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- -zxx LA SERIE 39 DANS LE CANTAL
- Nous avons, ce mois-ci, le plaisir de montrer à nos lecteurs un bâtiment que nous avons envoyé dans le Cantal, à M. Labro, de Gazard, qui nous a fait envoyer la photographie que nous reproduisons ci-dessus et pour laquelle nous le remercions.
- Cette photographie représente un hangar agricole, qui, bien que n’ayant pas une envergure importante, oiïre cependant une bonne superficie carrée, ainsi que la hauteur nécessaire pour cngerber une bonne récolte.
- Les dimensions de cette construction sont comme suit
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- Largeur, y compris les auvents des deux côtés.......................... 12 mètres.
- Hauteur sous auvent..................................................... 4 m. 05
- — . du sol en haut des poteaux.................................. 5 mètres.
- — sous faîte..................................................... 0 ni. 75
- et son prix, FRANCO AUR ILLAC, est le suivant :
- 1 fermes n° 28 avec auvents de 1 mètre de chaque côté, à 1.105 francs... Fr. 4.420 8 séries d’entretoises à treillis avec goussets et contreiiches de pose, au prix
- de 033 francs la série de 5 mètres........................... Fr. 1.809
- Toiture en tôle ondulée galvanisée, y compris: faîtières et visserie de pose. Fr. 4.721 Pannes en sapin du Nord, avec les éclisses de pose.................. Fr. 1 .250
- T otai....................................................... Fr. 12.290
- Cette construction a été montée en deux jours et demi par notre excellent collaborateur M. P. Vincrnt, entrepreneur de serrurerie à Aurillac, aidé d’un ouvrier serrurier et de deux manœuvres. Nous croyons encore intéressant de signaler à nos lecteurs que cette construction a été édifiée à 800 mètres d’altitude, ce qui est la preuve que nos charpentes métalliques peuvent être montées PARTOUT. i
- Nous avons jugé intéressant de montrer cette photo à nos fidèles lecteurs, car le hangar représenté est bien le type de la construction moyenne pouvant permettre aux agriculteurs d’engranger leur récolte ou d’abriter leurs machines, aux industriels de protéger leur matériel. Cette même construction,fermée tout autour en tôle ondulée galvanisée ou par des murs en briques maintenus au moyen d’armatures (tue nous fabriquons tout exprès et éclairée par un lanterneau, ferait un magasin ou un atelier parfaits.
- Nous avons presque constamment un ou deux hangars en construction pour notre collaborateur AI. Vincknt ; nous ne croyons donc pas montrer trop d’orgueil en disant que c’est la preuve la plus nette que notre travail plaît à ses clients, et, si vous l’essayez, il vous plaira aussi.
- Les usages de nos constructions métalliques que nous appelons, comme chacun le sait, la SÉRIE 39, sont, en effet, multiples. Aussi, quel que soit le projet que vous ayez à réaliser, n’hésitez pas à nous l'exposer. Nous nous ferons un plaisir de l’étiulier et de vous envoyer notre BROCHURE N° 81, (pii vous donnera de plus amples renseignements, ainsi que le prix de 1.200 combinaisons que l’on peut réaliser au moyen de nos éléments de série.
- Établts JOHN REID, Ingénieurs-Constructeurs, 6BIS, quai du Havre, ROUEN
- FABRICATION EN SÉRIE DE BATIMENTS MÉTALLIQUES POUR L’INDUSTRIE ET LA CULTURE
- ZXXXXXXXXXXXXXT1
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- La Science et la Vie est le seul magazine de vulgarisation scientifique et industrielle.
- SOMMAIRE Tome XXXVI
- (JUILLET 1929)
- La « Conférence Internationale des grands réseaux électriques », facteur important de progrès pour l’élec-trotechnique............................................
- Les étoiles géantes et les mondes en formation bombardent la terre de radiations ultrapénétrantes.........
- En quoi consiste la piézoélectricité, l’un des plus curieux modes d’électrisation ?...............................
- Les procédés modernes de protection des pièces métalliques des automobiles contre la rouille.............
- Un nouveau paquebot géant va être mis en construction à Saint-Nazaire ...................... .........
- Le transport des lingots dans la métallurgie moderne ..
- Le transport mécanique des métaux en fusion dans la fonderie moderne : la plus grande poche de coulée du monde; des wagons-bennes qui contiennent 150 tonnes de fonte fondue......................................
- Comment on étudie aujourd’hui la « structure » du vent.
- Les réseaux aériens télégraphiques et téléphoniques cèdent la place aux câbles souterrains...............
- Les montagnes de marbre sont débitées en morceaux mécaniquement........................................
- Grâce à la zoométrie, on peut maintenant sélectionner le cheptel pour l’amélioration des races.............
- Le nouveau croiseur cuirassé allemand................
- La turbine à vapeur de mercure est entrée maintenant dans le domaine industriel...........................
- Les coulisses d’un hôtel scientifiquement organisé .. ..
- Le phonographe et la vie.............................
- Une turbine qui utilise l’énergie des gaz d’échappement d’un moteur à explosion..............................
- La T. S. F. et les Constructeurs.....................
- Les A côté de la science (Inventions, découvertes et curiosités)..........................................
- Charles Brachet ................ 3
- L. Houllevigue................. il
- Professeur à la Faculté des Sciences de Marseille.
- Marcel Boll.................... 17
- Agrégé de l’Université. Docteur ès sciences.
- Jacques Maurel................. 26
- Henri Le Masson................ 27
- J. M........................... 32
- Jean Bodet......................33
- Jean Labadie.................. 37
- Lucien Fournier................ 45
- L. Kuentz..................... 53
- André Leroy .................. 57
- Chef de travaux de zootechnie à 1’ I nstitut national agi 0 -nomique.
- J. M............................62
- Jean Laurençon................. 63
- Victor Jougla.................. 68
- F. Faillet..................... 74
- Paul Lucas..................... 79
- J. M............................81
- V. Rubor....................... 83
- Chez les éditeurs
- J. M
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- En vue d’améliorer le rendement des grandes fonderies modernes, les techniciens ont été amenés à concevoir des unités (hauts fourneaux, convertisseurs) de plus en plus puissantes. Par ce fait même, s’est trouvé posé, de façon impérative, le problème de la manutention des énormes masses de métal fondu produit par chacune de ces unités. La couverture de ce numéro représente la plus grande poche de coulée du monde, pouvant contenir 45 tonnes de métal et entièrement mue à l’électricité. Nos lecteurs trouveront, à la page 33 de ce numéro, la description de cet outillage ultra-moderne, ainsi que des wagons spéciaux employés en Amérique pour le transport de la fonte fondue (chacun de ces wagons-bennes peut
- contenir 150 tonnes de métal).
- Nous informons nos lecteurs que l’emboîtage nécessaire à la reliure des nos 139 à 144, parus entre le 1er janvier et le 30 juin 1929, qui constituent le tome XXXV de La Science cl la Vie, est en vente à nos bureaux, au prix de 4 francs, et de 5 francs avec table des matières. Il peut être expédié franco, en France et dans les colonies, au prix de 4 fr. 50 et de 5 fr. 50 avec table. Pour l’étranger, ajouter à ces derniers prix 1 franc pour supplément de port.
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- IES HAUTES PRESSIONS DES CHAUDIERES A VAPEUR EXIGENT QUE LES TURBOALTERNATEURS TOURNENT A GRANDE VITESSE, CE QUI NÉCESSITE QUELQUES PRÉCAUTIONS POUR LEUR LANCEMENT. VOICI L’APPAREILLAGE DE LANCEMENT A LA CENTRALE DE BRESCIA (ITALIE)
- Le moteur de lancement (à gauche) met en marche Vensemble de Vappareillage. Dès que'le régime est atteint, on fait intervenir la dynamo excitatrice (située
- sur le meme arbre) et Von branche le turboalternateur sur la ligne. Le moteur de lancement est alors découplé.
- LA SCIENCE ET LA t VIE
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- La Science et la Vie
- MAGAZINE MENSUEL DES SCIENCES Et DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE
- f{édigé et illustré pour être compris de tous Voir le tarif des abonnements à la fin de la partie rédactionnelle du numéro (Chèques postaux : N° 91-07 - Paris)
- RÉDACTION, ADMINISTRATION et PUBLICITÉ : 1 3, rue d’Enghien, PARIS-X* — Téléph. : Provence i5-u
- Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés pour tous pays.
- Copyright by La Science et la Vie, Juillet 1929 - R. C. Seine 1/6.544
- Tome XXXVI Juillet 1929
- Numéro 145
- LA « CONFÉRENCE INTERNATIONALE DES GRANDS RÉSEAUX ÉLECTRIQUES » FACTEUR IMPORTANT DE PROGRÈS POUR L’ÉLECTROTECHNIQUE
- Sa signification économique et technique ; ses conséquences
- Par Charles BRACHET
- Liée par ses câbles à sa terre d'origine, l'électricité est le contraire d'une denrée d'exportation. Sauf de rares exceptions (entrée en France de quelques excédents de l'énergie hydraulique suisse, fourniture au Danemark par lignes sous-marines d'un appoint d'électricité Scandinave), le courant électrique est d'essence nationale — au moins jusqu'à nouvel ordre. Il s'ensuit qu'aucune concurrence sérieuse n'est à prévoir entre les réseaux des dijférents pays. Et c'est là probablement ce qui permet aux producteurs cl'électricité du monde entier de donner un bel exemple de solidarité par l'institution de cette Conférence internationale, dont les assises périodiques se tiennent à Paris tous les deux ans, et dont le programme, d'une rare largeur de vues, se résume d'un mot : mettre en commun tous les secrets techniques, toutes les observations utiles, recueillis, soit dans l'exploitation normale, soit par des essais méthodiques effectués dans les laboratoires. Il est, en effet, bien évident que, si les ingénieurs américains viennent, tous les deux ans, exposer à leurs collègues d'Europe les résultats obtenus sur leurs premières lignes à 250.000 et 300.000 volts ou, encore, le comportement de tel modèle d'isolateurs sous la tension de 2 millions de volts que peuvent j/roduire leurs laboratoires, cela dispense de recommencer, de ce côté de l'Atlantique, des tâtonnements empiriques représentant d'énormes pertes de temps et d'argent. En échange, l'ingénieur américain rapportera chez lui tous les détails qu'il lui plaira sur n'importe quelle installation européenne et même, s'il le veut, les statistiques les plus minutieuses concernant les prix de revient et de vente. Voilà qui est, par anticipation, l'image d'une organisation idéale, d'une économie rationnelle, dont, certainement, les générations futures bénéficieront un jour dans tous les compartiments de l'industrie, quand la concurrence aura fini par céder la place au concours, suivant la
- géniale formule d'Auguste Comte.
- Le but de la « Conférence internationale des grands réseaux électriques »
- La Conférence internationale des grands réseaux électriques à haute tension — tel est son titre officiel — créée en 1921, a déjà tenu quatre sessions. La plus récente (juillet 1927) réunissait, à Paris, plus de cinq cents techniciens appartenant à vingt-huit
- pays différents. En 1929, quatre nationalités nouvelles allongent cette liste.
- Elle prend pour objet l’étude de toutes les questions relatives à la production, au transport et à la distribution de l’électricité à haute tension, et, pour cette étude, rassemble : les constructeurs de matériel, les entrepreneurs de réseaux et ceux de centrales.
- Le « programme permanent » évoque, na-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- turellement, par ses têtes de chapitre, un répertoire absolument complet de l’électrotechnique. Les comptes rendus, qui viennent s’y insérer sous vingt et un titres principaux (groupés en trois sections : production du courant ; construction des lignes ; exploitation des réseaux), constituent une encyclopédie vivante, toute remplie d’aperçus originaux, de controverses fécondes, autant de branches, parfois ramifiées jusqu’aux menus* détails, partant d’un tronc vigoureux sans cesse grossissant.
- Ce tronc se revêt, tous les deux ans, d’une écorce toute fraîche : le « programme spécial » de la session.
- Dans ce programme, certaines questions résultant des préoccupations générales sont choisies pour faire l’objet de rapports et de discussions particulièrement approfondies.
- Ainsi le travail de chaque assise nouvelle recouvre celui de la précédente en s’incorporant à la masse. Les archives qui s’accumulent de la sorte constitueront, finalement, l’histoire même du progrès électrotechnique.
- Le programme spécial de 1929
- Le programme spécial de la présente session n’est encore qu’ébauché au moment où nous écrivons.
- Toutefois, cette ébauche était déjà fixée par la session de 1927. Ce sont les questions demeurées pendantes, sans solution définitive, à cette épocpie, qui vont forcément reparaître pour une nouvelle tentative de maturation.
- Leur ensemble, que voici, constitue, en effet, comme l’épiderme sensible de la technique dans son état le plus actuel : utilisation rationnelle des combustibles dans les centrales thermiques ; construction des câbles à très haute tension, des interrupteurs à bain d'huile; étude des isolants; marche en parallèle des centrales ; interconnexion des réseaux ; influence des lignes à haute tension sur les lignes voisines de télégraphie et de téléphonie.
- Viendront, en outre, des questions d’apparence plus abstraite, mais non moins importantes, telles que l’établissement d’un « modèle uniforme de statistiques », et la définition pratique — toujours en suspens — du fameux « facteur de puissance » permettant de distinguer la puissance active de la puissance réactive, notion primordiale pour la tarification équitable de l’énergie consommée.
- Sans préjuger des lumières que nos électriciens internationaux vont projeter sur ces problèmes obscurs, feuilletons, pour nous en instruire superficiellement, par quelques exemples, les rapports de la précédente conférence.
- Le combustible et l’usine
- Le prix de revient du kilowatt-heure résulte de deux facteurs principaux : le service du capital et les dépenses de combustible.
- Un pays dispose-t-il de chutes hydrauliques en masse, comme la Suisse ? Ce pays utilise 75 % de la puissance de ces chutes. Mais cela grâce à un investissement de capitaux qui donne précisément, dans le prix de revient, au facteur « service de capital » une importance considérable, bien que Veau ne coûte rien. Tant et si bien que les centrales thermiques sont de mise — même en Suisse — pour obtenir le maximum d’utilisation. Et le second facteur entre en jeu à son tour, car, la Suisse, pauvre en charbon, est ainsi obligée d'importer ce combustible, dont le prix pèse lourdement sur celui du kilowatt-heure.
- « C’est donc seulement en couplant les deux moyens de production d’énergie que nous arriverons à abaisser dans toute la limite possible le prix de revient du kilowattheure dans chaque pays. »
- Le délégué qui formulait, en 1927, cette règle générale était celui de l’Autriche, directeur de seize usines.
- Le charbon reste donc à la base de la production électrique, puisque les pays que
- GRAPHIQUE MONTRANT LA PERTURBATION DU COURANT DANS UN TRANSFORMATEUR FONCTIONNANT A 12.500 VOLTS, FRAPPÉ D’UN COURT-CIRCUIT ET RECEVANT DE CE FAIT UNE ONDE DE 6.500 PÉRIODES
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- LA « CONFÉRENCE DES RÉSEAUX ÉLECTRIQUES
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- l’on pourrait appeler les paradis hydrauliques en demeurent tributaires.
- Sur ce thème, chacun vient rendre compte de ses méthodes et de leurs résultats, depuis la Tchécoslovaquie réduite à consommer — avec succès — certains charbons comportant 70 % de cendres, et la Hollande dont le combustible entièrement acheté à l’étranger doit être brûlé avec le maximum de rendement, donc aux très hautes pressions, jusqu’à l’Allemagne qui exploite ses mille quatre cents ans de réserves houillères avec une économie sans cesse améliorée, et aux Etats-Unis, les plus privilégiés de la planète, préoccupés, eux aussi, des meilleurs procédés à créer.
- La pulvérisation gagne partout du terrain. Pulvérisé, le charbon équi-vaut, pour la manipulation, à un combustible liquide.
- Et voici qu’avant de l’expédier aux brûleurs, on « pré-distille » même cette poudre impalpable afin d’en retirer les précieux produits volatils. Ainsi, l’usine thermique s’affine jusqu’à rejoindre le four à distiller, en attendant qu’un jour la chaudière et le condenseur lui-même disparaissent devant une turbine à combustion interne consommant directement le charbon pulvérisé.
- Les turboalternateurs doivent tourner à grande vitesse
- Quoi qu’il en soit, dès maintenant, les hautes pressions des chaudières exigent la
- rotation rapide des turboalternateurs. La construction de ceux-ci rencontre, de ce fait, des problèmes difficiles.
- A ce propos, l’accélération progressive des machines, les précautions à prendre pour franchir leur « vitesse critique », la ventilation à assurer aux enroulements échauffés ont fait, en 1927, l’objet de comptes rendus originaux sur des cas d’espèce instructifs (voir figure, page 2).
- Le matériel d’équipement pour les hautes tensions
- C’est, peut-être, dans les communications relatives aux mesures et aux essais des appareils sous de très hautes tensions que l’utilité de la conférence s’est le mieux manifestée. L’étude des phénomènes de haute tension comporte, pour les câbles, pour les interrupteurs, pour les matières isolantes, des dispositifs expérimentaux toujours onéreux, et l’ingénieur devient un physicien spécialisé dès qu’il essaie d’analyser minutieusement ces phénomènes.
- DISPOSITIF POUll CHANGER GRADUELLEMENT LE RAPPORT DES TRANSFORMATIONS DE COURANT
- Un transformateur ordinaire élève ou abaisse la tension qu'il reçoit dans un rapport fixe, bien déterminé. Mais il est des cas où l'on voudrait que l'élévation (ou l'abaissement) aient lieu progressivement (par exemple dans le cas du chauffage des fours). C'est pourquoi l'on adjoint aux puissants transformateurs l'appareillage ci-dessus. Au premier plan, le régulateur d’induction, qui permet de faire varier progressivement le courant du primaire. Au jond, la cuve du transformateur comportant des radiateurs pour le refroidissement de l'huile. Entre les deux, Tinterrupteur de changement de prises de courant, qui met en circuit, automatiquement, le bobinage du transformateur qui correspond à la tension de régime atteinte.
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- LA FORMATION DU CHAMP A L’INTÉRIEUR D’UN DIÉLECTRIQUE PAR RÉFRACTION DES « LIGNES DE FORCE * A TRAVERS UN CORPS HÉTÉROGÈNE
- A gauche : un globule plus fortement diélectrique que le milieu provoque une « striction » des lignes de force parcourant ce milieu. A droite : un globule moins fortement diélectrique que le milieu provoque une dilatation du faisceau des lignes de force. Ceci montre l'importance de l'état de pureté dans les huiles
- employées pour les transformateurs.
- Aussi, est-ce une véritable thèse scientifique que le dernier rapport de M. Fallou, ingénieur de l’Union d’Ëlectricité, sur les essais de transformateurs aux « ondes à front raide >> (1).
- Le problème de la propagation des ondes dans les enroulements de machines, tel qu’il se présente à l’usine (c’est-à-dire d’une manière bien différente de l’exposé scolaire),
- « est un des plus difficiles de l’électrotechnique », nous dit M. Fallou. Les enroulements à haute tension de la plupart des transformateurs constituent des circuits capables d’osciller librement et, par conséquent, d'entrer en résonance, quand une onde fortuite possède la fréquence convenable.
- (1) L’on sait en quoi consistent ces oncles, dont nous donnions un exemple hypothétique à propos de la panne d’électricité de l’usine parisienne (La Science et la Vie n° 143). A la suite d’un court-circuit sur un point quelconque du réseau, une oscillation du type hertzien (éclateur) se propage tout le long des conducteurs, où elle provoque sur son passage des surtensions dangereuses si l’onde vient à se trouver accidentellement « accordée » avec la self et la capacité du conducteur en l’un quelconque de ses points. Il se produit alors le phénomène de résonance, et la surtension atteint des limites qu’il s’agit précisément de bien étudier.
- Nous donnons, à la page 4, un graphique extrêmement net, obtenu par l’auteur, et qui montre la perturbation du courant dans un transformateur fonctionnant à 12.500 volts, frappé d’un court-circuit et encaissant, de ce fait, une onde de 6.500 périodes.
- La résistance des bains .d'huile, de laquelle
- dépend l’isolement des enroulements dans ces appareils, concentre donc sur elle toute l’attention des techniciens. Des études effectuées en Angleterre commencent à éclairer le phénomène de décomposition des huiles dans les transformateurs et le comportement relatif d’huiles différentes et mélangées ou encore celui de bulles d’air en émulsion.dans l’huile. Des essais multiples conduisent, peu à peu, vers une spécification des huiles standard pour transformateurs. C’est l’une des questions que la conférence a brusquement fait progresser, alors qu’elle était, jusqu’ici, stationnaire dans un empirisme routinier.
- Les lignes à très haute tension
- La haute tension comporte d’autres difficultés qui concernent la ligne de transport.
- Dès l’intérieur de l’usine, au tableau de
- UN ROTOR BLINDÉ DANS LE BUT DE MAINTENIR LES ENROULEMENTS QUE LA FORCE CENTRIFUGE TEND A DISJOINDRE
- Ce dispositif permet d'accroître considérablement, sans danger d'éclatement, les vitesses des alternateurs.
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- LA « CONFÉRENCE DES RÉSEAUX ÉLECTRIQUES
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- APPAREIL DE PROTECTION POUR TRANSFORMATEUR DE POTENTIEL (132.000 VOLTS) A LA CENTRALE DE VER-NAYAZ (CHEMINS DE FER SUISSES)
- Si un certain échauffentent critique (indicateur du dérangement redouté dans le fonctionnement général) vient à se produire sur une « résistance » auxiliaire (disposée à cet effet dans le tube isolant supérieur), la chaleur dilate une certaine masse d'huile enclose dans l'isolateur. Cette huile pousse un déclic et l'interrupteur bascule. Le courant est coupé.
- départ, les barres collectrices chargées à haute tension constituent un danger permanent. Afin d’éviter les arcs, on est obligé de séparer les barres de phase différente et de les placer à des étages différents du bâtiment. Or, voici une solution, coûteuse mais très élégante, qui se généralise à l’étranger : on enveloppe les conducteurs hautement chargés dans un blindage métallique mis à la terre, le conducteur étant isolé au sein de cette cuirasse par un bourrage isolant. Le tableau de distribution d’une grande centrale prend alors une figure étrange, massive, rappelant les vannes et les conduites de distribution d’eau dans une usine hydraulique.
- Les décharges atmosphériques viennent à l’improvistc éprouver l’isolement de la ligne, ainsi que l’efiicacité des dispositifs para-foudre. Une ligne électrique à travers champs est comme un nerf sensible, qu’affectent, non seulement les chocs directs, mais encore les « chocs en retour » : tous les coups de foudre frappant le sol dans son voisinage, l’atteignent et. sont capables de provoquer des arcs à la terre, le long des chaînes d’isolateurs et des pylônes.
- On conçoit, ici, quel prix il faut attacher aux observations effectuées dans des circonstances toutes fortuites. Mais les ingénieurs n’attendent pas le bon plaisir
- chaîne d’isolateurs utilisés SUR UNE LIGNE COTIERE DU MAROC
- Les éléments de porcelaine forment godet éi ciel ouvert et sont remplis d'huile. Leur base forme un chapeau qui protège l'élément de l'échelon inférieur. Tant qu'il reste de l'huile dans les godets, leur isolement n'a rien à craindre des cristallisations salines déposées sur la porcelaine par le vent marin.
- de Jupiter tonnant pour essayer leurs lignes à des surtensions extrêmes. En 1927, le rapport de M. Hawley fut, à ce sujet; extrêmement saisissant. Au moyen de surtensions artificiellement provoquées (par des ondes à haute fréquence), sur toutes sortes de dispositifs (laboratoire de Pittsfield), des arcs de 500.000 à 600.000 volts ont pu être photographiés, soit le long de chaînes d’isolateurs, soit entre les conducteurs et les pylônes ou leurs haubans. La comparaison rationnelle a été faite, dans chaque cas, des avantages et des inconvénients relatifs à l’em-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- montre quels soins il faut apporter au nettoyage des isolateurs, qui se recouvrent peu à peu de concrétions salines. On peut se rendre compte, dans leur travail, des conditions de fonctionnement de certains godets compliqués, remplis d’huile, à ciel ouvert, et dont les larges bords inférieurs forment • parapluie protecteur sur le godet suivant de la chaîne. Tant que l’eau de condensation atmosphérique n’a pas chassé toute l’huile, l’isolement demeure à peu près parfait. Que nous sommes loin de l’archaïque poulie de verre ou de porcelaine !
- La question des pylônes a de même progressé.
- Avant l’institution de la conférence des grands réseaux, l’on ignorait exactement la nature des efforts de torsion extrêmement dangereux que subissent les supports sous la traction dissymétrique des différents
- UN ACC1DKNT INSTRUCTIF
- Ce pylône était bien calculé, mais le montage des câbles a été commencé du côté comportan t le maximum d'effori de torsion sur le pylône par le poids du conducteur mis en place. Si l'on avait commencé Vinstallation par l'un ou l'autre des deux autres câbles, le pylône était sauvé et se maintenait en bon équilibre.
- ploi du bois, du fer, du ciment armé, dans l'établissement des supports. L’étude des décharges a été poussée jusqu’à des tensions de 4.000.000 de volts. Seuls, les Américains ont pu s’offrir des expériences aussi coûteuses à monter.
- Les observations ont été effectuées dans les meilleures conditions. Les arcs ont été cinémato-graphiés pur des appareils ultra-rapides.
- En France, on a mis à profit les circonstances particulières d’exploitation qui se présentaient au Maroc, pour étudier minutieusement les différents systèmes d’isolateurs sur la ligne Rabat-Casablanca, que son voisinage de l’Océan expose, d’autre part, à la corrosion saline. Le rapport de MM. Montaudon et Le Moigne
- SOUS-STATION DF, TRANSFORMATION 65.000 KILOWATTS A INDTANAPOLIS (ÉTATS-UNIS)
- L'intérêt de cette construction réside dans ce fait que la charpente en est établie avec des pièces standardisées, seules admises dans toute l'étendue du réseau. La station peut donc être démontée sans qu'aucune pièce doive être mise au rebut.
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- LA «CONFÉRENCE DES RÉSEAUX ÉLECTRIQUES
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- UN ESSAI D’ISOLATEURS
- Les tiges-supports, en acier, sont connectées à un « éclateur de protection », que l'on aperçoit le long du poteau. Un poteau atixi-liaire en acier a été placé, dans le voisinage, à une distance calculée pour qu'un arc se produise au moment où serait atteinte la tension maxima de l'épreuve. L'arc éclate en effet (à 609.000 volts). Les conducteurs sont environnés d'effluves.
- câbles. De la répartition logique de ces câbles au sommet du pylône dépend la stabilité de tout l’édifice. La photographie de la page 8 montre comment un puissant pylône s’est rompu parce que le contremaître chargé du montage n’a pas fait accrocher les câbles dans l’ordre que comportait la situation topographique du support.
- Ce problème est d’autant plus important qu’il s’agit de savoir si l’on ne peut économiser des matériaux en allongeant la portée des câbles. Grâce à des conducteurs à âme d’acier enrobée d’aluminium, l’on peut, en effet, répondre alïirmativement. Le conducteur électrique atteint à la résistance mécanique des câbles d’acier les plus solides.
- Mais, encore, un mystère plane sur la « danse » des câbles aériens. Même en l’absence de tout vent latéral sensible, l’on a constaté que les câbles entrent en vibration. Sous quelle force ? L’agitation proviendrait des courants thermiques montant du sol, a-t-on répondu, de ces courants d’air qu’utilisent les planeurs. La question est si peu éclaircie qu’elle est inscrite d’olïice au programme de la session 1931. La danse des câbles peut devenir dangereuse si elle entre en résonance mécanique avec l’ensemble de la ligne. Des dispositifs élastiques, destinés à neutraliser cette résonance, devront probablement être mis à l’essai.
- Enfin, il serait d’un immense intérêt
- de pouvoir négliger, dans l’établissement d’une ligne d’énergie, les télécommunications déjà installées. Les détours que les lignes des P. T. T. ou des voies ferrées imposent aux réseaux à haute tension reviennent fort cher. Tl semble résulter d’expériences déjà réalisées et dont les comptes rendus définitifs seront lus en juin 1929, que des écrans en filets métalliques seront parfaitement efficaces pour protéger les lignes de télécommunication contre les effets inductifs des courants alternatifs à haute tension. Des expériences de mesure ont été entreprises à Ulm, sur l’initiative de la conférence internationale.
- Concentration, normalisation
- Enfin, une partie plus terre à terre du programme conférentiel et qui n’est pas la moins importante, du point de vue pratique, concerne l’organisation de la production : la marche en parallèle des centrales, la normalisation des appareils et la tarification.
- La nécessité économique de la concentration s’est fait sentir dans l’industrie électrique, comme partout ailleurs. Aujourd’hui, tout le monde reconnaît l’intérêt d’une interconnexion aussi générale que possible entre les usines productrices d’énergie, qu’elles soient hydrauliques ou thermiques. Chaque nation tend à se donner un réseau unique : c’est ainsi que, chez nous, l’électricité de la Creuse se conjugue, désormais, avec celle de l’usine à vapeur de Gennevil-liers et que leur énergie va bientôt travailler dans les mines du Nord. Ce sont les hautes tensions (les lignes à 220.000 volts vont devenir courantes) qui ont, seules, permis cette interconnexion générale.
- Du réseau national on passera probablement, par ébauches successives, aux réseaux internationaux. Les vents réguliers ou saisonniers seront exploités à l’égal de chutes, et M. Paul Boucherot — un grand électricien — n’a pas craint d’envisager le transport à travers le Maroc et l’Espagne, jusqu’à Paris, de l’électricité éventuellement créée vers les Canaries dans ses fameuses usines à vapeur d’Océan (1).
- Pour l’instant, c’est l’agrégation des petits réseaux et des moyens qui s’effectue. Elle pose entre ces réseaux le problème
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 116, page 137
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- d’une organisation d’ensemble. C’est ainsi que, dans les Pyrénées Occidentales, les plus importants producteurs, d’aceord avec la Compagnie du Midi, ont formé une sorte d’état-major ayant pour attributions de prévoir les mises en marche dans seize usines conjuguées et de répartir l’énergie aux clients, en tenant compte des creux et des pointes de la consommation. Grâce au Midi, ce consortium peut alimenter Toulouse et Bordeaux.
- Les difficultés ou les simples péripéties rencontrées dans l’élaboration d’une telle entreprise sont des leçons profitables qui ont utilement fait l’objet d’un rapport.
- La rencontre des représentants des grands réseaux constitue, si l’on ose dire, une sorte de foire privée, au cours de laquelle les constructeurs et leurs clients, les producteurs, font des affaires, passent des marchés. Il en résulte une grande facilité d’entente pour runil'ormisation des modèles. Les exploitants se communiquent leurs différents cahiers des charges ; l’on essaie d’atteindre au cahier modèle type, celui qui permettra, finalement, à chacun de passer des commandes dans un pays étranger sur des bases réglementaires définies, bien établies. La « normalisation » facilite donc les commandes et contribue à
- accroître le progrès en le diffusant.
- Et c’est le grand public qui, finalement, profite des perfectionnements techniques acquis d’année en année.
- Dans nul autre domaine, la répercussion ne se fait sentir aussi rapidement d’un progrès technique sur le prix de vente. La preuve en est facile à avancer. Alors que l’indice économique calculé sur les douze matières premières classiques est actuellement de 6,25 (relativement aux prix de 1914), alors que l’indice particulier de certaines marchandises atteint les chiffres 10 et 12, celui de l’électricité n’est que 2,67. Le courant ne coûte donc même pas trois fois ce qu’il coûtait, nominalement, en 1914. En réalité, l’électricité revient deux fois moins cher qu’avant la guerre.
- Et son prix baissera encore, grâce aux lignes à haute tension permettant le transport à des distances de plus en plus grandes, grâce à la construction de turboalternateurs d’une puissance unitaire de plus en plus élevée et à l’utilisation rationnelle du combustible qui permet d’extraire du charbon trois fois plus d’électricité que jadis.
- C’est ce magnifique effort d’ensemble que personnifie la conférence des grands réseaux. Chaules Biiaciiet. ’
- POTENCE EN CIMENT AllMÉ
- C est une formule nouvelle venant concurrencer les anciens pylônes. Les poteaux sont réalisés en ciment armé centrifugé.
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- LES ÉTOILES GÉANTES ET LES MONDES EN FORMATION BOMBARDENT LA TERRE DE RADIATIONS ULTRAPÉNÉTRANTES
- Par L. HOULLEVIGUE
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE
- L'étude de la constitution de la matière a révélé l'existence de l'électron, avec lequel nos lecteurs sont aujourd'hui familiarisés. On sait également que toutes les manifestations électriques de notre atmosphère ont pour origine des ions, c'est-à-dire des agglomérations de molécules porteuses d'une charge électrique, positive ou négative, toujours du même ordre de grandeur que celle de l'électron. Des appareils fort simples permettent d'ailleurs de compter combien l'atmosphère contient de ces ions, dont l'origine est due à de nombreuses causes, telles que les flammes, certaines réactions chimiques, la lumière ultraviolette, les rayons cathodiques et surtout la radioactivité du sol. Le sol émet, en effet, des radiations d'un pouvoir pénétrant extraordinaire qui ionisent l'air. Or, au cours des mesures effectuées dans des conditions extrêmement variées, on a constaté la formation d'ions dont la provenance ne peut être expliquée par les radiations terrestres, puisque cette ionisation augmente en même temps que l'altitude. Le savant américain R. A. Millikan eut alors l'idée d'enfoncer l'appareil à compter les ions dans l'eau pure d'un lac (l'eau pure est dépourvue de radioactivité) et il a ainsi vérifié que l'ionisation due à la mystérieuse radiation était arrêtée à une certaine profondeur, correspondant à une épaisseur de 1 m 80 de plomb. Il en a conclu naturellement que la radiation ultrapénétrante provenait des espaces célestes, et clés expériences, encore peu nettes cependant, semblent démontrer que les mondes en formation sont à l'origine de cette radiation. Ainsi l'étude de l'ionisation de l'atmosphère fournit aux savants le moyen de pénétrer plus avant dans la connaissance des mondes lointains.
