

Après la très violente conquête de Madagascar et les massacres perpétrés par Galliéni, l’Exposition de 1900 est l’occasion pour celui-ci, devenu gouverneur général, de faire découvrir les ressources de l’île et les potentialités de son commerce extérieur au profit de la métropole. Le palais de Madagascar, sur la place du Trocadéro est l’un des bâtiments les plus imposants de la section coloniale (2 600 m², 55 m de diamètre) et abrite une reconstitution au rez-de-chaussée de la faune et des principales cultures de l’île. Les paillottes disposées sur les côtés mettent en scène des artisans et leurs productions. Au premier étage, une carte murale figure les moyens de communication entre l’Europe, Madagascar et les côtes de l’Océan indien en même temps que l’emplacement des principales possessions en Afrique et des voies de chemin de fer en cours de construction, quadrillant ainsi les projets d’exploitation de tout un continent.