La science et la vie
-
-
- Page de titre n.n. - vue 1/144
-
-
-
- iwwwvmwmwwwm’
- mwuv^mw^P^
- ->V | y
- I
- m\\m\\\\\\\\\\\\\\vwwwwwwuwvAWwwvm
- ONT RE BASSE
- IA PlUS AIGUE LA PlUS GRAVE
- Avec nos “ SUPERHÉTÉRODYNES ”, toutes les notes de l’échelle musicale, depuis la note la plus grave de la contrebasse jusqu’à la note la plus aiguë de la petite flûte, sont rendues avec une parfaite exactitude. Les timbres des “ bois” et des “ cuivres ” sont reproduits avec une telle fidélité que l’on suit le jeu de chaque instrument d’un orchestre jouant à MILAN, VIENNE, BERLIN, LONDRES, etc., etc.
- GARANTIES Tout poste ne donnant pas i i nrmii satisfaction après 8 jours d’essai est remboursé sans discussion. — DÉMONSTRATIONS gratuites à domicile
- — Franco catalogne 81 —
- PubU.GIORGI
- LUCIEN LÉVY, inventeur du SUPERHÉTÉRODYNE et réalisateur du premier poste radiophonique de la TOUR EIFFEL 5, rue du Cirque, PARIS (Champs-Éiysées) - Tél. : Elysées 14-30
- AGENTS EXCLUSIFS. — Belgique : L. Tricot, 32, rue de la Loi, La T.ouvière ; Italie : Badio-L.L., 32. Via Legnano, Milan ; Suisse: M. V. Menetrey, Case St-François, 3665, Lausanne (Tél. 30.118); Algérie: Dép. d’Alger, M. E. Bel, 11, rueSadi-Carnot, Alger; Dép. de Constantine, M. H. Sultana, garagiste,Bône; Maroc: M.Chomienne. rue Bouskoura, 1-3, rue Branly, Casablanca; Tunisie: Comp. Cibo, 100, rue de Serbie, Tunis
- p.n.n. - vue 2/144
-
-
-
- La Science et la Vie n’accepte que de la PUBLICITÉ SCIENTIFIQUE ET INDUSTRIELLE.
- LA SCIENCE ET LA VIE
- i
- ÉCOLE
- DU
- GÉNIE CIVIL
- ÉCOLE
- DE
- NAVIGATION
- PLACÉES SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L’ÉTAT
- 152, avenue de Wagram, 152 - PARIS-17e
- ----a---
- ENSEIGNEMENT SUR PLACE et PAR CORRESPONDANCE
- INDUSTRIE
- Formation et Diplômes de DESSINATEURS TECHNICIENS INGÉNIEURS
- dans toutes les spécialités :
- Electricité - T. S. F. - Mécanique - Métallurgie - Chimie - Mine - Travaux publics - Bâtiment -Constructions en fer, bois, béton armé, etc...
- AGRICULTURE
- Régisseurs » Intendants - Chefs et directeurs d’exploitation
- COMMERCE
- Comptables - Experts comptables - Secrétaires et administrateurs - Ingénieurs et directeurs commerciaux
- SECTION ADMINISTRATIVE
- Poudres - P.T.T. - Chemins de fer - Manufactures - Douanes Ponts et Chaussées et Mines - Aviation - Armée
- TRAVAUX DE LABORATOIRES
- Mécanique - Electricité et T.S.F.
- Tous les Samedis après-midi et Dimanches matin
- MARINE
- MARCHANDE
- Formation
- d’Elèves-Officiers - Lieutenants et Capitaines pour la Marine de Commerce Officiers mécaniciens - Radios et Commissaires Préparation aux Ecoles de Navigation maritime
- 0
- MARINE DE GUERRE
- Préparation
- aux Ecoles de Sous-Officiers, d’Elèves-Officiers et d’Elèves-Ingénieurs
- Préparation
- aux différents examens du pont et de la machine, dans toutes les spécialités et à tous les degrés de la hiérarchie
- 0
- TRAVAUX PRATIQUES
- Cartes - Sextant - Manœuvres d’embarcations
- les Jeudis et Dimanches
- NAVIRE-ÉCOLE D’APPLICATIONS en rade de Brest
- Croisière chaque année et croisière de vacances sur les côtes d’Europe, d’Afrique et d’Asie.
- PROGRAMMES' GRATUITS
- Accompagner toute demande de renseignements d’un*timbre-poste pour la réponse
- ‘JS
- p.r1 - vue 3/144
-
-
-
- II
- LA SCIENCE ET LA VIE
- CINTREUSE MINGORL.
- A FROID SANS REMPLISSAGE
- Sys\. Renou-Mînqori_BT.*FranceS.G.D.G
- er Etranger
- QtfKViaOUGE
- #
- SUR N'IMPORTE QUEL PLAN
- C. MIN G O RI _ConslT Brevet _7&.8. rue Jules VALLÈ5_ PARIS I
- TÉL ROQUETTE 90.68
- Plus de 10.000 en service
- Demander la brochure “ M1NGORI ” N» 4
- îQ Dic^*uP
- d#\/°lu.e
- ss&sar
- p.r2 - vue 4/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ni
- PARIS-120
- 20, aven. Daumesnil
- Tel.: Did. 52-67 Outilervé-Paris 105
- SOCIÉTÉ ANONYME FRANÇAISE
- RENÉ VOLET
- (OUTILERVÉ)
- LILLE
- 28, rue Court-Debout
- Tel. : 58-09 Outilervé- Lille
- Capital : Frs 15.000.000
- SIKCE SOCIAL :
- VALENTON
- (Seine-et-Oise)
- BRUXELLES 65, rue de3 Foulons
- Tel.: 176-54 Outilervé-Bruxelles
- Bureaux à Bordeaux, Toulouse, Lyon et Marseille
- LONDRES E. C. 1
- 242, Goswell Road Ph. Clerkenwell: 7.527 Outilervé- Barb- London
- AGENCES dans tes j»atfs étrangers suivants :
- Espagne, Barcelone. — Hollande, Amsterdam. — Italie, Turin. — Tchécoslovaquie, Prague. — Afrique du Nord, Alger. — Madagascar, Tananarive. — Indochine, Saigon, Pnom-Penh, Haïphong, Hanoï. — Australie, Adélaïde. — Japon, Kobé, Akashi-Machi. — Canada, Toronto, Ontario. — Mexique, Mexico. — Chili, Santiago. — Grèce, Athènes. — Pologne, Varsovie.
- — Yougoslavie, Belgrade. — Portugal, Lisbonne. — Suisse, Lausanne.— Indes, Calcutta. Madras. — Birmanie, Rangoon.
- — Allemagne, Berlin. — Martinique, Fort-de-France. — Maroc, Casablanca. — Cuba. La Havane. — Syrie, Beyrouth. —
- Roumanie, Bucarest.
- p.r3 - vue 5/144
-
-
-
- IV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- La main, l’outil d’un malfaiteur
- viennent-ils à proximité du cof-
- • fre, l’avertisseur
- est déclenché au point choisi par...
- vous.
- Tel est le rôle de l’AVERTEX, appareil de sécurité fondé sur
- • l’emploi des cir-cuits équilibrés à haute fréquence.
- Coffres-Forts
- FICHET
- PREMIÈRE MARQUE DU MONDE
- 20, rue Guyot, 20 - PARIS
- MAGASINS DE VENTE;
- 43, rue de Richelieu - PARIS
- 21, rue Fo88é-aux-Loups - BRUXELLES ET DANS TOUTES LES GRANDES VILLES
- NOUVEAUX PRIX 1931
- 35e iss Ûfcon
- Neuveau Prix Ancien Prix Frs Frs
- Colibri 3 x 4 cm.
- Appareil miniature à pellicules
- Obj. TESSAR CARL ZEISS 1ËNA 1:3,5 1.145. » 1.380. » Anastigmat NOVAR 1 : 4,5................. 670. » 750. »
- Maximal»
- Appareil à plaques et filmpacks
- Obj. TESSAR CARL ZEISS IÉNA 1: 4,5 sur obturateur COMPUR à retardement
- 6,5 X 9 cm.............................. . 955. » 1.035. »
- 9 X 12 cm............................... 1.140. » 1.200. »
- Donafa
- Appareil à plaques et filmpacks
- Obj. TESSAR CARL ZEISS IÉNA 1: 4,5 sur obturateur COMPUR à retardement
- 6,5 X 9 cm.............................. 1.010. » 1.100. »
- 9 X 12 cm............................... 1.200. » 1.280. »
- Bébé
- Appareil de poche
- Objectif TESSAR CARL ZEISS IÉNA
- 1 : 3,5-4,5 X 6 cm.....................
- 1 -.3,5-6,5 X 9cm......................
- 1 : 4,5-6,5 X 9 cm.....................
- 1.780. » 1.975. »
- 2.175. » 2.605. »
- 1.855. » 2.135. »
- EN VENTE CHEZ LES MARCHANDS D’APPAREILS PHOTOGRAPHIQUES
- Demandez nouveau catalogue C 77 à :
- 3konta
- 18 & 20, faüb. du Temple PARIS (XIe)
- SOCIÉTÉ D’IMPORTATION ET DE VENTE EN FRANCE DES PRODUITS
- SEeissOfzonr<X5&>re5den-9i.2i
- p.r4 - vue 6/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- m Dernière nouveauté
- lev/tuJioVI
- UeTideinent inecrmparable
- Prix complet 2.100f
- Je s avantages :
- SUR SECTEUR SUR ACCUS SANS ANTENNE NI CADRE
- -teçoié.
- TOUS LES POSTES EUROPEENS
- SEULalaFOIS
- SIGNÉ
- 90 RUE DAM RE MONT-PARI S
- P tIERGAT
- p.r5 - vue 7/144
-
-
-
- VI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ÉTUDES CHEZ SOI
- Vous pouvez faire, CHEZ VOUS, QUELLE QUE SOIT VOTRE RÉSIDENCE,
- sans déplacement, sans abandonner votre situation, en utilisant simplement vos heures de loisirs, avec le MINIMUM DE DÉPENSES, dans le MINIMUM DE TEMPS, avec le MAXIMUM DE PROFIT, quels que soient votre degré d’instruction et votre âge, en toute discrétion si vous le désirez, dans tous les ordres et à tous les degrés du savoir, toutes les études que vous jugez utiles pour compléter votre culture, pour obtenir un diplôme universitaire, pour vous faire une situation dans un ordre quelconque d’activité, pour améliorer la situation que vous pouvez déjà occuper ou pour changer totalement d’orientation.
- Le moyen vous en est fourni par les COURS PAR CORRESPONDANCE de
- L’ÉCOLE UNIVERSELLE
- la plus importante du monde
- PLACÉE SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L’ÉTAT
- L’efficacité des méthodes de l’Ecole Universelle, méthodes qui sont, depuis 24 ans, l’objet de perfectionnements constants, est prouvée par
- LES MILLIERS DE SUCCÈS
- que remportent, chaque année, ses élèves aux examens et concours publics, ainsi que par les milliers de lettres d’éloges quelle reçoit de ses élèves et dont quelques-unes sont publiées dans ses brochures-programmes.
- Pour être renseigné sur les avantages que peut vous procurer 1 ’ Enseignement par Correspondance de l’Ecole Universelle, envoyez-lui aujourd’hui même une carte postale ordinaire portant simplement votre adresse et le numéro des brochures qui vous intéressent, parmi celles qui sont énumérées ci-après. Vous les recevrez par retour du courrier, franco de port, à titre absolument gracieux et sans engagement de votre part.
- Si vous désirez, en outre, des renseignements particuliers sur les études que vous êtes susceptible de faire et sur les situations qui vous sont accessibles, écrivez plus longuement. Ces conseils vous seront fournis de la façon la plus précise et la plus détaillée, toujours à titre absolument gracieux et sans aucun engagement de votre part.
- BROCHURE N° 11.102, concernant les classes complètes de l’Enseignement primaire et primaire supérieur jusqu’aux Brevet élémentaire et Brevet supérieur inclusivement — concernant, en outre, la préparation rapide au Certificat d’études primaires, au Brevet élémentaire, au Brevet supérieur, pour les jeunes gens et jeunes filles qui ont déjà suivi les cours complets d’une école — concernant enfin la préparation au Certificat d’aptitude pédagogique, aux divers Professorats, à \'Inspection primaire, etc...
- (Enseignement donné par des Inspecteurs primaires, Professeurs d'E. N. et d'E. P. S., Professeurs de Cours complémentaires, etc...)
- BROCHURE N° 11.107, concernant toutes les classes complètes de l’Enseignement secondaire officiel jusqu au Baccalauréat inclusivement —concernant, en outre, pour les jeunes gens et les jeunes filles qui ont déjà suivi les cours d’un lycée ou collège, la préparation rapide aux divers baccalauréats.
- (Enseignement donné par des Professeurs de Faculté, Professeurs agrégés, etc...)
- BROCHURE N° 11.114, concernant la préparation à tous les examens de l’Enseignement supérieur : licence en droit, licence ès lettres, licence ès sciences, certificat d aptitude aux divers professorats, etc...
- (Enseignement donné par des Professeurs de Faculté, Professeurs agrégés, etc..,)
- BROCHURE N° 11.123, concernant la préparation aux concours d’admission dans toutes les grandes écoles spéciales : Agriculture, Industrie, Travaux publics, Mines, Commerce, Armée et Marine, Enseignement, Beaux-Arts, Colonies, etc...
- (Enseignement donné par des Professeurs des grandes Ecoles, Ingénieurs, Professeurs de Faculté, Professeurs agrégés, etc...)
- p.r6 - vue 8/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- VII
- BROCHURE N° 11.127, concernant la préparation à toutes les carrières administratives de la Métropole et des Colonies.
- (Enseignement donné par des Fonctionnaires supérieurs de grandes administrations et par des Professeurs de P Université.)
- BROCHURE N° 11.134, concernant la préparation à tous les brevets et diplômes de la Marine marchande : Officier de pont, Officier mécanicien, Commissaire, T. S. F., etc...
- (Enseignement donné par des Officiers de pont. Ingénieurs, Officiers mécaniciens, Commissaires, Professeurs de l Université, etc...)
- BROCHURE N° 11.141, concernant la préparation aux carrières d’Ingénieur, Sous-Ingénieur, Dessinateur, Conducteur, Chef de chantier, Contremaître dans toutes les spécialités de l’Industrie et des Travaux Publics : Electricité, T.S.F., Mécanique, Automobile, Aviation, Mines, Forge, Chauffage central, Chimie, Travaux publics, Architecture, Béton armé, Topographie, etc...
- (Enseignement donné par des Professeurs des grandes Ecoles, Ingénieurs spécialistes, Professeurs de l'Enseignement technique, etc...)
- BROCHURE N° 11.147, concernant la préparation à toutes les carrières de l’Agriculture, des Industries agricoles et du Génie rural, dans la Métropole et aux Colonies.
- (Enseignement donné par des Professeurs des grandes Ecoles, Ingénieurs agronomes. Ingénieurs du Génie rural, etc...)
- BROCHURE N° 11.153, concernant la préparation à toutes les carrières du Commerce (Administrateur commercial, Secrétaire commercial, Correspondancier, Sténo-Dactylographe) ; de la Comptabitité (Expert-Comptable, Comptable, Teneur de livres) ; de la Représentation, de la Banque et de la Bourse, des Assurances, de l’Industrie hôtelière, etc...
- (Enseignement donné par des Professeurs d'Ecoles pratiques, Experts-Comptables, Techniciens spécialistes, etc...)
- BROCHURE N° 11.156, concernant la préparation aux métiers de la Couture, de la Coupe et de la Mode : Petite-main, Seconde-Main, Première-main, Couturière, Vendeuse, Vendeuse-retoucheuse, Modéliste, Modistes, Coupeuse, Coupe pour hommes, Lmgère, etc...
- (Enseignement donné par des Professeurs officiels et par des Spécialistes hautement réputées.)
- BROCHURE N° 11.163, concernant la préparation aux carrières du Cinéma :
- Carrières artistiques, techniques et administratives.
- (Enseignement donné par des Techniciens spécialistes.)
- BROCHURE N° 11.167, concernant la préparation aux carrières du Journalisme :
- Rédacteur, Secrétaire de Rédaction, Administrateur-Directeur, etc...
- (Enseignement donné par des Professeurs spécialistes.)
- BROCHURE N° 11.174, concernant l’étude de l'Orthographe, de la Rédaction, de la Rédaction de lettres, du Calcul, du Calcul mental et extra-rapide, du Dessin usuel, de l’Ecriture, etc...
- ( Enseignement donné par des Professeurs de T Enseignement primaire et de T Enseignement secondaire.)
- BROCHURE N° 11.182, concernant l’étude des Langues étrangères : Anglais, Espagnol, Italien, Allemand, Portugais, Arabe, Espéranto. Tourisme (Interprète).
- (Enseignement donné par des Professeurs ayant longuement séjourné dans les pays dont ils enseignent la langue.)
- BROCHURE N° 11.186, concernant l’enseignement de tous les Arts du Dessin : Dessin usuel, Illustration, Caricature, Composition décorative, Aquarelle, Peinture à l'huile, Pastel, Fusain, Gravure, Décoration publicitaire — concernant également la préparation à tous les Métiers d’art et aux divers Professorats de Dessin, Composition décorative, Peinture, etc...
- (Enseignement donné par des Artistes réputést Lauréats des Salons officiels, Professeurs diplômés, etc,.,)
- BROCHURE N° 11.192, concernant l’enseignement complet de la Musique :
- Musique théorique (Solfège, Harmonie, Contrepoint, Fugue, Composition, Intrumentation, Orchestration, Transposition) ; Musique instrumentale (Piano, Accompagnement au piano, Violon, Flûte, Mandoline, Banjo, Clarinette, Saxophone, Accordéon) — concernant également la préparation à toutes les carrières de la Musique et aux divers Professorats officiels ou privés.
- (Enseignement donné par des Grands Prix de Rome, Professeurs membres du Jury et Lauréats du Conservatoire national de Paris.)
- Ecrivez aujourd’hui même, comme nous vous y invitons à la page précédente, à
- MESSIEURS LES DIRECTEURS de
- L’ÉCOLE UNIVERSELLE
- 59, boulevard Exelmans, PARIS (16e)
- p.r7 - vue 9/144
-
-
-
- VIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- j
- <
- r
- 5
- c
- î
- ->
- 0
- 5
- ù
- J
- J
- 5
- i*
- d
- a
- c}
- £
- 3
- J
- <3
- £
- U
- LABORATOIRE MUNICIPAL DE CHIMIE
- Aoaiyie quantitative N* /£>
- L* Directeur dp Laboratoire municipal certifie que l’écbtaÜIios dépota ••u< te e*441 p»r M easteur* MERAN fr«ree,pour «wan "ESSAI d'UN FlLTRE^a denoé les résultats suivants:
- On a «ffeciuc craque essai dans les conditions suivantes:
- A 20 litres d’eiu distillée , on a ajouté l--d*une culture de Bactllo Coll âgée uc^ 46 heures » et après agitation , le récipient contenant l'eau contaminée a eie relié au filtre sous une pression égale s environ 2 vôtres d’eau • Après b heures de fonctionnement ,1-- du liquide du filtre a été enaeoenoé en bouillon popioné pheniqué pour la recherche du Baoille Coll.
- Date dee 03sai9 Recherche du Bacille Coll
- négative d* d* d* d* d* d» d* d* d» d* d*
- 13 Juillet
- 20 Juillev 24 Juillet
- 3 Août
- 10 Août 28 Août
- 0 Septembre
- 21 Septembre
- 4 Octobre
- 11 Octobre 18 Octobre 2? Octobre
- 4 Novembre 1 d1
- Le débit du filtre qui n’a*pas été nettoyé pendant tout# la duree des essais était, au début , de 1 litre en lhau re .et.s la clôture des essais , le 4 Novembre, seulement de 1 litre en 6 heureo* Peyr'fCTîSlpvaabre *0 IS
- ;ir«t.
- Tmii pvrwiM <ui MilMiiri m 40*1 4* 4ifltmM
- e Je Npaunaa r»«*g
- \
- Buvez de I eau vivante et pure
- Protégez vous des Epidémies
- FÊfflFPASTEUR/SATEUR
- MALUÊ
- Ier Prix Montyon Académie des Sciences
- Porcelaine: D’Amiante Filtres de Ménage
- Comme le prouve l’analyse ci-dessus du Laboratoire municipal de Chimie, aucun appareil de stérilisation ne peut donner de résultats supérieurs.
- DANS TOUTES UES BONNES MAISONS D’ARTICUES DE MÉNAGE
- et 155, rue du Faubourg-Poissonnière, PARIS (9e)
- TOUT A CRÉDIT
- 5»î.Ç£
- r\0
- 5:.
- 5 pour faï°riser ,a ^
- Capital 2-600.000 francs
- 17, Rue Monsigny - Paris
- ORFÈVRERIE
- CARILLONS W EST IV» IN ST ER
- MEUBLES DE STYLE ET DE BUREAUX
- TAPIS - DÉCORATION
- APPAREILS SANITAIRES
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE ET DE CHAUFFAGE
- MAISON FONDÉE EN 1894 CATALOGUE FRANCO SUR DEMANDE
- p.r8 - vue 10/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- IX
- J
- .0)
- «0
- C
- q;
- <d
- c
- •*w
- O
- 50
- C
- O
- •m
- s
- «0
- Q)
- «0
- Q>
- 0)
- >
- ri
- (U
- <D
- U
- G
- V
- • rm
- W
- en
- es
- U
- SPORTS & JEUX
- x
- r.
- Mallette-Table “KISS-PLY ”, recouverte tissu croco, avec les accessoires complets pour 2 personnes, 2 assiettes faïence, boîtes à aliments rondes en 140 et 100, 2 bouteilles isolantes 1/2 litre, 2 couverts aluminium, 2 couteaux lame inoxydable, 1 couteau nickelé 3 pièces. 275. » Tous modèles en magasin depuis 195. »
- Bouteilles isolantes
- “THERMOS”
- étui fer recouvert péga, raccord et timbales à pas de vis.
- Appareil Photographique «CENEI-FIX»
- 6x9, pellicules en bobine, objectif achromatique, obturateur vitesse variable, viseur clair réversible. Livré avec étui, bobine pellicules «Mimosa» mode d’emploi, table de temps de
- pose......... 175. »
- Grand choix d’autres modèles Kodak, Agfa, Zeiss
- Depuis, 17.50 jusqu'à. 150. »
- Trousse Médicale « AUTOSECOURS » coffret genre acajou avec compartiments bois, contenant tout le nécessaire pour un premier pansement, dimensions
- 285x135x105 mm....... 155. »
- SIÈGE PLIANT pour le camping, pouvant supporter sans rupture plus de 250 kg. Construit en bois verni l‘ r choix. Encombrement réduit après pliage. Pliant sans dossier. Poids
- I kg 500 ......... 35. »
- Chaise avec dossier. Poids 1 kg 500 .......... 49. »
- Mallette à disques «LE CLASSOPHONE»
- assure la recherche immédiate du disque désiré. Modèle pouvant contenir des disques de 25 et 30 cm........ 115. »
- PANIER PIQUE-NIQUE,
- vannerie fine, intérieur entièrement doublé moleskine, toutes teintes, contenant tous les accessoires : boites à vivres, beurrier, tasses, verres clissés, flacon, couteaux, cuillères, etc.
- Pour 2 personnes... 470. »
- Pour 4 personnes... 675.»
- Autres modèles,depuis 127, »
- PHONOGRAPHE portatif, entièrement construit en acier, muni d’un système d’arrêtmu-tomatique, possède une sonorité parfaite. 555. »
- STABILITÉ
- LÉGÈRETÉ
- CONFORT
- SOLIDITÉ
- CANOË genre INDIEN « SAFETY MEB » pour le sport, la promenade, établi d’après des modèles de canoës indiens et construit en acajou de tout 1er choix. Livré avec deux sièges fi-ies cannés, sans accessoires.
- Longueur 4 m. 40 ; largeur 0 m. 72 ; profondeur 0 m. 29 ............................. 2.000. »
- — 4 m. 70; — 0 m. 78; — 0 m. 30 ............................... 2.100.»
- — 5 m. 00 ; — 0 m. 90 ; — 0 m. 32 ............................... 2.172. »
- MESTRE & BLATGE
- 4-6-48, avenue de la Grande-Armée - PARIS
- Société anonyme : Capital 15.000.000
- La plus Importante Maison du Monde pour Fourhitures Automobiles, Vélocipédie, Sports et Jeux
- p.r9 - vue 11/144
-
-
-
- X
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Dans les affaires, comme dans la vie privée, vos succès croîtront
- Dégagez les aptitudes insoupçonnées qui sommeillent en vous. Une personnalité bien développée, forte ou séduisante, vous impose à autrui et vous assure la supériorité. Pour pouvoir prétendre à une situation plus élevée, à un gain plus intéressant, il vous faut des capacités plus nombreuses, une plus grande valeur sociale.
- LE SYSTÈME PELMAN développera remarquablement votre personnalité. Il assure mémoire fidèle, attention soutenue, iugement lucide et immédiat, volonté tenace, décision prompte et ferme, conceptions fructueuses, confiance en soi, initiative.
- Faites tout de suite le premier pas vers le succès : demandez aujourd’hui même la brochure explicative de cette méthode rigoureusement scientifique, attrayante, simple et pratique. Elle vous sera envoyée contre 1 franc en timbres.
- /
- /
- /
- ÉCRIVEZ OU PASSEZ
- SYSTEME
- PELMAN
- 33, rue Boissy-d’Anglas, 33 PARIS (8e)
- La marque la plus connue...
- à | chaque coup de pouce...
- votre Automatique “STYLOMINE" sort un millimètre de mine.
- A chaque mine usée une autre succède jusqu’à épuisement de la réserve 0e 90,000.000 de mots.
- LA MARQUE
- “STYLOMINE"
- gravée
- sur le porte-mine est votre garantie.
- 25F
- 35F
- 60F
- 90F
- 150F
- 900R
- GROS ( 2, rue de NICE, Perl» Adresse télégraphique i
- “Stylomine -87- Paris?*
- p.r10 - vue 12/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xi
- les raisons du succès
- de la
- • La voiture qui a SON ACCÉLÉRATION FOUDROYANTE
- Moteur de 32 CV pour un poids de 700 kgs — le poids voilà l'ennemi — soit I CV par 23 kgs.
- Vitesse maxima • 100 km à l'heure
- étonné l’Amérique
- SON CONFORT ET SON ÉLÉGANCE
- Elle mesure l'"27 intérieurement Elle est plus large que la plupart des grosses voitures. Elle est soignée comme une voiture de grand luxe
- SON EXTRAORDINAIRE ECONOMIE
- essence moins de 8 litres aux 100 km huile, pneus et entretiens ; dépense insignifiante.
- SA GRANDE STABILITÉ DE ROUTE
- est due à sa largeur de voie, à la faible hauteur de son centre de gravité, à l'équilibrage de ses freins.
- SON AGILITE dans L’ENCOMBREMENT
- Son accélération, son petit rayon de braquage, sa douceur de direction en font la voiture (a plus " maniable dans la ville moderne..
- 6, 8, io CV
- 4 cylindres depuis 1 7.900 fr
- MAGASINS D'EXPOSITION PARIS CHAMPS-ELYSÉES - H5. AV MALA^OFF
- EMYSIX Il et 14 CV 6 cyl. depuis 31.900 fr.
- SIEGE SOCIAL ET USINES STRASBOVRÇ
- SUPERMATHIS
- 6 et 8 cylindres depuis 40.900 fr.
- ANNEXE PARIS 56 à 62. AV. LOUIS-ROCHl; GENNEVILLIERS (SEINE)
- p.r11 - vue 13/144
-
-
-
- XII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- vf\.o
- Ci<>
- sP^
- Ea -kxfaWte, Ea feôauije [et fa jcsifi dbe fa maison def^endent de& ïïu&aïqiieA et caMefagei) en
- ORES CERAME
- et de6 ^fi^eternentA en
- FAICtKE CRES
- Renseignements et notice explicative S.V.au
- GROUPEMENT DES FABRICANTS DES CARREAUX DE GRÈS CERAME et de FAÏENCE 3 Cité d'Hauteville-Paris (X-J
- £1
- SoiiU J.t Uwüul
- Ceu foptique dé précision appliquée à la tnnellerle.
- Si vos yeux faiblissent...
- Consultez un oculiste !
- Demandez ensuite à votre opticien d’exécuter Vordonnance en verres
- STI GM AL
- A IMAGES PONCTUELLES
- de la SOCIÉTÉ DES LUNETIERS
- Leurs courbures scientifiquement calculées donnent une vision absolument nette sur toute l’étendue de leur champ visuel et permettent aux yeux de se mouvoir avec l’aisance naturelle des yeux normaux. W
- .................. <
- ................................................................>
- La Société des Lunetiers, 6, rue Pastourelle, à Paris, NIE VEND PAS AUX PARTICULIERS, 2
- mais on trouve ses très nombreux modèles de faces-à-main, pince-nez ou lunettes, ainsi que tous ses 1 verres, notamment les ST IGM AL à images ponctuelles, les DIACHROM à double foyer, etc.
- DANS LES BONNES MAISONS D’OPTIQUE DU MONDE ENTIER.
- p.r12 - vue 14/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XIII
- La Pelle universelle DEMAG type “U”
- remplace 7 autres pelles. Elle est le meilleur engin pour faire des fouilles de tout genre et pour la construction des routes et chemins de fer
- NOS REPRÉSENTANTS POUR LA FRANCE ET> SES COLONIES t A. LEGENDRE, Ing.-Rep., 33, rue d'Amsterdam, Paris (8°), pour Excavateurs, Grues et Installations de manutention; GLAENZER ET PERREAUD, 18 et 20, faubourg du Temple, Par s (9e), pour Bennes racleuses et autres équipements miniers ; HENRY HAMELLE, 21 et 23, boulevard Jules-Ferry, Paris (1 Ie), pour Palans électriques.
- BENNE RACLEÜSE “ DEMAG ” POUR L’ÉVACUATION DES TAS
- p.r13 - vue 15/144
-
-
-
- XIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- La HVEOTOGOiD
- PROPULSEUR amovible (comme un AVIRON) pour tous BATEAUX
- (Conception et Construction françaises)
- PÊCHES - TRANSPORTS - PLAISANCE ^
- 2 CV 1/2 5 CV 8 CV
- Véritable instrument de travail Vingt-cinq années de pratique Nos colons français 1 utilisent de plus en plus
- G. TROUCHE, 26, pass. Verdeau, Paris (9e) ~ -
- CATALOGUE GRATUIT
- En COURANT CONTINU
- COMME
- En COURANT ALTERNATIF
- M/N/CVS
- GABANT/T
- po ufi sej
- MOTEURS
- VAf/VfRm,,
- PUISSANCE
- VITESSE
- RENDEMENT
- CONSTRUCTIONS ELECTRIOUES MINICUS
- SOCIETE ANONYME AU CAPITAL DE 450.000 Fus.
- 39 RUE DE paris À ASNIERES
- TÉLÉPHONE : GRÉS fi. L OA/S • O 7" 7/
- MOTEURS
- "UNIVERJEL"
- ET
- MONOPHASÉS
- A
- COLLECTEUR
- Vis a Vî CV
- DYNAMO/
- C T
- alternateur;
- TOU/
- VOLTAGE./
- COMMUTATRICE/ "%o JUSQU’A
- 500 VA
- <M)Ï>
- La ChevilleMétallique“BOL”
- permet de fixer soi-même
- Rapidement — Proprement — Solidement
- les objets dans tous les matériaux
- (Plâtre, Brique, Ciment, Pierre, Céramique, etc...)
- Elles remplacent avantageusement les scellements et les tampons en bois.
- EN VENTE CHEZ TOUS LES QUINCAILLIERS et 22 bis, rue des Trois-Bornes, PARIS-XI® Téléphone : Oberkampf 72 - 97
- p.r14 - vue 16/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xv
- |
- Un procédé comptable nouveau,
- car il est loin detre entré dans la pratique commerciale dé tous les jours, mais qui est cependant d’une très grande souplesse, puisqu’il s’adapte aussi bien à des entreprises de petite et moyenne importance qu’à une Compagnie de chemins de fer, et qui permet des travaux d’une grande variété, comme l’analyse des ventes et l’établissement de la feuille de paie, la tenue des comptes i clients ou fournisseurs et le calcul du prix de
- revient, la tenue permanente du stock et la ventilation de la main-d’œuvre, tous travaux fournis avec une rapidité jamais atteinte et une précision parfaite, tel est le procédé qui désormais sollicite l’examen des comptables, des commerçants, des fabricants, des ingénieurs et, d’une façon générale, de tous ceux qui participent à la transformation et à la distribution des produits.
- Ce procédé, des commerçants et des industriels l’utilisent actuellement dans 77 pays répartis dans les cinq continents, et c’est là encore une preuve - s’il en était besoin - de sa parfaite adaptabilité à des nécessités comme à des peuples très différents.
- Tel est le procédé de la carte perforée, réalisé par les machines électriques comptables et à statistiques HOLLERITH, et sur lesquelles tous renseignements, documentation et études d’application sont fournis gratuitement sur demande à :
- STÉINTER1P MACHINES COMMERCIALES
- (MACHINES HOLLERITH)
- S. A. au capital de 200.000 fr.
- 29, BOULEVARD MALESHERBES - PARIS (8e)
- Tél. : ANJOU *1-4--1 3 Reg. du C.. Seine 147.080
- p.r15 - vue 17/144
-
-
-
- XVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- LE ROBINET CARLONI, S,é A"'
- Fabrication Le Bozec et Gautier, à Courbevoie SIÈGE SOCIAL: PARK YIe magasins:
- 20, b. Beaumarchais rue Ame lot
- Téléphone : ROQUETTE 10-86
- ROBINETS, de puisage, lavabos, baignoire, W.-C., cuisinière, comptoirs, parfumerie, etc.
- — 80.000 pièces Vendues en France la première année —
- Sans vis ni vissage — Sans presse-étoupe Débit silencieux, sans éclaboussures — Fermeture Hermétique
- GIE CAICII!
- JAPON Al/E
- HEMMI
- LA /EULE EN BAMBOU
- EXACTE -INDÉFORMABLE
- CATALOGUE 'H PRANGO EN VENT!, PAPETERIE/,OPTICIEN/. LIBRAIRE/ctc
- CT! A.F.B_ A/ALIN DIRECTEUR 9 RUE NOTRE-DAME-DE-NAZARETH-PARI/(1111
- L’ALIMENTATION
- AUTOMATIQUE
- de votre T. S. F.
- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiii
- Allumage à distance par relais grâce au
- STATOR B. A. 18
- — Notice B. A. 18 sur demande —
- Ateliers P. LIÉNARD
- 15, rue du Parc, Fontenay-s/-Bois (Seine)
- Dépôt et Salle d’Auditions : 7, rue Chaudron, Paris (10e)
- T il. : Nord 55-24 et Tremblay 20-71
- Votre OCULISTE d’abord et ensuite...
- J. PIPON
- PROFESSIONNEL DIPLÔMÉ
- Ses ZEISS URO pour l’extérieur
- et l’intérieur.
- Ses ZE11SS UMBRAL pour les
- colonies.
- Ses Verres pour verriers, soudeurs, boulangers, etc...
- Ses lunettes de cataractes
- (ultra-légères).
- 179, Avenue du Général-Michel-Bizot PARIS (12e)
- EXPÉDITIONS POUR TOUS PAYS
- p.r16 - vue 18/144
-
-
-
- recoma>andez.
- La
- A'C'U
- et
- la
- vie
- RÈGLES A CALCULS DE POCHE
- ÉTUDIÉES POUR VOTRE POCHE
- et aussi indispensables que votre stylo
- MARC
- 16 <7 tô to
- REGLE SCOLAIRE
- Longueur 140% -- Epaisseur 3 % Permet de faire les multiplications, divisions et racines carrées.
- Prix........... fr. 24
- • ’• V'''-J
- iiiirrftpnT|i'in|iiii|mr|')iii|nii|iiii|iiii|ii'»»|iiii(i)ii|mi|iiii|mi[iiii|nii|iiii|iiii|iiOjtm'[rm<|
- . j 55 M 55 |
- RÈGLE SYSTÈME MANNHEIM
- Longueur 140 % - Épaisseur 3 %
- Permet de faire multiplications, divisions, racines carrées et certaines opé- ' 'T
- rations, telles que cubage des bois, etc. T-
- Prix..........................fr. 30
- T|imrrnTjmq,ni'i|'inqïi'ri|iTri|'iiii|iii'i|'riii|Mrr|TTT^mT|TTniiiii|iiuuimnTTjmTp,m|Nii|iiiijiiii|iii,ij”
- lüji)l|l|l
- $w}\m t|wl )
- »tf 3coc »»*c
- BÉSIE SPÉCIALE pour ÉLECTRICIENS
- Longueur 150 % - Épaisseur 3 % Multiplications, divisions, racines carrées et cubi-aues, transformation de HP en Kw et inversement. Calculs de rendement de moteurs et dynamos, résistance et chute de tension. Poids d’une barre d'acier, d’un fil de cuivre ou d’aluminium, circonférence et surface latérale d’un cylindre.
- Prix...................fr. 36
- DÉTAIL :
- MAISONS D’APPAREILS DE PRÉCISION, PAPETIERS, LIBRAIRES, OPTICIENS.
- A‘ qiofîQi
- GROS EXCLUSIVEMENT :
- CARBONNEL & LEGENDRE
- 12, Rue Condorcet, PARIS (9«) - Tél. : Tmdaine 83-13
- 2<J
- p.r17 - vue 19/144
-
-
-
- XVIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- LES CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- vous présentent
- un Convertisseur pratique
- LE SEUL APPAREIL A RÉGLAGE DE VITESSE SANS RHÉOSTAT, PERMETTANT D’OBTENIR TOUS VOLTAGES
- Types monoblocs universels, 100,150-300 watts. Types industriels, 130 à 1.000 watts.
- Pour tous renseignements et enooi du catalogue franco, écrire à
- Constructions Électriques “ VÉKA”
- 78, r. d’Alsace-Lorraine, Parc-St-Maur (Seine)
- Téléphone : Graveu.e 06-93
- Les GRANDES POSE DA! ES DU VAL DE LA LOIRE"' à ORLÉANS ( France ) offrent! -ouoc. meU£etuv' -prâc C&r -pUus'
- Car püu/' jettes
- (/Pleuns
- (ar meiUeurc/»
- ÇTnuits
- £temandez, f-ewp catalogue ULuAnè
- por la. pfxstogmp+ne àar couXeurv’.. Franco
- f ............. .................... il 111 m 11 1111111111111111111111111111111 ........... .................
- Breveté S. G. D. G. à feu vif ou continu
- S.4IVS ANTHRACITE
- UN
- SEUL
- ROBUR SCIENTIFIC
- assure
- CHAUFFAGE CENTRAL, CUISINE, EAU CHAUDE, de 3 à 10 pièces, grâce à son nouveau procédé de Combustion concentrée, complète et fumivore.
- NOTICE FRANCO
- | CAP-ROBUR, 15-17, rue Godefroy-Cavaignac, PARIS-XIe §
- niiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiuiiiiimiiiiiiimiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiuiimiitiiiHiiiiiiiHiimiiiiiiiiiiiMiir:
- p.r18 - vue 20/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XIX
- CONCOURS DE 1931
- LA CARRIÈRE D’INSPECTEUR DU CONTROLE DE L’ETAT
- SUR LES CHEMINS DE FER
- Organisation générale du Contrôle des chemins de fer d’intérêt général
- L’Etat exerce sur les réseaux d’intérêt général un contrôle, qui est actuellement réparti en six Directions suivant la spécialité : lignes nouvelles, voie et bâtiments, exploitation technique, matériel et traction, travail des agents, exploitation commerciale.
- Les Inspecteurs du Contrôle de l’État sont à la base de la hiérarchie : seul, le contrôle du travail échappe complètement à leur compétence. Leurs chefs sont des Ingénieurs ordinaires et des Ingénieurs en chef des Ponts et Chaussées ou des Mines pour ce qui concerne la partie technique. En matière commerciale, ils sont sous les ordres des Inpecleurs principaux et Contrôleurs généraux de l’Exploitation Commerciale.
- Attributions de l’Inspecteur du Contrôle
- L’Inspecteur instruit au premier degré les accidents et incidents d’exploitation, les vœux relaiifs à la marche des trains, à la création et à l’amélioration des gares, stations ou haltes et de leurs annexes, au service des passages à niveau ; il surveille la composition et la circulation des trains, l’entretien des locaux et du matériel ; il reçoit les plaintes du public et leur donne la suite qu’elles comportent.
- En sa qualité d’oflicier de police judiciaire, il constate, par ses procès-verbaux, les accidents d’une certaine gravité ainsi que les infractions à la police des chemins de fer. Il recueille la documentation nécessaire à l’examen des propositions relatives aux tarifs, etc.
- Nature et caractère de la fonction
- L’Inspecteur du Contrôle n’est pas astreint à des heures fixes de bureau ; une partie de son temps est d’ailleurs consacrée aux tournées cpi’il organise librement, en groupant au mieux les affaires qu’il a à traiter. Il ne lui est imposé de délai relativement court que pour les enquêtes sur les accidents très graves.
- Les questions confiées à son examen sont des plus variées. 11 lui est, du reste, laissé beaucoup d’initiative. Tout ce qu’il remarque dans ses tournées peut être consigné dans ses rapports.
- Dans ces dernières années, l’Administration supérieure lui a marqué sa confiance en lui laissant le soin de donner la suite définitive aux plaintes déposées dans les gares, ainsi que de préparer l’avis à donner au parquet au cas de procès-verbal dressé par lui.
- Son service l'appelle à entrer en relations avec les Chambres de Commerce, les Chambres consultatives des Arts et Manufactures, les Syndicats patronaux, etc. En contact quasi permanent avec les agents et avec les usagers des chemins de fer, il jouit, auprès d’eux, d’une considération certaine.
- Lorsqu’il débute dans un poste à plusieurs titulaires, il n’est en rien subordonné aux autres Inspecteurs. Il en est le collègue purement et simplement. S’il est nommé à un poste unique, il trouve en ses voisins des conseillers sûrs, qui lui épargnent tâtonnements ou erreurs.
- Ses déplacements dans sa circonscription lui sont rendus faciles grâce à une carte de circulation, qui lui permet d’emprunter non seulement tous les trains de voyageurs, mais aussi les trains de marchandises et même les machines, à certaines conditions.
- A noter que la plupart des postes sont placés dans des villes assez importantes. Enfin, détail qui n’est pas négligeable, l’Inspecteur a, le plus souvent, un bureau convenablement installé.
- En résumé, fonction intéressante, occupations très variées, service mi-actif, mi-sédentaire, grande indépendance et de la considération.
- Résidence
- S’il le désire, l’Inspecteur du Contrôle peut avoir tous ses avancements sur place et, par conséquent, ne pas être astreint à des déménagements.
- Traitements et indemnités (1)
- Les traitements fixes actuels vont de 13.000 à 30.000 francs, par échelons de 2.400 francs. A ce point de vue, les Inspecteurs du Contrôle de l’État sont assimilés aux Ingénieurs des Travaux publics de l’État.
- Sans être automatique, l’avancement de classe a lieu, en fait, tous les quatre ans à l’ancienneté et tous les trois ans au choix.
- Aux traitements s’ajoutent :
- 1 0 L’indemnité de résidence, allouée à tous les fonctionnaires par la loi du 13 juillet 1025 ;
- 2° L’indemnité pour charges de famille, le cas échéant ;
- 3° Une indemnité de fonction de 500 à 1.700 francs, le cas échéant ;
- 4° Une indemnité d’intérim de 50 francs par mois ;
- 5° Une indemnité pour frais de tournée pouvant aller jusqu’à 2.000 francs et au delà de 3.000 francs sur le réseau d’Alsace-Lorraine ;
- 6° Certains Inspecteurs ont également le contrôle de voies ferrées d’intérêt local et reçoivent, à ce titre, une indemnité spéciale (500 à 1.000 francs).
- La pension de retraite est acquise à l’âge de soixante-trois ans.
- Sur le réseau auquel il est attaché, l’Inspecteur reçoit des permis de 1re classe pour les membres de sa famille, dans les mêmes conditions que les agents eux-mêmes. Sur les autres réseaux, l’Inspecteur et les siens ont également des facilités de circulation. A l’heure oii les voyages sont si onéreux, cet avantage est réellement appréciable.
- Congés
- L’Inspecteur a un congé annuel de trois semaines. En outre, depuis quelques années, il lui est donné, en sus des dimanches qu’il doit passer dans la localité, un repos de trois jours consécutifs tous les mois.
- Accès aux grades supérieurs
- L’Inspecteur du Contrôle peut accéder au grade d’inspecteur Principal de l’Exploitation Commerciale, soit par le concours ordinaire au bout de six années de service, soit par l’examen professionnel après douze ans (traitements actuels allant à 40.000 francs, indemnités pour frais de tournées et pour frais de bureau, etc.).
- A remarquer que les Contrôleurs généraux sont recrutés, sans examen, parmi les Inspecteurs principaux (traitement maximum actuel : 60.000 francs).
- Conditions d’admission (2)
- Aucun diplôme n’est exigé ; une bonne instruction primaire peut suffire. Pour les matières spéciales au concours, l’Ecole Spéciale d’Administration, 4, rue Férou, Paris, 6e, s’est assuré le concours de gens qualifiés.
- (1) Fixe et accessoires, compte tenu des services militaires, le début peut former le chiffre d'environ 18 000 à 20.000 francs.
- (2) Aucun diplôme n’est exigé. Age : de 21 à 30 ans, avec Prorogation des services militaires. Demander les matières du programme à l’Ecole Spéciale d’Administration, 4, rue Férou, Paris (6e).
- p.r19 - vue 21/144
-
-
-
- XX
- LA SCIENCE ET LA VIE
- CAMPING ? ...
- NON
- OUI
- Si les joies du plein air doivent être gâchées par les insuffisances d’une installation défectueuse.
- Si tout est prévu comme dans les créations “ STELLA ” ci-contre pour le maintien du confort habituel.
- p.r20 - vue 22/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXI
- Monsieur le Directeur du Linguaphone,
- Quel admirable moyen d’expansion que votre méthode Linguaphone !
- Vous pensez avec quelle attention et, je dirai plus, avec quelle joie j’ai lu votre brochure et écouté votre « professeur invisible ».
- Cette application de la science au service d’une propagande linguistique est des plus remarquables, car elle permet, sans déplacement, l'audition non seulement d'une langue étrangère, mais l’accent phonétique qu’on.obtient seulement en séjournant dans le pays d'origine.
- Nos félicitations bien sincères pour cette application, qui ajoute une pierre blanche dans ce siècle de progrès surprenant.
- Émile Humblot, Sénateur Président de l’Association Française d’Expansion et d’Echanges artistiques.
- LINGUAPHONE
- Une révolution dans ienseignement des langues -
- LINGUAPHONE
- L'Anglais, l'Allemand, i Espagnol, l'Italien..,
- LINGUAPHONE
- L'acquisition rapide et facile d'une langue
- LINGUAPHONE
- La question d'un accent parfait résolue
- LINGUAPHONE
- Le compagnon des heures de loisirs
- LINGUAPHONE
- Une chance de plus de réussite dans la vie.
- Pour avoir tous renseignements, demandez la brochure gratuite à LIN GU A-PHONE INSTITUTE (Section A 163), 12, rue Lincoln, PARIS ; ou allez l'entendre: à PARIS, 12, rue Lincoln; 1, boulevard Haussmann ; 82, rue des Petits-Champs ; 248, rue de Rivoli et 1, rue Cambon ; à LYON, 1, rue Lanterne ; à ROUEN, 21, rue Ricarville ; à GENÈVE, 8, rue Croix-d’Or.
- Maison Principale 12, Rue Lincoln, PARIS
- (Photo G.-L. Manuel Fr.J
- Emile HUMBLOT, Sénateur
- p.r21 - vue 23/144
-
-
-
- XXÏI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Situation lucrative
- agréable, indépendante et active
- dans le Commerce ou l’Industrie, sans Capital
- Pour faire travailler un ingénieur dans une usine, il faut vingt représentants apportant des commandes ; c est pourquoi les bons représentants sont très recherchés et bien payés, tandis que les ingénieurs sont trop nombreux. Les mieux payés sont ceux qui ont des connaissances d’ingénieur, même sans diplôme, car ils sont les plus rares et peuvent traiter les plus grosses affaires. Pour une situation lucrative et indépendante de représentant industriel, ingénieur commercial ou, si vous préférez la vie sédentaire, de directeur commercial ; pour vous préparer rapidement, tout en gagnant, il faut vous adresser à
- l’Ecole Technique Supérieure de Représentation et de Commerce
- Fondée et subventionnée par “ l’Union Nationale du Commerce Extérieur ” pour la formation de négociateurs d’élite.