- Des ions mystérieux
- Toutes les manifestations électriques de notre atmosphère ( et Dieu sait si elles sont nombreuses et variées!) ont pour origine des ions (électrisés), c’est-à-dire des agglomérations de molécules porteuses d’une charge électrique, positive ou négative, mais toujours du même ordre de grandeur que celle de l’électron. Le recensement de ces ions constitue un des grands problèmes de la science aérologique, problème aujourd’hui résolu par des appareils très divers (fig. 1), mais dont le principe est toujours le même : on fait passer un volume d’air déterminé au contact d’un conducteur électrisé AB (fig. 2), dont la charge est connue ; si cette charge est positive, les ions négatifs seront attirés et neutraliseront une partie de cette charge,
- qu’on peut mesurer à l’aide d’un électromètre E relié au conducteur ; les ions positifs seront mesurés, d’une façon toute pareille, en inversant la charge du collecteur AB. Tous ces appareils sont agencés pour fonctionner automatiquement; un système d’inscription photographique fait connaître, centimètre cube par centimètre cube, la charge électrique, positive ou négative, apportée par l’air, et comme on connaît, d’autre part, la charge élémentaire d’un ion, il suffit de diviser ces deux nombres l’un par l’autre pour connaître le nombre d’ions contenu dans chaque centimètre cube d’air, et ce nombre est souvent de plusieurs milliers.
- Mais ces ions eux-mêmes, d’où viennent-ils? Comme ils se détruisent spontanément par recombinaison de leurs charges électriques contraires, il faut bien qu’une ou
- n. A. MILLIKAN Savant américain qui a étudié la provenance des nouvelles radiations
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- FIG. 1. - VUE D’ENSEMBLE D’UN APPAREIL A
- LES IONS ATMOSPHÉRIQUES
- plusieurs causes permanentes interviennent pour ioniser l’air. Nous connaissons un grand nombre de ces causes : les llamm.es, certaines réactions chimiques, la lumière ultraviolette, les rayons cathodiques : ces deux dernières causes agissent dans les régions supérieures de l’air et c’est à elles qu’on attribue les aurores boréales et diverses anomalies dans la propagation des ondes de T.S.F. Mais, dans les couches inférieures de l’atmosphère, le grand agent ionisant est la radioactivité. Bien que les terrains et les roches soient, en général, très pauvres en radium et en thorium (quelques millièmes de milligramme du premier, une dizaine de grammes du second par tonne), ces éléments agissent d’une façon permanente, par leurs rayons alpha, bêta et gamma, et aussi par leurs émanations gazeuses, le radon et le thoron, qui se volatilisent dans l’air et s’v désintègrent, en produisant à leur tour des radiations ionisantes.
- Tout compte fait, on a constaté que, dans chaque centimètre cube d’air placé au voisinage du sol, il naît, chaque seconde, 9 ions positifs et autant d’ions négatifs, dont 3 sont dus aux émanations mélangées à l’atmosphère et G aux rayons gamma émanés du sol. Ces rayons, que leur nature intime assimile aux rayons X, ont pour caractéristique leur pouvoir pénétrant extraordinaire : ils sont capables de traverser une lame de plomb épaisse de plusieurs centimètres, en subissant d’ailleurs un affaiblissement, par
- absorption, d’autant plus grand que l’épaisseur traversée est elle-même plus considérable.
- Ces notions préliminaires étant rappelées, supposons maintenant, qu’à l’exemple de Geitel et de Wilson, en 1 900, nous enfermions, dans un récipient hermétiquement clos, un de ces compteurs d’ions dont j’ai parlé tout à l’heure. Nous constaterons qu’après une période variable, qui dure environ quatre jours, un certain équilibre s’établit où l’appareil enregistre une production à peu près constante d’une vingtaine d’ions de chaque signe par centimètre cube et par seconde. La période variable du début s’explique par l’action ionisante du radon et du thoron, contenus initialement dans l’air du récipient : au bout de quatre jours, ces gaz se sont détruits, en laissant des produits dont l’activité est très faible ( 1 ion par centimètre cube et par seconde), et il ne reste plus à agir que les rayons gamma du sol, qui traversent les parois du récipient pour venir ioniser l’air intérieur. La preuve que ce rayonnement agit bien à travers les parois a été fournie, en 1903, par sir E.
- Rutherford ; car, en entourant le récipient d’une lame de plomb s u f f i s a m m eut épaisse, il vit le nombre d’ions produits diminuer de moitié.
- On observe la même diminution due à la carence des rayons gamma, soit lorsqu’on opère en pleine mer (on sait que l’eau de mer est très peu radioactive), soit lorsqu’on s’élève dans l’atmosphère : c’est ainsi que l’ionisation spontanée est moindre
- FIG. 2. -- PRINCIPE DE
- l’appareil a compter
- LES IONS
- Un aspirateur T fait, passer Vair le long d'un conducteur électrisé A B, relié à un électromèlre E, dont les déviations font connaître la charge électrique apportée par Vair.
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- LES RAYONS COSMIQUES
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- au sommet de la tour Eiffel qu’à sa base.
- Ainsi, l’action des corps radioactifs nous explique une partie des phénomènes d’ionisation en vase clos, mais non sa totalité : il reste toujours une dizaine d'ions des deux signes dont la production reste mystérieuse. Faut-il supposer que les parois du récipient soient elles-mêmes radioactives et ionisantes ? On a modifié, de toutes les manières, la nature de ces parois sans altérer le phénomène.
- Faut-il admettre, avec P. Langevin, que certains chocs entre molécules d’air produisent spontanément des ions? S’il en était ainsi, le nombre de ces ions devrait croître avec la température, ce que l’expérience n’a pas vérifié; ainsi, toutes les causes connues d’ionisation ont dû être successivement rejetées.
- Les expériences décisives
- Dès 1903, sir E. Rutherford, le génial physicien anglais, avait avancé l’hypothèse qu’une radiation ultrapénétrante, d’origine inconnue, traversait les parois du récipient, même cuirassées de plusieurs centimètres de plomb, en produisant l’ionisation supplémentaire constatée. Mais d’où pouvait provenir cette radiation? Pour les uns, elle sortait des profondeurs de notre globe où, sous l’action de températures élevées et de formidables pressions, s’élabore une chimie dont nous n’avons aucune idée ; traversant des kilomètres , peut -être des centaines et même des milliers de kilomètres du sol, ces radiations nous apporteraient le dernier écho de cette chimie souterraine. Hypothèse séduisante, à coup sûr, mais que l’expérience n’a pas confirmée. Ainsi, MacLennan et MacAllum, en transportant leur appareil de leur laboratoire de
- Toronto sur la glace du lac Ontario, constatèrent que la production spontanée des ions tombait de 15 à 9, comme si l’eau du lac, profond de 5 mètres, eût constitué un écran efficace pour des radiations qui ont cependant traversé toute l’écorce du globe !
- Plus probantes encore furent les expériences réalisées en 1912 par le physicien autrichien Hess : ayant emporté son compteur d’ions et le récipient clos en ballon à diverses altitudes jusqu’à 5.200 mètres, Hess constate que l’ionisation spontanée, après avoir légèrement diminué (fig. 3), par amoindrissement de l’action des rayons gamma du sol, croît ensuite régulièrement avec l’altitude. D’autres aéronautes poussèrent l’épreuve jusqu’à 9 kilomètres, toujours avec le même résultat. Mieux encore, les Américains construisirent des appareils assez légers pour être emportés par un ballon-sonde jusqu’à 15 kilomètres ; l’ionisation spontanée continuait à croître à ces grandes altitudes, ce qui prouve d’une façon très nette que sa cause est en haut et non en bas.
- Les choses en étaient là, en 1925, lorsqu’un des « as » de la science américaine, le professeur R. A. Millikan, de Chicago,
- entra à son tour dans la lice. Au lieu de demander la vérité au ciel, comme ses prédécesseurs, il eut l’idée de la chercher dans l’eau pure d’un lac, en y enfonçant progressivement l’appareil d’ionisation. On sait, en effet, que l’eau parfaitement purifiée est dépourvue de toute radioactivité ; tel est le cas pour celle qui provient de la chute des neiges, dans certains lacs de haute montagne. Millikan fit choix du lac Muir (fig. 4) situé à 3.540 mètres d’altitude sur les pentes du mont Whitney, le mont Blanc
- 5000
- 4000
- 3000
- 2000
- ^fnooo
- 0 . 10 3 20 30
- Ions par cm , et par seconde
- FIG. 3. — GRAPHIQUE DES VARIATIONS DE L’iONISA-TION SPONTANÉE AUX DIFFÉRENTES ALTITUDES, D’APRÈS HESS
- Lac^Vluîr
- Lac Arrowhead
- FIG. 4. -- EXPÉRIENCE DE MILLIKAN MONTRANT QUE
- LES NOUVELLES RADIATIONS VIENNENT DU CIEL ET QUE LEUR PÉNÉTRATION POSSÈDE UNE FORCE SUPÉRIEURE A CELLE DES RAYONS GAMMA LES PLUS DURS L'ionisation cesse à 13 mètres de profondeur dans le lac Muir, à 11 ni 50 dans le lac Arrowhead. La pression atmosphérique H ou II’ est évaluée en colonne d'eau.
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- des Etats-Unis, et du lac Arrowhead, situé à 500 kilomètres du Muir et à 2.100 mètres seulement d’altitude. Le compteur automatique d’ions, enfermé dans sa boîte close, était descendu dans les eaux du lac à des profondeurs croissantes ; on constatait que l’ionisation résiduelle diminuait à mesure qu’augmentait l’épaisseur d’eau située au-dessus. Elle s’annulait complètement pour une profondeur de 13 mètres au lac Muir, de 11 m 50 au lac Arrowhead. Or, la pression atmosphérique, évaluée en colonne d’eau, valait 7 mètres au-dessus de Muir, 8 m 50 au-dessus d’Arrowhead. On peut donc dire que la mystérieuse radiation est arrêtée par une épaisseur d’eau égale à 20 mètres (13 + 7 ou 11,50 +
- 8,50), qui équivaut, au point de vue de la masse traversée, à une lame de plomb épaisse de 1 m 80 : telle serait l’épaisseur de la cuirasse dont il faudrait entourer l’appareil pour le préserver de l’atteinte de ces rayons ! Ces résultats ont, d’ailleurs, été confirmés en Allemagne par Hoffmann, qui a trouvé que l’influence de la radiation cosmique était réduite des trois quarts par une épaisseur de plomb de 1 m 40.
- Ainsi, plus de doute : il nous arrive, des espaces célestes, un rayonnement qui est de la nature des rayons X et des rayons gamma, c’est-à-dire qui est lié, comme la lumière visible elle-même, à un phénomène vibratoire extrêmement rapide, se propageant dans le vide à raison de 300.000 kilomètres par seconde. Comme chaque vibration est caractérisée par sa longueur d’onde, Millikan s’est demandé quelle place occupent ces rayons cosmiques dans la gamme des radiations. Ce problème peut être résolu, actuellement, d’une manière approchée, en tenant compte du pouvoir pénétrant dont les expériences précédentes ont fourni la mesure. On constate, en effet, que plus les vibrations sont rapides, c’est-à-dire plus grande est leur fréquence (1), plus elles sont pénétrantes ; la lumière visible est
- (1) On pourra, au sujet de la fréquence, se reporter à l’article de Marcel Boll, La Science et la Vie, n° 139, pages 15-25.
- arrêtée par une feuille d’or de quelques millièmes de millimètre, les rayons X peuvent traverser quelques millimètres de métal, les rayons gamma quelques centimètres ; les rayons cosmiques, qui traversent plus d’un mètre de plomb, sont donc « ultra-gamma », c’est-à-dire doivent prendre place au delà de ees rayons dans l’échelle croissante des fréquences ; en fait, ils paraissent correspondre à des vibrations un million de fois plus rapides que celles de la lumière visible ; si la longueur d’onde de cette lumière était de un kilomètre, celle des rayons cosmiques serait seulement d’un millimètre ! Dans la figure 5, le lecteur trouvera une répartition en octaves successives qui lui permettra d’apprécier la position relative de ces diverses radiations.
- D’où viennent ces rayons?
- Tenons ces résultats pour acquis ; il est peu probable, d’ailleurs, que la science de demain y apporte de grandes modifications. LTne question se pose, maintenant : ces rayons viennent «d’en haut » ; mais il y a de la place dans cette direction, et nous souhaiterions préciser un peu mieux leur origine. Avouons que l’expérience ne nous donne pas, jusqu’ici, d’indications bien nettes. Faut-il, avec Wigand, expliquer les effets observés par l’existence, dans notre atmosphère, entre 11 et 80 kilomètres d’altitude, d’une nuée de poussière cosmique assez radioactive pour émettre les rayons ultrapénétrants dont nous constatons l’existence ? Aucune hypothèse, en vérité, n’est plus « en l’air » que celle-là : elle est taillée dans le même patron que la « vertu dormitive », qui explique les propriétés somnifères de l’opium.
- Je dois dire, d’ailleurs, que les savants les plus qualifiés vont chercher l’origine des rayons cosmiques bien au delà de notre atmosphère. Ils se sont d’abord adressés, comme il était naturel, au Soleil, dont l’immense brasier constitue notre grand fournisseur d’énergie rayonnante ; mais il a fallu renoncer à le mettre en cause ; les expériences de Millikan ont établi que l’io-
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- V/.
- •Rayons cosmiques
- FIG. 5. -- REPRÉSENTATION, EN OCTAVES
- SUCCESSIVES, DES DIVERSES RADIATIONS CONNUES EN PRENANT POUR PREMIÈRE OCTAVE EES RADIATIONS VISIBLES DU ROUGE AU VIOLET. LES RAYONS COSMIQUES SE PLACENT ENTRE LES VINGTIÈME ET VINGT ET UNIÈME OCTAVES
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- nisation spontanée est aussi marquée la nuit que le jour ; elle ne s’affaiblit pas pendant les éclipses solaires, lorsque la Lune interpose son écran entre le Soleil et nous. C’est donc plus loin, beaucoup plus loin, qu’il faut aller chercher le centre d’émission.
- Une étoile ordinaire, un de ces autres soleils qui ne diffèrent du nôtre que par la distance ? C’est peu probable, et, d’ailleurs,
- Millikan n’a observé aucune diminution dans l’intensité du rayonnement cosmique, quand la Voie Lactée, cet amas fabuleux d’étoiles, était masquée par une montagne.
- En revanche, en glissant l’appareil à compter les ions dans la fente d’un glacier de la Jungfrau, d’autres expérimentateurs ont cru constater une augmentation d’effet lorsque passaient au zénith la nébuleuse d’Andromède (fig. 6) et la constellation d’Hercule. Ceci paraît s’accorder avec l’hypothèse formulée par Nernst, en Allemagne, et par
- Deslandres, en France, d’après laquelle la radiation mystérieuse serait émise par les étoiles géantes, astres en transformation rapide, tandis que Millikan met en cause les nébuleuses, plus lointaines encore, où
- de nouveaux univers s’élaborent par condensation progressive de la matière élémentaire et peut-être même par matérialisation de l’énergie.
- On le voit, les hypothèses ne manquent pas ; en tout cas, il n’est pas défendu d’espérer que les nouveaux rayons nous apporteront de précieux renseignements sur les mondes lointains, avec lesquels nous ne communiquons, jusqu’ici, que par la lumière. Ainsi, l’étude de la conductibilité atmosphérique, phénomène très limité et qui semble de médiocre intérêt, nous aura fourni le moyen de savoir ce qui se passe, bien loin de notre humble planète, aux confins de l’Univers.
- L. IIOUELEVIGUE.
- FIG. 6. - EA NÉBUEEUSE D’ANDROMÈDE QEU PARAIT
- ÊTRE LE CENTRE D’ÉMISSION DE RAYONS COSMIQUES
- — — ............................................
- SACHONS QUE :
- Aux Etats-Unis, le « scientific management » — c’est-à-dire l’organisation scientifique du travail, dont le système Taylor n’est du reste qu’une application — tient une place prépondérante. C’est ainsi qu’en Amérique les grands industriels possèdent des bureaux spéciaux pour étudier tout particulièrement le « travail humain ». Dans une entreprise de 1.000 ouvriers seulement, à raison de 300 à 400 francs par ouvrier et par an, cela représente une somme de 300 à 400.000 francs, uniquement destinée à améliorer le rendement de la main-d’œuvre. Il n’y a cependant pas lieu de s’étonner que, dans de telles conditions, Ton puisse arriver à abaisser rapidement les prix de revient.
- v *
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LES TREIZE PRINCIPAUX MODES D’ÉLECTRISATION
- Excès
- d'électrons
- & \ Pince
- |« Défaut U d'électrons
- 1. PYROÉLECTRICITÉ
- (Inde ancienne)
- Les anciens Hindous avaient déjà remarqué que certains cristaux chauffés attirent tes cendres chaudes.
- Excès
- d’electrons
- 2. FROTTEMENT
- (Ancienne Grèce) Thaïes savait déjà, six cents ans avant notre ère, que l’ambre frotté attire les corps excessivement légers.
- 3. ÉLECTRISATION PAR CONTACT
- (xviii0 siècle)
- Lorsque la grosse sphère de cuivre comporte un excès d’électrons (excès réalisé par une des autres méthodes), cet excès se communique à la petite sphère. Si la grosse sphère comportait un défaut d’électrons, la petite aurait, elle aussi, à la fin, un défaut d’électrons.
- Excès
- d'électrons
- 4. ÉLECTRISATION PAR INFLUENCE
- (xviii0 siècle)
- Lorsqu’on approche de la sphère (comportant un excès d’électrons, excès réalisé par une des autres méthodes) le corps allongé qui est à droite, les électrons s’g déplacent de gauche à droite. Le déplacement aurait été inversé, si la sphère de gauche avait comporté un défaut d’électrons.
- 5. PILE ÉLECTRIQUE ( Volta, 1800)
- La pile produit une séparation d’électrons grâce aux réactions chimiques qui s’g passent.
- Plaque
- métallique
- Poids
- Excès deiectrons
- OUEST
- Excès —TT d'électrons »
- Oefaut d électrons"
- :--Haute tension—
- 0. PIÉZOÉLECTRIC1TÉ
- (Ilaüy, 1817)
- 7. THERMOÉLECTRICITÉ
- (Seebeck, 1821)
- 8. INDUCTION
- (Faraday, 1831)
- 9. DÉCHARGE DISRUPTIVE (Ilittorff, 1869)
- La compression d’un bloc de quartz, convenablement taitlé, provoque une séparation d’électrons.
- Le chauffage du contact de deux métaux différents détermine, aux deux bouts, une séparation d’électrons.
- Le déplacement d'une lige de cuivre dans le champ magnétique terrestre provoque une séparation d’électrons.
- Si on soumet un tube à vide à une haute tension, les électrons sont projetés (quelques dizaines de milliers de km par sec).
- 10. ÉMISSION THERMO-ÉLECTRONIQUE (Edison, 1884) Quand on chauffe le filament d’une lampe à deux électrodes (lampe sans grille), les électrons s'échappent dans le vide suivant les flèches.
- 11. ÉMISSION PHOTOÉLECTRIQUE
- (Hertz, 1887) Lorsqu'un rayon lumineux tombe sur du sodium, 'celui-ci émet, à travers le vide, des électrons qui se déplacent (de droite à gauche).
- 12. RADIOACTIVITÉ
- (Rutherford, 1902) Pendant la désintégration du radium, il y a notamment expulsion de rayons bêla, qui sont constitués par des électrons en mouvement très rapide.
- 13. RÉACrtON CHIMIQUE (Haber, 1909)
- On [ail la synthèse du sel marin en envoyant du sodium liquide dans du chlore raréfié, et il y a en même temps émission d’électrons suivant les flèches.
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- EN QUOI CONSISTE LA PIEZOELECTRICITE, L'UN DES PLUS CURIEUX MODES D’ÉLECTRISATION ?
- Par Marcel BOLL
- AGRÉGÉ DF. L’UNIVERSITÉ, DOCTEUR ÈS SCIENCES PROFESSEUR D'ÉLECTRICITÉ INDUSTRIELLE A L’ÉCOLE DES-HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES
- Au fur et à mesure que la science progresse, aussi bien dans le domaine physique que chimique, on s'aperçoit que Vélectrisation d'un corps neutre peut être obtenue par des moyens très différents. Doit-on s'en étonner, puisqu'il est reconnu que l'électron constitue un des constituants primordiaux de la matière ? Chaque fois, par conséquent, que cette matière est, en quelque sorte, « brutalisée » par une action quelconque, les électrons peuvent être mis en liberté, et, par suite, une électrisation peut apparaître. Ainsi, on ne connaît pas moins de treize ou quatorze modes d'électrisation différents. Parmi ceux-ci, la piézoélectricité est certainement l'un des plus curieux, puisqu'elle consiste à produire de l'électricité par simple écrasement ou traction de certains cristaux, comme le quartz. Ce phénomène est, d'ailleurs, réversible, c'est-à-dire qu'inversement, à une électrisation du quartz correspond, suwant le sens de cette électrisation, un allongement ou une contraction. De cette réversibilité sont nées des applications pratiques fort intéressantes. En mesurant, par exemple, l'effort produit sur le quartz, on obtient une source d'électricité parfaitement fixe ; en mesurant l'électrisation, on peut calculer l'effort qui l'a produite, méthode utilisée pour connaître les pressions développées dans l'âme d'un canon. Enfin, l'application la plus importante est certainement la mesure de la profondeur des fonds marins grâce aux ultrasons. Dans l'élude qui suit, M. Boll expose avec une grande clarté la théorie de ce phénomène extrêmement intéressant, qui, tout d'abord simple curiosité de laboratoire, est aujourd'hui à la base de la solution
- de nombreux problèmes qnatiques.
- L’électriser, c’est accumuler des électrons, en certains endroits, après les avoir, naturellement, soutirés à d’autres endroits. Les huit premiers modes (classés dans un ordre historique aussi approximatif que possible) comporteront donc les mentions « excès d’électrons », « défaut d’électrons ». Les cinq derniers, les cinq plus récents, nous montrent des électrons libres, des électrons qui se déplacent (généralement dans le vide) et nous font comprendre comment se réalisent, dans des cas particulièrement simples, les «excès» et les « défauts » dont il vient d’être question.
- Deux modes d’électrisation étaient connus de l’antiquité; c’est par eux que nous débuterons.
- 1. Les anciens Hindous avaient remarqué que certains minéraux cristallisés, comme les tourmalines (aluminoborosilicates), abandonnés dans les cendres cliaudes d’un foyer, attirent des houppes de cendres, lorsqu’on les retire du foyer. Ce phénomène, qu’on nomme aujourd’hui pyroélectricité, a été
- A diverses reprises, déjà, nos lecteurs ont rencontré des articles qui les mirent au courant des merveilleuses applications de la piézoélectricité. Si je me suis proposé de revenir, aujourd’hui, sur cette question, passionnante entre toutes, c’est que, d’une part, une étude d’ensemble n’a jamais paru dans les colonnes de la Science et la Vie et que, d’autre part, il est utile de reprendre les choses dès le début, si on veut suivre les progrès futurs, dans un chapitre de la science qui n’a, certes, pas dit son dernier mot.
- Les treize principaux modes d’électrisation
- La piézoélectricité est un mode d’électrisation ; elle ligure sous le numéro 6 de la page ci-contre. Il est donc du plus haut intérêt de situer la piézoélectricité parmi ces divers modes, car nous glanerons, chemin faisant, des aperçus extrêmement curieux et peu connus.
- La matière habituelle (les objets qui nous entourent) est neutre, électriquement neutre.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- retrouvé par Lémery au xvme siècle, puis étudié par A.-C. Becquerel et Gaugain, le siècle d’après ; il n’a pas, jusqu’à ce jour, donné lieu à des applications pratiques.
- 2. Thalès de Milet, philosophe grec qui vivait au vne siècle avant notre ère, reconnut que l’ambre (en grec « électron », prononcer électrone) acquiert, par le frottement, la propriété d’attirer des corps légers : barbes de plume, brins de paille, fragments de soie ; c’est Vélectrisation par frottement, dont l’étude ne fut reprise qu’au xvne siècle et qui servit de principe aux premières machines électriques, dites statiques.
- Les deux modes d’électrisation qui suivent sont l’œuvre du xvme siècle.
- 3. Considérons une grosse sphère de cuivre, à laquelle nous avons, au préalable, communiqué un excès d’électrons (par frottement ou par toute autre méthode) ; nous la touchons avec une seconde sphère, portée par un manche isolant. Eh bien ! l’excès d’électrons se répartit entre les deux sphères, grâce à un écoulement par le point de contact : la seconde a été électrisée par contact. Il est bien évident que, si la première sphère avait comporté un défaut d’électlrons, ce défaut se serait, lui aussi, réparti, à la suite d’un écoulement en sens inverse.
- 4. L'électrisation par influence se décrit par une expérience classique : une grosse sphère de cuivre a été (comme précédemment) additionnée d’électrons supplémentaires ; un autre conducteur en cuivre se trouve, au début, très loin et à droite; lorsqu’on rapproche l’un de l’autre la sphère et le conducteur allongé, on constate que, sur ce dernier, un certain nombre d’électrons se déplacent de gauche à droite, pour réaliser la distribution indiquée. Si la sphère avait comporté un défaut d’élec-
- PIERRE CURIE (1859-190G)
- Immortalisé par sa découverte du radium ; c'est lui (pii, en commun avec son frère Jacques, établit aussi les lois de la piézo-électricité.
- FIG. 1. — LE CRISTAL DE ROCHE OU QUARTZ Ces cristaux naturels bien connus ont la forme de prismes pointus, soudés par la base.
- trons, le déplacement dont il est question aurait été en sens inverse, de sorte que, finalement, il y aurait eu : excès d’électrons à gauche, défaut d’électrons à droite. L’influence sert de principe aux plus récentes machines statiques, dont l’emploi est, d’ailleurs, en désuétude ; elle intervient dans le fonctionnement de certains condensateurs.
- Et voici, maintenant, le xixe siècle, qui commença par imaginer quatre moyens nouveaux d’accumuler des électrons :
- 5. Aux environs de 1800, Volta imagina la pile électrique, dont l’énergie est d’origine chimique ; j’en ai parlé longuement, il n’y a pas très longtemps (1).
- 6. Puis c’est la piézoélec-tricité (2), découverte par le minéralogiste français Haüy, en 1817, mais étudiée beaucoup plus tard (1880) par Pierre et Jacques Curie.
- 7. La thermoélectricité (3) a été découverte par l’Allemand Seebeck, en 1821. Bornons-nous à rappeler qu’elle sert à mesurer des variations infimes de température, ainsi que les températures les plus élevées, telles que celles du Soleil et des foyers industriels.
- 8. L'induction électromagnétique a été mise en évidence, pour la première fois, en 1831, par l’illustre physicien anglais Faraday : il subit, pour réaliser une séparation d’électrons, de déplacer une tige conductrice dans un champ magnétique. La figure correspondante (de la page 16) est en quelque sorte la « réplique » de l’électrisation par frottement, encore que je ne l’ai jamais vue représentée ; naturellement, le promeneur, qui tient une tige de cuivre, n’obtient
- (1) « Le centenaire de Yolta et les piles hydroélectriques », dans La Science et la Vie, n° 124, p. 283-288.
- (2) En grec, piezein signifie presser, serrer.
- (3) Voir La Science et la Vie, n° 121, p. 29-33.
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- que des effets insignifiants, mais ce n’en est pas moins le principe de la production de l’énergie électrique dans les « centrales », tant hydrauliques que thermiques.
- Il ne nous reste plus qu’à parler des procédés d’électrisation qui parviennent à libérer l’électron de la matière.
- 9. L’humanité mit trente ans à s’apercevoir que l’Allemand Hittorff, en 1869, réalisait, dans ses tubes à vide (où la pression ne dépassait pas un millionième d’atmosphère), des grains libres d’électricité négative ou électrons. Cette expérience a reçu le nom de décharge disrup-tive (du mot latin disrumpere, qui veut dire éclater), car cette décharge obscure est celle qui se substitue à l’étincelle ordinaire, lorsqu’on passe de la pression atmosphérique à une raréfaction suffisamment poussée ; les électrons en mouvement rapide sont appelés « rayons cathodiques » ; c’est grâce à eux qu’on a su mesurer les propriétés de l’électron et la décharge disruptive continue à être employée dans certains tubes producteurs de rayons X.
- 10. C’est Edison qui, le premier, en 1884, s’aperçut que les corps incandescents émettent de l’électricité négative (nous dirions aujourd’hui des électrons), mais c’est l’Anglais Richardson qui étudia quantitativement le phénomène. Tout le monde sait que Vémission therinoélectronique sert de base aux lampes de T. S. F. (ainsi qu’aux tubes à rayons X les plus perfectionnés).
- 11. Heinrich Hertz n’a pas seulement immortalisé son nom, en retrouvant les ondes « hertziennes » (mathématiquement
- prévues par Maxwell), mais il a montré que les métaux éclairés abandonnent de l’électricité négative, c’est-à-dire des électrons. Le phénomène s’appelle l'émission photoélectrique, et on n’ignore pas que la cellule photoélectrique, schématisée page 16, est un organe essentiel des appareils de télévision (1).
- 12. Peu après la découverte du radium, par Pierre et Marie Curie, E. Rutherford trouva que la radioactivité était accompagnée d’une émission d’électrons libres (appelés rayons bêta).
- 13. Enfin — et c’est là le mode le plus récent d’électrisation — le physicien allemand F. Ilaber réussit à prouver qu’une réaction chimique violente (telle que la combinaison du chlore et du sodium) s’accompagne d’une expulsion d'électrons, mais ce phénomène, fort inté-ressant, au point de vue théorique, n’a pas reçu d’application directe.
- Le quartz piézo~ électrique
- Indépendamment de la vue d’ensemble que nous venons d’acquérir sur tous les moyens dont nous disposons pour « fabriquer » de Vélectricité, nous sommes maintenant capables de situer la piézoélectricité (n° 6, p. 16) parmi les autres modes d’électrisation.
- Les corps susceptibles de présenter la piézoélectricité — plus brièvement : les corps « piézoélectriques » — sont toujours des corps solides (c’est-à-dire présentant de la rigidité) et des solides cristallisés (c’est-à-dire doués d’une symétrie interne, par-
- (1) Il existe d’ailleurs des piles photoélectriques (quatorzième mode d’électrisation), qui sont à la cellule (n° 11) ce que la pile tn° 5) est à l’effet Maher (n° 13).
- FIG. 2 ET 3. — LES DEUX SORTES DE QUARTZ La forme géométrique du quartz est un prisme hexagonal pyramidé. Mais ce qui est curieux, c’est que certains sommets ont disparu, qu'ils sont « tronqués ». Et, ce qui ne l'est pas moins, c’est qu'il y a des cristaux où les troncatures sont à gauche (quartz gauche) et d'autres où les troncatures sont à droite (quartz droit). Ces deux variétés ne sont pas superposables — pas plus que notre main droite n'est superposable à notre main gauche. L'une et l'autre ont un axe « optique » et trois axes « électriques ».
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- FIG. 4. -— COMMENT ON TAILLE UN QUARTZ PIÉZOÉLECTRIQUE
- Dans le quartz droit (fié- 3) de tout à l'heure, on taille un parallélépipède ABCD A’B’C’D’ de côtés AB = x, AD = y, AA’ = z. La face A B B’ A’ contient l'axe optique; la face ABCD contient un des trois axes électriques. Dans la représentation en perspective, à droite, plus accessible, la face hachurée n'est autre que celle qui est en avant (dans l'élévation ) et qui a tourne vers la droite de 60 degrés.
- tiellement révélée par leur apparence, par les faces planes cpii les limitent). Parmi les cristaux piézoélectriques, on peut citer le spath (carbonate de calcium), qui servit à Haiiy, et les tourmalines (aluminoboro-silicates) ; mais les plus employés sont le sel de Seignette (cristaux artificiels de tartrate sodicopotassique) et le quartz ou cristal de roche (cristaux naturels de silice, fig. 1).
- La forme géométrique du quartz est celle d’un prisme hexagonal pyramidé (fig. 2 et 3). L’axe du prisme a reçu le nom d’«axe optique ». De plus, les cristaux présentent de bizarres troncatures, des « manques » naturels de matière, qui affectent un sommet sur deux dans l’hexagone formant la base du prisme ; dans ces conditions, la base moyenne ne comporte pas six axes de symétrie, mais trois axes qu’on appelle « axes électriques ».
- En d’autres termes :
- «J Si l’on fait tourner l’un quelconque des cristaux (fig. 2 ou 3), autour de l’axe optique, il reprend son apparence dès qu’il a tourné d’un tiers de tour ;
- b) Si l’on fait tourner ces cristaux autour de l’un quelconque des axes électriques, ils retrouvent leur apparence après avoir tourné d’un demi-tour.
- Il n’existe d’ailleurs pas d’autre axe de symétrie.
- Comme la matière du cristal est parfaitement homogène, il est bien évident qu’en chaque point passent quatre axes de symétrie interne, qui sont respectivement parallèles aux quatre axes de symétrie géométrique, dont il vient d’être question.
- Ces considérations cristallographiques, un peu abstraites, sont nécessaires pour savoir en quoi consiste une lame de quartz piézoélectrique (fig. 4). Reprenons le cristal complet de la figure 3 et découpons-y un parallélépipède droit (un prisme droit à base rectangle) AB C D A' B' C'D', qui a les propriétés suivantes :
- 1° L’arête A B (de longueur égale à x centimètres) est parallèle à un des axes électriques et perpendiculaire à l’axe optique ;
- 2° L’arête A D (de longueur égale à y centimètres) est à la fois perpendiculaire à l’axe optique et à un des axes électriques ;
- 3° L’arête A A' (de longueur égale à z centimètres) est parallèle à l’axe optique et perpendiculaire aux axes électriques ;
- 4° La face ABCD (de surface égale à x y centimètres carrés) contient un axe électrique ;
- 5° La face A B B' A' (de surface égale à zx centimètres carrés) contient l’axe optique ;
- 6° Le volume de la lame est xy z centimètres cubes.
- Dans ce qui va suivre, nous conserverons les mêmes lettres pour désigner les mêmes arêtes et les mêmes faces.
- Atomes et électrons dans le quartz
- Pour comprendre ce qu’est la piézo-électricité, il est indispensable de remonter à la structure même de la molécule de
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- FIG. 5 ET 6. - LES ATOMES DE SILICIUM ET
- d’oxygène
- (Grossissement : 75.000.000 diamètres) L'atome de silicium est constitué par un noyau autour duquel se trouvent, en trois couches, quatorze électrons. L'atome d'oxygène est constitué par un noyau entouré de deux couches, contenant en tout huit électrons.
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- silice, qui est formée par la réunion d’un atome de silicium et de deux atomes d’oxygène.
