude très approfondie des conditions de vibration de la membrane, de la forme du pavillon et de la matière qui le constitue, cpie l’on a réussi à obtenir de bons résultats.
- L’utilisation d’un cône vibrant, à la place de la simple membrane, a permis déjà d’obtenir des notes basses, pourvu que le haut-parleur soit alimenté par un amplificateur d’une puissance suffisante.
- On a cherché à baser le fonctionnement du haut-parleur sur un autre principe, sur une action électrodynamique.
- Au lieu de se servir d’un diaphragme ou d’une anche, avec lesquels les vibrations sont limitées par la proximité des pièces polaires, le diaphragme, qui agit sur l’air, est mis en mouvement par une petite bobine de lil qui se déplace librement dans un logement annulaire ménagé dans le champ des aimants.
- Lffi espace est laissé entre la pièce polaire d’un èlectro- aimant M (schéma ci-dessus), dont le bobinage se trouve indiqué en TL, qui lui assure un puissant magnétisme. Dans cet espace se déplace une petite bobine ( en fil fin, qui se trouve fixée à l’arrière d’un
- HAUT - PARLEUR A BOBINE MOBILE, NÉCES-SITANT L’EMPLOI ll’UNK SOURCE DK COURANT AUX1I.I AIRK
- SCHÉMA D’UN IIAUT-PAR-I-KUR A BOBINE -MOBILE W, enroulement ; M, électro-aimant ; C, bobine mobile ; D, diaphragme.
- gamme très
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- diaphragme conique D. Le courant d'un amplificateur traverse la bobine, qui entre en vibration par suite de la réaction du champ magnétique et du courant qui la traverse ; celle-ci fait vibrer le diaphragme à une période correspondante aux vibrations du son.
- Un tel montage permet, évidemment, des déplacements de grande amplitude de la bobine et du diaphragme. Aucun risque de contact avec la pièce polaire existante, une impulsion sulïisante peut être donnée au diaphragme pour reproduire les notes les plus basses avec la puissance voulue.
- Une des diflicultés rencontrées pour l’utilisation tle ces appareils provient de ce qu’ils demandent, pour alimenter l’électro-aimant, une source constante de courant. Si l’installation se trouve dans une maison où l’on dispose de l'électricité, le prix du courant servant à l'alimenter sera infime; dans le cas contraire, on sera obligé d’avoir recours à un accumulateur.
- Toutefois, et c’est le cas du haut-parleur « Cubist » Brown, il est possible d’avoir des aimants permanents en acier au cobalt qui ne demandent pas de courant d’alimentation. Dans le cas où l'on voudrait obtenir un maximum de puissance, il serait préférable d’avoir recours à un appareil à alimentation soit par le courant de lumière, soit par une batterie d’accumulateurs. L’énergie absorbée sera de 10 à 20 watts.
- Il est curieux de constater que, dès 1010, S. G. Brown fit breveter ce principe de haut-parleur. Toutefois, à cette époque, ce dispositif spécial ne pouvait être exploité, car le « broadeasting » n'existait pas et les lampes amplificatrices étaient encore inconnues.
- S. G. Brown présente actuellement deux modèles de haut-parleur équipés avec mo-ving coil.
- Le « Cubist » est un appareil à aimants permanents, évitant ainsi les diflicultés de la batterie d’alimentation des éléments. Ce haut-parleur est muni d'un transformateur, qui permet de le-connecter immédiatement sur n'importe quel poste récepteur de bonne qualité. Il est présenté dans une ébénisterie d’acajou verni et le diaphragme se trouve protégé par un pavillon en métal oxydé, le tout formant un ensemble d’une apparence très agréable.
- Le deuxième appareil mis sur le marché par S. G. Brown est un mécanisme complet à « moving coil », destiné à être monté à l’intérieur d’un poste récepteur ou d’un amplilicateur de phonographe. Il a été spécialement étudié pour pouvoir donner le maximum de puissance en même temps qu'une pureté de reproduction incomparable. 11 fonctionne avec batterie d’alimentation de (> ou 12 volts, sa consommation sous (» volts étant d’environ un demi-ampère. Il est muni d'un transformateur de sortie,
- qui permet de le connecter immédiatement à n’importe quel amplificateur ou poste récepteur.
- Le transformateur basse fréquence T. E. F.
- On sait, que la pureté et le rendement d’un récepteur de T. S. F. sont fonction des qualités des transformateurs basse fréquence utilisés. Aussi cherche-t-on à créer des transformateurs présentant le minimum de déformation pour la parole ou la musique et ayant le rendement maximum.
- Les transformateurs « T. E. F. » ont été spécialement étudiés pour toutes les fréquences musicales de la radiophonie.
