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DESCRIPTION
D’une Magnanerie salubre, au moyen de laquelle on pourra toujours procurer aux vers à soie le degré de ventilation, de chaleur et d’humidité le plus convenable pour la réussite de leur éducation (r) 5
PAH M. d’aRCET,
MEMBRE DÉ l’académie DEâ SCIENCES;
Ayant été envoyé dans le midi de la France pour y étudier le conditionnement des soies non ouvrées, et ayant eu, à deux reprises, l’occasion d’y suivre, dans tous ses détails, l’éducation des vers à soie, je me suis promptement aperçu que la majeure partie des maladies qui détruisent tant de vers, et des pertes éprouvées dans cette industrie, devait être attribuée moins à leur constitution qu’à l’insalubrité des ateliers, et surtout aux grandes variations atmosphériques qui fatiguent les vers à soie pendant tout le cours de leur vie.
M. Camille Beauvais, qui a planté un grand nombre de mûriers dans le domaine royal des Bergeries, près Paris (1), et qui, depuis plusieurs années , y exploite avec succès une magnanerie dont les progrès sont remarquables , partageant 1 Opinion nue je m’élais formée rolativcrnenf à l’éduca— tion des vers à soie , telle qu’elle est pratiquée dans le midi de la France, m’engagea à préciser mes idées [à ce sujet et à faire le plan d’une magnanerie salubre. Je fis ce travail et je le communiquai à M. Destailleurs, architecte du gouvernement, qui avait à construire une grande magnanerie pour M. de Grimaudet, à Yillemonble, près Paris. M. Destailleurs entra parfaitement dans mes vues ; la question fut bien étudiée avec lui : il rédigea les plans de la magnanerie de Yillemonble, en partant des bases que nous avions arrêtées ensemble, et me remit une copie de ces plans , en m’invitant à en donner la description. Ce qui suit comprendra non seulement la légende des planches., mais encore les détails nécessaires pour que l’on
(i) Les ateliers où l’on élève les vers à soie ne portent pas le même nom dans tous les pays ; ils sont le plus souvent appelés magnanerie , mais on les nomme aussi coconière, ma-gnanderie et vererie dans la Touraine. On appelle magnanier ou magnanière l’ouvrier ou l’ouvrière chargé de l’éducation des vers à soie. Ces mots dérivent du nom d« magnan donné au ver à soie dans le dialecte languedocien.
( Yoyez le rapport adressé à M. Bonafous par M. Beauvais, inséré dans les Annales de Vagriculture française de i833.)
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 95,79 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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DESCRIPTION
D’une Magnanerie salubre, au moyen de laquelle on pourra toujours procurer aux vers à soie le degré de ventilation, de chaleur et d’humidité le plus convenable pour la réussite de leur éducation (r) 5
PAH M. d’aRCET,
MEMBRE DÉ l’académie DEâ SCIENCES;
Ayant été envoyé dans le midi de la France pour y étudier le conditionnement des soies non ouvrées, et ayant eu, à deux reprises, l’occasion d’y suivre, dans tous ses détails, l’éducation des vers à soie, je me suis promptement aperçu que la majeure partie des maladies qui détruisent tant de vers, et des pertes éprouvées dans cette industrie, devait être attribuée moins à leur constitution qu’à l’insalubrité des ateliers, et surtout aux grandes variations atmosphériques qui fatiguent les vers à soie pendant tout le cours de leur vie.
M. Camille Beauvais, qui a planté un grand nombre de mûriers dans le domaine royal des Bergeries, près Paris (1), et qui, depuis plusieurs années , y exploite avec succès une magnanerie dont les progrès sont remarquables , partageant 1 Opinion nue je m’élais formée rolativcrnenf à l’éduca— tion des vers à soie , telle qu’elle est pratiquée dans le midi de la France, m’engagea à préciser mes idées [à ce sujet et à faire le plan d’une magnanerie salubre. Je fis ce travail et je le communiquai à M. Destailleurs, architecte du gouvernement, qui avait à construire une grande magnanerie pour M. de Grimaudet, à Yillemonble, près Paris. M. Destailleurs entra parfaitement dans mes vues ; la question fut bien étudiée avec lui : il rédigea les plans de la magnanerie de Yillemonble, en partant des bases que nous avions arrêtées ensemble, et me remit une copie de ces plans , en m’invitant à en donner la description. Ce qui suit comprendra non seulement la légende des planches., mais encore les détails nécessaires pour que l’on
(i) Les ateliers où l’on élève les vers à soie ne portent pas le même nom dans tous les pays ; ils sont le plus souvent appelés magnanerie , mais on les nomme aussi coconière, ma-gnanderie et vererie dans la Touraine. On appelle magnanier ou magnanière l’ouvrier ou l’ouvrière chargé de l’éducation des vers à soie. Ces mots dérivent du nom d« magnan donné au ver à soie dans le dialecte languedocien.
( Yoyez le rapport adressé à M. Bonafous par M. Beauvais, inséré dans les Annales de Vagriculture française de i833.)
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