- Tous les élèves sont pourvus d’une situation
- L École T. S. R. C, n'est pas universelle, elle est spécialisée, c'est la plus ancienne, la plus importante en ce ffenre, la seule fondée*par des hommes d'affaires qui sont les premiers intéressés à faire gagner de l’argent à leurs élèves en les utilisant comme collaborateurs, et qui, seuls, sont qualifiés pour décerner un diplôme efficace ; la seule de ce genre qui enseigne d’abord par correspondance les meilleures méthodeset qui perfectionne ensuite facultativement l’élève sur place en le faisant débuter sous la direction de ses professeurs, avec des geins qui couvrent ses frais d’études. Avant toute décision, demandez la brochure n° 66, qui vous sera adressée gratuitement avec tous renseignements, sans aucun engagement, à l’Ecole T. S. R. C.
- 3 bis, Rue cTAthènes, PARIS
- yÊnÊËÈËÊÊÊÊmaÊÊÊÊÊÊmËÊÊmÈÊm^mÊËÈÊÊÉÊBÊËËÊBBiimÊÊÈÊÊÊBÈÊiiÊBÊÊmr
- 1
- Z.1
- OX YM ETAL
- WESTINGHOUSE
- I 23 rue d'Athènes
- | P A. R I 5
- Type H T 5 120 volts — 25.000 amp.
- | Prix : -105 francs
- %IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
- ^lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllll#
- p.r22 - vue 24/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXIII
- DES LAMPES pour TOUS POSTES
- RADIO
- ^ Essais à faire :
- Sur postes classiques
- ALIMENTATION PAR BATTERIE
- Haute fréquence l Détectrice | Basse fréquence
- AD. 4 | SD. 4 I RD. 4 et XD. 4
- ALIMENTATION PAR SECTEUR ALTERNATIF
- AN. 4 l SN. 4 | PB. 4 (Penlode)
- Sur postes à lampes de puissance
- ALIMENTATION PAR BATTERIE
- B:grille I Grille Ecran I Détectrice I Finale (Pentode)
- MD. 4 I SC. 4 | SD. 4 | PB. 4
- ALIMENTATION PAR SECTEUR ALTERNATIF
- MN. 4 I S C N. 4 ou I S N. 4 I PD. 4
- | WCN. 4 I I
- Il existe une lampe TRIOTRON pour chaque usage
- LE PUISSANT MOTEUR <<
- LES PRODIGIEUX
- MOTEURS
- TRIOTRON
- SONT UNIQUES
- HAUT-PARLEURS TRIOTRON
- Se méfier des Imitations
- ATTENTION ! NOUVELLE ADRESSE
- Agent général : M. H. BOUGAULT
- 37, rue Volta, Paris Archives 64-22
- AGENCES \ RÉGIONALES |
- LYON : Forcinal, 179, route Nationale, à Bron. MARSEILLE : Berjouan, 2, rue des Convalescents. ROUEN : Lapeltey, 15 bis, rue du Vieux-Palais. STRASBOURG : Qastaing et Cie, 6, rue Kuhn. TOULOUSE : Omnium Électrique, 48, rue Bayard.
- p.r23 - vue 25/144
-
-
-
- XXIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- DESSINER EST UNE JOIE
- DESSINER est une source de profits
- Sports d'hiver ! Croquis souple et rapide d'un de nos élèves à son quatrième cours.
- LE don du dessin est un talent beaucoup plus répandu qu’il ne l’est supposé; beaucoup l’ont, mais très peu seulement ont su acquérir la technique nécessaire à son développement dans le but d’en tirer parti.
- Aimeriez-vous dessiner, croquer, peindre, prendre des croquis au trait ou en couleurs des scènes, des incidents au cours de vos journées ? Aimeriez-vous illustrer des livres, signer des affiches, faire de la gravure sur bois, devenir décorateur, faire du dessin de mode, tous travaux recherchés et bien rétribués ? Avec un peu d’initiative et des dispositions moyennes, vous pouvez acquérir cette magnifique formation, qui ajoutera tant de plaisirs et de profits à votre joie de vivre.
- Par la Méthode A. B. C. vous pouvez apprendre à dessiner pendant vos heures de loisirs, chez vous, très facilement, très rapidement, sans gêner vos occupations actuelles.
- Renseignez-vous. Demandez-nous notre intéressante brochure de renseignements, illustrée par nos élèves ; nous vous l’enverrons gratuitement.
- ÉCOLE A.B.C. DE DESSIN
- (Section D 207)
- 12, rue Lincoln, PARIS
- Quand allez-vous construire ?...
- Ne décidez rien à la légère, si vous désirez que vos futurs soient à 1 abri de la chaleur, du froid, de l’humidité et des bruits extérieurs
- Mais savez-vous qu’une telle protection ne pouvait être réalisée, tout récemment encore, que par l'emploi de matériaux isolants très coûteux ?
- Le problème a été résoju par l’apparition du matériau HÉRACLITE, composé de fibres de bois pétrifiées au mortier de magnésie.
- Au point de vue thermique, l’HÉRACLITE possède un pouvoir isolant nettement supérieur (une paroi en HÉRACLITE de 10 cm d’épaisseur équivaut à un mur en briques de 120 cm). Parfaitement insonore, il élimine les bruits extérieurs et ceux des pièces voisines.
- L’HÉRACLITE est ininflammable, insectifuge, élastique et indéformable. Sa grande légèreté, son prix intéressant permettent de réaliser rapidement, avec 25 % d’économie, toutes nouvelles constructions, ainsi que les travaux de surélévation ou d’aménagements
- M d’aF
- d immeubles d’appartements
- J.HUBER, Ingénieur Civil
- Agent Général pour la France
- 75, avenue des Champs-Elysées, PARIS
- Téléphone : ÉLYSÉES 03-01
- HERACLITE
- | te matériau d*élite ||
- p.r24 - vue 26/144
-
-
-
- La Science et la Vie naecepte que de la PUBLICITÉ SCIENTIFIQUE ET INDUSTRIELLE.
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xxv
- Combien gagnez-vous?
- Indécis,
- ne perdez pas votre temps, nos propositions ne sauraient vous intéresser.
- Ambitieux,
- lisez ce qui suit, vous connaîtrez le moyen d’assurer votre succès.
- VOUS POUVEZ GAGNER DAVANTAGE
- C’est .certain, ou alors c’est que vous avez perdu tout espoir d’avoir un jour une meilleure situation, de pouvoir jouir d’une vie plus large, de donner plus de confort à vos proches. Et pourtant cela est possible, nous en avons la preuve tous les jours. Il suffit de vouloir et de savoir. Pour gagner davantage, il faut que vous trouviez une situation bien payée. Ces situations existent, il y a toujours de nombreuses places à pourvoir, elles vous attendent... Faites un effort pour y arriver, ce n’est pas difficile.
- DES SITUATIONS DANS LES AFFAIRES
- Pour gagner largement votre vie, il vous faut devenir :
- Rédacteur publicitaire,
- Chef de vente,
- Chef de publicité,
- Directeur commercial,
- Secrétaire commercial.
- Vous serez bien payé parce que votre activité rapportera de l’argent. A titre d’exemple, nous vous indiquerons M. L. A., de Paris, qui, il y a quatre ans, travaillait dans une banque, aux appointements de 850 francs par mois. Maintenant, il est chef de publicité et dirige la publicité de six firmes importantes, il gagne 4.500 francs par mois, ses avis sont écoutés par les plus grands chefs d’industrie et, pourtant, il n’est ni mieux ni moins bien doué que vous.
- Un autre, jeune ingénieur dans une firme automobile, est maintenant directeur commercial, il a une splendide situation... Qu’attendez-vous?... Tous ont su valoriser leur savoir et acquérir sur la vente, la publicité, l’organisation, des connaissances approfondies, et ce sont ces connaissances que leurs employeurs rémunèrent.
- DE NOMBREUSES SITUATIONS TOUJOURS VACANTES
- II y aura toujours une situation pour vous dès que vous serez capable de faire une annonce qui_ vende, une campagne de publicité qui rapporte,' de trouver le bon système de vente, etc...
- Il y a beaucoup plus d’oITres que de demandes... mais apprenez vite ce que vous ne savez pas ; pour cela inscrivez-vous au Groupement Technique et Commercial.
- En quelques mois, grâce à des méthodes rationnelles, à des exemples vivants, vous deviendrez expert en matière commerciale, car vous profiterez des expériences d’hommes d’affaires arrivés. Sans quitter votre emploi, chez vous, vous apprendrez quelles sont les raisons qui font prospérer les entreprises commerciales. Et vous en ferez votre profit.
- GRATUITEMENT
- Vous profiterez des services annexes du Groupement :
- Orientation professionnelle. Ce bureau vous dirigera dans la branche où vous aurez le plus de chances de réussir.
- Documentation. Vous pourrez demander, pendant trois ans, tous les renseignements qui vous seront nécessaires sur tous les sujets : étude des marchés, vente, publicité, organisation, finances, etc... Serince de placement. Il sera à votre disposition pour vous aider à trouver une situation en rapport avec vos aptitudes nouvelles.
- IL FAUT VOUS HATER
- Demandez dès aujourd’hui la plaquette POUR RIsUSSIR. Elle vous renseignera sur le Groupement, sur ses services annexes, et elle vous démontrera comment vous pouvez gagner de 2.000 à 5.000 francs par mois, grâce à un effort de six à huit mois. N’hésitez pas. retournez-nous le bon ci-dessous dès aujourd’hui.
- Nom :.........................................................................
- Adresse ; ....................................................................
- Age : ................ Etudes faites : .......................................
- Connaissances professionnelles : .............................................
- Situation actuelle :..........................................................
- Joindre i fr. 50 en timbres pour irais de poste. 31
- GROUPEMENT TECHNIQUE ET COMMERCIAL
- 23 bis, Boulevard Arago, PARIS-XIII0
- p.r25 - vue 27/144
-
-
-
- Pub. A. GI0R6I
- XXVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- MOTEURS à VITESSE VARIABLE
- SANS RHÉOSTAT ET à COUPLE TOUJOURS MAXIMUM
- de 100 à 10.000 TOURS !
- RENVOI MOTEUR 3/4 CV pour petite mécanique Toutes les vitesses en marche avant et arrière
- S" DE Redîmes Me
- 40, rue de l’Échiquier, 40 • PARIS-10e
- Tél. : Provence 18-35. 18-36, 18-37
- Stroboscopie industrielle à grand éclairage - Télétachymètres STROBORAMA demandez nos catalogues spéciaux
- p.r26 - vue 28/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXVII
- LA MACHINE UNIVERSELLE
- - NANTERRE (Seine)
- PUISSANCE MAXIMUM :
- 1/4 cv
- Prix en 110-150 volts courant alternatif :
- 950 fr.
- iiiiiimiiiiiiiiimiimm
- La seule donnant une
- VITESSE FIXE et RÉGLABLE de 0 à 5.000 tours
- SERT A TOUT : Moteur - Meule - Polisseuse - Perceuse, etc., etc.
- 91, avenue Georges-Clemenceau
- PHOTOGRAPHIE
- I.OOO.OOO-
- de seconde
- Stroboscopie Industrielle A GRAND ÉCLAIRAGE
- (Voir article, page 335 du présent numéro)
- RMP
- S" DE REGHEIGHES MÉMIIES ET PHYSIQUES S.TiÏÏSÜ’Æ
- p.r27 - vue 29/144
-
-
-
- XXVIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- %
- %
- %
- MVWMWWUiViW VWVWVWVWWW V\ WWVW\ V% ww ww wv\ v\ ww^wvww vw
- VILLA à TOITURE-TERRASSE
- La villa à étage, avec toiture-terrasse, est très goûtée dans tous les pays chauds, aussi bien dans le Midi de la France qu’en Afrique du Nord, en Amérique du Sud qu’en Extrême-Orient.
- Il est reconnu que la villa à toiture-terrasse, construite tout en maçonnerie, coûte cher, et, en plus de cela, si Ton ne veut pas construire sa maison dans un centre, on éprouve la plus grande difficulté avec la main-d’œuvre.
- Nous ne prétendons pas que, depuis la fabrication de nos charpentes métalliques, toute difficulté s’est évanouie. Notre prétention est seulement d’aider ceux de nos lecteurs désireux, par leurs propres moyens, d'édifier l’habitation qu’ils souhaitent.
- Nous essaierons de discerner quels sont principalement les qualités, si ce mot n’est pas trop fort, et les défauts, si le mot est assez fort, qui caractérisent les villas à toiture-terrasse.
- D’abord, ces constructions sont simples de conception : cette simplicité entraîne la facilité du montage. Un autre avantage est que tous les éléments sont démontables, ce qui permet d’expédier tous les éléments en barres de fer, plus ou moins longues et d’échantillons divers, (fui ne risquent pas d’être déformés et qui, occupant un volume restreint, bénéficient des conditions de fret les plus réduites.
- Nous pariions, tout à l’heure, de simplicité. Cette qualité, si elle est exagérée, ne devient-elle pas un défaut? Ce reproche nous a été fait : c’est pourquoi nous avons prévu la possibilité d’enjoliver nos vilas à loi turc-terrasse, au moyen de couloirs extérieurs, de pergolas et, surtout, de bow-windows, dont le dessin ci-dessus donne une idée.
- On nous a reproché aussi de nous limiter à la fabrication de quelques fermes. Le nombre en est évidemment restreint, mais nous dirons quand même qu’il laisse le champ libre à un assez bon nombre de combinaisons, et que ce nombre limiLé, en nous permettant de fabriquer en grande série, rend possibles nos prix très réduits.
- Nous ne sommes pas des entrepreneurs, mais seulement de modestes charpentiers en fer, et, comme tels, nous ne livrons que l’ossature métallique nue, laissant à l’ingéniosité de nos clients le soin du remplissage extérieur, des agencements intérieurs, (les fenêtres et des portes.
- La notice illustrée (franco sur demande) que nous avons préparée pour nos lecteurs leur permettra de se rendre compte s’ils ont avantage à utiliser les carcasses de nos villas.
- Etablissements JOHN REID, Ingénieurs-Constructeurs
- %
- S
- £ 6 BIS, Quai du Havre, ROUEN
- FABRICATION EN FÉRIÉ DE CONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES POUR L’INDUSTRIE ET LA CULTURE, EN FRANCE ET AUX COLONIES
- lvwvwww*wwwv\v*wv*wwvvw\wvw%wwwwvw\vwvwvvwv\v*i
- p.r28 - vue 30/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXIX
- |iiuv
- V\VWWW\WWV\WWWVWVWWWVW1WV\V\VWVWWWWV\WWWVWWWVWWV1]
- PENSEZ A PROTEGER VOS RECOLTES
- C’est pendant la mauvaise saison que les agriculteurs font le bilan des résultats de l’année précédente.
- Voilà ce qu’ils constatent bien souvent : la fenaison s’est laite dans de mauvaises conditions, faute d’avoir pu rentrer touLes les bottes. Plus tard, à la moisson, il a fallu utiliser un bon nombre de gerbes de blé pour faire des meules dan; la plaine. Ce blé a été perdu, alors que la France en produit à peine assez pour nourrir sa population. De plus, faute d’un local pour les abriter, les machines exposées aux intempéries ont été détériorées par la rouille.
- La conclusion s’impose, conclusion qui répond aujourd’hui plus taie jamais à la nécessité du meilleur rendement, aux meilleures conditions dans le minimum de temps.
- Il faut moderniser le domaine agricole, comme l’usine. C’est pourquoi le hangar métallique est devenu si nécessaire, et c’est pourquoi nous nous sommes efforcés de réaliser un type de construction répondant bien aux besoins de la culture. Nous avons pu grouper, dans la Série 39, 53 modèles olfrant un choix de hangars, avec ou sans auvents, de 5 à 15 mètres de large, chaque largeur se faisant sur diverses hauteurs.
- Il n’est, nous le croyons du moins, meilleur porte-parole que les chiffres ; c’est pourquoi nous détaillerons aujourd’hui le coût d’un hangar agricole couvert en tôle, de 8 mètres de large, plus un auvent d’un côté, sur 20 mètres de long. La hauteur serait de 4 mètres sous auvent, hauteur suffisante pour rentrer des chariots chargés.
- Voilà ce que coûterait un tel hangar, qui nécessiterait :
- 5 fermes n° 20 complètes, avec un cuvent, à 1.001 fr................
- I séries d’cntrctoiscs de 5 mètres de long, pour relier les' fermes
- entre elles, à 518 fr. la série..............................
- Le prix de la toiture, en tôle ondulée, est de......................
- lit celui des pannes, pour supporter la tôle, de....................
- T ôtai....................... 13.237
- 5.005 »
- 2.072 » 4.950 » 1.210 »
- »
- On peut entasser les récoltes jusqu'au faîte du hangar et abriter le matériel sous l’auvent. * Il est également possible de fermer complètement, en tôle, un ou plusieurs côtés. £
- Nous mettons à la disposition de nos lecteurs une brochure donnant le prix de nombreuses £
- solutions, possibles à réaliser au moyen des éléments de la Série 39. ^
- Nous l’enverrons sur simple demande adressée aux : £
- S
- Établissements JOHN REID, Ingénieurs-Constructeurs |
- 6 BIS, Quai du Havre, ROUEN *
- | FABRICATION DE BATIMENTS MÉTALLIQUES POUR LA CULTURE ET L’INDUSTRIE <
- li^vvvwvtv\vvwwvvwv\v*v*.v%wwwv*vwvv%wwv\v\vw\\'%wwk,&v%vi>\\v%vvviwvwvil
- p.r29 - vue 31/144
-
-
-
- xxx
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Pub. A. GIORGI
- p.r30 - vue 32/144
-
-
-
- La Science et ia Vie est le seul magazine de vulgarisation scientifique et industrielle.
- N° 166. >3 O ]V[ A I R E Tome XXXIX. (AVRIL 1930)
- L’équipement industriel de la Russie nouvelle (U. R. S. S.). Qu'est-ce que le plan quinquennal ( 1928-1933) ; comment s’organise la reconstruction industrielle de l’ancienne Russie; quelles sont, au point de vue technique, les tendances actuelles ? XXX 263
- Un dispositif ingénieux pour la navigation aérienne par « plus légers que l’air » J. B 278
- Comment Paris est protégé contre les inondations. La Ville de Paris a entrepris, dans ce domaine, une œuvre gigantesque, qu’elle a l’intention de poursuivre méthodiquement. Charles Brachet 279
- Les vagues, elles aussi, sont une source d’énergie. Dans le domaine de l’énergétique, les vents, les marées, les vagues peuvent être de nouvelles sources d’énergie industrielle. Voici des expériences récentes qui ont donné des résultats encourageants pour l'utilisation des vagues.. .. L. Houllevigtie 289
- La perfection d’enregistrement d’un film sonore dépend d’un ri- Professeur à la l'acuité des Sciences de Marseille.
- goureux contrôle scientifique. La qualité d’un film ne dépend pas seulement des appareils enregistreurs, elle dépend aussi des.qualités de l’émulsion photographique : c’est ce qu’on appelle la « sensilomélrie » Victor Jougla 295
- Par l’assèchement du Zuyderzée, la Hollande conquiert plus de 230.000 hectares sur la mer. C’est une entreprise grandiose, dont la première partie est en voie d'achèvement et qui permettra aux Paijs-Bas d'accroître leur territoire de 7 % 305
- Le progrès scientifique et l’armement.
- Les moyens matériels dont dépend la puissance d’une armée évoluent avec le progrès scientifique. Voici les armes portatives de l’infanterie allemande Lieutenant-colonel Reboul .. 313
- Au point de vue de l’électrification de son territoire, la Belgique se classe au premier rang dans le monde J. M 321
- Les constructions navales en 1931. Voici quelques données concernant les programmes navals de l’Allemagne, des Etats-Unis et de l’Italie G. B 322
- L’Europe et l’Amérique ont édifié des écluses géantes. Trois systèmes de portes sont employés pour la fermeture des grandes écluses modernes. Elles laissent loin derrière elles les écluses minuscules cl périmées de notre réseau de canaux Paul Lucas 325
- L’emploi des métaux légers rend plus économiques les moyens de transports. Parmi eux, ceux à hase d’aluminium sont particulièrement
- avantageux. Nous assistons aujourd'hui à la lutte des métaux contre les métaux pour triompher du poids, tout en conservant la résistance Jean Bodet .. 331
- La photographie stroboscopique au millionième de seconde per- Ancien élève de l’Ecole Poli technique.
- met un précieux contrôle industriel. La vitesse a conquis le domaine des pièces en mouvement. Il faut contrôler leurs, défauts pour éviter les accidents. La stroboscopie constitue l’un de ces moyens d’examen Jean Marival 335
- Une bonne transmission économise la force motrice.. ...... . Jean Marton 339
- Comment a été établi le record de vitesse en automobile. Vers le 400 a l’heure sur route; vers le 200 sur l'eau; vers le 600 dans l’air J. M 342
- Comment les Pays-Bas ont amélioré la navigation sur la Meuse. J. M 345
- Les A côté de la science (inventions, découvertes et curiosités).. V. Rubor 346
- Le bois cède la place au fer dans les galeries d’exploitations minières J. M 348
- Le microphone, organe de sécurité pour les chantiers dangereux. A. Galy 349
- Le problème du blé tel qu’il se pose en 1931 G. B 352
- La couverture de ce numéro représente une curieuse porte d’écluse, établie sur le canal de Wesel, à
- Datteln (Allemagne), qui fonctionne à la manière d’une guillotine. Le problème de la fermeture des
- écluses géantes nécessitées par l’accroissement constant du trafic sur les canaux modernes, telles que
- celles d’Ymuiden (Pays-Bas) (400 mètres sur 50 mètres) ou du canal de Welland (Canada) (406 mètres sur
- 25 mètres), exige, en effet, l’emploi d’une technique nouvelle. (Voir l’article, page 325 de ce numéro.)
- p.261 - vue 33/144
-
-
-
- r*
- LI S HAUTS FOURNEAUX DE iT USINE METALLURGIQUE DE KERTCII (CRIMÉE), QUI PRODUIRA 420.000 TONNES DE FONTE. AVEC LES USINES DE ZAPO-ROGJÉ (UKRAINE), KOUSNETZ (SIBÉRIE) ET MAGNITOSTIIOÏ (OURAL), LA PRODUCTION DE FONTE A ATTEINT 5 MILLIONS DE TONNES EN 1930
- Cette production imposante représente émir on la moitié de celle de la France (10.100.000 tonnes), un peu plus de la moitié de celle de V Allemagne (0.605.000 tonnes), à peu près celle ele VAngleterre (6.296.000 tonnes) et presque le sixième de celle des États-Unis (3-1.901.000 tonnes) pour Vannée 1930.
- tv
- W*
- te
- t:
- >
- N
- p.262 - vue 34/144
-
-
-
- La Science et la Vie
- MAGAZINE MENSUEL DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE
- T\édigè et illustré pour être compris de tous Voir le tarif des abonnements à la fin de la partie rédactionnelle du numéro (Chèques postaux : N° 91-07 - Paris)
- RÉDACTION, ADMINISTRATION et PUBLICITÉ : 1 3, rue d’Enghien, PARIS-X* — Téléph. : Provence i5-ïi
- Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
- Copyright bp La Science et la Vie, Avril ip3j - C. Seine 116.544
- Tome XXXIX Avril 1931
- Numéro 166
- L’ÉQUIPEMENT INDUSTRIEL DE LA RUSSIE NOUVELLE (U. R. S. S.) Le plan quinquennal (1928-1933)
- Par XXX
- Depuis le début de Vannée 1931, la presse technique étrangère, — et en particulier les revues américaines — abonde en études varices sur Vexécution du plan quinquennal, élaboré par le gouvernement soviétique. Il s'agit, comme Von sait, de Véquipement industriel, agricole et économique de la nouvelle Russie, qui doit être terminé en cinq ans, entre le D* octobre 1928 et le 1er octo-tobre 1933, et plus tôt si possible. Théoriquement, nous sommes donc au trentième mois de la réalisation progressive de ce plan quinquennal. La Science et la Vie, soucieuse, avant, tout, de documenter ses lecteurs dans tous les domaines de l'activité internationale vue sous l'angle scientifique et technique, se garde bien d'aborder le point de vue politique, qui a soulevé tant de passions et qui en soulèvera chaque jour davantage. Mais, en l'an de grâce 1931, il n'est pas possible de passer sous silence — comme Va fait jusqu'ici la presse technique française dans sa quasi-généralité — un effort constructif sans précédent dans les annales d'un grand peuple. Quand on parcourt le résultat des enquêtes entreprises sur le territoire soviétique, notamment par les Etats- Unis, on ne peut méconnaître les faits déjà acquis aujourd'hui et les possibilités envisagées pour 'demain. Les Américains ont apporté non seulement leur concours technique à la République soviétique, en fournissant les matériels les plus perfectionnés, les ingénieurs les plus qualifiés (plus d'un millier, dit-on), mais encore leur collaboration financière. Le colonel Cnoper, qui édifie actuellement sur le Dniepr une centrale hydroélectrique qui sera la plus puissante de l'univers, n'a-t-il pas affirmé, en ces propres termes : « Le monde sera étonné de ce qu'il verra en Russie, lorsque l'ignorance concernant ce pays sera dissipée. » Nous avons donc pensé qu'il était opportun d'exposer, dans l'étude ci-dessous, ce. qu'il faut savoir de Véquipement industriel en U. R. S. S., d'ajnès les renseignements qui nous ont été fournis par des spécialistes ayant longuement séjourné au pays des Soviets.
- ON ne saurait refuser une certaine logique aux dirigeants de Moscou. La révolution communiste, disent-ils, doit se réaliser d’après l’idéologie matérialiste de la production, telle que l’a formulée Karl Marx. La Révolution française de 1781), à répercussion universelle, s’est déroulée sur le plan des libertés inscrites aux Droits de l’Homme. Les révolutions antérieures (dont celle d’Angleterre demeure le type) se sont faites d’après une mystique religieuse. Oubliant ces idéaux
- périmés, la troisième révolution d’ordre universel, que prépare Moscou, prétend se réaliser sur le plan économique.
- La première phase de la révolution russe, qui s’est terminée en 1928, n’a donc été, dans l’esprit de ses promoteurs, qu’un préambule inévitable et seulement destiné à l’introduction des disciplines individuelles, sur lesquelles devaient se constituer les cadres de l’armée révolutionnaire que l’U. R. S. S. projette de lancer contre l’Europe dite « bourgeoise ».
- p.263 - vue 35/144
-
-
-
- 264
- LA SCIENCE ET LA VIE
- iMT""''-.TERRIT-
- \ DE
- **J.'OU RA
- CARTE INDUSTRIELLE DE l’U. R. S. S., D’APRÈS LE PLAN QUINQUENNAL, EN 1933
- p.264 - vue 36/144
-
-
-
- LE PLAN QUINQUENNAL DE VU. U. S. S.
- 205
- PUISSANCE DES CENTRALES INDUSTRIELLES EN MILLIERS DE K WH
- CD Puissance en 1927-28 Puissance en 1932-33 703 -------------
- 302
- $ 191.3
- Industrie de Combustible Textile Chimie Papeterie Electricité Alimentation Céramique Autres la métallurgie Polygraphie [Sucreriescomprises)
- l’application intégrale du plan quinquennal portera la puissance industrielle de l’u. r. s. s. de 900.()()() kilowatts-heure a 1.745.000 kilowatts-heure, cette puissance aura donc doublé en cinq ans (1928-1933)
- Mais la guerre moderne exige l’organisation industrielle du pays tout entier. En procédant à cette organisation sur un mode jierfectionné, le gouvernement soviétique compte faire d’une pierre deux coups : d’une part, il prépare l’expansion de son idéal communiste par la force militaire : il établit, d’autre part, la production « usinière » sur le devis prévu par Karl Marx, en vue de la paix communiste ultérieure.
- Cette organisation industrielle constituera donc la seconde phase du mouvement révolutionnaire. C’est elle que le gouvernement de Staline a décidé d’inaugurer dès le mois d’octobre 1928, en mettant un terme au répit précédemment accordé par Lénine et Trotskv aux « instincts » de liberté et de propriété.
- Telle est l’origine politique du « plan quinquennal ».
- Qu’est-ce que le plan quinquennal ?
- Tour à tour épouvantail et objet de dérision pour la presse européenne, celle-ci ne nous a surtout exposé du plan quinquennal que les fins politiques, rappelées ci-dessus.
- Après deux ans et demi d’exécution, il doit être possible de mesurer aujourd’hui, d’une manière concrète et suffisamment exacte, la réussite ou l’échec de ce plan.
- Ce plan est dit «quinquennal », parce que, d’ores et déjà établi pour cinq ans — de 1928 à 1933 (1) — il sera réaménagé et intensifié pour de nouvelles périodes de cinq ans, au cas où, soit en 1933, soit en 1938, la puissance industrielle réalisée ne serait pas jugée suffisante pour l’offensive projetée.
- (1) L’année économique commence, en U. R. S. S., le 1cr octobre.
- RÉPARTITION DE LA PRODUCTION D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE EN U.R.S.S.
- 5 952 Par régions et annuellement^en millions de Kwh
- 19 091
- 1945
- 5180
- 2773
- 10 800
- 19Z7-28
- ES3 Supercentrales U7A Centrales industrielles et du ^ Commisariat des Transports Centrales locales d'utilité publique
- 382
- 1379
- Ukraine
- Région industrielle du centre
- autres
- régions
- lion de Leningrad
- (u çomàris la Carilie )
- République
- du
- Caucase
- COMMENT SE RÉPARTISSENT LES GRANDES CENTRALES ÉLECTRIQUES EN U. R. S. S.
- On remarquera Vaugmentation de l'importance des supercentrales au détriment des centrales locales, d'un
- moins bon rendement.
- p.265 - vue 37/144
-
-
-
- 266
- LA SClENCË ET LA ŸtË
- La puissance économique d’un pays, comme sa puissance militaire, sont aujourd’hui fondées sur ce qu’on est convenu d’appeler son « industrie lourde », c’est-à-dire ses entreprises minières, métallurgiques, électriques, chimiques et de construction mécanique. Telle est, en effet, la base sur laquelle un gouvernement peut édifier, au choix, l’industrie du bien-être ou celle des armements.
- C’est rétablissement et le développement
- à bas prix sans concurrence possible (dumping), ils seront échangés contre les capitaux destinés précisément à l’achat des machines et au paiement des techniciens étrangers appelés en collaboration provisoire — cependant que, superbénéfice de la révolution, le dumping ainsi pratiqué doit provoquer l’extension du chômage en pays bourgeois, c’est-à-dire un accroissement de recrues pour le futur « grand soir ».
- D’après les renseignements qui nous sont
- ETAT ACTUEL DES TRAVAUX DU « DNIEPROSTROÏ », BARRAGE ETABLI SUR LE DNIEPR, EN UKRAINE, DESTINÉ A ALIMENTER UNE CENTRALE DE 900.000 Cil QUI DOIT ETRE TERMINÉE EN 1932
- de cette base industrielle précise, par la mise en œuvre des richesses naturelles de la Russie, que le plan quinquennal se propose avant tout.
- Le groupe de « l’industrie légère » (articles de consommation) est venu s’y adjoindre naturellement, puisqu’il n'existe plus d’industrie privée ; mais le gouvernement, en Russie, n’ayant, pour l’instant, aucun intérêt à donner le bien-être au peuple (la misère étant, au contraire, indispensable pour regrouper les travailleurs dans le cadre des organisations d’Etat), ce chapitre de l’industrie légère, industrie de paix par excellence, est volontairement sacri fié dans le plan.
- Encore est-il prévu cpie les produits tout désignés pour l’exportation doivent prendre le chemin des marchés étrangers, où, vendus
- venus de sources différentes et recoupés notamment en Amérique et en Allemagne, chez les fournisseurs des Soviets, nous croyons pouvoir donner ici un aperçu précis des projets constituant les divers chapitres du plan quinquennal, ainsi que létal actuel de leur réalisation.
- Les combustibles de la Russie charbon, pétrole, tourbe
- Avant de parler de machines et d'usines, il convient de faire le bilan de l’énergie disponible, à l’intérieur des frontières russes, pour les alimenter.
- Le territoire russe est le plus grand des pays producteurs de pétrole brut en deçà de l’Atlantique. TI possède, dans le Donetz, des ressources houillères encore vierges.
- p.266 - vue 38/144
-
-
-
- LE PLAN QUINQUENNAL DE L U. R. S. S.
- 207
- Ses tourbières inépuisables constituent, en certaines régions, une sorte de combustible national, qui commence à être dirigé vers des centrales électriques spéciales.
- Le charbon. — Le plan de cinq ans a prévu que l’extraction houillère serait doublée, dans le Donetz, entre 1928 et 1938. Les mines anciennes du bassin touchant à l’épuisement, de nouveaux puits fournissent, depuis octobre 1930, une production an-
- mines ; l’exploitation de 0 nouvelles mines est entreprise dans la région moscovite.
- En mars 1930, l’extraction houillère totale de l’U. R. S. S. atteignait 25 millions de tonnes pour le premier semestre, chiffre en accord avec les prévisions du plan, qui sont de 53 millions pour l’année entière et s’élèvent à 80 millions, par an, pour les dernières années de son exécution. Jusqu’ici, le programme prévu semble donc strictement réalisé.
- LE « IINIEPKOSTHOI » TEL QU IL AI’l'AliAITHA EN 1932, A L ACHEVEMENT LUS TRAVAUX
- Installé sur le Dniepr, dont le débit passe de 600 mètres cubes par seconde en été à 20.000 mètres cubes par seconde en hiver, le barrage aura 750 mètres de long, 51 mètres de haut, 21 mètres de large au sommet, 50 mètres à la base. La bassin ainsi créé, véritable lac artificiel, aura 48 mètres de profondeur, et la chute utilisée sera de 37 mètres. D'après les calculs américains, cette chute donnera, en moyenne, 900.000 eh utilisés par 9 turbines de 100 à 110.000 eh chacune. Terminée en. 1932, cette centrale enverra l'énergie électrique dans un rayon de 200 kilomètres, afin d'alimenter le bassin houiller du Donetz, le centre métallurgique de Dnicpropetrosk (ancienne ville d'Etakerinoslazo) et les mines de manganèse de Kami-reskoc. Un canal sera ultérieurement établi entre les deux sections navigables du Dniepr, pour réunir
- les terres du Nord aux terres du Midi. L
- nuelle supplémentaire de 8 millions de. tonnes. La série des travaux dont la terminaison est prévue pour 1931 élèvera ce chiffre à 10 millions. Grâce à l’ensemble des améliorations portant, pour une moitié, sur les mines anciennes et, pour l’autre, sur les puits nouveaux, la production totale, qui était de 23 millions de tonnes en 1928, s’élèvera, suivant le plan, à 43 millions en 1933.
- En Sibérie, le bassin de Kusnezk dépasse, en puissance, celui du Donetz, mais il est éloigné des centres d’utilisation. Vient ensuite le bassin de Iviseloff, dans l’Oural. Enfin, celui de Moscou. 20 puits nouveaux sont en construction dans l’Oural ; 8 en Sibérie, sans compter le rééquipement des vieilles
- dépense dépassera 2 milliards de francs
- Etant donnés son immense territoire et sa population (à peu près égaux à ceux des Etats-Unis), ce tonnage houiller est assez faible, et nous sommes loin des 600 millions de l’extraction américaine ; mais, en regard du champ limité offert ici par la nature, on ne saurait nier que le résultat est, d’ores et déjà, considérable.
- Le pétrole. — Pauvre en charbon, l’U. R. S. S. est, par contre, la plus riche en naphte. Sa récolte doit également doubler, suivant les prévisions du plan de cinq ans.
- En 1913, elle atteignait 9.200.000 tonnes. En 1928, elle a dépassé ce chiffre d’avant-guerre et s’est élevée à 11 millions et demi.
- Le plan a d’aborçl prévu 26 millions dp
- p.267 - vue 39/144
-
-
-
- 208
- LA SCIENCE ET LA VIE
- tonnes pour 1983. Mais, peu après l’établissement de ces chiffres, ceux-ci furent augmentés par une révision spéciale. Le gouvernement soviétique estima que le pétrole devait figurer au premier rang de son « exportation-dumping », en attendant de pouvoir mieux l’utiliser sur place.
- Un premier système de pipe line a été construit de Grosny (Caucase, région de Bakou) à la mer Noire. Un second système de 1.500 kilomètres est en construction, de Bakou à la mer Noire. Et l’on projette encore une conduite Bakou-Batoum, l’agrandissement du système Grosny - T o u a p s é (mer Noire), en même temps qu’un nouvel équipement de la conduite Grosny-Ma-chatsch-Kala.
- Le réseau des pipe-line pétroliers doit enfin aboutir à une immense conduite qui reliera Moscou à Petrovsk, sur la mer Caspienne. S’il est construit, ce « tube » sera le plus long du monde.
- A côté de ces lignes de transport, établies suivant les données techniques les plus récentes et sous la direction de spécialistes américains, une raffinerie d’une capacité de 19 millions de tonnes est projetée à Samara (Russie centrale). Une douzaine d’installations, mettant en jeu le « crae-king » (1) de l’huile suivant les méthodes américaines, avec usines auxiliaires spécialisées dans l’extraction de la vaseline, de la paraffine et des huiles de graissage, sont portées au plan quinquennal.
- La production d’essence, qui se chiffrait, par 1 million de tonnes (le naphte russe est pauvre en essence), atteindra, nous dit-on, 4 millions en 1933. Quant au pétrole lampant et au gasoil, sa production s’élèvera
- (1) On sait que le « cracking » est un traitement thermique qui, superposé à la distillation, assure la décomposition des molécules lourdes du pétrole résiduel en molécules légères d’essence. Voir l’article sur e cracking dans La Science et la Vie, n°126, page 485.
- de 1.900.000 tonnes à 4 millions, pour la même date.
- On conçoit que, dans la bitte entreprise contre M. Deterding pour conquérir certains marchés européens, le gouvernement soviétique ne se juge pas encore vaincu. Et l’on conçoit également combien serait grave la situation d’une nation qui, par le jeu faussé de l’offre et de la demande suivant la politique russe d’exportation, serait devenue la cliente d’un tel fournisseur unique.
- Quelles chances le programme soviétique du naphte a-t-il d’ètre réalisé ?
- Voyons les chiffres : dans le premier semestre de l’exercice 1930, la production dépasse de 20 % celle de la période correspondante de 1929. Cet accroissement représente exactement 99 cen-tièmes des prévisions inscrites au plan.
- La tourbe. — Une énorme augmentation est envisagée dans le domaine de la tourbe. L’extraction de ce combustible inférieur, pratiquée jusqu’ici au « louchet », c’est-à-dire à la main, pour satisfaire à des besoins locaux avant tout domestiques, est de plus en plus intensifiée par la mise en action de dragues mécaniques. 21 de ces dragues fonctionnent dès à présent. 200 millions de roubles (1) sont affectés à l’équipement de cette industrie.
- A propos des tourbières de France, nous avons examiné ici la valeur de ce combustible (2), qui peut devenir considérable si on le traite par une technique spéciale, que justifierait précisément l’étendue des tourbières russes. Le plan prévoit une exploitation de 16 millions de tonnes pour 1933.
- (1) Tous les règlements de l’U. R. S. S. à l’étranger s’elTectuent en dollars ou en livres sterling, le rouble n’ayant pas de change en dehors des territoires soviétiques. Il a donc une valeur « arbitraire », qui est de 13 francs environ ; son pouvoir d’achat correspond, par contre, à environ 6 fr 50 seulement.
- (21 Voir La Science et la Vie, n“ 136, page 323.
- LE GRAND ALTEKNATKlill DK 77.500 KILOWATTS, DESTINÉ A LA CENTRALE HYDRAULIQUE DU DNIEPR, EN U. R. S. S., EST ACTUELLEMENT EN CONSTRUCTION AUX USINES DE SCIIENECTADY (u. S. A.), DE LA « GENERAL ELECTRIC COMPANY »
- p.268 - vue 40/144
-
-
-
- LE PLAN QUINQUENNAL DE IA U. R. S. S.
- 209
- La libre exploitation sous un régime normal pourrait seule nous dire si les usines Tverski et celle de Balachnn, qui fonctionneront bientôt en Russie centrale avec ces calories de basse qualité, pourront fournir l’électricité à des prix de revient acceptables. Mais, précisément, le prix de revient n’existe pas pour une exploitation d’Etat
- adressons avant tout aux sources d’énergie locales. Nous avons résolu nous-mêmes le problème de la combustion de la tourbe (1), dans des centrales de telle capacité qu’aucun autre pays n’en possède d’analogues. Nous avons appris à brûler économiquement le charbon de Moscou. Les grands dépôts de poussière d’anthracite, dans le district du
- RÉGIONS
- USINES
- PUISSANCE EN KILOWATTS
- ACTUELLE
- TRÉVUE
- du Centre
- Centrale Bobrikeff...................
- Kaschira.....................
- — Cliatoura.......................
- — Moscou..........................
- Ivanovo-Vosnessensk, Liapinsk, Bala-
- clina ..............................
- Tver.................................
- en construction 12.000 92.000 100.000
- seront agrandies ( en construction )
- 300.000
- 250.000
- 136.000
- 200.000
- tourbe
- de Leningrad. ...
- /
- Krasnyoktiabr.
- Svir..........
- Malaia Viehora
- 24.000
- en construction
- 110.000
- 80.000
- 150.000
- de l’Ukraine...
- Dnieprostroï. Chterovka...
- Sujevsk ....
- Lissitschansk
- Karko iï....
- Kieff.......
- en construction agrandie à en construction
- agrandie à
- 330.000 puis 600.000 150.000 200.000 300.000 66.000 44.000
- de l’Oural.
- , Tcheliabnsk.........................
- ’ Kiseloff............................
- f Nijniaia Salda et Nijnii Taghil.....
- Sur le canal de Kama à la Peteliora,
- en construction
- en projet en construction
- du Caucase Nord.
- Schachtinsk, Neswetajevsk, Ratsansk, Gisej-Danisk, Krasnoïarsk, Novoro-siisk...............................
- 90.000
- 66.000
- »
- 150.000
- 200.000
- du Volga
- { Saratoff.., l Stalingrad
- en construction
- 20.000 + 75.000
- 66.000
- de Sibérie
- \ Kusnetzk .
- / Ivemerovsk
- l
- de Transcaucasie
- Ronges, Ivarasakchal, Dsorages, Kana-
- girges..................................
- Azneît (trust des pétroles)..............
- en construction
- en construction t à agrandir )
- 44.000
- 44.000
- 200.000
- tableau des centrales électriques prévues par le plan quinquennal EN U. R. s. s. Les centrales de Chatoura, Kaschira, Chterovka, Kieff, Tcheliabinsky Saratoff, Stalingrad et Kusnetzk sont, en partie, équipées avec dit matériel français.
- communiste, et c’est la raison pour laquelle peut-être ces usines fonctionneront en U. R. S. S., alors qu’elles seraient partout ailleurs ruineuses et... ruinées.
- L'électrification : les centrales modernes
- Les directives qui président au chapitre électrique du plan ont été formulées par un spécialiste, non affilié au parti communiste, l’ingénieur Kukel-Kraievski : « Nous avons complètement modifié, dit-il, les sources de notre production électrique, et nous nous
- Donetz, nous livrent maintenant un combustible économique, car nous savons aujourd’hui le faire brûler sous forme pulvérisée, tandis qu’à l’étranger cette matière n’est employée que mélangée au charbon ordinaire ; les résultats obtenus sont excellents. Enfin, par les centrales hydrauliques éta-
- (1) Nous ferons observer que le problème technique d’utilisation de la tourbe consiste uniquement dans la possibilité, ou l’impossibilité, de l’assécher, en temps utile, par le seul moyen naturel acceptable, parce que gratuit : le soleil. La tourbe contient, en effet, de 80 à 90 % d’eau.
- p.269 - vue 41/144
-
-
-
- 270
- LA SCIENCE ET LA VIE
- blies sur les grands fleuves, nous commençons seulement l’exploitation de cette nouvelle source d’énergie, et nous sommes maintenant capables de construire, avec nos propres moyens, la plus grande usine hydroélectrique de l’Europe, le Dnieprostroï (Barrage et Centrale du Dniepr) ».
- D’après le plan quinquennal, 42 usines doivent être bâties avant 1933 ; 30 seraient actuellement en construction.
- Le tableau, page 269, montre l’état de l’électrification du pays, suivant les prévisions du plan, par régions. Voir également la carte page 264.
- De cet ensemble de travaux projetés, ou en cours d’exécution, le territoire de l’LT. R. S. S. doit retirer une puissance supplémentaire de 3.000.000 de kilowatts. .
- Comment a été résolu le problème
- de l’équipement électrotechnique
- La plus grande difficulté que rencontre l’exécution de ce plan d’électrification — véritablement gigantesque pour un pays non industrialisé, assez peu pourvu de main-d’œuvre spécialisée et dont les ingénieurs nationaux sont en nombre insuffisant — réside dans la construction des machines : aussi bien des machines génératrices, pourvues de tous leurs accessoires, que de l’appareillage de transport et d’utilisation de l’énergie électrique produite.
- Cette difficulté était absolument insurmontable sans le secours des techniciens étrangers. C’est elle qui explique l’intervention des ingénieurs américains et allemands (1) dans l’établissement de fabriques électrotechniques, répliques exactes des usines similaires américaines ou allemandes.
- Après le temps nécessaire à la mise au point de la fabrication et, à l’éducation de la main-d’œuvre, les résultats commencent d’apparaître : l’U. R. S. S. a pu construire, en Perse, un grand poste de radiodiffusion et fournir la clientèle de ce pays en postes de réception, ainsi qu’en lampes de T. S. F. et à incandescence. Les lampes d’éclairage à incandescence sont aujourd’hui fabriquées en Russie, avec excédent pour l'exportation, alors qu'avant la guerre cette fabrication y était encore inconnue.
- Les usines affectées aux constructions électrotechniques en U. R. S. S. sont spécialisées ou, tout au moins, ne produiront
- (1) Nous croyons savoir qu’nctuellement plus d’un millier d’ingénieur» américains cl presque autant d’ingénieurs allemands sont en service sur le territoire soviétique. Cela sufllt à montrer l’importance du '•‘oncours étranger dans l’équipement national de la Russie des Soviets
- qu'un seul article dans la proportion de 90 %.
- Le matériel électrique de transport sera produit par l’usine Dynamo.
- Les accessoires pour machines électriques seront fabriqués à l’usine de KharkoiT.
- Les appareils de mesure et de précision à l’usine Electroapparat (Leningrad).
- L’appareillage électrique à l’usine Elek-trik (Leningrad).
- Les transformateurs seront construits à l’usine Electro (Moscou).
- Par cette spécialisation, répondant aux directives de la rationalisation la plus stricte, les usines de matériel électrique, qui produisent actuellement pour 185 millions de roubles, devront atteindre, en 1933, 470 millions.
- En outre, toute une série de nouvelles usines sont construites à destination d’autres spécialités, telles l’usine d'accumulateurs au plomb, à Saratoff ; l’usine radioélectrique, à Nijni-Novgorod, et deux autres usines électrotechniques, à Moscou. D’autres sont projetées, telles l’usine Magnéto, une usine pour matériel de chauffage et une autre pour signaux de voie ferrée, à Nijni-Novgorod ; l’usine Carbolilh, une usine de câbles, une autre d'appareils de mesure, une autre d'appareils médicaux, à Saratoff, etc.
- lies statistiques, afférentes au premier semestre de l’exercice 1930, révèlent un accroissement de 59 % environ sur la production électrotechnique de la partie correspondante de l’exercice 1929. Ce coefficient dépasse les prévisions du plan quinquennal. La production électrotechnique russe doit, d’après ce plan, s’évaluer, en 1933, à 1.100 millions de roubles, soit six fois ce qu’elle était en 1927-1928. L’exercice 1930 accuserait 400 millions de roubles, contre 290 millions pour l’année précédente. La réalisation serait donc ici en avance sur le plan.
- Pour l’éleetrotechnique lourde (1), l’U. R. S. S. doit évidemment, et encore pour un certain temps, recourir à l’importation. Mais encore cette importation n’est pas une opération de tout repos, lorsqu’il s’agit d’amener à pied d’œuvre en territoire russe, pays aux voies rudimentaires, sans matériel spécialisé très puissant, des disjoncteurs destinés à des lignes de 115.000 volts, des transformateurs d’une puissance de 75.000 kilowatts et, surtout, l’alternateur de même puissance qu’attend le Dnieprostroï.
- Un générateur de même puissance aurait été récemment commandé pour l’usine Dubrovski à une fabrique de l’U. R. S. S., et l’on envisage, de même, la construction
- (1; Grosses machines génératrices, transformateurs, etc.
- p.270 - vue 42/144
-
-
-
- LE PLAN QUINQUENNAL DE L'U. R. S. S.
- 271
- complète en Russie d’alternateurs de grande puissance, destinés à l’équipement du Dniepr. D’où il résulterait, pour une seule machine soustraite à la fabrication étrangère, une économie de 10 millions de roubles.
- La métallurgie : le fer et l’acier
- Après l’autonomie de son énergie industrielle, et, peut-on dire, sur le même plan qu’elle, l’autonomie métallurgique est capitale pour un pays en guerre.