- a) L’atome de silicium (fig. 5) est l’atome n° 14, c’est-à-dire qu’il comprend un noyau entouré de 2 + 8 + 4 = 14 électrons ;
- b) L’atome d’oxygène (fig. 6), sensiblement plus petit, est l’atome n° 8 : son noyau est entouré de 2 + 6 = 8 électrons ;
- c) Dans le quartz (ou silice cristallisée), les trois atomes s’assemblent (fig. 7), de telle façon que chaque noyau atomique soit entouré d’une couche périphérique comportant huit électrons; on voit, en effet, en passant des figures 5 et 6 à la figure 7, que le silicium cède ses quatre électrons périphériques par moitié aux deux atomes d’oxygène (ce qui complète à huit leurs couches périphériques) (1) ;
- d) Quant au cristal de roche lui-même, il est formé de molécules de silice ( fig. 7 ) qui possèdent trois orientations différentes. Notre figure 8 représente une portion a b c d de la section A B C D : les molécules marquées 1 ont la même orientation que celle qui est détaillée par la figure 7 ; elles correspondent à l’axe électrique qui est dessiné horizontalement sur la figure 3. Les molécules marquées 2 sont des molécules 1, qui auraient tourné de 120° (en sens inverse des aiguilles d’une montre), et fournissent le second axe électrique. Les molécules marquées 3 sont des molécules 2, qui auraient
- (1) Voir notre article sur * L’afïinité chimique », La Science et la Vie, n° 140, pages 97-107.
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- FIG. 7. — LA MOLÉCULE DE SILICE (Grossissement : 75.000.000 diamètres)
- On reconnaît sur cette figure les deux atomes représentées par les figures 5 et 6. On a, de plus, indiqué Vaxe électrique horizontal de la figure 4. L'électron E est celui qui joue un rôle essentiel en piézo-électricité (il est mobile, parce que relativement éloigné des trois centres d’attraction que sont les trois nouaux atomiques).
- FIG. 8. — LA STRUCTURE DU QUARTZ OU CRISTAL DE ROCHE
- Le rectangle a b c d est une portion — une toute petite portion — du rectangle A B C D de la figure 4. Il y a des molécules de silice (fig. 7) qui sont orientées de trois façons différentes (elles sont numérotées 1, 2, 3). Quand on possède une lame d’épaisseur AB = xde 25 millimétrés d’épaisseur, la distance ab de cette figure S se trouve portée vingt millions de fois dans l’épaisseur AB (fig. 4).
- effectué la même rotation, et donnent le troisième axe électrique. La lame A B C D A' B' C'D' (fig. 4) résulte de l’empilement d’une multitude de rectangles a b c d, les uns sur les autres ; le mot multitude est d’ailleurs bien insuffisant : ainsi la lame utilisée par Paul Langevin dans ses premiers essais de sondages sous-marins mesurait :
- A B = 1 cm 6 AD = 10 cm A A' — 10 cm et contenait quelque chose comme :
- 2.000.000.000.000.000.000.000.000
- molécules de silice (fig. 7).
- Tous les résultats, relatifs à la structure intime des cristaux, ont été obtenus par les rayons X.
- L’effet piézoélectrique direct
- On entend par « effet piézoélectrique direct » la séparation d’électrons par écrasement ou par traction. Nos figures 9-14 précisent les détails du phénomène.
- Fixons d’abord notre attention sur la figure 12 : la lame de quartz A B C D A' B' C'D' (fig. 4) y est soumise à une traction suivant A B, c’est-à-dire (fig. 3) suivant un axe électrique. Nous avons vu
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- (fig. 7) que la molécule de silice possède, suivant cet axe électrique, un électron E très mobile, et nous reproduisons cette molécule schématiquement, en bas et à droite de la ligure 12. Sous l’influence de la traction, l’expérience montre qu’il y a électrisation négative en A D et électricité positive en BC; on doit donc admettre que l’électron E (fig. 12) se déplace de B vers A (de bas en haut) suivant la flèche : il y aura donc accumulation d’électrons sur la face A D D' A', en même temps que l’épaisseur A B se trouvera quelque peu accrue.
- trique s’électrise. Ce qui, de plus, justifie le nom d’axes « électriques » qui fut attribué aux trois axes des figures 2 ou 3.
- I>es autres cas de figure deviennent évidents. Ainsi (fig. 11), si on écrase la lame suivant l’axe électrique A B, cette épaisseur diminue : le défaut d’électrons apparaît (contrairement à ce qui se passait tout à l’heure, fig. 12) sur la face A D D' A'. De même (fig. 14), si on tire la lame suivant une perpendiculaire D A à l’axe électrique A B, l’épaisseur A B devient plus faible, et le défaut d’électrons se produit sur la face
- ECRASEMENT TRACTION
- ECRASEMENT
- TRACTION
- les ni viens CAS d’écrasement ou de traction du quartz piézoélectrique FIG. 9 FIG. 10 FIG. 11 FIG. 12 FIG. 13 FIG. 14
- Quand on exerce soit un écrasement, soit une traction dans la direction de V axe électrique B A :
- Quand on exerce un écrasement ou une traction suivant une perpendiculaire D A d V axe électrique :
- Un écrasement ou une traction suivant Vaxe optique A A’ ne provoquent aucune électrisation : la molécule de silice (fig. 7 ) est reproduite ci-dessus, et V électron mobile E n'a aucune tendance à se déplacer ni à droite ni à gauche.
- l'épaisseur A B diminue, l'ensemble des électrons mobiles E se déplace vers le bas ; la face supérieure présente un défaut d'électrons, la face inférieure un excès d'électrons.
- V épaisseur A B augmente, l'ensemble des électrons mobiles E se déplace vers le haut; la face supérieure présente un excès d'électrons, la face inférieure un défaut (T électrons.
- V épaisseur A B augmente, l'ensemble des électrons mobiles E se déplace vers la gauche; la face de gauche présente un excès d'électrons, la face de droite un défaut d'électrons.
- V épaisseur A B diminue, l'ensemble des électrons mobiles se déplace vers la droite; la face de gauche présente un défaut d'électrons, la face de droite un excès d'électrons.
- Il s’ensuit immédiatement que, si nous écrasons (fig. 13) la même lame suivant une perpendiculaire D A à l’axe électrique A B, cette épaisseur A B va être augmentée, et l’électron mobile E (bas de la fig. 13) se déplacera à nouveau de B vers A ( soit, maintenant, de gauche à droite), d’où un excès d’électrons sur la face A DD' A’ et, par conséquent, un défaut d’électrons sur la face B C C1 B'.
- Grâce aux notions que nous avons acquises sur la structure du cristal de roche, on conçoit immédiatement pourquoi c’est toujours sur les faces perpendiculaires à un axe électrique que le quartz piézoélec-
- ADD' A', là, où, précédemment (fig. 13), il y avait excès d’électrons.
- Dans tous les cas (fig. 11-14), l’électrisation est proportionnelle à l’effort exercé ; par exemple (fig. 13), si on double le poids placé sur la face CDD'C', chacune des deux faces s’électrise deux fois plus, la face A D D' A' prend deux fois plus d’électricité négative (excès d’électrons), la face B C C'B' prend deux fois plus d’électricité positive (défaut d’électrons).
- Dernière question : que se passe-t-il (fig. 9 et 10) quand on exerce une compression ou une traction suivant l’axe optique A A'? La réponse nous est fournie par le bas
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- de la figure 9, où la molécule de silice est représentée de profil (on ne voit qu’un atome d’oxygène, l’autre atome d’oxygène est caché derrière). Or l’électron E n’est mobile que le long de l’axe électrique A B, c’est-à-dire horizontalement ; un effort vertical n’aura donc aucun effet, et c’est bien ce que l’expérience vérifie : un écrasement ou une traction, suivant l’axe optique, n’est accompagné d’aucune espèce d’électrisation
- Applications
- de la piézoélectricité statique
- Les expériences précédentes sont dites statiques, parce qu’on soumet les lames de quartz à des efforts constants (pendant des temps plus ou moins longs), et l’électrisation résultante est, elle aussi, invariable. Il se présente alors deux cas réciproques l’un de l’autre.
- 1° On mesure l’effort et on peut par suite calculer l’électrisation : c’est ainsi qu’on réalise des sources d’électricité parfaitement fixes qui servent constamment dans les laboratoires de radioactivité ;
- 2° On mesure l’électrisation et on peut par suite calculer l’effort. Ainsi, en étalonnant un quartz piézoélectrique, on ramène une mesure de poids (et plus généralement une mesure de force — poussée ou traction —) à une mesure électrique, qui est à la fois très simple, très sensible et très fidèle. En enfermant la lame dans un canon, on peut déterminer à chaque instant la pression qui résulte de l’explosion des poudres pyroxylées. Signalons également qu’on a construit des récepteurs à phonographe qui mettent à profit les propriétés piézoélectriques des cristaux.
- L’effet piézoélectrique inverse
- Jetons encore un dernier coup d’œil sur nos figures 11-14.
- a) Un amincissement de l’épaisseur A B (fig. 11) était accompagné d’un défaut d’électrons en A D et d’un excès d’électrons en B C. Supprimons le poids que nous avions posé sur AD D'A' ; mais, grâce à un des autres modes d’électrisation (p. 16), produisons un défaut d’électrons en A D et un excès d’électrons en B C : on constate effectivement que l’épaisseur A B diminue ;
- b) En raisonnant sur la figure 12, on verrait qu’une électrisation opposée à la précédente (a) aurait pour effet d’accroître l’épaisseur A B ;
- c) De même, enfin (fig. 13 et 14), des électrisations convenables des faces A DD'A' et B C C' B' provoquent soit un raccour-
- cissement, soit un allongement de la longueur A D.
- Tel est l’effet piézoélectrique inverse, dont la dénomination se conçoit sans qu’il y ait besoin d’insister davantage.
- Fréquences propres de lames de quartz
- Tous les phénomènes qui viennent d’être rappelés étaient connus avant la fin du xixe siècle. Nous entrons maintenant dans le domaines des applications récentes : non seulement, elles exigent une parfaite compréhension de ce qui précède, mais elles introduisent de nouvelles et redoutables complications. Aussi resterons-nous dans le domaine des idées générales, relativement simples, et recourrons-nous à des analogies mécaniques, qui présentent le gros avantage de fixer l’attention sur des faits concrets et familiers.
- Prenons dans la main gauche le manche d’une paire de pincettes, puis, entre le pouce et l’index droits, amenons l’une contre l’autre les deux extrémités des pincettes : nous produisons, de cette manière, une déformation statique, tout à fait comparable à l’écrasement (fig. 11) d’une lame de quartz.
- On sait ce qui va se passer si, brusquement, nous écartons la main droite : les pincettes se mettent à vibrer (déformation oscillante), à raison de quelques allers et retours par seconde ou, comme on dit, de quelques cycles ; la fréquence propre des pincettes sera, par exemple, de cinq cycles. Nous dirons que les pincettes émettent un infrason, un son dont les oscillations sont trop lentes pour impressionner l’oreilie ; la fréquence des sons audibles s’échelonne, en effet, entre 16 cycles et 40 kilo cycles (40.000 cycles). Au delà de 40 kilocycles, on a affaire à des ultrasons.
- De même que les pincettes nous servent à faire comprendre ce qu’on entend par fréquence propre, une balançoire permet de définir la résonance. Une balançoire, elle aussi, possède une fréquence propre : si elle revient à sa position initiale après deux secondes, on dit que sa fréquence propre est un demi-cycle. Pour maintenir les oscillations (qui, d’elles-mêmes, s’amortiraient à cause des frottements) et, aussi, pour les accroître, on peut prier une personne extérieure (1) d’exercer sur la balançoire des poussées rythmées. Évidemment, ces poussées devront avoir lieu toutes les deux se-
- (1) Nous laissons de côté le cas où la personne, qui se balance, accroît toute seule, par des mouvements rythmés, l’amplitude des oscillations.
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- condes ; des poussées à contretemps seraient bien moins efficaces et iraient même jusqu’à immobiliser la balançoire. Lorsque les poussées sont convenablement rythmées, on dit qu’elles sont « en résonance » avec la balançoire. La résonance est un phénomène physique tout à fait général ; nous allons bientôt en rencontrer un exemple.
- Ceci dit, appliquons au quartz piézoélectrique les enseignements des pincettes et de la balançoire.
- Et, tout d’abord, peut-on soumettre le quartz à des déformations oscillantes?
- Le plus simple, c’est de s’adresser à l’effet piézoélectrique inverse : en employant le montage de la figure 13 (le poids étant supprimé), on recouvre les faces ADD'A'etBCC'B' de deux plaques métalliques qu’on fait communiquer à un réseau alternatif, dont la fréquence propre est 50 cycles.
- La distance A D va-t-elle s’allonger et se raccourcir 50 fois par seconde, en émettant un son de 50 cycles (premier sol dièze du piano de la gauche)?
- La question, sous cette forme, comporte une réponse négative, non pas parce que la lame est incapable de déformations permanentes, mais parce que les oscillations du secteur s’effectuent à contretemps, parce qu’il n’y a pas résonance entre le secteur et la lame de quartz, parce que la fréquence propre de cette dernière est trop différente de 50 cycles.
- Les lames de quartz ont, en réalité, des fréquences propres de l’ordre de 50 kilo-cycles ; ces fréquences sont d’ailleurs d’autant plus grandes que l’épaisseur AB (fig. 11-14) est plus petite. Les lames seront donc excitées par des courants de haute fréquence, comme ceux qu’on utilise en radiotélégraphie et en radiophonie (rappelons que la fréquence d’émission de la Tour Eiffel est aujourd’hui d’environ 200 kilocycles et celle du Petit Parisien? de 900 kilocycles).
- Je me bornerai à mentionner ici deux applications déjà très importantes, du quartz piézoélectrique à la T. S. F. : la stabilisation des postes à ondes entretenues et la mesure précise des fréquences d’émission. Mais ces deux sujets, pour être compris, nécessiteraient, chacun, un article particulier.
- Les ultrasons et leurs propriétés
- La dernière application de la piézoélec-tricité est celle à laquelle le grand physicien Paul Langevin a attaché son nom et qui a provoqué, dans le monde entier, toute une suite de recherches nouvelles du plus puissant intérêt.
- Nous venons de voir que la fréquence propre des lames de quartz est de l’ordre de 50 kilocycles. Au point de vue électromagnétique, nous sommes dans le domaine de la T. S. F. ; la vibration élastique en résonance a une fréquence trop grande pour être audible, autrement dit le quartz excité émet des ultrasons.
- Il n’est pas inutile de préciser, tant soit peu. les caractéris-tiques et les propriétés de ces ultrasons, ne serait-ce que pour bien comnren-dre pourquoi ils se chargent d’une fonction que ni les sons ordinaires ni la lumière ne pourraient assumer.
- Un phénomène périodique est, avant tout, défini par sa fréquence : c’est ainsi qu’on parle aussi bien de la fréquence propre d’un balancier de pendule et de la fréquence propre d’un circuit oscillant Mais la fréquence devient insuffisante, lorsqu’il se transmet quelque chose à partir de la vibration ; et c’est là que surgissent les différences : le mouvement d’un balancier (supposé sans frottements ni chocs) n’est accompagné d’aucune propagation ; les circuits oscillants émettent un rayonnement hertzien. Dans ce dernier cas, il faut considérer la longueur (fonde, c’est-à-dire le chemin parcouru par
- Récepteur de T. S.F
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- ÉMISSION ET ABSORPTION D’UL-
- FIG. 15.
- TRASONS PAR LE QUARTZ PIÉZOÉLECTRIQUE
- La lame émettrice A B C D vibre mécaniquement ( effet piézoélectrique inverse ) sous F influence des courants que lui envoie l'alternateur de haute fréquence ; les ultrasons émis se réfléchissent sur l'obstacle et font vibrer mécaniquement la lame réceptrice G H K L. Cette dernière produit, par effet piézoélectrique direct, des courants de haute fréquence, qu'on décèle par les méthodes ordinaires de la T. S. F. En mesurant la durée qui s'écoule entre le départ et l'arrivée, il est facile de calculer la distance de l'obstacle au navire.
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- le phénomène périodique pendant la durée d’une oscillation. Il est facile de voir que la longueur d’onde dépend à la fois de la fréquence et de la vitesse de propagation, plus précisément qu’elle est égale au quotient de la vitesse de propagation par la fréquence. Le tableau suivant nous fournit quelques exemples relatifs à des rayonnements élastiques et électromagnétiques.
- A la valeur de la longueur d’onde se rattachent deux remarques fondamentales pour le sujet qui nous occupe :
- 1° Les instruments producteurs de sons (tuyaux sonores, cordes vibrantes) sont d’autant plus courts que la longueur d’onde est plus faible. Ainsi les tuyaux d’oxgue s’échelonnent entre des longueurs de 5 mètres pour les sons très graves (longueur d’onde : 10 mètres) et de 5 centimètres pour »es sons très aigus (longueur d’onde :
- 10 centimètres
- émettre des ultrasons, il faudrait imaginer des tuyaux encore beaucoup plus courts que ceux des silïlets de locomotives, ce qui serait mal aisément réalisable et ce qui ne permettrait pas de produire de grandes puissances ;
- 2° A la longueur d’onde sont liés, en outre, les phénomènes de diffraction, c’est-à-dire le contournement des objets par les rayonnements (élastiques ou électromagnétiques). Avec la lumière (petite longueur d’onde), les obstacles sont à peine contournés ; au contraire, on peut* très bien se faire entendre d’une personne qui se trouve dans une pièce voisine, quand la porte de communication est ouverte et meme si on ne voit pas la personne en question.
- Par suite de la petitesse de leur longueur d’onde, les ultrasons se diffusent et s’éparpillent beaucoup moins que les sons ordinaires ; ils se propagent dans l’eau (encore mieux que dans l’air) avec une vitesse de 1.500 mètres par seconde ; ils peuvent pénétrer à plusieurs kilomètres de profondeur, sans être absorbés, alors que la lumière solaire s’éteint, en général, après une centaine de mètres ; on est parvenu à leur faire transmettre une puissance supérieure à un kilowatt ; sur leur passage, ils tuent les poissons et causent une violente douleur, si l’on plonge la main dans l’eau, qui vibre sous l’influence de ce rayonnement ultrasonore.
- Sondages sous-marins
- Les ultrasons peuvent servir à explorer le fond de la mer et les obstacles qui s’y trouvent. La figure 15 indique très schématiquement le principe de ces sondages : un alternateur de haute fréquence provoque par résonance (effet piézoélectrique inverse) les oscillations élastiques (allongements et amincissements successifs, à raison de 50.000 par seconde) d'une lame de quartz AB CD, qui envoie des ultrasons dans l’eau ; ces ultrasons se réfléchissent sur un obstacle et rencontrent un second quartz G H KL, qui fonctionne par effet piézoélectrique direct et produit des courants de haute fréquence, qu’on décèle par un récepteur de T. S. F. On mesure alors le temps
- qui s’est écoulé entre le départ et l’arrivée : comme les ultrasons parcourent 1.500 mètres en une seconde, si l’intervalle est deux secondes, c’est que l’obstacle est à un kilomètre et demi.
- Cette méthode, imaginée par Chilowsky et mise au point par Langevin, a servi en temps de guerre à la recherche des sous-marins. On l’applique au tracé des cartes sous-marines (nivellement du fond de la mer), à la détermination des icebergs et des épaves flottant entre deux eaux. Elle peut servir aux navires qui craignent de s’échouer sur des fonds trop rapprochés ou de rencontrer des rochers inconnus ; elle permet enfin de découvrir le chenal des ports par les brumes les plus épaisses.
- Voilà, n’est-il pas vrai, des préoccupations quelque peu terre à terre, bien éloignées de la science pure. C’est néanmoins la science pure qui a rendu possibles ces merveilleuses applications : la piézoélectricité constitue un exemple typique des phénomènes qui semblaient ne devoir jamais intéresser que quelques savants de laboratoire ; elle n’en sert pas moins de principe à des techniques extraordinairement utiles que Haüy, en 1817, ni même les frères Curie, vers 1880, ne pouvaient soupçonner. Marcel Boli..
- RAYONNEMENTS FRÉQUENCE en cycles TRAJET PARCOURU en une seconde LONGUEUR D'ONDE
- / Son le plus grave... 16 330 m (dans l’air) 20 m
- fum \ La normal 435 — 76 cm
- miFS ) Son le 1)lus aigu • • • • pfci / Ultrason 40.000 — 8 mm 3
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- ÉLECTRO ( Poste Tour Eiffel... 203.000 300.000 km (dans l’air) 1.485 m
- mAr.Mf- l’oste Petit Parisien. 900.000 — 333 m
- TIQUES ( Lumière jaune ) ndm-m/s — 0 mm 0006
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- LES PROCEDES MODERNES DE PROTECTION DES PIÈCES METALLIQUES DES AUTOMOBILES
- CONTRE LA ROUILLE
- Par Jacques MAUREL
- Dans un numéro récent (1), nous avons exposé à nos lecteurs comment on protégeait les métaux contre la rouille, par l’application d’autres métaux au moyen de divers procédés : étamage, shérardisation, métallisation à froid (Sehoop), dépôts électrolytiques.
- Or, parmi les pièces métalliques qui ont le plus à souffrir du contact de l’eau, celles qui constituent les organes d’une automobile se placent au premier plan, par suite des intempéries qu’elles doivent supporter. Il est donc tout naturel que les efforts des constructeurs se soient portés vers leur protection la plus efficace.
- On doit immédiatement distinguer, sur une voiture automobile, les organes apparents de ceux qui sont cachés. Suivant le cas, on utilise, en effet, des procédés différents afin de donner aux organes visibles le plus bel aspect, tandis que les organes cachés n’exigent pas cette condition.
- Pour les seconds, on se contentait généralement, jusqu'ici, de plusieurs couches de peinture, tandis que les premiers étaient protégés par nickelage. Cependant, dans bien des cas, nickelage et peinture se sont avérés insuffisants et même inapplicables. Le nickel est, en effet, assez facilement oxydable et difficile à entretenir. Aussi, pour les organes apparents, on tend aujourd’hui à remplacer le nickelage par le chromage, le cadmiumage, le cobaltage.
- Le chrome, déposé par électrolyse sur une surface déjà nickelée, a un aspect bleuâtre mat ou brillant à volonté. Il est très dur et son adhérence sur une surface bien polie est parfaite. Il est inaltérable à l’air et ne s’oxyde pratiquement pas, même sous l’action de l’« air marin ». Il ne noircit pas et son entretien se borne à un lavage à l’eau et un essuyage à sec. Malheureusement le chromage est d’un prix de revient (1) Voir La Science et la Vie, n° 142, page 323.
- assez élevé, car il exige toute une série d’applications de cuivre et de nickel, nécessaires pour préparer la surface parfaitement polie indispensable à la réussite de l’opération. De plus, le bain électrolytique est cher et dégage des vapeurs nocives. On réservera donc le chromage aux parties les plus en vue ou les plus sujettes à s’oxyder (radiateur, poignées, etc.)
- Le cadmium a une apparence qui se rapproche de celle du chrome. Le dépôt électrolytique du cadmium étant très adhérent et très dur, ce procédé est utilisé pour protéger les vis des carrosseries, les boulons et les écrous, en un mot toutes les pièces qui ont à supporter des frottements. En outre, ce procédé est moins cher que le précédent.
- Quant aux pièces cachées de la voiture, point n’est besoin de leur donner l’aspect brillant du nickel, du chrome ou du cadmium. Elles sont aujourd’hui parkérisées. On sait (1) que la parkérisation consiste à former à la surface des pièces d’acier une couche extrêmement mince de phosphate de fer, produit insoluble, très dur et absolument inoxydable. Cette couche superficielle de phosphate de fer est tellement mince que l’ajustage le plus précis est rigoureusement respecté par la parkérisation. C’est un procédé peu coûteux, qui sera employé pour la protection des pédales, des pièces d’articulations, de la boulonnerie, de la visserie, des commandes de frein, des carcasses de dynamos, des amortisseurs, etc... Une pièce parkériséc peut d’ailleurs recevoir une couche de vernis pour lui donner un plus bel aspect, mais elle ne peut être nickelée.
- Ainsi toutes parties métalliques de la voiture automobile peuvent être aujourd’hui protégées contre leur plus cruel ennemi : la rouille.
- J. Maukkl.
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 129, page 239.
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- UN NOUVEAU PAQUEBOT GÉANT VA ÊTRE MIS EN CONSTRUCTION A SAINT-NAZAIRE
- Par Henri LE MASSON
- Les journaux ont récemment annoncé la mise sur cale, à Saint-Nazaire, d'un super-Ile-de-France. Sous cette forme, la nouvelle est prématurée. On vient seulement de commencer les travaux de construction d'une nouvelle forme de radoub devant servir également d'écluse et qui aura des dimensions telles que les plus grands paquebots pourront aisément quitter le bassin à flot de Penhoët après qu'ils auront été livrés ci leurs armateurs par les chantiers de construction. Le sas actuel ne permet pas de construire une unité plus grande que ZTle-de-France, dont nous avons déjà eu l'occasion de parler dans cette revue (1). Nous pouvons donner néanmoins dès aujourd'hui les principales caractéristiques de ce paquebot qui sera une des plus belles unités navales du monde.
- Aux termes de la convention postale, conclue en 1912, modifiée en 1922, avec le gouvernement français, la Compagnie générale Transatlantique doit, en effet, mettre en service, en 1933, sur la ligne Le Havre-New York, un nouveau paquebot. Ce bâtiment assurera, de concert avec Paris et Ile-de-France, le service postal hebdomadaire qui, sous pavillon français, maintient une liaison régulière et rapide entre la France et les Etats-Unis. Le paquebot France aura alors atteint vingt ans d’âge et si vingt ans ne sont pas tout à fait l’âge de la retraite pour un paquebot, il n’en est pas moins vrai que cette très belle unité ne pourra plus faire grande figure, dans quelques années, à côté des nouvelles unités étrangères qui vont entrer en service et dont le tonnage varie entre 45.000 et GO.000 tonneaux.
- Il est presque de règle maintenant pour les grandes compagnies de navigation de tenir secrètes les caractéristiques de leurs nouveaux bâtiments. A quelques semaines de son entrée en service, le Norddeutscher Lloyd n’a pas encore fait connaître les chiffres exacts des spécifications de sa nouvelle unité le Bremen (2). De même la Compagnie anglaise Wliite Star qui, elle aussi, a fait mettre sur cale, il y a six mois, à Belfast, une unité géante, s’est seulement contentée de faire connaître qu’elle aurait
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 121, page 39.
- (2) On sait qu’un « sistership » du Bremen : VEu-ropa, a été détruit par un incendie en mars dernier, alors qu’il était virtuellement prêt à entreprendre ses essais.
- 1.000 pieds de long, c’est-à-dire plus de 300 mètres, et qu’elle jaugerait 60.000 tonneaux. On ne s’étonnera donc pas que nous ne puissions donner d’indications précises sur un paquebot qui n’est pas encore sur cale... Tout au plus pouvons-nous indiquer ce qu’il pourra être.
- Ce que sera le nouveau paquebot
- Il est vraisemblable que sa longueur atteindra 270 mètres environ. Sa largeur sera sans doute d’une trentaine de mètres, et son tonnage (nous rappelons qu’il ne faut pas confondre tonnage — ou jauge brute — c’est-à-dire une mesure de capacité, et le déplacement qui est une mesure de poids) sera de 50.000 à 60.000 tonneaux. Ce sont les dimensions qui paraissent s’imposer aujourd’hui pour loger dans la coque quelque 800 passagers de première, autant de troisième classe, 400 à 500 de seconde, tous en cabines, un équipage de 800 à 900 hommes, en même temps que les formidables centrales que sont aujourd’hui les ensembles moteurs des grands paquebots.
- Formidables centrales, disons-nous : le terme n’est pas exagéré si l’on songe que, pour propulser les 43.500 tonneaux d'Ile-de-France à une vitesse de 23 nœuds 5, il faut, tant pour les machines principales que pour les auxiliaires, quelques 55.000 à 60.000 ch et que, pour animer les 46.000 tonneaux d’un Bremen à 26 nœuds, le N. D. L. a envisagé une puissance d’au moins 80.000 ch..., et qui atteindra plutôt 90.000 ch. Or il est très probable que le super-Ile-de-France sera sensiblement plus rapide qu'Ilc-dc-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Majestic : 280 mètres (anglais)
- Leviathan : 278 mètres (américain)
- Berengaria : 270 mètres (anglais)
- Aquitania : 264 mètres (anglais)
- Olympic : 260 mètres (anglais)
- LES PRINCIPAUX PAQUEBOTS DU MONDE Le nouveau paquebot français prendra
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- LES GRANDS PAQUEBOTS
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- Mauretania : 232 mètres (anglais)
- Ile-de-France : 230 mètres (français)
- Homeric : 229 mètres (anglais)
- Roma : 202 mètres (italien)
- RANGÉS PAR LONGUEUR DÉCROISSANTE place entre le Berengaria et le Leviathan.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- France. Si, pendant longtemps, les armateurs intéressés dans le trafic Nord-Atlantique ont paru se désintéresser de la vitesse (le record établi, en 1907 — il y a vingt-deux ans — par le Mauretania, n’est pas encore battu !), il semble qu’un revirement se soit produit depuis peu. Pour les nouvelles unités à construire d’ici quelques années, on envisage, en effet, une allure de route avoisinant 27 nœuds. Il est donc loisible de penser que 100.000 à 120.000 ch seront nécessaires pour propulser une masse de 50.000 à 60.000 tonneaux. Les renseignements officieux qui ont été publiés à propos du nouveau paquebot de la White Star Line parlent de 29 nœuds et 160.000 à 170.000 ch... ou bien 27 nœuds et 120.000 ch environ : on
- l’utilisation du moteur à combustion interne pour la propulsion des grands paquebots. Plusieurs projets sérieux ont été publiés : tous préconisent la solution diesel-électrique, c’est-à-dire l’accouplement du groupe moteur à combustion interne à une dynamo productrice d’énergie. Lord Kylsant, président de la White Star Line, un des défenseurs convaincus du moteur diesel dans les milieux maritimes, aurait fait choix de cette
- LES GRANDS PAQUEBOTS DU MONDE CLASSÉS PAR ORDRE DE TONNAGE CROISSANT Le nouveau paquebot français (60.000 tonnes) se classe au-dessus du Leviathan (59.957 tonnes).
- voit que les constructeurs navals n’hésitent pas à voir grand...
- Le système de propulsion du nouveau paquebot
- Les types d’appareils moteurs dont ils disposent actuellement permettent, d’ailleurs, d’envisager de telles réalisations. Alors qu’en 1914, on ne pensait pas encore à la chauffe au mazout et que l’on n’avait à choisir qu’entre la turbine directe et la machine alternative, les chaudières à haute pression, brûlant du mazout, les turbines à grande vitesse avec engrenages réducteurs ou accouplées à des dynamos et qui donnent les unes et les autres des rendements très supérieurs, sont maintenant d’utilisation courante dans la marine. L’expérience acquise est suffisante pour que, sans risquer d’ennuis sérieux, les armateurs puissent les accepter. Il est même possible de prévoir
- dernière solution pour son nouveau superpaquebot.
- Nous serions très surpris de voir la compagnie française adopter une solution semblable, quelque élégante qu’elle puisse paraître de prime abord. Elle s’en tiendra vraisemblablement à la solution plus classique des turbines, celles-ci devant, sans doute, tourner à une allure beaucoup plus rapide que celles d'Ile-de-France et de Paris, qui sont montées directement sur les arbres d’hélice et dont la rotation ne saurait, par conséquent, dépasser quelques centaines de tours à la minute. Les turbines du nouveau paquebot pourront être utilisées avec un plein rendement grâce aux trains d’engrenages réducteurs ou aux dynamos qui leur seront accouplées, suivant que l’une ou l’autre solution, turbines à engrenages ou transmission électrique, sera envisagée.
- La solution turboélectrique est celle cpii
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- LES GRANDS PAQUEBOTS
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- paraît avoir le plus de chance d’aboutir : il est, en effet, très difficile de construire des engrenages absolument silencieux ; or, on ne saurait tolérer, sur un paquebot de grand luxe, des vibrations et des vrombissements, susceptibles de gêner et même d’irriter les passagers. Par contre, on peut être relativement assuré du fonctionnement parfaitement silencieux de la solution électrique. Les quelques applications, qui en ont été faites récemment dans la marine de guerre américaine et dans la marine de commerce anglaise, ont permis de contrôler et de vérifier pratiquement les beaux résultats escomptés.
- Le confort à bord
- Le super-Ile-de-France possédera aussi des perfectionnements nombreux et du plus grand intérêt au point de vue de l’installation des passagers. La conception de ses emménagements marquera certainement un progrès considérable sur les réalisations antérieures. Ceux-ci comporteront sûrement un pourcentage plus important qu’autrefois de cabines pour « passager seul » et l’on peut être assuré qu’en application de l’excellente formule hôtelière américaine, chaque cabine aura sa salle de bains. Déjà un pas en avant important avait été fait dans ce sens à bord de Y Ile-de-France, et il ne serait pas admissible, aujourd’hui, de faire, nous ne disons pas moins, mais seulement « autant ». Le paquebot est de plus en plus un véritable hôtel ; comme tel, il doit comporter le même confort absolu que les plus luxueux palaces terrestres. Que dirait-on d’un palace où l’on devrait partager sa chambre avec un inconnu et qui n’aurait pas de salle de bain pour chacune d’elle ?
- La même recherche du confort conduira à l’étude de tous les moyens permettant d’avoir, dans chaque cabine, air frais et lumière naturelle. Bien que la ventilation soit maintenant parfaite sur les plus récentes unités de la flotte marchande, rien ne vaut le véritable air marin, dont les effluves vous arrivent par une fenêtre ou même par un simple hulot, logé dans quelque coin de la cabine.
- Le paquebot comportera une installation aéronautique
- Enfin, on prévoiera, peut-être, une installation convenable d’aéronautique. La suppression de tous les apparaux qui encom-
- braient les superstructures des bâtiments d’il y a vingt ans, la recherche des grands espaces sur les ponts supérieurs pour la plus grande satisfaction des passagers sportifs, offrent de vastes surfaces qui pourraient être aménagées en plates-formes d’atterrissage, à l’instar de ce qui existe sur certains porte-avions de la marine de guerre. Les cheminées pourraient être reportées, soit toutes du même côté, soit également réparties sur les deux bords, pour mieux dégager le pont. Une telle disposition favoriserait, d’ailleurs, l’aménagement des salons, qui sont généralement séparés les uns des. autres par les conduits de fumée élevés dans l’axe du bâtiment, et qui se trouveraient ainsi tous disposés en enfilade pour le très grand bonheur des architectes et des décorateurs.
- L’équipement d’un grand paquebot, au point de vue aéronautique, est chose que l’on ne saurait manquer d’envisager : nous rappelions plus haut que ces grands bâtiments sont construits pour une période de vingt à vingt-cinq ans ; il est donc impossible de ne pas tenir compte des progrès que pourraient réaliser les transports aériens pendant ce laps de femps. On se souvient, d’ailleurs, que, l’été dernier, une tentative de liaison semi-maritime, semi-aérienne, a été faite avec le nouveau monde, au moyen d’une catapulte placée sur la plage arrière de Y Ile-de-France. La catapulte est une solution élégante pour le départ des hydravions : elle présente le grand avantage d’un encombrement assez réduit, et le dispositif de lancement qu’avaient réalisé les ingénieurs de Penhoët offre toute garantie de sécurité.
