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- XXV
- IL AURAIT DU NOUS DIRE QU’IL SAVAIT DESSINER...
- — Voici, monsieur le Directeur, notre jeune accusé. Est-il plus ahuri que piteux ? On ne saurait le dire, mais son crime est net : « Il a du talent, mais déclare l’ignorer et le laisse improductif. »
- « Le hasard seul m’amena à faire cette découverte : samedi dernier, dans le métro, je remarquai, à l’autre bout de ma voiture, ce garçon, qui semblait fort absorbé à barbouiller je ne sais quoi avec un bout de crayon, sur un carnet dissimulé dans le creux de sa main. De temps en temps, un simple mouvement des paupières et un rapide coup d’œil allait fusiller quelque chose un peu plus loin ; je suivis ce regard et découvris le « quelque chose » : une confortable grosse dame empanachée, binoclée, frisottée, cold creamée, pincée, affalée et digne d’entrer dans la postérité au bras d’un Forain ou d’un Léandre.
- « M’étant approché de ce sournois jeune homme, je glissais un regard sur son carnet : ce n’était pas tout à fait un portrait, ce n’était pas encore une caricature ; c’était une « traduction », mais combien intelligente du curieux modèle.
- « Je demandai alors à ce jeune artiste l’autorisation de perquisitionner plus avant, et je découvris, au cours des pages, quantité d’images les plus diverses, de figures les plus saisissantes.
- « — Mais vous ne nous aviez jamais dit...
- « — Oh ! monsieur, me répondit-il, de simples croquis sans valeur... » Et, connue ultime excuse, il ajouta : « Je fais cela pour m’amuser. »
- «J’appris, du reste, qu’il avait à son domicile de nombreux cartons bourrés de dessins. Je continuai mon enquête et suivis notre homme chez lui. Je trouvais là, comme je m’y attendais, les productions les plus originales et les plus diverses ; à la plume, au pinceau, au crayon : paysages, scènes de la rue, compositions décoratives, illustrations de livres, projets de meubles et même des essais de publicité pour notre firme, témoin l’esquisse que vous avez sous les yeux. Enfin, toute la diversité que l’on peut attendre d’un être qui dessine en amateur et utilise au hasard ses qualités d’observateur, un goût très fin, une imagination un peu folle et un tempérament des plus chauds qui galope dans tous les sens. Il ne lui manque que de trouver sa voie... »
- — Mais enfin !... IL AURAIT DU NOUS DIRE QU’IL SAVAIT DESSINER. Pourquoi ne pas...
- — C’est que, monsieur le Directeur... il y a très peu de temps que je dessine ainsi... quelques mois à peine...
- — Quelques mois ?... Comment diable avez-vous fait ?
- — J’avais toujours désiré savoir dessiner, mais les quelques leçons prises autrefois et les essais tentés ensuite m'avaient à jamais découragé. Lotsque, il y a un an environ, je remarquai une annonce qui débutait ainsi : « Si vous pouvez écrire, vous pouvez dessiner... » et vantait les qualités d’une méthode « entièrement nouvelle, simple, attrayante » pour l’enseignement du dessin, la Méthode A. R. C. Je demandai la brochure explicative. Je fus tenté. Je m'inscrivis.
- Le premier cours fut pour moi une révélation. Dès le quatrième mois, j'étais étonné des progrès réalisés : mes dessins « tenaient debout »; ils commençaient mime à me plaire, et je travaillais alors davantage parce qu’avec plaisir. Ce n’était plus un travail! Les difficultés du début étaient mortes; tout me paraissait simple. Enfin, ma personnalité commençait à s'affirmer...
- — C’est vraiment merveilleux. Je n’aurais jamais cru qu’il fût possible d’apprendre le dessin d’une façon aussi parfaite, aussi rapide par correspondance. Et quand comptez-vous avoir terminé vos cours ?
- — Dans six, sept mois environ ?
- — Eh bien ! revenez me trouver alors, et je vous donnerai les moyens de sérieusement améliorer votre situation... ».
- Le cas de ce jeune homme n’est pas unique : il est loin d’être le seul qui ait dû sa réussite à ses qualités de dessinateur. Aussi avons-nous pensé qu’il y avait le plus grand intérêt à diffuser, au moyen de notre méthode, la connaissance du Dessin, et nous avons fait éditer dans cette intention une luxueuse brochure illustrée donnant tous les renseignements nécessaires sur le programme et le fonctionnement de nos cours et les conditions d’inscription.
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- FABRICATION EN SÉRIE DE BATIMENTS MÉTALLIQUES POUR LA CULTURE ET L’INDUSTRIE
- 6 bis, Quai du Havre, ROUEN
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- LA SCIES CK ET LA l'IE
- XXXVII
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- La SERIE 39 en ESPAGNE - Garage de fiF Fernandez, à IRUN
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- Tl serait fort intéressant de savoir combien de nos honorés lecteurs ont passé en Espagne, pendant l'été dernier, par la grande route conduisant de Ilendaye à ïrun. A toute époque de Tannée, il existe sur cette route un trafic intense. Non seulement y a-t-il les voitures (les voyageurs en route pour San-Sébastien, Madrid et Barcelone, mais tout voyageur qui fréquente cette route doit être émerveillé du fort commerce d’automobiles neuves qui se fait de France en Espagne, par cette voie historique.
- Depuis dix ans, ce commerce a pris des proportions vraiment intéressantes. En 1922, la Maison Fernandez e Hijo, qui effectue.le passage en douane de 99 sur 100 voitures, ne possédait qu'une petite remise dans la vallée de la Bidassoa, où les automobiles attendaient la visite des douaniers espagnols. Aujourd’hui, le garage de nos estimés clients couvre plus de 2.000 mètres carrés.
- La photographie ci-dessus, que nous avons le privilège de soumettre à nos honorés lecteurs, leur permettra de jeter un coup d’œil sur l’intérieur de ce grand garage. Les voitures entrent du côté français, et elles sortent en Espagne.
- La construction elle-même n’est pas autre chose que leur ancienne et très fidèle amie, la SÉRIE *10 qui, dans les mains du senor Descouzis, architecte à Iran, a su exécuter un véritable tour de force.
- Pour former la charpente de sa construction, le La chirpevte en acier sortait de notre usine de
- senor Descouzis a employé la ferme n° 28. Cette ferme Rouen. Elle a été posée par un de nos monteurs, aidé a 10 mètres de portée entre les poteaux, et 5 mètres ^ esi>ai=in0^R:, coût de cette charpente se
- '}e *'aute«r aur le,s côt,>s- A,Ul <l’arriver à la largeur 42 Kermec“28 X îa SERIE 39 au taux
- de 20 mètres voulue par nos honores clients, le senor unitaire de 845 francs.......... Frs 35.400
- Descouzis s’est décidé d’accoler les fermes par paire. 40 Jeux d’entretoises a treillis pour reliei ces et de construire son projet à deux neis, chacune de fermes entre elles, au taux de 540 francs. 21.840
- 100 mètres de longueur. A en juger par la photographie, 57.330
- son projet a très bien réussi. La toiture est en plaques Majoration de 10 %................. 5.733
- ondulées de tlbro-ciment. tandis que les portes et Fose 7 Vz %........................ 4.730
- fenêtres sont de fabrication régionale. Total....................Frs 07.703
- Branchement, sans nous permettre l'indiscrétion de louer notre propre fabrication, nous sommes d’avis que les éléments de la SÉRIE 39, fabriqués uniquement dans nos Ateliers, sis dans le port de Rouen, et employés aujourd’hui dans tous les pays du monde entier, ne sont pas d’1111 coût très élevé. Nous laissons û nos honorés lecteurs le soin de juger si la SÉRIE 39 pourra leur rendre des services. A l’heure actuelle, nous produisons 58 formes distinctes, d’une portée de 5 à 15 mètres. L’homme raisonnable qui désire construire rapidement, d’une manière pratique et per coûteuse, pourrait faire plus mal que de nous écrire pour aFnir une copie de notre brochure 84.
- Étabb JOHN RE1D, Ingénieurs-Constructeurs, 6 bis, Quai du Havre, ROUEN
- FABRICATION en SÉRIE de BATIMENTS MÉTALLIQUES POUR LA CULTURE et L’INDUSTRIE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Conduite de tir
- TRANSMETTEURS D'ORDRES TRANSMISSIONS ÉLECTRIQUES APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE ÉTANCHE
- IO. RUE CAUMARTIN
- PARIS
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- N° 150.
- SOMMAIRE
- (nrte.KMimK 1 oi>o)
- Tome XXXVI.
- Dans l’usine électrique moderne, le personnel cède la place à l’automatisme intégral...........................
- Où en est la synthèse de la musique ? La production de musique par les courants alternatifs, application de l’électroacoustique.. ...................................
- Dans ia verrerie moderne, la machine a remplacé le verrier. Comment on fabrique aujourd’hui, mécaniquement, le verre à vitre...............................
- Un problème capital pour l’agriculture : la conservation du blé; les silos modernes., .. .. ....................
- Une méthode originale pour réparer les ponts...........
- La technique navale sera-t-elle modifiée par le désarmement de demain ? Le nouveau croiseur allemand est, à ce point de vue, un enseignement................
- Le dirigeable géant anglais R-101 est terminé, c’est le plus grand navire de l’air.............................
- Les routes aériennes de l’Atlantique. Comment les observations météorologiques permettent de les choisir avec le maximum de sécurité. Il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine...........................
- Radiophonie et radiovision remplaceront-elles, un jour, le journal écrit ? ...................................
- L’automobile telle qu’elle sera en 1930. Les nouveautés du Salon de Paris ....................................
- Le cinéma sonore à la portée de tous..................
- La voiture réfrigérée des chemins de fer du P.-O. sera agréable en été.......................................
- Le phonographe et la vie..............................
- La T. S. F. et les Constructeurs.......................
- Les A côté de la science (Inventions, découvertes et curiosités)...........................................
- Une nouvelle chaudière à gaz pour le chauffage central.
- Chez les éditeurs ....................................
- Jenn I.nbnriié
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- Marcel Boll ................ 4G3
- Professeur attrégé de l'Uni-versité, I)r es sciences.
- Roger Simonef .................. 4G3
- Agi\ K.- de l'Université.
- G- 11.......................... 471
- Jean Marital.................... 473
- C.-R. Dartevelle.............. 477
- J* M.......................... 433
- L, Houlleviguc................. 485
- Professeur à la Pnculle des Sciences de MiirseiMe.
- Charles llraeliet...............493
- Capèrc......................... 503
- Hétnnrdim|uer.................. 5(3
- 1- I'........................ 5JG
- F. Fnillct..................... 517
- J. M........................... 520
- V. Rubor....................... 522
- G. Prud’hon.................... 52G
- J. Pl......................... r,28
- Répétons-le sans cesse ; le machinisme remplace île plus en plus la main-d'œuvre dans toutes les industries. La fabrication du verre à vitre est sans doute 1 une (les dernières venues à l’emploi de la machine, puisque depuis trente ans à peine le « souffleur » a peu à peu disparu. Mais l’œuvre et l’ouvrier bénéficient aujourd’hui, largement, des progrès techniques effectués dans le domaine de l’étirage du verre. Parmi les opérations de cette puissante industrie, celle de l’obtention mécanique d’énormes cylindres de verre est à la fois l’une des plus délicates et des plus curieuses. La couverture de ce numéro représente, précisément, cette phase pittoresque : on y voit les magnifiques cylindres de verre sortant du pot d’étirage de la matière en fusion; l’un de ces cylindres est déjà couché sur le «berceau» destiné à le recevoir et d’où il sera repris pour subir mécaniquement, au fil chaud, 1 opération de la fente longitudinale. (Voir l’article sur la verrerie moderne,
- à la page 463 de ce numéro.)
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- LA S (' /1<) .Y ( ' L LT LA VIL
- LE DERNIER CRI DE L’AUTOMATISME EN ELECTRICITE
- IITTITIIIHIBIMII1M1HI WlfTMill II IH I—Il
- PROTECTION CONTRÔLE
- Relais de surcharge iiAlternaleur)
- 'Parafoudre
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- I VI, c„ip
- STATIOIN DE CONTROLE
- Relais d echauffement de palierjj Interrupteur à force cenl.rifuqeflT-
- Relais de pression[oo d'huile l-oo
- > ,, Relais
- uAdéchaurfemcnt © ®|| d'alternateur
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- Relais de surtension (Excita tri ce)
- Contact auxiliaire de l’interrupteur H ,T.
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- Relais ,de surtension jj (Alternateur)
- Transf orrn-de contrôle
- Interrupteur de contrôle
- Appareil de mise en route
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- \CONTACTEURc PRiNCiPAL
- Solénoide |Jdu régulateur
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- Relais d’arrêt temporisé
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- Contacteur contrôlant le courant
- CENTRALE
- HYDRQ-ÉLECTRiQUE
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- Contacteur Ü de champ
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- Transformateur d'intensité
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- Régulateur de tension
- Excitatrice
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- ALTERNATEUR
- UKI.AIK 1)1'. ( ONTIIOI.K KT 1)1'. 1MU)TKCT1<)N I) l'NH CKNTIIAI.K 11 Y DUO Kl .KCTli 1 pi' K AUTOMATIQUE
- Lu. liant, à “anche, la station de contrôle. Lu- bas, à droite, le barrage et, les alternateurs. Le circuit alimentant le dispositif automatique est dérwé de la ligne haute tension (11. T.), qui part de l'alternateur et comporte les appareils de protection ordinaires. Le t ransl'orinateur de contrôle fournit aux relais un ourunt adapté à leur fonction. L'appareil de mise en route (ici., un << Jlotleur » supposé) déclenche le contacteur principal sur le circuit du contacteur principal; le solénoïde du régulateur de. vitesse <le l'alternateur, le contacteur à Corée centrifuge, le contact eur coût râlant l'intensité du courant. Lu bas, horizontalement, le circuit de régulation de tension. .1 gauche, te. chapelet des appareils de protection un reluis surveillant l’écliuulTeinent, doublé d'un second reluis de surcharge ; un relais d'éelmulïeuienl des paliers, un autre île pression d'huile ; eii/in deux uutirs qui stoppent quand une surtension se pendu t.
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- La Science et la Vie
- MAGAZINE MENSUEL DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE
- T\édigè et illustré pour être compris de tous Voir le tarif des abonnements à la fin de la partie rédactionnelle du numéro (Chèques postaux : N” 91-07 - Paris)
- RÉDACTION, ADMINISTRATION et PUBLICITÉ : 1 3, rue d'Enghien, PARIS-X’ — Téléph. : Provence i5-zi
- Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés pour tous pays.
- Copyright by La Science et la Vie, Décembre 1929 - C. Seine 116.544
- Tome XXXVI
- Décembre 1929
- Numéro i5o
- DANS L’USINE ÉLECTRIQUE MODERNE LE PERSONNEL CÈDE LA PLACE A L’AUTOMATISME INTÉGRAL
- Par Jean LABADIE
- //électrification d'un pays dépend, comme nous Vavons vu (1), au premier chef, de Vutilisation rationnelle de scs forces naturelles et, notamment, la houille blanche. Dans ce domaine, comme dans toutes les branches de Vindustrie, c'est vers la recherche du maximum de rendement que se sont tournés constamment les efforts des ingénieurs. Or, s'il apparaît, tout d'abord, que, seules, les grosses centrales sont susceptibles d'atteindre ce but — grâce à remploi de groupes électrogènes puissants, d'une part, et grâce à la réduction du personnel qu'elles autorisent, d'autre, part — il ne faut pas perdre de vue les nombreuses chutes d'eau d'importance relativement faible. Disséminées dans la montagne, elles sont, néanmoins, capables, par l'interconnexion électrique, de fournir un apport considérable d'énergie. Du même point de vue, ou sait qu'il est indispensable de « parsemer » le pays électrifié de sous-stations de transformation de courant, surtout en ce qui concerne les réseaux de chemins de fer. Ces conditions, en apparence opposées — meilleur rendement et multiplicité des usines — ne sont cependant plus incompatibles aujourd'hui, grâce à /'automatisme intégral. En effet, des usines entières fonctionnent maintenant sans nécessiter d'autre main-d'œuvre que la visite hebdomadaire et rapide d'un ingénieur-contrôleur. Leur mise en marche est assurée automatiquement, soit par les besoins du réseau même, soit à une heure fixée d'avance. Le couplage de leurs machines est automatique comme leur arrêt, qu'il soit nécessité par un excès d'énergie ou par un incident quelconque imprévu. Ainsi, grâce aux merveilleux progrès de la technique et de la construction électromécanique, l'usine électrique moderne, facteur de bien-être et de civilisation, créée par l'homme, se passe de plus .en plus de sa présence.
- U nk conception littéraire aussi courante t pie fausse veut que le machinisme aboutisse à l’esclavage des travailleurs, à leur « mécanisation ». C’est, ainsi qu’un film récent, dont les frais de mise en scène furent énormes, nous présentait la cité future comme une vaste usine peuplée d’esclaves desservant les machines et commandés eux-mêmes par un automate. Le grand romancier anglais II. G. Wells, a qualifié cette « super-production » de « the silliest tliing in the world » (la chose 1» plus (1) Voir La Science et la Vie, n° 13(1, page 232.
- bête du monde) et c'est justice : loin de réduire les hommes en servitude, l’automatisme apporte, partout où il s’installe, leur libération, ainsi qu’un accroissement immense du rendement de leur travail « intelligent ».
- Rien ne démontre mieux cette vérité que l'examen de cette chose merveilleuse qu’est, aujourd’hui, pleinement réalisable et réalisée à des centaines d’exemplaires, une usine électrique travaillant d’un bout à l’autre de l’année sans aucune présence humaine ni d’autre surveillance que l’inspection hebdomadaire d'un ingénieur ou d’un simple
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Vl’K EXTÉlilKUlîK DK K A CENTRA 1,1', II YDItOÉl/KCTKIQUK Al ’TO.M ATI QUK DK SKABU11G, Pllî'.S DK WILKINTON
- (ktats-unik)
- Au sommet du promontoire, le bassin de décharge. A gauehe, en plein air, le poste de transformation avec la sortie des lignes.
- contremaître, dont le passage à travers la salle des machines en marehc ne dure souvent qu'un petit quart d'heure.
- En Amérique, deux grandes firmes : la Compagnie Westinghouse et la General Electric, se sont spécialisées, avec une émulation prenant l’allure d’un match, dans l'application de l'autonudisme complet aux centrales hydroélectriques. Grâce à cet effort combiné, le territoire américain voit naître, un peu partout, des exploitations de chutes d’eau dont les anciennes formules n'auraient pu assurer l'existence.
- On a équipé (les chutes perdues en des régions inaccessibles, où l'homme ne saurait résider de façon permanente — à moins de dépenses pour son habitation (pie n'aurait pas justifiées la tâche quotidienne (pii l'attendait là, laquelle n'aurait consisté (pi'à ouvrir ou à fermer, à de longs intervalles, des vannes ou des circuits électriques. I)e même, des chutes minimes, (pii n'auraient justifié l'immobilisation d’aucun personnel, sont devenues productrices grâce à l'automatisme. Et, comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, le réseau général du pays s’enrichit, de la sorte, progressivement, de sources d’énergie dont le nombre apparaît,
- d’ores et déjà, illimité. En Europe, les compagnies Brown-Bo veri, Electro-mécanique, Thomson-Houston, ainsi que les sociétés allemandes, ont entrepris la diffusion des mêmes procédés. Des centrales automatiques s’installent un peu partout, et la France, nous dit-on, verra bientôt inaugurer la première usine de cc genre.
- Parallèlement à cette application, l’automatisme conquiert encore, très rapidement, une autre catégorie d’usines électriques : les sous-stations de transformation de courant , notamment en matière de traction. Les Chemins de fer du Midi ont mis en marche une telle sous-station au Ilourat, et les lignes de tramways de la région parisienne viennent (le recevoir, de leur côté, leurs premières installations automatiques dans les sous-stations de Vitry et de Sèvres.
- Nous allons essayer de comprendre brièvement, dans ses grandes lignes (une étude complète exigerait un volume), le fonctionnement de ces nouveaux types d’usine électrique appelés au plus grand avenir.
- Mise en route et arrêt automatiques d’une centrale hydroélectrique
- Imaginons donc une usine isolée, dont les roupes générateurs transforment en éner-
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- vitk intkhikurk dk la ckntualk ii ydroélectriquk
- AUTOMATIQUE DK PINE-RIVEH (ETATS-UNIS)
- .tu premier plan, le servo-moteur qui exécute la manœuvre de mise en marche ou d'arrêt sur l'ordre d'un relais. A droite, le cylindre contenant l'huile sous pression qui meut le servo-moteur.
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- L'A U TOM A TI S Ml'.
- gie électrique l'énergie (l'une chute d'eau.
- Sa mise en route et son arrêt peuvent s'effectuer de plusieurs manières suivant la nature de l'exploitation. L’exploitant peut se réserver de fermer et de couper, à son gré, par commande à distance, le courant électrique. Mais il peut encore s’en remettre aux variations de niveau de l’eau disponible dans le barrage-réservoir, pour
- EN ÉI. E (T lll Cl T É
- toujours par l’intervention d’un organe central que nous dénommerons le contactcur principal. Ce contacteur déclenche à son tour tout le chapelet de manœuvres complexes (pie comporte l'opération toujours délicate de la mise en route d’un alternateur. Avant d’exposer le schéma général de ces manœuvres, disons quelques mots de chacun des moyens employés pour « ordonner » à
- UNK DK S MAC1IINHS COMMUTATRICKS UTIITSKKS DANS l,A SOUS-STATION” DK SKVRKS ,
- VRKS DK PARIS (S. T. C. R. P.)
- Le courant triphasé arrive par les bagues situées sur l'arbre ù gauche. A droite, par les balais, sort le courant continu. Le démarrage ne s'effectue que- sur charge réduite. Pour passer à pleine charge, on abat une partie des balais qui, jusque-là, étaient tenus relevés : d'où l'appareil de commande visible à l'extrême droite. Des relais de protection soid également installés contre réchauffement.
- l'ouverture et la fermeture automatiques des vannes et des circuits électriques.
- S'il désire adapter l’usine aux variations de charge (c'est-à-dire aux besoins de courant) du réseau, il pourra encore établir des contacteurs de démarrage et d’arrêt dont l'action sera réglée par cette charge. Enfin, l'exploitation peut exiger (pie la centrale soit mise en route et stoppée chaque jour à heures lixes ; dans ce cas, un chronomètre spécial accomplira, tel un réveille-matin, les déclenchements nécessaires.
- Quel (pie soit le dispositif choisi, le mécanisme de démarrage et d'arrêt commencera
- l'usine électrique de démarrer ou de stopper.
- 1. La télécommande, c'est-à-dire la transmission de l’ordre à partir d’une station de contrôle éloignée, peut s'effectuer tout simplement par une ligne spéciale, sur poteaux indépendants de la ligne de transport. Mais c'est là une dépense rarement justifiée. D'ordinaire, on utilise les pylônes de la ligne haute tension de l'usine pour installer le fil supplémentaire (fil pilote) (pii sera chargé de porter l’impulsion télémécanique : dans ce cas non plus, la dépense n'est pas négligeable en raison des précautions d'isolement dont il faut entourer le lil pilote. Mais on
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- I Mi
- peut encore éliminer eelui-ei : il sullit de lancer sur les câbles d’énergie un courant de haute fréquence ou « courant porteur », lequel équivaudra à un véritable « courant téléphonique » superposé au courant haute tension de l’usine. Le couplage entre le courant haute tension et le courant téléphonique s’effectue par des selfs ou des capacités, selon le cas. Finalement, un relais installé dans l'usine est déclenché par ce courant de haute fréquence.
- Est-ce tout, en matière de télécommande? l’as encore !
- L’ingénieur dispose d’autres moyens : il peut, par exemple, s'il réside à la centrale principale (non a utomatisée) du réseau général, faire varier en plus ou en moins la fréquence du courant général (en accélérant ou en ralentissant légèrement les alternateurs de 1 a e e n t r a 1 e pr i n e i pale ).
- Cette variation de fréquence aura sa répercussion dans la centra le secoxx-daire visée, grâce a des relais spéciaux (relais de fréquence), qui se chargeront de donner l’ordre de marche ou d'arrêt aux machines locales, suivant une convention établie d'avance (par exemple, l'accroissement de fréquence correspondant à la mise en marche et l'abaissement à l’arrêt).
- Est-ce tout, cette fois ? Non point, car voici, après tout, la manière la plus simple de commander à distance la mise en route
- d’une usine automatisée : c'est celle qui consiste à fermer le circuit, la ligne, que cette usine est destinée à alimenter. Cette fermeture équivaut à un appel : c’est le courant général du réseau qui vient porter à la centrale secondaire l’ordre de démarrer et qui, même, dans certains cas, lance lui-même
- les alternateurs, fonction-n a nt al o r s comme des machines réceptrices - motrices u s q u ’ à e e qu’ayant atteint le régime de mare h e , elles se muent en génératrices et déversent automatiquement leur production de courant dans le réseau général.
- Telle est la variété des télécommandes possibles. Encore omettons-nous volontairement un dernier moyen que les derniers perfeetio nne-ments techniques rendent apte à ec service : la télécommande par o îx d e s h e r t -v.icnnes.
- II. Commande par variation du niveau d'eau. — C’est, le cas valable pour une usine installée sur une rivière dont on veut exploiter toutes les variations passagères, toxites les crues, même les apports d’un orage. Les dispositifs ne* seront pas les mêmes, suivant qu’il s’agira d’une basse chute ou d’une haxite chute. Dans le premier cas, un llotteur installé sur le bief d'amont agira directement sur xux circxiit électrique et actionnera, par là, le contacteur principal, suivant que l’eau aura atteint ou non le niveau fixé pour
- TAIM.KAU CONTROLANT, A I.A SOUS-STATION AUTOMATIQUE IXE VITU Y, I.E DÉMARRAGE D’UNE COM M UT ATR 1C E
- Le contacteur du centre du panneau ayant déclenché le démarrage par l'office de la génératrice (visible à droite, en ban), le second contacteur (en haut) ne donne la pleine tension à la commututrice que. si la polarité de la machine concorde avec celle du réseau.
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- L'AUTOMATISME EN ÉLECTRICITÉ
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- la mise en marche. Mais on peut aller plus loin et installer des dispositifs agissant non pas seulement par niveau lixé d’avance, mais sur la vitesse avec laquelle le réservoir se remplit (ce qui permet de prendre les devants dans la consommation d’eau, afin d’éviter le gaspillage par débordement du barrage).
- S’il s’agit de hautes chutes, le réservoir étant éloigné de l’usine, on soumet le eon-tacteur principal, soit à des llotteurs (par le moyen de fils pilotes suivant Je parcours des conduites forr eées), soit à des manomètres branchés au pied de ces conduites et agissant, dans l’usine même, suivant la pression atteinte par l’accumulation d’eau dans le barrage.
- III. Commande par variation de charge.-— Ce dispositif assure la mise en route et l'arrêt de la centrale automatisée d'après la valeur de la « charge » imposée au réseau par la demande de consommation. Ici, c'est un « relais à maximum » qui, appliqué au réseau général, accomplira l’ofiioe (pic nous venons de voir exécuté par le niveau d’eau à flotteurs.
- Ce « relais à maximum » se déclenche quand le courant atteint une certaine intensité prévue. Dès que cette valeur est atteinte, le relais ordonne au contacteur principal de mettre en route, en manière de secours, l’usine auxiliaire automatique.
- Cependant, dans la centrale principale du réseau, les alternateurs en service possèdent toujours une « capacité de surcharge » qu’il
- convient d’utiliser avant de recourir à l'usine auxiliaire automatique. On attendra donc, avant d'utiliser celle-ci, que les alternateurs principaux commencent à chauffer. Pour marquer cette nouvelle condition, on installe, sur le circuit du réseau, un « relais d’échauffement ». Ce relais possède un circuit dérivé du courant général, qui
- s’échauffe exactement dans la même mesure que les machines génératrices. En réglant , par des volets, la faculté de rayonnement (c'est-à-dire de refroidissement) de ce relais, on lui impose donc de ne jouer qu’au moment où l’alternateur qu’il surveille atteint réchauffement cl, par conséquent , la surcharge prévus. C’est alors qu'il déclenche le contacteur principal. Et l’usine auxiliaire automatique entre en action.
- IV. Com-mande autant a t i, q a e p a r l'heure. — Ce dispositif n’of-lre rien que de très simple. 11 fonctionne suivant le principe du réveille-matin appliqué au déclenchement du contacteur principal de l’usine.
- Les quatre dispositifs de commande (pic nous venons de récapituler peuvent, bien entendu, se combiner dans une seule et. même installation. C’est ainsi que la centrale hydroélectrique de Ilofen (Suisse), qui assure le service urbain de Saint-Gall, possède un dispositif de mise en route et d’arrêt par variation du niveau de l’eau, tandis qu’une horloge intervient pour immobiliser,
- DIS.IONCTKUR AUTO.MATIQUK ITI.TltA-HA1MDK COUPANT I.K COURANT KN 1 ,/l 00e DK SKCONDK
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- durant certaines heures, les relais à niveau dont l'action serait intempestive, au moment, par exemple, où (heures de pointe) il s’agit de fournir du courant au moyen de toutes les réserves liquides existant.
- Schéma général de la mise en marche, du contrôle
- et de la protection des machines
- Voiei donc le contacteur principal déclenché pour la mise en marche de l’usine.
- Cet organe, suivant l’heureuse expression d’un spécial i s t e de l’automatisme é 1 e c t r i q u e ,
- M . Tauzin, tient le rôle d'un véritable chef d’orchestre. A son signal, c'est tout l'équipement automatique branché sur lui (pii se met en branle, dans l’ordre réglé par le compositeur - - je veux dire l’ingénieur qui a établi l’usine et lui a assi gué ses buts de travail.
- Cette « composition » des gestes à faire et. des rythmes à suivre possède, comme la musique, son écriture spé-e i a 1 e : le « schéma » théorique des électriciens.
- La variété des schémas établis à ce jour pour l'automatisation de diverses centrales est. assez grande. Nous ne pouvons songer à en donner, ici, dans une étude d’ensemble, une idée même sommaire.
- Nous nous bornons à reproduire l’un de ces schémas, non pas à la manière abstraite des électriciens, ’ mais en matérialisant, autant qu'il se peut, l’évocation des divers organes qu’il met en ligne. Ce schéma est celui qu'emploie, en principe (sauf de mul-
- tiples variantes), la General Electric C°, qui a déjà équipé, en Amérique, plus de cent trente centrales hydroélectriques automatiques, tandis que la Westinghouse en a installé plus de soixante.
- Afin d’éviter toute répétition, les explications que comporte cet exemple sont uniquement contenues dans la légende qui accompagne la figure de la page 442. On v trouvera la figuration des divers organes, ainsi que le rôle rempli par chacun d’eux.
- Les
- sous - stations automatiques de transformation de courant par commuta-trices
- L’organisation générale de l’automatisme dans une centrale hydro-électrique étant comprise, on saisit immédiatement que la même organisation procédera des mêmes principes dans une sous- statio n destinée seulement à transformer le courant pour le distribuer aux différents secteurs d’une ligne, suivant ses besoins.
- Pour montrer les services que rend l’automatisme en pareil cas, un exemple concret suffira. Nous allons le prendre dans les sous-stations automatiques nouvellement installées à Sèvres et à Vitrv par la Société des Transports en Commun de la Région Parisienne.
- Chacune de ces deux stations comporte deux arrivées de courant triphasé à 18.500 volts et deux comnnitatrices transformant ce courant, triphasé en courant continu (000 volts) qu’exigent les moteurs de tramway. La puissance de chacune de ces deux
- I, K G ItO U PE: DE VENTILATION DESTINÉ AU 11EEKOID1S-SEMENT DES TRANSFORMATEURS, DANS I.A STATION DE'. SÈVRES, PRÈS DE PARIS, ET, A GAUCHE:, SON PANNEAU DE DÉMARRAGE AUTO M ATI QITE',
- Dans l'angle, du cliché, en haut et à droite, on a fait figurer, à titre purement, documentaire, la photographie du tableau de commande et de signalisation dont le schéma détaillé figure plus loin
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- L'AUTOMATISME EN ÉLECTRICITÉ
- 4-1.0
- machines (voir fig. page 445) est d’environ 500 kilowatts.
- Le problème qui se posait aux ingénieurs, pour automatiser ces stations, comportait les directives particulières suivantes : a) diriger à volonté le courant de l’une ou de l’autre ligne d’arrivée (à 13.500 volts) sur l'une ou l’autre machine commutatricc, afin qu’en cas de panne, soit de l’une des lignes d’arrivée, soit de l’une des machines,
- voies parisiennes, l’équipement devait donc envisager la mise en route instantanée d’une machine commutatricc en cas d’avarie de celle en service ; de suppléer, de même, aux défaillances éventuelles de l’équipement des feeders par un équipement de secours ; enfin, de revenir à la commande manuelle complète de la sous-station avec possibilité de repasser en automatique sans arrêter la sous-station, et inversement.
- INT» DENI™.1 DE LIGNE CÂBLE ROUGE
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- Sur ce schéma (reproduction exacte, au trait, du tableau photographie page IIS), on suit facilement, en haut, toutes les operations normales ou accidentelles intéressant la première machine et,en bas, celles <pd intéressent la deuxième. Dans chaque plot circulaire, un ou deux boutons lumineux s'éclairent pour
- dire si la manœuvre est bien exécutée ou, encore, en contact (ou de le retirer) au circuit qui lance (ou ar
- la station continuât d’assurer le service ; b) démarrer les eommutatrices ensemble ou l’une après l’autre, suivant les besoins du réseau ; c) alimenter les feeders de distribution ; (/) mise en route d’un ventilateur, en cas d’échauffement supérieur à 60°.
- Le réseau à alimenter comporte plusieurs tronçons ayant chacun son feeder. La coupure intempestive du courant sur un seul feeder immobilise donc tous les tramways parcourant, à ce moment, le tronçon correspondant, ainsi que toutes les voitures prêtes à y entrer.
- Pour éviter de tels embouteillages aux
- •as d'accident. lrne clef spéciale permet de donner le été) l'une on Vautre machine (interrupteur II. T.).
- Tel est le problème (pie la Compagnie Française Thomson-Houston a pratiquement résolu par un équipement aujourd’hui définitif après une période d’essai (avec un équipement d’étude) qui a duré un an.
- La mise en route et l'arrêt ont été organisés suivant le principe (voir ci-dessus) de télécommande. Vue commande à distance, à multiples fonctions, met. sous le contrôle d’un opérateur chacun des organes principaux de la sous-station : entrées de ligne, eommutatrices, feeders, en même temps qu’un système de signalisai ion informe ce
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- LA SCIENCE El' LA VIE
- mémo opérateur que les manœuvres ont été exécutées. C’est, par exemple, un opérateur résidant au poste de Point-du-Jour qui surveille de la sorte la sous-station de Sèvres.
- Cet opérateur a devant les yeux un tableau (représenté dans l'angle de la iig. page 448 et dessiné en détail page 449), qui figure schématiquement, a vec leurs connexions
- Un claxon annonce tout changement dans l’allumage des lampes du tableau, ce qui permet au surveillant de ne se déranger (pie s'il y a du nouveau.
- Par la simple manœuvre d'une clef, l'homme peut commander : la mise en service ou le déclenchement des câbles, le démarrage ou l'arrêt de l’une ou de l’autre machine. Ainsi l’opérateur est constamment
- VUE INTERIEURE DF. T,A SOVS-STATION DU IIOURAT (CIIKMINS DE FER DU MIDI)
- Au second plan, une des eommutatrices. Au premier, le pupitre contenant les appareils de commande
- automatique par horloge à contacts.
- mutuelles, les principaux appareils de la station : interrupteurs, disjoncteurs, conta c-teurs, dont la fermeture et l’ouverture se traduisent par l'allumage de lampes rouges et vertes. Ce tableau lui indique à tout instant : le câble en service, s'il y a une ou deux machines en service, et, s’il n’y en a qu'une, laquelle — et si chacun des l'eeders est bien alimenté. Le tableau indique encore si la machine à l’arrêt se trouve dans les conditions normales de départ ou en dérangement, et, dans ce dernier cas, la nature du dérangement, qui peut, soit nécessiter une inspection, soit disparaître de lui-même, par l'intervention des relais de protection.
- « renseigné » en même temps que muni de tous les moyens d’action nécessaires.
- Mais c’est à la sous-station même que des relais assurent automatiquement le déroulement, étape par étape, des opérations ordonnées à distance. Une opération ne commence que si la précédente est correcte et achevée. Ainsi, le contact du courant ne peut être donné aux feeders par la machine que si la « polarité » de la machine possède le sens voulu. De même, le « synchronisme » du courant triphasé d’arrivée et de la com-mutatrice est constamment vérifié par un relais spécial. Et ainsi de suite...
- La protection de l’installation contre un
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- L'AUTOMATISME EN fiLECTRJCITÏÏ 451
- défaut possible de l’équipement pendant le démarrage, contre un défaut de l’équipement pendant la marche, contre des perturbations extérieures, est également assurée par des relais automatiques. Tous ces relais forment l’équipement de la figure page 442.
- Pour donner une idée de la rapidité de fonctionnement d’un organisme aussi complexe, disons que, la sous-station de Sèvres étant prise complètement arrêtée, il suffit de vingt secondes pour toutes les opérations de démarrage et de couplage d’une commutatrice et de quarante secondes pour l’essai des feeders, de sorte qu’en soixante secondes, à partir du repos absolu, la marche normale est atteinte. Cette rapidité de manœuvre est supérieure à ce que l’on peut obtenir du meilleur électricien. Car les gestes de l’opérateur manuel ordinaire se retrouvent dans l’équipement automatique dotés d’une qualité supérieure, rendus obligatoires et rationnels.
- Les sous~stations automatiques de transformation de courant par redresseurs à mercure
- Pour terminer, il convient de signaler combien l’automatisme s’adapte aux sous-
- llORLOGE A CONTACTS POUR LA MISE EN SERVICE ET L’ARRÊT AUTOMATIQUES DE LA SOUS-STATION DU IIOUIIAT (MIDI)
- On aperçoit, sous la vitre de l'horloge, les bagues à eontaets assurant les déclenchements (ici, deux par vingt-quatre heures) au moyen de discontinuités (visibles sur la figure sous forme d'indices placés ici aux niveaux des heures 17 et 22). En bas, le moteur d'entrainement.