- Ici encore, il est curieux de suivre la gestation par laquelle l’U. R. S. S. est en train de se donner une métallurgie indépendante de l’univers capitaliste.
- Bref, en 1933, l’industrie soviétique livrera de 1,6 à 3 fois plus de métaux qu’avant, la guerre, si on prend à la lettre Je programme annoncé. Où en est sa réalisation ?
- Elle est commencée suivant deux directives différentes : d’une part, l’agrandissement et la remise en état des anciennes usines qui ne sont pas encore trop délabrées ; d’autre part, la construction d’usines neuves devant atteindre leur plein rendement avant l’expiration des cinq ans.
- C’est ainsi que dix hauts fourneaux de grand modèle sont bâtis dans les usines de l'Oural et quinze dans les usines de V Ukraine. La production annuelle de chacune de ces
- VUH d’eNSKMBLK 1)K K A STATION « LKNINK )), A CIIATOl’KA (RÉGION DK MOSCOU)
- Construite au centre d'énormes tourbières, cette centrale, chauffée à la tourbe, a une puissance de J36.000 kilowatts (2 groupes de 44.000 kilowatts et 3 groupes de 16.000 kilowa{ls). Elle constitue ta principale source d'énergie électrique de Moscou, qui clic dessert par une ligne de transport de force à 116.000 volts,
- d'une longueur de 130 kilomètres.
- Le plan quinquennal prévoit, d’abord, un accroissement de l’extraction du minerai de fer sur le sol russe, devant porter la production de 5.800.000 tonnes (1928), chiffre notoirement inférieur aux 9.200.000 de 1913, à 19.400.000 tonnes en 1933, soit le double du tonnage de 1913.
- Parallèlement, la fonte de fer doit voir son tonnage accru de 3.300.000, en 1928 (contre 4.200.000 en 1913), à 12 millions de tonnes, en 1933, c’est-à-dire trois fois la production d’avant-guerre.
- La production de l’acier doit également passer de 3.900.000 tonnes, en 1928 (contre 4.200.000, en 1913), à 10 millions, en 1933, soit deux fois la production d’avant-guerre.
- Les produits laminés s’élèveront de 3 millions 200.000 tonnes, en 1928 (contre 3.500.000 en 1913) à 8 millions de tonnes, en 1933, soit deux fois et un tiers la production de 1913.
- unités peut atteindre 200.000 tonnes de fonte On trouvera dans le tableau, page 272, la liste de ees usines, et si l’on considère que chacune d’elles (dont la capacité atteint de 500.000 à 600.000 tonnes de fonte) revient à environ 200 millions de roubles, il est facile de se rendre compte de l’envergure du projet métallurgique inséré dans le plan de cinq ans ; 2 milliards de roubles seront nécessaires 1
- Le rapprochement des besoins et de la production prévus au cours de la période en question s’établit ainsi :
- ANNÉES FONTE DE FER LAMINÉS FERS OUVRAGÉS
- - ——
- Bes. Prod. Bes. Prod. Bes. Prod.
- 1928-1929 4.1 4,1 4,2 3,5 0,6 0,5
- 1929-1930 5 4,9 5,2 3,9 0,8 0,5
- 1930-1931 6,1 6,1 6,3 4,9 0,9 0,7
- 1931-1932 7.7 7,7 10 7,4 6 1 0.9
- 1982-1933 9,9 8,5 8 1.2 1,2
- p.271 - vue 43/144
-
-
-
- 272
- LA SCIENCE ET LA VIE
- USINES PRODUCTION PRÉVUE
- POIDS NATURE
- Dserchinski, Marioupol, Tonnes
- fi Touesk 3.500.000 fonte
- g 1 Trust de l’acier Yugostal
- PS (production augmentée de) 1.300.000 fonte
- % Tagilski, Nadejdinski,
- << Tchussorski, Saldinski,
- etc. ( en aménagement) ..
- Oural :
- Magnitostroï (1) 650.000 fonte
- Tschcliabinski 10.000 acier
- Slatoutskinski ? 130.000 aciers spéciaux
- Tawdinski 100.000 fonte
- Ukraine :
- Zaporojski 1.055.000 fonte
- Dnieprostal 380.000 fonte
- « Dnicprosplav 108.500 acier
- Krivorocliski 2.000.000 fonte
- Marioupolski 100.000 tuyaux sans
- 1 soudure
- É-, Crimée :
- -H ! Kertch 725.000 fonte
- < Sibérie :
- Kusnetzk 400.000 fonte
- Petrovski 35.000 fonte
- Territoire central des
- i TERRES NOIRES :
- i Lipetzk 3.000.000 fonte
- Basse-Volga :
- Choperski 650.000 fonte
- TABLEAU DES USINES MÉTALLURGIQUES PRÉVUES EN U. R. S. S. PAR EE PLAN QUINQUENNAL
- Dans quelle mesure ce programme sera-t-il exécuté? Les chiffres communiqués à l’heure présente nous assurent qu’au cours du premier semestre de l’exercice 1928-1929,
- (1) L’usine du Magnitostroï, située dans la partie sud-est de l’Oural, en Sibérie, comprend : une usine métallurgique produisant 2.500.000 tonnes de fonte par an transformées en acier (2.100.000 tonnes), dont la moitié par le procédé Ressemer, l’autre dans des fours Martin ; un barrage de 1 kilomètre de long formant un lac artificiel de S kilomètres de long et retenant 10 millions de mètres cubes d’eau. Les mines de fer sont à 0 kilomètres des hauts fourneaux. Elles fournissent plus de 1 million de tonnes pour les usines de Kusnel/.k, en Sibérie, à 2.500 kilomètres, servant de fret de retour au charbon provenant de ces mines (2.500.000 tonnes transportées par an). On a dû doubler pour cela les voies du Transsibérien. Les S batteries de (55) fours à coke produisent 7.500 tonnes de coke métallurgique par jour, et les S liants fourneaux donnent 1.000 tonnes de fonte par jour. Les 2 convertisseurs Ressemer sont de 25 tonnes et les 2 mélangeurs de (500 tonnes ; I l fours Martin de 150 tonnes avec 2 mélangeurs de 600 tonnes. T.’usine, construite d’après les données les plus modernes par la firme américaine Arthur G. Mc Kee et Co, comprend, en outre, une installation de récupération et de purification de gaz, un four électrique pour aciers spéciaux, des laminoirs à commande électrique. (D'après la revue américaine Iron Age.)
- il fut produit 1.877.500 tonnes de fonte et 2.317.900 tonnes d’acier. Dans la période correspondante de .1929-1930, il aurait été produit : 2.427.100 tonnes de fonte et 2.761.400 tonnes d’acier.
- Le programme du tableau présenté ci-contre est donc exactement rempli pour 1930. Le gouvernement soviétique affirme qu’il le sera jusqu’au bout.
- Les métaux non ferreux usuels (cuivre, zinc, plomb, aluminium)
- En 1916, année qui précéda la révolution <« bolchevik », l’U. IL S. S. atteignit une production de cuivre de 21.000 tonnes, le chiffre-record étant 34.000 tonnes. Le plan quinquennal n’a pas craint de lixer à 85.500 tonnes la quantité de cuivre à produire annuellement avant 1933. Mais, le 2 août 1929, le Conseil du Travail et de la Défense nationale trouve ce programme insuffisant et l’on décrète que la production du cuivre devra s’élever, en 1933, à 150.000 tonnes.
- Quant au zinc, le tonnage d’abord prévu étant de 77.000 tonnes, ce chiffre fut porté à 127.000.
- Le plomb à produire, évalué provisoirement à 38.500 tonnes, a été inscrit au plan pour 100.000 tonnes, en 1933.
- IJ1 aluminium, dont le minerai est rare en U. R. S. S., qui ne semblait d’abord pouvoir donner plus de 5.000 tonnes, a été inscrit pour 20.000 tonnes sur le plan révisé.
- Ces chiffres formulent des prévisions. Qu’y a-t-il en fait? L’exercice 1929-1930 se traduit par le bilan suivant, en besoins et en production :
- Oiiivrp BESOINS PRODUCTION
- 61.600 tonnes 4.3 300 29.500 tonnes 7.200 — 5.200 --
- Zinc
- Plomb 55.000 —
- L’excédent des besoins sur la production est, pour l’instant, flagrant. Aussi, les métaux colorés font-ils encore l’objet d’un sérieux mouvement d’importation en U. R. S. S.
- Sans préjuger de l’avenir, voici les usines qui sont en projet, quelques-unes en cons
- p.272 - vue 44/144
-
-
-
- LE PLAN QUINQUENNAL DE L U. IL S. S.
- 273
- truction (tableau page 274). La réalisation semble accuser ici quelque retard. On conçoit, d’ailleurs, qu’un certain degré d’électrification doive être acquis au préalable.
- Le programme est financé par un crédit de 860.000 millions de roubles ; 150 millions sont prévus, rien que pour les travaux de prospection des minerais correspondu nts aux usines envisagées.
- Où en est l’industrie chimique en
- U. R. S. S.
- Selon les spécialistes de
- ru. r. s. s.,
- la guerre future se fera par les gaz. La guerre d’hier usa d’immenses quantités d’explosifs.
- On a tout dit sur les relations de la chimie et de la guerre (1).
- Le gouvernement soviétique ne l’ignore pas. C’est pourquoi le programme chimique du plan quinquennal est particulièrement étudié : le crédit affecté s’élève à millions de roubles, dont 800 sont destinés à des établissements entièrement nouveaux.
- La production de l’industrie chimique russe s’évaluait, en 1927-1928, à 253 millions de roubles. Elle doit atteindre 1.300 millions. Voici les usines projetées :
- Usines d'engrais. — Une usine, dont l’emplacement (non encore précisé) sera dans le
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 163, page 3.
- Centre, est prévue pour une puissance de production de 1 million de tonnes d’engrais phosphatés et 250.000 tonnes d’engrais azotés.
- Dans l'Oural, l’usine « Beresnikovski » doit produire 500.000 tonnes d’engrais
- phosphatés et 200.000 d’engrais azotés. Les mêmes quantités seront produites par le trust d’Etat «Magni-lostroï ».
- Dans la région de Moscou, l’usine « Bobri-kovski », l’usine « Donbasski » feront de l’am-, moniaque. Sur le Dniepr et sur le Svir, se fabriquera également de l’ammoniaque synthétique.
- A Solikamsh (Sibérie), un gisement de potasse existe, dont la puissance dépasserait, selon de récentes prospections, celle du gisement alsacien lui même, qui est p o u r t a il t 1 e second du monde.
- La soude sera produite dans deux usines, dont une seule suffirait aux besoins intérieurs, l’autre travaillant pour l’exportation.
- L'acide acétique et l'alcool niéthylique, extraits du bois lors de sa carbonisation, à l’usage des aciéries de l’Oural, peuvent atteindre un tonnage énorme. Cette nouvelle technique est confiée à des ingénieurs étrangers. La production de l’acide acétique (actuellement 20 millions de roubles) doit passer à 130 millions en 1933. Huit grandes
- 1.500
- TURBO-GÉNÉRATEUR DK 44.000 KILOWATTS INSTALLÉ A LA CENTRALE « KItASNY OIvTIABR » (OCTOBRE ROCGE), A LENINGRAD, ACTUELLEMENT EN SERVICE
- Cette station utilise comme combustible, la tourbe, en abondance dans les pays du Nord. Avec la centrale, hydroélectrique « Volk-hoff », elle fournit l'énergie nécessaire à la grande région industrielle de Leningrad. L'accroissement des besoins d'énergie électrique nécessite la construction d'une autre centrale hydroélectrique à Svir, et d'une autre centrale à la tourbe à Doubrorvka.
- p.273 - vue 45/144
-
-
-
- 274
- LA SCIENCE ET LA VIE
- distilleries (coût : 20 millions de roubles), pour la carbonisation rationnelle du bois, sont en projet, ainsi que dix fabriques de colophane.
- Les matières colorantes font l’objet de projets devant assurer la libération de la Russie de toute importation.
- La récupération du caoutchouc, à partir des pneus usagés, fera l’objet d’un travail spécial, alin de limiter l’importation de la gomme.
- Certes, l’industrie chimique est l’une des plus délicates à monter de toutes pièces,
- (premier semestre 1929) à 154.000 tonnes (premiersemestre 1930), accroissement 100%.
- L’U. R. S. S. se préoccupe également de la construction mécanique
- C’est là le point plus particulièrement faible du plan quinquennal, celui, par conséquent, qui a prêté le flanc aux critiques de l’étranger. On a fait observer qu’à l’importation massive de tracteurs agricoles et de camions américains ne correspondaient même pas, en U. R. S. S., des usines de
- USINES PRODUCTION PRÉVUE (EN TONNES) DE :
- CUIVRE ZIKC PLOMB ACIDE SULFURIQUE ALUMINIUM NICKEL ANTIMOINE
- At.bn.ssa.rski ( En sa lesta n ) 10.000 *
- Alamrski (Caucase) 20.000 5.000 20.000
- Pliderski (Altaï) 25.000 18.000
- Nertschinski 35.000
- Minoussinski (Altaï) 3.000
- Bogomolowski 35.000
- Konuratski (lac Balachat).. .. Usine électrolytique de l’Oural. Konstantinowski (bas- Usines ^ sin du Donetz.) de j Oural Kusbasski (Sibérie)... T1 . 1 lvarainassarski (Usbe- Us!,lcs kistan) le ( Turlouski 50.000 110.000 45.000 4.000 30.000
- Usine d’aluminium (Dnieper). Usine d’aluminium (Swirj)... Usine de nickel (Oural) 15.000 5.000 . 3.000
- Usine d’antimoine (Oural).... T. 000
- VA BUC AU uns USINES I)K PRODUCTION DE MÉTAUX AUTRES QUE I/E TER ET I,’ ACIER PRÉVUES PAR LE PLAN QUINQUENNAL DONT LA PLUPART SONT EN VOIE D’ACHÈVEMENT
- dans un pays aussi peu avance au point de vue technique. Non que l’U. R. S. S. manque de savants — le professeur Ipatielf représente brillamment la science chimique — mais le nombre des techniciens expérimentés y est insuffisant. D’où l’appel en masse aux ingénieurs chimistes allemands.
- En attendant les résultats prévus par le pian quinquennal, contentons-nous de constater aujourd’hui que les produits chimiques fabriqués dans le premier semestre 1930 dépassent, en tonnage, la fabrication correspondante de 1929 : les divers acides sont en augmentation de 35 % (233.900 tonnes, en 1930. contre 173.600 tonnes, en 1929). La soude, produite dans les six premiers mois de 1930 (126.645 tonnes), dépasse de 10 % le tonnage de la période similaire de 1929 (116.547 tonnes). Les superj)hosphates, pareillement, sont passés de 75.100 tonnes
- réparation capables d’entretenir ces machines. D’où l’on n’a pas manqué de conclure « Si le gouvernement communiste ne peut assurer l’entretien des machines qu’il achète à l’étranger, comment peut-il envisager de construire ces mêmes machines par ses propres moyens? »
- Il est évident qu’un pays encore réduit à l’importation des matières premières néeessaires à la construction mécanique (aciers et alliages spéciaux) ne peut disposer des cadres techniques — surtout en contremaîtres — capables de prendre l’initiative nécessaire. Et, pourtant, il semble qu’on exagère cette inhabileté à utiliser les machines importées. En tout cas, le retard, fatal dans ce compartiment, ne saurait démontrer l’impuissance. ,
- Les dernières statistiques montrent que la moitié des chaudières à vapeur en service
- p.274 - vue 46/144
-
-
-
- 27 5
- LA’ PLAN QUÎNQÜUNNAL I)P LÜ. R. S. S.
- fonctionnaient depuis vingt ou trente ans, c’est-à-dire touchaient à l’heure de la réforme. Tandis qu’à l’étranger on construit des chaudières travaillant à 100 kg/cm1 2 (1), et même à la pression critique de l’eau (224 kg/cm2), on ne trouve en U. R. S. S., pour le moment, qu’une seule chaudière fonctionnant à 70 kg/cm2.
- C’est donc par la fabrication des générateurs de vapeur que la renaissance industrielle doit commencer. Dans l’Oural, à Leningrad, à Taganrog, s’équipent des usines qui doivent fournir annuellement 200.000 mètres carrés de chaudières (2).
- Toutefois, un pays naissant à l’industrie
- qui importa 26.500 ch Diesel en 1913, en a importé 106.000 en 1928 et 150.000 en 1929.
- La construction des turbines est surtout concentrée à Leningrad, dont les ateliers devront produire, en 1933, 750.000 kilowatts de machines (contre 100.000 kilowatts produits en 1928). Une nouvelle usine de turbines doit être construite à Kharkoff.
- Aux appareils concernant la distillation et le crachin g du pétrole est affectée l'usine de Taganrog; dans l’Oural, on construira les machines soufflantes. Jusqu’à présent, l’importation supplée aux besoins que ces usines suffiront, plus tard, à couvrir.
- La construction des machines-outils est
- EN MILLIONS DE ROUBLES (3)
- A R TICLES 1929 1930 1931 1932 1 1933
- Bes. Prod. Bes. Prod. Bes. Prod. Bes. Prod. Bes. Prod.
- Matériel pour centrales thermiques 114 81 163 107 214 147 225 ! 196 232 285
- Machines-outils 35 13 58 19 88 27 125 41 119 84
- Laminoirs 3 3 7 7 18 11 15 15 6 16
- Autres machines-outils 3 2 5 2 8 4 12 8 13 10
- Machines pour la production de gaz et de liquides 29 18 47 29 62 38 66 49 64 54
- Installations de transports pour l’intérieur 63 35 97 51 122 79 1 50 97 143 105
- Chemins de fer 170 170 181 181 199 199 306 262 353 329
- Tramwavs 11 11 11 11 12 12 12 12 12 12
- Installai ions spéciales 296 126 474 258 637 377 650 450 î 601 491
- Totaux... 724 457 1.243 665 1 .360 894 1 .5(51 1.130 1 . 543 1 .389
- TABLEAU DES BESOINS ET DE I.A PRODUCTION DE LA CONSTRUCTION MECANIQUE EN U. R. S. S.,
- d’après LE PLAN QUINQUENNAL
- moderne possède un avantage : il ne traîne derrière lui aucun amortissement de techniques périmées. C’est ainsi que, s’équipant à neuf et disposant d’huile lourde en masse, l’U. R. S. S. trouvera un immense bénéfice à installer des moteurs Diesel là où beaucoup de nos vieux pays industriels possèdent encore des installations à vapeur.
- Les usines suivantes, spécialisées dans la construction des Diesel (et dont la capacité de production est évaluée par les chevaux-vapeur des moteurs fabriqués), doivent subir des agrandissements : Russki Diesel doit fabriquer, en 1933, 40.000 ch contre 17.000 en 1928. L’usine Kolomenski, qui produisit 28.000 ch en 1928, doit produire 70.000 ch en 1933. En attendant, la Russie,
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 14 I, page 18B.
- (2) On évalue généralement les chaudières en mètres carrés de surface de chauffe.
- (2) Voir, pour la valeur du rouble, la noie 1, page 2(>8, colonne de droite.
- une industrie nouvelle pour la Russie. Six usines, dont la production s’évaluera par 80 millions de roubles, sont inscrites au plan. On agrandira les usines existantes, comme Sverdlov, Krasni-Prolctari, Dvigatol-Revolutzi. Les machines lourdes seront fabriquées à Kramatorski. Le tableau général ci-dessus montre, en besoins et en production, l’état général de la construction mécanique, d’après le plan quinquennal.
- L’avenir de la construction automobile
- L’automobile est un élément trop essentiel de la vie moderne pour qu’elle ne tienne pas une place spéciale dans le plan.
- Des spécialistes américains dirigent présentement l’établissement de la grande usine de Nijni-Novgorod, calquée sur l’usine Ford, de Detroit, quant à l’organisation, bien que de proportions plus modestes. Elle produira 100.000 voitures par an.
- Le plan quinquennal prévoit une produe-
- p.275 - vue 47/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 276
- tion globale annuelle de 300.000 voitures. Pour y atteindre, les usines actuelles, fonctionnant à Moscou et à Yaroslav, seront agrandies et, probablement, au cours des cinq ans, une autre usine d’une capacité de 100.000 voitures sera créée.
- Quelle en sera la clientèle ? L’ouvrier russe lui-même, à l’instar de son camarade américain, répondent les commissaires du peuple... Observons que, pour l’ouvrier américain, l’auto vient après le pain, les chaussures, les vêtements, l’habitation. Ce qui ne peut être encore le cas pour l’ouvrier russe de 1930, ou même de 1933.
- En fait, la future production automobile soviétique est destinée à l’armée, conformément à la politique révo-
- I u tion na i re, seule animatrice véritable du plan quinquennal.
- II y a encore beaucoup à faire pour les autres industries
- Dans le chapitre précédent, nous rencontrerions déjà, si nous le détaillions davantage, beaucoup de fabrications pouvant rentrer dans Vindustrie légère. Rien n’empêche, par exemple, de diriger sur l’exportation des moteurs électriques, des appareils de chauffage, etc. Cependant, au total, l’industrie légère (c’est-à-dire produisant des articles d’usage courant) ne figure au plan quinquennal que pour des sommes relativement faibles. Alors que l’industrie lourde, détaillée ci-dessus, absorbera un capital de 15 milliards de roubles, il n’est attribué à l’industrie légère que 2 milliards et demi, 3 au plus.
- Comme les rations alimentaires, les objets les plus indispensables ne seront distribués à l’intérieur qu’avec parcimonie, durant les cinq années d’exécution du plan.
- Sur les 721 villes de l’U. R. S. S. (8 ont plus de 100.000 habitants, et 43 plus de 50.000), il n’en est que 28 à posséder un réseau d’égouts et 283 un service d’eau municipal. Deux villes de plus de 100.000 habitants n’ont pas d’égouts ! 56 villes de plus de 50.000 habitants et 123 autres s’éclairent encore au pétrole. Les usines à gaz se comptent sur les doigts et l’on n’en pré voit que 30 nouvelles ! 41 villes seulement ont des tramways et 5 seulement envisagent l’installation de ce service.
- Cette enquête permet de se faire une idée suffisamment exacte de l’état d’avancement du plan quinq uennal cpii, de l’avis de M. Jean Par-meptier, haut fonctionnaire du ministère des Finances, revenu récemment de Russie, a déjà réalisé près de 80 % de ses promesses.
- Mais, bien entendu, tout n'est pas parfait dans toutes les branches de l’équipement industriel de la République des Soviets. Un seul exemple suffira à le démontrer : pour 161 millions d’habitants, les tissages produiront seulement 4.500 millions de mètres de cotonnades, et les manufactures de chaussures 80 millions de paires, moins qu’en 1913 ! Cela laisserait supposer qu’une fois l’armée servie, le paysan devra revenir à l’industrie primitive de self-labrication, à
- UNE PUISSANTE MACHINE A PAPIER INSTALLÉE AUX USINES DE HALACIINA (RÉGION DE MOSCOU), QUI PRODUISENT 100 TONNES DE PAPIER PAR JOUR
- p.276 - vue 48/144
-
-
-
- LE PLAN QUINQUENNAL DE VU. R. S. S.
- 277
- NOUVELLE INSTALLATION POUR LE RAFFINAGE DU PETROLE DE GROZNY (CAUCASE)
- la condition, bien entendu, qu’il trouve les matières (1).
- Mais, quoi qu’il en soit, un tel effort, réalisé dans des conditions particulièrement
- difficiles pour reconstruire l’économie d’un peuple, mérite d’être suivi avec circonspection.
- XXX.
- (1) Notre collaborateur, à son retour de Russie, a cru devoir nous communiquer, à titre personnel, une impression qui relève plus du domaine politique que du domaine technique, mais qid nous a paru digne d’ôtre signalée, car elle conditionne à nos yeux les événements auxquels nous assistons actuellement en U. R. S. S.
- « La note finale du tableau ainsi fourni par le plan de cinq ans est plutôt sinistre pour le lecteur ignorant les buts poursuivis par les gouvernants soviétiques. Elle est toutefois conforme à la volonté consciente des dirigeants communistes. Nous aurions tort d’appliquer à ce tableau notre optique « bourgeoise ». Il ne s’agit nullement, pour le gouvernement soviétique, de réaliser le bonheur des masses, mais de bouleverser l’ancien ordre social fondé sur la propriété, sur l’initiative individuelle, et d’en effacer — si possible — les derniers vestiges. La misère générale facilite la chute des derniers possé-
- dants vers le prolétariat intégral, tandis que les prolétaires déjà installés dans cette aristocratie à rebours, et maintenus allumés, se trouvent par là même stimulés, un peu comme les « va-nu-pieds » de Rona-partc aspirant à courir se chausser en Italie.
- « Est-ce à dire ([ue le plan quinquennal atteindra son but : le déclenchement de l’invasion communiste? Même s’il n’en est rien, il est certain que la préparation ainsi conçue joue finalement le rôle ellicient d’un « mythe organisateur », suivant la théorie de Georges Sorel — ce curieux philosophe de chez nous, qui eut l’heur d’inspirer, en même temps, Lénine et Mussolini. En sorte que vers 1950, il se pourrait que la mystique communiste fût périmée, tandis qu’il resterait tout de même une organisation industrielle formidable dans une Russie à peine moins dangereuse pour l’Europe que celle de Staline en 1931.
- «A l’Europe d’avoir, à son tour, l'œil sur Moscou.
- (T
- Fin 1930, les chantiers navals du monde avaient en construction près de 1.600.000 tonnes de navires à moteur motorships (1) contre moins d'un million de tonnes de bateaux à vapeur. Sur ce tonnage de motorships, la marine marchande française compte pour moins de 150.000 tonnes et vient au dixième rang dans le monde !
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 120, page 519.
- J
- p.277 - vue 49/144
-
-
-
- ÎOÜR D’AMARRAGE POUR DIRIGEABLES (MONTRÉAL, CANADA)
- <. a , - * , Côrie^amarrage > • ' f'
- Z?- . *; du dirigeable ‘ ~ ' ’< -•'J
- Cuvette d'amarrage tournant surroüiement à bille ...
- Pistons à ressort s'engageant dans ta rainure du cône et le verrouillant, et, volants à main de sécurité
- Verrous à main pour le mât télescopique
- Matprincipal formant cylindre à air comprimé
- Piston développant le bras télés --copique lorsque Pair comprimé agit a ta partie inférieure et le repliant lorsqu'il agit à la partie supérieure
- Partie inférieure du mat télescopique replié parles câb/j de centrage
- Poulies de centrage
- AU SOMMET DE LA TOUH D'AMARRAGE POUR DIRIGEABLES DE l’AÉRODROME DE MONTRÉAL
- Amarrer ces gigantesques dirigeables modernes est une question délicate. Le mécanisme d'amarrage est entièrement mû par Pair comprime contenu dans les réservoirs visibles en bas et à gauche de cette gravure. Le mât télescopique, qui en est la partie principale, est fixé au sommet de la tour par une suspension à la cardan qui lui permet de s'incliner convenablement pour recevoir le cône d'amarrage fixé à l'extrémité avant du dirigeable. Le mât est ensuite, ramené à la position verticale (par des câbles reliés à des treuils au pied de la tour), replié par l'air comprimé et verrouillé dans cette position. Les passagers ont alors accès au dirigeable, par une passerelle tournante xnsible à droite du dessin.
- p.278 - vue 50/144
-
-
-
- COMMENT PARIS EST PROTEGE CONTRE LES INONDATIONS
- Par Charles BRACHET
- Les crues de la Seine ont remis à l'ordre du jour le problème de la protection de Paris et de sa banlieue contre les inondations. Il est évident, tout d'abord, que, quelles que soient les mesures prises, jamais on ne conjurera un désastre semblable à celui qui ravagea, l'an passé, comme en 1875, le Midi de la France, ou encore, en 1910, la région parisienne. Il est des conjonctures imprévisibles qui accumulent alors les causes du fléau : fonte brusque des neiges, crues simultanées des principaux affluents. Les circonstances météorologiques échappent au contrôle de l'ingénieur. Cependant, certaines précautions techniques peuvent atténuer les effets de l'inondation et en diminuer sensiblement l'importance. C'est ainsi qu'en ce qui concerne Paris, une crue du type 1910 (8 m 66 au-dessus de l'étiage, au pont d'Austerlitz) peut être ramenée, dans ses effets, au type de crue de 1924 (7 m 35) qui, tout enrayant été fort gênante, n'a pas présenté le même caractère de calamité. C'est, d'ailleurs, un résultat de ce genre qui fut obtenu lors de la crue de fin 1930, puisque, à cotes égales, les terrains inondés furent beaucoup moins étendus que précédemment. Ce sont ces mesures, cette technique rationnelle de préservation, dont on trouvera ici un exposé complet, en même temps qu'une étude des travaux qui sont encore envisagés pour mettre Paris à l'abri des plus grandes crues.
- L'endiguement d’un fleuve constitue la première protection contre les crues
- a mesure de protection locale la plus immédiate à prendre consiste évidemment à endiguer le fleuve par surélè-vement de ses berges ou de ses parapets, tout le long des terrains menacés à partir d’un certain niveau de crue.
- Les « levées » de la Loire, du Rhône et du Mississipi ne sont pas autre chose que l’application de ce principe, lequel a été mis en pratique, à l’intérieur de Paris, par des lignes de quais surmontées de parapets. A la suite de la crue de 1910, ces mesures ont été accrues et développées, en sorte qu’ac-tuellement Paris est à l’abri d’une inondation exceptionnelle ; l’endiguement s’est montré parfai-
- tement efficace en 1924. Encore ne faudrait-il pas que les eaux dépassent sensiblement le niveau atteint à cette époque ni, surtout, que la crue persiste longtemps, car la nature du terrain parisien est telle que, par infiltrations dans le sol, le niveau de l’eau ne tarderait pas à monter dans la ville malgré les digues:
- En banlieue, l’en-diguement devient impraticable, au moins de façon à protéger efficacement les riverains, même contre des crues du type 1924.
- La protection obtenue à l’aide de digues est, de par ailleurs, assez dangereuse. D’abord parce que les digues, en empêchant le fleuve de s’étendre, diminuent la surface d’écoulement, obli-gent les eaux à refluer en amont, augmentant ainsi l’inondation de cette région ; ensuite, parce que si une
- DATES Cotes lues SUR LES ÉCHELLES DU PONT D’AUSTERLITZ (au niveau : 0 = 26m20)
- Février 1658 35,15
- Janvier 1802 33,81
- Décembre 1872 .. .. 32,34
- Mars 1876 32,93
- Janvier 1879 31,68
- Décembre 1882 .. .. 32,36
- Janvier 1883 32,48
- 28 janvier 1910 .. .. 34,86
- 9 janvier 1919 .. .. 32,35
- 12 mars 1923 31 ,51
- 6 janvier 1924 33,55
- 8 janvier 1926 .. .. 32,30
- Communiqué par la Direction des Travaux de Paris.
- COTES MAXIMA, EN MÈTRES, DES CRUES IMPORTANTES ATTEINTES PAR LA SEINE
- En caractères gras : les crues les plus importantes.
- 31
- p.279 - vue 51/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 280
- digue vient à être rompue, l’irruption soudaine de l’eau tourne à la catastrophe. Les effets dynamiques de l’eau arrivant à grande vitesse rompent les murs, crèvent les plafonds, emportent les habitants. Mieux eût valu, dans ce cas, qu’il n’y eût pas eu de tentative de protection. Ces considérations limitent l’utilisation des digues.
- Enfin, non seulement les infiltrations dans la région protégée par l’endiguement doivent être évacuées, mais encore les eaux
- temps de crue. Il est très délicat, mais cependant indispensable, de maintenir en bon état un matériel dont le fonctionnement est aussi espacé, mais qui doit entrer en jeu au premier signal.
- L’aménagement d’un fleuve doit assurer le débit maximum pour un niveau minimum
- Les ressources limitées de l’endiguement étant épuisées, l’ingénieur chargé de lutter
- UNI1’. 1)1$ AGl’K EN ACTION SUR LA SKI NK, A 1,’AVAL DK PARIS. VUE PllISK DU BARRAGK DK CIIATOU L’œil évalue sans peine la tranche de terrain enlevée pour l'élargissement du fleuve.
- naturelles de cette même région, qui devient un véritable polder. Et le cas de Paris, à ce point de vue, est caractéristique : les rivières naturelles de la capitale ne sont autres que ses égouts et particulièrement ses grands collecteurs.
- Lors des crues, il faut donc obturer toutes les communications entre la Seine et les égouts par des portes étanches (voir photographie p. 282) et pomper ensuite la totalité des eaux usées comme de celles d’infiltration pour les rejeter au fleuve. Telle est la raison d’être des puissantes usines auxiliaires de pompage, installées en divers points des quais parisiens et uniquement réservées aux
- contre l’inondation doit se poser le problème suivant : pour une même quantité d'eau à écouler (celle de la rivière en crue) faire baisser son niveau, afin de réduire le débordement.
- Pour résoudre ce problème, on dispose, en théorie, de deux facteurs : la section du lit de la rivière et la vitesse d’écoulement.
- Certains esprits audacieux n’ont pas hésité à préconiser l’accroissement artificiel de la vitesse d’écoulement, au moyen de turbines. Immergez, en effet, des turbines à axe horizontal face au courant, aux endroits de plus grand étranglement du lit (sous les ponts par exemple), imprimez à ces turbines le mouvement de rotation convenable, et
- p.280 - vue 52/144
-
-
-
- LKS 1 NO NJ!) AT 10 N S DK PARIS
- 281
- l’eau, violemment aspirée dans le sens de l’écoulement général, verra son niveau décroître à l’amont, quitte à former une vague à l’aval — vague qu’absorbe, au pont suivant, un second jeu de turbines. Ainsi, de proche en proche, le débit du fleuve est accéléré sans qu’on ait à modifier sa section.
- Parfait en théorie, ce projet ne semble pas facilement réalisable ; les turbines devraient posséder des puissances de plusieurs milliers de chevaux. De plus, ici comme pour les usines de pompage, ce serait l’immobilisation d’un coûteux et délicat matériel.
- Il semble donc préférable, pour accroître le débit du fleuve, de jouer sur l’autre facteur et d’accroître la section d’écoulement.
- Cet accroissement comportera d’abord le creusement du lit. En ce qui concerne la Seine, l’approfondissement est prévu entre Port-à-1’Anglais en amont de Paris et Rouen, jusqu’à per-
- LES INONDATIONS, DE CIIOISY-LE-llOI A PARIS
- LES INONDATIONS, EN AVAL DE PARIS (BOUCLE DE GENNEVILLIERS)
- On aperçoit, sur les deux cartes, les proportions relatives des surfaces inondées en 1910 (crue de 8 m 66) et en 1920 (6 m 15). La carte officielle de la crue 1930 n'étant pas encore mise à jour, nous ne pouvons la donner, mais on y verrait, notamment pour les artères urbaines, que les parties inondées, à cote égale, sont infiniment restreintes.
- mettre, en tout temps, la navigation des bateaux de 5 mètres de tirant d’eau.
- Naturellement, le lit du fleuve doit être débarrassé des obstacles qui s’opposent à l’écoulement. C’est ainsi qu’on fera sauter les vieux barrages et que l’on remplacera les ponts à arches nombreuses et trop surbaissées par des ponts d’une seule arche. C’est dans cet ordre
- p.281 - vue 53/144
-
-
-
- 28‘2
- LA SCIENCE ET LA VIE
- PORTES DE ELOT AUX ENTREPOTS DE BERCY ( VUE PRISE DU CÔTÉ DE LA BERGE) Ces portes se ferment devant le fleuve, au moment où celui-ci commence à envahir le quai.
- d’idées qu’on a reconstruit à Paris le pont de la Tournelle, en attendant le tour de celui de l’Alma ; qu’on a supprimé l’écluse et le barrage de la Monnaie devenus inutiles ; qu’on a démoli les anciens barrages de Levallois, de Suresnes, de Joinville, et qu’on refait actuellement les barrages de Suresnes et de Chatou, qui étaient du type à aiguilles, par des barrages perfectionnés à vannes levantes, dont nous allons examiner le fonctionnement et montrer les résultats qu’ils ont permis d’obtenir.
- Description d’un barrage moderne
- Et c’est peut-être le perfectionnement des barrages qui constitue le moyen le plus efficace de conjurer les inondations.
- Le barrage est le régulateur par lequel se canalisent les rivières. Sur le parcours d’un fleuve à pente rapide, disposez autant de barrages qu’il faudra pour arrêter l’écoulement uniforme tout le long du parcours et le remplacer par des chutes localisées, et vous aurez obtenu une succession de biefs
- Travaux projetés :
- dragages remblais en rivière digae insubmersible JÎTH¥
- PLAN DES TRAVAUX SUR LA SECTION DE LA SEINE COMPRENANT LE BARRAGE DE CHATOU
- En suivant le cours d'eau minutieusement, on voit combien de chantiers sont ouverts ou en projet.
- p.282 - vue 54/144
-
-
-
- LES INONDATIONS DE PARIS
- 283
- aux eaux calmes, semblables à des canaux et, comme eux, navigables. Il suffit d’adjoindre une écluse à chaque barrage pour permettre aux bateaux d’aller et de venir.
- La Seine, qui ne possède que 24 mètres de déclivité naturelle entre Paris et Rouen, était donc, plus que toute autre rivière, facile à canaliser. Le « port de Paris » — dont le trafic atteint presque celui de Marseille — non seulement justifie cette canalisation, mais encore réclame son perfectionnement. Ce sont les nouveaux barrages qui vont satisfaire au double desideratum du trafic et de la sécurité par l’accélération de l’évacuation des eaux en temps de crue.
- L’idéal du barrage sur les cours d’eau naturels est d’être réglable à volonté, d’après le niveau des eaux. Au moment de l’étiage, en été, il n’est pas trop d’eau pour assurer la navigation : le barrage doit maintenir aussi haut que possible le niveau du bief en amont. En temps de crue, le barrage devrait pouvoir disparaître, de manière à restituer toute son efficacité d’écoulement à la pente naturelle du lit. En un mot, le barrage doit être mobile.
- Pour réaliser cette mobilité, la première idée qui vient à l’esprit est d’installer le plus de vannes qu’il sera possible. A l’extrême, cela revient à constituer le barrage au moyen de simples pylônes métalliques très rapprochés, entre lesquels, par des glissières, se fixent des vannes ainsi rendues contiguës tout le long de la digue. Mais une vanne qui se soulève peut être atteinte, à son tour, par le niveau de la crue. L’ouvrage peut, de la sorte, avoir des dimensions considérables. Il faut trouver autre chose.
- Entre les pylônes, on peut établir des
- RELEVAGE DE LA HAUSSE « CHANOINE »
- La hausse, qui reposait à plat sur le radier (du côté gauche de la figure), a été tirée jusqu'à se tenir en équilibre instable sur son pilier.
- LA HAUSSE « CHANOINE RELEVÉE La planche a basculé sur son pilier ; le bord droit (figure précédente) est venu buter sur le radier, tandis que Varc-boutant arrière s'est mis en place pour soutenir la hausse contre le courant, supposé venir du côté droit de la figure.
- planches mobiles, qui s’enlèveront par tranches, graduellement, à mesure que monteront les eaux. C’est le système dit à aiguilles. Mais cette marœuvre, très longue, difficile en temps de crue, n’est pas d’une tactique sûre contre les variations rapides du niveau.
- Finalement, on devait arriver à l’idée des vannes levantes. Imaginez une série de hausses rectangulaires, juxtaposées (voir photographie, p. 284), en bois ou'métalliques, fixées au fond du lit et couchées sur ce fond ; ce sera leur position en temps de crue, le fleuve étant libre de toute entrave. Mais ces hausses, articulées sur leur axe d’attache au radier de béton, peuvent se lever graduellement. A chacun de leur degré d’inclinaison correspond un niveau de l’eau retenue dans le bief amont. Quand les hausses seront verticales, le barrage réalisera le maximum de retenue. Ce sera la position d’étiage.
- Naturellement, toute la difficulté réside dans le procédé d’abaissement et de relevage au sein d’un courant. Les cailloux et les alluvions de toutes sortes peuvent coincer les articulations. De plus, la machinerie ne doit dépasser ni une certaine complication, ni un certain prix.
- Un premier dispositif pratique de vannes levantes fut celui qu’inventa l’ingénieur Chanoine (voir photographies de cette page). Cependant, les glissières <je ces vanqesi
- p.283 - vue 55/144
-
-
-
- 284
- LA SCIENCE ET LA VIE
- de l’eau en mouvement. Ce relevage ne pouvait faire de difficulté, dès qu’on voulut bien lui appliquer les ressources des ponts roulants et autres appareils d’usage courant dans les chantiers importants. Au moyen d’une cabine mobile au-dessus du barrage, suspendue à une passerelle et contenant un treuil électrique, un seul ouvrier peut relever ou abaisser une à une toutes les vannes mobiles constituant le barrage. Un bras articulé (analogue au bras et à l’avant-bras humains), terminé par un crochet spécial, vient prendre la tête de la vanne et, par la traction du câble sous l’action du treuil, celle-ci prend l’inclinaison désirée. Cette inclinaison est fixée par des crans d’arrêts établis sur une glissière au fond du lit, dans lesquels vient s’insérer l’arc-boutant de la vanne. Au delà du dernier
- BARRAGE IJK V1VKS-KAUX, TRES MONTKREAU (sKINK-KT-MARNE) : UNE HAUSSE EST EN COURS DE RELEVAGE
- donnaient prise aux cnrayc-ments par les cailloux roulés. En sorte que le type de barrage mobile aujourd’hui adopté, qui est en train de se monter à Suresncs, est celui qui a déjà fait ses preuves en amont de la Seine, aux Vives-Eaux, près de Montereau.
- Les hausses mobiles Chanoine (perfectionnées dans leur glissière de fond par Pascaud) consistaient en des planches rectangulaires portées, en leur milieu, par un arc-boutant, lequel était seul fixé au radier. Ceei permettait une manœuvre sans grand effort., quel que soit le courant.
- Les nouvelles hausses sont elles-mêmes fixées au fond du lit par un axe autour duquel elles pivotent. La difficulté réside alors dans le relevage qui doit contrecarrer la force vive
- N / \ /I
- Passerelle
- A= -""'»nrvV'
- Glissière
- MÉCANISME DE MANŒUVRE DU BARRAGE DE VIVES-EAUX Au premier plan, une hausse (nouveau système), couchée sur le fond, est saisie par le crochet formant l'extrémité du bras articulé sur le pont roulant. Le câble tracteur va tirer sur ce crochet, pendant que les deux leviers formant le bras joueront autour de leur coude, conduisant la hausse à sa position d'arrêt, visible au second plan. Sur le radier, la glissière portant les trois crans gradués pour la jambe de force,
- p.284 - vue 56/144
-
-
-
- LES INONDATIONS DE PARIS
- 285
- BARRAGE DE CIIATOU, PRÈS PARIS, SUR LA SEINE (VU D’AVAL, PENDANT LA CONSTRUCTION)
- cran d’arrêt, le pied de l’arc-boutant est déflecté dans une glissière qui le ramène à la position horizontale. La vanne est alors rabattue, totalement effacée.
- Toutefois, la puissance dont on peut armer aujourd’hui les ouvrages d’art, tant dans leur maçonnerie que dans leur machinerie, permettait d’envisager, pour le barrage des lleuves, une dernière solution compatible avec certaines commodités offertes à la navigation. Nous allons décrire celui de ees systèmes qui est en voie de montage à Chatou.
- En travers du fleuve, on établit un pont à plusieurs arches. Sur chaque passe, arc-boutées aux piles du pont, sont établies de
- grandes vannes mobiles en forme de poutres (type Stoney). Les extrémités de ces poutres glissent contre des chemins de galets fixés, verticalement sur les piles de maçonnerie. Ces vannes, dans chaque passe, sont au nombre de deux, superposées : la vanne inférieure repose normalement sur un seuil en fonte encastré dans le radier, au fond du lit du fleuve ; son mouvement d’ascension est assuré par des vérins hydrauliques. La vanne supérieure est suspendue par un système de chaînes à une passerelle de manœuvre, elle-même soumise à l’action des treuils électriques contenus dans la superstructure du pont tout le long du barrage.
- La manœuvre d’élèvement de la vanne
- RIVE GAUCHE
- RIVE DROITE
- Pont supérieur aval
- Double pont roulant transbordeur—03
- fil jEl /O. ffh'iTh
- jEl £Îl JEL
- iffi ffî! tfïi Ifb rfft ^ IfTl
- Vanne de secours
- P/us hautes caux_________
- Phjs fauteslîàuxliaVîpâbfës('/tbüfil
- Retenue normâfe aval f 19.97)
- Passerelle de manœuvre
- Vannes en position normale (Cas des basses eaux)
- Vanne supérieure
- Vanne inférieure
- Vannes en position de relevage complet (Crues)
- DISPOSITIF SCHÉMATIQUE DU BARRAGE DE CIIATOU, L’UN DES PLUS RÉCENTS
- Les deux vannes sont abaissées sous Varche de gauche, relevées (avec la 'passerelle de manœuvre) sous l'arche suivante. Sous l'arche de droite est disposée une vanne de secours destinée à suppléer l'un quelconque des panneaux accidentellement immobilisé.
- p.285 - vue 57/144
-
-
-
- 286
- LA SCIENCE ET LA VIE
- LE SOUTERRAIN DE SAINT-MAURICE (A SAINT-MAUlt) ASSÉCHÉ POUR ÊTRE APPROFONDI
- supérieure suffit, dans la plupart des crues, pour obtenir le degré de dégagement désiré dans l’écoulement des eaux. La vanne inférieure, s’il le faut, est elle-même surélevée au-dessus du niveau des plus hautes eaux : à ce moment, le barrage est entièrement effacé. Dans le cas du bras de la Seine barré à Chatou, cette position d’effacement sera la position normale d’hiver, et les bateaux qui utilisent ce- bras seulement à la descente du fleuve, pourront continuer leur « avalage » coutumier.
- Le lit aval de la Seine étant, d’ailleurs,
- fortement élargi et dragué, il est évident que l’écoulement des eaux se trouvera accéléré dans Paris, quand le barrage de Suresnes, comme celui de Chatou, sera complètement effacé.
- Un canal de dérivation de la Marne est-il réalisable ?
- Le niveau dans Paris est solidaire de celui de la Marne, à tel point qu’il n’est de grande inondation parisienne que si une crue de la Seine, en amont, coïncide avec une crue de la Marne (1910). Une dérivation
- Kilomètres :
- Prjse d,e»(Tefs usine auxiliaire
- Chambre de mise en charge et bassiry'ÿhfO d'accumulation i v/Chastellc 5o.ooo m 3 /$> '
- -'W/
- jsii.oo Bassin de ----• compensant)
- 330.000
- , la Ci
- Urp.
- Usine de Laurent
- Chùte 22 m.
- Cupp
- Tun-les-Places
- Barrage de l'Huis-Tripier
- 5/5,00
- etr
- Chalaux
- i du 1:2.500.000"
- > '-g? irrgae ç> du Chalaura,
- 2S8TOOV,
- ir \
- =ffiîfo°0‘ e-HT l'Huis-Tripier ï&ia/ajiy l2.5oo.ooom3
- déversoir o
- à 505,oo Montsauche
- L’AMÉNAGEMENT DU BASSIN DE LA CURE (MORVAN, DÉPARTEMENT DE LA NIÈVRE)
- On trouve, sur cette carte, avec la puissance théorique de chaque barrage régulateur (évaluée par la grandeur des triangles noircis), l'emplacement des diverses usines hydroélectriques, projetées ou en construction, pour utiliser la puissance ainsi disponible.
- p.286 - vue 58/144
-
-
-
- LES INONDATIONS DE PARIS
- 287
- de la Marne dans un canal artificiel portant ses eaux à l’aval de Paris assurerait, par conséquent, la capitale contre le retour d’un fléau de cette envergure.
- Malheureusement, la création d’un tel canal (navigable) coûterait plus d’un milliard. De plus, il ne jouerait que le lendemain de son inauguration. Tout le temps que dureraient les travaux, le danger persisterait. Encore une objection : l’inondation, prise en amont, serait simplement reportée à l’aval. Ne vaut-il pas mieux intensifier la canalisation du fleuve inférieur ?
- Toutefois, cette méthode de dérivation est depuis longtemps en application, sur échelle réduite, dans une boucle de la Marne ; le canal navigable qui relie Joinville et Saint-Maurice, sert d’exutoire à l’excès d’eau survenant à la hauteur de la première de ces localités. Mais son efficacité ne sera réelle qu’après un sérieux élargissement de cette voie, jusqu’ici simple canal navigable : le projet des travaux, qui coûteront une
- Réservoir dp sCrescefit \ V° Y^tpOuârrà-le^rtom b^s
- Autun
- l’aménagement du bassin de la seine, en
- AMONT DE PARIS, A COTÉ DE LA BOURGOGNE
- Sur cette carte figurent les divers réservoirs prévus, ou en construction, pour régulariser le cours du fleuve et de ses affluents.