- Ils sont établis avec des matériaux d’excellente qualité : tôles minces au silicium à faibles pertes ; fils de cuivre émaillés et contrôlés ; carter émaillé au four évitant toute influence des champs magnétiques environnants. Aucune vis, aucun rivet ne traversent rÆ transfor-le circuit magnétique. matkur t.k.f.
- Le bobinage assure un minimum de capacité entre les enroulements. L’isolement est très soigné et les essais de claquage sont poussés jusqu’à 1.000 volts.
- Chaque transformateur est essayé non seulement au point de vue électrique, mais encore au point de vue pratique de la pureté des sons qu’il permet d’entendre en radiophonie.
- Comment construire soi-même un récepteur à changement de fréquence
- Les postes du type superhétérodyne connaissent de plus en plus la faveur des auditeurs, par suite de leur puissance et de leur sélectivité. Nombreux sont donc les amateurs désirant en établir un eux-mêmes. La complication du montage, le réglage minutieux des organes les font malheureusement souvent reculer.
- Nous avons déjà signalé comment les Ateliers de Constructions électriques de Rueil (A. C. E. R.) avaient résolu ce problème (1). Us ont apporté d’importants perfectionnements à cette réalisation intéressante.
- Ces perfectionnements, concernant surtout la facilité de manœuvre, la sensibilité et la qualité musicale de l’appareil, découlent principalement de l’emploi d’un nouveau type de transfos M. F. Les transformateurs A. C. E. R. « capacité écran » assurent un accord rigoureux des étages moyenne fréquence et une clarté de réception égale à celle des amplificateurs « neutrodyne », dont un transformateur B. F., spécialement étudié, conserve toute la pureté.
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 129, page 255.
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- LA T. S. F. ET LES CONSTRUCTEURS
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- LA FLAQUE-SURCOUT DUS LAMPHS ET DES 1 MOYENNE FRÉQUENCE
- Le principe caractéristique du' montage, tendant vers une grande simplification de construction et une sûreté absolue du rendement, repose sur l’emploi de blocs amplificateurs moyenne fréquence tout montés et tout réglés. Ces blocs sont étudiés pour se raccorder le plus simplement possible aux organes de contrôle (condensateurs, rhéostats, etc.) du poste, de telle sorte que toute erreur de connexion, mauvaise disposition des pièces, couplages parasites, etc... se trouvent radicalement éliminés. Le montage complet du Super S six «A. C. E. R. » s’effectue au moyen de treize connexions en tout. Il suffit, pour les exécuter, de se reporter à un plan d’une simplicité élémentaire. Un amateur moyen peut, sans aucun outil spécial, sans un trou à percer ou une pièce à ajuster, exécuter, en trois ou quatre heures, le montage complet, avec la certitude que l’appareil fonctionne aussitôt les sources branchées et les lampes allumées.
- En ce qui concerne les résultats, l’emploi des nouveaux transfos et oscillatrices « A. C. E. R. » permet d’élargir singulièrement le rayon de réception habituel. En dehors des stations européennes, faciles à capter pour l’amateur convaincu, le Super six permet l’écoute de plus en plus intéressante sur ondes courtes
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- de 20 à 80 mètres et, sur ees longueurs d’onde, la réception puissante, régulière et facile, garantie par le constructeur, de quelques stations américaines de broad-casting.
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- Les Etablissements Lemouzy, spécialisés depuis quinze ans dans les fabrications radioélectriques, ont exposé au dernier Salon un superhétérodyne G lampes, montage à changement de fréquence par lampe bigrille, d’un fonctionnement irréprochable, à un prix vraiment intéressant.
- Monté sur ébonite, cet appareil comporte des transformateurs moyenne fréquence accordés, bobinés en fil isolé soie sur carcasse bakélite. Tous ses condensateurs fixes sont isolés au mica. Les transformateurs basse fréquence sont des « Bardon » blindés, les oscillatrices sont disposées d’une façon fixe à l’intérieur, et le passage des petites aux grandes ondes s’effectue par la simple manœuvre d’un bouton poussoir. Un commutateur permet le fonctionnement sur 5 lampes pour la réception des stations locales et sur G lampes pour la réception des stations lointaines. Le dispositif de renforcement est commandé par un potentiomètre, dont l’action est extrêmement douce et progressive. Le soin apporté à la mise au point de cet appareil permet de garantir la séparation, à Paris, de Langenberg et des P. T. T., de Radiola et de Daventry.
- Sa sensibilité est suffisante pour assurer, sur le nouveau cadre Lemouzy à quatre enroulements (modèle réduit), fa réception en bon haut-parleur des principales stations européennes, telles (pie Budapest, Vienne, Milan, Barcelone, Cologne, Hilversum, Toulouse, Londres, Berlin, Stuttgart, etc... Cette réalisation heureuse est encore une preuve des efforts faits par les constructeurs pour établir des postes excellents à des prix constamment meilleur marché. Cette tendance aura sûrement une répercussion intéressante sur la diffusion de la T. S. F.