- Les ingénieurs de la Compagnie Transatlantique ou des Chantiers de Penhoët auront de toute façon un gros travail à fournir pendant les années à venir. Il n’y a pas le moindre doute qu’ils se tireront à merveille de cette lourde tâche : n’ont-ils pas l’expérience de ces trois merveilles qu’ont été — chacun en leur temps — les trois paquebots France, Paris et Ile-de-France? Us disposeront encore des équipes entraînées qui s’emploient actuellement au montage du paquebot La Fayette (25.000 tonneaux), et du paquebot de grand luxe (28.000 tonneaux et 23 nœuds) destiné à la ligne du Sud-Amérique, tous deux sur cale à Saint-Nazaire-Penhoët. II. Le Masson.
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- LE TRANSPORT DES LINGOTS DANS LA METALLURGIE MODERNE
- A sa sortie du haut fourneau ou du four électrique, le métal en fusion est, soit emporté directement dans des poches pour être coulé dans les moules de la fonderie, soit reçu sur le sol dans des rigoles de sable, où il se refroidit sous forme de lingots destinés aux usines métallurgiques. Là, ces lingots seront forgés ou laminés en vue de la fabrication de pièces diverses. Pour cela, il faut évidemment qu’ils soient portés, au préalable, à la température convenable dans des fours de réchauffage, et l’on conçoit que la manipulation de ces blocs incandescents ne puisse être effectuée sans danger sans un outillage spécial.
- La photographie ci-dessous; représente précisément un pont roulant d’une portée
- de 18 m. 50 et d’une force de 5.000 kilogrammes, destiné à cette manipulation. Il est muni à cet effet d’une sorte de pince pouvant porter le lingot dans une position horizontale ou oblique afin de faciliter son introduction dans le four. On remarque, sous le lingot, un train de rouleaux qui le conduiront aux laminoirs situés à droite, en dehors de la photographie. Établi par les Établissements M. A. N., ce pont roulant, commandé par un seul ouvrier situé dans la cabine de manœuvre, est remarquable par son fonctionnement d’une extrême souplesse. C’est certainement un des exemples les plus caractéristiques des progrès effectués dans l’outillage moderne utilisé dans la métallurgie.
- CK PONT ROULANT, D’UNE FORCE DE 5.000 KILOGRAMMES, EST UTILISÉ POUR CHARGER LES LINGOTS DANS LES FOURS DE RÉCHAUFFAGE ET POUR LES TRANSPORTER ENSUITE SUR LES BANCS DE ROULEAUX LES CONDUISANT AUX LAMINOIRS
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- LE TRANSPORT MECANIQUE DES MÉTAUX EN FUSION DANS LA FONDERIE MODERNE
- Une poche de coulée de 45 tonnes : un wagon-benne qui contient 150 tonnes de fonte fondue
- Par Jean BODET
- Vamelioration du rendement d'une industrie quelconque est toujours liée à la jmissance des unités productrices, quel que soit le genre d'exploitation envisagé. Ainsi, de même qu'un petit nombre de grandes centrales électriques est préférable à une « poussière d'usines », de même, dans chacune d'elles, les grosses machines génératrices d'énergie sont préférées à celles de moyenne ou de faible puissance. La fonderie n'a pas échappé à cette règle et le haut fourneau a vu ses dimensions s'accroître considérablement depuis un quart de siècle (1). Cette augmentation de production a posé immédiatement le problème de la manutention mécanique du métal en fusion. Aussi les poches de coulée atteignent-elles maintenant des volumes impressionnants et peuvent con tenir jusqu'à 45 tonnes de métal fondu. En outre, dans certaines exploitations américaines, où, il est nécessaire de transporter le métal d'une usine à une autre, distante de plusieurs kilomètres, on a créé des trains spéciaux dont les wagons-bennes transportent 150 tonnes de fonte en fusion.
- L’accroissement de la consommation d’acier dans le monde exige un développement correspondant des moyens de production. Grâce aux progrès continuels de la technique, on a pu accroître progressivement les dimensions des unités servant au traitement du minerai et de la fonte, tels que hauts fourneaux, convertisseurs et fours à sole, ainsi que celles des appareils de manutention.
- Il est préférable, en effet, d’utiliser, pour la production de la fonte, par exemple, un seul haut fourneau de grand volume plutôt que deux hauts fourneaux de volume moitié moindre, tant au point de vue de l’économie réalisée dans la construction qu’au point de vue du rendement et des facilités de manutention. De même, l’augmentation des dimensions des convertisseurs et des fours à sole, ainsi que des appareils servant au transport de la fonte et de l’acier en fusion, permet de réaliser une économie de temps et de main-d’œuvre, en traitant en une seule opération des quantités importantes de métal.
- Avant d’examiner en détail quelques exemples de manutention dans des usines modernes, nous rappellerons succinctement les opérations successives de la production de l’acier.
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 124, page 265-
- Quelques mots sur la technique de la production de l’acier
- L’extraction du fer, à partir des différentes sortes de minerais,comprend deux opérations distinctes : la production de la fonte et l’affînage, qui a pour but l’élimination de la plus grande partie du carbone et des matières étrangères : silicium, manganèse, phosphore, soufre.
- La fonte, obtenue au haut fourneau, contient tout le fer du minerai, de 2,5 à 4,5 % de carbone, du silicium, du manganèse et du soufre en proportions variables, ainsi que la totalité du phosphore contenu primitivement dans le minerai.
- L’affinage consiste essentiellement en une oxydation par l’oxygène de l’air. Le carbone s’élimine à l’état de gaz carbonique ; le silicium et le manganèse, à l’état de silicates de fer et de manganèse. Le phosphore, cependant, ne peut s’éliminer dans les scories à l’état de phosphates qu’en l'absence de silice, car celle-ci déplace l’acide phospho-rique à la haute température d’affinage (environ 1600°) et forme des silicates, tout le phosphore restant dans le métal. Pour obtenir la déphosphoration, il est donc nécessaire d’opérer en présence de parois garnies d’un revêtement réfractaire cons-
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- titué par des briques de chaux, de dolomie ou de magnésie. Tout revêtement réfractaire à base de silice aurait pour effet de maintenir le phosphore dans le métal.
- A l’heure actuelle, les deux procédés les plus employés industriellement sont raffinage au convertisseur et l’affinage sur sole Martin-Siemens. Chacun de ees procédés comporte deux variantes, selon que la fonte traitée est ou n’est pas phosphoreuse, le revêtement étant soit en dolomie, soit à base de silice.
- Les gisements de Lorraine et d’Allemagne sont à forte teneur de phosphore. La présence du phosphore, loin d’être une gêne dans la fabrication de l’acier, est, au contraire, une source de richesse, depuis la découverte de l’emploi des revêtements réfractaires basiques pour le traitement des fontes phosphoreuses. Les scories obtenues par ce procédé sont, en effet, très riches en phosphore sous une forme directement assimilable, et
- constituent un engrais des plus précieux.
- Aux États-Unis, au contraire, le minerai est à faible teneur de phosphore, et l’affinage a lieu au convertisseur ou au four Martin à revêtements à base de silice. L’affinage au four Martin peut être poussé très loin. C’est ainsi que l’American Rolling Mill Company, dans ses usines de Middletown, produit un fer extra pur titrant plus de 99,8 % de fer.
- Il faut cependant remarquer que la dépense en combustible est forte et que le four ne peut supporter, dans ces conditions, qu’un nombre de coulées très réduit, ce qui élève considérablement le prix de revient.
- On fabrique actuellement, en France, des tôles et des tubes sans soudure, en fer remarquablement pur (99,9 % de fer), à un prix de revient bien inférieur, par le procédé d’affinage par électrolyse, qui semble être le procédé de l’avenir.
- FIG. 1. - MUNI DE SA POCHE DE COULÉE (VOIR LA COUVERTURE DE CE NUMÉRO), QUI PEUT
- RECEVOIR 45 TONNES DE MÉTAL EN FUSION, CE CHARIOT CONSTITUE, ACTUELLEMENT, UN DES ENGINS DE MANUTENTION LES PLUS PUISSANTS DU MONDE On distingue sur cette photographie le mécanisme assurant la translation du chariot sur les rails, ainsique les déplacements verticaux et horizontaux de la poche de coulée, qui repose sur les berceaux mobiles le long des poutres de levage. Tous ces déplacements sont assurés électriquement par un seul ouvrier.
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- LE TRANSPORT MÉCANIQUE DES MÉTAUX EN FUSION 35
- FIG. 2. - LES WAGONS SPÉCIAUX ASSURANT, AUX ETATS-UNIS, LE TRANSPORT DE LA FONTE
- EN FUSION ENTRE DEUX USINES DISTANTES DE PLUS DE 10 KILOMETRES Le wagon-benne, pesant avec sa charge de fonte pim de 325 tonnes, est remorqué par une locomotive depuis les hauts fourneaux d'IIamilton, Ohio ( E.-U.), jusqu'aux usines de l'American Rolling Mill Co.,ù Mieldletown.
- Un chariot de coulée contenant 45 tonnes de métal
- Les dimensions des hauts fourneaux étaient, au début du siècle dernier : hauteur, 5 mètres.; volume, 10 à 15 mètres cubes. Elles sont aujourd’hui de plus de 30 mètres pour la hauteur et de plus de 800 mètres cubes pour le volume, avec une production atteignant entre 000 et 800 tonnes de fonte par vingt-quatre heures. Les convertisseurs modernes atteignent couramment 7 mètres de hauteur, 3 m. 00 de largeur, leur charge étant de 20 à 25 tonnes. On a construit dernièrement, en Allemagne, des convertisseurs allant jusqu’à 45 tonnes, charges auxquelles on n’aurait pas osé penser il y a quelques années. Les appareils de manutention ont subi une évolution semblable ; en particulier, on a réalisé, pour les grands convertisseurs de 45 tonnes, un chariot de coulée qui peut être considéré comme le plus grand du monde. Il est représenté sur la couverture de ce numéro, ainsi que sur la figure 1.
- La partie inférieure du chariot se meut sur huit galets d’acier, et porte en son milieu l’axe principal creux en acier forgé. La partie supérieure est mobile autour de eet axe et repose sur un cercle de roulement.
- Le dispositif, permettant de faire tourner la partie supérieure de 360° s’il est nécessaire, consiste en une couronne dentée, un pignon et une transmission par vis d’Arcliimèdc.
- Dans les chariots construits jusqu’à présent, le dispositif de levée de la poche est hydraulique. Avec eet appareil, au contraire, tous les mouvements s'effectuent électriquement.
- Les leviers supportent la poche par l’intermédiaire de deux chariots, qui peuvent être déplacés le long de ces leviers, grâce à deux vis et à des engrenages appropriés. Toutes les vis de commande sont protégées au moyen de tubes télescopiques, et toutes les roues sont munies de carters étanches.
- La cabine est pourvue abondamment de portes et de fenêtres, permettant d'en surveiller tous les mouvements et contient tous les appareils de commande et les moteurs, pour amener la poche dans toutes les positions voulues, par rapport aux convertisseurs.
- Le transport à grande distance du métal en fusion
- A côté des appareils de ce genre, destinés à transporter le métal en fusion dans les
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- limites de l’usine, nous trouvons, en Amérique, des installations permettant le transport du métal en fusion d’une usine à une autre, les deux usines pouvant être distantes de plus de 20 kilomètres.
- Parfois même, les usines produisant la fonte et celles effectuant l’alïinage, sont situées de part et d’autre d’une rivière, ce qui nécessite la construction d’un ou plusieurs ponts spéciaux, suivant l’imppr-tance du trafic.
- C’est ainsi que la Jones et Laughlin Steel Corporation possède, près de Pittsburgh, six hauts fourneaux édifiés sur la rive Nord d’une rivière et produisant la fonte destinée à l’alïinage au convertisseur et au four Martin Siemens sur la rive Sud, les deux usines étant reliées par un pont spécial de 3 km 500 de 1on-gueur. Lorsque cinq des hauts fourneaux sont en pleine action, 24 trains par jour traversent ce pont, chaque train étant, composé d’une locomotive à vapeur et de deux « bennes » spéciales pour le transport de la fonte en fusion. Chacune de ces bennes pèse, à vide, 87 tonnes et peut contenir 00 tonnes de métal. On transporte ainsi près de 4.300 tonnes de fonte par jour.
- D’autres usines, situées à lîraddock, utilisent (les bennes de 35 tonnes, chaque train comprenant quatre de ees bennes. Un total de 30 trains par jour transporte environ 4.200 tonnes de fonte en fusion. On compte, pour le transport des laitiers et des scories, environ 20 trains, constitués chacun par 11 bennes de 17 tonnes de capacité, ce (pii représente plus de 3.800 tonnes par jour. Ces 50 trains, ajoutés à ceux qui amènent le minerai, le charbon et le coke,
- ainsi qu’à ceux qui partent chargés de produits finis, font des abords de ces usines un des points où le trafic est le plus intense.
- Des bennes spéciales, atteignant des dimensions inusitées, assurent le transport de la fonte en fusion, depuis un groupe de hauts fourneaux édifié à Hamilton (Ohio) jusqu’aux usines de l’American Rolling Mill Co à Middletown, dont nous avons déjà parlé plus haut. Ces deux usines sont distantes de plus de IG kilomètres. La figure 2 représente une de ces bennes géantes, pouvant contenir 150 tonnes de métal et pesant, avec sa charge, plus de .325 tonnes. L’isolement calorifuge de la benne est tel que la solidification (prise) du métal ne peut avoir lieu avant quarante-huit heures.
- Ces quelques exemples montrent l’importance de la manutention mécanique dans les grandes aciéries modernes, qu’il s’agisse de transport du métal en fusion entre deux usines plus ou moins éloignées, ou simplement à l’intérieur d’une seule usine.
- Nous avons vu que, grâce à un accroissement de la, puissance des unités productrices de fonte et d’acier, il est possible d’améliorer, d’une manière appréciabe, le rendement de ces installations et, par conséquent, d’abaisser les prix de revient. Nous voyons de plus que le développement rationnel de la manutention mécanique et l’étude minutieuse des conditions de fabrication sont des facteurs tout aussi importants à ce point de vue, étant donné les économies de temps et de main-d’œuvre qu’ils permettent de réaliser.
- Jean Bodet.
- FIG. 3. — ARRIVÉE A L’USINE D’AFFINAGE, LA BENNE GÉANTE DÉVERSE UNE PARTIE DE SON CONTENU DANS UNE DES POCHES QUI CHARGERONT ENSUITE DIRECTEMENT DES CONVERTISSEURS ET LES FOURS MARTIN
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- UNE SCIENCE NOUVELLE : L'AÉRODYNAMIQUE EXPÉRIMENTALE
- COMMENT ON ÉTUDIE, AUJOURD’HUI, LA « STRUCTURE » DU VENT
- Par Jean LABADIÉ
- Pour étudier expérimentalement un phénomène, deux conditions doivent être remplies : pouvoir reproduire le phénomène au gré de Vobservateur, posséder des appareils de mesure assez précis pour tirer de Vobservation les conclusions qui s'imposent. Or, pour Vétude de la « structure » (1 ) du vent, si on ne dispose évidemment pas des moyens nécessaires pour le créer à volonté, on, peut, du moins, l'observer tous les jours dans des conditions constamment variables. Il restait donc ù trouver des appareils de mesure assez précis pour fournir, d'une manière instantanée, ù la fois la vitesse, l'inclinaison, l'orientation et l'accélération du vent. Ces appareils viennent d'être mis au point par la collaboration de plusieurs savants français qui, en se basant sur la variation de la résistance électrique d'un fil — préalablement porté au rouge blanc par Vélectricité—, provoquée par le refroidissement dû au vent, ont établi un anémomètre ultra-sensible. Dans l'article ci-dessous, nos lecteurs trouveront un exposé précis des ingénieuses méthodes employées grâce auxquelles l'aérodynamique devient une véritable science expérimentale, avec tonte la précision
- que comporte cette appellation.
- La « structure » du vent
- Les aéroplanes volent, et la science aérodynamique est encore dans les limbes. Voilà le paradoxe le plus troublant de notre époque, parce qu’il nous montre combien la mécanique des fluides a de champ devant elle et combien vastes s’annoncent, de ce fait, les progrès de l’aviation future. Dès qu’il possédera sa science rationnelle, l’avion progressera comme fit la machine à vapeur, du jour où l’on eut édifié la thermodynamique.
- En attendant cette aérodynamique exacte — que les travaux, cependant admirables, de spécialistes tels que Boussinesq et M. Pain-levé, nous obligent à rejeter dans un avenir lointain —-, il serait d’autant plus coupable de demeurer inactifs que les oiseaux nous donnent l’exemple. Utilisant le vent sans connaître ses lois autrement que par cette adaptation merveilleuse de la vie dans laquelle le geste passe toujours avant la pensée — et, chez l’homme, la prépare — les oiseaux représentent de parfaits « aéro-dynamiciens ». Les Mouillard et, les Marey les observèrent passionnément, dans l’espoir de hâter la naissance de l’aviation.
- (1) Par « structure » du vent, il faut entendre non sa composition, mais la manière dont les filets d’air se comportent pour former ce vent.
- Aujourd’hui que, après les Wright, les Santos-Dumont, les Farman, les Blériot, des milliers d’aviateurs ont, eux aussi, prouvé le mouvement en volant, le problème demeure à peu près entier.
- C’est pourquoi trois savants français : MM. Huguenard, Planiol, Sainte-Lagiie, se sont réunis autour d’un animateur enthousiaste, le docteur Magnan, et se sont mis au travail, suivant les principes mêmes de Marey, pour tirer de l’observation directe le maximum de données expérimentales précises, numériques.
- Au moyen du cinéma et du chronographe, on relèvera directement, en plein air, les trajectoires de toutes sortes de « volateurs » (oiseaux et avions) et on les étudiera avec toutes les ressources de la mécanique rationnelle.
- Mais, auparavant, il convient d’analyser les efforts que supportent les avions en vol afin de confronter leurs qualités aérodynamiques avec les incidents cinémato-grapliiés de l’extérieur, en chaque point de leur trajectoire. Cela nécessite l’organisation d’un vrai « laboratoire de bord » convenablement outillé.
- Enfin, troisième point, il faut étudier, d’aussi près que possible, la structure du milieu sustentateur, l’atmosphère ; le vol à voile est venu, en effet, par ses résultats
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- surprenants, nous montrer, fort à propos, comment Icare aurait pu tenir l’air une journée entière, s’il avait su, à défaut de moteur, mieux assembler ses toiles et ses bois, pour utiliser les moindres variations des courants aériens.
- Tel est donc le programme en trois points que MM. Huguenard, Magnan, Planiol et Sainte-Lagüe ont entrepris de réaliser. Leurs travaux n’ont jamais été l’objet,
- Les inconnues du problème de l’air
- On sait quel mystère entoure, même aujourd’hui, les actions atmosphériques.
- On ne connaît que les grandes lignes de la dynamique aérienne. On sait bien ce qu’est un vent alizé, une mousson, vents «de régime » allant d’une région chaude à une région froide et que la rotation terrestre influence selon des lois faciles à déceler. On sait encore
- LA CAMIONNETTE SPECIALEMENT CONSTRUITE PAR LE DOCTEUR MAGNAN ET SES COLLABORATEURS POUR LA CAMPAGNE D’ÉTUDE DE LA STRUCTURE DU VENT, EN DES STATIONS CLIMATÉRIQUES ET TOPOGRAPHIQUES AUSSI VARIÉES QUE POSSIBLE (FRANCE ET AFRIQUE)
- pour le grand public, de l’exposé d’ensemble qu’ils méritent — cependant, récemment, M. d’Arsonval était dans l’obligation de rappeler devant l’Académie des Sciences que certaines méthodes publiées à l’étranger n’étaient qu’une répétition des procédés français II. M. P. (1). Nous allons donc tâcher de montrer ici comment ces savants français ont résolu le problème.
- Nous nous bornerons, aujourd’hui, à l’étude des courants aériens, réservant, pour plus tard, Vavion-laboratoire et Vètude cinématographique du vol.
- (1) Abréviation adoptée dans les milieux aeronautiques spécialisés pour désigner les appareils et procédés de MM. Iluguenard, Magnan et Planiol.
- ce qu’est un cyclone et les règles de sa marche... une fois qu’il est en marche. Mais on ignore ses lois de formation. Le cyclone, à son origine, n’est-il qu’un minuscule tourbillon, qui s’agrandit si les circonstances climatiques et géographiques s’y prêtent et qui s’éteint dans le cas de circonstances défavorables? Le point scientifique intéressant réside, en tout cas, dans le tourbillon initial jailli, sans doute, d’un vent thermique ascendant.
- Voici un second exemple peu connu des non-initiés.
- Un vent artificiel est orienté par des volets horizontaux (afin d’éviter le tourbillonnement). Si une maquette d’avion
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- LA « STRUCTURE
- DU VENT
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- LE MONTAGE MATERIEL DU « FIL CHAUD » ANÉMOMÉ-TIU QUE
- Le fil électriquement chauffé, dont le refroidissement indique la vitesse du vent, est tendu verticalement au centre de'ee cadre. Son extrême ténuité le rend, ici, invisible.
- est suspendue au sein du courant , elle accuse une certaine résistance à ce vent artificiel.
- Imprimons aux volets directeurs de la soufflerie une oscillation autour de leur position horizontale. La masse d’air prend alors une l'orme ondulée, comme le jet d’eau sortant de la lance d’un arroseur qui l’agite dans le
- sens vertical. Comment va se comporter la maquette dans ce vent ondulé ?
- D’une façon inattendue : sa résistance au vent diminue ! Mais voici qui est mieux : si l’oscillation imprimée aux volets atteint et dépasse une certaine amplitude, la résistance opposée par l’avion devient subitement nulle, puis négative. Autrement dit, l’avion est aspiré par le vent, au lieu d’être repoussé.
- Cet effet, encore peu éclairci du point de vue théorique, a été découvert expérimentalement en Allemagne par Ivatzmayr et Betz.
- Reportez - vous maintenant aux conditions réelles de vol et songez à l’influence que peut avoir sur un aéroplane une de ces vagues d’air, auxquelles les pionniers de l’aviation attachèrent une grande importance, et dont l’étude fut ensuite délaissée jusqu’au jour où le vol plané vint poser ce point d’interrogation concernant toutes les variations quasi instantanées des courants aériens.
- Le « fil chaud », anémomètre ultra^ sensible
- Comment déceler ces variations fugitives du vent, dont
- LE FIL CHAUD DANS LA CAGE M É T A L L 1 Q U E DESTINÉE A RÉGULA II I SI'. R LE S O U F F LE DU VENT (ÉLIMINER LES TOURBILLONS )
- LE MONTAGE ELECTRIQUE DU FIL CIIAUD
- Le fil chaud est représenté schématiquement par le trait gras vertical (à gauche) inséré sur le circuit électrique Bx (batterie principale), S (shunt), G (galvanomètre). Le circuit pointillé est un circuit compensateur dont la fonction est expliquée sur un graphique spécial. Il se compose d'une batterie auxiliaire B2 et d'une résistance variable R, le tout branché sur le shunt du galvanomètre.
- nous venons d’apercevoir toute l’importance pratique? L’instrument qu’il faut inventer pour leur mesure devra être aux vulgaires anémomètres et girouettes, ce que le microscope est à la loupe.
- L’anémomètre, simple moulin à vent chargé d’en mesurer la vitesse, si délicatement construit qu’il soit, possède toujours une « inertie ». Autrement dit, sa roue réalise un effet de volant qui ne lui permet pas de suivre les variations rapides du vent L’appareil, au lieu de diagrammes à pointes aiguës, fournira des courbes arrondies, molles, sans grande valeur indicative.
- On pourrait en dire autant de la girouette dont le balancement mécanique ne saurait se mouler sur les oscillations d’un vent agité : elle n’indique, en somme, que les directions moyennes, non des directions instantanées.
- Il faut donc inventer un. anémomètre et une girouette dépourvus de toute inertie. En voici le principe :
- Si nous plaçons dans un courant d’air un fil métallique électriquement chauffé au rouge blanc, le courant d’air, en refroidissant ce fil, diminue sa résistance électrique. Cette diminution est facile à mesurer (nous allons voir par quel procédé). La diminution de résistance sera proportionnelle au débit de l’air qui lèche la paroi du fil, donc proportionnelle à la vitesse du vent. Et l’effet se trouve réalisé, ici, d’une manière instantanée,
- ________ comme la plupart des
- effets électriques. Donc le fl chaud constitue l’anémomètre théorique parfait, indiquant les vitesses instantanées d’un courant d’air au moyen d’un simple galvanomètre.
- Le montage pratique de l’appareil
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- COURUES DK SENSIBILITE DU Eli, CHAUD
- (1) Courbe indiquant les déviations du galvanomètre dans le eas du montage simple (sans batterie auxiliaire). Au-dessus de la vitesse de JO mètres à la seconde, l'appareil est insensible. (II) Courbe montrant la régularité des déviations strictement proportionnelles aux vitesses du vent, dans le cas du montage compensé (avec batterie auxiliaire).
- n’est peut être pas aussi simple qu’il paraît.
- Si l’on se contente de chauffer (avec une batterie d’accus) le fil anémométrique et de mesurer les variations de résistance par un galvanomètre « sluinté », la « courbe de sensibilité » de l’appareil est vite décroissante : un vent de 15 mètres à la seconde se traduit par une tension à peu près indif-férenciable de celle que produit un vent de 10 mètres par seconde. Ce n’est qu’au-dessous de cette vitesse que les indications de l’appareil prennent une amplitude facile à lire. Les auteurs ont paré à cet inconvénient par un montage compensateur (qui fait intervenir une seconde batterie) grâce auquel la courbe de sensibilité devient rec-
- tiligne : autrement dit, les déviations de l’appareil deviennent proportionnelles aux vitesses du vent et, par conséquent, les mesurent directement.
- En possession de ce montage, on lui adjoint un dispositif d’enregistrement automatique, c’est-à-dire un oscillographe enregistrant sur une bande de papier une mesure continue des variations observées. Et, naturellement, il faut se garder de perdre ici le bénéfice gagné par le fil chaud ; l'absence d'inertie doit demeurer la qualité première d’un tel oscillographe. Celui qui fut conçu par MM. Iluguenard, Magnan et Planiol fournit ses indications au moyen d’un rayon de lumière que réfléchit un minuscule miroir oscillant.
- Un exemple clair va nous donner une
- LE MONTAGE DE LA GIROUETTE A FILS CHAUDS
- .1 gauche, vue en coupe du cylindre supportant les deux fils. A droite, montage électrique. Suivant que l'un des fils est plus ou moins refroidi relativement à l'autre, le galvanomètre inséré entre les deux (pont de Wheatstonc) marque une déviation positive ou négative.
- LA GIROUETTE A E1LS CHAUDS
- Sur un cylindre lisse, deux fils chauds disposés symétriquement, indiquent l'inclinaison du vent. (Voir schéma ci-dessous.)
- idée de la sensibilité de l’appareil. Si l’on promène le fil chaud à l’intérieur d’un tuyau sonore, l’appareil indique les variations du courant d’air (qui change périodiquement de sens, à l’intérieur d’une onde stationnaire). Ces changements s’effectuant à raison de plusieurs centaines d’inversions par seconde, on voit combien souple se révèle l’anémomètre H. M. P.
- Il ne reste plus qu’à l'étalonner, c’est-à-dire à le soumettre à des courants d’air de vitesses connues et graduées avec soin (dans une soufflerie de laboratoire). Cet étalonnage devra, d’ailleurs, être constamment surveillé et vérifié, au cours de la campagne d’observations. C’est en vue d’une telle vérification permanente que la camionnette-laboratoire H. M. P. (qui a déjà fait de nombreuses stations, tant en France qu’en Tunisie) comporte une soufflerie, en dehors des appareils de mesure des caractéristiques du vent que nous décrivons ici.
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- LA « STRUCTURE » DU VENT
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- La « girouette » à fils chauds
- L’application des fils chauds à la mesure des déviations du vent n’est guère plus compliquée.
- Plaçons deux fils chauds suivant les génératrices d’un cylindre et exposons ce cylindre à un courant d’air. Si le courant frappe le cylindre dans le plan de symétrie des fils, il refroidit également l’un et l’autre. Il est donc facile, en faisant pivoter le cylindre sur son axe, d’amener l’appareil dans cet état d’égal refroidissement : à ce moment, la direction du vent coïncide avec le plan de symétrie du cylindre, situé à égale distance des deux fils chauds.
- Mais ce n’est pas suffisant.
- L’appareil doit demeurer immobile et indiquer, de lui-même, les variations d’orientation du vent. Il faut donc établir un montage différentiel, indiquant, à chaque instant, de combien l’un des fils est plus refroidi que l’autre. Cette « différence de refroidissement » indiquera de quel côté du cylindre le vent souffle le plus intensément, Rappelez-vous l’expérience du doigt humide et haut levé, lorsqu’en pleine campagne vous désirez connaître la direction d’un vent faible. Le côté qui « fraîchit » marque cette direction. Mais sachez bien que l’ensemble de votre doigt fraîchit, seulement vous ne percevez (pie la sensa-
- CONJUGAISON DU CONVERTISSEUR ET DE
- l’oscillographe
- A gauche, le convertisseur reçoit sur le cadre 1 les variations de courant provenant des fils chauds. Le cadre 2 (mécaniquement lié, mais non électriquement) au cadre 1 éprouve, de la part de Vaimant N S, une réaction, fonction de celle qu'éprouve le cadre 1 mais très différente d'elle (voir le texte). C'est cette seconde réaction qu'enregistre l'oscillographe !3, à droite.
- DES APPAREILS DE MESURE : A GAUCHE, L OSCILLOGRAPHE ; A DROITE, LE CONVERTISSEUR ( I ’oir le schéma ci-dessous.)
- chauds H. M. P. ne procède pas autrement, à ceci près que le « doigt » sensible H. M. P. se promène le long d’un poteau ou d’un pylône, à toutes les hauteurs désirables.
- Cette girouette placée horizontalement indiquera les « ondulations » du vent relativement au sol.
- L'était, enfin, indispensable de combiner la girouette et Vanémomètre de manière à posséder, sur le même graphique, la vitesse et l'orientation instantanées du vent.
- On pourrait croire que la complexité du phénomène d’écoulement des filets d’air sur la paroi cylindrique va rendre impossible cette réunion des deux mesures et même que le tourbillonnement va influencer l’indication de l’orientation vraie. Les auteurs ont procédé à de minutieux étalonnages de leur girouette (en soufflerie), desquels il résulte que les erreurs ne dépassent jamais 10 % de l’inclinaison réelle du vent sur le plan de symétrie (les fils.
- Un dernier perfectionnement : la mesure des accélérations du vent
- Pour que les résultats obtenus de l’étude du vent puissent être utilisés dans celle des avions et des oiseaux en vol, il faut connaître non seulement la vitesse, Vinclinaison et l'orientation du vent en chaque point du trajet effectué par le « volateur », mais encore son accélération. Ce sont les accélérations accidentelles du vent qui — de par la formule bien connue — venar t s’ajouter à celle de la pesanteur, doublent ou triplent brusquement le jroids apparent de l’appareil
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- CKT API'AREII, ENREGISTRE AUTOMATIQUE-MKNT I.ES VAH1ATIONS DU VENT
- Le spot lumineux, venant du miroir oscillant de l'oscillographe, impressionne lu bande de papier photographique, qui se déroule à une vitesse constante et se fixe simultanément dans la cuve circulaire centrale.
- ou l'effort supporté par l'une quelconque de ses parties.
- Etait-il possible d'obtenir directement d’un appareil à fils chauds, l'accélération du vent? C’était un problème dillicile que M. lluguenard a résolu avec sa maîtrise habituelle. Son appareil « convertisseur » (qui ne saurait être décrit ici dans ses détails) se compose d'un système de deux, électro-aimants. En cadre, qui reçoit le courant du fil chaud, tourne, de ce fait, d’un certain angle dans le champ magnétique du premier aimant. Mais il entraîne mécaniquement (dans ce même champ) un second cadre, dont le mouvement angulaire crée une force électromotrice induite. Cette nouvelle force mesure, non pas la résistance du lil chaud (comme dans l’oscillographe simple) mais la vitesse d'accroissement de cette résistance. Comme celle-ci représente la vitesse du vent, la vitesse d'accroissement de la résistance représente donc la vitesse d'accroissement de la 'vitesse du vent, c’est-à-dire, par définition, une accélération.
- Recueilli par un oscillographe séparé (second électroaimant), le nouveau courant induit traduira donc exactement, dans cet oscillographe, Y accélération instantanée du vent au moment précis où l’on effectue la mesure.
- Les premières campagnes de mesure et leurs résultats
- Telle est la technique éminemment subtile que MM. Huguenard, Magnan et Planiol ont mise au point avant d’entrer en campagne.
- L’appareillage complet est installé sur une camionnette-laboratoire apte aux grands déplacements nécessaires pour étudier les régimes de vents les plus variés. La camionnette H. M. P. s’est rendue à l’île de Ré, pour étudier les vents du large ; sur le mont Ven-toux, pour étudier celui des hautes régions atmosphériques ; dans la Crau,pour analyser le mistral ; dans le sud tunisien, à Médé-nine, pour observer les vents thermiques ascendants des régions désertiques.
- Rien n’est plus curieux que les bandes enregistrées rapportées de ces campagnes. Ces enregistrements démontrent qife les variations de vitesse du vent dépendent surtout des conditions locales. Ainsi, le mistral souillant sur la plaine de la Crau, après avoir rencontré les Montagnettes de Provence (ou, simplement, les îlots d’arbres qui parsèment cette plaine) est fortement agité. La vitesse du courant aérien baisse parfois de moitié en moins d’un tiers de seconde, pour remonter aussitôt après au-dessus de sa valeur moyenne, etc.
- Par contre, le mistral étudié au sommet du Ventoux, à 1912. mètres d’altitude, a perdu une grande partie de son agitation. Il ressemble au vent marin qui s’écoule au-dessus d’une mer relativement calme.
- En Tunisie, les tourbillons du désert, parfois matérialisés, devant les expérimentateurs, par des trombes de sable, ont été analysés jusqu’à 18 mètres au-dessus du sol : leur agitation va croissant, avec l’altitude. A l’île de Ré, certain jour, ce fut la
- 1 Sec.