- 1 n °£ ^MudAnsin
- .Chaumard
- Ardoux
- Arringettefe
- 5 Pré-Neuf
- 2000 métrés
- LE BARRAGE RÉSERVOIR DE PANNESIÈRE, UN DES PLUS IMPORTANTS DE L’AMÉNAGEMENT DE LA SEINE SUPÉRIEURE
- Placé en travers de V Yonne, sur une largeur à peine égale au douzième de la longueur du futur réservoir, le barrage, haut de 47 mètres seulement, retiendra 93 millions de mètres cubes. En année pluvieuse, il pourra régler le débit de 230 millions de mètres cubes d'eau.
- vingtaine de millions, est arrêté ; l’ordre d’exécution est donné et les travaux seront • prochainement entrepris.
- Les réservoirs de retenue, en amont d’un fleuve, diminuent les crues
- Retenir l’eau, en amont du bassin, en temps de crue, la relâcher en été, voilà certes un programme qui ne date pas d’hier, puisque c’est un pharaon qui l’appliqua le premier, à grande échelle. Mais le lac Mœris —• aujourd’hui la plaine du Fayoum —-était situé à l’orée du delta d’Egypte, et il était moins destiné à atténuer la crue du Nil qu’à réparer ses déficiences aux années de sécheresse.
- A Dayton (U. S. A.), un système de réservoirs, situés à 12 kilomètres seulement en amont de la ville, la protège efficacement, puisque ces réservoirs peuvent emmagasiner 90 % du débit total.
- A Paris, les conditions sont tout autres. Il y a bien uii projet Cliabal (cinq milliards de travaux), tablant sur de vastes barrages de la Seine et de ses affluents immédiats. Trop coûteux, sur plusieurs points irréali-
- p.287 - vue 59/144
-
-
-
- 288
- LA SCIENCE ET LA VIE
- /
- Retenue El 1389.00)I
- COUPE DU BARRAGE DU RÉSERVOIR DU BOIS
- DK CIIAUMKÇON (SUR LA CURE, NIÈVRE)
- Chaque « joint de contraction », dans la masse du barrage, est muni d'une bande de cuivre recuit jouant,, entre les diverses sections de maçonnerie, le râle bienfaisant de Vhuile entre deux pièces métalliques en friction mutuelle.
- sable, le projet Cliabal est aujourd’hui écarté. La commission d’études, nommée par le ministère des Travaux publics, s’est contentée de préconiser la construction d’un certain nombre de réservoirs qu’elle a classés en deux ordres d'urgence : 1° les réservoirs de la Cure, de Champaubert-aux-Bois et de Pannesière ; 2° les réservoirs de Chantecoq, de la forêt du Grand-Orient et de la vallée du Serein, dans le Morvan.
- Les réservoirs de première urgence arrivent à la période d’exécution. Une société privée a déjà entrepris ceux de la Cure. La production d’électricité dans ces barrages est prévue concurremment avec la distribution de l’eau. Ce sont là des ouvrages très délicats en ce sens qu’ils retiendront des masses d’eau extrêmement importantes (le type en existe déjà dans le réservoir des Settons, en Morvan), et que leur rupture équivaudrait à un désastre.
- Quoi qu’il en soit, l'ensemble de ces retenues d’eau situées tout à fait en amont du bassin de la Seine, ne peut constituer
- qu’un simple palliatif, le gros du flot des inondations se formant plus bas. Leur utilité sera, par contre, de premier ordre pour nourrir le fleuve en été.
- Le reboisement ne suffit pas pour supprimer les crues
- En ce qui concerne la Seine, le reboisement ne présente pas autant d’intérêt qu’on serait tenté de le croire. Un spécialiste, M. Bclgrand, pense même que si le Morvan était déboisé, le flot provenant d’une crue de l’Yonne passerait plus vite à Paris et aurait le temps de s’écouler avant que le flot de la Marne et de la Seine soit arrivé, ce qui empêcherait le retour des coïncidences qui ont rendu possible la crue exceptionnelle de 1910. Ceci ne veut pas dire qu’il faille déboiser le Morvan ; nous le rappelons seulement pour montrer toute la relativité, en matière d’inondations, de cette question un peu trop passe-partout du reboisement.
- Lisez, d’ailleurs, le tableau de la page 279, notant les crues à Paris depuis le xvme siècle, et vous verrez que les niveaux d’hier ne sont pas au-dessous de ceux d’aujourd’hui, malgré que les bois de jadis fussent plus denses.
- Toutefois, c’est seulement depuis le milieu du xixe siècle que la Seine est canalisée. Nul doute qu’après l’exécution du programme des travaux que nous venons d’ébaucher, le péril d’une inondation massive ne soit à peu près écarté de Paris.
- La crue de 1924 n’a été inférieure que de 85 centimètres (pont d’Auteuil), et de 1 m 30 (pont National) à celle de 1910. Or, lorsqu’en 1910, la cote des eaux atteignit le point qui devait être, plus tard, le maximum de 1924, 44 kilomètres de rues se trouvaient déjà inondées à Paris. A cette même cote maximum, en 1924, moins de deux kilomètres étaient submergés.
- Aucun chiffre ne prouve mieux que la voie des améliorations dans laquelle se sont engagés la Ville comme l’Etat, est véritablement la bonne.
- •| 141.60}
- PROFIL TYPE DE LA DIGUE DU RESERVOIR DE CIIAM-PAUBERT-AUX-BOIS (MARNE)
- Charles Brachet.
- p.288 - vue 60/144
-
-
-
- LES VAGUES, ELLES AUSSI, SONT UNE SOURCE D’ÉNERGIE
- Par L. HOULLEVIGUE
- PROFESSEUR A I A FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE
- La nature, mère prodigue, nous offre sans compter toutes les formes de l'énergie; si nous savions les utiliser, elles suffiraient à tous nos besoins et même à toutes nos fantaisies. Mais ce sont, pour la plupart, des énergies « sauvages », tantôt déchaînées avec furie, tantôt assoupies, et le problème qui se pose à l'homme consiste à les discipliner, pour les asservir à un travail régulier. On y a réussi avec l'énergie latente des combustibles, avec celle des cours d'eau; mais le vent, les marées et les vagues sont loin d'avoir rendu ce qu'une technique plus habile en tirera, sans doute, un jour à venir. Déjà la force des marées fait l'objet d'exploitations indus-. trielles, que La Science et la Vie a décrites (1), et dont la valeur économique ne pourra être appréciée qu'à l'usage. Celle des vagues méritait, elle aussi, d'être mise à l'épreuve ; elle vient de l'être sur sur les rives de la Méditerranée, dans deux installations qui, parties de conceptions différentes, sauront, mieux que toutes les théories, nous aider à résoudre ce difficile problème.
- Que savons~nous du mouvement et de la force des vagues ?
- Produisons des vagues artificielles dam une cuve étroite dont les parois sont fermées par des glaces (fig. 1), en enfonçant et soulevant un morceau de bois à l’une des extrémités.
- Si l’eau tient en suspension des particules solides, on voit nettement que chaque grain de la surface tourne en rond, suivant un cercle vertical ; ce cercle s’aplatit progressivement à mesure qu’on approche du fond, pour se transformer d’abord en ellipse, qui se réduit elle-même, au contact de la paroi inférieure, à son grand axe horizontal, le long duquel les molécules effectuent un mouvement de va-et-vient.
- Ainsi, la « houle pure », qui constitue le phénomène simple, n’est pas constituée par un déplacement d’ensemble du bourrelet liquide surélevé, mais par un ensemble de mouvements oscillatoires effectués sur place ; d’ailleurs, il suffit d’observer un bouchon flottant à la surface de la mer pour constater qu’il est soulevé et abaissé par le passage des vagues successives, sans être entraîné par elles ; le mouvement réellement effectué par chaque point au voisinage de la (1) Voir La Science et la Vie, n° 161, page 355.
- B c
- EIG. 1. — COMMENT ON PRODUIT, AU LABORATOIRE, DES VAGUES ARTIFICIELLES pour l’étude expérimentale DE LA HOULE
- surface est assez exactement représenté en coupe verticale par la figure 2.
- Telle est l’explication du phénomène, réduit à sa forme simple, c’est-à-dire débarrassé des effets superposés par l’action directe du vent ou du fond sur les vagues : proposée par Gerstner, de Prague, elle a été confirmée et complétée par de nombreuses études, tant théoriques qu’expérimentales, dont je ne dirai rien aujourd’hui. Mais le mécanisme élémentaire dont je viens de donner une idée suffit pour comprendre que l’énergie mise en jeu puisse être captée par des méthodes différentes, suivant qu’on utilise sa composante verticale ou sa composante horizontale.
- Cette énergie elle-même prend son origine dans le vent, c’est-à-dire qu’elle provient, en dernière analyse, des phénomènes de convection produits dans l’atmosphère par le rayonnement solaire ; cette origine est donc essentiellement différente de celle des marées, qui admettent pour cause non le rayonnement, mais Y attraction du Soleil et de la Lune, cette dernière étant prépondérante. C’est en rebroussant la vaste surface des océans que le vent y détermine des mouvements, d’abord locaux et superficiels, et parfaitement incoordonnés à l’origine, mais qui s’étendent progressivement en surface et
- p.289 - vue 61/144
-
-
-
- 290
- LA SCIENCE ET LA VIE
- en profondeur (1). C’est ainsi que les tempêtes et les dépressions atmosphériques qui traversent l’Atlantique nord produisent, entre l’Irlande et l’Islande, une agitation désordonnée des vagues s’entre-choquant. en tous sens ; progressivement, ce chaos s’organise et donne naissance à la houle régulière qui, après des trajets de plusieurs milliers de kilomètres, vient battre les côtes européennes et qui, dans ses paroxysmes, monte à l’assaut des rivages du Maroc ; ainsi, la houle du large nous apporte la puissance du vent sous une forme à la fois condensée et
- vertical long de 10 mètres atteint 200 chevaux-vapeur ; c’est cette puissance qui, chaque seconde de chaque jour, s’attaque au rivage, et le ronge d’autant plus vite que les matériaux qui le constituent sont plus fragiles. Mais la puissance totale des vagues, due aux mouvements divers qui les animent, est encore beaucoup plus élevée, et les calculs montrent que, même pour la médiocre houle prise tout à l’heure en exemple, elle est trente fois plus grande que celle qu’on pourrait, à surface égale, tirer des dénivellations de la marée ; cette supériorité tient
- FIG. 2. — A LA SURFACE DES OCÉANS, LA HOULE EST CONSTITUÉE PAR UN ENSEMBLE DF MOUVEMENTS OSCILLATOIRES EFFECTUÉS SUR PLACE. D’APRÈS UN DESSIN d’a. BERGET (2)
- régularisée, et ce double avantage en rend l’utilisation plus intéressante.
- L’énergie ainsi convoyée par les vagues est pratiquement illimitée, c’est-à-dire supérieure à tous les besoins présents et futurs de l’humanité. Si, laissant de côté les grandes tempêtes où la dénivellation de l’Océan peut atteindre 6 et 8 mètres, on prend en exemple la houle modérée de l’Atlantique, haute de 80 centimètres, dont les crêtes se succèdent tous les 20 mètres et se propagent à raison de 2 mètres par seconde, chaque mètre du bourrelet surélevé possède une énergie, due à sa vitesse horizontale, qui avoisine 15.000 kilogrammètres ; la puissance dépensée par cette houle contre un obstacle
- (1) L’action des vagues se fait sentir verticalement, en pleine mer, jusqu’à trois cents fois leur hauteur, c’est-à-dire que la grande houle de l’Atlantique haute de 8 mètres, se transmet encore à 2.500 mètres de la surface.
- (2) A, Berget. Vagues et Marées-
- surtout à la différence des périodes oscillatoires ; la marée se produit toutes les douze heures vingt-cinq minutes, tandis que la houle déferle, en moyenne, toutes les dix secondes, c’est-à-dire qu’il passe, en chaque lieu, 4.470 vagues pour une seule marée.
- Quelques projets et tentatives d’utilisation de l’énergie des vagues
- Il serait tentant de recueillir quelques bribes de cette formidable énergie : si on cherche à utiliser la composante verticale, c’est la méthode des flotteurs qui se présente naturellement à l’esprit ; elle a été proposée, en 1886, par l’abbé Le Dantec et appliquée, plus récemment, par Wattson, sur les côtes de Californie ; un flotteur soumis à l’action des vagues éprouve des dénivellations verticales qu’on peut utiliser, par exemple, en faisant tourner une poulie ; rien n’est plus simple, d’ailleurs, que d’ajou-
- p.290 - vue 62/144
-
-
-
- LES VAGUES, SOURCE D'ÉNERGIE
- 291
- ter les mouvements inverses produits par la descente et par la montée ; pourtant, il faut constater que les appareils à flotteurs mis en service jusqu’ici, après avoir convenablement fonctionné par temps moyen, ont toujours été détruits par la rage des tempêtes soudaines.
- Au voisinage immédiat des côtes, il paraît plus indiqué d’utiliser la composante horizontale du mouvement des vagues ; nous avons vu, en effet, qu’à mesure qu’on s’approche du fond solide, les circonférences décrites par chaque goutte d’eau s’allongent suivant des ellipses de plus en plus aplaties ; près du rivage, la faible profondeur de la mer amène donc une transformation de la forme des vagues : celles-ci déferlent, c’est-à-dire qu’elles se creusent dans le sens de leur propagation et, après s’être enroulées en volute, se précipitent en avant, toute leur énergie ayant pris alors la direction verticale ; puis, après s’être heurtée
- FIG. 3. — PRINCIPE DE L’UTILISATION DE
- LA FORCE HORIZONTALE DES VAGUES POUR LA PRODUCTION d’AIR COMPRIMÉ
- contre la grève, l’onde revient en arrière, et ce mouvement rétrograde constitue le ressac. Cette double action peut-être utilisée par son choc contre une paroi verticale mobile qui fléchit, et dont le mouvement peut ensuite être transformé mécaniquement par un procédé quelconque.
- On pourrait aussi (et ce procédé serait sans doute plus avantageux) utiliser le choc horizontal des vagues de la même façon qu’on emploie, dans les béliers hydrauliques, celui d’une chute d’eau : chaque vague, en venant s’engouffrer dans un entonnoir d’axe horizontal établi au niveau de la mer, forcerait l’entrée d’une soupape placée au fond, et une certaine quantité d’eau s’introduirait, à chaque poussée, dans un réservoir relié à une colonne ascendante aboutissant elle-même à un bac surélevé ; un matelas d’air, formant amortisseur, régulariserait le jet ; on pourrait ainsi, automatiquement, élever l’eau à une dizaine de
- mètres au-dessus du ni-veau de la mer, et la puissance ainsi emmagasinée serait ensuite récupérée dans des turbines hydrauli-ques, par retour du liquide à son niveau primitif. La nature réalise elle - même cette application : la plupart des sources salées qui jail-lissent au voisinage de la mer proviennent des vagues qui, montant à l’assaut des falaises, s’introduisent dans leurs fissures, d’où l’eau s’écoule ensuite par des chemins souterrains.
- Ce dispositif présente d’ailleurs d’étroites analogies avec celui qu’ont préconisé, en 1925, MM. Pinard et Sala, en suite d’expériences très soignées réalisées près d’Alger. Ces inventeurs proposent de faire agir le flux de la vague déferlante, canalisé par un entonnoir, sur les aubes d’une roue Pelton ; ils pensent associer une série d’installations identiques sur la profondeur d’une baie étroite, où les vagues successives s’engouffrent, de telle façon que la vague qui progresse trouve toujours une roue à faire mouvoir, jusqu’au moment où celle qui lui succède vient à son tour animer, de l’entrée jusqu’au fond, les divers groupes moteurs. Un devis d’installation donnant, pendant trois cents jours par an, une puissance calculée de 92 ch, comporterait un prix de revient voisin de 250.000 francs.
- FIG. 4. — PRINCIPE DE L’APPAREIL FUSENAT POUR L’UTI-LISATION DE LA FORCE VERTICALE DES VAGUES
- L'appareil consiste en un système de JJotteurs actionnant des pompes et protégé contre les grosses vagues par une muraille percée d'un tunnel. (D'après A. Berget).
- FIG. 5.
- ROTOR DE SAVONIUS POUVANT
- ÊTRE UTILISÉ POUR L’UTILISATION DE LA FORCE MOTRICE DU VENT ET DES VAGUES
- p.291 - vue 63/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 2{fâ
- Enfin, un procédé très original, proposé à l’Académie des Sciences, en 11)20, par MM. Parenty et Vandamme, consiste à utiliser la force horizontale des vagues déferlantes pour obtenir de l’air comprimé : si on installe sur le rivage, comme le représente la figure 3, une série de chambres superposées, dont chacune porte à sa partie supérieure une cloison verticale noyée, les vagues s’y engouffreront en diminuant d’autant le
- Une expérience intéressante est celle de Guyotville (Algérie)
- L’auteur de cette intéressante réalisation, M. Fusenot, a repris la méthode des flotteurs, mais ayant très sagement profité des insuccès antérieurs, il a protégé son dispositif, par un solide rempart, contre la rage destructive des tempêtes : il a fait choix, à Guyotville (Algérie), d’un point où la côte s’enfonce
- FIG. (). — KOTOIl DE SAVONIUS d’üN METRE DE LONGUEUR, EN POSITION A DA MER, INSTALLÉ AU PIED DE L’INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE DE MONACO
- volume de l'air emprisonné, dont la pression s’accroîtra en proportion ; dans les mers à marée, dont le niveau varie, chacune des chambres superposées travaillerait à son tour, et la production d’air comprimé serait à peu près continue.
- Passant rapidement sur ces projets irréa-lisés ou sur les tentatives avortées, nous devons maintenant faire une plus large place à deux expériences, poursuivies l’une et l’autre sur les rives de la Méditerranée, où l’absence de marée rend plus aisée l’utilisation de la puissance des vagues.
- Ces expériences intéressantes, sur lesquelles nous allons donner quelques détails, ont été tentées, l’une en Algérie, l’autre à Monaco.
- en une sorte d’entonnoir qui recueille et amplifie les ondes du large comme le pavillon d’un tuyau acoustique collige les ondes sonores ; il en a barré le fond par une solide muraille percée d’un tunnel derrière lequel est placé le flotteur, relié lui-même, comme le montre la figure 4, à un système articulé qui en transmet les mouvements verticaux à une pompe ou à tout autre appareil d’utilisation ; ainsi, ce flotteur recueille les dénivellations transmises parle tunnel, tout en échappant au choc destructeur des grosses vagues.
- L’appareil a été établi de façon à fonctionner pour des dénivellations verticales supérieures à 8 centimètres ; or, l’expérience a montré que, par temps calme, l’amplitude
- p.292 - vue 64/144
-
-
-
- LES VAGUES, SOURCE D'ÉNERGIE
- 293
- des oscillations atteint 15 centimètres ; elle monte à 30 par petite houle et peut s’élever bien au delà par forte mer. Cette installation a été soigneusement étudiée par les ingénieurs des Ponts et Chaussées, qui ont recueilli, sur l’arbre moteur, une puissance de 5 à 6 ch. En retour, l’expérience a mis en évidence divers inconvénients, qui peuvent d’ailleurs être amendés ou corrigés : choc latéral des vagues, nuisible à la solidité de l’organisme ; difficulté d’accroître les
- de cet établissement, on avait recours jusqu’ici à des pompes mues électriquement qui remplissaient parfaitement leur office ; dans un but de recherches scientifiques plus que d’économie, le docteur Richard s’est proposé de demander aux vagues la force motrice nécessaire. A cet effet, il a eu recours au Rotor de Savonius, déjà décrit dans le n° 130 de La Science et la Vie, et dont nous rappellerons rapidement le principe : le Rotor est formé par deux gouttières demi-
- EIG. 7. — ItOTOR DE SAVONIUS TRIPLE, DONT CHAQUE ÉLÉMENT MESURE 1 M 20 DE LONGUEUR SUR 0 M 75 DE DIAMÈTRE, MONTÉ DANS L’ATELIER DE L’iNSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE DE MONACO ET UTILISÉ POUR MONTER L’EAU NÉCESSAIRE A L’AQUARIUM DE L’iNSTITUT
- dimensions du flotteur, en raison de l’étroitesse du ruban de houle ; étouffement des oscillations dans l’étroit cul-de-sac où les vagues sont embouteillées ; enfin, insuffisante protection contre la tempête qui a fini par arracher et briser les moteurs.
- A Monaco, on a fait appel au Rotor de Savonius pour utiliser l’énergie des vagues
- C’est la composante horizontale de l’énergie des vagues qu’utilise le docteur Richard, l’éminent directeur de l’Institut océanographique de Monaco. Pour élever l’eau de mer à 65 mètres de hauteur, dans les bacs qui servent à alimenter le célèbre aquarium
- cylindriques (fig 5), d’axes parallèles et de concavités opposées, maintenues entre deux plateaux fixés à l’axe de rotation ; exposé à un courant fluide, ce système tourne, et Savonius a étudié les conditions les plus avantageuses de son fonctionnement; mais il avait surtout en vue l’utilisation de la force du vent, tandis que le docteur Richard, séduit par son excellent rendement et surtout par sa robustesse et la simplicité de sa construction, imagina de le faire tourner par le choc des vagues.
- Un premier appareil d’essai, de petites dimensions, avait consenti à tourner sous l’action de la houle ; on lui substitua deux rotors, montés sur le même axe et décalés
- p.293 - vue 65/144
-
-
-
- 294
- LA SCIENCE ET LA VIE
- à 90 degrés (pour éliminer les points morts), qui se montrèrent capables, non seulement de tourner, mais d’actionner les pompes et d’élever l’eau à 36 mètres. En présence de ces résultats encourageants, on construisit, dans l’atelier de l’Institut, un ensemble de trois rotors accolés bout à bout et montés «en triphasé ». Dans ce modèle définitif, chaque rotor a 1 m 20 de long et 0 m 75 de diamètre, la longueur totale de l’arbre atteignant 4 m 45.
- L’appareil fut mis en place, par mer calme, le 28 juillet 1930, dans une petite crique
- duit, dans cette unité de temps, atteignait 104 kilogrammètres, ce qui représente une puissance utilisée d’un cheval et quart. Avec une mer moins forte, on peut encore actionner une seule pompe, la quantité d’eau élevée par tour du rotor étant naturellement réduite de moitié. Comme il ne s’agit encore que d’une expérience, un compteur de tours a été fixé sur l’appareil pour déterminer le régime de marche correspondant aux divers états de la mer. Jusqu’à présent, les mesures les plus précises ont été effec-
- FIG. 8. — ROTOR DE SAVONXUS TRIPLE, EN POSITION A LA MER, AU PIED DE L’iNSTITUT
- OCÉANOGRAPHIQUE DE MONACO
- Le 27 novembre 1930, ce système de rotors a permis de pomper en deux heures 8.160 litres d'eau.
- située au pied de l’Institut, malheureusement orientée défavorablement par rapport aux vents dominants. Dès le 3 août, un léger coup de mistral suffisait à mettre le rotor en marche, et on constatait alors qu’il était actionné, non seulement par le choc direct des vagues, mais encore par leur ressac.
- L’appareil, relié aux pompes, les mit en action et permit, presque aussitôt, des constatations réconfortantes : l’eau parvenait jusqu’au réservoir, chaque tour du Rotor élevant ainsi, avec les deux pompes en marche, 1 litre 6 à 65 mètres au-dessus du niveau de la mer ; comme, d’autre part, le Rotor faisait à peu près un tour par seconde, un calcul simple montre que le travail pro-
- tuées le 27 novembre 1930, où l’appareil a tourné pendant dix heures consécutives, en faisant 5.100 tours et élevant au réservoir 8.160 litres d’eau.
- Assurément, tous ces essais n’utilisent qu’une minime fraction de la puissance démesurée des vagues, et le lecteur pense que nous sommes bien loin des milliers de chevaux-vapeur requis par une véritable installation industrielle. Mais il y a commencement à tout, et les modestes machines où Denis Papin, Savery et Newcomen tentaient de domestiquer les énergies turbulentes de la vapeur, ne ressemblaient guère aux modernes supercentrales. Alors, il faut être patient et reconnaissant aux inventeurs qui préparent l’avenir. L. Houllevigue.
- p.294 - vue 66/144
-
-
-
- LA PERFECTION D’ENREGISTREMENT D’UN FILM SONORE DÉPEND
- D'UN RIGOUREUX CONTRÔLE SCIENTIFIQUE
- Par Victor JOUGLA
- Nous avons déjà montré comment on enregistre un film sonore et exposé en détails le fonctionnement des appareils enregistreurs, ainsi que Vagencement spécial des studios, notamment en Amérique et en France ( J). De même, VAllemagne fait actuellement un gros effort scientifique au point de vue cinématographique. Aussi avons-nous jugé opportun de décrire les appareils de fabrication allemande et d'analyser la technique mise en œuvre pour réaliser un enregistrement aussi parfait que possible. La photographie des « images sonores » est beaucoup plus délicate que celle des « images lumineuses ». Un facteur d'une extrême importance intervient, en-effet, dans ce cas : c'est le « facteur de contraste » dont dépend la fidélité de la reproduction. Or, si l'œil corrige assez facilement un défaut de contraste, l'oreille se montre beaucoup plus exigeante et ne peut s'accommoder d'éclats choquants de la voix ou du son. Il faut donc faire appel à une science trop méconnue, la sensitometrie, qui permet de déterminer avec, précision Véclairement nécessaire à la photographie des sons. Grâce à elle, on sait aujourd'hui tenir compte de la qualité des émulsions cinématographiques qui est modifiée par les conditions atmosphériques. C'est ainsi que, charpie jour, il faut calculer ces conditions optimum d'enregistrement. On trouvera ici, pour la première fois, un exposé précis de cette nouvelle application de la méthode smsitomé-trique, ainsi que l'examen des difficultés que l'on a dû surmonter pour réaliser le synchronisme entre les images, qui se présentent successivement dans Vappareil, et les sons, dont la reproduction doit être continue.
- Nous avons décrit déjà les minutieuses . installations des studios américains pour l’enregistrement des films sonores (2). En Allemagne, la technique atteint aujourd’hui le même degré de précision qu’à Hollywood. Et voici qu’aux portes de Paris, à Epinay, vient de s’installer le premier studio de ce genre, rationnellement équipé d’après les méthodes scientifiques les plus strictes.
- Nous allons pénétrer dans ce laboratoire de la musique et de l’image et prendre connaissance des problèmes qui s’y résolvent, à tout instant de la fabrication d’un film parlant, problèmes dont la complexité ne peut manquer d’étonner le profane.
- La photographie des images sonores est plus délicate que celle des images visuelles
- L’amateur qui développe, même avec beaucoup de soin, ses clichés dans son cabinet noir, en surveillant au jugé la venue de l’image, tout comme il a établi au jugé le
- (1) Voir 1m Science et lu Vie, il0 153, page 17V). (2) Voir Lu Science et lu Vie, n° 153, page 17î).
- « temps de pose » au moment de la prise de vue, se trouve à mille lieues de la méthode qu’impose à ses opérateurs la technique du film cinématographique — surtout lorsqu’il est «sonore» ou «parlant», c’est-à-dire depuis que la pellicule sensible doit enregistrer des sons à côté des images visuelles.
- La matière du film proprement dit ne doit comporter aucune hétérogénéité. Tout défaut de structure se traduit par une discordance dans le haut-parleur au moment où il passe devant la cellule photoélectrique qui, à la projection, est chargée de traduire en musique les variations de lumière inscrites sur le film.
- Rappelons le principe de cette traduction.
- Le film sonore que nous prenons en exemple (système T obis) a été impressionné par la méthode dite « à densité variable » (1 ). La modulation imposée par le microphone et des dispositifs appropriés au pinceau lumineux de la lampe enregistreuse, est venue, après développement, s’inscrire sur le film sous forme d’une succession de bandes horizontales obscures, plus ou moins denses.
- (1) Voir Lu Science et lu Vie, n° 153, nage 1<S3.
- p.295 - vue 67/144
-
-
-
- 290
- LA SCIENCE ET LA VIE
- PETIT STUDIO n’ÉPINAY, PRÈS PARIS, POUR L TREMENT DES FILMS SONOIIF.S
- En défilant devant la fente de projection, la variation de densité de ees bandes photographiques provoque des variations d’éclairement dont la fréquence et l'intensité restituent (par l'intermédiaire de la cellule photoélectrique, de l'amplificateur et du haut-parleur) la fréquence et l’intensité musicales des paroles et des sons primitifs.
- Suppose/, qu'un simple défaut d'épaisseur apparaisse dans la masse du film; il provoque des phénomènes de réfraction qui, superposés à ceux de transparence (réglés par la densité des bandes), faussent totalement la note musicale inscrite en ce point.
- Mais encore, le film fût-il matériellement parfait et l'enregistrement photosonore parfaitement modulé, il reste la question purement photographique.
- Des « contrastes » opposant les bandes claires et sombres sur le film dépend l’exactitude de la restitution musicale, tout comme l'opposition des creux et des pleins du sillon phonographique caractérise un disque.
- Et nous voici, par cette notion de contraste, capitale en photographie, au cœur de la nouvelle technique.
- Les mesures physiques,
- bases de la photographie rationnelle
- Comme cette notion domine également la prise- de vue rationnelle des images, nous allons d'abord montrer sa signification à
- propos d’un cliché de ce genre.
- Voici donc un paysage, une rue ensoleillée. Il comporte une région d’éclairement maximum utile et une d’éclairement minimum utile (1). Cette opposition définit le contraste le plus étendu caractérisant le sujet à photographier. Dans un intérieur d’appartement , cette opposition de la région la plus éclairée à la moins éclairée sera toute différente. En plein air, des sous-bois offriront d’autres contrastes que des vues marines, etc...
- Ceci posé, c’est le devoir de la plaque photographique de reproduire avec la plus grande fidélité possible le contraste qu’on lui présente. Ce résultat dépend de plusieurs facteurs : la nature de l’émulsion photographique, le temps de pose et le temps de développement (2).
- (1) Utile parce que discernable visuellement. Ce seul point de vue intéresse le cinéaste. Le physicien va plus loin.
- (2) Nous laissons de côté, ici, la nature chimique des bains révélateurs (|ue nous supposons optimum.
- APPAREIL MOBILE DE PRISE DE SONS
- Le, couvercle étant rabattu, le film sensible défile devant l’objectif d'inscription qui projette sur lui la lumière modulée de la lampe d'inscription.
- p.296 - vue 68/144
-
-
-
- Lk Pilm so.xoni<)
- 297
- Qu’appelle-t-on courbe caractéristique d’une émulsion photographique ?
- Nous voici donc conduits à examiner (premier facteur) chaque émulsion d’après sa faculté de fournir des contrastes lumineux, c’est-à-dire des oppositions de transparence et d'opacité en fonction de l’éclairage reçu durant la pose.
- Cette faculté apparaît clairement si nous établissons la courbe caractéristique de l'émulsion (1). Voici une manière de tracer cette courbe qui nous dispensera de remettre en mémoire, ici, de plus amples définitions optiques.
- On sait mesurer les éclairages qui impressionnent la plaque. Il faut nous donner un étalon des opacités, si nous voulons établir une relation métrique entre ces causes et ces
- effets — rela-
- Verre
- -, tion qui don-
- ; , — .1 liera la courbe
- Glace cherchée.
- « coin df. goi.drerg » vu étalon
- KN COUPE ]e physiciei;
- La couche de gélatine, crêpais- Goldberg a
- seur variable, mélangée à du donué ia fanon noir de Jum.ee, fournit un dégradé de lumière progressif, quand on éclaire, par transparence, la plaque formant le insérons de la « coin de Goldberg ». gélatine uni-
- f ormé m ent
- mélangée d’encre de Chine entre deux lames de verre formant un coin très aigu. Par transparence, le coin de Goldberg ainsi réalisé offre un dégradé de lumière. Avec l’émulsion qui nous intéresse, tirons une copie photographique de ce coin (c’est-à-dire : 1° un cliché du coin ; 2° un cliché de ce
- Gélatine
- de l’établir. Comme lui,
- c o M 31 E N t o N TRAC F. UNE COURRE CARACTÉRISTIQUE
- d’une émulsion AU SENSI-TOPIIOTOMÈTRE
- A gauche, uncoin de Goldberg, pris pour étalon, fournit un dégradé de lumière. Une
- copie
- copie de ce coin, obtenue par clichage au moyen de l'émulsion étudiée, est disposée perpendiculai-renient. Avec un double prisme à réflexion totale B, mobile dans le plan ainsi formé (et qu'on observe grâce à un oculaire supposé placé dans la troisième dimension au-dessus de la figure), on recherche les points où les lumières, reçues à travers le coin et à travers sa opie, sont égales. Le lieu géométrique de ces points, tracé ainsi automatiquement par le prisme baladeur, est une courbe caractéristique de Vémulsion.
- effet, le coin et sa copie à 90° (comme axes du graphique) et, en chaque point d’égale transparence du coin et de la copie, élevons une perpendiculaire. A la fin de l’opération, nous aurons tracé (par l’intersection de toutes ces perpendiculaires) une courbe.
- Ce n’est peut-être pas encore la courbe caractéristique de l’émulsion, mais elle fait sûrement partie de sa famille.
- Si nous recommençons, en effet, la même opération de tracé avec des copies du même coin (avec la même émulsion et le même temps de pose), mais affectées d’un temps de développement différent, nous obtenons une autre courbe. Recommençons plusicuis fois en faisant varier la durée de dévcloj -
- (1) Inventée par deux physiciens anglais : Hurler et DrielTield.
- simplement vers fa gauche, et le film flnim.t g-;r se voiler complètement.
- p.297 - vue 69/144
-
-
-
- *2î)S
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Peint
- noy sn
- Log Eclairages
- LE FOINT JIOVIiN, C'IiNTUH 1)K LA FAUTIF. RECTILIGNE DK DA COURBE CARACTÉRISTIQUE U'üNK ÉMULSION DON-N É l'i , D É T K R MIN K A V A N T CIIA Q U E K N R E GIS T R EM EN T DE FILM SONORE , SERT A FIXER L’INTENSITÉ LUMINEUSE QUI DOIT ÊTRE UTI-
- pement. Nous obtenons des eourbes qui se l'approchent de plus en plus d’une forme limite qui est la courbe caractéristique de Vémulsion (1) (voir ligure page 297).
- Si nous insistions sur le temps de développement, la courbe se déplacerait alors vers la gauche, sans déformation,
- lisee par l’operateur jusqu’à disparaître quand
- les plaques se voileraient dans le bain.
- Telle test la courbe qui est l’âme des mesures au laboratoire du studio de prises de vues. (Remarquons, en passant, qu’elle ressemble comme une sœur à la courbe caractérisant, la sensibilité des lampes triodes) (2).
- Pour le physicien, les ordonnées de la courbe en question représentent les densités optiques de l’émulsion correspondant aux logarithmes de l'éclairage (portés en abscisses) (H).
- Le « gamma », facteur de contraste, présente pour l’enregistrement des sons une importance capitale
- La signification de la courbe caractéristique est claire.
- Cette courbe montre qu’au-dessus d’un certain éclairage à la pose, la densité du dépôt d’argent ne croît plus (partie horizontale) et qu’au-dessous d’un certain « seuil », la même densité demeure très faible. Par contre, le milieu de la courbe comporte une ligne droite ascendante. •
- Cela signifie que, pour tout éclairage compris dans cette région rectiligne, l’émul-
- (1) J’ai choisi cette façon empirique île tracer la courbe caractéristique, qui est d’ailleurs celle de l’appareil pratique (sensilophotomèlre), a lin ’ de n’avoir pas à parler du temps de pose (lequel est constant au cinéma).
- (2) Voir La Science et la Vie, n° 125, page 361.
- (3) C’est qu’on ne saurait, en elïct, tracer un graphique directement sur les éclairages et les opacités. Les éclairages sensibles à l’œil humain varient de 1 à 300.000 (lune-soleil) et les opacités d’un cliché photographique peuvent aller de 1 à 10.000.
- sion fournit un noircissement exactement proportionnel à la quantité de lumière reçue. Si la droite est à 45°, on dit que le facteur de contraste est égal à l’unité. C’est sur cette base que doit s’établir, sous peine d’inconvénients majeurs, tout elielié de film sonore
- Les noircissements de l’épreuve finale (copie) du film sonore doivent offrir à la projection (par l’intermédiaire de la cellule photoélectrique et du haut-parleur) des transparences qui restituent exactement la lumière fournie à la pellicule par la lampe modulatrice lors de la prise de sons.
- La partie rectiligne de la courbe caractéristique d’une émulsion indique donc à l’opérateur les limites de l’éclairage utile.
- De plus, l’inclinaison sur les abeisses, la « pente », de cette ligne droite (rapport de la transparence du cliché à l’éclairage reçu) dépend des temps de développement et marque la valeur des contrastes pour chacun de ees temps. Dans les laboratoires, on désigne cette « pente » par la lettre grecque gamma. C’est le facteur de contraste.
- Si gamma est plus petit que 1, le cliché est moins contrasté que le sujet photographié. Si gamma est plus grand que 1, le cliché est plus contrasté que le sujet. C’esl seulement
- laboratoire de sensitométrie Le chimiste trace au sensitophotomètre les courbes caractéristiques des émulsions employées, qui. vont servir à déterminer les temps de pose et de développement pour les films de la journée.
- p.298 - vue 70/144
-
-
-
- LE FILM SONORE
- 299
- OPKltATKUIl Dli PRISE DE SONS AU TRAVAIL AVEC SON AIDE
- Etant, donné le grand nombre de microphones dispersés sur le plateau du studio, il faut pourvoir, à tout instant, soit, couper les uns au bénéfice des autres, soit mélanger judicieusement leurs différents apports. C'est, la tâche de. Vopérateur placé dans sa cabine isolée. A gauche : la table de contrôle et les haut-parleurs répétiteurs. A droite : le système de signaux assurant la liaison avec le plateau, d'une part, et. de l'autre, avec la. chambre de sonorisation ou d'enregistrement des sons.
- s’il est égal à I que la reproduction est rigoureusement fidèle.
- L’accord pho~ tographique des images et
- des sons
- On aperçoit maintenant la sûreté avec laquelle le chimiste va pouvoir surveiller, au moyen des gamma, la fabrication précise du film sonore.
- Parla courbe caractéristique, il connaît les limites du facteur de contraste que l’émulsion peut
- Ampli de contrôle
- ENSEMBLE COMPLET DES APPAREILS MOBILES n'ENIÎL-GISTREMENT DES VUES ET DES SONS
- A gauche : l'appareil de prise de sons (voir page 296). A droite : l'appareil de prise de vues, relié par fil au premier pour assurer le synchronisme. Ces (leur appareils, l'un monté sur roues, Vautre sur trépied, sont facilement déplaçablcs.
- donner. Il développe en conséquence. L’opérateur, au studio, connaît de même, par celte courbe, dans quelle mesure il peut compter voir apparaître sur le film les oppositions de lumière qu’il aperçoit ou qu’il agence au studio.
- Mais la prise de vues a des exigences spéciales : il faut tantôt adoucir et tantôt durcir ses clichés. Bref, la valeur de ses contrastes peut ne pas coïncider avec
- p.299 - vue 71/144
-
-
-
- LA SCI LS CE ET LA VIE
- ;}<)<>
- celle du film sonore. Dans ce cas, la bande sonore (cliché direct, négatif) enregistrée en marge du film visuel comporterait un gamma différent de 1, si, fort heureusement, le film sonore n’avait une possibilité de correction qui lui est propre. La bande sonore n’est pas le « positif » du « négatif » directement enregistré : elle est une « copie » de ce négatif. Donc, sa fabrication com-
- L’application de la sensitométrie à l’enregistrement des films sonores
- Cet exposé des éléments de sensitométrie était indispensable pour bien saisir l’esprit qui doit régner dans un studio moderne de film sonore et parlant.
- Aucune émulsion ne doit entrer en jeu qu’on n’ait établi sa courbe. Aucun film
- LA ClIAMUUH CONTENANT LES APPAREILS D ENREGISTREMENT DES SONS
- La ligne téléphonique venant des microphones enregistreurs, à travers les amplificateurs (au second plan), actionne, la cellule de Kerr, qui règle, par ses variations, le faisceau lumineux enregistreur issu de la lampe située au premier plan (en bas, à gauche) : le film impressionné se déroule, dans la chambre noire placée an centre. Au fond, le système télégraphique chargé d'enregistrer (au moyen de la lampe de synchronisation) des repères sur le film sonore, correspondant aux images visuelles synchrones prises
- au studio au
- porte l’intervention d’un cliché intermédiaire, le « positif ».
- Si le gamma du négatif, pour les motifs que nous venons d’énoncer, est plus grand que 1, on s’arrangera pour que le gamma du positif intermédiaire soit exactement inverse. Le gmmna de la copie (qui représente le produit des deux précédents) sera rigoureusement égal à l’unité.
- Ainsi, l’opérateur des vues, comptant sur l'aide du chimiste, conserve la liberté de sa technique, sans nuire, en définitive, à l’exactitude musicale.
- même instant.
- (positif, négatif ou copie) ne doit être tiré sans que des essais préalables n’aient fixé le temps de développement qui donnera le gamma (facteur de contraste) désirable. Le scnsitojjhotomètre remplit, au studio, une fonction aussi importante que celle du metteur en scène.
- Ainsi, au studio d’Ëpinay, chaque matin, le chimiste fixe les conditions du travail.
- Les conditions acoustiques de la prise de sons et l’état du circuit électrique enregistreur de sons étant supposés corrects, trois essais de film sont apportés au chimiste,
- p.300 - vue 72/144
-
-
-
- L F FILM S O N O II F
- 301
- tirés par l’opérateur sur trois intensités différentes de la lampe enregistreuse.
- Au développement, ces trois essais fournissent trois pellicules d’un noircissement différent. D’après la courbe sensitométrique (obtenue par comparaison d’un « coin de Goldberg » avec sa copie sur le même film), le chimiste choisit celle dont la densité optique correspond au « point moyen »
- (centre de la partie rcctil igné de la courbe). L'intensité lumineuse sous laquelle a été tiré Fessai correspondant est la bonne. C’est sur elle que l’opérateur va marcher toute la journée.
- Nous ne parlerons pas ici d’autres essais relatifs au développement des films complets. Ces essais déterminent mathématiquement les temps nécessaires et servent de contrôle à la bonne exécution du travail.
- Si nous avons insisté sur la méthode sen sito métri q ne , c’est qu’elle est trop souvent méconnue au studio.
- L’œil n’est pas offensé outre mesure, à la projection des images cinématographiques, par les erreurs de contraste résultant de cette négligence. Mais l’oreille est beaucoup moins indulgente.
- Par exemple, l’auditeur le moins délicat, ne peut supporter un roucoulement amoureux de la star enregistré sous la forme d’un commandement de colonel. Certains films nous ont si peu épargné de telles discordances qu’une revue spécialisée a ouvert une enquête : « Pourquoi les scènes (l’amour font-elles rire au film parlant ? » Notre réponse est simple : établissez le film parlant parles méthodes du physicien, vous esquiverez les contrastes ridicules.
- La « physique » du studio doit être rigoureusement contrôlée
- Ce contrôle sensitométrique ne dispense pas de veiller à l’exactitude de la physique du studio (électrique et acoustique).
- Ne posez pas le microphone sur une table polie : les ondes sonores réfléchies couvriront l’appareil d’interférences. Les soins chimiques seront, de même, inutiles si l’amplification électrique est faussée.
- A Ëpinay, un gros effort a été fait dans ce sens. Les studios comportent toutes les commodités que souhaite le technicien. Leur isolement relatif aux bruits extérieurs est particulièrement remarquable.
- C’est ainsi que, les moteurs des appareils de prise de vue ou de tirage exigeant la fréquence 48, alors que celle du secteur est 50, on a établi une salle de transformation par convertisseurs tournants. L’ensemble de 1’appareillage repose sur des amortisseurs de vibrations d’une extrême sensibilité et, finalement, sur un socle de caoutchouc. Ainsi, le studio voisin se frouve-l’abri des ronflements parasites.
- Les murs sont eux-mêmes protégés contre le son par deux épaisseurs de bois et une troisième de matière isolante. En certains points, la couche extérieure de bois est complétée par du fibro-eiment. La toiture est en éverite avec couche extérieure en eélotex et « bah-rock », sorte de laine de verre. Un matelas d’air isolant, est ménagé sous le toit.
- Toute l’armature extérieure du grand studio (superficie : 40 X 22 m) est composée de ferrures extrêmement rigides, auxquelles
- «KUX ÉCHANTILLONS nu FILM SONOltli
- Celui de gauche porte F enregistrement d'une voix féminine ; celui de droite, le bruit d'un moteur d'avion. Le seul aspect de la répartition des variations d'intensité lumineuse (sur la bande sonore ménagée entre les images et les perforations), dans l'un et l'autre exemple, montre combien un son musical diffère d'un bruit.
- p.301 - vue 73/144
-
-
-
- 302
- LA SCIENCE ET LA VIE
- L’APPAREIL SERVANT A TRADUIRE SUR DISQUE R MONOGRAPHIQUE L’ENREGISTREMENT PHOTO
- SONORE DU FILM
- Le film sonore impressionne une cellule photoélectrique dont le courant modulé vient actionner le pick-up enregistreur sur cire. A gauche : un microscope permet de contrôler la bonne marche de l'opération.
- sont suspendus, par ponts roulants, les plafonniers lumineux. Manœuvrés par treuil, ceux-ci montent et descendent jusqu’à un mètre du sol, à la commande du régisseur.
- Un second studio (18 m x 12 m) existe.
- Chacun d’eux a s e s salle s d’écoute et ses appareils d’enregistrement neuf microphones et autant d'appareils de prise de vues pouvant fonctionner simultanément,.
- Le film qui
- se tourne au studio s’enregistre, du point de vue sonore, dans une salle spéciale, sur
- appareil fixe relié par fil aux microphones.
- Cet appareil a pour base une cellule de Kerr (1) qui module le faisceau lumineux enregistreur, grâce au courant téléphonique amplifié provenant des microphones.
- Des appareils d’enregistrement photosonores mobiles existent égale-
- ( 1 ) V. La Science et la Vie, il0 117, page 217.
- TABI7G DE REPRODUCTION SONORE POUR DISQUES SYNCHRONISÉS AVEC LE FILM VISUEL, DANS LE SYSTÈME (DE PLUS EN PLUS ABANDONNÉ) OU LE FILM N’EST PAS SONORISÉ DIRECTEMENT (EMPLOI DE DISQUES)
- p.302 - vue 74/144
-
-
-
- LE FILM SONORE
- !503
- nient, surtout pour l’exécution en plein air. Dans ces appareils, la modulation peut être produite également par une cellule de Kerr, mais elle l’est, plus ordinairement, par une lampe cathodique (are dans le vide).
- La synchronisation des sons et des images
- La bande sonore prise en dehors du film à images doit être reportée en marge de ce
- distincts dans l’espace. Donc, le film devra comporter un certain décalage entre l’image visuelle et l’image photosonore correspondante, de manière à laisser à la pellicule assez de flottement pour passer commodément de la projection discontinue des images à la projection continue des sons, sans que ce décalage sur le film nuise au synchronisme. Le décalage adopté généralement est de dix-neuf images.
- VUK GKNKRAI.K DK 1,’aTKKIKR DK TIRAGK DK I IIAÏS POSITIFS d'kpIXAY (SKINK)
- Les finis négatifs se déroulent, accolés au film, vierge sur lequel est tiré le positif, dans un appareil automatique. Ils passent devant, une lampe à une. vitesse uniforme, calculée d'après l'intensité
- lumineuse et les caractéristiques des clichés.
- film. Ce report ne doit pas rompre le synchronisme des paroles et des gestes des personnages.
- Quand le film complet (sonore et visuel) est présenté à la projection, les images vont s’écouler devant l’objectif, à un rythme prévu, une à une. Ce mouvement discontinu, inhérent à la projection des images, ne convient pas à la reconstitution sonore, laquelle exige un défilé continu à vitesse uniforme devant la cellule reproductrice.
- D’autre part, les passages des images et des sons devant leurs projecteurs respectifs doivent être simultanés, bien que ces projecteurs, de par leur nature même, soient
- Cette condition nous laisse comprendre que le report de la bande sonore sur le film exigera, une extrême précision. Les.appareils Tobis enregistreurs de sons impriment à cet effet, tout le long du film sonore, des repères du type Morse, sans discontinuer, repères qui sont commandés parla prise de vues au studio. Ainsi, le praticien pourra, grâce à ces repères, juxtaposer les deux bandes sonores et visuelles pour ainsi dire point par point, et non en se fiant seulement à la seule coïnci dence du top de départ.
- La méthode permet de réaliser commodément le synchronisme sur « plans différents ». Exemple : rire d’un spectateur.
- p.303 - vue 75/144
-
-
-
- 301
- LA SCI ES CL ET LA VIE
- synchrone de la parole d'un acteur invisible ; ou, encore, de superposer après coup des sons d’instruments différents. Toute une technique musicale nouvelle peut sortir de là.
- Le synchronisme ainsi assuré, instant par instant, entre le studio et la salle de sonorisation, l’est, au moyen de moteurs électriques à courants alternatifs d’un montage très précis.