- RELAIS d’ÉCIIAUFFEMENT POUR PROTÉGER LES ALTERNATEURS
- A gauche, un réservoir d'huile enveloppé dans un carter à orifices de ventilation. Par une pri-se de courant branchée sur le circuit à surveiller et des résistances intérieures, l'huile s'échauffe. Relié aux oontacteurs thermiques du relais (à droite), le réservoir d'huile chaude donne le signal d'alarme dès que la température atteint son degré critique. Mais, comme il convient de. régler précisément ce degré ('variable avec la charge qu'on veut donner èi l'alternateur et que celui-ci peut supporter), il faut pouvoir modifier à son gré le « rayonnement » refroidissant la masse d'huile. On y parvient en ouvrant plus ou moins les orifices de ventilation.
- stations qui utilisent, pour transformer le courant alternatif en courant continu, non plus des machines commutatrices, mais des redresseurs à mercure.
- On sait en quoi consistent ces derniers appareils : ils sont les plus simples que, théoriquement, l’on puisse imaginer pour l’opération envisagée. Ce sont des lampes, d’énormes lampes à mercure, à cette particularité près que l'arc électrique jaillissant entre l’anode et la masse métallique n’est plus enfermé, ici, dans un tube de cristal, mais bien dans de grandes cuves de fonte. Chaque redresseur ainsi constitué réalise une puissance de 500 kilowatts.
- On accouple, ordinairement, les redresseurs deux à deux en les brancliant. sur les mêmes services auxiliaires qu’exige le fonctionnement de ces appareils (réfrigération, pompe à vide).
- L’automatisme de la mise en service ou hors service devient, pour les redresseurs, presque aussi simple que rallumage ou l’extinction d’une lampe. Les préoccupations qui président fi la mise en marche des groupes de machines commutatrices sont, ici, absentes. D’autre part, ni les surten-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- Armature de l'embrayage' #Electro
- Engrenage
- conique
- Mécanisme redresseur du mouvemt osci liant.
- Tourillon
- central
- - Rainure en spirale
- Tambour
- porte-
- -contacts
- UN IlKLAJS « A ACTION DIFFKRKK »
- Ce type de relais a pour fonction de déclencher l'organe qu'il commande avec un retard prevu (permettant à d'autres opérations intermédiaires de s'accomplir entre l'arrivée et Vexécution de l'ordre). L'ordre arrive sous forme d'un courant qui excite un électroaimant (en haut) dont l'armature, attirée, actionne un embrayage. Cet embrayage, par différents engrenages, agit sur un tambour porte-contacts qu'un moteur oscillant fuit tourner (toujours dans le même sens) par un jeu de cliquets. Cependant le mouvement de rotation du tambour est « suspendu » par un ressort, tant que le tourillon central (dont le mouvement est également déclenché par l'électroaimant) n'a pas accompli un certain nombre de révolutions, représentant une certaine durée. Ce nombre de révolutions est fixé par la position d'une butée sur une rainure en spirale. Une réglette munie d'un ergot (qui s'insère dans la dite rainure) vient toucher la butée quand l'ergot a parcouru le nombre de spires prévu. A ce moment, le moteur oscillant tpii « marquait le pas » devant le tambour prêt èi tourner (mais plus résistant que sa propre action).
- se met à entraîner réellement ce tambour,
- sions, ni les sureliarges, n’affectent (le manière dangereuse les redresseurs à mercure. Leur mise en route par télécommande est très simple.
- Cette opération exige toutefois « l'amorçage» préliminaire. J/arc électrique ne jaillit, entre la cathode (contenant le mercure) et les anodes que si l’on provoque d’abord, par le contact d'une petite anode auxiliaire, un premier are. De la « tache cathodique », formée par l’impact, de eet, are auxiliaire sur la cathode, jaillit alors (grâce au llux d'électrons émis par cette tache) l’arc principal entre la cathode et l’anode de service. Dans le cas des redresseurs industriels, les anodes sont au nombre de trois, six ou neuf pour une même cathode (1). L’amorçage s’effectue par un contacteur.
- (1) Ceci pour utiliser ou mieux les courants alternatifs triphasés que le redresseur est chargé de transformer en continu.
- libéré par suite de l'arrêt du tourillon.
- Les redresseurs de mercure exigent cependant d’être protégés contre réchauffement, d’où la nécessité d'un système de réfrigération, dont un appareil avertisseur surveille automatiquement, le bon fonctionnement. D'autre part, il est essentiel que le vide soit toujours maintenu à l’état très poussé dans le corps des redresseurs : un indicateur de vide commande automatiquement l'entrée en scène des pompes, dès (pie la pression vient à monter dans l’appareil.
- Sur ces principes, et, avec des détails techniques, la Compagnie Brown Boveri a installé, pour le compte des Chemins de fer Néerlandais, des sous-stations automatiques à redresseurs dont le fonctionnement est excellent. Admirable souplesse de l’énergie électrique qui, dans ces installations modernes, fait reposer la marche des trains sur le fonctionnement d'une lampe à arc....
- .Ikan l.AiiAun':.
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- LA PRODUCTION DE MUSIQUE PAR LES COURANTS ALTERNATIFS APPLICATION DE L’ÉLECTROACOUSTIQUE
- Par Marcel BOLL
- PROFESSEUR AGRÉGÉ DF. 1,'UNIVERSITÉ, DOCTEUR ÈS SCIENCES
- II y a environ deux ans qu’un ingénieur russe fit, à VOpéra de Paris, ta première démonstration de production de musique par Vélectricité (1). Depuis, des perfectionnements ont été apportés à celte synthèse des sons, sans que, toutefois, la mise au point de ce problème soit complète. Pour comprendre l'ensemble de cette question, qui relève à la fois de l'acoustique, c'est-à-dire de la mécanique, et de l'électricité, il est indispensable d'être familiarisé avec les qualités des sons (intensité, hauteur, timbre,...). Il devient alors aisé de saisir comment, au moyen de courants alternatifs de fréquences convenables, il est possible de créer des sons par Vélectricité. Notre collaborateur, M. Bail, expose ici cette question dans toute son ampleur, en mettant à la portée de tous
- ce délicat prolMme.
- Iij faut remonter aux environs de 1000 pour assister aux premières tentatives de fabrication artificielle de la musique, c’est-à-dire de production de musique par des procédés non mécaniques (choc, frottement, air comprimé). Ces essais n’eurent guère de retentissement pendant le premier quart de notre siècle ; mais, depuis quelques années, le succès commence à couronner les efforts des chercheurs, tant en France qu’à l’étranger, et il n'est plus téméraire de croire que nous sommes à la veille d'une révolution de la musique par Vélectricité.
- Le présent, article renonce à se perdre dans les détails de réalisation, qui ne sont pas encore toujours au point ; mais il se propose de prendre les choses dès le début, c’est-à-dire de partir de la nature du son et d’expliquer familièrement les divers principes mis en œuvre par les inventeurs qui se sont lancés dans cette nouvelle technique. Ainsi, le lecteur qui aura bien voulu nous suivre sera à même de situer les multiples appareils imaginés et d’en comprendre le fonctionnement.
- (1) Voir La Science et la ï7ie, n° 128, page 121.
- L’acoustique
- est un chapitre de la mécanique
- Nous laisserons, bien entendu, de côté l'aspect subjectif de la question, e’est-à-dire la description de l’oreille et de ce qui se produit lorsqu’un bruit ou un son vient frapper la membrane du tympan : il y a là des problèmes physiologiques et psychologiques fort complexes, comme, d'ailleurs, tous les phénomènes qui ressortissent de ces deux sciences.
- Le premier point essentiel, sur lequel nous devons insister, e’est ejue l'étude du son, l'acoustique, n'est jxts une science spéciale : physiquement parlant, le son est du mouvement et n'est que du mouvement. L’expérience a montré que notre oreille est impressionnée par certains mou veinent s . appelés «périodiques», parce qu’ils se reproduisent identiquement à eux-mêmes un grand nombre de fois. L’acoustique est donc exclusivement l'étude de certaines fréquences élastiques, produites par des « sources sonores ». Dans ces sources, il y a toujours un corps matériel (pii vibre : ce corps est un solide (corde de
- H. VON IIELMIIOETZ
- physicien allemand (1821-1891), associé étranger de V Institut de France, l'un des fondateurs de l'acoustique.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Périiode
- de Isftcood#»]
- FIG. 1 .-SONS FAI1ÎT/ES KT SONS INTENSES.
- Cette figure représente, les écarts des extrémités des branches d'un diapason (donnant le la normal ou 5e la du piano) selon qu'on le frappe doucement ou fortement. Ces courbes ne donnent pas les intensités (voir fig. 2).
- violon, par exemple) ou un gaz (l’air qui remplit la clarinette). La source sonore devient le point de départ d’un rayonnement élastique, lorsqu’elle est située dans un milieu matériel, qui, dans la pratique, est toujours l’air : le rayonnement se propage avec une vitesse quelque peu variable suivant les données de l’expérience et, d’ordinaire, légèrement supérieure à 300 mètres par seconde.
- Intensité des sons
- ("est un fait d’expérience quotidienne que les sons perçus peuvent être plus ou moins intenses. L’intensité du son perçu dépendra, par-dessus tout, de l’intensité du son produit et de la distance qui sépare l’oreille de la source sonore.
- 1° Considérons le cas du diapason, qui donne le la normal (lig. 4) et qui sert aux accordeurs de piano. Suivant que nous le
- Énergie moyenne du son intense.
- Énergie moyenne du son ralblel
- Temps
- FIG. 2. -- INTENSITÉ DES SONS
- Reprenons les sons qui sont représentés par la figure 1. On voit, d'une part, les énergies instantanées, variables avec le temps, et les énergies moyetmes des moui'ements vibratoires. L'énergie du son intense, est 16 fois plus grande que l'énergie du son faible. i
- frapperons doucement ou fort, il donnera un son faible ou un son intense. Notre figure 1 représente, dans les deux cas, les écarts des extrémités des branches du diapason par rapport à leurs positions de repos ; le plus grand écart est appelé « amplitude », et on reconnaît que, dans notre figure, l’amplitude du son intense est quatre fois plus grande que l’amplitude du son faible.
- Ici se place une remarque importante : on serait tenté de dire que le son intense est « .quatre fois plus intense » que le son faible ; ce serait une grossière erreur. Et voici pourquoi : le rayonnement sonore émis par le diapason agit sur l’oreille, non seulement pendant le premier 870e de seconde, mais aussi pendant le second 870e de séconde et pendant tous les 870e de seconde qui suivront. La figure 1 montre que l'écart moyen, pendant l/435e de seconde, est nul, puisque, pendant l’émission du son, les brandies du
- |V870 de seconde
- Temps
- Voix de basse (21 mi)
- Temps
- Va* de seconde
- FIG. 3. - SONS AIGUS ET SONS GRAVES
- On a représenté Venregistrement des limites habituelles des hauteurs de la voix humaine. : les voix aiguës de femmes (soprano) atteignent une fréquence de 864 cycles ; les voix graves d'hommes (basse) descendent jusqu'à 84 cycles.
- diapason sont aussi longtemps d’un côté de la position d’équilibre que de l’autre : l’écart ne peut donc servir à mesurer l’intensité d’un son.
- Au contraire, l’intensité du son émis est donnée par l'énergie du mouvement vibratoire. Sans entrer dans des considérations quantitatives, qui ne peuvent trouver leur place dans cet article, il nous suffira de jeter un coup d’œil sur la figure 2, qui montre clairement que le diapason envoie de l’énergie pendant chacun des 870e de seconde consécutifs ; nous avons représenté à la fois les énergies instantanées des deux vibrations (son faible et son intense) et les énergies moyennes : on constate que l’énergie moyenne du second est seize fois plus grande que l’énergie moyenne du premier. Ainsi, en quadruplant les écarts d’un diapason,
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- î: K L E C T R O A CO U S T l Q UE
- 455
- on augmente l’émission sonore dans le rapport de un à seize (4 x 4).
- ‘2° D’autre part, l’intensité des sons perçus diminue lorsque la distance de la source sonore à l’oreille augmente. Ainsi, quand cette distance double, l’intensité est divisée par quatre ; quand cette distance quadruple, l’intensité est divisée par seize, etc.
- A titre d’illustration , nous pourrons nous placer à un mètre du diapason émettant un son l'aible, puis à quatre mètres du même diapason produisant un son intense (fig. 1 et 2) : dans les deux cas, nous éprouverons la même sensation.
- Cette décroissance de l’intensité du son perçu, lorsque la distance croît, est un phénomène heureux, sans lequel nous serions abasourdis par les innombrables bruits qui nous entourent. De plus, en dessous d’une certaine intensité, le son n’est pas perçu: le son produit par une petite boule de liège pesant un milligramme et tombant d’un millimètre sur un plateau de verre, l’oreille étant à 91 millimètres de distance, constitue le plus faible son perceptible. On peut calculer que, si l’énergie reçue alors par le tympan était absorbée par un gramme d'eau et que nous voulions élever d’un degré centésimal la température de cette eau, il faudrait que le son se prolongeât pendant deux cent mille
- siècles. Et notre oreille est encore cinquante fois moins sensible que notre œil...
- Hauteur des sons
- Un mouvement vibratoire simple n’est pas seulement défini par la « hauteur » des
- courbes repré-sentatives (fig. 1 ) ; il l’est aussi par leur « largeur » : c’est parce que les deux courbes de la figure 1 ont la même «largeur» qu’elles correspondent à la même note (5e la du piano). On dit aussi que la période de la vibration est l/435e de seconde ou encore que la fréquence est 435 cycles.
- Les notes qui, sur le piano, sont à droite du 5e la sont plus aiguës, et leurs courbes représentatives ont des boucles plus resserrées : les périodes sont plus courtes et les fréquences, plus grandes. Ainsi, de toutes les voix de f e m ni e s (contralto, mezzosopra-no, soprano), les plus aiguës sont ces dernières, et elles atteignent fac ilement (fig.3)le6e la, c’est-à-dire 870 cycles.
- Inversement, les notes qui, sur le piano, sont à gauche du 5 e la, sont plus graves, et leurs courbes représentatives o n t. des boucles plus écartées : les périodes sont plus longues et les fréquences, plus petites. De toutes les voix d’hommes (basse, baryton, ténor), les plus graves sont les premières, et elles
- VOIX HUMAINt
- Avec les fréquences de quelques-unes des notes.
- NOMBRE DE CYCLES
- 100.000.000. 10.000.000. 1.000.000. 100.000. 10.000. 1.000. 100.
- 10.
- FRÉQUENCES
- ELECTROMAGNETIQUES
- £ -e
- a a © o
- ^ Secteurs alternatifs (50 cycles)....................
- FRÉQUENCES ÉLASTIQUES
- S
- b B O i Voix humaine Fréquence! musicales 1 & ‘03
- ....1er sol dièse uZ
- FIG. 5. — TABLEAU DES FRÉQUENCES ÉLASTIQUES
- On a placé en regard les oscillations électroniques de même fréquence. C’est la transformation des fréquences électromagnétiques en fréquences élastiques qui constitue la « production artificielle » de la pinsique.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- descendent (fig. 3) jusqu’au 2° mi, c’est-à-dire jusqu’à 84 cycles.
- Toutes ces notes sont portées sur un clavier de piano (fig. 4), qui s’étend depuis le 1er la (27 cycles) jusqu’au 8e la (8.480 cycles). Dans les orchestres, on utilise la petite flûte, qui monte à 4.700 cycles ; et, à l’autre bout, les grandes orgues utilisent parfois des notes de 10 cycles. L’intervalle compris entre 10 cycles et 4.000 ou 5.000 cycles constitue l’ensemble des fréquences employées en musique, l’ensemble des fréquences musicales.
- La série des fréquences musicales ne sc confond pas avec celle des fréquences audibles (perceptibles par l’oreille). Au-dessous de 10 ou 15 cycles, nous entendons des ronllements saccadés, puis nous ne percevons plus rien ; notre index « sent » notre pulsation (entre 1 et 2 cycles), lorsque nous l’appuyons sur l’artère radiale, mais l’oreille est sourde à une vibration aussi lente. L’oreille entend, sous forme de sifflemen ts de plus en plus aigus, les sons compris entre 5.000 et 40.000 cycles; puis, au delà de cette dernière limite, nous ne percevons plus rien : c’est le domaine des « ultrasons » (1).
- Le tableau de la ligure 5 situe les diverses vibrations élastiques dans l’échelle des fréquences ; nous avons porté en regard les oscillations électroniques (ou fréquences électromagnétiques), qui nous serviront dans la suite, puisque ce sont elles qu’il s’agit de transformer en musique.
- Mais, auparavant, il nous faut encore rappeler plusieurs points importants d’acoustique.
- Le timbre des sons et les harmoniques
- L’oreille arrive à discriminer deux mêmes notes, par exemple le 4° do (200 cycles), lorsqu’elles sont produites par deux instruments différents, même s’il s’agit de deux tuyaux sonores par exemple, comme la llute et le hautbois. On dit (pie la llute et (1) Voir La Science cl la Vie, il0 115, page 21.
- le hautbois n’ont pas le même « timbre » (1). Le timbre est attribuable à ce fait que les sons émis ne sont pas simples, c’est-à-dire, qu’en plus du son principal (ou son « fondamental»), il y a production d’«harmoniques», qu’une oreille exercée est très capable de reconnaître dans le son complexe. Le grand physicien allemand Hermann von Hehn-lioltz a poussé l’analyse des sons jusqu’à la perfection.
- Pour préciser les idées par un exemple simple, nous parlerons d’un instrument à sons fixes, comme le piano. Toutes les notes du piano possèdent des harmoniques ; ainsi (fig. 6) le 3e do (130 cycles), pris comme son fondamental (ou harmonique 1) possède les harmoniques suivants :
- Harmonique 2 : 4e do (260 cycles) ;
- Harmonique 3 : 4e sol (390 cycles) ; Harmonique
- 4 : 5e do (520 cycles) ;
- Harmonique
- 5 : 5e mi ( 650 cycles) ;
- Harmonique
- 6 : 5e sol (780 cycles) ;
- Harmonique
- 7 : (910 cycles) ;
- Harmonique 8 : 6e do (1.040 cycles) ; etc.
- On voit que les fréquences des harmoniques successifs sont entre elles comme la suite des nombres entiers (260 = 130 x 2 ; 390 = 190X3,...).
- La même figure 6 montre comment on peut, par une expérience extrêmement simple, mettre en évidence la présence de l’harmonique 3 dans le son fondamental (3e do) : on frappe en même temps le 3e do avec l’index gauche G et le 4e sol avec l’index droit D ; on laisse les notes « tenues » jusqu’à ce que les sons se soient étouffés ; puis, pendant* un instant, on frappe le 3e do avec l’index gauche G et on soulève cet index, tout en maintenant immobile l’index D (ce qui a pour effet de laisser soulevé l’étouffoir du 4e sol) ; dès que l’index G a quitté la touche (ce qui étoulîe le 3e do), on perçoit nettement le 4e sol : cette dernière note s’est mise à vibrer sous l’influence de (1) On dit parfois que le violon et le hautbois, ou encore le piano et la flûte n’ont pas le même timbre : c’est exact, mais on distingue, en outre, ces instruments, parce que les « modes d’attaque » (percussion, frottement, souille, ...) sont différents.
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- FIG. 6.--LES PRINCIPAUX HARMONIQUES
- ll’UNE NOTE QUELCONQUE DU PIANO Le, texte de Varticle montre comment on peut produire une note (le 4° sol, par exemple) sans qu'il y ait besoin de frapper la touche correspondante (marquée Y)).
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- V K L E C T Iï O A CO US TIQ U E
- 457
- Son entretenu ( tuyau d'orgue
- Temps
- Son faiblement amorti f diapason)
- j U U l
- Temps
- Vibration irrégulière et rapidement amortie ( bruit )
- Temps
- FIG. 8. — SONS ENTRETENUS ET SONS AMORTIS
- Qualités secondaires des sons
- lu fréquence (390 cycles) qui était émise (par surcroît) par le 3e do.
- Hermann von Helmlioltz ne s’est pas contenté d’analyser les sons : il en a aussi réalisé la synthèse. On peut ainsi reproduire, par la combinaison de sons simples, les sons les plus complexes, comme les bruits et la voix humaine : c’est ainsi que la voyelle O (fig. 7, bas) peut s’obtenir par la superposition des trois sons suivants :
- 4e si bémol (240 cycles) faible;
- 5e si bémol (480 cycles) fort;
- 5e fa naturel (720 cycles) modéré ;
- comme le montrent les graphiques du haut de la ligure 7 : chacun des points du graphique de la lettre O est obtenu en additionnant (algébriquement) les écarts correspondants aux trois courbes des sons simples (lig. 7, haut). On comprend, sans qu’il soit nécessaire d’insister, qu’il importe de connaître très exactement la nature et la constitution de tous les sons possibles, lorsqu’on veut réaliser des instruments qui soient capables de fabriquer « artificiellement » de la musique.
- Temps
- Temps
- FIG. 7. - DF. QlTOI SF. COMFOSE
- LE SON DE LA VOYELLE O
- On fabrique le son O, en superposant le 4e si bémol (faible), le i5e si bémol (fort) et le ,5e fa (modéré). La courbe du bas représente les vibrations du larynx quand nous promneons la lettre O.
- Ainsi (pie nous venons de le voir, la tradition attribue aux sons trois qualités, et trois seulement : l’intensité (ou énergie de la vibration), la hauteur (qui s’exprime en cycles) et le timbre, provenant de la superposition de plusieurs sons simples. Il faut joindre à ces qualités l’amortissement du son, le nombre des sons simultanés, la possibilité (pour un instrument) de produire tel ou tel son.
- 1° La ligure 8 l’ait comprendre en quoi consiste Y amortissement des sons : on dit qu’un son est entretenu, lorsque la vibration persiste longtemps identique à elle-même : c’est le cas d’un tuyau d’orgue (lig. 8, haut) ou d’un diapason entretenu électriquement (1). Le diapason ordinaire s’amortit lentement (lig. 8, milieu) ; mais on connaît des. vibrations dont l’amortissement est considérable (lig. 8, bas), ce sont les bruits, comme un coup de soulier contre le bas d’une porte ; on sait que les bruits étaient assez exceptionnels dans les orchestres jusqu’en ces dernières années (grosse caisse, castagnettes,...), mais la mode du « jazz » les a multipliés dans de grandes proportions.
- 2° On distingue, d’autre part, les instruments « monophoniques », qui ne produisent qu’un son à la fois, comme la llutc et le hautbois, et les instruments « polyphoniques », où les accords sont possibles (piano, orgue).
- 3° Enfin il existe des instruments à sons fixes (instruments à clavier) et des instruments à sons indéterminés, tels que le trombone à coulisse ou le violon : seuls, ces derniers réalisent à la fois des « sons filés » et des « sons coupés », les premiers ne pou-
- (1) Pur un êleclro.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- vaut ('mettre, naturellement, des sons coupes.
- (j ue
- fiu. 9.
- Les anciennes sources sonores et la reproduction des sons
- Jusqu'en ees dernières années, les sons étaient toujours produits par des moyens mécaniques, qui aboutissaient à la vibration de corps solides ou de gaz :
- 1° Les cordes vibrantes sont utilisées dans les instruments à percussion (piano) et dans les instruments à cordes (violon) ; l’usage des plaques vibrantes (tambour, cloche, claxon, sonnerie, trembleusc, ...) est d’ailleurs exceptionnel, du moins au point de vue musical;
- 2° Les tuyaux sonores servent de principe aux instruments à vent (orgue, flûte, trompe d'auto, sirène, ...) ;
- 0° La voix humaine participe à la fois de la vibration de corps solides (cordes vocales) et de gaz (gorge et bouche).
- C’est ici que se place une remarque essentielle : aujourd’hui, nous ne nous occupons que de la production électrique des sons, et nous laissons de côté la reproduction des sons émis par des procédés mécaniques (voix humaine, instruments de musique habituels) ; nous nous réservons de revenir ultérieurement sur cette très intéressante question, qui comprend le téléphone (c’est-à-dire l'ensemble microphone-écouteur), la radiodiffusion, la phonographie, le mnémophone (où les sons sont enregistrés grâce à l’aimantation d’un disque ou d’un lil en alliage spécial), les « films sonores », etc...
- 11 nous faut, néanmoins, dire quelques mots de l'écouteur téléphonique, (pii sert aussi de base aux liaut-
- PRINCIPE DK L ECOUTKUll
- Sous l'influence, des courants électriques variables <pd passent dans l'élee.iro EK’, la lame de. fer L se met à vibrer et reproduit les sons qui, avaient « modulé » le courant (PP est un pavillon en ébonite, percé d'un trou T).
- Rondelle de baudruche
- Rondelle de baudruche
- parleurs, car ees deux appareils interviennent constamment dans la «fabrication artificielle» de la musique, dans la production de vibrations par des moyens non mécaniques.
- L’écouteur (fig. 9), qui n’est autre chose que le « récepteur » des installations téléphoniques, se compose de deux électros E E', qui ont comme armature une lame vibrante en fer LL, placée derrière un pavillon PP en ébonite, lequel est percé d’un trou central T. Les courants variables attirent plus ou moins la lame L, et l’appareil reproduit les sons (pie le microphone avait transformés en courants.
- Un haut-parleur se compose d’un écouteur plus ou moins modifié ; dans le modèle-schématisé par la ligure 10, les courants qui traversent l’éleetro font vibrer la lame rigide, qui entraîne le cône d’aluminium ; le diffuseur est fait d’une matière qui ne vibre pas (1) (soie, carton métallisé, ...). Les haut-parleurs doivent remplir tout un ensemble de conditions difficilement compatibles : reproduire avec le même rendement tous les sons, depuis les plus graves jusqu’aux plus aigus, mieux émettre les sons faibles (pie les sons forts, transmettre les sons les plus intenses sans déformation, n’introduire aucun son parasite (en particulier, éviter le cloc à chaque attaque). Le perfectionnement des haut-parleurs est en bonne voie de réalisation.
- Commutateurs tournants et alternateurs
- FIG. 10. PRINCIPE DU 11AITT-PARI.KUR
- Un haut-parleur comprend toujours un écouteur (fig. 9) plus ou moins modifié : lu lame rigide vibre sous l'influence des courants qui traversent l'éleclro et elle entraîne le cône d'aluminium ; le rayonnement sonore, ainsi émis, se. réfléchit sur le. diffuseur.
- Le problème de la fabrication artificielle de la musique est lié à la produe-
- (1) Ou plus précisément d’une matière dont les vibrations sont extrêmement amorties.
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- L'ÉLECTROACO U STI QUE
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- tion d’oscillations électroniques, c’est-à-dire de courants alternatifs de fréquence convenable ; ces courants seront reçus dans un écouteur ou un haut-parleur, qui transformera les fréquences électromagnétiques en fréquences élastiques, en vibrations matérielles qui deviennent, dans l’air, la source d’un rayonnement sonore.
- Les courants alternatifs, dans les tentatives qui, jusqu’à présent; ont vu le jour, sont obtenus par trois procédés principaux.
- a) Par des moyens mécaniques (commutateurs tournants et alternateurs) ;
- b) Par des oscillateurs à lampes, en utilisant d’ailleurs deux principes fort différents (oscillateurs à fréquences audibles et hétérodynes) ;
- c) Par des cellules photoélectriques.
- Nous allons rapidement passer en revue
- ces diverses méthodes :
- 1° Le plus simple des oscillateurs d’électrons, autrement dit le plus simple des appareils susceptibles de faire passer un courant électrique, tantôt dans un sens, tantôt en sens inverse, est par cela même le plus simple des générateurs électrosonores : c’est le commutateur tournant, schématisé par la figure 11. Il comprend, par exemple, deux bagues et un « collecteur », sur lesquels frottent quatre balais. La bague de droite, qui est constamment reliée au pôle + d’un secteur continu, communique avec les lames im-
- FIG. 12. -- UN ALTERNATEUR
- A FRÉQUENCE MUSICALE
- Lorsque Vensemble (tes quatre aimants NS tourne à raison de 750 tours par minute, l'écouteur branché sur l'appareil fait entendre le premier sol dièse du piano (fig. 4).
- paires (1, 3, 5, ..., Il, 13) du collecteur; la bague de gauche (pôle — du secteur) communique avec les lames paires (2, 4, (5, ..., 12, 14). On comprend sans plus que l’écouteur — tel qu’il est placé sur la figure — sera parcouru par des courants alternatifs. Comme il y a ici 7 paires de lames métalliques, l’écouteur émettra le premier sol dièse (50 cycles, fig. 4), si la vitesse de rotation est légèrement supérieure à 7 tours par seconde (1).
- Le commutateur tournant a été employé dans les essais d’électroacous-, tique ; on simplifie,
- habituellement, ie montage en n’utilisant qu'un des deux courants (courants t ou jours dans le même sens ou courants « ondulés »). De plus, les lames du collecteur ne sont pas rectangulaires (comme nous l’avons implicitement supposé), mais triangulaires : suivant que le balai frottera plus près de la base des triangles, ou plus près des
- (1) Kxaclement 128 tours par illimité. Ce premier sol dièse est la note émise quand on branche l’écouteur (avec une lampe à incandescence en série, comme rhéostat) sur le secteur alternatif. C2est aussi la note qui correspond aux ronflements que fait entendre un transformateur, dont h s tôles sonl m.\I serrées.
- à l'écouteur
- Secteur
- à courant continu
- Rhéostat
- FIG. 11. - LE PLUS SIMPLE GÉNÉRATEUR ÉLECTROSONORE :
- LE COMMUTATEUR TOURNANT
- Cet appareil est entraîné par un moteur électrique : il a pour effet de relier les deux bornes d'un écouteur (fig. 9) ou d'un haut-parleur (fig. 10) successivement aux deux pôles et — du secteur à courant continu : il en résulte des attractions et des répulsions, c'est-à-dire finalement un son, dont la fréquence dépend du nombre de lames du commutateur et de sa vitesse de rotation.
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- à I écouteur nrmrg~tnrmr'a-tr
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- sommets, le courant passera plus ou moins longtemps dans l’écouteur, ce qui permettra, tout en conservant le même son fondamental, d'engendrer diverses harmoniques, qu'on choisira par tâtonnement, de manière à obtenir la note musicale voulue.
- 2° Au lieu d’emprunter un courant continu au réseau de distribution d’énergie électrique, on peut fabriquer soi-même du courant alternatif. C’est ainsi qu'on se servira d’un alternateur à aimants tournants, comme l'indique notre figure 12 : dans ce schéma, nous voyons (piatre paires de pôles qui tournent devant huit bobines (enroulées en sens inverse). Cette génératrice est directement branchée sur l’écouteur. Comme précédemment, on obtiendra la fréquence (électromagnétique) du courant — et, par conséquent, la fréquence (élastique) du son émis — en multipliant le nombre des paires de pôles (ici 4) par la vitesse de rotation en tours par seconde : le premier sol dièse (50 cycles) sera produit par cet alternateur (fig. 12), s’il tourne à raison de 12 tours et demi par seconde, soit de 750 tours par minute. Ajoutons qu'il est facile de construire des alternateurs, dits « à haute fréquence », qui peuvent émettre des sons plus aigus (pie le dernier la du piano.
- Dès 1900, en Amérique, on avait réalisé un orgue électrique, appelé « telharmonium », (pii envoyait de la musique à ses abonnés : l’installation exigeait une puissance d’environ 150 kilowatts et comprenait cent quarante-quatre alternateurs. Un son complexe exigeait le branchement simultané de plusieurs alternateurs : pour reprendre l’exemple de la voyelle O (lig. 7), il fallait lancer en
- -------------Son résultant ou son de
- même temps dans les écouteurs trois courants alternatifs différents, d’intensités convenablement réglées grâce à des rhéostats. Malheureusement, le telharmonium nécessitait des capitaux considérables, et l’inventeur ne tarda pas à faire faillite. Cette vieille idée est, à l’heure actuelle, reprise dans des projets de pianos électriques : on produit ainsi de la musique polyphonique, mais les sons obtenus ne sont pas très purs.
- Oscillateurs à lampes
- La lampe à trois électrodes ou triode est un appareil de choix pour entretenir des oscillations électroniques (1). Rappelons qu'un circuit oscillant — constitué par une self et un condensateur — est susceptible de faire osciller les électrons avec une fréquence qui dépend de la self de la bobine (exprimée en henrys) et de la capacité du condensateur (exprimée en microfarads). Et c’est grâce à l’association — à la « symbiose », pourrait-on dire — du circuit oscillant et de la triode que les oscillations propres du circuit ne sont plus amorties (fig. 8, milieu), mais entretenues (fig. 8, haut) : la triode permet donc à l’écouteur (fig. 9) d’émettre des sons durables, voire prolongeables indéfiniment.
- 1° Ceci posé, la première idée consiste à choisir un circuit oscillant, réglé à la fréquence du son qu’on veut produire, et à l’associer à une triode suivant le montage habituel (fig. 13). Comme la fréquence doit être relativement basse (par rapport aux « hautes » fréquences qui servent en radio-(1) Nous sommes obligés — pour ne pas allonger démesurément cette étude fort complexe— de ne pas revenir sur le fonctionnement de la triode; on se repor-tera à notre article sur « l’émission thermoélectronique » paru dans La Science cl la Vie, n° 146, p. 101.
- battement. ('/3 de seconde )-------
- TRIODE
- Rhéostat
- |depiles|
- CONDENSATEUR
- FIC. 13. •— UN O.SCILLATKIR A FRÉQUENCE AUDIBLE
- Ce montage permet vraiment de fabriquer de la musique artificielle sans autre organe mobile que la lame de Vécouteur (fig. 9). Lorsque le condensateur est d'un microforad et la self de 6 dixièmes d'henry, l'écouteur émet le la normal (435 cycles, fig. 4).
- '.Premier SI -v i /sode seconde)
- FIG. 14. -- PRINCIPE DE u’ilÉTÉRODYNE
- Lorsqu'on frappe simultanément sur le premier la et sur le premier si d'un piano (courbes en traits fins), on obtient une sorte de roulement (courbe en trait gras) à raison de trois renforcements cl de trois affaiblissements par seconde : c'est cette combinaison de deux fréquences qu'on désigne
- sous le nom de « battements ».
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- phonie),J1 est nécessaire que la capacité et la self soient grandes : ainsi, pour émettre le la normal (fig. 4), on choisira un condensateur d’un microfarad, et la self sera de 0 henry 6 (1).
- Les oscillateurs à fréquence audible sont dilïiciles à régler ; de plus, il est à peu près impossible de fabriquer des condensateurs l'aria,blés de si grande capacité. Ces appareils monophoniques seront donc à sons fixes, avec un clavier comme le piano : chaque touche introduira dans le circuit une self différente, ce qui permettra de produire successivement les diverses notes de la gamme.
- Il existe, d’ailleurs, d’autres montages donnant des fréquences audibles, notamment des montages à deux lampes symétriques et à deux circuits oscillants, qui sont formés, l'un et l’autre, par un condensateur et une résistance, sans bobine de self.
- 2° Il y a grand avantage à faire appel au principe de l’hétérodyne, qui aboutit à des instruments à sons indéterminés (comme le violon) et, de plus, se prêtant aux exigences du maniement artistique.
- L’hétérodyne n’est autre chose qu’un montage apte à produire des battements. Faisons d’abord comprendre en quoi cela consiste, au moyen des fréquences élastiques : nous frapperons en même temps (avec l’index et le médius de la main droite) sur le premier la et sur le premier si d’un piano (fig. 4) ; nous entendons alors, en plus du son des deux notes, des renforcements et des affaiblissements à raison de trois par seconde ; le roulement ainsi produit rappelle le bruit qu’on fait quand on se gargarise (rœ, rœ, rœ, rœ, ...). Et voici pourquoi : sur la figure 14, on a dessiné en traits fins les deux vibrations du la (27 cycles) et du si (30 cycles) ; à certains instants (au milieu de la figure), les deux vibrations sont en concordance, elles
- (1) Alors que les amateurs de radiophonie manipulent plutôt des millimierolarads et des milli-henrys.
- s’ajoutent, il y a renforcement ; à d'autres instants (aux bouts de la ligure), les deux vibrations sont en opposition, elles se retrait-' chent, il y a affaiblissement. La ligure 14 montre immédiatement que la courbe résultante (en trait gras) a une fréquence de trois cycles.
- De manière analogue, les battements de deux fréquences électromagnétiques donnent une fréquence résultante plus faible et qai peut fort bien être audible. Soient (fig. 15) deux circuits oscillants, celui de gauche est lixe ; sa fréquence propre sera, si l'on veut,
- la fréquence d’émission de la Tour Eiffel (200 kilocy-cles). On réalise un tel circuit avec un condensateur de 1 millimicrofarad et une self de 6 dixièmes de millihenry. Si le circuit oscillant de droite est identique à celui de gauche, l’écouteur restera muet; mais, si sa fréquence propre est 200.435 cycles, l’écouteur émettra le la normal. Il se trouve que ce résultat est atteint pour une modification infime du condensateur variable (1) : il suffît de diminuer sa capacité de 15 cent - millionièmes de sa valeur. L’hétérodyne (des deux mots grecs : différent et puissance) nous offre le moyen ae réaliser un instrument de musique monophonique, d'une sensibilité inouïe, à sons indéterminés, et pouvant émettre des sons filés aussi bien que des sons coupés. C’est peut-être dans cette direction que les essais de sources électrosonores autorisent les plus grands espoirs.
- Emploi des cellules photoélectriques
- Nous terminerons par quelques mots sur un principe tout différent : le courant électrique résulte de l’émission d’électrons par un métal sous l’influeiïce de la lumière, mais, pour rendre ce courant variable, on est contraint de recourir à des disques en rotation.
- (1) Suppose"' tout d’nbord identique au condensateur lixe.
- Accus de chauffe
- Condensateur
- rixe
- Condensateur
- variable
- Bloc
- de piles
- Point
- commun
- FIG. 15. — UN OSCILLATEUR HÉTÉRODYNE
- C'est là le principe du plus intéressant des instruments cleclro-sonores. Si les deux condensateurs ont des capacités très peu différentes, il se produit des battements électromagnétiques, qui se traduisent en sons dans l'écouteur.
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- I/appareil est schématisé par la ligure 10 : la lumière émise par une lampe à incandescence atteint la couche de potassium qui se trouve à l’intérieur d’une cellule photoélectrique. Lorsque la roue dentée tourne, la lumière est périodiquement interceptée par les dents de la roue : il s'ensuit que le bloc de piles produit un courant variable, et l’écouteur émet un son, dont la fréquence dépend du nombre des dents et de la vitesse de rotation de la roue. Cet appareil peut être rendu polyphonique en projetant sur la même cellule photoélectrique plusieurs lumières cpii varient suivant des lois différentes en fonction du temps.
