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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- Dimanche 3 Janvier 1885 (p.1x1)
- Dimanche 11 Janvier 1885 (p.2x1)
- Dimanche 18 Janvier 1885 (p.3x1)
- Dimanche 25 Janvier 1885 (p.4x1)
- Dimanche 1er Février 1885 (p.5x1)
- Dimanche 8 Février 1885 (p.6x1)
- Dimanche 15 Février 1885 (p.7x1)
- Dimanche 22 Février 1885 (p.57)
- Dimanche 1er Mars 1885 (p.65)
- Dimanche 8 Mars 1885 (p.73)
- Dimanche 15 Mars 1885 (p.81)
- Dimanche 22 Mars 1885 (p.89)
- Dimanche 29 Mars 1885 (p.101)
- Dimanche 5 Avril 1885 (p.109)
- Dimanche 12 Avril 1885 (p.117)
- Dimanche 19 Avril 1885 (p.125)
- Dimanche 26 Avril 1885 (p.133)
- Dimanche 3 Mai 1885 (p.141)
- Dimanche 10 Mai 1885 (p.149)
- Dimanche 17 Mai 1885 (p.157)
- Dimanche 24 Mai 1885 (p.165)
- Dimanche 31 Mai 1885 (p.173)
- Dimanche 7 Juin 1885 (p.181)
- Dimanche 14 Juin 1885 (p.189)
- Dimanche 21 Juin 1885 (p.197)
- Dimanche 28 Juin 1885 (p.205)
- Dimanche 5 Juillet 1885 (p.213)
- Dimanche 12 Juillet 1885 (p.221)
- Dimanche 19 Juillet 1885 (p.229)
- Dimanche 26 Juillet 1885 (p.237)
- Dimanche 2 Août 1885 (p.244)
- Dimanche 9 Août 1885 (p.253)
- Dimanche 16 Août 1885 (p.261)
- Dimanche 23 Août 1885 (p.269)
- Dimanche 30 Août 1885 (p.277)
- Dimanche 6 Septembre 1885 (p.284)
- Dimanche 13 Septembre 1885 (p.293)
- Dimanche 20 Septembre 1885 (p.301)
- Dimanche 27 Septembre 1885 (p.309)
- Dimanche 4 Octobre 1885 (p.316)
- Dimanche 11 Octobre 1885 (p.325)
- Dimanche 18 Octobre 1885 (p.333)
- Dimanche 25 Octobre 1885 (p.341)
- Dimanche 1er Novembre 1885 (p.349)
- Dimanche 8 Novembre 1885 (p.357)
- Dimanche 15 Novembre 1885 (p.365)
- Dimanche 22 Novembre 1885 (p.372)
- Dimanche 29 Novembre 1885 (p.381)
- Dimanche 6 Décembre 1885 (p.389)
- Dimanche 13 Décembre 1885 (p.397)
- Dimanche 20 Décembre 1885 (p.405)
- Dimanche 27 Décembre 1885 (p.413)
- Supplément au Moniteur de l'Exposition de 1889 (p.8x1)
- Dernière image
- Première image
- M. Rouvier, ministre du commerce (1x6)
- M. Antonin Proust (1x7)
- François de Neufchateau, ministre en 1798 (2x4)
- Vue du Champs - de - Mars en 1798 (d'après une gravure de l'époque) (p.5)
- Exposition de la Nouvelle - Orléans (3x4)
- Plan d'une partie des jardins et de l'intérieur du monument (3x4)
- Tour de 370m de hauteur en maçonnerie. - Projet de M. Bourdais, architecte (4x4)
- Pavillon de l'exposition coloniale à Anvers (1885) (p.60)
- Transmission pneumatique de dépêches et colis postaux entre Paris et Londres (p.68)
- Plan de l'exposition générale Hongroise à Buda - pesth (p.76)
- Projet de chemin de fer métropolitain à voies superposées (M. Jules Garnier, ingénieur civil) (p.84)
- Exposition universelle d'Anvers (p.94)
- Société internationale des électriciens (p.104)
- Lampe Edison (p.105)
- Applique complète avec abat - jour (p.105)
- Détail d'une des jonctions (p.105)
- Machine Edison, dernier type (p.105)
- Bougies Jablochkoft (p.105)
- Légende du galvanomètre à cadre curviligne (p.106)
- Lampe électrique Trouvé (p.106)
- Danseuse parée des bijoux électriques Trouvé (p.106)
- Variété des bijoux électriques lumineux Trouvé (p.107)
- Lampe portative (p.112)
- Voiture éclairée par l'électricité (p.112)
- Dromoscope Fournier (p.112)