- Dans le cas de l’appareillage mobile, la synchronisation s’effectue par un jeu d’engrenages assurant le maintien rigoureux du décalage adopté entre le son et l’image.
- Nouveau-né, le film parlant balbutie à peine
- Nous bornerons là notre étude de la prise des films sonores. Qu’il nous suffise d’avoir montré co m bien le nouveau mode ci nématogra-phique comporte de délicatesse et, par conséquent, de ressources à venir, dès que la science saura les faire valoir totalement.
- C’est ainsi, par exemple, que la faculté d’enregistrement du film sonore dépasse de beaucoup la fréquence extrême de 0.000, au-dessus de laquelle ne peuvent monter les meilleurs disques phonographiques. Pour l’instant, ceci n’a pas grand intérêt, étant donné que les haut-parleurs en service ne peuvent restituer ces fréquences, intéressantes surtout parce qu’elles représentent les harmoniques des notes usuelles plus basses. Le timbre, donc la beauté des sons, dépend de ces harmoniques. Que le haut-parleur se perfectionne, et le film musical sera, d’emblée, une forme d’enregistrement beaucoup plus esthétique que le disque.
- Le film sonore sur bande étroite accolée en marge de la bande visuelle, n’est d’ailleurs pas la formule définitive du film parlant.
- Il faudra arriver à des bandes sonores plus larges, peut-être même — ainsi que le suggère M. Gaumont — à un film de même grandeur que le film visuel et recouvrant entièrement ce dernier. Dans ce cas, le film sonore devrait conserver sa transparence vis-à-vis de la lumière visible (afin de ne pas gêner la projection des images), tout en portant (enregistrée sur des émulsions spéciales au moyen de lumière ultra-violette) (1) l'inscription invisible des sons. La restitution de ces sons se ferait évidemment
- à la même lumière ultraviolette : la cellule photoélectrique n’en serait que mieux impressionnée, et l’enregistrement large fournirait des nuances absolument rigoureuses.
- D’autres questions, plus urgentes, d’ailleurs, appellent l’attention des cinéastes du film parlant, nota m ment l’étude de l’acoustique très spéciale des studios — laquelle est très différente de celle des salles de théâtre. Et cette dernière est encore elle-même à peu près inexplorée (2).
- Les microphones se perfectionnant chaque jour permettront sans aucun doute de faire beaucoup mieux, mais l’optique des images est pour longtemps arrivée à un stade d’où elle ne bougera guère.
- Le nouveau arrivera-t-il avec le relief et la couleur ? Nous aurons alors le théâtre intégral au cinéma. Mais ce ne sera plus du théâtre, à cause justement des nouveaux horizons offerts à l’action. Les artistes et les acteurs le prévoient et le sentent déjà, en l’état actuel de la technique.
- Victor Jougla.
- (1) Il existe une huile spéciale sensible aux rayons U. V. el quelques émulsions (Galzavnrra).
- (2) Voir La Science el la Vie, n° loi, page 2.
- CHEF MONTEUR AU TRAVAIL DE REPÉRAGE
- Cet opérateur ajuste la bande photosonore sur le film des images visuelles. Il établit le synchronisme au moyen des repères télégraphiques inscrits sur l'un et l'autre film.
- p.304 - vue 76/144
-
-
-
- PAR L’ASSECHEMENT DU ZUYDERZÉE LA HOLLANDE CONQUIERT PLUS DE 200.000 HECTARES (1) SUR LA MER
- Par Jean MARCHAND
- Dans la lutte séculaire qu'elle a entreprise contre la mer, la Hollande — dont une grande, partie du territoire est constituée de terres récupérées sur les eaux — a entamé, depuis dix ans, une phase décisive : l'assèchement du Zuyderzée (2), cette échancrure géante, de 220 kilomètres sur 75, communiquant avec la mer du Nord. Et voici que l'on a récemment inauguré les stations d'épuisement du premier des quatre polders (3), qui seront successivement asséchés après, avoir été séparés de la mer par des digues. En même temps se poursuivent activement les travaux de fermeture du golfe lui-même par une digue de près de 20 kilomètres. Ainsi, la Hollande récupérera 232.000 hectares de terres, dont les propriétés ont montré, aux essais, qu'elles étaient aptes
- à l'exploitation agricole.
- De tous temps, la Hollande a livré une lutte âpre et incessante contre les eaux, aussi bien contre la mer que contre ses fleuves et ses lacs, qui tendent constamment à l’envahir. Non seulement elle s’est toujours détendue contre cet en-
- ses ingénieurs furent victorieuses des éléments.
- C’est ainsi que, depuis trois quarts de siècle, elle a transformé, en l’asséchant, le grand lac de Harlem en 18.277 hectares de terres labourables, aujourd’hui cultivées.
- valusse ment, mais encore elle est passée à une offensive hardie, qui lui a permis de réaliser des gains de territoire d’une manière tout à fait pacifique, où la science et la technique de
- (1) Pour fi x e r les idées, un hectare représente la surface comprise entre les quatre piliers de la Tour Eiffel.
- (2) V. La Science cl la Vie, n° 120, page 539.
- (3) Un polder est une région basse et marécageuse conquise sur la mer. Il faut entendre ici, par ce mot, une fraction du Zuyderzée séparée artificiellement de la mer et destinée à êlre asséchée.
- Une
- entreprise
- grandiose
- D a ns une conception grandiose, elle a entrepris, depuis une dizaine d’années, une œuvre vraiment gigantesque, qui lui permettra de gagner 232.000 hectares sur son ennemie de toujours : la mer. Il s’agit en effet, tout simplement, de l’assèchement du Zuyderzée, cette échancrure géante qui ne mesure pas moins de 220 kilomètres sur 75 ! Autrefois simple lac, lelacFlevo,une
- CARTE D ENSEMBLE DES TRAVAUX DU ZUYDERZEE
- p.305 - vue 77/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 806
- tempête de la mer du Nord en fit, en 1284, une véritable mer, noyant d'un seul eoup 72 villages et faisant plus de 100.000 vic-times. Après plus de sept cents ans, grâce aux progrès de la technique, la Hollande a donc décidé de forcer la mer à se retirer.
- De nombreux projets furent préconisés et, enfin, celui de l’ingénieur et ministre Lély fut adopté, après de vives résistances. Votés en 1918, les crédits nécessaires permirent de passer à l’exécution des travaux.
- par une digue et a reçu le nomde lac d’Ijssel.
- Pour constituer ces polders, il fallait donc élever des digues. Celle qui est terminée actuellement sépare le polder nord-ouest de la mer. Partant du village d’Ewijkluiss, le premier tronçon, de 5 kilomètres environ, relie la terre ferme à l’île de Wieringen. Le deuxième tronçon, de 18 kilomètres, s’appuie, d’une part, à Den Oever, sur l’île de Wieringen, et aboutit à Mcdemblick, après être passé au banc de Oudzeug.
- PROTECTION d’une DIGUE CONTRE 1,’aEKOUIUDEMENT DES EAUX Cette protection est assurée an moyen de fascines lestées de pierres, pour la partie de. la digue au-dessous de Veau. Au-dessus du niveau de la mer, on emploie le basalte ou des moellons de pierre.
- Dix ans se sont écoulés, et voici que l’on a inauguré récemment (10 février 1980) les premières stations d’épuisement qui devaient permettre l’assèchement du premier polder du Zuyderzée.
- Quatre polders du Zuyderzée seront successivement asséchés
- Il est évident, en effet, qu’on ne pouvait exécuter ce travail de géants sans le morceler. Aussi le projet a-t-il prévu la formation de quatre grands polders : un au nord-ouest (20.000 hectares) ; un au sud-ouest (.7(5.000 hectares) : un au sud-est (95.000 hectares) ; un au nord-est (58.000 hectares). Ainsi tout le Zuyderzée ne sera pas asséché, et il restera une langue liquide qui sera séparée de la mer
- Pour établir cette digue, on a construit tout d’abord deux empierrements parallèles, laissant entre eux un espace assez large pour une route. Ces empierrements ont été établis au moyen de grands caissons en osier, qui, une fois ancrés à leur emplacement, étaient chargés de pierres. Au fur et à mesure de leur enfoncement, on augmentait la charge de pierres jusqu’à ce qu’ils reposent sur le sol.
- Entre les deux empierrements fut accumulé du sable, et lorsque le niveau de celui-ci fut supérieur à celui de l’eau, le tout fut recouvert d’argile du Zuyderzée (keilem). Des fascinages, des empierrements, des plaques de basalte protègent la digue contre les vagues.
- Mais on ne barre pas ainsi le passage au
- p.306 - vue 78/144
-
-
-
- V ASSECHEMENT DÜ ZÜYDERZÊE
- VUE AÉRIENNE DE MEDEMBIJCK, MONTRANT L’ABOUTISSKMENT DE LA DIGUE ET j/EMPLA-CEMENT DE LA STATION DE POMPAGE POUR L5 ASSÈCHEMENT DU POLDER DE W1E1UNGEN L'assèchement de ce polder donnera à la Hollande 20.000 hectares de terres cultivables.
- VUE DE LA STATION DE POMPAGE SITUEE PRES DE MEDEMBLICK
- Celte station comprend trois groupes de motopompes électriques, pouvant évacuer chacun 400 mètres cubes d'eau par minute, à une hauteur de. refoulement de 0 mètres.
- p.307 - vue 79/144
-
-
-
- *> ♦ >
- 08
- la science et la vie
- INSTALLATION DLS POMPES DE LA STATION DE MEDEMBLICK
- VUE INTERIEURE D UNE DES POMPES
- DE MEDEMBLICK,
- ETA BU ES EN BÉTON ARMÉ
- p.308 - vue 80/144
-
-
-
- L ASSÈCHEMENT DU ZUYDERZÉE
- .‘50!)
- flot si l’on ne prend la préeantion d’en assurer l’écoulement. Il ne faut pas oublier, en effet, que le Zuyderzée est le déversoir naturel d’un grand nombre de canaux. C’est pourquoi on a ménagé, entre la Hollande septentrionale et l’île de Wieringen, le canal du Balgzand, entre Van EwijckluissetOostoever. Fermé temporairement pendant la construction de la digue, pour éviter que les tempêtes ne viennent contrarier les travaux, il fut ouvert en 1929. Ce canal a été dragué
- par des moteurs électriques, tandis que celle de Den (lever est équipée avec des moteurs Diesel. On réduit ainsi les risques de pannes, puisque la première station dépend de la centrale électrique chauffée à la houille, tandis que la deuxième s’approvisionne en huilés lourdes.
- A Medembliek, trois groupes motopompes peuvent évacuer chacun 400 mètres cubes par minute à une hauteur de refoulement de 6 mètres.
- EXTRÉMITÉ DE LA GRANDE DIGUE QUI SEPARERA LE ZUYDERZEE DE LA MER POUR FORMER, PAR LA SUITE, LE LAC D’EAU DOUCE d’i.TSSEL
- à partir de Aartswoud. Des écluses de navigation, actuellement achevées, font communiquer les canaux avec les voies d’eau autour du polder.
- Deux puissantes stations de pompage sont déjà en action
- L’épuisement des eaux du polder se fait au moyen de deux stations de pompage, situées à Medembliek et près de Den (lever. Elles serviront ensuite au drainage permanent du polder. Leur puissance est assez considérable pour assurer ce drainage d’une façon régulière, afin que les terres récupérées puissent être utilisées pour l’agriculture.
- I^a station de Medembliek est actionnée
- La station de Den Oever comprend deux groupes, composés chacun d’une pompe centrifuge accouplée directement à un Diesel 6 cylindres. Chacun évacue environ 250 mètres cubes d’eau par minute à une hauteur de 5 m 30.
- Ensemble, les deux stations peuvent donc pomper 1.700 mètres cubes d’eau par minute, soit 25 millions de mètres cubes par jour.
- Le polder une fois asséché, il restera à établir les fossés le long des routes et des lots (environ 1.200 kilomètres), à creuser 40.000 kilomètres de rigoles (le tour de la Terre) pour assurer le drainage des eaux et permettre de cultiver les terres ainsi récupérées sur la mer.
- p.309 - vue 81/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- .*m>
- Comment on utilisera les terres recouvrées
- II est évident que de tels travaux ne pouvaient être entrepris sans une étude préalable des conditions dans lesquelles les terres récupérées pourraient être utilisées. Aussi a-t-on l'ait, en 1927, entre Medemblick et Enklmizen, sur un polder d’essai de 40 hectares, des expériences de dessalement et de mise en culture du sol. On n’a pas hésité à
- pas sullisant. En lait, cette digue ne donnera pas à la Hollande un mètre carré de plus de terres cultivables.
- Cependant, sans tenir compte de l’avantage que présente cette digue au point de vue de la protection contre le niveau dangereux des hautes mers, elle permet d’envisager :
- La création d’un lac d’eau douce, le lae d’Ijssel, intéressant pour l’approvisionnement en eau douce pour l’agriculture, l’industrie, les canaux de la Frise, etc. ;
- IJUl'AllT 1)10 I,A DIOUE l'KliMANT 1,15 POLDER NORD-OUEST, A D15N OEVER
- dépenser 1 million de llorins pour ces 40 hectares, puisque l’avenir économique du projet en dépendait.
- Des analyses chimiques et physiques du sol, des essais microbiologiques ont démontré I i transformation des terres salines en terres arables. Des champs d’expériences ont également prouvé que des mélanges d’herbes et de trèllcs, l’avoine, les pois, les betteraves, pouvaient être convenablement cultivés.
- Une digue de 18 kilomètres de long fermera le Zuyderzée
- On pourrait se demander s’il était nécessaire d'entreprendre la fermeture complète du Zuyderzée par une digue et si l’assèchement des quatre polders prévus ne serait
- Une meilleure évacuation des eaux ;
- Une diminution des frais d'entretien des autres digues ;
- Une protection contre les inondations pendant les tempêtes ;
- Une communication plus rapide entre la Hollande septentrionale et la Frise (un chemin de fer et une route sont prévus sur la digue) ;
- Une navigation plus sûre dans l’Ysel-Mer ;
- La possibilité de développer la pêche en eau douce.
- Aussi a-t-on décidé sa construction.
- Partant de Den Oever, à l’extrémité de l’île de Wieringen, elle aboutit à Zurig, sur la côte de Frise. Les matériaux sont empruntés au fond même du Zuyderzée. Vers
- p.310 - vue 82/144
-
-
-
- V ASSÈCHEMENT DU ZUYDERZÊE
- 311
- la mer^on établit un noyau d’argile, que l’on trouve en certains points du Zuyderzée et qui résiste parfaitement à l’érosion des eaux. Vers le lac d’Ijssel, on a entassé du sable, protégé par une couche d’argile.
- Au moyei^de chalands spéciaux, munis de vannes inférieures, on décharge ensuite du sable pris dans la mer pour combler l’espace ainsi créé. Pour la construction de la partie de la digue au-dessus de l’eau, le sable dragué dans la mer est amené par des chalands ordinaires, puis refoulé, mélangé à de l’eau, par
- ments où le courant est faible, le resserrement qui en résulte n’augmente pas dans de trop grandes proportions la vitesse des courants de marée.
- Dès 1928 fut construite une digue de fermeture de la côte de Frise au banc de Korn-werd (3.600 mètres), et, en 1929, on acheva l’établissement d’un tronçon de digue de 2.000 mètres auBreezand, à mi-chemin entre l’île de Wieringen et le banc de Kornwerd.
- La marche rapide des travaux, en 1929, a permis de construire un tronçon de la
- AMORCE DE LA GRANDE DIGUE DE FERMETURE DU ZUYDERZEE, SUR LE RANG DE KORNWERD. ENTRE LA COTE DE FRISE ET L’iLE DE WIERINGEN
- une drague suceuse. L’eau s’écoule dans la mer et le sable se dépose.
- Enfin, on protège la digue par des fascines lestées de pierres, au-dessous de l’eau, et par un revêtement de basalte ou <le moellons de pierre, au-dessus de l’eau, puis par un gazon-nement.
- La construction de cette digue de 18 kilomètres de long est commencée en plusieurs points. En effet, bien que cela paraisse augmenter la difficulté pour l’installation des chantiers loin de la terre ferme, il ne faut pas oublier la puissance de l’ennemie que l’on veut chasser : la mer. Les Hollandais en ont fait état. C’est donc pour respecter autant que possible les courants que des tronçons ont été amorcés en différents points. Ceux-ci étant choisis aux emplace-
- digue (1.100 mètres) sur les bancs à l’est de Wieringen. Grâce à l’établissement d’un seuil sous-marin artificiel, on a pu, en effet, resserrer les passages des courants marins sans les rendre dangereux. Ces seuils seront utilisés comme assises de la digue, au moment de la fermeture. *
- Deux groupes d’écluses sont prévus dans cette digue. Le premier, à Den Oever, comprendra trois fois cinq écluses d’évacuation, d’une iongueur de 50 mètres et d’une largeur de 12 mètres, et une écluse à sas avec portes intermédiaires, d’une longueur utile de 142 mètres, permettant l’éclusage simultané d’un bateau de 2.000 tonnes avec son remorqueur.
- Le second groupe d’écluses, situé au banc de Kornwerd, comprendra deux fois cinq écluses analogues aux précédentes et deux
- 33
- p.311 - vue 83/144
-
-
-
- 312
- LA SCIENCE ET LA VIE
- (Photo communiquée Par le Miroir duMonde.)
- VUH AÉIUENNE DE'.S 20.000 HECTARES DK.JA GAGNÉS SUR RA MER, A WIERINGEN
- f
- (Plioto communiquée par Le Miroir du Monde.) GRS Cl’RTCRES ONT DEJA PRIS RA TRACE DE RA MER
- écluses à sas. Ces derniers ouvrages seront construits sur pilotis ; 12.000 pieux ont été battus à eet effet.
- La construction de ces ouvrages d’art se fait sur le fond de la nier, mis à sec au moyen de digues, qui seront démolies par la suite.
- Ce que coûtera le projet
- D’après les évaluations faites en 1024, le coût de la grande digue devait être de 5)0 millions de florins ; celui de l'assèchement du polder nord-ouest, de Wieringen, devait atteindre 30 millions de florins. Actuellement, on envisage une augmentation de 38 millions de florins pour l’établissement de
- la digue et de 23 millions de florins pour le polder nord-ouest. Les nouvelles évaluations n’ont pas été faites pour les autres travaux.
- On compte cependant que les profits que retirera la Hollande de ce grandiose projet seront bien supérieurs aux dépenses. Non seulement son territoire sera agrandi, mais encore les terres récupérées seront utilisées par l’agriculture et acquerront ainsi une grande valeur. Quoi qu’il en soit, on ne peut qu’admirer sans réserve ce travail de géants, qui s’effectue patiemment, mais sûrement, contre la mer envahissante.
- Je.an Marchand.
- p.312 - vue 84/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- PRECISION...
- signe des temps
- Lire le temps ou 1/5* de seconde
- Que vous soyez médecin, ingénieur ou sportif, c’est pour vous un besoin auquel répond exactement le nouveau chronogra-phe Sarda au 1/5'' de seconde. Selon l'utilisation, choisissez le fameux chronographe-bracelet ou le robuste chronographe de poche. Ces deux modèles se font également avec cadran îachymètre pour l’auto.
- modernes
- DE tous les mécanismes que vous faites jouer: téléphone, autos, photo, vous exigez un service
- f>arfait. A plus forte raison ’exigez-vous de la montre qui règle toute votre vie.
- C'est pourquoi vous voulez une montre de Besançon; mieux encore,une montre qui porte la marque et la garantie des Ets Sarda, les fabricants réputés de Besançon, installés depuis 1893.
- Pour la choisir, demandez le superbe catalogue Sarda n° 31 -65 A, où figurent 400 modèles pour dames et messieurs, 30 à 40 % moins chers que chez le détaillant.
- Sarda vous présente aussi ses rayons annexes dans deux magnifiques albums : Pendules et Réveils. N° 31 -65 B Joaillerie-Orfèvrerie. N° 31-65 C
- Demandez l'envoi gratuit de la documentation qui vous intéresse aux Établissements Sarda
- Chronographe bracelet A boite ghromée, 398 L
- FABRIQUE D'HORLOGERIE DE PRÉCISION
- p.n.n. - vue 85/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- :
- Ce superbe catalogue franco sur demande adressée aux
- Usines PEUGEOT à BEAULIEU
- Bloc moteur 4 temps <
- 3 rapports de vitesse permettant le tourisme en montagne. Graissage automatique par pompe. Embrayage à disques multiples.
- Châssis
- Cadre surbaissé et fortement triangulé. Fourche à parallélogramme à forte chasse. 2 freins à tambours très puissants.,
- A 192
- (Doubs)
- (teimeet
- p.n.n. - vue 86/144
-
-
-
- LE PROGRES SCIENTIFIQUE ET L’ARMEMENT L’armement de l’infanterie allemande
- Par le Lieutenant-Colonel REBOUL
- Les progrès de la science, dans le domaine de Varmemeni comme dans tant d'autres, modifient sans cesse tout ce qui touche à la technique, à l'emploi des différentes armes, à l'armement lui-même toujours en pleine évolution. L'aviation, la motorisation (1), la guerre chimique (2), les armes automatiques notamment, fondées sur la technique, ont profondément évolué depuis dix ans, entraînant de sérieuses et importantes modifications dans les conditions et les nécessités de la tactique, voire de la stratégie, dans l'attaque comme dans la défense. Nous avons pensé qu'il appartenait à La Science et la Vie de montrer cette évolution dans tous les domaines de l'armement et dans chacun des principaux pays, afin que l'on puisse juger en connaissance de cause des progrès accomplis en liaison avec la science et l'industrie. L'un des écrivains militaires les plus qualifiés, notre éminent collaborateur le lieutenant-colonel Reboul, expose ici les perfectionne-
- ments réalisés en ce qui concerne l'armement di avec autant de rapidité que de méthode
- L’armement
- est fonction de la conception générale de chaque armée
- En 1914, l’armement des deux infanteries allemande et française était sensiblement de même valeur technique, mais les deux armées n’avaient pas, tant s’en faut, la même conception de la bataille. Nous n’avions, nous, qu’une pensée : pousser le plus rapidement possible vers l’ennemi pour arriver à distance d’assaut. Nous étions persuadés que la force morale que procure l’attaque permet d’imposer sa volonté à l’adversaire et de fixer le succès. La conception allemande était toute différente. Elle accordait au feu toute sa valeur et cherchait par tous les moyens à développer sa puissance.
- Le développement des armes automatiques
- L’expérience du champ de bataille ayant convaincu les Allemands qu’ils avaient vu juste, ils cherchèrent, pendant toute la campagne, à développer au maximum leurs armes automatiques qui sont les organes de feu par excellence.
- Notre emballement en 1910 sur l’importance des forces morales a donc eu des répercussions lointaines en matière d’armement. Elles ont été telles qu’elles se font encore sentir de nos jours. Sans doute, les deux infanteries sont toutes les deux persuadées, actuellement, qu’elles ne pourront
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 163, page 35.
- (2) Voir La Science et la Vie, n° 163, page 3.
- l'infanterie allemande, qui a. évolué précisément dans la voie que nous venons d'évoquer.
- pas emporter de vive force une position énergiquement défendue, tant qu’elles n’auront pas annihilé au préalable, par un moyen quelconque, le défenseur. La supériorité de l’armement constitue l’un des plus simples et des plus sûrs de ces moyens, mais les deux infanteries, comme nous verrons, ne sont pas orientées dans la même voie en ce qui concerne ce dernier point. L'infanterie allemande, plus que la nôtre, cherche à développer l'arme automatique.
- Vers une plus grande portée des armes automatiques
- En 1914, nous ne considérions la mitrailleuse que comme un instrument de feu à réserver, dont le tir devait se superposer à celui des unités déjà engagées. Les Allemands, à juste titre, comptaient utiliser la très grande portée et la très grande précision de cette arme stable pour ouvrir le feu avec elle à des distances supérieures à celles permises par le fusil.
- La tradition se perpétue. Depuis l’armistice, des deux côtés de la frontière, nous persévérons les uns et les autres dans nos conceptions. Notre fusil « Châtellerault » n’est qu’une amélioration de notre fusil-mitrailleur. L’Allemagne, pour augmenter la portée de ses mitrailleuses lourdes, à côté d’autres perfectionnements, les munit d’appareils de visée optiques. Leur distance pratique de tir ellicace est portée ainsi à 3.000 et même 3.500 mètres. Les Allemands cherchent donc toujours à augmenter la portée utile de leurs armes automatiques.
- p.313 - vue 87/144
-
-
-
- 314
- LA SCIENCE ET LA VIE
- L’armement de l’infanterie doit être extrêmement robuste
- Les deux infanteries ont line conception différente en ce qui concerne la rusticité de l’arme. Nous, Français, avons souvent demandé à nos engins automatiques de résoudre un trop grand nombre de problèmes. Notre mitrailleuse normale du début de la guerre de 1914, dite de Saint-Etienne, était un instrument merveilleux, mais par trop délicat. Nous avons dû y renoncer.
- de leur nouvelle mitrailleuse légère. Ils veulent des armes extrêmement solides.
- Dans toutes les questions concernant l’armement de son infanterie, l’Allemagne s’est donc toujours inspirée des principes suivants :
- — Il y a intérêt à multiplier le nombre des engins à tir automatique. Une seule limite à leur développement : les possibilités de l’industrie.
- —- L’arme n’aura jamais ni une portée, ni une précision trop grandes.
- MINENWERFER MINENWERFER MINENWERFER
- LÉGER MOYEN LOURD
- Calibre 7 cm G 17 cm 21 cm
- Poids du tube 23 kg 150 kg 310 kg
- — du berceau 32 kg 137 kg 300 kg
- — de l’alTût 24 kg 92 kg 180 kg
- — de la crosse d’al'l'ût : 68 kg
- — total 147 kg
- — du MW prêt au départ, dans son
- caisson 275 kg 800 kg 1.800 kg
- Caisson avec le conducteur 550 kg
- Voiture à munitions avec le conducteur.... 400 kg
- Plate-forme 66 kg 207 kg
- Poids de mines explosives 4 kg 600 53 kg
- — — de rupture 4 kg 650
- — — lumineuses 5 kg
- — — porte-message 4 kg 600
- Portée utile 1.100 m 900 m 900 m
- Vitesse de tir à l’heure 100 coups 50 coups 30 coups
- — — maxima à la minute 20 coups 8 coups
- Attelage nécessaire 2 chevaux 4 chevaux 6 chevaux
- Peut, être porté, démonté, par 10 hommes 22 hommes
- Efficacité Ce'le de l’obus Plus grande que Plus grande que
- de 77. celle de l’obus celle de l’obus
- de 105. de 210.
- TARLEAU DES CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES DES « MINENWEREER » (LANCEURS DE MINES), EN SERVICE DANS L’ARMÉE ALLEMANDE A LA FIN DE LA GUERRE
- En Allemagne, plusieurs années déjà avant la guerre, on avait prévu que la mitrailleuse pourrait intervenir dans toutes les phases de la bataille. Cela nécessitait un engin solide, simple, pouvant tirer longtemps, capable de résister à l’effort prolongé et soutenu qu’on lui demandait. Dans ce but, on construisit une arme, peut-être lourde mais précise, à refroidissement par eau, Elle était susceptible d’exécuter des feux de longue durée, mais elle ne pouvait pas, comme la nôtre, nuancer ses tirs à l’infini.
- Pendant la guerre, quand il fallut doter leur infanterie d’une arme automatique légère, les Allemands sacrifièrent résolument la question de poids à celles de solidité et de robustesse ; ils conservèrent le refroidissement par eau. Actuellement encore, ils s’inspirent des mêmes préceptes pour l’adoption
- — Elle doit être le plus robuste possible, ne comporter aucun mécanisme délicat.
- Ce qu’était le matériel allemand en 1914
- L’infanterie allemande était entrée en guerre, avons-nous dit, avec un armement sensiblement équivalent au nôtre. Il consistait dans le fusil Mauser et dans la mitrailleuse modèle 1908. Tout ce matériel est encore en service.
- Les caractéristiques essentielles du fusil Mauser sont :
- Calibre : 7 mm 9 ;
- Poids : 4 kg 1 ;
- Portée utile : 1.000 mètres ;
- Balle du poids de 10 grammes.
- Les troupes à cheval et l’artillerie étaient armées de la carabine 98 (année d’adoption
- p.314 - vue 88/144
-
-
-
- TAARMEMENT DE IAIN PANTRRIE ALLEMANDE
- 315
- 1898), dont le poids est moins élevé que celui du fusil (3 kg 6 au lieu de 4 kilogrammes).
- La mitrailleuse Maxim M. G. 08 (Maschi-nengewehr, modèle 1908), plus lourde que la nôtre, est. par contre, plus stable. Elle permet d’effectuer, jusqu’à 2.500 mètres, des tirs directs efficaces et d’exécuter des tirs indirects jusqu’à 3.500 mètres. Elle est d’une grande précision. Dans le tir bloqué à 1.000 mètres, 50 % des coups tombent dans un rectangle de 40 mètres sur 2 mètres. Elle permet d’exécuter tous les modes de tir que réclame le combat. Ses caractéristiques principales sont :
- Poids de l’arme seule sans affût : 26 kilogrammes (nécessite deux hommes pour son transport) ;
- Elle peut tirer soit :
- a) sur traîneau, poids : 38 kilogrammes;
- b) sur trépied, poids : 30 kilogrammes (1).
- Elle nécessite, pour le transport sur route,
- une voiture à quatre chevaux ;
- Sa vitesse maxima de tir est de 500 coups à la minute ;
- Elle donne des résultats jusqu’à 3.500 mètres contre des objectifs découverts ;
- Sa portée utile atteint 2.000 mètres (hausse maxima : 2.500 mètres) ;
- Le poids de la balle est de 13 grammes.
- Le matériel pendant la guerre
- Très rapidement, l’infanterie allemande fut amenée à compléter son armement pour satisfaire aux exigences de la guerre de tranchée. Ses nouveaux engins, appelés minemoerfer (lanceurs de mines), déjà étudiés avant la guerre, sont définitivement au point dès ] 916.
- MINENWEREER (iiANCIÎUll DE MINES) MOYEN :
- cat,iBiiE 17 cm; boutée utile 900 mètres
- A la fin de la guerre, les Allemands avaient en service trois types différents de minen-werfer : le léger, le moyen et le lourd. Le traité de paix ne leur a laissé que les deux premiers.
- Nous résumons page 314 les caractéristiques essentielles de ces trois armes.
- En même temps qu’étaient introduits dans l’armée ces divers types de minenwer-fer, les troupes étaient dotées d’un nouvel engin de feu automatique. La mitrailleuse Maxim, modèle 1908, par suite de son poids et de son volume, était d’un usage dillicite en première ligne.
- Après divers essais, on l’allège simplement, et on arrive ainsi à la mitrailleuse légère de 1915 M. G. 08-15.
- Son poids lui permet d’être portée par un seul homme. On la fixe sur un trépied léger et bas cpii, tout en lui assurant une stabilité suffisante, la rend peu vulnérable. Son poids est de 18 kg 350, avec le manchon rempli de 3 litres d’eau. La fourche qui supporte l’extrémité de son canon pèse 1 kg 100. Pour la route, on place cet engin sur une voiture à bras. Sa
- (1) Chncun de ces supports exige deux hommes.
- MINENWERFEH (LANCEURS DE MINES) ABANDONNÉS PAR L’ARMÉE ALLEMANDE DANS LES FLANDRES INONDÉES, EN NOVEMBRE 1914
- p.315 - vue 89/144
-
-
-
- 316
- LA SCIENCE ET LA VIE
- vitesse de tir est théoriquement de 500 coups à la minute, pratiquement de 50 à 100. Son approvisionnement en munitions est de 3.100 coups à la pièce, 18.900 à l’échelon compagnie, 19.200 à l’échelon bataillon.
- Cette mitrailleuse légère, étudiée dès 1915, fut introduite dans les armées allemandes en 1916 ; elle parut, dès cette année, sur les champs de bataille. A partir de 1918, elle constitua l’arme essentielle de l’infanterie. C’est, en partie, grâce à la multiplication de cet engin que l’armée allemande a pu tenir sur ses positions contre nos attaques répétées.
- En 1917, on cherche à l’alléger encore en supprimant le manchon à eau et en le remplaçant par un manchon métallique perforé. Le poids de cette nouvelle arme est de 14 kg 500. Elle comporte une poignée métallique garnie de bois permettant de la soulever.
- Telle quelle, elle constitue une arme médiocre ; elle est sujette à des pannes fréquentes ; aussi, n’est-elle pas distribuée aux troupes d’infanterie, mais seulement à certaines formations cyclistes et à certaines unités de l’arrière, telles que convois, sections de munitions pour se défendre contre les avions. A l’armistice, les Allemands mettaient au point la mitrailleuse Dreyse, qui constitue un engin extrêmement simple et robuste.
- Un important matériel spécial doit être annexé
- à l’armement ordinaire de l’infanterie
- En plus de cet armement propre, l’infanterie allemande fut dotée des armes nécessaires pour combattre les nouveaux moyens d’action des Alliés, au fur et à mesure de leur intervention dans la bataille. Ainsi, en 1917, apparaissent les premiers tanks anglais. Pour les repousser et les mettre hors de combat, il faut des armes spéciales, dont les projectiles puissent atteindre le personnel et le matériel ainsi protégés.
- Dès la fin de 1917, un fusil de 13 mm (Tankgevehr) est mis au point ; il tire, à une très grande vitesse initiale, une balle à grande densité qui est susceptible de perforer les tôles aux distances normales de combat.
- En fin 1918, on commence à distribuer aux troupes un outil plus efficace : c’est la fameuse mitrailleuse T. U. F. f Tank und Fliegerabwehr M. G.) ; elle est destinée à la lutte contre les chars et contre les avions.
- Nous résumons, ci-dessous, les caractéristiques essentielles de ces deux engins.
- Le Tankgewehr, fabriqué par les usines Mauser, est du calibre de 13 mm. Son poids est de 18 kilogrammes ; !a vitesse initiale de son projectile, de 800 mètres ; sa portée utile,de 500 mètres; son projectile, du poids de 50 grammes, perce, à 100 mètres, 25 millimètres du meilleur acier et 15 millimètres à 500 mètres.
- Les Allemands voulaient que chaque compagnie disposât de 3 de ces fusils. En 1918, l’armée allemande en comptait 4.000.
- Le Tank und Fliegerabwehr M. G., du calibre de 13 mm également, a une portée en altitude qui atteindrait 4.000 mètres. Sa mise en service date d’octobre 1918. Cette mitrailleuse pèse 150 kilogrammes et tire indifféremment des tambours de 30 cartouches ou des bandes de 75 cartouches. Le poids de ces dernières varie de 130 à 150 grammes. Ces cartouches peuvent être des cartouches perforantes (normalgeschoss) avec balle S. M. K. à milieu cuivré ; des cartouches incendiaires (P. R.) ; ou des cartouches éclairantes (L. Spiir).
- La fabrication des mitrailleuses T. U. F. a été arrêtée, en Allemagne, à l’armistice.
- D’autre part, les Allemands songèrent à fabriquer un canon spécialement étudié pour l’infanterie, de même calibre que le canon d’artillerie, mais très allégé. Il peut être traîné à la bricole sur le champ de bataille. Ce canon, l’I. G. 18 (Infanteriegeschütz 1918), ne pèse que 650 kilogrammes. Il n’avait été distribué, en novembre '1918, qu'à quelques rares unités. C’est par hasard que nos commissions de contrôle interalliées en Allemagne le découvrirent, en 1920, chez Krupp.
- Enfin, au moment de l’armistice, on s’apprêtait à mettre en service, comme auxiliaires de l’infanterie, un assez grand nombre de tanks.
- En octobre 1918, les Allemands avaient
- MIT R AIL LEU SE LÉGÈRE ALLEMANDE DE 1917 MUNIE D’UN MANCHON MÉTALLIQUE PERFORÉ POUR ASSURER LE REFROIDISSEMENT DU CANON
- p.316 - vue 90/144
-
-
-
- L ' ARMEMENT DE L'INFANTERIE ALLEMANDE
- 317
- sur pied 15 sections de tanks, fortes chacune de 5 chars ; 10 étaient constituées avec des tanks alliés qu’ils avaient remis en état. Ils comptaient mettre en service, dès le début de 1919, 250 appareils légers de 7 tonnes ; ils mettaient au point des chars de 130 à 150 tonnes dont nous avons trouvé deux exemplaires détruits, mus chacun par 2 moteurs de 250 ch, d’une longueur de 12 m 50, d’une largeur de 3 m 30, d’une hauteur de 3 mètres, armés de 4 canons raccourcis de 77 mm et de plusieurs mitrailleuses.
- Le matériel autorisé pour l’Allemagne par le traité de Versailles
- Les Alliés, dans le traité de Versailles, ont pris les précautions les plus minutieuses pour ne laisser à 1 ’ Al lemagne que le matériel nécessaire pour réprimer une insurrection ou combattre une révolution.
- L’armée allemande a droit de conserver comme stocks normaux :
- 84.000 fusils,
- 18.000 carabines, 1.926 mitrailleuses, 252 minemverfer, 40.800.000 cartouches de fusils, 15.408.000 cartouches de mitrailleuses, 176.000 projectiles.
- On l’a autorisée ultérieurement à conserver en plus, dans l’éventualité d’une guerre civile :
- 39 mitrailleuses lourdes, 284 mitrailleuses légères, 50.000 fusils, 6 minenwerfer, 20.000.000 cartouches.
- Le tableau ci-dessus indique l’armement fixé pour les différentes unités de l’infanterie.
- Mais, ces conditions n’ont pas été observées par l’Allemagne, qui dispose actuellement d’un armement très supérieur à celui prévu par les traités.
- Pour cela, elle a eu recours à deux séries de moyens. Tout d’abord, elle ne s’est pas conformée aux prescriptions qui lui ont été imposées ; ensuite, elle a fabriqué du matériel de guerre, bien que cela lui fût interdit.
- Elle a, en premier lieu, dissimulé ses stocks d’armes et de munitions. Son désarmement était, cependant, surveillé par des commissions de contrôle interalliées, mais leur action fut difficile, Le hasard leur a fait, parfois,
- découvrir des cachettes invraisemblables.
- Une seule vérification de la destruction des armes eut été probante : celle où l’on aurait contrôlé, numéro par numéro, toutes les pièces de l’armement détruit : « Voici, par terre, devant moi, l?s parties essentielles de tel canon, numéro tant, elles sont toutes hors de service ; ce canon est donc bien détruit, d Ce contrôle détaillé était possible pour l’artillerie, les officiers de contrôle possédant les numéros des canons à détruire ; il ne l’était pas pour le reste de l’armement, les corps se bornant à indiquer numériquement les quantités de fusils, carabines, mitrailleuses, etc., à mettre hors d’usage.
- Les stocks ainsi conservés sont, malgré tout, insuffisants pour doter toute la population
- en cas de conflit.
- Dès le départ de nos commissions de contrôle, l’Allemagne a mis en activité de nouvelles usines. Elle a commencé par fabriquer le matériel dont elle était pourvue à la fin de la guerre, en le modifiant légèrement; puis elle s’est lancée dans la création d’un armement nouveau.
- De nombreux perfectionnements ont été apportés récemment au matériel qui a fait la guerre
- En fin 1930, le Reich a complètement reconstitué ses stocks de cartouches d’avant-guerre. La production de ses usines, en novembre 1930, était évaluée à cinquante fois celle qui lui est concédée par les divers accords interalliés.
- En même temps qu’il poursuivait cc premier but, le commandement allemand constituait un approvisionnement énorme d’armes portatives, suffisant pour enrôler sous les drapeaux la nation entière. Pour simplifier, il décidait de ne plus produire qu’une arme moyenne dont seront pourvus aussi bien le fantassin que le cavalier ou l’artilleur. Avec le développement des engins automatiques, on se servira, en effet, de plus en plus rarement du fusil sur le champ de bataille. Pour obtenir, quand même, de cette arme un rendement meilleur, les Allemands l’opf dotée d’Une lunette. Le tireur
- DÉSIGNATION Compagnie d’infanterie Compagnie de mitrailleuses Compagnie de minenwerfer
- Fusils et baïonnettes. 166 124 153
- Pistolets courts 48 73 47
- Mitrailleuses légères .. 6 )) ))
- — lourdes.. )> 12 ))
- Minenwerfer légers.... » )) 9
- — lourds... )) 3
- TABLEAU DE L’aIÏMEMENT EIXÉ PAH LE TRAITÉ DE VERSAILLES POUR LES DIFFÉRENTES UNITÉS DE L’iN-FANTERIE ALLEMANDE
- p.317 - vue 91/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ai 8
- GROSSIÈRES IMITATIONS EN BOIS REPRÉSENTANT DES TANKS ( MATÉRIEL INTERDIT A L’ARMÉE ALLEMANDE) ET FIGURANT AUX MANŒUVRES DE LA REICIISWEIIR EN 1980
- distingue ainsi mieux son objectif et peut obtenir des coups heureux. Les stocks de fusils du Reich dépassaient, fin 1980, les trois quarts du chiffre fixé par le commandement.
- Les Allemands ont opéré de même pour leur mitrailleuse lourde et leur mitrailleuse légère. Ils ont modifié leur trépied, transformé leur hausse, apporté quelques modifications, tant an système même d’alimentation des cartouches qu'à celui du refroidissement. Pour faciliter 1e tir aux grandes distances, ils les munissent actuellement de lunettes. La proportion des mitrailleuses ainsi modifiées à celles dont voudrait disposer le commandement allemand, en cas de conflit, serait de 00 %.
- Elle serait de 80 % pour les Maschincn-pistolcn. Ce matériel, pistolet automatique à grand débit, est une arme extrêmement clïicace dans le combat rapproché. Déjà adopté par l’armée allemande en 1918, il n’était pas, à la fin de la guerre, distribué dans toutes les unités. C’est la raison pour laquelle nous ne l’avons pas indiqué plus tôt.
- Ses caractéristiques sont :
- Poids de l’arme : 4 kilogrammes ;
- Calibre : 9 millimètres ;
- Portée maxima : 200 mètres ;
- Portée utile : 100 mètres ;
- Cadence de tir : 500 coups à la minute ;
- Tire la balle du pistolet ordinaire de 8 grammes, emploie un tambour chargeur de 82 cartouches ;
- Même régime de feu (pie celui du pistolet automatique, mais avec une précision et une puissance beaucoup plus grandes.
- Les Allemands considèrent le Maschinen-pistole comme la meilleure arme qui soit dans le combat rapproché ; aussi en multiplient-ils le nombre.
- Dès la fin 1929, toutes ces fabrications sont assez avancées pour que le Reich soit tranquille. Il sait que, en cas de conflit, les
- moyens matériels ne lui feront plus défaut. Avec les fusils et les mitrailleuses antitanks de 13 mm, avec les canons d’infanterie, avec les tanks dont il lance la fabrication cette même année, il sera bientôt en situation de soutenir une nouvelle guerre. Il s’organise pour que ses jeunes classes sachent se servir des matériels qui lui sont défendus : mitrailleuses-antitanks, minenwerfer lourds, tanks. Certaines unités de la Reichswelir sont instruites dans leur maniement. Des tirs avec tous les calibres ont lieu sur les différents champs de tir. Le fonctionnement matériel de ces engins ne suffit pas. Il faut que l’armée allemande mobilisée sache les employer sur les champs de bataille. Aussi, à tous les exercices, à toutes les manœuvres, ces matériels interdits sont-ils représentés par de grossières imitations en bois. La troupe les voit, les cadres pensent aux services qu’ils pourront attendre des armes réelles ainsi représentées, lorsque ces figurations rudimentaires auront fait place à des réalités.
- Le matériel ultra-moderne
- Mais ce matériel ne répond déjà plus entièrement aux besoins du champ de bataille. L’Allemagne décide de le modifier et de le
- MITRAILLEUSE LOURDE ALLEMANDE DE 20 MM POINTÉE CONTRE AVION (TYPE EN SERVICE)
- Cet engin peut servir égale tuent à la défense contre les tanks (grande puissance perforatrice).
- p.318 - vue 92/144
-
-
-
- L'ARMEMENT DE L'INFANTERIE ALLEMANDE
- 319
- mettre à la hauteur des derniers progrès de la science. Pour ne pas attirer l’attention sur leurs essais, pour ne pas, surtout, prouver qu’ils sont susceptibles de supporter, financièrement parlant, les très fortes dépenses que nécessite l’adoption de nouveaux matériels, ils ne se livrent d’abord qu’à des expériences. Ils ne fabriquent les nouveaux matériels qu’à un très petit nombre d’exemplaires, de façon à les expérimenter et à les mettre au point. C’est le travail auquel ils se livrent pendant les années 1929-1930. Ces armes au point, ils commencent par outiller en machines-outils les usines capables de les fabriquer. Quelques semaines après que l’ordre de fabrication aura été lancé, ce matériel nouveau pourra ainsi être mis à la disposition de l’armée. Ils fournissent, au p,oint de vue’ préparation de la mobilisation industrielle, un très grand effort qui se chiffre par une somme de 30 millions de marks. Ce premier stade atteint, ils passeront au second. A partir de 1931, ils commenceront leurs nouvelles fabrications.
- Quel est ce matériel nouveau? D’après les renseignements qu’on possède, il comprend un fusil automatique, une mitrailleuse ultralégère, deux mitrailleuses lourdes à gros calibre, deux types de tanks. Un nouveau canon d’infanterie serait à l’étude.
- Le fusil automatique est destiné, par les Allemands, à renforcer la densité de feu de leurs unités de combat. Il ne sera distribué, pour l’instant tout au moins, qu’aux soldats déjà pourvus du fusil à lunette. Plus tard, il armera tous ceux qui sont actuellement armés d’un fusil et d’une carabine. Le principe directeur de l’infanterie allemande n’a pas varié en effet. Jîlle estime que
- l’objectif ne restant vulnérable que pendant un laps de temps très court, il faut pouvoir le cribler de balles le plus vite possible. Seule, une armée largement pourvue d’engins automatiques et équipée, en outre, du nombre maximum de fusils automatiques, pourra remplir cette mission. Le fusil automatique, qui est actuellement en cours de fabrication, ne pèse que 5 kilogrammes. Sa vitesse de tir pratique serait de 30 coups à la minute ; il serait d’une très grande précision.
- Un effort encore plus grand a été fait en
- ce qui concerne la mitrailleuse légère. Celle en service jouit, actuellement, d’une grande valeur balistique ; elle est précise, relativement peu vulnérable, mais elle est extrêmement lourde ; elle exige, pour tirer, que son manchon soit rempli d’eau. Les Allemands, après de longues études, ont adopté une mitrai11 euse u 11 ra -1 égère d’un poids de 13 kilogrammes à refroidissement par air, dont la vitesse de tir est de 400 coups à la minute, et qui permet d’effectuer des tirs extrêmement précis jusqu’aux distances de 1.800 mètres à 2.000 mètres. Elle est actuellement en construction dans quatre usines différentes.
- Les mesures ont été prises pour que, le cas échéant, elle puisse être mise en fabrication dans une vingtaine d’autres usines, vérificateurs préparés, outillage entièrement sur place.
- Pour résister aux tanks, d’une part, et pour lutter contre les avions blindés, volant à très basse altitude, les Allemands ont mis au point, dans leurs usines, deux mitrailleuses, une de 13 mm, qui est une amélioration de celle mise en service par eux en 1918, et une autre de 20 mm. Toutes les deux sont automatiques, peuvent tirer dans tops
- MITRAILLEUSE LÉGÈRE ALLEMANDE FACILEMENT DÉPLA-ÇABLE SUR LE CHAMP DE BATAILLE (TYPE ACTUEL)
- p.319 - vue 93/144
-
-
-
- 320
- LA SCIENCE ET LA VIE
- les azimuths et sont capables de percer toutes les tôles dont nous pouvons revêtir nos chars d’assaut.
- La mitrailleuse de 20 mm est, de beaucoup, la plus intéressante. Elle convient aussi bien au tir contre les tanks que contre les avions. D’un poids total de 130 kilogrammes, elle peut se décomposer en trois fardeaux pouvant être portés chacun par un homme (canon, 45 kilogrammes ; affût, 50 kilogrammes; roues avec accessoires, 35 kilogrammes).
- Cette mitrailleuse tire des 140 grammes à une vitesse
- NOUVEAU CANON DTNFANTERIE ALLEMAND DE 20 MM AVEC CUIRASSE, EN COURS D’EXPERIMENTATION
- obus de
- u uiu. vm,ocn; initiale île G50 mètres par seconde. Elle peut ainsi atteindre une portée utile de 3.500 mètres. Elle dispose de trois sortes d’obus : obus de rupture, obus explosif, obus traceur. Sa vitesse de tir peut atteindre pratiquement 100 coups à la minute.
- Nous possédons moins de renseignements sur les chars d’assaut. Nous savons que deux types différents sont en construction : le
- TANK INDIVIDUEL DE KECONNAISSANCE EN CONSTRUCTION EN ALLEMAGNE, ET SUSCEPTIBLE d’atteind e G0 km a l’iieure, sur ROUTE (45 KM A TRAVERS CHAMPS)
- premier est un engin de reconnaissance, le second un instrument de lutte sur le champ de bataille.