- Tels sont les principaux ins-t r il m e n t s de musique électrique, «pii, jusqu’à ce jour, ont donné des résultats intéressants; nous nous sommes bornés à en énoncer les principes, sans entrer dans les détails ; il v a sans dire qu'on |)eut souvent utiliser plusieurs étages d’amplification, comme dans les postes de réception radiophonique.
- Avenir de l’électroacoustique
- La fabrication artificielle de la musique à partir de courants électriques alternatifs est encore trop récente pour qu’on puisse émettre sur son avenir autre chose que des hypothèses assez vraisemblables.
- Les inventeurs ont insisté sur divers avantages de la musique synthétique : l’extension illimitée de la gamme, c’est-à-dire la possibilité de découper la gamme en autant d’intervalles que l’on veut (l’intérêt de ce perfectionnement semble quelque peu problématique) ; la possibilité de faire varier la hauteur des sons d’une quantité aussi
- faillie qu’on désire (ce résultat est déjà atteint par les instruments à sons indéterminés) ; la possibilité de la transmission directe — soit électrique, soit radioélectrique, —- avec, comme conséquence, la suppression de l’odieux microphone (1) ; la facilité de transposition, autrement dit de passage d’un ton à un autre.
- Tout ce qui précède ne constitue que des améliorations de détail ; il ne semble pas que les sources électrosonorcs aient intérêt à imite.r servilement les instruments actuels, ni, par suite, qu’on doive envisager un « délogeaient » de l’ancienne musique par les nouveaux appai’cils — sauf peut-être en ce qui con-ccrne l’orgue électrique, qui est plus économique que l’orgue habituel. La musique synthétique présente, comme principal intérêt, de créer de nouveaux timbres, d ’ i n t r o d u i r e dans l’orchestre un nouvel instrument ; ajoutons que la répartition des haut - parleurs dans la salle permet la réalisation d’elîets assez étranges (mélodie lointaine, écho, etc.).
- Voilà ce qu’on peut raisonnablement espérer de la fabrication « artificielle » de la musique, abstraction faite, redi-sons-le, des appareils reproducteurs, comme les phonographes électriques, que nous avons laissés de côté dans cette étude ; dans ce domaine encore peu exploré, les pronostics doivent être particulièrement réservés, car les chercheurs sont nombreux et un fait nouveau peut surgir qui, du jour au lendemain, risque de bouleverser les données du problème.
- Marcel, Boi.l.
- (1) Mais il est peu probable que les sources clcclro-sonores se substituent à l’orchestre actuel, même dans les studios d’émission radiophonique.
- Cehuie
- photoélectrique
- VIDE
- à incandescence
- Axe de 1 rotation i
- Bloc
- de piles
- Roue dentee
- I'KÎ. 10. - PRINCIPE d’un instrument photoélectrique
- Sons l'influence de la lumière envoyée par la lampe, il y a émission d'électrons par le potassium. Lorsque la roue dentée tourne, le bloc de piles produit un courant variable ; et le son produit par l'écouteur dépend du nombre de dents de la roue et de sa vitesse de rotation.
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- DANS LA VERRERIE MODERNE,
- LA MACHINE A REMPLACÉ LE VERRIER
- Par Roger SIMON ET
- AGRÉGÉ I3K L’UNIVERSITÉ, ASSISTANT A LA FACULTÉ DKS SCIENCES DE DIJON
- Lente à se perfectionner, comme toutes les industries dont les origines sont lointaines, la verrerie, depuis quelque vingt ans, adopte avec un succès croissant les procédés mécaniques de fabrication, qui semblent devoir se substituer rapidement à la fabrication à la main. Si, d'une manière générale, l'emploi des machines a transformé considérablement les conditions de nombreuses industries, il n'en est aucune qui l'ait été autant que la verrerie à vitre, et l'on peut dire que, si la machine n'était pas venue, cette industrie était condamnée à une mort certaine avec la disparition de son dernier souffleur. Grâce aux efforts persévérants des maîtres-verriers modernes, la fabrication du verre à vitre est entrée, depuis quelques années, dans une phase entièrement nouvelle, et l'invention des machines à étirer le verre fera époque dans la verrerie, tout autant que l'invention de la dynamo a fait époque dans l'histoire de l'électricité. La couverture de ce numéro représente précisément l'une des opérations — d'un aspect pittoresque — de l'étirage du verre ci vitre sous forme cylindrique dans une installation des plus modernes.
- Quelques mots sur la préparation du verre
- Le verre est le résultat de la combinaison , à haute température, de trois corps très abondants dans la nature : la silice, la soude et la chaux.
- La « silice », qui constitue presque la moitié de l’écorce terrestre, est trouvée libre à l’état de cristal de roche, de silex, de grès, de sable, et combinée,- dans les roches d’origine éruptive ou ignée.
- La « soude » existe également en quantités énormes, sous la forme de chlorure de sodium (sel marin ou sel gemme).
- La « chaux », presque aussi abondamment répandue que la silice, se montre à tous les étages géologiques, depuis les terrains carbonifères les plus anciens jusqu’aux terrains d’alluvions les plus récents.
- Ces trois matières premières entrent dans la composition du mélange vitrifiable, qui est fondu et mis en œuvre. Ce mélange, fait d’éléments aussi ténus que possible, se compose de sable et d’un fondant (sulfate ou carbonate de soude et chaux ou carbonate de chaux). Il contient de l’alumine, de la magnésie et de l’oxyde de fer, qui le colore en vert et le rend fusible. La décoloration du verre, appelée « savonnage », est obtenue par addition de bioxyde de magnésie (savon des verriers).
- La masse pulvérulente est versée dans de grands cylindres fermés, nommés « alsing »,
- auxquels on donne un mouvement lent de rotation. Ces appareils sont contenus eux-mêmes dans des gaines ventilées, de façon à éviter au personnel l’action des poussières nuisibles.
- On ajoute aux mélanges ainsi préparés une plus ou moins grande quantité de produits manqués, et on les amène aux fours.
- Pendant de longs siècles, le bois a été le seul combustible. La houille a permis de réaliser quelque progrès, notamment avec William et Friedrich Siemens ; mais il a fallu employer les combustibles gazeux pour réaliser des économies importantes, par l’invention des « fours à bassin » de très grande capacité et à travail continu, dans lesquels la composition est introduite à une extrémité par une ouverture dénommée « dogliouse » (niche à chien), tandis qu’à l’autre le verre, cueilli par les « ouvreaux », peut être travaillé dans les conditions les plus favorables, en évitant ainsi toutes les causes de refroidissement qu’entraînent les fours à marche intermittente.
- Le bassin est une espèce de cuve, de forme générale rectangulaire, mais dont le front est élargi, de manière à permettre la multiplication du nombre des ouvreaux. Ces fours — ceux de Chalon-sur-Saône, notamment — ont de très grandes dimensions : 10 mètres de largeur à l’avant, 7 mètres à l’arrière, et 30 mètres de longueur. Le bassin, dont la profondeur varie de 1 m 25 à 1 m 50, peut atteindre et dépasser la capa-
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- cité considérable de 200 mètres cubes, correspondant à un poids de 500.000 à (iOO.OOO kilogrammes de verre fondu. La température réalisée est de l’ordre de 1.400u. Une plaque métallique, que l’on soulève pour charger, protège les ouvriers contre le rayonnement intense de la surface, d’un blanc éblouissant, du bain de verre liquide.
- Le machinisme en verrerie
- Ce n’est qu’au début du siècle que l’on eut l’idée de remplacer le souille de l’ouvrier par l’air compri m é . L e s m aîtres-ve rriers américains, anglais et belges, surtout, ont beaucoup modifié leur technique, dans la verrerie à vitre notamment, où les dimensions des objets fabriqués rendent les dillicultés encore plus grandes que dans la verrerie à bouteilles. On est eniin parvenu, dans ces derniers temps, à mettre au point l’exploitation industrielle de procédés mécaniques de fabrication du verre à vitre, dont la rivalité excite l’intérêt. passionné des verriers du monde entier.
- Pour apprécier les progrès réalisés rappelons, en quelques mots, quelle était la méthode traditionnelle de fabrication du verre à vitre.
- Un retour en arrière :
- La fabrication à la bouche du verre à vitre
- Un ouvrier, appelé gamin, cueillait, à l'extrémité d'une canne creuse en fer, du verre en fusion. Il formait ainsi, au bout de la canne, une masse plastique adhérente, d'un poids déterminé, qu’il passait à un autre ouvrier, appelé souffleur. Celui-ci, en soufflant dans la canne, en balançant et réchauffant alternativement la masse cueillie, en formait un cylindre qu'il détachait de la canne, quand il avait atteint la dimension requise. Ce cylindre,
- ou manchon, était alors fendu dans le sens de la longueur, réchauffé dans un four (étenderie) et aplati. On obtenait ainsi la feuille de verre plus ou moins plane qui était envoyée au découpage pour l’obtention des vitres de différentes dimensions.
- Aujourd’hui, on étire mécanique* ment d’énormes cylindres de verre
- Cette technique, mise au point par les Américains, produit actuellement, par soufflage et étirage combinés, plus de la moitié du verre à vitre fabriqué aux États-Unis. Le brevet est exploité en France par l’usine de Chalon-sur-Saône de la Société des Verreries et Manufactures de Glaces d’Aniche, et de la Société des Glaces de Saint-Gobain. L’une des caractéristiques du procédé de P American réside dans la conduite des fours. La température du bain doit être un peu plus élevée que dans les autres procédés mécaniques, afin de compenser le refroidissement subi par la matière cueillie dans l’intervalle de quelques minutes qui s’écoule nécessairement entre le cueillage et l’étirage.
- La technique comporte les opérations suivantes :
- 1° Pochage. — Une poche métallique hémisphérique, munie d’un long manche, est suspendue à un pont roulant et amenée devant l’un des ouvreaux. Le poclieur et son aide guident la poche au moyen de son manche et l’enfoncent doucement dans le verre fondu, à environ 30 centimètres au-dessous de la surface. Cette opération est conduite avec; précaution aiin d’éviter toute agitation dans la masse en fusion et l’introduction de bulles d’air qui donneraient naissance à des bouillons. Puis, par un mouvement de rotation imprimé à l’axe de la poche, les
- Kl G. 1. - PREMIÈRE PHASE DE LA FABRI-
- CATION DU VERRE A VITRE PAR LE PROCÉDÉ DE l’american WINDOW GLASS
- La poche B verse son contenu (environ 330 kilogrammes de verre fondu) dans le pot d'étirage. Par étirage et soufflage combinés, on obtient le cylindre de verre dont on voit la base en A.
- Creusets Tourillon
- FIG. 2. - COUPE VERTICALE
- 1)’UN POT D’ÉTIRAGE, RÉVERSIBLE AUTOUR DE SES TOURILLONS
- Grâce à cette réversibilité, un creuset est en charge pendant <pie l'autre est complètement vidé par la chaleur du four situé en dessous.
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- LA V E RR E R TE MODERNE
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- deux ouvriers découpent, en quelque sorte, une demi-sphère de verre qui, à Chalon-sur-Saône, a une masse de l’ordre de 330 kilogrammes.
- Le cueillage effectué, la poche est amenée à un creuset de terre réfractaire, nommé pot d’étirage, et dans lequel son contenu est versé grâce à un double mouvement de renversement et de retrait. Une certaine quantité de verre, 70 kilogrammes environ, demeure adhérente au fond de la poche ; le creuset reçoit donc une charge de 260 kilogrammes.
- Cueillage, transfert et versement doivent s’effectuer avec une rapide précision, le tout durant environ deux minutes. Le retard dans la manœuvre produirait ce cpi’on appelle une fausse-poche ; l’opération devrait être répétée, car le verre refroidi aurait acquis une trop grande viscosité, s’opposant à un étirage régulier.
- L’une des particularités les plus intéressantes de la fabrication est le fonctionnement du pot d’étirage, taillé en creuset sur ses deux faces et monté sur des tourillons , ce qui assure sa réversibilité. Un petit four, appelé kilm, est placé sous le pot et chauffé au gaz ou à l’huile. A l’origine, le pot était fixe. Les résidus vitreux, après chaque charge, devaient être réchauffés, au point de pouvoir se mélanger à une nouvelle charge de verre neuf. En fait, la masse obtenue n’était jamais vraiment homogène, ce qui produisait des stris dans le verre fini.
- Grâce à la réversibilité du pot, chaque creuset est alternativement en charge et. en nettoyage. Les résidus vitreux de la précé-
- dente opération, demeurés dans le creuset, maintenant inférieur du pot, se ramollissent assez pour que leur poids sufïisc à les faire tomber dans la cavité ménagée sous le foyer où ils sont repris et reportés au four. Chaque charge a donc une composition bien uniforme et, de plus, la marche de l’appareil est. ininterrompue.
- 2° Etirage et soufflage combinés. — L’étirage porte sur 175 à 190 kilogrammes de verre.
- L’organe essentiel de la fabrication est la canne, tube creux en acier coulé, d’une longueur de 1 m 50 environ, présentant à son extrémité inférieure un mors très massif, destiné à cueillir le verre. La canne est prolongée vers le
- haut par un tube télesco-
- pique. Elle est soutenue par une cage dont les mouvements verticaux d’ascension et de descente, guidés par un chevalement métallique solide, sont commandés élec-
- triquement.
- La canne, assujettie à l'extrémité du
- tube télescopique, est descendue suffisamment pour que le mors plonge presque entièrement dans le verre fondu que le po-cheur vient de verser dans le creuset supérieur du pot d’éti-L’étirage est. ensuite pratiqué en obéissant à de strie-tes prescriptions.
- Le moment le plus délicat est le début de la formation du manchon ; l’opération est. conduite lentement. On étire et souffle simultané-m ent. Co m m e 1 e verre fluide se refroidit peu à peu dans le creuset et que sa viscosité cyoît, une augmentation de la vitesse d’étirage, assurée automatiquement, conserve à la vitre une épaisseur constante. Suivant que
- Mors
- Montée lentej
- Arrêt 45 secomîssi Montée lente î /
- Montée
- lente
- FIG. 3. — SCHF.MA D’ÉTIRAGE d’un MANCHON DE VERRE (PROCÉDÉ DE e’AMERICAN WINDOW GLASS)
- FIG. 4.---SALLE D’ÉTIRAGE DE CYLINDRES
- DE VERRE (PROCÉDÉ DF, I,’AMERICAN WINDOW GLASS)
- A, eiflindres de verre; H, berceaux destinés à les recevoir; (!, pot d'étirage.
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- LA SCIENCE
- ET LA VIE
- Treuil
- d’étirage
- Aircornprimé
- Cabine de =nmanoeuvre de letireur
- Admission de l'air -comprimé
- .Chevalei de cappage
- Flti. 5. — COI Tl’K I.ONGITUDINAI.K Il’UN ATEI.1KR DK
- k’amkrican window glass, montrant lk manchon
- DE VKRRK TERMINÉ UN POSITION VERTICALE
- l’étirage est rapide ou lent, le verre obtenu est mince ou épais. L’usine de Chalon-sur-Saône comprend huit machines. On désigne par machine l’ensemble d’un kilm, d’un pot d’étirage et d’un système d’étirage. Quatre machines possèdent en commun un service de pichage et un étireur.
- 3° Cappage. — Quand l’étirage est terminé, le treuil l'ait marche arrière et le cylindre, dont la base a été entourée d’un collier métallique garni d’amiante et qu’un second treuil actionne, prend une position oblique, puis horizontale et finale m eut est couché sur un chevalet, dit de cappage. La cape est la partie du manchon adjacente au mors.
- Le cylindre est sectionné en tronçons de 1 mètre à 1 m 50 de long a u m o y e n d’un fil de ferro - nickel chauffé par un courant électrique.
- 4° Fendage. — Chaque manchon posé sur un chevalet dit de fendage, est fendu, à l’aide d’un iil chaud (il y a quelques années au diamant) suivant deux génératrices diamétralement opposées.. Les demi-cylindres obtenus, nommés « noclièrcs », terme qui, en patois du Nord, signifie che-neau, sont transportés à l’éten-derie sur des voiturettes suspendues à un monorail continu.
- 5° Etendage. — Au moyen du graff (du verbe allemand greifen, saisir), l’ouvrier renverse la no-chère sur une pierre à étendre, parfaitement plane et d’une épaisseur de 10 à 12 centimètres, disposée, dans le four, sur un chariot mobile sur des rails. Cette pierre se compose de deux couches réfractaires : une couche inférieure de terre grossière de 9 à 11 centimètres d’épaisseur et une couche supérieure de terre très fine de 1 centimètre d’épaisseur
- La température nécessaire au ramollissement de la feuille et qui est de l’ordre de 800° sur la pierre à étendre est obtenue p a r 1 a co mbustion du gaz de gazogènes dont un clapet de réglage permet ii l’éten-(leur de varier le débit d’arrivée. Le four ne comporte aucun pyromètre ; l’ouvrier juge du résultat à l’œil et d’après la résistance opposée par la feuille à l’effort d’aplanissement qu’il exerce à l’aide de la baguette de polissoir, pièce de forme parallélépipédique en bois d’aulne ou de peuplier, tenue à l’extrémité d’un long manche. La flamme ne doit jamais toucher le verre, sinon il y a altération delà
- Fendage
- Chevalets de cappage
- o o o 6 <b b o o
- Poche
- Doghousc
- FIG. 0. PI.AN (iÉNKRAI. DK
- I.A VKRRKRIK A VITRKS DK C1IALON- SUR-SAONE (AMKRI-GAN AVINDOW GI.ASS)
- FIG. 7.---l.K CYI.IND11K (( A»,
- SOUTKNU PAR UN C’OI.I.IKR MKTALLI QUK GARNI D’A-MIANTK, EST COUCHE. SUR SON 15EHCKAU
- Il sera ensuite fendu en deux demi-cylindres qui seront réchauffés pour être aplanis. (American Windoxv Glass.)
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- LA VERRERIE MODERNE
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- surface qui présente un plus ou moins grand nombre de petites taches blanches constituant le défaut appelé verre brûlé.
- 0° Rccuisson. — Le mouvement du chariot amène la feuille au four de recuisson, long de 10 mètres et qui est adjacent au four à étendre. Il y a, le plus souvent, un four de recuisson compris entre deux fours à étendre. La température est à l’entrée de 850° à 420° (385° est la température optimum) et, à la sortie, de 30° à 40°.
- Le verre à vitre est aussi préparé en feuilles
- Ce procédé utilise un flotteur en terre réfractaire, appelé débiteuse, qui a l’aspect d’une cuve de section rectangulaire dont le fond se relève, dans le sens de la longueur, suivant deux lèvres laissant entre elles une fente de quelques millimètres de largeur.
- Lorsque la cuve, de densité moindre que celle de verre, pénètre quelque peu dans la masse demi - fluide, celle-ci s’échappe par la fente sous la forme d’un bourrelet de même longueur que celle-ci.
- Une amorce en toile métallique, actionnée par des rouleaux accouplés, descend se souder au verre, puis elle remonte doucement, entraînant la nappe formée ainsi non par traction, mais grâce à un apport permanent de la matière.
- En combinant la vitesse d’ascension avec le débit, on obtient une feuille automatiquement alimentée et de longueur théoriquement indéfinie, dont l’épaisseur dépend de la vitesse d'étirage et non de la distance entre les rouleaux.
- Par exemple, pour étirer du verre de 2, 3 ou 4 millimètres, la vitesse horaire d’étirage sera respectivement de 50, 38 et 25 m environ. Cette vitesse est fonction de la température et de la viscosité du verre et principalement de l’épaisseur à obtenir.
- Le puits d’étirage, où baigne la débiteuse,
- se continue en hauteur par une cheminée rectangulaire verticale de 4 mètres, en tôle de fer, avec revêtement intérieur calorifuge.
- Dans cette gaine verticale, sont disposés par paires, les premiers à un mètre au-dessus du niveau du verre, des rouleaux formés de rondelles de carton d’amiante, enfilés sur un arbre métallique, à section carrée. Ces rouleaux, dont le plan tangent passe par la fente de la débiteuse, maintiennent et entraînent la feuille de verre. Us ne font pas olliee de lamineurs, car la feuille, refroidie énergiquement à sa naissance par un double canal à circulation d’eau, placé de part et d’autre de la nappe étirée, arrive à la première paire de rouleaux après avoir acquis une consistance suffisante pour ne plus recevoir d’empreinte.
- Pour empêcher le bris de la feuille, les rouleaux sont placés les uns au-dessus des autres, à la distance la phi s réduite possible. Ce dispositif offre cet autre avantage d’évacuer jusqu’au sommet de la cheminée les morceaux de verre en cas de bris accidentel de la feuille.
- Seuls, les rouleaux de droite (lig. 12) sont animés électriquement d’un mouvement synchrone et uniforme de rotation, transmis par un arbre vertical et deux engrenages coniques. Les rouleaux de gauche, portés à l’extrémité de leviers coudés, s'endentent. sur ceux de droite, et un système de contrepoids qui les pousse vers leurs antagonistes, assure la pression nécessaire au cheminement de la feuille.
- Il fallait que les rouleaux tracteurs fussent faits en une matière légèrement élastique pour provoquer l’adhérence, tendre pour ne pas rayer le verre, calorifuge pour ne pas le tremper, réfractaire enfin pour résister à une température de 600° à 700°. L’amiante était tout indiqué pour remplir cet office.
- Des diaphragmes inclinés en tôle, dont
- l'IG. 8. - CIIARGKMUNT D’UN FOUR DF FUSION A BASSIN
- DANS UK BROCÉDK FOURCAUBT Au premier plan et à droite, tas de matière vitrifiable.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- l'arête supérieure affleure les rouleaux, divisent la cheminée en autant de compartiments. Le rôle de ces écrans est double : ils empêchent une ascension trop rapide de la chaleur rayonnée du puits d’étirage, et ainsi
- distribuent régulièrement cette chaleur.
- A la sortie de la débi-teuse, le verre pâteux est à une température de 850°, (pii s’abaisse à 530° après le passage entre les tuyaux refroidis-seurs. Puis elle diminue insensiblement jusqu’à 00°, à la sortie de la machine.
- La température des compartiments décroît, elle aussi, progressivement au fur et à mesure qu'ils s’élèvent dans le puits d’étirage.
- La feuille passe ainsi lentement (un rhéostat permet de régler la vitesse à 2/> centimètres près à l’heure) d’une température à l'autre pour arriver finalement à l’air libre, après avoir subi un refroidissement graduel et symétrique sur ses deux faces. Le phénomène de la trempe n’a pas l’occasion de se produire, et il n’est point besoin d’un réchauffage secondaire, autrement dit de reeujsson.
- La feuille sort au sommet de la cheminée, à à mètres au-dessus du four, à un étage appelé niveau de recette. C’est là que, après en avoir détaché l’amorce, des ouvriers spéciaux débitent la bande de verre en feuilles de 2 mètres environ de longueur qui sont livrées ensuite aux ouvriers coupeurs. La largeur de la nappe est à Dampremy de 1 m 08 environ, mais elle n’a rien d’absolu. L'usine d'Ilostomice (Tchécoslovaquie), qui emploie aussi le procédé Foureault, a adopté une largeur de 1 m 50 et obtient d’excellents résultats.
- La feuille n’est cependant pas utilisable dans toute sa largeur, car la lisière présente toujours un bourrelet d’une épaisseur notablement supérieure à celle de tout le restant de la nappe étirée, à cause du refroidissement plus rapide au point de départ.
- Fn 1010, après quinze années de travail acharné et de déboires de toutes sortes,
- Emile Foureault a réussi à installer dans ses usines de Dampremy, près Charleroi, une exploitation industrielle de son brevet. Le succès a couronné ce labeur opiniâtre. Depuis l’armistice, la Société de brevets Foureault a cédé des licences d’exploitation à de nombreuses verreries. Des usines équipées avec le matériel Foureault ont été construites ou sont en construction en Bohême, en Belgique, en Hollande, en Italie, en Pologne, en Grèce, en Tchécoslovaquie, en Russie, en Allemagne, en Chine, en Indo-Chine, en Australie, aux Etats-Unis, en Espagne et en France, notamment à Cusset-Vichy. Lorsque tous les fours existants ou projetés seront en marche, leur production atteindra 9 millions de mètres carrés de vitre par mois.
- Cette technique, qui date de 1905, est due à l’ingénieur américain Colburn ; elle s’apparente d’ailleurs au système Foureault.
- Une autre méthode d’étirage en feuilles du verre à vitre
- 1° La feuille de verre, amorcée au contact d’une toile métallique, est alimentée au point de cueillage par deux rouleaux entraîneurs, immergés dans la matière en fusion contenue dans un avant-corps du bassin et qui maintiennent la largeur de la nappe, laquelle est comme laminée et débitée par l’action convergente des rouleaux ;
- 2° La feuille étirée verticalement à son origine est ensuite pliée à 90° sur un tambour rotatif, après avoir été ramollie par des brûleurs spéciaux. Elle passe dans une galerie de 60 mètres de longueur environ, appelée carcaisc, où elle est recuite.
- Les premiers essais faits à Tolédo ont été poursuivis à Kanawaha City (West Virginia) ; en 1915, l’installation définitive, considérablement agrandie en 1920, a été faite à Charlcston par la Libbey Owens Sheet Glass Co. Des verreries utilisent actuellement ce procédé en France (Saint-Etienne et Wengles), en Suisse, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Belgique, aux Etats-Unis et au Japon.
- 1
- FIG. 10. — COUPE I)K J,A « DÉBITEUSK » UTILISÉE DANS T.F. PROCÉDÉ FOUUCAUI.T
- Dans la position 1, la débiteuse flotte à la surface du verre ; dans la position 2, elle est enfoncée et le verre jaillit par la fente d'étirage.
- FIG. 9
- CO t ’ P E T RANS VE H -
- SALE ET VUE PERSPECTIVE DE LA « DÉBITEUSE » (PROCÉDÉ FOURCAULT)
- La débiteuse est un flotteur en terre réfractaire qui baigne dans le verre en fusion. Celui-ci vient former un bourrelet en dessus de la fente longitudinale.
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- LA VE RR Eli IL MODERNE
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- Les avantages et l’avenir de la fabrication mécanique du verre à vitre
- Deux raisons économiquement essentielles ont amené les maîtres-verriers à rechercher des procédés mécaniques propres à remplacer la fabrication manuelle du verre à vitre. Dans celle-ci, en effet :
- 1° Le rendement est faible, car il est limité par l’effort, de l’ouvrier;
- 2° La main-d’œuvre très spécialisée est dilïicile à recruter ; elle travaille dans des conditions extrêmement pénibles et exige, par suite, des salaires élevés.
- Le verre mécanique est excellent
- Les spécialistes connaissent bien les défauts inhérents à l’ancienne fabrication du verre à vitre. Les poussières charbonneuses qui se posent sur le cueillage, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des fours, engendrent des Indles dans la masse incandescente. Les émanations alcalines patinent la surface du manchon au cours de ses réchauffages successifs. Pendant l'étendage, le manchon reçoit également les empreintes de la pierre et des poussières cendre uses. Et nous ne parlons pas des accidents d u s au travail de l’ouvrier proprement dit, et aux nombreuses manipulations dont le verre est l’objet avant d’arriver au décou-page.
- t'es inconvénients n’existent pas dans les récents procédés d’étirage, où l’élabora-t i o n d e 1 a feuille se passe
- I,A
- I.A
- FIG. 11. —
- J) K BIT F. US J
- E’EUILLE'. DE VERRE EN TRAIN DE S'ELEVER HORS DF, LA NAPPE EN FUSION
- coupe longitudinale: de:
- FOURCAULT, MONTRANT
- '/{w/ÿ/z/M.
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- llFrtÉ
- défauts particuliers : la strie et le martelage.
- On appelle stries des traînées longitudinales et filiformes dues à la présence dans la matière vitrifiée d'ondes ou de eordes extérieures rectilignes, provenant de saillies et de creux, même peu apparents, dans les lèvres de la débiteuse et cpii ont labouré la nappe étirée.
- Le martelage est une sorte de moire irrégulière que présente la surface du verre fonctionnant comme miroir. Ce défaut provient de la trempe subie par la feuille au contact des surfaces des rouleaux d’entraînement.
- Le verre fabriqué par le procédé de l’Amc-rican Window Glass n’a pas de stries ni de martelage, mais, comme il est étendu sur une pierre, il présente les mêmes défauts d'éten-dage que dans la fabrication à la bouche.
- Par un simple réglage de la vitesse d’étirage du manchon, le verre obtenu peut varier de 1 millimètre et demi à (i ou 7 millimètres d’épaisseur.
- La fabrication du verre mince est dilïicile avec les systèmes Fourcault et Libbev-Owens. Par contre, dans la fabrication à la
- bouche, l’épaisseur du verre souillé peut varier de 1 millimètre à 4 mil-limètres et demi, mais de véritables artistes soullleurs sont nécessaires pour obte-n i r le ver re pour plaques photographi -ques dont l'épaisseur vari-de 1 millimètre à 1 mm (i.
- M
- ( ~~ É
- I
- m
- FIG. 12. -- COUPES LONGITUDINALE ET TRAN VERSAI,]'.
- DIT PUITS D’ÉTIRAGE A ROULEAUX DE LA MACHINE
- utilisée: dans i,e: procédé fourcault Y, Jour; D, débiteuse.; R, rouleaux.
- close.
- dans une chambre à l’abri des accidents extérieurs.
- Le verre .étiré a bel aspect. Il est très brillant sur les deux faces. On reproche cependant aux verres obtenus en feuilles par les procédés Fourcault et Libbey-Owens deux
- Le rendement en verre fini
- Dans la verrerie à main, le rendement est d’environ 80 % : 100 kilogrammes de verre fondu fournissent à peu près 80 kilogrammes de vitre emballée.
- Dans les systèmes Fourcault et Libbey-Owens, le rendement est de l’ordre de 70 %.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Le procédé de l’Empire American Win-dow Glass est inférieur aux autres à ce point de vue. Sur une masse de verre fondu de îiîïO kilogrammes cueillie dans le bassin, 190 kilogrammes seulement sont étirés, car il demeure des résidus dans la poche et le pot d’étirage. D’autre part, la casse de la cape réduit encore la quantité de verre fini. En définitive, le rendement ressort à environ 50 % du verre poché. Le point faible réside dans la perte de matière résultant du po-eliage et la dépense supplémentaire de co mbustible, destiné à fondre une deuxième fois les débris qui rentrent dans la fabrication.
- La dépense de
- combustible
- La l'abrica-t i o n ancienne consomme une plus grande quantité de com bustible que les systèmes Fourcault et L i b b e y -Owens, du fait que le verre souillé en canon doit être réchauffé ensuite pour être étendu. Cette dépense supplémentaire incombe aussi au verre en cylindre obtenu par le procédé de l'American. Pour celui-ci, la question du chauffage présente en France une plus grande importance qu’en Amérique, où la verrerie à vitre utilise le gaz naturel, souvent gratuit, ou un charbon d’un prix relativement beaucoup moins élevé qu'en France.
- Les procédés mécaniques, devant travailler avec un verre plus chaud que celui du soullleur, ont à supporter une dépense supplémentaire de combustible au four et, en outre, dans les galeries de recuisson.
- La production
- Le gros avantage du système de l’American Window Glass réside dans la forte
- production des machines qui fabriquent des cylindres de plus de 80 centimètres de diamètre sur une longueur utile de 14 à 15 mètres.
- La couverture de ce numéro représente précisément les cylindres ainsi obtenus.
- De très récents progrès permettent ainsi d’obtenir des rendements journaliers moyens (vingt-quatre heures) extrêmement intéressants avec les machines Fourcault (900 mètres par machine) et Libbey-Owens (2.500 mètres par machine).
- Vers
- le triomphe de
- ia machine
- En résumé, bien que les procédés mécaniques de fabrication du verre à vitre soient d’application relativement récente
- — ce qui s’explique par les difficultés que présente le travail du verre
- — leur développement très rapide, depuis une vingtaine d’années, permet de penser que n o u s n e serons pas à
- mi-chemin du siècle, que les aïeules conteront à leurs petits-enfants incrédules la légende merveilleuse des temps révolus où l’on voyait, la nuit, dans les halles rougeoyantes des fours à verre, des hommes demi-nus jongler avec des soleils.
- Ainsi, s’avère, une fois de plus, la judicieuse conclusion du vicomte d’Avenel dans son ouvrage sur le Nivellement des jouissances : « Le progrès n'est pas l'œuvre des rêveurs qui construisent les cités idéales, mais de ceux qui, poursuivant des lins égoïstes, ont doté l’humanité de merveilleux instruments de travail. »
- Roger Simonet.
- Les photographies qui illustrent cet article nous ont été communiquées par les Manufactures de Saipt-Gobain.
- rio. 18. — vue d’ensembi.e d’un iiaul, d’étirage
- l’OUR EA FABRICATION MÉCANIQUE DU VERRE A VITRE
- (procédé uibbey-owens)
- K. four de fusion ; A, galerie chauffée de 60 mètres de long où passe la feuille de lierre; 1), machine à couper le verre.
- LA RICHESSE EST DU TRAVAIL CRISTALLISÉ
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- UN PROBLEME CAPITAL POUR L’AGRICULTURE :
- LA CONSERVATION DU BLÉ
- Notre éminent collaborateur, M. Boret, ancien ministre de. l’Agriculture, a montré ici (1) qu’il ne sulïisait pas seulement de produire le blé, mais qu’il importait encore de le conserver d’après les méthodes scientifiques les plus récentes, en utilisant la construction moderne des silos (2).
- Tous les pays producteurs de blé en possèdent aujourd’hui. Ce sont de vastes réservoirs en métal ou en ciment, élevés au-dessus du sol et agencés avec une machinerie appropriée. On réduit ainsi la main-d’œuvre et les prix de transport dans des proportions vraiment intéressantes. Les silos permettent un nettoyage aisé des blés, le séchage de ceux qui sont humides, le triage des différentes qualités, leur conservation à l’abri des insectes et des rongeurs, la réduction de l’emploi de sacs qui, aujourd’hui, sont fort coûteux, puisqu’un sac est passé de 50 centimes à près de 5 francs.
- La mise en silos présente encore d’autres avantages, en particulier en ce qui concerne (1) Voir La Science et la Vie, n° 91, page 313. (2) Voir La Science et la Vie, n° 111, page 505.
- le stockage (ou, plus exactement, le warrantage), qui devient plus facile, par suite de l’écoulement progressif de la récolte. Dans le même ordre d’idées, on peut ainsi repoi-ter des excédents de récolte d’une année abondante à l’autre, sans craindre l’altération du blé ainsi conservé.
- Le ministère français de l’Agriculture vient précisément de prescrire l’étude de projets d’établissement de silos pouvant contenir de 10.000 à 50.000 quintaux, eu ayant soin de rechercher les régions et les lieux les plus favorables à leur édilication. Pour faciliter la manutention, il va de soi que ces silos devront être construits à proximité des voies de communication, tels (pie chemins de fer, voies navigables, etc... Lorsque ce plan d’ensemble aura été réalisé, il n’est pas exagéré de prévoir que les silos ainsi construits pourront emmagasiner 10 millions de quintaux, c'est-à-dire plus du dixième du maximum de notre récolte (celle de l’année 1929 a atteint, comme l’on sait, le chiffre de 90 millions de quintaux environ).
- Au point de vue de la construction d’un
- f Aspiration du grain
- Bascule
- Refoulement du grain Air refoulé
- Trieurde grain:
- Air-^j
- aspiré
- Trémie
- en tôle d'acier
- Silos
- ENSEMBEE 1)1 N ST A 1.1 .AT ION T)’UNE BATTERIE 1 ) F, TROIS SIl.OS A CRAINS, AVEC .MANUTENTION PNEUMATIQUE, ll’lTNE CAPACITÉ I1E 500 TONNES (Société (F Installations Mécaniques et Agricoles S. I. M. A.)
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- silo, nous dirons, pour lixer les idées, que son prix de revient atteint, suivant les dimensions, de 40 à 50 francs par qu'ntal, et cela avec l’outillage le plus perfectionné, au point de vue de la manutention, de l’emmagasinage, de la conservation . Il faudrait donc envisager, au total, une dépense de 400 millions de francs, qui faciliterait, considérablement la conservation et la vente d’une récolte représentant 12 milliards de francs environ. La politique du ministère de l’Agriculture consisterait à engager l’Etat dans les frais d’établisse-ment, comme d le fait déjà dans plusieurs services du génie rural.
- Il faut encore ajouter à ce rapide exposé des méthodes pour éviter l’altération des blés, que leur conservation et leur manipulation diffèrent suivant les régions : certains agriculteurs possèdent des greniers ou des locaux qui suffisent à leur récolte ;
- au contraire, pour d’autres, la vente immédiate des blés récoltés et battus est prescpie obligatoire, entraînant, la plupart du temps par sa précipitation même, l’abaissement
- fatal des cours, contraire aux intérêts de l’agriculteur qui désire surtout la régularité de vente des produits agricoles.
- Une considéra t i o n n o n moins importante apparaît ici : au lieu de faire des dépenses individuelles, il semble beaucoup plus avantageux d’organiser collectivement la conservation des blés. C’est, en effet, à l’organisation collective des producteurs de blé qu’il faut tendre, au point de vue rationnel et économique.
- Par l’achat en commun des batteuses comme par la cons-truction des silos à grains, l’écoulement normal et progressif du blé, à son prix rémunérateur, peut être largement facilité et donner satisfaction ainsi aux producteurs comme ,aux consommateurs. G. B.
- VUE EXTERIEURE D UN S1I.O A GRAINS, DONT LA HAUTEUR TOTALE DÉPASSE 25 MÈTRES, ET INSTALLÉ EN ANGLETERRE D’APRÈS TES DONNÉES LES PLUS MODERNES
- Un agriculteur dépourvu d’attelage demande un matériel complet à moteur inanimé pour exploiter une ferme de 15 hectares ; les terres sont divisées en parcelles n’atteignant pas parfois le demi-hectare et dont les rampes peuvent atteindre 35 %. Cet agriculteur utilisera sa machine pour actionner le matériel de ferme ainsi que pour les transports.
- (Concours d’orientation de la mécanique appliquée à l’Industrie du sol de l’Office International de Mécano-Culture à Lausanne.)
