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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Avant-propos de Louis Ragey (p.6)
- Introduction de Jean Loiseau (p.7)
- Sommaire (p.9)
- Astrolabes et Cadrans Solaires (p.10)
- Sabliers (p.14)
- Clepsydres (p.15)
- Horlogerie Mécanique (p.15)
- Horlogerie contemporaine (p.59)
- Chronométrie du XVIIIe siècle à nos jours (n.n.)
- Horlogerie électrique (p.67)
- Horloges pneumatiques (p.69)
- Automates et objets décoratifs divers (p.69)
- Documents divers (p.70)
- Dernière image
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Frontispice : Mars et la France par Roque, cat. N° 184 (n.n.)
- Cadran solaire cubique, par E.-C. Stockert. Cat. N° 39 (pl.1)
- Horloge en fer du XVe siècle. Cat. N° 56. Horloge en fer du XVIe siècle. Cat. N° 83. Pendule de cheminée à quantième, par Martinet, 1700. Cat. N° 182 (pl.2)
- Pendule de cheminée allemande, environ 1600. Cat. N° 105 (pl.3)
- Sphère céleste de Jost Burgi. Cat. N° 58 (pl.4)
- Sphère céleste de Jean Reinhold. Cat. N° 59 (pl.5)
- Horloge hollandaise à automate et jeu d'orgues de Co Engeringh. Cat. N° 185 (pl.6)
- Régulateur de Gudin. Cat. N° 169. Pendule de Thuret, gaîne de Boule. Cat. N° 167 (pl.7)
- Pendule mystérieuse Louis XV. Cat. N° 194 (pl.8)
- Pendule à double cadran annulaire, par Le Paute, Paris, 1770. Cat. N° 183 (pl.9)
- Régulateur à équation par Le Paute. Gaîne de Nicolas Petit. Cat. N° 171 (pl.10)
- Montre de Bréguet ayant appartenu au duc de Choiseul-Praslin. Cat. N° 220 (pl.11)
- Horloge à calendrier et indications astronomiques, par Antide Janvier. Cat. N° 299. Régulateur (pl.12)
- Régulateur demi-secondes, par Antide Janvier. Cat. N° 306 (pl.13)
- Pendule de Charles Bertrand. Cat. N° 187 (pl.14)
- Chronomètre de marine de Pierre Le Roy. Cat. N° 483 (pl.15)
- Cartel Louis XV en écaille verte, par Choque. Cat. N° 181 (pl.16)
- Dernière image
I N T R 0 D
U C
T I O N
Parmi tous les mécanismes caractéristiques qu’il fallait exposer pour montrer l’évolution des procédés de mesure du temps, le choix s’est toujours porté sur le plus beau. Ainsi, dans le Musée du Conservatoire des Arts et Métiers, musée technique de France, l’Exposition des Chefs-d’Œuvre de l’Horlogerie revêt tous les caractères d’une Exposition artistique.
Ce paradoxe s’explique aisément : les montres et les horloges anciennes, et même celles du xvme siècle, étaient des objets de luxe que peu de gens pouvaient acquérir. Les horloges et les montres étaient des objets destinés à une élite cultivée, aimant toutes les manifestations de l’art, capable de dépenser des sommes qui, actuellement, nous paraissent extraordinairement élevées. Une montre de table valait souvent quelques milliers de livres — plusieurs millions de nos francs actuels — et encore, en 1800, Mme Bonaparte achetait une montre à Breguet pour 3.000 francs, environ trois millions de nos francs actuels.
Les montres anciennes étaient ciselées, ajourées, plus tard émaillées, souvent en or, toujours de formes élégantes.
Il nous faut reconnaître le goût délicat de ces ciseleurs et de ces émailleurs ancien en regrettant de ne point connaître leurs noms.
Dans les deux premiers siècles de l’horlogerie mécanique, il fallait non seulement mettre sa montre à l’heure, mais la remonter plusieurs fois par jour et, pour cela, ouvrir le boîtier, puis faire basculer le mouvement. C’est pour faire oublier cette manœuvre par le plaisir des yeux que les horlogers ornaient non seulement l’extérieur des montres, mais encore leurs boîtiers intérieurs et jusqu’aux platines et au coq qui protégeait le balancier.
En France, les horlogers blésois et lyonnais étaient connus universellement. Les horlogers allemands, suisses, anglais et hollandais construisaient également des pièces remarquables mais de styles bien différents et très reconnaissables, marqués du caractère particulier de leur origine.
