
Sept portes ornées de sculptures donnaient accès aux galeries qui occupaient 20 000 m². De bonne facture classique, ce palais ne présente aucun des inconvénients listés pour celui de l’Industrie : « Cette fois le grand problème de la répartition de la lumière a donc été résolu par la sollicitude, la patience et la prévoyance de l’architecte ».
En 1855, l’exposition reçoit plus de 5 000 œuvres présentées par 217 artistes. Ingres, à l’apogée de sa gloire, affronte Delacroix, avec des toiles considérables comme son Dante aux Enfers. Pour la petite histoire, Gustave Courbet, mécontent de s’être vu refusé Un enterrement à Ornans, jugé par trop imposant et sinistre, fait sécession dans un pavillon sommaire de bois et de briques, où il accroche 40 de ses peintures.
Le palais des Beaux-Arts verra défiler au cours de cette exposition universelle quelque 935 000 visiteurs. Pendant 50 ans, il accueillera de nombreuses manifestations, et notamment les fameux « salons » de peinture et de sculpture annuels.