- UN PROBLÈME BIEN POSÉ
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- UNE METHODE ORIGINALE POUR RÉPARER LES PONTS
- Par Jean MARIVAL
- Réparer un viaduc métallique, dont les poutres maîtresses doivent être remplacées, sans entraver la circulation des trains et sans l'emploi de grues dont la hauteur ri atteindrait pas l'ouvrage, tel est le problème qui se posait aux ingénieurs et qu'ils ont heureusement résolu. Sur la ligne d'Exeter à Penzance, à Salstash (Cornouailles), on a utilisé un wagon spécialement établi pour enlever les poutres, après avoir soulevé
- La ligne principale des chemins de fer de l’Ouest de l’Angleterre franchit la rivière Tamar à Saltash (Cornouailles) au-dessus du pont du Roi-Albert, qui comprend dix-sept arches d’une longueur variant entre *21 mètres et *28 mètres pour la partie située au-dessus du sol, et deux arches principales de 140 mètres au-dessus de l’eau. Sa longueur totale est de 670 mètres et sa hauteur de 80 mètres. Les deux arches principales, au-dessus de la rivière, sont
- la voie, et les remplacer par de nouvelles.
- constituées chacune par un gros tube en 1er de section ovale, de 5 mètres de large, sur 8 m 70 de haut, et s’élevant à 8 m 50 au-dessus du tablier.
- A ces tubes sont suspendues des chaînes qui supportent les poutres sur lesquelles est placée la voie ferrée. Les arches terrestres sont simplement formées de poutres maîtresses longitudinales, reposant sur des piliers et soutenant les traverses de la voie.
- La réparation de ces dernières arches,
- VUE n’ENSEMBLE DU PONT DU ROI-ALBERT A SALTASII (CORNOUAILLES) DONT LES ARCHER SITUÉES ATT-DESSTTS DU SOL VIENNENT D’ETRE RÉPARÉES SANS INTERROMPUE I.E TRAFIC FER-
- ROVIAIRE SUR CE PONT
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- KNSKM15LI
- J)KS TRAVAUX PENDANT LA RKPARATION DU PONT
- AU PRKMIKR PLAN, LK WAGON SPKCIAL QUI A PKRMIS DK RKMPLACKK LUS TRAVKRSKS LONG1TU-DINALKS UT TRANSVURSALKS DU PONT SANS JNTKRROMPRtt LU TRAFIC
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- RÉPARATION ORIGINALE D'UN PONT
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- qui fut reconnue nécessaire, a rendu obligatoire le remplacement des poutres longitudinales. Or, les conditions dans lesquelles se sont trouvés les ingénieurs étant très particulières, ils durent faire appel à une solution nouvelle pour l’exécution de ces travaux.
- En effet, d’une part, la hauteur des arches au-dessus du sol rendait inutilisables les grues, et, d’autre part, le peu de largeur des piliers ne permettait pas aux vieilles poutres de reposer sur eux, sans fixation, pen-
- nées par un train de marchandises ordinaire depuis le chantier de l’usine jusqu'au point d’utilisation.
- Les deux nouvelles poutres du pont ont été alors suspendues au wagon de montage, et celui-ci a été amené lentement à la place de l’arche, de façon que les boggies de ce wagon reposent exactement sur les piliers du pont.
- Après avoir déboulonné les traverses de la voie fixées aux anciennes poutres, on la souleva alors au moyen de crics liy-
- VUE EN BOUT DU WAGON SPÉCIAL UTILISÉ POUR LA RÉPARATION DU PONT DU ROI-ALBERT,
- A SALTASII (CORNOUAILLES)
- dant qu’on mettait en place les nouvelles.
- En outre, les besoins du trafic n’autorisaient l’occupation de la voie unique sur l’ouvrage que pendant des durées très limitées, et seulement le dimanche.
- Le procédé employé fut le suivant :
- Un wagon spécial, formé de deux poutres en treillis de 29 mètres de long, de 2 m 80 de haut et de 1 mètre de large, pesant 18 tonnes et demie et réunies à la partie supérieure par des traverses transversales, fut équipé en vue de ce travail.
- Voici comment l’on procéda :
- Les nouvelles poutres maîtresses du pont, destinées à remplacer les anciennes, pesant chacune entre 15 et 21 tonnes, furent ame-
- drauliques d’une puissance de 35 tonnes.
- Au moyen de vis, les anciennes poutres furent alors écartées de l’axe de la voie, puis soulevées de manière que les nouvelles puissent être descendues à leur place. Il ne resta plus qu’à faire fonctionner, en sens inverse, les crics hydrauliques, pour que la voie reprenne sa position, soutenue par les nouvelles poutres.
- Ainsi, en neuf mois de travail, les dix-sept arches du pont ont été pourvues d’un matériel complètement neuf, grâce à la méthode aussi ingénieuse qu’originale que les techniciens anglais ont mise au service des travaux publics.
- Jean Mari val.
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- PHOTOGRAPHIE DU CONTRE-TORPILLEUR « VERDUN », PRISE AU COURS DES ESSAIS OU IL ATTEIGNIT LA VITESSE DE 74 KM 431 A L’HEURE, S’ATTRIBUANT AINSI LE RECORD DU MONDE DE VITESSE. LA PUISSANCE DE SES MACHINES ATTEINT 84.000 CH
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- LA TECHNIQUE NAVALE SERA-T-ELLE MODIFIÉE PAR LE DÉSARMEMENT(,) DE DEMAIN ?
- Par C.-R. DARTEVELLE
- Depuis dix ans, les grandes nations se sont préoccupées de limiter les armements navals, en vue de ralentir la course vers « la plus grande flotte », qui menaçait de grever trop lourdement les budgets de toutes les marines du globe. Aujourd'hui encore, on prépare pour le début de 1930 une conférence navale qui se tiendra à Londres et où, notamment, la question de l'abolition des sous-marins doit être discutée. Nous n'avons pas ici à nous préoccuper des répercussions politiques des accords qui seront conclus, mais nous devons enregistrer l'influence considérable de la limitation des armements sur la technique des constructions navales. Il est curieux de voir, en effet, comment, grâce aux efforts des ingénieurs, on a pu, tout en restant dans les limites de tonnage et d'armement imposées, conserver aux unités nouvelles une puissance de combat presque aussi effective que celle des énormes cuirassés. L'exemple de VAllemagne, avec son croiseur cuirassé Ersatz-Preussen (2), est significatif à cet égard. L'abolition des sous-marins, si elle était jamais décrétée, ne ferait que poser un problème de plus aux techniciens, car, de l'avis de personnalités compétentes, il ne serait pas impossible de construire des unités qui, torpilleurs en temps de paix, seraient, par une adaptation rapide, capables de « plonger » peu de temps après l'ouverture des hostilités. Il n'est pas jusqu'à la guerre des gaz, interdite mais cependant à redouter, qui n'influerait grandement sur la construction des bâtimenis de guerre de demain. Nos lecteurs trouveront ici une étude originale sur cette question d'actualité de la répercussion des accords politiques
- sur la technique de l'ingénieur naval.
- Le désarmement naval est plus facile que le désarmement terrestre
- On ne peut manquer d’être frappé par les difficultés que rencontrent les gouvernements dans leurs essais de pacification générale.
- Le désarmement terrestre, en particulier, présente des difficultés vraiment énormes, même si on se limite à l’examen des conditions matérielles de sa réalisation. Les principales difficultés qu’il est nécessaire de surmonter résident dans l’extrême variété des armes terrestres, la facilité d’en inventer de nouvelles et dans l’aisance avec laquelle un peuple, aussi bien qu’un individu, peut dissimuler les armements les plus formidables. Et ceci est devenu plus redoutable encore depuis l’éventualité d’une guerre de gaz.
- Les armements navals ne jouissent pas de cette possibilité de dissimulation. Un bâtiment, quel qu’il soit, ne peut être cons-
- (1) Nous employons le mot de « désarmement », couramment répandu, bien qu’il s’agisse plus exactement de la limitation des armements, et non de la suppression totale, qui serait alors le vrai désarmement.
- (2) Voir La Science et la Vie, n° 145, page 62.
- truit sans que tous les gouvernements du monde entier en soient informés à temps pour y répondre. Cela tient à ce que sa construction met en jeu un nombre immense d’individus, des sommes et des ressources considérables et un temps très long. (Il s’est écoulé six ans entre la mise en chantier des Rodney et Nelson anglais et leur entrée en service.) Enfin, cette construction est inévitablement effectuée au grand jour.
- La meilleure illustration de cette différence entre les armements terrestres et navals se trouve dans la situation militaire actuelle de l’Allemagne. Le traité de Versailles lui imposait à peu près la même situation sur terre et sur mer. Or, en se conformant à la lettre de ce traité, elle se trouve pourtant être une puissance terrestre redoutable, alors que sa marine reste encore négligeable.
- Il n’est donc pas étonnant que l'es efforts tentés vers le désarmement terrestre ne se soient encore traduits par aucune amélioration sensible, alors qu’il a suffi de l’accord de Washington pour figer les grandes marines dans les proportions respectives qu’elles occupaient à l’époque. Ge n’est pas le lieu
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- d'examiner ici l'équité de cet accord ni de récriminer contre la situation diminuée qu’il imposa, saur, générosité, à notre pays. Constatons seulement qu’il a atteint son but, qui était de réfréner pendant une dizaine d’années la course aux armements et d’empêcher toute surprise de ce côté.
- Ne nous illusionnons pas, pourtant. Cet accord, comme tous les accords sur le désarmement, peut être tourné. Il faut entendre par là que la lettre de ces accords peut être honnêtement observée, bien que les limitations du pouvoir des armes qu’ils prétendent imposer se trouvent annihilées. Ceci est la tâche et le devoir des techniciens maritimes, olliciers et ingénieurs. Ils arriveront à ce but en modifiant leurs façons d’envisager les problèmes techniques. Un exemple fera saisir cette évolution. Le calibre des canons a été limité dans de nombreux cas. Alors qu’auparavant on cherchait à augmenter leur puissance presque exclusivement en accroissant leur calibre, on devra donc, à l’avenir, chercher des améliorations partout, sauf dans cette voie. On cherchera de meilleurs métaux, de meilleures méthodes d’assemblage, une poudre plus puissante et un obus mieux dessiné. Nous sommes ainsi amenés à étudier un problème assez curieux : l’influence des accords politiques sur la technique de l’ingénieur naval. C’est, sans doute, la première fois dans l’histoire que deux domaines aussi différents réagissent l’un sur l’autre.
- Les divers types d’accords sur le désarmement
- Les nombreux et laborieux pourparlers qui ont eu lieu depuis la guerre au sujet du désarmement naval ont examiné de non moins nombreuses méthodes, qui peuvent se ramener aux suivantes :
- 1° Limitation du déplacement global :
- a) Limitation, pour chaque pays, du déplacement de chaque catégorie de bateaux;
- b) Limitation, pour chaque pays, du déplacement global de sa marine, en lui laissant la liberté de répartir ce tonnage comme il l’entend;
- 2° Suppression de certaines catégories de bateaux ;
- 3° Limitation du déplacement individuel des unités de chaque catégorie ;
- 4° Limitation des caractéristiques techniques de puissance des armes (calibre d’un canon ou d’une torpille) ;
- 5° Limitation ou interdiction de l’emploi des gaz toxiques ;
- G0 Désarmement unilatéral, imposé et contrôlé, du vaincu par le vainqueur.
- Les méthodes 1° aj et 1° b) réagissent directement sur l’établissement des programmes navals des divers pays, mais assez peu sur la technique. Aussi, nous examinerons seulement l’influence des autres méthodes sur la construction et l’armement.
- Que peut-on attendre de la suppression de divers types, de la réduction des déplacements unitaires, de la limitation de la puissance des armes ?
- Quand on a parlé de supprimer certaines catégories de bateaux, il s’est agi des sous-marins et accessoirement des cuirassés.
- La suppression du cuirassé. — Cette dernière suggestion ne s’inspire pas, à proprement parler, du désir de diminuer les dégâts de la guerre navale, mais du désir de faire payer moins d'impôts aux contribuables. Le cuirassé, en effet, coûte très cher. Il faudrait compter, en France, 600 à 800 millions de francs pour un cuirassé de 30.000 tonnes.
- Une première difficulté se présente. Pour interdire le cuirassé, il faut d’abord définir la chose interdite. L’opinion commune consiste à appeler un cuirassé, non pas un bâtiment qui porte cuirasse, mais un bâtiment de plus de 10.000 tonnes, qui porte des canons de plus de 203 millimètres de calibre.
- Supposons cette interdiction réalisée. On n’aura pas du tout, de ce fait, interdit le cuirassé ; on aura seulement imposé une limite à son déplacement. II est évident, en effet, que, après cette restriction comme avant, les marines auront besoin, d’une part, de bâtiments protégés et munis d’une forte artillerie et, d’autre part, de croiseurs rapides dont la vitesse sera obtenue au détriment de l’artillerie et de la protection. On aura donc, après l’interdiction comme avant, des cuirassés et des croiseurs. La seule modification obtenue résidera dans le fait que les deux catégories auront le même déplacement.
- Le but économique sera-t-il au moins atteint? Il est permis d’en douter. Tant qu’un accord international n’impose pas à une nation de limiter effectivement ses dépenses et non son matériel de défense navale, la seule limite de ces dépenses lui est imposée par la richesse de son budget.
- Si les accords ne prévoient pas, en même temps que la diminution du déplacement individuel, la diminution du déplacement global, il n’y aura aucune économie et aucune autre modification technique que la réduction des déplacements des unités. La dimi-
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- nution du déplacement individuel sera compensée par l’augmentation du nombre des cuirassés.
- Même dans le cas contraire, il ne faudrait pas conclure trop vite à une réduction des dépenses. En effet, les divers états-majors, limités dans leur chasse au développement de leurs marines, seraient contraints d’en améliorer la qualité, ce qui est très dispendieux. On atteindrait très rapidement, dans cette voie, des prix formidables de 50 francs par kilogramme de bateau construit.
- Nous venons de montrer que la prétendue interdiction de l’emploi des cuirassés se traduirait, dans la pratique, par une simple diminution de leur tonnage. Nous estimons, d’autre part, que cela serait un avantage pour les marines secondaires comme la nôtre. La marine française pourrait, en effet, avoir des « vaisseaux de ligne » en nombre assez considérable pour qu’un commandant en chef puisse compenser, par des combinaisons tactiques, une infériorité numérique. Ce n’est pas le cas avec une marine possédant au maximum six cuirassés.
- La suppression du sous-marin.— Le sous-marin constitue l’autre catégorie de bâtiments dont certaines puissances ont réclamé et réclament encore l’abolition.
- Ce n’est pas non plus ici le lieu d’examiner si cette demande est justifiée ou non, moralement ou militairement.
- Voyons seulement ses conséquences techniques pour l’assaillant et pour l’attaqué.
- Dans la guerre du sous-marin, l’attaque est subie par le gros bâtiment de surface, c’est-à-dire par le cuirassé et le grand croiseur. Pour ces catégories de bâtiments, le sous-marin, à tort plus qu’à raison, est devenu un cauchemar, une sorte de croquemitaine. Cette peur, quelque peu panique, a poussé les ingénieurs à chercher une protection, non seulement dans la vitesse, qui devrait pratiquement suffire, mais aussi dans un dispositif de caissons
- pare - torpilles, qui sont très onéreux en déplacement et, par suite, en argent. La figure ci-dessous montre un dispositif classique de ces caissons.
- Si la suppression du sous-marin est décrétée et réalisée, ces caissons, si encombrants, deviennent inutiles. On peut alors, soit les supprimer et avoir un bateau de même valeur militaire sous un moindre déplacement, soit les remplacer par un poids égal de canons, de munitions, de combustible, de machines ou de cuirasse. On augmente ainsi, à déplacement égal, la puissance offensive, ou tactique, ou stratégique, ou défensive, de l’unité. Il y a donc là une modification capitale de la technique résultant d'une mesure de désarmement.
- lia mesure décrétée, suppression du sous-marin, peut-elle être facilement réalisée ? Cela nous amène à voir la technique de l’attaquant. A l’heure actuelle, on peut répondre sans hésiter par l’allirmative. Comme il y a discontinuité absolue entre le torpilleur et le sous-marin actuels, il est, actuellement, impossible de construire, sous le nom et l’aspect extérieur du torpilleur, un bâtiment capable de plonger.
- Mais il est probable que, en modifiant la silhouette, la disposition de certaines armes et de la machinerie, en dessinant la coque d’une façon assez spéciale, mais non remarquable de l’extérieur, on pourrait obtenir des bateaux, torpilleurs en temps de paix et capables de plonger, un mois après la déclaration de guerre. .
- Il y aurait là sans doute une infraction à des accords internationaux. Mais cette infraction ne se produirait que dans letemp§ de guerre et seulement vis-à-vis de l’adversaire. Or. on sait par la théorie et par l’expérience qu’un État souverain ne doit compte de ses actes à aucune puissance, et qu’aucun Etat n’a jamais été puni pour ses crimes contre le droit des gens le plus sacré.
- Cette conception du torpilleur rapidc-
- Ponts blindés'
- Machines,
- Soutes, etc.
- Ponts blindes'
- INFLUENCE DU SOUS-MARIN SUR LA PROTECTION DES GROS BATIMENTS
- La figure du haut montre que le bâtiment de surface est obligé d'employer un volume considérable comme protection contre les torpilles. La figure du bas montre que tout cet espace devient libre si l'on ne craint pas la torpille. Certains croiseurs de bataille anglais, construits sur ce type, ont dû subir, après la guerre, l'adjonction de buldgcs (caissons extérieurs en pointillé) pour être protégés. Il en est résulté une diminution de vitesse très appréciable.
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- nient transformable est, il faut le reconnaître, une extrapolation dans le domaine de l’avenir, extrapolation que les progrès de la technique autorisent. A l’heure actuelle, on doit conclure que la suppression du sous-marin, désavantageuse pour les marines secondaires comme la nôtre, est très avantageuse pour les bâtiments de surface, dont elle sim-plifie notablement la construction et l'emploi.
- sur le nouveau cuirassé allemand Schecr(l).
- Il faut dire augmentation de toutes les qualités, et c’est là ce qui fait l’extrême variété des conséquences techniques que nous rencontrons ici. A vrai dire, ces conséquences se seraient également développées sans la limitation des déplacements, mais d’une façon moins nette et moins énergique.
- Les trois qualités capitales d’un bateau
- Nelson (1927) 9canons de 40cm.- 23nœuds .
- Hood ( 1918) 8 canons de 381 - 32 nœuds.
- Ersatz-Preussen (19 ?) ôcanons de 28 cm.-26nœuds.
- LES SCHÉMAS CI-DESSUS, DESSINÉS A L’ÉCHELLE, MONTRENT J,ES DÉPLACEMENTS MAXIMA DES BATIMENTS DANS TROIS CONDITIONS POLITIQUES DIFFÉRENTES
- 1° Le « Ilood » (42.000 t) est le bâtiment maximum d'une puissance riche et complètement libre; 2° le « Nelson. » est le cuirassé maximum de la même puissance liée par les accords de Washington, qui ont limité le déplacement à 35.000 tonnes ; 3° l' a Ersatz-Preussen » est celui de l'Allemagne., limitée à 10.000 tonnes par le traité de Versailles. On voit le changement des caractéristiques qui résulte des accords politiques. Le prix de chaque imité, par contre, a moins varié que les déplacements.
- Quelques modifications techniques
- Les conséquences pratiques de la limitation des déplacements individuels des bâtiments de ligne, d’après ce que nous avons déjà remarqué, sont les mêmes (pie celles de leur suppression théorique. Il en est de même des conséquences techniques. Ces conséquences, très nombreuses et excessivement intéressantes, se résument dans une augmentation des qualités, au lieu d'une augmentation du volume du bateau. Nous les examinerons ci-après en signalant au passage comment elles ont été réalisées
- de guerre sont la vitesse, la protection et la puissance offensive. C’est dans ces trois qualités qu’apparaît le perfectionnement de la construction.
- La légèreté de la coque du nouveau cuirassé allemand « Scheer » et de sa machine
- La grande vitesse est le résultat d’une coque légère et fine et d’une machine puis-
- (1) Cette imité, encore en construction, est appelée actuellement Y Ersatz-Preussen. Elle ne doit pas être confondue avec la série de croiseurs légers de 6.000 tonnes, dont le dernier, Leipziq, vient d’ôlre lancé à Wilficmshavcn le 10 octobre, I
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- santé. On allège la coque, actuellement, de deux façons : en utilisant des métaux très résistants et en supprimant le rivetage. Avant la guerre, l’acier de construction navale militaire était un acier à 15 kilogrammes de limite élastique environ. On emploie aujourd’hui des alliages à 30 ou 40 kilogrammes, ce qui revient à diviser le poids de la coque par deux. Il faut remarquer que, dans ce domaine, la construction navale profite tout naturellement, sans effort particulier, des progrès de la métallurgie. Il n’en est pas de même en ce qui concerne le remplacement du rivetage par la soudure. Cette modification aux méthodes de construction métallique, préconisée déjà depuis de longues années, a eu dès l’abord des partisans enthousiastes et des détracteurs obstinés. Elle a, néanmoins, rapidement conquis les constructions de faible volume et dans lesquelles la sécurité de la vie humaine n’est pas en jeu. C’est le cas des réservoirs pour liquides ou gaz. Quand il s’est agi d’appliquer la soudure à de grands ensembles comme les coques de navires, les ingénieurs ont dû être plus circonspects. Toutefois, on peut considérer le procédé comme acquis. Il faut espérer que nos arsenaux s’équiperont pour l’appliquer très prochainement, car on peut faire ainsi une économie de 15 à 20 % sur le poids des coques. On peut aussi combiner la soudure avec l’emploi d’alliages légers, mais il est impossible, actuellement, de savoir si les Allemands ont appliqué ces deux, procédés simultanément. Il est certain qu’ils ont employé la soudure, et l’on prétend qu’il en résulterait une économie dé poids de 800 tonnes sur la coque. Cette économie est considérable dans un bateau de 10.000 tonnes.
- Le facteur le plus important pour la réalisation des grandes vitesses n’est pourtant pas la légèreté de la coque : c’est la légèreté de la machine. Il est évident que si le poids par cheval effectif installé est de 100 kilogrammes, on disposera à bord de dix fois moins de puissance que si ce poids était de 10 kilogrammes, car le poids total disponible est strictement limité. L’ancienne machine à vapeur lente et le moteur diesel lent (150 tours-minute) pèsent environ 100 kilogrammes par cheval. Le moteur diesel semi-rapide à simple effet (300 tours-minute), employé sur les sous-marins, pèse 30 kilogrammes environ. Le même moteur à double effet descend à 20 kilogrammes. La turbine rapide à engrenages permet de se tenir entre 12 et 15 kilogrammes. Enfin, les Allemands annoncent un nouveau système qui ne pèse-
- rait que 8 kilogrammes par cheval. On voit ainsi l’économie formidable de poids que l’on réalise sur les machines des bateaux de guerre modernes (qui font de 50.000 à 150.000 ch), suivant qu’on choisit l’une ou l’autre des solutions.
- Le poids extraordinairement léger (8 kilogrammes au lieu de 50 kilogrammes) annoncé par les Allemands pour les moteurs de leurs cuirassés mérite d’être examiné de près. Il nous semble difficile d’admettre une telle supériorité, malgré toute l’admiration qu’impose la technique allemande. Un texte allemand officieux spécifie que le poids de 8 kilogrammes par cheval se rapporte aux moteurs seuls et n’indique pas la façon dont la puissance motrice est transmise aux hélices. Dans ces conditions, il est très probable que les moteurs sont des moteurs à grande vitesse (600 à 1.000 tours-minute) et qu’ils sont attelés sur les hélices par l’intermédiaire de transformateurs de vitesse mécaniques, hydrauliques ou électriques. S’il en est ainsi, le système propulsif du Scheer constitue une ingénieuse nouveauté technique, mais non pas mécanique. Elle est ainsi immédiatement accessible aux marines des diverses nations (dès 1912, un ingénieur russe avait présenté un projet de cuirassé de 18.000 tonnes actionné par des moteurs à explosion et transformateurs électriques de vitesse) (1).
- Comment on peut utiliser l’économie réalisée sur la coque et la machine
- Nous avons remarqué plus haut que les méthodes modernes de construction permettent d’économiser 800 tonnes sur la coque d’un bâtiment de 10.000 tonnes. On peut reporter ce poids considérable sur l’armement ou la protection, ou sur ces deux éléments. '
- Il est facile de montrer au lecteur, par de simples calculs arithmétiques, les modifications importantes qui en résultent.
- L’artillerie d’un cuirassé se compose d’artillerie légère (13 à 15 centimètres de calibre) et de grosse artillerie (20 centimètres et au delà). Jadis, jusqu’à la guerre, ces deux armes ne collaboraient pas, en général, contre un même but. Cela tenait à leur différence de portée et de puissance. Aujour-
- (1) Voir aussi Lu Science et lu Vie : Propulsion élec-trique, n° 143, page 377. — 11 faut tenir pour exagéré le chiffre de 1.200 tonnes qui représenterait l’économie réalisée sur l’appareil moteur seul. En efTet, la puissance de 50.000 ch de l’Amiral-Scheer, réalisée à 20 kilogrammes par ch, ce qui est courant, ne pèserait que 1.000 tonnes. Il est dillicile d’économiser 1.200 tonnes sur ce poids.
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- d’hui, on arrive, avec l’artillerie légère, à des portées de l’ordre de 20.000 mètres, supérieures aux distances de combat que permettra la visibilité atmosphérique. Les deux artilleries pourront donc collaborer en ce qui concerne la portée. Elles le pourront également, dans de très nombreux cas, en ce qui concerne l’ellicacité sur le but, car on a construit, depuis la guerre, de très nombreux bâtiments non protégés. Il est fort possible que, dans de nombreuses marines, les directions de tir ne soient pas encore organisées pour une telle centralisation, mais c’est là une erreur.
- Cela étant, remarquons qu’une pièce de 14 centimètres nue pèse 10 à 15 tonnes suivant les modèles. La pièce complète pèse le double environ. Un canon de 25 centimètres pèse environ 40 tonnes. Une tourelle double de ce calibre peut atteindre 300 tonnes. Ces chiffres montrent que 800 tonnes économisées sur la coque peuvent complètement transformer la puissance offensive d’un bâtiment.
- Même remarque en ce qui concerne la protection. Dans de nombreux pays, des croiseurs de 10.000 tonnes ont une cuirasse de l’ordre de 10 centimètres d’épaisseur. Cette épaisseur est notoirement insullisante contre l’artillerie principale, mais son épaisseur peut être portée à 15 ou 17 centimètres, avec une dépense en poids de l’ordre de 200 tonnes. Elle devient alors ellicacc contre des canons de 20 centimètres.
- Un exemple particulier : L'influence de la guerre des gaz
- Nous allons encore montrer, dans un cas particulier, à quel point un accord sur la limitation des armes influe sur la technique navale.
- Il est admis que la guerre des gaz est interdite et il faut espérer que cette interdiction sera observée. Mais qu’arriverait-il s’il n’en était pas ainsi?
- Il est probable que des chimistes zélés ne tarderaient pas, si ce n’est déjà fait, à trouver un gaz néfaste, incolore, inodore, insoluble dans l’eau et assez lourd pour se répandre à la surface de l’eau.
- Pour parer à une telle éventualité, il serait nécessaire de bouleverser la structure des bateaux de guerre. L’air indispensable au personnel dans tous les locaux ne devrait leur parvenir qu’après avoir été soigneusement analysé et filtré. Cela nécessite une sorte d’admission unique, gigantesque, de
- l’air à l’intérieur du bâtiment, à travers une véritable usine chimique d’analyse et d’épuration. De là, il serait répandu, par mille canaux, jusqu’aux locaux les plus reculés.
- Ce n’est pas tout. Cette épuration et ce réseau de distribution deviendraient inefficaces au premier obus reçu, car, par la brèche produite, le gaz extérieur pourrait s’introduire. Il faut donc encore que l’atmosphère interne soit maintenue en surpression légère et permanente par rapport à l’air extérieur. Cela exige, en particulier, que tous les locaux contenant du personnel constituent une sorte de vaste compartiment fermé aussi étanche à l’air (exception faite pour l’ouverture d’admission) que la coque sous-marine l’est à l’eau. Sans insister davantage, on voit assez que ces exigences modifient complètement la construction des bâtiments.
- Conclusion
- A la suite de notre étude, nous exposerons deux conclusions, l’une d’ordre particulier, l’autre d’ordre général :
- 1° Le cuirassé allemand Scheer, de 10.000 tonnes, qui a fait couler beaucoup d’encre, est une très heureuse réalisation des ingénieurs navals. Il est très nettement supérieur à tous les bâtiments de même tonnage. Il peut même honorablement tenir tête à un cuirassé de 23.000 tonnes de l’escadre française, grâce aux perfectionnements survenus entre les deux constructions. Pourtant, si l’on tient compte de son prix formidablement élevé, cet argent n’a pas été utilisé au mieux, et les Allemands l’auraient, sans doute, employé autrement, s’ils avaient eu les mains libres dans le domaine international ;
- 2° Le désarmement naval ne peut pas être réalisé par la suppression de certains types de bâtiments, ni par la réduction de leur déplacement individuel, ni même par la limitation des tonnages généraux, car ces diverses mesures seront immédiatement compensées par des améliorations de qualités qui les annihileront. Il ne peut être Obtenu que par un contrôle des dépenses, contrôle qu’aucune nation souveraine ne peut actuellement accepter.
- Ajoutons encore que le désarmement naval est relativement moins urgent que le désarmement terrestre, car la guerre navale, normalement conduite, produit moins de destructions, en particulier dans les vies humaines, que la guerre terrestre.
- ' C.-R. Dakteveli.e.
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- LES ROUTES AÉRIENNES DE V ATLANTIQUE
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- LE DIRIGEABLE GÉANT ANGLAIS « R-ioi » EST TERMINÉ
- ' (Photo Meurisse)
- Des deux dirigeables géants anglais « R-100 » et « 11-101 », dont « La Science et la Vie » a signale, la première, la construction (no 141, page 209), le deuxième est actuellement terminé et a commencé ses essais. D'une capacité de 141.000 mètres cubes, sa longueur atteint 220 mètres, et sa hauteur 42 mètres ( « Comte-Zeppelin » : capacité, 105.000 m3 ; longueur, 236 m ; hauteur, 33 m). Ce navire aérien peut emporter cent passagers, répartis en deux étages de cabines à deux couchettes. Au deuxième, étage (500 m2) se trouvent un grand salon de repos, une salle à manger de cinquante couverts et une salle de danse. Cuisine électrique, fumoir, poste de pilotage sont situés au premier étage (150 m2). Un ascenseur relie la cuisine à la salle à manger. On remarque ici les immenses gouvernails du gigantesque aéronef.
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- DK MÊMK QUE DE LA PORTE D’UNE VILLE, REPRÉSENTÉE A GAUCHE, IL EST IMPOSSIBLE DE SAVOIR CE QUI SE PASSE AU CŒUR DE LA CITÉ, . DE MÊME LES OBSERVATIONS FAITES DE L’AÉROPORT DU BOURGET PAR EXEMPLE, REPRÉSENTÉ A DROITE, OU DE NEW YORK, FIGURÉ A L’ARRIÈRE-PLAN, SONT INCAPABLES DE NOUS FAIRE CONNAITRE LES CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES AU-DESSUS DE L’OCÉAN
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- LES ROUTES AÉRIENNES DE L’ATLANTIQUE
- Par L. HOULLEVIGUE
- PROFESSEUR A I.A FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE
- Toute entreprise de navigation aérienne parcourt nécessairement trois étapes. La première est celle des raids, tentatives isolées et purement sportives, où Vaviateur joue, à pile ou face, la gloire ou la mort. La dernière est celle des transports commerciaux réguliers, partant et arrivant suivant un horaire fixé à Vavance, quelles que soient les conditions météorologiques ; ce dernier stade est pratiquement atteint pour les nombreuses lignes qui parcourent les continents, qui traversent des bras de mer étroits comme le Pas de Cédais ou qui longent les îles et les côtes continentales, comme les lignes de Tunis et du Maroc. Entre les deux prend place une étape d’organisation commerciale, où les transports aériens, encore irréguliers, sont étroitement liés aux conditions météorologiques : départs saisonniers, arrivées problématiques, nécessité de modifier les itinéraires suivant Vétat de Vatmosphère, pomme font les navires voiliers, avec cette différence que les nefs aériennes peuvent aller chercher, en altitude, les conditions favorables. En 1919, il y a donc dix ans, VAtlantique a été vaincu trois fois coup sur coup par les navigateurs de Voir : par VAméricain Read en hydravion, par les Anglais Alcock et Broivn en avion, enfin par le dirigeable anglais R-34, qui, sous la conduite de Scott, effectua la double traversée, aller et retour, de la « mare aux harengs ». Après ces débuts, tous les espoirs étaient permis ; pourtant, nous en sommes toujours au même point ; la traversée de VAtlantique reste encore une entreprise sportive pleine de risques, qui ne peut réussir, avec les appareils actuellement en usage, que moyennant des conditions atmosphériques exceptionnelles. Le merveilleux périple du Graf«Zeppelin nous montre toujours que la solution duproblème dépend d'abord de la réalisation d'appareils possédant un plus grand rayon d'action, une résistance suffisante aux agents atmosphériques et une finesse qui, diminuant la résistance de l'air, permettra, une vitesse plus grande et une exploitation économique. Tant que ces conditions ne seront pas réalisées, la météorologie restera la. maîtresse des transports superatlantiques ; c'est à elle qu'il appartiendra, de fixer les trajectoires et les horaires. Est-elle à la hauteur de sa tâche ? C'est ce que nous allons voir.
- Nous sommes encore mal informés du temps sur l’Atlantique
- maginez une personne qui, pour savoir ce qui se passe dans une ville, n’aurait d’autre ressource que de compter les personnes qui entrent et qui sortent : voilà à peu près où nous en sommes. La situation météorologique de l’Amérique, comme celle de l’Europe occidentale, est constatée par de nombreuses stations bien munies d’appareils et d’observateurs (I); l’état de l’atmosphère au-dessus des deux continents peut être suivi à travers ses incessantes vicissitudes. Mais la situation est bien loin d’être pareille sur le vaste ruban de mer, large, en moyenne, de 5.000 kilomètres, qui les sépare. Il ne faut pas se figurer que les dépressions venues d’Amérique se contentent de traverser l’Atlantique suivant des routes bien établies et avec une vitesse uniforme ; beaucoup d’entre elles meurent en route ; d’autres naissent i.l) Voir £a Sciençe cl la y t e, n° 13G, page 29Ü.
- au-dessus des Ilots ; il en est qui obliquent vers le nord, d’autres qui vont se perdre dans le sud ; enfin, il existe, entre l’Europe et l’Amérique, un troisième continent dont l’influence est formidable et, faute d’observatoires suffisants, difficile à estimer et surtout à prévoir : c’est le Groenland, immense plateau glacé quatre fois grand comme la France, dont l’altitude moyenne atteint 2.000 mètres et d’où tombent, le long des méridiens, des masses d’air froid qui, s’élançant à travers l’Atlantique, viennent brouiller les courants atmosphériques, provoquer la pluie et la neige et renverser les situations les mieux établies.
- Pourtant, il y a des navires qui, par milliers, liassent d'un continent à l’autrè et qui, presque tous, possèdent la T. S. F. ; il ne semble pas impossible de les utiliser pour instituer, sur l’Océan, un service d’investigations météorologiques. En réalité, les difficultés sont formidables. On remarquera d’abord, en jetant les yeux sur la figure 1, que le trafic maritime est très irrégulièrement
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- distribué, laissant de côté de vastes espaces où les navires ne passent jamais. Mais, surtout, la plupart des bateaux de commerce sont démunis des appareils précis et du personnel qualifié qui sont nécessaires pour des observations exactes ; d’ailleurs, la question ne les intéresse pas. Il n’y a que sur les grandes lignes de navigation que les observatoires météorologiques mobiles pourraient être établis, mais il en faudrait des centaines, répartis sur tout l’Océan, car le temps qu’il fera en un point dépend du temps qu’il fait partout ailleurs ; malgré tous les efforts, nous sommes loin de compte ; les tentatives les plus sérieuses, du côté français, ont été réalisées à bord du Jacques-Cartier (1), navire-école de la Compagnie Transatlantique qui utilise ses longues stations a u m i 1 i e u d e l’Océan pour recueillir les observations (quatre-vingts à cent vingt par jour), envoyées par les navires traversant ses parages ; il communique ensuite, par ondes courtes, à la Tour Eiffel le résumé de ces observations, qui est publié dans le Bulletin de l'Office Nation a l M et éorologiqu e.
- Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte que cette organisation rudimentaire est disproportionnée à l’immense étendue, dont une prospection régulière serait indispensable. Et puis, si même on savait ce qui se passe au-dessus de l’Océan, serait-on renseigné sur l’état de l’atmosphère à 1.000, 2.000, 4.000 mètres d’altitude? Pourtant, la machine volante a besoin de renseignements plus précis que les inductions théoriques qu’on peut déduire de l’état du temps au niveau de la mer ; en particulier, nous sommes très mal instruits du régime des vents qui, dans la zone intertropicale, se superposent aux alizés, connais-
- (1) Complété, depuis, par les navires de l’Etat Jcanne-d’Arc et Ville-d’Ys.
- sance pourtant nécessaire à l’établissement de transports aériens réguliers.
- La préparation météorologique d’un raid
- C’est avec ces documents incertains que la science météorologique est appelée à la tâche redoutable de conseiller les héros de l’air et de leur indiquer le jour J et l’heure H où ils devront risquer la grande aventure.
- Pour donner, par un exemple concret, une idée de ce qui se passe alors, j ’ évoquerai le souvenir inoubliable et douloureux de la tentative où ont disparu deux de nos illustres pilotes, Nungesser et Coli (fig. 2).
- Il s'agissait, on s’en souvient, de relier d’un coup d’aile Paris à New York, entreprise redoutable, surtout dans le sens Europe-Amérique, d’autant plus que le rayon d ’ action de l’avion utilisé, le célèbre Oiseau -Blanc, était juste égal à la distance qui sépare les deux capitales. Il fallait donc choisir, et Coli avait choisi la route la plus courte, qui passe par Valentia, au sud de l’Irlande, et Belle-Ile, à la pointe de Terre-Neuve. De plus, comme l’appareil, très lourdement chargé d’essence au départ, serait peu maniable, les aviateurs avaient décidé d’exiger, pour les 1.200 premiers kilomètres de parcours, une période de beau temps avec vents favorables, c’est-à-dire dirigés d’est en ouest. Enfin, VOiseau-Blanc devait être prêt à prendre l’air à partir du 1er mai 1927.