- Le premier comprendrait deux modèles différents : il comporterait des chars à un et deux occupants. Tous deux sont susceptibles de faire du 60 à l’heure sur routes, et du 45 à travers tous terrains. Ils seraient armés, ceux à un occupant, d’une mitrailleuse normale lourde ; ceux à deux occupants,
- dé la nouvelle mitrailleuse de 20 mm. Ils sont protégés contre les balles des mitrailleuses de 13 mm ainsi que contre les éclats d’obus, mais non contre les projectiles des mitrailleuses de 20 mm.
- Le deuxième type comporterait également deux modèles. L’un, destiné à réduire les gros centres de résistance bétonnés, porte un canon de 77 mm raccourci et une mitrailleuse, ou peut-être un minenwerfer ; le second, qui interviendra dans toutes les circonstances de combat pour faciliter la marche de l’infanterie et faire tomber les nids de résistance ordinaires, comporte une mitrailleuse de 20 mm et deux mitrailleuses ordinaires. La vitesse des deux tanks serait de 40 kilomètres à l’heure sur route et de 25 kilomètres à l’heure à travers champs.
- Ces engins ne seraient pas produits entièrement dans un seul centre : les pièces diverses seraient fabriquées dans plusieurs usines et ne seraient assemblées qu’ultérieurement, Nous ne savons pas encore le nombre de chars entièrement montés, ou pouvant être montés rapidement, que possède l’Allemagne.
- Nous avons, par contre, quelques indications sur le nouveau canon d’infanterie qui serait en cours d’expérimentation. Il serait très voisin de l’ancien canon de campagne Ivrupp et ne pèserait que 350 kilogrammes.
- Telle est la situation de l’armement de l’infanterie allemande. Il ne comprend plus que des engins solides, à grand rendement, que l'on s’efforce encore d’améliorer au point de vue technique, au prix des plus grands sacrifices pécuniaires. Il est déjà suffisant pour appeler la nation entière sous les drapeaux et l’équiper.
- Lieutenant-Colonel Reboul.
- N. D. L. R. — Los Américains viennent de mettre au point des tanks atteignant, sur route, 75 kilomètres à l’iieure avec chenilles, et 120 kilomètres à l’heure sans chenilles.
- p.320 - vue 94/144
-
-
-
- AU POINT DE VUE
- DE L’ELECTRIFICATION DE SON TERRITOIRE, LA BELGIQUE SE CLASSE AU PREMIER RANG DANS LE MONDE
- Pays très riche en combustibles, pauvre en chutes d’eau, la Belgique pouvait sembler n’avoir qu’un intérêt relatif à intensifier son électrification. Ce pays a compris néanmoins que le transport du charbon par voie ferrée était beaucoup plus onéreux que celui de l’énergie électrique. Aussi a-tJil cherché à établir, à proximité des mines, de puissantes centrales thermoélectriques et à organiser les transports d’énergie nécessaires. Son effort n’aura pas été vain, puisque la Belgique se classe au premier rang dans le monde, au point de vue de son électrification : 90 % de ses communes reçoivent, en effet, l'énergie électrique, soit 97 % de sa population. Les trois quarts de ces communes sont alimentées par l’industrie privée, l’autre quart par les soins des Pouvoirs publics.
- Dès 1920, les sociétés productrices et distributrices d’électricité se groupèrent en une Association des Centrales électriques industrielles de Belgique, et, en 1925, l’interconnexion des réseaux put être réalisée (1). La tension choisie, pour le réseau national, est de 150.000 volts. A la même date (1920), les sociétés du bassin de Liège avaient fondé l’Union des Centrales électriques de Liège, qui fut le prototype de celles qui se créèrent par la suite, après 1925 : Union générale bslge d’EIectricité, Union des Centrales du Hainaut-Borinage, Union des Centrales de l’Inter-Brabant. Ces quatre groupements correspondent aux quatre grands secteurs (1) Voir La Science et la Vie, n° 160, page 281
- belges : Bruxelles, Liège, Mons et Gand.
- La carte ci-dessous montre comment ces quatre secteurs doivent être interconnectés. Ce réseau général doit être terminé en 1940. On y remarque : la ligne Ouest-Est d’Ostende, à Athus ; la ligne Langerbrugge, Monceau, Namur, Warche, se greffant sur la première ; la ligne Schelle, Mcrxem, Moll, Veiviers, greffée également sur la première ; une iigne Nord-Sud, passant par Oisquercq, Bruxelles,
- Malines. Ces grandes lignes sont complétées par des dérivations.
- Actuellement la première partie du programme, qui consiste à assure r l’interconnexion des centrales et le transport, de l’énergie à 50.000 et 70.000 volts, est presque. terminée. Les groupe-m e n t s a i n s i constitués comprennent, parfois, une dizaine de centrales, dont la puissance varie de 10.000 à 100.000 kilowatts. Citons celle de l’Inter-Escaut à Schelle où fonctionnent des groupes de 30.000 et 00.000 kilowatts, celle de l’Inter-Brabant. à Schaerbeck-Bruxelles, et les usines échelonnées le long de la Sambre.
- Cet ensemble est complété par des groupements d’industriels auto-producteurs, qui ont, en certains points, relié leurs centrales entre elles.
- La puissance totale installée dans les centrales belges atteint 1 million et, demi de kilowatts environ.Leur débit annuel dépasse 4 milliards de kilowatts-heure, soit plus de 500 kilowatts-heure par habitant.
- J. M.
- zMERzDUrNORD:
- leebrugge
- —’Ostende'
- i i S Alosi/f
- \ DroagenboschO U.£q
- Dhk/tcrenX „ hfisquercq
- \ Bascoup VNarnu^
- \ i * ne*V r\
- Warche •
- ? R A JT C E
- CARTE D'ÉLECTRIFICATION DE LA BELGIQUE EN 1931
- p.321 - vue 95/144
-
-
-
- LES CONSTRUCTIONS NAVALES EN 1931
- Le programme naval de P Amirauté allemande (1931-1936)
- Lf. programme quinquennal de la marine militaire allemande vient d’être définitivement arrêté par le gouvernement du Reicli. Il comprend notamment les constructions navales suivantes :
- Un croiseur cuirassé en remplacement, du Preussen. mis en chantier en 1931 (à terminer en 1934);
- Un croiseur cuirassé en remplacement du Lothringcn, mis en chantier en 1931 (à terminer en 1934):
- Un croiseur cuirassé en remplacement du liraunschwcig, mis en chantier en 1932 (à terminer en 1935) ;
- Un croiseur cuirassé en remplacement de VElsass, mis en chantier en 1933 (à terminer en 1936).
- Soit, en tout, quatre croiseurs cuirassés, dont le prix moyen revient, par unité, à plus de 700 millions de francs !
- Rappelons qu’à la fin de cette année 1931, le croiseur Leipzig (1), qui termine actuellement ses essais, sera mis en service. Il aura coûté moins de 400 millions de francs.
- Outre ces bâtiments de combat, l’Amirauté allemande a prévu, de 1934 à 1936, la construction de quatre torpilleurs et de vingt-quatre navires auxiliaires à destination spéciale (2), dont le prix de revient total dépassera certainement un milliard de francs.
- Ce programme naval, en cours d’exécution, donnera donc à l’Allemagne, d’ici cinq ans, une situation prépondérante dans la mer Baltique.
- Imposant par son tonnage, ce programme n’est pas moins intéressant au point de vue des perfectionnements techniques apportés dans l’établissement de ces nouveaux types de croiseurs cuirassés, bien supérieurs aux différents types actuellement en service.
- Kn effet, la technique navale, mettant en œuvre les progrès scientifiques réalisés dans tous les domaines, a évolué rapidement vers des solutions nouvelles qu’aucune amirauté étrangère n’avait encore envisagées, notamment l’emploi généralisé du moteur à combustion interne comme mode de propulsion
- M) Bi'ilimcnt de 6.000 tonnes, lancé en 1929.
- 2) Voir La Science et la Vie, n" 137, page 357.
- des navires de combat, car le souci (L’économie de poids, imposé par les limites du traité de Versailles, a été l’un des principaux facteurs ayant influé sur le choix des dispositifs et procédés de construction adoptés : à puissance égale, un moteur à combustion interne présente un encombrement et un poids moindres qu’une machine à propulsion par la vapeur.
- Dans ce même ordre d’idées (toujours l’économie de poids), la substitution de la soudure électrique au rivetage des tôles, pour la coque et les ponts, constitue également un facteur important dans la réduction du poids total du bâtiment. C’est ainsi que, dans les unités précitées, l’économie réalisée sera, dit-on, de 800 tonnes, gain appréciable utilisé, bien entendu, au profit des qualités offensives de chaque bâtiment de combat.
- Au point de vue de l’artillerie, là encore un effort technique important a été réalisé : ces bâtiments sont armés de six canons de 28 centimètres et de huit canons de 15 cm 2, dont les qualités balistiques peuvent rivaliser — sinon surpasser — celles des artilleries comparables des autres puissances navales.
- Il est à noter également que les progrès récents de la métallurgie moderne, en particulier dans la fabrication des nouveaux alliages spéciaux, ont permis leur emploi — tant au point de vue de la résistance que de la légèreté — dans la construction navale allemande, là où partout leur substitution a été compatible avec la solidité.
- En considération du but à atteindre, le prix de revient n’est rien, la qualité est tout.
- Il s’agit, en effet, pour le Reich — encore limité dans son développement par les clauses du traité de Versailles — de posséder les outils les plus perfectionnés et les plus puissants, dans tous les domaines de la défense nationale.
- La science des laboratoires, si en honneur en Allemagne, mise au service de l’industrie, aura donc permis aux ingénieurs allemands de réaliser des nouveautés techniques aussi audacieuses qu’inconnues jusqu’ici, en cons-
- p.322 - vue 96/144
-
-
-
- LES CONSTRUCTIONS NAVALES EN 1931
- 32 S
- truction navale et dont nos ingénieurs suivront avec un profit certain les résultats d’expérience.
- L’amirauté italienne dont nous parlons plus loin, notamment, s’est déjà inspirée de ce
- qui a été fait dans ce sens, afin de faire elle-même de ses unités de combat, actuellement en chantier, des bâtiments « dernier cri ». en tenant compte des conquêtes et conceptions les plus récentes de la science navale.
- La marine de guerre américaine en 1931 (1)
- La convention de Washington a imposé — comme l’on sait — les croiseurs légers de 10.000 tonnes au maximum, et un armement dont l’artillerie ne devra pas dépasser le calibre de 200 millimètres. Ce déplacement de 10.000 tonnes se rapporte aux navires prêts à appareiller, avec approvisionnements de munitions, sans combustible ni eau d’alimentation. Ces croiseurs jaugent, en réalité, 11.600 tonnes.
- Dans cet ordre d’idées, la technique navale, aux Etats-Unis comme ailleurs, a cherché à réaliser au mieux la tenue à la mer, la puissance de l’artillerie, la protection, la vitesse et le rayon d’action, en se tenant strictement dans les limites de poids indiquées.
- Aussi, l’on peut dire sans exagération que chaque kilogramme employé en excès de ce qui est nécessaire pour réaliser ces qualités est un kilogramme gaspillé. Il en découle, bien entendu, que chaque kilogramme économisé sur les qualités non militaires procure, par contre, un kilogramme disponible pour pousser au maximum les caractéristiques offensives.
- L’ingénieur naval doit donc économiser le poids de coque et ne pas dépasser le déplacement fixé à Washington. Ces données générales étant admises, les caractéristiques des nouveaux croiseurs américains en découlent logiquement.
- L’artillerie comprend : dix canons de 200 millimètres (longueur (2) 55 calibres) ; quatre canons de 125 millimètres (longueur 25 calibres), pour la défense contre avion.
- La vitesse de déplacement de ces bâtiments est de 35,5 nœuds, soit 65 kilomètres à l’heure ; ils sont pourvus de deux catapultes et de quatre avions.
- Pour assurer la protection de ces nouveaux bâtiments sans en augmenter le poids, on a employé l’acier mi-dur pour la plus grande partie de la coque ; dans les pièces de
- (1) Le directeur des constructions navales aux Kiats-Unis a exposé magistralement à la société des « Naval Architects » l'influence des conventions de Washington sur révolution des croiseurs légers.
- (2) La longueur est évaluée en calibres ; 55 calibres signifie donc que la longueur est 55 X 200 = 11 m.
- principale résistance de la coque, dans les tôles du pont principal et du deuxième pont, on a employé, au contraire, l’acier à haute résistance.
- Les deux nouveaux bâtiments de la série de ces croiseurs de 10.000 tonnes aux Etats Unis sont le Salt-Lake-Cityet le Pcnsacola. Ils mesurent chacun 178 mètres de long, 19 mètres de large, présentent un déplacement standard de 10.000 tonnes (11.560 tonnes de déplacement en charge) ; le tirant d’eau est de 6 mètres.
- Au point de vue « morphologique », si l’on peut dire, le croiseur américain présente un aspect différent de la forme de ses aînés. Le pont principal est continu, fortement relevé vers l’avant, et il n’existe plus de gaillard. La forme de l’étrave est nettement bulbeuse au-dessous de la flottaison (1).
- La puissance de propulsion est d’environ 107.000 ch avec quatre groupes de turbines à engrenages à simple réduction ; chaque groupe comprend une turbine à haute pression, une turbine à basse pression et une turbine de marche arrière, plus une turbine de croisière. La vapeur est produite par huit chaudières de 883 mètres carrés de surface de chauffe, à une pression de régime de 21 kilogrammes par centimètre carré.
- La protection de l’appareil moteur est assurée par une cuirasse verticale s’étendant du deuxième pont légèrement blindé jusque bien au-dessous de la ligne de flottaison. Les soutes sont également protégées.
- Ces bâtiments de combat comprennent des réservoirs à essence avec emmagasine-ment hydraulique. Chacun d’eux jauge 16.800 litres. Un tuyautage d’eau salée aboutissant au fond de ces réservoirs y établit une pression, qui amène l’écoulement de l’essence aux postes de distribution.
- De cette façon, les réservoirs sont toujours pleins,soit d’essence, soit d’eau, soit de l’une et de l’autre (diminution du danger d’incendie).
- Un extincteur à gaz carbonique et à commande éloignée protège le combustible contre l’incendie.
- (1) Voir La Science et la Vie, n° I5ü, page 4(55 et nü 143, page 389.
- p.323 - vue 97/144
-
-
-
- 324
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Pour réaliser une économie de poids., la soudure autogène a été employée là où il ne s’agit pas de pièces travaillant sous des efforts élevés. Les tôles sont réunies par des soudures continues, et il en est de même des superstructures.
- Toujours pour gagner en poids, l’aluminium a été utilisé, ainsi que ses alliages, notamment pour les cloisons secondaires (logements, bureaux, mobiliers, bastingages, etc.).
- Par contre, les ponts sont recouverts de bois (teck), pour éviter l’acier nu, notamment pour la navigation sous les tropiques où le pont en acier devient brûlant. La peinture employée est à l’aluminium, pour protéger le métal ; elle est bien plus légère que la peinture au minium.
- Sans perdre encore de vue le souci du poids, on a imposé aux constructeurs les limites ci-dessus, mais en spécifiant que chaque tonne épargnée donnait droit à une prime de 500 dollars, jusqu’à concurrence de
- Ce que sera la marine de
- Tout ce qui intéresse l’évolution de la technique navale nous intéresse. L’Italie vient, dans ce domaine, de fixer son budget pour la marine militaire en 1931.
- Il s’élève à 2.200.G8G.000 francs, en augmentation de 130.372.000 francs par rapport au précédent.
- Le programme de l’Italie a réalisé ainsi un accroissement notable de ses forces navales dans la Méditerranée.
- Seize navires de guerre ont été achevés et sept ont été lancés au cours de l’an passé. Ces derniers sont tous des croiseurs.
- Notons que l’Amirauté française, pendant la même période, n’a lancé qu’un seul bâtiment de combat.
- Parmi ces nouvelles unités navales, l’Italie nous présente 2 croiseurs de 10.000 tonnes,
- 4 croiseurs de 5.200 tonnés, sans oublier 2 destroyers et 6 sous-marins.
- En outre, 2 croiseurs de 10.000 tonnes sont en construction, ainsi que G croiseurs plus petits, 8 destroyers et 12 sous-marins ; tous seront terminés cette année.
- A ce programme il faut encore ajouter 22 sous-marins supplémentaires, dont la commande a été passée récemment. Ce sera la plus forte qui ait été enregistrée par une puissance navale depuis la guerre.
- L’Amirauté italienne a encore d’autres projets grandioses à l’étude. Signalons, en particulier, celui concernant les na-
- 50.000 dollars. Bien entendu, des pénalisations ont été prévues pour le cas inverse.
- Ces deux navires, le Salt-Lake-City et le Pensacola. sont en service depuis un an environ et ont réalisé la vitesse de 32,78 nœuds (G1 kilomètres à l’heure), avec une puissance de 107.448 ch.
- Les essais ont donc été très satisfaisants, tant au point de vue de la vitesse qu’au point de vue du poids et des formes de carène adoptées pour réaliser la plus grande vitesse, sans nuire aux qualités nautiques.
- Par contre, la réduction du poids a entraîné malheureusement des vibrations exagérées aux grandes vitesses, qui affectent particulièrement la partie arrière de la coque. On a amélioré quelque peu cette situation par des dispositifs spéciaux qui intéressent les techniciens.
- Tels sont les efforts accomplis dans l’évolution de la technique navale américaine, grâce aux progrès scientifiques appliqués à la construction navale.
- guerre italienne en 1931
- vires de fort tonnage (24.000 tonnes).
- Devant un tel développement, l’Amirauté anglaise n’a pas manqué de constater que l’Italie de 1931 marche à la tête de la technique navale. Ses bâtiments de guerre sont conçus d’après les derniers perfectionnements des sciences appliquées et réalisent une rapidité de déplacement qu’aucune nation navale n’a encore surpassée. En effet, à tonnage égal et à catégorie égale, les bâtiments de combat de l’Italie sont plus rapides que ceux des autres puissances maritimes.
- A ces données générales nous ajouterons que l’artillerie de marine de l’Italie réalise actuellement « ce que l’on fait de mieux » dans le domaine de la balistique.
- Pour bien comprendre ce développement de la marine italienne en 1930-31, il y a lieu de rappeler que le pacte de Washington a assigné à l’Italie 70.000 tonnes de navires neufs et que ce chiffre n’a pas encore été atteint.
- Or, comme, d’autre part, l’Italie n’a pas signé l’accord de Londres, elle peut ainsi donner libre cours à la construction de vaisseaux légers.
- Il n’est donc pas étonnant que, devant un tel essor, l’Amirauté anglaise se préoccupe, au point de vue technique, de l’équilibre des forces navales en Méditerranée.
- G. B.
- p.324 - vue 98/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- L’avenir est au contreplaqué
- Le contreplaqué est un matériau incomparable par son ensemble de qualités : souplesse, résistance, légèreté, facilité de découpage. Ses applications déjà nombreuses : constructions navales et aériennes, carrosserie, malles, meubles, décoration, menuiserie, etc., peuvent encore se multiplier à l’infini. Les possibilités du contreplaqué sont illimitées ; lesquelles vous offre-t-il dans votre cas particulier ? Pour le savoir, consultez Leroy.
- Les Ets. G. Leroy ont acquis dans la production du contreplaqué la toute première place. Grâce à leurs procédés spéciaux de fabrication, ils vous fourniront un produit parfait, toujours plan, indécollable, résistant à la chaleur et à l’humidité, le seul dont toutes les qualités répondent au cahier des charges de l’aviation. Echantillons et tarifs sur demande.
- Exposition permanente : 28bi*,av. Daumesnil.
- SIÈGE SOCIAL: 28 et 28W», Avenue Daumesnil - PARIS (12e) DÉPÔTS A : PARIS, CLICHY, BORDEAUX, LYON, LILLE, STASBOURG, MOULINS. USINES A ; LISIEUX. BONNIÈRES-.ur-SEINE, LIVAROT. AZAY-LE-RIDEAU. St-PIERRE-sur-DIVES.
- p.n.n. - vue 99/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- CE MONSIEUR VIENT D’ACHETER UNE A 17
- car il a voulu la plus moderne et la plus luxueuse des 350 cm3 de Grand Tourisme.
- -A. 17 - 350 cm3 - Bloc moteur ner-vuré 4 temps, 3 vitesses.
- - Graissage automatique par pompe noyée dans le^ carter moteur.
- - Embrayage à disques multiples baignant dans l’huile.
- - Commande mécanique de la dynamo sous carter étanche.
- - Roue arrière brevetée, instantanément démontable.
- - Amortisseurs de suspension et de direction.
- - Béquille centrale.
- - Pneus ballon de 27 x 4.
- Prix : 4.875 frs*
- SUPPLÉMENT pour Éclairage de Grand Luxe Marchai. . . . 650 frs
- Catalogues, renseignements, essais chez l un des 2000 agents de la marque.
- auTomoTo
- SAINT-ETIENNE (Loire)
- p.n.n. - vue 100/144
-
-
-
- L’EUROPE ET L’AMERIQUE ONT EDIFIE V DES ÉCLUSES GÉANTES
- Par Paul LUCAS
- Devant Vaccroissement constant du trafic sur les grands canaux, qui entraîne Vutilisation de bateaux variés de tonnages de plus en plus considérables, les écluses nécessitées par les dénivellations de terrain ont atteint des dimensions de plus eu plus grandes. Celles du canal de Panama (305 mètres sur 33 m 50) sont, maintenant, largement dépassées par Vécluse d'Ymuiden, en Hollande, sur le canal d'Amsterdam à la mer du Xord. Plie est longue de 400 mètres, large de 50 mètres. Celle du canal de Welland, au Canada, entre le lac Prié et le lac Ontario, mesure 406 m 50 de long sur 25 mètres de large. Il est évident que de telles écluses ne peuvent s'accommoder des antiques portes en bois (pie Von a Vhabitude de voir sur les petits canaux construits autrefois. Aussi a-t-on mis en application de nouveaux dispositifs très perfectionnés, tels que les portes à guillotine—comme celle qui figure sur la couverture de ce numéro — et les portes coulissantes. Les anciennes portes à vantaux ont, (railleurs, reçu des perfectionnements importants, qui leur ont permis d'atteindre 25 mètres de haut, notamment sur le canal de Welland,
- au
- Les écluses du canal de Panama furent longtemps les plus grandes du monde, avee leurs 805 mètres de long. 88 m 50 de large et 12 m 50 de hauteur d'eau sur les seuils. Aujourd’hui, nombreuses sont celles dont la longueur dépasse 800 mètres. Nous pouvons citer, dans l’ordre : le dock Gladstone, à Liverpool (Angleterre), de 825 mètres de long contre 40 mètres de large ; les deux écluses jumelées de Iloltenau et Brunsbut-telkoog. sur le Kaiser Wilhelm Kanal (Allemagne), avec 880 mètres sur 45 mètres ; l’écluse du Kruisschans, à Anvers (Belgique), de 885 mètres de long et 85 mètres de large ; l’écluse du Nord, à Bremerhavcn (Allemagne) de 872 mètres de long. 45 mètres de large et 14 m 50 de hauteur d'eau sur les seuils: enfin, celle qui mérite d'être appelée la plus grande du monde, l'écluse d’Ymui-den (Pays-Bas), longue de 400 mètres, large de 50 mètres et profonde de 15 mètres. C'est, bien, en somme, la plus grande, mais non la plus longue, car l’écluse n° 8 du canal de Welland (Canada), maintenant en service, atteint 400 m 50 de long, mais ne dépasse pas 24 mètres de large.
- Les dimensions imposantes de ees deux dernières écluses sont une conséquence directe de l’augmentation du tonnage des navires appelés à les emprunter ; elles sont les plus récentes, et nous allons, à ce titre, en donner ci-dessous une courte description.
- D’autre part, l’importance croissante du trafic par canaux a montré, dans bien des cas, que les organes de manœuvre, tels qu'on
- 'anada.
- les concevait encore il y a quelques années, n'oflraient pas des qualités sullisantes de rapidité et de régularité de fonctionnement. C’est pourquoi nous dirons quelques mots, auparavant, d’une série de six écluses, inaugurées tout récemment en Allemagne et qui, si leurs dimensions sont relativement modestes, présentent des particularités intéressantes, eu égard à leur situation et aux conditions particulières de leur fonctionnement.
- Trois systèmes de portes sont actuellement en application dans les grandes écluses modernes
- /. - Le système à guillotine du canal de Wesel à Datteln (Allemagne)
- Les écluses du canal du Rhin à Herne étaient arrivées, déjà avant la guerre, à la limite de leur capacité : en temps normal, les manœuvres se succédaient d’une manière ininterrompue, depuis le lever du soleil jusqu’à la nuit ; durant certaines périodes, elles devaient avoir lieu pendant une partie (le la nuit. L’industrie charbonnière rhénane ayant tendance à s'étendre vers le nord, où, sur les bords de la rivière la Lippe en particulier, de riches gisements de charbon venaient d'être mis en exploitation, ce canal ne pouvait plus sullire à une augmentation de trafic. C’est ainsi que l'on fut amené à construire un nouveau canal, de Wesel (sur le Rhin) à Datteln, où il aboutit dans le canal de Dortmund à Km,s. Il constitue
- p.325 - vue 101/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VÎË
- 320
- donc une deuxième communication entre le Rhin et l’Ems.
- La construction du canal fut commencée immédiatement après la guerre. Comme toujours, les parties les plus importantes en sont les écluses, qui permettent de résoudre les difficultés de changement de niveau et d’altitude. Pour passer du Rhin au canal de Dortmund à Kms, il faut s’élever de 48 mètres, d’où la construction de six écluses dont les différences de niveaux varient entre 4 et 9 mètres. Leur longueur utile est d’environ 220 mètres et leur largeur de 13 mètres, de sorte qu’elles peuvent recevoir à la fois plu-s i e u r s b à t i -ments de 1.300 tonnes.
- La manœuvre des écluses est. croyons-nous, assez connue pour ne pas avoir besoin d’insister silice point. Le plan d’eau de l’écluse étant à la même hauteur que le plan d’eau le plus bas (ici du côté du Rhin), et la porte de ce côté ouverte, les bâtiments pénètrent dans l’écluse, dont on referme alors la porte. Puis on laisse arriver l’eau du bief supérieur dans l’écluse, de manière à ce que son niveau atteigne la même hauteur que dans ce dernier. On ouvre alors la porte de ce côté, et les bâtiments n’ont plus qu’à poursuivre leur voyage. Les opérations se succèdent dans l’ordre inverse à la descente.
- Les parties les plus importantes d’une écluse sont les portes et les vannes, pour le remplissage et le vidage de l’écluse. C’est du bon fonctionnement de ces organes que dépend la régularité du trafic.
- Les portes d’écluses du nouveau canal constituent elles-mêmes ces vannes, en même temps que des dispositifs spéciaux brisent la force de l’eau entrante ou sortante, permettant ainsi aux navires de rester immobiles, sans exercer de trop grands efforts sur leurs amarres. Les portes en question sont des portes levantes. La principale raison du choix de ce type de porte est que, la région traversée étant une région minière, un affaissement du terrain sur un côté seulement du canal menacerait moins la sécurité du trafic qu’avec les autres modèles.
- Les portes ont 17 mètres de haut et 14 mètres de large. Le portique s’élève à 30 mètres au-dessus du niveau des quais. Le système mobile pèse 230 tonnes et le portique 180 tonnes. Le poids de la porte est équilibré par un contrepoids, de manière ' à réduire la puissance des machines nécessaires à sa manœuvre. Le mécanisme d’ouverture et de fermeture des vannes est disposé sur la porte même, et celui pour manœuvrer la porte sur le portique. Toutes ces opérations s’effectuent électriquement.
- //. - Les portes coulissantes de la plus grande écluse du monde, à Ymuiden (Pays-Bas)
- Amsterdam, capitale des Pays-Bas, est située sur l’Y, petite baie du golfe du Zuy-derzée. Jusque vers 1825, les navires marchands y parvenaient en passant par le golfe ; puis ils empruntaient, après sa création, le canal de la Hollande septentrionale, qui
- PO HT K LEVANTE DE 30 MÈTRES DE HAUT DE L’UNE DES SIX ÉCLUSES DU CANAL DE WESEI, A DATTELN (ALLEMAGNE)
- p.326 - vue 102/144
-
-
-
- LES GRANDES ÉCLUSES MODERNES
- 327
- aboutit à Ja petite ville du Helder (voir la carte page 305). Vers 1880. on acheva le canal dit d’« Amsterdam à la mer du Nord », qui relie directement le grand port marchand à la mer, la ville d’Ymuiden, où aboutit le canal, jouant ainsi le rôle d’un avant-port.
- Le canal est séparé de la mer par des écluses, dont les plus anciennes, datant de 1876, mesuraient 119 mètres de long, 18 mètres de large, 8 mètres de hauteur d’eau. Devenues trop petites pour le trafic qui se développait rapidement, elles furent remplacées, en 1890, par une nouvelle écluse de
- de telle sorte que, dépassant les dimensions du canal de Suez, il atteindra presque celles du canal de Panama.
- L’écluse d’Ymuiden comporte trois -portes roulantes, deux vers la mer et une vers le canal, se retirant dans les chambres de porte pour dégager le pertuis de l’écluse. La seconde porte de la tête extérieure (côté de la mer) de l’écluse est en réserve et peut remplacer les autres, si besoin est. Les - trois portes sont parfaitement semblables et interchangeables. Elles ont 53 in 50 de long, 7 m 30 d’épaisseur et 20 m 30 de haut. Ayant été
- VUE AÉRIENNE DE I,’ÉCLUSE GÉANTE D’YMUIDEN (PAYS-BAS), LA PLUS GRANDE DU MONDE, DE 400 MÈTRES DE LONG ET 50 MÈTRES DE LARGE. ACCESSIBLE AUX PLUS GRANDS PAQUEBOTS MODERNES, ELLE FAIT COMMUNIQUER AMSTERDAM AVEC LA MER DU NORD
- 225 mètres de long, 25 mètres de large et 10 m 50 de hauteur d’eau, permettant d’admettre dans le canal des navires de 220 mètres de long. Cependant, peu d’années après, on fut obligé de constater que cette nouvelle écluse devenait à son tour insuffisante, surtout à cause de l’accroissement considérable des dimensions des transatlantiques qui, comme le Léviathan (ex- Vaterland, de 55.000 tonnes), ne pouvaient déjà plus accéder dans le canal. On décida donc, pour ne pas entraver le développement d’Amsterdam, de construire une nouvelle écluse avec sas de 400 mètres sur 50 mètres, une largeur libre de 45 mètres et un mouillage, sur les deux seuils, de 15 mètres à marée bases. Le canal lui-même doit être, d’après ce même projet, progressivement approfondi,
- construites pour retenir l’eau des deux côtés, elles sont, par conséquent, à double bordage.
- Chaque porte repose, au moyen de quatre rouleaux, sur deux trucks à huit roues, qui roulent sur deux rails scellés dans les radiers. La porte peut, se déplacer légèrement (environ 6 centimètres) dans le sens de l’axe de l’écluse, et venir s’appuyer contre scs buttées, les rouleaux remontant un peu, dans ce mouvement, sur leurs sièges inclinés. De cette manière, lorsque la pression de l’eau cesse, la porte revient d’elle-même à sa position primitive. Pour dégager les trucks, s’il est nécessaire de les réparer, il suffit de faire flotter la porte, puisqu’elle repose librement sur les rouleaux.
- Le poids d’une porte est de 1.184 tonnes. Une partie de la porte forme caisson étanche,
- p.327 - vue 103/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- >28
- INTÉRIEUR ll'rXH DES CI IA .\1BR ES l’OCR J,ES PORTES llOCl.ANTES a e’éci.use d’ymuiden (pays-bas)
- on peut, toujours en employer une comme forme de radoub, sans gêner la manœuvre de l’écluse.
- Les portes ont été construites à Rotterdam et, ont été remorquées à Ymuiden par mer. soit sur près de 100 kilomètres. Le tirant d’eau des portes, quand elles flottent verticalement,étant trop grand, elles ont été maintenues horizontalement pendant le transport.
- Le remplissage et la vidange du sas de l’écluse s’effectuent grâce à des aqueducs, qui existent seulement dans les têtes de l’écluse. Ces aqueducs ont, de chaque côté de l’écluse, une section normale de 20 m2 5. qui s’élargit vers les embouchures jusqu’à 00 mètres carrés. La tête extérieure (côté de la mer) comporte un double aqueduc contournant les deux portes, tandis que dans la tête intérieure (côté du canal) les aqueducs ne contournent pas la chambre, l’eau traversant celle-ci. L’économie de maçonnerie ainsi réalisée rend ce dispositif avantageux, quoiqu’il
- Celte chambre, fennec par an caisson étanche, peut servir <lc forme de radon b pour les réparations éi effectuer ainv portes.
- jaugeant 1.400 mètres cubes. Ce caisson est subdivisé en seize compartiments qui peuvent tous être vidés individuellement, au moyen d’air comprimé. La porte, en service, n'exerce plus sur les rouleaux qu'un effort d'environ 120 tonnes, grâce au déplacement d’eau d'une partie de la caisse étanche. Quand tous les compartiments sont vides, la porte flotte librement avec un tirant d'eau de 12 mètres.
- Comme il n'existe pas de cale sèche d'une profondeur sullisante pour la radouber, on a dû aménager les chambres de porte comme formes de radoub. Clnupie chambre peut, par conséquent, être fermée par un caisson en fer et, ensuite, êt re épuisée. Puisqu'il y a deux chambres de portes dans la tête extérieure,
- l’NE DES PORTES DE 1,’ÉCLUSE D’YMUIDEN, DE 58 M 50 DE DONC, 20 Al 80 DE HAUT ET 7 M 80 D’ÉPAISSEUR, EN CONSTRUCTION A ROTTERDAM, AVANT SON TRANSPORT PAR MER A YMUIDEN
- On remarque éi droite (partie inférieure de la porte dans sa position normale) les caissons étanches supplémentaires destinés éi la faire flotter horizontalement pendant son remorquage par mer d • Rotterdam éi Ymuiden.
- p.328 - vue 104/144
-
-
-
- L E S G R A YI) E S E C L US E S M 01) E R N ES
- 329
- exige un jeu de vannes de plus pour la traversée de la chambre de porte.
- Quand le niveau de la mer est au plus haut, la différence de niveau atteint 4 mètres. Le remplissage du sas exige alors 80.000 mètres cubes d’eau, et prend environ 12 minutes. Dans les conditions normales, il dure moins de 7 minutes, avec une différence de niveau de 1 rn 40.
- Les aqueducs de remplissage et de vidage sont fermés par des vannes plates, manœu-
- veau du lac. Puis, sur 1.600 mètres environ, le sol s’élève brusquement de plus de 55 mètres, jusqu’au sommet de l’escarpement qui se trouve au-dessus du niveau du lac Erié. Ce dernier est, à basses eaux, à 100 mètres environ au-dessus du niveau du lac Ontario.
- Pour réduire autant que possible le temps pris par un bâtiment pour parcourir le canal, on s’efforça d’avoir un nombre d’écluses aussi réduit que possible, en faisant en sorte que la différence de niveau de chacune d’eiles soit
- UNE UES HUIT ÉCLUSES DU CANAL UE VVELLAND (CANADA) VUE DU BIEF SU1JÉHIEUK
- On remarque, an premier plan, remplacement des portes et les murs cire ni ai res en béton sur lesquels viennent s'appui/er les câbles pour l'ouverture et la fermeture des portes.
- vrées électriquement,.de même (pie les portes.
- L’effort de traction maximum, à exercer sur chaque porte pour la manœuvre, est de 50 tonnes. L’ouverture dure1 deux minutes. Le temps total par éclusage est d’environ une demi-heure.
- III. - Les portes à vantaux atteignent 25 mètres de haut, au canal de Welland (Canada)
- Le canal de Welland, faisant communiquer le lac Ontario et le lac Erié au Canada, est long de 40 kilomètres.
- De Port-WelIer. sur le lac* Ontario, jusqu’au pied de l’escarpement du Niagara, sur une longueur de 10 kilomètres environ, le canal traverse une région qui s’élève doucement jusqu’à environ 45 mètres au-dessus du ni-
- aussi forte (pie possible. De plus, on s’efforça de rendre les différences de niveau toutes égales pour les différentes écluses, de manière à pouvoir construire des portes d’écluse interchangeables.
- Les écluses sont au nombre de sept, la différence de niveau de chacune d’elles étant d'environ 14 mètres. Elles ont toutes 24 mètres de large, 24(5 mètres de long et des seuils de 9 mètres. De plus, une huitième écluse sert d’écluse de garde pour les variations de niveau du lac Erié, qui peuvent atteindre 3 m 60. Les dimensions de cette dernière sont les mêmes que pour les autres, à l’exception de la longueur (pii atteint 406 m 50 ; c’est, comme nous Pavons dit, l’écluse la plus longue du monde. Elle per-
- p.329 - vue 105/144
-
-
-
- 330
- LA SCIENCE ET LA VIE
- met d’écluser deux bâtiments de dimensions moyennes à la fois.
- Comme toujours, on examina, dans le cas particulier qui se présentait, quel était le type de portes le plus approprié et. après avoir choisi en 1913 des portes à un seul battant, pivotant autour d’une de leurs extrémités, on se décida, en 1919, pour des portes pivotantes à deux battants. On pensa, en effet, que les dimensions d’une porte à un seul battant seraient trop considérables et qu’elles n’offriraient pas les mêmes garanties de sécurité, de bon fonctionnement et de facilité de répara t i o n s . La guerre avait en effet provoqué l’arrêt des travaux et il était encore possible, sans trop de frais, de changer le type des portes.
- Cette transformation permettait, d’ailleurs, de gagner 0 mètres sur la longueur utile du sas.
- Les portes, en acier, sont de trois modèles, respectivement de 11 mètres, 14 mètres et 25 mètres de hauteur, et de 1 m 55 d’épaisseur. Celles de 25 mètres de haut pèsent plus de 500 tonnes. La partie inférieure de chaque porte est constituée par des caissons étanches, et la partie supérieure est remplie d’eau jusqu’au niveau amont. Pour cela, des ouvertures sont ménagées dans les tôles de bordage et les poutres de cette partie de la porte.
- La manœuvre s’effectue au moyen de câbles d’acier, deux par porte, un pour l’ouverture et l’autre pour la fermeture. Ils sont tous deux iïxés au fond du canal, le premier dans le logement de la porte, dans Je mur de l’écluse, et le deuxième dans la
- maçonnerie, près du centre du seuil. De là, les câbles sont amenés à deux poulies, immergées à la partie inférieure de la porte. Us s’appuient, entre leur extrémité fixe et ces poulies, sur un petit mur circulaire en béton armé, concentrique à l’axe de la porte, de sorte que l’effort, pour l’ouverture ou la fermeture, s’exerce toujours tangentiellement à la trajectoire de l’extrémité du battant.
- Les câbles parviennent ensuite à la partie
- supérieure de la porte, où deux poulies les renvoient horizontale-m e n t aux treuils de manœuvre placés à terre. Grâce à cette disposition, la partie des câbles comprise entre les poulies immergées et l’ancrage des câblés reste complètement immobile, les poulies se bornant à rouler sur elles, lorsque la porte est en mo u vement. Les câbles n’ont donc pas tendance à s’user par frottement sur les parties immergées de l’écluse.
- Le double treuil de manœuvre est actionné par un moteur électrique agissant par l’intermédiaire de trains d’engrenage. Dans les conditions normales, l’ouverture ou la fermeture demande une minute et demie. Le moteur est un moteur à induction 5o0 volts triphasé de 45 chevaux. Il est commandé à distance, depuis le tableau de contrôle de l’écluse.
- Lorsque la porte atteint une position voisine de celle d’ouverture ou de fermeture, le moteur est arrêté et freiné automatiquement, grâce à un contact porté par l’axe de la porte et mobile avec celle-ci.
- Paul Lucas.
- POItTF, DK 25 MÈTRFS DE HAUT DU CANAL DE WELLAND (CANADA), DONT CHACUN DES BATTANTS PÈSE PLUS DE 500 TONNES
- p.330 - vue 106/144
-
-
-
- L'EMPLOI DES METAUX LEGERS REND PLUS ÉCONOMIQUES LES MOYENS DE TRANSPORT
- Par Jean BODET
- ANCIEN ÉLÈVE DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE
- La lutte contre le « poids mort » des véhiculés est une préoccupation constante des compagnies d'exploitation des moyens de transport. Les métaux légers et leurs alliages (1), dont nous avons montré le développement. devaient apporter à ce problème une heureuse solution. Dam un rapport présenté au Congrès de Liège de 1930, M. A. de Biran a exposé comment, grâce au choix et à l'emploi rationnels des matériaux, on peut alléger les véhicules — sans nuire à la sécurité — tout en leur assurant une parfaite stabilité, augmenter le confort pour les usagers et accroître le rendement des moyens de transport par l'allégement considérable ainsi réalisé.
- Les métaux légers
- et l’allégement des moyens de transport
- IMINUKR le « poids mort» d’un véhicule, c’est, de toute évidence, réaliser des économies d’énergie souvent importantes : c’est également, suivant les cas, avoir la possibilité d’accroître la charge utile ou la distance franchissable sans ravitaillement, et même gagner du temps, en augmentant la vitesse et en diminuant les périodes d’accélération et de freinage. Ces avantages mis à part, l’allégement des véhicules, dans sa répercussion sur l’ensemble d’une installation de transport, est très souvent la source d’économies indirectes non moins importantes, et qu’il est nécessaire d’étudier dans chaque cas particulier.
- L’état actuel de la technique permettrait de réaliser des véhicules dont le poids mort serait considérablement intérieur à celui obtenu communément. Mais cet allégement entraînerait souvent des dépenses hors de proportion avec le but à atteindre, et qui ne seraient pas compensées par les économies de combustible, ou autres, qui en résulteraient. Nous sommes ainsi amenés à distinguer, pour un véhicule donné, entre l’allégement techniquement réalisable et l’allégement économiquement réalisable, c’est-à-dire la limite au-dessous de laquelle l’allégement n’est plus payant.
- Si nous passons en revue, à ce point de vue, les différents moyens de transport, nous voyons que, le plus souvent, l'allégement maximum réalisable, au point de vue (1) Voir La Science et la Vie, n° 161, page 100.
- purement technique, ne paie pas et que, si l’on a, dans la très grande majorité des cas, intérêt à faire plus léger, il y a cependant une limite raisonnable à ne pas dépasser.
- Au contraire, dans le cas de l’aviation, les deux facteurs essentiels sont le poids et la finesse (caractérisée par le rapport de ia portance à la résistance à l’avancement) ; les progrès à réaliser sur cette dernière étant relativement lents et entraînant des recherches extrêmement complexes, la réduction de poids est poussée avec activité, et, malgré les résultats déjà obtenus dans cette voie, on y travaille encore. Dans ce cas particulier donc, l’allégement économique optimum se confond plus ou moins avec l'allégement technique maximum.
- L’allégement rationnel permet d’accroître la stabilité et le confort des véhicules
- Nous n’avons considéré, jusqu’ici, le véhicule que dans son ensemble. Nous allons chercher maintenant dans quelles parties du véhicule l’intérêt de faire léger s’impose plus particulièrement.
- Les pistons et les bielles des moteurs, par exemple, absorbent, dans leur mouvement alternatif rapide, surtout pour les moteurs à régime élevé, une énergie importante ne servant qu’à fatiguer les articulations. Avec les 1 ocomoti ve s récemmen t construite s aux Ëta ts -Unis, et possédant des bielles en duralumin, on a pu constater que les effets dus au mouvement alternatif et à la force centrifuge sont très atténués, et que l’usure des coussi-
- p.331 - vue 107/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- KÏ2
- nets était trois fois plus faible qu’avec les bielles en acier.
- Les roues également emmagasinent une quantité d’énergie notable pendant les mises en vitesse ; il y a donc intérêt à les alléger. En Angleterre, la « London General Omnibus Company » a adopté, comme type normal, des roues en alliage d’aluminium à 8 % de cuivre. En Allemagne, on utilise, sur les autobus de Berlin, des roues en élektron (1), qui donnent un allégement de plus de 00 %, avec une augmentation de la durée des bandages. En France, des essais encourageants ont été faits par la Société des Transports en Commun de la Région parisienne avec des roues en nlpax (2).
- Eue question de stabilité peut, d'autre part, dans certains cas, rendre souhaitable une répartition différente des masses. Dans le cas des véhicules sur route, le centre gravité doit se ver à une certaine hauteur, et il est alors intéressant d'alléger les parties hautes des voitures.
- De même, pour les navires, on peut obtenir un gain appréciable de stabilité par allègement des « hauts », ce (pii est particulièrement intéressant pour les superstructures des paquebots, dont on peut ainsi augmenter le volume et, par suite, la capacité de transport.
- En outre, toutes les parties non suspendues du matériel roulant sont soumises à des chocs et à l’action antagoniste des ressorts, (pii leur communiquent des accélérations considérables, ce qui a pour résultat d'ébranler la route ou de fatiguer la voie, et de disloquer les éléments de la voiture.
- En vertu d'une loi générale, le rebondissent Alliage ultra-léger de magnésium, d'aluminium cl de manganèse.
- (g) Alliage de fonderie à 13 % de silicium.
- ment du véhicule sous l’action des chocs sur un sol raboteux croît avec sa légèreté. Mais ceci n’est vrai que toutes choses égales d'ailleurs. Or, il y a deux éléments qui modifient les conditions de la comparaison : le rapport du poids suspendu au poids non suspendu et la question des organes de suspension. Il faut, pour conserver une bonne suspension, tout en allégeant,
- améliorer le rapport du poids suspendu au poids non suspendu et augmenter la qualité des organes de suspension. Ce point a été parfois oublié, et les inconvénients en résultant ont amené à conclure, d’une façon trop générale, (pie, pour avoir du confort, il faut nécessairement faire lourd.
- Le choix rationnel des matériaux est à la base de l’allégement
- Dans tout ce qui précède, nous avons mis en évidence les avantages d’ordres divers (pie présente l'allégement des véhicules en général. Toujours du même point de vue général, il nous reste à examiner de quelle manière cet allégement peut être réaisé. C’est par le choix des matériaux employés, puis du mode de construction permettant la meilleure utilisation de ces matériaux et, enfin, du type de propulsion le plus approprié aux différents cas particuliers, que ce résultat doit être recherché.
- Le matériau idéal est évidemment celui qui offre d'abord la plus grande résistance mécanique relativement à la densité. Mais il ne faut pas perdre de vue (pie le meilleur rendement économique d'une construction correspond à celle possédant un coeflicient de sécurité homogène. On voit ainsi immédiatement que les métaux légers et l'acier ont des domaines d’application différents. En particulier, l’utilisation logique des
- P IP CK S DIVKHSKS d’automobile, kn ALLIAGKS D'ALUMINIUM (aI.PAX, DURALUMIN)
- p.332 - vue 108/144
-
-
-
- L ALLÉGEMENT DES VÉHICULES
- 333
- AVION « DONT DA
- aciers spéciaux consiste à les employer pour les formes relativement grêles, tandis que les métaux légers conviennent particulièrement bien pour les formes massives.
- La magnifique gamme des alliages d’aluminium permet, dans cet ordre d’idées, d’envisager les applications les plus variées. Ils conservent, pour la plupart, les propriétés physiques de l’aluminium pur (en particulier, la faible densité), mais acquièrent en même temps des qualités mécaniques remarquables, permettant des usages pour lesquels l’aluminium n’aurait jamais pu être utilisé.
- On utilisera donc Valpav pour les roues d’atterrissage d’avions et le duralumin (1) pour les flotteurs ou les coques d’hydravions, la structure des ailes et du fuselage, ainsi que les réservoirs d'essence et d’huile. Dans les autobus et les tramways, en plus des garnitures en alliages légers aujourd’hui courantes, l’emploi de tôles d'aluminium pur, à la place d’acier doux recuit, donne une économie de poids de un tiers environ. Dans la marine de guerre également, l'emploi des alliages légers s’est très répandu pour les mâts et les passerelles, les plaques de fondation de moteurs Diesel, etc.
- De plus, les alliages d’aluminium à haute résistance, et spécialement le duralumin, conservent leur résistance aux très basses températures, telles cjue celles de -50° et —fi()° rencontrées couramment à 10.000 mètres d’altitude. Cette propriété est d'autant plus intéressante que l’aviation s'oriente actuel-
- (1) Alliage d'aluminium, de cuivre, de magnésium et de manganèse.
- VOITUKK DK Ii A COMl'AGNIK INTK ItNATIONAI.K DUS WAGONS-DITS, DONT LA TOITURK KST KN DURALUMIN, KT LKS CLOISONS INT K II IK U II K S KN ALPAX
- POTKZ Î59-A2 )), KNTIKRKMKNT MÉTALLIQUK, STRUCTURK KT LK RKVKTKMKNT DKS AILKS ET DU KUSKLAGK SONT KN DURALUMIN
- lement vers les parcours à haute altitude.