- Adresses utiles pour «la T.S.F.et les constructeurs»
- Haut-parleur à moving coil : S. E. R., 12, r. Lincoln, Paris (8e).
- Transformateurs : MM. Taride et Fils, 93, avenue du Bois-de-Boulogne, Clamart (Seine).
- Pour construire un superhétérodyne : A. C. E. R., 4 ter, avenue du Chemin-de-Fer, Rueil (S.-et-O).
- Superhétérodyne 6 lampes : M. Lemouzy, 121, boni. Saint-Michel, Paris (5e).
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- LE GAZOGENE « GE PE A » SUR LES CAMIONS
- Si. jusqu’il présent, les camions à gazogène n’ont pas eu le développement auquel on était en droit de s’attendre, e’est que, trop souvent, la conduite du générateur de gaz et l’entretien des appareils d’épuration exigeaient un surcroît de travail important de la part du chaulïeur.
- 11 ne sullit pas qu’un gazogène soit doté des qualités Jdndamentales requises : production d'un gaz de haut pouvoir calorique, pureté du gaz, rapidité de montée en puissance ; il faut encore et surtout libérer les chauffeurs (les soins multiples et souvent fastidieux auxquels les avait trop souvent astreints l’entretien du gazogène.
- Pour atteindre ce but, la Société (iépéa a supprimé radicalement tous les organes (dont certains paraissaient jusqu’ici indispensables) susceptibles de s’encrasser rapidement ou nécessitant des soins pénibles et délicats.
- (”est ainsi que la cornue en terre réfractaire, dont on avait l’habitude de garnir les foyers, et sur les parois de laquelle ont tendance à se coller les mâchefers produits par certains combustibles, a été remplacée par un cylindre en métal. Celui-ci ne court aucun risque de détérioration grâce au dispositif de gazéification employé. Les mâchefers
- tombent librement avec les cendres, et tous les ‘déchets de la combustion sont évacués par la large ouverture du cendrier.
- L’épurateur, cpii recueille seulement les poussières impalpables, est cependant de grande capacité, garni de morceaux de coke et de sciure ; un simple lavage à longs intervalles régénère complètement le pouvoir épurateur de ees matières, qui peuvent servir presque indéfiniment. Les procédés spéciaux employés dans la construction de cet appareil permettent d’obtenir un gaz comparable pour sa pureté au gaz de ville.
- Le châssis de Dion-Bouton, d’un poids total de 0.250 kilogrammes, cjue représente notre photographie, équipé avec le gazogène « (iépéa », a effectué le parcours du dernier rallye des carburants, soit 1 .GDI kilomètres, en consommant une moyenne de 33 kilogrammes de charbon de bois aux 100 kilomètres, ce qui représente une dépense de 10 fr. 50, tandis cpie celle du combustible liquide eût été de 52 francs, soit un gain de près de 70 % sur la dépense du carburant.
- Si l’on ajoute que la vitesse moyenne obtenue a été de «53 km. 500 à l’heure sur l’ensemble du parcours, on voit que ces résultats sont très en faveur (le l’utilisation du camion à gazogène.
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- xi.IX
- CARRIÈRE D’INSPECTEUR DU CONTROLE DE L’ETAT
- SUR LES CHEMINS DE FER
- Organisation générale du Contrôle des chemins de fer d’intérêt général
- L’État exerce sur les réseaux d’intérêt général un contrôle, qui est actuellement réparti en six Directions suivant la spécialité : lignes nouvelles, voie et batiments, exploitation technique, matériel et traction, travail des agents, exploitation commerciale.
- Les Inspecteurs du Contrôle de l'État sont à la base de la hiérarchie : seul le contrôle du travail échappe complètement à leur compétence. Leurs chefs sont des Ingénieurs ordinaires et des Ingénieurs en Chef des Ponts et Chaussées ou des Mines pour ce (pii concerne la partie technique. Kn matière commerciale, ils sont sous les ordres des Inspecteurs principaux et Contrôleurs généraux de l’J-ixploilation Commerciale.
- Attributions de l’Inspecteur du Contrôle
- L’Inspecteur instruit au premier degré les accidents et incidents d’exploitation, les vœux relatifs à la marche des trains, à la création et à l’amélioration des gares, stations ou halles et de leurs annexes, au service des passages à niveau ; il surveille la composition et la circulation des trains, l’entretien des locaux et du matériel ; il reçoit les plaintes du public et leur donne la suite qu’elles comportent.
- Kn sa qualité d’oflicier de police judiciaire, il constate, par ses procès-verbaux, les accidents d’une certaine gravité ainsi que les infractions à la police des chemins de fer. Il recueille la documentation nécessaire à l’examen des propositions relatives aux tarifs, etc.