- C’est sur ces données que notre Bureau Central se met à l’œuvre ; il alerte tous les services, soigne les écoutes des observations américaines, transmises deux fois par jour par T. S. F., fait donner aux navires français en partance l’ordre d’envoyer régulièrement des observations et, la Ville-d'Ys étant immobilisée, charge le poste de T. S. F. de Cherbourg de recueillir les observations
- ERIQ
- MORD
- AMERIQUE DU SUD
- Trafic:Jort assez fort modéré faible très faible presque nuL
- FIG. 1. -- REPARTITION DU TRAFIC MARITIME SUR
- l’atlantique NORD, d’après L. SIIUBART
- Le carré isolé, vers 200 de latitude, est le lieu de croisement des deux rouies, séparément peu f réquentées, Europe-Guyane et Amérique du Nord-Afrique du Sud.
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- groenlandaises ; mais ces dernières ne purent jamais être entendues, à cause de la distance, et même les parasites empêchèrent parfois la réception des marconigrammes d’Amérique. Pourtant, à partir du 6 mai, une situation météorologique favorable paraît se dessiner ; elle se confirme le 7, malgré l’incertitude causée par l’absence des communiqués groenlandais.
- Ce jour-là,
- Coli et Nun-gesser se tiennent en com-
- les prévisions relatives à la force et à la direction du vent ainsi qu’à l’état de l’atmosphère et à la hauteur des nuages. L’expérience prouva que ces prévisions étaient, dans l’ensemble, exactes, à tel point que le
- directeur du Bureau de Washington a pu déclarer que, le 8 mai, les conditions étaient meilleures qu’elles n’avaient été depuis dix ans. Les hommes les plus vaillants étaient montés sur le meilleur avion.
- FIG. 2. — P L’OISEAU-BLANC», PILOTÉ PAlt NUNGESSER ET COLI, PllÊT A PRENDRE LE DÉPART DU BOURGET POUR NEW YORK, LE 8 MAI 1927
- munication constante avec le Bureau Central ; jugeant l’occasion propice, ils décident le départ pour le lendemain matin 8 mai, à 4 heures ; on devait survoler l’Irlande à 9 heures, Terre-Neuve le lendemain à 5 heures, pour atteindre New York à 16 heures ; mais il faudra, au départ, prendre un peu plus au nord, afin d’éviter une dépression dont l’existence vient d’être signalée à l’entrée de la Manche. Sur ces données, et comme suprême viatique, le Bureau Central remet à Coli le diagramme que représente, à peine modifié, notre figure 4 ; on y lira sans peine, avec la trajectoire portée en longitude et en latitude,
- L'Oiseau-Blanc décolla dans de bonnes conditions ; on le vit passer sur Etretat, on le vit sur la Manche... et puis plus rien que ce doute angoissant qui nous a tenus la poitrine serrée pendant des jours et des semaines, laissant place à la tristesse de voir de quel prix il faut payer le progrès,
- Le choix des routes aériennes
- Ce n’est qu’à son corps défendant que la météorologie joue ce rôle périlleux de conseiller in extremis. Elle se sent mieux armée pour donner des indications plus générales et pour intervenir dans le choix des trajec-
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- FI C,. I
- 8. -- CARTE MONTRANT LES D1VKRSES ROUTES SUIVIES FOUR I.ES TR A VI1’USÉES DE
- ATLANTIQUE DEPUIS LE PREMIER RAID DE L’AMÉRICAIN READ EN 1919 .JUSQU’A 1930
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- toires ; les renseignements, accumulés depuis de longues années, ne lui manquent pas, et l’expérience récente des aviateurs y a beaucoup ajouté.
- Mais la science du temps n’a pas seule voix au chapitre. Le raid est un exploit ; l’aviateur qui ira d’un pôle à l’autre acquerra une gloire immortelle; mais l’organisation d’un service commercial a d’autres exigences ; il faut, en plus de la sécurité et de la régularité, qu’il paie, ou du moins qu’il serve. En se plaçant à ce point de vue, on peut, dans les conditions actuelles, joindre les deux continents par quatre routes principales, indiquées sur le tableau page 491.
- Tout de suite, une question se pose : celle des distances. Pour se rendre du point de départ A ( üg. 6 ) au point d ’ arrivée B, quelle route convient - il de suivre, et comment évaluer la distance ? Evidemment, le chemin le plus court est celui du grand cercle A C B qui passe par les deux points extrêmes ; pourtant, le plus naturel, et celui dont on tente de se rapprocher, est dessiné, à la surface de la sphère terrestre, par la loxodromie A L B, qui coupe tous les méridiens suivant un angle constant ; en effet, l’aviateur partant de A qui met le cap sur B détermine sur sa carte l’angle que la trajectoire de son avion doit faire avec la direction nord-sud, qui est celle de tous les méridiens, et il a intérêt à maintenir ce cap constant pendant tout le voyage. En réalité, il doit encore le corriger en tenant compte de la dérive produite par le vent et qu’évaluent des appareils nommés déri-
- vomèlres. Si on représente par V la direction et la vitesse du vent, la vitesse v de l’avion dévra se composer avec elle, suivant la règle connue du parallélogramme des forces, de façon que la résultante, qui est la vitesse effective, soit toujours dirigée suivant la courbe loxodromique LB.
- D’ailleurs, il ne faudrait pas se figurer qu’en suivant cette trajectoire, on allonge beaucoup la distance : c’est ainsi que, de Va-lentia d’Irlande à Saint-Jean-de-Terre-Neuve, Ion compte 3.035 kilomètres sur l’arc de grand cercle, au lieu de 3.085 suivant la loxodromie. Ajoutons que, dans notre hémisphère, cette deuxième trajectoire passe au - dessous de la première, ce qui est finalement un avantage, puisqu’on s’éloigne ainsi du dangereux front polaire.
- Ceci dit, considérons maintenant, sur le tableau page 491, les quatre routes principales qui nous sont proposées et qui ont été utilisées pour les diverses traversées aériennes de l’Atlantique, comme le montre la carte ligure 3.
- Il est possible, probable même, (pie d’autres routes soient suivies dans l’avenir, soit grâce à l’emploi d’avions plus puissants, soit par la réalisation, que M. Blériot prévoit très prochaine, d’îles artificielles servant de portes de refuge, de centres de ravitaillement, de secours et de renseignements. Pour l’instant, c’est entre les quatre trajectoires qu’hésitent les aviateurs ; ils les ont essayées avec des succès divers, et la météorologie peut guider leur choix par des renseignements, que M. Baldit vient de réunir dans un livre très
- Ciel
- Nuageux Nuages à Nuageux Couvert grains avec ondées brumeux
- irmi'iimfi
- Pluie
- FIG. 4. - DIAGRAMME DU TEMPS PROBABLE POUR
- LES JOURNÉES DES 8 ET 9 MAI 1927, TEL QU’iL FUT DONNÉ A NUNGESSER ET COLI LE 7 MAI A 23 HEURES
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- Vaiencia
- AMERIQUE
- NORD
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- "Açores
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- AMERIQUE
- SUD
- Bahux.
- FIG. 5.
- ÉTAT MOVKN
- DK I.’aTMOSPIIKUE KN JUILLET DK CIIAQUJ
- ANNICK SUR L’ATLANTIQUE
- T ai direction du vent, dominant, suivant les routes principales envisagées pour les traversées de V Atlantique, est indiquée par une Jlèehe, d'autant plus empennée qu'il est plus fort.
- documente et très clair (1) ; je me contente d’en extraire quelques idées directrices.
- S’il n’v avait en jeu que la sécurité et la distance, le quatrième trajet mériterait, à coup sûr, la préférence; il peut, d’ailleurs, être légèrement modifié, de façon à permettre des escales aux îles du Cap-Vert, aux rochers Saint-Paul et à 1 ’ île Fernando -No-
- renlia. Son tance plus
- (1) A. Bai.dit. — Les Routes aériennes de l'Atlantique, Gauthier - Villars, éditeur.
- FIG. (J.---SCHEMA DK I,A ROU'I'K LA PLUS
- COUItTK KNTRK A ET B SUR LA TERRE
- A B C, grand coude ; A L B, loxodromie; V, vitesse du vent ; v, vitesse de l'avion.
- avantage, outre la discourte, réside surtout dans la régularité des climats intertropicaux, qui contraste avec la turbulence et les variations presque imprévisibles de nos régions dites tempérées, champ clos où se battent furieusement le froid polaire et la chaleur équatoriale. En se tenant à des hauteurs comprises entre 500 et 1.000 mètres, de façon à proüter soit de l’alizé, soit du contre-alizé, on peut effectuer le
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- parcours dans les deux sens sans courir d'autres risques que ceux qui proviennent de l’avion lui-même ; pourtant, une dure expérience a prouvé qu’avec les appareils actuels, eette traversée n’était pas encore une promenade de famille.
- Le problème vital, au point de vue économique, consiste dans la liaison entre l’Amérique dm Nord et 1 ’ Europe occidentale, établie par les trois routes du nord.
- Le «chemin des héros » est le plus septentrional, qui passe par l’Irlande et Terre-Neuve ; c’est aussi le plus dangereux, et, tout de suite, la météorologie nous avertit qu’il y a beaucoup plus loin d’Europe en Amérique que dAmérique en Europe. Cette différence tient à la persistance des vents d’ouest sur la trajectoire parcourue, qui est le grand chemin des dépressions ; on calcule qu’avec un vent moyen ouest-est de 10 mètres par seconde, un avion marchant à 150 kilomètres par heure mettra vingt-huit heu-
- Ainsi, toutes les indications météorologiques s’opposent au choix de cette ligne, qui serait pourtant la plus intéressante au | oint de vue économique. Elles déconseillent encore la seconde, qui traverse sur 2.000 kilomètres , entre les Açores et Terre-Neuve, une des régions les plus tour-mentées de l’Atlantique.
- Finalement, c’est sur la grande route de Lfs bonne au cap Hatteras, jalonnée par les Açores et les Bermudes, que se rencontrent les conditions moyennes les plus favorables. Passant au nord de la région des alizés et au sud du front polaire, où se battent tous les fils d’Eole, échappant aussi aux brouillards de Terre-Neuve, elle est relativement sûre et praticable dans les deux sens et en toutes saisons (1). C’est
- sans doute sur cette route (pie s’organisera, pendant quel-, ques années, le trafic commercial aérien. Mais est-il sage de faire des prévisions en un temps oii les conditions
- DISTANCE
- TRAJET par arc de grand cercle par loxodromie
- I. Valentia à Saint-Jean (Terre-Neuve) KM. 3.035 KM. 3.085
- i Lisbonne à San-Miguel (Açores) 1.447 1.454
- II. ' San-Miguel à Corvo (Açores) . . 518 520
- V Corvo à Saint-Jean 1.935 1.945
- Tôt a t 3.900 3.919
- , Lisbonne à San-Miguel 1.447 1.454
- III. ' San-Miguel à Bermudes ’ Bermudes à Cap Hatteras (E.U.) 3.585 3.G25
- 1.039 1.044
- Total f». 071 0.123
- IV. Cap Vert à Cap San-Roque (Brésil) 2.977 2.980
- TABLEAU DES DIVERSES ROUTES AÉRIENNES AU-DESSUS DE L’ATLANTIQUE
- TERRE-NEUVE-IRLANDE IRLANDE-TERRE-NEUVE
- Jours favorables 127 17
- — passables 07 18
- — mauvais 171 330
- IL Y A BEAUCOUP PLUS DE JOURS EAVOUABLES POUR ALLER D’AMÉRIQUE EN EUROPE QUE D’EUROPE EN AMÉRIQUE
- res pour le premier trajet, alors que dix-sept. suffiront dans le sens inverse. Cette persistance des vents d’ouest est telle qu’en consultant les tables météorologiques de la période décennale 1900-1915, on a pu dresser le tableau ci-dessus.
- Sur cette route, l’avion a trois grands ennemis : le vent, qui trop souvent devient tempête ; le givre, qui couvre brusquement les ailes de plusieurs centaines de kilogrammes de glace ; le brouillard, qui atteint, autour de Terre-Neuve, une épaisseur et une opacité indicibles.
- de la vie se modifient avec une rapidité déconcertante ? Les progrès réalisés dans la technique aéronautique sont tels en effet que le raid exceptionnel d’hier peut devenir courant demain. Une seule chose est assurée : bientôt, la navigation « surmarine t> aura triomphé de l’Atlantique, assurant le transport plus rapide des hommes et des marchandises, pour qui le temps est de l’argent. Ainsi, chaque jour, la terre se rétrécit. L. Houllevigue.
- (1) La tentative de Costes et Bellonte du 13 juillet 1929 a montré pourtant qu’on y rencontre parfois la barrière de vents infranchissables.
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- / / « * '^4 *
- LA TELEVISION, TELLE QU ON PEUT SCIENTIFIQUEMENT L ENVISAGER DANS L AVENIR
- A gauche, Vavion explorateur naviguant — c'est le cas de le dire — au-dessus d'un volcan. Ses appareils téléviseurs enregistrent les phases de Véruption et ses torrents de lave. Par son antenne, il transmet les modulations radiolumineuses à la station, plus puissante, rfc diffusion (au centre). A droite, réception sur un écran, tfaws ?/n appartement. Un haut-parleur transmet également les explications du reporter aviateur et les explosions du volcan.
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- RADIOPHONIE ET RADIOVISION TRANSFORMERONT-ELLES LE JOURNAL?
- Par Charles BRACHET
- L'homme n'est jamais satisfait, et c'est tant mieux. Nous disposons de « véhicules » qui permettent de visiter le monde en quelques semaines et nous désirons même l'explorer sans quitter notre fauteuil. Le cinéma a décuplé le nombre des gens « qui vont au spectacle » et nous réclamons le théâtre intégral à domicile, sur un écran où l'on verrait les acteurs qu'il nous est déjà loisible d'écouter par radio. Pour compléter le spectacle, nous comptons assister aussi, de visu et sans plus de fatigue, aux manifestations vécues de la politique et du sport, aux séances parlementaires et autres grands matches. Cela s'appellera du théâtre et du reportage télévisés. La « vision à distance » commence à si bien hanter les cerveaux que l'obsession s'en manifeste, de manière fort symptomatique, par l'apparition, en Angleterre, en Amérique, en Allemagne et en France, de revues spécialement consacrées à la télévision, comme si la reproduction sur écran des spectacles infiniment variés qui peuplent la terre était imminente. Nous aurions juste le temps de préparer nos récepteurs ! Ces appareils sont-ils prêts ou, du moins, proches de l'être? L'industrie radioélectrique est-elle à la veille de livrer des écrans « téléviseurs », comme elle livre ses haut-parleurs, tout équipés? A cette question, optimistes et pessimistes répondént selon leur tempérament et leur compétence. Nous allons, pour notre part, tenter de le faire, en tenant compte non seulement des faits acquis, des progrès réalisés, mais, surtout, des conditions générales scientifiques du problème et des moyens techniques qui restent à mettre en jeu — s'il en reste.
- Au point de vue pratique, la télévision est au téléphone ce que le téléphone est au télégraphe
- Si l’on fait abstraction de la ligne, ou plutôt si l’on se donne autant de lignes qu’on veut, la télévision est idéalement simple à mettre sur pied. Prenez dix mille ou cent mille fils télégraphiques, disposez sur chaque circuit une cellule « photoélectrique » (munie d’un amplificateur de courant), groupez ces fils en faisceaux et ces cellules en écran. Cet écran, s’il reçoit par projection l’image d’un objet, possédera dix mille, cent mille points différemment éclairés. Chacun d’eux fournira, par la cellule correspondante, un courant électrique dont l’intensité sera proportionnelle à la lumière reçue. A l’autre extrémité de chaque fil, disposez une lampe électrique. Groupez ces lampes, à leur tour, sur un écran parfaitement « homothétique » du premier, et vous retrouverez, dans ce cadre récepteur, un ensemble varié d’intensités lumineuses ponctuelles, qui reproduiront l’image primitive.
- Tout cela est parfaitement réalisable, quelle que soit la grosseur des cellules et des lampes utilisées : il suffirait de systèmes optiques intermédiaires pour « diluer » con-
- venablement (à la mesure des éléments utilisés) l’image ponctuelle du départ et « concentrer », de même, à l’arrivée, les diverses lumières des dix mille ou cent mille ampoules. Ainsi nous apparaissent continus les grossiers dessins ponctuels écrits sur la tour Eiffel.
- Présentée — dès 1875, par Carey, et réinventée depuis par tout collégien un peu ingénieux auquel son professeur révélerait le curieux pouvoir qu’a le sélénium de régler le passage d’un courant par l’intensité lumineuse dont on l’éclaire — la télévision est un jeu et même un jeu puéril, c’est-à-dire un jouet ; lequel coûterait d’ail-teurs fort cher à réaliser, même sur de courtes distances.
- Le problème pratique de la télévision est bien autre chose... Et pourtant son principe est contenu dans ce schéma simpliste.
- Pareillement, on pourrait créer un téléphone avec un faisceau de fils électriques dont chacun serait actionné par iln « résonateur » sonore d’une fréquence déterminée, qui actionnerait, à la réception, un résonateur identique. Emise devant le faisceau de transmission, la voix se trouverait «analysée » par la série des résonateurs qui correspondent à son timbre propre et à la voyelle énoncée. Les intensités sonores relatives
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- mental : ils mettent seulement à contribution les ressources actuelles du « courant téléphonique » avec ou sans fil. On module ce courant en intensités lumineuses par l’office de cellules photoélectriques, dont la fonction ne diffère pas, mutatis mutandis, de celle du microphone.
- Cette fonction ainsi conçue est peut-être nécessaire. Elle n’est pas suffisante.
- Un problème difficile : la télévision
- Un coup d’œil sur le problème complet de la télévision va nous permettre de comprendre quelles sont les difficultés propres à la télévision que l’on doit vaincre.
- Le courant d’une « ligne » peut bien fournir la succession d’impressions suilisantes pour entendre d’une
- FIG. 1. - LA TH A MH 1)E L’IMAGE REÇUE
- DANS J,K PROCÉDÉ BEI.I,, TELLE QU’ELLE APPARAITRAIT DANS VN K IHOLOGRAPHIE UNIQUE (UN KKIT1, 1ÎAI,AVA(!K)
- L'impression de continuité est beaucoup plus gronde rions la vision réelle, mouvante.
- seraient respectées. La «synthèse» se ferait exactement de même à l’autre extrémité du faisceau. (Nous verrons plus loin comment ce schéma se rattache aux progrès éventuels de la télévision.) Mais le téléphone pratique n'est, pas cela. Son véritable principe, entièrement différent de ce principe «télégraphique », est celui de la plaque vibrante actionnant un électro ou actionnée par lui.
- Bref, c’est l'écouteur de Graliam Bell,appareil sui generis, qui réalise les transmissions sonores les plus variées par la voie d'une seule ligne (câble ou onde hertzienne). Grâce au microphone, le courant téléphonique se trouve automatiquement modulé.
- La télévision doit-elle espérer l’aubaine d'un instrument aussi original? Tout l’avenir pratique de la vision à distance dépend de la réponse (pie fera la science à cette question.
- Pour l'instant, les appareils téléviseurs les mieux combinés, ceux (pii transmettent (en éclairement direct) la silhouette (l'une clef ou des cinq doigts de la main sur un écran large comme un domino ou (en éclairement intensifié) un visage humain encadré dans un carré de 20 centimètres, ces appareils n'apportent aucun principe neuf fonda-
- /
- Cathode
- potassium
- extrémité à l’autre de la ligne, c’est-à-dire d’un « point » à un « autre point ». Elle peut, de même, transporter d’un point à un autre les variations successives (l’un éclat lumineux ponctuel. Mais, pour former une image, le point lumineux ainsi modulé devra entrer en mouvement,
- « balayer un écran » et le balayer en un laps de temps qui n’excède pas celui de la persistance r é t i n i e n n e — cette propriété de l’œil qui lui donne l’illusion de voir une « li-
- Anode tungstène
- de feu »
- FIG. 2. - SCHEMA DES CEL-
- LULES PHOTOÉLECTRIQUES GÉANTES ÉTABLIES PAR LES LABORATOIRES DE LA BELL COMPANY POUR RÉALISER SES DERNIERS TÉLÉVISEURS
- On remarquera la forme annulaire de l'anode en tungstène destinée à recueillir le flux électronique issu de la cathode au potassium. Ces sortes de lampes, qui fonctionnent par ensembles de trois sur les appareils transmetteurs, sont réalisées, plus allongées, en tubes d'environ 60 centimètres de long.
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- L E J OU R N A L F U T U R
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- dans le trajet d’un seul point éclairant. Le balayage de l’écran par le point lumineux modulé doit atteindre à une célérité suffisante pour que sa trajectoire recouvre toute la surface sans que l’illusion de continuité ait le temps de disparaître.
- Et, simultanément, les phases successives de la modulation ponctuelle doivent se placer sur l’écran, de manière à reproduire, à chaque position du rayon, l’intensité lumineuse correspondant au point réel de l’image. Ainsi sera réalisée la synthèse visuelle à la réception.
- A la station émettrice, l’image considérée comme une multiplicité de sources lumineuses juxtaposées devra donc, par une opération inverse et préalable à'analyse, projeter successivement (dans le même laps de temps et en parfait synchronisme avec le mouvement de synthèse que nous avons assigné au récepteur) chacune de ses sources
- élémentaires sur la cellule photoélectrique t.ui préside, en tête (’c ligne, à la modulation du courant de transmission.
- Tel est le mécanisme à réaliser et dont nous allons étudier les difficultés d’exécution.
- Il comporte les même ; conditions de modulation que le montage téléphonique, avec, en plus, le balayage superficiel. Cette condition nouvelle entraîne une conséquence capitale : les fréquences de la modulation lumineuse envisagée ici dépasseront immensément le cadre des fréquences musicales de la modulation téléphonique, qui demeure pourtant leur seul véhicule jusqu’à nouvel ordre.
- Ces fréquences de modulation lumineuse rejoignent, comme nous allons le voir, celles des ondes hertziennes elles-mêmes.
- FIG. 3. — I.A LA MCE RÉCEPTRICE AU NÉON DF. LA BELL COMPANY
- Les grandes dimensions de la plaque qui forment la cathode, permettent d'obtenir une intensité lumineuse plus grande, et un éclairement très uniforme, c.c qui correspond à une très grande, pureté de la modulation du rayon balayeur.
- Voici ce problème : saisir au passage un point lumineux qui s’éteint et se rallume un million de fois par seconde
- Les notes les plus aiguës de la voix humaine ne dépassent pas 3.000 vibrations par secon-d e. Aucun instrument de musique n’utilise la fréquence 8.500.
- Les modulations qu’exigerait une télévision correcte sont, au moins, mille fois plus rapides.
- Divisons une image en G25 points par chaque centimètre carré, taux usité pour les trames de photogravures de ; di verts journaux quotidiens. Une image plus fine (comme en publient les revues de luxe ) exigera it 3.0 00 points. S’il fallait moduler (dans le seizième de seconde requis pour une bonne persistance rétinienne) tous les points d’une image de 20 centimètres de côté, ainsi tramée à 02 5 points, il faut
- Filament
- Diaphragme
- Canon a électrons _ Plaques de déviation Flux. d’électrons
- Bobine de concentration
- Spot lumineux
- Ecran fluorescent
- FIG. 4. — i.’oscii.i.ograpiie
- CATHODIQUE TEL QUE M. DAUVILL1ER I/A ADAPTÉ A SON « TÉLÉPIIOTF. »
- L'appareil se compose, d'un tube à vide troneonique ayant pour base un écran fluorescent. Sur cet écran vient frapper le pinceau d'électrons qu'émet un filament incandescent à travers un diaphragme (l'ensemble constituant un <> canon à électrons »). Le flux d'clectrons subit (cidre des «plaques » qui forment deux condensateurs orientés perpendiculairement l'un à l'autre) des déviations périodiques ayant pour résultat le balayage complet de. l'écran par le rayon. La modulation lumineuse du rayon est assurée par un « champ accélérateur » (qui agit sur les électrons h peu près comme, la grille dans une, lampe, triode) et que commande la ligne de. transmission. (Ce dispositif est installé dans le «diaphragme ».) Une bobine accessoire, entourant le tube, sert à « concentrer » le flux d'électrons afin d'amenuiser le rayon jusqu'èi J millimètre carré de surface: cette bobine, peut être remplacée par un autre disjiositif déconcentration (électrostatique).
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- cirait réaliser une fréquence de modulation de : (625 points X400 centimètres carrés x 16) = 4.0C0.000 de périodes par seconde !
- Treize cents fois la fréquence sonore des notes vocales les plus aiguës ! Cette fréquence correspond à celle d’uneonde hertzienne de 75 m, c’est-à-dire à une «onde très courte» du trafic radioélectrique courant.
- Si nous désirions transmettre et recevoir une image de 50 centimètres de côté possédant la netteté de trame d’une bonne photogravure (sur papier glacé), la fréquence de modulation im-primée au rayon balayant l’écran «téléviseur» atteindrait le chiffre invraisemblable de 120 millions. Et tpie serait cette «vision»
- la radiophonie les simples fréquences musicales, qui n’excèdent pas 10.000 périodes par seconde. Alors ?...
- L’état actuel du matériel de télévision : les appareils électroniques
- La rapide critique précédente n’est guère encourageante. Cependant, la télévision existe.
- Au dernier Salon de T. S. F. de Berlin, l’inventeur anglais J. L. Baird exposait un téléviseur de démonstration dans lequel on distinguait réellement un visage humain caractérisé. D’autre part, les célèbres laboratoires américains de la Bell Téléphoné Company ont depuis peu terminé, sous la direction de M. Herbert Ives, la mise au point d’appareils dont le succès de curiosité fut, à juste titre, retentissant. Et l’on vend, prématurément peut-être, à New York, des televisorsh 100 dollars, que sont censées alimenter des émissions spéciales plus ou moins réussies. Les amirautés d’Angleterre et d’Amérique suivent de près ces études et participent aux expériences. En sorte que des techniciens avertis ont pu dire que la télévision est aujourd’hui au même stade que la radiophonie avant guerre. D’où il faudrait conclure que, d’ici quinze ans... C’est possible !
- Passons maintenant aux raisons d’espérer.
- Un appareil — un seul — a suffi pour assurer l’essor pratique de la radiophonie : la lampe triode, qui pourvoit à son émission, à sa modulation, à sa détection (1). Décou-vrira-t-on * semblable lampe merveilleuse pour « voir à distance »?
- Présentement, la télévision est loin de posséder un instrument passe-partout d’une
- (1) Voir Im Science et la Vie, n° 146, page 101.
- FIG. 5. - I,’ÉCRAN RÉCEP-
- TEUR AU NÉON DK LA BULL COMPANY
- Il est formé (en bas) par un tube à néon replié plusieurs dizaines de fois en lignes parallèles. Sur le parcours de ce tube sont disposées 2.500 électrodes, qui s'allument successivement, en moins d'un seizième de seconde, comme l'indique le schéma, fig. 6.
- dans un cadre aussi étroit ! Il est vrai qu’étalée sur un écran de cinéma, elle commencerait à faire figure, sans ne posséder toutefois rien de trop comme finesse.
- Vous avez déjà compris que, la modulation lumineuse nous ayant introduit de piano dans le domaine hertzien des fréquences, il ne saurait être question d’imposer celte modulation à un courant téléphonique sur fil. Ni même, hélas ! à une « onde porteuse » du type utilisé en radiophonie. Vous savez quelles difficultés on a dû surmonter pour faire supporter aux ondes entretenues de
- Electrode
- intérieure
- TSoo oaoaï
- 2500 étect rodes extérieures
- Câble contenant les 2500 fils des 2500 électrodes extérieures A
- Contact
- S Disque X? ' tournant donnant les 2500 contacts .successivement/
- FIGURE 6
- SCHEMA DIÎ
- FONCTIONNEMENT DE I.’ÉCRAN RÉCEPTEUR AU NÉON
- Les cathodes ponctuelles, disposées en chapelet le long du tube, s'illuminent successivement grâce au contact donné par le balai d'un cylindre tournant qui touche chaque fil cathodique, tous les seizièmes de seconde, en synchronisme avec la modulation transmise par la ligne.
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- telle efficacité magique. Ces « lampes merveilleuses » sont plusieurs, ce qui fait leur faiblesse. Il y a la cellule photoélectrique venue suppléer le sélénium, pour la modulation de départ. A la réception, nous trouvons, soit la lampe au néon, soit Voscillographe cathodique, chargés de restituer, sous forme de lumière, la modulation électrique de la cellule. Tous ces appareils sont fondés sur les phénomènes « microphysiques » de l’électricité, ceux qui mettent en jeu les flux d’électrons ou les particules ionisées de la matière. La cellule photoélectrique (au potassium) transforme l’énergie lumineuse en un courant d’électrons dans le vide de son ampoule et, par suite, en un courant électrique dans le fil qui prolonge son anode. C’est ce courant qui se trouve, dès lors, modulé par variations de lumière.
- La lampe au néon, fondée sur l’ionisation de ce gaz à l’état raréfié, produit une « lueur » autour d’un filament ou d’une plaque formant cathode, et cela sous une tension très faible. L’extinction et l’allumage sont instantanés. Ils suivent donc à merveille le rythme delà modulation électrique. C’est de telles lampes, à grande surface cathodique, que la Bell Company utilise pour sa réception.
- Quant à Y oscillographe cathodique, il
- réalise la même opération en soumettant un flux d’électrons (jaillis d’un filament incandescent) à la modulation électrique du courant (voir le schéma de la page 495). Les électrons vont frapper un écran fluorescent
- en un impact qui s’illumine plus ou
- moins selon que leur flux
- est plus ou
- moins dense grâce à la modulation. Mais, en outre, l’oscillographe oblige le rayon cathodique à « osciller » en balaya nt l’ensemble de l’écran fluorescent. Ce. balayage, directement commandé par les dispositifs d’émis-
- sion et d’analyse de l’image, assure donc le synchrones me parfait de cette analys e avec la sy -thèse réalisée sur l’écran fluorescent récepteur.
- Ima giné par Rosing, en 1907, sur des indications déjà exist antes, l’oscillographe cathodique a été adapté à la télévision par les travaux de l’Américain Nicolson, ceux de MM. Belin et Holweck et, surtout, par M. Dauvillier, dont le «téléphote » a réalisé le système Rosing avec une grande perfection (1).
- Jusqu’à nouvel ordre, c’est donc ce type d’appareil qui constitue la « lampe merveilleuse » de la nouvelle radioteehnique. Mais combien faibles sont ses moyens ! C’est dans une lumière fantôme, de fluorescence, qu’il dessine l’image •— ce qui élimine tout espoir d’une télévision collective et, par conséquent, du journal vécu et du théâtre en famille !
- LTne curieuse tentative a été faite cependant par la Bell Company pour réaliser un écran de grandes dimensions : comme la lampe déjà citée, il est fondé sur la luminescence du néon autour de la cathode. Disposées sur un tube en zigzag, 2.500 cathodes forment, sur l’ensemble du plan ainsi réalisé, 2.500 points lumineux. Le succès de ce procédé rudimentaire est assez douteux.
- Les dispositifs d’analyse ponctuelle de l’image
- Nous n’avons pas encore parlé des dispositifs d’analyse ponctuelle de l’image au devant de la cellule photoélectrique modulante. C’est qu’ils représentent la partie la
- (1) En prenant comme écran du téléphote une mosaïque d’éléments fluorescents colorés et en adoptant à l’émission un filtre mosaïque trichrome, M. Dauvillier a montré que la télévision polychrome n’ajoutait guère de difficultés.
- DISQUE
- Kl G. 7. — LA ROUE DE NIPKOYV Une spire de trous est disposée sur un disque tournant devant l'image. La largeur de celle-ci correspond au « pas » de la spire. De sorte qu'à chaque tour (effectué enun seizième de seconde), tous les trous ont défilé sur l'image en la découvrant «point par point » — ce qui constitue l'analyse de la télévision à la transmission.
- EIG. 8. — ROUE DE NIPKOW PERFECTIONNÉE PAR J. L. BAI RD EN VUE DE I.A TÉLÉVISION COLORÉE
- La spire unique du schéma précédent est remplacée par trois spires disposées en triangle. Chaque spire recouvre torde l'image et transmet une des trois colorations élémentaires de la lumière (rouge, jaune, bleu) par l'intermédiaire de filtres colorés.
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- plus parfaite de l’ensemble du matériel. Ces dispositifs ne font appel, en effet, qu’à des principes de mécanique ou d’optique géométrique déjà anciens. Ils reviennent tous à deux procédés : l’analyse « harmonique » et l’analyse par disques tournants.
- L’analyse ltarmonique consiste à recevoir l’image sur un miroir oscillant qui la renvoie à un deuxième miroir, également oscillant. La composition des deux oscillations (à fréquence musicale) imprime au faisceau lumineux résultant un mouvement pendulaire complexe.
- Un point quel-co n qne de l’image décrit alors une courbe continue, dont la forme dépend du décalage des deux mouvements oscillants élé-m e n ta ires (courbe de Lis-sajous). Projetée sur un plan percé d’un diaphragme (derrière lequel se trouve la cellule photoélectrique), cette trajectoire, co m ]) 1 i qu é e mais régulière et fermée sur elle-même, oblige chaque « point » de l’image réiléchie à défiler devant le diaphragme et à frapper, en conséquence, la cellule. Celle-ci « voit » donc successivement toute l’image, point par point, en un seizième de seconde.
- La méthode des disques tournants fut inventée par l’Allemand Nipkow, en 1881. A la périphérie d’un large disque tournant à IG tours par seconde se trouve une ceinture de trous formant une spire : l’écartement radial séparant le dernier trou du premier correspond à la largeur de l’image. Si nous regardons le disque interposé entre l’objet (convenablement placé) et notre œil, nous verrons défiler, en un seizième de seconde, autant de fragments « ponctuels » de son image que le disque comporte de trous. La cellule photoélectrique les « verra » comme notre œil, avec, en moins, l’illusion de continuité, et modulera en conséquence le courant transmetteur.
- En disposant trois spires sur le même
- disque et en masquant chacune d’elles par un écran rouge, bleu ou jaune, M. Baird montre facilement qu’on obtient la télévision en couleur par trichromie. Mais alors il faut trois cellules modulant chacune une ligne spéciale pour chaque couleur élémentaire. A la réception, un dispositif inverse rétablit l’image colorée. Complication bien inutile, tant qu’on ne voit pas d’abord en gris parfaitement!
- Plus rationnel que le dispositif de Nipkow semble être celui que proposait M. Marcel
- Brillouin dès 1890. Deux disques « orthogonaux», tournant l’un mille fois plus vite que l’autre, portent à leur périphérie une dizaine de lentilles dont le chevauchement périodique imprime à l’image (projetée sur les disques au niveau du cercle des lentilles) un mouvement oscillant ultra-rapide. L’inventeur américain Jenkins utilise les disques de Brillouin. Une autre variante de disques analyseurs est celle préconisée par M. Valensi (1), qui obtient la vision ponctuelle et le balayage par l’intersection de fentes circulaires différemment dessinées sur l’un et l’autre disque.
- Tous ces appareils servent, naturellement, en l’absence d’oscillographe cathodique, à restituer l’iniage, parsynthèse,à la réception. Us obligent le faisceau lumineux très condensé de la lampe réceptrice à balayer l’écran récepteur suivant la même loi et dans le même temps qui président à l’analyse d’émission. Mais l’établissement de ce synchronisme ne va pas sans difficulté. A vitesse réduite, de tels synchronismes sont couramment établis dans l’industrie télégraphique (Baudot, téléphotographie). Mais, ici, la correspondance de positions ponctuelles aussi fugitives représente un véritable tour de force.
- (1) On trouvera le schéma du système Valensi dans l’article complet sur la télévision paru dans La Science et la Vie, n° 111, pape 531.
- Disque (2f
- limage
- analysée
- Disque(l)
- Lentille (2)
- Point lumineux modulé
- LentillelD
- PIC. 9. --- J.KS Dl.SQUKS ANALYSKUUS 1)K M. B1UI.I.OU1N
- Ici, l'analyse s'effectue par dissociation de l'image au moyen de lentilles défilant devant elle. Les lentilles sont portées par deux disques qui tournent, à des vitesses très différentes, de manière à présenter au rayon lumineux (qui provient chaque fois d'un point différent de l'image) un trajet nouveau — ce qui revient à balayer finalement, avec le rayon projeté, l'ensemble de l'écran.
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- La télévision à ce jour
- Malgré les informations sensationnelles, il est difficile de faire le départ entre ce qui est réalisé et ce que les inventeurs ont « cru » réaliser, en toute sincérité d’ailleurs.
- Le procédé le plus avancé est probable
- sifs et permet d’installer autant de cellules qu’on veut sur la même ligne, ce qui amplifie la modulation. Ce procédé d’éclairage intensif a été imaginé et réalisé d’abord par l’inventeur anglais J. L. Baird, qui l’applique de son côté.
- A la réception, une seconde roue de Nip-
- FIG. 10. --- 1,1'. CINÉMA A DISTANCK, SYSTÈME CAltOI.US
- Cet appareil se distingue des autres en ce qu'il utilise, comme images transmises, des films cinématographiques ci que la modulation de la lumière est effectuée en utilisant le phénomène de Kerr. L'usage des films à la réception permet d'enregistrer lentement en « télé,photographie » et de projeter ensuite. C'est de la télévision «à retard»; le retard peut n'être que. de quelques minutes.
- ment celui de la Bell Téléphoné Company : il décompose l’image en 2.500 points environ, ce qui, d’après nos photogravures les moins fines, suffirait à garnir juste la surface d’un timbre-poste. Etendue aux dimensions de la figure de la page 494, cette trame donne l’image grossière que l’on voit. Pourtant, assurent les témoins oculaires, le fait d’être mouvante (cinématographique) donne à la vision réelle une impression de continuité beaucoup plus grande.
- L’émission dans le système Bell s’effectue par une roue de Nipkow desservant trois cellules géantes au potassium. Le sujet, placé devant elle dans l’obscurité reçoit le balayage d’un rayon lumineux éclairant très puissant, ce qui résout le problème de l’analyse, puisque le sujet n’est éclairé que par « points » succes-
- kow (synchronisée avec celle de l’émission par une liaison hertzienne spéciale de longueur d’onde : 1.600 mètres) assure la synthèse de l’image par le faisceau modulé de la lampe réceptrice géante (au néon).
- La fréquence de modulation réalisée est de 20.000 périodes sur onde porteuse de 200 mètres. C’est bien peu relativement à ce qui serait théoriquement nécessaire. Aussi n’a-t-on pu travailler que sur 2.500 points...
- La General Electric Company a suivi la Bell dans la voie des recherches. Son spécialiste, le professeur Alexanderson, utilise l’analyse harmonique. Il essaie d’accroître la surface transmise en la subdivisant en sept écrans juxtaposés : la fréquence de modulation est portée à 40.000 périodes et l’image bénéficie, par là, de 7 X 7 = 49 fois plus de
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- lumière. Mais il faut établir sept liaisons hertziennes pour la modulation et sept pour la syn-chronisation, plus la liaison téléphonique !