- I.’OSCILLOGRAMME OBTENU AVEC I,’APPAREIL CI-DESSUS
- En haut : la courbe des vitesses du vent à chaque fraction de seconde (Yensemble du graphique concernant une seule seconde). En bas : les changements d'inclinaison du vent concomittants avec les variations de vitesse.
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- LA
- STRUCTURE » DU VENT
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- LE TABLEAU DES MESURES V, voltmètre ; Ma, milliampèremètre ; A, ampèremètre. A gauche : résistances.
- tempête qui offrit son champ d’observation ; mais les mâts porteurs des appareils plièrent d’abord sous le vent, comme le roseau de la fable, puis furent violem-
- Coupe per '/2 Coupe dans le pont arrière \ la partie a vant
- Fenêtre
- Con i ertisse u rs 'et dérouleuse
- Soufflerie
- Porte
- de
- visite
- Coffre dos accus
- Tiroirs
- Tablette
- pour le
- matériel
- Coffre
- des
- bobines de lignes
- LE MONTAGE ÉLECTRIQUE A 1,’lNTÉRIEUR 1)E LA CAMIONNETTE « II. M. 1>. ))
- Il résume tous les détails décrits dans Varticle.
- Une soufflerie d'étalonnage des fils chauds est installée à droite.
- ment arrachés... comme l,c chêne.
- A Marignane, sur le champ d'aviation, les fils chauds purent être montés à des hauteurs plus considérables, contre un pylône de T. S. F. Mais il est bien évident que nos observateurs manquent surtout d’observatoires commodes. T/étude de la structure du vent est, sans doute, la plus intéressante tout près de la surface du sol, au voisinage des obstacles ; cependant des sondages en hauteur s’imposent. Les résultats qu’ils permettent d’obtenir peuvent, en effet, être très utiles pour la navigation aérienne. Il est une bonne manière d’y procéder, en utilisant le câble d’amarrage d’un ballon captif et en faisant coulisser, le long de ce câble, les girouettes et anémomètres. Cette méthode a été mise en œuvre, exceptionnellement, par les savants, quand l’occasion s’en est présentée.
- vent ondule:
- t*'* position du volet oscillant_N 2*position
- l’effet KATZMAYR
- Le vent soumis à une ondulation par des persiennes oscillantes (à la manière d'un jet d'eau brandi par une lance) rencontre des résistances diminuées sur l'obstacle qu'on lui oppose. Sur un avion, cette résistance peut devenir nulle et même négative.
- L'avion est aspiré.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Enfin, une observation curieuse résulte de l’ensemble général des mesures. Le vent, avons - nous dit, procède par saccades, par ondulations continuelles; bref, il se mouvrait par véritables lames de fonds, intérieures à sa masse. Or, si l’on prend la moyenne des longueurs des perturbations observées par la méthode II. M. P. longueur ob-tenue en multipliant la vitesse du vent par la durée de la perturbation — on trouv e que cette « longueur moyenne » des vagues aériennes possède une valeur à peu près constante : ,‘375 mètres. Voilà une loi bien inattendue, qui décélérait l’un de ces rythmes internes des grandes masses fluides de la nature, tel celui (pii veut, d’après le dicton marin, que la neuvième vague de la mer soit toujours plus forte (pie les autres.
- *
- * *
- L’étude méthodique de la structure du vent commence donc à peine, avec les tra-v a u x de MM. Hugue-nard, Magnan et Planiol. L’important était de posséder des appareils de mesure parfaitement adaptés. Désormais ils existent. On les imite à l’étranger.
- Les résultats de semblables mesures, nous le verrons, ne révèlent toute leur valeur pratique que par leur conjugaison avec les deux autres chapitres du programme : les mesures à bord des avions (où les fils chauds interviennent à côté d’autres appareils) et Vétude cinématographique du vol. Nous verrons que les résultats de l’ensemble de ces études expérimentales peuvent former la base de progrès nouveaux en aviation.
- Jean Labadie.
- I,’INTÉRIEUR DE LA CAMIONNETTE 4 gauche : les appareils de mesure (notamment le convertisseur). A droite : la soufflerie d'étalonnage pour régler les jils chauds.
- \
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- LES RÉSEAUX AÉRIENS TÉLÉPHONIQUES ET TÉLÉGRAPHIQUES CÈDENT LA PLACE AUX CABLES SOUTERRAINS
- Par Lucien FOURNIER
- Le 7 août prochain sera inauguré le câble de Lyon à Marseille, prolongement de celui qui relie Paris à Lyon, depuis le 2 mai dernier ; le 20 août, Paris et Bordeaux communiqueront également par un câble souterrain. Nos lecteurs savent que, déjà,fonctionnent les câbles Paris-Strasbourg( 1 ), Paris-Lille, Paris-Boidogne, Paris-Lc Havre. Les progrès de la technique téléphonique et télégraphique ont permis, en effet, d'accroître considérablement le nombre de communications possibles sur un même câble, qui comporte plusieurs centaines de paires de conducteurs (eu Amérique, on est arrivé à 1.800 paires par câble). Ainsi, entre Paris et Lille, le trafic par ligne aérienne, qui était de 1.500 communications par jour en 1926, est passé brusquement, grâce au câble souterrain pupinisé (2), à 4.500. Nos lecteurs trouveront ci-dessous un exposé précis des conditions de fonctionnement de ces câbles, de la construction et de la pose du câble Paris-Marseille, qui sera, par la suite, prolongé jusqu'à Nice.
- Le réseau téléphonique souterrain français
- 'exécution du programme de constructions de câbles télégraphiques et téléphoniques se poursuit très activement. En dehors de ceux déjà posés ou en voie d’achèvement, nous pouvons annoncer que, l’an prochain,
- Nantes et Angers bénéficieront de communications souterraines avec Paris, par Tours.
- On construira ensuite les embranchements Angoulême - Li -moges, Bordeaux-Toulouse, puis, un peu plus tard, la communication Nancy-Sarrebruek, qui
- (1) V. La Science cl la Vie, n° 125, page 375.
- (2) V, La Science cl la Vie, n° 65, page 351.
- deviendra la liaison normale avec l'Allemagne, avec embranchement sur Longwy-Aubange et la Belgique. Paris sera également relié à Caen, par Rouen, pour assurer le service des plages normandes. Le câble de Paris à Bordeaux sera prolongé jusqu’en
- Espagne et, afin d’éviter les perturbations causées par le réseau électrifié des chemins de fer du Midi sur les lignes téléphoniques aériennes, un câble reliera également . Toulouse au câble Bordeaux-Espagne, aux environs de Dax. De Lyon, un nouveau câble sera posé jusqu'à la frontière, pour être prolongé j us -qu’à Turin par les soins du gouvernement italien. Grenoble d’abord, puis Genève seront aussi reliées au
- LE RESEAU FRANÇAIS DES CABLES TELEGRAPHIQUES ET TÉLÉPHONIQUES A GRANDE DISTANCE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- cour*: du cabuk dk paius a lyon Les 37 quartes, de 00 à 36, sont destinées aux communications à deux fils. Ces fils sont isolés par une bande de papier, et chaque quarte est entourée (Vun filin de coton blanc. Les 37 quartes, de 37 à 73, forment, les circuits (sens Paris-Lyon) de communications à quatre fils ; elles sont entourées de filins bleus. Les 37 quartes, de 74 à 110, forment les circuits (sens Lyon-Paris) des communications à quatre fils ; elles sont entourées de filins rouges. Ces diverses colorations permettent de différencier aisément les groupes dans Vexécution des épissures. Sur chaque couche, les quartes se comptent à partir d'une quarte recouverte d'un filin noir (représenté par un entourage noir sur la figure).
- réseau français par deux tronçons de câble, qui viendront se souder à celui de Lyon à Turin. Enfin, le câble de Paris-Lyon-Marseille sera prolongé jusqu’à Nice pour assurer un service téléphonique régulier entre Paris et la Côte d’Azur, service jusqu’ici à peu près inexistant.
- Déjà, de grosses améliorations ont été constatées dans les régions fa vorisées par les premiers câbles. Ainsi, en 1926, avant la pose de l’artère souterraine, le trafic entre Paris et Lille était de 1.500 communications par jour ; en 1927, dès la mise en service du câble, il atteignait 4.500 communications. Le record de l’augmentation du trafic a été enregistré entre Paris et Paris-Plage, les échanges journaliers étant passés de 300 communications à 1.100 de 1927 à 1928. Entre Paris et Berlin, le trafic s’est élevé de 150 à 550, indépendamment de la création de nouveaux circuits directs avec les principales villes de l’Allemagne, tels que le Paris-Hambourg, qui écoule journel-
- lement plus de 120 communications. Entre Paris et Bruxelles, les chiffres se relèvent de 1.250 à 2.750.
- Comment on assure les conversations téléphoniques sur un câble souterrain
- Rappelons sommairement quelques principes généraux auxquels est soumise l’intelligibilité des conversations sur un câble.
- Elle dépend du son reçu, de la distorsion, des bruits parasites et des effets d’écho.
- Volume de son reçu. — Dans un câble, les fils ont un diamètre beaucoup plus faible que les fils aériens ; ils présentent donc une résistance assez grande au passage des courants, et, étant très rapprochés les uns des autres, ils offrent une grande capacité mutuelle.
- Pour ces raisons, les courants de conversation, dont la valeur au départ de l’appareil est en général de l’ordre de 1 à 2 milliampères, s’affaiblissent très rapidement. C’est pourquoi il est impossible de dépasser, sur les câbles téléphoniques ordinaires, une distance de 25 à 30 kilomètres. On remédie en grande partie à cet inconvénient par la pupinisation (1), qui consiste à intercaler des bobines de self-induction en série sur la ligne à des distances très régulières.
- Cl) Voir La Science et la Vie, n° 125, page 375.
- û. sous plomb D. surplomb : 67,5 % ^
- U sous rluillârd: Ï3
- Û.surfeui/Jard; 77%
- O. exterieur:82
- COUPE DU CABLE DE LYON A MARSEILLE
- Ce conducteur comprend : 31 quartes à deux fils, de 00 à 30, entourées de filins blancs; 30 quartes à quatre fils, de 31 à 60, sens Lyon-Marseille, entourées de filins bleus; 30 quartes à quatre fils, de 61 à 90, sens Marseille-Lyon, entourées de filins rouges.
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- LE CABLE TÉLÉPHONIQUE P A RIS- MA HS El LLE
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- La pupinisation permet de réduire l’affaiblissement de la ligne au tiers de sa valeur environ. Ajoutons qu’un circuit pupinisé et muni de relais amplificateurs se comporte comme un filtre de bande (1), c’est-à-dire qu’il ne laisse passer les courants que sur une bande déterminée de fréquence, à l’exclusion des fréquences inférieures et supérieures aux deux limites, qui sont complètement arrêtées.
- La distorsion. — Le long d’une ligne té-lép ho nique, l’affaiblissement n’est pas le même pour toutes les fréquences. Or, une conversation est un assemblage de sons ayant chacun leur fréquence propre.
- A son arrivée dans le récepteur, la parole est donc déformée. Cette déformation constitue la distorsion, à laquelle les techniciens donnent le nom de distorsion linéaire. Il arrive de plus que des fréquences étrangères prennent naissance pendant la transmission des cou rants sur la ligne et augmentent encore la déformation de la parole. On combat ce dernier phénomène, appelé distorsion non linéaire, par un choix judicieux des matériaux qui entrent dans la construction des bobines Pupin et des transformateurs, et en ne surchargeant pas les lampes triodes des relais amplificateurs.
- La distorsion linéaire est très importante sur les câbles de réseau non pupinisés. Si, par exemple, les courants de fréquence (1) Voir La Science et la Vie, n° 111, page 215.
- 1.000 sont peu affaiblis, ceux de fréquence 1.200 le seront un peu plus, et ceux de fréquence 2.000 beaucoup plus. D’où distorsion, c’est-à-dire réduction de l’intelligibilité.
- La pupinisation réduit déjà notablement la distorsion en provoquant un affaiblisse ment plus uniforme dans la bande de fréquences transmises. On éliminé à peu près
- complètement la distorsion sur les câbles à grande distance ' en disposant, à l’entrée des relais amplificateurs, des dispositifs correc-t e u r s , qui atténuent les fréquences basses de manière à compenser exactement les différences d’affaiblissement dues à la ligne.
- Il peut cependant se produire dans les lampes amplificatrices des phénomènes de réaction, analogues à ceux que l’on utilise en T. S. F. dans la construction des appareils ; mais, ici, la réaction devient un défaut (lui produit également de la distorsion.
- ITécho. --Sur un circuit de 1.000 kilomètres, par exemple, le courant met un seizième de seconde pour parvenir à destination ; mais, en cas de déséquilibre dans l’équipement électrique, une petite partie de ces courants revient au point de départ et constitue le phénomène de l’écho. Comme il est très difficile d’agir sur les causes qui le produisent, on intercale dans les circuits des étouffeurs d'écho, constitués de telle sorte que le courant de transmission qui se propage dans une direction coupe la transmis sion dans la direction opposée par arrêt
- DÉROULEMENT DU CABLE SUR LE PONT DE BOMPAS, SUR LA DURANCE, PRÈS D’AVIGNON
- Cette nouvelle dérouleuse a été construite spécialement pour la pose du câble par la L.T.T. (Lignes Télégraphiques et Téléphoniques)
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- d’un amplificateur. L’écho ne trouvant plus de passage est ainsi supprime.
- Bruits parasites. — Lorsqu’une partie de la puissance d’un circuit passe dans un circuit voisin par induction électromagnétique ou électrostatique, ou encore par contact, on dit qu’il y a diaphonie. Ce phénomène ne peut être évité que par un ensemble de précautions prises au cours de la construction du câble, en disposant con-ve-
- et Lyon est de 502 kilomètres. Il comporte lit quartes, soit 444 fils, qui sont distribuées comme le montre notre figure page 4(i.
- On peut se rendre compte, en se reportant à l’article sur le câble Paris-Strasbourg (1), que la distribution des conducteurs est, ici, parfaitement symétrique. On ne fait plus de distinction, d’ailleurs, entre les conducteurs télégraphiques et téléphoniques, la nouvelle technique adoptée dans l’exploita-
- LE CHARGEAIENT D’UNE BOBINE DE CABLE SUll LA DÉROULEUSE Ce chargement s'effectue à l'aide d'un treuil porté par la remorque de la dérouleuse.
- nablemcnt les circuits à deux lils et ceux à quatre fils. Quant aux bruits provenant des courants industriels, ils sont, en général, peu sensibles sur les câbles bien construits.
- Le câble de Paris à Lyon
- La section entre Paris et Lyon est actuellement en service, et les résultats obtenus sont supérieurs à ceux que donne le câble Paris-Strasbourg, qui a été le premier type de câble construit par la L. T. T. C’est que d’importantes améliorations ont été introduites dans cette fabrication, par l’emploi de machines très perfectionnées, ainsi que dans les procédés de pose.
- La longueur totale du câble entre Paris
- tion télégraphique permettant d’utiliser, pour l’envoi des dépêches, les mêmes circuits que la téléphonie. Nous en dirons, d’ailleurs, quelques mots plus loin.
- Mais, dans un but économique, on utilise un mode de câblage à paires combinables, c’est-à-dire que deux paires de conducteurs, deux circuits, peuvent fournir un troisième circuit dit « combiné » ou « fantôme » (2). Chaque quarte fournit donc deux circuits téléphoniques réels et un circuit fantôme.
- On voit, sur notre dessin, que les quartes sont distribuées géométriquement, par couches régulières, autour de la quarte cen-
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 103, page t!).
- (2) Voir La Science et la Vie, n° (55, page 351.
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- L E V A B L K T Ê L Ê PIIO NI QU E PARI S -MAR S E1L L E
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- traie. Celle-ci est entourée d’une couronne de six quartes, elle-même enveloppée par deux couronnes concentriques de quartes, dont les lils ont le même diamètre (1 mm 3) que ceux des quartes précédentes. Ces 37 quartes centrales sont destinées à constituer des circuits à deux fils, qui sont suffisants pour permettre les conversations téléphoniques sur les moyennes et courtes distances.
- Les deux couronnes de quartes extérieures à cet ensemble comportent 74 quartes destinées à constituer des circuits à qua-tre fi 1 s de 0 mm 9 de diamètre, réservés aux com-m unications. sur les longues distances.
- Les fils de la première catégorie sont entourés de filins de coton blanc et les autres de filins bleus ou de filins rouges.
- On différencie ainsi les conducteurs qui servent à la transmission dans un sens,
- Paris-Lyon, par exemple, de ceux qui sont attribués à la transmission dans le sens opposé.
- Nous avons dit plus haut que les mêmes circuits sont attribués indifféremment à l’exploitation télégraphique et à l’exploitation téléphonique. On réalise cette unification en transformant les courants continus issus des appareils télégraphiques en courants alternatifs modulés avant leur entrée sur les conducteurs.
- Dans ce but, un courant alternatif produit par un oscillateur réglé à la fréquence 300 par exemple, comprise, par conséquent,
- dans la limite des fréquences téléphoniques, qui sont de 200 à 5.600, passe dans un modulateur où il est interrompu à la cadence des signaux télégraphiques.
- Les appareils voisins peuvent être réglés à 500, 700 périodes, etc. Tous ees courants modulés sont amplifiés, puis envoyés sur un
- même circuit.
- A l’arrivée, ces courants sont séparés les uns des autres par une série de filtres de bandes réglés de 200 à 400 périodes, de 400 à 600, de 600 à 800, etc.
- Chacun de ces courants traverse ensuite un démodulateur, qui peut être considéré comme un détecteur, et parvient enfin à l’appareil récepteur sous sa forme normale.
- On arrive de cette façon à transmettre sur un même circuit à 4 fils jusqu’à 12 com-m unication s télégraphiques simultanées.
- E n outre, /'exploitation télégraphique est identique, en ce qui concerne la propagation du courant sur les lignes, à 1’exploitation téléphonique. Il n’y aura donc plus dorénavant de distinction à établir entre les conducteurs.
- La protection du câble
- Le système protecteur habituel est conservé. L’enveloppe de plomb abrite les fils contre l’humidité, résiste aux corrosions et est assez rigide pour supporter sans déformation les efforts subis au cours de l’application de l’armure et pendant les opérations de pose. Mais on n’emploie pas le plomb pur,
- ESSAI DE PRESSION SUR UNE SECTION DE 1.830 MÈTRES TERMINÉE (ENTRE DEUX POINTS DE CHARGE)
- Cet essai, qui a pour but de vérifier rétanchéité du câble et des soudures, s'exécute en chargeant le câble avec de l'air sec à une pression de 1 kg 800 environ. Le câble doit tenir cette pression pendant quarante-huit heures.
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- qui est trop mou et sujet à la corrosion inter-cristalline sous l’effet des vibrations subies sur les ponts, par exemple ; on utilise un alliage de plomb et d’étain, qui convient parfaitement sous une épaisseur de 3 millimètres. L’alliage plomb-antimoine est également envisagé, parce qu’il serait moins coûteux que le précédent, mais sa technique n’est pas encore mise au point en Europe.
- L’armure, en acier, enveloppe le plomb avec interposition de deux couches de papier et de deux couches de filins de jute i m p r é g n é e s d’huile d’an-thracène. Elle assure la protection mécanique du câble et le protège également contre les courants industriel s. Le câble n’est armé que lorsqu’il doit être posé directement dans le sol, au bord des routes. Le passage dans les villes est protégé par des fers zorès ou des caniveaux en béton ; dans ce dernier cas, le câble, parfaitement à l’abri, est simplement revêtu de son enveloppe de plomb.
- L’armure est constituée par un double enroulement de feuillard d’acier en spirales non jointives, pour laisser de la flexibilité au câble, et recouvertes par deux couches de jute imprégnées d'huile d’anthracène. Les feuillards ont, tous deux, 5 centimètres de largeur et 1 millimètre d’épaisseur.
- L’enfouissement du câble
- L’enfouissement s’effectue normalement à 80 centimètres de profondeur ; mais, en
- terrain rocheux, on tolère 50 centimètres seulement. Lorsqu’il n’est pas possible d’atteindre cette dernière profondeur, le câble reçoit alors une protection spéciale constituée soit' par des tuyaux de fonte de 125 millimètres de diamètre, soit par des fers zorès, des dalles en béton ou du grillage métallique. Sur les 502 kilomètres de longueur du
- câble entre Paris et Lyon, 20 kilomètres sont protégés par des fers zorès, 17 kilomètres par des dal-lettes de béton et 50 kilomètres par du grillage métallique.
- La pose du câble est toujours une opération délicate, moins toutefois que celle des câbles sous-marins. Elle a fait, ces temps derniers, l’objet de recherches nouvelles, qui ont abouti à la construction du dispositif que représente l’une de nos photographies. Les tourets (tambours), qui portent 230 mètres de câble et pèsent 5 tonnes, sont montés sur une remorque dérouleuse à plaque tournante. Le câble qui s’en échappe coule dans la tranchée sans être soumis à aucune torsion ni déformation. En quittant le touret, il passe sur un bras à galets et descend directement dans la tranchée en subissant un faible changement de direction. La pose s’effectue à la vitesse de 230 mètres en dix minutes, charge et décharge du touret sur sa plate-forme comprises.
- A l’entrée de Paris jusqu’au central téléphonique interurbain (rue des Archives), qui est le terminus de tous les câbles et de tous
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- L E C A B L E T É L É P H O NIQ U E P A BIS- MA 11 S E1 LL E
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- les circuits téléphoniques interurbains, le câble est posé, sur 10 kilomètres, dans une galerie. A Lyon, la longueur sous galerie est de 4 km 500.
- Ajoutons que la position du câble est repérée sur toute sa longueur par des bornes spéciales plantées au droit de chaque épissure et de chaque point de pupinisation.
- L’équipement électrique du câble
- Nous ne reviendrons pas sur la question de la pupinisation, qui a déjà été traitée ici même (1). Disons seulement que l’unité de charge, semblable à celle du câble de Paris à Boulogne, comporte quatre bobines : deux pour les circuits réels et deux pour les circuits fantômes (2). Chaque bobine, noyée dans de la cire isolante, est enfermée dans un capot en zinc rempli de compound isolant. Les stations de relais amplificateurs sont situées à environ 70 kilomètres les unes des autres : Paris, Montereau, Saint-Florentin, Montbard, Dijon, Châlon, Mâcon et Lyon. Chaque station pourra recevoir 240 relais.
- Le câble de Lyon à Marseille
- Entre Lyon et Marseille, le câble possède des caractéristiques différentes de celles du précédent, qui proviennent du fait que l’administration a prévu des distances de
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 125, page 174.
- (2) Voir La Science et la Vie, n° 65, page 351.
- 100 à 120 kilomètres entre les stations de relais. On voit sur notre dessin, page 40, qu’il comporte 91 quartes, dont tous les lils ont 1 mm 2 de diamètre, aussi bien pour les circuits à quatre fils que pour les circuits à deux fils. Les circuits à deux fils sont amplifiés tous les 100 kilomètres, tandis (pic
- ceux à quatre fils le sont tous les 200 kilomètres seulement.
- Le diamètre -est de 82 millimètres sur armure. Les 7 quartes du centre et les 24 quartes de la troisième couche (avant-dernière à partir du centre) sont attribuées aux circuits à deux fils et les autres aux circuits à quatre. Le câble comporte donc 304 fils.
- Dans la traversée de Marseille, le câble, armé de feuil-lards d’acier, est, en outre, enfermé dans une gaine de compound sous fer zorès, afin de lui éviter les corrosions électrolytiques et chimiques. Les relais amplificateurs, situés à Lyon, 'Valence, Avignon et Marseille, ont les mêmes caractéristiques que ceux du câble de Paris à Lyon.
- La grande artère téléphonique qui va être livrée au public, est certainement l’une des plus importantes du réseau français, qu’elle mettra en relations, par la Suisse, avec l’Europe Centrale et avec l’Italie. Ainsi, peu à peu, la téléphonie rendra tous les services que l’on est en droit d’attendre d’elle, et la France pourra, enfin, grâce à l’automatisme, se trouver à égalité avec les autres nations. L. Fournier.
- ÉPISSURE d’un POINT DE CHARGE COMPORTANT TROIS BOBINES TUPIN
- Les quartes sont enfilées dans des lanières de cuir numérotées. Le chantier, entièrement abrité, est fortement éclairé. Des appareils de chauffage électrique assurent le séchage des conducteurs pendant le travail.
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- ON VIENT D’EXTRAIRE, AUX CARRIÈRES DE CARRARE (ITALIE), UN BI.OC DE MARBRE PESANT 450 TONNES, D’UNE LONGUEUR DE ?>2 MÈTRES.
- destiné a l’érection d’un obélisque, on voit ici le bloc, tiré par un important attelage de bœufs, a sa sortie des carrières
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- LES MONTAGNES DE MARBRE
- SONT DEBITEES EN MORCEAUX MECANIQUEMENT
- Par L. KUENTZ
- De ces montagnes. que les Etats-Unis livrent à une exploitation intense, une seule société lire plus de 300.000 tonnes de marbre par an avec 3.000 ouvriers. Un matériel extrêmement puissant et perfectionné, mû par l'air comprimé, perfore et scie les assises mêmes de la montagne,pour en tirer des blocs, débités, polis, sculptés dans des usines de surface non moins impressionnantes que. celles qui travaillent dans les souterrains. On sait que, des antiques carrières italiennes on, vient, d'extraire un énorme bloc de marbre de 450 tonnes, mesurant 32 mètres de haut, et qui est destiné
- à l'érection d'un obélisque à Rome.
- Les carrières de marbre géantes en Amérique
- nk grande partie des marbres utilisés aujourd’hui en Amérique proviennent des earrières de l’Etat de Ver-mont, qui, en dehors de marbres diversement colorés, fournissent également un marbre blanc n’ayant peut-être pas toute la valeur ni la finesse du blanc de Carrare, mais qui fait cependant une concurrence très sérieuse à ce dernier sur le marché américain.
- La raison du développement de ces carrières, dont l’exploitation ne date que de 1844, tient surtout à l’esprit d’initiative qu’ont su déployer les promot e u r s de l’entreprise, en y installant tout ce que l’industrie moderne a créé de
- plus perfectionné dans les travaux de marbrerie.
- Parmi toutes ces marbrières, celle qu’exploite la « Vermont Marble Company », à Proctor, est la plus importante du monde. Elle englobe environ 75 carrières, s’étendant
- sur une superficie de 10.000 hectares, occupant plus de 8.000 ouvriers et produisant, chaque année, une moyenne de 315.000 tonnes de marbre.
- Ainsi qu’a bien voulu nous le dire l’aimable directeur, M. D.-C. Gale, à qui nous devons, du reste, toute la documentation de notre article, cette compagnie fut la première à adopter l’électricité comme force motrice dans l’industrie de la belle pierre de luxe.
- Trois stations génératrices, d’une puissance globale de 12.000 C. y., produisent le courant
- CETTK SCIE CIRCULAIRE, GARNIE SUR SON POURTOUR DE 125 DIAMANTS NOIRS, EST CAPABLE DE DÉBITER RAPIDEMENT LES MARBRES LES PLUS DURS
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- nécessaire pour actionner les 250 perforatrices et trancheuses employées aux excavations, les 400 « armures » des scieries, les 107 « polissoirs », les divers appareils de levage et de transport, les 450 outils électropneumatiques, les 32 tours des ateliers de cette exploitation gigantesque.
- Comment on les exploite
- D’une façon générale, l’extraction' du marbre est faite de deux manières : à ciel ouvert, comme à Carrare, ou en galeries souterraines, comme à West Rutland.
- Si la première méthode est de beaucoup la plus commode, elle n’est pas toujours praticable, car le déblayage des parties recouvrant les gisements est parfois très onéreux. Il faut alors creuser en dessous pour rechercher la matière utilisable et recourir, par conséquent, à l’extraction en galeries souterraines, comme ce fut le cas pour les carrières de West Rutland, les seules de ce genre dans tout l’Etat de Vermont.
- De loin, l’exploitation se signale à l’attention par les immenses piles blanches de blocs de marbre, entassés devant les constructions de l’usine, aux alentours mêmes des carrières, dont l’entrée est marquée par trois trous noircis par la fumée (dernier vestige du temps où la compagnie employait la, vapeur comme force motrice pour tout l’outillage).
- Ces trous, à peine un peu plus grands que les excavations pratiquées pour recevoir les fondations d’une maison de moyenne hauteur, s’élargissent au fur et à mesure qu’ils descendent, pour s’étaler finalement, à une profondeur de plus de 100 mètres, en un vaste parquet de marbre long de 600 mètres et large de 200 mètres.
- Entouré de murailles cyclopéennes formées d’énormes rochers de marbre également noircies par la fumée, le parquet sert de place publique à un véritable village souterrain, avec ses forges, ses ateliers, ses wagonnets courant en tous sens et toute une gamme d’appareils spéciaux utilisés par les carriers.
- Se relayant sans cesse, une véritable armée d’ouvriers, couverts d’une fine poussière blanche, travaille nuit et jour à la lueur aveuglante des arcs à flammes installés tout le long des parois taillées à pic.
- Des trancheuses, avec puissance et pré" cision, détachent des blocs de marbre de 15 tonnes
- Constituées par une rangée de longs fleurets fixés à un robuste châssis monté sur rails, les trancheuses s'avancent lentement,
- tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, entamant le lit de la carrière sur une longueur limitée par les trous que les perforatrices viennent de creuser à chaque extrémité des blocs à fournir. Ces blocs, qui pèsent une moyenne de 15 tonnes, varient de 3 à 8 mètres, selon qu’ils doivent servir à la construction, à la décoration ou à la statuaire.
- Une fois les blocs détachés, on les tire en avant par des pesées successives, pratiquées en dessous à l’aide de petites pinces en fer ; puis un truc sur rails, mû électriquement, les transporte aux bennes d’un chemin de fer aérien qui les monte à la surface.
- Là, ceux que l’on destine à être employés comme pierre de taille sont convoyés, par un train de wagons plats, aux chantiers, où ils sont empilés en attendant les commandes. Ceux qui sont réservés à la décoration et à la statuaire sont acheminés aux moulins de l’usine, pour y être divisés en parties, de grandeurs et dé formes variées : c’est le sciage en tranches ou dalles.
- Chaque bloc est hissé sur une « armure ». appareil à scier le marbre, comportant un cadre rectangulaire horizontal, ou châssis, maintenant de cinquante à cent lames d’acier et animé d’un mouvement de va et vient et d’ün mouvement de descente. Ces lames, sans dents, de 2 à 5 millimètres d’épaisseur, sont tendues parallèlement sur champ et maintenues à la distance voulue les unes des autres par des calibres en fonte. L’introduction des lames dans la pierre produit le « trait de sciage » et leur écartement détermine l’épaisseur de la plaque de marbre à obtenir. Un distributeur de sable et d’eau est installé au-dessus de l’appareil.
- On pousse le bloc sous le châssis, que l’on fait descendre jusqu’à ce que les lames viennent en contact avec le marbre, puis on met l’armure en mouvement et on fait couler le mélange d’eau et de sable, ce dernier servant de matière abrasive. La rapidité de cette opération dépend de la contexture de la roche et de son épaisseur ; les scies pénètrent, en moyenne, de 3 à 4 centimètres par heure.
- Comment on polit les dalles de marbre
- Les dalles, débitées, sont chargées sur de petits chariots qui les emmènent dans un atelier où de grands plateaux d’acier de 4 mètres de diamètre, qui sont des machines à surfacer, donnent à chacune d’elles l’épaisseur voulue, adoucissant les aspérités, faisant disparaître les traces de la scie.
- L’ouvrier pose chaque tranche de marbre sur la plaque tournante, animée d’un mouvement de rotation de cinquante à soixante
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- LES MONTAGNES DE MARBRE 55
- UN DF.l’OT DK 8.000 15EOCS DK MARBRE A 1/ENTRÉE DE EA CARRIÈRE DE WEST KUTEAND EX AMÉRIQUE
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- tours par minute, tout en la maintenant pendant l’action de la machine, tandis que tombe, sur la plaque, un mélange de sable et d’eau. Frottée sur la surface en fonte et le sable mouillé, la dalle montre, au fur et à mesure de l’avancement du travail, sa couleur et sa richesse, qui se manifesteront complètement après le passage de la pierre sur le polissoir. Celui-ci est un grand plateau recevant un mouvement circulaire d’un arbre portant une manivelle qui lui donne un
- Comment on façonne le marbre pour la décoration architecturale
- C’est encore à l’usine que l’on prépare des marbres de construction et de décoration dans les divers ateliers de dégrossissage, façonnage, sciage et sculpture.
- Le dégrossissage de la pierre s’effectue à l’aide d’outils pneumatiques. Des tours électriques façonnent les colonnes et les soubassements, qui sont ensuite annelés, soit à la
- VUE D’ENSEMBLE d’une « TRANCHEES K »
- Celle machine entame le lit de la carrière sur une longueur limitée par les trous que des perforatrices à air comprimé ont creusés à chaque extrémité des blocs que Von veut extraire.
- continuel mouvement tournant de spirale. Au-dessus de ce plateau, fixé sur un montant vertical, est un bras armé d’un disque de carborundum.
- L’ouvrier scelle la pierre à polir sur la plaque, puis, au moyen d’un guide, il amène sur la surface de la pièce le disque qui, glissant horizontalement sans arrêt, y fait paraître rapidement un poli très brillant.
- Pour obtenir un ouvrage présentant un lustre parfait, on remplace le disque de carborundum par un disque feutré humecté d’eau et de potée d’étain ou d’émeri.
- main, soit au « guillaume » (rabot pour faire les rainures et les moulures).
- Lorsque, pour une raison quelconque, on doit diminuer la dimension d’un bloc, on le place sous une scie circulaire géante, munie de cent vingt-cinq diamants noirs, capable de débiter assez rapidement le marbre le plus dur.
- Il va de soi que certains travaux délicats sont exécutés à la main, par des spécialistes, mais les sculptures ordinaires se font uniquement à la pointe pneumatique.
- L. Ivuentz.
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- LA SCIENCE AU SERVICE DE L’AGRICULTURE
- GRACE A LA ZOOMÉTRIE ON PEUT MAINTENANT SÉLECTIONNER LE CHEPTEL POUR L’AMÉLIORATION DES RACES
- Par André LEROY
- CHEE DE TRAVAUX DE ZOOTECHNIE A i/lNSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE
- Four apprécier la, valeur d'un animal domestique (bœuf, mouton, etc.), destiné, soit à la consommation, soit à la reproduction, le coup d'œil du spécialiste était considéré comme suffisant. Ce procédé empirique est cependant loin des méthodes expérimentales de la science appliquée, et aujourd'hui des mesures relativement exactes interviennent pour sélectionner les individus des différentes races en vue de leur amélioration. La zoométrie n'est donc autre chose que la mesure des animaux, grâce à l'enregistrement photographique qui permet de déterminer rapidement les facteurs les plus importants dans l'appréciation du sujet. Certains de ces nouveaux procédés sont dus à M. Leroy, l'auteur de cet article, qui a eu le premier l'idée, en France, de mettre
- la photographie au service de l'agriculture et au laboratoire de zootechnie de
- A quoi servent les mensurations
- Parmi les moyens employés pour améliorer les races d’animaux domestiques, l’un des plus efficaces réside dans le choix de reproducteurs bien conformés et de bonne origine.