- Batteries secondaires et machine rhéostatique de M. Gaston Planté (p.112)
- Machine (Système Papigny) munie d'un mouvement à bras (p.113)
- Phonographe Duplay (p.113)
- Photophore électrique grandeur naturelle (p.113)
- Recherche d'une fuite de gaz au moyen des appareils Trouvé et du photophore frontal Hélot - Trouvé (p.113)
- Pile Trouvé (p.114)
- Electrophone vertical (p.114)
- Electrophone à pupitre (p.114)
- Téléphone Maîche (p.114)
- Pile Maîche (p.114)
- Micro - ohmmètre (p.115)
- Galvanomètre à projection (p.115)
- Vue en perspective de l'appareil : le générateur est accouplé en tension (p.115)
- Coupe suivant l'axe de l'appareil, vue des armatures (p.115)
- Vue en plan des barreaux assemblés et de leurs armatures (p.115)
- Interrupteur de sûreté (p.115)
- Exposition universelle de 1889, plan général des surfaces à occuper (p.120)
- Projet d'un palais des arts et de l'industrie, vue générale (p.136)
- La maison de Rubens (p.144)
- La Cathédrale, rue de la Place Verte (p.144)
- Calvaire à l'entrée du Steen (p.144)
- Cour intérieure de la maison Plantin (p.144)
- Le Steen (p.152)
- La Bourse (p.152)
- Le puit de Quentin Metzys (p.152)
- Vue générale de la Rade (p.152)
- Plan général de l'exposition d'Anvers, M. Bordiaux, architecte (p.160)
- L'exposition d'Anvers le Canon de Bange construit à l'usine Cail (p.168)
- L'exposition d'Anvers Homère déifié (p.176)
- Vase potiche (p.184)
- Buire de Blois (p.184)
- Vase de Nîmes (p.184)
- Vase potiche (p.184)
- Vase Théodore de Bry (p.184)
- Motif de chasse : surtout, Le Départ, de M. Carrier - Belleuse (p.192)
- Cassolette en biscuit (p.192)
- Motif de chasse : surtout, Le Retour, de M. Carrier - Belleuse (p.192)
- L'exposition d'Anvers, le vase de Gustave Doré (p.200)
- L'exposition de 1819 (p.208)
- L'exposition d'Anvers, à la section française des Beaux - Arts (p.216)
- L'exposition d'Anvers, à la section française des Beaux - Arts (sculpture) (p.224)
- L'exposition de 1823 (p.232)
- L'exposition d'Anvers, à la section française des Beaux - Arts (la peinture) (p.240)
- Exposition nationale hongroise (Budapest) (p.248)
- [S. n. Planche 1] (n.n.)
- L'exposition d'Anvers (p.256)
- L'exposition d'Anvers. L'entrée principale de la façade (p.264)
- L'exposition d'Anvers. Vue de la galerie des machines (p.272)
- Exposition de Buda - pesth (p.280)
- L'usine d'horlogerie de Morteau (p.288)
- L'exposition d'Anvers, à la section française des Beaux - Arts (France) (p.328)
- L'exposition d'Anvers, Les machines à vapeur (p.336)
- Exposition japonaise à Berlin (p.344)
- Exposition internationale des inventions de Londres (p.352)
- Exposition de Buda - pesth (p.360)
- Modèle du diplôme de l'exposition du travail (p.368)
- Exposition internationale des inventions de Londres (p.376)
- Exposition du travail. Vitrail exécuté par MM. Charles Champigneulle de Paris & Cie (p.384)
- Modèle du diplôme de l'exposition d'Anvers (p.392)
- Modèle du diplôme de l'exposition de Calcutta (p.400)
- Spécimen du diplôme de l'exposition universelle de Vienne en 1873 (p.408)
- Spécimen du diplôme de l'exposition universelle d'Amsterdam (p.416)
- Dernière image
DE
Rédaction et Administration : 18, rue Bergère, 18, a Paris
PREMIÈRE ANNÉE! Dimanche 3 Janvier 1885 NUMÉRO i.