- Ce n’est donc qu ’ à force de moyens techniques accumulés et de dépenses qui seraient ruineuses pour le commun des mortels que ces puissants laboratoires ont mis sur pied cette curieuse machinerie. Aucun avenir pratique ne paraît devoir résulter d’un effort dans cette voie.
- L’obstacle principal demeure intact : la modulation nécessaire en télévision est d’un autre ordre que les modulations téléphoniques auxquelles on est aujourd’hui réduit et que l’on essaie vainement de pousser à d’extrêmes limites.
- Malgré les grosses difficultés que nous venons de signaler et qui paraissent limiter l’avenir pratique de la télévision, celle-ci n’en sera pas moins réalisée un jour, grâce à l’interventions d’autres phénomènes, dont nous allons parler.
- Que réserve l’avenir ?
- Ce seront, ^ comme toujours, de nouvelles découvertes désintéressées, non le perfectionnement des montages actuels, qui apporteront le perfectionnement rêvé, probablement subit.
- Pourtant tous les essais qui peuvent faire appel à la physique moléculaire et à l’optique physique actuelles ne sont pas épuisés.
- Pour la modulation et l’intensification du faisceau récepteur, le phénomène de Kerr (voir le schéma ci-dessus) n’a peut-être pas dit son dernier mot : il pourrait utilement supplanter un jour les pâles luminescences du néon ou de l’écran cathodique. Pour la modulation et l’intensification du courant photoélectrique émetteur, il se pourrait également que le sélénium, abandonné à cause de son inertie, mais plus sensible que la cellule au potassium, pût rentrer en scène. Il faudrait, comme on l’a déjà préconisé, étudier métho-
- Nicol Prisme1 Nicol
- polariseur de verre analyseur
- FIG. 11. - UN CURIEUX PROCÉDÉ DE MODULATION PAR
- LE <' PHÉNOMÈNE DE KERR »
- Le rayon lumineux à moduler est polarise par un premier nicol. A cet état, il est « tordu » plus ou moins par un champ électrique que commande la ligne de transmission. Cette torsion correspond donc à l'intensité instantanée fournie par la modulation. Mais, en traversant un second nicol (croise le premier), le rayon se trouve justement obscurci en raison de cette torsion. Donc, finalement, la lumière sortante et projetée sur l'écran voit son intensité « modulée » par l'effet de torsion, lui-même commande par la ligne. Le but recherché est atteint.
- perforé
- Image
- Cellule
- -Disque
- échancré
- Emetteur
- FIG. 12. - SCHÉMA DE L’ENSEMBLE DU DISPOSITIF DE TRANSMISSION DE BAIRD (QUI SE
- RETROUVE, INVERSÉ, A LA RÉCEPTION)
- La lampe de gauche éclairé puissamment l'image, qu'un système optique transmet au disque perforé. Un second disque échancré (tournant en sens inverse du premier, à grande vitesse) découpe le rayon modulé avec une très grande fréquence — ce qui a pour effet d'impressionner la cellule par éclairements brusques. Elle donne ainsi une modulation par courants alternatifs, beaucoup d’une assez grande netteté.
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- diquement le meilleur mode de cristallisation de ce métalloïde en vue du rôle qu’on veut lui faire jouer, ainsi que ses réactions photoélectriques en fonction de tous les facteurs physiques ordinaires (pression, température, état électrique, etc.). Mais ceci
- FIG. 14. — RI. J. L. BAIRD PROCÉDANT a uni: prise de télévision EN LUMIÈRE NATURELLE
- La photographie ci - dessous nous montre le résultat obtenu à la réception, résultat qui est encore loin de la perfection.
- -mïm*
- FiG. 13. •— l’éclairage du sujet par balayage d’un R AYON LUMINEUX SURINTENSIFIÉ Le rayon est obtenu par concentration de la lumière d'un puissant projecteur électrique (enclos, ici, dans une lanterne). Au devant, la roue spiralée; entre le sujet et la lumière, un écran sert à régler l'aire de balayage.
- nous tient toujours aussi éloignés du principe sui generis dont nous avons montré la nécessité.
- Peut-on essayer de l’entrevoir? C’est fort hasardeux, car la réalité répond le plus souvent de manière imprévue. Toutefois, quelques idées se présentent logiquement à l’esprit.
- On peut, par exemple, espérer que la trans-
- FIG. 15. •— LA RÉCEPTION DE M. J. L.
- BAIRD EN LUMIÈRE NATURELLE
- Comme on voit, l'image est floue et les zones de balayage sont loin d'être invisibles.
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- mission hertzienne fera, sous peu, de tels progrès que les émissions et les réceptions s’effectueront par «accords» d'ondes simultanées,mettant en jeu les « harmoniques » — ce qui reviendrait à doter de « timbres » particuliers les émissions hertziennes, jusqu’ici caractérisées uniquement par leur fréquence fon-damentale .
- Chaque émission hertzienne porterait ainsi sa couleur propre. Aussitôt, les possibilités de transmission s’enrichiraient de manière inouïe.
- Le physicien Fournier d’Al-be a déjà montré que l’analyse harmonique sonore permettra it de transmettre simili tanément, par la même ligne électrique, plusieurs intensités lumineuses élémentaires différentes.
- Confondues un instant sur la ligne télépho-
- nique (grâce à
- FIG. 16. - L’ÉCRAN THÉORIQUE DE TRANSMISSION
- PAR MODULATION ACOUSTIQUE DE LA LUMIÈRE
- Les cylindres dont la juxtaposition forme Vécran sont transparents, mais partiellement obscurcis sur des secteurs disposés comme l'indique la figure. Ces cylindres tournent rapidement, chacun à une vitesse propre : les vitesses de rotation vont, par exemple, en croissant du cylindre supérieur au cylindre inférieur. Projetons une image sur un tel écran. Chaque faisceau lumineux correspondant à chaque « micro-secteur » sera intercepte à une fréquence différente — puisque chaque microsecteur est différemment divisé sur son cylindre propre et que celui-ci tourne également à une vitesse propre. La fréquence d'interruption suffit, par conséquent, à identifier le « point » lumineux qui couvre un microscc-tcur donné (lui-même identifie ses coordonnées sur l'écran). Concentrez tous les rayons sortant de l'écran (ainsi modulés à fréquence musicale) sur une seule cellule photoélectrique. La cellule traduira simultanément (loi de composition de Fouricr) toides ces modulations et les transmettra à la ligîie porteuse. Celle-ci, à la réception, actionne un haut-parleur. Une série de « résonateurs », dont chaque fréquence individuelle correspond exactement à celle d'un microsecteur de l'écran de transmission, analysera le son composé donné par le haut-parleur et le décomposera en autant de vibrations élémentaires — avec l’intensité propre que cette vibration comporte dans la transmission. Il est relativement facile de traduire les diverses intensités sonores obtenues en intensités lumineuses proportionnelles avec une série de lampes disposées en écran, dans le même ordre que les microsecteurs de transmission. L'écran ainsi, réalisé est un écran de réception. Nous expliquons dans le texte les difficidtés de réalisation.
- un curieux procédé de traduction musicale),
- ces intensités élémentaires sont triées à la réception (grâce à un procédé d’analyse par résonance) et rétablies dans leur juxtaposition initiale.
- Naturellement, le procédé de Fournier d’Albe, mécanique, possède beaucoup trop d’inertie; sans quoi il permettrait, d’ores et déjà, d’opérer trente modulations différentes sur la même ligne téléphonique — ce qui allégerait singulièrement le problème, surtout si ce nombre de trente venait à se multiplier, ce qui ne ferait aucun doute avec la pratique.
- Mais si l'analyse par résonance sonore est inellicace pour la télévision, il n’en serait pas
- de même d’une analyse — strictement analogue — par résonance purement hertzienne. Que l’on apprenne à manier les harmoniques hertziens, et le problème de la télévision sera vite résolu.
- Que peut-’on imaginer encore ?
- Ceci, dans un avenir probablement très éloigné : la traduction directe des ondes hertziennes en lumière visible, comme elle s’effectue déjà, à courte distance, par le moyen des tubes à vide.
- La dilficulté réside seulement dans la transformation des basses fréquences (hertziennes) en haute fréquence (lumière), alors que la traduction inverse est toujours fa cile. La chute est commode la remontée est plus difficile. Nul doute cependant que cette difficulté ne soit à son tour vaincue.
- J. Labadié.
- En attendant, aucun effort n’est inutile. Je n’en veux pour preuve que la féconde application du télé-phote, par M. Dauvillier, it la radiologie. Par un montage exactement semblable à celui de la télévision (quoique de fréquence beaucoup moindre), M. Dau-villicr réussit des photographies radioscopiques, au rayon X, par le véhicule d’un seul faisceau d’exploration, extrêmement fin, qui traverse sans diffusion notable les grandes épaisseurs de matière jusqu’ici interdites aux faisceaux ordinaires. Ceci permet d’utiliser la radioscopie pour suivre, par exemple, l’évolution de tuberculoses expérimentales dans le thorax d’un cheval (je signale ceci à l’attention des médecins qui font actuellement, à l’école d’Alfort, des recherches dans cette voie et se plaignent de travailler h tâtons). De plus, le système Dauvillier met les radiologues à l’abri de la terrible radiodermite, dont les victimes parmi les savants les plus éminents sont déjà nombreuses.
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- L'AUTOMOBILE EN 1930
- Les nouveautés du Salon de Paris
- Par CAPÈRE
- Un abonné nous écrit de Chicago ces quelques lignes : «Quelle est la « mode» en automobile pour 1930 après le Salon de Paris ? » Voici notre réponse : Si Von examine la voiture « type » en commençant par le capot, on enregistre ces tendances actuelles : radiateur à volets mobiles (thermostat) ; châssis surbaissé; moteur à huit cylindres en ligne (souplesse) ; allumage par batterie; carburateur entièrement démontable; filtrage de Vessence et de l'huile; embrayage ci disque ; boîte à quatre vitesses, dont deux silencieuses ; graissage central ou silentbloc ; servofrein (sécurité) ; ressorts droits ; amortisseurs hydrauliques ; pièces chromées (des phares aux pare-choc) ; verres inéclatables (sécurité). Telle se présente la voiture moderne. En dehors de ces données générales, mentionnons, chez certains constructeurs, des châssis, les uns à roues indépendantes, les autres à roues avant motrices ; chez un autre, une suspension sur rondelles de caoutchouc remplaçant les ressorts. Quant à la carrosserie, elle est, en général, tôlée, de plus en plus surbaissée, de plus en plus confortable (trois places arrière), de plus en plus luxueuse. Les peintures nitrocellulosiques dominent et aussi les pièces chromées, qui donnent avec le vernis noir, par exemple, le plus bel effet dans son élégante sobriété. Signalons encore, dans-le domaine de la carrosserie, les carrosseries-tanks, la, construction de caisses de grand luxe en duralumin (alliage d'aluminium léger, résistant et silencieux) et de demi-luxe en alpaæ (autre alliage d'aluminium), sans omettre, bien entendu, les carrosseries de série en tôle emboutie, si répandues dans la construction américaine. Telles sont, au point de vue sécurité (direction, tenue de route, freinage), souplesse (augmentation des cylindrées, multiplication des cylindres), silence (moteurs à régime plus lent, suppression des vibrations, boîtes de vitesses silencieuses, engrenages mieux rectifiés, carrosseries métalliques), accélération (réduction du poids mort, puissance spécifique plus élevée), confort et élégance, les solutions et améliorations adoptées sur une'« belle » voiture de 1930, pour lui donner ces six qualités qu'exige aujourd'hui un connaisseur. Ajoutons à ce tableau d'ensemble rapidement brossé du Salon de Paris, que cette manifestation internationale réunissait cinquante-huit marques françaises, vingt-neuf américaines et vingt-quatre autres de nationalités diverses, dont huit allemandes. Ces quelques lignes servant, en quelque sorte, d'introduction, nous avons demandé à un technicien aussi, impartial que compétent, depuis plus de vingt (ms à la tête des différentes fabrications des grandes marques françaises, de passer méthodiquement en revue les nouveautés du Salon de Paris et de noter, à l'intention de, nos lecteurs, les améliorations, perfectionnements, inventions mécaniques qui méritent d'être retenus pour leur permettre de suivre avec profit l'évolution de la construction automobile dans le monde. G. B.
- Avant d’examiner les nouveautés du Salon de 1929 pour en tirer les enseignements sur la voiture automobile de demain, répétons tout d’abord, comme l’an dernier, que la vulgarisation de l’automobile exige, avant tout, l’abaissement des prix, aussi bien pour l’achat du véhicule que pour le prix des matières et ingrédients nécessaires à son fonctionnement, comme l’essence, l’huile, les bandages et, indirectement, les diverses taxes fiscales.
- En ce qui concerne le prix d’achat des véhicules, il ne peut guère diminuer que pour les modèles construits en grande série dans les usines puissamment outillées pour une telle production.
- Par ailleurs, il faut qu’on s’efforce de réduire les charges qui écrasent l’automobilisme, en cessant, tout d’abord, de considérer la voiture automobile uniquement comme un objet de luxe. C’est, avant tout, maintenant, un instrument de travail, et il serait extrêmement désirable de voir disparaître, en particulier, la taxe de luxe.
- Il faudrait aussi réduire les taxes qui frappent les combustibles et huiles, en doublant à peu près leur prix réel.
- Une autre erreur, contre laquelle on doit aussi lutter, est celle de la formule fiscale qui impose les voitures proportionnellement à la cylindrée, c’est-à-dire d’autant moins que la cylindrée est plus petite.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- PUISSANCE MAXIMUM
- 1927 1928
- 36-50 Ch
- 51-70 Ch
- 4 3 %
- Plus de 70 Ch
- 51-70 Ch
- 24 %
- 36-SOCh
- Plus de 70 Ch
- Nombre de Paliers
- DE YILB REQUINS
- 4 Paliers /Paliers, 31 % /10%/
- 3 Paliers
- 100%
- 7 Paliers
- 59%
- 9Paliers
- 5 Paliers
- Dispos/T/ON des Freins sur 4Roues
- 100 %
- Freins sur 4 Roues 86% Freinssui RouesÆ 12% -
- Hydraulique41,3% Mécanique 44,7%
- sur transmission 2%
- F rei ns sur Roues M 97% ,
- Hydrau lique 19 % Mécanique 48% \
- Treins sur Roues44 1 %v
- F rei ns sur 4 Roues 9 9 %
- Hydrau ique 48 %J Mécanique 51%
- LES GRAPHIQUES RASSEMBLÉS SUR CETTE PAGE PERMETTENT DE SUIVRE AISÉMENT
- l’évolution de la voiture, automobile
- MODERNE ET LES TENDANCES QUI SE DÉGAGENT DU SALON DE PARIS DE 1929
- On trouvera successivement : en haut et à gauche, te pourcentage des puissances adoptées sur les voitures des Salons de 1927, 1928, 1929 ; à droite, le nombre de paliers des vilebrequins suivant le nombre de cylindres ; ci-contre, les divers systèmes de freinage montés sur les voitures ; ci-dessous, quatre graphiques montrant la diminution du nombre de modèles et de fabriques, Vaugmentation du nombre de cylindres, l'emplacement des soupapes et les types d'essieux.
- Fabriques et Modèles
- 1914 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29
- Nombre de Cylindres
- 1914 1S 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29
- Emplacement des Soupapes
- Types d’Essieu
- 100%
- 80%
- 60%
- 40%
- 20%
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- L'AUTOMOBILE EN 1930
- 505
- Comme le client, bien à tort, d’ailleurs, attache une très grande importance à la valeur de la puissance fiscale, les constructeurs s’efforcent de produire des moteurs de très faible cylindrée, dont on tirera la puissance nécessaire en augmentant la vitesse de régime.
- On réalise ainsi des moteurs dont le couple moteur est peu important, mais qui, grâce à un régime élevé de 4.000 à 5.000 tours-minute, donnent quand même une grande puissance.
- Avec ces grandes vitesses de rotation, il faut alléger les pistons, raccourcir les bielles pour diminuer les forces d’inertie; il en résulte une usure plus rapide des cylindres.
- En réalité, il y a intérêt à ne pas descendre au-dessous de 70 millimètres d’alésage, c’est à peu près la limite du piston raisonnable. On sent d’ailleurs déjà une certaine réaction chez les constructeurs et un retour à des alésages un peu plus importants.
- Aux environs de 10 chevaux, l’imposition
- ENSEMBLE DU MOTEUR SANS SOUPAPES « VOISIN » 22 Cil, 12 CYLINDRES EN V
- Cette puissance, obtenue grâce à un régime rapide, avec un faible couple moteur, ne peut convenir à la traction de la voiture qu’avec une très grande démultiplication dans le pont.
- Une telle conception, à laquelle on est fatalement conduit, met l’ingénieur en face des plus difficiles problèmes. Il faut lutter contre les vibrations de toute nature, adopter des arbres vilebrequins de grande raideur, de très gros diamètre et supportés par de nombreux paliers ; les arbres de transmission à cardans deviennent eux aussi très gros en diamètre pour ne pas être exposés à l’arrachement aux très grandes vitesses, et il devient très difficile d’obtenir des ponts silencieux à cause de leur trop grande démultiplication.
- fiscale par cheval est d’environ 100 francs.
- On préfère souvent acheter tel modèle parce qu’il est imposé pour 10 chevaux au lieu de 11, en économisant ainsi annuellement 108 francs, alors que le modèle refusé consomme 2 litres de moins d’essence aux 100 kilomètres et à peine d’huile de graissage, ce qui lui aurait économisé, pour 15.000 kilomètres annuels, au moins 600 francs.
- S’il est vrai, d’autre part, comme le montrent les graphiques ci-contre, qu’il y a une tendance marquée à adopter une puissance motrice de plus en plus élevée, il faut noter tout de même qu’en France, en raison même du prix des combustibles, les voitures de faible puissance, 5, 6 et 7 chevaux, sont en très grande faveur.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- Les tendances sont donc bien nettes : ceux qui sont obligés de travailler avec un budget réduit s’en tiennent à la voiture de faible puissance ; ceux qui ont des moyens plus larges et que hante aussi la folie de la vitesse recherchent, au contraire, les voitures de grande puissance.
- Néanmoins, malgré cette distinction, on peut constater d’une manière absolument générale une très grande recherche d’élégance, de confort et de netteté de lignes pour tous les véhicules actuels.
- Les carrosseries tout acier ont pris une place définitive, et les peintures à la nitro-cellulose ont permis d’obtenir un brillant d’un excellent aspect.
- Les propriétaires de voitures aussi éclatantes s’efforcent de les conserver dans cet état, et cette recherche a pour conséquence, évidemment, la nécessité pour les constructeurs de livrer des véhicules de lignes nettes, sobres, faciles à nettoyer et à entretenir. 11 y a là une considération qui a sa valeur et qui entre en ligne de compte contre certaines solutions d’avant-garde, à articulations compliquées qui exigent un travail disproportionné pour leur nettoyage et leur entretien.
- L'instant est proche où tous les garages seront outillés pour laver et nettoyer les voitures à la chaîne en quelques minutes. Il en existe déjà des exemples. La voiture entre et avance entre des équipes d’ouvriers qui, au passage, l’arrosent, passent l’éponge, la peau de chamois et astiquent les parties brillantes.
- Il faut, d’autre part, rendre automatique et facile tout ce (pii a trait au graissage et au ravitaillement. Sur un très grand nombre de modèles, le graissage central avec canalisations spéciales dessert tous les organes à graisser.
- Les graphiques, page 504, montrent nettement le sens exact dans lequel évolue la construction mondiale ; ils vont nous permettre d'examiner successivement chaque organe ou élément constitutif de la voiture.
- Un coup d’œil sur les châssis
- On n’est, pas encore arrivé à la suppression du cadre, c’est-à-dire à réaliser avec la carrosserie métallique un ensemble qui puisse se passer de cet organe de liaison entre la partie mécanique et la caisse. Cependant, sur certaines voitures, on a pu reporter les longerons assez en dehors et les faire assez hauts pour supprimer complètement les bavolets.
- Avec cette solution, on fixe directement les marchepieds à ces longerons et on économise la tôle des bavolets en y gagnant légèreté et silence.
- Le moteur et ses annexes
- Les tendances que nous avions déjà soulignées l’an dernier se sont encore confirmées ; le moteur 4 cylindres continue à perdre du terrain, au profit des 6 et des 8 cylindres.
- On peut même observer que le 6 cylindres lui-même a régressé devant le 8 cylindres. C’est à regretter, parce que, réellement, le 6 cylindres possède des qualités d’équilibrage naturel qui semblaient le désigner tout particulièrement comme moteur de luxe avec le minimum de complications.
- Le 8 cylindres, malgré tout, n’est toujours en fait que la réunion, soit en. ligne, soit en Y, de deux quatre cylindres, avec les mêmes difficultés d’alimentation homogène et d’équilibrage mécanique.
- La raison de la préférence pour le 8 cylindres, malgré sa complication, se trouve dans la recherche d’une plus grande douceur d’entraînement, surtout aux basses allures.
- Dans les 8 cylindres en ligne, on trouve deux types de vilebrequins :
- Un premier type est constitué par la mise l’un au bout de l’autre de deux vilebrequins de 4 cylindres, le second décalé de 90 degrés par rapport au premier ;
- Un second type est constitué par un vilebrequin de moteur 4 cylindres à eliaque extrémité duquel on aurait ajouté à angle droit la moitié d’un vilebrequin de 4 cylindres.
- En lait, les deux systèmes se valent; on en trouve des exemples dans des moteurs réputés. On peut signaler que le 12 cylindres, (pii avait semblé, vers 1919 et 1920, devoir courir à une certaine vogue, et qui était resté dans la coulisse depuis, fait une nouvelle apparition sensationnelle, cette année, sur la célèbre marque Voisin. '
- Il est évident que le 12 cylindres, pour ceux que la complication n’effraie pas, possède au plus haut degré les qualités d’équilibrage parfait, de régularité de couple et de douceur de fonctionnement qui eii font le moteur de très grand luxe.
- Si, avec les divers moteurs précédents, on s’en tient à un alésage voisin de 70 millimètres pour conserver aux pièces à mouvement alternatif la grande légèreté désirable, on peut obtenir, avec une course voisine de 100 millimètres, les cylindrées et les puissances suivantes :
- Un 4 cylindres de 1 1 500 donnant 25 ch environ ;
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- U AUTOMOBILE EN 1930
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- Un 6 cylindres de 2 1 300 donnant 40 ch environ ;
- Un 8 cylindres de 3 litres donnant 50 ch environ ;
- Un 12 cylindres de 5 litres donnant 80 ch environ.
- Toutes les puissances ci-dessus peuvent, d’ailleurs, avec une recherche particulière du côté de l’alimentation, être facilement augmentées de 40 à 50 %.
- En ce qui concerne les détails de cons-
- très grandes vitesses de régime actuelles.
- Pour ces pistons en alliage léger auxquels on reproche d’augmenter un peu l’usure des cylindres, on a, en réalité, trouvé des compositions qui, sous ce rapport, sont aussi inoffensives que la fonte.
- Dans ces alliages on trouve du nickel, du magnésium, du cuivre et de l’aluminium.
- Quant à la distribution, on peut constater que la commande par chaîne silencieuse ou par chaîne à rouleaux équipe 84 % des mo-
- LA « BUGATTI » ROYALE, 8 CYLINDRES EN LIGNE, 300 CHEVAUX
- truction et de conception, nous signalerons les points suivants :
- Les soupapes latérales reprennent du terrain
- Les soupapes placées latéralement ont encore repris du terrain; elles équipent 74 % des moteurs contre 14 % de 'soupapes en tête et de 6 % de sans soupapes. La raison en est qu’avec les culasses à turbulence déportées au-dessus des soupapes, école Ricardo, les bougies sont mieux placées et qu’on réalise, avec un graissage facile de l’arbre à cames et une réduction de l’avance à l’allumage, un excellent rendement.
- Les pistons en aluminium ou en alliage léger ont encore progressé ; ils équipent 74 % des moteurs contre 21 % en fonte et 5 % en acier. Ce choix était fatal, en raison des
- teurs. En réalité, on pouvait, avec des engrenages hélicoïdaux en fonte ou en matière spéciale textolite, toile ou libre, obtenir des distributions très silencieuses, mais avec la chaîne, on peut commander beaucoup plus facilement des arbres assez éloignés les uns des autres.
- Les moteurs actuels tournant de plus en plus vite, et, avec la multiplicité des cylindres, étant de plus en plus longs, il a fallu prévoir des vilebrequins de très gros diamètre et les supporter par un grand nombre de paliers, pour se nlettre à l’abri des vibrations en rejetant les vitesses critiques au delà des vitesses adoptées.
- C’est ainsi que dans les 4 cylindres on a adopté d’une manière à peu près absolue le vilebrequin à trois paliers.
- Dans les moteurs à 6 cylindres les propor-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- lions sont les suivantes : 59 % sont à sept paliers, 41 % sont à quatre paliers et 10 % seulement sont à trois paliers.
- La compression reste inchangée
- Pour en terminer avec le moteur proprement dit, nous signalerons que les indices «ie compression sont toujours de 4 kg 500 à 5 kilogrammes, c’est-à-dire sans changement.
- Il y a certainement des études à faire de ce côté pour trouver, grâce à de meilleures formes de culasses ou de pistons, la possibilité d’adopter des compressions plus élevées qui permettront un meilleur rendement thermique, c’est-à-dire une économie de combustible.
- En ce (pii concerne les annexes du moteur, nous signalerons, pour le refroidissement, une réduction du nombre des solutions par thermosiphon au profit de la circulation par pompe. Cette pompe est elle-mêmé généralement logée dans la fonte même dÜ bloc des cylindres, ce qui simplifie les tuyauteries.
- La càrhilVation et l'alimentation par pompes
- Sous le rapport de la carburation, il n’y a à signaler (pie des perfectionnements de détail ; les carburateurs sont toujours de préférence établis par les spécialistes habituels, et il faut reconnaître que leürs divers types donnent entière satisfaction sôtis tous les rapports. L’alimentation est,Nîh grande majorité, assurée avec un réservoir, placé à l’arrière du châssis au moyen soit d’un exhausteur, soit d’une pompe à essence.
- Les exhausteürs donnent toute satisfaction s’ils sont prévus avec une réserve d’essence assez importante, aè & à 5 litres, suivant la puissance de la voitüïe, pour parer à un déficit momentané d’aspiration.
- Les pompes à essence, quel que soit leur modèle, pour être satisfaisantes, ne doivent lias être à débit constant; il faut qufe leur débit soit réglé en fonction de la consfim-mation par un dispositif dépendant du niveau constant du carburateur lui-même. Cette précaution évite le gaspillage.
- Certaines de ces pompes sont commandées mécaniquement par le moteur, d’autres, comme l’autopulse, électriquement, à la manière d’un trembleur de sonnerie électrique. Dans cet appareil, une capacité à soufflet aspire et refoule l’essence par le mouvement d’un de ses fonds qui fait l’olfice de trembleur. Il suffit de régler le ressort antagoniste de ce trembleur pour empêcher que la pression de refoulement de l’essence au carburateur dépasse le taux qui est déter-
- miné par le pointeau et le flotteur du niveau constant de ce dernier. Cet appareil est d’une installation très facile.
- En ce qui concerne l’allumage, la lutte entre les appareils d’allumage par batterie et bobine et les magnétos n’est pas encore terminée. Il semble, malgré tout, que les nouvelles magnétos Yoltex, S. E. V., Du-cellier, etc., finiront par gagner la partie.
- Il ne faut pas oublier que nous avons assisté, au début de l’automobilisme, à la même lutte. On a commencé par l’allumage par batterie et bobine qui, à cette époque, donnait tous les ennuis possibles et on a fini par la magnéto qui, jusqu’à la fin de la guerre, a donné une sécurité parfaite.
- Le graissage central se généralise
- Quant au graissage, on peut dire que le problème est résolu; c’est le graissage sous pression par pompe qui équipe la presque totalité des moteurs. Nous n’insisterons pas sur l’organisation du système qui est tout à fait classique aujourd’hui.
- Nous noterons seulement que sur 50 % environ des modèles, on a prévu un filtre spécial qui est installé soit en série pour être traversé par le courant total de l’huile débité par la pompe, soit en dérivation pour opérer le filtrage progressivement.
- , Sur certaines voitures, on a adopté le filtrage par appareil centrifugeur qui élimine lels parties solides par la force centrifuge.
- Malheureusement, tous ces appareils, s’ils arrivent à éliminer les impuretés solides, sont sans action sur les matières colloïdales et sur l’essence qui a pu diluer l’huile et lui enlever ses qualités lubrifiantes.
- Il existe pourtant des appareils, notamment sur certaines voitures Packard, qui utilisent la chaleur des gaz d’échappement pour distiller l’essence contenue dans l’huile et en refouler les vapeurs dans la tubulure d’admission, pendant que l’huile retourne au carter réservoir.
- L’embrayage à disque l'emporte
- Comme nous l’avions fait prévoir l’an dernier, l’embrayage à disque, ou à plateau simple ou multiple, à détrôné à peu près complètement l’embrayage à cône. On relève, en effet, 81 % d’embrayages à simple disque et 18 % d’embrayages à disques multiples.
- C’est, bien entendu, l’embrayage fonctionnant à sec qui l’emporte ; il est toujours comparable à lui-même et ne colle jamais, comme cela arrivait parfois avec les embrayages fonctionnant dans l’huile.
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- La transmission de la poussée du châssis à la caisse
- Nous retrouvons toujours en présence les deux solutions classiques du « tout par les ressorts » et du tube central. Avec le « tout par les ressorts », les ressorts sont fixés à l’essieu directement par des brides ; ils ont un point fixe à l’extrémité avant et une jumelle à l’arrière, et ce sont eux qui poussent la voiture et qui ont à supporter la
- Ces mécanismes, s’ils sont bien calculés, ne donnent jamais d’ennuis.
- Les boîtes de vitesses « bi-directes », silencieuses,
- sont de plus en plus appliquées
- Nous nous bornerons à signaler un accroissement dans le nombre des applications des boîtes de vitesses dites bi-directes, assez improprement, d’ailleurs, parce que l’une des deux vitesses intéressées n’est pas directe,
- CETTE CARROSSERIE ORIGINALE, DEBORDANT SUR LES ROUES, A PERMIS D ELARGIR CONSIDERABLEMENT LA LARGEUR DE LA CAISSE, EN VUE D’AUGMENTER LE CONFORT
- mais seulement rendue silencieuse par l’adoption de systèmes à dentures intérieures.
- Autrement dit, avec ces boîtes de vitesses, la troisième et la quatrième, par exemple, sont tout à fait silencieuses, et on peut, dans certains cas, adopter même la marche en ville sur la troisième, avec une quatrième vitesse surmultipliée pour la marche en palier en grande vitesse.
- Sur les voitures Delaunay-Belleville d’avant-guerre, la troisième vitesse était déjà rendue silencieuse par l’adoption d’engrenages à denture hélicoïdale pour le relais et pour le baladeur de troisième vitesse. C’était un précurseur de la boîte de vitesse « bi-directe ». Une très belle solution de boîte silencieuse était présentée au Salon, par Panhard.
- réaction du couple moteur. Dans ce cas, le pont est réuni à la boîte de vitesses par un arbre muni d’un joint de cardan à chaque extrémité.
- C’est la solution la plus simple ; elle offre l’avantage d’une certaine souplesse dans l’entraînement, mais elle exige une certaine prudence pour être à l’abri des accidents possibles en cas de rupture de la lame maîtresse d’un ressort.
- Le constructeur doit soigner tout particulièrement le traitement thermique de cette lame, en la rendant aussi peu cassante que possible, et, de plus, prévoir des butées spéciales pour qu’en cas de rupture le pont se déplace le moins possible.
- Le « tout par les ressorts » est la solution de choix pour toutes les voitures légères.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- La solution (lu tube central est presque aussi répandue (pie la précédente ; les ressorts servent uniquement à la poussée ; ils sont montés sur le pont avec un palier de tourillonnement, et le pont est réuni à la boîte de vitesses par un tube central qui contient l’arbre de transmission et supporte la réaction du couple moteur. L’arbre de transmission est relié, du côté du pont, directement à l’engrenage du couple d’entraînement et, du côté de la boîte, par un seul joint de cardan.
- En ce qui concerne les arbres de transmissions eux-mêmes, il a fallu prendre de grandes garanties contre les vibrations, en raison de leur grande longueur et des grandes vitesses auxquelles ils tournent. Dans la pratique, pour rejeter les vitesses critiques de ces arbres à des régimes qu’on n’atteint pas, il a été nécessaire d’adopter pour les constituer des arbres creux de très gros diamètre et très minces.
- Pour une voiture dont le moteur tourne à 4.000 tours, par exemple, il faut s’arranger pour que la vitesse critique de l’arbre de transmission soit rejetée vers 5.000 tours environ. Faute de cette précaution, on risquerait, si l’arbre atteignait sa vitesse critique, qu’il soit arraché de la voiture. Ce genre d’accident s'est trop souvent produit, d’ailleurs, et il est facile de l’éviter.
- Les essieux moteurs sont toujours à l’arrière, sauf dans quelques cas particuliers
- Us sont toujours à l’arrière sur la grande majorité des voitures, et il est à croire qu’ils y resteront encore longtemps. Cette solution classique offre l’avantage indiscutable d’une grande netteté de ligne, d’une facilité de graissage et d’entretien, et d'une grande résistance de fonctionnement.
- Néanmoins, nous assistons à des tentatives d’essieux avant moteur, à roues motrices et directrices. Cette solution permet évidemment de grouper toute la partie mécanique à l’avant et de réaliser des carrosseries extrêmement basses, quitte à adopter même à l’arrière des essieux coudés. Malheureusement, l’essieu moteur devient très compliqué. Son graissage et son nettoyage sont laborieux, et il faut reconnaître que l’avant de la voiture y perd en netteté de ligne.
- Fin ce qui concerne les dentures, il n’y a rien de particulier à signaler ; c’est toujours la denture à taille spirale qui équipe la grande majorité ; on relève quelques dentures hypoïdes et quelques transmissions à vis sans fin.
- Les progrès réalisés dans les suspensions et les bandages
- La suspension par ressorts à lames semi-elliptiques tient toujours bon sur la majorité des véhicules. Bien calculée, elle donne une excellente solution de la question. D’ailleurs, le travail considérable d’amélioration des routes qui va nous doter d’un réseau routier en parfait état, avec des chaussées remarquables, amènera fatalement le calme dans les recherches inutiles de suspensions compliquées qu’imposaient les routes détestables que nous avons dû subir.
- On peut signaler l’adoption de plus en plus en plus fréquente de liaisons en caoutchouc pour les attaches de ressorts. Le silentbloc est adopté pour la plupart des articulations sur point fixe. Des isolateurs en caoutchouc sont prévus au droit des brides de fixation aux essieux, et même du côté des jumelles, on trouve aussi des liaisons en caoutchouc. Cette application simplifie l’entretien par suppression du graissage et apporte un facteur de plus pour l’obtention du silence.
- Du côté des bandages, les progrès continuent ; le pneumatique à talon disparaît peu à peu devant le pneu à tringles indé-jantable et beaucoup plus facile à monter et à démonter, grâce à la jante à base creuse Dunlop et à la janté excentrée Michelin.
- Actuellement, la durée kilométrique des pneus est de quatre à cinq fois celle des pneus d’avant-guerre, et le prix nominal est resté le même.
- Une enveloppe d’avant-guerre de 300 francs-or faisait environ 4.000 à 5.000 kilomètres ; actuellement, une enveloppe-ballon de 300 francs-papier fait de 15.000 à 20.000 kilomètres. Cela fait ressortir une baisse importante dans le prix de revient kilométrique.
- 11 y a, entre le fabricant de bandages pneumatiques et le constructeur d’automobiles, la même lutte qu’entre le canon et la cuirasse en matière d’artillerie.
- On construit des voitures de plus en plus rapides, des camionnettes de plus en plus lourdes, et il faut que le fabricant de bandages s’efforce de suivre, en fournissant des pneumatiques de plus en plus résistants.
- Les freins sur les, quatre roues sont généralisés
- Le procès est gagné ; on relève le frein sur les quatre roues sur 99 % des voitures ; la commande hydraulique se trouve sur 48 % des modèles, contre J>2 % de commandes mécaniques.
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- V AUTOMOBILE EN 1930
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- Il existe encore beaucoup de servo-freins à commande mécanique ou par dépression ; mais, sur beaucoup de véhicules, ces organes ont été jugés inutiles, parce qu’on a pu réaliser des systèmes de freins à auto-serrage d’une très grande énergie.
- Parmi les freins hydrauliques intéressants, on peut citer tout particulièrement
- mission. Dans ces conditions :
- Le frein au pied agit sur les quatre roues à la méthode habituelle ;
- Le frein à main agit sur un frein à tambour placé à l’arrière de la boîte de vitesses, pour immobiliser les roues arrière, par l’intermédiaire de la transmission et du différentiel. Le levier à main porte un enclique-
- LA « RKINASTIiLIiA 1930 » KST CliliTAINKMKNT I.’üNE DES VOITUltES QUI, EN 8 CYl.INDlUiS, RÉUNIT LES QUALITÉS DE VITESSE MOYENNE, DE STABILITÉ, DE SOUPLESSE, DE CONFORT
- LES PLUS ÉPROUVÉES
- le système de Lavaud, qui réalise, grâce à un large emploi du caoutchouc, un ensemble absolument étanche et toujours rempli à bloc de liquide, sans bulles d’air, et sans crainte d’avoir à souffrir de la différence de dilatation qui existe entre le contenant solide et le contenu liquide. A signaler, en particulier, dans ce système de frein, le rattrapage de jeu automatique, qui évite tout réglage du serrage des freins.
- Pour satisfaire, par des moyens simples, aux exigences du Service des mines qui impose deux freins absolument distincts, nous assistons au retour du frein sur trans-
- tage qui permet de l’immobiliser dans une position convenable de serrage. C’est ce frein qui sert de frein d’arrêt pour maintenir la voiture sur place.
- Avec cet ensemble, on a bien deux freins absolument distincts, et, en cas de rupture d’une des commandes, on peut toujours, comme l’exige le règlement, freiner ellicace-ment au moins deüx des roues.
- Les tendances en carrosserie
- Il semble que les carrosseries métalliques soient maintenant en très grande majorité.
- Il faut reconnaître qu’avec les moyens
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- puissants dont disposent les grandes marques, on est parvenu à livrer des modèles impeccables sous tous les rapports ; on a allié le confort le plus certain à une esthétique indiscutable.