- Dans certains cas particuliers, ce ne sont plus les propriétés mécaniques qui présentent le plus d’intérêt. Ce peuvent être la conductibilité électrique, dans le cas de câbles et de barres de connexion (l’emploi de l'aluminium pur, dont la conductibilité est les 00 % de celle du cuivre, permet de réaliser, toutes conditions égales d'ailleurs, un allégement de 50 %) ; les propriétés non magnétiques, pour les hydravions parexemple à cause des compas, ou les enveloppes de « controllcrv » de tramways : le pouvoir calorifuge, pour l’isolation thermique des wagons, des camions-citernes ou des navires (Valfol, composé de feuilles de papier d'aluminium froissées ne pèse (pie 10 kilogrammes au mètre cube contre 150 kilogrammes pour le liège) ; la conductibilité thermique, pour la construction de radiateurs ou de. plaques ehaulTantes (l'emploi de l'aluminium, dont la conductibilité thermique est les 50 % de celle du cuivre, permet de réaliser, dans les mêmes conditions, un allègement de .‘50 %).
- C'est, cette dernière propriété également qui est mise en «ouvre, lorsque l’on utilise les alliages d'aluminium à la construction de pièces devant évacuer la chaleur dans les moteurs, telles (pie [listons, culasses, blocs-evlindres, etc.
- Mode de construction et type de propulsion sont deux facteurs également importants
- Dans la détermination du mode de construction permettant la meilleure utilisation de la matière, c’est-à-dire le plus favorable à la réalisation d'un
- p.333 - vue 109/144
-
-
-
- 334
- LA SCIENCE ET LA VIE
- allégement maximum des véhicules, il ne faut pas perdre de vue, en premier lieu, que toutes les parties de la construction doivent travailler également. Il faut, par exemple, profiter des propriétés mécaniques des alliages légers pour que les panneautages et les bordés concourent à la résistance de la charpente, comme dans les revêtements en tôle ondulée de duralumin pour avions.
- Inutile d’insister sur les avantages, au point de vue légèreté de l’ensemble, de la suppression des assemblages grâce à la construction monobloc, obtenue, soit par fonderie (exemples : châssis de bogie en acier coulé et châssis d’automobile en al-pax), soit par emboutissage, soit par soudure autogène (exemple : les voitures métalliques de la Compagnie des chemins de fer du Nord et le cuirassé allemand le plus récent).
- La construction mixte rationnelle acier-duralumin ou aciers spéciaux-duralumin présente également des avantages indiscutables.
- Une application intéressante de ce principe pourrait être faite à la construction des coques de navire, dont la partie centrale serait constituée par de l’acier et les fibres extrêmes par du duralumin.
- Pour nous guider enfin dans le choix du type de propulsion le plus approprié à un cas particulier et réalisant l’allégement maximum, nous ferons une distinction suivant que l’on cherche à franchir une grande distance sans ravitaillement ou, au contraire, a réaliser une grande vitesse. Dans le premier cas, nous devons donc consommer le moins possible de combustible et, pour cela, utiliser un combustible à pouvoir calorifique élevé, ou à bon rendement.
- Dans le deuxième cas, la grande vitesse recherchée exige une grande puissance massique. C’est en cherchant dans cette voie que l’on a vu succéder la turbine à la machine à vapeur alternative, mettre au point la
- technique des hautes pressions, ainsi que généraliser l’emploi des moteurs à essence et des moteurs Diesel rapides.
- Les métaux légers présentent un intérêt particulier pour la réalisation des grandes puissances massiques, grâce à leurs caractéristiques mécaniques et leur faible densité, précieuses propriétés auxquelles il faut joindre la conductibilité thermique, qui permet d’assurer d’une manière parfaite le refroidissement des moteurs et, par suite, d’augmenter encore leur taux de compression. Nous pouvons citer, à ce propos, les emplois des alliages légers pour la construction des carters, blocs-cylindres, pistons, bielles, dans les moteurs d’automobiles et d’aviation.
- Sans que nous ayons eu besoin d’étudier séparément chaque cas particulier, les exemples qui illustrent cette rapide étude suffisent, pour montrer que dans tous les domaines de transports, aéronautique, marine, chemins de fer, autobus et tramways, automobiles, l’allégement du matériel mobile présente un intérêt de premier plan.
- Parmi les solutions de ce problème, celles que fournissent les métaux légers, grâce à la variété de leurs ressources, soit seuls, soit associés à d’autres matériaux,
- en particulier aux aciers spéciaux, sont
- particulièrement intéressantes, et elles le deviennent de plus en plus chaque jour, car on peut remarquer aujourd’hui que les progrès accomplis dans l’utilisation du bois ou de l’acier ordinaire paraissent se ralentir, tandis que, pour les métaux légers et les aciers spéciaux, les perfectionnements sont constants.
- Il y a donc le plus grand intérêt, au point de vue transports, à suivre avec soin ce développement constant et à étudier systématiquement, dans chaque cas particulier, la possibilité de leur emploi.
- Jean Bodet.
- MOTEUR « HORS-BOIU) )> POUR CANOT AUTOMOBILE, COMPRENANT DE TRÈS NOMBREUSES PIÈCES EN ALLIAGES D’ALUMINIUM
- p.334 - vue 110/144
-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE STROBOSCOPIQUE AU MILLIONIEME DE SECONDE PERMET UN PRECIEUX CONTROLE INDUSTRIEL
- Par Jean MARIVAL
- L'examen expérimental des pièces mécaniques animées de mouvements très rapides constituait jusqu'ici une des grosses difficultés à surmonter pour vérifier l'exactitude du calcul. Nous avons déjà montré comment la stroboscopie (1) permettait de ralentir à volonté, en apparence, ces grandes vitesses de la mécanique moderne. Mais il ne suffit pas efobserver, il faut surtout mesurer (2). Seule, la photographie peut fournir un document sur lequel on puisse étudier èi loisir et mesurer les phénomènes observés. On verra ici comment, grâce à un nouveau dispositif fort ingénieux, on a pu réaliser la photographie au millionième de seconde et appliquer cette méthode des « grands instantanés » à l'aviation, à l'automobile et, en général, à l'étude des
- pièces mécaniques en mouvement.
- Nous vivons sous le signe de la vitesse. Toujours plus vite, telle est la formule qui semble guider aujourd’hui, non seulement ceux qui cherchent à battre sans cesse les différents records sur terre, sur l’eau ou dans les airs, mais encore les ingénieurs dont le but est d’établir les machines les plus puissantes, avec le meilleur rendement. Les moteurs d’automobiles tournent à 3.000 tours par minute, les hélices d’avion accomplissent sans danger plus de 2.000 rotations dans le même temps, les broches d’un banc de filature atteignent 10.000 tours-minute, les turboalternateurs, 1.500 à 3.000 tours-minute.
- Comment vérifier pratiquement, par la vue, la façon dont se comportent des pièces mécaniques animées de mouvements aussi rapides ? Seule, la stroboscopie permet d’atteindre ce but. On sait quel en est le principe. Une pièce étant animée d’un mouvement périodique, c’est-à-dire repassant périodiquement au même point, dans les mêmes conditions de vitesse et de direction, est éclairée par une succession d’éclairs lumineux. Si l’intervalle entre deux éclairs est précisément égal à la période du mouvement, l’œil voit la pièce immobile en apparence, puisque chaque éclairement la retrouve à la même place. C’est en partant de ce principe qu’a été créé le « Stroborama » (3), qui permet d’observer à loisir les pièces mécaniques en mouvement, soit en provoquant l’appa-
- (1) Voir La Science et la Vie, n° 133, page 47.
- (2) Voir La Science et la Vie, n° 151, page 13.
- (3) Voir La Science et la Vie, n° 102, page 591.
- rence de l'arrêt (synchronisme de l’éclair lumineux et du mouvement), soit le ralenti, par un léger décalage entre la période du mouvement et celle des éclairs lumineux.
- Cela n’a cependant pas paru suffisant aux frères Seguin, inventeurs du stroboscope industriel. La mise au point du dispositif électrique produisant l’éclair lumineux, d’une part, et, d’autre part, celle du système de synchronisation, (pii assure l’éclairage de la pièce à étudier, au moment précis où elle se retrouve dans la position choisie, leur ont fait entrevoir une autre possibilité : celle de photographier les pièces en mouvement. Nous allons voir quelles multiples applications découlent de cette photographie ultra-rapide, puisque, grâce à la puissance lumineuse atteinte et grâce à l’instantanéité de l’éclair lumineux, la photographie est prise au millionième de seconde.
- Cette méthode s’applique, d’ailleurs, à la photographie de tous les mouvements, même non périodiques, comme ceux des projectiles.
- Quelques exemples d’application de la photographie au millionième de seconde
- I. La déformation des hélices d'avion. — Voici, par exemple, une hélice d’avion. Faisons-la tourner à 250 tours par minute, après avoir marqué ses bords d’un trait de peinture blanche. Associons-la au stroborama en faisant entraîner par l’hélice le synchroniseur qui détermine l’instant de l’éclairage. Nous observerons alors l’hélice immobile en apparence à une position rigoureusement déterminée par celle du synchro-
- p.335 - vue 111/144
-
-
-
- L A S CIE N C E E T L A VI È
- iiîjfi
- niseur. Xuns ]>ourrions la photographier en |)osant im temps suffisant, mais nous n'obtiendrions alors, sur la plaque, qu'une image résultant de la superposition de plusieurs milliers d'images de l'hélice à la même position. Il est évidemment beaucoup plus intéressant, pour les mesures, de ne photographier réellement (prune seule image de Fliéliee, au moment où elle passe par eette position. II sullit, pour cela, de déclencher
- que l'hélice s'est déformée sous la résistance de l'air.
- L'hélice ayant 1 m 80 de diamètre, la vitesse linéaire de l'extrémité de la pale atteint 21 (i mètres à la seconde, alors qu’elle n’était que de 22 mètres à la seconde dans le premier cas. Nous avons donc à notre disposition un document précis qui nous permet de mesurer eette déformation et, par conséquent, de savoir si elle est dangereuse.
- COUM.KNT ON KTI IMK 1,V DKKOlï.MATlON 1)KS UKiaC'KS u'.WlON
- -•1 gauche, photographie instantanée d'une hélice tournant à 250 tours par minute: à droite, superposition sur le même cliché des photos d'une hélice tournant à 250 tours et à 2.400 tours par minute. Le décalage de l'extrémité de la pale montre la déformation et permet de la mesurer.
- un seul éclair de la durée de un millionième de seconde, susceptible d'impressionner la plaque photographique, en mettant en service le dispositif spécial augmentant la puissance lumineuse de l'éclair.
- Kaisons-la tourner maintenant à 2.400 tours-minute et reprenons sur la même plaque une deuxième photographie ultra-rapide, dans la même position déterminée par le synchroniseur. Au développement, nous constaterons (pie les deux images du moyeu et dés parties de l’hélice voisines du centre coïncident, alors (pie les extrémités des pales paraissent dédoublées. Qu'est-ce (pie cela prouve ? Tout simplement
- On mesurerait de même les torsions de l'hélice en la photographiant dans une position perpendiculaire à la plaque.
- Avec les appareils « Stroborama », installés aux laboratoires de l’Aéronautique française (1), M. Dupont a pu essayer-ainsi les hélices dans le vent produit dans le tunnel aérodynamique. Les techniciens ne peuvent manquer d'en tirer de précieux enseignements.
- Il est évident que l'on mesurerait de la même manière la torsion d’un arbre de machine, en superposant deux photographies ultra-rapides, après avoir marqué
- (1) Voir La Science et lu Vie, n° 153, page 235.
- p.336 - vue 112/144
-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE STROBOS COPIQÜ E 837
- sur l’arbre un repère convenablement placé.
- II. Comment ou a étudie 'l'injection d'huile dans un moteur à combustion, interne. — Dans ses études sur la mise an point de son moteur d’avion à combustion interne, M. Clergct (1) eut l’idée de faire appel à la photographie ultra-rapide, pour se rendre compte des conditions d’injection de l’huile lourde dans la chambre de combustion, où règne une pression de 30 kilogrammes par centimètre carré. Le <' Stroborama » donne, là encore, des résultats fort intéressants. La figure page 338 montre deux séries de photographies prises chacune au millionième de seconde. On voit nettement (pie l'huile, (pii traverse aisément l’air à la pression atmosphérique (photos A), se propage beaucoup plus lentement dans l’air à 30 kilogrammes par centimètre carré (photos 11). En modifiant la pression, le débit d’huile, le diamètre et la longueur (les tuyauteries, les types d'injeeteurs et de pompes, etc. M. Clergct put, ainsi, détenui-(1) Voir La Science et la Vie, n" !(>:>, page 1 1.
- étude d’unk HÉLICE, AU moyen du "Stroborama», DANS UE TUNNEL AÉRODYNAMIQUE D’iSSY - LES - MOULI-NEAUX, PRÈS PARIS
- VERIFICATION DU ORAISSAOE
- 1)'UN moteur d'automobile
- On distingue les filets d'huile sur les têtes de bielle.
- ner les meilleures conditions de fonctionnement.
- III. Le moteur d'automobile photographié au millionième de seconde. — Désireux de voir comment s’effectuait ' le graissage d’un moteur d’automobile, une grande usine parisienne fit appel au « Stroborama ». Une partie du carter du moteur avant été découpée, mais les chambres de compression restant closes, le moteur —- tournant par ses propres moyens — fut photographié au millionième de seconde. On put ainsi examiner, sur la photo, les filets (l'huile enregist rés.
- De même, l'arbre (1e transmission fut étudié au point de vue de ses vibrations, en peignant, simplement une bande noire sur l'arbre, et en prenant plusieurs photographies sur la même plaque.
- Ces quelques exemples montrent les possibilités fort intércs-
- p.337 - vue 113/144
-
-
-
- LA SCIENCE Êt LA VIE
- Sôs
- ÉTUDE DE L’INJECTION D IIUILE LOURDE DANS UN MOTEUR A COMBUSTION INTERNE A, injection dans l'air à la pression atmosphérique ; B, injection dans l'air à 30 kilogrammes par
- centimètre carré. Remarquer la différence
- santés du « Stroborama ». Toute pièce en mouvement rapide peut être, soit examinée au ralenti, soit photographiée dans des conditions différentes d’utilisation, et, de cet
- de vit sse de l'injection dans les deux cas.
- examen, résulte la faculté d’étudier avec précision les formes et dimensions à lui donner, en vue d’une plus grande sécurité et d’un meilleur rendement. J. Marival.
- LES GRANDS PAYS PRODUCTEURS DE PÉTROLE
- DANS LE MONDE
- La statistique provisoire, concernant la production du pétrole en 1930, vient de paraître, mais, d’ores et déjà, on peut classer ainsi les pays producteurs :
- En milliers de ms
- Etats-Unis................ 143.000.000
- Venezuela............... 22.200.000
- Russie..................... 19.600.000
- Perse....................... 7.000.000
- Roumanie ................... 6.400.000
- Mexique..................... 6.400.000
- Indes Néerlandaises.... 5.700.000
- Colombie.................... 3.180.000
- Pérou....................... 1.910.000
- Les pays suivants sont au-dessous de 1.200.000 mètres cubes, à savoir : la Trinité, l’Argentine, l’Inde, la Pologne, le Japon, l’Egypte, l’Equateur, le Canada, l’Allemagne, l’Irak, la France.
- Ce simple énoncé suffit à montrer l’importance respective des pays producteurs de pétrole dans le monde, et la répartition de ces richesses primordiales pour l’industrie moderne, au profit de certains pays, particulièrement avantagés à ce point de vue, à savoir : l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, la Russie, la Perse, la Roumanie et les Indes Néerlandaises.
- N. D. L. R. — Nous avons signalé, dans l’article paru dans le numéro de février 1931 de La Science et l . Vie : Le miroir est l’âme du télescope, à la page 90, que « seul, le verrier français Manlois, grAce à sa longue expérience, était capable d’obtenir, à la fin du siècle dernier, des disques de verre atteignant 1 m 25 de diamètre pour la construction des lentilles de lunettes astronomiques ». La maison Parra-Mantois nous fait savoir que, continuant les travaux de Mantois, elle peut, grAce aux progrès réalisés dans cette industrie et au matériel moderne dont elle dispose, reproduire ce que le grand verrier français fabriquait avec des moyens plus restreints.
- ****** Nous signalons à nos lecteurs que le navire français ravitailleur de sous-marins Jules-Verne, lancé récemment, a fait l’objet d’un article détaillé, paru dans La Science et la Vie, n° 160, page 293.
- p.338 - vue 114/144
-
-
-
- UNE BONNE TRANSMISSION ÉCONOMISE LA FORCE MOTRICE
- Par Jean MARTON
- Au moment où les difficultés économiques incitent, plus que jamais, les industriels à comprimer les prix de revient, il est permis de se demander si, en l'état actuel du machinisme, on peut encore espérer réaliser dans les ateliers d'appréciables économies de force motrice. Le présent article, signé d'un éminent spécialiste des transmissions, permet de répondre par l'affirmative. L'expérience acquise, ainsi que les récentes théories relatives aux frottements, étayent, aujourd'hui, le problème des transmissions de données précises qui mettent en évidence les tares de bon nombre d'installations en service. Dotées d'un système de transmissions insuffisamment étudié, elles donnent lieu, de ce fait, à un véritable gaspillage d'énergie, grevant lourdement les frais d'exploitation. On ne saurait donc, dans les projets d'installation, attacher trop d'importance à la détermination rationnelle du mode de transmission et, d'autre part, au choix d'organes de transmissions capables de réduire au minimum les pertes d'énergie, tels les paliers à rotule à coussinets fonte et les enrouleurs de courroies.
- Lorsqu’un industriel projette une nouvelle installation, il compte toujours en obtenir un excellent rendement pour un minimum de frais d’établissement et d’exploitation. Mais, tandis qu’il étudie à fond la construction des bâtiments, l’installation des machines, l’organisation du travail, il n’attribue, généralement, au problème des transmissions de force dans ses usines qu’une importance secondaire.
- C’est là une grave erreur. Les pertes d’énergie dans les transmissions sont toujours suffisamment élevées, pour que la décision en faveur d’une solution déterminée ne soit prise qu’après avoir bien pesé avantages et inconvénients.
- Suivant le mode de transmission choisi, les pertes d’énergie oscillent entre 10 et 40 %
- Lorsque se généralisa l’emploi des moteurs électriques, beaucoup d’industriels délaissèrent la commande par transmission générale à partir de la source d’énergie, pour la commande individuelle des machines ou la commande par groupes de machines.
- Si séduisants qu’ils paraissent, ces deux modes de transmissions ne sauraient être toujours recommandables.
- Avec la commande individuelle, plus de transmissions encombrantes dans les ateliers ; les machines sont bien dégagées, faciles à déplacer ; mais, par contre, l’installation est fort coûteuse. En outre, chaque moteur doit être calculé très largement, pour vaincre le couple de démarrage et supporter les sur-
- charges accidentelles; travaillant, par conséquent, à charge réduite, en marche normale, il a un mauvais rendement et, compte tenu des pertes d’énergie dans les canalisations, la perte d’énergie totale est de 35 à 40 %.
- La commande individuelle n’est réellement indiquée que dans le cas de machines très éloignées les unes des autres, ou de machines à mouvements indépendants (aléseuses, raboteuses), à mouvements rapides (ventilateurs, pompes centrifuges) ou sujettes à des déplacements fréquents (motocompresseurs).
- La commande électromécanique, par groupes de machines, donne lieu à des transmissions simples, peu encombrantes ; elle s’adapte bien aux bâtiments en « sheds » et se prête à des agrandissements. Les moteurs, en nombre égal à celui des groupes, ont une puissance moyenne de 20 à 60 ch, suffisante pour absorber les surcharges accidentelles. Avec des organes de transmission bien établis, les pertes peuvent ne pas excéder 25 %.
- Mais de beaucoup plus économique est la commande mécanique générale, que la source d’énergie soit une turbine hydraulique, une machine à vapeur ou le courant du secteur ; dans ce dernier cas, on peut utiliser un moteur dont le rendement en charge normale est très élevé. Les machines sont commandées par une ou plusieurs transmissions recevant leur mouvement de la source d’énergie, directement ou par renvois. Cela nécessite, évidemment, une étude très serrée de la disposition des machines et l’installation de supports spéciaux avec fondations, mais ces inconvénients sont largement compensés par
- p.339 - vue 115/144
-
-
-
- 340
- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 1 . - PALIER « PENDANT » WYSS, A
- ROTULE ET COUSSINET 1 >E FONTE
- l'excellent rendement de l'ensemble ; les pertes ne dépassent pas 10 à 12 %.
- De tels pourcentages ne peuvent, bien entendu, être comparés entre eux que s’il est fait usage, dans chaque cas, d'organes de transmissions analogues. Ceux que nous venons de donner résultent de l’étude d'installations équipées avec les organes les plus modernes, organes à haut rendement dont nous allons dire quelques mots.
- Les paliers à rotule à coussinet de fonte assurent un parfait graissage
- Introduire et maintenir une pellicule de lubrifiant entre un arbre en rotation et un coussinet n’est pas un problème simple dans les conditions habituelles de fonctionnement. Le graissage par bagues, qui prennent l’huile dans le réservoir du palier et l’amènent à la partie supérieure des coussinets, d’où elle s’écoule sur toute leur surface, est, de ce point de vue, bien préférable au graissage par mèche ou par bouteille ; mais il ne suffit pas toujours, surtout aux grandes vitesses, à assurer une répartition uniforme et continue du « film d’huile ».
- Les conditions nécessaires à réaliser pour la formation et le maintien de ce film d’huile
- ont été déterminées par les récentes « théories du coin d’huile », de Reynolds et Michell, et magistralement confirmées par les expériences effectuées sur les paliers des arbres porte-hélice, des paquebots De Grasse et Ile-de-France. Voici à quoi elles conduisent : donner à l’arbre et au coussinet des dimensions telles qu’il existe entre eux, au repos, un jeu affectant la forme d’un coin curviligne, rempli d’huile de graissage (üg. 2). L’arbre étant en rotation, cette huile pénètre comme un véritable coin entre les surfaces flottantes ; la pellicule formée exerce un effort d’écartement considérable, de telle sorte que l'arbre est littéralement soulevé au-dessus du coussinet. Il n’y a plus frottement métal sur métal, mais bien frottement de l’huile sur elle-même, c’est-à-dire un frottement extrêmement faible.
- Dès lors, la nature du métal du coussinet importe peu et l’on peut employer un métal bon marché comme la fonte.
- On conçoit, d’autre part, que le maintien de la pellicule d’huile sur toute la portée du palier dépende de la qualité d’huile employée, mais, surtout, d’un axage rigoureux de l’arbre et du cous. inet. Avec un palier à coussinet fixe, cette condition ne peut être réalisée, car les flexions inévitables de l’axe peuvent augmenter considérablement la charge supportée par la pellicule d’huile, à l’une des extrémités du coussinet, et provoquer le contact des métaux. Au contraire, avec un palier à rotule, l’arbre peut fléchir : le coussinet oscille, les charges s’égalisent sur toute la surface, et la pellicule d’huile se maintient à son épaisseur normale.
- Le palier à rotule, basé sur la théorie du coin d'huile, apparaît donc comme capable d’as-surcr u n graissage rationnel. Dcr-n i è re m e n t, les paliers de ce genre cons tru i ts par les Etablissements Wyss et C,e, ont été démontés après dix années de service ; leurs coussi nets en fonte portaient
- FIG. 2. - COUPE D’UN PALIER
- A COUSSINET DE FONTE
- L'huile déposée par la bague de graissage vient s'accumuler dans la rainure R. Le coin d’huile se forme dans le triangle curviligne A, B, C, formé par le jeu existant entre l'arbre et le coussinet.
- p.340 - vue 116/144
-
-
-
- LES TRANSMISSIONS MODERNES
- 841
- AVANT
- APRES
- FI(;. 4. — SCHÉMA d'une transmission, avant ht après IÉ INSTAURATION D’ENROULEURS
- Deux moteurs ont été remplacés par un seul et les transmissions parallèles ont été accomplies par enrouleurs. Puissance absorbée avant l'installation des enrouleurs: 6 kio 05 ; après : 4 lav 64 ; gain : 1 kw 41, soit 23,3 %.
- encore la trace des outils de fabrication, preuve manifeste d’une usure inappréciable. Par ailleurs, la consommation d’huile est insignifiante et la vidange ne se fait normalement, (pie tous les six mois.
- Les enrouleurs de courroies réduisent l’encombrement
- A un autre point de vue, l’invention des enrouleurs automatiques de courroies a contribué, pour une bonne part, à faire préférer des commandes par cour roies aux commandes par câbles et engrenages droits ou coniques.
- Ils suppriment la tension de pose, qui fatigue les courroies.
- D’autre part, l’arc embrassé sur les poulies étant augmenté, la tension dans les brins pendant la marche est réduite d’autant ; les pertes de puissance, dues à la surcharge des paliers, sont fortement diminuées, et l’on peut même souvent choisir une sec* tion de courroie plus faible.
- L’allongement élastique des courroies à tension naturelle se trouve automatiquement compensé, l’adhérence est augmentée et le glissement, pratiquement supprimé.
- Un autre avantage de l’emploi des enrou leurs de courroies est d’éviter les grands entraxes, par rapport aux diamètres des poulies. Les installations sont beaucoup moins encombrantes et les longueurs de courroies considérablement réduites ; les schémas représentés ici (fig. 4) nous en montrent un exemple frappant. Par ailleurs.
- FIG. 3. - MOTEUR ÉLECTRIQUE ÉQUIPÉ
- AVEC UN ENROULEUR DE COURROIE WYSS, TYPE 3.000
- le rapport des diamètres, entre la poulie d’attaque et la poulie commandée, peut être augmenté jusqu’à 30, ce qui permet d’actionner des machines, tournant lentement, par des moteurs électriques ou certains moteurs thermiques, dont le rendement croît avec la vitesse de rotation.
- L'emploi d’enrouleurs se traduit non seulement par un gain de place et une économie de matériel, mais encore par un gain de puissance appréciable. C’est ainsi que l'installation dont la figure 4 donne les schémas avant et, après la pose d’enrouleurs, a permis 1e réaliser un gain de puissance de 23,3 %.
- Aussi ne peut-on s’étonner (jue les grands constructeurs, à la demande des Etablissements Wyss, ménagent maintenant sur tous les corps de palier une gorge de dimension standard destinée à la fixation d’un enrouleur.
- Palier à rotule à coussinet, fonte et enrouleur automatique de courroies sont deux-appareils économiseurs d’énergie, qui ont leur place dans toute installation moderne de transmissions. Il faut reconnaître, d’ailleurs, que les constructeurs n’ont rien négligé pour mettre à la disposition de l’ingénieur des modèles capables de répondre aux exigences les plus diverses.
- J. Marton.
- p.341 - vue 117/144
-
-
-
- 342
- LA SCIENCE ET LA VIE
- EN TRENTE-TROIS ANS,
- LE RECORD DE VITESSE EN AUTOMOBILE EST PASSE DE 63 KILOMETRES A L’HEURE A PLUS DE 393 KILOMETRES A L’HEURE
- Km.h.
- 395.469 Campbell(A)
- 333.06 CampoeilfA)
- ?8i 38 Campbell^) 27S 28 Thomas (Ami. 271.29 5egrave(A.)l
- Z35 Campbell(Alf I
- ridge( A )
- Campbell (A )
- |6uiness (A.)
- >3^702^65 Hémery (|Fr) CH95J.S2 Marriott. lAm)j
- / : : ! ;
- » i i
- /l76 4'2 Hemery (Fr.} j 168,18 ÎBaras ( Fr.) ! 1
- 166.62 Rigolly } Fr.) | J
- 166 90 de Caters ( B.) |
- IZO 77 Serpollet (Fr.)
- 93 72 Chasseloup(Fr.)
- GRAPHIQUE MONTRANT LA PROGRESSION DU RECORD DE VITESSE EN AUTOMOBILE, SUR UN KILOMÈTRE LANCÉ. DE 1895 A 1931 Entre 190!) et 1922, aucun record n'a été officiellement homologué.
- Lorsque, en 1898, le comte de Cliasse-loup-Laubat établit le record de vitesse en automobile sur le kilomètre et le mille (1.609 mètres) lancés, avec 63 km. 137 à l'heure, cette performance fut considérée comme de longtemps inégalable. Et cependant les 100 kilomètres-heure étaient dépassés l’année suivante par Jenatzy sur voiture électrique. Si l’on songe à la faible proportion de voitures modernes qui peuvent faire mieux que celle de 1899, on ne peut qu’admirer ce record. Cinq fois, d’ailleurs, au cours de cette même année, dans une lutte serrée, de Chasseloup et Jenatzy avaient dépassé la vitesse précédemment enregistrée.
- Dix ans après (1909), le Français Hémery, sur voiture Benz, dépassait la vitesse de 200 kilomètres-heure, et il suffît de dix-huit nouvelles années pour que le cap des 300 kilomètres-heure fût doublé par l’Anglais Se-grave (1927). Enfin, quatre ans après (1931), l’Anglais Campbell vient d’atteindre 395 kilomètres 469 à l’heure.
- Ces grandes lignes du tableau historique des records de vitesse suffisent à montrer la remarquable progression enregistrée. C'est grâce au progrès de la technique des moteurs, du profilage de la carrosserie et des pneumatiques cjue ces performances furent rendues possibles. N’est-il pas très caractéristique de remarquer que, tandis qu’en 1927 Segrave pilotait une voiture équipée avec deux moteurs de 12 cylindres et 44 litres 888 de cylindrée ; qu’en 1928 Rayton Kesch battait le record de vitesse avec trois moteurs 12 cylindres, un à l’avant, deux à l’arrière, de 81 litres 098 de cylindrée ; alors qu’il suffît à Malcolm Campbell d’un moteur de 24 litres de cylindrée seulement, pour prendre la tête de cette compétition ?
- Longtemps, les pneumatiques constituèrent une grosse difficulté. On verra (page ci-contre) qu’une audacieuse solution avait résolu ce problème essentiel.
- N’oublions pas, d’ailleurs, que ces voitures phénomènes sont pour les ingénieurs le laboratoire idéal où ils peuvent étudier le rendement et la résistance du moteur et des pièces mécaniques. Us peuvent, ensuite, appliquer leurs observations pour perfectionner sans cesse nos voitures de tourisme. J. M.
- p.342 - vue 118/144
-
-
-
- Plan stabilisateur
- LES RECORDS DE VITESSE EN AUTOMOBILE
- 343
- COMMENT A ETE ETABLI LE RECORD DE VITESSE EN AUTOMOBILE
- e 5 février dernier, sur la longue plage de Dayton (Floride), l’Anglais Malcolm Campbell à bord de sa voiture Blue-Bird, roula à la vitesse stupéfiante de 395 km 469 à l’heure, soit 6 km 590 à la minute, 109 m 83 à la seconde ! Le nouveau recordman avait à parcourir, dans les deux sens, lancé, une distance d’un mille (1.609 mètres). Après avoir pris un élan de 5 milles et demi, soit près de 9 kilomètres, il accomplit les deux parcours en 14 s 60 et en 14 s 70.
- Le moteur de la voiture Blue-Bird est un Napier de 1.400 ch, l’un de ceux qui équipaient les hydravions anglais de la coupe Schneider, au cours de laquelle Orlebar réalisa 575 kilomètres à l’heure. Il constitue une merveille de mécanique. D’un poids de 510 kilogrammes avec ses 12 cylindres en W et sa cylindrée de 24 litres, ce moteur ne pèse donc que 300 grammes au cheval. Cette légèreté n’était pas d’ailleurs à envisager spécialement pour établir le record de la vitesse en automobile, à cause de l’adhérence nécessaire. De sorte que, si le moteur était extra léger, la voiture complète atteignait le poids de 3.000 kilogrammes.
- On se doute bien qu’au cours d’une performance aussi remarquable les pneumatiques sont soumis à une rude épreuve. Gonflés à 8 kg 500, ceux de Campbell ont résisté à la fois aux efforts de la force centrifuge (à 400 kilomètres-heure, elle atteint 4 kilogrammes par gramme) et à la poussée totale sur leurs tringles (8.000 kilogrammes). A cette vitesse,le diamètre du pneu augmente de 2 cm 1/2, par suite toujours de la force centrifuge. Chose curieuse, ce n’est pas en augmentant l’épaisseur de la chape des pneumatiques que le problème de leur résistance a été résolu, mais, au contraire, en la diminuant jusqu’à un millimètre d’épaisseur. Et, cependant, Campbell conserva le meme train de pneus dans ses deux voyages, alors qu’il avait droit à un arrêt d’une demi-heure d’arrêt entre l’aller et le retour.
- Interviewé après son record, Campbell déclara d’ailleurs qu’il n’avait pas « poussé à fond » et qu’il pouvait atteindre 460 à 470 kilomètres à l’heure. Que faut-il le plus admirer, la confiance du pilote, ou la construction mécanique anglaise qui lui a permis cette magnifique réussite ? J. M.
- p.343 - vue 119/144
-
-
-
- TOUJOURS PLUS VITE Les records de vitesse en 1931 (au 1er Mars)
- SUR TERRE
- Automobile :
- 395 km 409 à l’heure Malcolm Campbell (Anglais)
- Motocyclette ;
- 242 km 500 à l’heure Wright (Anglais)
- SUR L’EAU
- Contre-torpilleur ;
- 40 nœuds 19 (74 km 432 à l’heure « Verdun » (Français)
- Canot automobile :
- 100 km 931 à l’heure Kaye Don (Anglais)
- DANS LES AIRS
- Avion :
- 448 km 170 à l'heure Lieutenant Bonnet (Français)
- Hydravion :
- 574 km 131 à l'heure Chef d'escadron Orlebar (Anglais)
- p.344 - vue 120/144
-
-
-
- COMMENT LES PAYS-BAS ONT AMELIORE LA NAVIGATION SUR LA MEUSE
- On sait que la Meuse, après avoir traversé l’important bassin industriel de Liège, forme, après Visé, sur environ 40 kilomètres, la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas, sauf au voisinage de Maastricht où elle coule entièrement en Hollande.
- Cette partie de la Meuse n’étant pas navigable (1 mètre de mouillage à l’étiage), dès 1820, le roi Guillaume avait creusé, en territoire belge, un canal, de Maastricht à Bois-le-Duc, qui fut ensuite prolongé jusqu’à Liège, en même temps que le gouvernement belge creusa un canal de jonction vers Anvers, de sorte que la liaison Liège-Anvers, par voie d’eau, était réalisée, mais en traversant un territoire étranger.
- La découverte, au début de ce siècle, du bassin houil-lier de Limbourg, s’étendant aussi bien en Belgique qu’aux Pays-Bas, incita ces derniers, qui étaient dépourvus de houille, à assurer la navigation sur la partie inférieure de la Meuse pour le transport de ce charbon. Un projet de canalisation de la Meuse mitoyenne, élaboré en 1912, par une commission hollando-belge, ne put être exécuté par suite de la guerre. Les Hollandais entreprirent alors la canalisation de la Meuse, à partir de la frontière (Maasbracht), sur leur propre territoire. Seule, la partie Maasbracht-Maastricht, mitoyenne, n’était pas aménagée.
- Pour assurer la navigation sur leur propre territoire, les Pays-Bas ont entrepris le creu-
- sement d’un vaste canal, le canal Juliana, qui, suivant la rive droite de la Meuse, relie Maastricht à Maasbracht. Ce canal permet la navigation de chalands de 2.000 tonnes.
- Des travaux fort intéressants ont été exécutés pour résoudre le problème, notamment en ce qui concerne la traversée de Maastricht. Il ne suffisait pas, en effet, d’assurer la navigation, il fallait aussi assurer l’écoulement des eaux pour éviter les inondations. Or, un bras de la Meuse, qui servait de déversoir naturel aux crues, devant disparaître, il fallait en creuser un nouveau.
- D’un autre côté, l’existence d’un pont de pierre à arches étroites, datant du moyen âge. et véritable monument historique, gênait la navigation. Les deux arches de droite du pont sont démolies et remplacées par une seule de 50 mètres et, à 270 mètres en aval, on construit un nouveau pont-route, ayant également une travée de 50 mètres pour la navigation. La pile de rivière de ce pont est réunie à la pile correspondante de l’ancien par un mur s’élevant à 1 mètre au-dessus des hautes eaux, et délimitant ainsi une passe navigable.
- L’ancien canal traversant Maastricht, étant resserré entre le fleuve et les fortifications, a dû être abandonné. Les bateaux s’engageront donc, avant la ville, sur la Meuse canalisée et rejoindront, après la ville, soit le canal Maastricht-Bois-le-Duc par un nouveau canal de jonction, soit le canal Juliana. J. M.
- IAASTR1CHT
- fijCaW de Liège
- Ch1? de Fer
- CARTE DU COURS DE LA
- MEUSE, DANS LA PARTIE OU ELLE EST MITOYENNE ENTRE LA BELGIQUE ET LES PAYS-BAS
- f
- 1=
- Pendant le second semestre de 1930 —pour la première fois —le commerce d’exportation de l’Allemagne (plus de 75 milliards de francs) a dépassé celui de l’Angleterre (71 milliards de francs).
- J
- p.345 - vue 121/144
-
-
-
- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Pour que les accumulateurs ne se sulfatent plus
- On sait que le « point noir » qui effraie le plus les usagers des accumulateurs est la sulfatation des plaques (formation de sulfate de plomb). Une batterie laissée trop longtemps au repos, mal entretenue, mal chargée, se sulfate et perd une grande partie de sa capacité.
- Aussi a-t-on cherché à prévenir cet accident. Lin nouvel électrolyte, T « Insulfa 7 », dont la formule, tenue cachée, est due à !\f. P. Lindet, a donné, à ce sujet, d’intércs-
- 12 3 4 5 6 7 6 9 10 il 12 Heures
- FIG. 1. COURBES DK DÉCHARGE DE DEUX
- BATTERIES, U UNE ( EN POINTILLÉ) AVEC ÉLECTROLYTE ORDINAIRE, l’AUTRE (TRAIT PLEIN) AVEC L’ « INSULFA 7 »
- / c coude moins brusque de la deuxième courbe, en fin de décharge, montre que la résistance croit moins vite, et, par suite, que la sulfatation est diminuée par cet électrolyte.
- sauts résultats, que nous énumérons ici.
- Après plusieurs charges et décharges, les courbes (lig. I) obtenues jiciidaiit la quatrième décharge de deux éléments identiques, dont l’un était garni d’électrolyte ordinaire (trait pointillé) et l’autre d’électrolyte « Insulfa 7 » (trait plein), montrent déjà Yinsulfalabilité du deuxième, puisque le coude correspondant à la fin de la décharge est moins brusque. Kn effet, c’est la sulfatation, qui, en produisant une brusque augmentation de résistance intérieure, provoque la chute brusque de la tension.
- Sur la figure 2, on a reporté en I la courbe de décharge avec électrolyte « Insulfa 7 » fie la figure 1. La courbe II représente la décharge du même élément après vingt mois d’abandon, cet élément ayant été, en outre, chargé et déchargé trente fois au double du régime normal. On voit que l’accumulateur a été malmené. Cependant, après une
- , 1 234 5 e *7 8 9 10 il 12 Heures
- FIG. 2. — LA BATTERIE ABANDONNÉE PENDANT VINGT MOIS A DONNÉ LA COURBE DE DÉCHARGE II
- 1 est la reproduction de la courbe en trait plein de la figure 1.
- recharge convenable, on a obtenu (fig. 3) la courbe de décharge en trait pointillé. De plus, après avoir court-circuité, pendant huit jours, le même élément, au moyen d’un simple fil de cuivre, et l’avoir rechargé, on a obtenu, à la décharge (fig. 3), la courbe en trait plein, tout à fait normale. Donc, l’accumulateur ne s’est aucunement sulfaté.
- Tous ces essais ont été effectués avec des éléments Mars de 2 ampères-heure, et la résistance de décharge était une lampe absorbant 180 milliampères sous 2 volts.
- Signalons que des batteries de 4, 40, 80 et 120 volts, en service depuis plus de trois ans et abandonnées l’été pendant trois mois, sont encore en parfait état, bien qu’elles n’aient jamais été nettoyées.
- L’emploi de cet électrolyte est des plus simples. Si la batterie neuve est livrée à sec, il suffit de la remplir avec cet électrolyte et de la charger en régime lent. Si la batterie, neuve ou non, est remplie d’électrolyte ordinaire, après l’avoir chargée ou déchargée (suivant son état) jusqu’à ce que l’électrolyte pèse 22° B, on la vide, on la rince à l’eau distillée, on la remplit avec 1’ « Insulfa 7 », et on la recharge en régime lent.
- ST \ 1
- « B 3 • » b 7 e s '0 il 12 Heures
- FIG. 3. --- APRÈS UN COURT-CIRCUIT DE
- HUIT JOURS ET UNE RECHARGE CONVENABLE. ON RETROUVE LA COURBE PRIMITIVE
- p.346 - vue 122/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 347
- Poste Poste
- Pastilles
- redresseuses
- Transformateur
- Pastilles
- redresseuses
- Transformateur
- SCHÉMA DU RECIIARGEUR AUTOMATIQUE IÉACCUMULATEURS A gauche, charge des accumulateurs ; à droite, les accumulateurs alimentent le poste.
- La recharge automatique des accumulateurs de T. S. F.
- Le problème de la recharge des accumulateurs mise à la portée de tous est aujourd’hui pratiquement résolu.
- Tout dispositif de recharge, sur le secteur alternatif, comprend essentiellement : un transformateur abaisseur de tension et un système redresseur de courant. On emploie de plus en plus pour cela les pastilles redresseuses oxy-métal, dont le fonctionnement est fondé sur la différence de résistance opposée au passage du courant, suivant son sens, par le contact oxyde-métal.
- Il est simple de rendre un tel rechargeur automatique, c’est-à-dire se mettant en marche dès que les lampes du poste sont éteintes et s’arrêtant lorsqu'elles sont allumées. Les schémas ci-dessus montrent comment un relais convenablement disposé résoud le problème.
- Quand on allume les lampes du poste, le courant de décharge de la batterie traversant le relais, celui-ei attire son armature et coupe le courant du secteur alimentant le primaire du transformateur de tension. Au contraire, quand les lampes sont éteintes, le relais étant désexcité, son armature retombe et met les accus en charge.
- Le courant de charge est, suivant le modèle d’appareil, de 100 ou de 200 milliampères. Le premier est sullisant pour maintenir en charge la batterie alimentant un poste de 4 lampes, fonctionnant 3 heures par jour. Au-dessus, il faut choisir le modèle de 200 mil Iis.
- Cet appareil est donc destiné à maintenir en charge la batterie de chauffage, et non à recharger une batterie « à plat. ».
- Il faut remarquer, en outre, qu'il n'y a aucun inconvénient à laisser la batterie en charge pendant plusieurs jours, car, au fur et à mesure que la tension de cette dernière s’élève, le courant de charge diminue de plus en plus. On ne doit débrancher l’appareil que si l’on doit laisser le poste inactif pendant une quinzaine de jours.
- Le stylo de bureau
- De plus en plus, l’usage du poiie-plume réservoir se répand, non seulement au cours de déplacements où l’on n’a pas à sa disposition un encrier toujours prêt, mais au bureau même. Cette vogue est d’ailleurs amplement justifiée, d’une part, parce (pie le stylo permet d’écrire sans arrêt, d’autre part , à cause des qualités de la plume.
- Le seul inconvénient que l’on puisse reprocher à l’emploi du stylo est de trouver souvent l’encre séchée sur la plume. La valeur de la plume exige, en outre, qu’elle soit protégée pendant qu’elle n’est pas utilisée. Ces deux petits problèmes particuliers ont désormais reçu une solution à la fois simple et élégante. Il suffit, en effet, d’utiliser un stylo, dont le capuchon, fixé sur un socle, permette d'v introduire le porte-plume et, par suite, d’éviter l’évaporation de l’encre
- tout en protégeant la plume. Le capuchon, étant monté sur son socle par l’intermédiaire d’une rotule, peut prendre n’importe quelle inclinaison et, par conséquent, se présenter toujours dans la position la plus favorable.
- V. Kuror.
- LE STYLO 1)E BUREAU
- Adresses utiles
- pour les « A côté de la science »
- Electrolyte : II. Ilocnox. 05, rue de Vil-liers, Ncuilly (Seine).
- llechargcurs : Cie Gle des Pii.es Wondkr, 77, rue des Rosiers, Saint-Ouen (Seine). Stylo : Ma'/e, 46, rue Ste-Anne, Paris (2°).
- L’agenda du TOURING CLUB DE FRANCE vient de pa raître pour l’année 1931. C’est une documentation for utile à consulter, surtout au moment de la période touris tique.
- 36
- p.347 - vue 123/144
-
-
-
- LE BOIS CÈDE LA PLACE AU FER DANS LES GALERIES D’EXPLOITATIONS MINIÈRES
- Au fur et à mesure que se poursuit l’extraction du charbon dans les mines, les tailles, où s’opère le travail proprement dit du mineur, s’éloignent de plus en plus du puits. On aménage alors des galeries où circulent, sur rails, les wagonnets amenant la houille vers ces puits. On ne se doute guère, en général, de la longueur considérable du réseau de galeries qui existe dans une mine moderne. Pour ne citer qu’un exemple, les mines de Lens comportent 500 kilomètres de galeries entretenues, pour une extraction annuelle de 4.500.000 tonnes de charbon. Il est évident que la construction de ces galeries, qui supportent un poids considérable de terre, est très onéreuse, de même que leur entretien.
- On emploie généralement le bois pour établir les soutènements nécessaires. Matériau bon marché, il a cependant l’inconvénient d’être peu résistant, et sa durée est faible dans les galeries humides. Tant que la main-d’œuvre était abondante et bon marché, il pouvait y avoir intérêt à accepter un entretien plus important, pourvu que l’on diminue les frais de premier établissement.
- Aujourd’hui, l’inverse se produit. Le bois est cher, la main d’œuvre également. Les dépenses de boisage représentent, pour les mines de Lens, une dépense annuelle de l’ordre de 35 millions.
- Aussi a-t-on cherché à remplacer le bois par un autre matériau. Actuellement, les galeries principales sont bétonnées et analogues à celles du métro. Ce mode de soutènement ne s’applique qu'aux galeries de longue durée. Les voies de fond, les plans inclinés, les voies secondaires, autrefois boisées, reçoivent maintenant, de préférence, un soutènement métallique. La première application du fer a été faite, il y a cinq ou six ans, par M. Clément, ingénieur des Mines de Saint-Eloy, dans le Centre.
- M. Clément eut l’heureuse idée d’utiliser des barres de section rectangulaire, plus faciles à cintrer que les fers en U qui étaient utilisés déjà. De plus, il supprima tout assemblage par boulons et le remplaça par un simple entrelacement de « queues de carpe » taillées à même la barre.
- Bien que paraissant fragile a priori, cet assemblage donne pratiquement toute satisfaction. Depuis fin 1927, les Mines de Lens ont généralisé l’emploi de ce soutènement dans six fosses et, depuis 1930, il a été étendu à dix-sept fosses.
- Actuellement, plus de 100 kilomètres de galeries de ce genre ont été aménagés, et on atteindra bientôt 200 kilomètres. On prévoit, comme terme final : 20 % de galeries bétonnées ; 60 % de galeries à.soutènement métallique, et 20 % seulement de galeries boisées.
- Le soutènement métallique entraîne une dépense de matière de 100 francs au mètre courant, soit environ trois fois plus que le bois. Ces frais de premier établissement, qui paraissent un peu lourds, sont cependant rapidement amortis. On peut admettre qu’au cours d’un développement intensif du soutènement métallique, pendant deux ans, la dépense globale en matériaux de soutènement (bois et fer) n’est pas supérieure à la dépense de bois pendant cette même période, si l’on s’en tient au boisage seulement. De plus, au cours de ces deux premières années, on constate déjà une économie sensible de main-d’œuvre d’entretien de ces galeries.
- Au bout de deux ans, le soutènement métallique étant largement développé, il en résulte, pour les années suivantes, une économie de 2 francs de matériaux de soutènement et de 2 francs de main-d’œuvre d’entretien, par tonne de houille extraite. 4 francs par tonne extraite sur 4.500.000 tonnes, cela représente un gain annuel de 15 à 20 millions !
- Il faut signaler, en outre, la réduction de la consommation du bois qui atteint 40 %. Au moment où, précisément, la production de bois en France est déficitaire et où on cherche à résoudre le problème du reboisement, c'est là un point de vue intéressant. Il ne faut pas oublier que la France importe, chaque année, pour plus de 100 millions de bois de mines et que, par contre, la production du fer est surabondante. C’est donc également un problème d’économie nationale, auquel le soutènement métallique apporte une heureuse solution. J. M.