- L’évaluation de la beauté d’un animal se prête mal à une analyse systématique, et il paraît difficile, pour le moment, de songer à remplacer les procédés actuels de classement des animaux dans les concours de conformation basés surtout sur le coup d’œil des éleveurs, par l’emploi d’une méthode d’analyse précise, basée sur l’utilisation d’instruments de mesure. Cependant, la détermination des dimensions corporelles des reproducteurs ou, comme l’on dit en langage technique, des mensurations, est susceptible de rendre aux éleveurs de grands services, parce qu’elle leur permet d’acquérir plus rapidement le coup d’œil nécessaire à l’exercice de leur métier et. parce qu’elle est susceptible d’attirer de bonne heure leur attention sur les qualités des reproducteurs d’élite.
- En outre, l’emploi de la méthode des mensurations permet de se rendre compte
- d'appliquer, en un mot, la méthode scientifique !’Institut National Agronomique.
- du développement des parties corporelles d’un animal, après la mort de ce dernier, ce qui présente le grand avantage de faciliter la comparaison des mérites de ce reproducteur avec ceux de ses descendants.
- Ajoutons enfin que l’envoi de la photographie d’un animal déterminé, accompagnée du tableau des principales mensurations, donne à l’acheteur éventuel le moyen de se faire une opinion sur la valeur du sujet qui lui est offert.
- Les méthodes modernes de mensurations
- a) La méthode de mesure directe.
- Nous 11e citerons que pour mémoire la méthode directe, qui consiste à mesurer, au moyen d’un ruban et d’une toise, diverses caractéristiques de l’animal, telles que : hauteur du garrot (1), hauteur du dos, hauteur au sacrum, profondeur de poitrine, longueur du tronc, largeur de la poitrine, largeur aux hanches, largeur aux trochanters (2), longueur du bassin, périmètre thoracique , tour spiral du corps, longueur
- (1) Partie du corps située au-dessus de l’épaule et terminant l’encolure.
- (2) Nom de deux pointes osseuses où s’attachent les muscles qui font tourner la cuisse.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- totale du corps, longueur et largeur de la tête, périmètre de l'os canon (1).
- b) La méthode photographique.
- Dans le but de rendre plus rapides ces diverses opérations, nous avons imaginé personnellement une méthode d’identification photographique, dite méthode zoométrique, que nous avons eu l’occasion d’employer, pour la première fois, au Concours général agricole de Paris de 1923.
- Depuis cette époque, un service de zoomé-trie fonctionne régulièrement pendant chaque concours général agricole, pour permettre les mensurations et l’identification des animaux primés.
- Cette méthode consiste dans la prise simultanée de deux clichés, l'un rep rése nta nt l'animal vu p ar-dessus, l’autre représentant le su jet vu de protil.
- Les appareils dont nous nous servons sont formés de deux chambres identiques à tirage fixe, d'une longueur de 18 cm 95, munies d'objectifs Laeour-Berthiot, choisis pour travailler à la réduction 20. c'est-à-dire pour donner une image vingt fois plus petite (pie l'objet.
- Avant d’opérer avec ee matériel, il faut commencer par tracer sur le sol un quadrillage de 2 mètres sur 2 mètres, divisé en carrés de 50 centimètres de côté. L’appareil (pii sert à prendre la vue de profil est placé à 3 m 80 de l'axe médian du quadrillage. L'autre appareil se trouve suspendu à une potence mobile, susceptible de s'élever et de s'abaisser par le jeu d'un contrepoids. Les dimensions de cette potence ont été
- (1) Os do la jambe.
- choisies de telle sorte que l’objectif de l’appareil correspondant puisse se trouver à 4 m 80 environ de la surface du sol.
- Lorsque l’animal à identifier est placé au milieu du quadrillage, il donne sur les plaques des deux appareils une image parfaitement au poiilt, d’une très grande netteté et dont les dimensions sont égales à 1/20 de celles de l’objet.
- Il peut arriver, bien entendu, que l’animal ne soit pas exactement sur la ligne médiane du quadril lage, mais l’objectif possède une profondeur de champ suffisante pour fournir une image assez nette, même lorsque l’objet, se trouve plus rapproché ou plus éloigné de sa position théorique, à condition que le rapprochement ou l’éloignement ne dépasse pas 0 m 50.
- A v a n t d e pr e n dre 1 es photographies, il faut d’abord préparer l’animal, c’est-à-dire mettre en évidence les points de repère constituant les origines des grandeurs à mesurer. On prend d'abord, à l'aide d’une toise, la hauteur au garrot, qui sert de mesure de base Puis on place en arrière des coudes, exactement au niveau du passage des sangles, une lanière de cuir qui porte, tous les 10 centimètres, (tes petits boutons métalliques. On pose ensuite des « piges », c’est-à-dire des étiquettes munies d’une croix noire, faciles à repérer sur les clichés, à l’articulation de l’épaule, à la hanche et au trochanter.
- Après le développement des clichés et leur tirage en positif, il est possible de deter
- MC. 1. COM.MKNT ON PRKN1) l.KS MKSUltKS NKCKS-
- SAIHKS l’Orit l/l DKNT1KICATION lî’tJN ANIMAI.
- 1, hauteur au garrot; 2, hauteur du dos ; 3, hauteur du sacrum ; 4. profondeur de poitrine ; 5, longueur du tronc; (i, largeur de ta poitrine ; 7, largeur aux hanches ; 8, largeur aux trochanters ; 9, longueur du bassin; 10, périmètre thoracique ; 11, tour spé-ci(d du corps; 12, longueur totale du corps; 13 et 14, longueur et largeur de la tête ; 15, périmètre de Vos canon.
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- QU’EST-CE QUE LA ZOO MET ItlE ?
- miner exactement, au demi-millimètre près, l’écartement des images de ces « piges » et d’en déduire par un calcul simple les distances qui séparent les objets correspondants sur l’animal vivant. Voici un exemple de ce genre de calcul.
- Soit une vache de 1 m 35 au garrot, photographiée dans des conditions normales, c’est-à-dire à une distance d’environ 3 m 80. Nous commencerons par repérer sur le cliché l’extrémité des quatre sabots, et nous tracerons entre ces points la ligne de base de notre sujet, c’est-à-dire la trace sur le sol du plan vertical de symétrie de l’animal. Par le point de l’image correspondant au garrot, nous mènerons une perpendiculaire à cette ligne de base et nous prendrons la mesure de cette perpendiculaire en nous servant d’un compas et d’üne règle divisée en demi-millimètres.
- Supposons que nous trouvions 60 mm 5.
- Le calcul nous donne dans ce cas une valeur de la distance de cette ligne à l’appareil égale à 3 m 85.
- Considérons maintenant la hauteur de poitrine de l’animal, qui se trouve matérialisée sur le cliché de l’appareil horizontal par les extrémités visibles de la lanière de cuir. Admettons que l’image correspondante soit de 35 millimètres. L’application de la même formule, dans laquelle nous remplacerons la distance à l’appareil par la valeur trouvée 3,85, nous fera connaître la vraie grandeur de la hauteur de poitrine de l’animal examiné (71 cen-t i mètres).
- Des calculs du même ordre nous permettront de tirer de l’examen des clichés obtenus avec l’appareil vertical la largeur de poitrine, la largeur aux hanches.
- la largeur aux trochanters et la longueur du bassin.
- Supposons, en effet, que notre appareil vertical soit placé exactement à 4 m 80 au-dessus du sol ; le contour qui limite la vue plongeante de l’animal se trouve dans ce cas à environ 3 m 80 de l’objectif ; il est donc parfaitement au point.
- D’après la vue de profil, nous pouvons mesurer, avec exactitude, la hauteur des hanches du sujet au-dessus du sol. Si cette hauteur est de 1 m 20, nous pouvons en déduire que la distance à l’appareil vertical de la grandeur à mesurer est égale à 4 m 80 — 1 m 20 — 3 m 60. Si la mesure sur le cliché de l’écartement des piges placées sur les hanches est de 30 mm 5, le calcul nous indique que la distance cherchée est égale à 58 centimètres.
- On peut, avec la même précision, c’est-à-dire à un déni i - centimètre près, mesurer la hauteur au sacrum et la longueur du tronc. Toutes ces opérations. assez compliquées à décrire, s’effectuent facilement à l’aide de tables.
- Bien entendu, les mesures du périmètre de poitrine et du tour spiral ne peuvent s’effectuer par la méthode que nous venons d’exposer, mais il est facile de procéder rapidement à ces mensurations avant de placer l'animal devant les objectifs.
- Utilisation des empreintes nasales à l’identification des reproducteurs
- L’identification des reproducteurs de choix est une question fort importante, car les amateurs de ces animaux demandent à être protégés contre les tentatives de maquillage, effectuées dans le but de per-
- FIG. 2. -- MONTAGE DES A1UJA11EII,S POLI!
- l’identification PAR PHOTOGRAPHIES (zoométrie)
- On voit, au premier plan, l'appareil pour prendre la vue de profil. Contre le mur, se trouve la potence supportant, l'appareil à prise de vue en plan. Cet appareil peut s'abaisser pour permettre le changement. de plaques.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 3. - PHOTOGRAPHIES D’UN TAUREAU LIMOUSIN VU DE DESSUS ET DE PROFIL, FIGURANT
- SUR LA FICHE ZOOMÉTRIQUE DE L’ANIMAL AVEC L’EMPREINTE NASALE ET LES MENSURATIONS
- mettre la substitution d’un individu quelconque à un sujet de grande valeur, primé dans les concours
- Pour éviter ees substitutions il suffit de marquer l’animal d'un signe distinctif spécial indélébile, au moyen du fer rouge ou d’une pince à tatouer ; mais il est encore préférable de procéder au relèvement des rjdes qui sillonnent certaines parties du
- corps, en utilisant un système dont le principe rappelle celui de l’identification des hommes par le moyen des empreintes digitales. Presque simultanément, le procédé d’identification des animaux par l’emploi des empreintes nasales a été découvert et étudié aux Etats-Unis par C. W. Petersen, directeur de l’Identité judiciaire de l’Etat de Minnesota, et en France par nous-
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- Q U ’ EST- CE QUE LA ZOO MET RI E ?
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- FIG. 4 ET 5. -- L’IDENTIFICATION D ’ UN
- ANIMAI. PAR L’EMPREINTE NASALE
- L'empreinte est obtenue en appuyant sur le nïujlc de l'animal à identifier de la cire à modeler blanche. Pour rendre plus visibles les rides en relief imprimées dans la cire et qui correspondent aux creux des rides naturelles, on enduit cette empreinte de plombagine. Puis on la photographie en vraie grandeur, et cette image (ci-dessus à droite) est jointe à la fiche zoometrique de l'animal.
- même. En ce qui nous concerne, nous l’avons mis en pratique pour l’identification des bovidés inscrits sur les livres zootechniques du département de Seine-et-Oise, sélectionnés en vue du développement de la production laitière. Nous 1’cmployons également avec succès, depuis cinq ans, pour l’identification des béliers inscrits aux Flock-Books de la race de l’Ile-de-France et de la race Mérinos précoce du Soissonnais et de la Champagne.
- Les rides creuses de l’extrémité du mufle des animaux présentent une disposition complexe qui varie d’un animal à l’autre. Les dessins augmentent de dimension à mesure que l’animal avance en âge, mais les multiples figures qui les constituent demeurent, pendant ce temps, semblables à elles-mêmes, en sorte que l’on peut dire que tous les animaux dont nous parlons, portent au bout du nez leur propre signature.
- Pour inscrire ces rides, nous employons le procédé suivant, auquel nous nous sommes arrêté après quelques tâtonnements : l’opérateur se munit d’un bâton de cire à modeler blanche, de bonne qualité ; il malaxe cette cire pendant quelque temps, puis il l’applique, par une forte pression de la main, sur le mufle du sujet, à identifier. L’empreinte obtenue, presque toujours remarquable par sa netteté, est placée simplement dans une petite boîte en carton et emportée au laboratoire. Les empreintes, enduites de plombagine de manière à fçndre plus visibles leurs rides saillantes
- qui correspondent aux creux du mufle de l’animal, sont photographiées en vraie grandeur, à l’aide d’un appareil photographique spécial. Il en résulte un cliché négatif, dont on peut tirer ensuite autant d’épreuves positives qu’on le désire, destinées à être collées sur les certificats d’inscription ainsi que sur la page du registre généalogique qui correspond à l’animal considéré.
- Il est possible d’identifier par ce moyen les veaux dès leur naissance et de vérifier ensuite, à n’importe quel moment de leur existence, par la comparaison des empreintes, si les animaux dont il s’agit sont bien restés les mêmes, puisque, comme nous l’avons dit précédemment, la disposition de leurs rides ne se modifie pas avec le temps.
- Les fiches zoométriques du modèle adopté par le ministère de l’Agriculture, à l’occasion des concours généraux agricoles, constituent des documents à la fois précieux et complets, parce qu’elles fournissent deux photographies de l’animal prises sous deux aspects différents, accompagnées d’une reproduction de l’empreinte du mufle, ce qui permet d’identifier d’une manière absolument certaine les sujets considérés. Les tableaux de mensurations reproduits sur ces documents facilitent l’interprétation de la conformation des animaux photographiés et permettent ainsi au lecteur de se faire une idée d’ensemble de la valeur d’un animal lorsqu’il n’est pas possible d’examinei directement le sujet considéré.
- Anuhp Uwqy.
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- LE NOUVEAU CROISEUR CUIRASSE ALLEMAND
- La future flotte allemande
- On sait que le traité de Versailles autorise l’Allemagne à construire, pour remplacer ses bâtiments anciens, un nombre égal de navires, dont le déplacement ne dépasse pas 10.000 tonnes, et que la composition de la nouvelle flotte de guerre allemande est fixée à : 6 cuirassés, plus 2 unités de remplacement de 10.000 tonnes au maximum, portant des canons dont le calibre ne doit pas dépasser 280 millimètres ;
- 6 croiseurs, plus 2 unités de rem-plaeement de 6.000 tonnes (calibre 150 millimètres) ; 24 torpilleurs de 800 tonnes ; pas de sous-marins.
- Le déplacement, c’est le poids total du navire avec tout ce qu’il comporte. Or, il est facile de comprendre que, pour qu’un navire de guerre soit à la fois rapide, puissamment armé et cuirassé, il est nécessaire qu’il possède une machinerie puissante, donc lourde, des pièces à longue portée et des blindages épais, ee qui exige un poids considérable. Le chiffre maximum de 10.000 tonnes semble donc limiter assez fortement les capacités offensives d’un bâtiment.
- Cependant la technique devait, ici, comme dans tous les domaines d’ailleurs, remporter une nouvelle victoire. Obligés de respecter les conditions énumérées ci-dessus, les ingénieurs allemands ont, semble-t-il, résolu le problème de créer une Hotte puissante, ne comportant (pie des unités relativement légères.
- Se préoccupant tout d’abord de la coque, ils ont cherché à la l'aire la plus grande possible, et, pour le blindage, ils ont employé un nouveau métal qui, paraît-il, pèse moins de deux fois moins que l’acier, tout en
- étant particulièrement résistant. En outre, au lieu de réunir les diverses tôles par des rivures et des couvre-joints, c’est à la soudure électrique qu’ils se sont adressés, réalisant ainsi une économie de poids de 500 tonnes sur l’ensemble de la coque.
- La propulsion et l’armement du nouveau croiseur allemand
- Quant à la propulsion du nouveau cuirassé, baptisé provisoirement Ersatz-Preus-
- sen, elle sera assurée par deux ensembles de moteurs Diesel, dont les modèles courants sont déjà moins lourds que les machines à vapeur et leurs chaudières ; or, ees moteurs pèsent trois fois moins que les Diesel ordinaires (8 kilos par ch). Ainsi VErsatz-Preussen disposera de 50.000 chevaux avec une économie de poids de 1.000 tonnes environ ; grâce à ces perfectionnements, sa vitesse sera de 26 nœuds.
- Cette diminution de poids a permis de doter le nouveau croiseur cuirassé d’un armement puissant. Il portera, en effet, 6 canons de 280 millimètres répartis en deux tourelles et capables de lancer à 27 kilomètres un projectile pesant 300 kilos.
- A côté de ces 6 pièces, V Ersatz-Prcussen possédera • 8 canons de 150 millimètres, quelques canons légers contre avions et 6 tubes lance-torpilles.
- De plus, sa protection sera assurée, à part la cuirasse, par deux ponts blindés qui l’abriteront contre les bombes aériennes.
- Quant au rayon d’action du nouveau croiseur, il ne sera pas inférieur à 18.000 kilomètres (soit trois fois la traversée de l’Atlantique du Havre à New York), grâce à l’emploi du mazout alimentant les moteurs Diesel.
- Tubes lance torpi fîtes
- ÉLÉVATION ET CLAN DU NOUVEAU CROISEUR CUIRASSÉ ALLEMAND EN CONSTRUCTION A KIEL
- Déplaçant J0.000 tonnes et pouvant atteindre la vitesse de 26 nœuds, ce bâtiment sera armé de six canons de 280 "V, huit canons de 150 de quatre canons contre avions et de six tubes lance-torpilles.
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- LA TURBINE A VAPEUR DE MERCURE EST ENTRÉE MAINTENANT DANS LE DOMAINE INDUSTRIEL
- Par Jean LAURANÇON
- Les expériences entreprises en vue de substituer à la vapeur d'eau un autre agent moteur pour actionner les machines à vapeur datent d'une quinzaine d'années. L'Américain Emmet eut, dès 1913, l'idée défaire tourner des turbines avec de la vapeur de mercure, en vue d'améliorer le rendement de ces machines. En effet, dans un tel appareil, non seulement le rendement est aussi élevé que dans la turbine à vapeur d'eau, mais encore la vapeur de mercure qui a travaillé sur les arbres de la turbine, contient une grande quantité de chaleur qui peut être récupérée, constituant ainsi une nouvelle source d'énergie. Les grosses difficultés de construction de la chaudière et de la turbine à vapeur de mercure sont aujourd'hui vaincues, et de puissants groupes (10.000 kilowatts) fonctionnent déjà aux Etats-Unis.
- Dkpuis sa création, le mot « machine à vapeur » est demeuré synonyme de « machine à vapeur d’eau ». Jusqu’en 1915, aucun ingénieur ne s’était jamais essayé — en tous cas, nul n’avait réussi — à remplacer avantageusement, dans une chaudière de machine, l’eau par un autre agent moteur. Mais, à cette date, un technicien d’Amérique, M. W. L. R. Emmet, commença toute une suite d’expériences pour rechercher s’il ne serait pas avantageux de créer des turbines à vapeur de mercure. Ces expériences furent décidées à la suite d’une étude théorique du même auteur présentée, en 1913, à la Société américaine des ingénieurs électriciens. Le succès pratique ne tarda pas à couronner l’effort du théoricien.
- Dès 1918, fonctionnait, en service régulier, à la Centrale électrique d’Hartford (Connecticut), la première turbine à vapeur de mercure, d'une puissance de 1.800 kilowatts. En 1927, une seconde machine de 10.000 kilowatts fut installée. Aujourd’hui, les résultats de son fonctionnement permettent d'allir-mer que la nouvelle technique est valable.
- Les avantages théoriques de la turbine à mercure
- On sait que, selon le principe de Carnot, le rendement (1) d’une machine à vapeur est d’autant plus élevé que la différence des températures du fluide est plus grande, entre l’orifice d’entrée et celui de sortie (condenseur). Pour obtenir une différence
- (1) Voir dans La Science et la Vie, n° lit, page 553, l’article de M. Houllevigue sur le rendement.
- de température très élevée, il convient de donner à la vapeur la température initiale la plus élevée possible — car, si la température inférieure est forcément limitée (température du condenseur), la température supérieure ne l’est pas, du moins en principe.
- Or, le mercure qui bout à 360° C, peut être porté à des températures beaucoup plus élevées que celles de la vapeur d’eau (il pressions égales). Ainsi, à la pression de 32 kg par cm2 (qui n’a rien d’excessif), la température de la vapeur de mercure saturée est de 473° C. Cette température est déjà bien au-dessus de celles que nous envisagions récemment, dans la chaudière Benson (1), où l’eau atteint pourtant son point critique.
- Par contre, la vapeur de mercure, détendue et refroidie par son travail dans la turbine, sort de la machine encore chaude à 237°. Le « condenseur », chargé de recevoir la vapeur métallique pour la liquéfier, devient alors un vrai foyer de chaleur. L’eau de refroidissement d’un tel condenseur se vaporisera rapidement. Cette vapeur d'eau pourra atteindre elle-même une pression de 160 kg par cm2 et, après surchauffe, une température de 370°. Voilà donc le condenseur transformé en générateur de vapeur d’eau.
- C’est là un palier —- d’un niveau encore très élevé — à partir duquel la chute de température va s’organiser sur les bases classiques de l’usine à vàpeur, celle-ci reprenant, comme sous-produit, la chaleur résiduaire de l’usine à mercure.
- A la suite de la machine à vapeur métal-
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 140, page 109.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- (U.
- Turbine
- SurchaufTeurs'
- de vapeur
- Brûleurs--*
- [Pulvérisateur
- Broyeur
- DISPOSITIF GÉNÉRAI, DE L’INSTAURATION A VAPEUR DE MERCURE
- Le système de chauffe n'a rien de particulier. Celui-ci utilise le charbon pulvérisé. Les particularités commencent au système de vaporisation, que nous étudierons dans le schéma suivant. Afin d'éviter de longues canalisations où la vapeur de mercure se condenserait facilement, la turbine motrice et le condenseur à vapeur de mercure sont installés au sommet du massif de chauffe. Le mercure condensé redescend })ur gravité dans la chaudière : il suffit que la hauteur de la colonne dépasse la pression de ta vapeur à l'intérieur du bouilleur, ce qui est facile à obtenir avec un liquide pesant treize fois plus que l'eau. Le condenseur à mercure situé au sommet de. l'édifice constitue lui-même une chaudière à vapeur d'eau (voir le texte).
- lique, on va donc installer de puissantes turbines à vapeur d’eau qui finiront d’abaisser la température.
- Et eet abaissement aura joué, en fin de compte, sur une hauteur de chute allant de
- 473° C aux quelques dizaines de* degrés du condenseur à vapeur d’eau. Le rendement ne pourra donc qu’être excellent.
- Mais ceci n’est qu’un premier aspect de la question. Le cycle de Carnot ne tient compte ((uc des températures d'entrée et de sortie du fluide à travers la machine proprement dite. Pratiquement, il faut considérer l’installation totale de la machine à vapeur et tenir compte tant de la chaleur de vaporisation, à l'intérieur de la chaudière, que de la chaleur résiduelle emportée au condenseur. Ceci demeure vrai, d’ailleurs, pour toutes les vapeurs, pour l’eau comme pour le mercure.
- Le « cycle », mesurant le rendement d’après cette règle pratique (qui ne contredit en rien le principe de Carnot), est dû au physicien Rankine.
- L’énorme quantité de chaleur portée au condenseur à mercure étant reprise et utilisée par le circuit à eau, on voit combien se trouve amélioré, pour la machine à mercure, le rendement selon Rankine par delà le rendement théorique de Carnot.
- Et, toujours au même point de vue, puisque le calcul du rendement selon Rankine fait intervenir les fluides à l’état liquide (et non plus seulement à l’état de vapeur), il convient de faire entrer en ligne de compte les chaleurs de vaporisation, c’est-à-dire le nombre de calories nécessaires pour vaporiser l’unité de masse des liquides mis en service dans les chaudières. Or, ici encore, l’avantage est nettement acquis au mercure dont la chaleur de vaporisation est d’environ huit fois plus faible que celle de l’eau. En outre, la chaleur spécifique du mercure n’est que 0,33 (celle de l’eau étant un).
- La chaudière à mercure
- Le point délicat du plan de réalisation est l’établissement de la chaudière.
- Le mercure, excellent conducteur de la chaleur, ne « mouille » pas l’acier. Dans les tubes de vaporisation, il se trouvera donc perpétuellement dans un état comparable à celui d’une goutte d’eau se vaporisant sur une plaque rougie qu’elle ne touche pas. Ce n’est là, toutefois, qu’une analogie, car la goutte d’eau sur la plaque rougie est isolée par sa propre vapeur, tandis que le mercure adhérera d’autant mieux que le tube sera plus chaud Une haute température est donc nécessaire ; de plus, la circulation du mercure dans les tubes doit être rapide pour empêcher précisément la formation d’une couche trop épaisse de vapeur entre sa masse et la paroi chauffante, couche gazeuse qui isolerait le liquide, irait elle-même en se
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- LA TU Rlil NIC A VAPEUR 1)E MERCURE
- (»r>
- dilatant à l’extrême, jusqu’à ce que le mercure soit projeté hors du tube bouilleur comme une charge de plomb dans un canon de fusil — au cas où le tube serait trop étroit. Or il faut qu'il soit étroit si l’on veut posséder une grande surface de chauffe.
- La solution à laquelle s’est arrêté M. Km-met est celle-ci : le mercure tombe du corps de chaudière cylindrique dans de longues éprouvettes en cul-de-sac plongeant comme des doigts dans la chambre de chauffe. Au nombre, de quatre cents par bouilleur, ces tubes sont disposés de manière à absorber une égale quantité de chaleur de rayonnement du foyer et de chaleur de convection (portée par les gaz de combustion). A l’intérieur de chacun d’eux, le métal entre par un tube central et soit, en remontant le long de la paroi chauffante. La chaudière totale de la turbine de 10.000 kilowatts possède sept bouilleurs cylindriques, soit deux mille cinq cents tubes environ. La mise au point d’un tel appareillage a nécessité de longues recherches au laboratoire de la General Electric Company.
- Il était d’autres dilïicultés à vaincre.
- Le mercure s’oxyde lentement à l’air, mais il suffît d’une très faible oxydation pour réaliser l’adhérence. L’oxyde se mélange avec les corps étrangers (poussières, limaille) et forme, finalement, de grosses accumulations cristallines dans les tuyaux de circulation. Pour éviter cet inconvénient, le mercure des chaudières d’Hartford est protégé de l’oxydation par une atmosphère permanente de gaz d’éclairage, à l’intérieur des bouilleurs. L’hydrogène et l’oxyde de carbone sont des agents réducteurs pour l’oxyde de mercure.
- Les sauts de température, à l’intérieur de telles chaudières, risquent de se produire beaucoup plus encore que dans les chaudières à vapeur d’eau. Et le problème des soupapes de sûreté n’est pas facile à résoudre avec une vapeur dont la toxicité est relativement grande.
- Supposons qu’une fuite survienne dans le système -auxiliaire à vapeur d’eau, aussitôt le condenseur à vapeur de mercure cesse d’être refroidi (l’eau à vaporiser lui manque). Il en résulte une augmentation quasi instantanée de la pression dans la chaudière à vapeur de mercure. Dans ce cas, un large diaphragme d’éclatement fonctionnerait, libérant la vapeur mercurielle dans un espace préparé, qui est un réfrigérant auxiliaire.
- Les soupapes de moindre importance, jouant dans les limites nurmales, sont combinées de telle sorte que leur échappement se produise dans une antichambre de vapeur
- DÉTAIL DU CORPS DK LA CIIAUD1KRK POT TR
- LA VAPORISATION DU MERCURE Les tubes vaporisateurs sont disposés de manière à recevoir le maximum de rayonnement du foyer, bien que leur échauffement s'effectue principalement par le. contact des gaz de combustion. Chaque tube est muni d'un dispositif en siphon destiné à permettre aux bulles de vapeur d'échapper à l'adhérence des parois métalliques, malgré la pression considérable qu'elles subissetit de par la disposition verticale des tubes. De meme, à l'intérieur du corps de la chaudière, une masse inerte est immergée pour faciliter les courants de convection dans le liquide en ébullition. Un cloisonnement transversal sert de palier au mercure retournant du condenseur, qui se trouve, grâce à lui, enlière-me.nl canalisé vers le plan médian du cylindre, formant le corps de la chaudière.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- mercurielle (dont la pression est à peine supérieure à la pression atmosphérique), de telle sorte que jamais l’air pur ne saurait pénétrer à l’intérieur des bouilleurs. Dès que les feux sont éteints, c'est une réserve de gaz, d’éclairage qui vient remplir l’intérieur de la chaudière refroidie.
- La turbine
- Les premiers essais ont été effectués sur de simples turbines de Laval à roue unique.
- Mais la vapeur de mercure, arrivant sur les aubes avec u n e grande vitesse, ne tardait pas à les détruire.
- On réduisit alors la vitesse de la machine (afin d’atténuer celle du jet), et les aubages furent construits en acier spécial, en acier à outil. Finalement, la turbine rapide, monodisque, a été remplacée par un autre type à trois étages, dont la vitesse de rotation ne dé-I asse pas 770 tours par minute.
- La vitesse de détente de la vapeur de mercure — même aux
- hautes températures utilisées étant le tiers de celle de la vapeur d’eau, le rendement d’une turbine aussi lente ne s’en trouve pas diminué. La machine à mercure est donc plus facile à construire, puisqu’elle supporte moins d’efforts centrifuges.
- Par contre, l’enrobement des roues motrices dans des carters convenables présente des difficultés de construction, Y étanchéité absolue devant être assurée parce que le
- I.K CORPS DK LA CHAUDIERE ET SES XERES VAPORISATEURS EN ÉVENTAIL
- COUPE DE LA PLUS RÉCENTE TURBINE A VAPEUR DE MERCURE DE 10.000 KILOWATTS, INSTALLÉE A HARTFORD
- La vapeur entre par la gauche et fait mouvoir cinq étages successifs (le roues à aubes dont le diamètre va croissant. La turbine tourne à 720 tours par minute seulement — vitesse extrêmement lente pour une turbine, que permet la grande densité de la vapeur utilisée.
- mercure est cher, parce qu’il ne doit jamais être en contact avec l’air, étant un poison violent. La soudure autogène des pièces et des joints spéciaux assurent cette étanchéité. De plus, tout l’appareillage contenant la vapeur de mercure (turbine et conduites) est entouré d’un cloisonnement étanche, réalisant un espace annulaire dans lequel circule
- (0
- kl
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- Temp.de surchauffe ( vapeur d’eau) 'Température initiale (vapeur de mercureil
- Température du condenseur final (vapeur d'eau)
- ESTROPIE (1)
- LE GRAPHIQUE DU TRAVAIL DANS LA TURBINE A MERCURE COMBINÉE AVEC LA TURBINE A VAPEUR D’EAU (FOURNIE PAR LE CONDENSEUR A MERCURE)
- La surface hachurée mesure le pourcentage de. Vénergie thermique transformée en énergie mécanique. La surface rectangulaire située au-dessous mesure la proportion d'énergie thermique perdue pour le travail. Comme on voit, le rendement est extrêmement élevé et dépasse celui des meilleurs moteurs. Les deux pointes situées à droite de la partie hachurée correspondent à une double opération de réchauffage, d'après les principes de Ran-kitie (voir l'article sur les chaudières à haute pression dans la La Science et la Vie, n° 140, p. 109).
- (1) L’entropie d’un corps se mesure en divisant la quantité de chaleur qu’il contient par sa température à l’instant envisagé.
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- LA TURBINE A VAPEUR DE MERCURE
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- un perpétuel courant d’air, cependant que des témoins chimiques révèlent la présence éventuelle de vapeur toxique.
- L’économie réalisée
- La quantité de mercure nécessaire au fonctionnement de l’installation est de 6 kilogrammes par kilowatt de puissance installée. La turbine de 10.000 kilowatts exige donc 60 tonnes de métal liquide, vaporisées et condensées une fois toutes les sept minutes. Si l’on se résigne à réduire les facteurs de sécurité, on peut accélérer encore le passage du mercure dans le circuit — ce qui permettrait de travailler avec une moindre quantité de ce métal coûteux.
- La généralisation du procédé est subordonnée à deux conditions : l’économie réalisable dans chaque cas particulier et le prix du mercure qu’une demande intense pourrait faire croître démesurément.
- Le calcul des économies de combustible dépend des différents types d’usines à créer, ou d’usines existantes à « adapter », c’est-à-dire dans lesquelles la génération de vapeur est enlevée aux chaudières habituelles pour être confiées aux condenseurs de turbines à mercure.
- Dans une installation thermique (à vapeur d’eau) moderne, fonctionnant à 160 kg par cm2, avec une chaufferie de premier ordre, l’adoption de la vapeur de mercure apporterait un gain de 53 % — parce qu’une telle usine est justement préparée à l’adaptation.
- Une centrale à 90 kg par cm2, à chaufferie moins parfaite, bien que « très moderne », ne gagne plus que 38 % à l’adoption du procédé Emmet.
- Ces chiffres sont donnés par l’inventeur après l’expérience à grande échelle d’Hartford. Dès maintenant, le groupe Emmet de 10.000 kilowatts peut être considéré comme une machine standard, de série.
- Un cas particulièrement démonstratif est celui d’une centrale électrique fournissant de la vapeur de chauffage à une ville. Pour 6.600 kilogrammes de combustible, on obtient 10.000 kilowatts à la turbine à mercure, 3.400 kilowatts à la turbine à vapeur ; le kilowatt-heure est donc obtenu avec une dépense d’environ 4.000 calories, soit un demi-kilogramme d’excellent charbon. C’est un bon résultat, exigeant déjà, dans le cas ordinaire, une installation très moderne.
- Et l’usine dispose, en outre, de toute la vapeur nécessaire au chauffage urbain, qui devient alors un superbénéfice.
- Le prix du mercure
- La demande du mercure sur le marché mondial est toujours subordonnée au prix de l’or. Si l’or est recherché au point qu’on se décide à exploiter des gisements pauvres, la consommation du mercure pour le traitement du minerai en est accrue d'autant. Cependant, à 100 francs le kilogramme, le métal liquide demeure abordable, et sa réserve mondiale est largement sullisante pour satisfaire aux projets immédiats, même à vaste échelle. D’autant que des gisements inexploités existent encore en Alaska, dans l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande.
- D’autres substances, d’ailleurs telles que certains sulfures, se comportent également comme des fluides thermodynamiques avantageux. Toutefois, M. Emmet pense, après de nombreux essais, que rien ne vaut le mercure.