- Les vernis modernes à la cellulose sont très durables et d’un entretien très facile.
- Les profils sont bien étudiés ; les bandeaux de caisse et les moulures d’auvent et de capot sont du plus heureux effet.
- Il y a toujours une grande tendance vers • un abaissement des carrosseries, mais il semble quand même logique de ne pas exagérer dans cette voie.
- Il est aisé de se rendre compte que, s’il est facile de monter dans une voiture, il serait très difficile à certaines personnes de descendre d’une voiture exagérément basse. En réalité, on entre dans une voiture la tête en avant, et cette position facilite la montée, mais il est toujours très difficile de descendre dans les mêmes conditions.
- Il y a donc une limite dans l’abaissement total de la voiture, et il semble que cette limite soit atteinte aujourd’hui pour les voitures de tout le monde. De toute manière, il faut respecter les cotes que nous indiquions l’an dernier et que nous répétons ici.
- Partie supérieure du châssis, 0 m 46 du sol ; siège des voyageurs, 0 m 60 du sol, avec puits pour les pieds de 0 m 30 ; hauteur totale de l’intérieur, 1 m 50.
- Que sera la voiture de demain ?
- Elle restera encore longtemps la voiture classique ordinaire, dont toutes les solutions ont fait leurs preuves depuis de longues années. Mais il faudra s’efforcer de la rendre facile d’entretien par l’adoption de l’automaticité partout où elle s’imposera. Le graissage central, qui assure d’un seul coup la lubrification de tous les points à graisser, s’impose également.
- Il faut simplifier le plus possible les lignes pour rendre le nettoyage rapide. Les garages devront s’outiller pour le faire à la chaîne en quelques minutes.
- On doit aussi perfectionner les accessoires, rendre plus facile la vérification des instal-
- lations électriques et plus accessibles l’outillage, la batterie et les divers rechanges.
- Pour les voyages, on a prévu déjà des malles à l’arrière, dont certains modèles sont très bien compris et ont une capacité suffisante.
- L’éclairage de route doit être encore amélioré ; il doit comporter, en plus des feux réglementaires, un phare spécial non aveuglant, d’intensité réduite, capable d’éclairer la route à distance raisonnable, lorsqu’il faut éteindre les phares.
- On pourrait, d’ailleurs, réciproquement demander que l’éclairage public en ville soit renforcé parce qu’il est totalement insuffisant, avec la circulation intense actuelle, pour permettre à une voiture éclairée seulement par des feux de position, de circuler sans danger.
- Il serait de l’intérêt de tous de stabiliser un peu la partie mécanique, assez voisine actuellement de la perfection si on veut l’exécuter correctement, et il semble souhaitable de ne laisser sévir la mode que pour la partie qui se voit, c’est-à-dire pour la carrosserie.
- En stabilisant la conception de la partie mécanique et en se bornant à améliorer les conditions de la production des pièces qui la constituent, on arrivera à abaisser progressivement les prix de revient.
- Si, d’autre part, l’Etat veut bien comprendre que l’automobile est écrasée de taxes et de surtaxes qui frappent durement les matériaux, les organes et l’ensemble, et qu’il faut cesser de considérer cette industrie comme une industrie de luxe, on parviendra à diminuer les prix de vente.
- Cette solution s’impose d’urgence, si nous voulons pouvoir lutter contre la concurrence américaine sur les marchés d’exportation.
- A ce sujet, un de nos grands constructeurs faisait récemment observer, que s’il est vrai qu’en Amérique, un ouvrier avec cinquante journées de salaire peut acheter une voiture, un ouvrier français avec cinquante journées de salaire, pourrait à peine payer la moitié des taxes qui frappent la voiture.
- Capère.
- f----------------
- UN ANNIVERSAIRE :
- :=\
- Lorsqu’il y a cinquante ans, en octobre 1879, Edison réalisa une nouvelle source lumineuse (filament de bambou carbonisé monté dans une ampoule vide d’air), il devint le père de l’éclairage à incandescence moderne. 1929 est bien, suivant l’expression américaine, le « jubilé d’or de la lumière . »
- ^ J»
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- LE CINEMA SONORE A LA PORTEE DE TOUS
- Par P. HÉMARDINQUER
- Le cinématographe sonore s'implante de plus en plus dans toutes les grandes salles. Ne pourrait-on permettre aux amateurs de bénéficier, à domicile, de cette nouvelle application de la science? L'article ci-dessous a été écrit spécialement pour permettre à tous de réaliser un ensemble d'appareils simples, donnant des résultats artistiques vraiment intéressants.
- L’emploi des disques du commerce pour la cinématographie sonore d’amateurs
- l existe, depuis quelques années, d’excellents petits appareils de projection et même d’enregistrement cinématographiques, destinés aux amateurs.
- Les plus connus d’entre eux sont les appareils Pathé-Baby et Kodak. Les projec-
- teurs sont éclairés par une lampe à filament survolté, et le mouvement du film est assuré à la main ou par un petit moteur électi'ique, tandis que les enregistreurs sont munis d’un moteur mécanique.
- Donner une vie nouvelle aux projections d’amateurs en leur adjoignant la musique, les chants et les bruits qui leur font défaut, et en rendant même, dans certains cas, la parole aux acteurs muets, accroîtrait évidemment l’intérêt du cinématographe d’amateurs, puisqu’on pourrait réaliser ainsi à domicile des séances de cinématographie sonore comparables à celles que l’on peut admirer seulement dans quelques salles de spectacle des grandes villes.
- Malgré les apparences, ce problème est déjà réalisable et
- deviendra de plus en plus aisé à résoudre lorsque les éditeurs voudront bien étudier des films et des disques spéciaux pour cet usage.
- Nous ne pouvoirs songer enêorc à utiliser des enregistrements sonores sur films, et il suffira donc d’associer à l’appareil de projections cinématographiques, un phonographe mécanique ou, mieux, un phonographe à reproduction électrique (fig. 2).
- Dans ce dernier appareil, le diaphragme mécanique ordinaire est remplacé par un pick-up électromagnétique qui transmet des courants musicaux à basse fréquence à un amplificateur de puissance à lampes de T. S. F. Ce dernier actionne, finalement, un ou plusieurs liaut-parleurs analogues à ceux emf loyés en radiophonie.
- Quel que soit le modèle de phonographe adopté, il faut uniquement se contenter d’utiliser des disques de modèles courants, de 25 à 30 centimètres de diamètre, et dont la durée d’audition est de trois ou quatre minutes,
- Ecran de projection
- Appareil I cinématographique!
- Haut-parleur
- 1 h Transmission ____I de synchronisme
- ^ Pick - up électromagnétique
- Amplificateur
- de puissance
- FIG. 2. — DISPOSITION SCHÉMATIQUE D’UN ENSEMBLE DE CINÉMATOGRAPHIE SONORE AVEC PHONOGRAPHE A REPRODUCTION ÉLECTRIQUE (POUR LA CLARTÉ DU DESSIN, LA FIGURE EST RÉDUITE EN LARGEUR)
- POUR CINÉMATOGRAPHIE SONORE, RÉALISÉ A L’AIDE ll’UN POSTE DE T. S. F. ORDINAIRE
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- NHÜX ET SONORES
- (Voir le schéma d'installation sur la figure
- ce qui correspond, d’ailleurs, à la durée de projection moyenne des films Pathé-Baby.
- Il existe, déjà, un grand nombre de films pour projections d’amateurs et des milliers de disques differents. Il sulïit donc de quelques instants de recherches accomplies avec un minimum de sens artistique et musical pour découvrir le disque correspondant au film.
- L’utilisation d'un phonographe
- ordinaire pour la cinématographie sonore d’amateurs
- Pour que le spectateur éprouve une sensation conjuguée à la fois visuelle et auditive, il faut évidemment que les sources sonore et lumineuse soient placées très près l’une de l’autre. Le phonographe mécanique sera donc disposé à côté ou derrière l’écran de projection (hg. 6). Il est essentiel de ne jamais faire varier la vitesse de rotation du disque, et, pour maintenir un synchronisme entre la projection lumineuse et la reproduction sonore, il faut agir uniquement sur la vitesse du moteur laquelle peut, heureusement, être modifiée dans d’assez grandes proportions.
- Emploi d’un phonographe à reproduction électrique.
- L’écran lumineux et sonore
- Il est certain qu’un phonographe à reproduction électrique peut seul permettre d’obtenir
- une projection sonore d’amateurs, dont l’effet soit comparable à celui des films sonores des grandes salles.
- On peut, d’ailleurs, employer les étages basse fréquence d’un poste radiophonique ordinaire pour réaliser l’amplification des courants provenant d’un pick-up (fig. 1), mais il est préférable d’adopter un amplificateur spécial.
- Le haut-parleur relié à l’amplificateur basse fréquence doit être disposé derrière l’écran habituel ; mais on obtiendra encore de meilleurs résultats en employant un écran spécial à la fois lumineux et sonore qui joue le rôle de diffuseur de sons de grandes dimensions et d’écran de projection. Il peut être constitué par un écran en toile ou en papier fort tendu sur un cadre en métal ou en bois, et relié en son centre à un moteur de haut-parleur électromagnétique, ou par un écran en bois recouvert, sur une face, par de la toile et portant une ouverture circulaire dans laquelle est encastré le diffuseur d’un haut-parleur électrodynamique ou même électromagnétique à grande puissance (fig. 5 et 7).
- Disposition, emploi et réglage d’un appareil de projection sonore à reproduction électrique
- La disposition la plus simple à adopter est indiquée sur la photographie de la figure 3. L’opérateur est placé en face de
- FIG. 4. — ESSAIS D’ENREGISTREMENT ÉLECTRIQUE DE LA PAROLE SUR DISQUE
- En réalité, le microphone doit être plus éloigné du système enregistreur.
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- LE CINÉMA SONORE A LA PORTÉE DE TOCS
- 5ir>
- l’écran près des appareils de projection et de reproduction sonore.
- Le réglage de la vitesse du cinématographe s’effectue en agissant sur la manette du moteur, ou en faisant varier la résistance d’un rhéostat séparé. Un commutateur permet la mise en marche du moteur du phonographe, et un autre, la mise en circuit du pick-up, ce qui évite les bruits de grattement d’aiguille au démarrage et à l’arrêt. Ajoutons encore que le disque correspondant au film doit être minuté, c’est-à-dire que les émissions sonores seront repérées soigneusement de manière à obtenir une
- concordance aussi rigou -reuse que possible entre elles et les parties correspondantes du film.
- Les portraits parlants d’amateurs
- Les appareils d’amateurs permettent d’enregistrer d’excellents petits films de portraits, dont la projection peut être éga-lement accompagnée de la reproduction de disques de conférences , par
- exemple, choisis en conséquence. Mais il est encore plus intéressant de réaliser des enregistrements sonores effectués également par des procédés d’amateurs, bien que l’on soit obligé de se contenter alors d’enregistrer des paroles, et, à la rigueur, du chant, sans songer à une reproduction artistique de
- FIG. O. - ECRAN LUMINEUX
- ET SONORE A MOTEUR ÉLECTROMAGNÉTIQUE RÉALISÉ PAR I.’AUTEUR
- musique.
- Vouloir tenter l’enregistrement lumineux et sonore synchrone avec des appareils d’amateurs est une tâche impossible. Il faudra donc se résoudre à l’application du premier procédé employé à l’origine du cinématographe sonore : le « double enregistrement ».
- Phonographe
- ENSEMBLE DE CINÉMATOGRAPHIE
- FIG. 6.
- SONORE RÉALISÉ AVEC UN PHONOGRAPHE ORDINAIRE
- Le sujet est d’abord cinematographié ; il enregistre ensuite un disque ou un rouleau en adaptant des paroles aux mouvements de sa propre image vue sur l’écran.
- L’enregistrement sonore peut se faire au moyen d’un phonographe ancien modèle avec diaphragme enregistreur ou au moyen d’une machine à enregistrer à disque si on la possède (fig. 4).
- Il est même possible de tenter des essais d’enregistrement électrique, soit indirect, en plaçant un écouteur téléphonique relié à un amplificateur basse fréquence connecté à un microphone sur la tubulure du diaphragme mécanique, soit direct, en fixant un burin de saphir sur l’armature vibrante d’un récepteur téléphonique.
- Nous ne pouvons assurer que, dès les premiers essais, on réussira à obtenir une audition vraiment artistique, mais l’intérêt du procédé est assez grand pour que l’on persévère.
- On voit, par les quelques indications données, que le problème du film sonore d’amateurs est réalr sable, dès à présent, par des procédés simples. Nous avons désiré montrer à nos lecteurs cette possibilité sans prétendre leur fournir de nombreux détails techniques, qu’ils pourraient, d’ailleurs, trouver dans des revues spécialisées ou même concevoir eux-mêmes.
- P. IIÉMARDINQUER.
- Diffuseur au haut-parieur
- encastre dans le panneaj et recouvert par toile de Iocra
- Ecran
- umineux
- FIG. 7.-PRINCIPE
- d’un écran lumineux ET SONORE
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- LA VOITURE «REFRIGEREE» DE LA COMPAGNIE D’ORLËANS
- La Compagnie des Chemins de fer d’Orléans a eu l’heureuse idée de résoudre un problème auquel personne n’avait pensé jusqu’ici : le rafraîchissement des voi- . turcs de voyageurs.
- Deux bacs à glace sont logés dans le compartiment de service qui existait dans la voiture ; ils sont surmontés d’un ventila-
- de la porte. Ces diffuseurs à grande surface sont munis d’un tissu filtrant et d’une toile métallique. Enfin, un lattis peint en blanc recouvre la toiture du wagon, pour réfléchir les rayons solaires.
- ‘ Ajoutons encore que le couloir du wagon n’est pas rafraîchi directement ; il bénéficie simplement du passage de la canalisation
- ENSEMBLE ET DÉTAILS DE L’INSTALLATION DE GLACE DANS LA VOITURE
- teur qui débite 1.350 mètres cubes d’air à l’heure et aspire l’air extérieur par une baie grillagée à travers les bacs à glace en l’obligeant ii accomplir un parcours suffisant poulie refroidir. Afin d’éviter l’humidification de cet air, il n’est pas mis en contact direct avec la glace ; il liasse simplement entre les parois des bacs qui la contiennent.
- Le ventilateur chasse cet air rafraîchi dans la canalisation, dissimulée sous le toit, pour l’obliger à pénétrer dans chaque compartiment par un diffuseur placé au-dessus
- générale, qui abaisse de deux ou trois degrés sa température pour éviter aux voyageurs une transition trop brusque entre les températures intérieure et extérieure.
- Ce nouveau confort, dû à l’initiative de M. Bréaud, directeur de la Compagnie d’Orléans, a été étudié par M. Bloch, ingénieur de la Compagnie, et M. Wallet. C’est un premier essai qui va se poursuivre et ne peut manquer d’aboutir à d’heureux résultats, dont bénéficieront les voyageurs du P.-O. à la prochaine saison. L. F.
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- LE PHONOGRAPHE ET LA VIE Un peu de technique, beaucoup de pratique.
- Par F. FAILLET
- Parlons aiguilles
- Il n’est jamais superflu d’éclairer soigneusement sa lanterne : nous venons d’en avoir la preuve une fois encore.
- Ayant eu l’occasion d’étudier les disques de petits diamètre (éditions Edison Bell) sur lesquels les spires très rapprochées les unes des autres permettent d’inscrire de nombreux sillons et l’enregistrement de morceaux plus considérables que ne le laisseraient supposer les dimensions de la galette, nous avons été surpris des qualités que recélaient ces « productions » à bon marché ; toutes ne sont pas excellentes, certes, mais bon nombre sont fort honorables, quelques-unes très bien, ainsi que nous le signalerons plus loin.
- Or, des échos nous sont parvenus ne reflétant pas exactement notre étonnement ad-miratif, et nous avons songé, tout à coup, que nous avions oublié de parler des aiguilles « chromic ».
- Certes, la différence d’épaisseur des sillons entre un disque Edison Bell et un disque de dimensions et d’enregistrement courants, n’est pas considérable ; la reproduction des sons est possible, en principe, avec n’importe quelle aiguille.
- Néanmoins, il va de soi qu’une pointe particulièrement effilée, qui risquerait, en temps ordinaire, de ne pas suivre rigoureusement tous les méandres du sillon, pourrait, au contraire, les épouser avec plus de fidélité sur un disque spécialement enregistré avec des sillons plus fins. Autrement dit, il n’est pas indispensable, mais il est logique d’utiliser, pour les disques petit format, des aiguilles conçues spécialement à leur usage. L’expérience, naturellement, le prouve, et la contre-expérience aussi, car un disque Columbia, joué avec une aiguille « chromic », semble moins parfait qu’entendu par le truchement d’une aiguille Columbia.
- D’autre part, ces aiguilles «chromic», pour les petits disques, ont encore cet autre avantage de supporter sans inconvénients plu-
- sieurs auditions : ce sont des espèces de tungstyles pour cette spécialité !
- Et ceci nous amène tout naturellement à parler de l’aiguille « sympathetic » Edison Bell, qui résout, fort élégamment, un problème compliqué.
- Nous avons déjà longuement expliqué pourquoi il était « criminel » de ne pas changer les aiguilles à chaque audition (les aiguilles habituelles s’entend). Nous avons, néanmoins, précisé qu’il existait des aiguilles — les fameuses tungstyles de gramophone — construites de telle sorte que, s’usant au lieu d’user le disque, elles supportaient plusieurs auditions consécutives. Mais un autre inconvénient surgissait alors : impossibilité de varier la finesse de la pointe et d’accommoder la grosseur de l’aiguille à l’ampleur des sons enregistrés. On sait combien il importe de jouer chaque disque avec l’aiguille qui lui convient spécialement : douce, moyenne ou forte ; la tung-style 11e permettait guère ce raffinement.
- Voici comment la « sympathetic » résout le problème.
- C’est une longue tige effilée, plaquée or (fig. 1), pointue aux deux extrémités, que l’on introduit dans un mandrin formant gaine ; une vis d’attache permet de bloquer l’aiguille à une position déterminée variable, et l’ensemble prend place, ensuite, dans le collier de serrage du diaphragme. Suivant alors que l’on veut obtenir des sons puissants ou doux, on fait moins ou plus dépasser l’aiguille du mandrin. Et l’on peut ainsi écouter plusieurs disques sans changer d’aiguille, bien entendu sans les abîmer, et en extrayant de chacun d’eux l’exact volume de sons qui lui convient.
- Bien entendu, il ne faut pas exagérer et non plus prendre au pied de la lettre les indications du constructeur. A notre avis, et après expérience, dix à quinze auditions avec la même aiguille sont un maximum si l’on ne veut pas détériorer la précieuse galette de cire ; cela est déjà bien joli !
- VIG. f . - UTILISATION DK
- l’AIGUILLK « SYMPATIIKTIC » Au centre, Vaiguille ; à gauche, introduite dans le mandrin, Vaiguille ne dépasse que légèrement à Vextrémité inférieure. : les sons restitués sont amples, puissants ; à droite, au contraire, la pointe de Vaiguille dépassant largement, les sons restitués sont faibles, doux. L'aiguille une fois fixée dans une. position déterminée, Vensemble mandrin-aiguille est introduit, par la partie supérieure, dans le porte-aiguille du diaphragme. (Edison Bell.)
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 2.
- LES
- PROGRES REALISES DANS L ENREGISTREMENT ET LA REPRODUCTION DEPUIS QUATRE ANS Les dimensions des cercles correspondent à Vaugmen tation de sonorité ; les grisés inférieurs indiquent les zones sonores que l'on ne parvient pas ci reproduire. (Bureaux d’étude de Colombia.)
- Les progrès de l’enregistrement
- Nous avons sous les yeux une brochure de propagande d’un constructeur d’appareils et éditeur de disques, bien faite apparemment, mais qui n’aurait pas davantage attiré notre attention s’il n’y figurait un schéma particulièrement suggestif et intéressant (fig. 2). On sait combien, à l’origine, était défectueux le phonographe : les disques ne captaient et les appareils ne restituaient qu’une mince partie de l’échelle sonore, les fréquences de vibrations pour cei tains sons aigus ou graves ne permettant pas l’enregistrement.
- En même temps qu’ils s’efforçaient de purifier la restitution phonographique et de
- la rapprocher le plus possible de la vérité, les ingénieurs cherchaient à écarter ces deux limites —- supérieure et inférieure — au delà desquelles la captation des sons était une véritable plaisanterie. Actuellement, un très bon phonographe, sur lequel on fait tourner de très bons disques, reproduit sans guère de déformation et avec une égale puissance, une étendue sonore de sept octaves ! N’est-ce pas merveilleux et cela ne justifie-t-il pas toutes les espérances dans la surprenante machine parlante ?
- Il est vrai que le « pick-up », dont l’usage s’accroît chaque jour,, remet en question cette étendue sonore de la reproduction ; notamment dans les basses, l’appareil électrique n’a pas encore le bel éclectisme de l’appareil mécanique ; mais, dès maintenant, il apparaît scientifiquement que, là encore, cette limite inférieure pourra être considérablement abaissée : nous nous en expliquerons prochainement.
- F. Faillet.
- A TRAVERS LES DISQUES (,)
- En ce mois de décembre — Noël, étrennes, cadeaux — il convient tout à fait, nous semble-t-il, de signaler une édition qui, au mérite commercial d’être très « publique », joint le mérite plus rare d’une belle qualité et d’une tenue à peu près constante, malgré l’étendue, la complexité de l’enregistrement : c’est Manon, de Massenet (C.), reproduit intégralement en dix-lmit disques. Un bel et intelligent effort qui mérite d’être secondé. A comparer aussi avec un précédent enregistrement du même ordre : Carmen (G.), celui-ci peut-être plus heurté dans son ensemble, plus brutal, celui-là toute finesse et homogénéité. L’interprétation de Manon est extrêmement brillante, avec Mlle Feraldy et M. liogatehencsky, l’orchestre étant dirigé par Elie Cohen ; et si, bien entendu, il est toujours agréable d’aller entendre, une fois, l’œuvre de Massenet à l’Opéra-Co-mique, nous pouvons ailirmer, après expérience, qu’il est ensuite beaucoup plus agréable encore de le réentendre « à volonté », au coin du feu ; l’audition de cet ensemble considérable de disques donne parfaitement l’impression de la représentation, d’une très bonne représenta-
- (1) C, Columbia ; G, Gramophone ; P, Pathé • O, Oclèon.
- tion ; et ainsi, même dans une œuvre aussi totalement connue et, entre nous, plus séduisante et talentueuse que véritablement géniale, il est possible de découvrir, de-ei de-là, quelques passages, quelques effets jusqu’alors passés inaperçus.
- Massenet est encore à l’honneur, chez Gramophone, avec les deux fameux airs de Don Quichotte : « Je suis le chevalier errant » et « Prière » que chante sobrement Vanni Marcoux ; on sait combien les qualités phonogéniques de cet artiste sont particulières ; le timbre de sa voix, à travers le disque, a une nuance indéfinissable mais prenante ; et ses recherches dans l’originalité des inflexions, la saveur de ses accents, semblent toujours commandées par les nécessités mécaniques de la machine parlante, tant elles se jouent avec aisance des difficultés techniques de la reproduction ; qu’on se souvienne, par exemple, de ces airs exquis : Ma Poupée et Plaisir d'Amour (G.). Plus naturellement, avec moins de travail apparent semble être destinée au phonographe la voix de Cha-liapine : l’admirable chanteur russe n’est presque jamais trahi par le microphone. N’était-ce donc point gageure imprudente que s’attaquer à l’une de ses plus parfaites et plus grandioses
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- LE PHONOGRAPHE ET LA VIE
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- réalisations : les Adieux et la Mort de Boris Godounow (G.) ? Féconde émulation, en tout cas, qui permet à Pathé de nous offrir un disque pariait, point de départ, semble-t-il, d’une production dorénavant de grande classe pour cette maison française, dont il aura été si curieux de suivre les progrès mois par mois. C’est Aquis-tapace qui chante, cette fois-ci, Boris (P.) ; il n’atteint pas à la grandeur sereine de Clialia-pine, mais réussit cependant à trouver une nouvelle manière d’extérioriser — si l’on peut dire — son agonie, et cela n’était pas facile ! A ce point de vue, les deux disques méritent non seulement d’être comparés, mais tous deux conservés ; quant à l’enregistrement même, il est, nous l’avons dit, techniquement excellent.
- Un autre concurrent de Chaliapine surgit en la personne de Fugère, qui s’attaque à l’air « Mille et Trois » de Don Juan (C.) Ici, le Russe demeure inégalable, tant par son timbre de voix que par sa diction suprêmement intelligente ; cependant l’art indéniable de Lucien Fugère et sa belle réputation sont raisons suffisantes pour que l’on soit tenté de conserver sa voix captive. On peut alors y ajouter cet autre disque : chanson de l’oiseleur et couplets de la Flûte enchantée (C.), fort allègrement menés, selon la tradition.
- Est-ce l’approche de Noël — messe de minuit, réminiscences religieuses — est-ce la belle tonalité de l’instrument qui incite nos producteurs à nous offrir tant d’enregistrements d’orgue ? Après la série des interprétations si Unes, si nuancées d’Edouard Commette (C.), après Sittard (Pol.), voici le maître Louis Vicrne, qui joue, à l’orgue de Notre-Dame, la Chorale, de J. S. Bach, et une Fantaisie en sol mineur, de Bach également (O.) ; enregistrements puissants, mais, pour une fois, nous ne le regrettons pas ; il faut sentir tout trembler autour de soi, être tour à tour transporté par la douceur angélique des voix célestes, puis écrasé sous l’ouragan des sons graves et chauds pour se trouver transporté, tout d’un coup, dans l’immense vaisseau gothique et vibrer d’une émotion si
- particulière. Moins réussi nous paraît être le Roi David, d’IIonegger (O.), mais cela doit tenir surtout à la transcription.
- Les orchestres de balalaïkis sont toujours séduisants au phonographe, lorsqu’ils sont bien enregistrés (on n’en prend pas toujours la peine, et nous ne comprenons pas pourquoi, car cet enregistrement particulier est des plus délicats) ; la Vieille Valse, Moscou et un Gopak (O.), avec soli de guitares hawaïennes, sont d’autant plus réussis que, surprise ! ils sont extrêmement doux, presque discrets ; ainsi, la guitare peut se détacher magnifiquement sur le fond chevrotant des balalaïkis.
- Rayon des « comiques », Gramophone a sorti deux « zwanze » : Jefan marché et Jef n'a pas les poepers, qui réjouiront peut-être nos populations du Nord, mais ne nous ont guère égayé ; en l’occurrence, l’exagération de l’accent n’aurait pas été un mal, non plus que le choix de sujets un peu plus «gros». Bach, par contre, est tout à fait drôle dans son nouveau disque de Pathé : J'suis content et Ça fait plaisir ; son organe est prodigieusement apte à être capté par le microphone, et on a eu l’adresse, en outre, d’opposer sur les deux faces deux chansons de rythmes diamétralement opposés : l’une traîne, traîne jusqu’à la nausée, et l’autre se précipite, allègrement, jusqu’au bout du sillon. De ce contraste, de cette opposition résulte un effet d’apparence involontaire, dont chaque face bénéficie. Deux tyroliennes sont surtout amusantes, en ce sens que le texte n'est point délibérément sacrifié à la tyrolienne elle-même : Pinsonnctte et Paris-Tyrol (P.). Enfin, les jazz continuent leur vie trépidante, moins nombreux, pourtant, que de coutume, semblerait-il. Les meilleurs : Broadway Mclody (C.), Wonderful (G.), Pli get by as long... (P.), celui-ci avec un excellent chanteur, et l’extraordinaire Chilly-Pom-Pom-Pee (Edison Bell.) Et, dans un ordre d’idées voisin du jazz, mais très rapproché aussi de l’art pur, un nouveau disque de Vaughn de Leath (O.), aussi remarquable que les précédents : 1 faiv doivn an'go boon. F. Faii.li:t.
- f
- UN EXEMPLE A MÉDITER :
- VAllemagne construit actuellement une ligne de transport d’énergie électrique à 220.000 volts, pour relier les centrales thermiques du bassin houiller de la Ruhr aux centrales hydroélectriques de Bavière. En France, il serait aussi désirable de « jumeler » les centrales thermiques du Nord avec les centrales hydroélectriques des Alpes, des Pyrénées et du Massif Central. L’interconnexion s’impose pour conjuguer la houille blanche et la houille noire.
- J
- LA SCIENCE ET LA VIE est le seul magazine DE VULGARISATION SCIENTIFIQUE ET INDUSTRIELLE
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- LA T. S. F. ET LES CONSTRUCTEURS
- Une intéressante série de lampes
- ks lampes de T. S. F. GECoVALVE, fabriquées par la M. O. Valve Co., qui viennent de luire leur apparition en grand sur le marché français, offrent une variété de choix telle qu’elles peuvent satisfaire à toutes les exigences de la technique moderne. Une revue rapide des principaux types de cette fabrication mettra clairement en évidence la multiplicité des applications praticpies dont ces lampes sont susceptibles.
- L 410. — Coefficient d’amplification, 15 ; résistance interne, 8.500 ohms ; pente, 1,77.
- Elfe se recommande spécialement comme détectrice (devant un étage
- formateur) et comme premier étage II. F. (devant un second étage à transformateur). Dé-tectriee, elle peut être montée, soit par utilisation de la caractéristique grille, soit par utilisation de la caractéristique plaque.
- IIL 410. — Coefficient d’amplification, 25 ; résistance interne , 80.000 ohms ; pente,0,88.
- C’est une lampe excellente pour l’ampli licationhaute fréquence en général et pour l’amplification moyenne fréquence pai transformateur, en particulier.
- Il 410. — Coellicient d’amplification, 40 ; résistance interne, (50.000 ohms ; pente, 0,07.
- Cette lampe se recommande comme détectrice par utilisation de la caractéristique grille lorsque cette détectrice est suivie d’un étage basse fréquence à résistances. Avec une polarisation de grille convenable, la II 410 convient également en détectrice par utilisation de la caractéristique ou en amplificatrice basse fréquence à résistances.
- S 410. — C’est une lampe à écran. Son coefficient d’amplification est de 180, sa résistance interne de 200.000 ohms, sa pente de 0,9. Elle permet tous les montages haute fréquence, moyenne fréquence et détecteurs de puissance. La borne « plaque » de son culot correspond à la grille écran, la borne de l’ampoule à la plaque.
- P 410. — Lampe triode de coefficient d’amplification 7,5, de résistance interne 5.000 ohms, de pente 1,5. Elle est spécialement destinée à l’amplilication basse fré-
- quence de petite puissance (premier étage), mais elle peut fort bien être montée en détectrice par utilisation de la caractéristique plaque et,plus spécialement,en détectrice de puissance.
- P 425. — Lampe triode de coefficient d’amplification de 4,5, de résistance interne de 2.800 ohms et de pente très accentuée de 1,95. C’est une très bonne lampe basse fréquence de puissance moyenne. Montée en push-pull sur les amplificateurs phonographiques, elle permet d’attaquer dans d’excellentes conditions de pureté et de puissance, un haut-parleur électrodynamique.
- P J' 425. — Excellente trigrille de puissance. Son I coefficient d’amplification est de 100, sa résistance interne de 50.000 ohms, sa pente de 2. La PT 425 est munie du culot quadrilatère classique à quatre broches. La borne latérale sert à brancher la grille écran à la «plus » haute tension. La connexion de la troisième grille est faite à l’intérieur de l’ampoule. L’amateur n’a point à s’en préoccuper. L’amplification produite par la PT 425 est telle que cette lampe remplace avantageusement deux étages basse fréquence.
- B G 4. — Bigrille spécialement étudiée pour être utilisée en cliangeuse de fréquence dans les supradynes, radio-modulateurs, etc. Elle fonctionne sous une tension-plaque de l’ordre de 80 volts et ne manifeste, dans ces conditions, aucune tendance au blocage. Les changeurs de fréquence écpiipés avec une BG 4 sont puissantes, sélectifs.
- Toutes ces lampes GECoVALVE sont chauffées sous 4 volts et sont munies de filaments extrêmement robustes à pouvoir émissif considérable. La durée de ces filaments est, d’autre part, très longue et l’on sait qu’une lampe dure autant que son filament...
- Les types qui précèdent satisfont, comme on le voit, à tous les besoins de la pratique moderne T. S. F. et pick-up. Pour les amplificateurs de grande puissance, il y a les lampes LS 5, LS 5 A et LS (> A, depuis longtemps classiques en France.
- LAMPE DE PUISSANCE
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- LA T. S. F. ET LES CONSTRUCTEURS
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- Le rendement de l’appareillage de T. S. F. dépend du soin apporté à sa fabrication
- Personne n'ignore aujourd’hui que deux postes récepteurs, effectués d’après le même schéma de montage, donneront des résultats complètement différents suivant la qualité de l’appareillage utilisé par le constructeur.
- Cela est vrai notamment pour les filtres et transformateurs moyenne fréquence, dont le nombre de résonance atténuée permet de donner une excellente sélectivité sans distorsion. Ces appareils exigent une série d’opérations, dont nous allons parler quelque peu.
- On sait que ces appareils sont constitués par des enroulements supportés par un mandrin en ébonite à quatre gorges. Leur qualité dépendra donc à la fois de la qualité de l’ébonite, du soin apporté dans son usinage du lil électrique employé pour les bobinages et enfin des opérations de contrôle, qui devront être très sévères.
- Les ateliers de Constructions Radioélectriques de Montrouge (A. C. R. M.) ont étudié tout particulièrement cette question et ont abouti à une fabrication irréprochable.
- L’ébonite choisie est de premier ordre, noire et sans défaut à la coupe. Un décimètre cube de cette ébonite pèse exactement 1.208 grammes. L’ébonite est utilisée ici en bâtons. Ces bâtons sont tournés au diamant ; le calibrage du mandrin obtenu est fait au 1/10 de millimètre, condition indispensable d’une bonne fabrication.
- Viennent ensuite les opérations de perçage, sciage, tarau-dage, brochage, marquage, d’où le mandrin sort propre et net. Il est alors placé sur le tour à bobiner, où il reçoit ses enroulements. Le lil employé est en bobinage DE TRANS- cuivre électroly-formateura. c.r.m. tique, c’est-à-dire en cuivre rouge pur de haute conductibilité. La qualité du guipage soie est tout à fait spéciale, de façon à ce que l’isolement entre spires soit parfait,en réduisant au minimum la distance entre spires, condition primordiale à l’éta-
- blissement. de la courbe de résonance.
- La constance du diamètre est vérifiée au micromètre... et l’enroulement s'effectue automatiquement, l'arrêt du tour à bobiner ne se produisant que pour une cassure du lil, un raccord dissimulé dans la bobine magasin ou au nombre de tours déterminé ; on conçoit que la valeur de self-induction ainsi obtenue soit très constante.
- Un premier essai à l’hétérodyne démesuré, avec un condensateur étalon aux bornes du secondaire, permet de s’en rendre compte et permet également de signaler, le cas échéant, tout défaut possible.
- Une classification est alors établie par points — les soudures aux bornes ou aux broches sont effectuées et le transfo passe à l’accord.
- La même opération de contrôle est faite sur les capacités d’accord, qui. connectées aux bornes d’une induction étalon, forment un circuit oscillant absorbant l’énergie rayonnée par l’hétérodyne de mesure. Là aussi, la classification s’établit par points, et l’assemblage des éléments ainsi classifiés donne une longueur d’onde résultante identique au secondaire.
- Le contrôle de l'interchangeabilité est obtenu sur un montage formé par une simple lampe détectrice à réaction.
- Le circuit accordé secondaire du transfo est relié à la grille. Le primaire est relié dans le sens convenable à la plaque. La lampe oscille, alors qu’une fréquence donne une note musicale déterminée dans le casque, et tous les éléments doivent donner la même note.
- Ce dernier essai est très concluant et permet une précision remarquable dans l’approximation.
- J. M.
- Adresses utiles
- pour « La T. S. F. et les Constructeurs »
- Lampes : Gécovabve, 10 et 12, rue Rodier, Paris (9e).
- Transformateurs : A. C. R. M., 35, rue Marcelin-Berthelot, Montrouge (Seine).
- DE TRANSFORMATEUR A. C. R. M. TERMINÉ
- f ' A
- IL NE FAUT PAS OUBLIER QUE :
- Grâce au progrès scientifique et technique, des millions d’individus jouissent aujourd’hui d’un confort jadis réservé à une petite minorité.
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS. DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Allumons le gaz électriquement
- Lks emplois ménagers de l’électricité ne se comptent plus. Le réchaud, le fer à repasser, l’aspirateur de poussières, la cireuse, la machine à glace, le petit moteur pour machine à coudre, le chauffe-eau, etc., tous ces appareils sont aujourd’hui électriques, et complètent, heureusement, le confort du home moderne, auquel l’éclairage électrique a permis de donner un luxe inouï par les dosages de lumière qu’il autorise. Cependant, la cuisine électrique est réservée encore à un nombre restreint de ménages fortunés, et c’est la cuisinière au gaz, sans cesse perfectionnée, qui est installée presque pai-tout. Mais le gaz ne s’allume pas tout seul et, comme l’économie commande de l’éteindre complètement chaque fois qu’il n’est pas utilisé, il est nécessaire de le rallumer un grand nombre dé fois chaque jour. D’où une hécatombe d’allumettes... Il sullit d’avoir vu, au Concours Lépine, le nombre imposant d’allumeurs à mousse de platine, que l’on met au contact du gaz pour produire l’allumage, pour se R
- convaincre de la -1
- guerre faite à l’allumette. Il existe aussi de nombreux allumeurs électriques. En général, ceux-ci sont basés sur l’étin-celle produite par la rupture du courant, qui permet d’enflammer une mèche imbibée d’essence.
- Cependant, pourquoi n’allumerait-on pas directement le gaz, sans passer par l’intermédiaire de cette mèche ? Nombreux sont certainement les « bricoleurs » qui, au moyen de simples piles et d’une bobine de self, ont
- IL SUFFIT D INCLINER CET ALLUMEUR TOUR FAIRE JAILLIR UNI'. SÉRIE D’ÉTINCELLES ET ENFLAMMER LE GAZ
- Secteur
- B C
- SCHEMA ELECTRIQUE DE I/ALLUMEUR CI-DESSUS R, bille de charbon; C, cuvettes en aluminium ; S, bobine; P, percuteur ; L, lamelle de laiton ; Rx R,, ressorts ; E, étincelle.