NOTRE PROGRAMME
Le journal dont nous commençons aujourd’hui la publication a pour objet de servir de centre d’action à tous ceux qui, à un titre quelconque, s’intéressent à l’organisation de l’Exposition de 1889.
Le Moniteur de ïExposition, dans sa partie officielle, publiera tous les documents et toutes les informations que le commerce et l’industrie doivent connaître.
Par des articles techniques, pour lesquels nous nous sommes assuré le concours des spécialistes les plus autorisés, le Moniteur permettra à chaque branche du commerce national et international de faire l’inventaire de ses ressources et de ses progrès, de signaler à l’opinion et aux pouvoirs publics ses vœux et ses besoins.
Ouvert à tous, le Moniteur de l'Exposition de 1880 se tiendra scrupuleusement en dehors de tous les intérêts exclusifs. Il admettra, de la part de ses-correspondants, une entière liberté de discussion; mais dans les appréciations qu’il sera appelé à émettre, ne s’écartera jamais d’une absolue impartialité.
Les grands succès remportés par notre industrie dans les dernières expositions d’Amsterdam, de Vienne, de Philadelphie, de Melbourne et de Sydney, — la part brillante qu’elle prend cette année même aux expositions de la Nouvelle-Orléans et d’Anvers, montrent suffisamment que le commerce français comprend l’utilité indiscutable de ces grandes assises du travail.
En un mot, le Moniteur de l'Exposition de 1880 ne négligera rien de ce qui peut contribuer à l’utilité, à l’éclat et au succès d’une entreprise qui permettra à la France de se distinguer une fois de plus entre les nations, en leur fournissant le terrain pacifique d’une œuvre civilisatrice et féconde.
BULLETIN
Le 8 novembre 1884, le Président de la République, sur la proposition du ministre du commerce, a décrété qu’une Exposition universelle des produits industriels, s’ouvrira à I aris, le 5 mai 1889, et sera close le 31 octobre suivant.
Depuis la publication de ce décret, l’organisation dp 1 Exposition de 1889 a donné lieu à une série de travaux préliminaires considérables.
La Lommission consultative instituée sous la présidence de M. Antonin Proust, près le département du commerce, a tenu de nombreuses séances.
Elle avait pour mission première de rechercher quel était l’emplacement sur lequel devait avoir lieu l’Exposition. De nombreux projets dont on trouvera plus loin la description lui avaient été soumis. Elle a adopté l’emplacement du Champ-de-Mars.
Appelés à examiner la même question, le conseil municipal de Paris et le conseil général de la Seine s’étaient prononcés dans un sens analogue.
Pour terminer son travail préparatoire, la Commission consultative doit s’occuper de dresser le programme d’un avant-projet qui servira de base au concours à ouvrir pour les constructions, et déterminer la participation de l’Etat dans les dépenses prévues.
Tel est l'objet actuel des travaux de la Commission; ils sont poussés avec une rare activité, à laquelle il convient de rendre hommage.
PARTIE OFFICIELLE
RAPPORT AU PRÉSIDENT DE IA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE PAR LE MINISTRE DU COMMERCE AYANT POUR OBJET L’INSTITUTION d’üNE EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE EN 1889
Paris, le 8 novembre 1884.
Monsieur le Président ,
La République, en 1798, a décrété la première exposition de l’industrie franc?ise.
Depuis lors, la France a eu quatorze grandes expositions. Pendant la première moitié du siècle, ces grands concours de l’industrie et de l’art étaient d’abord limités aux seuls produits nationaux.
L’application des grandes découvertes de la science venant centupler les facilités d’échange; les idées de libre concurrence tendant de plus en plus à dominer le monde civilisé, n’ont pas tardé à changer le caractère de ces grands tournois pacifiques et à élargir leur champ. Les expositions, d’abord nationales, sont devenues internationales et ont été ouvertes à tous les produits du travail humain.
C’est en 1855 que, pour la première fois, la Franco a appelé à Paris les exposants du inonde entier. Cette année 1855 restera célèbre dans les annales de la civilisation, car de là datent les premiers succès obtenus par ces grands concours internationaux, où la rencontre du génie propre à chaque peuple apparaît comme le plus puissant stimulant du progrès industriel et du perfectionnement des arts. L’année 1855 est le point de départ des merveilleux résultats obtenus depuis par l’application de Fart à l’industrie.
