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A°U ?9W

CHEMIN DE FER

DE PARIS A ROUEN, AU HAVRE ET A DIEPPE,!

PAR



SIXIÈME PARTIE.

EXAMEN COMPARATIF DES DEUX PROJETS, PASSANT, L’UN PAR LA VALLÉE DE LA SEINE, L’AUTRE PAR GISORS ET LES PLATEAUX.

Une grande pensée a germé en France depuis quinze ans, celle d’abréger la distance de Paris à la mer. Et, en effet, partout où l’industrie tend à la prééminence, les métropoles politiques tendent à s’ériger en métro-* pôles commerciales.

Mais cette pensée fut long-temps contrariée dans son accomplissement par les circonstances générales du pays, et par la forme même sous laquelle elle s’était produite.

D’une part,l’agitation politique était trop grande, et présageait trop bien l’imminence d’un grand conflit national, pour que le gouvernement et les particuliers osassent engager leurs capitaux dans une entreprise dont le succès dépendait, avant tout, de la prospérité publique.

De l’autre, un canal maritime ne se présentait pas avec de telles chances de produits qu’on pût en attendre le remboursement de tout l’argent qu’il aurait coûté, et la compensation de tous les déplacemens d’intérêts qu’il aurait fait naître. On se plaisait généralement à l’image de la capitale transformée en port de mer ; mais on craignait de payer cher cette satisfaction.

La France paraissait donc indéfiniment condamnée à de stériles vœux

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