- Nature et caractère de la fonction
- L’Inspecteur du Contrôle n’est pas astreint à des heures fixes de bureau ; une partie de son temps est, d’ailleurs, consacrée aux tournées qu’il organise librement, en groupant au mieux les alïaires qu’il a à traiter. Il ne lui est imposé de délai relativement court que pour les enquêtes sur les accidents très graves.
- Les questions confiées à son examen sont des plus variées. Il lui est, du reste, laissé beaucoup d’initiative. Tout ce qu’il remarque dans ses tournées peut être consigné dans ses rapports.
- Dans ces dernières années, l’Administration Supérieure lui a marqué sa confiance en lui laissant le soin de donner la suite définitive aux plaintes déposées dans les gares, ainsi que de préparer l’avis à donner au parquet au cas de procès-verbal dressé par lui.
- Son service l’appelle à entrer en relations avec les Chambres de Commerce, les Chambres consultatives des Arts et Manufactures, les Syndicats patronaux, etc. En contact quasi permanent avec les agents et avec les usagers des chemins de. fer, il jouit, auprès d’eux, d’une considération certaine.
- Lorsqu’il débute dans un poste à plusieurs titulaires, il n’est en rien subordonné aux autres Inspecteurs. Il en est le collègue purement et simplement. S’il est nommé à un poste unique, il trouve en ses voisins des conseillers sûrs, qui lui épargnent tâtonnements ou erreurs.
- Ses déplacements dans sa circonscription lui sont rendus radies grâce à une carte de circulation, qui lui permet d’emprunter non seulement tous les trains de voyageurs, mais aussi les trains de marchandises et même les machines, ;1 certaines conditions.
- A noter que la plupart des postes sont placés dans des villes assez importantes. Enfin, détail qui n’est pas négligeable, l’Inspecteur a, le plus souvent, un bureau convenablement installé.
- Kn résumé, fonction intéressante, occupations très variées, service mi-actif, mi-sédentaire, grande indépendance et de la considération.
- Résidence
- S’il le désire, l’Inspecteur du Contrôle peut avoir tous ses avancements sur place et, par conséquent, ne pas être astreint à des déménagements.
- Traitements et indemnités (1)
- Les traitements fixes actuels vont de 12.000 à 24.000 francs. A ce point de vue, les Inspecteurs du Contrôle de l'État sont assimilés aux Ingénieurs des Travaux Publics de l'État.
- Sans être automatique, l’avancement de classe a lieu, en fait, tous les quatre ans à l’ancienneté, et tous les trois ans au choix.
- Aux traitements s’ajoutent :
- L’indemnité de résidence, allouée à tous les fonctionnaires par la loi du 18 octobre 1919 ;
- L’indemnité de cherté de vie, s’il y a lieu ;
- L’indemnité pour charges de famille, le cas échéant ;
- L!ne indemnité pour frais de tournées.
- Certains Inspecteurs ont également le contrôle de voies ferrées d’intérêt local et reçoivent, à ce titre, une indemnité spéciale.
- La pension de retraite est acquise A l’Age de soixante ans.
- Sur le réseau auquel il est attaché, l’Inspecteur reçoit des permis de 1re classe pour les membres de sa famille dans les mêmes conditions que les agents eux-mêmes. Sur les autres réseaux, l’Inspecteur et les siens ont éga lemenl des facilités de circulation. A l’heure oii les voyages sont si onéreux, cet avantage.est réellement appréciable.
- Congés
- L’Inspecteur a un congé de 15 jours par an. Kn outre, depuis quelques années, il lui est donné, tous les mois, un repos supplémentaire de 3 jours groupés, ce qui fait, en tout : 15 plus 30 = 51 jours par an.
- Accès aux grades supérieurs
- L’Inspecteur du Contrôle peut accéder au grade d’inspecteur Principal de l’Exploitation Commerciale, soit par le concours ordinaire au bout de six années de service, soit par l’examen professionnel après douze ans.
- A remarquer que les Contrôleurs généraux sont recrutés, sans examen, parmi les Inspecteurs Principaux.
- Conditions d’admission (2)
- Aucun diplôme n’est exigé ; une bonne instruction primaire peut suffire. Pour les matières spéciales au concours, l’École Spéciale d’Administration, 4, rue Pérou, Paris, 6e, s’est assuré le concours de gens qualifiés.
- (1) Fixe et accessoires, compte tenu des services militaires, le début peut former le chiffre d’environ 16.000 à 18.000 francs.
- (2) Aucun diplôme n’est exigé. Age : de 21 à. 30 ans. Demander les matières du programme à l’Ecole Spéciale d’Administration, 4. rue Férou. Paris (0e).
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