L’Exposition de 1878 semble d’hier. L’admirable spectacle du développement du travail français, dont nos malheurs n’avaient point entravé l’essor, est encore présent à tous les veux.
Dés lors, la date de 1889 apparut au sentiment national comme l’échéance d’une nouvelle Exposition universelle.
Cette date semblait, en effet, indiquée par la périodicité de onze à douze ans qui s’était établie entre les dernières expositions. Elle l’était bien plus encore parce qu’elle devait coïncider avec le centenaire d’une Jiégire chère au patriotisme français.
Cette pensée s’affirme davantage chaque jour. La date de 1889 a surgi dans tous les esprits avec une spontanéité significative. Elle est universellement désignée ; on peut dire qu’elle s’impose. Les oppositions isolées qui ont pu se produire sont restées sans écho.
Le gouvernement de la République n’est que
l’interprète fidèle du sentiment du pays en recherchant, dès à présent, les moyens propres à réaliser le projet d’une Exposition universelle en 1889.
L’Exposition de 1867 a été décrétée en 1863. Celle de 1878 n’a été décidée qu’en 1876, mais l’expérience de cette dernière a démontré que le délai de deux uns était insuffisant.
Aujourd’hui, quatre années nous séparent de 1889. J’estime qu’ii convient d’utiliser ces quatre années en distinguant la période de préparation de celle d’exécution. Les opérations de la seconde période seront d’autant plus rapides qu’une méthode plus sûre aura été adoptée pour la première.
Il n’est pas prématuré d’ouvrir immédiatement cette première période. On pourra ainsi étudier mûrement les diverses questions à résoudre et s’appliquer à écarter l’imprévu.
Avant d’organiser les différents services de l’exposition avec le concours d’une grande commission réunissant tous les hommes qui peuvent utilement seconder mon administration dans cette vaste entreprise, j’ai l’honneur, Monsieur le président, de soumettre à votre approbation, avec le décret instituant une Exposition universelle en 1889, un second décret établissant une commission consultative.
Cette commission chargée du travail préparatoire qui doit précéder l’organisation définitive, aurait pour mission de rechercher et d’indiquer remplacement- de l’Exposition de 1889, de dresser le programme d’un avant projet qui servirait de base au concours à ouvrir pour les constructions, et, enfin, de déterminer la participation de l’Etat dans les dépenses prévues. Cette participation doit, dans ma pensée, être tout d’abord garantie pour une large part par le concours des capitaux privés.
Cette commission, exclusivement composée d’hommes que leurs fonctions électives, leur compétence technique ou leurs attributions administratives appellentà se prononcer sur les questions que je viens d’indiquer, aurait à entendre tous ceux qui peuvent, à un titre quelconque, être intéressés dans l’étude qu’elle serait chargée de faire.
J’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le président, de vouloir bien appeler à la présidence de cette première commission M. Antonin Proust, député, ancien ministre des arts.
Si vous voulez bien donner à mes propositions votre haute approbation, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien revêtir de votre signature les deux projets de décret ci-joints.
Veuillez agréer, Monsieur le président, l’hommage de mon profond respect.
Le ministre cia commerce, Maurice ROUVIER.
DÉCRET CONFORME
Le président de la République française,
Sur le rapport du ministre du commerce, Décrète :
Article premier. — Une exposition universelle des produits industriels s’ouvrira à Paris le 5 mai 1889, et sera close le 31 octobre suivant.
Los produits de toutes les nations seront admis à cette exposition.
Art. 5. —- Un décret ultérieur déterminera les conditions dans lesquelles se fera l’Exposition universelle, le régime dans lequel seront placées les marchandises exposées et les divers genres do produits susceptibles d’être admis.
Art. 3. — Le ministre du commerce est chargé de l’exécution du présent décret.
Fait à Paris, le 8 novembre 1881.
Jules GRÉVY.
Par le président le République,
Le ministre du commerce, Maurice ROUVIER.
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Rédaction et Administration : 18, rue Bergère, 18, a Paris
PREMIÈRE ANNÉE! Dimanche 3 Janvier 1885 NUMÉRO i.
NOTRE PROGRAMME
Le journal dont nous commençons aujourd’hui la publication a pour objet de servir de centre d’action à tous ceux qui, à un titre quelconque, s’intéressent à l’organisation de l’Exposition de 1889.