- installé des allumeurs dont l’étincelle sullit pour enflammer le gaz. Mais les piles s’usent et il faut les remplacer. On a donc cherché à établir un allumeur qui, branché sur le secteur, continu ou alternatif, fournisse une série d’étincelles chaudes assurant cet allumage par simple contact avec le gaz. Et voici la solution vraiment pratique qui a été réalisée.
- Le nouvel allumeur électrique, que nous signalons aujourd’hui, se présente sous la forme d’un cylindre de matière isolante noire, terminé par un manchon en aluminium percé de fenêtres à son extrémité. Branché sur une prise de courant et tenu verticalement (un anneau permet de le suspendre dans cette position), l’allumeur reste muet. L’incline-t-on légèrement vers le bas, aussitôt une série d’étincelles chaudes jaillit en face les fenêtres du manchon en aluminium et allume instantanément le gaz sortant du brûleur de la cuisinière.
- En voici le fonctionnement, d’une extrême simplicité. Le courant arrive du secteur par la gauche (schéma ci-dessous). Il est amené à l’extrémité opposée par une lamelle L en
- laiton, et retourne par le percuteur P qui peut glisser à frottement doux dans un tube de laiton sur lequel est enroulée une bobine de fil fin S. L’extrémité droite de cette bobine est connectée au tube de laiton et l’autre est reliée à une cuvette d’aluminium C (cuvette de droite). Une autre cuvette d’aluminium C (cuvette de gauche) est en contact avec le deuxième fil venant du secteur. Enfin, une bille de charbon B est placée entre les cuvettes C.
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- L’appareil étant vertical, rien ne se produit, la bille B étant au fond de la cuvette de gauche. Si on l’incline, elle établit- le contact entre les deux cuvettes C et le courant passe. Pas longtemps, cependant, car la bobine S, fonctionnant comme un électro-aimant, attire le percuteur P, qui coupe le courant en E, d’où une étincelle, renforcée par la self de la bobine S. Le courant étant coupé, le ressort 7?2 ramène le percuteur P au contact de L, et ainsi de suite, produisant une série d’étincelles, dont la chaleur allume le gaz rapidement.
- La science au service de l’art du meuble
- Progrès et nouveautés sont deux mots qu’on a souvent tort de confondre. Le progrès vient toujours d’une amélioration, tandis que la nouveauté accuse quelquefois une décadence. Dans l’évolution rapide des temps où nous vivons, où l’esprit créateur peut se donner libre cours, il nous est permis de voir des nouveautés scientifiques et artistiques dont l’ingénieuse conception marque un pas incontestable dans la voie du progrès. Mais l’artiste désireux de créer une œuvre originale et puissante, répondant aux exigences de la vie moderne, doit éviter de tomber dans l’incompréhensible chaos des meubles cocasses et baroques avec lesquels on égare le goût du public. Ce danger a été pressenti par nombre de décorateurs sérieux, qui se sont distingués aux dernières expositions par la recherche de lignes sobres et harmonieuses, de coloris délicats et de toutes les qualités qui font l'œuvre précieuse qu'on ne se lasse
- pas d’admirer. Mais voici qu’aujour-d’hui la science se met au service de l’art en permettant, à l’aide de pro-cédés nouveaux, la dé-coration d’une matière jusqu’ici ingrate : l'acier.
- Ceci a permis à un constructeur de l’utiliser pour la construction du mobilier moderne, et cela avec un succès inespéré, puisque l’on peut voir aujourd’hui des pièces en- I>KTIT1: TA1JLK 1)K FU111®1! tièrementins- montre sur ri bk d’acier tallées avec
- des meubles métalliques dont l’harnjonie ne le cède en rien aux meubles en bois et dont les qualités principales sont d'être extrêmement légers, ignifuges et d’un entretien facile. On fabrique ainsi des sièges confortables, des divans, dessertes, tables à thé, tables à jeu, écrans, liseuses, sellettes, lampes étagères, cadres, etc. Tous ces meubles sont étudiés avec le plus grand soin pour l'embellissement du home.
- FAUTE UIE MONTÉ SUR TU15ES D'ACIER, SIÈGE EN VEI.OURS DE EAINE
- La sécurité à bicyclette pendant la nuit
- L'accident guette souvent le cycliste qui, malgré le Code de la route, circule, invisible, dans l’obscurité. Il doit donc s’éclairer, et nombreuses sont les solutions envisagées pour résoudre ce problème, depuis la lanterne à bougie à l’éclairage électrique, en passant par le phare à acétylène. L’éclairage électrique, n’exigeant aucun entretien, est, aujourd’hui, de plus en plus utilisé. On emploie pour cela, soit une lanterne alimentée par un petit générateur tournant actionné par la roue de la bicyclette, soit des lampes de poche à piles ou à accumulateurs.
- Ces derniers sont, d’ailleurs, de plus en plus en vogue, car il subit de les recharger, comme on le fait pour une batterie de T. S. F., pour avoir un éclairage très sûr. Cependant. il est nécessaire de posséder un accumulateur robuste, ne risquant pas de se sulfater, si l’on veut être certain de le retrouver toujours
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- prêt à fonctionner.
- C’est dans ce but qu’a été établie la lanterne « Bijou ». Elle est alimentée, en effet, par un accumulateur au « cadmium - nie -kel » très robuste. De fabrication française, cet accumulateur se présente comme un bloc d’acier très résistant et étanche.
- Un boîtier d’acier nickelé, léger et solide, contient une ampoule placée dans un petit phare argenté.
- L’ensemble pèse moins de 800 grammes et se place, soit dans une saco-hnsemblk uk la lampe che, soit à l’avant a accumulateurs de la bicyclette.
- Après plusieurs mois de repos, l’appareil est toujours prêt à fonctionner. La recharge ne coûte que 20 centimes et assure plus de six heures d’éclairage ininterrompu.
- Bien entendu, cette lampe rendra également de grands services pour les usages domestiques, et son emploi est tout indiqué pour la cave et le grenier.
- Pour rafraîchir ou frapper les bouteilles, sans glace
- Nous avons déjà montré, dans le n° 143 de La Science et la Vie (mai 1929), comment on pouvait désormais préparer des boissons ou des cocktails glacés, sans pour cela être obligé d’utiliser la moindre parcelle de glace. Ce résultat est obtenu, peisonne ne l’ignore aujourd’hui, au moyen de sels judicieusement choisis, dont le mélange produit un froid intense.
- Le « Shaker » et l’« Autoglaceur Frigivite » ont résolu cet intéressant problème, qui se pose à tous ceux que le camping attire. Cependant, les appareils ci-dessus ne permettaient pas de rafraîchir le contenu d’une bouteille sans le vider au préalable dans un récipient dont le côl soit assez long pour recevoir l’« Autoglaceur ». Solution impossible à admettre pour le champagne, par exemple.
- C’est pourquoi un troisième appareil a été imaginé, sous la forme d’un seau de table.
- LE SEAU « FRIGIV1TE » TOUR RAFRAICHIR LES BOUTEILLES
- dans lequel on peut placer facilement une bouteille quelconque. Los sels réfrigérants sont renfermés dans une poche étanche, sans, bien entendu, aucun contact avec le liquide à rafraîchir. Ainsi, on peut vider la bouteille jusqu’à la dernière goutte sans inconvénient.
- Ce seau, en véritable bakélite inodore et brillante, muni d’anses nickelées, est très décoratif et sa teinte noire forme un contraste du plus heureux effet avec les cristaux.
- Un porte-serviette simple et d'un emploi pratique
- Les serviettes, torchons, peaux de chamois, etc., que l’on suspend à la cuisine, doivent être munis d’attaches permettant de les accrocher à un piton ou à un clou. Il arrive souvent, malheureusement, que ces attaches sont arrachées ou coupées par la rouille qui attaque le piton ou le clou. On suspend alors le torchon directement, au risque de voir rapidement un trou se produire à cet endroit.
- Pour remédier à cet inconvénient, on a imaginé un certain nombre de diepocitifs, dont voici un des plus nouveaux. L’appareil
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- porte - serviette se compose d’un socle creux en bois se fixant au mur au moyen de deux vis, et dont la partie avant est fermée par une rondelle de fort caoutchouc entaillé en forme de croix. Des lors, on imagine aisément , , , comment on
- IL SUFFIT D’APPUYER LKGE- utiUsera ce HUMENT LA SERVIETTE SUR dispositif. Il i.’appareil POUR la fixer suffit de placer le doigt
- dans l’angle du torchon à suspendre et d’appuyer légèrement au centre de la croix formée par les entailles. Les lèvres de celles-ci s’ouvrent et se referment automatiquement sur le linge, qui se trouve maintenu assez solidement. Une traction suffit pour l’enlever, sans aucun risque de le déchirer. L’appareil ne comprenant aucune pièce métallique, aucun danger de rouille n’est à craindre.
- U n nouveau jeu permettant d’établir des motifs décoratifs
- Ce jeu nouveau, à la fois amusant, éducatif, constitue en lui-même un instrument propre à certains travaux. Le jeu normal se compose d’un grand nombre d’éléments carrés pourvus de figures en deux couleurs, se combinant par juxtaposition pour former, en nombre pratiquement illimité (1), des motifs décoratifs : lettres, chiffres, représentations d’objets, vues en
- perspecti ve,
- H silhouettes, etc.
- En outre des dessins qu’on peut , , réaliser par
- quelques elements du combinaisons « compo » des éléments,
- l’auteur a
- trouvé des méthodes permettant de tirer automatiquement, d’un dessin quelconque à un ou plusieurs axes de symétrie et formé d’éléments du jeu, des dessins nouveaux en nombre indéterminé, par de simples permutations des rangs ou groupes d’éléments. Chaque méthode comporte un certain nom-
- (1) 78 triangles ou secteurs'de môme couleur donneraient un total de combinaisons de :
- 91348852333181432387780302044767688728.495783936.
- bre de phases, dont la dernière fait réapparaître le dessin primitif, malgré les nombreuses métamorphoses qu’il peut avoir subies.
- Le « Compo » se prolonge en quelque sorte par d’autres jeux, dont les é 1 é-ments, également carrés, sont pourvus de figures différentes, dont certaines peuvent se combiner avec les premières et donnent des compositions très décoratives de caractères différents.
- La mémoire serait presque tou-jours impuissante à reconstituer un dessin de
- quelque importance, dont on aurait négligé de prendre copie. Pour faciliter la conservation des dessins, le jeu est pourvu d’un recueil dont chaque page porte un tracé spécial formé de toutes les lignes dont on peut avoir besoin.
- Le « Compo » s’applique, en outre, à la décoration des étoffes, dans les travaux manuels, principalement au point de croix. On voit, en effet, que tout motif obtenu avec le jeu est formé d’éléments carrés juxtaposés. Le canevas, ou toute étoffe à gros fil, forme un ensemble quadrillé propre à recevoir au point de croix les motifs tirés du jeu.
- Chacun peut composer des motifs il son goût, soit en s’inspirant de ceux de l’album, soit en les créant soi-même.
- Ce jeu s’applique aussi à l’enseignement manuel et visuel. Les éléments eux-mêmes et leurs combinaisons donnent à l’enfant la notion des nombres, des figures géométriques et développent ses facultés d’imagination, tout en l’amusant.
- V. Rubor.
- MODÈLE DE LAMPE ÉTABLI AVEC LES ÉLÉMENTS DU « COMPO »
- Adresses utiles pour les A côté de la Science >
- Allumeur électrique : C'° G1® des piles Wonder, 77, rue des Rosiers, Spint-Ouen (Seine).
- Meubles métalliques : C.RitATioN’s Modern’s Pra-tic’s, 20, rue Alexandre-Dumas, Paris (11e).
- Lampes de vélos : S. E. A. E., Arras (Pas-de-Calais).
- Seau fi rafraîchir : E‘* Frigivite, 5 bis, boulevard des Italiens, Paris (2e).
- Porte-serviette : M. E. Gutlbert, 160, avenue de la Reine, Boulogne-sur-Seine (Seine).
- « Comno » : M. P. Chevalier, 202, quai Jemmapes, Paris (10e).
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- UNE NOUVELLE CHAUDIERE A GAZ POUR LE CHAUFFAGE CENTRAL
- Par G. PRUD’HON
- DIRECTEUR DE 1,’oFFICE TECHNIQUE DE CHAUFFAGE
- Lu gaz étant un combustible cher, il est évident que l’usage accordera toujours la préférence aux appareils capables de lui assurer un très liant rendement d’utilisation.
- Parmi les appareils imaginés récemment, il semble intéressant de signaler une chaudière à gaz pour chauffage central, inventée par M. C.-F.
- Hammond, de la Submergcd Co m bu s t io n I.td de Londres. dont le rendement est t xceptionnellc-ment élevé, puisqu'il peut atteindre, dans certains eas,
- II— O'
- /O-
- Cette chaudière, que nous avons pu voir à la Foire in-d u s t r i e 11 e de Birmingham, repose sur un principe entièrement nouveau, tellement différent de ceux appliqués jusqu’ici, que son fonctionnement peut paraître, à pre-inière vue, presque impossible. Alors que, dans toutes .es chaudières connues, la Homme brûle toujours à l’extérieur du fluide à chauffer ?n lui transmettant ses calories par l’inter-
- médiaire d’une paroi métallique, ici, au contraire, la combustion a lieu directement dans le fluide lui-même, sans interposition d’aucune paroi séparatrice.
- On aperçoit i m médiate-ment qu’il existe un contact intime entre les produits de la combustion et le fluide à chauffer ; ce contact est d’autant mieux assuré qu’on utilise le dégagement des gaz brûlés pour réaliser une circulation intensive autour du brûleur. Inexpérience a montré que les gaz provenant de la combustion se divisent en une infinité de petites bulles traversant le liquide à chauffer et que la surface de contact est environ mille fois plus grande que celle réalisée dans les chaudières ordinaires.
- D’autre part, si nous remarquons que l’absorption de la chaleur se complète ici par la condensation de toute la vapeur d’eau produite par la combustion — environ 900 grammes par mètre cube de gaz
- ENSEMIiGE 1)1S LA CHAUDIÈRE. A GAZ « IIAMMOND »
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- UNE NOUVELLE CHAUDIÈRE A GAZ
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- DEPART ^ CHAUFFAGE
- consommé — et qu’il existe une circulation à contre-courant entre les gaz d’échappement et les eaux de retour du chauffage, il devient compréhensible que cette chaudière puisse avoir un rendement thermique exceptionnellement élevé, surtout lorsque l’eau de retour est à une température voisine de celle de l’air ambiant.
- Pour qu’une parfaite combustion immergée puisse être réalisée, quelques conditions fondamentales doivent être remplies. Il faut, en premier lieu, que le mélange de gaz et d’air soit rigoureusement dosé, de manière à former en permanence un mélange explosif.
- Ensuite, ce mélange explosif doit parvenir au brûleur avec une vitesse supérieure à celle de la propagation de la flamme, afin d’éviter tout retour de combustion en arrière.
- Enfin, il est indispensable qu’une surface incandescente assure, d’une manière permanente, l’allumage du mélange explosif au fur et à mesure de son arrivée au brûleur.
- ECHAPPEMENT
- VUE EN COUPE DE LA CHAUDIERE « HAMMOND » A, brûleur; B C D, échangeur-circulaleur ; EF,
- La chaudière
- Le brûleur constitue la partie essentielle de la chaudière.
- Il comporte une tête extérieure avec arrivées de gaz et d’air aboutissant au mélangeur. Celui-ci se compose d’une série de lumières très fines divisant le combustible et le comburant en lames minces, dans le but d’assurer leur mélange parfait, quels que soient le débit et la pression. En quittant Cé dernier organe, le mélange gazeux traverse un canal, dont la section a été calculée telle que la vitesse d’écoulement soit toujours suffisante pour empêcher toute propagation de flamme en arrière.
- entrée des gaz brûlés dans le récupérateur ; G, départ d'eau chaude ; JII, retour de l'eau à l'échan-gcur-circulateur ; J, retour de l'eau de chauffage ; K, échappement des gaz.
- Les conditions de pression et de dosage sont assurées par l'intervention d’un compresseur et celle d’un distributeur.
- Ainsi que le montre notre dessin schématique, le brûleur est contenu dans un élément tubulaire vertical, appelé échangeur-circulateur, dans lequel circulent dans le même sens les produits de la combustion et l’eau à réchauffer. La circulation y est très active par suite de l’état d’émulsion dans lequel se trouve la colonne d’eau; c'est là que s’opère la transmission de la majeure partie de la chaleur contenue dans les gaz de la combustion. L’é-changeur-circulateur est surmonté d’un vase séparateur ayant pour but de séparer les gaz brûlés et l’eau de circulation.
- Les gaz brûlés sc rendent ensuite dans le récupérateur, oii ils abandonnent, par barbotage, les dernières calories qu’ils peuvent encore contenir.
- La chaudière Hammond est faite pour être intercalée directement sur un circuit de chauffage à eau chaude. Cette disposition offre l’avantage de pouvoir utiliser la faible den-émulsionnée pour dans l’ensemble du
- sité de la colonne activer la circulation réseau de chauffage.
- Les produits de la combustion du gaz contenant des composés sulfureux, susceptibles d’être absorbés par l’eau de circulation, on pourrait craindre une attaque des parties métalliques de l’installation. Cependant, les analyses effectuées à ce sujet n’ont révélé aucune trace d’acide dans les eaux du circuit, même après un fonctionnement d’environ une année. G. Piiud’hon.
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- CHEZ LES EDITEURS
- CINÉMA
- Les coulisses du cinéma, par G.-M. Coissac.
- I vol., 21G p., 39 planches hors texte.
- On se borne, en général, à décrire la technique du cinéma, les appareils et la divulgation de quelques trues.
- La vie des studios, les travaux de plein air, l’œuvre formidable du metteur en scène et de ses auxiliaires, opérateurs, électriciens, etc., le jeu des artistes, le rôle des figurants, les multiples prises de vue, le découpage, le montage, le titrage des pellicules, tout ce qui se passe dans les coulisses apparaît dans cet ouvrage à nos yeux amusés et enfin renseignés.
- II nous initie également — et discrètement — à la vie privée des vedettes — hommes et femmes —- à l’opinion des spécialistes surles problèmes de l’écran, aux surprises de la photogénie et des prétendues écoles de cinéma, aux tractations entre auteurs et imprésarios, à maintes autres questions d’un intérêt captivant.
- CONSTRUCTION
- Formulaire pratique du batiment, par
- II. Champhj. 1 vol. in-1 G, 287 p., 85 fig.
- L’auteur a réuni, dans ce Formulaire, tous les calculs et renseignements dont les architectes et les entrepreneurs ont besoin à chaque instant.
- On y trouvera tous les documents pratiques sur la résistance des matériaux, les charges de sécurité des poteaux, solives, pierres, briques, fers, aciers et autres matières d’emploi courant.
- Quelques nouveaux procédés de construction y sont sommairement décrits ; le béton armé y tient une large place.
- CULTURES COLONIALES
- La canne a sucre, par Marcel lligotard. 1 vol., 145 p. avec planches hors texte.
- Les Français ne doivent pas ignorer leurs colonies. C’est, surtout pour les jeunes gens préoccupés du choix d’une carrière et. qui ignorent trop souvent les productions et les grandes cultures coloniales, que ce livre a été écrit. Après avoir parlé de l’origine de la canne à sucre, l’auteur en donne la description, la composition, fait connaître les conditions de sa culture (plantation, entretien, etc.). Il aborde ensuite la question de la sucrerie de canne et établit l’importance économique de la canne à sucre dans la production sucrière mondiale.
- ÉLECTRICITÉ
- Ce qu’il faut savoir en électricité, par P. Thirrion. 1 vol., 294 p., 71 fig.
- Cet ouvrage est particulièrement destiné aux élèves des écoles pratiques, pour lesquels il constitue un livre de base de leurs études sur l’électricité, et aux monteurs et aux ouvriers divers s’occupant d’installations électriques. Il permet à ces derniers de comprendre ce qui se passe dans ces installations et de calculer tous les cléments de leur travail.
- Ce livre se caractérise par les nombreux exemples numériques qui y sont traités et qui s'étendent à tout le domaine de l’électricité : éclairage, chauffage, force motrice, etc...
- Il faut toutefois signaler qu’il ne s’applique qu’aux installations en courant continu. L’auteur se réserve d’étudier les courants alternatifs et les machines électriques.
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- LA CARRIÈRE D’INSPECTEUR DU CONTROLE DE L’ÉTAT
- SUR LES CHEMINS DE FER
- Organisation générale du Contrôle des chemins de fer d’intérêt général
- L’État exerce sur les réseaux d’intérêt général un contrôle, qui est actuellement réparti en six Directions suivant la spécialité : lignes nouvelles, voie et bâtiments, exploitation technique, matériel et traction, travail des agents, exploitation commerciale.
- Les Inspecteurs du Contrôle de l’État sont â la base de la hiérarchie : seul, le contrôle du travail échappe complètement à leur compétence. Leurs chefs sont des Ingénieurs ordinaires et des Ingénieurs en Chef des Ponts et Chaussées ou des Mines pour ce qui concerne la partie technique. Kn matière commerciale, ils sont sous les ordres des Inspecteurs principaux et Contrôleurs généraux de l’Exploitation Commerciale.
- Attributions de l’Inspecteur du Contrôle
- L’Inspecteur instruit au premier degré les accidents et incidents d’exploitation, les vœux relatifs à la marche des trains, à la création et à l’amélioration des gares, stations ou haltes et de leurs annexes, au service des passages à niveau ; il surveille la composition et la circulation des trains, l’entretien des locaux et du matériel ; il reçoit les plaintes du public et leur donne la suite qu’elles comportent.
- En sa qualité d’olïicier de police judiciaire, il constate, par ses procès-verbaux, les accidents d’une certaine gravité ainsi que les infractions à la police des chemins de fer. Il recueille la documentation nécessaire à l'examen des propositions relatives aux tarifs, etc.
- Nature et caractère de la fonction
- L’Inspecteur du Contrôle n’est pas astreint à des heures fixes de bureau ; une partie de son temps est, d’ailleurs, consacrée aux tournées qu’il organise librement, en groupant au mieux les affaires qu’il a à traiter. 11 ne lui est imposé de délai relativement court que pour les enquêtes sur les accidents très graves.
- Les questions confiées à son examen sont des plus variées. 11 lui est, du reste, laissé beaucoup d’initiative. Tout ce qu’il remarque dans ses tournées peut être consigné dans ses rapports.
- Dans ces dernières années, l’Administration supérieure lui a marqué sa confiance en lui laissant le soin de donner la suite définitive aux plaintes déposées dans les gares, ainsi que de préparer l’avis à donner au parquet au cas de procès-verbal dressé par lui.
- Son service l’appelle à entrer en relations avec les Chambres de Commerce, les Chambres consultatives des Arts et Manufactures, les Syndicats patronaux, etc. En contact quasi permanent avec les agents et avec les usagers des chemins de fer, il jouit, auprès d’eux, d’une considération certaine.
- Lorsqu’il débute dans un poste à plusieurs titulaires, il n’est en rien subordonné aux autres Inspecteurs. Il* en est le collègue purement et simplement. S’il est nommé ù un poste unique, il trouve en ses voisins des conseillers sûrs, qui lui épargnent tâtonnements ou erreurs.
- Ses déplacements dans sa circonscription lui sont rendus faciles grâce à une carte de circulation, qui lui permet d’emprunter non seulement tous les trains de voyageurs, mais aussi les trains de marchandises et môme les machines, à certaines conditions.
- A noter que la plupart des postes sont placés dans des villes assez importantes. Enfin, détail qui n’est pas négligeable, l’Inspecteur a, le plus souvent, un bureau convenablement installé.
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- Résidence
- S’il le désire, l’Inspecteur du Contrôle peut avoir tous ses avancements sur place et, par conséquent, ne pas être astreint à des déménagements.
- Traitements et indemnités (1)
- Les traitements fixes actuels vont de 13.000 à 30.000 francs par échelons de 2.400 francs. A ce point de vue, les Inspecteurs du Contrôle de l’Etat sont assimilés aux Ingénieurs des Travaux publics de l’Etat.
- Sans être automatique, l’avancement de classe a lieu, en fait, tous les quatre ans à l’ancienneté et tous les trois ans au choix.
- Aux traitements s’ajoutent :
- 10 L’indemnité de résidence allouée â tous les fonctionnaires par la loi du 13 juillet 1923 ;
- 2° L’indemnité pour charges de famille, le cas échéant ;
- 3° Une indemnité de fonction de 500 à 1.700 francs, le cas échéant ;
- 4° Une indemnité d’intérim de 50 francs par mois ;
- 5° Une indemnité pour frais de tournée pouvant aller jusqu’à 2.000 francs et au delà de 3.000 francs sur le réseau d’Alsace-Lorraine ;
- 6° Certains Inspecteurs ont également le contrôle de voies ferrées d’intérêt local et reçoivent, à ce titre, une indemnité spéciale (500 à 1.000 francs).
- La pension de retraite est acquise à l’âge de soixante-trois ans.
- Sur le réseau auquel il est attaché, l’Inspecteur reçoit des permis de 1rc classe pour les membres de sa famille, dans les mêmes conditions que les agents eux-mêmes. Sur les autres réseaux, l’Inspecteur et les siens ont également des facilités de circulation. A l’heure oii les voyages sont si onéreux, cet avantage est réellement appréciable.
- Congés
- L’Inspecteur a un congé annuel de trois semaines. En outre,depuis quelques années, il lui est donné, en sus des dimanches qu’il doit passer dans la localité, un repos de trois jours consécutifs tous les mois.
- Accès aux grades supérieurs
- L’Inspecteur du Contrôle peut accéder au grade d’inspecteur Principal de l’Exploitation Commerciale*, soit par le concours ordinaire au bout de six années de service, soit par l’examen professionnel après douze ans (traitements actuels allant à 40.000 francs, indemnités pour frais de tournées et pour frais de bureau, etc...).
- A remarquer que les contrôleurs Généraux sont recrutés, sans examen, parmi les Inspecteurs principaux (traitement maximum actuel : 60.000 francs).
- Conditions d’admission (2)
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- Les trains transatlantiques mis en marche spé- E cialement arrivent au quai d’embarquement, £ d’où le transbordement au paquebot se fait = directement. E
- Dans le sens inverse, les bagages à destination E de Paris peuvent être enregistres directement à £ bord du paquebot, avant son arrivée à Bordeaux. E La visite de ces bagages par la Douane n’a lieu E qu’à la gare de Paris-Quai d’Orsav et le transbor- E dement est également direct du paquebot au £ train. -
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- 38 Algèbre................................... 7 »
- 33 Arithmétique.........».. j »........... 15 »
- 89-00 Automobile............;... ......... 35 »
- 171 Aviation..........................*..... 20 »
- 141 Agriculture............................ 15 »
- 454 Arithmétique commerciale. 4............... 30 »
- 273 Accidents de travail (Prévention dès)... 20 »
- 310 Anglais usuel............................ 10 »
- 239 Applications électriques................ 20 »
- 22-25 Bobinage des machines................. 20 »
- 204 Bâtiment..........................*..... 20 »
- 744 Brevets d’invention.......;............. 10 »
- 342 Botanique............................... 10 »
- 293 Béton armé............;................. 20 »
- 314 Correspondance commerciale................ 20 »
- 118 Constructions mécaniques.................. 20 »
- 35 Calcul rapide............................ 10 »
- 170 Commerce et comptabilité.................. 25 »
- 52G Cinéma.................................... 25 »
- 749 Chauffage central......................... 20 »
- 01 Chimie................................... 15 »
- 4-131 Chaudières locomotives............... 30 »
- 259 Chemins de fer............................ 20 »
- 390 Constructions en bois..................... 20 »
- 95 Croquis coté............................ 20 »
- 94 Conduite électrique...................... 10 »
- 829 Carrières commerciales..................... 5 »
- 220 Comptabilité agricole..................... 10 »
- 372 Comptabilité des gares..............*. 10 »
- 404 Conduite des locomotives.................. 20 »
- 288-289 Cosmographie.......................... 30 »
- 240 Dangers des courants.................... 10 »
- 021 Dessin électrique......................... 15 »
- 348 Dessin industriel......................... 15 »
- 79 Dessin graphique........................ 20 »
- 114 Dessin à la plume.......................... 5 »
- 166 Dessin d'architecture..................*. 10 »
- 97 Dessin de menuiserie..................... 10 »
- 165 Eclairage électrique* *.............k. 15 »>
- 99 Electricité.............................. 15 »
- 129 Electrochimie.....*..................... 15 »
- 8 Entretien des machines................... 20 »
- 803 Emplois des chemins de fer.;........*.... 10 »
- 105 Ecriture......................‘......... 10 »
- 30 Géométrie.....*....................... *.. 10 »
- 44 Géométrie descriptive.................... 20 »
- 120 Géologie et minéralogie. ................. 25 »
- 703 Génie ( Admission au .V).................. 20 »
- 196 Machines locomotives...................... 30 »
- 534 Machines agricoles........................ 20 »
- 2 Machines marines......................... 30 »
- 208 Machines Industrielles.................... 30 »
- 307 Moteurs industriels....................... 12 »
- 001 Mathématiques navales...................k 25 »
- 31 Mathématiques (notions)................. 20 »
- 755 Mécanique.................................. 6 »
- 381 Métré de bâtiment......................... 30 »
- 71 Orthographe............................ 20 »
- 399 Poids et mesures. k....................... 30 »
- 59 Physique................................. 16 »
- 540 Parfumerie................................ 25 »
- 80 Résistance des matériaux................ 20 »
- 72 Rédaction............................... 20 »
- 540 Règle à calcul............................. 5 »
- 15 Turbines à vapeur........................ 20 »
- 201 Technologie de l’atelier.................. 20 »
- 142 Topographie.............................. 10 »
- 41 Trigonométrie ........................... 15 »
- 152 T. S. F................................. 15 »
- 576 Vie et mécanisme des entreprises.......... 10 »
- INGÉNIEURS
- 203 Automobile «.. .......................... 25 »
- 541 Aviation .................................. 40 »
- 29-302*303 Algèbre supérieure................ 45 »
- 194 Algèbre.................................... 30 »
- 751-752-753 Béton armé......................... 40 »
- 47 Compléments............................. 15 »
- 502 Charpentes métalliques................... 40 »
- 012 Calcul des machines........................ 25 »
- 549 Chauffe rationnelle........................ 20 »
- 022-023-024 Construction électrique.... *.... 45 »
- 49 Calcul différentiel.........*............ 25 »
- 50 Calcul intégral.......................... 25 »
- 490 Compléments......*....................... 40 »
- 233 Construction mécanique..................... 40 »
- 189 Chimie métallurgie....................... 20 »
- 190 Chimie bâtiment.......................... 25 »
- 191 Chimie agricole.............*............ 40 »
- 337 Cosmographie............................... 25 »
- 270 Construction d*Usines ..................... 25 »
- 219-220-221-222 Constructions navales.......... 50 »
- 200 Comptabilité industrielle.................. 30 »
- 305 Calcul rapide....; *. * *................ 10 »
- 17 Dessin (Technologie)..................... 30 »
- 292 Dictionnaire technique français, anglais,
- italien ................................ 20 »
- 136-137 Electricité théorique.................. 40 »
- 102-103 Electrotechnique....................... 50 »
- 242 Electrométallurgie 25 »
- 172 Essais des machines... k................... 25 »
- 382 Eclairage électrique....................... 20 »
- 1004 Formulaire de mécanique et électricité... 100 »
- 110-111-112-26 Géométrie....................... 60 »
- 51-52-53 Géométrie analytique.................. 50 »
- 307 Géométrie descriptive...................... 40 »
- 350-351 Mines.................................. 30 »
- 18 Moteurs à combustion..................... 40 »
- 207 Machines-outils............................ 30 »
- 120 Machines électriques calcul................ 30 »
- 115 Mathématiques générales^................... 35 »
- 424 Mécanique ....................*.......... 40 »
- 282 Métallurgie.............................. 40 »
- 427 Mesures d‘essais électriques............... 30 »
- 100*520 Navigation......................*.... 45 »
- 210-211-212 Outillage.......................... 40 »
- 373 Plans cotés................................ 10 »
- 380 Physique Industrielle...................... 25 »
- 580 Physiologie végétale....................... 30 »
- 503 Ponts métalliques . * *.................. 40 »
- 159 Règle à calcul............................. 10 »
- 80 Résistance des matériaux....*... ........ 40 »
- 109 Rapports techniques........................ 30 »
- 535 Service de la voie (chemin de fer). 25 »
- 199 Stéréotomie ............................... 15 »
- 251 T. S. F. théorique . »..................... 25 »
- 153 T. S. F. appliquée......................... 30 »
- 57 Thermodynamique rationnelle............... 25 »
- 402 Thermodynamique gaz........................ 25 »
- 155 Thermodynamique vapeur..................... 25 »
- 42 Trigonométrie ............................ 25 »
- 214 Usinage.................................... 15 »
- 85 Unités électromécaniques................... 5 »
- 117 Vecteurs................................... 15 »
- 27 Usines hydroélectriques ................. 25 »
- 81 Droit civil..........................*. 15 »
- 224 Droit commercial......................... 20 »
- 98 Droit maritime............................ 20 »
- 277 Droit administratif........................ 20 »
- 327 Législation des mines...................... 25 »
- 78 Economie politique........................ 25 »
- 313 Législation des eaux. ». ».......k k..... 20 »
- 74 Législation de l’électricité... *. *..... 20 »
- 75 législation ouvrière.....k 4 k. *......... 30 »
- 225 Législation des Chemins de feP....».. *. 25 »
- 721-722-723 Réglementation postale. 30 »
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- L’École Universelle
- par correspondance de Taris
- PLACÉE SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L’ÉTAT
- la plus importante école du monde, vous offre les moyens d’acquérir chez vous, sans quitter votre résidence, sans abandonner votre situation, en utilisant vos heures de loisirs, avec le minimum de dépense, dans le minimum de temps, les connaissances nécessaires pour devenir :
- INGÉNIEUR,
- SOUS- IIVGKÉIXriEUU, CONDUCTEUR, DESSINATEUR,
- CONTREMAITRE,
- Etc....
- dans les diverses spécialités :
- électricité
- BadLiotéléçjrapliie
- Mécanique
- Automobile
- Aviation
- ÜXÆétallxirçfie
- F orge
- ÜNÆiries
- Travaux publics
- Architecture Béton armé Gliaufïag-e central Topographie Industrie du froid Oliimie
- Exploitation agricole Agriculture coloniale Génie rural
- Demandez Y envoi gratuit de la Brochure n° 1630.
- Une autre section spéciale de YEcole Universelle prépare, d’après les mêmes méthodes, aux diverses situations du commerce :
- Administrateur commercial Secrétaire commercial Correspondancier Sténo-dactylographe Représentant de commerce Adjoint à la publicité Ingénieur commercial Expert-comptable
- Comptable Teneur de livres Commis de banque Coulissier
- Secrétaire d’Agent de change Agent d’assurances Directeur-gérant d’hôtel Secrétaire-comptable d’hôtel
- Demandez Y envoi gratuit de la Brochure n° 1636.
- L’enseignement par correspondance de YEcole Universelle peut être suivi avec profit certain, quels que soient l’âge, la profession, la résidence, le degré d’instruction de l’élève.
- École Universelle
- 59, Boulevard Exelmans, PARIS-XVI®
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- ÉCOLE SPÉCIALE DES TRAVAUX PUBLICS
- DU BATIMENT ET DE L’INDUSTRIE
- M. Léon EYROLLES, C.
- 12, rue Du Sommerard et 3, rue Thénard PARIS (Ve)
- Cl I., Ingénieur-Directeur
- Polygone et Ecole d’Application CACHAN, près Paris
- ECOLE DE PLEIN EXERCICE
- RECONNUE PAR L’ÉTAT, AVEC DIPLOMES OFFICIELS D’INGÉNIEURS
- 1.000 élèves par an - 139 professeurs
- CINQ SPÉCIALITÉS DISTINCTES :
- 1° Ecole supérieure des Travaux publics : Diplôme d’ingénieur des Travaux publics ;
- 2° Ecole supérieure du Bâtiment : Diplôme d’ingénieur Architecte ;
- 3° Ecole supérieure de Mécanique et d’Electricité : Diplôme d’ingénieur Electricien ;
- 4° Ecole supérieure de Topographie :
- Diplôme d’ingénieur Géomètre ;
- 5° Ecole supérieure du Froid industriel : Diplôme d’ingénieur Frigoriste.
- SECTION ADMINISTRATIVE
- pour la préparation aux grandes administrations techniques (Ingénieurs des Travaux publics de l’Etat, de la Ville de Paris, etc...).
- SECTION DES CHEMINS DE FER
- organisée sur l’initiative des grandes Compagnies de Chemins de fer pour le perfectionnement de leur personnel.
- Les Concours d’admission ont lieu, chaque année, en deux sessions. La1rea lieu dans ta seconde quinzaine de juillet, la 2me dans la 1re quinzaine d’octobre.
- 2- L’“ ÉCOLE CHEZ SOI”
- (ENSEIGNEMENT PAR CORRESPONDANCE)
- 25.000 élèves par an - 217 professeurs spécialistes
- L'Ecole des Travaux Publics a créé en 1891, il y a trente-huit ans, sous le nom d’ECOLE CHEZ SOI, Y Enseignement par Correspondance pour ingénieurs et techniciens, qui est donné au moyen de Cours imprimés ayant une réputation mondiale et représentant, à eux seuls, le prix de l’enseignement.
- La méthode d’Enseigncment par Correspondance, l’ECOLE CHEZ SOI, n'a, d’ailleurs, pas d'analogue dans aucun pays, et les diplômes d’ingénieurs délivres, bien que non officiels, ont la même valeur que ceux obtenus par l’ECOLE DE PLEIN EXERCICE, sur laquelle elle s’appuie et qu'elle est seule à posséder.
- DIPLOMES ET SITUATIONS AUXQUELS CONDUIT L’ENSEIGNEMENT
- 1° Situations industrielles : Travaux publics - Bâtiment - Electricité - Mécanique - Métallurgie - Mmes - Topographie - Froid industriel.
- 2° Situations administratives : Ponts et Chaussées et Mines - Postes et Télégraphes - Services vicinaux - Services municipaux - Génie rural - Inspection du Travail - Travaux publics des Colonies - Compagnies de chemins de fer, etc., etc...
- 3’ LIBRAIRIE DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- Edition d’ouvrages techniques de tout premier ordre soigneusement choisis.
- NOTICES, CATALOGUES ET PROGRAMMES SUR DEMANDE ADRESSÉE A L’
- ÉCOLE DES TRAVAUX PUBLICS
- 12 et 12 bis, rue Du Sommerard, PARIS (Ve)
- en se référant de “ La Science et la Vie ”
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