- p.348 - vue 124/144
-
-
-
- LE MICROPHONE, ORGANE DE SECURITE POUR LES CHANTIERS DANGEREUX
- Par A. GALY
- Déceler les moindres bruits, les moindres craquements à distance au moyen d’un microphone, est un problème qui ne présente aucune difficulté, et une installation de ce genre peut être réalisée à l’heure actuelle en peu de temps et à peu de frais par le premier électricien venu.
- Mais on n’avait pas encore songé à organiser tout un réseau de surveillance au moyen de microphones montés à la manière ordinaire, pour veiller à la sécurité d’un' chantier où, nuit et jour, plusieurs centaines de travailleurs manient des pelles, des pioches, des wagonnets et des marteaux pneumatiques.
- C’est cependant ce qui a été fait récemment et en quelques heures, par les membres du Radio-Club de Lyon et du Rhône, tous sans-filistes amateurs, sans aucun appareillage spécial, avec du matériel courant, à l’occasion de la terrible catastrophe de Fourvière qui vient de mettre en deuil la ville de Lyon.
- Pendant que les membres du bureau du R. C. L., alertés par un coup de téléphone du secrétaire technique, s'occupaient activement à rassembler des microphones, des milliampèremètres, du fil, des amplis et les accumulateurs nécessaires, un appel lancé par le poste de Radio-Lyon faisait affluer dans les bureaux de la station d’innombrables volontaires qui étaient immédiatement répartis en équipes entre lesquelles étaient distribués par roulement, les tours de service.
- Huit microphones furent rapidement installés dans les bâtiments de l’hôpital des Chazeaux et sur les pentes avoisinantes qui dominent le chantier ; les lignes de tous ces microphones aboutissaient à un poste d’écoute installé dans un petit garage situé place Saint-Jean.
- Deux haut-parleurs placés sur le chantier même, et commandés du poste d’écoute, permettaient de donner l'alerte en quelques secondes. Le poste d’écoute était muni, en outre, de deux téléphones installés par l’administration des P. T. T., (pii le reliaient directement à la conciergerie de l’hospice des Chazeaux et au poste de guetteurs perché au sommet d’une des tours de la cathédrale.
- Comment le microphone décèle avec plus d’intensité les mouvements que les bruits
- Le circuit de chaque microphone comportait un milliampère mètre placé sur un tableau au poste d’écoute. Tous ces circuits attaquaient le primaire du transformateur d’entrée d’un amplificateur basse fréquence.
- Les microphones, de simples pastilles à poudre de charbon pour combiné de réseau, étaient suspendus par les fils d’amenée du courant à un mur ou à un piquet fiché en terre, comme l’indique la figure 1. Ce dispositif rustique était réglé de façon que la pastille microphonique fût en contact avec le mur ou le piquet.
- Dans ces conditions, le support étant par-
- ci u. 1. — UN DES MICROPHONES INSTALLÉS SUR LA COLLINE DE FOURVIÈRE, A LYON, POUR DÉCELER TOUT GLISSEMENT DE TERRAIN
- p.349 - vue 125/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- «50
- FIG. 3. —- LES MILLIAM PÈREMETRES DONT LES DÉVIATIONS DÉCÈLENT, DANS LE DISPOSITIF RÉALISÉ A LYON, LES GLISSEMENTS DK TERRAIN
- faiteraent immobile, la pastille fonctionnait tout d’abord à la manière ordinaire, et enregistrait tous les sons émis dans son voisinage et même au delà : mais ces sons, transmis par l’air, provoquant des variations de fréquence acoustique du courant microphonique, n'avaient qu’une action insignifiante sur l’aiguille du milliampèremètre correspondant ; au contraire, toute action exercée sur le support ou transmise par lui, quels que soient sa fréquence et son amortissement, était traduite par une oscillation extrêmement nette du milli. Un violent coup de sifflet émis à quelques mètres du microphone, était perçu avec une intensité énorme dans les écouteurs, mais l’aiguille ne se déplaçait que d'une fraction de degré. La chute d’un poids d’une vingtaine de grammes au pied du support, un léger grattement de l'ongle sur le support étaient à peine perçus par l’oreille, mais l’aiguille du milliampèremètre était immédiatement agitée de mouvements désordonnés.
- L’écoute des sons était, de ce fait, en quelque sorte accessoire, mais indispensable néanmoins, car les ébranlements provoqués par la marche des surveillants qui effectuaient des rondes, étaient accusés par les aiguilles; aussi était-il recommandé aux veilleurs de parler constamment et d'annoncer à haute voix : «Ronde de surveillance à tel endroit ».
- Il n'y eut heureusement pas d'alerte véritable, mais quelques fausses alertes, provoquées par l'inobservation des prescriptions
- ___ pour les ron-
- des ou par le passage près Çwj des micro-; phones d’indi-j vid u s qui i n'avaient rien à faire à ect JJ endroit, ont démontré que
- tout commencement de glissement ou d'ébou-lement eût été aussitôt signalé.
- Ce qu’il faut retenir de cette utilisation particulière du microphone, c’est son aptitude à déceler, grâce aux amplificateurs radiophoniques, toute autre chose que des sons. Les glissements de terrains, en ébranlant le microphone, produisent, en effet, des déplacements de la membrane vibrante, qui, comme nous l’avons dit, se traduisent par des variations de courant assez importantes, mais dont la fréquence n’est pas assez élevée pour être entendue dans les écouteurs. Il est évident que ce système nécessite un observateur à demeure pour donner l’alarme, au cas où le milliampèremètre dévie d’une façon anormale. Il ne faut pas oublier, toutefois, que cette installation a été réalisée très rapidement. Nul doute que, grâce à des relais assez sensibles et convenablement disposés, il ne soit, possible de donner automatiquement l'alarme sur les chantiers dangereux, au cas où un glissement de terrain fasse craindre une catastrophe. La sécurité dans les mines notamment serait, semble-t-il, accrue par des installations de ce genre.
- Puisse cette courte mais fidèle description du dispositif installé pour la protection des sauveteurs de la catastrophe de Fourvière, inspirer dans l’avenir des hommes désireux d’utiliser les connaissances techniques qui, jadis, étaient l’apanage des spécia-et que la pratique de la a diffusées partout.
- A. Galy.
- P
- jilil»-
- s
- FIG. 2.
- SCHÉMA DE I.’INSTALLATION DE FOURVIÈHE
- nq, inr ni.,, microphones ; M,, M„, M;1, milliampèremètres ; P, accumulateurs ; T, primaire du transformateur de l'amplificateur Il F.
- listes
- T. S. F.
- p.350 - vue 126/144
-
-
-
- PARLONS
- T. S. F.
- UN RÉCEPTEUR POUR ONDES COURTES QUI VOUS PERMETTRA, OU QUE VOUS SOYEZ, D’ENTENDRE LE MONDE ENTIER
- L’emploi des ondes courtes en radiotéléphonie prend, actuellement, une extension considérable.
- N’est-ce pas grâce aux ondes courtes que la parole de S. S. Pie XI a pu être entendue récemment, en plein jour, par les catholiques du monde entier ?
- Lorsque le roi George V veut parler personnellement à ses sujets des Indes, c’est aux ondes courtes qu’on fait appel.
- Car les ondes courtes jouissent du privilège inestimable de n’être pas — ou peu — atteintes par les parasites atmosphériques qui sévissent dans les pays chauds. Elles sont, en outre, moins sujettes aux évanouissements (ou fading) et, au surplus, leur portée est plus considérable que celle des ondes normales.
- Pour capter ces ondes courtes, il suffît d’un simple récepteur à deux lampes dans le genre de celui dont nous donnons ci-contre le plan de câblage, extrêmement facile à réaliser, et ceci pour un prix de revient ne dépassant pas 400 à 500 francs.
- La seule condition de bon fonctionnement d'un tel récepteur est l’utilisation de matériel soigné.
- Il convient également de respecter la disposition des organes, judicieusement étudiée et adoptée après essais.
- Ce montage nous a permis en plein Paris, dans un sous-sol, avec une antenne de 5 m, et une prise de terre sur tuyau d’eau, de recevoir l’après-midi : Chelmsford (25 m 53), Rome (25 m 4), Zeescn (31 m 38), Radio-Vatican (19 m 84), Radio-Maroc (23 m 80) ; il est possible de recevoir également les émissions américaines dans la nuit, Radio-Saigon, la Nouvelle-Zélande, etc., et cela
- en haut-parleur. N’est-ce pas merveilleux ?
- Que les lecteurs de La Science et la Vie sachent bien (pie les techniciens du journal Le Haut-Parleur sont à leur entière disposition pour leur donner les renseignements complémentaires concernant
- ce montage ou même tous conseils d’ordre général. J.-G. Poincignon.
- NOTE. — Le journal Le Haut-Parleur paraît chaque semaine; il vous tiendra au courant des progrès incessants de la T. S. F. Il contient, en outre, les programmes des soixante principaux émetteurs, encadrés d’échos, d’informations, d’articles documentaires rédigés par les « as » de la technique radiophonique. Son seruice de consultations répond, pat-retour du courrier, a toute question accompagnée d’une enveloppe timbrée pour la réponse.
- Un numéro spécimen vous sera envoyé gratin'e-ment sur demande adressée h la direction du Haut-Parleur, 23, avenue de la République, Paris (XIB).
- PANNEAU AVANT 400*200
- C.V. 0.15/1.000
- PLANCHE 0E BASE 400 *215
- e la borne du culot
- a BOBINE
- PLAN DE « CABLAGE » DU RÉCEPTEUR
- l_E Journal “ LE HAUT-PARLEUR ”
- 23, Avenue de la République, Paris
- FAIT AIMER ET COMPRENDRE LA RADIO
- 37
- p.351 - vue 127/144
-
-
-
- LE PROBLÈME DU BLÉ TEL QU’IL SE POSE EN 1931
- Le president de l’Institut international d’Agriculture vient d’exposer magistralement le problème du blé.
- Les données provisoires dont on dispose actuellement, au début de cette année 1931, permettent d’évaluer approximativement la production en blé de l’année écoulée au chiffre respectable de 1 milliard de quintaux.
- Six cent soixante-quinze millions de cette production émanent des pays exportateurs : Canada, États-Unis, Argentine, Australie, Bulgarie, Hongrie, Roumanie, Yougoslavie, Indes britanniques et Afrique du Nord.
- Par contre, 325 millions de quintaux seulement concernent les pays importateurs.
- Il est à remarquer que, par suite du manque de données précises et officielles concernant l’Union Soviétique, il n’a pas été tenu compte de la production en blé russe.
- Toujours dans le domaine des évaluations approximatives, on peut, d’après la personnalité ci-dessus, considérer que près de 350 millions de quintaux seront mis par les pays exportateurs à la disposition du monde entier pour sa consommation (stock actuel, plus une fourniture envisagée de 25 millions de quintaux par l’Union Soviétique).
- A ces disponibilités, il y a lieu d’opposer la capacité d’absorption par les pays importateurs, en 1931, qu’on évalue à 225 millions
- de quintaux pour le monde entier dont 180 millions au moins pour l’Europe.
- De ces données générales, il résulte donc qu’en 1931 il restera disponible 125 millions de quintaux en stock, qu’il y aura lieu de reporter, bien entendu, sur la campagne prochaine.
- De ces considérations statistiques, il résulte également, au point de vue économique, que la production mondiale du blé, pendant la campagne écoulée, est l’une des plus élevées que l’on ait enregistrée depuis six ans.
- Par contre, les prix ont été sans cesse décroissants, et le marché de Winnipeg (province de Manitoba, au Canada), qui régit, en quelque sorte, le marché international du blé, a coté le prix minimum de 52 fr. 60 les 100 kilogrammes en décembre 1931.
- La surproduction, d’une part, la baisse de prix de l’autre, sont deux des facteurs qui se présentent sous l’aspect des plus inquiétants au point de vue de l’économie mondiale.
- C’est à résoudre ce problème particulièrement ardu que s’emploient actuellement les gouvernements soucieux de ne pas déséquilibrer davantage l’économie de leur pavs.
- G. B“
- TARIF DES ABONNEMENTS A « LA SCIENCE ET LA VIE »
- FRANCE ET COLONIES
- Envois simplementaffran- ( 1 an., chis.................... ( 6 mois
- 45 fr. 23 —
- Envois recommandés
- ( 1 an.. ( 6 mois
- 55 fr. 28 —
- ÉTRANGER
- Pour les pays ci-après :
- Australie, Bolivie, Chine, Danemark, Etats-Unis, Grande-Bretagne et Colonies, Iles Philippines, Indes Néerlandaises, Irlande, Islande. Italie et Colonies, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande,
- Palestine, Pérou, Rhodésia, Suède.
- Envois simplement affran- j 1 an.. 80 fr.
- chis................. ( 6 mois... 41 —
- Envois recommandés..
- (1 an.. ( 6 mois
- 100 fr. 50 —
- Pour les autres pays :
- Envois simplement affran- ( 1 an.... 70 fr.
- chis.................. ( 6 mois... 36 —
- Envois recommandés ...
- 1 an...... 90 fr.
- 6 mois... 45 —
- Les abonnements partent de l’époque désirée et sont payables d’avance, par mandats, chèques postaux ou chèques tirés sur une banque quelconque de Paris.
- « LA SCIENCE ET LA VIE » — Rédaction et Administration : 13, rue d’Enghien, Paris-Xe
- chèques postaux : 91-07 Paris
- Directeur : G. Bourrey. — Gérant : M. Lamy.
- Paris. — lmp. Hémery, 18, rue d’Enghien.
- p.352 - vue 128/144
-
-
-
- La Science et la Vie est le seul magazine de vulgarisation scientifique et industrielle.
- LA SCIENCE ET LA VIE
- téïÊmïfiï&r
- APPAREIL EXCLUSIVEMENT OPTIQUE le “ CATAPHOTE ” ne connaît pas la panne Le signal arrière “ Cataphote ” se pose en quelques minutes
- PRIX IMPOSÉS:
- Modèle laqué blanc, bordure rouge. .. .. 50 frs
- Modèle réduit pour Cycles et Motocycles.. 10 frs
- S“ A™ F“ “ CATAPHOTES & S0LECLA1R ”
- 9, rue du Commandant-Marchand, PARIS-16- — Tél. : Passif 57-84
- Belcique et Hollande: M. BOUVET, 9, rue du Peuplier, Bruxelles Afrique du Nord : M. BROCARD, 99, boulevard Saint-Saëns, Alger
- Publl. ». GIORGI
- p.r31 - vue 129/144
-
-
-
- XXXII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- PRIX
- depuis
- 30 fr.
- Port en sus
- S fr.
- SUPPRIMEZ L’ENCRIER
- SUR VOTRE BUREAU
- Employez le
- STYLO-ROTULOR
- S 'cle de bureau en marbre avec styl graphe spécial.
- Plume or, 18 car., garanti.
- TOUJOURS PRÊT A ÉCRIRE
- Stylos réclame, 15 fr., plume or Répare tous stylos. - Expéditions
- IV/f A 46, rue Sainte-Anne
- PARIS 12 arrond.)
- Notice et catalome sur demande
- INDUSTRIELS, COMMERÇANTS,
- AGRICULTEURS, TOURISTES,
- Montez vous-mêmes la remorque dont vous avez besoin avec une garniture DURAND. q
- I
- !
- N" I. — Charge 250 kg. N° 2. — Charge 500 kg. N° 3. — Cnarge 800 kg.
- N° 4. — Charge 1.500 kg. N° 5. — Charge 2.500 kg. N° 6. — Charge 3.500 kg.
- EMILE DURAND 80, Avenue de la Défense, COURBEVOIE (Seine)
- ----------- Téléphone : Défense 06-03 -----
- pîtin KTOutïm la
- $fioto<^rawire
- ÇofiKinopfastie.
- PARIS-X*
- Provence 99-37,99-38, 99-39
- Clichés rapidement exécutés par tous procédés modernes pour Catalogues, Revues, -v Editions, etc.
- Dessins
- Photos
- Retouches
- Compositions et clichés de publicité
- Les illustrations de La Science et la Vie sont exécutées par les Établissements LAUREYS Frères,
- . depuis sa fondation
- êt
- LE
- "w
- Patin SKI-HOME
- fait glisser les meubles
- Il protège les tapis
- ADOPTEZ
- LE PATIN “SKI-HOME”
- En vente : Quincailliers, Bazars, Grands Magasins
- GROS : SKI-HOME, 6, rue de la Banque - PARIS (2e)
- IBfj
- &BLa:&EEH:E).[a.[g
- Fait toutes opérations
- Vite, sans fatigue, sans erreurs INUSABLE — INDÉTRAQUABLE En étui porte- p* /Ve feuille, façon *^11*^*
- cuit.........
- En étui portefeuille, beau
- cuir : 75 fr. — SOCLE pour le bureau : 18 fr. -BLOC chimique perpétuel spéc. adaptable : 8fr.
- Franco c. mandat ou reindours1 Eirang. puera, d’at. neri en sus
- S.REYBAUD , ingénieur 37. rue Sénac MARSEILLE CHÈQUES POSTAUX : 90-63
- p.r32 - vue 130/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXXIIT
- fi 27
- Cj5arp>
- Apres la Tétralogie, apres Tristan et Yseult, Columbia enregistre au cours du festival de Bayreuth 1930
- “TANNHAUSER”
- opéra complet en 18 disques.
- Colam
- COUESNON Société Anon Cap in 1f~l iiillirin , ~l-\ Salons d’Exposition et de Vente COLUMBIA
- 94. Rue d Angouleme - PARIS IXM ^•J 6, Place de la Madeleine PARIS (VIII |
- Agents Generaux France et Colonies lAngle Rue Royale et Grands Boulevards!
- EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES MAISONS DE PHONOS. DISQUES ET INTRUMENTS DE MUSIQUE
- LE BÉTON CELLULAIRE
- (Matériaux cellulaires)
- ISOLANT - CALORIFUGE
- Léger - Homogène - Inaltérable Imputrescible - Résiste au gel Inattaquable par l’eau Résiste aux intempéries
- MATERIAU DE CONSTRUCTION
- Léger - Isolant - Insonore Résistant - Sert de pare-feu Absorbe peu l’eau Empêche les condensations
- Etab. CHRISTIAN! & NIELSEN
- 184, boul. Saint-Germain ♦........PARIS ♦♦•♦♦♦♦
- Téléphone : LITTRÉ 88-81, 88-82, 88-83
- Registre du Commerce : 180.089
- p.r33 - vue 131/144
-
-
-
- XXXIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- J*
- . E. GUILBERT.
- Jr Brevetés
- présente ses NOUVEAUTÉS...
- L’ARROSEUR “IDEAL E. G."
- pour toutes pressions et tous débits: donne l’arrosnge en rond, carré, rectangle, triangle et par côté; il est garanti inusable et indéréglable.
- LE PISTOLET AUTOMATIQUE
- S. G. D. G.
- LE RATEAU SOUPLE
- est par sa souplesse, sa légèreté, sa solidité et l’orientation de son manche incomparable, il est destiné à tous les travaux du jardinage, entretien des allées, pelouses, ramassage des feuilles.
- ET LE JET RÉGLABLE
- pour l’auto, la serre, le jardin et tous usages domestiques.
- ..................... NOTICE FRANCO
- ‘IDEAL E.G.”
- LE PULVERISATEUR LE FRANÇAIS LE PORTE-SERVIETTE “ IDÉAL ”
- SIMPLE ET PRATIQUE
- SUR DEMANDE .......
- E. Q., Constructeur, 160, avenue de la Reine, Boulogne-sur-Seine. Tél.: Molitor 17-76
- CUISINIÈRE-ROTISSOIRE
- SECUIP
- AUPÉTROLE
- GAZÉIFIÉ
- ELLE PERMET DE CUISINER COMME AU GAZ DE VILLE
- C’est la seule cuisinière montée avec le célèbre four “ LA CORNUE Elle fonctionne au pétrole ordinaire. Le pétrole est vaporisé dans les brûleurs et produit une flamme aussi chaude que celle du gaz et réglable à volonté.
- Fonctionnement garanti SANS ODEUR NI FUMÉE
- NOTICE FRANCO SUR LA CUISINIÈRE AUX
- Etablissements BARDEAU
- 18, rue duPrésid^Krüger, COURBEVOIE (Seine)
- MAGASIN DE DÉMONSTRATION :
- 39, boulevard de la Chapelle, PARIS
- DÉPOSITAIRES. — Pour Alger et Oran : PROGRÈS ET CONFORT, 5, avenue Pasteur, ALGER ; pour Cons-tantine et la 1 unisie : 17, rue Broca, TUNIS ; pour la Belgique : M. LABOUVER1E, 154, chaussée de Ni** nove, BRUXELLES.
- rLE FRIGORIGÈNEi
- AUDIFFREN-SINGRUN
- Marqué
- Déposée
- * - *•
- Vue du Frigorifique A. S.
- CHAMBRES FROIDES ET INSTALLATIONS FRIGORIFIQUES
- pour toutes destinations
- Etudes et devis gratuits sur demande
- SOCIÉTÉ D’APPLICATIONS FRIGORIFIQUES
- 92, rue de la Victoire — PARIS
- Téléphone : Adr. Télégr. :
- Gut. 61-50, Louv. 23-46 Frigorige-96-Paris
- = R. C. Seine 75.051 — : —
- BIBLIOTHÈQUES EXTENSIBLES ET TRANSFORMABLES
- Demandez le Catalogue 71 $ envoyé gratuitement avec le tarif complet
- BIBLIOTHÈQUE M. D., 9, rue de Villersexel, 9
- PARIS-VU* Téléph. : Littré U-28
- p.r34 - vue 132/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXXV
- e
- V
- vous-même.. -
- NICKELEZ ARGENTEZ DOREZ, avec
- Xt pincecuc éXecùiùjaa
- lEbALVANICSÔL
- BREVET F.SOLE RE. PARIS
- sur place et facilement tous objets métalliques
- NOUVEAU MODÈLE avec polissage mécanique, pour travaux moyens Fonctionne sur tous secteurs. Prix : 900 fr. Succès mondial. Les plus belles références. (Voir l'article dans le numéro de /.a Science et la Vie de décembre 1930.)
- Demandez notice gratuite n° 24 pour type s industriels ou n° 25 pour amateurs. Catalogue complet contre 2 fr. en timbres-poste.
- Étabts F. SOLÈRE, 7, rue de Nemours, PARI$-11e (République)
- la marque qui a su s’imposer
- POURQUOI ?
- Parce qu 'elle présente des
- APPAREILS PARFAITS avec une OPTIQUE PARFAITE
- le tout signé et garanti
- La collection VOIGTLAENDER contient des appareils pour toutes les bourses. Faites-vous montrer ces appareils dans un magasin d'articles photographiques ou demandez notre catalogue gratuit.
- SCHOBER & HAFNER
- REPRESENTANTS
- 3, rue Laure-Fiot - ASNIÈRES (Seine)
- V
- ous serez
- FIER de votre appareil
- S’IL PORTE LA MARQUE
- MAX BRAUN
- PicR-up - Moteur électrique - JP Homo électrique Postes secteurs - Amplificateurs de puissunce, etc.
- AGENCE
- GÉNÉRALE
- 82, rue de la Folie-Méricourt, PARIS-XI
- DEMANDEZ OATALOGÜE
- e - Tel. : Oberkampf 10-69
- GÉNÉRAL
- p.r35 - vue 133/144
-
-
-
- XXXVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- • ••
- Le secret de la réussite réside dans votre jugement. Pour juger, pour acquérir cette connaissance des individus avec qui vous êtes en rapport, pourquoi ne pas employer une méthode scientifique ?
- N’attendez pas une dure expérience ! Des milliers de personnes vous ont déià devancé et ont ainsi développé leurs affaires ou leur situation. Ecrivez-nous ; nous vous renseignerons gratuitement et par retour du courrier.
- LES ÉTUDES GRAPHOLOGIQUES
- Service L
- 3, rue Jules-Raulin, VERSAILLES
- Pompes DAUBRON
- 57, Avenue de la République, PARIS
- ELECTRO-POMPES DOMESTIQUES
- pour villas, fermes, arrosage, incendies FONCTIONNEMENT AUTOMATIQUE
- Distribution d’eau sous pression par les groupes
- DAUBRON
- POMPES INDUSTRIELLES
- tous débits, toutes pressions, tous usages.
- S0% la pompe rotative à vis
- “HELIBLOC ELVA”
- ASPIRANTE ET FOULANTE
- Groupes Électro et Moto-Pompes Pompes à main
- Pour toutes applications domestiques ou industrielles, produit chimiques, etc...
- NOTICE SPÉCIALE N° 10. envoyée gratuitement ( Voir description dans le numéro de mai)
- G. JOLY, lngr-Constr
- 10, Rue du Débarcadère — PARIS-17**
- V«e99’r\0° à>e
- -î&fSgàà
- p.r36 - vue 134/144
-
-
-
- La Science et la Vie n’accepte que de la PUBLICITÉ SCIENTIFIQUE ET INDUSTRIELLE.
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXXVII
- > PLIANTS
- INSUBMERSIBLES
- CÂMPING.SPORI
- 11, rue Barye, 11 - PARIS (XVIIe)
- ... TOUT POUR CAMPING
- CATALOGUE ILLUSTRÉ SV FRANCO pied de votre voiture.
- CHARGER somme ses ACCIIMIILATEUBS sur lu Couvant Alternatif devient lidla
- avec Je
- Chargeur L.ROSENGART
- O T5 S G . U G.
- MODÈLE N93.T.S.F. sur simple prise de cou ru ii I de lumière
- éüiycuihllcrie
- dr 4 o G \'oll.s miu^ .I)urnpcic9
- SIMPLICITÉ
- sccurite jy
- ÉCONUMIK
- & ^ UC
- Notice gratuite sur de/run de 'P
- ïl.Cha.cips-llivst’cs, PARIS
- ---------- <b fy- ^ <S
- lELÉPhOnr. ELYSEE S 66 60
- Sté Ame CHATEAU FRERES & Ce
- r 125, boulevard de Grenelle
- égfr*'-
- I25, boulevard de Grenelle Ségur 30-04
- ....SANS ABANDONNER VOTRE SITUATION
- I vous pouvez facilement, chez vous, quelle que soit votre résidence, en France, aux Colonies ou à l’Etranger, vous préparer directement aux titres de
- Monteur Électricien, Conducteur, Sous-Ingénieur ou Ingénieur dans
- L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE
- ou acquérir rapidement les connaissances électrotechniques qui vous font défaut, pour élargir votre entreprise personnelle.
- La Brochure n° 53, donnant renseignements très détaillés sur ces diverses préparations par correspondance, est envoyée gratuitement, sur simple demande adressée au Secrétariat de
- l’ÉCOLE D’ÉLECTRICITÉ PHYSIQUE ET INDUSTRIELLE
- Rue Roi lin i PARIS-V
- p.r37 - vue 135/144
-
-
-
- XXXVIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- DES milliers et des milliers de lecteurs de La Science et la Vie ont fait connaissance avec ïEcole A.B.C. de Dessin. Beaucoup d'entre eux sont devenus nos élèves et connaissent maintenant les joies et les profits que procure le dessin.
- Mais vous qui hésitez encore, venez nous voir ; nous vous donnerons, sans engagement de votre part, toute la documentation qui peut vous intéresser. Nous vous montrerons des travaux d'élèves qui se sont spécialisés dans différentes applications pratiques du dessin. Faites comme eux.
- ÉCOLE A.B.C. de DESSIN
- 12, rue Lincoln (Champs-Elysées), PARIS
- SES CONDENSATEURS
- ®
- SES TAMBOURS A COMMANDES LATÉRALES RIGIDES
- ®
- SES TAMBOURS A COMMANDES DE FACE PAR VIS TANGENTES
- ®
- L’AUTOREX
- 71 ter, rue Arago, MONTREUIL (Seine) Téléph.: Diderot 22-92
- ENVOI FRANCO SUR DEMANDE DU TARIF 4
- un jeu de lampes "RADIOFOTOS SECTEUR'
- SEUL CAPABLE D UN1R PUISSANCE PURETÉ et RÉGULARITÉ
- —-----*
- 11 Franc le Kilowatt |
- j avec les groupes électrogènes j
- | MONOBLOC |
- 2 CV 1/2 - 1.000 Watts - 25/32/110 Volts
- ? avec poulie pour force motrice !
- j Établissements MONOBLOC I
- j 90, Avenue Marceau. COURBEVOIE (Seine) j
- ï Tél. « Défense 14-77 :
- p.r38 - vue 136/144
-
-
-
- imiiiiiiiiiiimmiiiimiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiitiimimmiiimimmi
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xxxix
- 11111111111 il 111111 1111111111111 11111111 1111111 .............................. 11 ... 11111 111111
- 11il111
- N
- donne directement et rapidement, sur le papier, donc sans clichés, des copies photographiques impeccables, en nombre illimité, de tous documents : dessins, plans, esquisses, pièces manuscrites, contrats, choques, comptes courants, gravures, dentelles, tissus.
- H réduit ou agrandit automatiquement à l’échelle Jusqu’à cinq lois : photographie le document aussi bien que l’objet en relie! ; utilise le papier en bobine aussi bien que la plaque seche (le papier en bobine se déroule automatiquement devant l’objectif) ; projette les corps opaques aussi bien que les clichés sur verre. Simplicité de fonctionnement. Pas d’apprentissage spécial.
- TRAVAUX D’ESSAI
- aux firmes intéressées au tarif le plus réduit
- DE LONGUEVAL & Cie, constructeurs
- 17, rue Joubert — PARIS
- DÉMONSTRATIONS. RÉFERENCES. NOTICES FRANCO
- Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiimimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinmiiiiiii.MiiiiiHiiiiiiMMiiiiiiiiiiiiiiiiimiimiiimmimmiimiiiiiiiiiiiiii^
- Manuel-Guide Gratis
- m
- lng®nieLir
- BREVETS. Marques , Procès «n Contrefaçon
- çonse'
- 21, Rue Cambon
- AMATEURS PHOTOGRAPHES
- N’oubliez pas que...
- U YÉ1USCOK
- RICHARD
- donne 1 illusion de La réalité et du nelîef.
- format» 45-iOf 6*13 7*13
- DEBUTANTS, sachez que...
- LE GLYPHOSCOPE
- à 210 francs, possède les qualités
- fondamentales du VERASCOPE.
- Catalogue B sur demande FACILITÉS DE PAIEMENT
- Etablts JULES RICHARD
- USINES: 25, rue Mélingue, PARIS MAGASINS : 7, rue La Fayette, PARIS (Opéra)
- PARIS
- 3, ImpasseThorcton. 3,rue deLié^e
- Belgique tBLETARD.^.rucVarin,LIÈGE. y
- p.r39 - vue 137/144
-
-
-
- XL
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Le MICRODYNE
- Le plus petit moteur industriel du monde
- MOTEURS UNIVERSELS DE FAIBLE PUISSANCE
- oo
- L. DRAKE, Constructeur
- 240 bis, Bd Jean-Jaurès BILLANCOURT Téléphone : Molitor 12-39
- S. G* A. S. const™ 44, rue du Louvre, Paris-lerl
- Nos machines ont été décrites par «La Science et la Vie»
- Qui que vous soyez (arti an ou amateur), VOLT*»OUTIL I s'impose chez vous, si vous disposez de courant lumière.
- Il forme 20 petites machines-outils en UNE SEULE.
- Il perce, scie, tourne, meule, polit, etc..., bois et métaux pour 20 centimes par heure.
- SUCCÈS MONDIAL
- V . — /
-
- COURS PAR CORRESPONDANCE
- pour toutes les Carrières sociales :
- 1° Comptabilité. Langues. Publicité. Ingénieur commercial.
- 2° Chimie. Electricité. Mécanique. Architecture. Béton. Auto. Textile.
- | 3° Agriculture. Jardins. Elevage. Brasserie. Sucre-
- rie. Distillerie, Minoterie.
- 4° Dessin. Peinture. Musique. Solïège. Piano. Violon. Harmonie.
- 5° Arts ïéminins. Coupe et Conïections. Modes.
- DIPLOMES FIN DES ÉTUDES
- Pour vous renseigner, demandez le CATALOGUE 6ÉNÉPAL GRATUIT à
- 11NST1TUT PHILOTECHNIQUE21’^arTs "
- >1 I ' .......... I i
- “MULTIPLAIT”
- permet d’exécuter chez vous
- SCIAGE, PERÇAGE,
- Notice franco. POLISSAGE, TOURS, etc* IMEH, 5, rue Renault, MALAKOFF (Seine)
- CHIENS DE TOUTES RACES
- de varde, de POLICE jeunes et adultes supérieurement dresses. Chiens de luxe miniatures, d’appart nient. Grands danois. Chiens de ( liasse, d’arrêt et courants. Terriers de toutes races, etc., etc. — Toutes races, tous &ges. Vente avec faculté échange, garantie un an contre moitalité. Expédition dans le monde entier.
- SELECT-KENNEL, à B ER uH EH-Bruxelles (Belgique) Tel. : 604-71
- LE MEILLEUR
- ALIMENT MÉLASSE
- 8 Grands Prix 8 Hors Concours
- MEMBRE DU JURY DEPUIS 1910
- PAIL’MEL
- «S >.Ct
- iîmTiI:0 J m.j.. ;
- LlliULQ-J
- l'IHUI'l 11 | I
- POUR CHEVAUX ETTOUT BÉTAIL.
- USINE FONDÉE u<1901 àTOURY'EURE»LOIR,
- Reg. Comm. Chartres B.4-1
- Diplôme d'honneur Gand 1913
- LA RAPIDE-LIME
- S’adapte instantanément aux ÉTAUX
- Travaille avec précision. l'Acier, le Fer, la Fonte, le Bronze et autres matières
- Plus de Limes ! Plus de Burins! TOUT LE MONDE AJUSTEUR-MÉCANICIEN
- . — --- NOTICÇ FRANCO --
- JACQUOT & TAVERDON
- pUJ \ 56-58, rue Régnault — PARIS < 13**) —
- Voir article, n° 83, page 446.
- dragorI
- Élévateur d'eau à godets pour puits profonds et très profonds jj
- A la main et au moteur. - i Avec ou sans refoulement. - L’eau au premier tour de manivelle. Actionné par un S enfant à 100 mètres de pro- fondeur. - Incongelabilité absolue..- Tous roulements à billes.-Pose facile et rapide sans descente dans le puits. Donné deux mois à l'essai comme supérieur à tout ce qui existe. - Garanti 5 ans,
- Élévateurs DRAGOR S LE MANS (Sarthe) m
- TIMBRES POSTE AUTHENTIQUES DES MISSIONS ÉTRANGÈRES
- Garantis non triés, vendus au kilo Demandez la notice explicative au Directeur de VOllice des Timbres-Poste des Missions. 3. rue di s Moutons. TOULOUSE (France).
- R.C. TOULOUSE 4.568 A
- Pour vos
- JBREVETS
- Adr.vous h: WINTMER-HANSEN, injémew-Co&ien
- 30 Bue do la Lune. PARIS (2*) J$rQchurCtpratisf
- seil I
- B
- p.r40 - vue 138/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XLI
- I INVENTIONS ET RÉALISATIONS FINANCIÈRES
- SOCIÉTÉ D’ÉTUDE ET DE VALORISATION EN PARTICIPATION
- 48, rue de la Chaussée~d*Antin, PARIS (9°) - Téléphone : Trinité 40-96 et 62-90
- Brevets d’invention en France et à l’Étranger. — Toutes opérations relatives à la Propriété industrielle. — Négociation des brevets. — Valorisation des inventions. — Recherche de capitaux. — Constitution de Sociétés industrielles.
- r
- LE PLUS MODERNE DES JOURNAUX
- Documentation la plus complète et la plus variée
- EXCELSIOR
- SEUL QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- ABONNEMENTS
- Paris, Seine, Seine-et-Oise \ J.rols T1015. !r>
- ET Seine-et-Marne.... / mo,s............ *0 £•
- Départements et Colo- \ J.rols rTlols...... lT'
- , Six mois......... 48 tr.
- N1ES............. ( Un an............... 95 fr.
- I 1 rois mois ... . 36 fr.
- Belgique......„.....^ Six mois.... ........ 70 fi.
- ( Un an........... 140 fr.
- ( Trois mois. 50 fr.
- Étranger............ < Six mois... ........ 100 fr.
- ( Un an........... 200 fr.
- E SPÉCIMEN FRANCO sur demande
- En s’abonnant 20, rue d’Enghien,
- par mandat ou chèque postal (Compte 5970), demandez la liste et les spécimens des
- PRIMES GRATUITES
- fort intéressantes
- :e:
- J,
- RELIER tout SOI-MEME
- avec la RELIEUSE-IV1ÈREDI EU
- est une distraction
- à la portée de tous Outillage et Fournitures générales Notice illustrée franco contre 1 fr. FOUGERE & DURENT, à AHGOULÊME
- PROPULSEURS .
- ARCHIMEDES
- Moteur à régime lent
- UTILITÉ — SPORT de 2 1/2 à 14 C. V. POUR LA TRACTION de 30 à 40 tonnes
- LE PLUS RÉPUTÉ COMME
- DÉPART - DURÉE - CONSOMMATION Adopté pur la Marine, les Ponts et Chaussées et les Colonies. Demander Notice 23 à
- “ARCHIMEDES”
- 27, Quai de la Guillotière — LYON
- Succursale Bassin de la Seine
- P. EURY, 22, boulevard Circulaire, GENNEVILLIERS
- UN VOYAGE EN ALGÉRIE
- Quel rêve! Adressez-vous à la plus ancienne JE------------ Agence de Voyages de l’Afrique du Nord
- MM. ATWATER & C°, Direction, 5, Bd Carnot, ALGER
- Agences: Tunis, Casablanca, Biskra, Tanger
- Adr. tel. : WATERWAY. Voyages populaires en cars à prix très réduits
- SANS_FIUSTES...^
- Contractez une assurance-vie pour vos accumulateurs !
- Remplacez l’eau acidulée ordinaire par "l’Insulfa 7” (formule P. Lindet) Electrolyte, incomparable qui les préservera d’une façon absolue de la sulfatation et leur évitera toute décharge en circuit ouvert.
- INSULFA 7, Le litre: 17 1, 50 notice rut demande Éts HOCHON, 65, me de Villlcrs, NEUILLY.
- »•
- pe
- Demande* également des renseignements sur la jonner/e Sonu$ Altet” et tut le moteur de diffuseur Sonus 111 .
- p.r41 - vue 139/144
-
-
-
- XLII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- [L'EMPIRE des AFFAIRES
- Tmxneuso brochure de 64 pages sera envoyée GRATUITEMENT, sur simple demande adressée à
- L’ACADÉMIE COMMERCIALE Boulevard Montparnasse, 144/8, à Pans
- Cetledocunienintion UN I QUE traite du domaine des affaires en général, ainsi que de la pré parution pratique et rapide,CHEZ SOI,au
- DIPLOME D’INGÉNIEUR COMMERCIAL
- Références nombreuses et de tout premier ordre
- MOTEURS UNIVERSELS
- Grâce à“L’0”,debas enhaut, sous pression, j’ai de l’eau
- La nouvelle pompe électrique domestique tope “O” est MONOBLOC, tille fonctionne pour quelques ccntimt s à l'heure, sans bruit, surveillance ou entretien sur n importe quel compteur, exactement comme une lampe.
- Elle aspire à 7 mètres et débite 2,400 litres à l’heure
- l'ous ne perdrez pas votre temps en demandant la bi ochurc illustrée gratuite n° 20
- A. GOBI IM , Ingénieur-Constructeur 5, Avenue Madeleine LA VARENNE-St-HILAIRE (Seine).
- LE CLASSEUR PRATIQUE “ GAX ”
- Supprime le désordre
- Dans 60 tiroirs étiquetés, vous classez, dès réception, tous documents.
- Facilite le travail
- Vous n’avez qu’à étendre le bras pour prendre, dans son tiroir, le renseignement désiré.
- Economise la place
- Hauteur.......... 1 m. 85
- Largeur.......... 1 m. 20
- Profondeur....... 0 m. 32
- Recherches faciles
- Les tiroirs n’ayant pas de côtés, sauf demande spéciale.
- Grande capacité
- Contient plus de 200 kilos de papiers.
- • GAX’.’, N° I, 60 tiroir. 1.900 fr., franco
- U n’a pas de rideau
- Donc, élégance, propreté intérieure, accessibilité instantanée.
- Construction garantie
- Noyer ciré massif. Chêne ciré massif.
- 5 modèles de 20-40-60 tiroirs
- Quel que soit votre cas, il existe un GAX pour vous
- Etabl,! GAX, MONTPON (Dordogne)
- Recommandez-vous de La Science et ta Vie
- J A Z L O c’est
- l’eau chaude courante en 5 secondes
- pour douche, vaisselle, cuisine et 60 % d’économie de gaz JAZLO peut être posé par quiconque et reste fixe Demandez la notice aux
- Etablissements Ch. LAMARCHE, 30, rue des Grands-Champs — PARIS-XX0
- IBS
- t POSTES
- MB
- PRIX-COURANT 1931
- Séries (1800), paquets et collections
- NOMBREUSES ET RÉELLES OCCASIONS
- est adressé gratis et franco par
- Maison Arthur MAURY
- 6, Boulevard Montmartre, PARIS
- ^iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiimiiimiiiiiiiiiiiiiimiiiiiii^
- | Bureau Officie! des Grands Réseaux Français f
- MAISON DU TOURISME
- Les voyageurs trouvent au Bureau Ofïi- s ciel des Grands Réseaux français, installé = à la Maison du Tourisme, 53, avenue 5 George-V, à Paris, tous renseignements 5 utiles en vue de leurs déplacements. =
- Ils peuvent y obtenir des billets de toutes catégories qui leur sont nécessaires (chemins de fer et autocars) et y louer à l’avance places de luxe, places de première, de deuxième ou de troisième classes.
- p.r42 - vue 140/144
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XLI1I
- Sainescomme dents d'enfants
- Le DENTOL (eau, pâte, poudre, savon) est un dentifrice à la fois souverainement antiseptique et doue du parfum le plus agréable.
- Créé d’après les travaux de Pasteur, il raffermit les gencives. En peu de jours, il donne aux dents une blancheur éclatante. Il purifie 1 haleine et est particulièrement recom mandé aux fumeurs. 11 laisse dans la bouche une sensation de fraîcheur délicieuse et persistante.
- Le DENTOL se trouve dans toutes les bonnes maisons vendant de la parfumerie et dans toutes les pharmacies.
- en co
- Dépôt général :
- Maison FRÈRE, 19, rue Jacob - Paris
- f’ A IlF A ¥ T Pour recevoir gratuite-1-/l-i il. ment et (ranco un échantillon de DENTOL, il suffit d’envoyer à la Maison FRÈRE, 19, rue Jacob, Paris, sous enveloppe affranchie à Ofr. 50, son adresse exacte et bien lisible, en y joignant la présente annonce de La Science et la Vie.
- p.r43 - vue 141/144
-
-
-
- XLIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- L’ÉLECTRICITÉ PRATIQUE
- A PftDTÉrc Pic wSHB HlHUlihw
- A PORTÉE DE VOTRE MAIN
- il
- i
- '"N
- MlH
- «Ub*
- t O VJ
- «M'fiClVi
- 1 lll
- S'INSTRUIRE
- C'EST
- S'ENRICHIR
- J. Galopin.
- OUVRIERS, EMPLOYÉS, ÉTUDIANTS,
- vous pouvez, en travaillant quelques heures chaque soir, quelle que soit votre instruction première, arriver à connaître à fond la Mécanique. Mais, pour cela, n’étudiez pas au hasard. Confiez-vous à la méthode progressive et à la fois pratique
- DE L'ENSEIGNEMENT PAR CORRESPONDANCE DE
- lÉCOLE du génie civil
- SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L’ÉTAT
- 152, avenue de Wagram, Paris-17°
- Des cours clairs, précis, concis, vous feront peu à peu connaître toutes les lois et les applications de la Mécanique. Les nombreux exercices soigneusement corrigés vous mettront à même, au bout de peu de temps, d’exercer votre métier comme un véritable expert.
- Après chaque étape, un diplôme pourra vous être décerné, consacrant l’effort fait et vous permettant d’être déjà un homme supérieur, partant de gagner plus d’argent.
- Division dLes Études :
- a) COURS NORMAUX
- Les cours normaux s’adressent aux jeunes gens qui désirent connaître à fond la Mécanique et ses calculs. Ils peuvent être suivis, quelle que soit l’instruction du candidat, à condition de commencer par un degré qui soit en rapport avec les connaissances possédées.
- 1” degré : APPRENTIS ÉLECTRICIENS ET T. S. F. ;
- 2° degré : CONTREMAITRES DESSINATEURS ou OPÉRATEURS DE T. S. F.; 3° degré : CONDUCTEURS ÉLECTRICIENS ou CHEFS DE POSTE T. S. F. ; 4« degré : SOUS-INGÉNIEURS ÉLECTRICIENS ou T. S. F. ;
- 5* degré : INGÉNIEURS ÉLECTRICIENS ou T. S. F.
- b) Chaque degré comporte la fourniture de cours très clairs, de devoirs bien gradués et la correction tic ceux-ci. Chaque degré comprend la fourniture de 10 volumes.
- ç) Prix spécialement réservés aux lecteurs de La Science cl la Vie qui s’inscriront durant le présent mois et le mois suivant : 1er degré, 200 îr. — 2e' degré, 300 fr. — 3e degré. 500 fr.— 4e degré, 750 fr. — 51’ degré, 1.200 fr. Payable 1/10 à l’inscription et le reste en 10 versements mensuels, ou au comptant avec 25 % de réduction.
- BULLETIN A RECOPIER ET A ADRESSER A LA DIRECTION
- Prière de m’envoyer le cours de ....................................
- Ci-joint mon premier versement (ou le montant total moins 2ô%). Le tout conformément au tarij réduit du n° 150 de La Science et la Vie.
- Signature et adresse lisibles :
- p.r44 - vue 142/144
-
-
-
- llllllllllllillllllll!lillllllllllllllllllllllIIIIIIIIIIIIIIIIIIUIIIIIIIIIIIIIIIIillllllllllll!lll!
- p.n.n. - vue 143/144
-
-
-
- ÉCOLE SPÉCIALE DES TRAVAUX PUBLICS
- DU BATIMENT ET DE L'INDUSTRIE
- M. Léon LYROLLES, C. >
- 12, rue Du Sommerard et 3, rue Thénard
- PARIS (Ve)
- , || I., Ingénieur-Directeur
- Polygone et Ecole d'Application
- CACHAN, près Paris
- ECOLE DE PLEIN EXERCICE
- RECONNUE PAR L’ÉTAT, AVEC DIPLOMES OFFICIELS D’INGÉNIEURS
- 1.100 élèves par an - 140 professeurs
- CINQ SPÉCIALITÉS DISTINCTES
- 1° Ecole supérieure des Travaux pu-, blics : Diplôme d’ingénieur des Travaux publics ;
- 2° Ecole supérieure du Bâtiment : Diplôme d’ingénieur Architecte ;
- 3° Ecole supérieure de Mécanique et d’Electricité : Diplôme d’ingénieur Electricien ;
- 4° Ecole supérieure de Topographie :
- Diplôme d’ingénieur Géomètre ;
- 5° Ecole supérieure du Froid industriel : Diplôme d’ingénieur Frigoriste.
- SECTION ADMINISTRATIVE
- pour la préparation aux grandes administrations techniques (Ingénieurs des Travaux publics Je l’Etat, de la Ville de Pnris, etc...).
- SECTION DES CHEMINS DE FER
- organisée sur l’initiative des grandes Compagnies de Chemins de fer pour le perfectionnement de leur personnel.
- Les Concours d’admission ont lieu, chaque année, en deux sessions. Pour l’année scolaire 1931-1932, iis auront lieu : 1re session, du 16 au 25 juillet ; 2e session, du 28 septembre au 10 octobre.
- JJ
- 2 L’“ÉCOLE CHEZ SOI
- (ENSEIGNEMENT PAR CORRESPONDANCE)
- 25.000 élèves par an - 158 professeurs spécialistes
- La première Ecole d’enseignement par correspondance fondée en Europe, il y a 40 ans, et la seule qui s’appuie sur une Ecole de plein exercice, aussi indispensable à l’enseignement que le Laboratoire l’est à l’Usine.
- DIPLOMES ET SITUATIONS AUXQUELS CONDUIT L’ENSEIGNEMENT
- 1° Situations industrielles : Travaux publics - Bâtiment - Electricité - Mécanique - Métallurgie - Mines - Topographie - Froid industriel.
- 2° Situations administratives : Ponts et Chaussées et Mines - Postes et Télégraphes - Services vicinaux - Services municipaux - Génie rural - Inspection du Travail - I ravaux publics des Colonies - Compagnies de chemins de fer, etc., etc...
- 3° LIBRAIRIE DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- Edition d’ouvrages techniques de tout premier ordre soigneusement choisis. .
- NOTICES, CATALOGUES ET PROGRAMMES SUR DEMANDE ADRESSÉE A L’
- ÉCOLE DES TRAVAUX PUBLICS
- 12 et 12 bis, rue Du Sommerard, PARIS (Ve)
- en se référant de “ La Science et la Vie ”
- p.n.n. - vue 144/144
-
-