- Nous permettrons-nous de suggérer que le mercure et l’eau seront tous les deux inutiles, en même temps que leurs chaudières et leurs condenseurs, le jour où le charbon pulvérisé sera directement brûlé, non seulement dans des moteurs à explosion —- mais dans des turbines à combustion interne — solution à laquelle certains inventeurs travaillent très sérieusement ?
- Jean Laurançon.
- soupapes
- Soudures
- OXOJ
- Diaphragme
- DISPOSITIF DES SOUPAPES SUR LA TURBINE A VAPEUR DE MERCURE
- Les soupapes destinées à prévenir les surpressions dans une machine à mercure doivent contrôler l'écoulement de la vapeur (toxique et, d'ailleurs, de matière coûteuse) qu'elles laissent échapper. Celles-ci sont particulièrement étanches, leurs joints soudés à l'autogène, et la vapeur d'échappement est recueillie par une canalisation spéciale. A droite, un diaphragme à grand diamètre, destiné à jouer (dans les mêmes conditions) seulement en cas d'arrêt brusque de la machine à eau, ce qui aurait pour effet de suspendre instantanément la condensation de la vapeur de mercure et, par suite, de provoquer une surpression très élevée dans la chaudière à mercure elle-même.
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- LES COULISSES D’UN HOTEL SCIENTIFIQUEMENT ORGANISÉ Un exemple de rationalisation de l’industrie hôtelière.
- Par Victor JOUGLA
- Nos lecteurs connaissent déjà les bienfaits de la « rationalisation » dans l'industrie, qui a permis d'augmenter le rendement de nombreuses exploitations. Cependant il peut paraître peu souhaitable d'introduire dans la vie privée les mêmes méthodes qui ont pour but de confier aux machines le maximum de travail et, de limiter au strict minimum les gestes personnels. Toutefois, un hôtel peut être considéré comme une véritable industrie et M. Tartakovoski n'a pas hésité à appliquer à Amiens les méthodes les plus modernes, aussi bien pour la machinerie que pour la surveillance, le service, etc. Notre collaborateur, qui a été visiter sur place cet hôtel, nous fait assister, ici, à la vie même de cet organisme scientifique, le premier de ce genre.
- Nous avons montré, voici quelques mois, ee qu’il fallait entendre par «rationalisation» (1). C’est la discipline scientifique par excellence, dont l’acceptation doit assurer désormais le succès et le refus, entraîner, non moins sûrement, la faillite de toute entreprise industrielle.
- Chaque chose à sa place, le maximum de machines et de rendement pour le minimum de personnel et de gestes ; et, dans ces gestes eux-mêmes, un choix intelligent tendant au moindre effort musculaire — telle est, en principe, la science exacte du travail.
- Cette règle, faut-il également l’appliquer à la vie courante? Faut-il, notamment, organiser l’habitation à la manière d’une usine?
- Certains préjugés laissent croire que l’introduction des machines dans notre vie nous transforme en automates, alors qu’en réalité, la machine nous délivre progressivement des servitudes matérielles les plus fastidieuses.
- En tout cas, voici le curieux exemple (peut-être unique en France), d’une habitation rationalisée à l’extrême et dans laquelle on se sent pourtant vivre tout à fait à l’aise. Il est vrai que c’est un hôtel, c’est-à-dire une habitation d’ordre quasi industriel, si l’on reconnaît le droit d’existence à ce vilain mot d'industrie hôtelière, en vertu duquel 1’ «hôte » serait devenu une sorte de contremaître.
- Cet hôtel, récemment inauguré à Amiens, a été conçu et agencé par un homme aussi ingénieux que scientifique, M. Tartakowski, représentant le prototype de ce qu’il faudra bien appeler un jour : « l’ingénieur du confort ' et dont la profession sera de colla-(1) Voir La Science et la Vie, n° 130, page 282.
- borer avec l’architecte pour résoudre chaque cas d’espèce.
- Téléphones et signaux lumineux évitent tout déplacement inutile
- Quand vous pénétrez chez M. Tartakowski, la première impression est de ne pas entrer dans un hôtel mais dans le hall d’une maison de campagne, presque aussi tranquille, à certaines heures, que le château de la Belle au bois dormant — en réalité, le château de l’électricité et de l’organisation.
- De son bureau, par une glace tellement large et si bien insérée dans le décor, que vous n’y prenez garde, le maître de céans assiste à votre entrée et, sur ses ordres téléphoniques, les domestiques se présentent. Votre voiture contourne l’hôtel pour se rendre au garage. Supposez que le garagiste ne soit pas à son poste, cela se sait immédiatement dans ce bureau, parce que certaine lampe rouge (signalant l’ouverture des portes de service) ne s’allume pas ou tarde à s’allumer. Si elle tarde à s’éteindre, c’est la faute inverse qui est commise. On oublie de refermer les portes des communs.
- Donc, un seul portier suffit, et même, à la rigueur, on pourrait s’en passer. Le même système, généralisé à des postes de contrôle disséminés un peu partout dans l’hôtel, permet non seulement de suivre le veilleur de nuit dans sa ronde, mais encore de contrôler sur un graphique, le matin venu, l’ordre rigoureux de sa tournée.
- Mais voici, tout à côté, le cerveau électrique complet de la maison. Sur un même tableau : des pendules directrices donnent
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- l’heure à tous les cadrans placés dans les chambres et les corridors ; un système répétiteur de signaux lumineux vérifie les appels des clients dans leurs chambres et les réponses des domestiques d’étage. Le téléphone, cela va sans dire, réunit le bureau et chacune des soixante chambres, comme chaque pièce, chaque coin de la maison où il peut être de quelque utilité. Et chaque poste de service peut communiquer avec n’importe quel autre sans passer par le standard. L’intercommuni-
- Le factotum électrique
- Entrons dans une chambre, au hasard. Rien qui ne respire l’intimité : absence de toute machinerie visible. Des gravures anciennes ornent les murs recouverts du vieux Jouy. Les portes, ornées seulement d’une plaque nickelée, en losange, paraissent démunies de serrure. Si nous regardons de près, nous voyons que la serrure est prise dans la masse du bois, qu'elle est fort solide,
- LES APPAREILS AUTOMATIQUES UE CHAUFFAGE AU MAZOUT
- Les chaudières s'allument et s'éteignent instantanément. Leur propreté est telle que les tables du personnel
- voisinent avec les injectcurs de combustible.
- cation est donc totale à l’intérieur de l’immeuble. Personne, ni client ni domestique, n’a d’excuse s’il monte ou descend inutilement une seule marche d’escalier.
- Le système de signalisation est, tout d’abord, lumineux, c’est-à-dire silencieux, et ne se répète acoustiquement que s’il n’est pas répondu au premier signal de lumière. C’est ainsi que chaque porte d’appartement est surmontée, non d’une sonnerie, mais d’un hémisphère lumineux, s’allumant ou s’éteignant en deux couleurs. C’est la traduction de l’appel que le client adresse soit à la femme de chambre, soit au maître d’hôtel, appel qui se répète naturellement au poste de veille du domestique d’étage.
- et que son verrouillage est commandé par un loquet électromagnétique faisant corps avec elle. L’ouverture et la fermeture du verrou est à la disposition du client dans son lit. Tout comme s’il était son propre concierge, il n’a qu’à presser un premier bouton pour défendre l’entrée et un second pour l’autoriser.
- Ce service et quelques autres sont concentrés à la tête du lit, dans un appareil d’applique que son inventeur, M. Tartakowski, n’a pas baptisé mais qu’il faut bien se représenter comme un factotum électricien. Le corps de l’appareil comporte un cadran horaire (commandé par le poste central du bureau), un téléphone, un aide-mémoire, quatre boutons d’appel, la commande de la
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- lumière et la télécommande de la porte (dont nous venons de parler).
- Voulez-vous être réveillé à une heure déterminée, ou, dans la journée, tenez-nous à ce qu’un rendez-vous vous soit rappelé un quart d’heure à l’avance ? Vous manœuvrez un index sur le cadran horaire et le fixez sur l’heure voulue. Quand cette heure sera venue, un vibreur léger se mettra en branle avec discrétion. Si vous négligez ce premier avertissement, le vibreur recommencera, deux minutes plus tard, avec un peu plus d’insistance et reviendra à la charge, un peu plus tard, ne vous laissant plus, cette fois, aucun répit, tant que vous n’aurez pas fait, vous-même, le geste de le stopper.
- Les divers boutons d’appel et de commande ne portent pas d’indications écrites mais une silhouette évoquant le service particulier qu’on désire (maître d’hô-
- UN FOUIt ELECTRIQUE A REGLAGE AUTOMATIQUE
- Il s'agit ici de fabriquer des pâtisseries avec une certitude de réussite absolue, grâce au réglage automatique des températures.
- LA CHAUDIERE-ACCUMULATEUR, RÉSERVE D’EAU CHAUDE
- Alimentée jrnr un brûleur spécial, elle permet d'atteindre des températures supérieures à celles de l'eau assurant le chauffage général.
- tel, femme de chambre), (verrou poussé ou tiré), (lampe allumée ou éteinte). C’est là une idéographie dont tout étranger comprend le sens immédiatement, et c’est plus joli qu’une affiche polyglotte.
- Tous les appels du client au personnel sont répétés au bureau. Pour que le voyant répétiteur du bureau s’éteigne, il faut que le domestique entre effectivement dans la chambre et presse sur un bouton défini, ce qui contrôle sa venue.
- Supposons, maintenant, qu’un domestique soit occupé, le matin, à faire une chambre. Une prise de
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- cadran d’horlogerie portatif sur lequel s’imprime le timbre local du poste contrôlé. D’un tour de clé, le veilleur donne, à ce poste, le signal horaire convenable et ce signal s’inscrit, au bureau, sur le graphique général des rondes de veille.
- Mais il faut encore revenir sur les serrures dont les modèles, variables dans chaque cas particulier (intercommunication, coffres, caves, office) ont été spécialement établis sur des combinaisons prévues par devis. Exemple : la porte de votre chambre ne doit pas, vous parti, pouvoir être ouverte
- LA MACHINE A LAVER LA VAISSELLE Les assiettes défilent dans la caisse centrale. L'employé, au moyen de manettes, dirige les jets d'eau bouillante sur la vaisselle en surveillant le travail par le hublot central.
- courant lui permet d’installer un appareil avertisseur portatif qui lui transmettra les signaux adressés à son poste habituel. Le domestique, sortant aussitôt de la chambre, trouve le corridor jalonné de lampes allumées qui le guident jusqu’à l’appartement d’où l’appel est parti.
- L’organisation de la sécurité
- Dans ces mêmes corridors, le veilleur de nuit fait sa ronde, sans autre appareil qu’un mince passç-partout. Il n’a nul besoin du
- LE POSTE DE COMMANDE DES CUISINES (RÉCEPTION)
- Le tuyau acoustique pourvoit à certaines parties du service, le téléphone ci d'autres. Enfin, à gauche, un coffre reçoit les commandes écrites transmise» par gravité dans une boule creuse dont le poids, à l'arrivée, actionne une sonnerie permanente.
- LES APPAREILS DE PRÉCISION
- A gauche, la minuterie à plongeurs pour cuire automatiquement, au degré voulu, les œufs ci la coque ; au centre, le moulin à café à doseur automatique et à mouture réglable ( 10 degrés de f usion) ; à droite, le distributeur doseur de thé.
- par n’importe qui. D’autre part, votre verrou de sûreté, fermé de l’intérieur, doit pouvoir s’ouvrir, de l’extérieur, au cas oii un malaise vous interdirait la manoeuvre. Le coffre particulier aux valeurs scellé dans le mur de votre appartement ne doit s’ouvrir que pour vous. Dans l’office, les caves, les magasins de réserve, etc., doivent s’ouvrir avec certaines restrictions. Sur ce thème, vous pouvez imaginer toutes sortes de combinaisons.
- Le directeur de l’hôtel, par
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LES COM AI ANDES SITUEES DANS LE BUREAU DIRECTORIAL Las horloges répétitrices et réveille-matin dirigent tous les cadrans de la maison. En haut, tableau de répétition annonçant Vexécution des ordres ; dans le placard, les appareils dirigeant cette distribution.
- exemple, doit posséder, seul, la clé qui ouvre toujours et partout. Le garçon d’étage détient seulement une clé de passe pour les chambres qui le concernent à l’exclusion des autres. La gouvernante, une clé ouvrant sur tous les étages de chambres mais non pas à l’ofïice.
- Combiner une seule et même serrure qui réponde à cette
- hiérarchie et de telle sorte que chaque intéressé n’ait qu'une seule clé (et non pas un ridicule trousseau de geôlier), tel est le problème dont la solution exige toute la science mécanique des spécialistes.
- Cette solution se matérialise dans le proiil des clés dont chacune, par son seul dessin, indique le grade de son détenteur (1). Celle de M. Tar-takowski est un véritable brevet d’organisateur.
- Les coulisses industrielles de l’hôtel
- Nous venons de pénétrer, en clients, dans l’hôtel taylo-risé, et nous avons pris connaissance des télécommunications et des sécurités installées pour nous servir.
- Notre rôle est d'aller plus loin et de passer dans les « coulisses industrielles » de la maison.
- Ces coulisses, ce sont, naturellement, les sous-sols.
- Donnant un exemple qu’on ne saurait trop encourager, M. Tarta-
- (1) Voir La Science et a Vie, n°l24,page313.
- journée, le ou le plus
- plus
- kowski reçoit le courant électrique à la tension du réseau : 15.000 volts, et il utilise du 200 volts, du 180, du 24, du 10 volts, grâce à son poste particulier de tr a nsforma-tion.
- Celui-ci comporte deux transformateurs d’une puissance de 15 et de 35 kilowatts. Cela permet d’utiliser, suivant les heures de la faible appareil (15 kW),
- K
- LA FERMETURE RATIONNELLE D’UNE PORTE DE CHAMBRE
- verrous lit, par
- Dans le corps de la porte sont installés les électriques commandés à distance, de son l'occupant qui contrôle ainsi la possibilité d'entrer et de sortir. En haut, à gauche, prise de contact pour un appareil portatif que les domestiques de service branchent lorsqu'ils ont à séjourner dans la pièce et qui leur transmet toute la signalisation nécessaire à leur service courant.
- puissant (35 kW), ou les deux ensemble (50 kW). De la sorte, aucun appareil ne fonctionne jamais à vide, et aucune « puissance réactive » n’est gaspillée, ni pour le client ni pour la compagnie. (On connaît l’importance générale de cette question des pertes de puissance réactive, qui est l’un des obstacles de la distribution sur les grands réseaux.)
- L’électricité part donc du tableau sous trois formes : un courant de force et de chauffage pour les fours, un courant de lumière, un courant à bas voltage pour les signaux.
- Le chauffage à l’électricité n’est, d’ailleurs utilisé que si ses avantages sont manifestes, ce qui est le cas, par exemple, pour les fours à pâtisserie. Mais la houille demeure l’aliment du fourneau central, le charbon de bois, celui du gril, et le mazout nourrit les chaudières chargées de donner l’eau chaude, soit aux radiateurs et partout
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- 'OÙ elle est nécessaire (salle de bains, lavabos, machines à laver).
- Le courant-force se répartit sur toutes sortes d’appareils, depuis les treuils de l’ascenseur et des monte-charges jusqu’au moteur d’un huitième de cheval, qui dessert l’usine en miniature où se font le thé, le café, les grillades, les œufs à la coque.
- Doser le thé et le café pour des concentrations de goût toujours uniforme, voilà un problème aussi difficile et important pour un chef que de cuire un œuf au goût précis du client. Seul l’automatisme peut régler le perpétuel débat du « trop cuit » ou « pas assez cuit », du « thé léger » ou « thé fort ». Ce sont des doseurs automatiques, c’est un moulin capable de nuancer sa mouture sur 10 degrés de finesse différents, c’est une minuterie plongeant et retirant automatiquement chaque œuf isolé dans un bain d’eau bouillante qui tranchent définitivement ces questions difficiles.
- La cuisine fonctionnant à pleins feux est, sans doute, un endroit où il fait chaud, mais juste au-dessus du fourneau central. Car le plafond est cloisonné à mi-hauteur par des vitrages canalisant la circulation de l’air. Celui-ci arrive, froid, d’un certain coin inférieur et repart chaud par l’angle opposé de la salle.
- Et, à trois pas du grand fourneau rougeoyant, la température n’est pas plus élevée que dans le vestibule d’entrée ou dans la salle à manger de l’hôtel.
- Cette question de l’aération est particulièrement étudiée de la cave au grenier, mais ici, dans les sous-sols, on ne rencontre que portes en grilles articulées, de telle sorte que l’air circule toujours et dans le sens prévu, même lorsque tout est clos.
- L’écoulement des eaux est, de même, si rationnel que le lavage peut s’effectuer à la lance, et faire la vaiselle, dans les sous-sols de l’hôtel, n’exige de la part des « plongeurs » que le jeu de certaines manettes réglant un jet de vapeur ou la rotation d’un panier. On peut faire la même remarque pour tout le travail de détail : machines à racler, à éplucher les légumes, machines à mélanger, à fouetter les crèmes, à pétrir... On sc
- demande si la virtuosité n’est pas, ici, du dilettantisme. Il paraît que non. Et si M. Tartakowski peut répondre cela en directeur responsable d’intérêts, c’est une preuve indiscutable de l’efficacité de cette fameuse rationalisation, fût-elle poussée à l’extrême.
- Est-ce là la formule du « chez soi » pour l’avenir ?
- Et, maintenant, une question pratique se poëe. La description que nous venons de donner est celle d’une habitation collective, organisée pour les voyageurs. Est-ce que les mêmes commodités pourront s’établir économiquement, un jour prochain, dans les immeubles privés ?
- A la ville, cela ne fait aucun doute. Pour ma part, je n’arrive pas à concevoir pourquoi un hôtel serait un lieu d’habitation très différent de ces constructions à huit ou dix étages (pour se borner au standing de Paris), qui abritent au moins vingt familles, quelquefois le triple. Pourquoi n’établirait-on pas dans les « immeubles de rapport » vraiment modernes tout un sous-sol formant les « coulisses » industrialisées de la vie ? Pourquoi n’y recevrait-on pas directement le courant à haute tension ? Pourquoi une cuisine rationnelle, avec monte-charges et toute la machinerie accessoire, n’y serait-elle pas installée, qui servirait chaque locataire à domicile? Pourquoi le service d’entretien général ne serait-il pas confié à des équipes, non pas de « domestiques » — le mot est inexact ~ mais d'employés qui effectueraient strictement une tâche délimitée, convenue d’avance avec chaque intéressé ?
- Il suffit d’avoir séjourné quarante-huit heures chez M. Tartakowski, de s’être intéressé à tous les détails du décor intérieur, absolument dépourvu de tout ce qui peut rappeler le caravansérail, pour concevoir combien on est davantage chez soi dans cette maison entièrement « machinée » et scientifiquement organisée que dans un • appartement bourgeois où l’office voisine presque avec le salon.
- I.E FACTOTUM ELECTRIQUE DE M. TARTAKOWSKI
- Cet appareil original comporte un réveille-matin automatique à sonnerie graduée qui devient un « mémento » valable pour toute heure du jour. Les appels de service et le téléphone sont fixés au même appareil.
- V. JOUGLA.
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- LE PHONOGRAPHE ET LA VIE Un peu de technique, beaucoup de pratique.
- Par F. FAILLET
- De nombreux lecteurs nous ont demande d'exposer dans La Science et la Vie, au fur et à mesure de leur apparition, les nouveautés techniques et pratiques relatives au phonographe moderne, dont le développement s'est accru considérablement au cours de ces dernières années. L'essor du phonographe est dû, d'une part, à la lutte qu'il a soutenu contre la T. S. F. et qui a amené les constructeurs à créer des appareils de plus en plus parfaits, et, d'autre part, par une curieuse incidence, à la collaboration et à l'alliance de ces deux ennemis d'hier. Nous sommes heureux de commencer aujourd'hui cette nouvelle rubrique dans laquelle nous ferons connaître régulièrement les progrès techniques du phonographe et les « tours de main » pratiques pour sa bonne utilisation. Une critique impartiale des disques nouvellement parus permettra à chacun de constituer à bon escient sa bibliothèque phonographique.
- De quelques généralités techniques et conseils pratiques
- Innombrables sont, de par le monde, les possesseurs de machines parlantes ; innombrables encore ceux qui, par le truchement de la T. S. F., ont l’occasion d’apprécier quotidiennement les plaisirs du disque ; et, chaque jour, le nombre des uns, puis des autres, croît régulièrement, car, qui a entendu de bons disques sur de bons appareils, en entendra encore et, bientôt, ne pourra plus se passer de cette nouvelle jouissance artisti-
- EIG. 1. - MICIiOI'IIO T O G R A FUI E S d’üNE
- pointe d’aiguille (médium) : A GAUCIIE. AIGUILLe NEUVE : A DROITE, APRÈS USAGE SUR UN DISQUE
- On voit nettement V usure èi l'extrême pointe ; il ne reste plus qu'une moitié de la matière, convexe d'un côté, concave de l'autre ; que Vaiguille, se déplace alors légèrement, et, si l'on fait tourner un nouveau disque, le sillon sera coupé par le profil devenu tranchant de la pointe d'acier.
- EIG. 2. — GAMME COMPLÈTE D’AIGUILLES DE DIFFÉRENTES FORCES (gRAMOPIIONE)
- En haut, de gauche à droite : sourdine, médium, forte, extra-forte; en bas, de gauche à droite : tungstylcs douce, forte, extra-forte et fibre.
- que, car, dans toutes les classes sociales, le phonographe a su se créer une place particulière et sa présence devient rapidement d’autant plus intime, que ses caractéristiques se modifient suivant les désirs ou les caprices de chacun avec une rare souplesse.
- En fait, deux raisons expliquent le prodigieux développement de la musique mécanique et sa réaction victorieuse à l’offensive momentanée de la T. S. F. devenue sa plus fidèle alliée : la multiplicité et la perfection technique des appareils de reproduction et celles des œuvres enregistrées électriquement. Il est possible, maintenant, de choisir un appareil répondant aux goûts et possibilités de chacun, et de puiser ensuite dans un répertoire de disques d’une richesse inouïe.
- C’est à guider nos lecteurs dans ce double
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- LE PHONOGRAPHE ET LA VIE
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- choix que, chaque mois, nous nous efforcerons désormais, les tenant au courant, aussi bien de tous les perfec-tionnements techniques que des « tours de main » qui améliorent l’audition et prolongent la vie des appareils, leur apportant aussi quelques appréciations sincères sur les principaux enregistrements périodiques dont le nombre, toujours plus considérable, ne laisse pas que de surprendre et intimider les débutants.
- Un peu de pratique
- A maintes reprises, La Science et la Vie a publié des études fort documentées sur les divers éléments qui constituent le phonographe moderne. Il nous suffira donc de rappeler succinctement quelles sont les principales parties d’une machine parlante : une aiguille suit les méandres du sillon imprimé en creux dans la cire du disque enregistré ; un diaphragme, solidaire de l’aiguille, ébranle la couche d’air qui l’environne suivant les impulsions qu’il reçoit de la pointe d’acier, recomposant ainsi les sons initiaux de l’enregistrement ; un bras acoustique, ou bras coudé, canalise alors ces sons restitués vers une chambre d'amplification.
- La réalisation de cette succession d’étapes est très délicate et justifie les conseils préliminaires qui vont suivre, indispensables à observer si l’on veut obtenir des auditions pures et conserver longtemps des disques fort onéreux.
- Les aiguilles. — Sinon totalement, du moins en grande majorité, les appareils actuels sont des appareils à aiguilles. Malgré l’aisance d’utilisation du saphir inusable, l’aiguille est maintenant presque universellement préférée, et l’on va comprendre aisément pourquoi.
- Lorsqu’on utilise les aiguilles, les constructeurs recommandent d’en changer pour chaque face d’un même disque. Leur solidité apparente et le petit ennui matériel qu’entraîne cette prescription, la font souvent mépriser ; elle est pourtant essentielle, et un instant de réflexion permet de s’en rendre compte.
- En l’occurrence, il s’agit, en effet, de deux matières dures, frottant l’une sur l’autre
- sans intermédiaire lubrifiant pouf en adoucir le contact : le disque et la pointe de l’aiguille. De toute nécessité, l’un des deux doit finalement céder ; or, le plus faible n’est pas le disque dont la longévité doit être suffisante pour justifier son prix d’achat élevé. C’est donc l’aiguille qui manifeste son infériorité en s’émoussant. Il est d’ailleurs possible de le constater de visu en considérant la microphotographie (fig. 1) d’une pointe d’aiguille n’ayant été utilisée que pour une seule face de disque ; la surface auparavant polie, l’extrémité jusqu’alors aiguë ont disparu : il ne reste plus qu’une sorte de croissant tranchant comme une lame de rasoir et à la concavité duquel le sillon du disque ne résisterait pas longtemps.
- Donc, il ne faut jamais sc servir deux fois de la même aiguille, sauf si elle n’a frotté que pendant quelques tours du disque ; il suffit alors de changer sa position d’un demi-tour, l’action du frottement se faisant surtout sentir sur la face de la pointe opposée à la direction du mouvement. Enfin, n’oubliez pas que, pour placer convenablement une aiguille sur le disque, il ne faut pas essayer d’engrener immédiatement les premiers sillons : on risquerait ainsi de les rayer ; il faut simplement (fig. 3) poser la pointe sur la partie lisse extérieure et la pousser légèrement et latéralement ; d’elle-même, l’aiguille glissera vers le sillon et s’y engagera sans heurt.
- Tous les constructeurs d’appareils et d’accessoires phonographiques fabriquent et mettent en vente des séries très diverses d’aiguilles. Elles se rapportent à une gamme de puissance suffisamment étendue (fig. 2) : fibre, sourdine, médium, douce, forte, extraforte. Si on écoute un même morceau successivement avec chacune de ces pointes, on
- FIG. 4. - BRAS ACOUSTIQUE « RECTILIGNE »
- (columbia)
- 7<fn haut, ensemble du nouveau bras; à droite, te diaphragme ; à gauche, la monture qui sc place sur le roulement à billes ; en bas, coupe schématique : A, B et C, trois trajets djondes sonores, réfléchis à trois reprises seulement sur les trois pans coupés ; il n'y a pas de réflexions croisées, non plus déformées. Théoriquement, une image lumineuse placée à une extrémité du tube serait réfléchie tout au long du parcours et pourrait être reçue à l'autre extrémité sans avoir subi de déformation.
- FIG. 3. — POSITION DE DÉPART DE L’AIGUILLE
- Le disque, entraîné par le plateau, ayant acquis sa pleine vitesse, l'aiguille est posée sur la partie lisse extérieure et légèrement poussée vers le centre ; elle s'engrène alors naturellement avec le sillon, qu'elle ne risque pas de couper.
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- peut alors apprécier des différences, souvent considérables, dans la qualité de l’audition. Cependant l’aiguille de libre (bois) n’est guère utilisée que pour certains morceaux de guitares, dont les résonances deviennent exquisement voilées, ou pour des solo de piano et de violon qui prennent ainsi d’étranges demi-teintes. L’aiguille extra-forte convient particulièrement dans l’exécution des morceaux de danse. Pratiquement, on se servira le plus généralement d’aiguilles douces ou fortes, après essai pour chaque disque.
- Le saphir étant écarté parce qu’inusable et usant, par conséquent, le disque, on a créé l’aiguille tungstyle (faible, forte, extra-forte) qui peut, théoriquement, passer sur une soixantaine de disques double face sans danger ; pratiquement, nous conseillons un chiffre de moitié moins élevé, et encore convient-il de ne déplacer la tungstyle que pour la changer, et de l’utiliser avec les disques de sa marque, la pointe étant calculée d’après la largeur d’un sillon bien déterminé.
- Enfin, la Maison Columbia lance sur le marché une nouvelle aiguille fort intéressante et qui séduira, certes, les amateurs méticuleux: c’est une pointe de fibre d’un latex de l’Afri-qile du Sud qui unit la douceur de l’aiguille de bois à la force sonore de l’aiguille d’acier douce. Cette pointe végétale donne de bons résultats avec à peu près tous les disques, sauf ceux de danse, qui, par définition, doivent être « bruyants » ; elle peut servir pour cinq ou six disques sans être changée ; au delà, il suffit de répointer à nouveau sur un fin papier d’émeri... et de recommencer. Au total, la même aiguille permet une soixantaine
- d’auditions.
- S’usant aisément, elle n’abîme pas le disque et diminue considérablement le grincement.
- Une seule recommandation : ne l’employer que sur des disques neufs, l’ai-guille d’acier laissant, dans les sillons, des particules métalliques, qui, frottées ensuite par l’aiguille végétale, useraient la cire, sans mériter d’en supporter la responsabilité.
- Le diaphragme. — Voici une petite expérience bien facile à réaliser : tenez délicatement entre deux doigts une carte de visite dont un coin repose dans le sillon d’un disque en rotation ; si on approche l’oreille, on entend, parfaitement restitué, le morceau enregistré dans la cire. Le coin de la carte remplace l’aiguille et la carte, amplifiant les vibrations qu’elle reçoit, ébranle l’air environnant, en se comportant comme un véritable diaphragme dont le rôle est ainsi déterminé.
- Le diaphragme est donc une matière inerte (mica ou lamelle métallique) réagissant convenablement aux impulsions que lui imprime l’aiguille et les transformant en vibrations sonores audibles. Sa construction, très délicate, diffère d’une marque à l’autre. C’est un intermédiaire d’importance capitale, puisque, de sa perfection, dépend a priori la qualité de la reproduction ; il faut donc le manier avec précautions et, bien entendu, ne jamais s’aviser de le démonter.
- Le bras acoustique. — Chargé de transmettre à la chambre d’amplification les sons émis par le diaphragme, sans perte et sans déformation, le bras acoustique a fait l’objet d’études techniques très complexes, souvent même fort subtiles Les divers constructeurs sont parvenus à des solutions dont les qualités sont souvent si voisines que le choix ne peut plus guère être dicté que par des considérations de convenance personnelle. Cependant, deux théories se sont précisées : celles du bras courbe et celle du bras rectiligne. Le schéma d’un bras réalisé selon cette dernière conception (fig. 4) montre le cheminement de l’onde sonore à travers une série de conduits acoustiques i'eliés les uns aux autres par quatre surfaces planes disposées de telle sorte que les vibrations conservent toute
- FIG. 5. - PAVILLON « PI.ANO-REFLEX )) (COLUMBIA)
- Cette chambre d'amplification, destinée à des appareils déjà considérables, véritables meubles de salon, sous un volume réduit, mesure, en réalité, 2 m 75 de développement, ce qui est considérable. Comme dans le bras accoustique de la même marque, les angles aigus ou les coudes ont été remplacés par des plans de réflexion. Les résonances dans le pavillon proprement dit sont éliminées, et les notes extrêmes ne sont pas favorisées les unes par rapport aux autres. Cette chambre ne les amplifie donc pas exagérément — effet facile et vulgaire — mais les restitue dans leurs rapports initiaux.
- FIG. 6. - INDICATEUR DE
- VITESSE AUTOMATIQUE
- L'appareil étant placé sur le plateau du phonographe, l'axe du moteur pénétrant dans l'ouverture, au moment de la rotation, le contrepoids, articulé pour le pivot, s'abaisse sous l'action de la force centrifuge, entraînant l'index, qui rentre dans son logement. A la vitesse normale de 78-80 tours à la minute, le sommet de l'index doit effleurer la surface supérieure de son logement.
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- LE PHONOGRAPHE ET LA VIE
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- leur pureté ; le résultat obtenu par ce bras, auquel s’adjoint le diaphragme n° 9 Columbia, qui a été récemment décrit ici même, est, en tous points, fort satisfaisant.
- Le bras acoustique est relié, d’une part, au sillon mobile du disque par l’intermédiaire du diaphragme et de l’aiguille, d’autre part à la chambre d’amplification fixe. Il est donc animé d’un mouvement transversal extrême-mement doux que lui impriment les bords du sillon. Il supporte également, à « bout de levier », le lourd diaphragme, grâce à la pré- v sence d’un roulement à bille, situé au point de liaison avec la chambre. C’est là la seule partie un peu délicate du bras acoustique et il convient de la traiter avec ménagement : la plus infime résistance provenant du roulement risquerait, en effet, de faire sauter à l’aiguille deux ou trois sillons voisins au cours de l’audition.
- reil extrêmement simple et utile : l’indicateur de vitesse automatique (fig. 6). On sait combien il est important de faire tourner le disque exactement à la vitesse à laquelle il a été enregistré pour éviter toute transposition fâcheuse de la tonalité initiale ; cette vitesse est normalement de 78 à 80 tours à la minute.
- L’appareil dont il s’agit est un petit bloc de fonte évidé dans lequel est logé un bras mobile autour d’un pivot et supportant, à sa partie inférieure, un petit contrepoids ; à la partie supérieure, un index dépasse légèrement. On place l’appareil sur le plateau, une extrémité munie d’une ouverture circulaire s’encastrant dans le pivot central du moteur, et l’on met en marche. La force centrifuge se fait aussitôt sentir à l’extrémité opposée de l’appareil et l’index tend à s’enfoncer au fur et à mesure que la vitesse aug-
- FIG. 7. -LES TROIS PHASES DU FONCTIONNEMENT DU « PHONOGRAPHE QUI CHANGE
- AUTOMATIQUEMENT SES DISQUES » (GRAMOPHONE)
- Le « bras d'alimentation » mécanique vient de saisir un disque sur la pile, en le griffant par ses tenons, et va le transporter sur le plateau. (Le diamètre du disque n'importe pas : 25 ou 30 centimètres, à volonté.)
- Le bras pose le disque sur le plateau, toujours en mouvement ; à ce moment, le diaphragme s'abaisse sur le rebord extérieur du disque et le bras reprend sa place initiale : l'audition commence.
- L'audition finie, le diaphragme se relève, le pivot du plateau s'abaisse, et le disque est projeté dans un compartiment caoutchouté ; le bras saisit un autre disque pour l'amener sur le plateau, toujours en mouvement.
- La chambre d’amplification. — C’est une sorte de porte-voix de forme tourmentée qui a remplacé le volumineux et peu esthétique pavillon de jadis. Là encore, l’étude des surfaces, des courbes, a été poussée extrêmement loin par des physiciens spécialisés dans l’acoustique. Révéier les formules complexes élaborées sortirait du cadre que nous nous sommes tracé. Précison seulement qu’une, et non la moindre, des difficultés vaincues, a été de se rapprocher de la longueur considérable indispensàble à une audition parfaite, tout en ramassant sur eux-mêmes les divers éléments de la chambre, afin de n’occuper qu’un volume restreint (fig. 5). Ajoutons encore, pour répondre à une observation courante, que la matière employée — bois ou métal —- n’intervient pas comme facteur dominant : cette matière doit, simplement, demeurer inerte, la forme des surfaces sur lesquelles le son se réfléchit successivement intervenant à peu près seule.