Le Moniteur de ïExposition, dans sa partie officielle, publiera tous les documents et toutes les informations que le commerce et l’industrie doivent connaître.
Par des articles techniques, pour lesquels nous nous sommes assuré le concours des spécialistes les plus autorisés, le Moniteur permettra à chaque branche du commerce national et international de faire l’inventaire de ses ressources et de ses progrès, de signaler à l’opinion et aux pouvoirs publics ses vœux et ses besoins.
Ouvert à tous, le Moniteur de l'Exposition de 1880 se tiendra scrupuleusement en dehors de tous les intérêts exclusifs. Il admettra, de la part de ses-correspondants, une entière liberté de discussion; mais dans les appréciations qu’il sera appelé à émettre, ne s’écartera jamais d’une absolue impartialité.
Les grands succès remportés par notre industrie dans les dernières expositions d’Amsterdam, de Vienne, de Philadelphie, de Melbourne et de Sydney, — la part brillante qu’elle prend cette année même aux expositions de la Nouvelle-Orléans et d’Anvers, montrent suffisamment que le commerce français comprend l’utilité indiscutable de ces grandes assises du travail.
En un mot, le Moniteur de l'Exposition de 1880 ne négligera rien de ce qui peut contribuer à l’utilité, à l’éclat et au succès d’une entreprise qui permettra à la France de se distinguer une fois de plus entre les nations, en leur fournissant le terrain pacifique d’une œuvre civilisatrice et féconde.
BULLETIN
Le 8 novembre 1884, le Président de la République, sur la proposition du ministre du commerce, a décrété qu’une Exposition universelle des produits industriels, s’ouvrira à I aris, le 5 mai 1889, et sera close le 31 octobre suivant.
Depuis la publication de ce décret, l’organisation dp 1 Exposition de 1889 a donné lieu à une série de travaux préliminaires considérables.
La Lommission consultative instituée sous la présidence de M. Antonin Proust, près le département du commerce, a tenu de nombreuses séances.
Elle avait pour mission première de rechercher quel était l’emplacement sur lequel devait avoir lieu l’Exposition. De nombreux projets dont on trouvera plus loin la description lui avaient été soumis. Elle a adopté l’emplacement du Champ-de-Mars.
Appelés à examiner la même question, le conseil municipal de Paris et le conseil général de la Seine s’étaient prononcés dans un sens analogue.
Pour terminer son travail préparatoire, la Commission consultative doit s’occuper de dresser le programme d’un avant-projet qui servira de base au concours à ouvrir pour les constructions, et déterminer la participation de l’Etat dans les dépenses prévues.
Tel est l'objet actuel des travaux de la Commission; ils sont poussés avec une rare activité, à laquelle il convient de rendre hommage.
PARTIE OFFICIELLE
RAPPORT AU PRÉSIDENT DE IA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE PAR LE MINISTRE DU COMMERCE AYANT POUR OBJET L’INSTITUTION d’üNE EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE EN 1889
Paris, le 8 novembre 1884.
Monsieur le Président ,
La République, en 1798, a décrété la première exposition de l’industrie franc?ise.
Depuis lors, la France a eu quatorze grandes expositions. Pendant la première moitié du siècle, ces grands concours de l’industrie et de l’art étaient d’abord limités aux seuls produits nationaux.
L’application des grandes découvertes de la science venant centupler les facilités d’échange; les idées de libre concurrence tendant de plus en plus à dominer le monde civilisé, n’ont pas tardé à changer le caractère de ces grands tournois pacifiques et à élargir leur champ. Les expositions, d’abord nationales, sont devenues internationales et ont été ouvertes à tous les produits du travail humain.
C’est en 1855 que, pour la première fois, la Franco a appelé à Paris les exposants du inonde entier. Cette année 1855 restera célèbre dans les annales de la civilisation, car de là datent les premiers succès obtenus par ces grands concours internationaux, où la rencontre du génie propre à chaque peuple apparaît comme le plus puissant stimulant du progrès industriel et du perfectionnement des arts. L’année 1855 est le point de départ des merveilleux résultats obtenus depuis par l’application de Fart à l’industrie.
L’Exposition de 1878 semble d’hier. L’admirable spectacle du développement du travail français, dont nos malheurs n’avaient point entravé l’essor, est encore présent à tous les veux.