Avant l’invention du spiral par Huygens, en 1674, l’heure que donnait une bonne montre variait bien souvent d’une soixantaine de minutes par jour.
Le seul moyen sûr et commode pour la remettre à l’heure était de s’adresser au soleil, régulateur de nos saisons et de notre vie, en utilisant un cadran solaire.
Nous sommes maintenant si habitués à utiliser la T.S.F. ou à nous adresser aux horloges parlantes de Paris ou de province que nous oublions qu’à peine quarante ans nous séparent de l’époque où la distribution de l’heure, pour l’usage courant, était un problème non encore résolu, c’est pourquoi l’Exposition présente les principales variétés de ces cadrans solaires si artistement décorés dont l’importance a été considérable jusqu’au xixe siècle.
Outre des montres, des régulateurs et des cadrans solaires anciens, le visiteur verra des montres et pendules contemporaines, conçues dans la tradition horlogère, ainsi que des chronomètres de marine français et étrangers et l’une de ces pendules d’extrême précision qui servent aux astronomes à dispenser l’heure exacte dans le monde entier et particulièrement aux bateaux qui sillonnent les mers.
7
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,37 %.
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T I O N
Parmi tous les mécanismes caractéristiques qu’il fallait exposer pour montrer l’évolution des procédés de mesure du temps, le choix s’est toujours porté sur le plus beau. Ainsi, dans le Musée du Conservatoire des Arts et Métiers, musée technique de France, l’Exposition des Chefs-d’Œuvre de l’Horlogerie revêt tous les caractères d’une Exposition artistique.
Ce paradoxe s’explique aisément : les montres et les horloges anciennes, et même celles du xvme siècle, étaient des objets de luxe que peu de gens pouvaient acquérir. Les horloges et les montres étaient des objets destinés à une élite cultivée, aimant toutes les manifestations de l’art, capable de dépenser des sommes qui, actuellement, nous paraissent extraordinairement élevées. Une montre de table valait souvent quelques milliers de livres — plusieurs millions de nos francs actuels — et encore, en 1800, Mme Bonaparte achetait une montre à Breguet pour 3.000 francs, environ trois millions de nos francs actuels.
Les montres anciennes étaient ciselées, ajourées, plus tard émaillées, souvent en or, toujours de formes élégantes.
Il nous faut reconnaître le goût délicat de ces ciseleurs et de ces émailleurs ancien en regrettant de ne point connaître leurs noms.
Dans les deux premiers siècles de l’horlogerie mécanique, il fallait non seulement mettre sa montre à l’heure, mais la remonter plusieurs fois par jour et, pour cela, ouvrir le boîtier, puis faire basculer le mouvement. C’est pour faire oublier cette manœuvre par le plaisir des yeux que les horlogers ornaient non seulement l’extérieur des montres, mais encore leurs boîtiers intérieurs et jusqu’aux platines et au coq qui protégeait le balancier.
En France, les horlogers blésois et lyonnais étaient connus universellement. Les horlogers allemands, suisses, anglais et hollandais construisaient également des pièces remarquables mais de styles bien différents et très reconnaissables, marqués du caractère particulier de leur origine.
Avant l’invention du spiral par Huygens, en 1674, l’heure que donnait une bonne montre variait bien souvent d’une soixantaine de minutes par jour.
Le seul moyen sûr et commode pour la remettre à l’heure était de s’adresser au soleil, régulateur de nos saisons et de notre vie, en utilisant un cadran solaire.
Nous sommes maintenant si habitués à utiliser la T.S.F. ou à nous adresser aux horloges parlantes de Paris ou de province que nous oublions qu’à peine quarante ans nous séparent de l’époque où la distribution de l’heure, pour l’usage courant, était un problème non encore résolu, c’est pourquoi l’Exposition présente les principales variétés de ces cadrans solaires si artistement décorés dont l’importance a été considérable jusqu’au xixe siècle.
Outre des montres, des régulateurs et des cadrans solaires anciens, le visiteur verra des montres et pendules contemporaines, conçues dans la tradition horlogère, ainsi que des chronomètres de marine français et étrangers et l’une de ces pendules d’extrême précision qui servent aux astronomes à dispenser l’heure exacte dans le monde entier et particulièrement aux bateaux qui sillonnent les mers.
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