- Accessoires
- Pour terminer cette première causerie par des exemples d’utilité pratique qu’il est bon de ne pas dédaigner, voici un petit appa-
- mente. L’indicateur de vitesse est construit de telle façon qu’à la vitesse normale de 78-80 tours, la tête de l’index affleure son logement ; descend-il au-dessous, on diminue la vitesse ; reste-t-il au-dessus, on l’augmente.
- Une jolie réalisation mécanique : le phonographe qui change ses disques
- Lorsqu’un nouvel amateur, jusqu’alors ennemi irréductible de la machine parlante, vient à résipiscence, il demeure quelque temps encore à se plaindre amèrement de ces deux obligations, évidemment fastidieuses : le changement de disques si fréquent et qui entraîne de multiples coupures dans l’audition d’un morceau symphonique, et le changement d’aiguilles. Il était inévitable que d’ingénieux techniciens cherchassent à y remédier ; ils y sont parvenus en réalisant l’une des plus jolies mécaniques qui soient : le changeur de disques automatique. Une simple pression sur un bouton et il n’est plus nécessaire de bouger du fauteuil où l’on a choisi une place moelleuse pour mieux ressentir le charme musical ; une vingtaine de disques préparés à l’avance vont se faire entendre sans interruption. Tel est, parmi
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- quelques autres non moins ingénieux, le changeur de disques gramophone que nous allons décrire (fig. 7).
- Tout le mécanisme est rassemblé sur une planchette supérieure divisée en trois parties : au centre, le plateau ordinaire, qui, le mouvement déclenché, tourne sans cesse ; à gauche, la pile des vingt disques préalablement choisis sans préoccupation de leurs diamètres; à droite, l’orilice d’un compartiment caoutchouté qui reçoit les disques joués.
- L’appareil étant mis en marche, un « bras d’alimentation », sorte de T dont les deux extrémités de la branche transversale portent des petits tenons, s’applique sur le premier disque, au sommet de la pile ; automatiquement, les deux tenons s’écartent ou se rapprochent selon qu’il s’agit d’un disque de 30 ou de 25 centimètres de diamètre, et ils agrippent la plaque de cire impressionnée comme le ferait une main véritable avec ses doigts repliés. Un mouvement de rotation autour d’un pivot situé à la base du T transporte ensuite le disque sur le plateau en marche, où il l’abandonne pour reprendre sa première position. En même temps, le diaphragme s’est avancé au-dessus du disque et s’est baissé lentement jusqu’à ce que l’aiguille repose légèrement à la naissance du sillon : l’audition commence. Le disque terminé, le diaphragme se soulève de nouveau, reprend sa position initiale, cependant
- que le pivot central du plateau, toujours en rotation, s’abaisse, ne maintenant plus le disque. Celui-ci, alors,et, tout naturellement, est projeté comme par une fronde infiniment douce, vers l’orifice du compartiment caoutchouté dans lequel il choit sans heurt ; et le cycle recommence jusqu’à épuisement des vingt disques.
- Notons d’abord que l’emploi d’une aiguille tungstyle, sur le diaphragme, évite d’en changer pendant toute l’audition. Notons encore que l’initiative, vieille de plusieurs mois déjà, qu’a prise la Maison Gramophone de graver certains de ses disques en alternant les différentes parties d’une grande composition suivant le rythme 1, 3, 2, 5, etc... sur chacune des faces d’un même disque, permet d’entendre une symphonie — ou Carmen — entièrement, sans être obligé d’acheter une double collection.
- Bien entendu, un semblable appareil est fort coûteux ; mais sa place, commercialement, est tout indiquée dans les établissements de danse, par exemple, ou les grands salons de réception ; et sa perfection technique, si étonnante, est un attrait supplémentaire qui charme les yeux, avant que de charmer les oreilles, de tous les assistants ; rien n’est plus curieux, en effet, que de voir fonctionner cette sorte d’automate aux gestes moelleux, presque humains.
- F. Failuet.
- A TRAVERS LES DISQUES
- Pour cette première chronique, qui, nécessairement, doit être aussi une « prise de contact ». il nous paraît préférable, plutôt que d’étudier dans tons leurs détails les abondantes nouveautés du dernier mois, de résumer à grands traits la production essentielle et relativement récente des principales firmes éditrices, afin de permettre à nos lecteurs de constituer facilement. — ou de compléter — une « discothèque » suivant les goûts de chacun. Des morceaux fameux ont été enregistrés il y a longtemps déjà ; de-ei (le-là, nous ne pourrons que succinctement les rappeler ; mais, peu importe, les perfectionnements dans l’art de la « prise de sons » étant incessants et, un jour ou l’autre, tous les enregistrements passés devant être recommencés.
- Actuellement, il existe à Paris, françaises ou étrangères, sept grandes maisons d’édition (lu disque, chacune ayant ses défauts et ses qualités, ses grandes «exclusivités » aussi. Ce sont : Pallié, Columbia, Gramophone, Polvdor, Brunswick, Odéon et Parlophone, auxquelles il faut encore ajouter Edison Bell et Broadcast, qui se sont spécialisés dans le disque de petit diamètre. De très bons enregistrements peuvent être trouvés chez les unes et chez les autres, mais il importe de comparer et de choisir soigneusement, les mêmes morceaux sentant successivement, parfois même simultanément, les différentes firmes. Ainsi, de mars à mai dernier, la Cinquième. Symphonie de Beethoven, qui avait déjà plusieurs fois subi l’épreuve du disque,
- fut encore mise en galettes de cire par Polydor, par Pathé et par Odéon. Ce choix n’est donc pas aisé : si, brutalement, l’interprétation du morceau désiré permet une première élimination rapide, la qualité de l’enregistrement est d’une appréciation plus subtile. Au vrai, depuis le subit développement du goût phonographique en France, on a pris l’habitude, dans le monde critique particulièrement, à s’attacher à d’infimes nuances, à raffiner à l’excès et à comparer de menues, toutes menues différences de timbres par exemple, que. régulièrement, on attribue aux « impondérables de l’enregistrement mystérieux ». Fariboles que tout cela ! Si l’enregistrement électrique constitua un progrès extraordinaire à quoi est redevable la vogue actuelle du phonographe, il n’en est pas moins vrai (pie, scientifiquement et eu égard à la fidélité absolue de la reproduction qu’en définitive l’on recherche, c’est une hérésie scientifique ; ou ne connaît pas grand’ehosc aux lois véritables de l’acoustique, mais il apparaît bien que l’enregistrement de l’avenir doive être l’enregistrement lumineux, sur quoi, d’ailleurs, nous nous attarderons un jour. Donc, dans l’état présent des choses — qui constitue, d’ailleurs, une étape tout à fait importante de l’évolution de la machine parlante — nous nous contenterons de ne rechercher — l'appréciation personnelle de l’exécution étant précisée — que les erreurs ou réussites dans l’exactitude à la reproduction qui soient véritablement appréciables et relèvent certainement d’insuffisances ou d’inadvertances techniques à l’opération d’enregistrement.
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- UNE TURBINE QUI UTILISE L’ÉNERGIE DES GAZ D’ÉCHAPPEMENT D’UN MOTEUR A EXPLOSION
- Par Paul LUCAS
- Les moteurs à explosion utilisent comme source de chaleur l’explosion d’un mélange détonant constitué par de l’air et un gaz, ou de l’air et de la vapeur d’essence, de pétrole ou d’un autre carburant. La chaleur ainsi produite provoque une surpression des gaz qui, dans les moteurs construits jusqu’à présent, refoulent un piston çn produisant du travail mécanique.
- Depuis longtemps déjà, les chercheurs se sont préoccupés de la construction d’une turbine utilisant la détente de ces gaz, de la même manière que les turbines à vapeur utilisent la détente de la vapeur, soit dans des organes lixes, appelés tuyères, les roues étant traversées à pression constante, soit d’une manière continue à travers les aubages lixes et mobiles.
- Toute considération de rendement mise à part, une des plus grandes difficultés que présente la réalisation d’une telle turbine réside dans le refroidissement de ses organes. Le refroidissement du bâti n’ol'fre pas de difficultés spéciales, et peut être effectué delà même manière que pour un moteur ordinaire.il n’en est pas de même des organes intérieurs, qui sont placés dans des conditions extrêmement défavorables, étant soumis directement à l’action des gaz, qui sont eux-mêmes à une très haute température.
- On a proposé, à diverses reprises, d’obtenir un refroidissement des aubes de la roue,
- en utilisant des aubes creuses de forme appropriée, et en les faisant traverser par un courant d’air frais. Il a été cependant difficile de réaliser pratiquement un tel dispositif, et c’est seulement ces temps derniers que la solution proposée par C. Lorenzen permet de constater un nouveau pas en avant dans les recherches entreprises à ce sujet.
- Reprenant l’idée précédente, Lorenzen a réalisé une turbine, dans laquelle le courant d’air qui traverse les aubes est mis sous pression par la turbine elle-même, de la manière la plus simple, au moyen d’un ventilateur placé à l’intérieur de la roue à aubes, et tournant avec elle. Par ce procédé, l’arrivée de l’air se produit sans aucun heurt. La chaleur absorbée par l’air peut être récupérée en utilisant cet air pour constituer le mélange gazeux détonant.
- La turbine Lorenzen
- La turbine construite par C. Lorenzen n’est cependant pas une véritable turbine à explosion ; elle n’utilise que les gaz d’échappement des moteurs ordinaires et est destinée à récupérer une partie de l’énergie de ces gaz, énergie que l’on a considérée jusqu’à présent comme perdue, permettant par là d’améliorer le rendement de ce genre d’installations.
- La roue de la turbine se compose de deux disques d’acier A, qui, entre leurs bords extérieurs, maintiennent dans des rainures les
- FIG. 1.
- COUPE DE LA TURBINE A GAZ D’ÉCHAPPEMENT DE LORENZEN
- A, disque d'acier ; B, D, aubes creuses ; C, chaudière d'arrivée des gaz ; F, rotor; H, chambre de compression d'air ; E, chambre d'échappement de la turbine.
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- pieds des aubes creuses B. Celles-ci sont constituées par des portions de tubes en acier qui reçoivent à la presse la forme d’aube voulue. Les gaz d’échappement du moteur pénètrent dans la chambre C et sont évacués vers le bas après leur passage à travers les aubes D de la turbine. Le rotor F du ventilateur est fixé entre les disques A. Il aspire l’air du dehors à travers les ouvertures G des disques et le refoule à travers les aubes creuses dans la chambre II. Les extrémités carrées des aubes font saillie dans cet espace et le dispositif à labyrinthe I réduit d’une manière efficace les fuites de l’air comprimé dans la chambre d’échappement des gaz E. L’arbre de la turbine ne fait pas saillie à l’extérieur et repose sur des roulements à bille.
- Des essais effectués au laboratoire d’Aéronautique d’Adlershof ont démontré que pour des vitesses de rotation comprise entre 10.000 et 25.000 tours par minute, la turbine est capable de transformer, en travail utile du ventilateur, de 12 à 10 % de l’énergie des gaz d’échappement, le plus haut rendement correspondant aux plus faibles vitesses de rotation. Le dispositif adopté pour ces essais est schématisé par la figure 2.
- La turbine est raccordée au pot d’échappement d’un moteur d’aviation Hispano-Suiza de 300 ch, dont l’énergie est absorbée par un frein hydraulique, et dont le démarrage s’effectue avec l’aide d’un moteur électrique, non représenté sur le schéma. Les gaz d’échappement de la turbine peuvent être, ou bien rejetés directement dans l’atmosphère, ou bien amenés à un refroidisseur, permettant d’étudier comment se comporte l’ensemble, turbine et moteur, lorsqu’on se rapproche des conditions de fonctionnement en vol à gi'ande altitude. Dans ce deuxième cas, un ventilateur actionné par un moteur auxiliaire Rolls-Royce de 300 ch aspire les gaz d’échappement. L’air contenu dans un réservoir volumineux, 'd’environ 30 mètres cubes, sert au refroidissement de la turbine.
- Les mesures effectuées avec ce montage
- fig. 2. -TURBINE
- ont porté sur la température et la pression de cet air, ainsi que des gaz d’échappement du moteur, avant et après la turbine.
- La mesure de la pression des gaz dans le pot d’échappement du moteur a montré que, même pour les plus grandes vitesses de rotation, la sécurité du fonctionnement du moteur n’est pas compromise par l’adjonction de la turbine.
- Une turbine du même type, mais de dimensions moindres, a été également installée sur une automobile Mercédès 10 ch à compresseur, aux lieu et place du ventilateur appartenant à la construction de cette voiture. Les gaz d’échappement du moteur pénètrent par le plus court chemin dans le
- bâti et sont éva-MoÇeur Rolls-Royce de 300ch. cués vers le bas à
- une si faible pression que l’échappement est à peine perceptible. L’air chaud refoulé par le ventilateur est amené au carburateur. Sa chaleur permet d’accélérer la va-porisation du combustible pulvérisé au carburateur, ce qui, ajouté à la forte pression du mélange, élève la puissance du moteur, en particulier pour les petites vitesses, et permet l'emploi de combustibles difficilement vapo-risables. Le fonctionnement satisfaisant du ventilateur aux faibles vitesses permet à la voiture de marcher très lentement sans changer de vitesse, ainsi qu’on a pu le constater au cours des essais.
- Les dimensions de la turbine sont à peu près les mêmes que celles du ventilateur ordinaire, et permettent son adaptation à une voiture quelconque sans nécessiter de changements fondamentaux dans les tuyauteries.
- L’automobile ainsi agencée fonctionne sans dérangement depuis plusieurs mois. On espère, d’ailleurs, en améliorer encore le rendement en augmentant la vitesse des gaz d’échappement du moteur, par une modification de la forme des soupapes qui est actuellement à l’étude. P. Lucas.
- Entrée de l'air
- Indicateur de pression
- d échappement Sortie de l'aif chaud
- SCHÉMA DE 1,’lNSTALATION D’ESSAI DE I,A LORENZEN AU LABORATOIRE D’AÉRONAUTIQUE D’ADLERSHOF (ALLEMAGNE)
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- LA T. S. F. ET LES CONSTRUCTEURS
- La nouvelle valise de T. S. F.
- « Radio L. L. »
- La vogue des appareils portatifs de T.S.F. basés sur le principe du Superhétérodyne, s’accroît de plus en plus. Aussi, des constructeurs s’attachent-ils constamment à perfectionner ce genre de postes, en leur donnant le maximum de puissance pour le minimum d’encombrement, et en conservant la facilité de réglage des postes changeurs de fréquence.
- Nous signalons, aujourd’hui, une nouvelle valise de T. S. F. mise au point par les Etablissements Radio L. L., dont les qualités donneront certainement satisfaction à tous les auditeurs.
- Ce récepteur, qui peut recevoir les ondes de 230 à 1.800 mètres, comprend cinq lampes : une bigrille normale oscillatrice (A 441) ; deux lampes moyenne fréquence spéciales (A 435 à écran) ; une lampe détectrice (A 415) ; une trigrille à écran (lampe de puissance B 443).
- Sur la photographie de la valise ouverte, et dont le couvercle, placé verticalement, contient le cadre récepteur, on remarque, en bas, le haut-parleur spécial réglable; en haut, de gauche à droite, le condensateur d’accord, le condensateur d’hétérodyne, la clé permettant de passer des petites aux grandes ondes, le potentiomètre de renforcement, le réhostat d’allumage.
- Deux jacks sont utilisés, l’un pour placer une fiche de pick-up, l’autre pour connecter, si on le désire, un autre diffuseur à la place de celui de la valise, ce qui permet, par conséquent, de placer ce haut-parleur à l’endroit voulu.
- Le cadre situé dans le couvercle (5 centi-
- LA VALISE « RADIO L. I.. » FERMÉE
- LA VALISE (( RADIO L. L. » OUVERTE, LE COUVERCLE CONTENANT LE CADRE RÉCEPTEUR PLACÉ VERTICALEMENT Sur le panneau avant, de gauche à droite : le condensateur d’accord, le condensateur d’hétérodyne, le bouton de renforcement, le rhéostat de chauffage ; au-dessous, là clé pour passer des petites ondes aux grandes ondes, deux fiches de jack, l’une pour utiliser un pick-up, Vautre pour le haut-parleur. En bas, le haut-parleur.
- mètres d’épaisseur seulement), possède également un commutateur petites ondes grandes ondes ; les fils sont invisibles et l’ensemble du cadre est complètement protégé. Le panneau arrière peut être relevé pour donner accès aux lampes et aux batteries. L’alimentation est assurée par une batterie d’accumulateurs sèche de 4 volts 30 amp ères-heure, et par deux piles de 50 à 60 volts, sur l’une desquelles est prise la tension de polarisation pour la lampe basse fréquence.
- Le réglage, avons-nous dit, est le même que celui des récepteurs superhétérodynes, c’est-à-dire qu’il'suffit d’allumer les lampes, de placer les clés sur la position P. O. ou G. O., de tourner le bouton « renforcement »
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- dans une position voisine de raccrochage, et d’agir sur les boutons d’accord et d’hétérodyne pour trouver la station désirée, ce qui est facilité par les repères des deux cadrans et par la feuille d’étalonnage jointe par le constructeur à chaque valise.
- Avec cet appareil, il est possible d’entendre en haut-parleur les principales stations européennes.
- Bien entendu, cette valise peut être utilisée à poste fixe, et, dans ce cas, il est recommandé de prévoir une batterie d’accumulateurs 4 volts d’une plus grande capacité que la batterie sèche dont nous avons parlé plus haut.
- Un nouveau cadre de réception utilisant le principe des ondes dirigées
- La puissance des postes récepteurs modernes permet aujourd’hui de recevoir les émissions européennes sur simple cadre, et c’est pourquoi depuis quelques années sont apparus de nombreux modèles de ce genre de collecteurs d’ondes, qui affectent des formes différentes, suivant les constructeurs.
- En général, ils se présentent sous la forme d’une croix ou d’un rectangle. Le nouveau cadre « Trigonio » que nous signalons aujourd’hui, a été créé à la suite de recherches expérimentales dues aux travaux de deux ingénieurs, MM. Lenier et Logiez, basées elles-mêmes sur les travaux théoriques des savants Blondel et Bellini-Tosi sur les ondes dirigées.
- A la suite de ces recherches, la forme du triangle isocèle a été adoptée. On sait que les premiers essais de direction des ondes, faits par Marconi, Popol'f et Tissot, ont eu
- pour base l’emploi d’antennes triangulaires. Ces antennes ont été également utilisées pendant la guerre pour effectuer les relèvements radiogoniométriques et ont donné des résultats remarquables.
- En outre, de très nombreuses stations de recherches de sous-marins ont été établies avec des aériens triangulaires, et, dans notre n° 143, nous avons signalé le phare hertzien du Bourget, qui doit servir au guidage des avions et qui utilise comme émetteur deux cadres triangulaires.
- La qualité de ces cadres a fait adopter cette nouvelle forme pour le cadre récepteur « Trigonio » représenté ci-contre.
- En outre, dans ce dernier, il n’existe pas de surfaces d’enroulement en regard , et, ainsi, ce cadre constitue une véritable cage de direction des ondes. Ses qualités de sélectivité sont donc particulièrement accrues.
- L’encombrement de ce collecteur d’ondes est très faible, en raison précisément de sa forme, et son poids ne dépasse pas 850 grammes.
- De plus, grâce à ce dispositif mécanique très heureux, la simple rotation d’une mollette permet de réaliser une tension constante des fils de l’enroulement. J. M.
- Adresses utiles
- pour « La T. S. F. et les Constructeurs »
- Valise T. S. F. : Étab1s Radio-L. L., 5, rue du Cirque, Paris (8e).
- Cadre de réception : Radiophonie nationale. M. Robert Lenier, 61, rue Damrémont, Paris (18e).
- r
- APPRENONS QUE
- Grâce aux recherches scientifiques dans tous les domaines, des succédanés industriels apparaissent chaque jour sur les grands marchés du globe. Nous avons eu la soie artificielle, qui concurrence maintenant la soie naturelle. Voici qu’une laine artificielle va également affronter la laine naturelle, et l’on parle même d’une plante nouvelle qui, traitée scientifiquement, remplacerait le coton. Néo-soie, néolaine, néo-coton, tels sont les derniers produits de l’invention créatrice.
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- La manœuvre d'une simple manette suffit pour soulever soit une roue, soit une voiture automobile complète
- Grâce aux incessants progrès de la mécanique, l’automobile est, aujourd’hui, un véhicule de transport bien au point, et dont les pannes se font de plus en plus rares.
- Il en est une, cependant, que l’on n’a
- pu éliminer complètement : c’est la panne de pneumatique. Si l’on n’est plus obligé aujourd’hui de démonter le pneu défaillant, pour en remonter un autre à sa place, il est, néanmoins, toujours nécessaire de soulever la roue pour la remplacer par la roue de secours.
- Pour cela, on sait que l’on utilise généralement un cric placé sous l’essieu du côté de la roue à changer, et de nombreux modèles de ce genre d’appareil témoignent de l’intérêt qu’ont pris les constructeurs à perfectionner cet accessoire important de l’automobile. Le cric est également utilisé pour le réglage des freins.
- comment est monté le Toutefois, « rusbol » sur roue avant il n’est pas
- toujours facile de trouver le meilleur point d’appui pour la tête du cric, et cette recherche nécessite souvent une gymnastique peu agréable. Aussi, s’est-on efforcé de dispenser l’automobiliste de cette sujétion en créant un dispositif automatique qui soulève à volonté,
- EMPLACEMENT DU « RUSBOL )) SUR ROUE ARRIÈRE
- soit une roue, soit la voiture complète, et cela par la manœuvre d’une simple manette.
- C’est ce but qui vient d’être atteint par une invention française, le « Rusbol » (breveté en tous pays). Ce dispositif comprend un moteur formant réservoir d’huile, un robinet distributeur à quatre voies, quatre élévateurs ou vérins, un tableau de commande qui se place sur la planche de bord.
- Le poids total, en ordre de marche, est environ de 25 kilogrammes et le moteur, qui mesure 35 centimètres de long sur 11 centimètres de large et 17 centimètres de haut, peut se mettre indifféremment sous le capot, sous le plancher ou dans un des coffres de la voiture.
- Sa consommation est réduite à celle du moteur de la voiture tournant au ralenti, pendant le temps nécessaire à la montée des vérins.
- Il utilise le vide créé par l’aspiration, pour réaliser une pression hydraulique, qui peut être dirigée au moyen du distributeur commandé par la manette du tableau, soit sur un, soit sur les quatre vérins fixés à demeure aux essieux avant et arrière.
- Ceux-ci s’abaissent alors, soulèvent les essieux et les roues, et un mécani sme d’arrêt automatique immobilise l’appareil lorsque le pneu gonflé se trouve à 10 centimètres de terre.
- On peut alors arrêter le moteur de la voiture, qui tournait au ralenti, et, par conséquent, laisser la voiture au-dessus du sol autant de temps qu’on le désire. Cette particularité est très intéressante pour le stationnement des voitures dans les garages, où souvent l’huile qui souille le sol risque d’endom-
- MANETTES DE COMMANDE DONT LA MANŒUVRE PERMET DE SOULEVER A VOLONTÉ UNE OU LES QUATRE ROUES DE LA VOITURE
- COFFRET CONTENANT LE MOTEUR « RUSBOL »
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- mager gravement les pneumatiques..
- Pour remettre la voiture en position de marche, il subit de placer la manette de commande sur la position « descente », et les vérins, quittant le sol, rentrent dans leur logement en quelques secondes.
- Dans cette position, les vérins ne dépassent pas le point le plus bas du châssis, et par conséquent ne risquent pas d’occasionner le moindre accident.
- L’entretien de l’appareil se réduit à vérifier une fois par mois le niveau du liquide, spécial, au moyen de la jauge fixée sur le bouchon du moteur.
- Ainsi, on peut soulever, en moins d’une minute, une roue, et, en moins de trois minutes, la voiture entière.
- Signalons enfin que cet appareil constitue un « anti-vol » efficace.
- Pour circuler aisément et agréablement sur les routes
- Nous avons montré, dans notre n° 126, comment était née l’idée de la bicyclette carrossée afin de soustraire le cycliste à l’action du vent qui s’oppose désagréablement à l’avancement de la machine. L’étude très poussée des carrosseries automobiles de course et du profilage des avions, qui a permis d’enregistrer des records de vitesse impressionnants, est une preuve irréfutable de l’importance de la résistance de l’air et, à plus forte raison, de l’action retardatrice du vent.
- C’est, ainsi qu’a été conçu le « Vélocar», dont nos lecteurs ont certainement rencontré des spécimens. La photographie ci-dessous montre comment l’inventeur a perfectionné sa machine en lui donnant une ligne élégante. Rappelons que le « Vélocar » comporte trois
- SORTIS DE GROS PNEUMATIQUE GONFI.É A BASSE PRESSION, LA « MOUETTE » EST INSUBMERSIBLE. REPLIÉE, ELLE TIENT DANS UN IIAVRESAC
- vitesses qui permettent de gravir aisément les côtes les plus dures et que la position du cycliste a été calculée pour lui donner le meilleur rendement avec le minimum d’elîort.
- Une embarcation légère et insubmersible
- Nous avons déjà signalé, dans notre n° 132, page 519, un nouveau genre d’embarcation à la fois léger, résistant et insubmersible : les « Mouettes ». Rappelons leur constitution.
- Une sorte de gros pneumatique allongé, gonflé à basse pression (0 kg 006) soutient un fond souple d’une épaisseur et d’une résistance très étudiées. Ce fond est recouvert d’un plancher spécial, à claire-voie, facile à rouler et formant armature. Ce dernier n’est cependant pas indispensable et, d’ailleurs, n’est pas prévu pour le plus petit modèle qui, roulé, tient facilement dans un liavresac.
- Les boyaux de toile imperméable formant flotteur sont compartimentés de sorte que, après gonflage, chaque compartiment est isolé de la conduite maîtresse qui amène l’air. Ainsi, sur une « Mouette » type radeau, à douze compartiments, sept d’entre eux ont pu être déchirés sans que l’embarcation sombre.
- Une quille peut compléter certains modèles pour les protéger contre les avaries et faciliter la navigation.
- Canot de sauvetage, canoë ou barque de sport, embarcation pouvant servir pour l’établissement de ponts, canot de promenade, telles sont les intéressantes applications de ces nouveaux bateaux modernes.
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
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- Un rétroviseur à pose instantanée pour automobiles
- Le rétroviseur, imposé sur les véhicules automobiles lourds, doit cependant faire maintenant partie intégrante de P équipement de toute voiture. C’est une condition de sécurité qu’il ne faut pas négliger. Voir loin devant soi, c’est bien, mais voir éga-lement derrière soi, au moment d’amorcer un virage ou de doubler un autre véhicule, est indispensable. On aurait grand toi’t à se fier uniquement à la signalisation par l’extension du bras sans chercher à connaître ce qui se passe en arrière.
- Donc le rétroviseur s’impose. On le fixe généralement sur le côté du pare-brise de la voiture au moyen d’un système de bras supportant le miroir convenablement incliné qui réfléchit l’image de la route à l’arrière.
- Afin de faciliter la solution de ce petit problème, on a imaginé le rétroviseur représenté ci-déssus, qui se place instantanément et est orientable à volonté. En effet, le miroir est monté, par l’intermédiaire d’une genouillère, sur un support terminé par une base circulaire en serrant un anneau plat de caoutchouc. Au centre de cet anneau est située une plaque
- ronde pouvant recevoir un mouvement de translation dans les deux sens, suivant que l’on visse ou dévisse la glace. Elle forme, en quelque sorte, piston dans le cylindre constitué par l’anneau de caoutchouc.
- Pour placer l’appareil, on commence par dévisser la glace jus-
- qu’à ce que la plaque soit au niveau de la rondelle de caoutchouc. On humecte alors celle-ci et on l’applique sur la glace du pare-brise. Il suffit alors de visser la glace du rétroviseur pour faire reculer la plaque et créer ainsi un vide assez grand. La pression atmosphérique applique fortement l’appareil qu’aucun cahot ne peut ébranler.
- Pour orienter la glace, il suffit de la faire pivoter dans sa genouillère.
- Cette brouette circule aisément sur tous les terrains
- Dans tous les chantiers où on a à utiliser une brouette sur un terrain assez mou, il est indispensable de créer des chemins en planches, sur lesquels la brouette puisse rouler facilement.
- Pour éviter ce travail supplémentaire, on
- sua UN TERRAIN MOU, LA ROUE DE LA BROUETTE ORDINAIRE S’ENFONCE, TANDIS
- QUE LA CHENILLE CIRCULE FACILEMENT
- a imaginé, en se basant sur le même principe que celui des tanks ou des auto-chenilles, de remplacer la roue de la brouette par une chenille lui permettant de circuler sur tous les terrains. A cet effet, à l’avant des brancards de la brouette, sont fixées deux roues sur lesquelles passe la chenille. L’ensemble est monté sur un axe central, qui permet aux deux roues — et par conséquent à la chenille — de suivre toutes les inégalités du terrain, voire même de monter ou de descendre des marches sans secousse.
- La chenille est constituée par une série de maillons en acier, et ainsi la charge est supportée par la surface de tous les maillons qui portent sur le sol. De cette façon, la chenille ne s’enfonce pas dans la terre. En
- VUE ARRIÈRE DU RÉTROVISEUR POUR AUTOMOBILES
- LE RÉTROVISEUR, FIXÉ PAR ACTION PNEUMATIQUE, TIENT SOLIDEMENT
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- outre, celle-ci étant posée plus en arrière sous la charge de la brouette, que la roue des brouettes ordinaires, l’effort nécessaire pour soulever cette charge est relativement faible. Dans les sablières, dans les tourbières, dans les travaux de terrassement, dans les exploitations minières, cette brouette rendra le travail plus facile. Elle trouvera également son utilisation sur les terrains de golf ou de tennis, car elle ne laisse aucune trace de son passage, étant donnée la grande surface supportant la charge.
- Un appareil vraiment commode pour casser la glace destinée à la préparation des sorbets, sans la faire rejaillir de tous côtés
- U nk des opérations les plus ennuyeuses dans la préparation des glaces au moyen de sorbetières est le cassage de la glace destinée à assurer un contact aussi parfait que possible entre elle et le sel, formant le mélange réfrigérant le plus communément employé.
- Pour cela, on sait qu’il ne faut pas taper sur la glace à coups de marteau, sous peine de la faire rejaillir de tous les côtés, mais utiliser une pointe sur laquelle quelques légers coups de marteau sulïisent pour débiter la glace. Cette façon d’opérer présente, évidemment, quelques difficultés lorsque les morceaux sont déjà assez petits.
- L’appareil représenté ci-dessous est très pratique pour effectuer ce travail. Il se compose de deux cylindres métalliques pouvant coulisser l’un dans l’autre ; dans l’axe du cylindre extérieur est fixée une tige
- VUES DE L’APPAREIL A BRISER I.A GLACE DANS SES DEUX POSITIONS En haut, l'appareil dans sa position de repos ; en bas, le tube intérieur a été enfoncé dans le tube extérieur pour montrer la pointe qui brise la glace.
- pointue assez longue pour dépasser fortement le cylindre intérieur lorsque celui-ci est enfoncé dans le premier. Dès lors, il est facile de comprendre comment on utilisera ce petit appareil.
- En tenant bien en main le cylindre extérieur, le pouce sur la partie supérieure, il suffit d’appuyer l’extrémité opposée du cylindre intérieur sur le morceau de glace à
- casser, et d’imprimer un ou deux mouvements rapides de haut en bas, pour que la pointe pénétrant dans la glace la brise immédiatement.
- Pour éviter tout glissement, on remarquera sur la photographie que le cylindre intérieur est dentelé.
- Cet outil pratique permet de modeler le bois très facilement
- La fabrication des meubles en série exige l’emploi de machines spéciales qui donnent, évidemment, d’excellents résultats au point de vue du prix de revient, mais qui ne peuvent que répéter, à un grand
- l’outil a modeler le bois a la main
- nombre d’exemplaires, un modèle préparé à l’avance, tandis que le travail à la main permet à l’artiste de donner à chaque pièce son cachet personnel.
- Pour doter le sculpteur sur bois d’un instrument à modeler d’un maniement plus aisé que le ciseau, généralement employé, M. de Bruyne a imaginé l’appareil pratique suivant :
- Il se compose d’une sorte de lame de rabot qui s’ajuste à l’aide d’un coin de réglage dans un porte-lame métallique fixé à l’extrémité d’un long manche en bois. Cette disposition permet à l’ouvrier de conduire facilement son outil sur les surfaces à travailler, quelle que soit leur forme. De plus, on peut employer des lames différentes, de façon à exécuter n’importe quel genre de moulures.
- V. Rubor.
- Adresses utiles pour les « A côté de la Science »
- Cric pour autos : Établissements Rusbol, 9 bis, me Castérès, à Clichy (Seine).
- Le « Vélocar » : M. Mochet, 66-68, rue Roquc-de-Fillol, Puteaux (Seine).
- Embarcation insubmersible : « Les Mouettes », 75, avenue des Champs-Élysées, Paris.
- Rétroviseur : M. J. Parent, 164, rue de Courcelles, Paris (17e).
- Brouette à chenille: M. II.-C. Si.ingsby, 22, rue de Chabrol, Paris (10e).
- Pour casser la glace : Produits d’Acier, 21, rue Tronchet, Paris.
- Outil à modeler : M. F. de Bruyne, 3, impasse Pers, Paris (18e).
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- La théorie des piles de Nernst est ensuite présentée, d’abord sous la forme ancienne, puis sous la forme nouvelle qui utilise l’activité.
- L’hypothèse de la dissociation totale des électrolytes forts est ensuite utilisée pour calculer les propriétés osmotiques des solutions et leur conductibilité ; on indique les vérifications obtenues jusqu’ici.
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- Les tomes II et III traitent respectivement des cations et des anions. Systématiquement, chaque ion est étudié dans l’ordre suivant : état naturel, propriétés du corps simple, transformations réciproques du corps simple et de l’ion, action des réactifs généraux, caractères particuliers, voie sèche, modes de dosage. A propos de chaque groupe, les auteurs donnent une méthode éprouvée d’identification qualitative et un choix de techniques permettant la séparation quantitative ; tout ce qui est relatif à un ion est ainsi groupé à la même place. Par exemple, on trouvera au cation argent les dosages électrolytiques et volumétriques, en même temps que la gravimétrie et les caractères qualitatifs ; de même à l’anion nitrique toutes les méthodes qui permettent de le doser, y compris la mesure des volumes gazeux.
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