Dés lors, la date de 1889 apparut au sentiment national comme l’échéance d’une nouvelle Exposition universelle.
Cette date semblait, en effet, indiquée par la périodicité de onze à douze ans qui s’était établie entre les dernières expositions. Elle l’était bien plus encore parce qu’elle devait coïncider avec le centenaire d’une Jiégire chère au patriotisme français.
Cette pensée s’affirme davantage chaque jour. La date de 1889 a surgi dans tous les esprits avec une spontanéité significative. Elle est universellement désignée ; on peut dire qu’elle s’impose. Les oppositions isolées qui ont pu se produire sont restées sans écho.
Le gouvernement de la République n’est que
l’interprète fidèle du sentiment du pays en recherchant, dès à présent, les moyens propres à réaliser le projet d’une Exposition universelle en 1889.
L’Exposition de 1867 a été décrétée en 1863. Celle de 1878 n’a été décidée qu’en 1876, mais l’expérience de cette dernière a démontré que le délai de deux uns était insuffisant.
Aujourd’hui, quatre années nous séparent de 1889. J’estime qu’ii convient d’utiliser ces quatre années en distinguant la période de préparation de celle d’exécution. Les opérations de la seconde période seront d’autant plus rapides qu’une méthode plus sûre aura été adoptée pour la première.
Il n’est pas prématuré d’ouvrir immédiatement cette première période. On pourra ainsi étudier mûrement les diverses questions à résoudre et s’appliquer à écarter l’imprévu.
Avant d’organiser les différents services de l’exposition avec le concours d’une grande commission réunissant tous les hommes qui peuvent utilement seconder mon administration dans cette vaste entreprise, j’ai l’honneur, Monsieur le président, de soumettre à votre approbation, avec le décret instituant une Exposition universelle en 1889, un second décret établissant une commission consultative.
Cette commission chargée du travail préparatoire qui doit précéder l’organisation définitive, aurait pour mission de rechercher et d’indiquer remplacement- de l’Exposition de 1889, de dresser le programme d’un avant projet qui servirait de base au concours à ouvrir pour les constructions, et, enfin, de déterminer la participation de l’Etat dans les dépenses prévues. Cette participation doit, dans ma pensée, être tout d’abord garantie pour une large part par le concours des capitaux privés.
Cette commission, exclusivement composée d’hommes que leurs fonctions électives, leur compétence technique ou leurs attributions administratives appellentà se prononcer sur les questions que je viens d’indiquer, aurait à entendre tous ceux qui peuvent, à un titre quelconque, être intéressés dans l’étude qu’elle serait chargée de faire.
J’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le président, de vouloir bien appeler à la présidence de cette première commission M. Antonin Proust, député, ancien ministre des arts.
Si vous voulez bien donner à mes propositions votre haute approbation, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien revêtir de votre signature les deux projets de décret ci-joints.
Veuillez agréer, Monsieur le président, l’hommage de mon profond respect.
Le ministre cia commerce, Maurice ROUVIER.
DÉCRET CONFORME
Le président de la République française,
Sur le rapport du ministre du commerce, Décrète :
Article premier. — Une exposition universelle des produits industriels s’ouvrira à Paris le 5 mai 1889, et sera close le 31 octobre suivant.
Los produits de toutes les nations seront admis à cette exposition.
Art. 5. —- Un décret ultérieur déterminera les conditions dans lesquelles se fera l’Exposition universelle, le régime dans lequel seront placées les marchandises exposées et les divers genres do produits susceptibles d’être admis.
Art. 3. — Le ministre du commerce est chargé de l’exécution du présent décret.
Fait à Paris, le 8 novembre 1881.
Jules GRÉVY.
Par le président le République,
Le ministre du commerce, Maurice ROUVIER.
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- Première année n. 1, 1885 - n. 52, 1885 + supplément contenant la Liste des récompenses de l'Exposition d'Anvers
- Deuxième année, numéro spécial janvier, n. 1, 1886 - n. 104, 1886
- Troisième année, n. 105, 1887 - n. 156, 1887
- Quatrième année, n. 157, 1888 - n. 209, 1888
- Cinquième année, n. 210, 1889 - n. 235, 1889; suppléments n. 210, 1889 - n. 232, 1889 ; n. 235, 1889



